Le manque et l’addition

Posté par nofim le 9 décembre 2014

Le syndrome de l’addition. L’organique et l’instrumental

par  Jacques  Halbronn

 

Selon nous, tout manque se manifeste par un ajout et tout ajout est signe de manque.  Interroger quelqu’un sur ce qui l’a conduit à

ajouter quelque chose conduit à aborder un moment de manque correspondant  au début de cette addition. On peut demander ainsi

à quelqu’un: depuis quand  depuis quel âge,  il porte des lunettes, dans quelles circonstances, cette addition s’est produite. Les lunettes

appartiennent à ce que nous appelons ‘instrument » alors que les yeux relévent de ce que nous appelons « ‘organe » même si l’on peut parler d’un « appareil »  » organique comme l’appareil digestif. Notre rapport au manque n’a pas lâ même signification selon qu’on est homme ou femme. Chez la femme, le manque serait plutôt « normal » alors que cela ne le serait pas, selon nous, chez l’homme.

En ce sens, nous recommandons la solitude en ce qu’elle implique le refus des additions mais cette solitude doit concerner  non seulement une autre personne mais aussi un autre animal  voire tout objet, en dehors du sol sur lequel nous nous tenons, nous marchons, nous dormons,  cela va de soi. Cette solitude ne saurait non plus exclure de quoi se nourrir  et donc une présence au sein de la nature mais sans se forger d’instruments, d’outils, sans abimer celle-ci mais en prenant ce qu’elle a à nous donner, à commencer par les fruits qui sont l’expression même d’un « produit » qui se suffit à lui-même et qui n’exige aucune addition pour être consommé et qui est à la fois solide et liquide, à l’instar d’ailleurs de la viande qui rassasie à la fois la faim et la soif mais qui exige le feu pour être cuite et non pas seulement le soleil comme pour le fruit.  L’on peut penser que l’homme peut consommer de la viande crue mais chaude si l’animal vient juste d’être tué.

Celui qui s’aime  (Aime ton prochain comme toi-même) aura appris à éveiller toutes ses potentialités, celles de son cerveau, de sa voix, de ses mains et de ses pieds, entre autres, ce qui le rendra autonome par rapport au monde « extérieur ». Celui qui ne s’aime pas, ne se connait pas pleinement en tant qu’être humain – ce qui nous différencie les uns des autres est notre faculté à exploiter nos « talents » avec plus ou moins de bonheur- sera conduit à faire appel à une aide extérieure, ce qui créera des liens avec « son prochain ». Ce sera notamment le cas des femmes et dès le plus jeune âge. Et c’est pourquoi ce qui est bon pour le sexe féminin ne l’est pas nécessairement pour le sexe masculin et vice versa. Les valeurs ne sont pas les  mêmes et on pourrait aller jusqu’à dire qu’elles sont inversées. Freud a insisté sur la conscience du manque chez la femme. Ce qui implique donc une nécessaire addition en compensation.

Nous avons développé les notions d’altérité intérieure « ‘aime-toi (même) » et d’altérité extérieure (« aime ton prochain »). On voit qu’il faut commencer par s’aimer soi-même (Evangile) pour aimer autrui. Et il en est qui ne s’aiment pas, n’aiment pas ce qu’ils ou elles sont

devenus et donc seront enclins à ne pas s’intéresser à leur personne et à ne pas pratiquer le « connais-toi toi-même » (grec) qui fait pendant  selon nous au « Aime-toi  toi-même » (judéo-chrétien) en une sorte de fuite en avant où le « pouvoir » (et donc le

vouloir) remplace le « savoir », la connaissance de ce qui est inné, originaire.

L’autre nous fragilise ne serait-ce que parce qu’il peut s’absenter, voire disparaitre, par le vol ou la mort, et tout bonnement par le départ, quelle qu’en soit la raison. Mais pour les femmes,  le lien à autrui, aux objets est vital et elles en assument le prix. Pour les hommes, ce lien vient parasiter leur développement et peut détourner leur énergie, l’épuiser en cas de séparation, de perte. La solitude est plus féconde, plus heuristique pour l’homme que pour la femme, à tout âge et vice versa en ce qui concerne la « compagnie ». L’homme n’a pas besoin d’être inspiré par autrui, mais en revanche, il a une grande force d’inspiration dont il peut faire profiter son prochain. Aimer son prochain, pour l’homme, implique lui donner ce qui a été secrété en lui- même, de lui-même.

Il faut insister sur le’ fait que pendant toute une période de son évolution, les hommes se sont développés en améliorant leurs

performances et les plus performants avaient le plus de chances de survivre -(Struffle for life. Darwin). On sone souvent à un homme se

servant d’un bâton  mais le premier bâton n’est-ce pas notre bras, notre main? On saisit là la différence entre progrès organique et

progrès instrumental. Le premier se transmet génétiquement, le second culturellement.

Quand les humains commencèrent à se servir d’objets, le développement organique fut enrayé et le progrès désormais ne passera

plus par l’organique mais par l’instrumental et cela fait belle lurette que personne n’attend plus rien d’un progrès organique alors qu’il

est évident celui-ci est bien  la clef pour comprendre comment nous sommes devenus ce que nous sommes devenus.

Le recours à l’objet extérieur correspond à un basculement de l’évolution humaine qui aboutit  à notre état de dépendance par rapport aux machines que nous nous fabriquons faute de savoir nous développer nous-mêmes. Et cela est une addition qui est cause et conséquence d’un manque, et d’échec. Autrement dit,  le passage à l’objet serait la marque d’une faillite et cela  nous renvoie à la Génése

où l’on voit l’Adam androgyne (mâle et femelle tout à la fois) se dédoubler. Pour faire image, on comparera à cette Palestine qui elle aussi a été ains divisée à l’instar d’Adam dont on détache une partie de lui-même. Rendre l’homme dépendant, c’est l’affaiblir, c’est

rendre possible une separation entre ces deux corps (mais Dieu luî même ne peut qu’être androgyne, on ne l’imagine pas doté d’une épouse! Or Adam est initialement conçu à l’image de Dieu).

La fin de l’androgynat  marquerait ainsi  un tournant essentiel dans l’évolution ne serait ce que par le manque qui est manifeste lors de

la procréation qui exige de revenir au stade androgynal mais qui peut être interrompue par la seule femme.(IVG, avortement). Il vaudrait d’ailleurs mieux aborder la question de façon cyclique. Il y a un temps de l’androgynat, qui est celui de la « conjonction »

-symbolisée par la rencontre tous les 7 ans entre Saturne et l’une de 4 étoiles fixes royales) puis un temps de la dissociation de l’androgyne qui est celui de la disjonction de Saturne s’éloignant de l’une des dites étoiles. ¨Puis revient un nouveau temps

androgynal et ainsi de suite.. On aurait donc tort de voir dans les deux premiers chapitres de la Genése deux versions différentes de

la création de la femme . Le premier chapitre traite non pas de deux personnages mais du seul Adam, tant masculin (zakhar) que

fémini (nequéva) alors que le second chapitre traite de la déconstruction de l’Adam en  un mâle (Ish) et une femelle (Isha).

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

JHB

09 12 14

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Le principe d’élection dans la Bible

Posté par nofim le 1 décembre 2014

Le Dieu qui choisit et qui bénit. Une clef de la Bible.

(femmes, peuples, jours, villes)

 

 

par Jacques Halbronn

 

Il ne semble pas que ‘l’on ait assez souligné l’importance cruciale du choix dans le discours judéoè-chrétien.  Nous pensons que le Dieu

des Ecritures est un Dieu qui choisit, qui élit. C’est là  un thème récurrent que l’on retrouve dans le corpus des prières, lequel puise

de toute façon largement dans la Bible  tant celle des Juifs que celle des Chrétiens.

Nous l’avions noté pour le choix du Shabbat, jour choisi entre tous les jours de la semaine en analogie avec l’élection du peuple juif choisi

entre tous les peuples.

Mais on le trouve aussi à propos de Marie (Myriam), la mère de Jésus. On s’adresse à elle  ainsi « Tu es bénie entre toutes les femmes »/

(cf  Alexandre Abraham  Winogradsky, Paroles d’Evangile. Mémorial d’Israël Ed Fayard 1987, p. 165) .

L’on voit que l’on se trouve en face d’un processus électif où le choix est bien mis en évidence. Il y avait l’embarras du choix mais  in fine

le choix s’est porté sur celui-ci, sur celle-là et sur nulle autre.

Cette démarche est à l’opposé de la démarche « scientifique » qui vise à tout englober et qui malheureusement  corrompt  bien des traditions

à commencer par celle de l’ astrologie qui entend se calquer,  bien à tort, sur l’astronomie.

Nous sommes ici face à une religion qui privilégie le choix en l’association à la foi.  Croire, c’est en fait choisir,  penser que l’on a fait

le « bon choix », ce qui montre bien que l’on ne peut pas ne pas choisir. D’où cette notion d’élection que si nombreux sont ceux qui ne

parviennent pas à l’assumer. Or, force est de constater que le christianisme perpétue avec Marie « choisie entre toutes les femmes » cette

terrible exigence du choix que l’on retrouve dans la notion de « grâce » qui est si importante dans le protestantisme et qui quelque part

semble injuste: pourquoi lui et pas moi? On retrouve d’ailleurs cette notion au niveau de l’homme et de la femme quand les femmes

revendiquent l’égalité et donc refusent le  choix , parce que cela ne serait pas « juste ». Certains tendent à s’offusquer dès qu’il y a choix.

Or;, on est bien là au coeur de la Foi  telle qu’elle se manifeste si fortement dans la religion  juive et dans celles qui en dérivent et en relévent.

Et en choisissant Marie, c’est aussi l’enfant qu’elle porte qui sera choisi, c’est à dire Jésus, né de ce choix et qui sortira, comme dit de  « ses entrailles » de cette femme choisie entre toutes. Et les prières juives ne cessent de réitèrer à quel point les fidéles sont reconnaissant d’avoir été choisis « entre tous » (les com-possibles).. C’est pourquoi on perçoit actuellement une évolution du discours

chrétien qui prend conscience que l’on ne peut remettre en question le « choix » de Dieu sans ébranler tout l’édifice du monothéisme.

 Le Je Vous Salue Marie (latin et français)

Ave Maria, gratia plena : Dominus tecum :

benedicta tu in mulieri­bus, et benedictus fructus ventris

tui, Jesus. Sancta Maria mater Dei, ora pro nobis peccatoribus, nunc et in hora mortis nostrae. Amen.

 

La forme « benedicta in mulieribus » est traduit par

« bénie entre toutes les femmes »

Mais c’est aussi traduit par « choisie ».
Je Vous Salue Marie, pleine de grâce,

le Seigneur est avec vous, vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni.

Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous, pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort. Amen.

Seln le Coran:

 » La ville de Jérusalem dans la Bible est des

plus importantes, elle est la ville choisie par Dieu.

Elle est destinée à devenir le centre, la capitale du

royaume de Dieu ».

