Jacques Halbronn La question des ajouts : du Livre de la Création et de son traitement de l’alphabet hébraïque aux Centuries nostradamiques/ Les alphabets grec, phénicien, arabe

Posté par nofim le 15 octobre 2021

Jacques  Halbronn La question des ajouts : du Livre de la Création et de son traitement de l’alphabet  hébraïque aux Centuries nostradamiques. Les alphabets grec, phénicien, arabe.

 

Dans le cas des Centuries, l’on sait que la centurie VIéme se terminait par un Avertissement de cloture/

 LEGIS CAUTIO CONTRA INEPTOS CRITICOSQui legent hos versus, mature censunto;Prophanum vulgus & inscium ne attrectato.Omnesque Astrologi, Blenni, Barbari procul sunto,Qui aliter faxit, is rite sacer esto dont on connait une variante Cantio au lieu de Cautio (cf P. Brind’amour,  Nostradamùs astrophile, Klincksieck; 1993). Mais cela n’empêcha pas d’ajouter des quatrains qui donneront une « septiéme centurie » d’ailleurs restée incompléte avec une quarantaine de quatrains seulement.Il exitse d’ailleurs  une série de 58 sixains  qui permettent de compléter les 42 quatrains de la VIIe centurie. Mais   une telle addition s’accompagnera (cf édition Saint Jaure, Anvers 1590) de la suppression du dit Avertissement latin, ce qui permettait de laisser entendre que dès le départ, il était bel et bien prévu 7 centuries pour le premier volet (cf les tentatives de Patrice Guinard dans ce sens). Or l’on trouve un précédent remarquable mais à notre connaissance non signalé en ce qui concerne la genése de l’alphabet hébraïque lequel comporte 22 lettres (sans compter les 5 lettre finales qui permettent de compléter la troisiéme colonne des  centaines..(cf  http://andre.gagnoud.free.fr/HEBREU/andre.gagnoud.free.fr_-_Alphabet_Carre_et_Cursif_-_Consonnes.pdf) de façon à arriver  à 27 (22+ 5). 

 

Ce qui joue le rôle de marqueur conclusif  que joue dans les Centuries le sceau latin  à la fin de la VIe centurie, est la lettre Tsadé qui se trouve en 18e position dans l’alphabet hébraique leque s’organise en deux colonnes de neuf lettres, une pour les unités de Aleph à teith et une pour les dizaines de Iod à Tsadé. Et au delà nous avons 4 lettres pour la colonne des centaines, ce qui est insuffisant d’où l’expédient signalé des 5 lettres finales, permettant de dédoubler 5 lettres déjà présentes parmi les 18 lettres des deux colonnes. On nous objectera que « rien » ne prouve que le tsadé ait jamais joué un tel rôle.

Notre argumentation  est la suivante:

 

 

1: dans l’alphabet « latin » à 26 lettres  que nous utilisons, la dernière lettre n’est-elle pas le  « z » dont le nom se dit « Zéde », ce qui est extrémement proche du » tsadé » on en conviendra surtout dans la prononciation allemande du « z » en ‘ »ts » (Zwei: deux, Zeit: temps etc) qui s’est perdue en français.

 

2 le Tsadé est la seul lettre composée de deux sons : T et S, soit le teith et le samekh, ce qui en fait la lettre « ultime ».

 

3 Nous avons montré il y  a déjà 45  ans (Clefs pour l’astrologie, Seghers 1976, pp. 188 et seq) que la première lettre de l’alphabet de l’hébreu était non pas le Aleph mais le Qoph, au vu du Sefer Yetsira ou Livre de la Création (Yetsira comportant d’ailleurs le tsadé). Ce qui donne Qoph (une des 12 lettres simples)au début et Tsadé à la fin. Or, ces deux lettres forment « Qets » qui signifie « bout », ‘extrémité. (Qatsé, Qitsoni)

 

On aurait donc ajouté 4 lettres aux 18 du systéme initial tout comme on ajoutera une quarantaine de quatrains aux 6 centuries regroupant, comme leur nom l’indique, 600 quatrains Mais le tsadé sera resté en 18e position (en tant que l’une des 12 lettres simples, liées aux 12 signes du zodiaque, selon le Sefer Yetsira. Les six autres lettres , pour arriver à 18  étant associées aux planétes (Bagadkaphat: beith guimel, daleth, Kaph, Pé, Thav). On les appelle doubles parce qu’elles ont une double prononciation C’est ainsi que la lettre Péh donne soit le son « pé » soit le son « ef », dualité que l’on retrouve avec le p suivi ou non d’un h,  tout comme le T suivi ou non du h (en anglais)/  Mais comment se fait il alors que le Thav se retrouve en 22e position, donc dans le groupe additionnel alors qu’il devrait figurer parmi le groupe des 18? Et pourquoi le Qoph, signalé par le Sefer Yetsira comme une des lettres simples, se trouverait lui aussi dans ce groupe additionnel de 4? On ajoutera que dans le SY, la lettre Resh  est comptée comme une septiéme lettre double, probablement parce qu’il y a 7 planétes alors que grammaticalement elle n’a pas ce statut en hébreu.(cf  https://boowiki.info/art/juifs-textes-sacres/sefer-yetzirah.html)

 

Il apparait assez clairement que le Tsadé ou le Zéde est censé marquer la fin de l’alphabet et que dans le cas de l’hébreu,  l’on n’aura pas su changer la place du Tsadé après l’addition de 4 lettres supplémentaires, désignées par le Sefer Yetsira comme « lettres mères » : Aleph, Mem, Shin mises en  rapport avec les 4 Eléments -feu, terre, air, eau) On observe que le Mem est en fait une des 12 lettres simples au sein des 2 colonnes de 9 et qu’elle aura été placée cependant  parmi les lettres mères!

 

/ On  a vu que le aleph à un certain stade aura été placé en tête de l’alphabet hébraique alors qu’il n’était qu’en tête du groupe des lettres mères. Autrement dit, le Aleph aura été perçu, à un certain stade, comme ouvrant l’alphabet. Ce qui obligeait à permuter avec le Qoph/ On a donc ici le probléme des deux marqueurs, le Aleph pour le début et le Tsadé pour la fin mais en réalité,  le Aleph aurait du rester en tête du groupe additionnel/ En effet, selon nous, le Sefer Yetsira nous fournit une description  symétrique en deux colonnes:

 

niveau 1   Qoph et Yod: deux lettres simples

niveaux 2, 3  et 4 : six lettres doubles

niveaux 5, 6, 7, 8 et 9  : dix lettres simples.

 

En quel honneur, ces déplacements du Qoph,lettre simple  permutée avec le Aleph , lettre mère, et du Mém,  lettre simple  permuté avec le Pé, lettre double et devenue lettre mère? La seule lettre mère qui n’aura pas bougé est le Shin. Mais là encore, pourquoi trois lettres mères pour un groupe de 4 dans la troisiéme colonne  incomplète? Parce que le Resh aura été ajouté au groupe des lettres  doubles pour arriver à 7 (planétes dont les luminaires, que l’on retrouve dans les jours de la semaine). Mais le Resh est en fait à sa place dans l’alphabet hébraique devant le Shin et est bien une des 4 et non des 3 lettres mères.

Quand on sait toute l’importance qu’a le classement des lettres de l’alphabet hébreu pour la pratique de la guématrie, laquelle permet de calculer la valeur numérique d’un mot et de rapprocher deux mots ayant même valeur numérique, on conçoit que notre recherche est susceptible de perturber quelque peu tout une sémantique.(J. P.Brach dans son Que Sais je sur la symbolique des nombres ne signale pas nos Mathématiques Divinatoires, Paris, 1983, parues dix ans plus tôt et qui posent notemment le rapport entre les chiffres et les lettres.

 

Référons nous à présent au tableau ci-dessous qui place en paralléle l’alphabet grec et le phénicien dont le nom des lettres est très proche de celui de l’hébreu/

 

 

 

 

 

 

Lettre
capitale
Lettre
minuscule
Nom Translittération Phonème principal Lettre
phénicienne
Grec
ancien
Grec
médiéval
(polytonique)
Grec
moderne
Français
(grec classique)
Français
(grec moderne)
Grec
ancien
Grec
moderne
1 Α α ἄλφα άλφα alpha alfa a [a] Aleph (ʾāleph)
2 Β β (var. ϐ) βῆτα βήτα bêta vita b (classique) ; v (moderne) [b] [v] Beth (bēth)
3 Γ γ γάμμα γάμμα
γάμα
gamma gama g [g] [ɣ], [ʝ] Gimel (gīmel)
4 Δ δ δέλτα δέλτα delta delta d ; parfois dh (moderne) [d] [ð] Daleth (dāleth)
5 Ε ε εἶ ἒ ψιλόν έψιλον epsilon epsilon e [e] [ɛ] He ()
6 Ζ ζ ζῆτα ζήτα zêta zita z [d͡z] [z] Zayin (zayin)
7 Η η ἦτα ήτα êta ita ê (classique) ; i (moderne) [ɛː] [i] Heth (ḥēth)
8 Θ θ θῆτα θήτα thêta thita th [] [θ] Teth (ṭēth)
9 Ι ι ἰῶτα ιώτα
γιώτα
iota iota i [i] Yodh (yōdh)
10 Κ κ κάππα κάππα
κάπα
kappa kapa k [k] Kaph (kaph)
11 Λ λ λάϐδα λάμϐδα λάμδα
λάμβδα
lambda lamda l [l] Lamedh (lāmedh)
12 Μ μ μῦ μι
μυ
mu mi m [m] Mem (mēm)
13 Ν ν νῦ νι
νυ
nu ni n [n] Nun (nun)
14 Ξ ξ ξεῖ ξῖ ξι ksi/xi xi ks, x [ks] Samekh (sāmekh)
15 Ο ο οὖ ὂ μικρόν όμικρον omicron omikron o [o] [ɔ] Ayin (ʿayin)
16 Π π πεῖ πῖ πι pi pi p [p] Pe ()
17 Ρ ρ ῥῶ ρω rhô ro r [r] [ɾ] Res (rēš)
18 Σ σ (var. ς) σῖγμα σίγμα sigma sigma s [s] Sin (šin)
19 Τ τ ταῦ ταυ tau taf t [t] Taw (tāw)
20 Υ υ ὒ ψιλόν ύψιλον upsilon ipsilon u (classique) ; y, v, f (moderne, selon contexte) [y] [i] Waw (wāw)
21 Φ φ/ϕ φεῖ φῖ φι phi fi ph (classique) ; f (moderne) [] [f] origine
discutée
22 Χ χ χεῖ χῖ χι khi/chi chi kh [] [x], [ç]
23 Ψ ψ ψεῖ ψῖ ψι psi psi ps [ps]
24 Ω ω ὦ μέγα ωμέγα oméga omega ô [ɔː] [ɔ] Ayin (ʿayin)

