jacques halbronn Pour une épistémologie du mode d’emploi.
Posté par nofim le 14 mai 2021
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Posté par nofim le 14 mai 2021
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Posté par nofim le 1 mai 2021
Critique de la posture apologétique
par Jacques Halbronn
Beaucoup parmi nous ne vise finalement qu’à laisser les choses en l’état. Ils sont ancrés dans une posture apologétique à la façon de gardiens d’un site visant à protéger ses occupants. On veille au grain. Le chercheur n’aurait alors d’autre raison d’être que de maintenir une certaine zone de confort chez les membres d’une communauté. On entend parfois des propos impliquant que le théoricien serait là pour s’occuper de la « com » des praticiens, pour donner une bonne image, présentable, du groupe et des activités qui lui sont propres. En fait, le chercheur ne serait pas là pour remettre en question les habitudes du groupe et d’ailleurs, cela lui risquerait de lui conférer un pouvoir qui ne serait pas de mise en ce qu’il serait le vecteur incontournable du progrès.
Pour notre part, ce type de chercheur serait rassurant de par ses limitations mêmes, voire inoffensif du fait de son impuissance..Ses insuffisances tiendraient selon nous, à un certain manque de confiance en sa capacité à pousser un raisonnement jusqu’à son terme, en son intelligence. Ce personnage ne pourrait pas agir sans filer et au fond il irait de soi que ses conclusions devraient nécessairement aboutir au maintien du statu quo à l’instar d’un éléve qui s’attaquerait à un exercice dont on lui aurait donné par avance la solution.
Dans le domaine des sciences humaines, c’est bien là l’obstacle épistémologique par excellence avec une montagne qui accouche d’une souris. Tout ça pour ça ! On s’aperçoit que des constructions ingénieuses ne sont que des artifices pour que tout reste en l’état. Et d’ailleurs, on ne s’y trompe pas car tout va continuer comme avant. On change certaines formulations pour que rien ne change. Tout cela ne serait que coquetterie, que maniérisme. Et en fait, ce type de chercheur/se sert surtout à résister, à répliquer à une approche critique tant et si bien qu’il se donne comme un défenseur de l’ordre établi . RAS. On est dans la logique du vaccin qui immunise au prix de quelque injonction bénigne. En fait, ce chercheur de pacotille se substituerait au vrai chercheur et ce serait même là son rôle.
Nous avons bien entendu en tête divers cas. Par exemple, en linguistique, l’on peut décrire une langue mais surtout pas en signaler les incohérences, proposer sa réforme. L’idée c’est de montrer que tout est en bonne voie, qu’il n’y a vraiment pas lieu de s’inquiéter . Faute de quoi, on se lancerait dans une aventure, sous la conduite de quelque apprenti sorcier. On pense à un homme impuissant dont on ne risquerait pas qu’il accouche ou fasse accoucher d’ une progéniture non désirée. Il est bon qu’il ne crée pas d’embarras, qu’il ne dévalorise pas les pratiques en vigueur, les acquis culturels, car la nouveauté favorise les nouveaux venus et leur intégration.
Pourtant, il y a des périodes où une société aurait besoin de se renouveler, de changer les régles du jeu, les repères, de se ressourcer en alternance avec d’autres périodes durant lesquelles il faut renouer avec une mémoire enfouie, c’est le retour du refoulé. Car quelque part, quand les choses ne sont pas au point, quand la situation est fausse, qu’il y a de l’incohérence, cela se ressent..
Nous voyons dans bien des cas une difficulté à suivre une démonstration de bout en bout, comme si l’on n’était pas en mesure de tirer des conclusions. Il y a de la frilosité. Comme nous le disions plus haut, tout se passe comme s’il y avait un seuil à ne pas franchir. Il faut rester dans les clous, ne pas dépasser les bornes.
Or, selon nous, toute forme de restructuration se révéle comme une ouverture vers d’autres disciplines qui jusque là ne semblaient guère compatibles. D’où un repositionnement. Ce qu’on perd d’un côté, on le gagne de l’autre et ce qu’on gagnait d’un côté, on le perdait de l’autre..
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JHB
01 05 21
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Posté par nofim le 11 juillet 2016
La notion de peuple élu comme dynamique impériale
par Jacques Halbronn
Il importe d’approcher les textes avec un minimum de sens critique et cela n’est pas sans exiger une certaine rigueur, et un sens certain de la vraisemblance et donc de l’invraisemblance qui permet de se rendre compte que telle formule ne fasse sens que dans un certain contexte. En menant des travaux dans des domaines apparemment distincts, l’on parvient ainsi à aborder tel ou tel texte avec un œil nouveau?
Chez les juifs, on trouve un tel énoncé chez le prophète Amos (Livre d’Amos 3:2): « C’est vous seuls que J’ai distingués entre toutes les familles de la terre, c’est pourquoi Je vous demande compte de toutes vos fautes. »
Nous voulons parler ici de la notion d’empire qui implique effectivement qu’un certain peuple puisse occuper une place centrale au milieu d’autre peuple. Les exemples abondent dans l’Histoire de la prise de pouvoir d’un peuple sur d’autres peuples et c’est selon nous une bonne définition de la notion d’empire avec notamment l’idée de capitale d’empire que ce soit pour Istamboul (Empire Ottoman) ou Vienne (Empire austro-hongrois). On peut aussi parler de « métropole » dans le cas d’un empire colonial.
En ce qui concerne l’usage de l’expression « peuple élu », on la trouve au XXe siècle utilisée , par exemple, par la secte Moon.(Eglise de l’Unification) qui voit dans la Corée le « peuple élu » .
Au fond, tout projet impérial ne passe-t-il point par l’idée d’un « peuple élu » ayant vocation à « englober »" diverses nations et à en constituer le centre?
