Le lien social chez les hommes et les femmes

Posté par nofim le 2 novembre 2014

 

Le lien social  selon les hommes et les femmes. Autour de la

liberté de rompre.

A Saskia Brown

par  Jacques  Halbronn

 

On sait que nous menons des recherches visant à différencier

comportements masculins et féminins, domaine qui est

largement resté en friche ce qui fait que ceux qui nient les

différences ont beau jeu puisque les recherches dans ce

domaine sont au point mort.

Le point essentiel est selon nous la dimension sociale de la

femme, le poids de la société sur le comportement féminin, ce qui

conduit  à mettre l’accent sur l’extraversion des femmes, lesquelles

sont fortement marquées par le lien social, perçu comme

d’une importance vitale.

Les femmes ont un côté Big Brother.( 1984 de Orwell) Elles sont programmées

pour tout rapporter,  elles excellent à faire des rapports sur

leurs activités, leur emploi du temps en y apportant la plus

extréme précision du détail. (On pense au Nouveau Roman

qui aura séduit notamment Marguerite Duras et Nathalie

Sarraute). C ‘est très tôt le cas chez les petites filles qui

racontent ce qu’elles ont fait à leur maman, mais bien plus

tard, cette façon de faire se perpétuera de façon compulsive.

Il faut qu’elles répétent, qu’elles rapportent ( qu’elles caftent

en argot, une cafteuse)/ Tout cela dépense beaucoup de temps

et d’énergie pour elles mais aussi pour leurs victimes passives

auxquelles elles infligent, sans état d’âme, leurs reportages,   ce

qui est assimilable à une pollution.

Mais nous voudrions insister ici sur les comportements de

rupture chez les hommes et les femmes. La thèse que nous

présentons ici est la suivante:  les femmes ont le plus grand

mal à rompre le lien avec un groupe, une société alors qu’elles

sont capables de rompre avec une personne en particulier, sans trop

avoir à en souffrir. C’est une force et une faiblesse et on ne

saurait avoir le beurre et l’argent du beurre.

Une des questions centrales qui se pose au sujet des femmes

est celle de leurs contre-performances dans le domaine

de la créativité. Les femmes sont toujours à la traine, et

appartiennent à la seconde génération de toute entreprise,

celle non pas du singulier mais du pluriel.  Les femmes sont

nombreuses à faire la même chose à partir d’une même source,

c’est ce qui les trahit.  La femme n’est importante que si

l’on se situe hors de l’espace-temps, si l’on ne refait pas

la genése d’une idée et si l’on n’examine pas le nombre de

femmes qui suivent le même modéle. Seuls les ignares tombent

dans le panneau!.

Les comportements des « genres » sont radicalement inversés

au prisme du deuil. Les hommes sont bien plus aptes à

rompre avec une société donnée, à se démarquer de l’avis

général. Il en coûte beaucoup aux femmes de s’éloigner de

leur milieu d’origine, ou d’adoption. Elles en seraient

désorientées et en ce sens elles ne sauraient échapper à un

certain conformisme.

A contrario,  les hommes sont bien plus vulnérables sur le

plan »sentimental » que sur  le plan « social » et en ce sens ils

sont plus « romantiques » en privilégiant le modéle du couple

sur le modéle du groupe.

En situation de devoir choisir entre la rupture du lien

sentimental  et celle du lien social, on observe que les femmes

font passer les enjeux sociaux en priorité, ce qui confère à leur

carrière une certaine stabilité. Elles ne se mettent pas en

rupture de ban.

Les hommes se sentent moins pénalisés que les femmes par

la nécessité de ne plus fréquenter certains milieux alors

qu la séparation d’avec une personne donnée est assez

bien vécue notamment si elles en prennent l’initiative. Cela

conduit à en faire des êtres calculateurs et sans scrupules sur

le plan affectif mais qui, en revanche ne font pas trop de

vagues socialement. Inversement, les hommes sont tout

à fait capables de ne plus fréquenter certains milieux, d’en

prendre le contre-pied, ce qui leur confère une certaine

liberté de manoeuvre favorisant l’innovation et l’abandon

de positions révolues mais restant largement partagées.

C’est la sociabilité des femmes qui nuit à leurs performances

créatrices. Elles font preuve de plus de courage dans leurs

relations affectives et on les crédite d’être à l’origine de la

majorité des demandes de divorce.

C’est ainsi que les hommes seraient moins calculateurs et

intéresssés dans leur vie affective et moins enclins à sacrifier

celle-ci parce qu’il leur en coûte plus.  En ce sens, les femmes

seraient plus cohérentes dans la conduite de leur vie

privée que les hommes et inversement dans celle de leur

vie socio-professionnelle.

C’est dire que l’argument avancé selon lequel les femmes

seraient bloquées dans le domaine professionnel nous

semble douteux. Ce qui bloque les femmes, c’est précisément

leur incapacité à rompre avec un certain formatage propre

à un certain milieu. Le destin des hommes nous apparait

ainsi comme les immunisant contre les tensions sociales, ce

qui leur donne une certaine liberté d’action.  La vulnérabilité

des hommes, leur talon d’Achille, tiendrait à la difficulté

à faire le deuil de leurs liens affectifs. En effet, instinctivement,

les hommes même les plus autonomes savent qu’ils ont

besoin d’un partenaire pour procréer alors que sur les autres plans, ils

développent une forte autonomie de par une certaine

insensibilité à se démarquer de ce qui soude tel ou tel milieu.

L’on conçoit que le chomage soit vécu comme un fléau,

comme une catastrophe, une épée de Damoclés en ce

qu’il ne respecte pas le tissu, le maillage social dans lequel

l’individu se sent en sécurité et cela vaut, selon nous, plus

fortement pour les femmes que pour les hommes. Nous

dirons que le lien affectif chez la femme, pour durer,

devra être renforcé par le lien social -familial,  amical, le

réseau professionnel, relationnel, juridique (mariage,

PACS)-car une femme y réfléchira à deux fois avant de renoncer

à la fois à l’un et à l’autre en cas de rupture du fait des

enjeux. Le double lien nous apparait donc comme un garde-fou contre les

tentations de disparaitre de la circulation du jour au

lendemain.

 

JHB

03 11 14

.

 

 

 

 

 

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La dialectique conjonction/disjonction. Yang/Yin

Posté par nofim le 29 octobre 2014

Astrologie Mondiale. La nécessaire approche dualiste et l’épistémologie de la

cyclologie. .

par  Jacques  Halbronn

 

Les astrologues tombent toujours dans le même piége à savoir qu’ils considérent comme un échec ce qu’ils ne

peuvent expliquer par leur astrologie.  D’où la tendance

à ramifier leur système pour ne jamais être pris au dépourvu.

Faudrait-il  cependant s’en tenir à des configurations visibles à l’oeil nu, c’est à dire à un

bagage dont on pouvait déjà disposer dans l’Antiquité?.  Seuls ceux qui ont appris l’astrologie avec les nouvelles planétes semblent incapables d’envisager une telle éventualité, de par la force de l’habitude.

Entre deux corps célestes, la seule configuration visible est, selon nous, la conjonction. On ne voit pas un

« carré » à moins d’avoir un « compas dans l’oeil ».

On est  là devant un dilemme: doit-on  adhèrer à cette idée de la « disjonction » et ainsi expliquer toutes

sortes d’événements qui échappent à la conjonction stricto sensu ou dois-je m’en tenir à la seule

conjonction et déclarer forfait pour des tas de dates qui se présentent?

Seait-il préférable d’opter pour une approche minimale et restreinte et s’en tenir à ce qui

reléve directement de la conjonction sans entrer dans toutes sortes de dérivations et donc de dérives.

Qu’il y ait un autre monde que celui de la conjonction, certes mais nous préféreons le laissere en dehors de

notre champ de conscience tout en y voyant une sorte de dialectique du masculin et du féminin, du Yang et

du Yin.?

Autrement dit,  cette « disjonction » c’est un peu comme la mort par rapport à la vie.  Nous savons que cela

existe, que c’est la « mort » de la conjonction mais cela se situe bel et bien sur un autre plan.

Donc, on aura compris que l’on sera bien inspiré, épistémologiquement, de s’en tenir au seul créneau de

la conjonction et plus précisément de celle de Saturne avec l’une des 4 étoiles fixes royales, ce qui exclue

notamment la conjonction de deux planétes, chère aux frères Barbault (Armand et André) au lendemain

de la Seconde Guerre Mondiale, et qu’ils avaient baptisée quelque peu abusivement de ‘cycle planétaire ».

Un  autre inconvénient de notre position, c’est que cela se limite à un rendez-vous tous les 7 ans, ce qui

est évidemment assez peu puisque le reste du temps, on se retrouve dans une sorte de purgatoire du

leadership, avec le retour à une « souveraineté » populaire, qui mobilise le plus grand nombre au lieu de laisser

le monopole du pouvoir à un seul homme, doté de super-pouvoirs

Pour illustrer notre propos, nous évoquerons  l’invasion nazie de l’URSS  à la fin juin  1941 dont on nous dit que ce fut  ‘la plus grande invasion de l’histoire militaire de par le nombre de soldats mobilisés et de pertes[. Ce sont près de quatre millions de soldats de l’Axe qui pénètrent en Union soviétique. » (Wikipedia)  Saturne est alors  à 23° du signe du Taureau, soit à l’approche de la conjonction avec l’étoile fixe Aldébaran. Il y a là quelque chose

de gigantesque voire de monstrueux, de hors du commun

(au plein sens du terme) qui caractérise bien le climat conjonctionnel. Faut-il préciser que l’on se

trouve actuellement sous le coup d’une configuration semblable avec Saturne à 23° Scorpion, s’approchant

d’Antarés (9° Sagittaire)?  Mais nous avons déjà connu des phénoménes assez puissants comme l’émergence

de cet « Etat Islamique » au Moyen Orient, d’un nouveau « califat ».  Précisons ausitôt que plusieurs événements

peuvent parfaitement se produire en différents points du globe.

Est-il naîf de penser qu’un tel repli stratégique de l’Astrologie faciliterait son intégration au sein du concert des

« sciences » ayant voix au chapitre.? Car force est de constater qu’actuellement, on n’imagine pas un

astrologue participer à un collége d’experts. Tout au plus le consulterait-on à part. Et l’astrologie du XXe

siècle n’y aura rien changé.

Faut-il focaliser la recherche astrologique autour du phénoméne du déplacement, du

voyage et donc de la rencontre, du rapprochement. Si je ne me bouge pas et si je n’accueille pas celui

qui vient vers moi,  je ne rends pas la rencontre possible. Or, nous avons pu constater depuis déjà

un certain temps, que les conjonctions  (Saturne-étoiles fixes royales) favorisaient  les rencontres mais

qu’elles exigeaient du mouvement. C’est donc ce mouvement qui nous intéresse au premier chef comme

condition nécessaire mais non suffisante de la rencontre, comme  symptome particulièrement visible

des effets de la conjonction.

Nous avons récemment été tentés de valider le travail que

nous avions effectué il y  a 20 ans dans L’Astrologie selon

Saturne. De même André Barbault, après 1989  n’a-t-il pu

résister au plaisir d’une prévision réussie du fait du cycle

Saturne-Neptune (de 36 ans). Mais à y regarder de plus

près, il nous est apparu que c’était un cadeau empoisonné

que cette réussite prévisionnelle pour 1995  se situant

dans une série de rendez-vous ayant lieu tous les 30 ans

environ, à l’approche de Saturne du 0° Bélier.(fin Poissons)

En effet, la « validation » de notre modéle par la prévision

« aboutie » du mouvement social de 1995, un an avant son

échéance,  était-elle si évidente que cela, à y regarder de

plus près? Ne cédions-nous pas, à notre tour, à une certaine

tentation subjective et somme toute anecdotique du récit d’un

succés prévisionnel contingent? Bien pis, est-ce que ces

prétendus résultats  étaient compatibles avec d’autres travaux

conduits entre temps? En effet, la conjonction de Saturne

avec l’une des 4 étoiles fixes royales précédait somme toute

de peu cette échéance de la seconde moitié du signe des

poissons. André Barbault, à partir de 1989 est-il ainsi

réellement parvenu à concilier sa prévision pour cette année

avec des travaux plus tardifs comme l’indice de concentration

planétaire? N’a-t-il pas ainsi régressé par rapport à ses avancées

ultérieures de la quarantaine en raison d’un pronostic effectué

au début de sa trentaine et qui avait le « malheur » de sembler

tomber juste, lui? Il eut fallu beaucoup de courage pour

relativiser la signification structurelle d’un tel succès. Mais

il est vrai que cela venait compenser , tel un baume, la déconvenue, la

déconfiture des années 80 du fait du dit indice.

En vérité, ce « résultat »  de Saturne fin poissons aura fini

par se révéler incompatible avec nos  recherches présentes et

même en menacer la cohérence. S’il est facile de rejeter les

travaux d’autrui, il est plus délicat de procéder ainsi avec les

siens propres, auréolés d’une certaine ancienneté.

