Les deux paradigmes astrologiques: Babel I (JH) et Babel II (MG)

Posté par nofim le 15 novembre 2014

 

Les nouveaux paradigmes de l’Astrologie: au prisme de la Tour de Babel (Genése XI)

par  Jacques  Halbronn

Un des passages les plus étranges du Livre de la Genése traite de la Tour de Babel:

« 11 Toute la terre avait une seule langue et les mêmes mots. 2 Après avoir quitté l’est, ils trouvèrent une plaine dans le pays de Shinear et s’y installèrent. 3 Ils se dirent l’un à l’autre: «Allons! Faisons des briques et cuisons-les au feu!» La brique leur servit de pierre, et le bitume de ciment. 4 Ils dirent encore: «Allons! Construisons-nous une ville et une tour dont le sommet touche le ciel et faisons-nous un nom afin de ne pas être dispersés sur toute la surface de la terre.» 5 L’Eternel descendit pour voir la ville et la tour que construisaient les hommes, 6 et il dit: «Les voici qui forment un seul peuple et ont tous une même langue, et voilà ce qu’ils ont entrepris! Maintenant, rien ne les retiendra de faire tout ce qu’ils ont projeté. 7 Allons! Descendons et là brouillons leur langage afin qu’ils ne se comprennent plus mutuellement.» 8 L’Eternel les dispersa loin de là sur toute la surface de la terre. Alors ils arrêtèrent de construire la ville. 9 C’est pourquoi on l’appela Babel: parce que c’est là que l’Eternel brouilla le langage de toute la terre et c’est de là qu’il les dispersa sur toute la surface de la terre. » (trad. Segonds)
Selon nous, ce passage implique qu’un paradigme unitaire ait laissé la place à un paradigme pluriel. Or, cela correspondrait assez bien
à deux corpus astrologiques particulièrement marquants, à savoir celui que deux chercheurs français mirent en place au cours des 60
dernières années,  d’une part Michel Gauquelin pour le second et de l’autre Jacques Halbronn, pour le premier, si l’on suit l’ordre
chronologique. On ne saurait en effet concevoir deux modéles aussi différents que ceux établis respectivement par MG et JH.
Le modéle MG est celui qui s’apparente à  Babel II, à savoir le temps de la pluralité  tandis que le modéle JH serait celui qui recouperait
Babel I, à savoir le temps, précédent, de l’Unité.
On sait que nous avons souvent émis des réserves à l’encontre des résultats MG car nous avions le sentiment que les deux modéles
étaient incompatibles. Or, l’histoire de la Tour de Babel  nous permet de les réunir diachroniquement. Cela ne signifie d’ailleurs
pour autant que Babel I  ait  été remplacé par Babel II mais que les deux paradigmes se superposent, se croisent.
Nous dirons donc désormais que Babel I  correspond au cycle de Saturne, tel que défini par JH (l’auteur de ces lignes), en ce qu’il se
présente comme unitaire et que Babel II correspond à une cetraine diversification des planétes « utiles », en rappelant que pour
Gauquelin, 5 astres seraient opérationnels, Lune, Vénus, Mars, Jupiter et Saturne, correspondant à des créneaux socio-professionnels
bien distincts ‘et cloisonnés.
Ces deux paradigmes n’auraient, selon nous, pas été élaborés de concert mais de façon successive sinon alternative. Le modéle MG
aurait été élaboré dans un deuxiéme temps, (second thought) et correspondrait tout à  fait au « récit » que nous avons rapporté du
Livre de la Genése, où Dieu – ou les dieux- remettet en question ce qu’ils avaient édifié ou laissé s’édifier. Il est clair que ce pluralisme affaiblit l’Humanité voire la paralyse en en complexifiant les modes de communication.
On ne peut s’empêcher de faire le paralléle avec  une humanité d’abord « adamique » (à l’image de Dieu) puis où vient émerger l’élément
féminin (par la suite appelée Eve, lors de l’expulsion du Jardin d’Eden). Là aussi, l’on peut y voir un certain revirement avec le passage
de l’un au deux -avec à la clef la progéniture du couple (Cain et Abel etc)
Précisons que pour notre part, nous nous situons dans une perspective bio-technologique qui permet des reprogrammations. Mais ajoutons que les liens ainsi constitués ne tiennent pas à une influence « naturelle » des astres mais à  leur instrumentalisation en tant que
signaux. Autrement dit,  les humains seraient programmés pour capter certains signaux formés par certaines configurations  choisies par rapport aux besoins du systéme ainsi mis en  place.
On peut certes s’ingénier à discuter du bien fondé des 5 astres mis en exergue statistiquement par Michel Gauquelin. Là encore,pourquoi ces astres et point d’autres et pourquoi  5 et non 4 ou 6  ou plus? Il revient à l’historien de prendre acte de l’effet des
décisions prises et non de plaquer les acquis d’une astronomie moderne (comme le fait Jean-Pierre Nicola) sur une astrologie antique., au risque d’ailleurs de l’anachronisme. Autrement dit, la question n’est pas le pourquoi mais le quoi et le qui? A moins d’adopter la
totalité des com-possibles,  des choix -certes arbitraire- sont inévitables.
On dira donc que l’astrologie monoplanétaire, saturnienne, constitue un premier étage et l’astrologie pluri-planétaire un second, sans que l’on sache quel intervalle de temps les sépare.
Il nous apparait que l’on aura finalement abouti à un systéme mixte sinon hybride, à partir de deux logiques différentes. Toute la question est de savoir si le premier paradigme est toujours en vigueur en dépit de l’existence d’un second.   Il nous semble que les deux
sont actifs; ce qui est probablement cause de bien des tensions. Quand la conjonction se forme, l’affrontement entre les deux
systéme atteint son paroxysme alors que la
disjonction laisserait le champ libre au second paradigme.
On retiendra que la mission des femmes serait, selon
notre lecture du Livre de la Genése de saboter la progression
des hommes.
17 11 14

