Le manque et l’addition

Posté par nofim le 9 décembre 2014

Le syndrome de l’addition. L’organique et l’instrumental

par  Jacques  Halbronn

 

Selon nous, tout manque se manifeste par un ajout et tout ajout est signe de manque.  Interroger quelqu’un sur ce qui l’a conduit à

ajouter quelque chose conduit à aborder un moment de manque correspondant  au début de cette addition. On peut demander ainsi

à quelqu’un: depuis quand  depuis quel âge,  il porte des lunettes, dans quelles circonstances, cette addition s’est produite. Les lunettes

appartiennent à ce que nous appelons ‘instrument » alors que les yeux relévent de ce que nous appelons « ‘organe » même si l’on peut parler d’un « appareil »  » organique comme l’appareil digestif. Notre rapport au manque n’a pas lâ même signification selon qu’on est homme ou femme. Chez la femme, le manque serait plutôt « normal » alors que cela ne le serait pas, selon nous, chez l’homme.

En ce sens, nous recommandons la solitude en ce qu’elle implique le refus des additions mais cette solitude doit concerner  non seulement une autre personne mais aussi un autre animal  voire tout objet, en dehors du sol sur lequel nous nous tenons, nous marchons, nous dormons,  cela va de soi. Cette solitude ne saurait non plus exclure de quoi se nourrir  et donc une présence au sein de la nature mais sans se forger d’instruments, d’outils, sans abimer celle-ci mais en prenant ce qu’elle a à nous donner, à commencer par les fruits qui sont l’expression même d’un « produit » qui se suffit à lui-même et qui n’exige aucune addition pour être consommé et qui est à la fois solide et liquide, à l’instar d’ailleurs de la viande qui rassasie à la fois la faim et la soif mais qui exige le feu pour être cuite et non pas seulement le soleil comme pour le fruit.  L’on peut penser que l’homme peut consommer de la viande crue mais chaude si l’animal vient juste d’être tué.

Celui qui s’aime  (Aime ton prochain comme toi-même) aura appris à éveiller toutes ses potentialités, celles de son cerveau, de sa voix, de ses mains et de ses pieds, entre autres, ce qui le rendra autonome par rapport au monde « extérieur ». Celui qui ne s’aime pas, ne se connait pas pleinement en tant qu’être humain – ce qui nous différencie les uns des autres est notre faculté à exploiter nos « talents » avec plus ou moins de bonheur- sera conduit à faire appel à une aide extérieure, ce qui créera des liens avec « son prochain ». Ce sera notamment le cas des femmes et dès le plus jeune âge. Et c’est pourquoi ce qui est bon pour le sexe féminin ne l’est pas nécessairement pour le sexe masculin et vice versa. Les valeurs ne sont pas les  mêmes et on pourrait aller jusqu’à dire qu’elles sont inversées. Freud a insisté sur la conscience du manque chez la femme. Ce qui implique donc une nécessaire addition en compensation.

Nous avons développé les notions d’altérité intérieure « ‘aime-toi (même) » et d’altérité extérieure (« aime ton prochain »). On voit qu’il faut commencer par s’aimer soi-même (Evangile) pour aimer autrui. Et il en est qui ne s’aiment pas, n’aiment pas ce qu’ils ou elles sont

devenus et donc seront enclins à ne pas s’intéresser à leur personne et à ne pas pratiquer le « connais-toi toi-même » (grec) qui fait pendant  selon nous au « Aime-toi  toi-même » (judéo-chrétien) en une sorte de fuite en avant où le « pouvoir » (et donc le

vouloir) remplace le « savoir », la connaissance de ce qui est inné, originaire.

L’autre nous fragilise ne serait-ce que parce qu’il peut s’absenter, voire disparaitre, par le vol ou la mort, et tout bonnement par le départ, quelle qu’en soit la raison. Mais pour les femmes,  le lien à autrui, aux objets est vital et elles en assument le prix. Pour les hommes, ce lien vient parasiter leur développement et peut détourner leur énergie, l’épuiser en cas de séparation, de perte. La solitude est plus féconde, plus heuristique pour l’homme que pour la femme, à tout âge et vice versa en ce qui concerne la « compagnie ». L’homme n’a pas besoin d’être inspiré par autrui, mais en revanche, il a une grande force d’inspiration dont il peut faire profiter son prochain. Aimer son prochain, pour l’homme, implique lui donner ce qui a été secrété en lui- même, de lui-même.

Il faut insister sur le’ fait que pendant toute une période de son évolution, les hommes se sont développés en améliorant leurs

performances et les plus performants avaient le plus de chances de survivre -(Struffle for life. Darwin). On sone souvent à un homme se

servant d’un bâton  mais le premier bâton n’est-ce pas notre bras, notre main? On saisit là la différence entre progrès organique et

progrès instrumental. Le premier se transmet génétiquement, le second culturellement.

Quand les humains commencèrent à se servir d’objets, le développement organique fut enrayé et le progrès désormais ne passera

plus par l’organique mais par l’instrumental et cela fait belle lurette que personne n’attend plus rien d’un progrès organique alors qu’il

est évident celui-ci est bien  la clef pour comprendre comment nous sommes devenus ce que nous sommes devenus.

Le recours à l’objet extérieur correspond à un basculement de l’évolution humaine qui aboutit  à notre état de dépendance par rapport aux machines que nous nous fabriquons faute de savoir nous développer nous-mêmes. Et cela est une addition qui est cause et conséquence d’un manque, et d’échec. Autrement dit,  le passage à l’objet serait la marque d’une faillite et cela  nous renvoie à la Génése

où l’on voit l’Adam androgyne (mâle et femelle tout à la fois) se dédoubler. Pour faire image, on comparera à cette Palestine qui elle aussi a été ains divisée à l’instar d’Adam dont on détache une partie de lui-même. Rendre l’homme dépendant, c’est l’affaiblir, c’est

rendre possible une separation entre ces deux corps (mais Dieu luî même ne peut qu’être androgyne, on ne l’imagine pas doté d’une épouse! Or Adam est initialement conçu à l’image de Dieu).

La fin de l’androgynat  marquerait ainsi  un tournant essentiel dans l’évolution ne serait ce que par le manque qui est manifeste lors de

la procréation qui exige de revenir au stade androgynal mais qui peut être interrompue par la seule femme.(IVG, avortement). Il vaudrait d’ailleurs mieux aborder la question de façon cyclique. Il y a un temps de l’androgynat, qui est celui de la « conjonction »

-symbolisée par la rencontre tous les 7 ans entre Saturne et l’une de 4 étoiles fixes royales) puis un temps de la dissociation de l’androgyne qui est celui de la disjonction de Saturne s’éloignant de l’une des dites étoiles. ¨Puis revient un nouveau temps

androgynal et ainsi de suite.. On aurait donc tort de voir dans les deux premiers chapitres de la Genése deux versions différentes de

la création de la femme . Le premier chapitre traite non pas de deux personnages mais du seul Adam, tant masculin (zakhar) que

fémini (nequéva) alors que le second chapitre traite de la déconstruction de l’Adam en  un mâle (Ish) et une femelle (Isha).

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

JHB

09 12 14

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L’ermite et le modéle masculin

Posté par nofim le 6 décembre 2014

La solitude comme idéal masculin face . Les délirs du pouvoir et la mixité.

par  Jacques Halbronn

 

S’il fallait définir ce que nous entendons par « valeurs » masculines, nous  résumerions d’un seul mot : solitude, et les équivalents que sont

l’autonomie, l’auto-suffisance et c’est la première chose que le jeune enfant mâle doit apprendre à vivre pleinement. Cela nous renvoie d’ailleurs à une certaine forme de spiritualité qui est celle des moines, dont le nom même signifie l’idée de solitude (monos), de toutes obédiences et autres ermites (cf l’arccane de ce nom du Tarot). On retrouve certaines idées de ce type dans le « manuel d’Epictète ».

On trouvera des exemples d’une telle  »ascèse » dans le   «  Yoga  tibétain et les doctrines secrètes ou les sept livres de la Sagesse du Grand Sentier » (Paris,  Ed Jean Maisonneuve successeur 1987 )qui attestent de telles valeurs  qui recoupent, il nous semble, que la distinction que nous opérons entre altérité intérieure et altérite extérieure.  Nous dirons que pour les jeunes garçons, en « bas âge »,  une vie « monacale » serait  la voie la plus indiquée. La richesse doit se chercher en soi et non à l’extérieur de soi. Dans le « Manuel d’Epictète », il

est recommandé de ne pas dépendre de ce qui ne dépend pas de nous, c’est à dire de tout ce qui est du domaine de l’avoir et qui peut nous

être enlevé à condition bien sûr de prendre ce verbe au sens de possession d’un objet extérieur et non pas dans celui de « ‘j’ai des mains », le recours à un même verbe est source de confusion insigne. On aura compris que la véritable autonomie ne signifié pas que l’on ne dépend de personne mais que cela implique de ne pas dépendre de tel ou tel objet. Le droit civil distingue clairement - par opposition au droit pénal-  ce qui est et n’est pas réellement nôtre.

Cette voie solitaire  n’est point celle que nous  considérons viable pour les « petites filles » et quand on a pris conscience de cela, l’idée de

mixité apparait pour ce qu’elle est: une lubie.

Nous avons dénoncé une démarche qui définit ses objectifs mais ne se soucie pas du point de départ. Ce n’est pas le moindre défaut des femmes de ne pas tenir compte du potentiel inné des gens et de  dispenser un enseignement standard, censé valoir pour tout le monde,

sans distinction. Il s’agit là d’une inacapacité que l’on voudrait faire passer pour  de la « vertu ». (faire de nécessité  vertu). En ce sens, ce

qui distingue ce que  l’enfant apprend à l’école est bien diffèrent de ce qu’il peut attendre de l’école laquelle fonctionne dans le globale alors

qu’à la maison, on a plus les moyens de traiter son cas de façon spécigfique. En ce sens, la famille nous apparait bel et bien comme pouvant compenser les carences de l’école qui travaille dans le quantitatif et le général.

En tout état de cause,  si l’on veut atteindre un but, il faut savoir d’où l’on part et si l’on veut atteindre une égalité entre garçons et filles, il est indispensable de préciser  quelles sont les forces et les faiblesses de chacun, notamment au regard de son sexe.