A y regarder de plus près, notre série  de  8 dates

échelonnées sur  deux siècles  comportait quelques chainons

fragiles. Prenons le cas de 1848. Certes, ce fut un temps marqué

par des révolutions mais ce fut aussi l’exploit d’un Louis

Napoléon Bonaparte qui se fera élire premier et d’ailleurs

seul président de la Seconde République! N’est-on pas

en ce milieu des Poissons encore dans l’orbe de la conjonction

de Saturne avec l’étoile fixe Fomalhaut? Bien pis, selon notre

modéle actuel, il n’y avait plus aucune raison de se

polariser sur le seul passage de Saturne à la fin des poissons

puisque chacune des 4 étoiles fixes royales était à égalité.Et si

l’on prend le Front Populaire de 1936  ne s’agit-il pas d’un

exploit de la part de Léon Blum? Mais début 1936 c’est aussi

le coup de force de Hitler remilitarisant la Rhénanie (cf les Chemins de la Liberté de J. P. Sartre)

qui laissera  la France lâchée par la Grande Bretagne.

Cela avait été précédé par la reprise de la conscription

allemande en mars 1935 (Saturne étant conjoint à

Fomalhaut)

Même 1965 nous semble bien

être d’abord marqué par l’exploit de François Mitterrand

mettant en ballotage au premier tour De Gaulle à l’instar en

2002 de l’exploit de Jean-Marie Le Pen d’arriver au second tour

de l’élection présidentielle, en phase conjonctionnelle de

Saturne, Jospin étant éliminé au premier tour.  Même 1995  nous apparait comme marqué par

l’exploit d’un Jacques Chirac revenant de loin et éliminant

au premier tour Edouard Balladur, le premier Ministre sortant

et l’emportant devant Jospin, lequel prenait le relais du Président

sotant François Mitterrand.

En relisant l’Astrologie selon Saturne nous percevons des

failles comme ce passage sur 1965 (p 7) :

‘Dans la foulée (de 1965), on trouve Mai  68 avec Saturne en Bélier

(18°) ».  Or, Sature à la moitié du Bélier ne saurait être

assimilé à Saturne   à la moitié des Poissons!

Quant à la fouchette première de 1789, ne peut-on

penser au personnage remarquable de Mirabeau?

Mais alors, nous demandera-t-on:  qu’est ce qui, a contrario

caractériserait la disjonction? Nous dirons qu’elle n’est marquée

par l’émergence d’aucun leader marquant et que c’est avant

tout un mouvement de la base qui est précisément marqué

par le refus d’un leader, qui entend se passer d’une telle

figure, ce qui fait à la fois sa force et sa faiblesse.

En conclusion, nous confirmons la dialectique conjonction-

disjonction, à 45° en gros d’intervalle. Certes, la disjonction

est-elle « invisible » corporellement, à la différence de la

conjonction, un peu comme la nouvelle lune par rapport à

la pleine lune.  Et en ce sens, on rappelera que les événements de

1989 ne sauraient, selon nous, s’expliquer par une conjonction

-comme le voudraiit Barbault et ses  partisans- mais bien par une disjonction.

On nous objectera  qu’il n’y a pas de raison de s’en tenir à la seule planéte Saturne.  Mais un tel discours

est inflationiste. Qui ne voit que la multiplication des « conjonctions » serait du plus mauvais effet? Certes,

mais, continuera-t-on à nous objecter: pourquoi pas les autres planétes? Il est clair que rien ne vient

justifier le choix de Saturne d’un point de vue purement astronomique. Mais l’astrologie n’est pas

l’astronomie même si elle lui emprunte. L’astrologie reléve plus de la science politique ou juridique (et donc

du religieux) que de la science  « dure ». Nous ne disons pas que les astres agissent sur nous de leur propre

fait- si ce n’est à une échelle infinitésimale- mais que les sociétés anciennes ont décidé de conférer à certaines

configurations valeur de signal, sur une base purement visuelle.

Notre propos rejoint peu ou prou celui de Freud quand il traite de la dialectique du pénis et du phallus en ce sens

que la conjonction correspondrait au stade phallique (érection)  et la disjonction au retour au pénis, de par sa contraction. (cf Marie Françoise  Laval- Hygonenq « Envie du pénis et/ou intégration phallique », in

Clés pour le féminin   Femme , mère, amante et fille,   dir  Jacqueline  Schaeffer, et al, Paris, PUF, 1999, pp 169 et seq). On dira que tous les 7 ans, quelque part, le masculin reprend et réaffirme son pouvoir par le biais de la dite conjonction, ce qui déclenche un nouveau cycle.  A l’opposé, il semble que Jung ait en quelque sorte nié la dualité ou plutôt l’ait limité à une altérité intérieure, notamment autour de l’animus et de l’anima.

Ce rendez vous  qui se tient tous les sept ans peut être interprété à la lumière de la dialectique

Pluton/Hadés versus Cérés/Démeter.   La conjonction serait plutonienne (aucun rapport avec la planéte

de ce nom) et la « disjonction » qui en est le contrepoint et le contrecoup serait cérésienne (cf l’histoire

de Proserpine/Perséphone/Coré). Tous les 7 ans, les « gardiens » que sont les « leaders » et qui sont en

fait les « juges » (cf l’Ancien Testament) interviennent pour que justice soit faite, que les confrontations

entre les protagonistes aient lieu car ils ont le bras long- ce qui implique la faculté de se déplacer pour

qu’il n’y ait pas impunité. En ce sens la conjonction nous apparait comme la fin d’un cycle, comme l’heure

du Jugement par rapport à ce qui s »est accompli et joué depuis la précédente conjonction. Il y a dans

la conjonction une connotation liée à l’Aigle qui fonce sur sa proie, en partant de loin, auquel rien

n’échappe, n’est hors de sa portée. Il y a  ici un paralléle étrange entre le monde d’en haut (le Ciel) et le monde souterrain, ce qui invite à une nouvelle lecture de la Table d’Emeraude.

Toute l’astrologie se résumerait en  fait à ce dispositif d »une « semaine » de 7 années mis en place depuis

des millénaires par des Elohim (cf notre étude sur Jean Sendy).
Contrairement à ce qu’affirment tant d’astrologues, l’astrologie n’est pas le fait d’observations mais d’une

construction exigeant une très haute technologie et donc une intervention extérieure  à notre planéte, la Terre. Le pouvoir de ces Elohim serait relayé par ces « gardiens »  – les « anges » (messagers, missionnés) - qui réaffirment leur pouvoir et leur mission tous les sept ans.  L’ouvrage de Jean-Marie Durand , probablement inspiré peu ou prou par Sendy(L’homme manipulé. Ed Les 3 spirales 2003) parle de « manipulations génétiques » (p. 8) « Qui a écrit la Genése? demandet-il. « Et comment les auteurs ont-ils pu faire une narration aussi précise puisqu’ils n’étaient pas là? »

 

JHB

02  11 14

 

 

 

 

 

 

 

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Patrice Guinard et l’anti-astrologie

Posté par nofim le 29 octobre 2014

Au sujet de la « Relation d’une pérégrination en anti-astrologie » (Patrice Guinard) -1996-1997

par  Jacques  Halbronn

Dans la revue trimestrielle  L’Astrologue, dirigée par André Barbault,  Patrice Guinard publia en feuilleton, sur six numéros (113 -118) un  texte consacré à l’anti-astrologie. On notera que dans les numéros 114 et 115 son article était  carrément en tête avant même tout éditorial. On s’interrogera sur ce qui occasionna un tel

phénoméne. On notera que dans ce travail érudit, qui parait ainsi à partir du début de l’année 196,

Guinard fait appel à des ouvrages qu’il a pu consulter à la

Bibliotheca Astrologica dont il fut un fidéle usager. On citera notamment parmi les ouvrages qui lui furent

fournis par cet établisssement que nous avons fondé en 1972 :  Gassendi, Jean-Baptiste Morin, Eustache Le Noble,  Tinélis-Castelet, Moody, Condren, Marin Mersenne etc

Mais notre nom ne figure nulle part au sein d’un tel ensemble et à aucun titrr. En 1993, Guinard avait soutenu à l’Universite Paris I Sorbonne une thèse de philosophie consacrée à l’astrologie (sous la direction de F. Bonnardel, Max Lejbowicz faisait partie du jury) Guinard explique le déclin de l’Astrologie au moyen de conjonctions planétaires (cf  n° 114 p. 2  note 7)

A cette occasion, Patrice  Guinard annonce dans la dernière livraison (n° 118)   » qu’un centre de recherche  en astrologie (techniques, interprétation, traductions, histoire culturelle, métaphysique) devrait être mis en place courant 1998″  Il signe ce dernier article « Dr H.  Patrice Guinard ». Cela donnera le CURA en 1999. Le’ Manifeste’ de   Guinard connaitra un certain succés et fin 2000 nous organisames ensemble le dernier Congrès astrologique du deuxiéme millénaire.(cf les

Actes sur le site du CURA) Sera mis en ligne sur le site en question notre CATAF.

Revenons sur certains arguments

n° 114 p. 3  La précession des équinoxes et le zodiaque

« Les obscurantistes qui utilisent l’argument selon lequel la signification symbolique du signe serait lié »e

à l’époque où la constellation a été pour la première fois circonscrite  ignorent (…) que l’essentiel du

contenu sémantique des signes n’a été élaboré qu’assez tardivement, dans les milieux hermétiques

gréco-égyptiens des premiers siècles avant  l’ère chrétienne à l’époque précisément où signes et

constellations coincidaient »

Ce que semble ignorer toutefois P. Guinard, c »est  la genése même du zodiaque. Il semble qu’il adhère à

l’idée d’un zodiaque  calqué sur le cycle des saisons. et qui ne subit donc pas les effets de la précession

des équinoxes dès lors qu’il est chaque fois recalculé à partir du 0° Bélier. Or, nous avons montré

qu’en ce qui concerne les signes fixes, ceux-ci  sont associés aux saisons d’une certaine époque, ce qui nous reméne 12000 ans en arrière. Contrairement à ce que semble croire Guinard, il n’est nullement évident

d’associer le taureau au printemps et le symbolisme zodiacal n’est pas d’une seule pièce.

 »

sur Gauquelin p. 9:

« Si la « courbe Gauquelin » n »‘est « vérifiée » que pour quatre ou cinq planétes, ce n’est pas qu’elles

auraient une « influence » qui ferait défaut aux autres mais plus certainement que la méthode est

inadéquate à son objet »

Guinard semble contrarié par le fait que Gauquelin ne trouve pas de résultat au delà de Saturne alors

que cela devrait être plutôt rassurant. Comment Gauquelin aurait-il pu trouver des résultats pour

des planétes invisibles à l’oeul nu? On notera d’ailleurs que ces statistiques  ne viennent pas confirmer

Mercure, car trop proche du Soleil. Les travaux de Gauquelin nous apparaissent comme un garde-fou

quant à la tentation du tout astronomique.

 

n° 118  Le thème de conception P 42

« Le système nerveux et les mécanismes de réception  et d’intégration des rythmes planétaires  ne sont pas

formés à la conception et  ce n’est qu’à la naissance que se déclenchent les fonctions nouvelles notamment

la respiration pulmonaire qui libèrent l’enfant de la matrice maternelle »

Toutefois, il n’en reste pas moins qu’il ne sert à rien de prévoir ce qui est déjà connu. A quoi bon décrire à quoi ressemblera l’enfant s’il est déjà né? Nous pensons que l’astrologie en question est axée sur l’enfance et ne fait sens qu’avant la naissance et dans les jours qui suivent la naissance. L’astrologie n’avait  pas vocation

à nous dire ce que l’on savait déjà par ailleurs.

Etonamment, Guinard  pose carrément le  fait que nous disposerions de mécanismes d’intégration des

rythmes planétaires.

Les maîtrises   n° 118  p. 43

« La théorie des  Maîtrises n’illustre pas de simples correspondances sémantiques entre signes zodiacaux

et planétes : elle est la théorie  unifiante de l’astrologie en tant que les structures  zodiacales; planétaire, et

ausso  sectorielle sont des différenciations d’une même matrice archétypale »

L’approche de guinard est délibérément synchronique. Elle considére que le savoir astrologique tel qu’il nous

est parvenu ne  fait qu’un et a toujours existé tel quel. En réalité, cette unité dont parle Guinard reléve

d’ajustements syncrétiques tardifs  visant notamment à « unifier » l’astrologie autour du 12, c’est à dire des

12 lunaisons.

En fait, Guinard semble croire que les maitrises concernent dès le départ les planétes alors que cela ne

concerne que les divinités, comme cela ressort de l’étude de l’Astronomicon de Manilius. Ce n’est que dans un deuxiéme temps, que s’est produit une planétarisation des dieux associés aux signes zodiacaux.