 

 

On y note l’absence du Vav avant le Zayin ou le Zéta grec, ce qui place le teith en huitiéme et non en neuvième position.  Quant au Tsadé de l’hébreu.Le  vav occupe une position dans ces alphabets correspondant à notre lettre « U » (upsilon) en 20e position. Ainsi, il ressort que le Vav de l’hébreu aura été placé  à cet endroit pour obtenir une série de 9 plaçant le Yod en tête de la seconde colonne, avec valeur 10 alors que sur le dit tableau, le iota est en neuviéme et non en dixiéme position.. Il y aura eu réaménagement. Quant au tsadé, il s’apparente à la lettre grec Psi (psyché) Or, dans l’alphabet phénicien tel ‘que il est présenté dans le dit tableau, on ne trouve rien qui ressemble de près ou de loin à Tsadé ou à Psi. On trouve également dans le dit alphaber grec le « Ksi » correspondant au Samekh de l’hébreu  puisque situé après le mem et le noun, le son du samekh renvoyant au « s » que l’on trouve dans le Psi comme dans le Ksi.. Nous en concluons que c’est bien l’alphabet hébreu qui aura impacté l’alphabet grec et non l’alphabet phénicien lequel n’aurait pu donner lieu à Psi ou à Ksi, ce qui correspond dans notre alphabet au X et au Z.

Examinons à présent l’alphabet arabe selon l’ordre de ses  « valeurs numériques. On note que c’est la lettre sad   qui correspond comme en hébreu à 90 mais plus généralement il y a un alignement parfait entre les deux séries alphabétiques et nous en concluons que l’alphabet hébreu aura servi de référence à l’agencement de l’alphabet arabe sous sa forme actuelle et non sous sa forme restituée que nous avons proposée. C’est ainsi que la série 100-200 300  400 est en tous points identique entre l’arabe et l’hébreu. Ce serait donc un emprunt relativement tardif.

 

Sād صـــــصـــــص

 

 

 

Isolée Nom Finale, médiane, initiale Valeur numérique DIN-31635 EI Phonème en arabe
ء (†) hamza أ, إ, ؤ, ئ - ʾ ʔ
ا Alif اـــــا (*) 1 ā / â (‡) ā / â (‡)  (‡)
ب بـــــبـــــب 2 b b b
ت تـــــتـــــت 400 t t t
ث Thā ثـــــثـــــث 500 th θ
ج Jīm جـــــجـــــج 3 ǧ dj d͡ʒ
ح Ḥā حـــــحـــــح 8 ħ
خ Khā خـــــخـــــخ 600 ḫ / ẖ kh x
د Dāl دـــــــد 4 d d d
ذ Dhāl ذـــــــذ 700 dh ð
ر رــــــر 200 r r r
ز Zāy زـــــــز 7 z z z
س Sīn ســـــســـــس 60 s s s
ش Shīn شـــــشـــــش 300 š sh ʃ
ص Sād صـــــصـــــص 90
ض Ḍād ضـــــضـــــض 800
ط Ṭā طـــــطـــــط 9
ظ Ẓā ظـــــظـــــظ 900 ðˁ
ع Ayn عـــــعـــــع 70 ʿ / ‘ ʿ / ‘ ʕ
غ Rhayn غـــــغـــــغ 1000 ġ gh ɣ
ف فـــــفـــــف 80 f f f
ق Qāf قـــــقـــــق 100 q q
ك Kāf كـــــكـــــك 20 k k k
ل Lâm لـــــلـــــل 30 l l l
م Mīm مـــــمـــــم 40 m m m
ن Nūn نـــــنـــــن 50 n n n
ه هـــــهـــــه 5 h h h
و Wāw وــــــو 6 w w w ou 
ي Yāʾ يـــــيـــــي 10 y y j ou 

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jacques Halbronn Morphosémantique. M et F. Matière et forme: le chaud et le froid.

Posté par nofim le 23 septembre 2021

jacques Halbronn  Morphosémantique. M & F.  Matière et Forme: le chaud et le froid, la vie et la mort.

 

 

 

 Nous nous portons en faux contre la relation généralement admise Matière- Mater car la Matière est de l’ordre du Masculin et non du Féminin, comme l’indique son initiale M. Et pour les mêmes raisons, la Forme avec son F  est de l’ordre du Féminin.

Nous dirons que la matière est chaude  et la Forme, froide.(F).  La matière est humide, mouillée, molle  et l a forme séche.  On sait que le froid confère sa forme définitive à un objet  en fusion. En ce sens, nous dirons que la Matière s’apparente à de la lave brulante, bouillonnante incandescente,  au sperme masculin jaillissant et qui est voué à se refroidir. On retrouve un tel scénario  avec le big  bang.

La matière est vivante, la forme  est mort. Dans les premiers versets du Livre de la Genése, dont la tonalité est féminine, la matière première est présentée comme un « tohu bohu » dont il est bon de sortir. Le récit de la Création est celui de l’émergence de formes tels les deux luminaires, le soleil et la lune.

 

 

טז וַיַּעַשׂ אֱלֹהִים, אֶת-שְׁנֵי הַמְּאֹרֹת הַגְּדֹלִים:  אֶת-הַמָּאוֹר הַגָּדֹל, לְמֶמְשֶׁלֶת הַיּוֹם, וְאֶת-הַמָּאוֹר הַקָּטֹן לְמֶמְשֶׁלֶת הַלַּיְלָה, וְאֵת הַכּוֹכָבִים.  16 Dieu(Elohim) fit les deux grands luminaires: le plus grand luminaire pour la royauté du jour, le plus petit luminaire pour la royauté de la nuit, et aussi les étoiles.
יז וַיִּתֵּן אֹתָם אֱלֹהִים, בִּרְקִיעַ הַשָּׁמָיִם, לְהָאִיר, עַל-הָאָרֶץ.  17 Et Dieu les plaça dans l’espace céleste pour rayonner sur la terre;

 

 Le  F, c’est ce qui est fini, ce qui a pris sa forme définitive, qui ne se meut plus., c’est la frontière.

Il est clair que la matière peut prendre, revêtir , donner lieu à  toutes sortes de formes dans le temps et dans l’espace. En ce sens,  l’on passe de l’un au multiple.

 

 

 

 

 JHB

25 09 21

 

 

 

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Jacques Halbronn Sur l’inversion sémantique du masculin et du féminin. Matière & forme

Posté par nofim le 21 septembre 2021

Jacques Halbronn  Sur l’inversion sémantique  du masculin  et du féminin  Matière et  Forme

 

LA thèse que nous soutiendrons ici est celle d’une inversion très ancienne autour du féminin. Nous nous référerons aux premiers versets du chapitre premier du Livre de la Genése:

 

 

 

א בְּרֵאשִׁית, בָּרָא אֱלֹהִים, אֵת הַשָּׁמַיִם, וְאֵת הָאָרֶץ.  1 Au commencement, Dieu créa le ciel et la terre.
ב וְהָאָרֶץ, הָיְתָה תֹהוּ וָבֹהוּ, וְחֹשֶׁךְ, עַל-פְּנֵי תְהוֹם; וְרוּחַ אֱלֹהִים, מְרַחֶפֶת עַל-פְּנֵי הַמָּיִם.  2 Or la terre n’était que solitude et chaos; des ténèbres couvraient la face de l’abîme, et le souffle de Dieu planait à la surface des eaux.
ג וַיֹּאמֶר אֱלֹהִים, יְהִי אוֹר; וַיְהִי-אוֹר.  3 Dieu dit: « Que la lumière soit! » Et la lumière fut.

 

On note ici  la façon dont la « Terre » (Eretz) est  (mal)traitée; Le terme  « tohu bohu » est passé dans la langue française et est ici traduit par «  solitude et chaos

On peut liire  » « Lors d’un grand désordre ou encore d’une grande agitation, on parle parfois de «tohu-bohu».

Que l’on ait pu associer  la femme , à un certain moment, avec   un tel état ne saurait surprendre outre mesure.

Or, la Terre, c’est la Matière et cela se  rapproche de la  Mater, de la Mère alors même que le lettre M  est associée avec le Masculin, le Mâle. On retrouve cette initiale dans le nom de Moïse (Moshé) qui guide les enfants d’Israel vers la Terre Promise.