Or, nous sommes ici en présence de gens qui n’entendent aucunement préciser les différences initiales entre garçons et filles car ils

partent du postulat selon lequel ces différences ne seraient dues justement qu’à l’environnement, à l’acquis social.

D’où vient un tel postulat éminemment improbable et quelle philosophie de l’homme, cela  sous-tend-il? On est là dans une sorte

d’anti-lamarckisme exacerbé qui laisserait  supposer que nous ne serions aucunement marqués par notre passé génétique et que nous serions comme une sorte de pâte à modeler à la disposition des « puéricultrices » qui feraient des enfants ce qu’elles veulent. Ce qui renvoie

à une certaine conception du pouvoir défini comme étant en mesure de structurer le monde à sa guise. La question de l’égalité ou de l’inégalité des sexes se résumerait à des considérations politiques. Il suffirait de vouloir pour pouvoir. On est là dans une opposition du

politique au scientifique.

On a vu, ces dernières décennies, des pressions exercées sur le pouvoir pour qu’il instauré d’autorité l’égalité entre les sexes, qu’il vote

les lois nécessaires. D’où des gouvernements paritaires, d’où des nominations d’une femme premier ministre (Cresson) par François

Mitterrand,  la mise en avant d’une Simone Veil par Giscard d’Estain, il  y a 40 ans sur la question de l’IVG. Bien des femmes ont

d’ailleurs reconnu, non sans un certain cynisme, qu’elles n’auraient pas faite la même carrière si elles avaient été des hommes, grâce

à la discrimination positive. Mais l’on peut dire aujourd’hui que la montagne a accouché d’une souris et que l’on est bien obligé de respecter la vraie hiérarchie des mérites, quitte à payer des salaires exorbitants pour avoir les meilleurs qui sont d’ailleurs rarement des femmes, que ce soit dans le domaine du  foot ball ou des affaires.  La femme reste une « danseuse » que l’on peut se permettre de mettre en

avant quand  il n’y a pas trop d’enjeux à la clef, ne serait-ce que pour  flatter un certain électorat féminin. Mais il est heureux que le

pouvoir politique  qui est le véritable artisan et support du féminisme ait ses limites tant sur le plan économique que scientifique.  La montée en puissance des femmes au plus haut niveau ne  pourrait selon nous qu’être un symptome de dysfonctionnement et de corruption

d’une société qui risquerait à terme de le payer très cher au regard d’une sévère compétition.

On ne répétera en effet jamais assez que le talon d’Achille des femmes, tient à leur dimension chorale, c’est à dire horizontale: elles sont

douées pour diffuser le plus largement mais bien moins pour générer de nouvelles dynamiques d’avant garde. En ce sens, elles sont d’abord des gestionnaires du quantitatif,  ce qui conduit à une certaine médiocrité.

Un tel tassement de la population prétendument « unisexe » nous apparait de façon emblématique dans le domaine des pratiques

religieuses. On prendra l’exemple de la synagogue  aujourd’hui:  le rabbin récité en choeur avec les fidèles, sur la base du « livre de prières » et chez les Juifs « libéraux », il y a des femmes rabbins qui officient. Or,selon nous, le role du vrai rabbin n’est pas de réciter en choeur

semaine après semaine les mêmes pages mais bien d’improviser (en hébreu comme en français) avec les fidéles qui reprennent en

choeur, dans un deuxiéme temps, ce qu’il a exprimé et ainsi de suite. Il importe ainsi de mettre en évidence une telle dualité de l’un et

du pluriel, non seulement en invoquant Dieu mais en accordant au prêtre un rôle d’entrainement, qui le démarque du groupe. Que le leader religieux récite en même temps que la « salle » les mêmes textes nous apparait comme une déviance, un piètre exemple, un pattern

pernicieux. Il est fâcheux qu’un certain réformisme juif  ait fini par se cristalliser à ce point. Or nous n’avons cessé de dénoncer les

méfaits de la lecture et du livre, et cela vaut pour ceux de prières bien évidemment.

Pour en revenir à l’éducation des petites filles, ce qui est « bon » pour elles ne le sera pas nécessairement pour les petits garçons à commencer par l’apprentissage de la lecture qui est bien plus profiables aux premières du fait qu’elles auront besoin d’un tel savoir

(et cela vaut aussi pour les partitions) pour atteindre une certaine uniformisation qui fait partie intégrante de leur statut de « scribe ».

Trop de petits garçons sont entravés dans leur épanouissement par tde tels apprentissages valorisés par un personnel d’ailleurs

majoritairement féminin et qui n’est pas conscient de sa programmation « innée » et croit accéder à quelque universalité qui rend

les enfants interchangeables. Nous sommes donc, on l’aura compris, pour « protéger » les petits garçons, de façon à les encourager à

exploiter au mieux leurs facultés sans la tenation de toutes sortes d’aides extérieures (personnes, machines etc). Il est même possible

qu’il soit à considérer (sur le modéle du kibboutz) une séparation des enfants d’avec les parents. Le monde religieux a un rôle important

à jouer  dans le sens d’une prise de conscience de ce qui distingue les sexes. Et certains discours féministes et « mixistes » nous semblent en réalité être inspirés par une certaine pulsion de castration de fort mauvais aloi et pouvoir être qualifié de poison pour notre civilisation.

 

 

Bibliographie:

Solitude et communion. La vie érémitique. Un lien très fort d’unité entre  les différentes confessions chrétiennes. Vie Monastique n°28

Abbaye de Bellefontaine, 1992

Entretiens du frères Ermite du Mont-Liban avec un  jeune Français  arrivé dans sa solitude sur la philosophie moderne, le prêt à intérêt ou

usure et les plaisirs impurs ou libertinage par l’abbé Raymond, prêtre du diocèse d’Avignon,  Avignon,  Rastoul, 1836

Le Manuel d’Epictèe, trad M. Dacier, Avignon, Aubanel, 1967

 

 

 

 

 

 

 

JHB

06 12 14

 

 

 

 

 

Manuel d’Epictète

 

 

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Adam ou l’androgynat menacé. La crise du couple.

Posté par nofim le 4 décembre 2014

 

L’Alliance adamique et ses tribulations. Les enjeux du couple.

par  Jacques Halbronn

 

Dieu fit l’Adam à son image androgynale, c’est à dire à la fois mâle et femelle car Dieu n’est pas composé de deux personnes. Puis il

préféra mettre un terme à une telle androgynie chez Adam et il créa à partir d’Adam deux êtres, l’homme et la femme à la place

du masculin et du féminin inhérent à l’androgynité.

Par ailleurs, Dieu choisit parmi les peuples,  un peuple en particulier que l’on pourrait qualifier d’androgynal si l’on entend par là

qu’il constituait un tout à lui tout seul.

Puis Dieu décida de « faire  » un enfant à  Marie, selon ce que nous en disent les Evangiles, se substituant ainsi à Joseph. Le couple

Joseph Marie nous apparait comme analogue au couple Adam/Eve. Cet enfant c’est Jésus. Marie fut choisie, nous dit-on entre toutes

les femmes et l’on pourrait dire entre tous les couples.

Récapitulons:  Dieu met fin à l’androgynat originel de l’Adam puis il s’infiltre dans la relation de l’homme avec sa femme, ce qui est

rendu possible du fait de la déconstruction de l’androgynat. Si Joseph avait été androgyne, Dieu n’aurait pu féconder Marie; son épouse

puisque Joseph/Adam aurait  fonctionné en circuit fermé,  ce qui aurait été propre à sa nature.

Autre étape : Dieu remet en question son alliance avec le peuple qu’il avait choisi (Ancien Testament) et opte pour une nouvelle

alliance (Nouveau Testament), autour de Jésus, l’ancienne alliance s’étant constituée autour de Moïse lequel sera choisi par Dieu. Cette

Nouvelle Alliance se manifeste au sein de l’Eglise.

On assisterait donc là à une succession de tribulations tant au niveau de l’Adam originel qu’à celui du peuple originellement choisi.

Mais nous pensons que l’enjeu final  reste bien le retour à l’état premier, ce qui apporte un certain éclairage au couple, lequel est censé

vivre comme s’il était à nouveau au stade androgynal donc inséparable, donc « fusionnel ». Le couple serait la tentative de revenir

à un Adam, à l’image de Dieu et qui ne saurait se séparer, sinon du fait des liens anatomiques du moins du fait des liens juridiques,

religieux. D’où la gravité de tout échec, de toute rupture, de toute séparation vécus par tout couple.  On est là dans un processus de

réparation, de Tikoun, dirait les Kabbalistes. Former couple, entre un homme et une femme, c’est ne  faire qu’un et d’ailleurs les Juifs ne cessent de rappeler dans leurs prières (et notamment dans le Shéma Israel) que Dieu est Un (Ehad) et qu’il ne saurait correspondre

à deux entités séparées, comme cela se passe quand on renonce à l’androgynat qui est le seul état qui soit à l’image de Dieu. Dieu est certes à  la fois masculin et féminin, zakhar et neqéva, mais il n’en est pas moins « Un » d’un seul tenant. Ce rappel de l’unité de Dieu

qui ne doit pas être confondu avec l’idée d’un Dieu unique, ce sont deux notions distinctes et que l’on a trop tendance à confondre.

Cette jonction avec Dieu  exige que l’homme et la femme soient eux mêmes joints, « conjoints », constituant un androgynat en dépit de la liberté qu’ils ont de se disjoindre  dès lors que Dieu a mis fin à cet état primordial de l’androgynat. On peut rapprocher cette situation

de l’histoire de la Tour de Babel  qui est construite puis est détruite, dans un mouvement dialectique, passant de l’un au multiple.

C’est à la lumière de ces considérations qu’il conviendra, selon nous, d’envisager les enjeux du couple . Force est de constater qu’il y a toute une littérature consacrée à ce sujet qui met en évidence  le « drame » du couple et ses répercussions. Il est notamment rappelé

que les trois quarts des séparations sont demandées par des femmes qui vivent difficilement, apparemment, l’expérience d’un certain

androgynat. Quelque part, la séparation ne serait-elle pas aussi traumatisante que le viol car dans les deux cas, il y a de la surprise, de

l’inacceptable?