 

les points fictifs  n°118 p. 43

HG

« En  acceptant des pratiques utilisant des points fictifs (noeuds lunaires, parts, mi-points, planétes

hypothétiques,) ainsi que des étoiles fixes, cométes et éclipsdes, l’astrologue oublie souvent que le

modéle impliqué doit respecter une triple exigence: l’adéquation des facteurs à la réalité physique et

astronomique, la nécessité de leur périodicité, laquelle conditionne  leur intégration par l’organisme, la cohérence de l’ensemble et l’absence de redondance des opérateurs envisagés. Le thème est assez

complxes pour qu’il soit nécessaire d’en rajouter »

JH  Guinard défend l’idée du « thème » incluant tous les astres du systéme solaire. Nous pensons qu’il n’y

a aucune obligation à ce faire et que l’astrologie ne fait qu’instrumentaliser les données astronomiques

selon les besoins organisationnels dont elle a la charge. Quant à évacuer les étoiles fixes, c’est là une

erreur de première grandeur à condition de ne pas confondre la question des étoiles et celle des

constellations. Il semble en effet que l’astrologie se soit initialement organisée autour de la relation

des planétes aux étoiles fixes, ce qui transposait  le rapport de la Lune au Soleil.  Guinard ne parvient pas

à distinguer la question des étoiles de celle des constellations.(cf  n° 114, p. 5).  « Les  étoiles sidéralistes

accroisssent, dit-il,  inutilement  le désordre au sein de l’astrologie et sont aussi les plus exposés à

l’argumentation insidieuse des scientistes pour qui elles  se présentent comme une aubaine ». Guinard

semble ignorer notamment le dispositif des 4 Etoiles fixes « royales » qui permet de baliser le cours d’une

planéte. Guinard détourne ainsi les astrologues du XXIe siècle de la voie la plus saine à suivre et qui ne

dépend aucunement de la précession des équinoxes si ce n’est que l’on doit tenir compte du fait que

les éphémérides actuelleement disponibles situent les planétes selon le systéme « tropical ».

 

On chercherait vainement chez Guinard une quelconque tentative pour déterminer l’objet de l’astrologie.

Il semble qu’il veuille expliquer tout l’humain au moyen du systéme solaire prise comme globalité, à

l’instar de son maître Jean-Pierre Nicola (RET).   Il apparait que l’avenir de l’astrologie passe par

une focalisation sur le domaine propre qui est le sien et qui ne saurait faire double emploi avec d’autres

domaines.

Etonamment, Guinard disqualifie les astronomes  (L’Astrolouie n°114 p. 1) quant à leur compétence à traiter

de l’astrologie mais en même temps il leur donne tout pouvoir quant à la description des outils

planétaires dont l’astrologie serait censée se servir, à savoir  notamment les planétes au delà de

Saturne dont Guinard ne voit pas d’inconvévient à charger la dite astrologie alors que ces astres

étaient invisibles et inconnus de l’Antiquité. C’est pourquoi Guinard insiste sur le fait que l’astrologie

n’est pas un savoir figé. L’approche de Guinard n’accorde aucune importance au fait que ce sont les hommes qui ont fabriqué l’astrologie en  n’en retenant que ce qui leur semblait utile. Croire que des astres

inconnus puissent agir sur nous, c’est  priver l’astrologie de son droit de regard sur ce qu’elle prend ou ne

prend pas de l’astronomie. C’est défendre la thèse selon laquelle les astres agissent sur nous à notre insu.

 

Le rejet du « dualisme » (n°  114 p.8)

« La méthode dualiste (est) en contradiction  absolue avec la logique plurielle de l’astrologie. » Guinard

rejette « une relation binaire,  bijective, qui est censée faire correspondre la série des facteurs

astrologiques à la grille empirique ».  L’astrologie aurait selon Guinard vocation  « à éveiller l’esprit à

des distinctions  non- dualistes »

Autrement dit selon Guinard, c »est peine perdue que de tenter da valider l’astrologie au prisme de ce

que l’on peut observer dans le monde. Il en fait une sorte d’objet non identifié qui planerait sur le monde.

Le non dualisme,c’est notamment le refus de prendre en compte la « dualité » hommes- femmes en

lui substituant le thème natal, la division en 12, les planétes qui sont une sorte de fuite en avant

par rapport  justement au dualisme. Guinard n’hésite pas à déclarer (Astrologue n°114 p. 7)  « L’astrologie

n’a pas à être « prouvée » parce qu’elle n’a aucun besoin de justification extérieure pour exister »

Guinard s’en prend aux statistiques astrologiques qu’il aurait tendance à assimiler à de l’anti-astrologie

ne serait-ce que parce qu’elles en délimitent le champ : « Le choix de la notion de « catégorie

professionnelle » est  hasardeux : la consécration sociale ne saurait être considérée comme le seul

critère de référence d’une tendance potentielle. Par ailleurs, qui est musicien? Le compositeur, l’interprète, ou le mélomane? (…) Le choix d’une profession dépend de nombreux facteurs autres qu’astrologiques »

Mais dans ce cas,  est-ce à dire que Guinard réfute par avance la « validité » des  résultats Gauquelin? Il se

comporte ce faisant comme tout anti-astrologue qui nous explique que l’astrologie ne peut « marcher », a priori.

 

Un certain antisémitisme (n°115 p. 1-2, note 2)

« Les juifs (dixit  Nieztsche dans l’Antéchrist) « se sont transformés  en  vivante antithèse  des

conditions naturelles. Ils ont successivement retourné de manière irrémédiable la religion, le culte, la

morale, l’histoire, la psychologie en l’exact opposé de leurs valeurs naturelles »  et plus loin  Guinard de citer

complaisamment : » Le symbolisme du christianisme repose sur le symbolisme judaïque qui avait déjà

dissous toute la réalité en une non-nature et une irréalité sainte ». Au fond, à entendre Guinard,

l’astrophobie serait d’inspiration judéo-chrétienne, ce qui justifierait, en retour, une certaine

judéophobie. (cf Richard Noll. Jung le Christ Aryen, Les secrets d’une vie, Plon 1999). On pourrait au demeurant s’interroger autour d’un paralléle entre judaïsme et astrologie, du fait d’une mise en cause qui

s’est perpétuée,dans les deux cas, depuis l’Antiquité.

 

 

 

L’astromantie  L’Astrologue n° 115 p. 4

« Les adversaires de l’astrologie (…) ont poussé l’astrologie à la prédiction et pu ainsi  s’attaquer plus

aisément à cet ersatz astromantique qui n’est pas de l’astrologie »

JH On saisit mal où Guinard place la ligne de démarcation entre astrologie et astromancie. A quoi sert

donc tout l’arsenal astrologique que Guinard entend préserver? Celui-ci reconnait in finé (n°118,  pp. 44-45)) que l’anti-astrologie est en deça d’un certain réformisme astrologique qui ne ménage guère l’astrologie.

Guinard nous apparait comme un tenant  du thème astral. C’est là pour lui un postulat que tout

astrologue se doit d’accepter et d’assumer. Or, il est tout à fait possible de penser une astrologie qui ne se fonde

pas sur un tel dispositif, à savoir la « carte du ciel » pour un instant T, ce qui nous semble caractériser

précisément cette « astromancie » – ce qui en fait une généthliomancie- dont il ne cesse de vouloir se

démarquer.

L’astrologie a du notamment relever le défi de l’astronomie galiléenne qui ouvrait la porte à la découverte

de nouveaux  corps célestes. « Le Septénaire des Anciens s’est fissuré » Il est intéressant de noter que

précisément les astrologues se sont rendus aux arguments des astroscéptiques comme  Alexandre

Tinélis (Le Messager Céleste 1681) en se décidant à intégrer au fur et à mesure les nouvelles découvertes.

Guinard écrit avant le déclassement de Pluton, dix ans plus tard, qui montre à quel point une telle stratégie fait probléme.

Notons que le texte de guinard  a pu inspirer Elizbeth Teissier qui soutiendra peu après , elle aussi, une thèse en Sorbonne en 2001 consacré notamment à la fascination et au rejet de l’Astrologie  (Plon). Guinard notamment s’interroger sur les raisons du « rejet » de l’astrologie (L’Astrologue,  n°115  1996 p. 1), il entend « tenter  de comprendre les véritables enjeux de son rejet » .

Guinard a-t-il vraiment explicité les raisons d’une telle ambivalence? Selon nous, l’astrologie serait

associée à un traumatisme très ancien qu’aurait vécu l’Humanité du fait d’une emprise qui pourrait bien être

d’origine extra-terrestre, comme l’indiquerait une certaine lecture de la Bible (cf  l’oeuvre de Jean Sendy) d’où le recours à une technologie très avancée qui aurait seule permis à l’astrologie

d’exister. Contrairement à ce que laisse entendre Guinard,  l’astrologie serait le fruit de la Technique

plutôt que de la Science. Ces « dieux » venus d’ailleurs auraient ainsi instauré des « guides », des « gouverneurs »

obéissant à certains signaux cosmiques. On pense aux accords entre Pluton et Cérés se répartissant

le temps à parts égales. Ce serait le rejet de cette présence « étrangère » qui serait en fait à la base

de ce phénoméne de rejet.

 

JHB

30. 10 14

 

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L’astrologie et l’espace temps. La problématique du mouvement

Posté par nofim le 28 octobre 2014

Le lien espace-temps  en cyclologie. Le Yang et le Yin.

par  Jacques  Halbronn

 

Qu’est-ce qui varie quand on passe d’une phase à une autre? Nous répondrons désormais que la variable

est fonction du déplacement, de la mobilité, du mouvement.  Les « lignes »  bougent, doivent bouger.

Depuis plus de 40 ans, nous avions l’intuition que les changements de phase devaient correspondre à un

phénoméne visuel. D’ailleurs, le visuel est pour nous un impératif pour notre épistémologie de l’astrologie ety

cela explique pourquoi notamment nous rejetons les planétes invisibles, et donc inconnues des sociétés

antiques. Nous sommes en faveur d’une astrologie qui traite de manifestations visibles aux antipodes

d’une astropsychologie « interne » (cf  André  Barbault De la Psychanayse à l’Astrologie. Paris, Seuil  1961)

Pour nous le verbe prévoir s’entend au sens littéral de « voir » quelque chose, d’assister à un changement

manifeste, tangible. Or c’est souvent ce qui manque au travail de l’astrologue que de traiter de ce qui est

visible.

Nous dirons donc que l’on ne peut parler d’un changement temporel sans que cela implique un

changement spatial et c’est là selon nous une avancée singulièrement importante pour la pensée

astrologique du XXIe siècle. On notera d’ailleurs que même au niveau du cycle saisonnier, le mouvement est de  rigueur lors du passage d’une saison à l’autre comme ça l’est quand on passe du jour à la nuit et que l’on change ainsi son mode et son lieu de vie.

L’Histoire, elle-même, est marquée par des modifications géographiques du fait des conquétes, des

sécessions, des unions de toutes sortes qui  transforment la physionomie des cartes, des atlas, d’une époque à l’autre comme ce fut le cas en 1960 lors de la dissolution de l’Afrique français occidentale comme centrale,

au début de la Ve République. (cf nos  Clefs pour l’Astrologie, Ed Seghers, 1976)

Cette avancée conceptuelle fournit ainsi à l’astrologue un précieux outil de travail dès lors que l’on met

en avant le critère de déplacement. Il faut se préparer à changer d’attitude périodiquement en matière de

déplacement et décider si le temps est venu de se déplacer ou au contraire d’attendre que les autres se

déplacent. That is the question!  Bouger ou ne pas bouger…

A tout moment, en effet, le probléme se pose : est-ce à moi de faire le premier pas, d’aller vers l’autre ou

est-ce autrui de venir à moi? Cela vaut au niveau relationnel tout comme au niveau politique. On sait que

certains pays à certains moments ont préfére intervenir ou au contraire ne pas intervenir si l’on entend

par là  une forme d’ingérence, d’intrusion sur le territoire d’autrui ou sur son propre territoire. Qu’est ce

qui est légitime, admissible? Probléme de conscience qui s’est posé ainsi au gouvernement français lors de

la Guerre d’Espagne ou de la seconde Guerre du Golfe, sous Chirac et aux Etats Unis au début des deux guerres mondiales du siècle dernier . A un certain moment, cela bascule comme  avec Pearl Harbour

et l’invasion nazie de l’URSS. Il y a un moment où l’exercice du pouvoir exige d’intervenir. Mais il peut

aussi semble judicieux d’attendre. Et cela est logiquement fonction de telle ou telle phase du cycle.

L’approche de la conjonction d’une des 4 étoiles fixes royales par Saturnee risque fort d’enclencher

un processsus  de déplacement. Si tu ne vas pas à Lagardère, Lagardère viendra à toi (Le Bossu)

Qui dit mouvement, dit contact, dit rencontre, choc,  en dépit de toutes sortes d’obstacles réels ou imaginaires.  Il faut passer outre.

C’est dire que notre destin individuel et/ou collectif est souvent fonction de nos déplacements, de nos

voyages mettant fin à un temps d’inertie, de procrastination quant à l’échéance du mouvement à

accomplir.  On dit que l’on recule pour mieux sauter.

