jacques halbronn Linguistique comparée. Méthodologie. La dégérmanisation de l’anglais

Posté par nofim le 20 mai 2022

jacques  halbronn Linguistique comparée. Méthodologie.  La dégérmanisation de l’anglais 

 

La meilleure façon de mettre en évidence le fait qu’une langue aura été victime d’emprunt à une autre langue consiste à comparer celle-ci avec les langues de la même famille en  mettant en évidence la mesure du remplacement.  C’est ainsi que l’anglais aura perdu, au cours des siècles, un grand nombre de termes qu’il avait initialement en commun avec l’allemand.

Entendons par là non pas nécessairement les mêmes mots, stricto sensu, mais des mots ayant le même profil. Ainsi  Day pour Tag reste bien dans le champ germanique, tout comme say pour sagen. 

Mais la liste est longue de présence en anglais de mots d’origine française à la place de leur équivalent germanique. C’est ainsi que lorsque l’on recherche la traduction « anglaise »  de l’allemand  Bauer, on trouve « peasant », de l’allemand « wenig », on trouve « few » qui vient du français « peu », de l’allemand  Fluss, on trouve river, de l’allemand Macht, on trouve power (du français pouvoir), de l’allemand Wagen, on trouve  car, de l’allemand  bezahlen, on trouve en « anglais »  pay,  wichtig donne important, Zweifel, donne doubt, möglich donne possible   et ainsi de suite sans parler de la série pork, mutton, veal, beef qui dérive du français.

Cela dit, l’allemand aura également beaucoup emprunté au français et si l’on trouve  « fruit » en anglais pour l’allemand ‘Frucht », cela tient à une influence du français sur ces deux langues. 

On pourrait appliquer une telle méthodologie pour la famille des langues dites sémitiques en montrant que dans plusieurs cas, l’équivalent du mot arabe en hébreu est un terme d’origine française, ce qui peut se présenter en sens inverse, avec un terme sémitique en hébreu correspondant en « arabe » à un terme français, puisque ces deux langues sémitiques ont été, chacune à sa façon, par le français. Dans le cas de la famille slave, la comparaison entre le russe et le polonais ferait également apparaitre des décalages entre ces deux langues, en raison des différences d’impact du  français; On pourrait également étudier le turc à la lumière de la famille   des  langues  altaïques. 

C’est ainsi que le français de par la fascination qu’il aura exercer -ce qui n’exclue nullement  le piratage du français par les dites langues – aura contribué à générer une certaine hétérogénéité lexicale au sein de diverses familles de langues. Les emprunts au français auront pu, en effet, favoriser le recul de l’apprentissage du français. 

Par ailleurs, il importe de comprendre que le français  aura germanisé le latin et en cela il diffère singulièrement des autres langues latines. Le non recours aux marqueurs de genre  en « o » et « a »  tout comme la  non utilisation du « o » comme marqueur de la première personne du singulier devraient nous interroger.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

JHB  20 05 22

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Jacques Halbronn La création de l’Etat d’Israel (1948). Le bilan.

Posté par nofim le 7 mai 2022

Jacques  Halbronn  La création de l’Etat d’Israel (1948). Le bilan.   Nous entendons dresser un bilan de   la contribution israélienne à la « solution » de la question juive, pour reprendre le sous titre du Judenstaat de Theodor Herzl (1896).

 

On commencera par la dimension linguistique avec la  » renaissance » de l’hébreu. 

Il apparait que l’hébreu moderne ne s’est guère répandu en dehors de l’Etat « hébreu ». Ce n’est pas devenu la langue de communication en diaspora et même à la synagogue, si les fidéles savent « lire » l’hébreu, ils ne le parlent et ne le comprennent pas, tout juste capable de le prononcer au moyen de signes phonétiques durant l’office et pour les bénédictions. On peut penser que si l’on avait opté pour l’alphabet latin pour transcrire l’hébreu, les nouveaux immigrantes eussent été mieux intégrés linguistiquement. Au bout du compte, en ce début de XXIe siècle, les immigrés se réunissent selon leur pays ou leur langue d’origine et ne communiquent en hébreu qu’accessoirement et minimalement.   

 

Le statut de la diaspora du fait de la création de l’Etat

 

A plus d’un titre, le sionisme aura déstabilisé la situation des Juifs, bien avant la création de l’Etat et aura « siphonné » la diaspora. Il aura placé en situation de précarité les Juifs quittant le pays de leurs aieux pour aller vivre en Palestine/ Israël et d’ailleurs, un antisémite comme Edouard Drumont  félicitera Herzl pour son  Etat Juif (ou Etat des Juifs) . Les Juifs se seront mis de facto sur le départ et auront perdu leur légitimité à vivre en diaspora. Dès lors, l’on ne peut pas ne pas s’interroger sur les interactions qui ont pu découler d’un tel processus au XXe siècle, lors de la Seconde Guerre Mondiale, notamment, sans parler des tensions entre Juifs et Arabo-Musulmans,  en diaspora, du fait des guerres israélo-arabes, à partir de 1948.

 

L’obsession  majoritaire en provenance d’Israel.

