Les risques de ghettoisation de l’astrologie

Posté par nofim le 17 mai 2013

Histoire  et Epistémologie de l’Astrologie
Par  Jacques Halbronn
 Les astrologues feraient bien de méditer sur leur propre Histoire ou du moins sur celle de l’Astrologie s’ils refusent  une filiation séculaire qui n’a rien à voir apparemment avec celle d’une nation, étant donné le peu de cas de transmission d’une génération à l’autre d’une telle profession (de foi).
Il y a plusieurs façons d’écrire sur l’Histoire de l’Astrologie. La plus courante actuellement,  sur le plan universitaire, est  celle qui consiste à étudier la réception de l’astrologie au sein d’une culture donnée  ou d’une époque donnée.  (cf par exemple  le Monde juif et l’astrologie,  Le texte prophétique en France etc). On a là divers exemples d’un savoir qui reste fondamentalement le même mais qui varie, se décline  au fil  des siècles et des contextes,  au prix d’ajustements successifs.
En ce sens, il est « normal » que l’astrologie intègre certaines données  liées au milieu environnant, d’accueil. C’est ainsi qu’au XXe siècle, il serait concevable que les astrologues tiennent compte de nouvelles données astronomiques, quant à la connaissance du système solaire ou de toute autre avancée scientifique ( cf. André Barrault,  De la psychanalyse  à l’astrologie) sans parler bien entendu du recours à l’astrologie pour décrire et comprendre le temps présent, pour être dans la modernité.-( cf.  J. P. Nicola, Pour une astrologie Moderne).
Mais il y a un corollaire à une telle approche, à savoir que ces  adaptations ne sauraient  porter atteinte au modèle central de l’Astrologie, ne sauraient se perpétuer  dès lors que les temps et les lieux  changent. Et le problème, c’est que ces  ajustements  tendent à perdurer et à s’incruster abusivement comme faisant partie du modèle de bas, matriciel. C’est de ce mal dont souffre selon nous l’Astrologie et depuis fort longtemps, à savoir l’incapacité à se délester de ce qui ne valait que ponctuellement. Si  l’on fait de l’astrologie comparée, l’on note d’ailleurs que ses diverses manifestations perdurent  par-delà  les conditions qui les ont vus naitre et qui les légitimaient.
Il est clair que  ces  adaptations ont visé à faciliter l’intégration de l’astrologie au sein d’une certaine société mais il est tout aussi clair que ces « solutions » ne valent  que pour la société en question.
L’autre façon de traiter de l’Histoire de l’Astrologie vise justement à déterminer quel est le modèle  qui sous-tend une telle diversité de situations.  Pour notre part, c’est désormais cette dimension qui retient le plus notre attention, la notion d’ajustement impliquant tout de même de déterminer ce qui s’adapte à quoi, quitte à constater que  les adaptations successives ont rendu de plus en plus difficile un tel travail.  Paradoxalement, cependant, la diversité même des cas de figure devrait faciliter l’identification du facteur récurrent, en tant que dénominateur commun : quelle astrologie derrière toutes ces astrologies ? Pour répondre à un tel questionnement, on est contraint, selon nous, à remonter considérablement en amont et de changer de méthodologie. Autant la première approche se voulait factuelle, souligner les nouvelles formulations observées ici  et là, autant  la seconde  est censée être « critique » (au sens de la critique biblique) et  plus spéculative,  exigeant de procéder à un certain nombre d’hypothèses, de suppositions, du fait même d’une carence relative de documents, du fait que l’on passe du phénomène au noumène, en quelque sorte, de l’existence à l’essence..
Mais l’on admettra que ces deux démarches soient complémentaires car comment identifier des ajustements si l’on ignore le point de départ  et comment  retrouver ce point de départ sans appréhender ses diverses  expressions ?  En fait, l’historien est obligé de regarder le passé de son domaine  au prisme de cette approche critique qui est elle-même marquée par son temps. En effet,  le regard de l’historien  est fonction, peu ou prou,  de l’épistémologie de la science historique du moment. .
Si l’on prend le cas des planètes transsaturniennes ou plus largement télescopiques comme on les appelait autrefois, il est clair que leur présence au sein de la littérature astrologique actuelle  est un trait  auquel on peut s’attendre et qui confère une « modernité » en rupture avec le passé. Mais est-il pour autant légitime  d’intégrer ces nouvelles données au sein du modèle astrologique de base  qui traverse toute l’histoire de l’Astrologie ?  Il convainc selon nous de garder la conscience qu’il ne s’agit là que d’additions qui sont des « clins d’œil »  à notre époque.  Or, au début du XXIe siècle, un nouveau paradigme est proposé par nous qui remet en question  toute initiative visant à ce que le savoir astrologique soit à la traine du savoir astronomique.  Cela tient notamment à la conscience aiguë, notamment avec Claude Lévi-Strauss,  de ce que les hommes sont dotés d’une grande créativité  juridique, réglementaire.  En ce sens ; les sciences sociales tendent à s’émanciper  de l’emprise de la Nature,  celle-ci étant certes mise à contribution mais  en fonction des besoins, à l’instar d’un sculpter qui  travaille son matériau et n’en conserve qu’une partie et certainement pas la totalité, en tout   état de cause.   Cette nouvelle modernité  anthropologique  devrait donc conduire à un nouvel ajustement du discours astrologique. On voit donc que l’historien de l’astrologie joue un rôle majeur  en tant que « conscience » des enjeux qui interpellent  l’astrologie. S’il ne fait pas son travail de décantation et de projection tant vers le  passé que vers l’avenir,  s’il n’arrive pas s à distinguer le bon grain de l’ivraie,  à relativiser les apports  périphériques et ponctuels, il ne donne pas à l’astrologie les moyens de relever d nouveaux défis  en ce sens que l’astrologie serait « plombée », « lestée » par des  ajouts qui au lieu d’être provisoires sont parvenus à s’incruster sur le tronc même de l’Astrologie.  On est dans les Ecuries d’Augias et il faut le fleuve Alphée  et Héraclès  pour laver l’astrologie de tout ce qui a pu s’entasser sous sa bannière.
Cette faculté à distinguer  l’essentiel du conjoncturel  est  capitale. Cela vaut pour les communautés scientifiques tout comme pour les communautés religieuses,  nationales et notamment lors de processus de migration et d’immigration. Quand une communauté n’arrive pas à décider ce à quoi elle renonce du fait du changement  requis, elle est vouée à se ghettoïser par rapport à son nouvel  environnement.  Il semble que cela soit le cas de l’astrologie qui reste attachée à des choix qui ne font plus sens et qui dès lors ne se présente pas  « vierge ». On pourrait rapprocher  ce cas de figure,  analogiquement, avec les problèmes d’immigration de certaines populations  venues d’ailleurs et  ne sachant pas clairement  ce dont elles peuvent se délester sans porter atteinte à  leur modèle central, ce qui va freiner voire compromettre  leur intégration. La comparaison entre les communautés juives et arabes en France est  pleine d’enseignement.  
 