 

Publié dans ASTROLOGIE, Culture, ECONOMIE, FEMMES, HISTOIRE, machine, Médecine, MUSIQUE, POLITIQUE, RELIGION, SCIENCE, SOCIETE, Technologie | Pas de Commentaire »

Conspirationisme et féminisme

Posté par nofim le 11 novembre 2014

 

La pente du féminisme vers le conspirationnisme « misogyne »

par  Jacques  Halbronn

 

A force d’entendre des femmes s’exprimer sur leur condition  et ses causes,  il nous est apparu de plus en plus évident

que leurs discours s’inscrivait dans une rhétorique conspirationniste mais aussi que sa praxis était susceptible de tendre vers

une solution  totalitariste. Il y a là une forme de paranoïa contagieuse qui pourrait être qualifiée d’épidémie. Est-ce que le sort des femmes ne s’expliquerait pas par  un complot « misogyne » et la récurrence  incantatoire de ce terme est chargée d’une forte

portée  supposée d’élucidation.

En effet,  à partir du moment où l’on  laisse entendre que les femmes seraient les victimes d’une sorte de complot les empêchant

de figurer à la première place dans l’Histoire des cultures, des sciences, des techniques etc, on se rend compte que les femmes sont

de plus en plus tentées par ce type d’explication « sociologique ». Dès lors,  elles pensent que la société peut imposer une nouvelle

grille, à coup notamment de textes de lois. Le salut viendrait de la répression étatique, donc d’en haut.

Ce processus de conspirationnisme et de totalitarisme

s’accompagne inévitablement d’un certain prophétisme,

d’une projection dans le futur : des lendemains de revanche

pour les femmes qui peuvent se greffer sur des

signifiants astrologiques comme les ères précessionnelles.

(cf Aquarius ou la Nouvelle Ere du Verseau, Ed Albatros

1979, )

Mais jusqu’à présent, à notre connaissance, on n’avait

pas signalé la dimension prophetico-conspirationniste du discours

féminin actuellement dominant.(cf Stéphane François  Des mondes à la dérive. réflexions sur les liens entre l’ésotérisme et l’extreme droite, ed de la Hutte 2012 qui néglige  totalement le conspirationnisme au prisme du fémininsme)

Mais l’on peut aussi développer un discours qui présente

les femmes comme conspirant contre la présente

Humanité  en cultivant une certaine forme de détestation

dont on ne saurait exagérer l’ampleur et ses effets

pour les prochaines décades.

On peut craindre la tentation de la traitrise. Il faudrait

réfléchir sur le  profil  des populations vouées à passer à l’ennemi.

Nous pensons tout particulièrement aux machines qui

pourraient trouver dans les femmes un allié, le moment

venu et l’on peut en tout cas envisager une science-

fiction inspirée par un scénario somme toute assez

probable.

La collusion future entre les femmes et les machines nous semble

concevable à plus d’un titre:

-d’une part, parce que les femmes ont été remplacées

par des machines ou si l’on préfére parce que les machines

ont pris la place des femmes ou en sont le prolongement.