 

Du fait de son régime démocratique, la démographie arabe est devenue la hantise de la société israélienne. Pour pallier ce probléme, la solution passait, aux yeux des Sionistes, par un afflux continu de Juifs de la diaspora.   La diaspora, dès lors,  si elle devait se maintenir, apparaissait comme en situation de non assistance à Etat en danger.   Or, une telle problématique majoritaire ne nous semble pas correspondre avec la « condition »  juive dans le monde, laquelle serait vouée à assumer une position minoritaire. On assiste là à une forme de paranoïa qui rend invivable une telle position de faiblesse quantitative laquelle ne serait pas compensée par une force qualitative.  Il s’agirait de comprendre que le paradoxe de toute démocratie est de mettre en place une minorité constituée de députés, de délégués voire, par le suffrage universel, LE Président. 

Selon nous, un Juif ne peut/pourra donner ce qu’il a de plus valable qu’au milieu de « non Juifs ». Autrement dit,  se retrouver entre Juifs n’est probablement la meilleure façon d’assumer sa judéité. Le rassemblement – toute concentration – des Juifs serait alors une forme de stérilisation du génie  juif, aussi dommageable  spirituellement que physiquement..

Enfin, nous ne saurions assez protester quant au choix du nom d’Israel  pour désigner le nouvel Etat fondé en 1948. Ce choix trahit une méconnaissance de l’Histoire des Juifs, car le nom d’ Israel désigne en fait une population vassalisée par les Juifs et la formule Ecoute Israel est une injonction récurrente dans les Livres des Prophétes.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

JHB 07 05 22

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jacques halbronn Le contenant et le contenu, le centre et ce qui tourne autour

Posté par nofim le 6 mars 2022

jacques halbronn  Le  contenant et le contenu, le centre et ce qui tourne autour.

 

Toujours demandeur de clarification et de dualité, nous entendons ici mettre en garde contre certaines confusions et notamment celle qui consiste à ne pas savoir ou vouloir  faire la distinction entre le contenant et le contenu. Nous prendrons l’exemple des populations occupant un certain espace que nous qualifierons de contenant.

Tous les contenus au sein d’un même contenant ne sont pas nécessairement à mettre sur le même plan, sur un pied d’égalité même si ces divers contenus cohabitent au sein d’un même ensemble. Alors que le contenant est fixe, les contenus qu’il peut accueillir peuvent considérablement varier.

Si l’on applique ce schéma à un pays comme la France, nous dirons que ce contenant qu’elle est.  Au sein d’un même espace, peut se constituer une multitude de sous-ensembles qui n’auront pas nécessairement le même statut.  Cela permet d’accueillir des populations très différentes, notamment par leur apparence, au sein d’espaces bien délimités, sans qu’il soit question de les exclure de l’espace France en les renvoyant dans leurs pays d’origine. 

Ces espaces peuvent être les quartiers d’une même ville, comme dans la Jérusalem médiévale avec son quartier juif, son  quartier musulman,  son quartier  chrétien, son quartier arménien etc(cf Vincent Lemire’ Le dessous des cartes : une ville ou quatre quartiers ? » in Jérusalem 1900.  2013 . D’aucuns pourraient parler de « ghetto », d’ »apartheid ». On a récemment avec Jérôme Fourquet préféré l’image de l’archipel.(L’Archipel français : une nation multiple et divisée) Ce qu’il faut retenir, c’est que l’unicité du contenant n’est pas en opposition avec la diversité des contenus pas plus que la diversité des planétes du systéme solaire ne remet pas en question le dit systéme. Si l’on prend à présent le cas de la langue française, nous pensons que l’on peut parler d’un contenant ou si l’on préfére d’un substrat.

C’est  ainsi que nous avons recensé les mots français en anglais-cf nos mémoires de 1987 et 1989 sur la plateforme SCRIBD. Peut-on dire que ce lexique est un contenu ou bien un contenant? Selon nous, les mots français en anglais sont un contenant, aussi curieux que cela puisse paraitre avec des mots anglais en complément. La preuve en est que les mots français se retrouvent dans bien d’autres langues en des quantités certes variables. Le français est ici le centre et les langues emprunteuses les satellites.

Mais quand  nous parlons du français,  il y a à nouveau une ambiguité.  Nous distinguerons en français le lexique qu’il véhicule et qu’il a exporté  et  les problématiques de conjugaison, de prononciation ou de sémantique lesquelles varient d’un espace à un autre.  Ce serait donc une maladresse que de dire que le français est une langue centrale mais il est bien le contenant d’une langue centrale. 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  JHB  06 03 22

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Jacques Halbronn Oralité et fondement anthropologique

Posté par nofim le 4 février 2022

Jacques   Halbronn  Oralité  et  non Ecrit, comme  fondement  anthropologique

 

 

La  facilité voudrait  qu’une langue se définisse par  son « écrit » d’où la question majeure qui serait celle de  sa prononciation, de l’apprentissage de la « lecture ». Certes, ce serait là l’approche la plus commode vu que « les écrits restent » alors que les paroles s’ »envolent ». C’est par le biais de l’écrit que l’on serait en mesure d’en suivre l’évolution à travers les âges. Nous nous portons en faux contre une telle représentation des choses et notamment dans le cas du français.  Nous accordons une grande importance à la transmission, à la tradition orales, celle qui passe par la « langue maternelle », celle qui ne s’apprend ni ne s’enseigne « dans les livre. Le  français  a su  garder son autonomie par  rapport à l’écrit  et quelque part, chaque locuteur « naturel » du français  réinvente la langue et en même temps,  les gens se comprennent en dépit de la « liberté » qu’ils s’accordent car, en réalité, ils savent de quoi il  est question et s y retrouvent.  La plupart des langues sont prévisibles tant l’écrit y  affirme sa suprématie et sert de « garde fou », de « modérateur ». Il reste que les langues contribuent à rapprocher des populations  extrémement variées racialement, religieusement, au prisme de l’Equinoxialité, ce qui pose probléme à l’écologie. 