 
 
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JHB
12. 05.13

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L’astrologie et le débat intérieur/extérieur

Posté par nofim le 17 mai 2013

On ne saurait  exagérer l’importance de la dialectique intérieur /extérieur et nous avons contribué à l’élaborer dans nos récents travaux, notamment autour de la notion de toucher interne/externe, de cerveau interne/externe. Certes, l’intérieur relève de l’invisible et l’extérieur du visible.  Mais où se situe l’astrologie face à un tel processus ? D’aucuns nous affirment que l’astrologie traite de ce qui agiterait notre monde intérieur, ce qui rendrait  l’astrologie inaccessible à l’approche scientifique. L’intériorité apparait ici comme une sorte de forteresse imprenable et c’est ce que certains astrologues ont trouvé de mieux pour se sentir  en sécurité face à toute critique, toute demande de comptes. Bien plus, ils laissent entendre que l’astrologie aurait vocation à explorer cette intériorité autrement inaccessible.
Nous ne partageons pas cet avis.  L’astrologie n’est pas censée nous cloisonner les uns par rapport aux autres pas plus qu’elle n’a à se cloisonner face à d’autres savoirs. Elle doit  au contraire vivre dans et par le partage.
Selon nous, l’astrologie, tout au contraire, nous parle de ce qui est commun à chacun d’entre nous et que nous rencontrons au même moment, conjointement, ensemble.  Ce qui nous différencie ne relève pas de l’astrologie stricto sensu mais vient s’ajouter. A l’astrologue d’en faire abstraction pour établir ses modèles ou de les prendre en compte  pour passer à la pratique, dans un flux et reflux incessants.  Précisons que la pratique n’est pas l’observation du monde qui sous-tend la théorie mais son application à partir d’une certaine grille. Il  y a là trois temps et non deux. Thèse : un regard sur le monde qui fait apparaitre des constantes, des récurrences. Antithèse : la formalisation d’un modèle. Synthèse : l’application du modèle étant entendu que cette application n’est pas la même chose que l’observation du monde, qu’elle ne capte que ce que le modèle signale.
Nous nous opposons  à une prévision qui ne serait pas collective. Quand nous annonçons une échéance, celle-ci vaut pour tous au même moment même si elle n’a pas la même signification car chacun doit se confronter à sa propre histoire tout en répondant aux mêmes questions. (stimulus/réponse)
Autrement dit, nous contestons les techniques pratiquées actuellement quand elles génèrent des chronologies décalées d’une personne à l’autre, du fait du moment de la naissance, de la répartition des astres dans le thème etc.  Cette temporalité éclatée nous révulse. C’est probablement en effet ce qu’il y a de plus palpable dans la déviance de l’astrologie que ces calendriers décalés les uns par rapport aux autres et que les techniques prévisionnelles (transits, directions) consacrent à l’envi. On touche là du doigt à  l’aberration d’une certaine astrologie qui se veut individuelle à ce prix.
Nous ajouterons pour en revenir à la dialectique de l’intériorité et de l’extériorité que  ces deux plans ne cessent de communiquer. On intériorise l’extérieur et on extériorise l’extérieur et fol qui croirait échapper à un tel processus.  Ce qui se passe en nous, à un moment  donné, ne manquera pas d’affecter notre rapport au monde tout comme ce qui se passe à l’extérieur  nous interpellera.  Cette barrière que d’aucuns tentent vainement de poser  est  totalement factice et n’est qu’une invention pour  expliquer ses échecs prévisionnels d’ailleurs inévitables quand on recourt à des outils obsolètes et mal maîtrisés.
On aura compris qu’à partir du moment où tous les astrologues utiliseraient un seul et même modèle,  l’astrologie prendrait une toute autre dimension, incontournable,  quitte à ce que chaque astrologue adapte le dit modèle avec intelligence dans tous les sens du terme (en anglais intelligence signifie aussi  s’informer (comme pour le CIA,  Central Intelligence Agency). Maintenant, certains astrologues sont d’une si mauvaise foi qu’ils se disent que le modèle doit fonctionner tout seul, qu’ils n’ont pas à l’ajuster et si ce n’est pas le cas, ils déclareront qu’il ne « marche » pas ou bien ils placeront le modèle en question  au milieu de leur astrologie, comme des cheveux sur la soupe  Il est étonnant de voir  le décalage entre l’ingéniosité du praticien qui veut défendre sa grille  et son manque de zélé  quand il s’agit de tester un modèle qu’on lui propose. Cela fait penser à quelqu’un qui emprunterait la voiture d’un ami  et la conduirait n’importe comment, sans prendre la moindre précaution. C’ est pourquoi nous pensons que c’est au niveau des grands nombres que l’astrologie doit  faire ses preuves et qu’elle ne saurait dépendre de la bonne ou de la mauvaise volonté d’Un Tel qui croit qu’il lui suffit de dire mesquinement  que ‘ »ça ne marche pas » pour bloquer la dynamique.  Voilà quelqu’un qui dit avoir mis des années pour maitriser  son  outil et qui voudra tester un nouvel outil en cinq minutes.  Il est vrai que le temps des longs apprentissages de l’astrologie est complétement révolu, ce qui est peut être dommage pour les professeurs d’astrologie. Là encore, c’est le nombre d’utilisateurs qui doit compenser ce manque à gagner.  Oublions toute politique malthusienne : forgeons des outils  commodes, facile à utiliser et à appliquer et nous multiplierons considérablement la demande d’astrologie tout en allégeant singulièrement  le travail de l’astrologue qui n’aura plus à  jouer aux devinettes avec ses clients mais à les familiariser avec un nouvel outil, aisément  intégrable  et disponibles  sur les  nouveaux supports électroniques.   C’ est aussi à une nouvelle génération d’astrologues ayant une autre mentalité que nous devrons faire appel.
 
JHB
10. 05.13

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L’astrologie face à la dialectique théorie/pratique