On assiste ainsi  à toute une série de choix parmi d’autres

possibles  : un peuple (les  Hébreux),

une ville (Jérusalem), une journée (le Shabbat),

une femme (Marie, Evangile).

Mais Dieu n’a-t-il pas été également « choisi » par les Hébreux? Est-ce que tout couple n’est pas le fait d’un choix auquel on doit se tenir

« pour le meilleur et pour le pire »?

La tentation nous semble être d’inverser le cours des

choses. Au lieu de dire que les  Hébreux sont le peuple

choisi par Dieu, on laisse entendre  volontiers que ce

peuple  a été constitué dans ce sens (cf Freud. Moïse et

le monothéisme) ou encore que si Dieu a choisi Marie, c’est

parce qu’il savait qu’elle porterait Jésus, ce qui rend le

choix moins arbitraire en évitant de faire de Dieu une

force qui décide plutôt qu’elle ne sait. Car choisir, c’est

quelque part ne pas savoir par avance ce qu’il adviendra.

Choisir est la condition nécessaire à toute création et

d’ailleurs, il est bien indiqué « Et Dieu vit que c’était bien »,

ce qui signifie qu’il ne le savait pas par avance, qu’il a pris

un risque.

En ce qui concerne les astres,  on trouve un corpus assez contradictoire à

commencer par le « Ein Mazal le Israel » (Traité Shabbat du Talmud/Guémara) – ce que l’on

traduit par l’astrologie ne vaut pas pour Israël mais qui signifie qu’il n’y a pas de « mazal »

réservé aux Juifs parmi tous les « mazaloth »: aucun astre n’aurait été choisi alors que toute la théologie

juive est axée, selon nous, sur le choix, le passage du pluriel au singulier. Par ailleurs, le Shabbat, lui-même

est marqué par la tombée de la nuit qui permet de contempler les cieux (Shamayim, un pluriel) mais dans ce cas

pourquoi s’en prendre aux « ovdéi Kokhavim », à ceux qui pratiquent un culte lié aux astres?.

La Bible nous apparait comme marquée par la dialectique du global et du particulier. Pour qu’il y ait choix, il faut qu’il y ait « embarras » du choix. Il y a donc un temps où il est question de la  Création de tout l’Univers puis un temps de la contraction (Tsimtsoum),  qui est

celui de l’élection, où il faut se résoudre à choisir. C’est ce second temps qui fait problème et qui est refoulé. On passe de l’équinoxe au

solstice, d’un temps où tout s’équivaut à un temps où le jour prévaut sur la nuit ou vice versa et qui implique un certain déséquilibre que l’on retrouve dans les revendications égalitaires donc équinoxiales des femmes qui se plaignent de ne pas avoir été choisies et qui

préférent encore qu’il n’y ait pas eu choix plutôt que le choix ne se soit point porté sur elles. On songe à la mère dont l’enfant est mort

et qui préfére que l’on tue l’enfant de l’autre mère -cf le jugement de Salomon- plutôt que de laisser son enfant à cette dernière.

Si l’on considère la thèse de Max Weber associant

religion et dynamisme socio-économique, l’on dira

que la civilisation judéo-chrétienne porte un message

de « choix » qui est déterminant pour  toute avancée

artistique, technique. En fait, la notion de choix, selon nous,

est au coeur de l’entreprise technologique bien plus qu’elle

ne l’est pour l’entreprise scientifique. En outre, le terme

même d’élection aura connu en Occident- on pense

d’ailleurs à celle du pape par les cardinaux réunis en

conclave- une fortune remarquable, dans le domaine

politique, ce qui est présenté comme un gage de légitimité.

Le fait de choisir entre plusieurs candidats correspond

à un archétype ou à un paradigme d’une forte prégnance..

 

Bibliographie

J. Halbronn,  Le monde juif et l’Astrologie,  Histoire d’un vieux couplel  Milan, Ed. Arché 1985

J. Halbronn,  Interventions  (pp. 26,  51, 101) in  Le Shabbat dans la conscience  juive., intr  Jean Halpèrin et  Georges Lévitte

XIVe Colloque d’Intellectuels Juifs de langue française, organisé par la Section Française du Congrès Juif Mondial, PUF, 1975

 

Jacques Madaule  Israël et le poids de l’élection d’Abraham à aujourd’hui, Ed Le Centurion  1983

Bruno Karsenti; Moïse et l’idée de peuple, La vérité historique selon Freud,, Ed du Cerf 2012

Jean-Michel Garrigues, Le peuple de la première Alliance. Approches chrétiennes du mystère d’Israël,; Ed Cerf 2011

Michèle Porte, Le mythe monothéiste. Une lecture de « L’homme Moïse et la religion monothéïste » de Sigmund Freud,, Ed ENS, 1999

Mario Cifali, Freud et le monothéisme; Genève Ed Slatkine  2005

Thierry Henne,  Le labyrinthe des valeurs ou la problématique du choix existentiel, Editlivre  2014

JHB

02 12 14

 

 

 

 

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Contre l’enseignement mixte dans les petites classes

Posté par nofim le 25 novembre 2014

Les dangers de la mixité  aux débuts de la scolarité. Le Nouvel Emile.

par  Jacques - Emile  Halbronn

Selon nous, il importe de distinguer très nettement la formation des petits garçons et celle des petites filles, contrairement à la tendance qui semble de nos jours devoir ou vouloir prédominer. il s’agit là d’un enjeu de toute première importance. On assistera notamment sur

le nécessaire apprentissage de la solitude par les enfants de sexe masculin. Cette solitude, nous la concevons avant tout par rapport

aux objets de toutes sortes  et non pas tant en ce que l’enfant serait isolé de ses semblables. On sait que nous privilégions pour les

garçons le non apprentissage de la lecture car cela implique le recours à des objetys: stylo, papier, clavier, écran etc. L’enfant mâle

constitue la principale richesse d’un pays et il importe donc de ne pas la gaspiller, la gâcher, la frelater. L’enfant femelle, a contrario, a une valeur bien moindre, et se situe plus dans le quantitatif que dans le qualitatif, ce qui le rend, ipso facto, assez interchangeable, remplaçable par la machine et par  des populations étrangères ou à l’étranger.

L’enfant mâle devra donc individuellement et /collectivement apprendre à se débrouiller tout seul, c’est à dire avec ses propres ressources physiques et mentales sans recourit à des « objets » fabriqués. Il  communiquera par la parole et retiendra par la mémoire sans chercher aucunement à restituer quoi que ce soit littéralement. L »esprit compte plus ici que la lettre.

Nos lecteurs doîvent être familiers avec la dialectique  altérité intérieure/altérité extérieure.  Dans un cas, il s’agit  d’explorer les ressources propres à l’individu en évitant toute aide d’objets, ce qui est très heureux sur le plan écologique. Précisons cependant que nous évoquons ici le cas d’objets transformés par l’homme   plus que d »objets que l’on peut observer sans avoir  là les saisir

manuellement. On pense ainsi aux astres dont le mouvement(les luminaires notamment)  peut inspirer par exemple une

rythmicité. En ce  qui concerne l’alimentation, nous conseillons avant tout la consommation de fruits mûrs car le fruit se suffit

à lui-même, il n’a besoin d’aucun additif pourvu qu’il ne soit ni trop mûr , ni pas assez.

Les petites filles, au contraire, pourront s’initier à la « cuisine », à la préparation de produits exigeant un assaisonnement et qui ne seront

pas nécessairement consommables tels quels, qui auront beson d’une cuisson.

Nous voudrions insister sur les problémes posés par  l’acquisition par les petits garçons de valeurs « féminines » et vice versa.. Nous avons récemment eu l’occasion (cf sur notre  « chaîne »  sur You Tube et sur Google +) de signaler que les femmes avaient eu raison

de revendiquer certaines activités dont les hommes les avaient privées. En tout état de cause, il n’est pas bon d’adopter les valeurs

de l’autre sexe, car c’est là une forme de perversion.

Désormais, les choses sont devenues plus claires. Les femmes ont investi les domaines qui leur convenaient et Marx signalait que

grâce à la machine, les femmes auraient accés au travail, tout en pressentant que cela ferait probléme pour les hommes. (Manifeste)

Les femmes ont vocation à assister les machines et d’ailleurs une femme qui lit à voix haute un texte est parfaitement dans son rôle.

Il revient donc aux hommes d’investir les territoires qui leur sont impartis et qui exigent un progrès non pas technique mais

« bio-technique », par une meilleur exploitation de leurs facultés « innées ». Ce domaine « masculin »  permet  à l’ Humanité de progresser,

d’innover, dans la verticalité alors que les femme se situent surtout dans l’horizontalité, dans la diffusion, à la duplication, à la reproduction à grande échelle, ce qui implique que celles-ci travaillent en groupe, collectivement,  dans un certain bruit qui

est susceptible de détranger les hommes dans la mesure où leur intériorité ne passe pas par la parole mais par la « pensée » (cogito,

transmission de pensée)

Autrement dit, ceux qui parlent de mixité ne savent pas de quoi ils parlent et d’ailleurs eux-mêmes dans la vie courante seraient les

premiers à déconseiller certains mélanges sur le plan alimentaire. On est donc là avec la thèse de la mixité en plein fantasme. Ce sont des apprentis sorciers qui entendent expérimenter en aveugles. Or, il ne s’agit pas de faire n’importe quoi, n’importe comment!

Ce n’est que parce que d’aucuns ont une vision excessivement abstraite de la réalité humaine qu’ils se permettent de prôner une

mixité sauvage. Ils pourront répliquer, certes, que l’on verra bien! Mais le probléme, c’est que l’éducation – comme ils le reconnsaissent eux memes les premiers-  est capable de modeler et de remodeler, avec l’idée de façonner ainsi une sorte d’androgyne. Et c’est bien

justement là le problème, c’est que les méfaits de telles méthodes ne se feront sentir qu’au bout d’un certain temps et après il sera trop

tard! Certes, l’Humanité continue, en dépit de toutes sortes d’idéologies pernicieuses, à maintenir une certaine tonicité intellectuelle et

les sociétés continuent à oeuvrer comme elles l’ont toujours fait mais jusqu’à quand?

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

JHB

25 11  14

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La dimension germanique de la langue française

Posté par nofim le 21 novembre 2014

Le français comme synergie entre langues latines et germaniques

par  Jacques Halbronn

Nous nous sommes demandés récemment ce qui a fait de la langue française ce

qu’elle est et sa supériorité par rapport  aux autres langues latines(italien, espagnol,

portugais etc)  dans leur rapport avec les langues du nord de l’Europe. En quoi

d’ailleurs les langues latines se distinguent-elles entre elles en dehors de quelques

particularités comme  la disparition du « p » en castillan dans les verbes comme

llorar (pleurer), lleno (plein), lluever (pleuvoir), ou du « c » dans llamar (clamer)

llave (clef), ce que l’on appelle des aphéréses par opposition aux apocopes, qui

concernent l »élision en fin de mots. On trouve ce même phénoméne en hébreu

avec « lev » (en arabe qalb), le coeur, pour ce qui est des langues sémitiques. L’on connait

aussi le passage du g allemand au w anglais: Sorge, sorrow,  Morgen, (to)morrow.