En réalité, il y a toujours mouvement dans un sens ou dans un autre. Soit je me déplace, soit c’est

l’autre qui se déplace mais que se passe-t-il quand personne ne se déplace? On est là dans un temps

intermédiaire, indifférencié, « équinoxial » où il ne se passe rien (stanstill).  Qui commencera à bouger?

On pense au rapport planéte/étoile: tantôt la planéte se rapproche de l’étoile -du moins en apparence et c’est

ce qui compte- et tantôt elle s’en éloigne. C’est dire que le cosmos nous parle de mouvement comme dans

le cas des rapports entre la Lune et le Soleil.

De fait, il y a des moments où sans que l’on fasse quoi que ce soit ce sont les autres qui viennent à vous

- période de popularité – et d’autres où il nous faut absolument prendre l’initiative et nous déplacer pour aller à la rencontre, voire

à la confrontation.- période de conflit.  Celui qui se prend pour le centre du monde peut penser en effet que c’est aux autres

de venir  à lui.  Mais celui qui pense que le centre du monde est ailleurs, se mettra en route en sa

direction. Tout dépend que l’idée que l’on se fait de soi-même.

Quand on est jeune, on est tenté de se déplacer pour se rendre vers des « centres » vers lesquels on se sent

impérieusement attiré. C’est ainsi qu’en 1967-69, nous avons été marqués par la Guerre des Six Jours et

que cela nous a incité à « partir », à passer d’un lieu vers un autre parce que visiblement  ce qui se passait en

Israël nous semblait valoir la peine d’y aller voir.

On peut dire que la phase

conjonctionnelle correspond à une entreprise de « mission », c’est

à dire d’exploration  alors que la phase disjonctionnelle

correspondra à un temps de consolidation.

. Cela dépend. La faculté de se déplacer, de se rendre

à l’étranger, d’échanger dans diverses langues permet de vivre au mieux les phases de conjonction

de Saturne avec l’une des 4 étoiles fixes royales, étant entendu que ces phases débutent bien avant

la conjonction du fait d’un processus d’anticipation que l’on peut observer face à toute échéance (comme

pour les campagnes électorales avec leur cortége de primaires, notamment)

Actuellement, avec Saturne  à la fin du scorpion, le processus conjonctionnel va se montrer de plus en

plus intense (à l’approche de la conjonction avec l’étoile fixe royale  Antarés (ou Coeur du Scorpion) à 9° sagittaire (du fait de la précession des équinoxes). Il faut donc s’attendre à un temps d’intervention et

d’ingérence mais nous avons déjà eu pas mal d’exemples dans ce sens depuis que Saturne est entré en

scorpion, comme c’est le cas quand il traverse l’un des trois autres signes fixes avec la conjonction

en ligne de mire en début de signe mutable.

Il y a un moment où l’on a besoin de changer son fusil d’épaule

et où l’on a besoin d’un  relais, d’un feed back, que l’on nous

renvoie l’ascenseur. On ne peut pas tout le temps donner ou

tout le temps recevoir et l’on peut déterminer astrologiquement

à quel moment un tel besoin de basculement sera ressenti par

soi même mais aussi, bien évidemment, par autrui, par nos

partenaires.

Selon nos estimations actuelles, la période la plus spectaculaire

serait celle qui va de l’approche de la conjonction à la période de

séparation qui lui fait suite, donc quand le « signal » (au sens

pavlovien) commence à prendre forme  jusqu’au moment où il

perd ses contours, se brouille au cours d’un temps intermédiaire

marqué par une faible lisibilité, une certaine grisaille sémantiqu..

Cela souffle le chaud et le froid

Grosso modo, le début du signe fixe correspond  donc au démarrage

de la phase conjonctionnelle et la moitié du signe mutable

à l’amorce de la phase disjonctionnelle.Mais le début de chaque

phase est marqué par une certaine confusion et par des

contradictions qui rendent floue la lecture de ce qui se joue à

l’instar de cette « Drôle de guerre » qui suivit les déclarations

belliqueuses des Alliés.. Ces débuts de phase sont assez

chaotiques et avec des situations incohérentes, troubles où l’on méle le

pire et le meilleur.

On ajoutera que tout le systéme saturnien que nous avons

constitué est articulé sur la seule conjonction de Saturne, tous mes 7 ans

ans environ avec l’une des 4 étoiles fixes royales. Stricto

sensu, cela signifie que l’impact saturnien n’aurait lieu que

tous les sept ans lorsque la conjonction est « visible » même

s’il n’y a pas à proprement parler de conjonction d’autant

que Saturne ne tourne pas autour des dites étoiles. Il s’agit

là d’un artefact qui est le fondement de toute l’Astrologie et qui

est arbitraire (sérendipité) mais un arbitraire qui perdure.

On peut certes extrapoler comme nous  l’avons proposé par

le passé pour renseigner l’ensemble du cycle de 7 ans mais

il ne s’agit là que de projections fondées sur l’anticipation

quant à l’apparition du signal, sur les effets d’une absence

de signal. Il est possible que  notre capacité à. capter les

signaux célestes décline avec l’âge, d’où une moindre

réactivité.

On dira que l’instant conjonctionnel introduit une dynamique

« yang » sur un fonds « yin » et que le Yang a vocation à sortir

de sa léthargie le Yin. On comparera le Yang à la Lune et le

Yin au Soleil (et non l’inverse  comme on le lit souvent

(article Wikipedia). puisque c’est le facteur le plus rapide, le plus

mobile, qui, analogiquement, a vocation à représenter le Yang.

montre la Lune avec ses 28 épouses). Peu importe que l’on place

le Yang avant ou après le  Yin car quelque part le Yang

intervient par rapport au Yin . On dit souvent que le Yang

est montée et l’on pourrait parler d’adrénaline (sur le I Ching,cf

nos Mathématiques Divinatoires. Paris, Trédaniel  1983, pp. 61

et seq)

En fait,  ne devrait-on pas se focaliser sur les évenements en rapport avec la

conjonction qui est un point visible précis  alors que ce qui reléve de la « disjonction »

ne se définit que par le biais du manque, de l’absence? Nous dirons que l’objet de l’astrologie est le leadershio

dans son émergence la plus forte  et non  ce qui se passe quand le dit leadership est en crise, en défaut.

Il nous semble donc vain de tenter de modéliser  un facteur négatif, « en creux ».

 

 

 

JHB

29 10 14

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Publié dans ASTROLOGIE, Culture, FEMMES, HISTOIRE | Pas de Commentaire »

Repenser l’Histoire des femmes et du couple.

Posté par nofim le 24 octobre 2014

La place des femmes dans l’Histoire. Pour une approche quantitative. La sérendipité du couple.

 

par Jacques  Halbronn

 

 

La question de la place des femmes dans l’Histoire, au sens global du terme par delà l’aspect proprement politique, s’est heurtée à un

certain nombre d’obstacles  (épistémologiques) du fait que l’on aura voulu instaurer une sorte de symétrie, de calque, ce qui n’a pas lieu d’être. Nous voudrions insister ici, en effet, sur la nécessité d’un traitement quantatitatif plutôt que qualitatif du sujet. (cf  Les femmes

dans les sciences de l’homme (XIXe-XXe siècles)  Inspiratrices, collaboratrices ou créatrices?  Dir. Jacqueline Carroy, Nicole Edelman etc  Ed Seli-Arslan  2005, La place des femmes dans l’Histoire. Une histoire mixte  dir  Geneviève  Dermenjian etc ,  Ed Belin  2010)

Nous partirons d’une grille bien spécifique à savoir que les femmes agissent avant tout dans l’Histoire non pas individuellement mais

collectivement, ce qui conduit à une approche, une méthodologie,  nécessairement très différentes de l’Histoire des Femmes par rapport à celle des Hommes.

Il importe avant toute chose de souligner l’importance du processus de consommation dans le fonctionnement des sociétés. Tel produit se vendra largement et tel autre guère et il en est de même qu »‘il s’agisse d’électroménager, de littérature,  de beauté etc.  C’est le nombre qui fait qu’un produit « marchera  » ou pas. Le produit ainsi « élu » et en ce sens  isolé  sera paradoxalement  déterminé par le nombre, comme c’est aussi le cas de ce produit un peu particulier qu’est un candidat à une élection. Le un trouve sa légitimité de par le

nombre, de par l’onction du collectif, du consensus.

Dire que les femmes sont amenées et appelées à jouer un rôle majeur dans une telle dynamique élective nous semble devoir se placer

au coeur de toute Histoire des femmes. Mais cela ne va pas  sans certaines contradictions du fait que les femmes veulent le beurre et

l’argent du beurre, en affirmant avoir le « droit » de se situer des deux côtés de la barrière, tant du côté des électeurs que des  (heureux) élus.

Autrement dit, une femme qui tente de se placer  dans une posture  « solitaire » nous pose probléme. Encore ne faut-il pas  se payer de mots. Quand on parle de « création », qu’est-ce à dire? On peut imaginer des centaines de femmes qui « créent »  à l’instigation de tel ou

tel « maitre ». Pour nous, le véritable créateur est celui qui fait école, ce qui implique un décalage diachronique. Il doit se présenter en

premier, chronologiquement. On ne saurait en aucun cas ignorer ici le facteur Temps, le « chrono ». En aval du  temps du créateur, on

trouvera- dans un deuxiéme temps,  un grand nombre de « disciples » et on retrouve bien la dialectique de l’un et du pluriel. On retrouve donc ici le nombre et il importe peu que dans un cas l’on ait des « consommatrices », des « électrices » ou des « imitatrices ». Dans tous les cas de figure, l’on est en mesure de percevoir un processus de convergence, comme pour une aimantation. L’observateur  honnête ne

saurait s’y tromper. Autrement dit,  si les femmes convergent vers tel ou tel personnage, on peut certes soutenir que ce sont elles

qui signalent et entérinent son existence mais il s’agit, en tout état de cause, bel et bien, d’un phénoméne de fascination collective, dans tous les cas de figure, des plus  basiques aux plus  sophistiqués. En ce sens, on dira que les femmes « suivent », « poursuivent » un homme

et que ce qui importe ce n’est pas l’action de telle ou telle femme mais bien celui d’un grand nombre de femmes. La femme n’existerait

historiquement que collectivement et c’est d’ailleurs, paradoxalement, pour cela qu’elle revendique son individualité qui nous apparait, pour parler comme Freud, comme un « manque », une « absence » dont  la femme  ne cesse d’être en quéte. Ce « moi » introuvable et qui nous fait penser à cet oeil que les Gorgones devaients se partager.  » Eschyle  écrit  en effet  qu’elles n’avaient qu’un seul œil et une seule dent à elles trois.   Rappelons que c’est Persée qui les vainquit en tranchant  la tête de Méduse, l’une des Gorgones. En ce sens, on pourrait qualifier de Persée  ceux qui s’en prennent aux femmes lesquelles ne sont jamais plus redoutables que lorsqu’elles sont en nombre et qu’elles sont soudées.

Ce qui contribue à « souder » (en  faire l’unité à partir du pluriel » et en ce sens, l’on dire que grammaticalement, les  femmes correspondent au pluriel et les hommes au singulier), c »est le fait de dire la même chose, de tenir les mêmes propos, grâce notamment au  texte que l’on recopie et que plus tard l’on imprimera ou photocopiera. Face à ce « front » commun, les hommes avancent souvent en

ordre dispersé, vu qu’ils n’ont guère de goût pour se copier, se plagier les uns les autres. C’est leur talon d’Achille!

Les femmes savent que par leur aptitude à converger, elles détiennent les clefs du succés des hommes, qu’elles « font  » (et défont))  les rois, et les sondages d’opinion, l’audimat ne peuvent que renforcer ce pouvoir de la rumeur. .

Nous avons pu noter que dans bien des milieux,  le poids économique des femmes était considérable du fait du nombre d’inscrits, de clients. L’Union fait leur force mais cette union n’est pas forcément consciente. Elle s’observe de facto quand on « photographie » la composition d’une « salle », d’un « public ». Sans les femmes, bien des rencontres ne seraient pas viables  et ne sauraient être qualifiées de

« succés ». On entend ainsi des organisateurs se pavaner parce qu’ils ont su rassembler 500 personnes dont 90% sont des femmes. La réussite sociale passerait donc par les femmes.

On est donc fort surpris d’entendre  les femmes se plaindre de ce que l’on dresse des obstacles pour les empêcher d’atteindre  les sommets de la reconnaissance (comme le Prix Nobel, la médaille Field). C’est qu’il semble bien qu’une femme ne soit pas en mesure de mobiliser les foules, au sens où nous l’avons entendu plus haut.  On rappellera qu’en électricité, il y a des prises dites mâles et d’autres femelles. Autrement dit, la dualité nous apparait comme une nécessité, ce qui rend absurde l’idée même de vouloir y

mettre fin.