Posté par nofim le 17 mai 2013

Il semble que beaucoup d’astrologues n’aient pas une idée claire  de cette polarité. Nous avons déjà abordé le sujet mais il nous a semblé bon d’y revenir.
D’un côté il y  a un modèle théorique qui doit viser à l’unité, à l’universalité et  qui  ne saurait admettre le moindre pluralisme.  Jean-Pierre Nicola, nous disait il y a  quarante ans, que fondamentalement il n’y  a qu’une seule « vérité » de l’astrologie au niveau  des  structures.
A l’opposé,  quand on passe à la pratique,  on est dans le domaine des compromis, des adaptations à des situations diverses  tant dans le temps que dans l’espace.
Ne mélangeons donc pas les genres  et surtout  apprenons à distinguer les tendances des uns et des autres par rapport à cette problématique.   Il y a des praticiens égarés dans le théorique et des théoriciens  égarés dans la pratique et qui ne sont donc pas à leur place.
.Un modèle théorique peut donc s’accommoder  très diversement  mais cela n’intervient qu’au stade de la pratique.  Le débat en soi  au niveau théorique doit au contraire être extrêmement rigoureux et ne pas se fonder sur des particularités ponctuelles, sur des données  qui sont trop spécifiques.
En ce qui concerne le modèle que nous avons élaboré en astrologie conjonction elle,  il est clair que chacun peut  l’appliquer comme il l’entend, le « compléter », le « prolonger » selon les outils dont il dispose par ailleurs.  Un thérapeute pourra  tout à fait  inscrire ce modèle dans sa pratique tout comme un astrologue de telle ou telle obédience.  Se constitue ainsi un ensemble très large de pratiques  sous la houlette d’un seul et même modèle théorique.
Ce qui compte, c’est que le modèle  constitue l’épine dorsale de toutes les pratiques qui en dérivent.
Revenons à cette difficulté chez certaines personnes de capter la même structure  à partir du moment où celles-ci ont eu  à s’adapter  à des contextes spécifiques. Prenons l e cas des restaurant s « Macdo ». On en trouve dans le monde entier. L’observateur moyen est capable de reconnaitre que c’est le même produit  qui est mis en vente sous les latitudes les plus diverses. En revanche, l’observateur  « débile » ne  captera pas le dénominateur commun mais se fixera à tel point sur certaines différences qu’il niera avoir affaire à une même « enseigne » sur tel ou tel continent ou sous-continent, tant il accordera de l’importance à  une approche globale.  Ce « globalisme » l’empêchera d’établit certaines connexions, certaines analogies.
On ne cessera de répéter qu’une théorie peut  générer un grand nombre de pratiques. L’astrologie ne saurait s’appliquer  à un seul cas  et de toute façon l’astrologie annonce non pas des événements mais des éventualités, qui peuvent ou pas se concrétiser. Par exemple, en pleine nuit, certaines choses ont plus de chances de se produire qu’en plein  jour.. En ce sens, l’astrologie ne peut être que statistique. Elle n’est pas vouée à  ne  traiter que d’un seul cas.    L’astrologie en ce sens ne peut être qu’un catalyseur dès lors que la situation est mûre. Comme en astrologie conjonctionnelle- ce qui est bien l’un de ses atouts,- la même configuration se reproduit à 7 ans d’intervalle, il n’y a pas de raison de dramatiser ni  de croire que c’est maintenant ou jamais..
 
 
 
 
JHB
11.05.13

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Les femmes et le Temps

Posté par nofim le 17 mai 2013

Lorsque quelqu’un  lit un texte écrit par un autre, dans un autre temps, il y a comme une distorsion temporelle qui se produit, une rupture de causalité.  Il se produit des interférences entre le présent et le passé même si l’on cherche à donner le change en mettant une petite couche de présent par-dessus. Or, c’est ce qui se produit quand quelqu’un lit un texte devant nous : il est certes devant nous, il sort de sa bouche des sons ici et maintenant mais quelque part cela sonne faux et  si nous ne sommes pas totalement abrutis, nous le ressentons ainsi.
De plus en plus, notre temps est pollué par  de tels décalages diachroniques qui tendent à aplanir le temps, à lui ôter de son relief. C’est flagrant quand on nous fait passer certains messages en boucle. On entend quelque chose mais cela  émane d’une source absente, lointaine avec laquelle il n’y a pas de communication possible. Car tel est bien là le problème, celui qui s’exprime devant nous n’est pas responsable de ce qu’il dit, puisque ce qu’il dit appartient  à une autre temporalité.
On en arrive à  une certaine forme d’abstraction de par un tel nivellement temporel qui  justifie que l’on puisse croire que ce qui était « vrai » hier puisse l’être aujourd’hui.  Par « vérité », ici, nous entendons la vérité de l’instant, de l’interaction avec un lieu donné, avec un interlocuteur donné. La vérité de la relation est de moins en moins respectée. On tient des propos qui ne s’adressent  à personne en particulier même si celui qui les profère fait semblant de les improviser et de nous les adresser.  Le contact est truqué.
Les femmes sont particulièrement concernées par une telle problématique et elles ne peuvent d’ailleurs y faire grand-chose sinon le reconnaitre. Cela nous renvoie d’ailleurs aux machines qui sont dans l’intemporalité. Une machine ne tient pas compte de l’instant, de l’environnement. Le temps ne compte pas si ce n’est au niveau quantitatif, de la durée. C’est une autre façon de vivre le temps, de parler du temps et il ne faut pas se leurrer.
Chaque fois qu’une femme lit un texte écrit par un autre, joue une musique composée par un autre, elle se trouve en porte à faux avec le temps. La femme est constamment entre deux temps, celui de la source et celui de l’expression ponctuelle qui souvent passera par une répétition indéfinie du même propos, inlassablement. Or, en bonne logique, on ne saurait se répéter, ne pas tenir compte d’autrui. Or faire semblant de s’adresser à l’autre avec un support déjà constitué, c’est un simulacre, c’est une farce. Même dans le rapport sexuel, il peut y avoir une part de comédie de la part de la femme. Quand est-elle dans l’authenticité, à force de maquillage, d’adjuvants, de suppléments et de compléments ?
Or, faire appel à des supports préétablis, c’est bien ne pas se contenter de ce que l’on peut faire  à un instant T. En ce sens, la femme est fortement aliénée par le passé qui  envahit son présent. On a des exemples dans la Bible de tels subterfuges.  Jacob veut épouser Rachel mais on le force à prendre aussi Léa, par-dessus le marché.  Souvent, il y a un passager clandestin dans l’accord proposé, une clause qui  modifie    ce qui avait été convenu, qui vient s’ajouter. On a parlé dans un précédent texte des expédients ordinaires de la cuisine qui fait que l’on ne mange pas ce que l’on croit manger, car notre goût est délibérément trompé par une sorte de tour de passe-passe, de quiproquo.
De plus en plus,  il faudra exiger de vivre au présent et d’évacuer tout ce qui est importé d’un autre temps.  On interdira toute lecture de texte, de partition. Tout devra émaner de la personne en chair et en os et on n’acceptera plus les clones sauf à ce que cela soit reconnu explicitement. Mais on ne discute pas avec un clone. C’est une communication à sens unique.
 