Mais que penser dès lors de l’usage qui en est fait dans le cadre hébraïque? On peut certes être tenté – mais ce serait bien anachronique sinon « prophétique »- de soutenir que le judaïsme aura essaimé, et se sera diffusé par le biais du christianisme voire de l’Islam mais une telle « leçon » nous semble bien tirée par les cheveux et nous pensons plus sage de nous en tenir à une problématique impériale « classique » comme L’historiographie est en mesure de l’illustrer, à travers les âges, de l’Antiquité à nos jours, témoignant de fortunes bien diverses, au demeurant. Rappelons que cette notion implique un élargissement de l’espace-temps: un empire débordant les frontières et exerçant des effets durables, même après sa période la plus intense, à l’image de certaines étoiles qui éclairent encore alors qu’elles ont disparu. L’Historien aura pour tâche-épistémologiquement, de rassembler les traces de telles entreprises tant dans le domaine politique qu’intellectuel, artistique ou religieux. Est ce que les empires ne seraient pas-tous domaines confondus- l’entreprise la plus remarquable et la plus mémorable pour l’Humanité?
Que dire par conséquent de l’usage qui figure dans le monde juif? Revenons un instant sur l’Etat Juif de Herzl. Est-ce que cette formule (parfois contestée dans sa « traduction » français de « Judenstaat) ne pourrait être interprétée comme signifiant précisément un tel projet impérial, faisant des Juifs un « peuple élu » exerçant son pouvoir sur un certain nombre de « nations » (goyim).? La promesse de Dieu à Abraham de faire de sa descendance un « grand peuple » (Genése) n’est-elle pas liée à une telle idée impériale puisque « grand peuple » est en quelque sorte synonyme de « peuple élu »? Mais l’on voit bien que tout cela sonne faux au prisme de la réalité historique propre au peuple hébreu/juif à telle enseigne que nous avons, opté au contraire pour l’idée d’un Etat Hébreu au sein d’un empire et non comme centre d’un empire, soit un cas de figure radicalement inverse? On pense à Herzl demandant au sultan de lui accorder une place au sein de l’empire ottoman ou obtenant juste avant sa mort l’Ouganda au sein de l’empire britannique. (1905)
Tout semble au contraire indiqué que cet usage de « peuple élu, de « grand peuple » ne fasse sens que pour les origines d’un empire. Autrement dit, on conçoit aisément qu’un empire se dote d’un certain mythe des origines. Or, la formule tombe à plat dans le cas hébreu même si les antisémites ont pu déclarer au XIXe siècle, que les Juifs contrôlaient le monde. (cf notamment notre ouvrage Le sionisme et ses avatars, Ed Ramkat 2002)
Notre thèse est la suivante : une telle formulation a du appartenir à un « véritable » empire, elle lui aura été empruntée comme bien d’autres éléments du Pentateuque. Rappelons que le phénoméne de l’emprunt se situe au cœur de nos travaux, notamment en linguistique.
En conclusion, il nous semble que cette expression est décalée par rapport au judaïsme, qu’elle n’y a pas sa place. Bien au contraire, ce peuple a besoin de s’inscrire au sein d’un empire, d’un ensemble supranational, bien plus qu’il ne serait en mesure d’en constituer l’axe central, ce qui nous semble sensiblement mieux convenir à la France. Paradoxalement, la France de nos jours a une destinée impériale qu’elle ne parvient plus à assumer du fait d’une crise identitaire alors que les Juifs sont porteurs d’un modèle qui ne correspond pas à leur destin.
La plus grande source de conflits tient au déclin de la conscience impériale, ce qui conduit les Etats à ne plus savoir assumer leur héritage. La notion d’empire est créative, elle s’attelle à des combinatoires, à des coexistences inédites, inouïes. L’Etat ne trouve selon nous sa légitimité qu’en tant que régulateur, harmonisateur des différences au sein de l’ensemble dont il a la charge. On sait à quel point la crise de l’Etat conduit à la dislocation, au démantélement et ce n’est qu’après coup, que l’on en prend vraiment conscience, quand l’ensemble existant ne tient plus. Le nationalisme retrouve une dynamique quand l’Empire échoue, quand aucun peuple n’est » élu » pour assumer une certaine centralité. Toute nation posséde son bâton de maréchal et peut en principe briguer l’Empire mais il y a beaucoup d’appelés et peu d’élus.
JHB
12 07 16
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Posté par nofim le 1 juillet 2016
La notion de maisonnée : l’homme et son environnement domestique.
par Jacques Halbronn
Le soleil fait-il partie du « systéme solaire »? On serait tenté de répondre par l’affirmative . Cela dit, tout ce qui gravite autour du soleil et par le soleil constitue un ensemble certes »solaire » – parce que marqué par une seule et même forme de gravitation et cependant d’un tout autre ordre que ne l’est cette étoile.
Si l’on applique une telle analyse à la société « humaine », l’on dira que tout ce qui gravite autour de l’Homme constitue sa « maisonnée »
(comme on dit une bouchée, une cuillérée, une poignée, autant de contenants susceptibles de recevoir une certaine quantité de produit).
La question qui se pose à l’anthropologue est celle de la femme. Celle-ci doit elle être située au centre du systéme, aux côtés de l’Homme ou bien, au contraire, conviendrait-il mieux de la placer au sein de cette maisonnée dont il vient d’être question?
Notons qu’une telle interrogation vaut par exemple pour les esclaves, les étrangers et les Dix Commandements ne nous rappellent-ils pas qu’il ne faut pas convoiter ‘la femme de ton prochain »?
Dernier de la série:
10-Tu ne convoiteras pas la femme de ton prochain. Tu ne convoiteras pas la maison de ton prochain, ni son champ, ni son serviteur, ni sa servante, ni son bœuf, ni son âne, ni rien de ce qui lui appartient.
La « maison », c’est bien ce que nous appelons ici la maisonnée.
Le commandement sur le respect du Shabbat est construit de la même façon si ce n’est que la femme n’y est pas citée dans la list de la « maisonnée », ce qui semble correspondre à une omission.
Par ailleurs, la vision d’Ezéchiel mentionne l’homme aux côtés du bœuf, du lion et de l’aigle, au sein du tétramorphe. Comment l’homme pourrait-il figurer aux cotés de ces « bêtes »? Il convient donc de comprendre ici plutôt un humain n’ayant pas le plein statut d’homme, un « domestique », soit littéralement un membre de la maisonnée.
