Jacques Halbronn Temps indéfini ou temps cyclique?. Le cas de l’évenement unique à célébrer

Posté par nofim le 18 avril 2022

Jacques  Halbronn Temps indéfini ou temps cyclique? Le cas de l’événement  unique à célébrer.

 

Les débats actuels autour des enjeux électoraux révélent une sorte d’idéologie du temps indéfini, illimité. C’est ainsi que le référendum de 2005 est présenté comme exprimant une réponse définitive qui ne saurait être remise en question. C’est la position d’un Michel Onfray qui crie au scandale parce que les conclusions du dit référendum ont été réaménagées par la suite. Vox populi, vox Dei.

Lu dans la revue Front Populaire:

 

« Les 15 ans du « non » au référendum

Il y a quinze ans, le 29 Mai 2005, près de 55 % des Français rejetaient le projet de traité établissant une constitution pour l’Europe. Une formidable expression de la souveraineté nationale qui sera désavouée trois ans plus tard, lorsque députés et sénateurs adoptèrent le Traité de Lisbonne, au mépris de la volonté populaire ».

 

On entend  ainsi certains décréter qu’un réferendum devrait fixer des lignes pour le long terme alors même que le dit réferendum ne peut s’inscrire que dans une certaine conjoncture. Tout se passe comme s’il y avait la volonté de figer les choses une fois pour toutes et que l’important n’était pas tant ici le contenu que la forme.  Abordons à présent un autre sujet d’actualité, à savoir le « miracle » de la Résurrection de Jésus, présenté comme la pierre de touche du christianisme. Là encore,  un instant T  se voit doté d’un impact indéfini, ad vitam aeternam. A cette approche, nous opposerons celle de temps cyclique, à savoir l’existence d’une dialectique du flux et du reflux et le maintien de cette dialectique à travers le temps.

Or, la doctrine chrétienne nous présente la dite Résurrection pascale comme un événement inoui, unique en son genre, ce qui renvoie à l’idée d’un temps « indéfini ». Or, il semble bien que certaines religions étaient axés sur le retour d’un phénoméne récurrent, ce qui va à l’opposé du temps « indéfini », permanent, pérenne, constant. Le miracle, ici, est, selon nous, de l’ordre du recommencement, d’une attente d’une nouvelle manifestation.. 

Force est de constater que le christianisme s’est fixé sur un seul événement, non reproductible, qui est la Résurrection, le retour du monde des morts, ce qui nous oblige à survaloriser le dit événement sur la base de témoignages anciens. Imagine-t-on que l’on nous parle d’un phénoméne qui n’est pas censé se reproduire, et donc s’observer!

Jean Michel Castaing (aletheia) n’écrit-il pas :

« La résurrection de Jésus nous rejoint aujourd’hui parce qu’elle fut un événement réel, objectif, qui avait besoin de témoins pour prendre tout son sens. Les apôtres furent les témoins de cet événement qui bouleversa leurs vies – comme il peut transformer la nôtre dès maintenant.

« La Résurrection de Jésus est un fait objectif. Bien que l’événement n’eût aucun témoin et qu’il transcende nos cadres spatio-temporels habituels (par lui Jésus entre dans la vie divine), cependant il s’inscrit dans notre histoire. En effet, la Résurrection est arrivée à un moment bien précis du temps, et elle a touché une personne qui a vécu une existence terrestre »?

 

 