 
 
JHB
10.05.13

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L’objet de l’astrologie

Posté par nofim le 20 avril 2013

L’astrologie et les grands hommes.
Par Jacques  Halbronn
Comment situer l’astrologie dans l’Histoire de l’Humanité ? Que nous apportent les signes cosmiques ? Probablement un surcroit de puissance, d’énergie qui  peuvent  générer une ubris, un délire de grandeur. On sait que toute addition est,  à nos yeux, suspecte, inquiétante, risque de fausser nos perceptions.
Selon nous, les aventures les plus folles de l’Humanité relévent du dispositif astrologique qui a été institué dans un passé fort ancien, une sorte de Tour de Babel.
Inversement, lorsque cet apport, périodiquement, fait défaut, quand la signalisation cosmique perd de sa lisibilité, l’Humanité tend à se dégager d’un tel système et fait machine arrière par rapport à des objectifs surdimensionnés.
L’affaire Cahuzac est emblématique,  à nos yeux, d’une telle rétractation mais cela vaut aussi pour l’affaire DSK, il y a près de deux ans.  Cette « phase 2 » est en contrepoint. Elle correspond à une impuissance à assumer le passé, son propre passé. L’énergie puisée dans la sémiologie cosmique se tarit. Il faut opérer un repli stratégique, se décharger d’un certain poids, parce que l’on n’a plus la force, le courage, l’envie de gérer certaines situations, de mentir et de se mentir à soi-même.
En 1989, quand la Russie a laissé se démembrer son empire, on était en phase 2, ce qui est  souvent fatal à un certain gigantisme survitaminé. Trente ans plus tôt, c’est l’empire français et l’Algérie française qui avaient fait les frais de la dite phase 2 (qui revient tous les sept ans, en rapport avec le cycle de Saturne, divisé en quatre).
Inversement, il faut s’attendre avec chaque retour de la phase 1 à une résurgence des entreprises titanesques, démesurées, « folles ». Les affaires européennes, on s’en doute, dépendent d’un tel cycle saturnien. On pense notamment à la question de l’euro, cette monnaie «unique » ne pouvant manquer d’être affectée par la phase 2.
En ce qui concerne Cahuzac, ce qui frappe les esprits, c’est l’aveu qui fait suite au mensonge. Pourquoi n’a-t-il pas continué à nier les faits, à laisser planer un doute, en tout cas, à la charge des enquêteurs. Tout se passe comme si Cahuzac ne supportait plus cette pression qu’il s’imposait ou qui s’imposait à lui, ce qui trahit une certaine conflictualité intérieure. D’où un certain soulagement du fait de l’aveu mais qui va lui couter cher car on ne lui en demandait pas tant puisqu’il avait déjà démissionné de son poste de ministre du Budget. Apparemment, cela ne suffisait pas.
On dira qu’il y a une baisse de tension en phase 2, ce qui fait que l’on supporte moins bien la pression. Cela a pour effet de ne plus pouvoir assumer les conditions propres à la phase 1. On réduit la voilure, l’envergure, on passe de majeur à mineur, en termes musicaux. Le monde se rapetisse, les géants ne tiennent plus le rythme, ils doivent mettre de l’eau dans leur vin.
En fait, faut-il jeter la pierre à ceux qui prenaient des risques, ce qui est toujours un signe de sang froid et de nerfs solides ? On dirait que c’est la revanche des petits  que permet la phase 2, dénonçant les excès, les abus de ceux qui sont en place. Il est à craindre que l’on mette au pilori les éléments les plus doués. La phase 1  devrait leur permettre de se racheter ou en tout cas de s’imposer en dépit de leur condamnation, morale ou judiciaire.
La phase 2 est en tout cas une excellente opportunité pour qu’il y ait une reléve, qu’une génération succède à la précédente en profitant d’un passage à vide qui n’est cependant, il faut le souligner, que passager. Même si la roche tarpéienne est proche du Capitole.
Il est clair que le profil de carrière tend à décoller en phase 2, lorsque l’on profite des faiblesses de ceux qui sont en position dominante et dont on a pu être dans un premier temps un satellite, en phase 1.  Par la suite, la situation peut évidemment s’inverser et ceux qui étaient les jeunes loups se retrouvent, tôt ou tard,  sur la défensive,  d’autant que la phase 1 est l’occasion d’abus de toutes sortes surtout si en phase 2, on n’a plus la solidité nécessaire pour tenir bon face aux mises en cause et aux révélations.
Le rôle de l’astrologue dont on a compris qu’il devra s’intéresser en priorité aux gens de pouvoir ou à ceux qui ambitionnent d’y parvenir ou qui entendent s’en prendre à eux, ce qui  touche notamment à des populations à revendication comme les femmes, comme les jeunes.
Ces personnages concernés au plus haut point par notre astrologie ont une grande capacité d’autonomie, au meilleur de leur forme mais c’est aussi pour cette raison qu’ils sont très fragilisés et vulnérables  en phase 2, du fait de la baisse de régime que cela suscite et qui ne leur permet plus d’affirmer leur supériorité, du moins pour un temps (éclipse).
Le thème astral est selon nous un objet qui décrit assez bien le microcosme de ces personnages remarquables qui constituent un monde à eux tous seuls, un monde qui est précisément menacé dans son intégrité en phase 2. Comme on le dit souvent, le thème natal était  réservé aux Grands. Sa démocratisation ne fait guère sens car la plupart des gens ne disposent pas  d’une  telle capacité d’autonomie et sont des êtres qui n’existent que collectivement, en tant que membres d’un ensemble. La phase 2 est précisément favorable à l’émergence de telles équipes qui vivent en interdépendance, en grégarité, et qui sont contraintes d’adopter une certaine discipline, à l’instar d’un orchestre  et son chef par opposition au soliste et au compositeur. Mais la fonctionnalité d’un ensemble ne peut rivaliser en phase 1 avec la dynamique unitaire du héros, dont le processus intérieur est bien plus efficace que la communication entre les membres, qui passe par la mise en place de langages plus ou moins efficients alors qu la communication « interne », au sein d’une seule et même personne, est d’un autre ordre, plus subtil, relevant plus de la musique que du langage stricto sensu..

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Contourner le problème du thème natal