Que serait-ce donc qu’une Histoire des Femmes? Cela se rapproche assez d’une certaine « Nouvelle Histoire », faisant appel aux sciences sociales, aux statistiques.  (Ecole des Annales). Cette idée d’une conscience féminine collective n’est peut être pas si facile à assumer pour les femmes elles-mêmes. En fait, nous dirons que les hommes partent de l’individuel pour aller vers le collectif et que les femmes partent du collectif pour parvenir à affirmer leur individualité, en s’efforçant de montrer à quel point elles différent toutes les unes des autres, par tel ou tel détail, ce qui conduit à des discussions byzantines sur la   » valeur ajoutée » de telle  femme à l’oeuvre de tel ou tel homme, ne serait-ce que par le biais de l’interprétion d’une même oeuvre musicale ou d’un même texte.

Si l’on examine le contenu des « histtoires de femmes », il est question de ce qu’ont fait les femmes  à telle ou telle époque, sous telle ou telle latitude mais rarement dans une perspective de complémentarité. On a l’impression que l’on veut avant tout nous raconter comment

les femmes ont « empiété », avec plus ou moins de bonheur,  sur le territoire des hommes.

Pour notre part, nous serions assez proches de Marx quand il souligne – ce qui n’a pas forcément été signalé comme il se devait- à quel  point les femmes sont vouées à  s’affirmer au sein du prolétariat et notamment du fait du progrès de l’industrie, c’est à dire des techniques.

Ce que Marx appelle -avec Engels- la Lutte des Classes ne serait-ce  pas  une « guerre »  des Sexes?  Quelque part, le progrès technique aura ouvert une porte aux femmes tant et si bien qu’il est bien difficile de dissocier la condition des femmes de celle des « machines », de la division du travail  qui permet à tout un ensemble de ne faire qu’un au final. Les femmes sont en effet dans une problématique unitaire

transcendant la pluralité par le biais d’un appareillage commun et partagé.(cf notre ouvrage en ligne aux Editions Eric Le Nouvel)

Hommes et femmes ne vivent pas dans des mondes séparés ou paralléles comme cela semble parfois ressortir de la lecture de telles « histoires ». L’histoire des femmes ne se réduit pas à celle de leurs « conquétes », à la façon dont elles « sortent » de leur « condition »! (cf  Jean-Paul Rouc. La femme dans l’Histoir et les mythes, Paris, Fayard,  2004). Chaque « genre » a besoin de l’autre pour exister. Les femmes ne peuvent paradoxalement se réunir que grâce aux hommes, à leurs oeuvres – qu’ils soient morts ou vivants. Les hommes ont besoin des femmes pour se départager comme les spermatozoïdes par rapport à l’ovule. Il est notamment essentiel que les femmes soient concernées

par l’ici et maintenant et ne s’accrochent pas à des hommes du passé, comme c’est trop souvent le cas, dans tant de domaines, et notamment dans le culturel.

Nous avons déjà dénoncé  un tel syndrome: les femmes préférent reconnaitre le génie des hommes d’hier et nier celui des hommes qui sont leurs contemporains.  Tout se passe comme si les femmes pariaient sur une sorte de décadence qui nous rendraient tous égaux, hommes et femmes,  pouvant enfin communier dans la « culture » d’un glorieux passé qu’elles seraient particulièrement douées pour

réactiver et  faire revivre par de nouvelles interprétations et traductions. Le culte de Jésus (christianisme)  nous apparait comme faisant plus sens pour les femmes que pour les hommes puisque c’est un homme qui est l’objet d’adoration. En ce sens, les femmes ont bel et bien

un culte des « grands hommes »  du passé  et cela explique pourquoi en dépit de ces « histoires des femmes », la culture des femmes au XXIe siècle est  avant tout articulée sur les oeuvres d’hommes et non pas de femmes., que ce soit dans le domaine de la philosophie, de la musique, de la peinture, de l’économie, de la politique.

Il est au demeurant fâcheux que les femmes d’aujourd’hui

reprennent à leur compte d’anciens consensus au lieu  d’en constituer de nouveaux.

En quelque sorte, notre époque actuelle serait une sorte de noman’s land et ce n’est qu’à ce prix, qu’hommes et femmes pourraient coexister, du fait d’une sorte de castration; d’asséchement,  du génie humain qui ne serait plus qu’un « has been », l’homme ne servant plus qu’à aider à la procréation, du moins jusqu’à nouvel ordre!

Marx avait recommandé les « communautés » de femmes (Manifeste, 1848) et ne semble pas avoir beaucoup cru au couple.

En vérité, le couple ne serait-il pas  une institution qui péche du fait même que l’on est dans un rapport d’un à un alors que l’on devrait être dans un rapport de l’un au multiple?.  Selon une formulation qui peut choquer, nous  avons le cas des femmes avant la ménopause et après. Avant,  il faut peu d’hommes pour féconder beaucoup de femmes (polygamie) et après, il faut peu de femmes pour satisfaire  sexuellement beaucoup d’hommes (polyandrie). Le couple donne une image déformante du rapport hommes-femmes dans la mesure où la procréation si elle exige un rapprochement ponctuel entre les deux sexes n’implique pas pour autant une quelconque exclusivité ad aeternam .  Le couple pose probléme en ce qu’il place chaque homme sur un piédestal, ce qui contribue à discréditer l’idée même de

« supériorité » des hommes. Un homme seul face à une femme seule serait ainsi  une impropriété. En effet,  les seuls hommes qui nous intéressent ici, sont ceux qui sont en mesure de rassembler. Le couple ne serait-il  alors qu’un lot de consolation pour les hommes laissés pour compte.? Or,  si l’on observe le phénoméne du couple sous l’angle de la créativité et de la sérendipité,  il apparait tout au contraire que la construction du couple satisfait un besoin de création et pas seulement de procréation.  Former un couple – dans tous les sens du terme- c’est générer quelque chose qui aurait fort bien pu ne pas exister, qui relévé plus du hasard que de la nécessité et l’on peut dire que

la créativité de la plus grande partie des hommes se manifeste dans cette élaboration du couple et en sa « maintenance », son « maintien ».

On ne sera donc pas surpris de voir des esprits très créatifs rester fidéles à l’idée de couple . On pense au couple emblématique  formé par Jean-Paul Sartre et Simone de Beauvoir. La multiplication des ruptures, des divorces s’expliquerait selon nous par le fléchissement sinon le déclin du sens de la sérendipité laquelle nous parait au coeur de l’évolution humaine en ce qu »elle est un garant de biodiversité. Le couple, on l’a montré,  n’est pas « naturel » mais « culturel », il reléve de la « seconde nature »,  d’une démarche que l’on peut qualifier d’artistique. Nous nous opposons à ceux qui veulent expliquer l’humanité par le seul fait de son environnement terrestre et/ou cosmique alors qu’il est évident que les hommes ont  fait des choix, ont « sélectionné » parmi les « compossibles » de façon arbitraire et ce faisant ils ont en quelque sorte enrichi le réel. D’aucuns prennent un malin plaisir à  ne pas prendre ce que les hommes instaurent au sérieux au regard et au prisme des sciences « dures » mais pour nous, Humanité,  ce que nous établissons, constituons (constitution, contrat)  mérite bel et bien le statut de ‘réalité ». On peut dire qu’il y a  de la « magie » dans le couple, au sens traditionnel du terme, voire du « miracle ». L’Homme est certes issu de la « Nature » à son origine mais il s’est surtout construit contre elle, en l’instrumentalisant, c’est à dire à la percevant à sa guise, comme bon lui semblait. Il ne faudrait pas au nom d’un certain scientisme minimiser cette faculté de créativité sociale qui est en résonance avec l’idée de novation, de transmutation (de mutation). On se demandera si le couple, in finé, en tant qu’oeuvre à accomplir, à ériger, ne fait pas plus sens pour l’homme que pour la femme et l’on rappellera que la majorité des demanndes de divorces émane des femmes comme si, quelque part, elles avaient conscience  que l’idée même de couple était déjà en soi une victoire masculine,

une satisfaction de l’orgueil prométhéen  du mâle.  En ce sens, rejeter le couple, le « nous », ne s’apparenterait-ce point à une forme de castration (rupture, coupure)? Quelque part,  la sérendipité reléve de la force de la croyance. Ce que les hommes croient, décident de croire,  finirait par exister bel et bien.  Porter atteinte au couple apparaitrait alors comme une  blessure narcissique qui met en branle

toute la dynamique créatrice de la personne et en cela  notre rapport au couple  constituerait un enjeu majeur pour la confiance que nous pouvons développer en nous-mêmes, en notre « pouvoir » sur le monde.

 

Bibliographie

Pascal Duret Le couple face au temps,  Paris, Armand Colin 2007

Jean-Claude Kaufmann  Sociologie du couple. Que Sais- je?  PUF 1993

Tony Anatrella,  Epoux, heureux époux. Essai sur le lien conjugal. Paris, Flamamarion, 2004

Hubert Jaoui,  Laura Bulleri,  J’aime mon couple et je le soigne. Amour, sexe et créativité.  Paris, Dunod, 2004

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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L’importation massive de mots français par le monde anglo-saxon et germanique

Posté par nofim le 23 octobre 2014

Vers une économie linguistique. La dette  « germanique » envers le monde francophone.

 

par Jacques Halbronn

 

La thèse d’un choc linguistique d’ici le demi-siècle nous apparait comme un enjeu économique majeur pour les prochaines décennies. Préparer un tel choc économique doit s’envisager dès à présent en vue d’une véritable « guerre des langues » et du fait d’un certain

néo-colonialisme linguistique (cf les travaux de Louis-Jean Calvet). Le monde  francophone ne saurait renoncer à de tels défis mais il faut prendre conscience de leur ampleur et des résistances qui ne manqueront point de se manifester, et notamment au nom de la « Science » et de la « linguistique ». C’est pourquoi nous pensons qu’il importe de montrer que la linguistique contemporaine aura été mise en place pour précisément éviter un tel « choc », de telles revendications que d’aucuns n’hésiteront probablement pas  à qualifier de  « démentes ». Il ne faudra pas se décourager pour autant!

Enjeux économiques avons- nous dit, et qui relévent en fait d’une  véritable spoliation!  Le mot n’est pas trop fort. Et la politique de l’autruche des emprunteurs  nous fait songer peu ou prou à la crise des subprimes, qui concerne également les USA comme c’est le cas

pour l’affaire des emprunts linguistiques au français qui n’a cessé de se manifester sur près de 1000 ans. (conquéte normande en 1066)

et cela n’est pas sans rapport avec le « French Bashing » comme on finira bien par en  prendre conscience tôt ou tard.

Il est clair que lorsque l’on interroge des locuteurs natifs anglophones, on est le plus souvent dans le déni selon un argumentaire plus

ou moins sophistiqué. Cela va de l’origine « latine » du français aux « faux amis »  qui n’ont plus rien à voir avec l’original français – argument d’ailleurs souvent avancé par les professeurs d’anglais en France.

L’enjeu est d’autant plus crucial que l’anglais est bel et bien en position de langue « mondiale » mais c’est précisément la notion même

de ‘langue » en tant qu’entité une et indivisible qui fait ici épistémologiquement probléme en un temps où les physiciens nous expliquent que tout est continuum. Un tel cloisonnement est d’autant plus inacceptable que l’on sait à quel point les notions d’importation et

d’exportation sont déterminantes en économie. Pourquoi ne pourrait-on parler de « ‘balance » des paiements  au niveau linguistique? D’ailleurs la notion d’ »emprunt » linguistique est parfaitement bien  établie et l’on passe aisément de l’emprunt à l’endettement à moins

que l’on ne mette en avant quelque argument légitimant  une certaine forme d’appropriation.

Or, le monde francophone n’a aucun intérêt -et ne peut d’ailleurs se le permettre  –  à valider un certain discours qui placerait le domaine des langues hors du champ économique et il  est bien de notre intention de ne pas laisser se perpétuer plus longtemps une telle spoliation dont le français ferait les frais.

Les linguistes sont d’ailleurs, pour la plupart, parfaitement au courant de la masse de mots français entrés en anglais au cours des siècles au point que l’anglais moderne  est devenu une langue hybride, bâtarde, bref colonisée et qui en porte les stigmates. Mais ils tendent à minimiser et à relativiser les tenants et aboutissants d’un tel « dossier ».

Pour ne pas tomber dans certains piéges, il importe de commencer par déconstruire l’idée d’entités linguistiques indépendantes les

unes des autres. Or, la phonologie a sa raison d’être dans une telle idée. Pour cette « science »,  un locuteur est marqué par la nécessité de gérer au mieux la langue dans laquelle il s’exprime sans se soucier des autres langues.  On évacue ainis toutes les considérations

diachroniques et on décide d’une sorte de statu quo sur lequel il ne serait pas question de revenir. Car que se  passerait-il, n’est-ce pas, si chaque langue revendiquait des « royalties », des redevance sur ce que les autres langues lui devaient et continuent à lui devoir si

les mots ainsi concernés sont encore en usage? Ce serait un désordre total, n’hésiterait–on point à conclure.