Les anthropologues (cf Descola etc) ont noté que l’homme tendait à traiter tout ce qui l’entourait sans distinguer ce qui était humain et ce qui ne l’était pas. On peut parler d’animisme. Dans un monde où les humains étaient relativement peu nombreux, la place accordée à ce qui n’était pas du même ordre était considérable.
Nous avons été frappés par un passage de l’Exode où il est écrit que Moïse s’adresse au peuple et vice versa. Etrangement, c’est Dieu qui parle de « mon peuple » plutôt que Moïse:
« Alors maintenant, je t’envoie vers le roi d’Égypte. Va et fais sortir de son pays les Israélites, mon peuple. »
On a donc l’impression que Moïse n’appartient pas vraiment à ce peuple (cf les idées de Freud à ce sujet, dans Moïse et le Monothéisme) mais qu’il est chargé de le conduire, de le guider.
Comment expliquer un tel décalage?
Que l’on songe au sort d’un certain nombre de royautés, tant en Europe qu’au Moyen Orient. Dans de nombreux cas, des princes étrangers au pays ont été chargés d’occuper la fonction royale, comme en Belgique ou en Jordanie. Tout se passe comme si les princes appartenaient à un « corps », une « caste » dont les membres pouvaient être envoyés en mission. Deux mondes bien distinctes mais voués à être reliés
: telle est la nature de l’alliance entre un peuple et « son » souverain, sans que cela signifie pour autant que le souverain appartienne stricto sensu au peuple considéré? On pense de nos jour aux « énarques » que l’on retrouve un peu partout en haut des hiérarchies les plus diverses.
Ainsi, le chef n’a nullement à émaner de la communauté qu’il est amené à diriger. On pense à un Mazarin, un Italien voué aux plus hautes fonctions au début du régne de Louis XIV.
De même une femme enceinte n’a-t-elle pas le même sang que le père de ses enfants. Mais c’est cet homme qui aura enclenché le processus, le compte à rebours de l’enfantement.
On voit que la nature des relations entre l’homme – ici le mâle- et la maisonnée dont il a la charge, la garde mérite quelque réflexion et l’on sait à quel point l’usage du pronom possessif peut être source de confusion. Mon bras, ce n’est pas la même chose que mon crayon. Et qui est le sujet auquel renvoie ce « mon »? Quand je dis « mon crayon », est-ce à dire que ce crayon est de même nature que moi?
Quand Dieu (au chapitre II de la Genése) propose à l’homme de s’adjoindre une « femme » (Isha), celle-ci ne s’inscrit-elle pas ipso facto dans sa « maisonnée ».
Il ne s’agit pas ici de se demander, comme le fit dans le temps, si la femme a une « âme » mais d’éviter les amalgames. Rappelons que le fait même de parler de relation, de rencontre signifie qu’il y a eu séparation, différence. Tel est d’ailleurs tout l’enjeu des rapprochements.
En conclusion, nous invitons notre lecteur et notre lectrice à s ‘interroger sur la nature de cette proximité -qui est peut être une promiscuité- entre les hommes et les femmes, quelles en sont les limites. Il vaut notamment la peine de s’interroger sur les modalités des fréquentations entre les deux sexes. Quel modus vivendi peut s’instaurer? A l’évidence, la femme aura réussi à sortir du rang et en quelque sorte s’est détachée de cette maisonnée, à la façon dont une employée parvient à épouser le « patron ». Mais un tel basculement ne serait-il point cause de déséquilibre, ne fausserait-il pas la perception de la situation?
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Posté par nofim le 1 juillet 2016
Repenser les notions d’objectivité et de subjectivité au prisme du masculin et du féminin
par Jacques Halbronn
Il n’est pas si aisé qu’on veut bien le dire ou le croire d’appréhender le bon usage de ces termes. Or, il nous semble que cette impuissance conduit à ne pas se rendre compte de ce qui distingue les hommes et les femmes. Il y a là un obstacle épistémologique dont on n’a probablement su apprécier toute l’importance.
Nous entendrons par subjectivité un comportement qui ne tient pas compte des données extérieures observables mais uniquement d’un ressenti intérieur.
D’aucuns nous objecteront que ce ressenti intérieur sera nécessairement influencé par ce qui se passe autour de soi. Ce serait là aller un peu vite en besogne.
Au regard de la cyclicité, l’on peut en effet dire que certains « êtres » sont influencés par des phénoménes cosmiques qui jouent sur leurs « humeurs » (mood en anglais).
Il y a là quelque paradoxe dans la mesure où le cosmos est par excellence quelques chose d’extérieur!
Certes, mais ce n’est pas une extériorité « terrestre »., cela correspond à un déterminisme qui ne doit rien à ce qui survient sur terre mais à l’inverse qui est susceptible d’agir sur ce qui s’y passe.
Nous appellerons donc « subjectif » un comportement qui n’est pas stricto sensu lié à ce qui peut s’observer autour de soi.
Si un être est lié à un cyclé céleste- à la Lune par exemple- ce sont les changements qui se produiront en lui qui seront déterminants et non ce qui se passe autour de lui, si ce n’est que si un grand nombre d’êtres vivent la même expérience, cela peut
générer un effet boule de neige. En tout état de cause, le ressenti subjectif deviendra objectif pour autrui. Et face à un tel comportement, autrui sera conduit à penser qu’il est responsable, peu ou prou, d’un tel changement.
Or, comme celui qui subit cette cyclicité ne l’identifie pas comme tel, il sera en effet tenté de mettre sa problématique intérieure sur son entourage.
On en arrive ainsi paradoxalement à ce que celui qui n’a pas la clef de son propre comportement projettera les causes de son « évolution » sur autrui, avec lequel il est en interaction.
Par ailleurs, par delà la question cyclique, certains tropismes peuvent ausis être liés à un déterminisme atavique, lui aussi, autonome par rapport aux situations actuelles; Là encore, certains problémes rencontrés existentiellement par la personne seront mis sur le compte de l’éducation, de l’attitude d’autrui à son égard.