 

Bibliographie:

Gilbert  Simondon  Du mode d’existence des objets

techniques  Ed Aubier  1989

Le couple brisé. De la rupture à la reconstruction de soi par Christophe Fauré  Ed Albin Michel, 2002

Reconstruire après une trahison. La fidélité dans le couple.  par Gary & Mona Shriver.  ed  Ourania  2013

Séparée. Vivre l’expérience de la rupture par François de Singly Ed Pluriel  2014

Comment reconquèrir votre femme (homme) avant qu’il ne soit trop tard par Christelle Schaff  Ed la Lagune 2005 et 2006

 

 

JHB

04 12 14

 

 

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Anthropologie de la cyclicité: l’enfance et la maturité

Posté par nofim le 1 décembre 2014

Les étapes du cycle des prédateurs.

par  Jacques  Halbronn

 

 

Notre travail sur la cyclicité semble avoir été marqué par une quéte de simplicité, d’économie, d’élégance du modéle. Toute complexité

nous apparait en vérité comme suspecte. Or; c’est bien là un des principaux travers de l’astrologie actuelle que de se  complaire dans

des combinatoires alambiquées qui ne sont que des cache misères.  Même les dialectiques doivent être prises avec circonspection et nous leur préférerons désormais   un processus de progression, de maturation, de gradation plutot qu’un discours formulant des oppositions par trop contrastées.

Les choses se font en deux temps:  on ne passe pas au second temps sans avoir connu un premier temps, nécessairement plus modeste et qui devra être « transformé », comme on dit au rugby. L’apport de l’astrologie residera donc essentiellement dans la possibilité de déterminer au vu du cosmos « saturnien » si l’on est dans un premier ou dans un second temps, ce qui est une donnée majeure pour

la géopolitique future et du futur  et qui manque actuellement cruellement aux politologues qui discourent sans recourir à aucun modéle cyclique fiable et viable, d’où des erreurs de perspectives inévitables.

On peut parler de l’enfance et de la maturité du cycle, de la conception et de l’aboutissement en analogie avec la gestation. Nous avons illustré dans de précédents textes notre propos avec ce qui s’est passé lors de l’Occupation allemande de la France qui se déroula, en quelque sorte, en deux temps, ce qui est  un processus « normal », voire inexorable, qui suit son cours, selon un calendrier que nos

travaux permettent de circonscrire avec un  bon degré de certitude.

Il est clair que notre modéle vaut surtout pour ceux que l’on peut appeler des « prédateurs », ce qui est autre nom pour qualifier les leaders.

Ces prédateurs (proie), sont voués à exercer un certain pouvoir tant dans le domaine de la sphère publique que dans celui de la sphère

privée et l’on sait que cela va souvent de pair,à bien des  titres.

Au niveau de l’analyse psychologique, cela signifie qu’il importe de savoir où en est une persone dans son cycle, sachant d’ailleurs que

c’est le même cycle et les mêmes échéances pour tous, contrairement à l’astrologie  traditionnelle.

Tout prédateur  doit périodiquement  repartir de zéro, à l’instar d’un Sisyphe, « remonter la pente » et donc il ne présentera pas le même visage selon qu’il est dans un premier ou dans un second temps. Il faut savoir périodiquement ne pas aller plus vite que la musique et

donner du temps au temps. Le cas de Sarkozy illustre bien notre propos à savoir qu’il faut repartir d’assez bas même et surtout si on est

monté fort haut. C’est une question de confiance: il faut reprendre confiance en soi et aussi instaurer de la confiance. Chaque chose en son temps (L’Ecclésiaste). On pense au phoenix qui renait de ses cendres.

On aura compris que la simplicité de notre modéle met en question l’esprit scientiste de la grande majorité des  astrologues qui s’estiment

obligés de prendre en compte tous les astres du système solaire, à l’instar d’un Jean-Pierre Nicola et de son « RET’ qui attribue une

fonction spécifique à chaque astre, luminaires compris, quitte à mettre le soleil sur le même plan que Mercuer et Vénus dans le groupe « R ».

Or, l’astrologie ne reléve pas tant de la Science que de l’Art et de la Technique. On ne parle pas ici de l’art du praticien mais bien

de la constitution même de l’astrologie, de  sa  génése. L’astrologie emprunte certes à l’astronomie mais en aucune façon elle ne saurait

tout en prendre pas plus que le sculpteur ne garde la totalité du matériau dont il se  sert.

L’astrologie du XXIe siècle sera d’une extréme simplicité dans sa formulation ou ne sera pas car le siècle qui s’avance sera intransigeant

envers toute construction bancale et cela vaut aussi pour les langues qui seront considérées comme des outils avec les exigences

ergonomiques que cela implique.

A la différence d’une astrologie qui se réfugie dans le ponctuel, faisant de nécessité vertu, nous ptroposons une  grille triangulaire c’est

à dire avec trois dates successives séparées d’environ 3 ans et couvrant donc une dizaine d’années, soit trois demi-semaines de 3 ans et demi. Rien n’empeche cependant d’enchainer à la suite plusieurs cycles de 7 ans.

Il n’y a qu’à cette condition que l’astrologie fera « sens », donnera du « sens », c’est à dire une direction. Dans quel sens vont les choses est plus important que « quel sens donner? »  au sens de « signification. D’où l’ambiguité de l’anglais « make sense ».

On aura compris que le temps n’est plus aux grandes perspectives de type Ere du Verseau  ou aux conjonctions séparées de 36 ans comme

le cycle Saturne-Neptune, qui n’est en fait au mieux qu’une série de  5 cycles de 7 ans.

On évitera de mettre l »astrologie au service d’idéologies prophétiques annonçant des temps nouveaux et qui plaisent à  certaines

catégories de populations  qui rêvent d’un monde meilleur, qui serait organisé autrement. Ni le féminisme, ni le communisme ne sauraient instrumenter l’astrologie!

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

JHB

01  12  14

 

 

 

 

 

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Vers une civilisation de l’oralité

Posté par nofim le 25 novembre 2014

La dialectique Oral/écrit, Vie/mort  et  masculin/féminin  ou la nouvelle prise de conscience

par Jacques  Halbronn

 

L’écrit  est pour nous  symptome de mort. On fait son testament à la veille de mourir ou du moins dans cette perspective.  On met par écrit ce que l’on craint de perdre, ce qui est paradoxal dans la mesure où les écrits sont des objets que  d’autres peuvent s’approprier ou détruire.  Dans la tradition juive, il est à plusieurs reprises indiqué que l’écrit est un constat d’échec, la conséquence d’une crise individuelle et/ou collective. D’aucuns diront que c’est une bonne chose que l’on ait mis tant de documents sur quelque support, que l’on pourra stocker dans des bibliothèques.  Voire.

En effet, en principe, le plus important, c’est que les humains soient toujours là et dans le cas des Juifs, qu’ils n’aient pas disparu. Privilégier l’écrit sur l’oral revient à  accorder plus d’importance à l’objet, à la machine, qu’à l’être humain, doté de parole, d’une bouche

(oublions ici les handicaps qui sont l’exception qui confirme la règle).

Pour nous, l’enregistrement audio ou vidéo n’est pas assimilable à un écrit même si il y a-en quelque sorte, « gravure » (disque). Grâce

à l’enregistrement, nous renouons avec l’oralité. Idéalement,  celui qui a des choses à « dire » devrait pouvoir chaque matin réunir

ses « disciples », son « auditoire » et leur délivrer quelque message lequel message pourra éventuellement être « transcrit » mais cela ne

se fera que dans un deuxiéme temps. Autrefois, quand on ne pouvait enregistrer le son, l’écrit apparaissait comme la « solution » et l’on pense notamment aux compositeurs d’il y a 150 ou 200 ans qui constituaient des partitions.  Paradoxalement,  le progrès technique nous  permet de remonter dans le temps en  favorisant la parole. De plus en plus de gens communiquent par le moyen de vidéos et renouent ainsi avec de très anciens réflexes. Peu à peu,  l’oral tend à retrouver sa primauté chronologique par rapport à l’écrit.

On revient de loin  quand on songe que l’on avait admis un peu vite  que l’oral pouvait dériver de l’écrit, d’où l’importance de l’apprentissage de la lecture. Et de fait, de nos jours, on trouve deux populations: celles qui parlent  et se présentent devant une caméra par exemple) et  celles qui écrivent et qui lisent à voix haute (prompteurs). C’est bien là une dualité sociale majeure et un véritable marqueur social que l’on peut référer à une « lutte des classes », ce qui du temps de Marx n’apparaissait pas avec la même acuité bien que Marx

ait pressenti les effets de l’essor de la technologie sur les comportements humains (cf notre article sur le Manifeste du Parti Communiste)

Nous avons signalé et déploré le fait que, de nos jours, dans les synagogues (mais cela vaudrait certainement ailleurs), la lecture- donc l’écrit- joue  un rôle envahissant aux dépens d’une parole que l’on pourrait qualifier de libre, de vivante.  Serions-nous, de nos jours, si incapables que cela de nous adresser à Dieu sans recourir à des formules datant de plusieurs siècles? Privilégier l’écrit, ne serait-ce point  laisser entendre que nous serions dégénérés, plus à la hauteur de nos aïeux? Il convient de vaincre un tel « complexe » d’infériorité!

Renoncer à l’écrit, l’interdire même, c’est  déjà éviter bien des impostures car on a bien conscience que par le truchement de l’écrit, de la lecture à voix haute – et cela est pire quand il n’y a pas d’image, comme à la radio- on est en plein artifice. L’écrit permet de dissimuler, de masquer  bien des faiblesses!  La lecture à voix haute est par elle-même un expédient qui nous fait penser à un enfant dont on ferait croire qu’il sort du ventre de telle femme alors qu’on aura voulu le faire croire. Tout le monde n’est pas capable de faire la différence entre

une parole qui est en train de naitre et une parole réchauffée, que l’on nous resservirait pour la éniéme fois.

La lecture est un des meilleurs moyens qu’aient trouvé les femmes pour laisser croire qu’elles sont les égales des hommes. Il ets bien

plus facile de s’approprier une parole (ou une partition) écrite qu’une expression orale que l’on ne saurait restituer littéralement. Renoncer

à l’oralité , c’est  se priver d’une certaine forme de créativité autrement plus féconde que le seul fait de « déchiffrer » un texte. On se contentera alors de « lire » en y mettant le « ton », s’engageant ainsi dans une démarche visant à faire « revivre » ce qui  s’était cristallisé!

