La symbolique des marqueurs cycliques

Posté par nofim le 17 juin 2014

L’importance des marqueurs  binaires pour les sciences humaines

par  Jacques  Halbronn

Dans le cadre de notre phénoménologie de la dualité,  nous pensons que la pièce  maîtresse est constituée par les marqueurs, terme

volontiers utilisé en linguistique pour indiquer le genre ou le nombre. Mais nous entendons élargir sensiblement le champ des

marqueurs, ce terme étant  largement utilisé dans le domaine biologique.

Repérer les marqueurs est un enjeu majeur de la recherche historique, et permet de mettre en évidence des corruptions, des

évolutions. On pourrait parler de « marquéme », comme nous avons proposé (Le texte prophétique en Frannce, 1999) des

« chronémes » et des « chorémes » comme marqueurs de temps et d’espace. Mais cet emploi que nous avions proposé était plus

d’ordre conjoncturel que structurel et comportait une dimension empirique propre à la démarche du sujet plus que de l’objet. Il sera

question ici de marqueurs propres à l’objet étudie, voire constitutifs de celui-ci.

Un bon exemple concerne justement des marqueurs cycliques, ceux qui annoncent  le commencement ou la fin d’un processus, à

l’instar des feux de signalisation (vert, rouge)., le vert indiquant un départ et le rouge un arrêt. Le marqueur de sens interdit est

fortement marqué par le rouge et l’on s’en sert à présent pour les piétons pour signaler un passage interdit (dans les transports en

commun par exemple).

Nous entendons notamment insister sur le rôle des marqueurs pour indiquer le commencement et la fin des choses, d’un processus.

Nous prendrons le cas de la tradition astrologique et noterons d’emblée que Mars est une planéte rouge (Horus rouge des

Egyptiens) et qu’il est donc censé marquer un arrêt (cf le « feu rouge » dans la signalisation urbaine). Or, lorsque l’on ouvre des traités

d’astrologie (et cela vaut déjà dans la Tétrabible de Ptolémée), on voir que Mars est associé au premier signe du zodiaque, le Bélier, ce

qui est quelque peu paradoxal. A l’opposé, Vénus correspondrait selon nous, de par sa couleur, à un marqueur de début. On sait qu’en

astrologie comme en mythologie, ces deux termes, Mars et V énus, s’opposent. Nous avons ainsi pu montrer que si dans une série

Mars précéde Vénus, cela signifie que l’on est dans le cas d’un « ouroboros », c’est à dire que l’on est passé de la fin d’un cycle au début d’un cycle. Nous avons référé, dans d’autres textes, à la mort de Jésus Christ suivie de sa résurrection

Si le bélier est le premier signe, cela tient à la précession des équinoxes qui aura décalé tout le système du fait de la volonté de la

part de certains astrologues d’en tenir compte/ On a montré que cela avait affecté  notamment le dispositif des exaltations.(Soleil

passant du taureau au bélier)

Or, récemment, nous avons montré qu’un phénoméne comparable avait affecté les maisons astrologiques. Pour cela, nous nous sommes

appuyés sur le dispositif dit des « joies » qui attribue aux planétes du septénaire une des 12 maisons. Or, dans ce dispositif, Mars suit

Vénus au lieu de le précéder(en VI et en V). Nous en concluons que l’ordre de numérotation des maisons aura été inversé, ce qui

est d’ailleurs bien connu (cf Dorsan)/ Ce qui vient confirmer notre thèse, c’est qu’il en est de même pour un autre duo, celui de

Jupiter et de Saturne, qui est l’équivalent du couple Vénus-Mars, sur un mode majeur.(planétes plus lentes)/ Là encore, Jupiter

précéde Saturne au lieu de lui  faire suite.(cf  notre vidéo sur ces points, sur You Tube)

Aini, sur la seule base de l’identification de marqueurs de début et de fin de cycles, nous sommes parvenus à mettre en évidence

des décalages survenus au cours du temps au sein de deux dispositifs majeurs en astrologie (cf Bouché Leclercq, Astrologie

Grecque, 1899) faisant ainsi apparaitre une corruption du texte originel tel que nous pouvons ainsi le restituer à partir de ses déviances

mêmes.

En linguistique, nous avons déjà montré  que certains préfixes jouaient le rôle de marqueur de début et de fin. On pense aux

préfixes « re »  et ‘de » (ou dé, dis). Re est à rapprocher de Rétro, en arrière, derrière  (rear en anglais). « De » signifie début, départ, donc commencement   tandis que « re » signifie  aboutissement, retour, révolution (révolu).

Cette notion de début et de fin  est  cruciale dans le domaine de la création. Il est important de pouvoir déterminer qui a commencé,

initié (stade de la conception) et qui a mené un processus à son terme, donc à sa fin (finalité)/ Confondre les deux types de marqueurs serait pour le moins fâcheux.

Rappelons que pour nous,  le commencement passe par la diversité (spermatozoïdes), l’embarras du choix du fait d’un certain

nivellement par le bas. On pense au départ d’une course où la sélection ne s’est pas encore opérée. A contrario, la fin d’une course

verra les écarts se creuser au point qu’il n’en reste plus qu’un, en tête (c’est littéralement le chef, c’est à dire la tête, le capitaine

(caput). Le cycle complet conduit à  l’accouchement d’un chef et l’on recommence (Sisyphe) indéfiniment.

Quand un société ne sait plus distinguer les marqueurs de commencement et de fin, il y a de quoi s’inquiéter. Or, même l’astrologie

qui aurait vocation à maitriser les dits marqueurs  patine au niveau de son propre savoir dont elle a perdu la maîtrise.

Il est clair que si l’on multiplie le nombre de cycles, comme on tend à le faire abusivement en astrologie, la notion de commencement et

de fin s’en trouve forcément brouillée.

Si l’on se référe à des marqueurs de ce type, on notera l’usage des majuscules pour indiquer un début de phrase et l’usage du « point »

pour signaler la fin d’une phrase/

Mais il existe une problématique inhérente à l’usage même du langage. Existe-t-il un lexique du commencement et un lexique de la

fin, de la conclusion? Selon nous, au départ, la langue est avant tout concerné par un tel principe et peut se limiter à très petit

nombre d’icones, notamment gestuels avant même d’être graphiques. Nous  savons d’ailleurs exprimer  qu’il faut commencer ou

s’arrêter par des signaux très simples et compris asssez universellement.  Autrement dit,  les signifiants doivent se répartir en deux

ensemble, marquant respectvement le commencement et la fin des choses. Mais le recours à un marqueur négatif  fait l’affaire (phrase

négative,  préfixe négatif pour signaler l’arrêt, la fin : on ne joue plus. Par voie de conséquence, la philosophie nous semble devoir également être sujette à cette dualité sémantique. Mais toute la question est de savoir quelle est l’instance qui fixe le temps

du commencement et celui de la fin. Bien des travaux achopent sur ce point. Où est le commencement, où est la fin? Nous dirons que

comme pour la Nouvelle Histoire (Ecole des Annales), l’on pourrait parler d’une Nouvelle Philosophie qui s’appuierait sur une théorie

cyclique valable et validée. En effet, selon nous, l’usage du langage doit obéir à des marqueurs cycliques et réserver un certain

vocabulaire pour telle ou telle phase.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

JHB

17. 06 14

Bibliographie

Les marqueurs linguistiques de la présence de l’auteur   dir  David Banks  L’Harmattan  2005