Appliquons ce schéma à la condition féminine. On connait le discours « féministe » selon lequel la Société serait responsable du « plafond de verre » qui empêcherait les femmes d’atteindre l’excellence à laquelle les hommes auraient accés
dans leurs diverses activités, intellectuelle, artistique, politique etc. Il y a là un refus manifeste- et assez général- de reconnaitre le poids de certains déterminismes qui ne doivent rien au conditionnement social.
Inversement, nous dirons que les hommes sont plus dans l’objectivité que dans la subjectivité.
Ils sont bien plus marqués par l’observation du réel extérieur que les femmes, ce qui leur confére un avantage crucial sur le plan « scientifique » et dans le rapport à la matière. . Ces dernières ne le perçoivent qu’au travers de qui en est dit. D’où l’hyper importance du langage pour les femmes, le langage étant l’interface entre le monde des hommes et celui des femmes et se prétant à toutes sortes de sophismes. Les femmes, en ce sens, vivraient davantage dans un monde « spirituel ».
Ajoutons que le déterminisme féminin conduit à un puissant grégarisme qui leur fait rechercher une communion, facilitée par la synchronicité des ressentis alors que les hommes s’affirment davantage sur le plan individuel, du fait de la diversité des regards (cf la parabole des aveugles et de l’éléphant). Paradoxalement, l’objectivité masculline conduit à une forte différenciation entre les hommes alors que la subjectivité féminine conduit à une puissante convergence si bien que nous avons pu dire que les hommes correspondent à la conjugaison au singulier(je, tu etc) et les femmes à la conjugaison au pluriel (nous, vous etc)
Conclusion
La vie sociale des deux sexes tend à se focaliser sur des réunions unisexe, les réunions mixtes tendant à devenir, de plus en plus, l’exception. Les femmes entre elles, ont en commun les mêmes déterminismes et les mêmes cycles et peuvent donc penser que le monde correspond à leur ressenti. Quant aux hommes, ils se mettent assez vite d’accord entre eux sur un certain nombre de « faits » d’observation et parviennent donc ainsi à s’entendre. C’est donc le mélange de ces deux types de ressentis qui sera source de tensions du fait d’un milieu par trop hétérogéne. Ces différences sont autrement plus importantes que d’autres que l’on monte en épingle, notamment dans le domaine de l’immigration. pour nous, les femmes appartiennent à ce que nous avons appelé, ailleurs, la « maisonnée » (cf Philipppe Descola, La composition des mondes. Entretiens avec P. Charbonnier, Paris, Flammarion, 2014, qui cite (p. 201) « Domestication des animaux, culture des plantes et traitement d’autrui. Revue L’Homme, vol 2, n°1, 1962, pp. 40-50). Les femmes appartiennent à la maisonnée avec bien d’autres éléments alors que l’homme en est le centre sans y appartenir à la façon dont le soleil est au centre du systéme solaire et n’y appartient pas vraiment.
JHB
01 07 16
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Posté par nofim le 23 février 2015
Nouveaux regards sur les diverses formes de segrégation
par Jacques Halbronn
Toute approche cyclique se doit de considérer que les phénoménes présentent deux faces vouées à alterner. On insiste trop souvent sur
le cas de figure où il y a refus de parité, d’égalité mais il ne faudrait pas oublier l’autre option, celle où il y a refus de reconnaitre la
différence de l’autre. En fait, cela dépend du contexte.
Quand il s’agit de mobiliser massivement, la consigne doit être de ne pas distinguer les uns des autres car il s’agit de constituer un
ensemble d’un seul tenant. Dans le cycle de 7 ans, cela concerne ce que nous appelons la phase disjonctionnelle.
En revanche, quand il s’agit de choisir un leader, de saluer l’excellence, cette consigne ne fait plus guère sens car il s’agit alors
de découvrir les personnes d’envergure exceptionnelle, qui feront la différence, qui sauveront la mise par leur génie. Cet état de choses
correspond à ce que dans le cycle de sept ans, nous désignons sous le nom de phase conjonctionnelle.
C’est dire que les sociétés doivent apprendre à changer leur fusil d’épaule et de faire alterner leurs valeurs car aucune valeur ne saurait
valoir indéfiniement et en toute circonstance, contrairement à ce que d’aucuns croient pouvoir affirmer.
Appréhendons les questions de misogynie, de xénophobie, d’antisémitisme, à la lumière d’un tel modéle cyclique.
Qu’est ce au vrai, par exemple, qu’être « misogyne »? Est-ce affirmer que les femmes ne sont pas les égales des hommes ou au
contraire nier leur spécificité? Qu’est-ce qu’être antisémite? Est-ce affirmer que les Juifs sont différents ou au contraire leur
dénier une quelconque différence?
Il est clair que si l’on rassemble ce qui est dit au sujet de tel ou tel groupe, l’on trouvera les arguements les plus
contradictoires, dès lors qu’on ne les situera pas dans le temps.
Comme il est dit dans l’Ecclésiaste (Kohélet), il y a un temps pour chaque chose. Un temps pour insister ce qui se ressemble et
rassemble et un temps pour détecter ce qui distingue. Et il importe de savoir à partir de quand l’on va devoir basculer d’un discours vers l’autre.
Au regard de la théorie du cycle de 7 ans que nous promouvons – et dont nous avons largement traité tant par écrit qu’oralement
(sur la télé de la Subconscience)- une telle alternance offre un caractère heuristique remarquable et nous apparait comme un
facteur majeur pour percevoir l’alternance que nous observons au cours du cycle de 7 ans.
En fait, la prévision astrologique ne saurait se passer de tels critères. Le passage – le glissement – d’une rhétorique à une autre est ce que nous avons mission d’annoncer et de baliser au prisme du cycle de 7 ans et cela ne saurait laisser les sociologues indifférents.
On sait que l’astrologie ne saurait faire cavalier seul, qu’elle a besoin d’avoir un interlocuteur en face d’elle de façon à corroborer ou
au contraire à infirmer ses dires (cf la falsifiabilité de Popper).
C’est pourquoi le barométre de la ségrégation nous semble des plus utiles dès lors que l’on est en mesure de capter le changement progressif de ton et l’évolution du sentiment d’exacerbation lequel s’oriente tantôt dans un sens et tantôt dans l’autre.