Posté par nofim le 20 avril 2013

Dans le cas de l’affaire Cahuzac, certains nous demandent comment nous pouvons relier ce personnage à notre astrologie conjonctionnelle sans faire son thème.  Or, notre foi à l’égard du thème natal est très relative même si l’on sait que cela constitue une « culture partagée » entre de très nombreux astrologues à l’instar de la culture du foot pour d’autres populations, ce qui permet de s’intégrer dans un groupe  par delà tout enjeu « scientifique » à proprement parler.(cf nos enregistrements de conférences astrologiques sur teleprovidence, par exemple autour de Didier Geslain et de Stéphane Rieux)
Nous répondons à ce type d’interrogation qui nous est adressé que nous préférons juger sur pièces. Certains astrologues nous répondront évidemment que cela implique justement de se baser sur le thème. On a le droit d’en douter car selon nous le thème est un ensemble bien embrouillé où  une poule ne retrouverait pas ses petits, donc autant contourner l’obstacle, si faire se peut.
Dans le cas de Jérôme Cahuzac, il nous semble en effet assez vain de se référer à son thème pour comprendre ce qu’a été sa vie. Le personnage nous semble en effet tout à fait typique du genre de personnes que l’astrologie peut aider à comprendre, à savoir un mélange d’excès de risques et de contrition, de démission. Il a le profil, tout comme DSK voire comme le grand rabbin de France Gilles Bernheim  dont certains titres (agrégation) seraient usurpés. Ce sont des gens à risques, dans tous les sens du terme. Peu nous importe que cela corresponde à  une configuration particulière dans le thème et nous ne sommes pas de tout persuadés que ces gens aient le même type de thème. La dialectique de ces personnages les désigne à l’application de notre modèle, par delà leur thème. Pourquoi l’astrologie devrait-elle s’encombrer d’une donnée aussi opaque qu’un thème quand on peut s’en passer.
Nous sommes en faveur d’un certain pragmatisme. Si quelqu’un a le SIDA, il a le SIDA et cela nous suffit pour le traiter. On ajoutera que ce qui arrive à Cahuzac ou à DSK était prévisible, au regard de l’astrologie conjonctionnelle. C’est une question de profil de personnalité.
Certes, le thème natal peut sembler utile pour des gens dont on ne sait rien ou qui viennent de naitre. Mais le plus souvent, les astrologues s’intéressent à des personnes assez remarquables, faute de quoi d’ailleurs, ils reconnaissent que l’étude du thème serait assez vaine et vide.
Or, force est de noter que la date de naissance n’est pas la seule date intéressante en astrologie et qu’il est même probablement plus utile de disposer d’une série de dates, comme le faisaient nos prédécesseurs quand ils cherchaient à « rectifier » une date de naissance par les événements majeurs de la vie. C’est dire que le thème est validé par d’autres dates au point que l’on tend à lire un thème à partir de telles dates. Ce qui d’ailleurs montre à quel point le thème est une donnée accessoire.
Il ne fait guère de doute que de nos jours les astrologues, pour la plupart, sont plus à l’aise face à un thème natal que face à des événements  pouvant s’inscrire au sein d’un modèle cyclique. On l’observe fréquemment dans les études astrologico-biographiques. On peut certes s’amuser à montrer que tel thème est « bipolaire » et explique de tels revirements mais c’est un peu facile. En fait, dès lors qu’une personne est marquée par une certaine forme de cyclicité, elle passera par des états successifs contrastés, que ce soit ou non indiqué dans son thème puisque c’est une donnée existentielle propre à la condition humaine.
Qui ne voit, donc, que l’astrologie a tout à gagner à mettre en avant les facteurs cycliques qui sont intelligibles par tous plutôt que de mettre tous œufs dans le même panier « horoscopique » ?
Nous pensons d’ailleurs qu’il faut démystifier le moment de naissance. Même dans le cas de Gauquelin, l’importance accordée au moment de naissance n’a qu’une signification assez contingente. Pour des raisons méthodologiques, Gauquelin devait s’en tenir à un certain protocole et surtout se servir de données bien répertoriées  et du même ordre. Cela ne signifie nullement que le moment de naissance soit privilégié dans la réalité, en dehors de la commodité d’accès à une telle information. Nous pensons, bien au contraire, que les hommes sont en permanence marqués, d’une façon ou d’une autre, par certains signes célestes. Il est absurde, en fait, de se polariser sur le seul moment de naissance et cela cause le plus grand tort à l’astrologie que de le prétendre.
A une époque où les astrologues n’avaient pas accès aisément aux données astronomiques en cours, le thème natal a pu apparaître comme une solution mais c’est désormais devenu le problème. Il fut un temps où tout le canevas prévisionnel de l’astrologue dérivait du thème natal, d’où notamment les directions qui correspondent à une astronomie fictive. C’était encore largement le cas au XVIIe siècle notamment chez Morin de Villefranche. Cette technique a depuis fait long feu mais l’on continue, à tort, à privilégier, de façon archaïque, la matrice du thème natal. C’est bien fâcheux. Il va falloir former une nouvelle génération d’astrologues qui ne soit pas prisonnière d’un savoir faire obsolète et mettre dans des réserves ceux qui sont encore embourbés dans un tel référentiel.

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Identité de l’astrologie

Posté par nofim le 20 avril 2013

Quelle identité pour l’astrologie ?
Par Jacques  Halbronn
 
Qu’est ce qu’un astrologue ?  Il semble que la réponse en vigueur dans le milieu astrologique soit celui qui dresse des thèmes pour un oui ou pour un non. Un addict de l’heure. Un culte de l’heure, dans une démarche qui assimile l’être humain à une sorte d’horloge. Est-on obligé d’entrer dans une telle « secte » pour se dire astrologue ? Jusqu’où va l’impudence des praticiens du thème natal qui sont prêts à traîner devant l’inquisition ceux qui ne partagent pas leur credo quia absurdum ? La phase 2 de Saturne n’est guère favorable à de tels délires d’omniscience et de panacée universelle. Va—t-on basculer dans une guerre de religions entre protestants et catholiques, entre réformateurs et  amoureux du baroque ?
 Pourtant tout astrologue sérieux sait pertinemment que la partie la plus solide de l’astrologie n’est pas l’individuelle mais la mondiale qui n’a que faire du thème natal. Donc priorité à  l’astrologie qui traite du fonctionnement des sociétés, de leur organisation même si cela rejoint la formation  en sciences politiques. Car c’est bien là le problème : nos astrologues veulent être dépositaires d’un savoir ignoré des autres corporations et procéder avec des outils complètement différents. Sinon l’on trahit la cause de l’astrologie en frayant avec l’ennemi. On frise la paranoïa!
Il suffit de dire que l’on peut essayer de ne pas se servir du thème natal pour faire de l’astrologie pour qu’il y ait une levée de boucliers. Celui qui ne pratique pas le thème natal ne saurait se dire astrologue. Un point c’est tout. L’astrologie est une et indivisible. C’est à prendre ou à laisser. Pas de sécession ! Une seule astrologie pour un seul peuple astrologique. On connait la chanson allemande.
Notre propos vise à fournir à tous ceux qui cherchent à comprendre le fonctionnement des sociétés des outils fiables et intelligibles. C’est avec ces gens là que le dialogue, le débat fait sens.
Apparemment, nos astrologues préfèrent avoir affaire à des gens qui ne s’intéressent pas à l’astrologie (cf. notre entretien avec Daniel  Kunth, sur teleprovidence). Faut-il rappeler que Kepler avait voulu délester le savoir astrologique d’une grande partie de sa tradition pour ne garder que les aspects (ce qui n’est pas notre point de vue, soit dit en passant) ? Or, à part la question des nouvelles planétes, on en est resté au stade prékeplerien. Il y a quelques jours, dans une conférence réunissant une centaine de personnes on n’a cessé de nous parler de l’exaltation de Jupiter en cancer, ce qui est une absurdité structurelle. Mais il est vrai que –mot magique- ‘ »ça marche ». Placer Jupiter exalté en cancer, c’est ne pas comprendre que les planétes supérieures (Mars, Jupiter et Saturne) ne peuvent se trouver à proximité des luminaires et encore moins dans les domiciles des luminaires. Les maitrises sont organisées de façon duelle avec un axe équinoxial pour les exaltations  et un axe solsticial pour les domiciles. Mais nos astrologues ne veulent surtout rien toucher, quelle décadence par rapport aux années Soixante-soixante-dix et comment s’étonnera-t-on que l’astrologie attire aussi bien de gens de qualité, qu’elle est un repoussoir  constituée de 90% de femmes d’un certain âge?
On nous dit que n’importe quel journaliste était capable d’annoncer ce qui est arrivé à Cahuzac. Mais là n’est pas la question car l’on sait à quel point l’affaire dépasse le cas en question et c’est l’intensité même du scandale qui concernait l’astrologie.  Nous avons sauvé l’honneur de l’astrologie en annonçant à quoi ressemblerait la période actuelle et à notre connaissance, l’on n’enseigne pas le cycle que nous étudions en astrologie conjonctionnelle à Sciences Po ou dans les écoles de journalisme. Quelle tête ferait nos astrologues si notre système pénétrait dans ces milieux ? Ils seraient prêts à démolir nos résultats et nos méthodes pour préserver leur savoir si chèrement acquis en crachant dans la soupe. Au lieu de nous féliciter pour nos résultats, ils ne  trouvent rien de mieux que de clamer que les raisins sont trop verts/..
Faut-il rappeler que ce n’est pas l’astrologie individuelle qui a fait le prestige de l’astrologie pendant des siècles mais la théorie des grandes conjonctions Jupiter Saturne dont la formulation simple, la périodicité régulière, intéressait les juristes comme Jean Bodin,  à la fin du XVIe siècle. Quant à la théorie des ères précessionnelles qui a intéressé les historiens des religions, quel rapport avec le sacrosaint thème natal ? Et quant à la division de la population en 12 Signes, quel rapport avec le thème natal ? En fait, le seul intérêt du thème natal est qu’il donne matière à écrire des dizaines de pages et à occuper le temps de la consultation en lisant le thème. Sans l’aide du thème, nos astrologues sont condamnés au mutisme, c’est leur prothèse.  C’est ce qu’on appelle un « mauvais animus »,  au sens où  l’entendait Jung à propos de certains comportements féminins qu’il considérait commme une mauvaise imitation du comportement masculin. L’astrologue n’est pas censé  monologuer et  dire les choses en détail – on est alors dans la voyance- mais évoquer avec des formules forcément abstraites et générales  des notions qu’il revient au client de développer… Le client de l’astrologue doit sortir du cabinet en maitrisans l’outil astrologique.  Ce qui ne saurait évidemment pas être le cas de cette caisse à outils et de cette usine à gaz qu’est devenue une certaine astrologie. L’astrologie doit se démocratiser en tant que savoir, ce qui exige qu’elle se déleste de 80% de ses préceptes. Or, combien d’astrologues ont reconnu qu’ils ne cherchaient aucunement à exposer l’astrologie mais se contentaient de la traduire en langage de tous les jours. Ce qui est un comble pour des gens qui prétendent  revendiquer l’originalité du regard de l’astrologie sur le monde. Mais l’on n’est pas  à une contradiction près.
 