Pour nous, en tout cas, il s’agirait là d’un contre-sens théologique lequel ne saurait se dissocier d’un processus cyclique et donc reproductible, selo une certaine exigence épistémologique.  Ce qui a été sera. Un phénoméne ne saurait être cantonné au passé mais se doit d’être manifeste ici et maintenant. Prenons le cas du génie. Devrait-on se contenter d’évoquer des génies du passé? Heureusement, tel n’est nullement le cas et  chaque génération peut se glorifier d’un certain nombre de génies, de « justes » (selon la terminologie liée  à la discussion autour du sort de Sodome et Gomorhe. De même, toute naissance présente un caractère merveilleux et cela vaut pour la naissance de Jésus mais nous savons que le « miracle »‘ de la naissance est  constamment attesté et n’a pas à être célébré comme un évenement révolu. C’est d’ailleurs toute l’ambiguité du processus de  célébration, comme dans le cas de la Sortie d’Egypte, célébré à Pâques. Tout miracle est voué à se répéter  périodiquement, même si l’on peut essayer d’en déterminer la première occurence.   Par ailleurs, la grandeur d’un pays  ne saurait se réduire à quelque événement aussi remarquable serait-il mais exige des confirmations régulières sinon on bascule dans le « has been ».  Et d’ailleurs, cela deviendrait l’exception qui confirme la régle, ce qui montre bien que nous n’accordons de peu de crédit à ce qui ne peut se rééditer, comme dans le cas d’un sportif qui se glorifierait d’un exploit qu’il ne serait pas en mesure de renouveler.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

JHB  18 04 22

Publié dans ASTROLOGIE, chronologie | Pas de Commentaire »

Jacques Halbronn Epistémologie. Dialectique du visible et de l’invisible, de la source et de l’aboutissement

Posté par nofim le 28 mars 2022

Jacques  Halbronn  Epistémologie. Dialectique du visible et de l’invisible, de la source et de l’aboutissement 

 

 

 

 L’Humanité semble se diviser entre ceux qui s’attachent au visible  et ceux qui entendent explorer l’invisible. Entre les deux clans, un certain dialogue de sourds, entre démarche apologétique et démarche  archéologique.  Cette dialectique correspond au processus de procréation:  invisibilité de la conception et visibilité de la naissance (cf celle de Jésus et la représentation de la créche de Noël).

En ce qui concerne les défenseurs du « fait accompli », à savoir ceux qui sont persuadés que ce qui nous parvient est le fruit de toute une histoire dont il s’agirait de décrypter, d’interpréter le sens, il suffirait de prendre bonne note du résultat final qui nous est donné à voir à l’image d’un arbre qui n’aura cessé de pousser, de mûrir et dont il faut cueillir et recueillir les fruits.Le structuralisme peut être instrumentalisé dans ce sens, au nom d’une synchronie qui ferait peu ou prou fi de la diachronie;.  D’où la conviction chez la plupart des praticiens et des pratiquants qu’il faut s’en tenir au cours qui aura été suivi dans la longue durée d’autant qu’ils spéculent sur une certaine finalité (téléologie)

Inversement, ceux qui entendent restituer, reconstituer le plan d’origine, de départ – dont nous sommes -  adopteront une approche archéologique (cf l’archéologie du savoir de Michel Foucauld) et auront pour but de faire apparaitre les principes, les fondements, le plan premier qu’il s’agisse de la genése d’une langue, de la formation d’une tradition, d’un corpus, d’une oeuvre etc. On quitte alors la proie du visible pour l’ombre de l’invisible.  Selon nous, la mission du philosophe reléverait de ce dernier cas de figure, ce qui passe par une décantation, un élagage: on sépare le bon grain de l’ivraie.

Nous avons, pour notre part, rencontré bien des résistances dans le domaine des recherches linguistiques. Un de nos mémoires(Université Paris V) fut rejeté en 1989 du fait d’un  rapport  de  Hayim Vidal Sephiha (1923-2019) – pour ne pas le nommer- car notre propos était de restituer l’agencement originel d’une grammaire, quant à sa symétrie, sa cohérence initiale.  Nous avons en effet la faiblesse de croire qu’au commencement d’une entreprise, d’une construction, il y a une volonté d’harmonie, d’équilibre, de logique qui risque fort de se dégrader au fil du temps et que l’historien aurait pour tâche de retrouver; De même, nous avons dénoncé divers effets du syncrétisme consistant à vouloir harmoniser après coup, ce qui est disparate, hybride, notamment en ce qui concerne l’astrologie, la Bible, les Centuries de Nostradamus.