 

 

 

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jacques halbronn Entre Science  » objective » et programmation subjective la voie équitable

Posté par nofim le 27 janvier 2022

Entre Science  » objective » et programmation sujbjective la voie équitable

Quand on écoute un Jean luc Mélanchon,durant la campagne présidentelle actuelle, l’on peut parler d’un discours de gauche assez typique mais comment le stuer par rapport à celui d’un Eric Zemmour? Ce qui les rapproch tient au fait qu’ils sont « laïcs », qu’ils s’appuient sur des données qui sont soit le fait de la « Science »universelle, soit sur le Droit Constitutionnel avec see calendriers électoraux sacralisés; Tout se passse comme si ces deux plans s’équivalaient, avaient la même réalité de facto. Que ce soit chez M&lanchon ou chez Zemmour, on en reste à des représentations primaites du fonctionnement de la société, la solution étant toujoours celle de l’égalité. Au fonds, L’homme s »est sacralisé. C’est la verticalité qui est la grande victime : l’on sait gèrer l’horizontalité – c’est le champ de l’Histoire Géographie mais on est dans un certao, relativisme On es attaché à une certaine diée de la Société, du fait même qu’elle ne tient qu’à la formulisation d’un prpjet humain pour lequel on a une certaine indulgence En ce sens, on peut parler de scienes humaines au sens de domaines que les hommes auraient structurés. Autrement dit, les sciences humaines auraient l’homme pour fondement. Epistémologiquement, l’homme serait piégé, ce qui ne serait pas le cas, si la question De Dieu étaiy mieux pensée.Qu’et ce que la voie équitable? C’es cellq qui chercher à donner du sens à l’orgsniaion du monde, une raison d’etre. C’est ainsi qu’il ne s’agit pas de nier les différences ou de les délégitimer,de les détricotes sous tel ou tel prétexten instrumentalisant le Droit ou la Science dans ce but. Or, rétabliir du sens à la verticalit est un enjeu cruciel. Or, force est de constater que le statut de l’astrologie fait- probléme: à la fois parce qu’elle est à la dérive et a perdu ses repéres et à la fois en ce qu’elle a été remplacée par uen pseudo-cyclicité.

Quand il s »agit  des  traité-traité de Rome- 1957), l »on se  croit obligé de les respecter du  fait meme qu’ils  ne nous ont pas,en principe,  été imposés par une  puissance  supérieure.  Nouq avons un  rapport  pervers à la « Loi »
JHB 26 01 22

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Jacques Halbronn Le cycle matière forme, masculin féminin. La poule et l’oeuf.

Posté par nofim le 6 octobre 2021

Jacques Halbronn  Le cycle matière forme, masculin féminin. La poule et l’oeuf.

 

Prenons  le cas du phallus, il y a analogie avec le pis de la vache et le vagin de la femme  le traie et en fait jaillir  le sperme. On est donc en présence d’une aporie: selon l’exemple que l’on prend,   la « source » sera mâle ou femelle. On songe aussi à la poule qui vient renforcer le pôle féminin. 

L’on  notera toutefois que les exemples allant dans le sens du féminin matriciel  sont emprunté aux animaux et non point  au genre humain/

En outre, sur le plan culturel,  l’homme (de génie) apparait comme celui que l’on va traire, ce qui va dans le sens du phallus qui est aspiré en quelque sorte par la femme. Nous avons déjà rencontré ce type de probléme avec le mot matière qui est pour nous lié au masculin et ce en  dépit d’un rapprochement tentant avec « Mater ».

La lecture des premiers versets du Pentateuque nous enseigne qu’au commencemnt était le « tohu bohu lequel précéda la « création du ciel et de la terre ».

 

 

 

א בְּרֵאשִׁית, בָּרָא אֱלֹהִים, אֵת הַשָּׁמַיִם, וְאֵת הָאָרֶץ.  1 Au commencement, Dieu créa le ciel et la terre.
ב וְהָאָרֶץ, הָיְתָה תֹהוּ וָבֹהוּ, וְחֹשֶׁךְ, עַל-פְּנֵי תְהוֹם; וְרוּחַ אֱלֹהִים, מְרַחֶפֶת עַל-פְּנֵי הַמָּיִם.  2 Or la terre n’était que solitude et chaos; des ténèbres couvraient la face de l’abîme, et le souffle de Dieu planait à la surface des eaux.
ג וַיֹּאמֶר אֱלֹהִים, יְהִי אוֹר; וַיְהִי-אוֹר.  3 Dieu dit: « Que la lumière soit! » Et la lumière fut.