Voix et marqueurs du discours : des connecteurs à l’argument d’autorité  » ENS Editons   Dit JC. Anscombre, A/. Rodriguez Somolinos,  S Gomez_Jordana Ferrary 2012

Les marqueurs discursifs dans les langues romanes, Approches théoriques et méthodologiques. dir M. Drescher, B Frank-Job  ed Peter

Lanf  2006

Reidar Veland. LEs marqueurs référentiels celui-ci et celui-là. Ed Droz  1996

Marqueurs discursifs et subjectivité   dir . S. Hancil  Publ. universités Rouen et Le Havre 2011

 

 

 

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Le nivellement par le bas, syndrome de décadence

Posté par nofim le 16 juin 2014

Les risques de nivellement par le bas

Panem  et Circenses ou la Culture populaire dominante

par   Jacques  Halbronn

 

La malbouffe et ce que nous avons appelé la mal-culture

sont les deux mamelles du nivellement par le  bas qui

consiste à empecher les plus doués des membres d’un

certain groupe à se faire reconnaitre comme tels. Ce

nivellement conduit à un certain sentiment d’égalité

entre hommes et femmes. La thèse que nous développons

est d’ordre cyclique. Il  y aurait des périodes marquées par

un tel phénomène et d’autres qui le voient refluer.

Un  exemple illustrera notre propos sur le nivellement, celui

de la multiplicationdes cranes rasés, mode  qui permet

aux cheveux les plus courts de ne pas se distinguer  des plus

longs.

La malculture perpétue des modes alimentaires, par  exemple,

qui devraient etre exclusivement réservées  aux couches

sociales les plus défavories mais qui  au nom de la « Culture »

font partie des habitudes et des références. En effet, ce qu’on

appelle le patrimoine gastronomique est presque toujours

un élément de la table du « pauvre », avec des produits qui ne

sont pas frais et qui se conservent longtemps. Il est étonnant

de devoir observer qu’en France, au printemps, tant de gens

continuent à manger selon un tel modéle de pénurie qui n’a

aucune justification, consomment notamment du pain, des

pattes, de la semoule, des pommes de terre (frites) au lieu

de viande, des gâteaux au lieu de fruits de saison. On est en

pleine schizophrénie. En fait, les gens ont une tendance à

se procurer ce qui coûte le moins cher et la mauvaise

alimentation chasse la bonne. Selon nous, les marchands

de produits finis (restaurants, boulangerie-patisserie)

perpétuent une tradition de nourriture de masse héritée

du « panem et circenses » romains, de soupe populaire. Mais même

à la maison la mabouffe   a  droit de cité et c’est le régne des

surgelés et des pizzas.

La Malculture est une culture au rabais dont la malbouffe

est un des fleurons, au nom d’une culture alimentaire

traditionnelle.  Mais si le pain des Romains est la malbouffe,

la télévision est le cirque.

Le public n’a plus droit qu’à une culture réchauffée et non pas

en live et là encore même ceux qui en auraient les moyens s’en

contentent. On ira ainsi entendre jouer des oeuvres des

siècles derniers plutôt que contemporaines.

Le nivellement par le bas passe aussi par des emplois peu

qualifiés où les gens sont interchangeables et pourraint être

attribués au hasard, par le moyen d’une sorte de loterie.

Au niveau mondial, la langue anglaise est le type même d’une

langue frelatée, hybride,  préférée au français qui est une langue

de bien meilleure qualité.

Tout est fait pour empêcher ceux qui ont des potentialités

supérieures de sortir du rang et la sélection s’opère selon

des critères qui ne sont pas pertinents.  La médiocrité est

triomphante.

Pourtant, comme nous le laissions entendre, il existe une

cyclicité qui périodiquement remet les pendules à l’heure. Il

s’agit d’un cycle astronomique de 7 ans divisé en

deux « mi-temps » de 3 ans et demi.(conjonction et disjonction)

La phase dite « disjonctionnelle »  tend à effacer tout ce qui a

pu se stratifier, se scléroser pour pouvoir reprendre un

nouveau cycle. Mais au bout de 3 ans et demi,  l’on retombe

dans une framentation, une segmentation du monde, un

rétrécissement des échelles, que l’on pourrait comparer avec

une multiplicité qui ne convergera qu’au bout d’un certain

temps. La « conjonction » est le stade d’une humanité enfant,

(Bachelard). La disjonction permet, en revanche, de se

sevrer  du passé et de construire

 

 

JHB

16 06 14

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Zodiaque et Société

Posté par nofim le 15 juin 2014

Zodiaque et anthropologie

par  Jacques  Halbronn

 

L’erreur commise par la plupart des commentateurs du

Zodiaque (cercle des animaux)  tient au fait qu’ils s’imaginent*

que le choix des animaux, notamment, serait d’ordre

allégorique.

On entend ainsi (cf Véronique  Agranier, sur You Tube,

15 06 14) dire que le bélier est l’expression du début du

printemps. En réalité, ce qui importe, c’est ce que font les

hommes de cet animal qui n’a d’ailleurs  nullement vocation

à  représnter cette saison. Le bélier, ou le mouton ou mieux

encore l’agneau (cf la   fable de La Fontaine « le loup et

l’agneau) est voué à l’immolation sur l’autel, à la mort, au

sacrifice. Evidemment de nos jours, nous sommes moins

familiarisés avec de telles pratiques mais  il est clair que

le bélier, l’ovin, appartient non pas au printemps mais bien

à l’hiver. Il n’est pas le premier signe du printemps mais bien

le dernier de l’hiver. Il n’est pas étonnant que deux signes

« armés », le scorpion (qui désigne à Babylone l’archer et non

l’animal) et le sagittaire soient des signes d’automne, saison des

mises à mort (cf les Travaux d’Hercule, comme le Sanglier

d’Erymanthe, les oiseaux du Lac de Stymphale etc). Les signes

humains dans le Zodiaque,  a contrario, ne sont jamais liés à

des mises à mort  si ce n’est du côté du bourreau. C’est ainsi

que le signe des Gémeaux ne décrit aucunement le cycle

saisonnier en soi mais le fait que ce soit en Mai que les

sociétés aient instauré  les rencontres entre jeunes gens. Mai,

le mois des amours, des amoureux. Les Gémeaux qui sont

souvent  représentés comme un couple enlacé sexuellement;

(cf les enfants des planétes, en l’occurrence de Vénus)

.Il est donc tout à fait vain de voir dans le Zodiaque une

représentation de la Nature en soi alors qu’il s’agit d’une

cyclicité des pratiques sociales, socio-économiques.

(cf aussi Didier Colin, Manuel Pratique d’astrologie, Ed

Hachette 1998). Les cathédrales  reprennent ces « travaux »

successifs dont les signes zodiacaux sont isssus.(cf.Christian

Fages sur Zodiaque et Chrétienté). L’animal

n’est pas là pour incarner une saison en soi mais ce qui

correspond dans les activités humains à une saison. Le

taureau (bovin, boeuf, vache, veau) n’est pas censé

représenter ce qui se passe dans la nature au printemps mais

l’usage que les hommes en fonest alors.

Rappelons que le fait que l’astrologie fasse appel à un tel

symbolisme n’implique pas nécessairement qu’elle soit dans

son mode de repérage à caractère tropicaliste. Il s’agit avant

tout d’un mode de signalisation cyclique parmi tant d’autres,

d’un « exemple » ni plus ni moins à  ne pas prendre à la

lettre..