Par voie de conséquence,  du fait de l’opposition de la  Matière et de la forme, on aura relier la forme au Père, le P étant lié au F (d’où le ph  qui se prononce  F)  ce qui renvoie à la Forme.  Le père se dit en anglais Father et en allemand Vater (prononcé Fater)

LA problématiuqe Matière et Forme  a  été traitée de longue date, notamment chez Platon, la matière étant la substance du monde telle qu’elle existe avant ou indépendamment de toute définition formelle », nous dit-on. Il est question du passage du désordre à l’ordre, du chaos au cosmos. La matière doit être « organisée »,  « structurée »  au moyen de la Forme.. (cf  Sébastien Drouin. « Pluche et le Songe de Démocrite » (in Collectif   Écrire la nature au XVIIIe siècle : autour de l’abbé Pluche. 

Selon nous, à un certain stade, on aura construit une image négative de la Matière et on l’aura associée à la Femme laquelle sera surnommée Mater. Chassé croisé qui aura conduit l’homme à  être associé avec la Forme, le F renvoyant au départ  à la Femme, à la femelle.

Les lignes citées de la Genése tendant à survaloriser la Forme par rapport à la Matière, ce qui est second par rapport à ce qui est premier (matière première).. On le voit avec Jacob (Israël)  l’emportant sur son « aîné » Esaü (Edom). Il y  a là un acte subversif qui se manifeste à la mort de Salomon dans le refus des Israélites de se soumettre  plus longtemps à la dynastie davidienne. On sait aussi que Jésus déclara être venu pour les « brebis perdues d’Israel) », cette population de « second rang » en marge du monde juif. Rappelons qu’Isaac, fils d’Abraham,  l’emporte sur son ainé Ismaël Il s’agirait donc pour le judaisme de rejeter ces versets de la Genése qui sont marqués par une hostilité, un mépris affiché à l’encontre de ce qui vient en premier. La morphosémantique nous aura permis de rétablir l’état initial de la dite dialectique autour des lettre M  et F.

Une inversion  est également à noter à propos du culte du porc et  du passage à un tabou   (cf  de Youri Volokhine, Le Porc  en Egypte ancienne)

Nos travaux autour de l’homme et de la femme confirment une telle approche: l’homme est plus à son aise dans l’illimité, l’infini  et la femme dans ce qui est bien défini, délimité, terminé. L’enfant n’est pas seulement le résultat de 9 mois de grossesse mais d’une trame héréditaire, génétique bien plus étendue dans le temps.

On notera que l’on a tort de rapprocher la matière de l’élement terre car la terre est ce qui cristallise, qui sert de moulage, donc elle est liée à la forme. C’est bien plutôt, selon nous, l’eau qui correspondrait- parmi les 4 Eléments, à la « matière »laquelle nous percevons comme  un magma en mouvement, ce qui renverrait éventuellement à de la lave en fusion, reliant l’eau et le feu. 

 

A  propos  de l’iinversion  masculin  féminin, matière forme, on signalera le cas du pronom personnel de la deuxiéme personne en hébreu  avec le mascxulin rendu par « ata » et le féminin par « at »  -ce qui vaut aussi pour le marqieur du possessif. Or, il est clair que le marqueur du féminin dans cette langue correspond à un suffixe termine  par « a »:  Haver, l’ami, Havera, l’amie , Gadol, grand, Guedola, grande et ainsi de suite. Comment expliquer une telle inversion?

 

 

 

 

JHB

24 09 21

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jacques halbronn Esaü et Jacob ou le narratif de la maison d’Israel.

Posté par nofim le 19 septembre 2021

 

jacques  halbronn   Esaü et Jacob ou le narratif de la maison d’Israel.

Notre propos tournera autour du chapitre XXXV du Livre de la Genése : C’est dans ce passage que Jacob reçoit le nom d’Israël (verset 10) Il s’agit de la rencontre entre les deux frères longtemps restés éloignés l’un de l’autre. Pour nous,  si  Jacob se nomme Israël, Esaü a reçu l nom d’Edom, soit les mêmes consonnes qu’Adam.

Genése XXXII imagine une réconciliation  ente les deux « maisons » et l’on notera que Jacob  vient du Nord pour rencontrer Esaü/ Or, la maison d’Israel se situe au  nord, région où officiera Jésus  venu en Galilée pour « les brebis perdues d’Israel »

 

א וַיֹּאמֶר אֱלֹהִים אֶל-יַעֲקֹב, קוּם עֲלֵה בֵית-אֵל וְשֶׁב-שָׁם; וַעֲשֵׂה-שָׁם מִזְבֵּחַ–לָאֵל הַנִּרְאֶה אֵלֶיךָ, בְּבָרְחֲךָ מִפְּנֵי עֵשָׂו אָחִיךָ. 1 Le Seigneur dit à Jacob: « Va, monte à Béthel et y séjourne; et élèves-y un autel au Dieu qui t’apparut, lorsque tu fuyais devant Ésaü ton frère. »
ב וַיֹּאמֶר יַעֲקֹב אֶל-בֵּיתוֹ, וְאֶל כָּל-אֲשֶׁר עִמּוֹ:  הָסִרוּ אֶת-אֱלֹהֵי הַנֵּכָר, אֲשֶׁר בְּתֹכְכֶם, וְהִטַּהֲרוּ, וְהַחֲלִיפוּ שִׂמְלֹתֵיכֶם. 2 Jacob dit à sa famille et à tous ses gens: « Faites disparaître les dieux étrangers qui sont au milieu de vous; purifiez vous et changez de vêtements.
ג וְנָקוּמָה וְנַעֲלֶה, בֵּית-אֵל; וְאֶעֱשֶׂה-שָּׁם מִזְבֵּחַ, לָאֵל הָעֹנֶה אֹתִי בְּיוֹם צָרָתִי, וַיְהִי עִמָּדִי, בַּדֶּרֶךְ אֲשֶׁר הָלָכְתִּי. 3 Disposons-nous à monter à Béthel; j’y érigerai un autel au Dieu qui m’exauça à l’époque de ma détresse et qui fut avec moi sur la route où je marchais. »
ד וַיִּתְּנוּ אֶל-יַעֲקֹב, אֵת כָּל-אֱלֹהֵי הַנֵּכָר אֲשֶׁר בְּיָדָם, וְאֶת-הַנְּזָמִים, אֲשֶׁר בְּאָזְנֵיהֶם; וַיִּטְמֹן אֹתָם יַעֲקֹב, תַּחַת הָאֵלָה אֲשֶׁר עִם-שְׁכֶם. 4 Ils remirent à Jacob tous les dieux étrangers qui étaient en leur possession et les joyaux qui étaient à leurs oreilles et Jacob les enfouit sous le tilleul qui était près de Sichem.
ה וַיִּסָּעוּ; וַיְהִי חִתַּת אֱלֹהִים, עַל-הֶעָרִים אֲשֶׁר סְבִיבוֹתֵיהֶם, וְלֹא רָדְפוּ, אַחֲרֵי בְּנֵי יַעֲקֹב. 5 Ils partirent; dominées par une terreur divine, les villes d’alentour ne poursuivirent pas les fils de Jacob.
ו וַיָּבֹא יַעֲקֹב לוּזָה, אֲשֶׁר בְּאֶרֶץ כְּנַעַן–הִוא, בֵּית-אֵל:  הוּא, וְכָל-הָעָם אֲשֶׁר-עִמּוֹ. 6 Jacob arriva à Louz, qui est dans le pays de Canaan, la même que Béthel, lui et tous ceux qui l’accompagnaient.
ז וַיִּבֶן שָׁם, מִזְבֵּחַ, וַיִּקְרָא לַמָּקוֹם, אֵל בֵּית-אֵל:  כִּי שָׁם, נִגְלוּ אֵלָיו הָאֱלֹהִים, בְּבָרְחוֹ, מִפְּנֵי אָחִיו. 7 Là il dressa un autel et il appela l’endroit Él béth Él; car là les puissances célestes lui étaient apparues, comme il fuyait à cause de son frère.
ח וַתָּמָת דְּבֹרָה מֵינֶקֶת רִבְקָה, וַתִּקָּבֵר מִתַּחַת לְבֵית-אֵל תַּחַת הָאַלּוֹן; וַיִּקְרָא שְׁמוֹ, אַלּוֹן בָּכוּת.  {פ} 8 Débora, nourrice de Rébecca, étant morte alors, fut enterrée au dessous de Béthel, au pied d’un chêne qui fut appelé le Chêne des Pleurs.
ט וַיֵּרָא אֱלֹהִים אֶל-יַעֲקֹב עוֹד, בְּבֹאוֹ מִפַּדַּן אֲרָם; וַיְבָרֶךְ, אֹתוֹ. 9 Dieu apparut de nouveau à Jacob, à son retour du territoire d’Aram et il le bénit.
י וַיֹּאמֶר-לוֹ אֱלֹהִים, שִׁמְךָ יַעֲקֹב:  לֹא-יִקָּרֵא שִׁמְךָ עוֹד יַעֲקֹב, כִּי אִם-יִשְׂרָאֵל יִהְיֶה שְׁמֶךָ, וַיִּקְרָא אֶת-שְׁמוֹ, יִשְׂרָאֵל. 10 Dieu lui dit: « Tu te nommes Jacob; mais ton nom, désormais, ne sera plus Jacob, ton nom sera Israël »; il lui donna ainsi le nom d’Israël »

Dans le syncrétisme biblique,  le narratif de la maison de Jacob Israel est  assumé par les Judéens au nom d’une unité affirmée par principe. Le livre de l’Exode se référe en permanence aux Enfants d’Israel (Beney Israel). Ce qui est étonnant, c’est que les Juifs ne s’en offusquent pas et n’aient pas envisagé de purger leurs Ecritures de l’apport israélite. (cf notre étude sur le Ecoute Israel)

Certains soutiendront que les récits du Pentateuque sont antérieurs au schisme survenu à la mort de Salomon mais c’est vouloir ignorer la stratégie des textes antidatés, qui est au coeur de la démarche prophétique, comme on pourra l’observer à la fin du XVI siècle pour le corpus centurique.