On aura compris que nous conseillons de réserver l’apprentissage de la lecture aux petites filles et d’épargner  un tel exercice aux

petits garçons, d’où notre rejet des classes « mixtes » dans les  premiers temps de l’école qui sont si déterminants.

Ceux qui prônent la mixité croient probablement que l’apprentissage de la lecture est en soi « une bonne chose » pour tout le monde alors

qu’en réalité, cela conduit à féminiser tous les éléves, sans se demander si les effets seront aussi « bénéfiques » pour les deux sexes. Si encore, cela était compensé par un entrainement à l’oralité et à l’improvisation qui sont des valeurs que nous considérons comme

foncièremet masculines. L’idée d’une éducation ne tenant pas compte des sexes est une aberration détestable. On est pleine irresponsabilité. Il n’est de toute façon pas concevable de croire qu’un seul et même systéme puisse convenir aux deux sexes. Si de surcroit,

le personnel d’encadrement est  constitué, comme c’est le cas, majoritairement de femmes, on imagine que celles-ci vont tendre dans

le sens de la lecture pour tous. Or, selon nous, les petits garçons devraient aborder la lecture beaucoup plus tard que les petites filles.

En tout état de cause,  l’oralité – la vraie et non celle qui dérive de la lecture- a de beaux jours devant elle au vu des progrès techniques, d’autant que les ordinateurs seront de plus en plus réactifs à la parole. De plus en plus notre bouche et nos oreilles primeront sur nos

yeux et nos doigts.  D’ailleurs, l’on est en droit de se demander si l’écriture n’est pas faite-au départ,  pour les sourds-muets. On pourrait d’ailleurs penser que le rapport des femmes à l’oralité est souvent des plus médiocres et reléve  plutôt d’un bavardage compulsif et souvent répétitif -qui  fait plus jouer la mémoire que la réflexion – comme on a  pu l’observer dans les salles de concert, où elles ne s’arrêtent de causer qu’au tout  dernier moment sans comprendre que l’on ait besoin de se recueillir avant que le spectacle ne débute.  Or, la parole

vivante ne saurait être répétitive, mais doit constamment se renouveler, se reformuler, à chaque instant, pour chaque interlocuteur. On pourrait ainsi dire que la parole féminine s’apparente à un disque souvent rayé.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

JHB

25  11  14

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Conspirationisme et féminisme

Posté par nofim le 11 novembre 2014

 

La pente du féminisme vers le conspirationnisme « misogyne »

par  Jacques  Halbronn

 

A force d’entendre des femmes s’exprimer sur leur condition  et ses causes,  il nous est apparu de plus en plus évident

que leurs discours s’inscrivait dans une rhétorique conspirationniste mais aussi que sa praxis était susceptible de tendre vers

une solution  totalitariste. Il y a là une forme de paranoïa contagieuse qui pourrait être qualifiée d’épidémie. Est-ce que le sort des femmes ne s’expliquerait pas par  un complot « misogyne » et la récurrence  incantatoire de ce terme est chargée d’une forte

portée  supposée d’élucidation.

En effet,  à partir du moment où l’on  laisse entendre que les femmes seraient les victimes d’une sorte de complot les empêchant

de figurer à la première place dans l’Histoire des cultures, des sciences, des techniques etc, on se rend compte que les femmes sont

de plus en plus tentées par ce type d’explication « sociologique ». Dès lors,  elles pensent que la société peut imposer une nouvelle

grille, à coup notamment de textes de lois. Le salut viendrait de la répression étatique, donc d’en haut.

Ce processus de conspirationnisme et de totalitarisme

s’accompagne inévitablement d’un certain prophétisme,

d’une projection dans le futur : des lendemains de revanche

pour les femmes qui peuvent se greffer sur des

signifiants astrologiques comme les ères précessionnelles.

(cf Aquarius ou la Nouvelle Ere du Verseau, Ed Albatros

1979, )

Mais jusqu’à présent, à notre connaissance, on n’avait

pas signalé la dimension prophetico-conspirationniste du discours

féminin actuellement dominant.(cf Stéphane François  Des mondes à la dérive. réflexions sur les liens entre l’ésotérisme et l’extreme droite, ed de la Hutte 2012 qui néglige  totalement le conspirationnisme au prisme du fémininsme)

Mais l’on peut aussi développer un discours qui présente

les femmes comme conspirant contre la présente

Humanité  en cultivant une certaine forme de détestation

dont on ne saurait exagérer l’ampleur et ses effets

pour les prochaines décades.

On peut craindre la tentation de la traitrise. Il faudrait

réfléchir sur le  profil  des populations vouées à passer à l’ennemi.

Nous pensons tout particulièrement aux machines qui

pourraient trouver dans les femmes un allié, le moment

venu et l’on peut en tout cas envisager une science-

fiction inspirée par un scénario somme toute assez

probable.

La collusion future entre les femmes et les machines nous semble

concevable à plus d’un titre:

-d’une part, parce que les femmes ont été remplacées

par des machines ou si l’on préfére parce que les machines

ont pris la place des femmes ou en sont le prolongement.

Des tâches encore dévolues aux femmes le seront de moins

en moins à l’avenir pour tout ce qui concerne la « lecture »

sonore des textes, y compris des partitions. Ce sera une

révolution aussi inévitable que le passage du cinéma

muet au parlant (1930). L’essor des machines est la cause

même des revendications féminines d’égalité avec les

hommes à l’instar de l’exode rural qui provoque un reflux

vers les villes

- d’autre part, parce que la société idéale voulue par

les femmes et ceux qui les manipulent et les

instrumentalisent est une société non plus de l’être mais

de l’avoir. Dans l’esprit des femmes, ce qui a seul le droit

de nous différencier, ce sont les choses, les objets, les

outils dont nous disposons.  Et cela pourrait en quelque

sorte faire l’objet d’une loterie. Cela implique d’ailleurs

des cloisonnements lesquels sont fonction de ce pour

quoi nous serions préposés. Au fond les femmes sont

d’ores et déjà persuadées que la machine est  l’avenir

de l’homme, et qu’elle mettra ainsi fin  à la domination

masculine..

On notera que sous couvert d’universalité, d’universalisme – et la philosophie a bon dos en la matière-

on légitime un certain déni du réel avec ce qu’il peut comporter de différences, de clivages,

à commencer par celui des sexes. Une forme d’antisémitisme consiste notamment à nier ce qui est spécifique

aux juifs tout comme un autre type d’antisémitisme vise au contraire à les stigmatiser (cf notre étude

Le sionisme et ses avatars au tournant du XXe siècle, Ed Ramkat 2002, sur  ce sujet, cf sur Jan Van Helsing,  Stéphane François  et Emmanuel Kreis, Le complot cosmique. Théorie du complot; OVNIS, théosophie et extrémisme politique, Milan, Arché,  2012,, pp. 49 et seq)

Le féminisme sous- tend et se nourrit de prophétisme: on nous annonce une montée en puissance des femme vers la parité, tout comme

dans les années 60, l’astrologue andré Barbault annonçait que l’URSS aurait le même poids économique que les USA.(La crise

mondiale de 1965. Ed Albin Michel) Le futur est un signifiant que l’on associe ainsi avec l’avénement, la reléve des femmes comme moteur de  civilisation, prenant la place des hommes qui auraient lamentablement échoué.

On signalera que ce n’est peut être pas par hasard que le

féminisme se soit fortement développé aux USA, pays

qui est spécialement perméable au conspirationnisme

(cf  Nicolas  Chevassus-au-Louis,  Théories du

complot. On nous chache tout, on nous dit rien,  Ed First 2014)

 

( pp 111  et seq)

 

 

 

 

 

 

JHB

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Les livres de prière israélites. Une religion d’un dieu nocturne?

Posté par nofim le 6 novembre 2014

Réflexions sur le corpus des livres de prières à l’usage des Israélites. De la bénédiction. (Allélouiah)

par  Jacques  Halbronn

 

Les trois grands corpus  judaïques sont le corpus biblique, le corpus talmudique et le corpus des prières (en hébreu Tefiloth). Tous trois ont été confrontés à la question des traductions et de la mise par écrit d’une tradition orale.

Daniel Fahri cite  John Rayner   (Sidour Taher Libenoui  MJLF  1997, p. 9):

« La popularité du siddour (…) supérieure à celle de la Bible. En effet quel juif

n’a pas emporté avec lui  son livre de prières à travers ses pérégrinations (..) Ne représente-t-il pas une

anthologie de la littérature juive? »

Dans les années 1818-20, deux « rituels » paraissent en France, celui de David  Drach (qui se convertira par la suite au christianisme, connu sous le nom de Baron Drach) et celui d’Anspach, à Metz. Dans leurs préfaces, tous deux rappellent que c’est à la suite de la desrruction du Premier Temple et lors de la construction du Second Temple que l’on mit par écrit certaines prières. Le rapprochement

avec la mis par écrit du Talmud, à la suite de la destruction du Second Temple, est tentant

 

D. Drach  (Prières journalières à l’usage des Israélites français du rite dit Allemand  Paris  Sétier)

Préfac : e »L’origine de nos Prières date de la seconde constructiion du Temple. Esdras et les Docteurs de la

grande Synagogue, voyant que la langue sacrée s’était corrompue dans la captivité (…) rédigèrent  des

formules de prières dans un hébreu pur, (…) Avant cette époque, les Prières n’avaient pas de forme fixe

et chacun dans ses exercices de dévotion suivaient l’inspiration de son coeur »

Anspach

Anspach ( Rituel des prières journaières à l’usage des Israélites)

Préface

« La prière jusqu’à la destruction du premier temple n’avait pas de forme fixe ; à l’exception du Kriat

Schema qui était plûtôt un acte de foi qu’une simple prière, aucune formule n »était adoptée, chaque

Israélite (…) invoquait le Seigneur et les mots se présentaient  en foule aux idées que chacun voulait

exprimer.(..) Mais il en faut autrement  à l’époque de la captivité de Babylone, les Israélites altèrérent

leur langue maternele  (…) Esdras et le conseil qu’il avait institué appela Knecet hagdola, sentirent

qu’il était contraire à la majesté du service divin de le célébrer dans un langage obscur et corrompu, : ils

rédigèrent alors le Rituel que nous avons encore aujourd’hui et qui, à quelques variantes près, est suivi

par les Israélites de toutes les parties du globe. »

Josy Eisenberg  (L’homme debout . Essai sur la prière juive  Ed Albin Michel 1999) rappelle que

« longtemps, il n’exista d’ailleurs point d’autre prière que spontanée. La Bible   fourmille d’exemples devenus célébres

comme la prière improvisée par Abraham pour sauver Sodome ou celle de Hannah (Anne) adressant à Dieu  un vibrant

cantiquee de gratitude pour la naissance de son fils/ Au temps de la Bible, l’expression organisée du sentiment religieux – le service de Dieu- s’effectuait  trois fois par jour au Temple de Jérusalem à travers une série  de sacrifices »

Dans un travail antérieur de la fin du XVIIIe siècle, Mardochée Venture  qui est le premier à traduire en français les prières juives déclare le faire en particulier à destination des femmes pour qu’elles ne recitent pas machinalement des textes dont elles ne saisissent pas la teneur. On songe cette fois à la traduction des Septante et l’on en est encore à se demander si  cette traduction s’adressait aux Juifs ou aux « goyim », tant il est vrai que le rapport des Juifs à la langue hébraïque est assez  chaotique.