Il serait bon de ne pas oublier la prononciation laquelle peut ne pas apparaitre au niveau

de l’écrit. Le fait, notamment, de ne pas rendre la consonne finale en français ne vaut

qu’à l’oral.

Or, cette apocope « orale » de la consonne – qui a souvent du précéder dans certaines

langues la forme écrite- apparait comme un marqueur de genre en français, ce

qui n’est nullement le cas des autres  langues latines. Alors qu’en français, c’est

la (non)prononciation de la finale qui détermine le genre, dans les autres langues

latines,  le o correspond au masculin et le a au féminin, en réglé générale. Mais

qu’en est-il en hébreu? Il n’en est pas ainsi et l’hébreu en ce sens est à rapprocher

du français : qatan (petit) donne au féminin « quetana ». C’est également ainsi

qu’il en est en allemand avec klein (petit) et kleine (petite). On retrouve le procédé

en russe où le féminin est indiquée par une voyelle venant s’ajouter  à la consonne

masculine:  Krassiv (beau),  Krassiva ( belle)., donc selon des modalités fort proches

de l’hébreu. Le russe d’ailleurs, à l’instar des langues sémitiques, n’a pas de verbe

avoir,  stricto sensu et construit cette notion comme ces langues par la forme: c’est à moi.

‘Ou miénia,  en hébreu iech li, en arabe  andi) avec un verbe être qui lui-même est

comme sous entendu. Ceci à moi  plutôt que ceci est à moi.

On saisit bien entendu les différences entre ces trois langues , le français, l’allemand

et l’hébreu. L’allemand prononce la consonne finale et marque le féminin par le « e »

(qui n’est pas du tout muet, que l’on peut rendre par un ö). Le e final de petite

est beaucoup moins marqué que le  e final de « kleine ». Et quant à l’hébreu, il recourt

à la finale « a » et non à « e », et en ce sens se rapproche du modéle latin du moins

pour le féminin avec des expressions étranges comme le pronom personnel

Ata, qui désigne le tu au masculin et At au féminin, ce qui va à l’encontre de la régle

mais qui montre bien que l’opposition est consonne/voyelle en hébreu, en

allemand et français et non voyelle/voyelle, ce qui nous semble faire de la voyelle

un élément féminin qui est évacué dans l’écrit des langues sémitiques comme

donnée supplétive.. Un cas célébre est celui de Ish et Isha, au début de la Génése pour

désigner l’homme et la femme.  L’adjonction du a correspond à l’idée que la femme se situe

dans le prolongement de l’homme dans les langues qui ont un féminin plus long, ce qui est le cas

du français mais point celui des autres langues latines.

On aura donc compris que le français et l’allemand comportent des similitudes

en ce qui concerne les marqueurs de genre et c’est ce qui nous permet de déclarer

que la langue française a un substrat germanique qui détermine sa différence

par rapport aux autres langues latines. Le nom même de France ne renvoie-t-il pas

à un peuplade germanique, les Francs (la France est encore appelée en allemand

Frankreich)?

Cela n ‘aura pas été- on le conçoit- sans influence sur la formation de l’anglais

largement sous influence française. Mais l’anglais aura évolué vers un autre stade,

à savoir l’absence de marqueurs de genre pour les adjectifs, ce qui n’est nullement

le cas en allemand ou en français. Cette évolution est très vraisemblablement due

à une certaine « lecture » du français d’autant – comme on l’a dit- que le « e » marqueur

du féminin en français est bien plus atténué que le « e’ allemand dans cette même

fonction. C’est pourquoi les Français prononcent « Goeth » au lieu de Goethö » pour

Goethe. On a d’ailleurs le même probléme avec les marqueurs de pluriel en français

qui sont imperceptibles à l’oral, ce qui aura conduit l’anglais à renoncer aux

marqueurs de pluriel pour les adjectifs. Quand à la conjugaison, la « neutralité »

de l’anglais tient probablement à la non prononciation de la forme ‘ent » à la troisiéme

personne du pluriel français, à quelques exceptions près notamment pour les auxiliaires

être et avoir ainsi que faire (sont, ont, font), ce qui donne l’impression d’un caractère

invariable du verbe pour un observateur superficiel.

En conclusion, nous dirons que le français a germanisé le latin et a adopté pour

les marqueurs de genre, notamment au regard de l’adjectif, un modéle que

l’on retrouve tant dans les langues germaniques que slaves ou sémitiques, ce qui

fait en cela des langues latines une sorte d’exception. Et cela semblerait pouvoir

expliquer ce qui a permis aux mots français (mais aussi largement à la langue,

à certaines périodes) de pénétrer, de s’infiltrer au sein des dites langues

germaniques, slaves et sémitiques (notamment  au niveau dialectal, parlé). Sans

ce profil spécifique de ce latin rendu à la mode germanique, il est probable que

la fortune du français hors du domaine latin eût été sensiblement moins marquante.

Comme on l’a dit plus haut, le type de marqueurs de genre pourrait correspondre à une

certaine idée de l’homme et de la femme. Inégalité au nord  mais aussi dans le monde sémitique avec la femme perçue comme

prolongement de l’homme et donc un féminin mis en place par une addition  et égalité au sud avec un

féminin recevant un traitement paralléle  des deux genres : avec dans un cas la finale O et dans l’autre la finale A.

 

JHB

27 11  14

 

 

 

 

 

 

 

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Les deux paradigmes astrologiques: Babel I (JH) et Babel II (MG)

Posté par nofim le 15 novembre 2014

 

Les nouveaux paradigmes de l’Astrologie: au prisme de la Tour de Babel (Genése XI)

par  Jacques  Halbronn

Un des passages les plus étranges du Livre de la Genése traite de la Tour de Babel:

« 11 Toute la terre avait une seule langue et les mêmes mots. 2 Après avoir quitté l’est, ils trouvèrent une plaine dans le pays de Shinear et s’y installèrent. 3 Ils se dirent l’un à l’autre: «Allons! Faisons des briques et cuisons-les au feu!» La brique leur servit de pierre, et le bitume de ciment. 4 Ils dirent encore: «Allons! Construisons-nous une ville et une tour dont le sommet touche le ciel et faisons-nous un nom afin de ne pas être dispersés sur toute la surface de la terre.» 5 L’Eternel descendit pour voir la ville et la tour que construisaient les hommes, 6 et il dit: «Les voici qui forment un seul peuple et ont tous une même langue, et voilà ce qu’ils ont entrepris! Maintenant, rien ne les retiendra de faire tout ce qu’ils ont projeté. 7 Allons! Descendons et là brouillons leur langage afin qu’ils ne se comprennent plus mutuellement.» 8 L’Eternel les dispersa loin de là sur toute la surface de la terre. Alors ils arrêtèrent de construire la ville. 9 C’est pourquoi on l’appela Babel: parce que c’est là que l’Eternel brouilla le langage de toute la terre et c’est de là qu’il les dispersa sur toute la surface de la terre. » (trad. Segonds)
Selon nous, ce passage implique qu’un paradigme unitaire ait laissé la place à un paradigme pluriel. Or, cela correspondrait assez bien
à deux corpus astrologiques particulièrement marquants, à savoir celui que deux chercheurs français mirent en place au cours des 60
dernières années,  d’une part Michel Gauquelin pour le second et de l’autre Jacques Halbronn, pour le premier, si l’on suit l’ordre
chronologique. On ne saurait en effet concevoir deux modéles aussi différents que ceux établis respectivement par MG et JH.
Le modéle MG est celui qui s’apparente à  Babel II, à savoir le temps de la pluralité  tandis que le modéle JH serait celui qui recouperait
Babel I, à savoir le temps, précédent, de l’Unité.
On sait que nous avons souvent émis des réserves à l’encontre des résultats MG car nous avions le sentiment que les deux modéles
étaient incompatibles. Or, l’histoire de la Tour de Babel  nous permet de les réunir diachroniquement. Cela ne signifie d’ailleurs
pour autant que Babel I  ait  été remplacé par Babel II mais que les deux paradigmes se superposent, se croisent.
Nous dirons donc désormais que Babel I  correspond au cycle de Saturne, tel que défini par JH (l’auteur de ces lignes), en ce qu’il se
présente comme unitaire et que Babel II correspond à une cetraine diversification des planétes « utiles », en rappelant que pour
Gauquelin, 5 astres seraient opérationnels, Lune, Vénus, Mars, Jupiter et Saturne, correspondant à des créneaux socio-professionnels
bien distincts ‘et cloisonnés.
Ces deux paradigmes n’auraient, selon nous, pas été élaborés de concert mais de façon successive sinon alternative. Le modéle MG
aurait été élaboré dans un deuxiéme temps, (second thought) et correspondrait tout à  fait au « récit » que nous avons rapporté du
Livre de la Genése, où Dieu – ou les dieux- remettet en question ce qu’ils avaient édifié ou laissé s’édifier. Il est clair que ce pluralisme affaiblit l’Humanité voire la paralyse en en complexifiant les modes de communication.
On ne peut s’empêcher de faire le paralléle avec  une humanité d’abord « adamique » (à l’image de Dieu) puis où vient émerger l’élément
féminin (par la suite appelée Eve, lors de l’expulsion du Jardin d’Eden). Là aussi, l’on peut y voir un certain revirement avec le passage
de l’un au deux -avec à la clef la progéniture du couple (Cain et Abel etc)
Précisons que pour notre part, nous nous situons dans une perspective bio-technologique qui permet des reprogrammations. Mais ajoutons que les liens ainsi constitués ne tiennent pas à une influence « naturelle » des astres mais à  leur instrumentalisation en tant que
signaux. Autrement dit,  les humains seraient programmés pour capter certains signaux formés par certaines configurations  choisies par rapport aux besoins du systéme ainsi mis en  place.
On peut certes s’ingénier à discuter du bien fondé des 5 astres mis en exergue statistiquement par Michel Gauquelin. Là encore,pourquoi ces astres et point d’autres et pourquoi  5 et non 4 ou 6  ou plus? Il revient à l’historien de prendre acte de l’effet des
décisions prises et non de plaquer les acquis d’une astronomie moderne (comme le fait Jean-Pierre Nicola) sur une astrologie antique., au risque d’ailleurs de l’anachronisme. Autrement dit, la question n’est pas le pourquoi mais le quoi et le qui? A moins d’adopter la
totalité des com-possibles,  des choix -certes arbitraire- sont inévitables.
On dira donc que l’astrologie monoplanétaire, saturnienne, constitue un premier étage et l’astrologie pluri-planétaire un second, sans que l’on sache quel intervalle de temps les sépare.
Il nous apparait que l’on aura finalement abouti à un systéme mixte sinon hybride, à partir de deux logiques différentes. Toute la question est de savoir si le premier paradigme est toujours en vigueur en dépit de l’existence d’un second.   Il nous semble que les deux
sont actifs; ce qui est probablement cause de bien des tensions. Quand la conjonction se forme, l’affrontement entre les deux
systéme atteint son paroxysme alors que la
disjonction laisserait le champ libre au second paradigme.
On retiendra que la mission des femmes serait, selon
notre lecture du Livre de la Genése de saboter la progression
des hommes.
17 11 14

 

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Conspirationisme et féminisme

Posté par nofim le 11 novembre 2014

 

La pente du féminisme vers le conspirationnisme « misogyne »

par  Jacques  Halbronn

 

A force d’entendre des femmes s’exprimer sur leur condition  et ses causes,  il nous est apparu de plus en plus évident

que leurs discours s’inscrivait dans une rhétorique conspirationniste mais aussi que sa praxis était susceptible de tendre vers

une solution  totalitariste. Il y a là une forme de paranoïa contagieuse qui pourrait être qualifiée d’épidémie. Est-ce que le sort des femmes ne s’expliquerait pas par  un complot « misogyne » et la récurrence  incantatoire de ce terme est chargée d’une forte

portée  supposée d’élucidation.