Il importe que la critique biblique s’attelle à repérer et à isoler toutes les empreintes « israélites » dans le Pentateuque . La mise en évidence d’un « Deutéro Isaie » aurait du déjà déboucher sur  cette piste syncrétique  (cf notre étude sur l’édit de Cyrus).

 

JHB

19  09 21

 

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Jacques Halbronn Le syncrétisme centurique des quatrains et sixains

Posté par nofim le 16 septembre 2021

Jacques Halbronn

Le  syncrétisme  centurique des quatrains et sixains

 

Dans notre post doctorat consacré à la naissance de la critique nostradamique au XVIIe siècle (Ecole Pratique des Hautes Etudes

VE section) en 2007, nous avions signalé les doutes de l’auteur de l’Eclaircissement des véritables quatrains (1656).

Le corpus centurique est fortement marqué par le phénoméne du syncrétisme auquel nous nous consacrons sur plusieurs domaines, linguistique,biblique et astrologique notamment. Le syncrétisme se caractérise par le fait de mettre en vrac au sein d’un même corpus des données disparates, dans le temps et dans l’espace. Pour créer une impression d’unité,  les expédients sont l’idée de synonymie, particulièrement exploitée dans le champ linguistique et morphosémantique  et  la technique du commentaire visant à traiter comme étant d’un seul tenant tout un corpus, comme ce fut le cas en 1594 avec Jean Aimé de Chavigny dans son Janus François  puis dans le dit Eclaircissement du dominicain Jean de Réchac. Ajoutons, l’application d’un même formalisme comme pour les centuries de quatrains pour le corpus Nostradamus.

Certains auteurs  se sont voués à nier l’existence d’un tel syncrétisme, comme dans le cas de Patrice Guinard pour qui la forme du quatrain est la preuve même de l’unité de la publication centurique, sa démarche visant notamment à mettre l’accent sur l’interprértion des dits quatrains. Si  l’Histoire  peut être recoupée par les divers quatrains, c’est la preuve que ces quatrains constituent un ensemble d’un seul tenant et en quelque sorte indivisible, selon  Guinard lequel insiste sur la personne de Nostradamus seul et unique auteur d’un tel ensemble.  L’historien du syncrétisme est habitué à une telle argumentation et notamment dans le champ du religieux – on pense à la prétendue unité de la « Bible » avec l’argument de la préfiguration  et même à la pretendue unité de l’Ancien Testament et notamment du Pentateuque -  et de sa pratique tout comme dans le champ de l’astrologique, dans lequel Guinard est également impliqué avec la même ferveur.

La thèse d’une unité d’inspiration du corpus centurique  n’est plus guère tenable et nous avons montré que les  « faussaires » auront intégré dans les Centuries  des éléments disparates et souvent contradictoires  On pense à Crespin dont les quatrains antijudaiques  sur la Synagogue furent intégrés dans les Centuries tout comme la Guide des Chemins de France. (cf le travail  de chantal Liaroutzos). En 1997, au Congrès Prophétes et prophéties, à la Sorbonne, nous avons montré que l’évolution du contenu des éditions parues dans les années 1588-89  suivait l’actualité politique. (cf notamment le quarain  46 de la IVe Centurie qui figure déjà dans la première éditions supposée de 1555! « Garde toi Tours  de ta proche ruine ». tout comme le couronnement d’Henri IV, début 1594 aura produit un quatrain comportant le nom de Chartres, lieu du dit couronnement. Guinard, évidemment,  pourra toujours déclarer que tout cela avait été « prévu », « préfiguré » par Nostradamus!  Il est vrai que le prophétisme se prête à de tels arguments (cf notre thèse d’Etat Le texte prophétique en France, formation et fortune,  1999,  Presses Universitaires du Septentrion)

L’intégration des sixains  dans le dit corpus aura fait tiquer plus d’un tout simplement parce qu’il ne s’agissait pas. de… quatrains. On voit à quoi tient le niveau critique des négateurs du syncrétisme. Nous avons découvert que ces  58 sixains avaient été l’oeuvre d’un certain Noel Morgard (auquel s’est intéressé par ailleurs Hervé Drévillon, Lire et écrire l’avenir. Ed Champ Vallon, 1996, à partir de sa thèse de 1994)  La découverte de ces sixains (à la Bibliothèque Mazarine) aura mis en évidence le processus de récupération suivi par les « faussaires »..(cf  Prophetica judaica Aleph : documents inexploités sur le phénomène nostradamique / par Jacques Halbronn. Suivi d’un dossier de documents nostradamiques comportant notamment Les trois épîtres pour l’an 1557 / de Michel de Nostredame. Les prophéties dédiées à la puissance divine / d’Antoine Crespin, dit Archidamus. Prophéties présentées au roy Henry le Grand / de Noël Léon Morgard, ED Ramkat 2002,. Cette découverte totalement nouvelle pour tous les « nostradamologues » (Ruzo, Chomarat, Benazra etc) ne nous avait été rendue possible que parce que nous ne nous sommes jamais cantonnés au seul corpus Nostradamus, circonscrit par l’usage au  titre ou dans le texte du nom de Nostradamus, notamment dans le cadre de la réalisation de notre CATAF, Catalogue Alphabétique des Textes Astrologiques Français, mis en  ligne sur le site du CURA dès sa création en 1999. Nous mêmes, nous avons cru qu’un Antoine Crespin s’était servi des Centuries- thèse reprise par Pierre Brind’amour dans son édition de 1996, chez Droz avant de comprendre que certes Crespin avait imité  Nostradamus mais que c’est justement cela qui avait conduit à s’en servir. Dans le cas de Morgard, ce n’est évidemment pas par hasard qu’il composa 58 sixains alors que la Centurie VII n’en comportait que 42. Mais la ficelle était un peu trop grosse – même pour Guinard – avec ses anagrammes cousus de fil blanc.  Il reste que le syncrétisme prospère sur l’ignorance. La connaissance de la période de la Ligue, trente ans après les contrefaçons datées de 1555-1557  aurait probablement évité à Guinard  de ne pas prendre des vessies pour des lanternes. De la même façon, les anglophones qui ignorent la langue française n’ont aucune conscience du syncrétisme  qui sous tend leur langue tout comme les Juifs  qui ne connaissent pas l’histoire du monde juif  durant le premier millénaire avant JC  ne ressentent aucune gêne à  se servir du nom d’Israël pour se désigner, ignorant que la cible privilégiée de leurs prophétes était cette « Maison d’Israel ». Ils ont il est vrai l’excuse de l’usage du nom d Israel  dans le livre de l’Exode, notamment, lors de la Révélation du Sinai, ignorant que la dite Maison d’Israel  avait rédigé son propre narratif -notamment pour ce qui est de la Sortie d’Egypte sous la guidance de Moïse et que par la suite, du fait du syncrétisme, tous ces textes avaient été réunis et rassemblés,indistinctement;

 

 

 

 

 

JHB

16 09 21

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Jacques Halbronn Ezékiel et Jérémie comme source du Ecoute Israel: DABER, KOTEV, SHOMEA

Posté par nofim le 16 septembre 2021

 

 

Jacques  Halbronn  Ezékiel  comme source du Ecoute Israel: DABER, KOTEV, SHOMEA

 

 

Il importe de bien prendre la mesure du Ecoute Israel  qui est caractéristique du syncrétisme  judaique.

Il est clair qu’Eézkiel ne s’adresse pas à la maison de Juda mais bien à la maison d’Israel

Dans Ezéchiel, ch. III,  on emploie le même terme  que dans le « Shéma Israel » à savoir le mot « Devarim ». C’est sous cette appellation que l’on désigne dans la tradition  hébraique les Dix Commandements, Asséret Hadibroth.

« Fils de l’homme, debout! Va auprès de la maison d’Israël et communique-leur mes paroles. »

L’on traduit en français  par « commandements » par  l’ hébreu est bien  « ehayou hadevarim ha’èlè
acher Anokhi metsavekha hayom al levavekha  C’est le verbe  DABER  qui se retrouve dans les deux passages.

Que les commandements que je te prescris aujourd’hui
soient gravés dans ton cœurc

 

ב כִּי זֹאת הַבְּרִית אֲשֶׁר אֶכְרֹת אֶת-בֵּית יִשְׂרָאֵל אַחֲרֵי הַיָּמִים הָהֵם, נְאֻם-יְהוָה, נָתַתִּי אֶת-תּוֹרָתִי בְּקִרְבָּם, וְעַל-לִבָּם אֶכְתְּבֶנָּה; וְהָיִיתִי לָהֶם לֵאלֹהִים, וְהֵמָּה יִהְיוּ-לִי לְעָם. 32 Mais voici quelle alliance je conclurai avec la maison d’Israël, au terme de cette époque, dit l’Eternel: Je ferai pénétrer ma loi en eux, c’est dans leur coeur que je l’inscrirai; je serai leur Dieu et ils seront mon peuple.

 

Ce texte du Shéma  est également à rapprocher de Jérémie XXXI à propos de la Nouvelle Alliance: 3C’est dans leur coeur  que je ‘inscrirai » C’est le verbe  KOTEV qui se retrouve dans les deux passages

 

On parlera de syncrétisme quand les utilisateurs de ces textes n’ont plus conscience de l’origine et de l’enjeu  à la base. Ezékiel   s’adresse aux ennemis de la maison de Juda  et rappelons que Jésus déclare être venu  uniquement  pour les brebis perdues de la

maison d’Israel. Que le mot ISRAEL  en soit arrivé à désigner de nos jours les juifs est source de bien des confusions car l’on interpréte les propos d’Ezékiel comme s’adressant aux Juifs!!!

