Un nouveau style de café philo « autour d’un mot u

Posté par nofim le 20 janvier 2015

la philosophie autour du mot.

par  jacques  Halbronn

Jouons sur les mots et  disons que le café philo, c’est parler autour d’un pot mais aussi autour d’un mot.

On  choisit au début de la réunion un mot et l’on commence par déballer tout ce à quoi ce mot s’associe, tous les contenus que l’on a pu y mettre  à travers le temps. C’est le choix du SIGNIFIANT.

C’est le mot « étoile », celui que tous les autres mots servent à définir et on appellera ces mots  des « définissants ».  On parlera alors de mots satellites gravitant tout autour.

Dans un deuxiéme temps,  on s’efforce de proposer une nouvelle définition du mot, donc lui instiller un nouveau contenu puisque aucun contenu ne saurait être définitivement « lié  » à un contenant, aucun signifié  à un quelconque signifiant.

On passe ainsi de l’ancien consensus à un nouveau consensus., d’un consensus mou consistant à supposer que chacun met la même chose sur un  même mot à un consensus qui est celui des participants au dit café philo, ici et maintenant, ce qui est donc très relatif

Pas d’exposé introductif  mais un débat à bâtons rompus où l’on cherche vraiment à avancer en

signalant les différences pour les dépasser, en   désamorçant  les blocages..

chaque  jeudi  de 19h 30 à 21h30

dans son local  8, rue de la Providence. 75013  Paris

accès  direct  rue

Bus Arrêt Bobillot-Tolbiac (62, 57, 67) T3  Stade Charléty

M° Tolbiac, Place d’Italie, Corvisart   RER Cité Universitaire

Pas de conso. Chacun apporte  quelque chose.

Limité à  douze personnes/

Un  nouveau  style plus vivant, plus  tonique  animé par un vrai penseur

(cf ses textes et ses vidéos  par Google)

Première réunion.   le 29  janvier 2015

Ouverture des portes à partir de 19h.

contact  06 60 75 52 48  halbronn@yahoo.fr

Bibliographie: Jacques Diament. Les  « Cafés de Philosophie ». Une forme inédite de socialisation par la philosophie ».

Ed L’Harmattan, 2001

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La révolution copernicienne de Saussure

Posté par nofim le 15 janvier 2015

Le signifiant, comme  élément central  : une révolution copernicienne

par  Jacques  Halbronn

 

Il nous semble que l’apport de Saussure n’a pas encore été pleinement apprécié  et force est de constater que la distinction entre signifiant et signifié reste très confuse pour beaucoup de gens et qu’elle est loin d’avoir porté tous ses fruits. Nous sommes encore dans une ère pré-saussurienne.

Le choix mêmes des termes signifiant et signifié ne nous semble d’ailleurs pas avoir été des plus heureux même si nous sommes le premier à dire que ce qui compte, c’est ce qu’on y met. Il reste que nous préférons parler de contenant et de contenu et de ne pas enclaver la linguistique dans un jargon qui lui serait spécifique. Or, tout le monde comprend la dialectique contenant/contenu tant elle appartient à notre expérience quotidienne.

On dira ainsi que sous le nom de Dieu, on peut placer toutes sortes de contenus mais cela n’empêche pas les gens de déclarer qu’il n’y a qu’un seul Dieu puisque chacun ne parle que d’un seul Dieu comme si le Dieu des uns était nécessairement le Dieu des autres. On pourrait dire la même chose pour le mot Science.  Le cas des adjectifs est encore plus flagrant : le mot « scientifique » appliqué à n’importe quel domaine est censé désigner la même chose. C’est dire que l’on est vraiment très loin de Saussure.

Mais Saussure était-il vraiment conscient de son apport? On peut en douter mais ce n’est pas ici que nous aborderons cette question historique.  Beaucoup de gens ont compris ou cru comprendre que  tel mot désignait tel objet, telle notion et qu’il fallait s’y tenir, au vu notamment du dictionnaire qui serait l’espace où le rapport signifiant/signifié serait censé s’expliciter. Même dans les café philo, on en reste le plus souvent à ce stade consistant à s’appuyer sur un ancien consensus avec des signifiants « pleins » et donc des « contenants » qui ne sauraient être « vidés » de leur sens.

L’idée de pouvoir renouveler le « contenu » d’un mot reste étrangère à la plupart des locuteurs  et cela tient au fait qu’ils n’ont pas compris que tout est affaire de consensus lequel permet de « fixer » ponctuellement le contenu d’un signifiant pour un groupe limité de personnes. Car tout consensus ne prend naissance qu’à une petite échelle et on ne peut rivaliser immédiatement avec des consensus anciens et  largement diffusés. Cela pose le probléme du rôle des élites, des minorités, des « sectes ».

Actuellement,  on entend des raisonnements du type: ce qui porte le même nom est identique.  La même étiquette désignerait automatiquement le même produit ou en tout cas des produits de même nature. Mais si l’on prend l’exemple d’une assiette, est-ce que tout ce qui se met dans une assiette est pour autant identique? Est-ce que tous les gens qui s’assoient sur une même chaise sont semblables et ainsi de suite? A cette question posée en termes de contenus, les gens répondent « non » mais si on se situe au niveau du langage, on est pris dans une forme de sophisme; ce à quoi parfois semble se réduire la philosophie.

On parlera de révolution copernicienne, ici,  dès lors que l’on replacera le signifiant au centre et le signifié à la périphérie, comme c’est le cas pour le soleil et les planétes qui  gravitent autour de lui. En, fait, Saussure aurait ainsi selon nous démystifié le langage, l’aurait déconstruit et  l’on rencontre d’énormes résistances  – en dépit de ce que d’aucuns affirment- pour prendre la vraie mesure du message saussurien, ce qui nous renvoie en quelque sorte au cas de Galilée, il y a 400 ans.

Qu’apporte vraiment cette nouvelle révolution copernicienne amorcée il y a un siècle environ mais qui aura été largement  incomprise?.

Elle nous apparait comme un reméde contre toute forme de syncrétisme car qu’est ce que le syncrétisme si ce n’est le rapprochement entre des signifiés reliés à un seul et même signifiant? Prenons le cas de l’astrologie. Les gens partent  du principe que tout ce qui est placé dans la ‘corbeille » de l’astrologie – on préférera meme le mot corbillon, cher à notre grand mère, Claude Jonquière (1885-1957) qui laissa à sa mort une méthode d’orthographe, restée inédite. « Que met-on dans mon corbillon? » disait-elle quand elle voulait que l’on  place des mots qui se ressemblaient par leurs finales. Mais revenons à  nos moutons, à savoir ici l’astrologie:  l’Astrologie en tant que signifiant est censée englober tout ce qui recourt au mot astrologie. Or, il est temps de préciser que nous avons toute liberté  de n’accepter pour « notre  » astrologie ce que bon nous semble et de rejeter ce qui nous apparait comme  des apports étrangers. On dira que les acceptions correspondant à un même mot peuvent êtres dites étrangères les unes aux autres et ce en dépit même du fait qu’elles se servent du dit mot/

On voit donc  à quel point, la plupart des gens n’ont rien compris à Saussure. En vérité, très franchement, si historiquement il peut être intéressant de déterminer ce que Saussure a  vraiment voulu dire,  ce n’est pas vraiment notre probléme et quand bien même n’aurait-il pas pris pleinement la mesure de son apport, cela nous est totalement égal. Ce qui compte, en, définitive, est notre interprétatiion de Saussure^et qu’importe s’il s’agit d’une instrumentalisation de son propos. Dans ce cas, nous revendiquerions pour nous-même une telle révolution copernicienne et Saussure ne serait qu’un précurseur de notre propre pensée.

Il y a donc un énorme travail d’éducation à mener en ce début de XXIe siècle pour accoucher de la linguistique saussurienen, souvent pervertie par les linguistes eux-mêmes. Il n’est plus possible d’avoir à entendre des gens ne raisonner que sur la base de l’usage d’un même signifiant pour appréhender les contenus, donc les signifiés.  On en dira d’ailleurs de même par exemple pour le mot « Français ». Est-c e que tous ceux  qui sont dits français le sont de la même manière?  Une telle question est d’une actualité brulante et elle serait traitée autrement si le rapport signifiant/signifié était mieux compris.  Et comme on l’a dit plus haut, ce n’est pas non plus parce que le mot « Dieu » est utilisé par les uns et les autres, qu’il a ipso facto le même sens et que cela désigne la même entité. Or, tel est bel et bien le mode de raisonnement qui reste actuellement massivement en vigueur. Et il en est de même du mot « homme » qui permet à certaisn d’affirmer que les différences de sexes, de races ne font pas sens puisque de toute façon il s’agit d’une « seule et même  » humanité. Là encore, le signifiant fait loi.