 

 Ce  texte est assez confus car il nous raconte que Dieu créa  simultanément le Ciel  avec  la Terre puis il nous signale juste après que la terre était Tohu bohu.

Selon nous, la Terre  est masculine bien que de genre féminin grammaticalement tant en français qu’en hébreu ou en allemand.(die Erde) et la forme est  féminine, elle structura la matière, elle l’exploite, elle la « traie » tout comme un  pianiste jouera du Bach et s’appropriera sa musique.

Dans le domaine économique, on retrouve la même ambiguité entre l’employeur et l’employé. Qui se sert de qui? SElon nous, l’on peut tout à fait décider que c’est l’employé qui se sert de l’employeur dont il tire un « emploi », « ‘du travail, un salaire. Mais d’aucuns n’hésiteront pas à adopter la thèse inverse en se fondant sur l’usage de la langue quant au sens du mot « emploi ». Or, celui qui  fait une découverte créera ipso facto « de l’emploi », ce qui profitera à plus d’un.  Si l’on revient à l’exemple de la procréation, un seul homme peut mettre enceintes un grand nombre de femmes qui auront reçu sa semence. Se pose ainsi la dialectique de l’émetteur et du récepteur et dans bien des cas c’est bien le récepteur qui impose sa loi à l’émetteur, l’instrumentallise.

L’être qui  est chargé de la forme n’exerce-t-il point un certain pouvoir en « finalisant » ce qui n’est qu’ébauche, brouillon, esquisse? Il produit l’objet, il fixe un objectif alors que la matière se contente d’être et de vivre sans chercher à fixer ou à se fixer. La forme crée du discontinu à partir du continu, du flux de la matière que l’on peut représenter comme de la lave en fusion alors que la forme impliquerait un refroidissement et un asséchement, une cristallisation, un processus qui va figer et se figer.

Un tel questionnement peut, on en conviendra, entrainer des  conséquences majeures au niveau socio-économique. On précisera que pour nous, seul le génie incarne le masculin et que c’est là une denrée, une épice (cf Dune) rares. SElon nous, il revient à la femme de s’attacher à l’homme  à condition qu’elle éprouve  à son égard une certaine admiration, sachant que c’est à tout le genre masculin qu’elle rend ainsi hommage.

 

 

 

 

 

 

JHB 06 10 21

 

 

 

 

 

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Jacques Halbronn Manifeste du « Qualisme », de la « queste. »

Posté par nofim le 21 septembre 2021

Jacques  Halbronn  Manifeste du « Qualisme », du questionnement

 

 

La lettre Q n’est pas très populaire en français en raison de sa consonance avec certains

termes jugés vulgaires. C’est ainsi qu’à la BNF, il n’y  a pas de « Salle »  Q. Il resre que

l’initiale Q, au niveau morphosémantique est singulièrement porteuse. On a le Q

de Question, de (s’en)quérir  de quand, de (pour)quoi, de qui, de (le)quel,  de qualité

(comme de quantité)/ et ainsi de suite. Et l’on pourrait ajouter le quomodo latin qui

a donne notre comment (commentaire). En latin, on trouve aussi  le quia, le quid,

le quo (Quo vadis) le quando.  Dans les langues germaniques, l’initiale Q a disparu

dans who, what,  which, when, where. pour l’anglais. On a un probléme en  français avec le « où » qui ne comporte

pas le  Q  initiale du quo latin.  C’est probablement à rapprocher de « unde ».

D’où  le Qualisme – prononcer Quoilisme)  que nous proposons pour signaler et dénoncer

la crise du questionnement qui fait que l’on ne prend plus la peine de demander

« lequel » quand on parle de « Dieu », de « peuple ». On ne sait plus qui parle et à qui

l’on s’adresse. On reste délibérément dans le vague et cette absence du Q est

assourdissante.

Face au premier verset de la Genése, se pose  ainsi une triple question:

א בְּרֵאשִׁית, בָּרָא אֱלֹהִים, אֵת הַשָּׁמַיִם, וְאֵת הָאָרֶץ.  1 Au commencement, Dieu créa le ciel et la terre.

 

Mais quel Dieu, quel Ciel et quelle Terre. Et l’on pourrait plus loin demander

« Quelle humanité (Adam).? L’article défini  devrait le plus souvent laisser la

place à l’article  indéfini: un certain Dieu, un certain Ciel, une certaine Terre (promise)

, un certain Peuple etc.Il y  a là abus de non-qualification. Or, la langue nous donne

les moyens de qualifier, de préciser de quoi, de qui  il est question. La langue nous

enseigne qu’il y a un « nous » et un « vous », donc une dualité sociale tout comme elle

distingue le masculin et le féminin/ Ce sont là les acquis  parfois altérés -

du morphosémantique. passés à la trappe. Quel temps fait-il? A  quel niveau  se place-t-on?  On pense

à l’Ecclésiaste: il y a un temps pour chaque chose, ce qui répond  au quoi et au

quand.