Un autre exemple concerne le Feu que nombre d’astrologues

associent volontiers à l’Eté. Or les hommes n’ont pas besoin

de feu en cette période de l’année. Et l’iconographie des

mois place le feu en hiver avec notamment des cheminées.

Didier Colin a donc tort d’associer le Feu à l’Eté et non à

l’Hiver car toute l’iconographies des mois (cf Les Très Riches

Heures du Duc de Berry mais aussi le mois de janvier dans

le Kalendrier des Bergers) situe le feu en hiver car c’est en

hiver que les hommes en ont besoin et non en Eté, le feu n’est

pas le soleil mais un substitut au Soleil en exil.

En fait, il n’est guère conseillé aux astrologues (exercice

auquel se livre Véronique Agranier) de commenter le

Zodiaque. On peut penser d’ailleurs que le signe du Taureau

ou celui des Poissons ou de la Vierge sont, quant à eux, des

allégories des dieux , respectivement Apollon (avec le

culte de Mithra), de Neptune et de Cérés, deux divinités ne

correspondant à aucune planéte du Septénaire, connu dans

l’Antiquité (cf Manilius). De même, le syncrétisme du

Zodiaque est -il aggravé par la présence du  tétramorphe

dont fait d »ailleurs partie le taureau mais aussi le lion, l’aigle

(cf  le Symbolisme de l’Aigle, Volguine), remplacé par le

Scorpion (ce qui vient brouiller les pistes, cf supra)  et

l’Homme (le Verseur d’Eau mais aussi lié à la scéne du

banquer hivernal, que l’on retrouve dans l’arcane I du

Bateleur). En effet, le début de l’année ici n’est pas tant situé

à l’équinoxe de printemps qu’au solstice d’Hiver (Noël) qui

correspond à une reprise après cette nuit la plus longue.

Quant à la question des aspects, on a du mal à comprendre

comment les signes cardinaux pourraient-ils être en

conflit entre eux  (cf Colin, op. cit, p. 255)/ Dire que le sextile

et le trigone sont des « bons » aspects mériterait une

explication. Nous pensons qu’il s’agit là d’une théorie

tardive liée à la permutation de l’exaltation des luminaires due

à la précession des équinoxes. Croyant bien faire, certains

astrologues auront déplacé le soleil initialement exalté en

taureau dans le signe précédent du bélier et par voie de

conséquence, ils mirent la Lune en taureau, à la place, d’où

une permutation. Ils auraient du poursuive lorsque le point

vernal n’était plus dans la constellation du bélier mais

entre temps, la tradition s’était cristallisée et figée et on

en resta là.

Or, cette permutation aura eu des effets considérables

puisque l’aspect de carré qui séparait les deux positions du

soleil en taureau et en lion et les deux positions de la Lune

en bélier et en cancer, va aboutir à un aspect de trigone

(Bélier-Lion, 90 plus 30) et de sextile (Taureau-cancer,

90 moins 30). Ce nouveau état va contaminer par la suite

tout le systéme des aspects et se figer alors même que la

précession demanderait de nos jours un nouvel ajustement

et donc l’abandon du sextile et du trigone qui ne sont

que des déviances par rapport au carré. En ce sens, il y a

là une pathologie de l’épistémé, une dégénerescence du

savoir.

Un autre point nous frappe à savoir le hiatus entre le

discours sur la cyclicité saisonnière qui implique un vécu

partagé dans la synchronicité  et la théorie du thème natal

qui déconnecte de facto l’individu du collectif. L’astrologie

joue ainsi sur deux discours, sur deux tableaux. D’une part

une représentation du monde qui délivre un message de mise

en accord de l’homme avec la Nature et de l’autre la pratique

tardive du thème natal qui va « mixer » les signes, les planétes,

les maisons, qui sont à la base sous-tendus par des cyclicités

pour en faire un brouet immonde.

 

 

 

 

 

 

 

JHB

15 06 14

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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JHB

15 06 14

 

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Le poids des savoirs passés et la création

Posté par nofim le 14 juin 2014

 

La culture comme obstacle au renouvellement

par  Jacques  Halbronn

 

La culture peut -elle nous empêcher de nous ouvrir au présent et au futur? Il est clair que ce que nous savons fait obstacle à notre

réceptivité au monde même si quelque part, cela nous permet de capter ce qui se passe autour de nous. Quel dilemme!

On peut être créatif  et créateur et préférer se distraire avec  des choses anciennes, ce qui ne va pas sans quelque tiraillement, quelque

écartélement. Il est vrai que la culture rapproche les gens alors que la créativité tend à les séparer. Nous avons déjà souligné dans de

précédents textes, que le handicap  générait du lien social car le handicap nous conduit à suivre des formations, à acquérir  des

techniques, ,donc à avoir des maîtres et des condisciples, Or, celui qui se débrouille tout seul, qui est auto-suffisant ne tisse pas ces mêmes relations mais sera lui même à terme un ciment social du fait de l’influence qu’il exercera s’il est véritablement un pionnier et

non un clone.

Il y a plaisir à jouer avec sa mémoire, à raviver des souvenirs, à se retrouver en terrain de connaissance mais c’est là un plaisir

que l’on s’accorde, sur le plan artistique ou sur le plan gastronomique, touristique, linguistique mais qui reléve de la distraction, du

divertissement ( Blaise Pascal). Or, selon nous tout plaisir que l’on s’accorde n’est qu’un palliatif à un probléme que l’on cherche à

oublier, ne serait-ce qu’un moment. Se faire plaisir, « du bien » ne résout pas  ce qui ne va pas par ailleurs, ce qui va « mal ». Bien plus, cela ne va dans bien des cas qu’aggraver les choses.

Force est de constater que la culture nous renvoie à un passé, à notre passé tout en étant  partagée. Encore une fois, le lien social

se nourrit de considératons suspectes et reléve d’une forme de complicité assez malsaine.

On ne saurait en effet oublier que l’essentiel est d’éviter la sclérose tant pour un individu que pour une société, tant physiquement que

psychiquement. Et la culture est marquée par une forme de sclérose. Nous avons indiqué ailleurs que le langage devait être constamment réactivé, re-connoté et donc que les liens entre les mots devaient être repensés en permanence. Communiquer avec

quelqu’un passe par la redéfinition des mots, c’est à dire par de nouvelles associatins synonymyques de signfiants. Mais il est clair

qu’il est plus commode de figer les langues et de fonctionner sur une sorte de consensus au lieu de s’échiner à mener à bien une mise

à jour souvent laborieuse.

Nous sommes pour notre part, on l’aura compris, pour une culture vivante dans l’ici et maintenant. Laissons l’exploration du passé aux historiens. Ce qui compte avant tout, c’est que chaque génération vive avec ses propres ressources créatives et non sur le dos des

générations précédentes. Si sur le plan technologique, les gens sont « dans le vent », en revanche, sur le plan culturel, le « rétro »

l’emporte sous couvert de « culture », d’où ces foules qui se serrent dans les musées pour admirer des oeuvres qu’ils pourraient

trouver reproduites dans des livres. Là encore, on est dans le lien social au nom d’un certain snobisme qui veut que l’on soit tout fier

d’avoir vu quelque secondes tel celébre tableau. On est dans une dynamique de pélérinage, d’anamnése, de « déjà vu ».