JHB
06. 04. 13

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La question de l’heure‏

Posté par nofim le 20 avril 2013

La question de l’ascendant en astrologie
Par  Jacques Halbronn
Les égyptiens attachaient une grande importance au lever héliaque de Sirius, en rapport avec les crues du Nil. Qu’est-ce à dire ? Que lorsque Sirius se levait en même temps que le soleil, on devait s’attendre  à une telle échéance.  Mais ils auraient aussi bien pu  s’intéresser à la conjonction Soleil-Sirius selon d’autres angles de vue.
De même en ce qui concerne, en astrologie conjonctionnelle, la conjonction  Saturne-Aldébaran ou Saturne Regulus. L’on pouvait la percevoir lors du « lever » de Saturne à l’horizon. Peu importe d’ailleurs à partir de quel endroit. En effet, cette conjonction ne correspond pas astrologiquement à un événement ponctuel comme c’est le cas astronomiquement.
On se doute que si une telle conjonction couvre une période de sept ans, on ne soit pas à un jour près ! Or, il y  a là un malentendu chez ceux des astrologues qui accordent de l’importance à ce qui se passe juste au moment de la configuration concernée.
On notera donc que la notion d’ascendant n’est nullement réservée au seul  thème natal. L’étude de ce qui se passe à l’horizon n’est en fait qu’une commodité pour étudier les conjonctions qui se succèdent  à divers intervalles, tous les ans pour le rapport Sirius –soleil mais tous les sept ans pour le rapport Saturne- Etoiles fixes royales.
L’ascendant, pour nous, n’est pas au départ lié à un signe ou à une constellation. Ce n’est là qu’une commodité pour se repérer. L’ascendant concerne une étoile fixe donc visible, d’où son autre nom « horoscope » (scopos, en grec, voir)
Comme il y a beaucoup plus d’étoiles que de planétes,  on pouvait espérer trouver à proximité de l’horizon tel ou telle étoile fixe.
De même nous avons, à plus d’une reprise, insistée sur le fait que le choix de l’heure de naissance est arbitraire dans la recherche astrologique (Gauquelin).  Si l’on disposait d’autres données que celle de la naissance, on pourrait les utiliser aussi bien. Mais ce n’est pas le cas car c’est le seul événement existant inévitablement dans la vie de chacun, hormis la conception qui est connue avec moins de précision.
L’importance accordée à l’ascendant aura conduit à concevoir les maisons astrologiques (dites maisons de l’horoscope, d’où le mot « horoscope » servant à désigner l’ensemble du thème).calculées à partir de ce point.
Il y a donc des cas où le fait d’accorder quelque importance à telle approche du cosmos ne devrait pas porter  à conséquence. Les astrologues, bien à tort, ont cru que ces facteurs – comme l’ascendant – avaient une valeur en soi alors qu’il ne s’agissait que d’une façon de procéder.
Selon nous, nous sommes en permanence connectés avec le cosmos et pas spécialement au moment de  la naissance. On ne peut donc dire que l’astrologie accorde de l’importance à l’heure de naissance ou au passage d’une configuration à l’horizon d’un lieu spécifique.  Ce n’est là qu’une certaine façon de travailler. Il est plus sage d’admettre que nous soyons en permanence à l’écoute- si l’on peut dire- des astres,  ce qui évite d’autant à avoir à s’expliquer sur le moment de naissance qui s’il est utile pour la recherche astrologique ne l’est guère pour son application. Il n’est nul besoin, par voie de conséquence, des « transits », ce qui consiste à relier les positions de telle  période à certaines données du thème natal.
Il n’y  a pas non plus de raison pour  associer notre personne à un « ciel de naissance ». L’astrologie nous fournit simplement une certaine donnée cyclique, tous les sept ans mais ces sept ans ne sont pas à calculer à partir de la date de naissance mais bien par rapport aux rencontres Saturne- étoiles fixes royales. L’astrologie est avant tout l’étude des sociétés et elle ne s’intéresse aux personnes que si elles se situent au cœur des dites sociétés en tant que leaders voués à une certaine cyclicité assez contrastée. A quoi bon étudier quelqu’un dont la vie n’est pas animée d’un certain mouvement. Il est clair que l’astrologie doit en priorité se concentrer sur des gens dont la vie passe par des variations, des changements et ce de façon assez spectaculaire.