Nous voudrions par ce Manifeste, revendiquer le droit de demander de quoi, de qui

parle-t-on? Quel est le dieu dont il est ici question  et que vous désignez sans le

moindre article.  Quel est le peuple,  auquel « Dieu » – ce Dieu- s’adresse quand il dit

« mon peuple » (Ami en hébreu) ?

Exode  III

ז וַיֹּאמֶר יְהוָה, רָאֹה רָאִיתִי אֶת-עֳנִי עַמִּי אֲשֶׁר בְּמִצְרָיִם; וְאֶת-צַעֲקָתָם שָׁמַעְתִּי מִפְּנֵי נֹגְשָׂיו, כִּי יָדַעְתִּי אֶת-מַכְאֹבָיו.  7 L’Éternel poursuivit: « J’ai vu, j’ai vu l’humiliation de mon peuple qui est en Égypte; j’ai accueilli sa plainte contre ses oppresseurs, car je connais ses souffrances.

 

La langue met à notre disposition  la forme possessive (qui est suffixale en

hébreu) comme  le  Elohénou  du Ecoute Israel.

 

  Texte original
Écoute, Israëla, l’Éternel, notre Dieu, l’Éternel est UN. Chémâ, Israël, Ado-naï Elo-henou, Ado-naï Ehad’ שְׁמַע, יִשְׂרָאֵל: יְהוָה אֱלֹהֵינוּ, יְהוָה אֶחָד.

Si c’est « notre Dieu », ce n’est celui des autres. Là encore, le Qualisme a son

mot à dire. De quel Dieu parle-t-on? Et pourquoi est il précisé dans les

Dix Commandements :  »Tu n’auras pas d’autres dieux devant ma face. » Cela implique

qu’il  y a d’autres dieux mais qu’un certain dieu est lié à un certain peuple.

Ne pas prendre la peine de  préciser qui est qui, qui  fait quoi,  n’est  ce pas  favoriser le vol,

l’appropriation  d’identité?.

Le Qualisme, c’est le droit désormais de ne plus laisser passer des expressions

équivoques. Pour nous, au niveau théologique, on ne saurait confondre

l’univers  et notre petit monde terrestre avec « son » ciel, celui du systéme solaire.

Autrefois, quand on ne connaissait pas l’immensité de l’univers, l’on pouvait

ne pas faire de distinguo. Mais ce n’est plus le cas et  Balise Pascal parlait déjà des deux

infinis. entre lesquels  notre humanité se trouvait.

Ainsi, ce « Dieu » qui créa notre ciel et notre terre, comment serait-il à l’origine

de tout l’Univers. Or, dans bien des cas  l’on continue à parler de  Roi de tout

l’univers »(Melekjh ha Olam)  pour désigner le dieu de la Bible. C’est  bien là une

formule outrée. Ce dieu n’est pas le dieu de tout l’univers et même pas le dieu de toute

l’Humanité. C’est un dieu aux pouvoirs limités.

Dans un autre texte, sur matière et forme, nous précisons que le dieu premier est

illimité mais notre dieu ne l’est pas, c’est un dieu second, un « démiurge » et en cela

il est féminin et non masculin.

Dans le même chapitre de la Genése, il est question de la dualité de « Dieu » (Elohim)

à la fois masculin  et féminin  tout comme l’est  Adam, c’est à dire Matière et Forme.

 

כז וַיִּבְרָא אֱלֹהִים אֶת-הָאָדָם בְּצַלְמוֹ, בְּצֶלֶם אֱלֹהִים בָּרָא אֹתוֹ:  זָכָר וּנְקֵבָה, בָּרָא אֹתָם.  27 Dieu créa l’homme à son image; c’est à l’image de Dieu qu’il le créa. Mâle et femelle furent créés à la fois.

 

La matière précéde la forme et la forme structure la matière et en cela elle vient

en second tout comme le dieu qui  « crée » notre Ciel et notre Terre, est un dieu

qui  passe de la matière à la forme, de la puissance à l’acte, de l’illimité au limité. Ce

dieu a ses limites, il doit se limiter, se focaliser. Face à une théologie duelle, il

y a, selon nous, une anthropologie duelle, celle de l’homme et de la femme, celle

du génie  et de la génitrice. Nous ne sommes pas  le seul aboutissement de 9 mois de

grossesse mais  résultat d’une longue hérédité, d’un temps autrement plus long.

Et puis le Qualisme ne saurait  faire abstraction du « quand », ce qui renvoie à

l’astrologie, c’est  à dire à notre Ciel jumelé à notre Terre et qui confère à notre

temps des phases, des périodes et l’on ne peut pas parler comme si notre

temps n’était pas structuré, d’où le sens de la formule citée de l’Ecclésiaste (Kohélet)

On notera qu’en anglais,   quality cohabite avec « equal ».(cf aussi équinoxe). alors qu’en français, on dit « égal », ce qui montre la parenté entre le g et le Q, comme dans leur

rappoer au « u »:  guerre  et  querelle.