Autrement dit, ce qui se désigne pareillement, au moyen des mêmes mots, serait comparable, identique, ce qui permet les plus folles généralisations par le biais du langage et la philosophie ne parvient pas toujours à échapper à un tel syndrome.

Que se passe-t-il si l’on cesse d’accepter un tel type de raisonnement  plaçant le signifiant au centre de signifiés qui seraient nécessairement reliés non pas seulement formellement mais sémantiquement par le même signifiant.  Il y a certes, une certaine « sagesse », une « tradition » intéressante à étudier historiquement, diachroniquement mais on laissera cette tâche aux historiens- dont nous sommes par ailleurs. Nous avons en effet par le passé beaucoup donné à l’étude des emprunts linguistiques (cf nos deux mémoires de thèse sous la direction de Louis-Jean Calvet et non soutenus pour des raisons obscures en 1987 et 1989 et que nous allons prochainement mettre en ligne)/ mais nous avons finalement conclu que le français avait d’abord fourni des signifiants et qu’il n’était pas « responsable » des signifiés qui leur sont associés. Le découplage signifiant-signifié est crucial. En ce sens, l’approche diachronique nous apparait comme un

épiphénoméne au regard de l’approche synchronique, ce qui ne signifie pas qu’elle ne mérite pas toute notre attention. Mais dans le cas de l’astrologie, par exemple, il est certes intéressant de retracer la genése de tout ce que l’on a pu mettre dans le « corbillon » de ce mot « Astrologie » mais on n’a point la moindre obligation de devoir entériner une quelconque « harmonie préétablie » entre toutes les données que l’on a pu au cours des siècles, placés dans le dit corbillon,  ou dans  le dit vase, si l’on préfére.

Cependant, dans bien des cas, il semble qu’il y ait une tyrannie du signifiant qui nous enrôle pour enfermer tous les sens qui lui sont reliés au sein d’un ensemble que l’on tentera, apologétiquement, de qualifier d’homogéne, alors qu’il ne s’agit que d’une collection aussi

hétéroclite que la série des bibelots qui peuvent figurer sur un buffet, c’est à dire sur quelque support susceptible d’accueillir à peu près n’importe  quoi!

L’enjeu est donc bien ici celui de la liberté. Il faut libérer le signifiant de ses signifiés car  qui est le tyran ici? Est-ce le signifiant ou celui qui  l’instrumentalise au service de quelque cause? On voit bien l’usage qui peut être fait pour faciliter l’assimilation, l’intégration, l’égalité, la parité, l’oecuménisme en recourant à la grosse ficelle du signifiant censé niveler les différences  par l’opération du langage, qui est un trésor partagé.  Le langage n’est-il pas lui même l’illustration d’un signifiant  fourre-tout, grenier que l’on ne saurait vider mais que l’on peut « enrichir » de nouveaux apports? L’astrologie est par excellence, un tel savoir cumulatif et boulimique, avec un signifiant insatiable, adoptant systématiquement les nouveaux astres découverts depuis la  fin du XVIIIe siècle en leur conférant le label astrologique? Nous avons montré ailleurs comment il pouvait être élagué, ou si l’on préfére comment il importait d’en différencier les « composantes » pour employer un terme pouvant laisser croire qu’elles constituent un « tout ». C’est aussi le rôle de l’historien que de défaire un certain travail  de « synthèse » de mauvais aloi.

C’est donc à ce syncrétisme que nous entendons nous attaquer et que nous pensons pouvoir parler comme d’un monstre à vaincre à l’instar de ce que fit un Saint Georges face au Dragon.

 

 

 

 

 

 

 

JHB

15 01  15

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La nourriture de substitution/ Le provisoire qui perdure

Posté par nofim le 6 janvier 2015

 

Une culture de l’imitation:  la malbouffe, comme ennemi de la fraîcheur.

par  Jacques  Halbronn

 

On ne répétera jamais assez que les pratiques alimentaires tendent à s’aligner sur les comportements sociaux et comportent

assurément une dimension mimétique. Ce qui est en bas de l’échelle sociale  imite ce qui est en haut en recourant à des modes de

substitution. On trouve ce phénoméne assez bien décrit dans le monde vétérinaire. (cf  Françoise Fiocre-Issartel

Conséquences économiques de la substitution du manioc aux céréales dans l’alimentation des porcins, Thèse vétérinaire, 1981. Créteil  et

Alain Cornille   Protéines de substitution  et alimentation du veau de boucherie.  Thèse vétérinaire, 1977  Créteil) et les considérations économiques n’y sont nullement négligeables.

Une grande part de ce que nous mangeons n’est jamais qu’un succédané ayant pour principale « vertu » de ne pas couter cher, tentation qui est d’autant plus grande lorsqu’il s’agit de nourrir un  grand nombre de convives. C’est la quantité qui pése sur la qualité.

Selon nous, une tranche de pain n’est jamais qu’un substitut à une tranche de viande et le péché originel du végétarisme tient au fait qu’il ne fait sens que par rapport à un modéle carné. Le falafel que l’on consomme largement dans la rue du Moyen Orient, ne fait qu’imiter

les boulettes de viande en  se servant de pois chiche, aliment bien moins couteux et plus facile à conserver.

Ce qui est étrange, c’est que même dans les sociétés qui en auraient les moyens, de telles pratiques de  pénurie tendent à se perpétuer et même à s’imposer! Les produits frais sont d’office remplacés sur les tables par des « conserves » ou par des produits que l’on peut stocker

indéfiniment comme les céréales. Ce ne sont là par conséquent que des pis-allers.

L’obésité dont on se plaint est largement dû à  une telle substitution alimentaire.

Nous préconisons  donc dans les réceptions, les cocktails, de présenter de fines tranches de viande que l’on peut saisir avec les mains à la place de toutes sortes de canapés, de petits fours et autres « gourmandises ». Chez les Juifs,  le probléme s’aggrave du fait que l’on évite parfois de servir de la viande pour qu’il n’y ait pas de probléme de kashrout.

Mais l’on sait que la gastronomie  ne vient pas d’en haut mais d’en bas de l’échelle sociale. On peut ici parler de nivellement par le bas et il est vrai que l’on doit faire preuve de plus de savoir faire pour préparer une nourriture palliative que pour servir des choses simples qui se suffisent à elles-mêmes comme des fruits et des grillades. Toutes ces « préparations »  exigent de recourir notamment à des graisses, à de la pâte, mal assimilables par l’organisme, ce qui génère une surcharge.

Nous pensons que la France- par exemple-  devrait exporter massivement ses céréales vers les zones menacées de famine et importer de la viande en échange pour sa population.  On connait le cas de ces Polonais arrivant en France il y a quelque décennies,  et se refusant à abandonner une nourriture  lourde qui « tient au ventre » plutôt que de manger des steacks.

Il est scandaleux de voir que les enfants  actuellement s’habituent à manger des viennoiseries plutôt que des fruits parce que cela complique moins la vie des mères. Or,  de nos jours, quand on  se rend à une « table ouverte »,  apporter une nourriture emballée est mieux apprécié que de venir avec des fruits. Les « gâteaux » sont plus de l’ordre de la fête!

Nous pensons qu’il serait bon d’ouvrir des restaurants d’un nouveau genre  de type barbecue, d’autant qu’il est bon de saisir les aliments

avec les mains, de les toucher et même de les manger sans se servir ni d’assiettes, ni de couverts. Tous les aliments seraient frais, c’est à dire que leur date de consommation  est déterminée. Or, l’on sait qu’à l’approche des dates de péremption, le prix des produits est souvent divisé par deux, ce qui fait singulièrement baisser le prix de revient.  De même pour les fruits,  l’on peut trouver à la fin des marchés des

produits à bas prix. Il faut donc cesser de dire que l’on n’a pas les moyens de manger de la viande ou des fruits!