Venture: (Prières journalières à l’usage des  Juifs portugais ou espagnols,  Nice, Paris,  1772)

« J »ai surtout vu avec peine que ces délicieuses affections échappaient aux personnes du sexe (sic), dont

le coeur est si susceptible des sentiments délicats et des douces émotions de l’amour divin et j’étais

également fâché que les personnes de toutes les religions ne pussent avoir une idée juste de la manière

dont nous parlons à Dieu »

Anspach :

Les femmes   » m’ont souvent fait observer  avec raison qu’elles ne faisaient qu’un jeu d’automates en

répétant machinalement des expressions qu’elles ne comprenaient  point’

Un aspect que nous voudrions souligner et qui nous semble caractériser le corpus des prières juives concerne la bénédiction.(cf  le traité Brakhoth  dans le Talmud)  Chez

les Juifs, il nous apparait que l’acte de bénir, de louer,  de

remercier, s’adresse non pas à son prochain mais à Dieu et à ses anges, notamment

la fameuse formule que l’on retrouve dans l’Islam: Salam Alekoum qui correspond à l’hébreu Shalom Alekhem et qui s’adresse dans les dits recueils juifs aux anges/ Bref,  alors que les Chrétiens semblent demander à Dieu de les bénir, ce sont les Juifs, au contraire, qui

entendent bénir Dieu. Il y a là un renversement remarquable et de nos jours, c’est la « lecture » chrétienne de la bénédiction qui

semble l’avoir sémantiquement emporté dans le public, toutes religions confondues.

« Paix sur vous, anges du service, mandatés du Très-Haut, du Roi des rois des rois, le Saint, béni soit-Il.Venez en paix, anges du service, mandatés du Très-Haut, du Roi des rois des rois, le Saint, béni soit-Il.Bénissez moi en paix, anges du service, mandatés du Très-Haut, du Roi des rois des rois, le Saint, béni soit-Il.Sortez en paix, anges du service, mandatés du Très-Haut, du Roi des rois des rois, le Saint, béni soit-Il. » (Missel  juif. Office du Shabbat)

Le « Schéma Israël » la prière la plus célébre du judaïsme dit bien que c’est Dieu qui est béni et on ne lui demande point sa bénédiction.

En effet,, la bénédiction consiste, avant tout, en une « action de grâce » : on rend grâce au Seigneur pour ce qu’il a fait pour l’Humanité ; on lui

montre de la gratitude, de la reconnaissance. Cela correspond d’ailleurs assez à l’Inchallah (si Dieu le veut bien)   musulman. (Avec l’aide de Dieu dans la formulation judaïque, si on la rend en français.

Prières  juives:

« Béni soyez vous, Seigneur notre Dieu, roi du monde, qui rendez la vie aux morts, qui éclairez les aveugles, et qui étendez la terre sur les eaux, et plusieurs autres choses semblables. S’ils se lavent les mains, selon le précepte ils disent : Béni soyez-vous, Seigneur notre Dieu, roi du monde, qui nous avez sanctifiés par vos préceptes, et nous avez ordonné de laver nos mains. S’ils veulent étudier la loi : Béni soyez-vous, etc., qui nous avez donné la loi, S’ils veulent prendre de la nourriture : Béni soyez-vous… qui tirez le pain de la terre. S’ils boivent : Béni soyez vous…. créateur du fruit de la vigne. Aux fruits qui naissent des arbres : Béni soyez-vous… créateur du fruit de l’arbre. Et aux fruits de la terre : Béni soyez-vous…. créateur du fruit de la terre. Aux bonnes odeurs : Béni soyez-vous…. qui avez créé une telle odeur. En voyant une haute montagne ou une grande étendue de mer : Béni soyez-vous… créateur des choses dès le commencement. A l’entrée des fêtes solennelles, ou lorsqu’ils mangent, et vêtent quelque chose de nouveau : Béni soyez-vous…. qui nous avez fait vivre, et nous avez conservés jusqu’à ce jour. S’il leur meurt quelqu’un : Béni soyez-vous, juge de vérité. » Hallelouya, passé dans la langue française -signifie Louons le Seigneur. Le mot Baraka en arabe, qui signifie bénédiction est entré en français pour désigner quelqu’un qui a une chance insolente, donc qui est protégé (en hébreu, brakha)

Chez les Chrétiens, il est courant de demander à quelqu’un sa « bénédiction », ce qui correspond donc à une toute autre acception.Cela dit, on peut supposer que si l’on remercie quelqu’un pour ce qu’il a fait, c’est une façon de lui demander de continuer à nous protéger.

On trouvera de nombreux exemples des  19  bénédictions juives (dites Shemoné Essré, littéralement 18)  dans l’ouvrage  de Josy Eisenberg et Adin  Steinsalz   (L’homme debout . Essai sur la prière juive  Coll. Présences du judaïsme, Ed Albin Michel 1999,  pp.  23  et seq)

Or, dans deux cas, la neuviéme  et la dix-neuviéme bénédictions, l’on trouve des formules inversées:

IXe bénédiction (p. 115)

« Accorde ta bénédiction à la surface de la terre (…) Loué Soist-Tu Eternel qui bénit les années »

XIXe bénédiction (p. 279):

« Et il est bon  à  tes yeux de bénir Ton peuple, Israel en tout temps, à toute heure par Ta paix.  Loué sois-tu Eternel qui bénis ton peuple, Israël par la paix »

Il  ne semble pas que ce glissement ait été signalé. Il reste minoritaire par rapport à l’ensemble des 19

bénédictions.

La bénédiction est considérée comme une prière (cf La prière juive  par R. Posner et al.  pp.  22-26) Il nous

semble que la bénédiction remercie pour ce que l’on a reçu plutôt qu’elle n’exprime une attente, une demande pour plus tard. C’est ainsi le sens même du mot prière qui  se préte  à plusieurs acceptions. La prière juive semble vouloir en quelque sorte récompenser Dieu pour ce qu’il a donné. C’est un échange de

bons procédés, en quelque sorte.

Nous signalerons ce texte de Wikipedia sur le Benedecite catholique:

  • « Seigneur, bénis ce repas, ceux qui l’ont préparé, et procure du pain à ceux qui n’en ont pas. »
  • « Bénissez-nous, Seigneur, bénissez ce repas, ceux qui l’ont préparé, et procurez du pain à ceux qui n’en ont pas ! Ainsi soit-il ! »
  • « Bénissez Seigneur la table si bien parée, emplissez aussi nos âmes si affamées, et donnez à tous nos frères de quoi manger. »

Après le repas est aussi récitée une prière d’action de grâces : « Merci, Seigneur, pour tous vos bienfaits, gardez nos âmes dans la paix, et que nos cœurs joyeux vous chantent à tout jamais ».

Chez les protestants, la prière peut ressembler à ceci : « Venez, Seigneur Jésus, Soyez notre invité, et bénissez ces présents (la nourriture) qui nous ont été faits. Amen ».

Etrangement,  l’on y introduit ce texte ainsi:

« Cette prière, vraisemblablement d’une très ancienne origine monastique, se récite au début du repas pour remercier Dieu du « pain quotidien » qu’il nous donne[. Le bénédicité est une prière d’action de grâce, de demande de bénédiction »

L’auteur de l’article inverse le sens de la bénédiction: il cite un texte où l’on demande à Dieu de bénir les hommes mais il

donne un commentaire  où il met en avant le fait que l’on remercie Dieu. Mais il parle d’une « demande de bénédiction ». C’est assez ambigu!

On notera cependant que la bénédiction  chrétienne s’articule sur un impératif  « Bénissez-nous » alors que

la prière juive exprime le désir de bénir Dieu et ses anges, elle correspond à un acte présent et non à une

prière en instance. La « prière » juive nous apparait donc sous un jour différent : les Juifs prient Dieu de

bien vouloir accepter les bénédictions qu’ils leur offrent et qui pouvaient autrefois impliquer des sacrifices

animaux. On demande à Dieu d’accepter une offrande, celle de la bénédiction qui, en quelque sorte,

remplacerait celle du sacrifice (cf aussi sacrifice d’Isaac (d’Ismaël  chez les Musulmans)

 

Nous nous hasarderons ici à une proposition qui pourra choquer les « féministes » en concevant que de même que les hommes

bénissent Dieu, les femmes devraient bénir les hommes, puissqu’elles vivent dans un monde mis en place par eux. D’ailleurs la

séparation des sexes, traditionnellement respectée chez les orthodoxes (mais non chez les Libéraux qui admettent aussi des rabbins

femmes) pourrait correspondre à ces deux dimensions, ces deux « étages ».