Il suffirait pour cela de multiplier les sondages d’opinion afin de déterminer quel est le sens du vent, de la rumeur. De quoi se plaignent
les gens à un moment donné: est-ce de la non reconnaissance de l’égalité ou au contraire du refus d’admettre le mérite de certains comparé à celui d’autres?
De nos jours, la conscience de cette alternance est-elle réelleemnt marquée? On peut sérieusement en douter. Il semble que ce qui
excite les esprits soit surtout lié au refus de l’égalité des sexes, des races, des religions, des peuples, des langues etc. Or, cette sensibilisation ne considère qu’une des deux facettes du phénoméne que nous signalons.
Vient nécessairement un temps du reflux, quand l’on s’aperçoit que l’on ne peut pas mettre tout le monde dans le même sac, à la même
enseigne, que ce serait contre-productif et l’on sait que de tels revirements peuvent être observés dans le champ du discours
politique et ce sur des périodes relativement brèves. D’aucuns font mine de s’en offusquer de crier à la trahison des programmes, des
valeurs. Mais la roue tourne et pour paraphraser Montesquieu, ce qui est bien à telle date ne l’est plus au delà.
C’est ainsi qu’actuellement, nous passons en phase conjonctionelle, ce qui implique de reconnaitre l’apport des plus doués, des esprits supérieurs, de ceux qui peuvent servir de moteur, de locomotive. C’est ainsi que certains de nos propos qui ont pu choquer – être qualifiés de misogyne, de xénophobe- peuvent au contraire se révéler utiles pour parvenir à distinguer le bon grain de l’ivraie (Evangile), à ne pas prendre
des vessies pour des lanternes, mélanger les torchons et les serviettes.
Car qui est antisémite, par exemple? Celui qui entend distinguer les Juifs des autres peuples ou celui qui leur nie leur différence?
L’antijudaïsme chrétien n’est-il pas fortement marqué par un certain déni de la mission d’Israël mais n’est ce pas aussi le fait des négationistes face à la Shoah que certains voudraient banaliser, relativiser? Et qui est misogyne, celui qui entend comprendre ce
qui différencie les hommmes et les femmes ou celui qui nie qu’il faille les distinguer? On sait que le probléme se pose actuellement au
regard de la laïcité (cf la manifestation du 11 janvier 2015) : est-ce qu’il n’y a pas plusieurs façons, alternativement, d’envisager
les rapports entre les différentes communautés, populations? Ne doit-on pas osciller entre un discours intégrateur qui ne veut
voir aucune tête dépassser et un discours qui entend rendre à César ce qui est à César (Evangile) et qui reconnait par exemple
la place des Juifs dans la société française, comme semble le souligner le Premier Ministre – et la perte que cela représenterait si ceux-ci
-même une partie seulement d’entre eux – s’en distançaient
Ne touche pas à mon pot (juif) La France a donné des
signaux forts de la conscience et la chance qu’elle a
de disposer d’une présence juive importante, ce qui
avait déjà été le cas lors de la Révolution Française.
. Le paradoxe, c’est que le 11 janvier ne débouchera pas, du moins
dans l’immédiat, sur un quelconque égalitarisme mais bien plutôt sur l’appréciation de l’apport des uns et des autres. Si unité il y a , elle se constitue en fait
contre la communauté islamique, comme marginalisée,
excentrée et la pluie des Césars qui vient de tomber
sur le film Timbuktu -qui campe des musulmans
intolérants- ne laisse aucune équivoque à ce sujet.
Aucune société ne peut ignorer la nécessité de ne pas figer ses positions. L’on sent bien qu’en ce moment la France a besoin pour réussir de mobiliser ses éléments les meilleurs, les plus brillants, et que l’heure n’est pas/plus à un égalitarisme mou.
Certains astrologues, comme Guy Taillade, ne parviennent
pas à accepter cette succession de revirements de l’opinion,
des mentalités mais c’est là précisément tout l’enjeu
épistémologique que de mettre en évidence une telle
cyclicité au lieu de parier sur une longue durée qui
ne se préte guère aux statistiques en raison même de
la rareté des occurences et des récurrences que cela
implique. C’est en fait pour justifier l’usage des planétes
lentes que les astrologues sont entrainés dans une
telle représentation surdimensionnée.
JHB
25 02 15
Publié dans ASTROLOGIE POLITIQUE, Conscience, Culture, FEMMES, judaîsme, PSYCHOLOGIE, SOCIETE | Pas de Commentaire »
Posté par nofim le 8 février 2015
La subconscience comme dualité fondamentale du
psychisme
par Jacques Halbronn
La chaine Teleprovidence est désormais définie comme
celle de la subconscience, concept qui ne saurait se
confondre avec celui de subconscient.
Il s’agit là d’une avancée épistémologique en ce qu’elle
confère à autrui un avantage sur le rapport que nous
entretenons avec nous-même. Le regard de l’autre nous
découvre, nous dévoile.
En effet, une partie de notre propre comportement
nous échappe. Trop souvent, on est tenté de dénier
autrui le droit de parler de nous. C’est là bel et bien
un obstacle épistémologique, en ce qu’il autoriserait une
fin de non recevoir de la part de l’objet que nous sommes
pour autrui.
Les femmes pouvaient -tout comme les Juifs- nier tout droit
à l’autre, celui qui n’est point femme ou point juif (cf le
Deuxiéme sexe de Simone de Beauvoir et les Réflexions sur la Question Juive
de Sartre, au lendemain de la Seconde Guerre Mondiale)-
de discourir à leur sujet (c’est le cas de le dire!)
Or, avec le concept de subconscience tel que nous l’exposons
ici, un tel argument semble ne plus être recevable du fait
que justement nous ne nous voyons pas.
Ce qui est un point aveugle de notre conscient/conscience
n’échappera pas, en revanche, à autrui dans la mesure où
nous lui apparaissons dans notre globalité Conscient/
subconscience. Et bien entendu, vice versa.
Cette subconscience nous échappe d’autant plus que nous
ne l’avons pas acquise mais qu’elle nous a été donnée
à la naissance et donc avant celle-ci. Elle ne reléve pas
de notre éducation mais d’un inné, d’une programmation
qui déterminera notre comportement pour une grande
part tout au long de notre existence en ce que l’inné
conditionne largement ce que nous sommes aptes à recevoir, à
com-prendre.