JHB

14/ 06  14

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Réflexions autour du transit en astrologie

Posté par nofim le 13 juin 2014

La dimension cyclique des aspects et des transits

par  Jacques  Halbronn

 

Les aspects sont largement utilisés de nos jours en

astrologie pour établir des connexions entre les différentes

composantes du thème natal. On notera cependant que

le dispositif des maitrises sert à  relier les maisons

astrologiques entre elles voire l’ascendant à une maison où

se trouve la planéte qui régit le signe concerné, se « levant »

à l’horizon de la naissance..Au vrai cette idée de signe

ascendant ne fait sens que pour une constellation, d’où le

mot « horoscope » -pour Ascendant- qui implique une

visualisation (scope).

Selon nous, un tel usage des aspects est dévoyé car il est assez

évident que les aspects (autrefois appelés « regards »)

sont d’abord utilisés pour les cycles (cf Yves Lenoble),

et permettent de fixer les stades par lesquels

un cycle passe successivement

Que dire alors des « transits » qui sont des « aspects » se

formant entre un ciel à un moment donné, comme celui

de la consultation, et le le ciel de naissance. Techniquement,

c’est tout à fait faisable puisque dans les deux cas, un astre

est situé à tel degré du zodiaque (tropique) mais cela exige

une mémorisation par la personne de « son » thème, à des

décennies de distance, supposant une certaine

mathématisation de la psyché (cf Rudhyar)

En réalité, il importe historiquement de se référer à ce que

nous avons récemment appelé (cf notre vidéo sur You Tube)

l’astrologie du paysage et du personnnage. Le mot « transit »

signifie en bon français « passage ».(Sic transit gloria, transition)

Mais passage sur quoi?

Les astrologues actuels répondront probablement « passage

d’une planéte actuellement, par exemple, sur une planéte du

« radix ». (radical, natal) mais l’importance ainsi accordée au

thème natal nous semble problématique tout comme les

« retours » d’une planéte sur sa position natale.

Nous pensons qu’au départ, le transit concernait le passage

d’une planéte sur une étoile fixe et notamment sur l’une des

quatre « royales » formant un quadrilatère fixe dans le Ciel. La

planéte qui passe ainsi est le « personnage » dans le paysage,

le voyageur, le passant. En effet, la planéte se situe à tel degré

tout comme l’étoile. On dira qu’à un certain moment il y a

conjonction. Les astrologues qui ont décidé de ne pas tenir

compte des étoiles fixes (comme Barbault, Lenoble etc) s’en

tiennent aux aspects entre deux planétes (« cycle planétaire »)

donc sans paysage (background) fixe. On ignore, on

néglige  ainsi la dualité du fixe et du mutable (qui est

mémorisée cependant dans les « modes » (cardinaux, fixes,

mutables) L’intérêt d’utiliser des fixes  est que l’on reste une

fois pour toutes dans la conjonction et non dans le trigone

(Jupiter-Saturne)ou le semi-sextile (Lune-Soleil) et tout à

l’avenant.

L’avantage des fixes sur les signes zodiacaux tropiques, c’est

qu’une étoile se situe à tel degré alors que le signe couvre 30°

ce qui ne correspond  pas à la pratique des aspects. Si bien

que les astrologues se reportent au thème natal pour appliquer

leurs « transits », faute de mieux.

L’on observe ainsi que le thème natal sert en quelque sorte

de substitut aux étoiles fixes!

En astrologie mondiale, les  astrologues ont trouvé la solution

consistant à recourir au maximum à des thèmes, y compris

de fondation d’Etats, de républiques . Faute de quoi, il leur

faut  se référer aux conjonctions entre planétes et ils ont

l’embarras du choix. Nous dirons que ce qu’on appelle

dans la tradition le « thema mundi » (origine de l’usage du

mot thème astral en français), correspondait en vérité au

« paysage » composé par les 4 étoiles fixes royales et c’est

cette structure oubliée que nous avons réintroduite en

Astrologie et qui manquait si cruellement à l’astrologie

cyclique obligée de louvoyer entre une myriade de facteurs

mobiles dont aucun n’est fixe.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Le besoin de référence chez les femmes

Posté par nofim le 13 juin 2014

La quéte de validation chez les femmes

par Jacques Halbronn

Ce qui frappe dans la « psychologie » féminine, c’est le

besoin viscéral de référence extérieure. On est dans la logique

du copiste dont on peut vérifier qu’il n’a pas trahi son modéle,

qu’il a traduit « comme il faut », qu’il a bien « suivi » la partition,

utilisé les bonnes formules/formulations. Il faut qu’il y ait

« concordance » entre deux plans, celui d’avant et celui

d’après.

Les femmes sont « perdues » quand il  manque un « patron »

(pattern), quand on ne peut évaluer leur travail à l’aune de

critères bien précis. D’où un certain processus de répétition, qui

s’avère nécessaire, à leurs yeux et qui exige qu’il y ait eu des

antécédents auxquels se référer, si besoin est.

L’intérêt des femmes pour l’astrologie est lié à l’existence

supposé d’un schéma initial auquel se reporter. On va voir

l’astrologue pour s’assurer que sa vie est conforme au

modéle cosmique, et s’il est possible de se rapprocher au

plus juste du dit modéle individuel, ce qui est une façon de

nier une véritable individualité puisque le thème devient ainsi

une sorte de double, d’alter ego virtuel. Avec le thème, la femme

cesse d’être seule, c’est toute son existence qui trouve ainsi

son pattern et pas seulement son travail..Tel est l’enjeu de

l’astropsychologie : s’assurer que l’on a respecté la matrice

D’où chez les femmes, une certaine peur de l’inconnu, de ce

qui n’est pas balisé, répertorié, labelisé. En ce sens, les femmes

sont des êtres particulièrement sociaux et conformistes, ce

qui est souvent une cause de tension avec des hommes moins

dociles face aux codes en vigueur et dont ils ont tendance

à relativiser la portée. Les femmes seraient les gardiennes

du Surmoi, d’une certaine discipline et elles excellent dans

le formatage et la formation..

De fait, l’économie, le salariat, obéissent à un tel schéma.

Celui qui fait un métier qui ne préexiste pas déjà aura bien du

mal à se faire rémunérer puisqu’il n’y a pas  alors d’exemples

antérieurs auxquels se  référer, avec une certaine fourchette

de prix pour les prestations.

On conçoit que les femmes soient bien plus à leur aise pour

interpréter une oeuvre déjà connue, publiée que dans

l’improvisation. Car elles ne veulent pas faire « ‘n’importe

quoi » ou quelque chose qui ne « rime à rien ». Or la rime

implique que deux  éléments se ressemblent. En ce sens, on

dira que les femmes sont dans la dualité alors que les hommes

n’ont pas besoin d’un préalable, d’un précédent. Mais qui

produit ce modéle de référence vital pour les femmes sinon

les hommes, justement, qui jouent ainsi le rôle de la source?.

En ce sens, les femmes sont « à l’image » des hommes.

Elles ont une certaine religion de la Tradition à perpétuer,

de la « tranmission » sans qu’elles s’autorisent à en faire un

inventaire préalable car celui-ci renverrait à un point de

départ, à une origine qui par définition ne pourrait que

s’autoréférencer. En fait, la seule origine qui leur convienne

se situe dans le registre de la transcendance, du divin, du

cosmique mais  on se heurte néanmoins aux aléas de la

transmission, d’où l’importance qu’elles accordent à l’exactitude

de la copie et de la filiation, donc au passé.