Des tâches encore dévolues aux femmes le seront de moins

en moins à l’avenir pour tout ce qui concerne la « lecture »

sonore des textes, y compris des partitions. Ce sera une

révolution aussi inévitable que le passage du cinéma

muet au parlant (1930). L’essor des machines est la cause

même des revendications féminines d’égalité avec les

hommes à l’instar de l’exode rural qui provoque un reflux

vers les villes

- d’autre part, parce que la société idéale voulue par

les femmes et ceux qui les manipulent et les

instrumentalisent est une société non plus de l’être mais

de l’avoir. Dans l’esprit des femmes, ce qui a seul le droit

de nous différencier, ce sont les choses, les objets, les

outils dont nous disposons.  Et cela pourrait en quelque

sorte faire l’objet d’une loterie. Cela implique d’ailleurs

des cloisonnements lesquels sont fonction de ce pour

quoi nous serions préposés. Au fond les femmes sont

d’ores et déjà persuadées que la machine est  l’avenir

de l’homme, et qu’elle mettra ainsi fin  à la domination

masculine..

On notera que sous couvert d’universalité, d’universalisme – et la philosophie a bon dos en la matière-

on légitime un certain déni du réel avec ce qu’il peut comporter de différences, de clivages,

à commencer par celui des sexes. Une forme d’antisémitisme consiste notamment à nier ce qui est spécifique

aux juifs tout comme un autre type d’antisémitisme vise au contraire à les stigmatiser (cf notre étude

Le sionisme et ses avatars au tournant du XXe siècle, Ed Ramkat 2002, sur  ce sujet, cf sur Jan Van Helsing,  Stéphane François  et Emmanuel Kreis, Le complot cosmique. Théorie du complot; OVNIS, théosophie et extrémisme politique, Milan, Arché,  2012,, pp. 49 et seq)

Le féminisme sous- tend et se nourrit de prophétisme: on nous annonce une montée en puissance des femme vers la parité, tout comme

dans les années 60, l’astrologue andré Barbault annonçait que l’URSS aurait le même poids économique que les USA.(La crise

mondiale de 1965. Ed Albin Michel) Le futur est un signifiant que l’on associe ainsi avec l’avénement, la reléve des femmes comme moteur de  civilisation, prenant la place des hommes qui auraient lamentablement échoué.

On signalera que ce n’est peut être pas par hasard que le

féminisme se soit fortement développé aux USA, pays

qui est spécialement perméable au conspirationnisme

(cf  Nicolas  Chevassus-au-Louis,  Théories du

complot. On nous chache tout, on nous dit rien,  Ed First 2014)

 

( pp 111  et seq)

 

 

 

 

 

 

JHB

14 11 14

 

 

 

 

Publié dans Conscience, Culture, FEMMES, POLITIQUE, prophétisme, PSYCHOLOGIE | Pas de Commentaire »

La supériorité des signifiants français au prisme de la postérité

Posté par nofim le 10 novembre 2014

 

La domination des signifiants du français. Une approche socio-linguistique

par  Jacques  Halbronn

 

Nous nous sommes longuement demandés ce qui fascinait tant les langues germaniques, slaves ou sémitiques dans la langue française. Une approche comparée évite les explications simplistes comme la Conquéte normande de l’Angleterre par des Normands francophones.

Réduire la domination des mots français en anglais à des considérations de ce type, c’est paaser à côté du probléme voire prendre la

cause pour l’effet.

En fait, pour avancer dans une telle recherche, il était indispensable d’approfondir la notion de signifiant. Qu’est-ce qu’un « bon »

signifiant? Nous répondrons que c’est un signifiant qui  préserve et conserve sa souplesse voire son élasticité. Et qu’est ce qui permet

cela? La capacité des locuteurs recourant à de tels signifiants à éviter de figer les signifiants en cristallisant les  signifiés qu’on leur associa   à un certain moment.

Comme on dit en économie, le marché intérieur  agit sur le marché extérieur. Dès lors que les francophones ont montré qu »‘ils

étaient capables de faire évoluer les rapports signifiants/signifiés,  plutôt que d’emprunter des mots étrangers, la partie était gagné.

Il y  a deux façons de procéder: soit l’on associe des sens nouveaux à un mot donné déjà existant, soit à partir d’un mot, on en produit

d’autres, comme c’est le cas des substantifs formés à partir d’un verbe ou d’un adjectif (ou d’un participe).  Par exemple

gouverne donne gouvernement,    brave/bravoure etc.  La formation des adverbes à partir d’adjectifs ou de participe est également

à considérer.