Bien entendu,  ce qui est vrai pour la malbouffe- comme cela a déjà été dit ailleurs- vaut aussi pour la « culture ». Il est clair que le cinéma est le théatre du pauvre, qu’il ne consomme pas de « produits » frais(c’est à dire les comédiens), que ce n’est que du réchauffé. On est là dans une consommation en boucle et là encore,  il conviendrait d’exporter de tels produits et de définir les termes d’une consommation

intérieure de haute qualité, ce qui exigerait d’ailleurs d’être plus attentif aux créateurs vivants.

Car là est bien le probléme, on a l’impression que l’on sacrifie ce qui est frais à ce qui est sec, ce qui est vivant à ce qui est mort. On se contente de redonner vie à ce qui est figé sur le papier. On crie au miracle quand  on fait revivre un auteur d’il y a deux siècles. C’est ce que nous appellerons volontiers, une mentalité décadente.

 

 

 

 

 

 

JHB

06 01 15

 

 

 

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Anthropologie du visuel

Posté par nofim le 20 décembre 2014

Pour une nouveau regard sur le visuel.

par  Jacques  Halbronn

 

Il nous semble que nous nourrissons psychiquement par le biais du visuel . Etrangement on  insiste actuellement sur le rôle de l’estomac en tant que second cerveau.  Le regard est une source majeure pour alimenter notre plaisir.  Et en ce sens, l’on comprend

l’idée de la femme voilée. On regrettera que l’on n’ait pas compris en Occident les enjeux liés au fait d’empêcher les hommes de regarder les femmes. Cela montre bien que les sciences humaines ne sont pas parvenues à appréhender toutes les implications liées à notre

sensoriaité et notamment à la vue. ll semble par ailleurs que Freud ait sous-estimé le rôle de la vue pour la vie sexuelle. Or, il est clair que l’enfant sexualise son rapport à autrui par le biais du  regard et que sa sexualité est d’abord visuelle et concerne non pas le sexe mais le visage de l’autre.

D’où un nouveau regard sur la problématique de l’abandon. Se refuser au regard de l’autre,  lui interdire sa présence est un acte grave et

pouvant être terriblement frustrant.  Loin des yeux, loin du coeur.

Or, paradoxalement,  voir ne coûte rien, est rarement facturé surtout si cela ne prend que quelques secondes car l’acte de vision peut êtres des plus brefs et n’en être pas moins intense/ Cela ne couté rien de regarder, de « lécher les vitrines ».

Notre humanité fonctionne essentiellement sur le visuel et ce n’est que lorsque le visuel est déficient que l’on se met en quéte de solutions de rechange, de continuité.

On  pourra certes objecter qu’avec le visuel, l’on reste à la surface des choses. Les objets ne nous intéressaeraient que pourvu d’être instrumentalisés. Nous ne cherchons pas à savoir ce qu’ils sont « en soi » puisque ces objets ne sont que des « contenants » (des

signifiants dirait  Ferdinand de Saussure) que l’on peut remplir à notre guise et dont nous pouvons changer le contenu le cas échéant. On y verra certainement un paralléle avec le double « statut » de la femme, à la foi objet à contempler  par les yeux mais aussi à remplir par la semence.

Que les objets soient dotés d’un nom n’est là que pour les désigner mais ce nom ne doit pas préjuger de leur contenu, c’est à dire de leur

signifié. D’où tout un débat autour  du nom des astres au début de la Logique de Port Royal.(fin XVIIe siècle)

On sait que la Science ne se contente pas d’une telle approche contenant/contenu, qu’elle n’entend pas dissocier. Pour l’homme de science, il importe de connaitre l’objet  »en soi » et non « pour soi », objectivement et non subjectivement. C’est  ce qui ,selon nous, d

distingue l’épistémologie des sciences « dures » de celle des sciences « humaines  » et en quelque sorte « humanistes »; c’est  à dire centrées sur le regard que les hommes « posent » sur le monde. D’où le débat entre astronomes et astrologues si celui-ci était, toutefois, bien posé.

La femme est par excellence objet et objectif du visuel de l’homme et cela signifie aussi, ipso facto, que ce qu’elle a à dire ne nous intéresse guère et que cela peut varier sans rien changer comme on change l’eau et les fleurs d’un vase, lequel, quant à lui, ne change pas tout comme le signifiant n’a pas à varier selon le signifié qu’on y associé ponctuellement, en un instant T.  Le signifiant est fixe, le signifié qu’on lui attribue est mobile, fluctuant. Du moins devrait-il en être  ainsi!

Nous intéresse ici prioritairement le regard de l’homme, l’homme et son regard sur le monde et nous aimons l’idée que les objets nous

parlent même s’ils ne disent rien tout comme un visage silencieux nous interpelle. C’est avec la destruction de la Tour de Babel que les humains se sont mis à parler du fait même qu’ils se dispersaient car toute prise de distance est un atteinte au visuel. Le ciel,  aussi

distant soit-il, en termes d’éloignement, nous reste extrémement proche visuellement et ce précisément la nuit, quand le visuel est

privé de la lumière solaire et parfois lunaire (nouvelle lune). Avec Babel, c’est la multiplication des langues alors que le message du visuel est universel, tout comme celui de la danse qui est en l’expression. Même la musique comporte  une dimension visuelle que l’on tend à oublier: spectacle d’un orchestre avec ses divers instruments.

S’il  y a malbouffe quand nous nourrissons médiocrement, de même notre visuel peut-il être affecté psychiquement, spirituellement quand le regard ne peut se poser sur du beau, du sensible. L’enfer serait la privation du visuel par la cécité ou par l’omniprésence de la laideur incarnée par une vieille femme, au sens où l »entendait Ronsard. Quand vous serez bien vieille, le soir à la chandelle… »"

Les femmes, selon nous, n’auraient pas le même rapportr au visuel et ne s’intéresseraient à cet aspect que pour séduire les hommes lesquels ne seraient portés sur le rapport proprement sexuel que pour séduire les femmes.  Selon nous, la sexualité masculine transcende la question spécifique des organes sexuels. Elle passe d’abord et avant tout par la vue, la vision et donc commence au plus jêune âge sans qu’il soit aucunement nécessaire de supposer une quelconque activité  au niveau des organes génitaux. Le fait que cette

sexualité évolue le plus souvent vers une relation en quelque sorte obligée avec l’autre « sexe » ne serait qu’un épiphénoméne, lié notamment aux besoins de la procréation dont les femmes seraient les agents.

 

Bibliographie

Jean-Christophe Bailly. Les cinq sens  Ed Bayard  2014

Claude Foucher Vécu identitaire et cécité tardivve.  La vie associative comme restauration du lien social. Ed  L’Harmattan 1997

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

JHB

20 12 14

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L’astrologie et le commencement des choses

Posté par nofim le 17 décembre 2014

L’astrologie et la symbolique des débuts de cycle

par Jacques Halbronn

Nous voudrions ici signaler une erreur récurrente dans la littérature astrologique consacrée aux cycles et qui affecte toute la pratique de l’astrologie mondiale. On citera ainsi les propos d’Yves Lenoble qui sont désormais acccessibles sur vidéo sur la Webtélé Salamandre, un nouveau protagoniste sur le créneau de la télévision ésotérique et qui rejoint Baglis TV  et Téléprovidence (fondée en 2008) intitulée

« Le cycle actuel Uranus Pluton ». Il  y a 20 ans Lenoble avait publié,  dans le cadre de son association (ARRC) une

Initiation à la pratique des cycles planétaires.   En principe, cette approche de l’astrologie n’est pas censée être influencée par la

symbolique zodiacale mais il semble bien qu’une certaine idée du commencement des choses sous-tende aussi bien  ces diverses approches.