Mais en même temps, les femmes modernes ont un rapport

très ambivalent à l’égard du passé qu’elles tendent à

désavouer du fait du statut traditionnel de la femm auquel

elles n’adhèrent pas ou plus. Ce faisant, elles scient la branche

sur laquelle elles sont perchées et l’on peut se demander si

le féminisme n’est pas une invention des hommes. Toujours

est-il que l’homme est devenu le nouveau modéle pour les

femmes, censé incarner une certaine universalité. Mais au nom

de cette universalité de l’humain, on observe que les femmes

tendent en fait à considérer leurs propres valeurs comme

universelles.

Les homosexuels mâles ont des comportements très

semblables à ceux des femmes et dans le milieu astrologique

comme dans certains métiers de la mode (couture, coiffure etc)

, ils trouvent un  environnement avec lequel ils sont en phase..

En ce sens, nous dirons que ce sont les homosexuels qui

brouillent les lignes entre les deux genres. Cette

homosexualité est encouragée par l’absence ou la carence

du modéle paternel et nous observons chez les adolescents

mâles d’aujourd’hui des comportements de plus en plus féminins, c’est

à dire traitant de perspectives de plus en plus restreintes

(cf nos textes sur le grand et le petit au regard des genres)

même entre eux, du genre raconter ce qu’on a fait la veille.

Ce rite du « raconter » est en effet typique de cette démarche

« objectivante » des femmes qui ne parlent que de ce qui a

déjà eu lieu, donc dans un effet de miroir alors que le futur

implique d’assumer pleinement sa subjectivité.  Mais

attention, parler de subjectivité quand on est complétement

enchainé par des préjugés et des conformismes, est un abus

de langage. Le temps du féminin reste bel et bien celui

du passé, et une des formules les plus récurrentes de la

rhétorique féminine est « il ou elle a dit », elle est dans

la répétition au mot près, de façon assez mécanique.

JHB

13 06 14

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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homosexuels

 

 

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Le père et le bébé :le jeu du regard

Posté par nofim le 13 juin 2014

L’enfant et le regard  du père

par Jacques  Halbronn

 

On entend souvent dire que la mère communique très tôt avec

son enfant que le père attendrait davantage. Nous nous portons

en faux contre un tel point de vue.

En effet, si l’on admet que les hommes sont plus marqués

par la vue que les femmes (cf nos exposés à ce sujet),force est

d’en conclure que la parole n’est nullement nécessaire pour eux

à la communication. On notera d’ailleurs cet étrange

positionnement de l’enfant dans sa poussette, tournant

presque toujours le dos à celle ou à celui qui « pousse », ce qui

ne permet guère de contact visuel!

Or, selon nous, les hommes établissent plus spontanément

le contact visuel que les femmes, ce qui leur permet de

communiquer sans passer par le recours à une langue, quelle

qu’elle soit. A l’inverse, selon nous, les femmes se hâtent

d’initier leurs enfants à la parole codifiée du langage et sont

toutes contentes de constater les progrés réalisés dans ce sens

par leur progéniture.

L’absence du père à un très jeune âge pourrait se révéler

plus préjudiciable qu’on ne le pense et ne semble pas avoir

été diagnostiquée comme nous sommes en train de le faire.

Communiquer par le regard est selon nous vital pour l’enfant et

ce n’est certainement pas en fixant son dos que l’on y parviendra

Cela montre bien à quel point la contact visuel n’est pas

privilégiés par les femmes.

Chez les hommes, le contact visuel est de la plus  haute

importance et la perte du contact visuel est un signe de

relation en crise. Chez les hommes, regarder dans les yeux signifie que l’on est

proche de la personne, ne pas le faire  que ‘l’on tend à s’en

éloigner. On notera d’ailleurs que dans certaines sociétés,

notamment en Afrique, les gens souvent se parlent sans se

regarder, en restant côte à côte. On pourrait y voir la marque

d’une société « féminine » (cf nos théses sur les deux humanités

en symbiose) vivant dans l’obscurité et pour laquelle la parole

est un signe de vie plus encpre que le regard que l’on ne capte

pas dans l’obscurité.

Pour notre part, nous avons pu remarquer à quel point

les  (très) jeunes enfants sont avides de contact visuel et

l’apprécient.  Le langage selon nous n’est pas vraiment une

priorité pour eux, en tout cas pas pour les enfants de

sexe masculin.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

qu

 

 

 

 

 

 

 

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Purifier l’astrologie

Posté par nofim le 12 juin 2014

Déclin  de  l’Astrologie et Hygiéne Publique/

par  Jacques  Halbronn

 

Que l’astrologie actuelle est sale, comme ellle pue mais elle ne s’en rend même plus compte. Elle se trouve bien comme elle est! A quoi bon

lui expliquer que si elle se lavait et portait du linge propre, ce serait mieux pour tout le monde? La propreté n’est visiblement pas une valeur à ses yeux. On parle ici d’une propreté intellectuelle, on l’aura compris! Sans propreté , y a-t-il encore de la propriété comme lorsque l’on dit « au sens propre », « à proprement parler »?

Le déclin moderne  de l’astrologie pourrait avoir coincidé avec un progrès de l’hygiéne sociale, de la prophylaxie, de la prévention. Nos sociétés ont compris qu’il fallait assainir les milieux, ce qui reléve d’une forme d’écologie. On cesse alors de croire que l’on puisse tolérer plus longtemps la saleté. On se persuade que rien de bon ne peut venir d’un terrain pathogéne, du désordre où l’on finit par se perdre, du labyrinthe! Et le thème astral est assurément labyrinthique.

On n’a peut être pris toute la mesure au niveau du statut des sciences des progrès de la médecine sur le plan de la prévention en amont. Mais de fait, le dossier astrologique semble bel et bien lié à une affaire, une enquéte d’hygiéne publique.

On lit à l’article « Hygiéne » sur Wikipedia:

« C’est à partir de la Renaissance que la société de cour (puis toute la population) fuit l’eau, accusée de transmettre des maladies en ouvrant les pores de la peau et ainsi l’organisme, à l’action néfaste de toutes les maladies. En amollissant la peau, on croit rendre sa protection plus faible contre toutes les infections. Les parfums (jasmin, cannelle, jonquille, musc) camouflent les mauvaises odeurs et sont censés servir de désinfectants, les pastilles d’anis servent à parfumer l’haleine. Le développement des cosmétiques (notamment l’usage des fards rouges et blancs introduit par Catherine de Médicis ou le poudrage du corps et des cheveux par la pommade de Florence, la poudre de Chypre) souligne qu’à la cour, la vue s’impose face à l’odorat et au toucher. La toilette sèche se fait sur le corps par friction avec un linge propre ou un frottoir en peau, seul le visage et les mains se lavent à l’eau et au savon (ou l’herbe à fossé pour les moins nantis). Le corps est protégé sous la crasse, ainsi un habit blanc devenu noir est bien perçu. Seules les personnes aisées, qui peuvent changer souvent de vêtements, pratiquent une hygiène vestimentaire

« À partir du XVIIe siècle, la « toilette sèche » perdure mais l’usage de l’eau réapparaît progressivement[.  Les premiers cabinets de bain se développent chez les gens riches et raffinés dont la blancheur de linge est soulignée au col et au poignet. Le bain froid est jugé hygiénique non par son pouvoir nettoyant mais par son pouvoir tonifiant, le bain chaud ne reste qu’une pratique médicale. La bourgeoisie dénonce le caractère masquant des parfums et cosmétiques de la noblesse, leur usage de fards blanchissant la peau se fait plus léger[. À partir du XVIIIe siècle, l’hygiène concerne aussi la « propreté du dessous » puis la propreté de la peau qui se fait entièrement par le lavage. La réapparition des établissements de bain et la multiplication d’espaces spécialisés (cabinets de bain, bidet, latrines collectives plus simplement dans les châteaux ou abbayes mais aussi dans les maisons modestes) est liée avec le développement de la notion d’intimité. Les grandes villes se dotent d’égouts souterrains

« Au XIXe siècle, les sources thermales sont réputées pour la santé. Louis Pasteur développe une théorie des germes selon laquelle certaines maladies sont causées par des micro-organismes. Les scientifiques et médecins formulent des recommandations comme le lavage des mains et la toilette quotidienne à l’eau et au savon. La fin du siècle marque le début des salles de bain et des toilettes dans les logements.