Selon la subconscience, notre « culture » est un bagage qui se
constitue, pour une bonne part, par delà ce qui nous est
donné à apprendre consciemment. Ainsi, du moins selon
le postulat de l’Astrologie, nous saurions ce qui se passe
dans le ciel non seulement à la naissance mais par la
suite. Nous connaitrions le cours des astres même si nous
n »avons reçu aucun enseignement d’astronomie. On pourrait
en dire autant pour la musique que nous pouvons
maitriser sans l’avoir apprise de quelque professeur. Nous
employons volontiers l’expression « la musique dans le
sang »(cf notre groupe sur Facebook).
Il importe de distinguer subconscience et subconscient.
Ce dernier terme est plus lié à notre histoire personnelle
postnatale. Il reléve d’une exploration individuelle alors
que, selon nous, la Subconscience se situe dans une certaine
forme d’atavisme, voire de science « infuse » qui est propre
à une population dans la durée. En ce sens, nous dirons
que les hommes et les femmes ne seraient point dotés de la
même subconscience, ce qui ne saurait non plus se
confondre avec l’Inconscient Collectif de Jung.
Mais, nous demandera-t-on, comment s’est constituée une
telle Subconscience? Ceux qui suivent nos écrits savent
toute l’importance que nous accordons à la dialectique
Science/Technique et à l’extréme méfiance que nous
éprouvons à l’encontre des savoirs prétendument
sauvages comme les langues, les traditions. Nous pensons
en effet qu’il existe des systémes qui sont mis en place et en
cela nous pourrions être qualifiés de structuraliste. C’est
le génie humain qui élabore de tels systémes doués au
départ d’une certaine perfection mais qui tendent à se
corrompre avec le temps et qu’il importe donc de
rétablir, de reconstituer, de restituer.
Mais selon nous, une grande part de nos programmations
ne seraient pas dues à notre humanité et en cela nous
sommes marqués par une certaine lecture des Ecritures : qui
sont ces « Elohim » qui apparaissent dès les premiers
chapitres du Livre de la Genése?
En 1986 (cf L’Etrange Histoire de l’Astrologie, Paris, Ed
Artefact, dans la première partie que nous avions
rédigée lors de la réédition de l’ouvrage de Serge Hutin
cf ed Marabout, 1968) nous avions opté pour la thèse d’une
Humanité se structurant elle même et perpétuant ses
processus tout au long des siècles de façon de plus en plus
subconsciente). Mais nous avons changé d’approche, près
de 30 ans plus tard car l’on se heurte à la question de la
transmission des caractères acquis (Lamarck).
Nous préférons la thèse de la construction bio-
technologique, ce qui impliquerait l’intervention éventuelle
d’une civilisation venue d’ailleurs et plus avancée, déjà,
que ne l’est notre niveau actuel. Mais nous restons
ouverts à des explications alternatives.
On conçoit aisément que le débat actuel autour de la
« théorie du genre » puisse nous semble assez dérisoire et
illusoire en ce qu’il y a là un surinvestissement de la
partie consciente dans notre rapport au monde. Nous
sommes loin, en effet, de maîtriser les domaines qui
permettraient de nous reprogrammer sans parler du
côté Apprenti Sorcier que cela impliquerait. Le « genre »
est très largement fonction du champ de la Subconscience
et il serait bon de comprendre le monde avant de vouloir
-et de pouvoir- le changer.
L’Humanité n’est pas de l’ordre de la Nature mais de la
Culture mais celle-ci est devenue une Seconde Nature
qui obéit à un mécanisme d’horlogerie lequel n’est
pas tributaire de l’évolution du savoir et n’a pas à en tenir
compte.
Nous ajouterons que cette dualité nous rend quelque peu étranger à nous mêmes et que
ce que nous émettons, apportons à autrui, tant en bien qu’en mal, nous échappe en grande partie.
Cela signifie que notre Subconscience nous fournit des éléments qui ne correspondent pas
nécessairement à nos attentes mais qui s’imposent à nous de par le regard de l’autre. Si par exemple, nous
sommes doués pour telle ou telle activité, cela peut nous apparaitre comme inattendu, inespéré alors même que ce qui compte
vraiment pour nous pourrait ne pas être dans nos cordes. On prendra pour exemple quelqu’un qui ne serait pas en sympathie pour les femmes mais qui au niveau de sa subconscience serait doué dans le domaine du rapport amoureux. Et vice versa. On parle alors de contradictions.
Qu’est ce qui doit prévaloir: ce que nous voulons (subconscient) ou ce dont nous sommes dotés (subsconscience)? Peut- on harmoniser ces deux plans, celui qui nous rattache à notre historicité présente et celui qui s’enracine dans une hérédité de la longue durée? il y a des choses que nous découvrons que nous savons faire et c’est souvent autrui qui nous révéle à nous-même, et que nous écoutons parfois à contre-coeur. On pense à une jolié femme qui n’a que faire de sa beauté , de son charme, mais qui ne peut en ignorer pour autant l’impact sur autrui, le regard des autres. Il semble que progressivement, la subconscience prend le dessus sur l’impact des exemples parentaux et autres. La sagesse ne consiste-t-elle pas à exploiter nos vraies potentialités mais n’est-ce pas là comme une sorte de mariage de raison avec soi-même?
JHB
10 02 15
Publié dans ASTROLOGIE POLITIQUE, Conscience, Culture, FEMMES, PSYCHOLOGIE, SCIENCE | Pas de Commentaire »
Posté par nofim le 31 janvier 2015
Le Dieu créateur de l’univers et le Dieu créateur de notre humanité, un décalage diachronique majeur
par Jacques Halbronn
Le Récit de la Création comporte à l’évidence une solution de continuité quand on passe des premiers aux derniers jours. Ce n’est pas du même Dieu dont il est question au fils du récit.