Page 25, Lenoble nous explique que la conjonction est « le début du cycle correspondant à la conception ou à la naissance

d’un courant susceptible d’évolution »* Or, nous pensons que ce n’est point la conjonction qui débute un cycle astral mais l’opposition

(ou le semi-carré si l’on travaille sur un arc de 90° comme le fait Ebertin, en divisant tout par 4)/ La conjonction est, selon nous, un aboutissement ou en tout cas un passage à une plus grande visibilité, à une montée en puissance. C’est le temps précédent la conjonction qui correspond  au commencement comme l’équinoxe précéde le solstice et est bien moins marqué puisqu’il est un équilibre entre le jour et la nuit. Autrement dit, la conjonction est-elle équinoxiale ou solsticiale? Il semble clairement qu’elle doive être considérée comme solsticiale./

Maintenant, si l’on étudie la symbolique zodiacale, on est également plongé dans une certaine perplexité quand on nous décrit le signe du Bélier qui correspond à l’équinoxe de printemps. Les astrologues rivalisent entre eux pour souligner l’iméptuosité, l’élan de ce signe et c’est devenu un lieu commun. Or, pour quicionque réfléchit sur le commencement des choses, il apparait tout au contraire que les choses au départ sont plutôt ambigues voire hésitantes, ce qui correspondrait plutôt à la symbolique de la Balance et nous renvoyons là

à la question de la précession des équinoxes et au fait que le début de l’année juive commence sous la Balance, laquelle a pu marquer initialement le début de l’année (il y a 12000 ans).

L’enjeu est d’importance car lorsque l’on fait une prévision, il vaudrait mieux savoir de quoi il retourne  et si une configuration marque

un commencement ou un aboutisseemnt. On comprend d’ailleurs que la plupart des astrologues multiplient les cycles, ce qui permet de toujousrs retomber sur ses pattes et de limiter les risques puisque les différents cycles se neutralisent peu ou prou, avec un peu de chance. Il en est autrement quand on ne se sert, comme nous, que d’un seul cycle car l’on ne peut plus se permettre certaines fantaisies.

Ce qui vient compliquer singulièrement les choses et le recours sauvage à l’astronomie. En effet, on ne contestera pas que la nouvelle lune correspond à une conjonction Lune-Soleil, ce qui peut encourager à voir dans la conjonction un commencement vu que la nouvelle lune débute par un mince filet, appelé « croissant » alors qu’elle rayonne lors de l’opposition au soleil, d’où le nom de pleine lune. Mais

nous pensons qu’en suivant un tel raisonnement on fait fausse route et que l’astrologie des cycles longs ne se préte pas à ce type d’analogie.

Même si l’on est tenté de comparer la conjonction avec le coït et donc avec la conception, là encore l’analogie prête à confusion.

Il importe en effet de nous situer dans une perspective technologique, celle des signaux, des « boutons » et cela signifie que l’on est dans le visuel. Et en ce sens, la conception  est un phénoméne qui n’est pas aisé à appréhender, qui échappe au regard en comparaison avec la naissance. Une telle bévue nous fait penser à ceux qui déclarent que la femme « donne la vie » en oubliant le processus de la conception 9 mois plus tôt!

Revenons sur la symbolique du signe du Bélier à travers diverses publications puisque ce signe semble incarner le commencement des

choses au regard du Zodiaque. Le seul fait que l’on attribue à Mars ce signe influera sur le discours des astrologues même si Mars domine aussi le Scorpion, signe d’automne. Qu’il soit un signe de feu irait dans le même sens! Il y a bel et bien un consensus dans lequel tout le monde s’engouffre. D’une façon générale, en ce qui concerne le commencement des choses,  les astrologues jouent en majeur ce qu’il conviendrait de jouer en mineur et leur travail s’en trouve sensiblement affecté et affligé. D’ailleurs,  le mouton qui se laisse tondre comme dans les Riches Heures du Duc de Berry sans parler de la fable du Loup et de l’Agneau (La Fontaine) apportenet un bémol  à une telle exaltation.

On aura compris que selon nous, l’erreur concernant l’interprétation de la conjonction  est du même ordre que celle concernant le

printemps et le signe du bélier. La conjonction est un deuxiéme temps et non un premier temps. Nous avons donné de nombreux exemples de cette gradation, comme dans le cas de l’occupation  graduée de la France au cours de la Seconde Guerre Mondiale, en rapport avec la conjonction Saturne -Aldébaran laquelle a correspondu à un deuxiéme temps, aggravant singulièrement le premier. Il est vrai que si l’on travaille des cycles comme Uranus-Pluton qui n’appartiennent aucunement à l’astrologie des origines – ce sont des astres inconnus de l’Antiquité- on est déjà bien mal parti!

Mais l’erreur la plus grossière  tient à une méconnaissance de la genése des  phénoménes. On sait qu’avant le mariage, il y a les fiançailles, qu’avant des élections, il y a une campagne et ainsi de suite. On ne saurait sauter les préliminaires! Et une telle dérive conduit les astrologues à être en porte à faux avec la plupart des disciplines. Ce qui est en germe est fragile et cela n’a rien de martien et cela vaut d’ailleurs pour le phallus. Paris ne s’est pas fait en un jour!

En fait, ce qui nous distingue des autres astrologues, c’est l’importance que nous accordons au visuel. On vient de  le voir, le cycle

Uranus-Pluton est invisible et l’a toujours été.(Pluton n’est découvert qu’en 1930). Or, à partir du moment où l’on ne tient pas compte du visible, l’on risque fort de ne pas comprendre le mode d’emploi de l’astrologie qui n’est censé ne tenir compte que de configurations visibles à l’oeil nu. Les hommes d’autrefois savaient distinguer le visible et l’invisible alors que pour nos astrologues modernes, cette distinction n’est guère signifiante. Ils ont ainsi perddu le contact avec cette dialectique fondamentale de ce qui se voit et ne se voit pas.

Que la conjonction corresponde à un événement déterminant à l’instar d’un vaisseau  qui rentre au port ne leur vient même pas à l’esprit! Que l’on prenne une course à pied, – un marathon- au début rien n’est joué, on a du mal à distinguer ceux qui vont gagner et puis, le temps passant,  tout cela se décante et  seuls les meilleurs vont émerger. Le deuxiéme temps est conclusif. Rira bien qui rira le dernier!

Nous sommes en présence de deux signaux successifs, l’un indique  un départ et l’autre une arrivée. Il ne faudrait pas confondre. Que

le signal du départ soit plus faible que celui d’arrivée est logique puisque le départ est moins signifiant, il reste virtuel, en puissance.

Or, il est clair que le spectacle de deux astres qui se rejoignent est plus frappant que celui de deux astres séparés l’un de l’autre et qui ne se  joindront qu’au bout d’un certain délai.

Or, c’est bien là tout l’enjeu, celui des délais, c’est à dire du temps qui reste à courir et il y a loin de la coupe aux lèvres.  Qu’un astrologue ne sache pas faire la part du temps est un comble vu que la prévision est intimement liée à l’appréciation du temps.

Autrement dit,  nous sommes ici en face d’une sorte d’horloge cosmique mais c’est bien un cadran qui s’offre à nos yeux et nous voyons

les deux aiguilles se rapprocher puis s’éloigner.

N’oublions pas en effet qu’après la conjonction, l’on va  à terme devoir commencer un nouveau cycle, ce qui correspond au passage

du solstice à l’équinoxe. Analogiquement, il ne fait pas de doute, selon nous,  que l’équinoxe précéde le solstice et que l’opposition

(ou le semi-carré selon l’échelle choisie) précède la conjonction. Et non l’inverse.

 

 

 

 

 

 

 

Bibliographie

H. Küng  Petit traité du commencement des choses  Ed Seuil 2008

G. Bucher  L’imagination de l’origine  ed L’Harmattan 2000

Marie Balmary   La divine origine. Dieu n’a pas crée l’homme  Ed Grasset  1993

Roger Perron  La passion des origines. Etre et ne pas être.  Ed Delachaux & Nestlé  2003

 

 

 

 

Bibliographie

 

 

 

 

 

 

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Le signifiant comme contenant.

Posté par nofim le 16 décembre 2014

Esthétique de la production de contenants/signifiants. La question de l’intercompréhension linguistique en Europe.

 

par  Jacques Halbronn

 

A Louis-Jean Calvet, qui dirigea mes  deux mémoires non soutenus. Paris V 1985-1989)

Nous voudrions insister ici sur  le fait que le signifiant n’est jamais qu’un contenant tout comme le signifié n’est qu’un contenu. Le

signifiant est voué à s’emplir et à se remplir. On peut comparer un signifiant avec un vase. On peut apprécier un vase par delà son contenu.