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les deux astrologies en présence‏

Posté par nofim le 20 avril 2013

Astrologie essentialiste et Astrologie existentialiste
Par  Jacques Halbronn
Nous distinguerons entre une astrologie essentialiste qui serait concernée par l’être, l’innée et une astrologie existentialiste qui le serait par l’avoir, par ce qui s’acquiert, s’approprie. Mais on ne peut aborder ces questions sans tenir compte du profil de ceux qui pratiquent ces diverses formes d’astrologie, ce qui renvoie à une sociologie de l’astrologie mettant l’accent sur la présence fortement majoritaire des femmes dans le public astrologique averti.
Prenons le cas de l’astrologie karmique : de quoi s’agit-il in fine ? D’accorder la plus grande importance à ce qui nous arrive au cours de notre existence. Ce qui compte ici ce n’est pas ce que nous sommes à la naissance mais ce que nous devenons, ce qui vient s’ajouter en quelque sorte. Mais, l’astrologie karmique déclare que ce qui nous arrive est déterminé par les astres, qui transitent sur notre thème (radix), censé représenter ce que nous « sommes ». Les transits représentent à merveille cette addition existentielle, tout comme d’ailleurs les révolutions solaires ou l’astrologie horaire (thème dressé pour un moment donné, qui est celui de la « question » posée)  associée au thème natal, voulue par Morin de Villefranche…
A contrario, pour l’astrologie essentialiste, au sens où nous l’entendons ici, notre essence est déjà porteuse d’une cyclicité parfaitement prévisible dans son déroulement et nul n’est besoin de transits puisque la dynamique est celle de l’essence Le passage des directions aux transits correspond au passage d’une astrologie essentialiste (comme celle défendue par Roger Héquet dans l’ACB) à une astrologie existentialiste, qui envisage qu’au cours de notre existence nous soyons comme assaillis par une ribambelle de « météorites » célestes (les transits) venant s’écraser sur notre « thème »..
Pour resituer une telle problématique, il faut comprendre que la philosophie existentialiste insiste sur le fait que nous sommes ce que nous devenons plutôt que nous ne devenons ce que nous sommes.  Cette philosophie (incarnée par Simon de Beauvoir, entre autres) tend à minimiser autant que faire se peut ce que nous serions avant d’avoir existé, c’est-à-dire d’avoir vécu. On ferait en quelque sorte « table rase » du passé antérieur à la naissance en ne tenant compte que de ce que nous avons reçu à partir de celle-ci. Ce qui conduit à des revendications égalitaires entre les sexes puisque le sexe ne nous est pas donné après mais avant la naissance, ce qui veut dire que cela ne compte pas.
Les exemples culinaires illustrent clairement notre propos. Là encore, il y  a deux cuisines. L’essentialiste qui s’intéresse à la qualité du produit central et l’existentialiste qui n’accorde de l’importance qu’aux additions venant se greffer sur un produit central considéré comme « neutre ». Dans le premier cas, on a un produit central couteux, qui doit se consommer sans délai, comme une viande fraiche et dans le second un produit central vil, médiocre que l’on peut conserver à peu près indéfiniment. Il suffit de comparer le mode de fonctionnement d’une boulangerie et celui d’une boucherie pour comprendre que l’on ne vit pas dans les deux cas sur une même planète. Le boulanger n’a guère de soucis de conservation ni de production alors que le boucher dépend de l’éleveur, du transport des bêtes et des courts délais avant consommation.
En ce sens, l’astrologue est comparable à un restaurateur (celui qui tient un restaurant). Il y a des cuisiniers  qui accordent la plus grande importance à la qualité intrinsèque du produit et d’autres qui se fondent surtout sur tout un attirail d’adjuvants qui vont transmuter le produit de base assez indifférent et qui est de peu de valeur (souvent à base de céréales (pain, pizza, tarte,  semoule etc.), ce qui donne un « plat », avec ses recettes… .
A la lumière de ces réflexions, les existentialistes s’occupent plus de ce que l’on reçoit que de ce que l’on est. Le thème astral correspond en fait à quelque chose que nous recevons car il est du domaine du visible (mandala) alors que ce qui est en nous est de l’ordre de l’invisible. Les existentialistes n’aiment pas l’invisible d’où l’importance accordée au thème qui a le mérite insigne d’être visible. 
D’une certaine façon, les existentialises ont un sens aigu de l’abstraction  dès qu’il s’agit de l’essence.  Car pour eux, toutes les essences se valent, ce qui les distingue, c’est ce qui est ajouté. Cela fait songer à nos sociétés laïques qui considèrent qu’à la base le citoyen est sans religion et que la religion est un plus dont on peut d’ailleurs changer comme de chemise.
L’astrologie ne saurait échapper à la nature des personnes qui la pratiquent et qui sont actuellement très majoritairement- quantitativement—des femmes. C’est donc l’astrologie existentialiste qui tend  à s’imposer. Pour la démarche existentialiste, le point de départ est secondaire tout comme le substrat astrologique fourni par la « tradition ». Il a le mérite d’exister et il sert de « matière première » mais ce qui compte, c’est ce qu’on en fait, ce qu’on y apporte. A contrario, pour la démarche essentialiste, on ne peut faire l’économie de l’analyse de cette tradition et il n’est pas question de se servir d’une « viande » frelatée sous prétexte qu’on la sauvera par une merveilleuse sauce. Pour les existentialistes, tout se résumerait à la sauce. Les gens au départ seraient, homme ou femme, indifférenciés et ce qui ferait la différence est la sauce, une fois que l’on fait abstraction des différences anatomiques qui devraient avec le temps disparaître au profit d’une sorte d’androgynat.
Ce qui nous frappe quand nous discutons avec des astrologues actuels, c’est qu’ils semblent incapables de revenir aux principes de l’astrologie et qu’ils  véhiculent un ensemble de données éparses qui ne trouvent leur centralité que dans la pratique et non pas dans la théorie. C’est à cette mutation du traitement de l’astrologie que nous assistons depuis un bon quart de siècle  qui correspond à la montée en puissance des femmes astrologues depuis le milieu des années quatre vingt. Avant les années 80, il était question de réformer l’astrologie, de reprendre les choses à la base sans se fonder sur une tradition qui n’aurait pas été repensée de fond en comble.  Depuis cette décennie,  l’on a vu émerger une astrologie karmique mais aussi  une montée en puissance d’une tradition qui n’avait plus à se justifier et dont on ferait le meilleur usage en l’assaisonnant  le plus ingénieusement du monde. Les prochaines décennies devraient voir une reconquéte de l’astrologie par le parti essentialiste et  un changement dans le profil de ses sectateurs, donc avec sa  remasculinisation, ce qui devrait d’ailleurs marquer notre civilisation dans son ensemble. La crise de l’endettement, c’est-à-dire de ce que l’on ajoute à ce qui nous manque,  n’est-elle pas celle du féminin ? Il y a là à terme la fin d’un mythe.