On notera  l’accent mis sur le Verbe  SHOMEA   écouter dans Ezékiel Ch3  « Ils ne veulent pas m’écouter »..

 

 

ז וּבֵית יִשְׂרָאֵל, לֹא יֹאבוּ לִשְׁמֹעַ אֵלֶיךָ–כִּי-אֵינָם אֹבִים, לִשְׁמֹעַ אֵלָי:  כִּי כָּל-בֵּית יִשְׂרָאֵל, חִזְקֵי-מֵצַח וּקְשֵׁי-לֵב הֵמָּה.  7 Mais la maison d’Israël ne consentira pas à t’écouter, car ils ne veulent pas m’écouter; car la maison d’Israël tout entière a le front rétif et le coeur endurci.

 

Signalons  que le Deutéronome, le cinquiéme de Pentateuque -  commence par  « Devarim »  et est désigné ainsi dans la tradition juive

א אֵלֶּה הַדְּבָרִים, אֲשֶׁר דִּבֶּר מֹשֶׁה אֶל-כָּל-יִשְׂרָאֵל, בְּעֵבֶר, הַיַּרְדֵּן:  בַּמִּדְבָּר בָּעֲרָבָה מוֹל סוּף בֵּין-פָּארָן וּבֵין-תֹּפֶל, וְלָבָן וַחֲצֵרֹת–וְדִי זָהָב.  1 Ce sont là les paroles que Moïse adressa à tout Israël en deçà du Jourdain, dans le désert, dans la plaine en face de Souf, entre Pharan et Tofel, Labân, Hacéroth et Di-Zahab. 

La confusion dans les esprits vient du fait qu’il est ici question de Moise s’adressant à Israel, ce qui se retrouve  dans le Livre de l’Exode. Cela tient au fait que le Pentateuque est largement constitué, selon nous,  d’un narratif  marqué par les tenants de la maison d’Israel. Le rôle de l’approche « régénérative »  est de remédier aux effets du syncrétisme.

 

 

 

JHB

16 09 21

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Jacques Halbronn La version de la maison d’Israel de l’édit de Cyrus, dans le Deutéro Isaïe

Posté par nofim le 13 septembre 2021

Jacques  Halbronn  La version de la maison d’Israel de l’édit de Cyrus, dans le Deutéro Isaïe,ouvrage signalé par la critique biblique comme ayant été « complété » par une addition en ses derniers chapitres, comme on le trouve également à propos des éditions successives des Centuries de Nostradamus.

 

Nous  étaierons notre thèse selon laquelle l’Ancien Testament aurait été, sous la forme qui nous en est parvenue, l’oeuvre de transfuges de la Maison, du Royaume d’Israel. On note la mention  « moi le Dieu d’Israel » puis « à cause de mon serviteur Jacob, d’Israel, mon élu. »

 

 

Isaïe 45, 1-4 ; 8

Ainsi parle le Seigneur à son messie, à Cyrus, qu’il a pris par la main pour lui soumettre les nations et désarmer les rois, pour lui ouvrir les portes à deux battants, car aucune porte ne restera fermée : Moi, je marcherai devant toi ; les terrains bosselés, je les aplanirai ; les portes de bronze, je les briserai ; les verrous de fer, je les ferai sauter.
Je te livrerai les trésors des ténèbres, les richesses dissimulées, pour que tu saches que Je suis le Seigneur, celui qui t’appelle par ton nom, moi, le Dieu d’Israël.
À cause de mon serviteur Jacob, d’Israël mon élu, je t’ai appelé par ton nom, je t’ai donné un titre, alors que tu ne me connaissais pas.
Cieux, distillez d’en haut votre rosée, que, des nuages, pleuve la justice, que la terre s’ouvre, produise le salut, et qu’alors germe aussi la justice. Moi, le Seigneur, je crée tout cela.

 

 

Ce texte entendait, selon nous, se substituer à l’énoncé du véritable documents

 

 

Edit de Cyrus (2 Chroniques 36.22-23)

22 La première année du règne de Cyrus sur la Perse, l’Eternel réveilla l’esprit de Cyrus, roi de Perse, afin que s’accomplisse la parole qu’il avait prononcée par Jérémie, et celui-ci fit faire de vive voix, et même par écrit, la proclamation que voici dans tout son royaume:
23 «Voici ce que dit Cyrus, roi de Perse: L’Eternel, le Dieu du ciel, m’a donné tous les royaumes de la terre et m’a désigné pour lui construire un temple à Jérusalem, en Juda. Qui parmi vous fait partie de son peuple? Que l’Eternel, son Dieu, soit avec lui et qu’il y monte!» Segond 21 Copyright © 2007 – 2021 Société Biblique de Genève

Pas question ici d’Israel mais de Juda et de Jérusalem  et de son templs. . Selon nous, la mention d’Israel  aura été substituée à celle de Juda.
Le   dernier verset du chapitre d’Isaie nous donne la clef en se référant aux « descendants d’Israël »   Kol zéra Israel: toute la semence d’Israel.
ה בַּיהוָה יִצְדְּקוּ וְיִתְהַלְלוּ, כָּל-זֶרַע יִשְׂרָאֵל. 25 En l’Eternel seront justifiés et glorifiés tous les descendants d’Israël. »
Parmi ces « descendants » on trouvera certainement  de nombreux Chrétiens que Jésus entendait réintégrer sur un pied d’égalite avec les descendants de Juda. Il reste que l’intégration de l’Ancien Testament dans la Bible chrétienne tient certainement  à une telle « parenté ».
Revenons  sur   Chroniques II  On y trouve la notion d’Alya au dernier verset de Chroniques II
כב וּבִשְׁנַת אַחַת, לְכוֹרֶשׁ מֶלֶךְ פָּרַס, לִכְלוֹת דְּבַר-יְהוָה, בְּפִי יִרְמְיָהוּ–הֵעִיר יְהוָה, אֶת-רוּחַ כּוֹרֶשׁ מֶלֶךְ-פָּרַס, וַיַּעֲבֶר-קוֹל בְּכָל-מַלְכוּתוֹ, וְגַם-בְּמִכְתָּב לֵאמֹר.  {ס}  22 Dans la première année de Cyrus, roi de Perse, à l’époque où devait s’accomplir la parole de l’Eternel, annoncée par Jérémie, l’Eternel éveilla le bon vouloir de Cyrus, roi de Perse; et celui-ci fit proclamer, dans tout son royaume, par la voix [des hérauts] et aussi par des missives écrites, ce qui suit.
כג כֹּה-אָמַר כּוֹרֶשׁ מֶלֶךְ פָּרַס, כָּל-מַמְלְכוֹת הָאָרֶץ נָתַן לִי יְהוָה אֱלֹהֵי הַשָּׁמַיִם, וְהוּא-פָקַד עָלַי לִבְנוֹת-לוֹ בַיִת, בִּירוּשָׁלִַם אֲשֶׁר בִּיהוּדָה:  מִי-בָכֶם מִכָּל-עַמּוֹ, יְהוָה אֱלֹהָיו עִמּוֹ–וְיָעַל. {ש} 23  »Ainsi parle Cyrus, roi de Perse: L’Eternel, Dieu du ciel, m’a mis entre les mains tous les royaumes de la terre, et c’est lui qui m’a donné mission de lui bâtir un temple à Jérusalem, qui est en Judée. S’il est parmi vous quelqu’un qui appartienne à son peuple, que l’Eternel, son Dieu, soit avec lui, pour qu’il monte!… »
Insistons par ailleurs sur les origines du « Ecoute Israel » récité à tort ar les Juifs comme  un texte sacré. Ouvrons le Livre d’Ezékiel et l’on sera fixé. C’est dire que l’Ancien Testament est en quelque sorte coupé en deux, un Pentateuque à la solide de la maison d’Israet et les livres des Prophétes qui  mettent en cause la dite maison d’Israel.  Cela n’est pas sans faire penser aux Centuries de Nostradamus dont le premier volet est du côté des Catholiques de la Ligue et le second au service de la cause dy futur Henri IV, un réformé  qui devra se convertir in extremis: « Paris vaut bien une messe ». A l’époque de l’édit de Nantes, en 1598, va régner pendant quelques décennies – jusqu’à la révocation du dit Edit de Nantes en 1685 une sorte de modus vivendi.

LIVRE D’EZEKIEL

01 Le Seigneur me dit : « Fils d’homme, ce qui est devant toi, mange-le, mange ce rouleau ! Puis, va ! Parle à la maison d’Israël. »

02 J’ouvris la bouche, il me fit manger le rouleau

03 et il me dit : « Fils d’homme, remplis ton ventre, rassasie tes entrailles avec ce rouleau que je te donne. » Je le mangeai, et dans ma bouche il fut doux comme du miel.

04 Il me dit alors : « Debout, fils d’homme ! Va vers la maison d’Israël, et dis-lui mes paroles.

JHB
13 09 21

Bibliographie

Marc  Vienot  Cyrus et le livre d’Isaïe Annuaires de l’École pratique des hautes études  Année 1998  107  pp. 551-553

 

 

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jacques Halbronn Le mauvais emprunt et la dialectique Ecrit-Oral

Posté par nofim le 8 septembre 2021

jacques  Halbronn

 

Le  « mauvais » emprunt et la dialectique  Ecrit-Oral

 

 

 

 

A ma grand mère, Claude Jonquière (1885-1957)

 

L’orthographe d’usage rendue facile ( manuscrit posthume)

 

 

 


En 1989, nous avons achevé un mémoire sur l’approche comparative  et la didactique contrastive

 sous la direction de Louis-Jean Calvet (sur SCRIBD). :  Linguistique de l’erreur et épistémologie populaire 1987 et. Essai de description critique du systéme du français à la lumière des relations interlinguistiques 1989. cf aussi  DESS d’ethnométhodologie(  Paris VIII st Denis) sous la direction d’Yves Lecerf. Le milieu astrologique, ses structures et ses membres.