Un beau vase ne se définit pas par les fleurs qu’on y met ni une belle boîte par les objets que l’on y place. On se’ procure ainsi toutes sortes

de « contenants » sans que la question de ce qu’on y mettra soit  vraiment déterminante. En ce sens, le domaine de la langue se trouve désenclavé. Les mots ne seraient donc que des contenants au même titre que toutes sortes d’objets susceptibles d’accueullir  non pas un contenu donné mais toutes sortes de contenus, à travers le temps  : une maison, une église, un château,  une voiture, une valise, un champ, voire un Etat.

A partir de là, on se demandera si l’influence de la langue française pour les langues et les cultures du Nord de l’Europe,  de Londres à Moscou,  ne tient pas à l’élégance de ses « signifiants », c’est à dire de ses contenants, par delà, encore une fois, les contenus ponctuels susceptibles de les remplir , lesquels sont en quelque sorte interchangeables.

En ce sens, la production par la culture française- et donc la société française- d’une quantité considérable de signifiants perçus comme distincts du latin fait de cette langue ou du moins de ses mots, un ciment pour toute l’Europe, puisque par la force des choses, cela

concerne aussi les langues latines qui se retrouvent dans le français du fait de l’origine latine commune.  En ce sens Paris, une des villes les plus visitées au  monde ne se conçoit pas sans la langue française si l’on entend par là non pas la connaissance du français en tant

que tel mais la « ‘reconnaissance » des mots française  du fait des similitudes avec la langue d’origine considérée, qu’il s’agisse du

portugais, du néerlandais ou du russe! Une telle identification-soulignons-le – passe plus aisément par l’écrit que par l’oral; plus par les textes que par les personnes, notamment du fait de la variété des prononciations.

Mais ce qui nous semble essentiel, ici, tient à ce que de la sorte, il devient possible de connecter le domaine linguistique avec

le domaine musical, le domaine technique etc, puisqu’il s’agit, dans tous les cas de figure, de la production d »‘objets voués à contenir, à

accueillir tout contenu qui se présentera. On est ici en face d’outils dont on pourra faire l’usage que l’on voudra.

Cela dit, il nous revient à présent de réfléchir  sur la dialectique émetteur/récepteur notamment au  regard de la création et de la

procréation, ce qui pose la question de l’identité du producteur de signifiants/contenants.

Au regard de la question du « créateur » (génie), nous dirons que les plus grands créateurs ont généré des  contenants et pas seulement des contenus puisque le nombre de contenants est censé être très inférieur au nombre de contenus (cf supra)

Contrairement à l’image habituellement répandue, nous dirons que le compositeur produit des signifiants et non du signifié. Il est vrai que l’on confond si souvent le compositeur et l’intérprère alors que leurs rôles sont complémentaires. Le compositeur produit des sons, est en quéte de nouvelles sonorités et celles-ci pourront être le réceptacle de toutes sortes de significations. Le signifiant/contenant est

par principe ouvert et ne saurait être plein sinon ponctuellement, ce qui ne laisse à terme de le souiller. Il lui faut périodiquement se vider, se nettoyer comme on le ferait d’un plat, d’une assiette. Le rôle de l’interprète nous apparait dès lors  comme devant renouveler le contenu du signifiant musical, comme on changerait l’eau d’un vase.

La femme serait ainsi un contenant « porteur » pouvant accueillir une très grande diversité de semences masculines. Mais rappelons que

le créateur n’est pas un récepteur mais un producteur de récepteurs tout comme le compositeur n’est pas réductible à  son oeuvre mais celui qui la génére. On est globalement dans une forme d’artisanat que l’on soit compositeut ou potier! Mais le potier n’est pas le pot et il n’a même pas à s’en servir. Il lui incombe simplement d’en concevoir. En ce sens Dieu nous apparait à l’image d’un potier. (cf la création de la femme dans le chapitre II de la Génèse).

Bibliographie

Claudia Media  La linguistique diachronique: le projet saussurien   Genéve, Droz 1998

E. F. K. Koerner  Contribution au débat post-saussurien sur le signe linguistique  Ed Mouton 1972

Peter  Wunderli  Principes de diachronie.  Contribution à l’exégèse du « Cours de linguistique  générale » de Ferdinand de Saussure  ed  Peter Lang 1990

Maurice Pergnier   De Saussure à Saussure   ed L’Age d’homme  2012

Saussure, Ferdinand de (1857-1913)
Cours de linguistique générale / Ferdinand de Saussure ; publ. par Charles Bailly [i.e. Bally] et Albert Séchehaye ; avec la collab. de Albert Riedlinger ; éd. critique préparée par Tullio De Mauro ; postf. de Louis-Jean Calvet
Payot
1995
2
Livres
Saussure, Ferdinand de (1857-1913)
Cours de linguistique générale / Ferdinand de Saussure ; publ. par Charles Bally,… et Albert Sechehaye,… avec la collab. de Albert Riedlinger,… ; éd. critique préparée par Tullio De Mauro ; postf. de Louis-Jean Calvet
Payot
1985-….
3
Livres
Calvet, Louis-Jean (1942-….)
Pour et contre Saussure : vers une linguistique sociale / Louis-Jean Calvet
Payot
1975
4
Livres
Saussure, Ferdinand de
Cours de linguistique générale / Ferdinand de Saussure ; publ. par Charles Bally et Albert Séchehaye ; avec la collab. de Albert Riedlinger ; éd. critique prép. par Tullio de Mauro ; postf. de Louis-Jean Calvet
Payot
1993
5
Un exemplaire au moins  est numérisé Livres
Saussure, Frdinand de

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Le manque et l’addition

Posté par nofim le 9 décembre 2014

Le syndrome de l’addition. L’organique et l’instrumental

par  Jacques  Halbronn

 

Selon nous, tout manque se manifeste par un ajout et tout ajout est signe de manque.  Interroger quelqu’un sur ce qui l’a conduit à

ajouter quelque chose conduit à aborder un moment de manque correspondant  au début de cette addition. On peut demander ainsi

à quelqu’un: depuis quand  depuis quel âge,  il porte des lunettes, dans quelles circonstances, cette addition s’est produite. Les lunettes

appartiennent à ce que nous appelons ‘instrument » alors que les yeux relévent de ce que nous appelons « ‘organe » même si l’on peut parler d’un « appareil »  » organique comme l’appareil digestif. Notre rapport au manque n’a pas lâ même signification selon qu’on est homme ou femme. Chez la femme, le manque serait plutôt « normal » alors que cela ne le serait pas, selon nous, chez l’homme.

En ce sens, nous recommandons la solitude en ce qu’elle implique le refus des additions mais cette solitude doit concerner  non seulement une autre personne mais aussi un autre animal  voire tout objet, en dehors du sol sur lequel nous nous tenons, nous marchons, nous dormons,  cela va de soi. Cette solitude ne saurait non plus exclure de quoi se nourrir  et donc une présence au sein de la nature mais sans se forger d’instruments, d’outils, sans abimer celle-ci mais en prenant ce qu’elle a à nous donner, à commencer par les fruits qui sont l’expression même d’un « produit » qui se suffit à lui-même et qui n’exige aucune addition pour être consommé et qui est à la fois solide et liquide, à l’instar d’ailleurs de la viande qui rassasie à la fois la faim et la soif mais qui exige le feu pour être cuite et non pas seulement le soleil comme pour le fruit.  L’on peut penser que l’homme peut consommer de la viande crue mais chaude si l’animal vient juste d’être tué.

Celui qui s’aime  (Aime ton prochain comme toi-même) aura appris à éveiller toutes ses potentialités, celles de son cerveau, de sa voix, de ses mains et de ses pieds, entre autres, ce qui le rendra autonome par rapport au monde « extérieur ». Celui qui ne s’aime pas, ne se connait pas pleinement en tant qu’être humain – ce qui nous différencie les uns des autres est notre faculté à exploiter nos « talents » avec plus ou moins de bonheur- sera conduit à faire appel à une aide extérieure, ce qui créera des liens avec « son prochain ». Ce sera notamment le cas des femmes et dès le plus jeune âge. Et c’est pourquoi ce qui est bon pour le sexe féminin ne l’est pas nécessairement pour le sexe masculin et vice versa. Les valeurs ne sont pas les  mêmes et on pourrait aller jusqu’à dire qu’elles sont inversées. Freud a insisté sur la conscience du manque chez la femme. Ce qui implique donc une nécessaire addition en compensation.