Or,  dans ce domaine, il est des langues qui sont plus « égales » que d’autres et aucune langue vivante, à notre avis, n’aura exporté

aurant de mots vers d’autres langues que le français, au cours des dix derniers siècles. Donc  les langues ne  sont nullement toutes

logées  à la même enseigne en matière d’économie linguistique.

On ajoutera qu’il n’est certainement pas plus ‘moral » d’accepter que tel pays vende le pétrole ou le gaz de son sous-sol alors qu’il n’y est

pour rien, au regard des chronologies, alors que la France est directement concerné par  la langue française qui en émane. Certes,

on nous répliquera non sans un certain cynisme, qu’il est plus facile de « voler » des mots que des  barrils de pétrole. Mais les temps

changent et l’on sait que le « piratage » des textes et pourquoi pas des mots devient un enjeu majeur et que les moyens pour

détecter le dit piratage sont de plus en plus sophistiqués. On sait aussi que les récentes affaires d’espionage électronique ont montré

à quel point il était possible de contrôler l’usage de tel ou tel mot. Donc logistiquement, rien ne s’oppose techniquement à la mise en

place d’un « marché », d’un « commerce » des mots.

Car c’est bien des mots qu’il s’agit et non des langues.  Peu nous importe le nombre de locuteurs qui parlent le français ici mais bien

le nombre de mots français que tel ou tel locuteur utilise au sein de sa propre « langue ».

Certes, l’anglais pourrait être tenté de pratiquer lui aussi une telle politique en exigeant des redevances pour l’usage de cette « langue »

dans le monde. C’est son droit. Mais c’est le droit aussi de la part de la francophonie de se faire payer pour les mots français qui

truffent littéralement la dite langue anglaise pour ne parler que d’elle car on pourrait tout à fair aborder la question de la dette

allemande en termes de mots français empruntés et importés. Il suffit de lire un texte relativement bref et déjà ancien comme le

Manifeste du Parti Communiste de Marx pour observer que les mots d’origine française s’y compte par centaines. En sens inverse, l’importation de mots allemands en français est dérisoire. Et  le « franglais » dont parleait il  y a 50 ans un René Etiemeble (Parlez vous

franglais?) ne fait que montrer que les francophones sont infiniment plus comptables des leurs quelques emprunts  à l’anglais que cela

n’est le cas en sens inverse!

Nous conseillons d’engager  tant à l’école, au collége et au lycée, une campagne de sensibilisation dans ce sens mais aussi dans les média sous la forme de jeux télévisés consistant à prendre un document  rédigé en anglais et à  voir lequel des concurrents  trouvera le plus

de mots d’origine française. Un exemple remarquable est le fameux « care » qui est entré en français. Qui ne voit qu’il ne s’agit d’une

déformation du français « cure »?  On rappellera les formes : sinécure, ne pas en avoir cure, curieux,  aller en cure, sans parler du « curé », du « curateur », de la curatelle.   L’anglais

a d »ailleurs gardé « ‘cure » dans le sens de soigner, ce qui fait un

doublon avec care..

Dans un film récent ‘The Judge » nous avons entendu une petite fille déclarer avoir passé des vacances

remarquables.  Si l’on demandait à un francophone de retrouver le mot anglais utilisé pour « vacances », on entendrait à coup sûr

« holidays » alors que c’est le mot « vacation »  qui est sorti de la bouche de la petite fille!  Qu’il y ait chez les Anglophones une

fascination séculaire non pas tant pour la langue française mais pour les mots français est une évidence, ce qui explique notamment

la proportion de mots français importés qui ont été maintenus dans leur orthographe d’origine. Il est des secteurs sémantiques qui

sont quasiment réservés aux mots  français comem tout ce qui vise à calmer le jeu :   quiet, calm, silence, clear et dont on ne saurait dire

qu’ils appartiennent à un haut niveau de langue. Car on entend souvent cet argument à savoir que les mots français ne seraient pas

utilisés par les classes populaires. La lecture de la dite presse populaire  apporte un démenti flagrant à une telle affirmation ne serait-ce

en tout cas qu’au niveau de la compréhension passive! En fait, la masse des mots d’origine française est absolument stupéfiante et il serait totalement  impossible que l’anglais se passe des mots français. Ce serait suicidaire.  La seule question est celle du rapport des forces mais  c’est là une question géopolitique au niveau mondial. Que les Etats Unis  répliquent par une fin de non recevoir ou par quelque forme de chantage est à prévoir. Mais le jeu en vaut la chandelle. d’autant que d’un point de vue ergonomique, l’anglais est

une langue indéfendable en son économie interne et son apprentissage fait bien plus la part aux signifiés qu’aux signifiants. La théorie de Saussure aura contribué à renforcer les positions de  l’anglais dès lors qu’elle est instrumentalisée au profit des signifiés, c’est à dire

qu’elle minimise le rôle des mots (signifiants en tant qu’objets)  en mettant l’accent sur le sens qu’on leur octroie. (signifiés en tant

que commentaires, interprétation, tradition).

 

 

 

 

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La notion de refoulement (Verdrängung) chez Marx et chez Freud.

Posté par nofim le 21 octobre 2014

Le nivellement de la société prolétarienne par les machines et le processus de refoulement (Verdrängung)  de l ‘homme chez  la femme

par  Jacques Halbronn

 

D’aucuns ont cru bon de rapprocher le Manifeste du Parti Communiste d’un autre « Manifeste », celui

rédigé par Victor Considérant, quelques années plus tôt. (cf Sorel, W. Tcherkessof; Antony Cyril

Sutton) mais la comparaison des deux textes  n’en fait pas moins apparaitre ce qui constitue, à nos yeux,

l’apport principal de Marx à savoir le lien qu’il établit entre l’essor du machinisme et  l’égalité des hommes et des femmes devant le travail, point qui n’est guère soulevé par  Considérant qui ne mentionne le terme « machine » qu’une seule fois :  « C’est  contre des machines qui ne dépensent plus que quelques centimes par force d’homme ». Autrement dit, si Marx emprunta éventuellement à  Considérant, son discours sur les femmes  nous apparait comme un apport qui lui est propre mais qui, paradoxalement,  n’aura

pas été mis en avant par les commentateurs comme cela aurait du l’être.

Nous insisterons dans le présent texte sur les effets du machinisme sur le statut de la femme, phénoméne

qu’il décrit dès le milieu des années 1840. En effet, on note ainsi qu’un tel rapprochement entre deux

questions, celle de la machine et celle de la femme, était déjà clairement formulé, ce qui ne peut

que nous interpeller en ce début de XXIe siècle de par son caractère prophétique. Nous aborderons à

cette occasion les emprunts de l’allemand au français en rappelant que la Rhénanine était restée  très marquée par l’occupation française. Il serait intéressant, par ailleurs, de déterminer de quelle façon

Marx et Engels ont pu être influencés par d’autres auteurs sur cette question Machines/femmes mais

cela ne sera pas ici notre préoccupation.

Nous nous contenterons dans un premier temps de citer des passages du Manifeste du Parti

Communiste en traduction  française: v

Bourgeois et Prolétaires:

« L’extension du machinisme et la division du  travail ont fait perdre au travail des prolétaires tout

caractère indépendant et par suite tout  attrait pour l’ouvrier. Celui-ci n’est plus qu’un accessoire de

la machine et l’on n’exige de lui que le geste le plus simple, le plus mootone, le plus facile à apprendre. Les

frais qu’occasionne l’ouvrier se limitent donc à peu près uniquement aux moyens de subsistance dont il

a besoin pour son entretien et la reproduction de sa race. Or le prix d’une marchandise, donc aussi

du  travail,est égal à ses frais de production (…) A mesure  que s’accroissent le machinisme et la

division du  travail la masse du travail grandit ausssi, soit  par l’augmentation des heures de travail, soit par

l’augmentation du travail exigé dans un temps donné, par l’accélération de la marche des machines etc.

(….) Des masses d’ouvriers (…) ne sont pas seulement des esclaves de la classe bourgeoise, de l’Etat   bourgeois, ils sonr chaque jour et à chaque heure asservis par la machine (…) Moins  le travail manuel exige d’habileté et de force, c’est à dire plus l’industrie moderne se développe, plus le travail des hommes est supplanté par celui des femmes. Les différences de sexe et d’âge n’ont plus aucune valeur  sociale pour la classe ouvrière. Il n’y a plus que des instruments de travail dont le coût diffère selon l’âge et le sexe »

(pp.  82-83  trad. Emile Bottigelli,  Ed G. F. Flammarion 1998) – traduction très proche de celle de Laure Lafargue,  fille de Marx  (1848), revue et corrigée

par F. Engels  (Ere Nouvelle, Rééd

Champ Libre 1983)

Quelques observations sur l’original allemand, pour les quelques paragraphes concernés  : on trouve Maschinerie et  Maschine que le traducteur français rend pareillement par « Machine » (cf  Marx Engels,

Kommunistiches Manifest  1848-1948 ,  Kaiserslautern et fac simile Londres 1848  in fine de la  réédition de la traduction

française  de Laura Lafargue,   Ed Champ Libre 1983, en caractères gothiques)

Parmi les termes français utilisés dans ce passage du Manifeste, relevons notamment dans le texte

allemand:  :  Bourgeoisie,  Kapital, Proletariat,  Klasse,  modern,  Artikel, Konkurrenz, Markt,

Proletarier, Charakter, Kost, Rasse, Preis, Produktion,  Masse,  Industrie, patriarchal,  Fabrik,  soldatisch,  organisiert, Hierarchie, Offizier,  Bourgeoisklasse,  Despotie,  proklamiert. Instrumente »

Rappelons aussi l’influence des mots français dans le titre même : Manifest  der kommunistischen

Partei. (cf   ed  Th. Stammen  et Ludwig Reichart,   Ed Wilhelm Fink, Munich 1978)

Ainsi, si Marx n’ a pas nécessaitement « plagié »  Victor Considérant et son Manifeste  de l’Ecole

Sociétaire (Paris 1847  BNF  16° R 5204), il est en revanche évident que l’allemand économique et social de

Marx et Engels doit  beaucoup à la langue française (cf notre étude sur les emprunts au français

du Judenstaat de Herzl,  in Le sionisme et ses avatars au tournant du XXe siècle, Ed Ramkat 2002)

Mais revenons à ce nivellement du travail vers le bas qui retient notre attention au coeur du « Manifeste Communiste ».

Il est intéressant de noter que dès les années 1840, la question du travail des femmes à l’usine est ainsi

mise en avant du fait de la machine et de la division du travail qui en découle. (cf le taylorisme). La

machine abolirait toutes les distinctions d’âge et de sexe, à entendre Marx mais bien entendu cela vaut

surtout pour la société prolétarienne.

Avec le recul de plus d’un siècle et demi, force est de constater que ce que Marx déplorait dans son

Manifeste est devenu une valeur, un idéal, celui de l’égalité entre hommes et femmes. On aura fait de

nécessité vertu.. Ce nivellement est devenu une bénédiction providentielle! Il suffit de noter comment

l’on relate en ce centenaire de la Guerre de 14 l’entrée des femmes à l’usine, du fait du départ des hommes au front. On les appelles des « remplaçantes » et on y voit une victoire pour la cause des femmes.

Or, il ne semble pas que telle ait été  la philosophie des auteurs du dit Manifeste.

Mais on peut aller plus loin et souligner que cette égalité ne vaut que pour un travail en miettes ( Fourastié)

aux antipodes de celui de l’artisan qui est ici  mis en paralléle. A contrario, il découle que plus le travail

est sophistiqué, et moins un tel nivellement serait à craindre.  Le travail de haut de gamme n’est guère

de ce fait sujet à cette domination de la « Maschine ».  Il est évident que les premières victimes de ce

nouveau Léviathan qu’est la « Mashinerie » (dans le texte allemandà sont  à trouver au sein du prolétariat. Peut-on dire ainsi que la société prolétarienne aura constitué une avant  garde d’une société « idéale » telle qu’appelée de ses voeux par l’idéologie féministe?

Sans connaitre ces passages du Manifeste du Parti Communiste, nous étions parvenus aux mêmes

conclusions mais à une plus grande échelle  bien au delà du prolétariat. Le probléme reste posé : les femmes

progressent étrangement avec les machines. Plus les machines sont performantes, plus les femmes le

déviennent elles aussi. L’ascension des uns conditionnerait celle des autres.

On notera la traduction française  » le travail des  hommes supplanté par celui des femmes »

Quel est l’original allemand qui a donné la  traduction   »supplanter »?.    » die Arbeit der Männer durch die der Weiber verdrängt »

La traduction de l’allemand telle qu’on la propose dans les dictionnaires  est évincer, refouler,  déplacer,et supplanter. Il faut donc bien comprendre que les machines permettent aux femmes d’évincer les hommes et en cela elles en sont les alliées objectifs.