Le Dieu de Hawking (cf le récent biopic) est celui du Premier Jour de la Création/ Quel rapport avec le Dieu qui crée Adam? Ce Dieu qui crée Adam a lui même été crée en amont. Adam en quelque sorte n’est pas notre ancêtre mais celui de nos créateurs. Notre humanité serait celle du chapitre II de la Genése, issue de la « cote » d’Adam. : nous descendons d’Ish et Isha. Entre nous et le Dieu architecte de l’Univers, il y a l’interface Adam.
Nous suivons le travail de Jean Sendy, sur une lecture « extra-terrestre » des Elohim à condition de ne pas confondre, encore une fois, le Dieu de la Création et celui de notre Humanité, laquelle a été créee par des êtres qui nous sont supérieurs mais qui ne sauraient être pour autant assimilés au Dieu de la Création. D’ailleurs, ce Dieu qui se repose au Septiéme jour ne nous semble guère correspondre à ce Dieu des origines de l’Univers. Ce Dieu là est le fils de Dieu, au sens
où il a été généré par le Dieu « grand architecte de l’Univers »
et en cela Jésus comme « fils de Dieu » pourrait incarner cette
seconde génération de dieux, à la fois née de Dieu mais
aussi « dieux » au regard des hommes, qui sont leur propre
création.
Ce clivage, nous le percevons épistémologiquement dans la distinction entre science « dure » et science « molle », l’une comme l’autre recourant puissamment aux mathématiques. C’est ce qui différencie Hawking de Turing, l’homme u « cassé le code Enigma des nazis pendant la Seconde Guerre Mondiale (cf Imitation Game). L’un cherche à comprendre l’univers, l’autre à découvrir la clef d’une « machine » inventée par les hommes. C’est l’opposition entre Science et Technique qui selon nous est plus pertinente qu’entre sciences dures et molles.
La Technique se construit en fait contre la Science même si elle l’instrumentalise tout en la trahissant. C’est justement là dessus que butent tant d’astrologues qui n’ont pas encore compris, en ce début de XXIe siècle, que l’astrologie reléve de la Technique et non de la Science, ce qui signifie qu’elle ne prend de la Science que ce dont elle a besoin, à savoir tels astres et pas tels autres. C’est ce qui fait la différence entre un Jean Pierre Nicola qui incarne l’astrologie du xXe siècle et nous qui balisons le terrain de celle du XXIe siècle.
JHB
29 01 15
Publié dans ASTROLOGIE POLITIQUE, Conscience, judaîsme, prophétisme, RELIGION, SCIENCE | Pas de Commentaire »
Posté par nofim le 28 janvier 2015
De la prévision de ce qui est en train d’advenir.
par Jacques Halbronn
Quand une femme est enceinte, on peut prévoir qu’au bout du neuviéme mois, elle accouchera. C’est une prévision. Pour qui ne connait pas le processus de la gestation, ce pronostic pourra sembler étonnant. C’est en effet souvent l’ignorance des processus qui nous fait nous étonner et croire que l’avenir est déjà écrit dans tous ses plus infimes détails (mektoub) C’est aussi du fait des déficiences du savoir que l’on commet des erreurs sur le futur.
Dans bien des cas, ce qui est en cours, en train ne nous parvient pas à la conscience et rien n’indique à une femme enceinte qu’elle accouchera au bout de 9 mois si elle ne l’a pas appris par ailleurs, culturellement.
Ce qui peut interférer avec une prévision, ce sont des facteurs extérieurs, étrangers au processus. C’est pourquoi une prévision à long terme a de fortes chances d’échouer ou de ne valoir que dans les très grandes lignes.
Ce qui est le plus intéressnt ce sont donc les prévisions à court terme, celles qui à la fois sont en avance sur l’échéance et à la fois celles qui risquent peu d’être perturbées par des éléments extérieurs. On pense évidemment à l’avortement (IVG) – au sens anglais du terme qui est plus large qu’en français « abort »- et qui implique que l’on arrête ce qui est déjà engagé, ce qui crée de l’imprévu.
Il est donc des forces subconscientes, souterraines qui sont en oeuvre et qui ont leur propre agenda et dont la connaissance nous permet de mieux baliser l’avenir sans que l’on puissse pour autant dire que tout est inscrit par avance.
Il est clair que chaque processus fonctionne séparément et que la prévision ne peut se faire que du point de vue d’nn processus donné bien circonscrit. En cela, une prévision globale est une gageure. On ne peut prévoir que sur un certain segment mais l’on peut coordonner les informations propres à divers segments à condition que chacune des données prises en compte soit fiable par elle même. On n’arrive à rien en combinant des données peu fiables.
Voilà pourquoi notre rapport à l’astrologie se veut très nettement limité et qu’il nous semble chimérique de vouloir tout tabler sur la seule Astrologie.
On nous objectera probablement que l’astrologie est-elle ^même un ensemble de processus et de paramétres. Chaque cycle planétaire couvrirait un champ qui lui serait propre. Un cycle par ci, un cycle par là.
Pour notre part, nous n’adhérons pas à une telle présentation des choses. Nous ne croyons pas en une astrologie « globale », « totale ». Certes, la diversité des facteurs planétaires et autres semble plaider en faveur d’une telle idée d’une astrologie multiple, polyvalente.
Mais telle n’est pas notre approche. Nous pensons que l’astrologie doit se concentrer sur un seul et unique cycle et que c’est dans cet esprit qu’elle a été conçue puisque pour nous l’astrologie est une construction bio-technologique et non l’expressions terrestre d’une structure céleste où chaque astre aurait un rôle à jouer comme le pense un Jean-Pierre Nicola.
L’astrologie n’apporte qu’une certaine information à partir d’un certain cycle et c’est déjà très bien ainsi.
A partir de là, d’autres informations, extra-astrologiques, sont susceptibles de venir compléter le tableau tout en accordant à l’astrologie – une astrlogie épurée- une place éminente.
Plus généralement, nous avons divers moyens pour explorer l’avenir mais il ne s’agit jamais que de prendre conscience de ce qui ne l’est pas. C’est nous qui serions en retard plutôt que les autres qui seraient en avance.