En effet,  à partir du moment où l’on  laisse entendre que les femmes seraient les victimes d’une sorte de complot les empêchant

de figurer à la première place dans l’Histoire des cultures, des sciences, des techniques etc, on se rend compte que les femmes sont

de plus en plus tentées par ce type d’explication « sociologique ». Dès lors,  elles pensent que la société peut imposer une nouvelle

grille, à coup notamment de textes de lois. Le salut viendrait de la répression étatique, donc d’en haut.

Ce processus de conspirationnisme et de totalitarisme

s’accompagne inévitablement d’un certain prophétisme,

d’une projection dans le futur : des lendemains de revanche

pour les femmes qui peuvent se greffer sur des

signifiants astrologiques comme les ères précessionnelles.

(cf Aquarius ou la Nouvelle Ere du Verseau, Ed Albatros

1979, )

Mais jusqu’à présent, à notre connaissance, on n’avait

pas signalé la dimension prophetico-conspirationniste du discours

féminin actuellement dominant.(cf Stéphane François  Des mondes à la dérive. réflexions sur les liens entre l’ésotérisme et l’extreme droite, ed de la Hutte 2012 qui néglige  totalement le conspirationnisme au prisme du fémininsme)

Mais l’on peut aussi développer un discours qui présente

les femmes comme conspirant contre la présente

Humanité  en cultivant une certaine forme de détestation

dont on ne saurait exagérer l’ampleur et ses effets

pour les prochaines décades.

On peut craindre la tentation de la traitrise. Il faudrait

réfléchir sur le  profil  des populations vouées à passer à l’ennemi.

Nous pensons tout particulièrement aux machines qui

pourraient trouver dans les femmes un allié, le moment

venu et l’on peut en tout cas envisager une science-

fiction inspirée par un scénario somme toute assez

probable.

La collusion future entre les femmes et les machines nous semble

concevable à plus d’un titre:

-d’une part, parce que les femmes ont été remplacées

par des machines ou si l’on préfére parce que les machines

ont pris la place des femmes ou en sont le prolongement.

Des tâches encore dévolues aux femmes le seront de moins

en moins à l’avenir pour tout ce qui concerne la « lecture »

sonore des textes, y compris des partitions. Ce sera une

révolution aussi inévitable que le passage du cinéma

muet au parlant (1930). L’essor des machines est la cause

même des revendications féminines d’égalité avec les

hommes à l’instar de l’exode rural qui provoque un reflux

vers les villes

- d’autre part, parce que la société idéale voulue par

les femmes et ceux qui les manipulent et les

instrumentalisent est une société non plus de l’être mais

de l’avoir. Dans l’esprit des femmes, ce qui a seul le droit

de nous différencier, ce sont les choses, les objets, les

outils dont nous disposons.  Et cela pourrait en quelque

sorte faire l’objet d’une loterie. Cela implique d’ailleurs

des cloisonnements lesquels sont fonction de ce pour

quoi nous serions préposés. Au fond les femmes sont

d’ores et déjà persuadées que la machine est  l’avenir

de l’homme, et qu’elle mettra ainsi fin  à la domination

masculine..

On notera que sous couvert d’universalité, d’universalisme – et la philosophie a bon dos en la matière-

on légitime un certain déni du réel avec ce qu’il peut comporter de différences, de clivages,

à commencer par celui des sexes. Une forme d’antisémitisme consiste notamment à nier ce qui est spécifique

aux juifs tout comme un autre type d’antisémitisme vise au contraire à les stigmatiser (cf notre étude

Le sionisme et ses avatars au tournant du XXe siècle, Ed Ramkat 2002, sur  ce sujet, cf sur Jan Van Helsing,  Stéphane François  et Emmanuel Kreis, Le complot cosmique. Théorie du complot; OVNIS, théosophie et extrémisme politique, Milan, Arché,  2012,, pp. 49 et seq)

Le féminisme sous- tend et se nourrit de prophétisme: on nous annonce une montée en puissance des femme vers la parité, tout comme

dans les années 60, l’astrologue andré Barbault annonçait que l’URSS aurait le même poids économique que les USA.(La crise

mondiale de 1965. Ed Albin Michel) Le futur est un signifiant que l’on associe ainsi avec l’avénement, la reléve des femmes comme moteur de  civilisation, prenant la place des hommes qui auraient lamentablement échoué.

On signalera que ce n’est peut être pas par hasard que le

féminisme se soit fortement développé aux USA, pays

qui est spécialement perméable au conspirationnisme

(cf  Nicolas  Chevassus-au-Louis,  Théories du

complot. On nous chache tout, on nous dit rien,  Ed First 2014)

 

( pp 111  et seq)

 

 

 

 

 

 

JHB

14 11 14

 

 

 

 

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La supériorité des signifiants français au prisme de la postérité

Posté par nofim le 10 novembre 2014

 

La domination des signifiants du français. Une approche socio-linguistique

par  Jacques  Halbronn

 

Nous nous sommes longuement demandés ce qui fascinait tant les langues germaniques, slaves ou sémitiques dans la langue française. Une approche comparée évite les explications simplistes comme la Conquéte normande de l’Angleterre par des Normands francophones.

Réduire la domination des mots français en anglais à des considérations de ce type, c’est paaser à côté du probléme voire prendre la

cause pour l’effet.

En fait, pour avancer dans une telle recherche, il était indispensable d’approfondir la notion de signifiant. Qu’est-ce qu’un « bon »

signifiant? Nous répondrons que c’est un signifiant qui  préserve et conserve sa souplesse voire son élasticité. Et qu’est ce qui permet

cela? La capacité des locuteurs recourant à de tels signifiants à éviter de figer les signifiants en cristallisant les  signifiés qu’on leur associa   à un certain moment.

Comme on dit en économie, le marché intérieur  agit sur le marché extérieur. Dès lors que les francophones ont montré qu »‘ils

étaient capables de faire évoluer les rapports signifiants/signifiés,  plutôt que d’emprunter des mots étrangers, la partie était gagné.

Il y  a deux façons de procéder: soit l’on associe des sens nouveaux à un mot donné déjà existant, soit à partir d’un mot, on en produit

d’autres, comme c’est le cas des substantifs formés à partir d’un verbe ou d’un adjectif (ou d’un participe).  Par exemple

gouverne donne gouvernement,    brave/bravoure etc.  La formation des adverbes à partir d’adjectifs ou de participe est également

à considérer.

En  quoi cela encourage-t-il les autres langues dites (« étrangères ») à adopter des mots français? Notre réponse est la suivante :  puisque dans telle langue, les signifiants sont protéiformes, on peut raisonnablement penser  qu’ils s’adapteront et s’ajusteront aisément

dans une autre langue.

Dans nos deux grands mémoires de linguistique(« Linguistique

de l’erreur et épistemologie populaire »  et « Essai  de description critique  du systéme du

français  à la lumière des relatios interlinguistiques »

de 1987 et 1989 (préparés sous la direction de Louis-Jean Calvet, Université  Paris V), nous

avions notamment montré que de nombreux mots français empruntés par l’anglais  pouvvaient être classés selon un critère suffixal :

familles de mots se terminant en « ure », « ine », « ment, »  etc. Or, tous ces mots dotés d’un certain suffixe étaient des dérivés d’autres mots,

en une sorte de quasi  homonymie comparable à celles qui prévaut pour les conjugaisons et les déclinaisons (quand il y en a).  Le fait qu’une langue produise un grand nombre de dérivés lexicaux est le signe d’une certaine dynamique. Mais cela n’est possible qu’à

condition qu’un consensus puisse  accompagner une telle évolution. Or, d’une certaine façon, il semble plus facile de faire accepter un nouveau signifiant que d’associer un nouveau signifié à un ancien signifiant. C’est justement une telle difficulté – sociolinguistique- qui aura conduit la langue anglaise à tant s’endetter, et tout particulièrement par rapport au français, avec cette excuse qu’elle n’a pas été

la seule dans son cas. A contrario, tout se passe comme si les francophone se soient montrés plus aptes à élargir tant leurs

signifiants que leurs signifiés plutôt que de se résoudre à emprunter.

C’est ainsi que les signifiants français seraient parvenus à dominer le « marché » (le commerce) des mots sur le plan des échanges

internationaux tout comme tel pays aura imposé sa production industrielle, ce qui faciliterait ses perspectives d’exportation, du fait d’un certain gage de qualité.

Au lieu de comprendre que ce sont les locuteurs qui auront permis aux signifiants de s’enrichir par le jeu d’une croissance

interne, il semble que l’on ait cru que c’étaient les mots eux-mêmes qui avaient un certain mérite. C »‘est  dire que pour nous,

la langue est largement tributaire  d’une culture, d’une mentalité.

Rappelons que notre description de la langue française  implique aussi d’avoir à observer  que son « économie » passe aussi

par les préfixes dès lors qu’une même « racine » verbale peut varier dans ses significations par le biais d’un changement de préfixe.

(cf notre étude in Revue Française d’Histoire du Livre 2011). Or, dans bien des cas, l’anglais là où le français n’utilise qu’une seule

racine et une série de préfixes , optera pour des signifiants radicalement différents les uns des autres. Ce qui en fait une langue pléthorique et comme disent  fièrement d’aucuns-  anglophiles-   »plus riche » que le français comme si  une telle profusion était rassurante.

On peut dire que le français aura su faire oublier qu’il est lié

à une culture donnée tout comme l’alphabet latin a montré

qu’il pouvait aider à transcrire n’importe quelle langue et

n »était pas lié à telle ou telle culture. Avec le français, la

langue devenait un outil universel assimilable et utilisable

par n’importe quelle langue au sein de n’importe quelle

culture.