On mettra en paralléle la problématique de la bénédiction et celle de l’élection du fait d’une certaine  réciprocité: Dieu bénit les hommes

et les hommes bénissent Dieu  mais enoutre,  Dieu  est élu par les hommes et élit Sion (Israël):

premier Commandement:   Tu n’auras point d’autre   dieu en face de Moi »    en  hébreu: « Elohim  ahérim ».  On emploie le même terme

« Elohim » mais faut-il lire la formule au singulier ou au pluriel dans la mesure où Elohim, dans la Genése est  placé devant un verbe

à la troisiéme personne du singulier.

Ailleurs:  Dieu a choisi Sion  Sa bien aimée pour Sa demeure favorite. L’Eternel a fait  choix de Jacob, d’Israël pour Sa propriété »

(Office du samedi matin,-Psaume  Yehi Khevod). C’est ici  le verbe « boher » qui signifie choisir.(à didtinguer de boré, le créateur) Ici Dieu correspond au tétragramme et non à Elohim.

Il y a là une tonalité  amoureuse qui nous raméne au Cantique des Cantiques. Les livres de prière nous apparaissent ici comme

une Déclaration d’Amour et le mot Ahava  y est volontiers employé, qui se traduit par Amour, qui est le même terme que l’on utilise

pour les relations entre humains et notamment entre un homme et une femme, avec toute l’importance du choix de l’être aimé et cette

idée d’éternité de l’union et de l’alliance (Leolam Vaed) . Amour (réciproque et exclusif) entre Dieu et les hommes au vrai plutôt qu’amour du prochain? Dieu a choisi ce peuple (Am)  entre tous les peuples (goyim) et les Juifs ont choisi  ce  Dieu (Yahvé)  entre tous les dieux. (Elohim). L’Amen est à rapprocher d’Amour en ce qu’il indique une foi (une confiance), littéralement. ( cf La Prière juive. par Raphael Posner,  Uri Kaploun,  Shalom Cohen,  Edition spéciale du Consistoire

Israélite de Paris.  Ed. Keter, Jérusalem  1985

Une des « bénédictions » les plus problématiques figurant

au sein des prières juives est certainement celle (la douziéme

de la Amida, ensemble récité quotidiennement) dite des

« Minim » et qui apparait quant à elle plutôt comme une

malédiction qui s’en prend aux Juifs qui se sont écartées

de la loi juive, aux hérétiques (  « les racines du mal » in Josy Eisenberg/Adin Steinsaltz, L’homme debout. Essai sur la prière juive. Ed Albin Michel, 1999,pp. 171 et seq)

. On tend à trouver dans ce texte l’indication d’une animosité juive à l’encontre notamment

des Chrétiens et ce point alimentera par la suite la formation

du faux que sont les Protocoles des Sages de Sion. (cf Le sionisme

et ses avatars, au tournant du XXe siècle, Ed Ramkat 2002

En ce qui concerne le Chema Israël, l’invocation la plus

connue, on  relévera une certaine ambiguité;

1re section : Deutéronome (Devarim) VI 4-9

Traduction française Transcription Texte original
Écoute, Israëla, l’Éternel, notre Dieu, l’Éternel est UN. Chmâ, Israël, Ado-nay Elo-henou, Ado-naï Ehad’ שְׁמַע, יִשְׂרָאֵל: יְהוָה אֱלֹהֵינוּ, יְהוָה אֶחָד.
Béni soit à jamais le nom de Son règne glorieux. Baroukh chem kevod malkhouto le’olam vaed
Tu aimerasb l’Éternel ton Dieu, de tout ton cœur,
de toute ton âme
et de tous tes moyens
Veahavta ett Ado-naï Elo-hekha, bekhol levavekha,
ou bekhol nafchekha,
ou bekhol meodekha
וְאָהַבְתָּ, אֵת יְהוָה אֱלֹהֶיךָ, בְּכָל-לְבָבְךָ
וּבְכָל-נַפְשְׁךָ,
וּבְכָל-מְאֹדֶךָ.ּ
Que les commandements que je te prescris aujourd’hui
soient gravés dans ton cœurc
Vehayou hadevarim ha’ele
acher Anokhi metsavekha hayom al levavekha
וְהָיוּ הַדְּבָרִים הָאֵלֶּה,
אֲשֶׁר אָנֹכִי מְצַוְּךָ הַיּוֹם–עַל-לְבָבֶךָ ּ
tu les inculqueras à tes enfants, tu en parleras (constamment),
dans ta maison ou en voyage, en te couchant et en te levant.
Vechinantam levanekha, vedibarta bam,
bechivtekha beveithekha ouv’lekhtekha baderekh, ou’bchokh’bekha ouv’koumekha
וְשִׁנַּנְתָּם לְבָנֶיךָ, וְדִבַּרְתָּ בָּם, בְּשִׁבְתְּךָ בְּבֵיתֶךָ וּבְלֶכְתְּךָ בַדֶּרֶךְ, וּבְשָׁכְבְּךָ וּבְקוּמֶךָ
Attache les en signe sur ta main,
et porte les comme un fronteau entre tes yeux
Oukchartam le’ot al yadekha,
vehayou letotafot bein einekha
וּקְשַׁרְתָּם לְאוֹת, עַל-יָדֶךָ; וְהָיוּ לְטֹטָפֹת, בֵּין עֵינֶיך
Écris-les sur les poteaux de ta maison et sur tes portes

En effet, à un certain moment, c’est Dieu lui-même qui

s’adresse aux Hébreux alors que jusque là on pouvait

penser que les Hébreux déclarent leur foi : « L »Eternel

est notre Dieu » et ils le bénissent. Mais ensuite, c’est

Dieu lui même qui se présente :

« Que les commandements que je te prescris aujourd’hui
soient gravés dans ton cœur ».

Enfin, nous reléverons la pratique consistant à observer le ciel, à la tomhée de la nuit pour déterminer la fin du Shabbat. Cela impliquait

de voir trois étoiles (Tset Hakokhabim). Il s’agit d’étoiles  et non de planétes, contrairement à ce que disent certains

commentateurs, vu que l’on ne connaissait que 5 planétes jusqu’à la fin du XVIIIe siècle. On songe à la pratique en début de mois, d’aller guetter le premier début d’un croissant de lune pour déclarer le nouveau mois (Rosh Hodesh).

L’on voit  à quel point la vie juive était liée à la tombée du jour ou à la sortie de la nuit (nouvelle Lune).  Ce n’est que la nuit que l’on pouvait observer le ciel correctement. C’est du fait d’une telle exigence que le Shabbat commence et se termine à la tombée de la nuit, ce

qui confirme la place des repéres célestes dans la vie juive ancienne.

« tzet hakokhavim (hébreu : צאת הכוכבים « sortie des étoiles »), moment après la fin où trois étoiles de taille moyenne sont visibles dans le ciel. Certaines communautés considèrent que la sortie des étoiles a eu lieu quand le soleil est à 7,08 degrés au-dessous de l’horizon. »

Rosh Hodesh (Wikipedia):

«  Le début du mois correspond à la néoménie (nouvelle lune), qui diffère cependant de la nouvelle lune astronomique : la nouvelle lune du calendrier hébraïque ne se définit pas par la nuit où seule l’ombre lunaire est visible mais par un filet de lumière émanant de la lune. Il y a en pratique 1 à 2 jours de décalage entre les deux. »

On notera que même dans le Récit de la Création (Maassé Béréshit), il est indiqué d’abord le soir puis le matin et rappelons que

c’est le soir que le ciel étoilé se manifeste et que c’est par ce spectacle que l’on commence chaque jour et tout particulièrement le Shabbat.

Etrangement,  l’on ne parle pas des planétes dans ces textes mais seulement des luminaires et des étoiles fixes. On peut se demander

si Dieu n’est pas associé à une planéte (Saturne)  qui passe d’une étoile à une autre au cours de son cycle. La planéte (étoile errante en

grec) irriguerait successivement  les quatre étoiles fixes royales (Aldébaran, Régulus, Antarés et Fomalhaut, cf le tétramorophe dans

le Livre d’Ezéchiel notamment, où l’on trouve la correspondance un jour pour un an qui est celle du rapport de la Lune à Saturne, 28

jours/28 ans)/ On notera que la naissance de Jésus à Minuit  va dans le sens de cette dimension nocturne du judaïsme où l’on remercie – Dieu, dans les louanges,  de ramener la Nuit, ce que l’on ne saurait dissocier du temps où le ciel devient comme un livre ouvert.

Terminons cette brève étude sur des considérations sociologiques. La pratique juive nous apparait comme largement fonction d’un

savoir faire, tant au niveau linguistique qu’à celui des diverses coutumes à respecter dans la synagogue (port du talith etc). Cette

pratique synagogale conditionne  en grande partie la « croyance » juive.  Le fait de fréquenter ou non régulièrement la synagogue semble

être un enjeu majeur, ne serait-ce que quelques heures le vendredi soir et le samedi matin. Tout ne se réduit-il pas en définitive au seul fait de bénir Dieu pour ce qu’il a fait de l’homme et pour l’homme?