Il est clair que si j’écoute un morceau de musique pour la première fois, je ne saurai pas prévoir la succession des mouvements mais c’est bien là le fait de mon ignorance, de mes lacunes. Maintenant, si l’oeuvre est peu connue, rares seront ceux qui seront capables de décrire la suite des événéments. Parfois, cette suite ne dépend que de très peu de gens voire d’une seule personne qui est en mesure de prendre des décisions et qui ne les communique pas tout de suite à tout le monde. Il faut alors être dans le secret des dieux!
Le dilemme est donc le suivant: soit l’on est dans la précision globale sur une période très courte soit l’on est dans les grandes lignes sur une période bien plus longue.
L’astrologie reléve d’une connaissance des grandes lignes mais elle peut baliser des décennies, des siècles et fournir des repéres fiables et viables et ce en dépit de données extérieures manquantes et qui le seront d’autant plus que l’échéance sera éloignée.
Les autres formes de divination sont plus dans le court terme et plus on attend, plus la « prédiction » deviendra incertaine y compris dans les grandes lignes. Rappelons que la plupart des pratiques astrologiques ne valent pas mieux, notamment celles qui s’articulent sur des thèmes (de naissance ou autres).
Il y a des probabilités qui permettent incontestablement de déterminer ce qui va se passer dans tel domaine spécifique, c »est vrai pour l’alternance du jour et de la nuit, pour les marées, pour les saisons, pour l’approche de la mort du fait de l’âge, du fait de l’application de la constitution, d’un calendrier électoral programmé de longue date etc
Le grand enjeu pour l’astrologie du XXIe siècle est de fournir au moins un cycle viable. D’aucuns soutiendront qu’un seul cycle planétaire est nécessairement partiel. Ce n’est pas notre avis: nous sommes persuadés qu’à l’origine, un certain cycle aura été privilégié, et en quelque sorte « élu » par rapport aux autres. C’est ainsi que l’on doit aborder notre civilisation judéo-chrétienne mais aussi gréco-latine. Le monothéisme nous enseigne de nous focaliser sur un seul vecteur et la science grecque nous invite à une certaine exhaustivité. C’est ce qui distingue les sciences de l’homme des sciences dures mais l’on s’apercevra de plus en plus que même les sciences dures impliquent des choix qui permettent de passer de la puissance à l’acte.
JHB
28. 01. 15
Publié dans ASTROLOGIE POLITIQUE, Conscience, divination, FEMMES, machine, Médecine, MUSIQUE, NOSTRADAMUS, POLITIQUE, prophétisme, RELIGION, SCIENCE | Pas de Commentaire »
Posté par nofim le 22 janvier 2015
Le déni de centralité
par Jacques Halbronn
Notre civilisation souffre d’un déni de centralité et cela a pour effet de nous condamner à la décadence car refuser de reconnaitre le centre ici et maintenant, c’est se condamner à accepter ce qu’ont établi les générations antérieures ou les sociétés étrangères. Bref, une société malade est une société qui ne parvient pas à co-créer sur des bases nouvelles; qui n’arrive pas à s’entendre sur le futur, ce qui la contraint à s’appuyer à l’excés sur le passé.
Notre démarche vise à vider les contenants de leurs contenus en remplaçant les dits contenus par d’autres données. C’est tout le but de notre projet de café philo « Autour d’un mot’ (tous les jeudis à partir du 29 janvier 2015, 8 rue de la Providence. 75013 Paris)
Il n’y a égalité dans une société que par le biais de la nouveauté. Créer de la nouveauté est le meilleur garant qui soit de l’égalité. A contrario,
si l’on conserve les anciennes associations signifiant-signifi », on génére inévitablement de l’inégalité entre ceux qui savent et ceux qui ne savent pas alors que ce qui compte, c’est de distinguer entre ceux qui peuvent et ceux qui ne peuvent pas, ceux qui ont de fortes potentialités et les autres.
C »est toute l’idée des nouveaux consensus. Une société doit forger de nouveaux consensus et non se servir de ceux qui ont déjà été
fixés. Quel mérite de nos jours à saluer, par exemple, le génie d’un Beethoven? Il y a bien plus de mérite à célébrer celui d’un de nos contemporains mais cela exige un tout autre investissement et peut être ne sommes -nous plus capables de découvrir de nouveaux génies?
Il faut bien comprendre que tout ne peut se faire que progressivement d’un petit cercle vers un plus grand cercles, du quartier à la ville, de la ville à la région, de la région au pays et ainsi de suite. Les gens ne savent plus comment les choses se font et préférent les choses
toutes faites. Et c’est bien ce que nous appelons décadence.
Notre idée de café philo « Autour d’un mot » met l’accent sur la centralité. Le signifiant en fait ne peut désigner qu’un mot que l’on place au centre, ce que n’avait pas compris Saussure et tous les autres modes gravitent autour.
L’important est de fixer un centre et c’est là qu’il y a blocage. Prenons le cas de l’improvisation musicale, il faut un chef qui donne le la, et cela vaut aussi dans un lieu de culte. Le chef lance quelque chose qui est repris par l’assemblée. De même, chaque mot d’un dictionnaire met en avant un mot et tous les autres mots sont susceptibles de le définir.
Si Freud nous a appris beaucoup sur la structure de notre psyché, il semble, en revanche, que la dynamique sociale n’ait pas vraiment décolé et cela explique les symptomes de décadence que l’on peut capter un peu partout. Les gens préférent obéir docilement à une partition que de se laisser entrainer par un leader qui les conduira. Le chef d’orchestre est un usurpateur. Le vrai chef est celui qui
s’avance et qui est suivi mais ce n’est pas quelqu’un de muet comme l’est le chef qui est le seul de l’orchestre à ne pas faire de bruit. Le vrai leader se fait entendre et son verbe est amplifié, prolongé par le groupe. D’ailleurs, de nos jours, bien des chefs d’orchestre sont aussi
des concertistes mais au lieu d’improviser et d’ouvrir de nouvelles tonalités, ils se contentent de réactiver des consensus du passé qui ne sont que de faux semblants d’une véritable vie.
JHB
22. 01 15
Publié dans ASTROLOGIE POLITIQUE, Conscience, MUSIQUE, POLITIQUE | Pas de Commentaire »