Nous pensons au défunt Patrice Guinard (1957-2021) qui s’evertua au cours de ses dernières années (sur son site CURA.free.fr), à démontrer que la succession- fort aléatoire- des éditions des Centuries correspondait rigoureusement  au projet initial de l’auteur (1503-1566), retardant ainsi d’autant un consensus autour de notre critique nostradamique.(cf notre post doctorat, EPHE  2007) Au fond,  rien à entendre les avocats d’un aboutissement final, d’une consécration terminale, ne serait dû au hasard, à l’emprunt, à la contrefaçon, à l’antidatation. Tout ferait sens!  On observe que dans les deux cas de figure, il y a  quéte d’harmonie, que ce soit  a priori ou a posteriori. On pourrait rapprocher ces deux « écoles » des notions d’équinoxialité  pour l’évolutive et de solsticialité pour l’involutive.(Astrologie EXOLS)

 

 

 

 

JHB  28 03 22

 

 

 

Publié dans ASTROLOGIE, chronologie, sociologie, symbolisme, théologie | Pas de Commentaire »

Jacques Halbronn Sa vocation chronologiste : de l’astrologie à la bibliographie.

Posté par nofim le 19 décembre 2021

Jacques  Halbronn  Sa vocation  chronologiste : de l’astrologie à la bibliographie.   

 

 

Le dénominateur commun à nos divers domaines de recherche nous semble bien être l’importance accordée à la chronologie, aux dates et c’est ce qui confère une  certaine unité à nos travaux comme dans le cas de la bibliographie du corpus  Nostradamus (cf  2011 – Revue française d’histoire du livre. : « Vers une nouvelle approche de la bibliographie centurique. » [p. 51-202]. ou dans la cyclologie des empires.(cf L’astrologie selon Saturne. 1994) Mais cela vaut aussi pour un ensemble que nous avons intitulé « Phénoménologie du couple » et qui est constitué d’extraits de nos journaux « intimes » et de notre correspondance. (à paraitre en 2022 sur la plateforme SCRIBD). C’est dire que le quadrillage chronologique aura été notre fil conducteur à plus d’un titre. Nous pourrions également citer nos Guides successifs  de la vie astrologique, quand nous recensons les Colloques organisés dans le milieu astrologique de 1981 à 2006. Cela dit, nous ne sommes pas, pour autant, prisonnier des documents dûment datés, ne serait-ce que parce que nous avons signalé des éditions antidatés dans le cas des Centuries, ce qui  tranche avec les chercheurs qui s’en tiennent servilement aux dates figurant complaisamment sur les ouvrages.. C’est ainsi que nous avons fait la chasse aux anachronismes, introduisant la notion de « chronéme », ce qui recoupe peu ou prou celle de « terminus » mais aussi celle de choréme – de qui émane un texte, à qui s’adresse-t- il- et nous prenons un certain (malin) plaisir à déconstruire des ensembles syncrétiques comme l’Ancien Testament, lequel mélange allégrement des sources issues de camps opposés, comme furent les « maisons  » d’Israel et de judah. Quant au domaine linguistique, nous nous sommes longuement intéressés aux calques, aux emprunts  entre le français et l’anglais avec cette idée de montrer ce qui a précédé et ce qui a succédé, ce qui est cause et ce qui est effet (l’oeuf et la poule)

Avouons que nos dernières recherches chronologiques au prisme du cycle de la planéte Saturne nous auront comblé en ce qu’elles venaient brillamment confirmer notre vocation précoce de chronologiste.(cf en 2001 notre CATAF (Catalogue Alphabétique des textes astrologiques français, 2001., outil de travail  qui fait autorité chez les chercheurs)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

JHB 19 12 21

 

 

 

Publié dans anthropocosmologiz, ASTROLOGIE, chronologie | Pas de Commentaire »

 

Hertiuatipo |
L'actualité du droit d... |
Beats Pas Cher |
Unblog.fr | Annuaire | Signaler un abus | Lixueosche
| Kenpkcv
| Luivaterfoxs