Il  y a donc une trentaine d’années- nous était apparue comme offrant une certaine valeur heuristique. Nous soulignions alors le respect de l’orthographe française par l’emprunteur anglophone comme dans le cas de « queue ». Mais l’orthographe est une chose et la prononciation phonique en est une autre et visiblement l’anglais n’était pas parvenu ou n’avait pas souhaité prendre connaissance des modalités de passage de l’écrit à l’oral propres au français. D’ aucuns, bien imprudemment, préconisent une réforme de l’orthographe du français, en raison, disent ils, du décalage entre l’écrit et l’oral en français qu’ils jugent inacceptable. Mais encore faudrait-il se demander si ce décalage observé ne tient pas à à une certaine ignorance quant au mode de prononciation du mot écrit en français/.Est-ce que l’enseignement du français ne serait pas déficient à ce propos ? Selon nous, le « vrai » français est celui qui est parlé par ceux dont c’est la langue maternelle et qui ne sont pas influencés, à un degré ou à un autre, par la familiarité avec une autre langue.

 

Qu’entend-on ici par  « mauvais emprunt »? Cela se produit lorsque le processus d’imitation  se trompe de cible  et ne prend pas la juste mesure de l’objectif ainsi poursuivi. Dans le cas de l’anglais qui fut notre champ d’observation, dès le début des années 80  (cf  notre DEA  en Etudes anglophones; Lille III sur une traduction anglaise d’un traité français du XVIe siècle (auteur Auger Ferrier) sous la direction d’André Joly. 1981), l’anglais aura emprunté au français certains éléments mais toute la question est de savoir s’il l’a fait à bon escient.

Car une chose est d’éprouver de la fascination pour un « objet », une autre de déterminer de quelle façon cela ira se concrétiser et de quels moyens l’on disposera. C’est bien là le « hic ». Ce que l’on empruntera ne sera pas nécessairement pertinent. On parlera alors d’un « mauvais emprunt », d’un emprunt « mal venu », « raté, qui aura manqué sa cible.Il est vrai que l’objet convoité risque fort d’être appréhendé comme un tout sans que l’on parvienne à le décrire correctement en ses différents aspects. C’est notamment le cas de la dialectique entre l’écrit et l’oral.

Il  y a là quelque paradoxe car une langue se capte d’abord à l’oral de par sa musicalité propre. On peut aimer le chinois sans savoir le lire. Mais dans le cas du français qui s’écrit en caractères latins à l’instar de l’anglais, l’écrit apparait comme plus accessible au regard de l’emprunt

Autrement dit, l’anglais aura emprunté des milliers de mots au français mais n’aura pas « capté », pour autant, sa musique. Cela tient au fait  que l’écrit  ne comporte pas un vrai « mode d’emploi » en dehors du nom des lettres de l’alphabet, ce qui est bien insuffisant. car cela ne nous dit pas, notamment dans le cas du français, quand telle lettre se prononce ou pas:  on pense au « s » du pluriel qui ne s’entend pas systématiquement mais seulement sous certaines conditions (cas des liaisons) En  bref, l’anglais n’aura pas eu accés aux « arcanes » de la langue française en dépit d’une importation massive de mots d’origine française.

Il  est vrai  que le français a ses secrets de fabrication, ce qui aura échappé à la plupart de ceux qui auront tenté de le décrire. Certes, le français aura su perpétuer sa tradition  mais il ne l’aura pas, pour autant, explicité dans sa pédagogie tant et si bien que les francophones parlent une langue et en enseignent en quelque sorte une autre qui en est comme une trahison, un dévoiement/L’anglais aura ainsi emprunté un ‘engin » sans son bon mode d’emploi!

On esquissera ici les grandes lignes d’une description digne de ce nom de la langue française en insistant sur la maitrise des codes de prononciation. Mais il y a 40 ans, nous n’avions pas encore pris conscience pleinement d’une telle problématique et nous étions limité à la question de l’écrit, passant largement  à côté de l’oralité  du français, ce qui relevait d’une forme de schizophrénie propre à la plupart des locuteurs francophones lesquels, tout au plus, iront se plaindre des aberrations de l’orthographe du français, ce qui aurait du leur mettre la puce à l’oreille. C’est dire que les torts sont partagés, les francophones étant de médiocres enseignants de leur langue.

On insistera ici  sur la double  sophistication du français tant pour ce qui est de la combinaison des consonnes que pour les votelles, ce qui produit des sonorités quasiment imprononçables pour les « non initiés » tout comme certaines postures corporelles acquises en Asie à un très jeune âge peuvent difficilement se transmettre à des gens qui n’ont pas été « formés » très tôt. C’est aussi vrai dans le domaine de la danse ou de l’instrumentation musicale.

En ce qui concerne les combinaisons de consonnes, le français  « naturel » – par opposition à un français « artificiel » exige la pratique d’une certaine gymnastique dont une première approche du mot écrit ne donne au mieux qu’une vague idée car dans quelques cas l’oral aura déteint sur l’écrit , ce qui ressort de l’usage de l’apostrophe ou de l’accent.En pratique, le français parvient très fréquemment à unir des consonnes entre elles dans la « langue parlée ».Par exemple : au lieu de « ce n’est que cela » on dire « c’n'estqu »ça » ce qui fait que les mots ne sont pas faciles à distinguer et à séparer car ils s’enchainent, notamment par la pratique des liaisons qui exige d’anticiper sur le mot suivant selon qu’il commence par une voyelle ou par une consonne. Une telle prise en compte exige une certaine vigilance à laquelle les locuteurs d’autres langues ne sont guère préparés, ce qui donne un français « heurté » et non »fluide ». D’ailleurs ne dit pas que l’on parle « couramment »?

A cela vient s’ajouter, la combinatoire des voyelles qui conduit à des sons étranges qui ne sont pas rendus par l’alphabet lequel ne nous enseigne pas la prononciation du « on », du « an », du « un qui sont autant de « voyelles » supplémentaires non recensées par  l’alphabet, lequel se révéle, décidément,  être d’un faible secours. L’anglais aura dans de rares cas capté ces sonorités dans « I can’t », « I don’t » où l’on reconnait l’influence du « an » et du « on » du français même lorsqu’il ne s’agit pas du lexique d’origine française. Mais l’anglais ne prononcera pas « table » comme le fait le français et rendra par   un « bel » comme dans possible devenant « possibel » à l’oreille, centre devenant  « center » etc. tout simplement parce que l’anglophone de base n’aura pas appris en temps utile  associer deux consonnes entre elles, sans le recours à une voyelle intermédiaire.

Les autres langues « latines » n’offrent pas une telle particularité ou si rarement. On notera qu’en espagnol, la double consonne « pl » dans pleurer devient « llorar (idem pour le sort de pleuvoir), avec la suppression du « p » et en italien,  le  » place » du français devient « piazza ». D’aucuns diront que c’est le français qui a ajouté une consonne mais nous penchons pour l’explication inverse car il est plus facile de supprimer quand  un facteur est génant que d’ajouter!

En conclusion, l’anglais, en dépit de ses emprunts massifs au français qui auront multiplié les cas de synonymes dans un même champ sémantique, aura échoué dans ses tentatives de s’approprier la « musique » du français, tout simplement parce qu’il était plus facile d’accéder à l’écrit qu’à l’oral. Il  y a une morale à tirer de cela: ce qui est le plus accessible n’est pas nécessairement le plus  vital. Dans le cas de l’hébreu, il est à craindre que cette langue ait perdu ses codes de lecture de l’écrit et la restitution de la prononciation qui ‘s’est imposée  est tout à fait sujette à caution. Le cas du tétragramme jugé imprononçable témoigne d’une certaine déconnexion alors que le français semble bien avoir su conserver et préserver une musique de la langue qui se sera largement perdue en route ailleurs. C’est probablement ce qui aura fait son succés des siècles durant et en ce sens,le français doit être considéré comme un véritable trésor pour l’Humanité.

 

JHB

08 09 21

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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jacques halbronn Astrologie Trois études : Manillus et le cycle des saisons II La problématique du 7 et du nombre impair III La totémisation des planétes et les résultats gauquelin

Posté par nofim le 7 septembre 2021

 

 

Bulletin  de la BURA (Bibliothèque  Universitaire de Recherche Astrologique)

 

 

 

 

 

 

Jacques  Halbronn  Trois études:

I   Manillus  et le cycle des saisons

II La problématique du 7 et du nombre impair

III  La totémisation des planétes  et les résultats  Gauquelin

 

 

I  Astrologie. Manilius et le cycle des saisons

 

 

Au Ier siècle de notre ère, donc avant Ptolémée, fut produit un poéme en latin ? L Astronomicon de Marcus Manilius (cf l’édition de la Biblotheca Hermerica, 1970, « Les astrologiques », Intr. René Alleau qui comporte des développements d’ un grand intérêt , notamment en son Livre III

 

Nous en reproduisons les passages faisant écho à nos recherches actuelles ;

 

 

« Il faut graver profondément dans sa mémoire quelle est l’activité de ces signes qui, opposés les uns aux autres divisent le ciel en quatre parties égales. On les appelle tropiques parce que c’est sur eux que roulent les quatre saisons de l’année . (..) Le capricorne à l’opposite (du cancer)préside à l’hiver () Les

 

deux signes qui égalent le jour à la nuit produisent des effets assez analogues entre eux et se ressemblent par leur efficacité (..) A l’oppose du Bélier brille la Balance, elle a des propriétés semblable (…)Ces quatre signes sont d’une impoerance insigne en astronom, comme ils changent les saisons, ils occasionnent des vicissitudes surprenantes dans le cours des choise : rien ne peut à leur arrivée demeurer dans l’état où il était précedemment (pp/ 212-215)

 

On notera que l’argument brandi par les astrologues sidéralistes à propos des saisons inversées dans les deux hémisphères ne tient pas si l’on admet de globalement les effets sont les mêmes d’un pole à l’autre, à condition de ne pas attacher d’importance au symbolisme zodiacal et de s’en tenir au seul référentiel saisonnier.