Or, le terme « verdrângen » sera utilisé en psychanalyse quelques décennies plus tard dans le sens de refoulement (en anglais repression)

« The terms « verdrängen » and « Verdrängung » in Freudian contexts, where the mechanisms are largely unconscious, have gone down in English as « to repress » and « repression. » (sur le mot Verdrängung , cf  C . G. Jung  Freud und die Psychoanalyse;  Gesammelte Werke  IV, 1969 Index  p. 422,   Sigmund Freud Gesammelte Werke  II  Werke aus den Jahren 1913-1917,  ED  Fischer,  1975, index  p. 480, cf aussi  Freud  Gesammelte Werke   Texte aus den Jahren 1885 bis 1938  Ibidem,  sur la série Verdränge,  Verdrängung,  Verdrängte Wüncshe, Verdrängter  Hass, p 900;  Bernd Nitzchke ed. Die Psychonalyse Sigmund Freuds. Konzepte und Begriffe. 2011, Index, p. 297)

Chez Freud,  le déni de l’homme est selon nous lié à la question de l’absence du pénis chez la femme (cf  S. Faure-Pragier, Le désir d’enfant comme substitut du pénis manquant, une théorie stérile de la féminité,    in  collectif  Clefs pour le féminin,, PUF, 1999) et c’est cette image d’un « plus » qui serait ainsi refoulée chez la femme ( on pense à la castration)  et qui serait, de façon matricielle,  à l’origine de sa tendance plus générale au déni. C’est ce déni de l’Homme qui, chez Marx, conduirait la femme à instrumenter la machine pour se substituer à l’homme en tant que mâle et en mettant en avant l’Homme comme recouvrant tant la femme que l’homme, à la façon d’Adam dans le Livre de la Genése, tel que d’aucuns entendent le lire. (cf Sarah Kofman. L’énigme de la femme. La femme dans les textes de Freud,  Ed Galilée 1980, cf les  travaux de Paul – Laurent Assoun qui touchent autant à la psychanlyse qu’au marxisme mais aussi au féminin : Freud et la femme, Paris , Calmann Lévy,  1983,  Clés pour le féminin. Femme, mère, amante et fille,  dir. J. Schaeffer et al.  PUF  1999 , pp 43 et  seq)

On pourrait certes  épiloguer sur le choix de ce terme allemand par Marx  et qui signifie que les femmes sont vouées à prendre le  dessus sur les hommes dans la société prolétarienne et l’on peut se demander si cela n’était pas là une perspective particulièrement détectable et un des aspects les plus insupportables à signaler en ce qui concerne la société prolétarienne et dont la machine/machinerie serait la

principale responsable!

A noter cependant que dans l’édition de Londres de 1848, en allemand, on trouve  associés aux femmes les enfants « Kinder), ce qui sera supprimé par la suite.  Cela nous fait penser que la machine, sous la forme qui est la sienne de nos jours est en mesure, à terme,  de  positionner  les enfants  comme substituts aux adultes, dès lors qu’ils seront adéquatement appareillés.

A propos du rapport de Marx à la question des  femmes, rappelons qu’il s’est toujours opposé au vote des femmes. (cf Francis Wheen, Karl Marx. Biographie inattendue/Paris, Calmann Levy 2003)

Pour en revenir  au rôle de la machine  chez Marx et chez Freud,  nous signalerons que l’on pourrait parler d’une castration des hommes au sein du prolétariat par les femmes et par le biais de la « Maschinerie »  et ce rapprochement nous semble d’autant plus se justifier

que toute castration implique l’usage d’un objet, donc -selon l’acception qui est la nôtre, d’une « machine », aussi rudimentaire soit-elle, à savoir d’un couteau. C’est le lieu, en effet, de rappeler que le terme « machine » est pour nous intimement associé  à celui de technique et

que déjà l’écriture est une « machine »  et donc le livre.  Et nous comparerons de fait la machine au niveau du prolétariat et le livre à celui de la société « bourgeoise ». Le livre serait  par excellence un mode de nivellement égalitaire au même titre que la machine dans le contexte plus spécifiquement industriel. Par le biais du livre -et notamment par ses manifestations électroniques) , la femme est en mesure de « supplanter » l’homme, de rendre celui-ci  inutile, « dispensable ».

Ajoutons un développement assez important du Manifeste

(IIIe partie Prolétaires et  Communistes) à propos de

l’ »abolition  de la famille » et de la mise en place d’une

« communauté des femmes » Citons ce passage : « Non

contents d’avoir à leur disposition  les femmes et les filles de

leurs prolétaires, pour ne rien dire de la prostition publique, nos

bourgeois  se font le plus  grand plaisir  de séduire

réciproquement  leurs femmes légitimes »(cf  ed. GF Flammarion,

op cit.  p.97).Marx semble ainsi

favorable à une certaine séparation des hommes et des femmes

qui selon lui peut d’ores et déjà être observée.

 

 

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Islam et antijudaïsme chrétien

Posté par nofim le 16 octobre 2014

La judéophobie  et l’Islam, au début du XXIe siècle.

La solution méditerranéenne.

par  Jacques  Halbronn

 

Au milieu du XIXe siècle, il a été mis en avant le propos des Juifs sur les Chrértiens tels qu’on

pouvait les relever dans la littérature talmudique, ce qui aboutira à la rédaction des Protocoles des Sages

de Sion, au tournant du XXe siècle, en, laisssant entendre que lorsque les Juifs « modernes » se réunissent,ils

« complotent » toujours et encore contre les Chrétiens, dans leurs « assemblées », qu’il s’agisse de celles

des Consistoires institués sous Napoléon que dans les Congrès Juifs qui se tiennent à partir de 1897 sous

l’égide du mouvement sioniste.

On trouve ainsi sur « 1000 citations sur les juifs » sur le site de Radio Islam

un passage comme celui-ci:

« Qui est de Dieu entend la prophétie de Dieu. C’est pourquoi vous (les Juifs) ne l’entendez pas. Vous n’êtes pas de Dieu!  » . (Jésus aux juifs, Évangile de Jean) »

On devine aisément ici l’intention qui est d’instrumentaliser certaines paroles de Jésus pour nourrir

un antijudaïsme – qui littéralement ne saurait être un « antisémtisme »- voire un antisionisme. On n’est pas

loin ici de la stratégie de l’anti-talmudisme du milieu du XIXe siècle (cf notre ouvrage  Le sionisme et ses avatars au tournant du XXe siècle, Ed Ramkat 2002). Mais cette fois on fait parler  Jésus

à propos des Juifs et non plus les Juifs sur les Chrétiens.  Rappelons que par ailleurs, certains

Islamistes ne se privent pas de se servir des dits Protocoles des Sages de Sion

C’est en tout cas  une façon de  préciser en citant des passages de l’Evangile hostiles aux Juifs

que   »ce n’est pas nous qui le disons ». (cf Philippe Simonnot. Enquéte sur l’Antisémitisme,  ed  Michallon,  2010, pp. 159 et seq). On pourrait même citer des propos des prophétes juifs pas toujours aménes envers les Juifs. En fait on voit bien ici qu’il s’agit de conflits et de dissensions au sein du monde juif.

Il est clair que cette conflictualité se propage en France (cf  Victor Malka. Avons-nous assez divagué.. Lettre à mes amis musulmans, Paris, Albin Michel, 2006) et que les Juifs originaires du Maghreb finissent par  y

retrouver les mêmes situations face à une présence musulmane forte dans l’hexagone et qui s’exacerbe

chaque fois qu’Israël est en cause. Le communautarisme ici semble impossible à éviter ou à évacuer et elle

est notamment le fait du colonialisme français au Maghreb qui aura « importé » les deux communautés

juive et musulmane en métropole, en une sorte de néocolonialisme du fait même de la décolonisation.

Une telle évolution était tout à fait prévisible.  En favorisant l’immigration arabo-musulmane francophone en France, dans le contexte  conflictuel propre au Proche Orient ( collusion du Maghreb et du Mashrek,

de l’Ouest et de l’Est du monde arabe, du Maroc à la Syrie), on s’engageait dans une crise à venir qui ne pourrait qu’ébranler à terme la société française et déstabiliser notamment la présence juive en son sein.

On peut aussi penser que la politique israélienne s’est révélée irresponsable en ignorant les effets de

certains agissements sur la condition juive en France, pays particulièrement vulnérable de par ses liens

historiques avec le monde arabe. Mais dans ce cas, l’on peut raisonnablement se demander s’il ne s’agit pas là de la part d’Israël d’une stratégie délibérée visant à encourager l’Alya, la « montée » de la « diaspora »

juive vers Israël.

Nous avons dit dans de précédents textes qu’il nous semblait souhaitable d’intégrer Israél au sein

de l’Union Européenne. Nous avons aussi  développé un modéle historique présentant les Juifs comme

une tête de pont européenne en « Asie Mineure », ce qui aura conduit à leur différenciation. Nous avons également souligné le fait que  selon l’exogamie, les femmes sont plus faciles à intégrer que les hommes, dans un processus d’immigration. Force est de constater en effet que la communauté arabo-musulmane

a fait preuve d’une résistance certaine au regard de l’intégration et de l’assimilation, ne serait-ce que par

le refus quasi systématique d’adopter des prénoms « locaux » pour leurs enfants et en faisant un enjeu

religieux, ce que les Juifs de France n’ont pas fait, ce qui leur était d’autant plus aisé que l’Europe reste marquée par une civilisation dite judéo-chrétienne.   Le seul domaine qui ne fasse pas probléme est

linguistique, c’est celui de la francophonie laquelle constitue un ciment fondamental pour la société

française, la langue apparaissant comme le vecteur par excellence de la laïcité. On notera d’ailleurs que la

plupart des Juifs ignorent l’hébreu parlé à la différence des arabo-musulmans. Le terme de diaspora en ce

sens est anachronique quant aux Juifs, alors qu’il est bien plus patent pour les arabo-musulmans, ce qui

exclut un quelconque parallélisme ou analogisme.

En conclusion, le noeud du probléme se situe doublement au Proche Orient et interpelle l’historien. C’est par la recherche historique que l’on pourra avancer dans la « solution » du probléme judéo-arabe tant en

France qu’en Israel/Palestine.

On en revient à la colonisation  européenne de l’Afrique et de l’Asie Mineure et à ses conséquences et

implications qui perdurent non seulement sur des siècles mais probablement sur des millénaires. Nous n’avons pas d’autre choix en Europe et singulièrement en France  que d’assumer un tel passé colonial.  La

confrontation entre Juifs et Arabes est probablement bien antérieure à l’émergence du « judaïsme » et de l’Islam. On ne peut comprendre le fait juif sans remonter très loin dans le temps de par l’établissement

de ce que nous avons appelé plus haut une « tête de pont ». Les juifs, en dépit de la langue hébraïque, appartienennt assurément au monde européen. On se demandera si la moins mauvaise solution ne serait

pas dans le cadre de l’Union Européenne de faciliter les flux de population  au sein d’une Union Européenne

élargie à la Turquie et à Israël voire au Liban avec l’héritage des  Croisades en maintenant Jérusalem au

coeur du dispositif.  Un tel flux conduirait à faciliter singulièrement la circulation et l’installation des

Israéliens en Europe. On peut en ce sens englober au sein de l’Union Européenne un Etat Palestinien qui

ferait pendant à la présence arabe dans l’Union Européenne.  Et pourquoi à terme ne pas englober au sein

de la dite Union Européenne tout le pourtour méditerrannéeen dans son intégralité en favorisant à terme

le retour éventuel  des immigrants maghrébins dans leurs .La

Méditteranée est de toute façon vouée à retrouver son unité

géopolitique (Mare Nostrum)

JHB

14  10 14.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Sérendipité et mutationisme darwinien

Posté par nofim le 16 octobre 2014

Darwin:  musique et théorie de l’évolution

par  Jacques  Halbronn

 

Récemment, dans un selfie, nous avions envisagé lors d’une masterclass d’improvisation musicale

la possibilité que Darwin aurait pu être influencé par la création musicale. Or, nous découvrons

que cette piste a été prise en considération par certains chercheurs (cf Philippe Lalitte,

« La théorie de l’évolution de Darwin peut-elle vraiment s’appliquer à la musique ? »). On peut

y lire : «  Une étude des chercheurs de l’Imperial College de Londres affirme que la musique évolue selon la théorie de Darwin, les « meilleurs » morceaux trouvant leur public et devenant des standards (..) Le type d’algorithme que les chercheurs Robert MacCallum et Armand Leroi ont utilisé pour DarwinTunes est assez astucieux. Il pourrait même servir d’outil pour composer de la musique (bien que, dans les exemples donnés, il ne fonctionne qu’avec une gamme pentatonique – cinq notes). (…) il est reconnu aujourd’hui que la musique a joué un rôle primordial dans le développement humain. Darwin lui-même l’a affirmé : la musique, tout du moins le fait de jouer avec les sons, est liée à la sexualité et à la reproduction chez les animaux. Cela permet d’attirer le partenaire de sexe opposé, de montrer sa vigueur physique. Chez les êtres humains, la musique est présente (d’après les dernières recherches) depuis Homo sapiens. Le plus ancien instrument de musique jamais découvert – 12 fragments d’une flûte façonnée dans un os de vautour qui, reconstituée, mesure environ 22 centimètres – l’a été par l’archéologue Nicholas Conard, de l’université de Tübingen, dans les montagnes souabes (à Geissenklösterle). Conard affirme que la musique aurait donné à l’Homo sapiens un avantage déterminant sur les Néanderthaliens, en améliorant la cohésion sociale et la communication. Effectivement, chanter en groupe, jouer d’un instrument ensemble, danser, crée un lien fort qui renforce la cohésion du groupe. »

Selon nous, Darwin a pu être influencé par la création musicale pour élaborer sa théorie de l’évolution et de

la sélection mais on peut évidemment considérer que ce faisant Darwin aura théorisé le processus

de création musicale. Peut être même est-ce là l’apport principal  de Darwin si l’on admet que sa

théorie de l’évolution finisse par être abandonnée à terme. Il apparait en effet que Darwin n’était pas

étranger aux enjeux de l’activité musicale. Benoit Virole  (  Le voyage   intérieur de Charles Darwin,  essai sur la genèse psychologique  d’une oeuvre scientifique, Paris : Éd. des archives contemporaines, 2000) note que

Darwin aimait à écouter son épouse Emma jouer du piano.