Tout indique en effet que diverses langues ont partagé la

même conviction à l’égard du français, qu’il s’agissait

d’une technique que tout le monde pouvait s’approprier

comme le fait d’utiliser une voiture française par exemple

pouvait être le fait de n’importe qui, quelle que soit son

origine. En fait, le français est la langue qui a réussi à

se présenter comme un outil dont chacun pouvait se

servir, un réservoir de mots dans lequel tout le monde

pouvait puiser, à sa guise.. Mais cela n’exclue aucunement,

bien au contraire, que ces mots soient considérés comme

une marchandise impliquant quelque redevance ou en t

tout cas pouvant servir de monnaie d’échange!

Nous avons également signalé que les emprunts ne se

limitaient pas à des mots, mais pouvaient concerner le

traitement genéral de la langue emprunteuse, son

système de prononciation, sa grammaire, qu’il s’agisse de

mots empruntés ou non. (cas des formées « ai » (ou ay),

au, prononcées à la française, toutes catégories

confondues, usage de la forme « ed » pour marquer le

prétérit et le participe, au delà des verbes empruntés

au français), usage du préfixe « en » que l’on trouve

dans enjoy, et qui sous entend « mettre » (mettre en joie)

(aussi encourage, enforce, enable,  mais que l’on retrouve dans enlighten)

Il nous apparait que la langue française a été extrémememnt

bien gérée et c’est ce qui a établi sa supériorité, du fait

d’une certaine économie de moyens et en ce sens il a

certainement existé un « modéle français » dans le domaine

des langues, comme il y en a eu un sur le plan juridique

(avec le code Napoléon) hors des frontières de la France.

Le fait que les mots ainsi empruntés aient pu évoluer

du fait de leur importation par telle ou telle langue  -comme

ils ont d’ailleurs évolué avec le temps pour la langue

française elle-même- ne saurait remettre en question

cette domination bien au contraire. Le français a fourni

des signifiants qui peuvent s’acclimater dans les contextes

les plus divers.L’étude de ce rayonnement s’appelle

francologie.

(cf le groupe francologie sur facebook)

A titre symbolique, nous rappellerons la fortune de la forme

« United » que l’on retrouve dans United States of

America (USA), dans United  Kingdom (Royaume Uni),

dans United Nations (ONU). Il s’agit au regard du français

d’un barbarisme – comme l’on disait dans les thèmes latins

quand  on produit une forme inexistante dans la langue

de référence. Et il est vrai que cette forme « United »

est tout à fait emblématique de l’empreinte du français

sur le monde anglo-saxon en ce qu’elle montre un au delà

du français – qui en est aussi le prolongement. United

comporte le Un français, alors même que les anglophones

ne le connaissent pas, ayant adopté « one ». Il est le passage

du substantif « Unité »  à une forme adjectival, à un

participe marqué par la finale « ed ». Là où le français dit

« uni », l’anglais francisé dit « united », ce qui est évidemment

plus lourd et plus long.

Précisons  que la forme « United Kingdom » est apparue en

1707 donc bien avant les USA.  En 1801, le Royaume

de Grande Bretagne devint le Royaume de Grande

Bretagne et d’Irlande puis en 1922, Royaume Uni  de GB et

d’Irlande du Nord.

C’est en 1776  que la forme USA fut adoptée à l’instigation

de Thomas Paine, faisant donc pendant en quelque sorte

à l’United Kingdom de l’autre côté de l’Atlantique.

Quant à   l’ONU, elle  a été fondée le 26 juin 1945 ,

à San Francisco (US) et tous les mots constituant c

titre sont d’origine française :  United Nations Organisation.,

Or, en 1801, l’Angleterre en guerre avec la France reprendra

cette forme United  Kingdom  (cf supra), ce qui montre

qu’à cette époque, la langue était considérée comme un

outil, au même titre, on l’a dit, qu’un alphabet, une

technique qui dépassait son point origine. Peut-on dire

de même de nos jours de l’anglais qui serait devenu

à sa façon un « outil » à la disposition de tout un chacun?

La différence, c’est que cet outil qu’est l’anglais est exploité en

paralléle, comme l’était le latin  jusqu’au XVIIe siècle, sans

que cela affecte outre mesure l’essor des langues

vernaculaires au premier rang desquelles on placera le

français.

L’exploit du français aura consisté à introduire une

diglossie et non un bilinguisme, c’est à dire à rendre

hybride un grand nombre de langues alors que le français

globalement parvenait largement  à échapper à ce sort (cf  toutefois

R. Etiemble, Parlez-vous franglais?) Ainsi le français

parvenait à unifier le monde et à contrer sa babélisation

parallélement à l’adoption générale de l’alphabet latin

et du calendrier catholique (ère chrétienne, nom des mois)

En ce sens, nous dirons que le français est le prototype

de la vision linguistique qui devrait être celle du XXIe

siècle et du Troisiéme Millénaire, à savoir l’entrée de la

langue dans le champ de la Techno-science. Cela signifie

qu’une langue pourra désormais être corrigée, rectifiée

comme on le fait pour un outil et ne sera plus considérée

comme un phénoméne sur lequel l’Humanité n’aurait

pas prise et ne pourrait- ce qui serait paradoxal- exercer

son contrôle. Nous avons déjà signalé certaines

modifications à apporter dans le systéme du français

en mettant en évidence le projet initial et sa détérioration

Il est clair que pour des langues par trop abâtardies,

cela ne serait que la mise d’un emplâtre sur une jambe de

bois.

 

 

 

JHB

11  11  14

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Les effets de la précession des équinoxes

Posté par nofim le 7 novembre 2014

Effets de la précession des équinoxes sur l’agencement du Zodiaque.

par Jacques  Halbronn

On connait l’adage « Une hirondelle ne fait pas le printemps » Cela

indique bien, précisément, que ce sont les oiseaux qui sont

les signes du  printemps.

Le printemps est marqué par tout ce qui vole: les papillons, les abeilles et

bien entendu les oiseaux. On citera des recueils comme « Les oiseaux

pépient au printemps » de Monique Lacroix  ou « Le mois de Mai ou le

Printemps chanté par les oiseaux et les fleurs » (1865).

On sait que le Zodiaque est dépourvu d’oiseaux. Un seul cas semble

concerner les oiseaux, c’est celui de l’aigle souvent associé au

signe du scorpion et dont la constellation jouxte celle du Scorpion.

Alexandre Volguine a publié en 1960 Le symbolisme de l’Aigle mais

il ne semble pas avoir pointé certains aspects  déterminants de la

question, en dépit de son intérêt pour le Zodiaque (cf sa préface à

la Clef  du Zodiaque de A. Négre, 1951, 1979).

Le probléme, c’est que le scorpion est un signe d’automne, saison

qui n’est guère propice aux oiseaux.

Que nous dit-on à ce propos en ce qui concerne les aigles?

« L’hiver, pour les aigles, c’est très difficile de trouver de la nourriture. Donc la plupart des aigles qui vivent au Nord du Canada, migrent vers le sud pour retrouver la chaleur. Quand l’automne  arrive, les aigles éprouvent un besoin de partir. Pour se guider, les aigles se font des points de repaires et utilisent la position du soleil et des étoiles. Les scientifiques pensent que le champ  magnétique peut aussi avoir une influence sur la direction que prennent les oiseaux lorsqu’ils migrent. »

La mauvaise saison fait fuire les oiseaux, les conduit à s’exiler. Donc

pour recourir au  jargon astrologique, l’automne serait l’exil de l’Aigle.

Et d’ailleurs, sur le plan analogique, l’oiseau qui prend son envol, n’est

ce pas la marque d’un commencement de cycle? Noé lorsque le Déluge se termine, envoie des oiseaux (corbeau/colombe)

pour explorer et voir s’ls reviennent ou non à l’Arche selon qu’ils trouveront ou non quelque chose.

On s’intérrogera donc sur les raisons qui auront abouti à placer

le binome Aigle/Scorpion à l’Automne tout en rappelant que

l’on assiste à un tel type de glissement d’une saison équinoxiale à une

autre dans le cas de la liturgie juive, écartelée entre la Pâque (Pessah)

et le Nouvel An (Rosh Hashana/ Jour du Pardon), l’une se tenant

au printemps et l’autre à l’automne.

Selon nous, ce passage serait lié à la précession des équinoxes mais il

aura quand même fallu près de 12000 ans pour cela puisse se

produire, soit la moitié environ de 25920 ans, soit une Grande Année

(cf Aquarius ou la Nouvelle Ere du Verseau, Ed Albatros, 1979).

C’est dire que contrairement à ce que croient certains astrologues,

comme Patrice Guinard, la précession des équinoxes n’est pas un

sujet mineur. Il existe en fait deux Zodiaques qui s’interpénétrent,

celui des signes fixes  qui vient se situer à l’intersection entre les

signes cardinaux et les signes mutables. Si ces deux derniers

groupes sont de nature tropicaliste, en revanche, le premier groupe

est intimement lié aux constellations et notamment aux 4 étoiles

fixes royales associées aux constellations du Taureau, du Lion, du

Scorpion et du Poisson Austral (proche de la constellation du

Verseau)

Inversement, peut-on dire que le Taureau serait un signe d’automne?

Si les oiseaux ont disparu du Zodiaque, il en est de même du porc

Les travaux d’Hercule, au nombre de 12, témoignent de l’existence

d’un Zodiaque plus ancien (cf Clefs pour l’Astrologie, Ed Seghers  1976

et Charles-François Dupuis, Origine de tous les cultes, fin XVIIIe s). On y trouve

en effet les Oiseaux du Lac de Stymphale mais aussi le Sanglier

d’Erymanthe. Autre témoignage essentiel concernant la génése

du Zodiaque, les Livres d’Heures dont l’iconographie se retrouve

dans le Kalendrier et Compost des Bergers (fin XVe siècle). On

y trouve le porc à l’automne, notamment, ce qui fait ressortir

son absence dans le Zodiaque quand on confronte les deux séries

iconographiques.

On « tue le cochon » à l’automne – on dira même qu’on le crucifie

(ce qui nous renverrait à l’imagerie christique de la Croix)- pour en

faire de la charcuterie en vue de passer l’Hiver. Si l ‘Evangile selon Saint Luc est associée au Taureau c’est parce qu’un

  • Luc, après une dédicace à Théophile (Lc 1, 1-4), commence ainsi le corps de son évangile, c’est parce que l’on peut y lire qu’ »un  prêtre sacrifie au Temple et le taureau, ou le veau, est l’animal emblématique du sacrifice. »

Quant à Jean, la raison de son association avec l’aigle tiendtait au fait  que « Jean ouvre son évangile par un prologue (Jn 1, 1-18) sur le Verbe, la voix venue du ciel. » Et le Ciel  serait lié à l’aigle.

  Mais il faut savoir

que l’on peut faire de la charcuterie avec toutes sortes de viandes, dont

le boeuf (merguez) . La préparation  et la conservation de la viande

-selon divers procédés (viande séchée etc) permettent  de suppléer

la carence de la nature pendant l’automne et l’hiver.