L’astrologie ne saurait en tout cas faire l’impasse sur les « con,jonctions » des planétes avec le point vernal et avec les points qui sont en carré ou en opposition avec celui-ci/ Les signes cardinaux sont la colonne vertébrale de l’asstrologie bien plus que les Quatre Eléments. Cela vient privilégier les aspects de conjonction, de carré et d’opposition. (cf Clefs pour l’Astrologie, Paris, Seghers, 1976 et 1993 et donc la division en 4 des cycles planétaires, d’où l’importance du 7 pour Saturne, soit 28/4.

L’anthropocosmologie combine le monde céleste et le monde terrestre, et donc

les planétes et le cycle des saisons terrestres et c’est le rôle des aspects d’établir ces connexions planéte/signe cardinal.

Par ailleurs, Manilius est précieux quand il traite des rapports entre les dieux de l’Olympe et les signes.

: « Notre soin principal, écrit-il, doit êrtre de rechercher quels sont les dieux qui président à chaque signe et quels sont les signes que la nature a mis plus particulièrement sous la protection de chaqu dieu (pp. 137-138) et ces dieux ne coincident nullement avec ceux qui sont attribués aux planétes du septénaire alors que dans la Tétrabible, seuls les noms des dieux liés aux planères sont mentionnés au nombre de sept pour 12 signes, ce qui a interpellé les commentateurs./ Du point de vue de l’astronomie, l’astrologie devait s’en tenir à ces planétes. Or, selon nous, un tel dispositif n’avait rien d’astronomique et n’avait qu’une valeur symbolique au même titre que le nom des signes zodiacaux. Ce rapport entre le 7 et le 12 aura suscité bien des interprétations.

Comme nous l’avons montré dans un autre texte , le zodiaque fut à l’origine divisé en 2 ensembles de six signes, ce qui serait à l’origine des dispositifs des domiciles et des exaltations (cf nos Mathématiuqes Divinatoires, Ed Trédaniel-La Grande Conjonction, 1983). Saturne ne faisait pas parrtie initialement de cette série puisqu’il était l’astre qui passait d’un signe à l’autre. Nous sommes donc en présence de deux approches, l’une proposant pour chaque signe un dieu différent et l’autre s’articulant autour d’un systéme à six planétes lesquelles ne jouaient, au départ, qu’un rôle passif activé par le passage périodique de Saturne.

 

 

JHB

07 09 21

 

 

 

 

 

II  La problématique du 7 et du nombre impair.

par Jacques Halbronn

 

Le tableau de la Cène par Leonard de Vinci représente Jésus entouré de ses 12 apôtres, ce qui faut un total de 13 . Treize à table. Voilà qui pose le probleme du nombre impair. Il nous apparaît que le nombre impair comporte nécessairement une dualité. Cela vaut pour les jours de la semaine et l’on sait que le Shabbat, le septième jour, est un jour à part, comme on peut le voir dans le rapport du premier au deuxiéme chapitre du Livre de la Genése. Six jours (de la Création) au premier chapitre et le septième au début du deuxiéme ;.

Autrement dit, il serait vain de vouloir considérer un ensemble de 7 facteurs comme étant d’un seul tenant alors qu’il est mu par une dialectique 6 + 1, du multiple et du un.

En astrologie, le probléme se pose avec le statut de Saturne, la septiéme « planéte. » et Jean-Pierre Nicola aura commis l’erreur de vouloir intégrer Saturne comme un astre comme les autres dans son « RET » à 9 facteurs (+ la Lune) Il est vrai que le groupe « T » rassemble trois planétes transsaturniennes : Uranus-Neptune et Pluton, ce qui conduit à décentrer Saturne , ce qui est bien fâcheux puisque l’on perd la conscience du 7, qui est par ailleurs lié à Saturne, quand on divise par 4 (comme les 4 saisons) son cycle de 28 ans environ (à rapprocher de celui de 28 jours de la Lune et ses 4 semaines) de 7 jours marqué par la nouvelle lune, la pleine lune et les demi-lunes montante ou descendante)

C’est le même type d’erreur que l’on trouve dans la Tétrabible de Ptolémée, au chapitre consacré aux « domiciles » des astres du « septénaire » -expression problématique, on l’aura compris, en ce que cela met Satiurne sur le même pied que les six autres..Nous avons montré ailleurs que Saturne avait été ajouté à un dispositif initialement à 6 facteurs, avec leur dédoublement  à savoir deux signes pour Jupiter, pour Mars, pour Vénus, pour Mercure, pour la Lune et pour le Soleil. En voulant introduire Saturne, l’on oblige à prendre les deux luminaires comme n’ayant chacun qu’un seul domicile au lieu de deux, laissant ainsi deux signes pour Saturne !

  1. Il y a là un contre sens majeur car Saturne ne saurait être mis dans le même sac que les six autres planétes tout comme le septiéme jour de la semaine doit être célébré à part, avec notamment le Shabbat dans le judaisme, (‘en espagnol, samedi se dit sabado) le Christianisme ayant opté pour le jour du Soleil ; le dimanche (Sunday en anglais tout comme Monday est le jour de la Lune (Moon en anglais).

 

Dans tout systéme, il y a un facteur central jouant le rôle de curseur, passant en revue les autres facteurs tel un général devant ses troupes.Faute de quoi, c’est l’anarchie. Et c’est tout à fait ce qui s’est passé depuis en astrologie, où chaque planéte entend jouer ce rôle de curseur. On notera que le Soleil joue souvent ce rôle à la place de Saturne, ce qui expliquerait le statut du jour du soleil dans le christianisme (cf supra) puisque l’on dira de quelqu’un qu’il est né sous tel signe du fait que le Soleil s’y trouvait à la naissance. Dans ce cas de figure, c’est le Soleil qui deviendrait le septième facteur et qui n’éurait donc pas sa place dans le dispositif des « domiciles »/

.En conclusion, il nous apparaît que l’astrologie implique structurellement le recours à une seule et unique planéte – on, pense au monothéisme . Nous avons montré ailleurs que ce qu’on appelle les doubles domiciles incluait en fait les domiciles et les exaltations en deux séries de six planétes, ce qui restitue aux luminaires les deux signes du Bélier et du Taureau. En aucun cas, le dispositif des domiciles, dans la Tétrabile ne devrait venir justifier l’utilisation d’une autre planéte que Saturne au niveau d’une astrsonomie pratique. Les autres planétes ne font que de la figuration et jouent en fait le même rôle que les 12 signes du Zodiaque auxquelles elles sonsst d’ailleurs associées dans le dispositif des Dignités ou maîtrises planétaires, les signes ne seraient finalement que des incarnations des dieux- planétes.(cf notre article « Astrologie » dans l’Encyclopaedia Universalis) et vice versa pour les divinité associées aux dites planétes. D’où notre proposition datant de 1994 d’une « Astrologie selon Saturne. » avec Saturne dont le cycle est structuré par son passage sur les axes équinoxiaux et solsticiaux et c’est une grave erreur commise par André Barbault d’avoir voulu remplacer ces « conjonctions » avec les dits axes par des aspects entre planétes !

 

 

 

 

JHB

07 09 21

 

 

 

 

III  La totémisation des planétes et les travaux statistiques de Gauquelin

par Jacques Halbronn

 

Philippe Dascola s’intéresse au mariage entre l’humain et le non humain mais songe-t-il à l’astrologie qui relie l’homme aux planétes, qui sont des minéraux ? Et c’est d’ailleurs ce qui aura été, semblet-t-il, reproché à l’astrologie , consciemment ou non.

Les travaux de Michel Gauquelin, publiés à partir de 1955, ne viennent-ils pas mettre en évidence une forme de totémisation  ?

Selon nous, l’astrologie qu’exhume en quelque sorte Gauquelin est d’une essence différente que celle que nous explorons, pour notre part, avec l’effet Saturne. On pourrait parler d’une proto-astrologie. Autrement dit, épistémologiquement, on ne joue pas ici dans la même cour.

 

 

En effet, la mise en œuvre de l’astrologie -quel que soit le nom qu’on puisse lui donner-selon Gauquelin -lequel ne s’est pas aventuré sur le terrain qui est le notre- n’exige que des données astronomiques très limitées dans la mesure où cela se situe au niveau du mouvement diurne, c’est à dire à l’échelle de 24 heures. Point n’était alors nécessaire de connaître le cycle propre à chaque planéte. Ce qui explique que les planétes au delà de Saturne aient le même statut au niveau des « maisons astrologiques », au sein du « thème astral », que la Lune, indépendamment de leur vitesse de révolution.