On soulignera aussi le fait que la prière, la bénédiction, ne

doivent pas nécessairement passer par la parole. On peut

penser qu’une activité musicale est tout à fait susceptible de

pouvoir  jouer un tel rôle et de façon probablement plus spontanée

(cf les Negro Spirituals et autres Gospels (Evangiles)

Si l’on compare les prières juives aux prières chrétiennes, force est

de constater des similitudes, des emprunts qui ne sont  occultés que par le recours à

l’hébreu. C’est ainsi que le « Notre Père » (Pater Noster) figure dans  le culte juif sous la

forme Avinou mais il serait étrange qu’un Juif prononce la formule en français et il est donc obligé

de s’exprimer en hébreu comme si la formule lui avait été confisquée (cf LES ORIGINES JUIVES DE L’ORAISON DOMINICALE OU PASTER NOSTER Armand Lipman – Librairie Fischbacher, 1921.)  On pourrait certainement multiplier les exemples (cf Liturgie de la Messe; Ed Mediaspaul & Ed. Paulines; 1988; Pierre Cuperly  Prières des fils d’Abraham. Choix de prières

musulmanes,  juives et chrétiennes,  Ed Cerf, 1992;   Célébrer Dieu.  Association des

Ecrivains croyants d’expression française (Georges Nataf,  René Berthier, Eva de

Vitray-Meyerovitch, Ed Univers-Media, 1980) et nous envisageons

de proposer une telle étude comparée prochainement en signalant bien entendu les décalages, les additions, les interpolations ou les suppressions, notamment en ce qui concerne l’adjonction de la mention « Jésus Christ »  qui marque un nouveau temps, une nouvelle « ère » (l’Ere dite Chrétienne) dans l’histoire de l’Humanité, du moins, du point de vue chrétien. De même la place

du mot « Eglise » (« ton Eglise »), dont on observera le processus d’intégration au sein du texte hébraïque d’origine. Bien entendu se pose aussi la question de la traduction du latin vers le français (entre autres langues vernaculaires)

la dimension nocturne du judaïsme est  absolument évidente quand on assiste à l’office du Shabbat et on rappellera que le sabbat des sorcières était nocturne. Le dieu des Juifs est celui qui assure le retour de la nuit et l’on peut songer aux vampires qui saluaient la tombée du jour. En ce sens, il nous semble légitime de contester l’idée simpliste que sous le nom de Dieu, tout ce qui se trouve est

identique, ce que l’on entend trop souvent. Ce dieu de la nuit  fait certainement pendant à un dieu du jour mais on rappellera

que les Juifs préférent les bougies et les étoiles à la lumière du soleil. Ce dieu qu’ils se sont choisis est celui qui leur garantit le retour de la Nuit et s’ils l’ont choisi c’est parce qu’ils sont eux-mêmes profondément marqués par un monde nocturne fuyant la lumière du jour, vivant la nuit et s’éclairant dans les cavernes alors que durant le jour, il y avait trop de dangers. Cela témoigne probablement du mode de vie des premières humanités dont ils seraient les descendants.

 

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JHB

08 01 15

 

 

 

 

 

 

 

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La Russie, son influence néfaste en Europe aux XXe-XXIe siècles.

Posté par nofim le 3 novembre 2014

La Russie, mauvais  génie  de l’Europe  moderne.

(1905-2014)

par Jacques Halbronn

 

Nous avons publié en 2002 un ouvrage (Ed Ramkat) qui touche à la Russie (Le sionisme et ses

avatars au tournant du XXe siècle) en ce qu’il traite notamment des Protocoles des Sages de Sion lesquels nous sont connus d’abord dans la langue russe, même s’ils sont inspirés de textes rédigés en français notamment.

On sait que les Protocoles ont été le vecteur d’une nouvelle forme de judéophobie. Mais par ailleurs, les

persécutions qu’ont subi les Juifs dès la fin du XIXe siècle auront certainement contribué à l’essor du

sionisme et encouragé la recherche de solutions d’accueil des Juifs dans une nouvelle « terre », étant donné

que leur arrivé dans d’autres lieux où vivaient des Juifs pouvait déjà en soi accroitre les tensions entre eux

et le reste de la société ( les « non-Juifs »). Herzl pensait surtout aux Juifs russes quand il rédigea son

Etat Juif et qu’il  prit la tête du mouvement sioniste, notamment par l’organisation à partir de celui de Bâle en 1997 de congrès.

A partir de 1905, les Protocoles sont publiés et  traduits du russe  en tchèque et en allemand dès 1909. C’est aussi en 1905 la guerre russo-japonaise qui conduit le Japon à monter en puissance, ce qui en fera trente ans plus tard l’allié de l’Allemagne et de l’Italie (Axe)

Mais on ne saurait ignorer la responsabilité de la Russie  tsariste  en 1914 et de l’URSS de Staline en 1939

dans le déclenchement des deux grands  conflits « mondiaux ».

En 1914, c »est le soutien à la Serbie contre l’Autriche Hongrie, à la suite de l’attentat de Sarajevo, qui provoquera une réaction en chaîne

du fait du mécanisme des alliances  En 1917, les Russes renonceront à la poursuite des combats, à la suite de la Révolution d’Octobre qui

renverse le « tsar de toutes les Russies ».

. En 1939, c’est le pacte germano-soviétique et l’invasion de la Pologne  qui en découle qui conduit la France à  déclarer la guerre à l’Allemagne.

On sait ce qu’aura été le stalisnime avec ses goulags et cette Guerre  Froide marquée par la menace nuclaire.  L’Allemagne est divisée en deux.  Le rideau de fer tombe sur l’Europe..

En 1947, l’URSS permet par son vote et celui de ses satellites de faire voter la partition de la Palestine et la création d’un Etat Juif. par résolution de l’Assemblée Générale.

En 1956, les Russes menacent la France et l’angleterre de frappes nucléaires s’ils ne se désengagent pas du Canal de Suez. (expédition à laquelel Israël est partie prenante)  En 1962, Krouchtchev est sur le point de déclencher un affrontement avec les Etats Unis avec la crise de Cuba, où des missiles soviétiques ont été installés.

En 1968, le « printemps de Prague » (Dubcek) est étouffé par les troupes du Pacte de Varsovie.

En 1989,   le « mur de Berlin » tombe et bientôt l’URSS va se décomposer. Mais la Russie ne renonce pas- au  XXIe siècle, à reconstituer son Empire: ce sont les incidents de Géorgie, puis de Crimée reprise à l’Ukraine (2013) sous Poutine.

On peut penser que sans les diverses initiatives de la Russie depui un siècle et plus,  l’Europe n’aurait pas eu à subir toutes les épreuves

que l’on connait.

 

 

 

JHB

03 11  14

 

 

 

 

 

Publié dans Conscience, Culture, ECONOMIE, HISTOIRE, POLITIQUE, prophétisme, RELIGION, SOCIETE | Pas de Commentaire »

Le lien social chez les hommes et les femmes

Posté par nofim le 2 novembre 2014

 

Le lien social  selon les hommes et les femmes. Autour de la

liberté de rompre.

A Saskia Brown

par  Jacques  Halbronn

 

On sait que nous menons des recherches visant à différencier

comportements masculins et féminins, domaine qui est

largement resté en friche ce qui fait que ceux qui nient les

différences ont beau jeu puisque les recherches dans ce

domaine sont au point mort.

Le point essentiel est selon nous la dimension sociale de la

femme, le poids de la société sur le comportement féminin, ce qui

conduit  à mettre l’accent sur l’extraversion des femmes, lesquelles

sont fortement marquées par le lien social, perçu comme

d’une importance vitale.

Les femmes ont un côté Big Brother.( 1984 de Orwell) Elles sont programmées

pour tout rapporter,  elles excellent à faire des rapports sur

leurs activités, leur emploi du temps en y apportant la plus

extréme précision du détail. (On pense au Nouveau Roman

qui aura séduit notamment Marguerite Duras et Nathalie

Sarraute). C ‘est très tôt le cas chez les petites filles qui

racontent ce qu’elles ont fait à leur maman, mais bien plus

tard, cette façon de faire se perpétuera de façon compulsive.

Il faut qu’elles répétent, qu’elles rapportent ( qu’elles caftent

en argot, une cafteuse)/ Tout cela dépense beaucoup de temps

et d’énergie pour elles mais aussi pour leurs victimes passives

auxquelles elles infligent, sans état d’âme, leurs reportages,   ce

qui est assimilable à une pollution.

Mais nous voudrions insister ici sur les comportements de

rupture chez les hommes et les femmes. La thèse que nous

présentons ici est la suivante:  les femmes ont le plus grand

mal à rompre le lien avec un groupe, une société alors qu’elles

sont capables de rompre avec une personne en particulier, sans trop

avoir à en souffrir. C’est une force et une faiblesse et on ne

saurait avoir le beurre et l’argent du beurre.

Une des questions centrales qui se pose au sujet des femmes

est celle de leurs contre-performances dans le domaine

de la créativité. Les femmes sont toujours à la traine, et

appartiennent à la seconde génération de toute entreprise,

celle non pas du singulier mais du pluriel.  Les femmes sont

nombreuses à faire la même chose à partir d’une même source,

c’est ce qui les trahit.  La femme n’est importante que si

l’on se situe hors de l’espace-temps, si l’on ne refait pas

la genése d’une idée et si l’on n’examine pas le nombre de

femmes qui suivent le même modéle. Seuls les ignares tombent

dans le panneau!.

Les comportements des « genres » sont radicalement inversés

au prisme du deuil. Les hommes sont bien plus aptes à

rompre avec une société donnée, à se démarquer de l’avis

général. Il en coûte beaucoup aux femmes de s’éloigner de

leur milieu d’origine, ou d’adoption. Elles en seraient

désorientées et en ce sens elles ne sauraient échapper à un

certain conformisme.

A contrario,  les hommes sont bien plus vulnérables sur le

plan »sentimental » que sur  le plan « social » et en ce sens ils

sont plus « romantiques » en privilégiant le modéle du couple

sur le modéle du groupe.

En situation de devoir choisir entre la rupture du lien

sentimental  et celle du lien social, on observe que les femmes

font passer les enjeux sociaux en priorité, ce qui confère à leur

carrière une certaine stabilité. Elles ne se mettent pas en

rupture de ban.

Les hommes se sentent moins pénalisés que les femmes par

la nécessité de ne plus fréquenter certains milieux alors

qu la séparation d’avec une personne donnée est assez

bien vécue notamment si elles en prennent l’initiative. Cela

conduit à en faire des êtres calculateurs et sans scrupules sur

le plan affectif mais qui, en revanche ne font pas trop de

vagues socialement. Inversement, les hommes sont tout

à fait capables de ne plus fréquenter certains milieux, d’en

prendre le contre-pied, ce qui leur confère une certaine

liberté de manoeuvre favorisant l’innovation et l’abandon

de positions révolues mais restant largement partagées.

C’est la sociabilité des femmes qui nuit à leurs performances

créatrices. Elles font preuve de plus de courage dans leurs

relations affectives et on les crédite d’être à l’origine de la

majorité des demandes de divorce.

C’est ainsi que les hommes seraient moins calculateurs et

intéresssés dans leur vie affective et moins enclins à sacrifier

celle-ci parce qu’il leur en coûte plus.  En ce sens, les femmes

seraient plus cohérentes dans la conduite de leur vie

privée que les hommes et inversement dans celle de leur

vie socio-professionnelle.