En  quoi cela encourage-t-il les autres langues dites (« étrangères ») à adopter des mots français? Notre réponse est la suivante :  puisque dans telle langue, les signifiants sont protéiformes, on peut raisonnablement penser  qu’ils s’adapteront et s’ajusteront aisément

dans une autre langue.

Dans nos deux grands mémoires de linguistique(« Linguistique

de l’erreur et épistemologie populaire »  et « Essai  de description critique  du systéme du

français  à la lumière des relatios interlinguistiques »

de 1987 et 1989 (préparés sous la direction de Louis-Jean Calvet, Université  Paris V), nous

avions notamment montré que de nombreux mots français empruntés par l’anglais  pouvvaient être classés selon un critère suffixal :

familles de mots se terminant en « ure », « ine », « ment, »  etc. Or, tous ces mots dotés d’un certain suffixe étaient des dérivés d’autres mots,

en une sorte de quasi  homonymie comparable à celles qui prévaut pour les conjugaisons et les déclinaisons (quand il y en a).  Le fait qu’une langue produise un grand nombre de dérivés lexicaux est le signe d’une certaine dynamique. Mais cela n’est possible qu’à

condition qu’un consensus puisse  accompagner une telle évolution. Or, d’une certaine façon, il semble plus facile de faire accepter un nouveau signifiant que d’associer un nouveau signifié à un ancien signifiant. C’est justement une telle difficulté – sociolinguistique- qui aura conduit la langue anglaise à tant s’endetter, et tout particulièrement par rapport au français, avec cette excuse qu’elle n’a pas été

la seule dans son cas. A contrario, tout se passe comme si les francophone se soient montrés plus aptes à élargir tant leurs

signifiants que leurs signifiés plutôt que de se résoudre à emprunter.

C’est ainsi que les signifiants français seraient parvenus à dominer le « marché » (le commerce) des mots sur le plan des échanges

internationaux tout comme tel pays aura imposé sa production industrielle, ce qui faciliterait ses perspectives d’exportation, du fait d’un certain gage de qualité.

Au lieu de comprendre que ce sont les locuteurs qui auront permis aux signifiants de s’enrichir par le jeu d’une croissance

interne, il semble que l’on ait cru que c’étaient les mots eux-mêmes qui avaient un certain mérite. C »‘est  dire que pour nous,

la langue est largement tributaire  d’une culture, d’une mentalité.

Rappelons que notre description de la langue française  implique aussi d’avoir à observer  que son « économie » passe aussi

par les préfixes dès lors qu’une même « racine » verbale peut varier dans ses significations par le biais d’un changement de préfixe.

(cf notre étude in Revue Française d’Histoire du Livre 2011). Or, dans bien des cas, l’anglais là où le français n’utilise qu’une seule

racine et une série de préfixes , optera pour des signifiants radicalement différents les uns des autres. Ce qui en fait une langue pléthorique et comme disent  fièrement d’aucuns-  anglophiles-   »plus riche » que le français comme si  une telle profusion était rassurante.

On peut dire que le français aura su faire oublier qu’il est lié

à une culture donnée tout comme l’alphabet latin a montré

qu’il pouvait aider à transcrire n’importe quelle langue et

n »était pas lié à telle ou telle culture. Avec le français, la

langue devenait un outil universel assimilable et utilisable

par n’importe quelle langue au sein de n’importe quelle

culture.

Tout indique en effet que diverses langues ont partagé la

même conviction à l’égard du français, qu’il s’agissait

d’une technique que tout le monde pouvait s’approprier

comme le fait d’utiliser une voiture française par exemple

pouvait être le fait de n’importe qui, quelle que soit son

origine. En fait, le français est la langue qui a réussi à

se présenter comme un outil dont chacun pouvait se

servir, un réservoir de mots dans lequel tout le monde

pouvait puiser, à sa guise.. Mais cela n’exclue aucunement,

bien au contraire, que ces mots soient considérés comme

une marchandise impliquant quelque redevance ou en t

tout cas pouvant servir de monnaie d’échange!