Nous avons montré, il y a plus de trente ans, (cf notre analyse in La pensée astrologique, in L’étrange Histoire de l’Astrologie. (avec Serge Hutin) , Paris, Artefact, 1986) que les sociétés humaines auraient été en mesure d’intégrer les astres qui passaient quotidiennement à l’horizon et au méridien de tel ou tel lieu, dans leur mode de vie et nous avons pu supposer qu’un tel processus aurait pu se pérenniser jusqu’à nos jours. Une astrologie « home made » en quelque sorte, avec les moyens du bord. Cette totémisation est certainement liée à la question des castes, à la triade au sens de Georges Dumézil, d’autant qu’au départ, Gauquelin (décédé en 1991, cf notre édition des Personnalités planétaires, Ed Trédaniel-La Grande Conjonction, 1992) ne signala (L’influence des astres, Ed du Dauphin) que trois planétes opérationnelles, à savoir Mars, Jupiter et Saturne.

Pour en revenir à Descola, n’avons-nous pas une belle illustration ici de la connexion, de la synergie entre l’humain et le « non humain », selon sa formule ? C’est ce que nous appelons une instrumentalisation du cosmos par les sociétés humaines.

A contrario, l’astrologie qui nous intéresse actuellement serait d’un tout autre ordre et exigerait une toute autre approche qui ne passerait pas par une forme de (néo) lamarckisme, de transmission des caractères « acquis. » Cette « autre » astrologie – on l’aura compris, exige une connaissane plus sophitstiquée des cycles planétaires et ne reléve pas du même rapport au temps. En effet, l’astrologie « gauquelinienne » fonctionne, on l’a dit, à l’échelle d’une journée, donc de quelques heures et il suffit de très peu de temps pour passer d’une tonalité planétaire à une autre.. A contrario, dans le cas d’une astrologie véritablement cyclique, pouvant se déployer sur des mois voire des années, la liberté de manœuvre n’est plus du tout la même et par exemple, on ne change pas de signe zodiacal en quelques heures sauf dans le cas de l’Ascendant qui reléve selon nous de cette astrologie totémique et qui ne fait sens que si l’on prend en compte les étoiles fixes, d’où son nom d’horoscope (vision de l’heure),

Selon nous, cette astrologie d’un autre type ne se concevreait que dans l’hypothèse d’une intervention extérieure, c’est à dire « non humaine », disons extra-terrestre., ce qui suppose la mise en œuvre d’une bio-technologie très avancée et inconcevable pour une humanité antique mais aussi bien pour notre stade techno-scientifique actuel.

Que l’on nous comprenne bien, il y a trois façons d’aborder la question astrologique :

1 une fabrication d’un lien par les humains par un processus d’instrumentalisation et d’auto-programmation, ce qui rendrait compte des résultats Gauquelin. Cette astrologie esr socio-professionnelle et non pas proprement individuelle et un groupe n’est lié qu’à une seule planéte.

2 une « influence » de notre environnement « naturel », ce qui est la position la plus largement répandue chez les tenants de l’astrologie, ce qui justifierait la prise en compte de la totalité du systéme solaire- d’où un polyplanétarisme – et l’usage de la « carte du ciel » au niveau personnel.

3 une interventions « supra-humaine » ce qui correspond à notre « Astrologie selon Saturne ». avec Saturne comme seul et unique marqueur cosmique, astrologie non pas individuelle mais collective. D’où un monoplanétarisme ce que l’on peut transposer en un « monothéisme ».

 

 

 

 

 

 

JHB

07 09 21

 

 

 

 

 

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Vrai et faux cycle de 7 ans par Jacques Halbronn

Posté par nofim le 5 septembre 2021

Vrai et faux cycle de 7 ans

par  Jacques  Halbronn

Lorsque l’on évoque la question du cycle de Saturne, le réflexe de la

plupart des  astrologues  est de se référer  à l’année de naissance. Ce n’esst

n’est pas selon nous la bonne façon de procéder.

ci -dessous, pris sur Internet, un exemple à ne pas suivre »

« PREMIER CARRE 4 X 7

Une destinée humaine évolue par cycles de sept ans. Chaque cycle s’achève par une crise qui fait passer à l’étape au dessus.

0 à 7 ans : lien fort avec la mère. Appréhension horizontale du monde. Construction des sens. Le parfum de la mère, le lait de la mère, la voix de la mère, la chaleur de la mère, les baiser de la mère sont les références premières. La période se termine généralement par une fêlure du cocon protecteur de l’amour maternel et la découverte plus ou moins frileuse du reste du monde.

7 à 14 ans : lien fort avec le père. Appréhension verticale du monde. Construction de la personnalité. Le père devient le nouveau partenaire privilégié, l’allié pour la découverte du monde en dehors du cocon familial. Le père agrandit le cocon familial protecteur. Le père s’impose comme la référence. La mère aimée, le père devra être admiré.

14 à 21 ans : révolte contre la société. Appréhension de la matière. Construction de l’intellect. C’est la crise de l’adolescence. On a envie de changer le monde et de détruire les structures en place. Le jeune s’attaque au cocon familial, pouis à la société en général. L’adolescent est séduit par tout ce qui est rebelle, musique violente, attitude romantique, désir d’indépendance, fugue, lien avec des tribus de jeunes en marge, adhésion aux valeurs anarchistes, dénigrement systématique des valeurs anciennes. La période s’achève par une sortie du cocon familial.

21 à 28 ans : adhésion à la société. Stabilisation après la révolte. Ne parvenant pas à détruire le monde, on l’intègre avec au départ la volonté de faire mieux que la génération précédente. Recherche d’un métier plus interessant que celui des parents. Recherche d’un lieu de vie plus interessant que celui des parents. Tentative de bâtir un couple plus heureux que celui des parents. On choisit un partenaire et on fonde un foyer. On construit son propre cocon. La période s’achève généralement par un mariage. L’homme a, dès lors, rempli sa mission et en a terminé avec son premier cocon protecteur.

FIN DU PREMIER CARRE DE 4 X 7 ANS

DEUXIEME CARRE DE 4 X 7 ANS

Le premier carré ayant débouché sur la construction de son cocon, l’humain entre dans la seconde série de cycles septennaires.

28 à 35 ans : consolidation du foyer. Après le mariage, l’appartement, la voiture, arrivent les enfants. Les biens s’accumulent à l’intérieur du cocon. Mais si les quatre premiers cycles n’on pas été solidement construits , le foyer s’effondre. Si le rapport à la mère n’a pas été convenablement vécu, elle viendra ennuyer sa belle-fille. Si le rapport au père ne l’a pas été non plus, il s’immiscera et influencera le couple. Si la rebellion envers la société n’a pas été régle, il y aura risque de conflit au travail.
35 ans, c’est souvent l’âge où le cocon mal muri éclate. Surviennent alors divorce, licenciement, dépression ou maladies psychosomatiques. Le premier cocon doit dès lors être abandonné et…

35 à 42 ans : on recommence tout à zéro. La crise passée, reconstruction d’un second cocon, l’humain s’étant enrichi de l’expérience des erreurs du premier. Il faut revoir le rapport à la mère et la féminité, au père et à la virilité. C’est l’époque où les hommes divorcés découvrent les maitresses, et les femmes divorcées les amants. Ils tentent d’appréhender ce qu’ils attendent au juste non plus du mariage, mais du sexe opposé.

Le rapport à la société doit aussi être revu. On choisit dès lors un métier non plus pour la sécurité qu’il apporte mais pour son intérêt ou pour le temps qu’il laisse de libre. Après la destruction du premier cocon, l’humain est toujours tenté d’en reconstruire au plus vite un second. Nouveau mariage, nouveau métier, nouvelle attitude. Si on s’est débarassé convenablement des éléments qui le parasitaient, on doit être capable no pas de bâtir un cocon semblable mais un cocon amélioré. Si l’on n’a pas compris les erreurs du passé, on rétablira exactement le même moule pour aboutir aux mêmes échecs. C’est ce que l’on appelle tourner en rond. Dès lors les cycles ne seront plus que des répétitions des mêmes erreurs.

42 à 49 ans : conquête de la société. Une fois rebâti un second cocon plus sain, l’humain peut connaître la plénitude dans son couple, sa famille, son travail, son épanouissement personnel. Cette victoire débouche sur deux nouveaux comportements :

Soit on devient davantage avide de signes de réussite matérielle : plus d’argent, plus de confort, plus d’enfants, plus de maitresses ou d’amants, plus de pouvoir, et on n’en finit pas d’agrandir et d’enrichir son nouveau cocon sain. Soit on se lance vers une nouvelle terre de conquête, celle de l’esprit. On entame alors la véritable construction de sa personnalité. En toute logique, cette période doit s’achever sur une crise d’identité, une interrogation existentielle. Pourquoi suis-je là, pourquoi vis-je ? que dois je faire pour donner un sens à ma vie audelà du confort matériel ?

49 à 56 ans : révolution spirituelle. Si l’humain a réussi à construire son cocon et à se réaliser dans sa famille et son travail, il est naturellement tenté de rechercher une forme de sagesse. Dès lors, commence l’ultime aventure, la révolution spirituelle. La quête spirituelle, si elle est menée honnêtement, sans tomber dans les facilités des groupes ou des pensées toutes prêtes, ne sera jamais assouvie. Elle occupera tout le reste de l’existence.

L’évolution se poursuit ensuite en spirale. Tous les 7 ans, on monte d’un cran en repassant par les mêmes cases : rapport à la mère, rapport au père, rapport à la révolte contre la société, rapport à la construction de sa famille.

Par moments, certains humains font exprès d’échouer dans leur rapport à la famille ou au travail afin d’être obligés de recommencer les cycles. Ils retardent ou évitent ainsi l’instant où ils seraient obligés de passer à la phase de spiritualité car ils ont peur d’être placés pour de bon face à eux-mêmes

 

Publié dans ASTROLOGIE, Bible, cyclologie, POLITIQUE | Pas de Commentaire »

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