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Vers un modéle universel en astrologie

Posté par nofim le 20 avril 2013

Astrologie : un même modèle pour tous
Par Jacques  Halbronn
 
Chassez le naturel, il revient au galop. Dans un monde où l’on ne jure plus que par la parité, l’égalité et la laïcité, les gens se sentent un peu perdus et en quelque sorte indéterminée. Et pour compenser un certain vide, ils sont tentés d’opter pour des voies parallèles qui ne sont pas « surveillées » : c’est le cas de l’astrologie qui propose des modes de  classement jugés inoffensifs (le signe, le thème). On aboutit d’ailleurs, du fait de la crise des catégories à privilégier la spécificité individuelle. On retrouve ainsi ce principe de la Révolution Française qui voulait que rien ne vienne s’interposer entre l’individu et l’Etat.
On peut se dire de tel signe mais pas homme ou femme, pas musulman ou chrétien, pas blanc ou noir.
En ce qui nous concerne, nous sommes en faveur d’un modèle unique en astrologie, ce qui signifie qu’il peut correspondre à un nombre infini de personnes dès lors qu’il est suffisamment « ouvert », général, virtuel. A chacun de s’y retrouver et on ne peut le faire à sa place.  C’est en cela que l’astrologie peut être universelle.
Or le thème astral est tout sauf universel puisqu’il s’articule sur une donnée de naissance propre à une heure, un lieu etc. Qu’est ce que nos astrologues actuels ont à proposer en matière de modèle universel ? Et qu’est ce qui les autorisé à dire que l’astrologie a vocation à traiter du particulier et non de l’universel ? Et pourquoi une telle résistance face à l’idée d’un modèle universel si ce n’est la volonté de préserver un savoir faire qui aura beaucoup coûté? Des générations d’astrologues ont été sacrifiées pour cette gageure d’une astrologie « personnelle », dont la figure de proue est Dane Rudhyar, une sorte de Lyssenko de l’astrologie.
Ce qui a longtemps fasciné dans le thème individuel, c’est justement- aussi paradoxal que cela puisse paraître- l’absence de la personne. L’astrologue, au départ, est un personnage assez sournois qui rêve de connaitre quelqu’un sans qu’il le sache, sans qu’il l’en informe, d’autant qu’il n’est pas intéressé de savoir ce qu’il en pense car il ne fait pas confiance à sa sincérité ou à sa lucidité.Ce n’est que dans un deuxiéme temps que l’astrologie a reconnu l’intérêt du dialogue, de l’écoute du client/patient. Mais elle l’a fait en maintenant un modèle qui était précisément conçu pour monologuer sur les gens, à leur insu.  C’est le grand drame de tant de réformateurs de l’astrologie d’avoir voulu changer l’astrologie sans changer ses structures. Or, il est clair que le thème astral de par sa complexité même et de par ses fondements n’a pas vocation à l’universalité. C’est une vérité de La Palice.
Au départ, faire le thème d’un Grand, c’était pénétrer dans son intimité, une forme de profanation, un goût de l’interdit, d’ailleurs parfois sévèrement puni. Mais là encore, les temps ont changé et c’est le thème du voisin que l’on dresse, du conjoint par exemple ou des parents pour en faire en quelque sorte des « objets », ce qui est une forme de vengeance ou de revanche, dans bien des cas. Faire le thème, c’est accéder à un certain secret de la personne, c’est découvrir des failles, des « mauvais » aspects. C’est un travail d’investigation mais qui est inoffensif. Rien à voir avec le travail du journaliste. Qui va s’intéresser de nos jours au fait que tel personnage ait tel ou tel thème. Mais l’important c’est le plaisir assez malsain que prend l’astrologue – amateur et pas forcément professionnel – le professionnel ayant probablement sublimé une telle motivation inavouable- à ce faire.
A contrario, notre modèle ne saurait se prêter à de tels calculs- c’est le cas de le dire. Un modèle universel ne peut en effet satisfaire de telles attentes d’appréhender l’autre sans que ce dernier puisse se défendre ou s’expliquer à propos de « son » thème. On est donc déjà dans une  attitude déontologiquement plus défendable puisque les moyens ne sont plus les mêmes.  Mais allez faire croire que l’on est « clean » quand on porte un revolver sur soi dont on peut se servir à l’occasion ? Or, cela reste le cas de l’astrologue qui se sert du thème astral individuel. Il y a l’arme du crime de lèse majesté. On sait de nos jours, en effet, que pour éviter certaines tentations, il faut recourir aux grands moyens. Et cela passe par l’abandon pur et simple du thème natal.
Dans tout le champ psychologique, rien n’est plus aberrant que le thème natal et il faut être un psychologue bien bizarre pour en arriver là. Est-ce que Freud ne propose pas, tout au contraire un modèle universel, tout au plus binaire, avec des comportements masculins et féminins croisés, face au complexe d’Œdipe. Comment peut-on publier comme l’a fait André Barbault un ouvrage intitulé « De la psychanalyse à l’astrologie » (Ed du Seuil, 1961) tout en justifiant le thème individuel. C’est une incongruité qui se présente comme un progrès, comme un gain de temps. Quelle plaisanterie ! Il n’y a rien de plus opposé à la  démarche thérapeutique que le recours au thème natal, quel que soit son mode de calcul. On ne peut faire l’économie non seulement du dialogue avec le client mais bien plus encore on ne peut se dispenser de fournir au client le dit modèle universel pour qu’il s’en serve en connaissance de cause. Ce qui exige, on l’aura compris, une formulation des plus accessibles, comme c’est le cas pour le modèle que nous proposons qui est compréhensible par tous, qui se réfère à des signaux célestes que chacun peut observer et qui sont les mêmes pour tous.
Ce qui est intéressant- mais cela va bientôt passer- ce sont ces astrologues qui croient encore pouvoir dire que si l’on refuse « leur » astrologie, on est antiastrologue, ce qui reléve de la diffamation dès lors qu’elle vise une personnalité du milieu astrologique et qu’elle peut lui faire du tort dans son activité. Nous en profitons pour  rappeler, à toutes fins utiles, qu’en 1978, il y a 35 ans, nous avons gagné en appel un procès en diffamation contre André Barbault pour de tels dérapages dans la revue L’Astrologue. . Récemment, un des responsables de la FDAF nous a publiquement  accusé d’écrire sous l’emprise de l’alcool. De telles attitudes, de tels procédés inqualifiables qui relèvent de l’insulte, sont inadmissibles. , inexcusables surtout de la part de personnes ayant accepté une certaine représentativité. Si l’on ne partage pas la même idée de l’astrologie, on est un « fou », un « sénile ». Un peu de respect pour ses adversaires, surtout quand on ne peut leur reprocher d’ignorer le sujet : ce qui met certains en rage. Il est d’ailleurs amusant de noter que ceux qui s’opposent à nos propos ne prennent même pas la peine de les analyser. Cela reléve du syndrome de la « phobie ». Du moment que l’on développe un propos sur un groupe, on est phobique – on est misogyne, on est antisémite, on est islamophobe, xénophobe. L’on voudrait donc désormais qu’il y ait des anti-astrologues. Malheureusement, quand une critique émane de l’intérieur, une telle accusation ne passe pas et c’est heureux. En tout état de cause, aucun groupe n’est condamné à la pensée unique. Quand nous avons crée en 1975, le Mouvement Astrologique Universitaire (MAU), face au Centre International d’Astrologie (CIA !), c’était pour faire exister un autre espace de parole.

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