Nous avons développé les notions d’altérité intérieure « ‘aime-toi (même) » et d’altérité extérieure (« aime ton prochain »). On voit qu’il faut commencer par s’aimer soi-même (Evangile) pour aimer autrui. Et il en est qui ne s’aiment pas, n’aiment pas ce qu’ils ou elles sont

devenus et donc seront enclins à ne pas s’intéresser à leur personne et à ne pas pratiquer le « connais-toi toi-même » (grec) qui fait pendant  selon nous au « Aime-toi  toi-même » (judéo-chrétien) en une sorte de fuite en avant où le « pouvoir » (et donc le

vouloir) remplace le « savoir », la connaissance de ce qui est inné, originaire.

L’autre nous fragilise ne serait-ce que parce qu’il peut s’absenter, voire disparaitre, par le vol ou la mort, et tout bonnement par le départ, quelle qu’en soit la raison. Mais pour les femmes,  le lien à autrui, aux objets est vital et elles en assument le prix. Pour les hommes, ce lien vient parasiter leur développement et peut détourner leur énergie, l’épuiser en cas de séparation, de perte. La solitude est plus féconde, plus heuristique pour l’homme que pour la femme, à tout âge et vice versa en ce qui concerne la « compagnie ». L’homme n’a pas besoin d’être inspiré par autrui, mais en revanche, il a une grande force d’inspiration dont il peut faire profiter son prochain. Aimer son prochain, pour l’homme, implique lui donner ce qui a été secrété en lui- même, de lui-même.

Il faut insister sur le’ fait que pendant toute une période de son évolution, les hommes se sont développés en améliorant leurs

performances et les plus performants avaient le plus de chances de survivre -(Struffle for life. Darwin). On sone souvent à un homme se

servant d’un bâton  mais le premier bâton n’est-ce pas notre bras, notre main? On saisit là la différence entre progrès organique et

progrès instrumental. Le premier se transmet génétiquement, le second culturellement.

Quand les humains commencèrent à se servir d’objets, le développement organique fut enrayé et le progrès désormais ne passera

plus par l’organique mais par l’instrumental et cela fait belle lurette que personne n’attend plus rien d’un progrès organique alors qu’il

est évident celui-ci est bien  la clef pour comprendre comment nous sommes devenus ce que nous sommes devenus.

Le recours à l’objet extérieur correspond à un basculement de l’évolution humaine qui aboutit  à notre état de dépendance par rapport aux machines que nous nous fabriquons faute de savoir nous développer nous-mêmes. Et cela est une addition qui est cause et conséquence d’un manque, et d’échec. Autrement dit,  le passage à l’objet serait la marque d’une faillite et cela  nous renvoie à la Génése

où l’on voit l’Adam androgyne (mâle et femelle tout à la fois) se dédoubler. Pour faire image, on comparera à cette Palestine qui elle aussi a été ains divisée à l’instar d’Adam dont on détache une partie de lui-même. Rendre l’homme dépendant, c’est l’affaiblir, c’est

rendre possible une separation entre ces deux corps (mais Dieu luî même ne peut qu’être androgyne, on ne l’imagine pas doté d’une épouse! Or Adam est initialement conçu à l’image de Dieu).

La fin de l’androgynat  marquerait ainsi  un tournant essentiel dans l’évolution ne serait ce que par le manque qui est manifeste lors de

la procréation qui exige de revenir au stade androgynal mais qui peut être interrompue par la seule femme.(IVG, avortement). Il vaudrait d’ailleurs mieux aborder la question de façon cyclique. Il y a un temps de l’androgynat, qui est celui de la « conjonction »

-symbolisée par la rencontre tous les 7 ans entre Saturne et l’une de 4 étoiles fixes royales) puis un temps de la dissociation de l’androgyne qui est celui de la disjonction de Saturne s’éloignant de l’une des dites étoiles. ¨Puis revient un nouveau temps

androgynal et ainsi de suite.. On aurait donc tort de voir dans les deux premiers chapitres de la Genése deux versions différentes de

la création de la femme . Le premier chapitre traite non pas de deux personnages mais du seul Adam, tant masculin (zakhar) que

fémini (nequéva) alors que le second chapitre traite de la déconstruction de l’Adam en  un mâle (Ish) et une femelle (Isha).

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

JHB

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Le principe d’élection dans la Bible

Posté par nofim le 1 décembre 2014

Le Dieu qui choisit et qui bénit. Une clef de la Bible.

(femmes, peuples, jours, villes)

 

 

par Jacques Halbronn

 

Il ne semble pas que ‘l’on ait assez souligné l’importance cruciale du choix dans le discours judéoè-chrétien.  Nous pensons que le Dieu

des Ecritures est un Dieu qui choisit, qui élit. C’est là  un thème récurrent que l’on retrouve dans le corpus des prières, lequel puise

de toute façon largement dans la Bible  tant celle des Juifs que celle des Chrétiens.

Nous l’avions noté pour le choix du Shabbat, jour choisi entre tous les jours de la semaine en analogie avec l’élection du peuple juif choisi

entre tous les peuples.

Mais on le trouve aussi à propos de Marie (Myriam), la mère de Jésus. On s’adresse à elle  ainsi « Tu es bénie entre toutes les femmes »/

(cf  Alexandre Abraham  Winogradsky, Paroles d’Evangile. Mémorial d’Israël Ed Fayard 1987, p. 165) .

L’on voit que l’on se trouve en face d’un processus électif où le choix est bien mis en évidence. Il y avait l’embarras du choix mais  in fine

le choix s’est porté sur celui-ci, sur celle-là et sur nulle autre.

Cette démarche est à l’opposé de la démarche « scientifique » qui vise à tout englober et qui malheureusement  corrompt  bien des traditions

à commencer par celle de l’ astrologie qui entend se calquer,  bien à tort, sur l’astronomie.

Nous sommes ici face à une religion qui privilégie le choix en l’association à la foi.  Croire, c’est en fait choisir,  penser que l’on a fait

le « bon choix », ce qui montre bien que l’on ne peut pas ne pas choisir. D’où cette notion d’élection que si nombreux sont ceux qui ne

parviennent pas à l’assumer. Or, force est de constater que le christianisme perpétue avec Marie « choisie entre toutes les femmes » cette

terrible exigence du choix que l’on retrouve dans la notion de « grâce » qui est si importante dans le protestantisme et qui quelque part

semble injuste: pourquoi lui et pas moi? On retrouve d’ailleurs cette notion au niveau de l’homme et de la femme quand les femmes

revendiquent l’égalité et donc refusent le  choix , parce que cela ne serait pas « juste ». Certains tendent à s’offusquer dès qu’il y a choix.

Or;, on est bien là au coeur de la Foi  telle qu’elle se manifeste si fortement dans la religion  juive et dans celles qui en dérivent et en relévent.

Et en choisissant Marie, c’est aussi l’enfant qu’elle porte qui sera choisi, c’est à dire Jésus, né de ce choix et qui sortira, comme dit de  « ses entrailles » de cette femme choisie entre toutes. Et les prières juives ne cessent de réitèrer à quel point les fidéles sont reconnaissant d’avoir été choisis « entre tous » (les com-possibles).. C’est pourquoi on perçoit actuellement une évolution du discours

chrétien qui prend conscience que l’on ne peut remettre en question le « choix » de Dieu sans ébranler tout l’édifice du monothéisme.

 Le Je Vous Salue Marie (latin et français)

Ave Maria, gratia plena : Dominus tecum :

benedicta tu in mulieri­bus, et benedictus fructus ventris

tui, Jesus. Sancta Maria mater Dei, ora pro nobis peccatoribus, nunc et in hora mortis nostrae. Amen.

 

La forme « benedicta in mulieribus » est traduit par

« bénie entre toutes les femmes »

Mais c’est aussi traduit par « choisie ».
Je Vous Salue Marie, pleine de grâce,

le Seigneur est avec vous, vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni.

Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous, pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort. Amen.

Seln le Coran:

 » La ville de Jérusalem dans la Bible est des

plus importantes, elle est la ville choisie par Dieu.

Elle est destinée à devenir le centre, la capitale du

royaume de Dieu ».