C’est Ignace Philippe Semmelweis qui met en évidence le risque nosocomial. Il devine en 1846 les vrais mécanismes de la contagion de fièvres puerpérales dans une maternité. C’est l’observation des taux de mortalité qui le met sur la piste : les femmes meurent moins en accouchant à leur domicile, à la maternité des sages-femmes de Vienne ou même dans la rue qu’à l’hôpital. Un comble ! Il arrive à la conclusion que les fièvres puerpérales sont véhiculées par les médecins eux-mêmes lorsqu’ils passent des salles de dissection et d’autopsie aux salles d’accouchement sans se laver les mains ni changer de blouses. Il mourut fou de ne pas avoir convaincu les scientifiques de son époque. »

Or, la disgrâce de l’astrologie semble bien correspondre chronologiquement aux progrés de l’hygiéne. C’est au XVIIIe siècle que la situation de l’Astrologie se précarise et se marginalise mais il faudrait comparer son statut au sein de diverses sociétés et montrer que

l’astrologie résiste mieux quand les progrès de l’hygiéne sont moindres. Il serait notamment intéressant de comparer les mentalités et les comportements face aux mesures d’hygiéne des deux côtés de la Manche  mais aussi face à l’Astrologie. Il nous semble que le milieu

astrologique soit peu soucieux de l’hygiéne mentale et cela vaut notamment pour les cours d’astrologie qui constituent certainement

un terrain particulièrement  pathogène avec une forte résilience  face à toute étrangeté logique, une indifférence à l’anomalie, une anesthésie des anti-corps qui ne laisse de nous surprendre d’autant que la tendance n’aura fait que s’aggraver depuis les années 90 du siècle dernier. Dans les années cinquante-quatre-vingt, le milieu astrologique semble bien parti pour instaurer une hygiéne de plus en plus attentive/ Mais la fin du millénaire et depuis sont marquées par une régression, une rechute, en matière d’hygiéne dans le milieu astrologique. On pense à ces préjugés évoqués au temps de la Renaissance (cf supra) et où il est déconseillé de se « laver ». On traverse un âge « noir » de l’Astrologie alors qu’il  y a un demi-siècle, c’était l’heure du débarbouillage; du grand nettoyage de printemps, (avec Gauquelin, André Barbault,  Jean-Pierre Nicola etc), du ravalement. En fait, toute entreprise critique contribue à l’instauration d’une certaine hygiéne. Rappelons que le XVIIe siècle, s’il est celui de la naissance d’une certaine réforme de l’astrologie avec Kepler, l’est aussi pour la critique biblique (Spinoza, Richard Simon,  cf  notre post doctorat sur la naissance de la critique nostradamique au XVIIe siècle autour du Dominicain Giffré de Réchac)/ On songe à Hercule  nettoyant les Ecuries d’Augias en détournant les eaux du fleuve Alphée.

Combien d’astrologues en ce  début de XXIe siècle déclarent ne guère se soucier du caractère vétuste de l’édifice actuel de l’astrologie alors qu’ils ne le toléreraient pas chez eux! Il est vrai que ce n’est pas la même saleté, la même crasse.  L’une est interne, l’autre externe

et les femmes sont plus sensibles à ce qui est externe donc moins sensibles à la puanteur interne que les hommes, d’où la défaveur

grandissante de l’astrologie auprès de la gens masculine au point que certaines réunions du public astrologique semblent réservées aux

femmes (cf l’association Source, à Paris, par exempe ou celles de l’Atelier Astrologique d’Aquitaine, sur Bordeaux)

 

 

 

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JHB

12. 06. 14

 

 

 

 

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Le texte prophétique en France. Vers une chrono-Histoire.

Posté par nofim le 11 juin 2014

Formation et fortune du texte prophétique en France

par  Jacques  Halbronn

 

Dans cette étude, nous voudrions revenir sur notre thèse d’Etat soutenue en janvier 1999, il y a donc un peu plus de 15 ans (Ed du

Septentrion) et que nous avions commencé à élaborer à la fin des années 80, sous la direction de Jean Céard. Rappelons que ce travail sur le prophétisme s’est poursuivi jusqu’en 2007 par un post doctorat sur la critique nostradamique, terme calqué sur la critique biblique, sous la direction de Louis Châtelier.(cf  le site propheties.it pour les lire ainsi qu’au Warburg  Institute, Londres) Plusieurs publications en ont découlé:  le catalogue de l’expositiion « Merveilles sans images » (Ed BNF; 1994),  deux volumes parus en 2002  aux Ed Ramkat, dont un consacré aux Protocoles des Sages de Sion, puis Papes et prophéties. Interprétation  et décodage (Ed Axiome 20005) et deux articles parus dans la Revue  Française d’Histoire du Livre en 2011-2012, dont un consacré au Mirabilis Liber et à Lichtenberger. Nous dirons que notre travail s’inscrivait dans le champ de la textologie, dans une méthodologie de la datation, laquelle a trouvé en 2013 (in RFH) une expression assez exemplaire avec notre dossier sur le Splendor Solis (Salomon Trismosin)/ Depuis, nous avons orienté nos recherches dans un autre registre, à savoir la période antique en rappelant que nous avions commencé par le Moyen Age espagnol (cf Le monde juif  et l’astrologie, Ed Arché, Milan 1985, thèse soutenue en 1979 sous  la direction de Georges Vajda)

*Mais nous avons ces derniers temps éprouvé le besoin de revenir sur les plus de 1300 pages de la dite  thèse d’Etat: « Le texte prophétique en France. Formation et Fortune ».

Avec le recul, ce qui ressort, dans un premier temps, c’est l’idée de recueil, de compilation qui est au coeur de la production

prophétique moderne d’une part et celle de recyclage qui permet à un texte de traverser les siècles au prix d’interpolations et de

retouches, ce qui peut conduire à des contrefaçons. Comme dans notre thèse de 1979, l’exégése est un angle déterminant dans notre travail.