Selon nous,  le processus de création d’une oeuvre musicale – c’est à dire ici  d’un ensemble de productions

s’étalant sur plusieurs années- implique en effet une certaine sélection de sonorités par le compositeur qui

vont  constituer un certain climat caractérisant son monde.Nous en parlons en connaissance de cause

puisque c’est ainsi que nous procédons, ce dont nous sommes devenus peu à peu de plus en plus conscients.

La thèse que nous soutiendrons ici serait en fait que Darwin -et cela vaut aussi pour l’oeuvre picturale- aurait

élaboré sa théorie en partant du processus créatif au niveau artistique, musical et plastique. Cette thèse

est d’ailleurs plus aisée à accepter pour la sélection des sons et des couleurs que pour l’évolution de l’Humanité.  On notera que cette référence à la Création est d’autant plus intéressante que Darwin trouvera en face de lui des « créationistes ». On peut même se demander si le récit de la Création, tel qu’on le trouve

relaté,  restitué, dans le Livre de la Genése, n’aurait pu par ailleurs exercé une certaine influence sur la pensée de Darwin.

Si l’on suit le récit des « jours » de la Création, l’on note que Dieu « voit » que c’est bien et que ce faisant il

garde ce qui a ainsi été produit. On est là dans une démarche « a posteriori ». Nous pouvons dire nous-mêmes que nous fonctionnons ainsi : nous produisons des sons et si cela nous convient, nous les conservons, nous

y revenons, nous les privilégions. Or, peut-on contester que le modéle darwinien n’implique pas une telle

démarche de critique rétrospective?

Que dire sur le fond? Est-ce que nous adhérons au modéle darwinien en ce qui concerne son discours

sur l’Evolution même si nous y adhèrons sur le plan artistique?

L’idée d’un processus de l’après coup ne nous inspire guère, hors du champ artistique. Le plan linguistique

est intéressant car il se situe aux confins du domaine que nous avons abordé, tant au niveau  visuel qu’auditif. Nous serions plutôt tentés, en tout état de cause, de dire que le langage passe par la mise en

place d’une grammaire, d’une systémique, d’une symétrie. On n’est plus là en face d’une attente, d’une

observation de mutations aléatoires.

Mais si l’on tient même à l’exemple de la création musicale, il est clair qu’en ce qui nous concerne, nous

faisons tout pour produire des « mutations » intéressantes de par nos percussions pianistiques.  Nous n’attendons pas passivement qu’elles aient lieu et l’on peut dire que tout compositeur procédera de même.

Pour notre part,  nous pensons que les hommes ont fait preuve d’un certain volontarisme, d’une certaine

« recherche » et qu’ils ne se sont pas contentés de « trouver ».(cf Picasso sur la création picturale).

Nous pensons aussi qu’à un certain stade, la recherche conduit à se cristalliser et que le compositeur  tend à s’en tenir à un certain style qu’il tendra à perpétuer, à approfondir et qui le rendra reconnaissable entre tous.

On touche au phénoméne de la serendipité qui  est à la base de notre propre conception d’un humanisme

échappant au déterminisme et qui est à l’affut, qui guette toute mutation, qui sélectionne ce qu’il a à

retenir du monde. En 1990, nous avions signé un Eloge de l’erreur ( Collectif paru  aux  Editions  Lierre et Coudrier) sous titré ‘créativité de l’erreur » et  qui résumait un mémoire de linguistique intitulé Linguistique de l’Erreur (inédit) préparé sous la direction de Louis-Jean Calvet.

L’esprit de seréndipité exige  une sorte de prise de distance qui est illustrée dans le récit de la Création. Et Dieu vit que c’était bon, ce qui implique un certain recul, une forme de secondarité (au sens de Le Senne) dont certains semblent mieux dotés que d’autres,ce qui renverrait à ce que nous apeplons l’altérité intérieure.

 

 

Bibliographie

La  sérendipité, le hasard heureux.  dir  Daniéle Bourcier  & Pek Van Andel    Actes du Colloque de

Cerisy  Hermann 2011

Pek Van Andel & Danième Bourcier  De la sérendipité dans la science, la technique, l’art et le droit     Ed Hermann,, 2013

Jean Jacques  L’imprévu ou la science des objets trouvés  Ed Odile Jacob;  1990

 

 

 

 

 

 

 

 

 

22  10 14

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 JHB

16 10 14

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La cuisine des données brutes

Posté par nofim le 14 octobre 2014

 

Etudes cognitives. De l’approche « raisonnée » et de l’irrationnel.

par  Jacques  Halbronn

 

Nous aimons à comparer la digestion des nourritures matérielles avec celle des spirituelles ou intellectuelles. Et c’est pour cette raison que nous avons déclaré récemment que la philosophie était une « cuisine de l’esprit », que notre intelligence risquerait l’indigestion si nous faisions absorber à notre « mental », à notre cerveau, des produits qui ne seraient pas préts à la consommation, insuffisamment

cuits, par exemple. On pense à la « cuisson » alchimique dans l’Athanor.

Le philosophe serait donc voué à servir des préparations qui seraient assimialbles, digestes par un processus de purification, de décantation, de dégrossissage.

Mais il n’est pas le seul à être le gardien immunitaire  face à des faits que l’on pourrait qualifier de « barbares ». Il faudrait aussi

faire la part de l’historien qui introduit et satisfait à une exigece de diachronicité, de perspectives, de « genése ». En ce sens, tout fait

devrait bel et bien être passé au tamis des approches croisées de la philosophie et de l’Histoire.

Mais l’on pourrait ajouter deux autres « méthodes »,  celle qui passe par le Droit, et celle qui passe par la Langue.

Dans le premier cas, le Droit permet à une sociéte de fonctionner, de s’organiser, de se réguler en proclamant des « lois » sans le respect desquelles il n’y aurait pas  d’Etat de Droit. Nous dirons que d’une certaine façon, l’astrologie reléverait à l’origine des sciences juridiques même si cela a dérivé vers la croyance, voire vers la religion à des fins de légitimation.

Et  dans le second cas,  la Langue est égélement censée  servir d’interface entre les « faits » de nature et ceux de culture.

Il serait bon de développer ces quatre angles d’approche lesquels présentent chacun une certaine spécificité. Ces quatre approches semblent constituer un ensemble nécessaire sinon suffisant pour que l’Humanité puisse éviter le désordre, la décadence, le  dépérissement, la dégradation de la conscience. Bien évidemment, l’on ne saurait oublier la Diététique dont il a été question au début.

En replaçant la philosophie au sein d’un ensemble de méthodes, nous mettons fin à  un statut à part tant il est vrai que la plupart

des gens sont dans l’incapacité de  cerner l’objet de la Philosophie.

Pour notre part, nous avons couvert  peu ou prou  le champ de ces diverses  « grilles » – terme qui ici signifierait  une idée de filtrage- et cela représente à nos yeux un tout à cinq branches, si l’on y englobe les nourritures terrestres.

A  contrario, que se passe-t-il quand ce appareil immunitaire ne fonctionne pas ou mal, quand ce qui est brut n’est pas raffiné, quand

ce qui est  désarticulé n’est pas rétabli et en fait quand les méthodes auxquelles on est en droit de vouloir recourir  sont elles-mêmes

viciées? Alors la solution tend à devenir le probléme.

Le passage du cru au cuit  fait image et dit bien, croyons-nous, ce qu’il veut dire. La philosophie, on l’a dit, doit servir de four en vue d’une cuisson. Elle se situe avant tout dans la synchronie, dans l’agencement structurel et quelque part elle évacue, évite la dimension chronologique, ce que fait en revanche l’Histoire. Le philosophe n’est en ce sens pas nécessairement un bon historien capable de restaurer le cours, la succession des choses, la  chronologie.

Pour en venir à un domaine qui pour nous est « pilote », à savoir l’Astrologie, nous dirons que l’on y observer une double déficit

de synchronie et de diachronie. En outre, l’astrologue se sert du langage dans sa pratique sans toujours prendre conscience des ambiguités de la « parole ». Quant au Droit, l’astroloogue est réticent à percevoir et reconnaitre la dimenion juridique de son  savoir. Or, nous pensons que de même que l’astrologie doit faire bon ménage avec l’Histoire,  celle-ci -du moins à l’origine- était avant toute chose

une Loi, non pas au sens scientifique mais moral  du mot.

Ce faisant, l’Homme se constitue  une « seconde Nature » rivalisant avec la Nature primordiale et c’est d’ailleurs précisément ce qu’entreprend au départ l’Astrologie.

Ceux qui sont capables de « travailler » les données brutes sont désignés pour conduire l’Humanté,  à l’instar d’un Moïse, leur cerveau leur servant d’Athanor et prédigérant ce qu’ils transmettent à leurs « ouailles ». Ce sont, dans tous les sens du mot, des restaurateurs.

A la lumière de nos propos, quel usage attendre de ce qu’on appele le « café philo »?  Ce serait un espace voué à l’apprentissage de la cuisine, à former des « préparateurs », comme en pharmacie. On aurait affaire à des écoles  qui enseigneraient à philosopher. Mais il faudrait éviter l’écueuil des « plats » traditionnels

que sont les ouvrages de tel ou tel « philosophe ».

On peut parler d’une approche « raisonnée » des corpus, des

sujets, comme on dit d’une bibliographie qu’elle l’est. A

contrario, que dire d’une présentation qui ne serait point

ainsi raisonnée, dotée de raison comme valeur ajoutée? Besoin

d’un ordre, d’un rangement, d’un classement. Encore est-il des

agencements factices qui ne se référent qu’aux apparences

brutes: l’ordre des noms , des dates, des titres selon de

simples critères alpha-numériques, ce dont se contentent

souvent les catalogues de bibliothèques et qui n’offrent que

l’intérêt de pouvoir s’y retrouver et de recourir à un consensus

de bas de gamme. On pense aux techniques de l’Art de la

Mémoire qui font fléche de tout bois.

L’irrationnel serait ainsi ce qui n’a pas été bien « raisonné » ou

semble ne point pouvoir l’être vraiment, qui n’est pas passé

au tamis de l’intelligence. C’est une telle exigence de « sens »

(dans tous les sens du terme) qui serait le fondement de la

Science et dont les humains seraient pourvus très inégalement

en dépit des apparences puisque personne, dirait Descartes,

semble se plaindre d’en être dépourvu. Il est ainsi des terres

en friche, encore de nos jours, qui sont restées en dehors

des grandes entreprises de raison et on les désigne d’ailleurs

sous le terme d’irrationnel. Mais dans certains cas, la marge

de progression reste encore, en ce XXIe  siècle, considérable: dans le domaine

de la linguistique, de l’Histoire, de la science politique etc.

On soulignera notamment la nécessité d’une approche

diachronique  couplée avec une approche synchronique. On pense

à la médecine qui a appris à aseptiser, à purifier. Raisonner

sur un document qui n’a pas été débarrassé de ses scories

nous semble un exercice assez vain qui se contente de

« sauver » un état tardif et peu ou prou corrompu. Se pose

ainsi la question des origines, de la provenance comme dans

le domaine de l’alimentation qui souvent est négligé au

profit de toutes sortes d’expédients et d’adjuvants, en une

sorte de fuite en avant. Nous dirons que la faculté de

remonter dans le passé est une des vertus les plus rares et

les plus précieuses -et la Science n’est-elle pas vouée à nous

parler du passé?- et semble n’être – au bout du compte même

si certains démagogues se refusent à l’admettre- que le lot  d’une élite

masculine. Appréhender le passé est une tâche autrement

plus complexe que de se projeter vers l’avenir et ses chimères

d’autant que ce futur peut être trafiqué et qu’une prophétie

tend à s’auto-réaliser de par l’effet d’annonce.

 

JHB

15 10  14

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

14  10  14

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