 

JHB   21 09 21

 

 

 

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Liberté, égalité, fraternités : pour une nouvelle lecture de la devise républicaine

Posté par nofim le 9 septembre 2021

Liberté, égalité,  fraternités  (sic) : pour  une nouvelle lecture de la devise républicaine

par  Jacques  Halbronn

L’observation de la Société nous incite à mettre le terme « fraternité » au pluriel et non  au singulier comme dans la version actuelle de la devise républicaine.  Si l’on peut parler de liberté et de l’égalité, au singulier, il ne saurait en être de même pour le mot Fraternité. Il importe précisément de respecter l’idée de pluralité qui vient en contrepoint et contrepoids de l’idée  d’Egalité, mettant ainsi en avant une forme de dualité entre l’un et le multiple, le centripète et le centrifuge.

Prôner a la fraternité, au singulier, ne  serait-ce pas laisser entendre, croire que nous partageons tous les mêmes valeurs, les mêmes repères? C »est générer du porte à faux.

On sait au demeurant que la Révolution Française accoucha de la Loi Le Chapelier réputée hostile aux « corporations » lesquelles peuvent être aussi appelées  « fraternités ». On aura préféré depuis  l’anglais « club » (bâton, cf le jeu de tarots)  comme le Club des Jacobins. (cf l’article Fraternité,  sur Wikipedia)

Donc, selon nous,  les gens tendent  instinctivement à se regrouper sinon à s’organiser en « fraternités », en « sociétés », en « associations ». Est-ce à dire que le mot Fraternité dans la devise républicaine serait une incitation à ce que chaque individu assume son ou ses appartenances, qu’il ne doit pas  se comporter tel un électron libre?

On peut penser que la Gauche  serait plus axée sur l’idée d’égalité et la Droite sur celle de « fraternités » (au pluriel). Il est vrai que le fait de parler  de  « fraternités » peut conduire à une forme d’aparthéid.

Certains inversent le probléme  et demandent «  Comment pourrions-nous être frères dès lors que l’on ne reconnaît pas être enfants d’un même Père ? » MAis précisément, l’idée de fraternité est liée à celle d’une diversité à assumer. Le « frère », c’est le « prochain », celui dont on tend à se rapprocher parce qu’il nous ressemble visuellement et pour nous le visuel doit être respecté par ce qu’il nous révéle et nous enseigne aussi bien sur  terre que dans le ciel (cf notre anthropocosmologie) C’est dans la mesure où l’on perçoit des clivages de tous ordres, dans le temps comme dans l’espace, que l’on apprend à décrypter le monde, à ne pas confondre, par exemple , les étoiles (fixes) et les planétes.(errantes)

Comme par hasard, les gens qui se fréquentent se ressemblent par l’âge, le sexe, la couleur de la peau, la langue, la religion. Le role de lEtat est de faire cohabiter au mieux ces « communautés ».(fondé sur ce qui est déjà  commun  ici et maintenant., de composer avec la diversité.

 

JHB

 

09 09 21

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Jacques Halbronn Le rôle d’arbitre des femmes

Posté par nofim le 4 septembre 2021

Sociologie  et théologie. Le rôle d’arbitre, d’observateur et de consommateur  des femmes

par  Jacques Halbronn

Une question  essentielle  en ce début de XXIe siècle est celle de la place des femmes dans nos  sociétés, afin d’éviter des processus mimétiques qui brouillent les pistes quand une population ne parvient pas à connaitre le rôle qui lui est imparti dans le « plan » initial de la « Création »/ Que se passe-t-il quand les femmes ne jouent pas le rôle correspondant à leur « nature »?

Dans un précédent texte, nous avons mis en évidence  la dualité masculin féminin dans le processus dit de Création en soulignant le fait que le principe masculin ne saurait être créateur car la création  vient en second en tant qu’aboutissement comme dans le cas de la procréation.

Jésus déclare ! « Je ne suis pas venu abolir, mais accomplir la Loi » Or, la femme appartient à ce processus de réalisation finale, de stade ultime.  et quand elle ne joue pas ce rôle, une société  est en manque d’arbitre car on ne peut être  juge  et partie. Il importe donc que les femmes  ne cherchent pas le beurre et l’argent du beurre et sachent quelle est leur place.

Or, celui qui lance des idées, qui ouvre des pistes- le « producteur » – n’est pas en position de percevoir l’ensemble du tableau car il n’est pas en  position de consommateur. A contrario, le consommateur sera au fait de tout ce qui est proposé de façon à opérer le meilleur  choix possible. On ne peut pas être  juge et partie.

Nous avons pu ainsi observer que  les milieux qui ne réservent pas de place aux femmes  en tant qu’observatrices sont marqués par des polémiques qui n’en finissent pas – c’est la loi de la  jungle par manque d’arbitre équitable. On assiste alors à des pseudo-arbitrages entachés de partialité, de lacunes, d’exclusives car ceux-ci sont rendus par des hommes et non par des femmes. D’ailleurs, les femmes ont instinctivement tendance à communiquer, à échanger entre elles, à « façonner » l’opinion., à noter les uns et les autres sans être partie prenante.

Quand des producteurs se retrouvent face à face,  il y a  chaos, « tohu bohu ». comme le dit le premier chapitre de la Genése. C’est pourquoi nous ne saurions placer la Création au commencement et d’ailleurs dans la Genése, on voit bien que la « création » n’est pas le premier stade qui est « chaos »,  effervescence, conflictualité.