On assiste ainsi  à toute une série de choix parmi d’autres

possibles  : un peuple (les  Hébreux),

une ville (Jérusalem), une journée (le Shabbat),

une femme (Marie, Evangile).

Mais Dieu n’a-t-il pas été également « choisi » par les Hébreux? Est-ce que tout couple n’est pas le fait d’un choix auquel on doit se tenir

« pour le meilleur et pour le pire »?

La tentation nous semble être d’inverser le cours des

choses. Au lieu de dire que les  Hébreux sont le peuple

choisi par Dieu, on laisse entendre  volontiers que ce

peuple  a été constitué dans ce sens (cf Freud. Moïse et

le monothéisme) ou encore que si Dieu a choisi Marie, c’est

parce qu’il savait qu’elle porterait Jésus, ce qui rend le

choix moins arbitraire en évitant de faire de Dieu une

force qui décide plutôt qu’elle ne sait. Car choisir, c’est

quelque part ne pas savoir par avance ce qu’il adviendra.

Choisir est la condition nécessaire à toute création et

d’ailleurs, il est bien indiqué « Et Dieu vit que c’était bien »,

ce qui signifie qu’il ne le savait pas par avance, qu’il a pris

un risque.

En ce qui concerne les astres,  on trouve un corpus assez contradictoire à

commencer par le « Ein Mazal le Israel » (Traité Shabbat du Talmud/Guémara) – ce que l’on

traduit par l’astrologie ne vaut pas pour Israël mais qui signifie qu’il n’y a pas de « mazal »

réservé aux Juifs parmi tous les « mazaloth »: aucun astre n’aurait été choisi alors que toute la théologie

juive est axée, selon nous, sur le choix, le passage du pluriel au singulier. Par ailleurs, le Shabbat, lui-même

est marqué par la tombée de la nuit qui permet de contempler les cieux (Shamayim, un pluriel) mais dans ce cas

pourquoi s’en prendre aux « ovdéi Kokhavim », à ceux qui pratiquent un culte lié aux astres?.

La Bible nous apparait comme marquée par la dialectique du global et du particulier. Pour qu’il y ait choix, il faut qu’il y ait « embarras » du choix. Il y a donc un temps où il est question de la  Création de tout l’Univers puis un temps de la contraction (Tsimtsoum),  qui est

celui de l’élection, où il faut se résoudre à choisir. C’est ce second temps qui fait problème et qui est refoulé. On passe de l’équinoxe au

solstice, d’un temps où tout s’équivaut à un temps où le jour prévaut sur la nuit ou vice versa et qui implique un certain déséquilibre que l’on retrouve dans les revendications égalitaires donc équinoxiales des femmes qui se plaignent de ne pas avoir été choisies et qui

préférent encore qu’il n’y ait pas eu choix plutôt que le choix ne se soit point porté sur elles. On songe à la mère dont l’enfant est mort

et qui préfére que l’on tue l’enfant de l’autre mère -cf le jugement de Salomon- plutôt que de laisser son enfant à cette dernière.

Si l’on considère la thèse de Max Weber associant

religion et dynamisme socio-économique, l’on dira

que la civilisation judéo-chrétienne porte un message

de « choix » qui est déterminant pour  toute avancée

artistique, technique. En fait, la notion de choix, selon nous,

est au coeur de l’entreprise technologique bien plus qu’elle

ne l’est pour l’entreprise scientifique. En outre, le terme

même d’élection aura connu en Occident- on pense

d’ailleurs à celle du pape par les cardinaux réunis en

conclave- une fortune remarquable, dans le domaine

politique, ce qui est présenté comme un gage de légitimité.

Le fait de choisir entre plusieurs candidats correspond

à un archétype ou à un paradigme d’une forte prégnance..

 

Bibliographie

J. Halbronn,  Le monde juif et l’Astrologie,  Histoire d’un vieux couplel  Milan, Ed. Arché 1985

J. Halbronn,  Interventions  (pp. 26,  51, 101) in  Le Shabbat dans la conscience  juive., intr  Jean Halpèrin et  Georges Lévitte

XIVe Colloque d’Intellectuels Juifs de langue française, organisé par la Section Française du Congrès Juif Mondial, PUF, 1975

 

Jacques Madaule  Israël et le poids de l’élection d’Abraham à aujourd’hui, Ed Le Centurion  1983

Bruno Karsenti; Moïse et l’idée de peuple, La vérité historique selon Freud,, Ed du Cerf 2012

Jean-Michel Garrigues, Le peuple de la première Alliance. Approches chrétiennes du mystère d’Israël,; Ed Cerf 2011

Michèle Porte, Le mythe monothéiste. Une lecture de « L’homme Moïse et la religion monothéïste » de Sigmund Freud,, Ed ENS, 1999

Mario Cifali, Freud et le monothéisme; Genève Ed Slatkine  2005

Thierry Henne,  Le labyrinthe des valeurs ou la problématique du choix existentiel, Editlivre  2014

JHB

02 12 14

 

 

 

 

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Contre l’enseignement mixte dans les petites classes

Posté par nofim le 25 novembre 2014

Les dangers de la mixité  aux débuts de la scolarité. Le Nouvel Emile.

par  Jacques - Emile  Halbronn

Selon nous, il importe de distinguer très nettement la formation des petits garçons et celle des petites filles, contrairement à la tendance qui semble de nos jours devoir ou vouloir prédominer. il s’agit là d’un enjeu de toute première importance. On assistera notamment sur

le nécessaire apprentissage de la solitude par les enfants de sexe masculin. Cette solitude, nous la concevons avant tout par rapport

aux objets de toutes sortes  et non pas tant en ce que l’enfant serait isolé de ses semblables. On sait que nous privilégions pour les

garçons le non apprentissage de la lecture car cela implique le recours à des objetys: stylo, papier, clavier, écran etc. L’enfant mâle

constitue la principale richesse d’un pays et il importe donc de ne pas la gaspiller, la gâcher, la frelater. L’enfant femelle, a contrario, a une valeur bien moindre, et se situe plus dans le quantitatif que dans le qualitatif, ce qui le rend, ipso facto, assez interchangeable, remplaçable par la machine et par  des populations étrangères ou à l’étranger.

L’enfant mâle devra donc individuellement et /collectivement apprendre à se débrouiller tout seul, c’est à dire avec ses propres ressources physiques et mentales sans recourit à des « objets » fabriqués. Il  communiquera par la parole et retiendra par la mémoire sans chercher aucunement à restituer quoi que ce soit littéralement. L »esprit compte plus ici que la lettre.

Nos lecteurs doîvent être familiers avec la dialectique  altérité intérieure/altérité extérieure.  Dans un cas, il s’agit  d’explorer les ressources propres à l’individu en évitant toute aide d’objets, ce qui est très heureux sur le plan écologique. Précisons cependant que nous évoquons ici le cas d’objets transformés par l’homme   plus que d »objets que l’on peut observer sans avoir  là les saisir

manuellement. On pense ainsi aux astres dont le mouvement(les luminaires notamment)  peut inspirer par exemple une

rythmicité. En ce  qui concerne l’alimentation, nous conseillons avant tout la consommation de fruits mûrs car le fruit se suffit

à lui-même, il n’a besoin d’aucun additif pourvu qu’il ne soit ni trop mûr , ni pas assez.

Les petites filles, au contraire, pourront s’initier à la « cuisine », à la préparation de produits exigeant un assaisonnement et qui ne seront

pas nécessairement consommables tels quels, qui auront beson d’une cuisson.

Nous voudrions insister sur les problémes posés par  l’acquisition par les petits garçons de valeurs « féminines » et vice versa.. Nous avons récemment eu l’occasion (cf sur notre  « chaîne »  sur You Tube et sur Google +) de signaler que les femmes avaient eu raison

de revendiquer certaines activités dont les hommes les avaient privées. En tout état de cause, il n’est pas bon d’adopter les valeurs

de l’autre sexe, car c’est là une forme de perversion.

Désormais, les choses sont devenues plus claires. Les femmes ont investi les domaines qui leur convenaient et Marx signalait que

grâce à la machine, les femmes auraient accés au travail, tout en pressentant que cela ferait probléme pour les hommes. (Manifeste)

Les femmes ont vocation à assister les machines et d’ailleurs une femme qui lit à voix haute un texte est parfaitement dans son rôle.