Faire du taureau un signe de printemps, sur la base du zodiaque

actuel, perturbé selon nous par la précession des équinoxes, est-ce donc

bien raisonnable? Tous ces animaux comestibles exigent que l’on se

serve d’outils spécifiques pour les tuer, les dépecer, les trancher. On

est là dans une dynamique bien plus martienne que vénusienne et l’on sait

que Vénus est associée au printemps- temps des amours et des

amoureux- ce qui est d’ailleurs illustré par le signe des Gémeaux

qui est en réalité un couple enlacé, vénusien et non mercurien (notonsq

que ni les maîtrises, ni les 4 Eléments n’ont vocation à nous informer

sur la symbolique zodiacale, cf le Verseau, signe d’air!)

C’est avec Mars que l’on développe les armes alors que Vénus se

contente- en principe) de ce dont dispose naturellement notre corps sans besoin

d’accessoires et d’outils.  La corrida, par exemple, exige le recours à

une épée, à des banderilles et au bout du compte, on y verse le sang

(et non le sperme)/ Faites l’amour, pas la guerre!

La Nature est vénusienne, elle n’a besoin de

rien d’autre que du Soleil tandis que les mauvaises saisons

(Mars est dit maléfique face à Vénus, bénéfique) recourent à toutes

sortes de procédés, ce qui est à la base du monde technologique.

Les problémes écologiques sont d’ailleurs liés tant à la consommation

de viande qu’à la dépense des énergies fossiles de notre sous sol

(l’Enfer, c’est ce qui est en dessous, « inférieur »).

Rappelons l’incongruité qu’il y a à placer Mars en bélier et Vénus en

taureau donc au sein d’une même saison et  -rebelote- Vénus en

Balance et Mars en scorpion, ce est bafouer la dialectique Mars-Vénus.

C’est là un des aspects incongrus du dispositif des doubles domiciles

tel qu’exposé dans la Tétrabible de Ptolémée (Ier Livre  IIe siècle de

notre ère)

Si les deux signes du taureau et du scorpion sont opposés, il n’est

pas concevable que les planétes qui les représentent se cotoient. Mais

n’est ce pas le cas des luminaires (Soleil et Lune) que les astrologues opposent

et qui occupent des signes consécutifs tant en domiciles qu’en

exaltations? Mais nous avons déjà abordé cette question en soulignant

que la ligne de clivage des domiciles était décalée d’un cran par rapport

à celle correspondant aux équinoxes, ce qui est aussi lié aux effets

de la précession des équinoxes.

Quid dès lors de la théorie des ères précessionnelles? nous avons

dénoncé une certaine sacralisation du Zodiaque ainsi opérée

par ses tenants qui fondent tout leur raisonnement-à l’instar

d’un Jean Sendy (cf son Ere du Verseau, ed R. Laffont)- sur

la succession des symboles zodiacaux sans se douter que

le Zodiaque dont ils se servent est lui-même perturbé par la

dite précession.

Le Livre d’Ezéchiel nous apparait comme une clef  majeure pour

accéder à une astrologie première. Non seulement, il s’articule sur les 4 « vivants » qui sont liés aux 4 étoiles fixes

royales (et aux 4 signes fixes) mais encore il pose la correspondance  (ch X) de l’analogie d’un jour pour un an. (Yom leShana), une sorte

de loi du Talion.

Mais nous ajouterons  que le monothéisme implique le choix, l’élection d’une seule planéte qui viendra tour à tour féconder les

4 étoiles fixes royales (Aldébaran, Régulus, Antarés, Fomalhaut)  comme cela ressort du Premier des Dix Commandements;

 » Tu n’auras point d’autre dieu en face de Moi »./ Or,  nous pensons  que Saturne correspond  à ce « dieu élu » parmi toutes les planétes  (

Septénaire)/

Enfin, l’importance que nous accordons au nombre 7 qui est le quart de la révolution de Saturne mais aussi  de la  Lune,(avec ses 4 stades, nouvelle lune, pleine lune et les deux demi-lunes) vient

s’accorder avec le septiéme jour de la semaine et de la Création.

Revenons un instant sur l’Ayanamsa.  Ce que l’on appelle habituellement ainsi c’est l’écart entre le début du printemps dans l’hémisphère nord et l’étoile de la constellation du  Bélier que l’on choisit pour point de départ du zodiaque « sidéral ». Mais  comme on

l’a vu,  il existe un décalage bien plus important qui se situe sur le plan symbolique entre l’Aigle qui correspond au printemps et qui

passe désormais à l’automne. Cela tient au fait que les constellations ont été nommées à partir d’un certain dispositif saisonnier

sans que l’on ait eu conscience de la précession des équinoxes, phénoméne aussi important que la prise de conscience de ce

qui distingue les planétes des étoiles.

 

 

 

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JHB

07 11  14

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Les livres de prière israélites. Une religion d’un dieu nocturne?

Posté par nofim le 6 novembre 2014

Réflexions sur le corpus des livres de prières à l’usage des Israélites. De la bénédiction. (Allélouiah)

par  Jacques  Halbronn

 

Les trois grands corpus  judaïques sont le corpus biblique, le corpus talmudique et le corpus des prières (en hébreu Tefiloth). Tous trois ont été confrontés à la question des traductions et de la mise par écrit d’une tradition orale.

Daniel Fahri cite  John Rayner   (Sidour Taher Libenoui  MJLF  1997, p. 9):

« La popularité du siddour (…) supérieure à celle de la Bible. En effet quel juif

n’a pas emporté avec lui  son livre de prières à travers ses pérégrinations (..) Ne représente-t-il pas une

anthologie de la littérature juive? »

Dans les années 1818-20, deux « rituels » paraissent en France, celui de David  Drach (qui se convertira par la suite au christianisme, connu sous le nom de Baron Drach) et celui d’Anspach, à Metz. Dans leurs préfaces, tous deux rappellent que c’est à la suite de la desrruction du Premier Temple et lors de la construction du Second Temple que l’on mit par écrit certaines prières. Le rapprochement

avec la mis par écrit du Talmud, à la suite de la destruction du Second Temple, est tentant

 

D. Drach  (Prières journalières à l’usage des Israélites français du rite dit Allemand  Paris  Sétier)

Préfac : e »L’origine de nos Prières date de la seconde constructiion du Temple. Esdras et les Docteurs de la

grande Synagogue, voyant que la langue sacrée s’était corrompue dans la captivité (…) rédigèrent  des

formules de prières dans un hébreu pur, (…) Avant cette époque, les Prières n’avaient pas de forme fixe

et chacun dans ses exercices de dévotion suivaient l’inspiration de son coeur »

Anspach

Anspach ( Rituel des prières journaières à l’usage des Israélites)

Préface

« La prière jusqu’à la destruction du premier temple n’avait pas de forme fixe ; à l’exception du Kriat

Schema qui était plûtôt un acte de foi qu’une simple prière, aucune formule n »était adoptée, chaque

Israélite (…) invoquait le Seigneur et les mots se présentaient  en foule aux idées que chacun voulait

exprimer.(..) Mais il en faut autrement  à l’époque de la captivité de Babylone, les Israélites altèrérent

leur langue maternele  (…) Esdras et le conseil qu’il avait institué appela Knecet hagdola, sentirent

qu’il était contraire à la majesté du service divin de le célébrer dans un langage obscur et corrompu, : ils

rédigèrent alors le Rituel que nous avons encore aujourd’hui et qui, à quelques variantes près, est suivi

par les Israélites de toutes les parties du globe. »

Josy Eisenberg  (L’homme debout . Essai sur la prière juive  Ed Albin Michel 1999) rappelle que

« longtemps, il n’exista d’ailleurs point d’autre prière que spontanée. La Bible   fourmille d’exemples devenus célébres

comme la prière improvisée par Abraham pour sauver Sodome ou celle de Hannah (Anne) adressant à Dieu  un vibrant

cantiquee de gratitude pour la naissance de son fils/ Au temps de la Bible, l’expression organisée du sentiment religieux – le service de Dieu- s’effectuait  trois fois par jour au Temple de Jérusalem à travers une série  de sacrifices »

Dans un travail antérieur de la fin du XVIIIe siècle, Mardochée Venture  qui est le premier à traduire en français les prières juives déclare le faire en particulier à destination des femmes pour qu’elles ne recitent pas machinalement des textes dont elles ne saisissent pas la teneur. On songe cette fois à la traduction des Septante et l’on en est encore à se demander si  cette traduction s’adressait aux Juifs ou aux « goyim », tant il est vrai que le rapport des Juifs à la langue hébraïque est assez  chaotique.

Venture: (Prières journalières à l’usage des  Juifs portugais ou espagnols,  Nice, Paris,  1772)

« J »ai surtout vu avec peine que ces délicieuses affections échappaient aux personnes du sexe (sic), dont

le coeur est si susceptible des sentiments délicats et des douces émotions de l’amour divin et j’étais

également fâché que les personnes de toutes les religions ne pussent avoir une idée juste de la manière

dont nous parlons à Dieu »

Anspach :

Les femmes   » m’ont souvent fait observer  avec raison qu’elles ne faisaient qu’un jeu d’automates en

répétant machinalement des expressions qu’elles ne comprenaient  point’

Un aspect que nous voudrions souligner et qui nous semble caractériser le corpus des prières juives concerne la bénédiction.(cf  le traité Brakhoth  dans le Talmud)  Chez

les Juifs, il nous apparait que l’acte de bénir, de louer,  de

remercier, s’adresse non pas à son prochain mais à Dieu et à ses anges, notamment

la fameuse formule que l’on retrouve dans l’Islam: Salam Alekoum qui correspond à l’hébreu Shalom Alekhem et qui s’adresse dans les dits recueils juifs aux anges/ Bref,  alors que les Chrétiens semblent demander à Dieu de les bénir, ce sont les Juifs, au contraire, qui

entendent bénir Dieu. Il y a là un renversement remarquable et de nos jours, c’est la « lecture » chrétienne de la bénédiction qui

semble l’avoir sémantiquement emporté dans le public, toutes religions confondues.

« Paix sur vous, anges du service, mandatés du Très-Haut, du Roi des rois des rois, le Saint, béni soit-Il.Venez en paix, anges du service, mandatés du Très-Haut, du Roi des rois des rois, le Saint, béni soit-Il.Bénissez moi en paix, anges du service, mandatés du Très-Haut, du Roi des rois des rois, le Saint, béni soit-Il.Sortez en paix, anges du service, mandatés du Très-Haut, du Roi des rois des rois, le Saint, béni soit-Il. » (Missel  juif. Office du Shabbat)

Le « Schéma Israël » la prière la plus célébre du judaïsme dit bien que c’est Dieu qui est béni et on ne lui demande point sa bénédiction.

En effet,, la bénédiction consiste, avant tout, en une « action de grâce » : on rend grâce au Seigneur pour ce qu’il a fait pour l’Humanité ; on lui

montre de la gratitude, de la reconnaissance. Cela correspond d’ailleurs assez à l’Inchallah (si Dieu le veut bien)   musulman. (Avec l’aide de Dieu dans la formulation judaïque, si on la rend en français.