Nous avons également signalé que les emprunts ne se

limitaient pas à des mots, mais pouvaient concerner le

traitement genéral de la langue emprunteuse, son

système de prononciation, sa grammaire, qu’il s’agisse de

mots empruntés ou non. (cas des formées « ai » (ou ay),

au, prononcées à la française, toutes catégories

confondues, usage de la forme « ed » pour marquer le

prétérit et le participe, au delà des verbes empruntés

au français), usage du préfixe « en » que l’on trouve

dans enjoy, et qui sous entend « mettre » (mettre en joie)

(aussi encourage, enforce, enable,  mais que l’on retrouve dans enlighten)

Il nous apparait que la langue française a été extrémememnt

bien gérée et c’est ce qui a établi sa supériorité, du fait

d’une certaine économie de moyens et en ce sens il a

certainement existé un « modéle français » dans le domaine

des langues, comme il y en a eu un sur le plan juridique

(avec le code Napoléon) hors des frontières de la France.

Le fait que les mots ainsi empruntés aient pu évoluer

du fait de leur importation par telle ou telle langue  -comme

ils ont d’ailleurs évolué avec le temps pour la langue

française elle-même- ne saurait remettre en question

cette domination bien au contraire. Le français a fourni

des signifiants qui peuvent s’acclimater dans les contextes

les plus divers.L’étude de ce rayonnement s’appelle

francologie.

(cf le groupe francologie sur facebook)

A titre symbolique, nous rappellerons la fortune de la forme

« United » que l’on retrouve dans United States of

America (USA), dans United  Kingdom (Royaume Uni),

dans United Nations (ONU). Il s’agit au regard du français

d’un barbarisme – comme l’on disait dans les thèmes latins

quand  on produit une forme inexistante dans la langue

de référence. Et il est vrai que cette forme « United »

est tout à fait emblématique de l’empreinte du français

sur le monde anglo-saxon en ce qu’elle montre un au delà

du français – qui en est aussi le prolongement. United

comporte le Un français, alors même que les anglophones

ne le connaissent pas, ayant adopté « one ». Il est le passage

du substantif « Unité »  à une forme adjectival, à un

participe marqué par la finale « ed ». Là où le français dit

« uni », l’anglais francisé dit « united », ce qui est évidemment

plus lourd et plus long.

Précisons  que la forme « United Kingdom » est apparue en

1707 donc bien avant les USA.  En 1801, le Royaume

de Grande Bretagne devint le Royaume de Grande

Bretagne et d’Irlande puis en 1922, Royaume Uni  de GB et

d’Irlande du Nord.

C’est en 1776  que la forme USA fut adoptée à l’instigation

de Thomas Paine, faisant donc pendant en quelque sorte

à l’United Kingdom de l’autre côté de l’Atlantique.

Quant à   l’ONU, elle  a été fondée le 26 juin 1945 ,

à San Francisco (US) et tous les mots constituant c

titre sont d’origine française :  United Nations Organisation.,

Or, en 1801, l’Angleterre en guerre avec la France reprendra

cette forme United  Kingdom  (cf supra), ce qui montre

qu’à cette époque, la langue était considérée comme un

outil, au même titre, on l’a dit, qu’un alphabet, une

technique qui dépassait son point origine. Peut-on dire

de même de nos jours de l’anglais qui serait devenu

à sa façon un « outil » à la disposition de tout un chacun?

La différence, c’est que cet outil qu’est l’anglais est exploité en

paralléle, comme l’était le latin  jusqu’au XVIIe siècle, sans

que cela affecte outre mesure l’essor des langues

vernaculaires au premier rang desquelles on placera le

français.

L’exploit du français aura consisté à introduire une

diglossie et non un bilinguisme, c’est à dire à rendre

hybride un grand nombre de langues alors que le français

globalement parvenait largement  à échapper à ce sort (cf  toutefois

R. Etiemble, Parlez-vous franglais?) Ainsi le français

parvenait à unifier le monde et à contrer sa babélisation

parallélement à l’adoption générale de l’alphabet latin

et du calendrier catholique (ère chrétienne, nom des mois)

En ce sens, nous dirons que le français est le prototype

de la vision linguistique qui devrait être celle du XXIe

siècle et du Troisiéme Millénaire, à savoir l’entrée de la

langue dans le champ de la Techno-science. Cela signifie

qu’une langue pourra désormais être corrigée, rectifiée

comme on le fait pour un outil et ne sera plus considérée

comme un phénoméne sur lequel l’Humanité n’aurait

pas prise et ne pourrait- ce qui serait paradoxal- exercer

son contrôle. Nous avons déjà signalé certaines

modifications à apporter dans le systéme du français

en mettant en évidence le projet initial et sa détérioration

Il est clair que pour des langues par trop abâtardies,

cela ne serait que la mise d’un emplâtre sur une jambe de

bois.