La femme aurait selon nous vocation à  se former une vision aussi exhaustive que possible des « forces »  en présence dans un  domaine donné , ce qui convient assez bien au rôle du « critique » littéraire ou du journaliste. et d’ailleurs nombre de femmes se sont illustrées sur ce créneau exigeant une certaine forme de distanciation permettant précisément d’avoir une  approche globale. Ce role est d’ailleurs bien mieux reconnu et avéré que celui de « productrice » du matériau premier lequel correspond de façon bien plus flagrante à des membres de la gent masculine/

Or, force est de constater qu’il y a  des domaines qui ne font pas de la place pour ces  rôles d’observateurs « objectifs »  et c’est notamment le cas du milieu astrologique, probablement pace qu’il est par trop marginalisé. Pour notre part,  nous avons toutefois à notre actif d’avoir joué un rôle « féminin » dans ce milieu, au sens où nous l’entendons  en publiant notamment une série de guides  et de recensions entre  1981 et 2016. sur papier ou sur la toile, sans parler de notre télévision et de nos colloques. Mais il est bien difficile de jouer ce rôle pour cette communauté et en même temps d’exister en tant que chercheur. On nous aura donc souvent accolé l’étiquette d’historien et de sociologue de l’astrologie, ce qui nous semble bien  réducteur.  En fait, nous  avons bel et bien une double casquette, ce qui est apparu dès 1976 avec Clefs pour l’Astrologie (Ed Seghers) ou dans l’article Astrologie de l’Encyclopaedia  Universalis.de 1994 jusqu’à ce jour)

 

 

JHB

04 09 21

Publié dans Culture, cyclologie, FEMMES, sociologie | Pas de Commentaire »

jacques Halbronn Théologie et Création: le grand débat sous jacent

Posté par nofim le 30 août 2021

Théologie et création: le grand débat sous-jacent

par  Jacques  Halbronn

 

Les  mots « Dieu »  et « création »   connaissent actuellement  un usage  qui semble délibérément , comme à plaisir, vicié, dévoyé   tant  on en reste sur des lieux communs au nom d’une culture judéo-chrétienne mal  assimilé. Nous nous proposons ici d’y apporter plus de clarté en distinguant plusieurs plans qui s’emboitent certes  les uns dans les autres  mais qu’il importe de ne pas confondre, de ne pas télescoper.

La thèse centrale que nous défendons est celle d’un dispositif à trois niveaux offrant une analogie structurelle mais que l’on ne saurait amalgamer. Les mots « Dieu » et « Création » sont intimement liés en  ce sens que tout créateur serait un « dieu » mais  ce  dieu est fonction de la création qu’on lui attribue. Il reste que tous les créateurs, du plus petit au plus grand, présentent certaines similitudes. On peut parler d’une guerre de religion  larvée de nos jours  et qui est une constante  qui ne s’avoue pas comme telle. Autrement dit, la plupart des controverses  toucheraient d’une façon ou d’une autre à la question du théologique.

La notion de Création  dans le Livre de la Genése

Dès le premier verset de  la Genése apparait un verbe que l’on traduit par  « créer », c’est l’hébreu  « Bara ». Au commencement « Dieu »  « créa » le Ciel (notre  Ciel?) et la Terre (notre Terre?).  Il semble que l’on veuille dans le judaisme en général tel qu’il est devenu nier que l’humain puisse être capable de « créer », le verbe  « bara » étant censé jouir d’un usage exclusif dont on ne saurait se saisir impunément. Un autre terme hébraique est toutefois utilisé, celui de Yetsira, notamment autour du Sefer Yetsira qu’on traduit par Livre de la Création, dans la littérature de la Kabbale, ouvrage qui traite notamment des 22 lettres de l’alphabet hébreu, en rapport avec les Eléments, les Signes du Zodiaque et les 7 planétes.  Mais, en hébreu moderne,  le Mot Yetsira peut s’appliquer à toute forme de création, à différents niveaux.

Quand on interroge des Juifs sur la notion de Dieu, ils renvoient à un dieu premier, primordial  « créateur de l’univers » du « Olam ». Or, nous pensons que le dieu de la Genése et de l’Exode  est un dieu qui s’occupe de notre humanité  et au sein de celle-ci de « son peuple ». Que comprendre quand « Dieu »  se référe à « mon peuple » ? Au niveau chrétien,  il est question  de l’invocation  « Notre père qui êtes aux cieux ».

On soulignera ici l’importance déterminante  de l’usage du « possessif ». Comment un dieu « universel » pourrait-il  être la propriété de qui que ce soit? Le possessif  est doté d’un caractère exclusif et  l’enfant  sait pertinemment  que « son  père » n’est le père de tout le monde tout comme il n’est pas un fils  ou une fille interchangeable.

Le débat autour de Science et de Religion  est en lui même assez obscur  dans la mesure où  comme dirait Spinoza, Deus sive Natura. Parler de la Nature, c’est implicitement se référer au « dieu de l’univers ». En réalité, l’oppostion  entre Science et Religion vise un autre type de Dieu, un dieu   issu, émanant de ce « premier » dieu et dont les attributions sont infiniment plus limitées maiss qui serait bien plus proche de notre Terre, de notre Humanité voire de notre Ciel, si l’on va notamment  dans le sens de l’Astrologie. Mais en même temps, ce dieu créateur de « notre » Humanité -Adam – ne saurait être placé sur le même plan que nos propres constructions humaines. Une cathédrale n’est pas du même ordre que notre systéme solaire. On devra  donc distinguer trois niveaux de création que l’on confond si souvent allégrement.