Prières  juives:

« Béni soyez vous, Seigneur notre Dieu, roi du monde, qui rendez la vie aux morts, qui éclairez les aveugles, et qui étendez la terre sur les eaux, et plusieurs autres choses semblables. S’ils se lavent les mains, selon le précepte ils disent : Béni soyez-vous, Seigneur notre Dieu, roi du monde, qui nous avez sanctifiés par vos préceptes, et nous avez ordonné de laver nos mains. S’ils veulent étudier la loi : Béni soyez-vous, etc., qui nous avez donné la loi, S’ils veulent prendre de la nourriture : Béni soyez-vous… qui tirez le pain de la terre. S’ils boivent : Béni soyez vous…. créateur du fruit de la vigne. Aux fruits qui naissent des arbres : Béni soyez-vous… créateur du fruit de l’arbre. Et aux fruits de la terre : Béni soyez-vous…. créateur du fruit de la terre. Aux bonnes odeurs : Béni soyez-vous…. qui avez créé une telle odeur. En voyant une haute montagne ou une grande étendue de mer : Béni soyez-vous… créateur des choses dès le commencement. A l’entrée des fêtes solennelles, ou lorsqu’ils mangent, et vêtent quelque chose de nouveau : Béni soyez-vous…. qui nous avez fait vivre, et nous avez conservés jusqu’à ce jour. S’il leur meurt quelqu’un : Béni soyez-vous, juge de vérité. » Hallelouya, passé dans la langue française -signifie Louons le Seigneur. Le mot Baraka en arabe, qui signifie bénédiction est entré en français pour désigner quelqu’un qui a une chance insolente, donc qui est protégé (en hébreu, brakha)

Chez les Chrétiens, il est courant de demander à quelqu’un sa « bénédiction », ce qui correspond donc à une toute autre acception.Cela dit, on peut supposer que si l’on remercie quelqu’un pour ce qu’il a fait, c’est une façon de lui demander de continuer à nous protéger.

On trouvera de nombreux exemples des  19  bénédictions juives (dites Shemoné Essré, littéralement 18)  dans l’ouvrage  de Josy Eisenberg et Adin  Steinsalz   (L’homme debout . Essai sur la prière juive  Coll. Présences du judaïsme, Ed Albin Michel 1999,  pp.  23  et seq)

Or, dans deux cas, la neuviéme  et la dix-neuviéme bénédictions, l’on trouve des formules inversées:

IXe bénédiction (p. 115)

« Accorde ta bénédiction à la surface de la terre (…) Loué Soist-Tu Eternel qui bénit les années »

XIXe bénédiction (p. 279):

« Et il est bon  à  tes yeux de bénir Ton peuple, Israel en tout temps, à toute heure par Ta paix.  Loué sois-tu Eternel qui bénis ton peuple, Israël par la paix »

Il  ne semble pas que ce glissement ait été signalé. Il reste minoritaire par rapport à l’ensemble des 19

bénédictions.

La bénédiction est considérée comme une prière (cf La prière juive  par R. Posner et al.  pp.  22-26) Il nous

semble que la bénédiction remercie pour ce que l’on a reçu plutôt qu’elle n’exprime une attente, une demande pour plus tard. C’est ainsi le sens même du mot prière qui  se préte  à plusieurs acceptions. La prière juive semble vouloir en quelque sorte récompenser Dieu pour ce qu’il a donné. C’est un échange de

bons procédés, en quelque sorte.

Nous signalerons ce texte de Wikipedia sur le Benedecite catholique:

  • « Seigneur, bénis ce repas, ceux qui l’ont préparé, et procure du pain à ceux qui n’en ont pas. »
  • « Bénissez-nous, Seigneur, bénissez ce repas, ceux qui l’ont préparé, et procurez du pain à ceux qui n’en ont pas ! Ainsi soit-il ! »
  • « Bénissez Seigneur la table si bien parée, emplissez aussi nos âmes si affamées, et donnez à tous nos frères de quoi manger. »

Après le repas est aussi récitée une prière d’action de grâces : « Merci, Seigneur, pour tous vos bienfaits, gardez nos âmes dans la paix, et que nos cœurs joyeux vous chantent à tout jamais ».

Chez les protestants, la prière peut ressembler à ceci : « Venez, Seigneur Jésus, Soyez notre invité, et bénissez ces présents (la nourriture) qui nous ont été faits. Amen ».

Etrangement,  l’on y introduit ce texte ainsi:

« Cette prière, vraisemblablement d’une très ancienne origine monastique, se récite au début du repas pour remercier Dieu du « pain quotidien » qu’il nous donne[. Le bénédicité est une prière d’action de grâce, de demande de bénédiction »

L’auteur de l’article inverse le sens de la bénédiction: il cite un texte où l’on demande à Dieu de bénir les hommes mais il

donne un commentaire  où il met en avant le fait que l’on remercie Dieu. Mais il parle d’une « demande de bénédiction ». C’est assez ambigu!

On notera cependant que la bénédiction  chrétienne s’articule sur un impératif  « Bénissez-nous » alors que

la prière juive exprime le désir de bénir Dieu et ses anges, elle correspond à un acte présent et non à une

prière en instance. La « prière » juive nous apparait donc sous un jour différent : les Juifs prient Dieu de

bien vouloir accepter les bénédictions qu’ils leur offrent et qui pouvaient autrefois impliquer des sacrifices

animaux. On demande à Dieu d’accepter une offrande, celle de la bénédiction qui, en quelque sorte,

remplacerait celle du sacrifice (cf aussi sacrifice d’Isaac (d’Ismaël  chez les Musulmans)

 

Nous nous hasarderons ici à une proposition qui pourra choquer les « féministes » en concevant que de même que les hommes

bénissent Dieu, les femmes devraient bénir les hommes, puissqu’elles vivent dans un monde mis en place par eux. D’ailleurs la

séparation des sexes, traditionnellement respectée chez les orthodoxes (mais non chez les Libéraux qui admettent aussi des rabbins

femmes) pourrait correspondre à ces deux dimensions, ces deux « étages ».

On mettra en paralléle la problématique de la bénédiction et celle de l’élection du fait d’une certaine  réciprocité: Dieu bénit les hommes

et les hommes bénissent Dieu  mais enoutre,  Dieu  est élu par les hommes et élit Sion (Israël):

premier Commandement:   Tu n’auras point d’autre   dieu en face de Moi »    en  hébreu: « Elohim  ahérim ».  On emploie le même terme

« Elohim » mais faut-il lire la formule au singulier ou au pluriel dans la mesure où Elohim, dans la Genése est  placé devant un verbe

à la troisiéme personne du singulier.

Ailleurs:  Dieu a choisi Sion  Sa bien aimée pour Sa demeure favorite. L’Eternel a fait  choix de Jacob, d’Israël pour Sa propriété »

(Office du samedi matin,-Psaume  Yehi Khevod). C’est ici  le verbe « boher » qui signifie choisir.(à didtinguer de boré, le créateur) Ici Dieu correspond au tétragramme et non à Elohim.

Il y a là une tonalité  amoureuse qui nous raméne au Cantique des Cantiques. Les livres de prière nous apparaissent ici comme

une Déclaration d’Amour et le mot Ahava  y est volontiers employé, qui se traduit par Amour, qui est le même terme que l’on utilise

pour les relations entre humains et notamment entre un homme et une femme, avec toute l’importance du choix de l’être aimé et cette

idée d’éternité de l’union et de l’alliance (Leolam Vaed) . Amour (réciproque et exclusif) entre Dieu et les hommes au vrai plutôt qu’amour du prochain? Dieu a choisi ce peuple (Am)  entre tous les peuples (goyim) et les Juifs ont choisi  ce  Dieu (Yahvé)  entre tous les dieux. (Elohim). L’Amen est à rapprocher d’Amour en ce qu’il indique une foi (une confiance), littéralement. ( cf La Prière juive. par Raphael Posner,  Uri Kaploun,  Shalom Cohen,  Edition spéciale du Consistoire

Israélite de Paris.  Ed. Keter, Jérusalem  1985

Une des « bénédictions » les plus problématiques figurant

au sein des prières juives est certainement celle (la douziéme

de la Amida, ensemble récité quotidiennement) dite des

« Minim » et qui apparait quant à elle plutôt comme une

malédiction qui s’en prend aux Juifs qui se sont écartées

de la loi juive, aux hérétiques (  « les racines du mal » in Josy Eisenberg/Adin Steinsaltz, L’homme debout. Essai sur la prière juive. Ed Albin Michel, 1999,pp. 171 et seq)

. On tend à trouver dans ce texte l’indication d’une animosité juive à l’encontre notamment

des Chrétiens et ce point alimentera par la suite la formation

du faux que sont les Protocoles des Sages de Sion. (cf Le sionisme

et ses avatars, au tournant du XXe siècle, Ed Ramkat 2002

En ce qui concerne le Chema Israël, l’invocation la plus

connue, on  relévera une certaine ambiguité;

1re section : Deutéronome (Devarim) VI 4-9

Traduction française Transcription Texte original
Écoute, Israëla, l’Éternel, notre Dieu, l’Éternel est UN. Chmâ, Israël, Ado-nay Elo-henou, Ado-naï Ehad’ שְׁמַע, יִשְׂרָאֵל: יְהוָה אֱלֹהֵינוּ, יְהוָה אֶחָד.
Béni soit à jamais le nom de Son règne glorieux. Baroukh chem kevod malkhouto le’olam vaed
Tu aimerasb l’Éternel ton Dieu, de tout ton cœur,
de toute ton âme
et de tous tes moyens
Veahavta ett Ado-naï Elo-hekha, bekhol levavekha,
ou bekhol nafchekha,
ou bekhol meodekha
וְאָהַבְתָּ, אֵת יְהוָה אֱלֹהֶיךָ, בְּכָל-לְבָבְךָ
וּבְכָל-נַפְשְׁךָ,
וּבְכָל-מְאֹדֶךָ.ּ
Que les commandements que je te prescris aujourd’hui
soient gravés dans ton cœurc
Vehayou hadevarim ha’ele
acher Anokhi metsavekha hayom al levavekha
וְהָיוּ הַדְּבָרִים הָאֵלֶּה,
אֲשֶׁר אָנֹכִי מְצַוְּךָ הַיּוֹם–עַל-לְבָבֶךָ ּ
tu les inculqueras à tes enfants, tu en parleras (constamment),
dans ta maison ou en voyage, en te couchant et en te levant.
Vechinantam levanekha, vedibarta bam,
bechivtekha beveithekha ouv’lekhtekha baderekh, ou’bchokh’bekha ouv’koumekha
וְשִׁנַּנְתָּם לְבָנֶיךָ, וְדִבַּרְתָּ בָּם, בְּשִׁבְתְּךָ בְּבֵיתֶךָ וּבְלֶכְתְּךָ בַדֶּרֶךְ, וּבְשָׁכְבְּךָ וּבְקוּמֶךָ
Attache les en signe sur ta main,
et porte les comme un fronteau entre tes yeux
Oukchartam le’ot al yadekha,
vehayou letotafot bein einekha
וּקְשַׁרְתָּם לְאוֹת, עַל-יָדֶךָ; וְהָיוּ לְטֹטָפֹת, בֵּין עֵינֶיך
Écris-les sur les poteaux de ta maison et sur tes portes

En effet, à un certain moment, c’est Dieu lui-même qui

s’adresse aux Hébreux alors que jusque là on pouvait

penser que les Hébreux déclarent leur foi : « L »Eternel

est notre Dieu » et ils le bénissent. Mais ensuite, c’est

Dieu lui même qui se présente :

« Que les commandements que je te prescris aujourd’hui
soient gravés dans ton cœur ».