 

 

 

JHB

11  11  14

Publié dans Culture, LINGUISTIQUE, POLITIQUE | Pas de Commentaire »

Les effets de la précession des équinoxes

Posté par nofim le 7 novembre 2014

Effets de la précession des équinoxes sur l’agencement du Zodiaque.

par Jacques  Halbronn

On connait l’adage « Une hirondelle ne fait pas le printemps » Cela

indique bien, précisément, que ce sont les oiseaux qui sont

les signes du  printemps.

Le printemps est marqué par tout ce qui vole: les papillons, les abeilles et

bien entendu les oiseaux. On citera des recueils comme « Les oiseaux

pépient au printemps » de Monique Lacroix  ou « Le mois de Mai ou le

Printemps chanté par les oiseaux et les fleurs » (1865).

On sait que le Zodiaque est dépourvu d’oiseaux. Un seul cas semble

concerner les oiseaux, c’est celui de l’aigle souvent associé au

signe du scorpion et dont la constellation jouxte celle du Scorpion.

Alexandre Volguine a publié en 1960 Le symbolisme de l’Aigle mais

il ne semble pas avoir pointé certains aspects  déterminants de la

question, en dépit de son intérêt pour le Zodiaque (cf sa préface à

la Clef  du Zodiaque de A. Négre, 1951, 1979).

Le probléme, c’est que le scorpion est un signe d’automne, saison

qui n’est guère propice aux oiseaux.

Que nous dit-on à ce propos en ce qui concerne les aigles?

« L’hiver, pour les aigles, c’est très difficile de trouver de la nourriture. Donc la plupart des aigles qui vivent au Nord du Canada, migrent vers le sud pour retrouver la chaleur. Quand l’automne  arrive, les aigles éprouvent un besoin de partir. Pour se guider, les aigles se font des points de repaires et utilisent la position du soleil et des étoiles. Les scientifiques pensent que le champ  magnétique peut aussi avoir une influence sur la direction que prennent les oiseaux lorsqu’ils migrent. »

La mauvaise saison fait fuire les oiseaux, les conduit à s’exiler. Donc

pour recourir au  jargon astrologique, l’automne serait l’exil de l’Aigle.

Et d’ailleurs, sur le plan analogique, l’oiseau qui prend son envol, n’est

ce pas la marque d’un commencement de cycle? Noé lorsque le Déluge se termine, envoie des oiseaux (corbeau/colombe)

pour explorer et voir s’ls reviennent ou non à l’Arche selon qu’ils trouveront ou non quelque chose.

On s’intérrogera donc sur les raisons qui auront abouti à placer

le binome Aigle/Scorpion à l’Automne tout en rappelant que

l’on assiste à un tel type de glissement d’une saison équinoxiale à une

autre dans le cas de la liturgie juive, écartelée entre la Pâque (Pessah)

et le Nouvel An (Rosh Hashana/ Jour du Pardon), l’une se tenant

au printemps et l’autre à l’automne.

Selon nous, ce passage serait lié à la précession des équinoxes mais il

aura quand même fallu près de 12000 ans pour cela puisse se

produire, soit la moitié environ de 25920 ans, soit une Grande Année

(cf Aquarius ou la Nouvelle Ere du Verseau, Ed Albatros, 1979).

C’est dire que contrairement à ce que croient certains astrologues,

comme Patrice Guinard, la précession des équinoxes n’est pas un

sujet mineur. Il existe en fait deux Zodiaques qui s’interpénétrent,

celui des signes fixes  qui vient se situer à l’intersection entre les

signes cardinaux et les signes mutables. Si ces deux derniers

groupes sont de nature tropicaliste, en revanche, le premier groupe

est intimement lié aux constellations et notamment aux 4 étoiles

fixes royales associées aux constellations du Taureau, du Lion, du

Scorpion et du Poisson Austral (proche de la constellation du

Verseau)

Inversement, peut-on dire que le Taureau serait un signe d’automne?

Si les oiseaux ont disparu du Zodiaque, il en est de même du porc

Les travaux d’Hercule, au nombre de 12, témoignent de l’existence

d’un Zodiaque plus ancien (cf Clefs pour l’Astrologie, Ed Seghers  1976

et Charles-François Dupuis, Origine de tous les cultes, fin XVIIIe s). On y trouve

en effet les Oiseaux du Lac de Stymphale mais aussi le Sanglier

d’Erymanthe. Autre témoignage essentiel concernant la génése

du Zodiaque, les Livres d’Heures dont l’iconographie se retrouve

dans le Kalendrier et Compost des Bergers (fin XVe siècle). On

y trouve le porc à l’automne, notamment, ce qui fait ressortir

son absence dans le Zodiaque quand on confronte les deux séries

iconographiques.