Nous dirons que nous avons systématiquement « problématiser » les textes que nous abordons, ce qui signifie que chaque fois nous

avons  signalé des points qui méritaient d’être  reconsidérés ne nous contentant jamais d’une description factuelle (cf aussi notre méthode

in  Mathématiques Divinatoires,  Ed Trédaniel, 1983). Pour nous en effet, la carte n’est pas le  territoire et ce qui nous est parvenu n’est

qu’une trace d’un ensemble qu’il convient de tenter de reconstituer. Le raisonnement, la logique vont donc jouer un rôle déterminant d’autant que nombre d’historiens ne sont pas formés pour mener à bien un tel exercice  voire tout simplement d’en comprendre les

péripéties. C’est pourquoi tant de désaccords persistent entre chercheurs selon qu’ils s’en « tiennent » à ce qui a été conservé ou selon qu’ils

ne s’en servent que comme d’une amorce à leur recherche.  Nous parlerons d’une approche archéologique du savoir; parfois inspirée du

travail d’un Cuvier en paléontologie. De toute évidence; nos différents jurys de thèse auront été quelque peu décontenancés par nos

procédés. Nous avons commis l’erreur de ne choisir dans les jurys que des spécialistes des questions que nous traitions et non des experts en reconstitution des textes. Les historiens sont rarement des bibliographes et s’en tiennent trop souvent aux données fournies par ces

derniers/ Cela fait penser à ce qui se produisit en ethnologie, quand  la profession prit conscience que l’on ne pouvait compartimenter le

travail.  Donc, nous dirons que notre thèse d’Etat vise à fusionner l’activité de l’historien et celle du bibliographe pour parvenir à ce que l’on  pourrait appeler la « chrono-histoire » qui met en avant la priorité de reconstituer une chronologie, une succesion d’états, une genése

à partir de facteurs épars.   Ainsi, nous écrivions dans « Le temps prophétique en France » que l’ordre de formation des textes ne

coincidait pas nécessairement avec le corpus d’éditions dont on disposait. Parfois, un état plus ancien d’un texte ne nous sera connu

que par sa réédition tardive, ce qui doit nous autoriser à le placer antérieurement à des éditions se présentant, au vu de la date mise en exergue. Il y a donc là une critique des chronologies qui se déploie de façon systématique, au nom d’une « mise en doute ».

Nous avons ainsi proposé d’appeler « chronéme » tout critère permettant de dater un document et « choréme » ce qui  conduisait à le situer

spatialement, dans tel ou tel camp en cas d’affrontement. La recherche des critères est évidemment cruciale. Nous avons l’habitude de dire que nous mettons la synchronie au service de la diachronie. En effet, nous partons du principe selon lequel ce qui est premier offre une

cohérence, une géométrie qui peuvent tout à fait se dissoudre, se  corrompre par la suite. Rappelons aussi, que nous sommes très marqués

par nos travaux en linguistique, sous la direction de Louis-Jean Calvet et qui ne parvinrent pas au stade de la soutenance (à Paris V), ce

qui montre bien que même dans des domaines qui semblent mieux se préter à des exigences structurales, on rencontre de sévéres résistances, tout autant que dans le domaine de la recherche historique et c’est d’ailleurs bien là que le bât blesse, à savoir la question

de la reconstitution du passé et non simplement le commentaire non critique  des éléments disponibles. Ajoutons que nous avons également rencontré des difficultés du côté des bibliographes, notamment autour du corpus Nostradamus (chez Chomarat, Benazra,  Guinard etc) qui avaient une approche trop frileuse des matériaux accessibles car les bibliographe sont trop enclins à s’en tenir aux dates

indiquées sur les imprimés sans considérer suffisamment l »éventualité de contrefaçons, notamment dans le champ du prophétisme.

Pour nous, toute recherche doit remettre peu ou prou en question la chronologie en vigueur. Si un groupe de chercheurs, au bout de

nombreuses années, n’y parvient pas , c’est qu’il aura échoué étant donné que la recherche chronologique ne saurait jamais parvenir à son terme, selon nous.  Il nous semble que dans le domaine des études ésotériques, l’approche critique se révéle insuffisante et on expliquera ainsi un tel verdict : étant donné que ces « études » (cf la Ve Section de l’EPHE) ne sont pas censées se référer à un domaine  ayant une véritable assise, les chercheurs dans ce domaine ne se sentent pas en mesure de développer une approche critique qui supposerait l’existence de repéres. Donc ils marchent sur des oeufs et ne veulent pas se mettre en danger, n’ayant pas la conscience tranquille d’autant que la vogue du structuralisme est quelque peu passée.

Notre thèse d’Etat (et notre post-doctorat), non seulement suppose que les textes originels sont marqués au coi, à l’aune  d’une certaine

systématique de la part de leurs auteurs, mais aussi implique que des faussaires ingéniéux  interviennent au niveau de la transmission et de l’ajustement des textes en des contextes successifs et c’est d’ailleurs tout l’intérêt de notre travail que de suivre le travail ainsi entrepris

permettant à divers textes de continuer à exister d’un régne à un autre, à travers les siècles. C’est dire que nous ne sous-estimons ni

la créativité des auteurs initiaux ni  l’inventivité des  faussaires et là encore, nombreux ceuc qui n’entendent nous suivre  sur aucun de ces points. Il y a là, dirait Bachelard, bien des obstacles épistémologiques.

Actuellement, nous avons persévéré dans cette méthodologie en  abordant des périodes plus anciennes que le Moyen Age et la Renaissance et au delà – et des périodes récentes ne sont pas exemptes de nos interrogations car les chercheurs qui travaillent sur les impresions sont moins aguerris, moins formés  à l’opération de datation. Nous sommes notamment revenus vers l’Histoire de l’Astrologie que nous avions

quelque peu délaissée au profit de celle du prophétisme. S’il est vrai que depuis le Moyen Age, l’astrologie s’est cristallisée et qu’elle ne compile pas autant de matériaux et de données religieuses, historiques que le prophétisme moderne dont la dimension littéraire est

singulièrement plus attractive. La notion de recueil nous aura singulièrement passionnés au cours de notre période « prophétique ».(cf notre dossier sur le Mirabilis Liber in  RFHL)/ On essaie dans ce genre du recueil de montrer que les textes les plus divers convergent, vont dans le même sens et pointent vers les mêmes échéance.

En revanche,  si l’on remonte à  la Tétrabible de Claude Ptolémée (d’Alexandrie) au IIe siècle de notre ère, nous nous trouvons face à  à un corpus qui interpelle le chercheur ayant l’esprit critique. Ce faisant, nous renouons avec nos  recherches antérieures aux années 80 (qui nous plongèrent pour une bonne vingtaine d’années dans le chaudron du prophétisme). Un de nos créneaux les plus fascinants concerne l’ensemble très intriqué constitué des signes zodiacaux (et des étoiles fixes), des planétes (et des dieux), des maisons astrologiques, des aspects et qui constitue la base du « langage » astrologique encore en vigueur de nos jours. Autrement dit, nous abordons l’Astrologie à la façon dont nous entendions traiter de l’histoire des langues (et notamment du français et de l’anglais, mais rappelons que nous sommes passés par les Langues’O au département d’hébreu, dans les années 70)

En conclusion, il nous apparait qu’aucun document n’aura trouvé grâce auprès de nous. Tout document est a priori suspect par ce qu’on

essaie de lui faire dire.  Mais souvent une traduction est une excellente occasion de faire dire à un texte ce qu’il ne dit pas. Tradutore/traditore. La ruse consiste d’ailleurs, plus largement, à toucher au texte et donc à ne pas avoir à le commenter. Les premiers états d’un texte – on pense au corpus Nostradamus (qui occupait déjà un tiers de notre thèse d’Etat)  sont dépourvus de commentaires alors que par la suite, ceux-ci vont abonder. Cela s’explique par le fait que dans un premier temps, on retouche le texte et que ce n’est

que lorsque cela n’est plus possible car le texte est définitivement établi, que l’on bascule vers le commentaire. On a donc un premier stade

du commentaire intégré, du signifié s’iimposant au signifiant et le dégradant, le déflorant,  quant à sa « pureté » initiale,

Nous regrettons de ne pas avoir eu le loisir de former des étudiants au cours de notre périple de chercheur, ayant échoué notamment à obtenir la chaire des études ésotériques à l’EPHE en 2002. Nous avons été ainsi contraints d’être notre propre disciple et notre propre

succeseur.