Enfin, nous reléverons la pratique consistant à observer le ciel, à la tomhée de la nuit pour déterminer la fin du Shabbat. Cela impliquait

de voir trois étoiles (Tset Hakokhabim). Il s’agit d’étoiles  et non de planétes, contrairement à ce que disent certains

commentateurs, vu que l’on ne connaissait que 5 planétes jusqu’à la fin du XVIIIe siècle. On songe à la pratique en début de mois, d’aller guetter le premier début d’un croissant de lune pour déclarer le nouveau mois (Rosh Hodesh).

L’on voit  à quel point la vie juive était liée à la tombée du jour ou à la sortie de la nuit (nouvelle Lune).  Ce n’est que la nuit que l’on pouvait observer le ciel correctement. C’est du fait d’une telle exigence que le Shabbat commence et se termine à la tombée de la nuit, ce

qui confirme la place des repéres célestes dans la vie juive ancienne.

« tzet hakokhavim (hébreu : צאת הכוכבים « sortie des étoiles »), moment après la fin où trois étoiles de taille moyenne sont visibles dans le ciel. Certaines communautés considèrent que la sortie des étoiles a eu lieu quand le soleil est à 7,08 degrés au-dessous de l’horizon. »

Rosh Hodesh (Wikipedia):

«  Le début du mois correspond à la néoménie (nouvelle lune), qui diffère cependant de la nouvelle lune astronomique : la nouvelle lune du calendrier hébraïque ne se définit pas par la nuit où seule l’ombre lunaire est visible mais par un filet de lumière émanant de la lune. Il y a en pratique 1 à 2 jours de décalage entre les deux. »

On notera que même dans le Récit de la Création (Maassé Béréshit), il est indiqué d’abord le soir puis le matin et rappelons que

c’est le soir que le ciel étoilé se manifeste et que c’est par ce spectacle que l’on commence chaque jour et tout particulièrement le Shabbat.

Etrangement,  l’on ne parle pas des planétes dans ces textes mais seulement des luminaires et des étoiles fixes. On peut se demander

si Dieu n’est pas associé à une planéte (Saturne)  qui passe d’une étoile à une autre au cours de son cycle. La planéte (étoile errante en

grec) irriguerait successivement  les quatre étoiles fixes royales (Aldébaran, Régulus, Antarés et Fomalhaut, cf le tétramorophe dans

le Livre d’Ezéchiel notamment, où l’on trouve la correspondance un jour pour un an qui est celle du rapport de la Lune à Saturne, 28

jours/28 ans)/ On notera que la naissance de Jésus à Minuit  va dans le sens de cette dimension nocturne du judaïsme où l’on remercie – Dieu, dans les louanges,  de ramener la Nuit, ce que l’on ne saurait dissocier du temps où le ciel devient comme un livre ouvert.

Terminons cette brève étude sur des considérations sociologiques. La pratique juive nous apparait comme largement fonction d’un

savoir faire, tant au niveau linguistique qu’à celui des diverses coutumes à respecter dans la synagogue (port du talith etc). Cette

pratique synagogale conditionne  en grande partie la « croyance » juive.  Le fait de fréquenter ou non régulièrement la synagogue semble

être un enjeu majeur, ne serait-ce que quelques heures le vendredi soir et le samedi matin. Tout ne se réduit-il pas en définitive au seul fait de bénir Dieu pour ce qu’il a fait de l’homme et pour l’homme?

On soulignera aussi le fait que la prière, la bénédiction, ne

doivent pas nécessairement passer par la parole. On peut

penser qu’une activité musicale est tout à fait susceptible de

pouvoir  jouer un tel rôle et de façon probablement plus spontanée

(cf les Negro Spirituals et autres Gospels (Evangiles)

Si l’on compare les prières juives aux prières chrétiennes, force est

de constater des similitudes, des emprunts qui ne sont  occultés que par le recours à

l’hébreu. C’est ainsi que le « Notre Père » (Pater Noster) figure dans  le culte juif sous la

forme Avinou mais il serait étrange qu’un Juif prononce la formule en français et il est donc obligé

de s’exprimer en hébreu comme si la formule lui avait été confisquée (cf LES ORIGINES JUIVES DE L’ORAISON DOMINICALE OU PASTER NOSTER Armand Lipman – Librairie Fischbacher, 1921.)  On pourrait certainement multiplier les exemples (cf Liturgie de la Messe; Ed Mediaspaul & Ed. Paulines; 1988; Pierre Cuperly  Prières des fils d’Abraham. Choix de prières

musulmanes,  juives et chrétiennes,  Ed Cerf, 1992;   Célébrer Dieu.  Association des

Ecrivains croyants d’expression française (Georges Nataf,  René Berthier, Eva de

Vitray-Meyerovitch, Ed Univers-Media, 1980) et nous envisageons

de proposer une telle étude comparée prochainement en signalant bien entendu les décalages, les additions, les interpolations ou les suppressions, notamment en ce qui concerne l’adjonction de la mention « Jésus Christ »  qui marque un nouveau temps, une nouvelle « ère » (l’Ere dite Chrétienne) dans l’histoire de l’Humanité, du moins, du point de vue chrétien. De même la place

du mot « Eglise » (« ton Eglise »), dont on observera le processus d’intégration au sein du texte hébraïque d’origine. Bien entendu se pose aussi la question de la traduction du latin vers le français (entre autres langues vernaculaires)

la dimension nocturne du judaïsme est  absolument évidente quand on assiste à l’office du Shabbat et on rappellera que le sabbat des sorcières était nocturne. Le dieu des Juifs est celui qui assure le retour de la nuit et l’on peut songer aux vampires qui saluaient la tombée du jour. En ce sens, il nous semble légitime de contester l’idée simpliste que sous le nom de Dieu, tout ce qui se trouve est

identique, ce que l’on entend trop souvent. Ce dieu de la nuit  fait certainement pendant à un dieu du jour mais on rappellera

que les Juifs préférent les bougies et les étoiles à la lumière du soleil. Ce dieu qu’ils se sont choisis est celui qui leur garantit le retour de la Nuit et s’ils l’ont choisi c’est parce qu’ils sont eux-mêmes profondément marqués par un monde nocturne fuyant la lumière du jour, vivant la nuit et s’éclairant dans les cavernes alors que durant le jour, il y avait trop de dangers. Cela témoigne probablement du mode de vie des premières humanités dont ils seraient les descendants.

 

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JHB

08 01 15

 

 

 

 

 

 

 

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La Russie, son influence néfaste en Europe aux XXe-XXIe siècles.

Posté par nofim le 3 novembre 2014

La Russie, mauvais  génie  de l’Europe  moderne.

(1905-2014)

par Jacques Halbronn

 

Nous avons publié en 2002 un ouvrage (Ed Ramkat) qui touche à la Russie (Le sionisme et ses

avatars au tournant du XXe siècle) en ce qu’il traite notamment des Protocoles des Sages de Sion lesquels nous sont connus d’abord dans la langue russe, même s’ils sont inspirés de textes rédigés en français notamment.

On sait que les Protocoles ont été le vecteur d’une nouvelle forme de judéophobie. Mais par ailleurs, les

persécutions qu’ont subi les Juifs dès la fin du XIXe siècle auront certainement contribué à l’essor du

sionisme et encouragé la recherche de solutions d’accueil des Juifs dans une nouvelle « terre », étant donné

que leur arrivé dans d’autres lieux où vivaient des Juifs pouvait déjà en soi accroitre les tensions entre eux

et le reste de la société ( les « non-Juifs »). Herzl pensait surtout aux Juifs russes quand il rédigea son

Etat Juif et qu’il  prit la tête du mouvement sioniste, notamment par l’organisation à partir de celui de Bâle en 1997 de congrès.

A partir de 1905, les Protocoles sont publiés et  traduits du russe  en tchèque et en allemand dès 1909. C’est aussi en 1905 la guerre russo-japonaise qui conduit le Japon à monter en puissance, ce qui en fera trente ans plus tard l’allié de l’Allemagne et de l’Italie (Axe)

Mais on ne saurait ignorer la responsabilité de la Russie  tsariste  en 1914 et de l’URSS de Staline en 1939

dans le déclenchement des deux grands  conflits « mondiaux ».

En 1914, c »est le soutien à la Serbie contre l’Autriche Hongrie, à la suite de l’attentat de Sarajevo, qui provoquera une réaction en chaîne

du fait du mécanisme des alliances  En 1917, les Russes renonceront à la poursuite des combats, à la suite de la Révolution d’Octobre qui

renverse le « tsar de toutes les Russies ».

. En 1939, c’est le pacte germano-soviétique et l’invasion de la Pologne  qui en découle qui conduit la France à  déclarer la guerre à l’Allemagne.

On sait ce qu’aura été le stalisnime avec ses goulags et cette Guerre  Froide marquée par la menace nuclaire.  L’Allemagne est divisée en deux.  Le rideau de fer tombe sur l’Europe..

En 1947, l’URSS permet par son vote et celui de ses satellites de faire voter la partition de la Palestine et la création d’un Etat Juif. par résolution de l’Assemblée Générale.

En 1956, les Russes menacent la France et l’angleterre de frappes nucléaires s’ils ne se désengagent pas du Canal de Suez. (expédition à laquelel Israël est partie prenante)  En 1962, Krouchtchev est sur le point de déclencher un affrontement avec les Etats Unis avec la crise de Cuba, où des missiles soviétiques ont été installés.

En 1968, le « printemps de Prague » (Dubcek) est étouffé par les troupes du Pacte de Varsovie.

En 1989,   le « mur de Berlin » tombe et bientôt l’URSS va se décomposer. Mais la Russie ne renonce pas- au  XXIe siècle, à reconstituer son Empire: ce sont les incidents de Géorgie, puis de Crimée reprise à l’Ukraine (2013) sous Poutine.

On peut penser que sans les diverses initiatives de la Russie depui un siècle et plus,  l’Europe n’aurait pas eu à subir toutes les épreuves

que l’on connait.

 

 

 

JHB

03 11  14

 

 

 

 

 

Publié dans Conscience, Culture, ECONOMIE, HISTOIRE, POLITIQUE, prophétisme, RELIGION, SOCIETE | Pas de Commentaire »

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