On « tue le cochon » à l’automne – on dira même qu’on le crucifie

(ce qui nous renverrait à l’imagerie christique de la Croix)- pour en

faire de la charcuterie en vue de passer l’Hiver. Si l ‘Evangile selon Saint Luc est associée au Taureau c’est parce qu’un

  • Luc, après une dédicace à Théophile (Lc 1, 1-4), commence ainsi le corps de son évangile, c’est parce que l’on peut y lire qu’ »un  prêtre sacrifie au Temple et le taureau, ou le veau, est l’animal emblématique du sacrifice. »

Quant à Jean, la raison de son association avec l’aigle tiendtait au fait  que « Jean ouvre son évangile par un prologue (Jn 1, 1-18) sur le Verbe, la voix venue du ciel. » Et le Ciel  serait lié à l’aigle.

  Mais il faut savoir

que l’on peut faire de la charcuterie avec toutes sortes de viandes, dont

le boeuf (merguez) . La préparation  et la conservation de la viande

-selon divers procédés (viande séchée etc) permettent  de suppléer

la carence de la nature pendant l’automne et l’hiver.

Faire du taureau un signe de printemps, sur la base du zodiaque

actuel, perturbé selon nous par la précession des équinoxes, est-ce donc

bien raisonnable? Tous ces animaux comestibles exigent que l’on se

serve d’outils spécifiques pour les tuer, les dépecer, les trancher. On

est là dans une dynamique bien plus martienne que vénusienne et l’on sait

que Vénus est associée au printemps- temps des amours et des

amoureux- ce qui est d’ailleurs illustré par le signe des Gémeaux

qui est en réalité un couple enlacé, vénusien et non mercurien (notonsq

que ni les maîtrises, ni les 4 Eléments n’ont vocation à nous informer

sur la symbolique zodiacale, cf le Verseau, signe d’air!)

C’est avec Mars que l’on développe les armes alors que Vénus se

contente- en principe) de ce dont dispose naturellement notre corps sans besoin

d’accessoires et d’outils.  La corrida, par exemple, exige le recours à

une épée, à des banderilles et au bout du compte, on y verse le sang

(et non le sperme)/ Faites l’amour, pas la guerre!

La Nature est vénusienne, elle n’a besoin de

rien d’autre que du Soleil tandis que les mauvaises saisons

(Mars est dit maléfique face à Vénus, bénéfique) recourent à toutes

sortes de procédés, ce qui est à la base du monde technologique.

Les problémes écologiques sont d’ailleurs liés tant à la consommation

de viande qu’à la dépense des énergies fossiles de notre sous sol

(l’Enfer, c’est ce qui est en dessous, « inférieur »).

Rappelons l’incongruité qu’il y a à placer Mars en bélier et Vénus en

taureau donc au sein d’une même saison et  -rebelote- Vénus en

Balance et Mars en scorpion, ce est bafouer la dialectique Mars-Vénus.

C’est là un des aspects incongrus du dispositif des doubles domiciles

tel qu’exposé dans la Tétrabible de Ptolémée (Ier Livre  IIe siècle de

notre ère)

Si les deux signes du taureau et du scorpion sont opposés, il n’est

pas concevable que les planétes qui les représentent se cotoient. Mais

n’est ce pas le cas des luminaires (Soleil et Lune) que les astrologues opposent

et qui occupent des signes consécutifs tant en domiciles qu’en

exaltations? Mais nous avons déjà abordé cette question en soulignant

que la ligne de clivage des domiciles était décalée d’un cran par rapport

à celle correspondant aux équinoxes, ce qui est aussi lié aux effets

de la précession des équinoxes.

Quid dès lors de la théorie des ères précessionnelles? nous avons

dénoncé une certaine sacralisation du Zodiaque ainsi opérée

par ses tenants qui fondent tout leur raisonnement-à l’instar

d’un Jean Sendy (cf son Ere du Verseau, ed R. Laffont)- sur

la succession des symboles zodiacaux sans se douter que

le Zodiaque dont ils se servent est lui-même perturbé par la

dite précession.

Le Livre d’Ezéchiel nous apparait comme une clef  majeure pour

accéder à une astrologie première. Non seulement, il s’articule sur les 4 « vivants » qui sont liés aux 4 étoiles fixes

royales (et aux 4 signes fixes) mais encore il pose la correspondance  (ch X) de l’analogie d’un jour pour un an. (Yom leShana), une sorte

de loi du Talion.