C’est dire que l’argument avancé selon lequel les femmes

seraient bloquées dans le domaine professionnel nous

semble douteux. Ce qui bloque les femmes, c’est précisément

leur incapacité à rompre avec un certain formatage propre

à un certain milieu. Le destin des hommes nous apparait

ainsi comme les immunisant contre les tensions sociales, ce

qui leur donne une certaine liberté d’action.  La vulnérabilité

des hommes, leur talon d’Achille, tiendrait à la difficulté

à faire le deuil de leurs liens affectifs. En effet, instinctivement,

les hommes même les plus autonomes savent qu’ils ont

besoin d’un partenaire pour procréer alors que sur les autres plans, ils

développent une forte autonomie de par une certaine

insensibilité à se démarquer de ce qui soude tel ou tel milieu.

L’on conçoit que le chomage soit vécu comme un fléau,

comme une catastrophe, une épée de Damoclés en ce

qu’il ne respecte pas le tissu, le maillage social dans lequel

l’individu se sent en sécurité et cela vaut, selon nous, plus

fortement pour les femmes que pour les hommes. Nous

dirons que le lien affectif chez la femme, pour durer,

devra être renforcé par le lien social -familial,  amical, le

réseau professionnel, relationnel, juridique (mariage,

PACS)-car une femme y réfléchira à deux fois avant de renoncer

à la fois à l’un et à l’autre en cas de rupture du fait des

enjeux. Le double lien nous apparait donc comme un garde-fou contre les

tentations de disparaitre de la circulation du jour au

lendemain.

 

JHB

03 11 14

.

 

 

 

 

 

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Jean Sendy et sa lecture de la Bible

Posté par nofim le 30 octobre 2014

 

Les extra-terrestres dans l’Histoire de l’Humanité. Autour de  l’oeuvre de Jean Sendy

par  Jacques  Halbronn

 

Nous avons connu Jean Sendy (né en 1910), peu avant sa mort. Il devait normalement intervenir en septembre 1977 au Congrès que j’avais organisé (avec la revue L’autre Monde de Roger Faloci) au FIAP, à Paris mais son décé intervint dans les semaines qui précédérent  (cf La Nouvelle Ere du Verseau. Ed Albatros-Autre Monde  1979) On notera que  Sendy avait publié en 1968  » La lune clé de la Bible » et que 8 ans

plus tard nous avions publié « Clefs pour l’Astrologie ».

L’approche que nou développons actuellement quant aux origines de l’Astrologie nous apparait comme

marquée par l’empreinte de la pensée de Sendy, par ailleurs connu comme traducteur de l’anglais en français

mais aussi spécialisé dans le sous-titrage des films anglo-saxons en français .C’est donc un moment propice pour que nous relisions ses livres qui s’articulent sur le texte de la Genése.

La Lune clef de la Bible, Les temps messianiques, L’ère du verseau, Les cahiers de cours de Moïse. Ces dieux qui firent le ciel et la terre,  Nous autres, gens du Moyen Age (tous réédités dans la collection « J’ai Lu »., dans les années soixante.

La thèse que nous soutenons, en effet, c’est que l’astrologie serait en fait le résultat d’une intervention

d’en haut par des « extra-terrestres » (Sendy parle de cosmonautes appelés Elohim(un pluriel en hébreu)

dans le texte biblique)   qui auraient institué le pouvoir d’une caste dirigeante, obéissant à certains signaux célestes, générant un processus cyclique.

L’astrologie ne serait ainsi nullement le fait d’une Science mais d’une technologie  très avancée, même pour notre époque actuelle. Dans l’Inconscient Collectif de l’Humanité, l’astrologie serait perçue comme la marque et la trace d’une telle intervention colonisatrice, survenue il y a de nombreux millénaires. Sendy parle d’une « colonisation de la Terre par des Anges venus du Ciel »

Nos travaux mettent en évidence cette astrologie

qui n’a pas grand chose à voir avec l’astrologie telle qu’elle se présente de nos jours dans une certaine

littérature.  En fait, cette grille permet à la fois de mieux comprendre et l’astrologie et le Livre de la Génése

(en tête du Pentateuque, les 5 livres (Houmash ). On  notera que Sendy se sert de la  précession des

équinoxes et de sa connaissance ancienne pour y voir la preuve d’une intervention d’en haut.

/ Or, c’est l’existence même de l’astrologie qui vient, selon nous, valider l’oeuvre de Sendy. On notera que les  textes de Sendy encadrent l’arrivée des hommes sur la Lune durant l’Eté 1969 tant et si bien qu’il annonçait que l’on ne tarderait pas à découvrir des éléments  de

confirmation sur la Lune (et qu’on attend toujours, semble-t-il,  plus de 40 ans après)

Les cahiers de cours de Moïse Julliard 1963; J’ai Lu 1970

Les dieux nous sont nés. L’âge ingrat  ed Grasset 1966

La Lune Clef de la Bible (Julliard 1968, J’ai Lu 1969)

Ces dieux qui firent le ciel et la terre  Robert Laffont  1969 J’ai Lu 1979

Nous autres gens du Moyen Age, Julliard 1969

Les temps messianiques  1970 Robert Laffont J’ai Lu 1980

L’ère du Verseau,, fin de l’illusion humaniste,  1970  Robert Laffont,  J’ai Lu  198O

Les temps messianiques  Robert Laffont 1975  J’ai Lu 1980

 

L’astrologie chez Sendy

Dans « Ces dieux qui firent le ciel et la terre », Sendy  traite de l’astrologie à propos du 4e jour. Il y aborde

notamment le phénoméne de la Précession des équinoxes, qui selon lui fut révélé aux hommes bien avant qu’ils aient eu les moyens de le décrire par eux-mêmes. Les ères précessionnelles sont donc un argument

puissant aux yeux de Sendy.  Pour notre part,  la démonstration que l’on tire au regard de l’Histoire de

l’Humanité ne nous séduit pas vraiment d’autant que le symbolisme zodiacal nous apparait comme

relativement tardif.

Dans l’Ere du Verseau, Sendy enfonce le clou. Il y affirme que Moïse  » se servait certainement du

symbolisme zodiacal ». Alors que Sendy est fasciné par une astrologie du cycle lent  – une grande horloge (près de 26000 ans pour que le point vernal revienne à sa « position » sidérale d’origine), notre astrologie s’en tient  modestement à un cycle de 7 ans!

 

Abordons d’autres auteurs sur une ligne assez comparable.

Jean-Marie Durand, dans L’Homme manipulé, Ed Les 3 spirales  2003 se référe à la « haute

technologie » qui aurait permis de faire de l’Homme un être à leur image.

Erich Von Daniken  dans L’Or des dieux. donne  pour sous titre:   Les extra-terrestres parmi nous (en allemand)  Ed R. Laffont  1974

Enfin, Wiktor Stoczkowski  nous propose Des hommes et des dieux et des extraterrestres. Ethnologie

d’une croyance moderne  Ed Flammarion  1999 un discours socio-ethnologique sur les soucoupes

volantes qui  traite plus du phénoméne au présent alors que ce qui nous intéresse,  c’est surtout leur

intervention dans les temps anciens. Mais il est clair que Sendy surfait aussi, dans les années

soixante-soixante-dix  sur l’intérêt que portaient les Ufologistes à la question des autres mondes habités.

En quoi notre démarche se distingue-t-elle de celles des auteurs cités ?  Nous pensons que les

dits « extra-terrestres » ont instauré un pouvoir qui perdure jusqu’à nos jours.  Selon nos travaux, les

principaux leaders de ce monde, tout au long des siècles,  sont reliés de façon très spécifique à certaines

configurations célestes et notre humanité continue à protester contre un tel pouvoir, ce qui expliquerait

la récurrence des révolutions. En s’en prenant à ces « leaders », la « masse »  exprime en fait son rejet

de cette emprise millénaire et perçue comme étrangère. Quelque part, la Shoah serait l »expression

monstrueuse du refus de cette « greffe ».   Sendy ignorait nos travaux qui n’en étaient quand on s’est rencontré

qu’à leurs balbutiements. Toutefois, dès 1976, donc peu avant sa mort, nous avions publié Clefs pour

l’Astroogie (chez Seghers, lié à son éditeur  Robert Laffont) dans lequel nous envisagions déjà une

origine « étrangère » de l’astrologie (extra-terrestres, civilisations disparues etc). Mais nous nous

appuyions alors sur un autre volet de l’astrologie, qui n’était ni la précession des équinoxes (malgré le

Colloque et le collectif que nous avons dirigé en 1977/79) ni le cycle de  Saturne (bien que ce cycle ait déjà

été présenté dans les Clefs mais en rapport avec les équinoxes et les solstices et non avec les 4 étoiles fixe

royales dont Sendy semble tout ignorer). Ce volet qui nous fascinait, à l’époque, en ces années 70 concernait

le dispositif des « maitrises » (cf aussi Mathématiques Divinatoires, Ed Trédaniel, 1983. Préface Jean Charles

Pichon)/ Ce dispositif nous apparaissait alors comme  étant d’un niveau de complexité supérieur à ce

que l’Humanité antique aurait pu élaborer par elle-même. Nous avons renoncé depuis longtemps à un tel

argument, faut-il le préciser. Mais l’on perçoit ce qui nous rapproche de Sendy, à savoir la tentative

de prouver que l’Humanité actuelle a dépendu d’une intervention extérieure et c’est dans ce sens

que Sendy sous-titrait son ‘Ere du Verseau »,  « fin de l’illusion humaniste ». ‘(1970, in Collection  Les Enigmes de l’Univers, Laffont)

Ce qui nous distingue de Sendy, c’est qu’il s’appuie sur le fait que les « humains », les « terrestres » ne

pouvaient connaitre telle ou telle donnée scientifique comme la précession des équinoxes. Nous mêmes

avec notre argument « structuraliste » à propos de la sophistication de la théorie des « domiciles » des

planétes (en anglais rulerships) nous n’en étions pas encore à envisager que l’Humanité elle-même, dans son

mode de fonctionnement ou du moins quant à ses leaders et au processus cyclique qui était le leur,

aurait été le résultat de cette colonisation, du fait d’une bio-technologie très avancée. Cela dit, la Bible

nous apparaissait comme impliquant, en tout état de cause, une telle grille de lecture.

 

 

 

 

 

 

 

JHB

30 10 14

Publié dans ASTROLOGIE, Conscience, judaîsme, machine, prophétisme, RELIGION, SCIENCE, Technologie | Pas de Commentaire »

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