 

JHB

11/ 06.  14

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Linguistique évolutive du signifié et synonymie

Posté par nofim le 7 juin 2014

Fixité du signifiant  et  mutabilité du signifié, en linguistique

par  Jacques  Halbronn

Pour mieux appréhender ce qui distingue le signifiant et le signifié, nous dirons que le

signifiant est une constante et le signifié une variable. Bien des locuteurs ont tendance

à confondre ces deux plans et confèrent au signifié une fixité qui n’est pas appropriée et qui tend

à sanctuariser et à cristalliser  celui-ci.

On précisera donc que le signifiant est un outil  que l’on peut qualifier d’intemporel, et qui se

présente plus comme un contenant que comme un contenu même s’il n’en est pas moins porteur

de quelques fondamentaux autour desquels le signifié pourra broder à sa guise et sa fantaisie du

moment.(cf notre prochain exposé-débat du 6 juillet 2014 à 18h au café Le Falstaff.

Place de la Bastille, au premier étage). Comme son nom l’indique, le signifiant est chargé d’un

potentiel illimité, il est « en puissance » et non en acte (comme le signifié dont le nom indique

un fait accompli mais non moins contingent)

On ne peut penser le signifié sans introduire la notion de synonymie. Le synonyme permet de

relier n’importe quel signifiant à  tout autre signifiant, au nom d’une tradition orale, qui n’est

pas inhérente au signifiant mais qui s’y superpose, en tant qu’interface entre le locuteur et le

signifiant. Le signifié indique le mode d’emploi qu’une langue établit ici et maintenant  au sein

d’un ensemble de signifiants.

La synonymie permet à une langue d’intégrer le savoir, la science en vigueur à un moment donné, elle

évite ipso facto à une langue de se figer à un certain stade révolu, obsoléte.

Le probléme du signifié, c’est qu’au niveau de l’homme de la rue, il est inévitablement ajusté sur un

état plus ou moins ancien des connaissances qui n’est donc ni quelque état originel ni en phase

avec l’avancée de la recherche autour de telle ou telle notion. Autrement dit, les associations que

le locuteur établit, par le jeu du réseau synonymique des signifiés ne sont pas « à la page », sont

décalées. Il est alors assez pathétique de voir ce locuteur  s’en tenir au stade de signifié qu’il aura

engrangé, souvent dans l’enfance, et ignorer ce qu’il en est des décennies plus tard.

On dira que la recherche scientifique tend à modifer en permanence le dit réseau synonymique. et les

associations de mots (Freud) qui en dérivent ou qui le sous-tendent.

Car  on ne saurait sous-estimer le rôle de ces rapprochements synonymiques – qui ne tiennent

généralement nul compte d »‘une quelconque étymologie, terme qui reléve du registre du signifiant

dans la démarche cognitive des locuteurs moyens. Il y a aurait là une langue à deux vitesses, selon

un certain clivage socio-culturel qui passe par une certaine prise de conscience de la créativité du

signifié et donc de son caractère mutable, évolutif et éventuellement polémique. Chaque école de

pensée peut en effet établir des connexions entre signifiants qui lui soient propres mais qui n’en sont

pas moins susceptibles de changer.

Contraste, d’un point de vue sociolinguistique, assez saisissant (qui ets en paralléle à celui qui peut

concerner un individu au regard de la psychanalyse, tel mot évoquant et convoquant tel autre). entre

une perception figée du signifié et donc du signifiant,  le signifié étant en quelque sorte assimilé à un

signifiant supposé immuable.  Si le rapport entre signifiant et signifié est synchronique, le rapport

entre une succession de signifiés associés à un même signifiant (on inclut tout ce qui tourne autour

d’une même racine, d’un même « radical ») est quant à lui diachronique. C’est cette diachronicité

du signifié qui est rarement conscientisée chez les locuteurs moyens, non sevrés d’une perception

idéalisée du signifié, supposé détenteur d’un savoir intemporel ou supposé nécessairement, par on

ne sait quel miracle, coincider naturellement avec l’avancée des savoirs.

Combien de fois n’avons-nous du dénoncer un tel abus en observant des personnes débattre entre

elles de telle ou telle notion, en s’appuyant sur un réseau synonymique associatif commun et

constituant une sorte de « koiné », statut qui devrait  normalement être réservé au signifiant mais

sur un plan exclusivement structurel et formel et non – hormis quelques repéres très généraux- sur

le fond!

Cette façon de circonscrire la connaissance du réel au savoir partagé des locuteurs d’une certaine

génération – car toute synonymie « date »-  et non d’une autre, reléve d’une forme d’autisme social

qui entend faire abstraction de tout accés à des données extérieures, que  l’on pourait qualifier de

fraîches et non de séches, désséchées, rouillées. Le rapport au signifié ne saurait en fait

faire l’économie d’un recyclage régulier et qui est censé  se produire au rythme même de

l’évolution des connaissances. On pourrait dire que toute avancée cognitive se solde par un

réaménagement dans l’ordre des signifiés. On passe ainsi insensiblement de la linguistique à la

Science et si la Science passe par les signifiants, la linguistique passe sous les fourches

caudines des signifiés hic et nunc.

Sur la question des genres, par exemple, que penser de l’état synonymique des signifiés associés

à  tel ou tel signifiant? De quand date-t-il? A-t-il été révisé, redéfini? Probablement dans certains

milieux de pointe mais guère dans la pratique langagière généralement en vigueur. On connait

certaines tentatives pour créer de nouveaux signifiants  afin de ne pas être prisonnier des mots.

Cette solution consistant à recourir à des néologismes ou à des emprunts à telle ou telle

langue étrangère (franglais) ne nous parait pas vraiment conseillée mais elle évite en effet

de rester bloqué sur telle ou telle acception figée d’un mot dont on ne parvient pas à corriger le

signifié en vigueur.

Mais l’on sait par ailleurs que ce faisant, c’est l’organisation même de réseaux de signifiants qui

cette fois risque fort d’être perturbée, avec un processus d’hybridation de la langue dont souffre

notamment l’anglais moderne. Cette procédure a en effet pour résultat de brouiller l’appréhension

des signifiants (cf nos articles à ce sujet) et donc  de ne pas permettre au nouveau locuteur d’explorer

la langue de façon structurelle et par ses propres moyens.

Il y a là un paradoxe:  autant le signifié exige que le locuteur « renseigne » les signifiés dont il se

sert en s’adressant à l’extérieur de la langue, autant le signifiant exige que le locuteur appréhende

la langue de l’intérieur et par ses propres moyens. Or, il semble bien que régne la plus grande

confusion au regard de la dialectique du signifiant et du signifié du fait d’une double crise qui fait

que l’ensemble des signifiants n’offre pas des connexions étymologiques suffisamment obvies et que

l »ensemble des signifiés  présente un réseau qui fait sens mais qui  fige un savoir qui a fait long

feu.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

JHB

07. 06. 14

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Publié dans Culture, DIETETIQUE, FEMMES, LINGUISTIQUE | Pas de Commentaire »

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