Il revient donc aux hommes d’investir les territoires qui leur sont impartis et qui exigent un progrès non pas technique mais

« bio-technique », par une meilleur exploitation de leurs facultés « innées ». Ce domaine « masculin »  permet  à l’ Humanité de progresser,

d’innover, dans la verticalité alors que les femme se situent surtout dans l’horizontalité, dans la diffusion, à la duplication, à la reproduction à grande échelle, ce qui implique que celles-ci travaillent en groupe, collectivement,  dans un certain bruit qui

est susceptible de détranger les hommes dans la mesure où leur intériorité ne passe pas par la parole mais par la « pensée » (cogito,

transmission de pensée)

Autrement dit, ceux qui parlent de mixité ne savent pas de quoi ils parlent et d’ailleurs eux-mêmes dans la vie courante seraient les

premiers à déconseiller certains mélanges sur le plan alimentaire. On est donc là avec la thèse de la mixité en plein fantasme. Ce sont des apprentis sorciers qui entendent expérimenter en aveugles. Or, il ne s’agit pas de faire n’importe quoi, n’importe comment!

Ce n’est que parce que d’aucuns ont une vision excessivement abstraite de la réalité humaine qu’ils se permettent de prôner une

mixité sauvage. Ils pourront répliquer, certes, que l’on verra bien! Mais le probléme, c’est que l’éducation – comme ils le reconnsaissent eux memes les premiers-  est capable de modeler et de remodeler, avec l’idée de façonner ainsi une sorte d’androgyne. Et c’est bien

justement là le problème, c’est que les méfaits de telles méthodes ne se feront sentir qu’au bout d’un certain temps et après il sera trop

tard! Certes, l’Humanité continue, en dépit de toutes sortes d’idéologies pernicieuses, à maintenir une certaine tonicité intellectuelle et

les sociétés continuent à oeuvrer comme elles l’ont toujours fait mais jusqu’à quand?

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

JHB

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La dimension germanique de la langue française

Posté par nofim le 21 novembre 2014

Le français comme synergie entre langues latines et germaniques

par  Jacques Halbronn

Nous nous sommes demandés récemment ce qui a fait de la langue française ce

qu’elle est et sa supériorité par rapport  aux autres langues latines(italien, espagnol,

portugais etc)  dans leur rapport avec les langues du nord de l’Europe. En quoi

d’ailleurs les langues latines se distinguent-elles entre elles en dehors de quelques

particularités comme  la disparition du « p » en castillan dans les verbes comme

llorar (pleurer), lleno (plein), lluever (pleuvoir), ou du « c » dans llamar (clamer)

llave (clef), ce que l’on appelle des aphéréses par opposition aux apocopes, qui

concernent l »élision en fin de mots. On trouve ce même phénoméne en hébreu

avec « lev » (en arabe qalb), le coeur, pour ce qui est des langues sémitiques. L’on connait

aussi le passage du g allemand au w anglais: Sorge, sorrow,  Morgen, (to)morrow.

Il serait bon de ne pas oublier la prononciation laquelle peut ne pas apparaitre au niveau

de l’écrit. Le fait, notamment, de ne pas rendre la consonne finale en français ne vaut

qu’à l’oral.

Or, cette apocope « orale » de la consonne – qui a souvent du précéder dans certaines

langues la forme écrite- apparait comme un marqueur de genre en français, ce

qui n’est nullement le cas des autres  langues latines. Alors qu’en français, c’est

la (non)prononciation de la finale qui détermine le genre, dans les autres langues

latines,  le o correspond au masculin et le a au féminin, en réglé générale. Mais

qu’en est-il en hébreu? Il n’en est pas ainsi et l’hébreu en ce sens est à rapprocher

du français : qatan (petit) donne au féminin « quetana ». C’est également ainsi

qu’il en est en allemand avec klein (petit) et kleine (petite). On retrouve le procédé

en russe où le féminin est indiquée par une voyelle venant s’ajouter  à la consonne

masculine:  Krassiv (beau),  Krassiva ( belle)., donc selon des modalités fort proches

de l’hébreu. Le russe d’ailleurs, à l’instar des langues sémitiques, n’a pas de verbe

avoir,  stricto sensu et construit cette notion comme ces langues par la forme: c’est à moi.

‘Ou miénia,  en hébreu iech li, en arabe  andi) avec un verbe être qui lui-même est

comme sous entendu. Ceci à moi  plutôt que ceci est à moi.

On saisit bien entendu les différences entre ces trois langues , le français, l’allemand

et l’hébreu. L’allemand prononce la consonne finale et marque le féminin par le « e »

(qui n’est pas du tout muet, que l’on peut rendre par un ö). Le e final de petite

est beaucoup moins marqué que le  e final de « kleine ». Et quant à l’hébreu, il recourt

à la finale « a » et non à « e », et en ce sens se rapproche du modéle latin du moins

pour le féminin avec des expressions étranges comme le pronom personnel

Ata, qui désigne le tu au masculin et At au féminin, ce qui va à l’encontre de la régle

mais qui montre bien que l’opposition est consonne/voyelle en hébreu, en

allemand et français et non voyelle/voyelle, ce qui nous semble faire de la voyelle

un élément féminin qui est évacué dans l’écrit des langues sémitiques comme

donnée supplétive.. Un cas célébre est celui de Ish et Isha, au début de la Génése pour

désigner l’homme et la femme.  L’adjonction du a correspond à l’idée que la femme se situe

dans le prolongement de l’homme dans les langues qui ont un féminin plus long, ce qui est le cas

du français mais point celui des autres langues latines.

On aura donc compris que le français et l’allemand comportent des similitudes

en ce qui concerne les marqueurs de genre et c’est ce qui nous permet de déclarer

que la langue française a un substrat germanique qui détermine sa différence

par rapport aux autres langues latines. Le nom même de France ne renvoie-t-il pas

à un peuplade germanique, les Francs (la France est encore appelée en allemand

Frankreich)?

Cela n ‘aura pas été- on le conçoit- sans influence sur la formation de l’anglais

largement sous influence française. Mais l’anglais aura évolué vers un autre stade,

à savoir l’absence de marqueurs de genre pour les adjectifs, ce qui n’est nullement

le cas en allemand ou en français. Cette évolution est très vraisemblablement due

à une certaine « lecture » du français d’autant – comme on l’a dit- que le « e » marqueur

du féminin en français est bien plus atténué que le « e’ allemand dans cette même

fonction. C’est pourquoi les Français prononcent « Goeth » au lieu de Goethö » pour

Goethe. On a d’ailleurs le même probléme avec les marqueurs de pluriel en français

qui sont imperceptibles à l’oral, ce qui aura conduit l’anglais à renoncer aux

marqueurs de pluriel pour les adjectifs. Quand à la conjugaison, la « neutralité »

de l’anglais tient probablement à la non prononciation de la forme ‘ent » à la troisiéme

personne du pluriel français, à quelques exceptions près notamment pour les auxiliaires

être et avoir ainsi que faire (sont, ont, font), ce qui donne l’impression d’un caractère

invariable du verbe pour un observateur superficiel.

En conclusion, nous dirons que le français a germanisé le latin et a adopté pour

les marqueurs de genre, notamment au regard de l’adjectif, un modéle que

l’on retrouve tant dans les langues germaniques que slaves ou sémitiques, ce qui

fait en cela des langues latines une sorte d’exception. Et cela semblerait pouvoir

expliquer ce qui a permis aux mots français (mais aussi largement à la langue,

à certaines périodes) de pénétrer, de s’infiltrer au sein des dites langues

germaniques, slaves et sémitiques (notamment  au niveau dialectal, parlé). Sans

ce profil spécifique de ce latin rendu à la mode germanique, il est probable que

la fortune du français hors du domaine latin eût été sensiblement moins marquante.

Comme on l’a dit plus haut, le type de marqueurs de genre pourrait correspondre à une

certaine idée de l’homme et de la femme. Inégalité au nord  mais aussi dans le monde sémitique avec la femme perçue comme

prolongement de l’homme et donc un féminin mis en place par une addition  et égalité au sud avec un

féminin recevant un traitement paralléle  des deux genres : avec dans un cas la finale O et dans l’autre la finale A.

 

JHB

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