Le cas de Jésus est source de malentendu car il semble vouloir  entremêler ces trois niveaux pour n’en faire qu’un seul. et cela est fâcheux.

Selon nous, Jésus se situe à ce que l’on pourrait appeler le niveau 3, celui des « dieux » voués à guider l’Humanité, programmés en quelque sorte pour ce faire. C’est le niveau des prophétes, des génies tant sur le plan politique que scientifique ou artistique. Mais ce niveau ne saurait être comparé  au niveau des dieux qui ont agencé notre Humanité et tout ce qui vient la structurer et dont selon nous traite le Livre de la Genése avec son récit de la « Création » pas plus que ces dieux ne sauraient être mis sur le même pied, que le Dieu du premier mobile.

Ce que nous devons constater, c’est que c’est le niveau intermédiaire  qui semble faire le plus probléme, se trouvant comme pris en étau entre les deux autres idées de la Création alors même que le Livre de la Genése  traite justement de cette interface. Cette civilisation judéo-chrétienne semble ne pas avoir pris la mesure de la théologie appropriée, d’où un certain malaise lié notamment à une certaine verticalité. Le niveau 3 qui a été ainsi instauré aura mis en place des éléments structurants, représentés, incarnés, par une certaine « elite » elle même soumise à un certain ordre cosmique, à condition de ne pas adopter une acception trop extensive du mot « cosmos » car il s’agit ici de « notre » cosmos et no du Cosmos en général..

Autrement dit, entre l’homme créateur, organisateur de notre société  et le Dieu premier, il y aurait un point aveugle, une solution  de continuité. On peut parler d’une crise théologique qui ne dit pas son nom.  Dans le cas de Jésus,  il n’est créateur ni de premier ni de deuxiéme niveau mais bien de troisiéme niveau. En fait, il faudrait parler d’une création de quatrième niveau, qui serait celle de l’homme ordinaire, du vulgum pecus. Jésus  est avant tout concerné par le culte au dieu de deuxiéme niveau  est fait lui même l’objet d’un culte de troisiéme niveau de la part des populations de quatriéme niveau.

Ce qui est notamment à souligner, c’est ce que signifie un certain rejet de l’astrologie qui est en fait ni plus ni moins qu’un rejet, un déni  de la Création de deuxiéme niveau tant au nom des tenants  du premier niveau que de ceux de   troisiéme niveau.   Le procés que l’on intente à l’encontre de l’astrologie  est double : elle ne serait ni « naturelle », ni  l’oeuvre des humains. Elle serait d’un troisiéme type  et inclassable.  Il s’agit donc pour nous de rétablir un paradigme qui permettre de déterminer la place qui lui revient en soulignant que l’attaque contre

l’astrologie est celle menée contre le deuxiéme niveau théologique. Et c’est en cela que nous asssstons à une conflictuallité d’ordre théologique qui ne se déclare pas comme telle. Au lieu d’accepter de situer l’astrologie au sein d’un ensemble, on s’en prend à elle  de façon biaisée, comme aux victimes du lit de Procuste, soit en l’installant sur un lit trop  grand, soit sur un lit trop petit.

Mais les astrologues eux mêmes semblent bien incapables de situer correctement le domaine qui est le leur et préferent se référer à la « Nature » alors même que la « Science » qui en serait la gardienne s’y refuse. Est-elle une création « humaine »? Nous avons envisagé cette hypothèse (cf  La pensée astrologique, Paris, Artefact 1986, en préambule  à ‘lEtrange Histoire de l’Astrologie  de Serge Hutin) et il est possible qu’à un certain stade, les sociétés soient parvenues à instrumentaliser le « Ciel » mais il s’agit là d’une forme d’astrologie rudimentaire. (cf les travaux de Michel Gauquelin et notre édition des Personnalités planétaires, Ed Trédaniel,  1992) Nous en sommes arrivés par la suite à la thèse d’une technologie avancée mettant en place, artificiellement, un ensemble reliant le minéral et l’animal, la planéte et l’homme. Ce qui renvoie au débat entre Science et Technique, entre Science et Art – on pense à la démarche du sculpteur qui choisit les matériaux qui serviront à son oeuvre sans être aucunement obligé d’employer tout ce qui existe dans son milieu. Or, les astrologues semblent encore victimes de l’idée selon laquelle tout ce qui  figure dans le systéme solaire devrait être intégré par l’astrologie, ce qui les conduit à produire un ensemble saturé d’informations et donc à la nécessité de vouloir tout expliquer de la sorte, et notamment la spécificité de chaque individu (cf l’ »Astrologie de la personnalité »  de D.  Rudhyar)

 

 

 

 

JHB

30 08 21

Publié dans anthropocosmologiz, Bible, Culture, Juifs, LINGUISTIQUE, POLITIQUE, prophétisme, RELIGION, SOCIETE, théologie | Pas de Commentaire »

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