Mais nous ajouterons  que le monothéisme implique le choix, l’élection d’une seule planéte qui viendra tour à tour féconder les

4 étoiles fixes royales (Aldébaran, Régulus, Antarés, Fomalhaut)  comme cela ressort du Premier des Dix Commandements;

 » Tu n’auras point d’autre dieu en face de Moi »./ Or,  nous pensons  que Saturne correspond  à ce « dieu élu » parmi toutes les planétes  (

Septénaire)/

Enfin, l’importance que nous accordons au nombre 7 qui est le quart de la révolution de Saturne mais aussi  de la  Lune,(avec ses 4 stades, nouvelle lune, pleine lune et les deux demi-lunes) vient

s’accorder avec le septiéme jour de la semaine et de la Création.

Revenons un instant sur l’Ayanamsa.  Ce que l’on appelle habituellement ainsi c’est l’écart entre le début du printemps dans l’hémisphère nord et l’étoile de la constellation du  Bélier que l’on choisit pour point de départ du zodiaque « sidéral ». Mais  comme on

l’a vu,  il existe un décalage bien plus important qui se situe sur le plan symbolique entre l’Aigle qui correspond au printemps et qui

passe désormais à l’automne. Cela tient au fait que les constellations ont été nommées à partir d’un certain dispositif saisonnier

sans que l’on ait eu conscience de la précession des équinoxes, phénoméne aussi important que la prise de conscience de ce

qui distingue les planétes des étoiles.

 

 

 

JHB

08 11 14

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

JHB

07 11  14

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Publié dans ASTROLOGIE, Culture, machine, POLITIQUE, RELIGION, SOCIETE, symbolisme | Pas de Commentaire »

Les livres de prière israélites. Une religion d’un dieu nocturne?

Posté par nofim le 6 novembre 2014

Réflexions sur le corpus des livres de prières à l’usage des Israélites. De la bénédiction. (Allélouiah)

par  Jacques  Halbronn

 

Les trois grands corpus  judaïques sont le corpus biblique, le corpus talmudique et le corpus des prières (en hébreu Tefiloth). Tous trois ont été confrontés à la question des traductions et de la mise par écrit d’une tradition orale.

Daniel Fahri cite  John Rayner   (Sidour Taher Libenoui  MJLF  1997, p. 9):

« La popularité du siddour (…) supérieure à celle de la Bible. En effet quel juif

n’a pas emporté avec lui  son livre de prières à travers ses pérégrinations (..) Ne représente-t-il pas une

anthologie de la littérature juive? »

Dans les années 1818-20, deux « rituels » paraissent en France, celui de David  Drach (qui se convertira par la suite au christianisme, connu sous le nom de Baron Drach) et celui d’Anspach, à Metz. Dans leurs préfaces, tous deux rappellent que c’est à la suite de la desrruction du Premier Temple et lors de la construction du Second Temple que l’on mit par écrit certaines prières. Le rapprochement

avec la mis par écrit du Talmud, à la suite de la destruction du Second Temple, est tentant

 

D. Drach  (Prières journalières à l’usage des Israélites français du rite dit Allemand  Paris  Sétier)

Préfac : e »L’origine de nos Prières date de la seconde constructiion du Temple. Esdras et les Docteurs de la

grande Synagogue, voyant que la langue sacrée s’était corrompue dans la captivité (…) rédigèrent  des

formules de prières dans un hébreu pur, (…) Avant cette époque, les Prières n’avaient pas de forme fixe

et chacun dans ses exercices de dévotion suivaient l’inspiration de son coeur »

Anspach

Anspach ( Rituel des prières journaières à l’usage des Israélites)

Préface

« La prière jusqu’à la destruction du premier temple n’avait pas de forme fixe ; à l’exception du Kriat

Schema qui était plûtôt un acte de foi qu’une simple prière, aucune formule n »était adoptée, chaque

Israélite (…) invoquait le Seigneur et les mots se présentaient  en foule aux idées que chacun voulait

exprimer.(..) Mais il en faut autrement  à l’époque de la captivité de Babylone, les Israélites altèrérent

leur langue maternele  (…) Esdras et le conseil qu’il avait institué appela Knecet hagdola, sentirent

qu’il était contraire à la majesté du service divin de le célébrer dans un langage obscur et corrompu, : ils

rédigèrent alors le Rituel que nous avons encore aujourd’hui et qui, à quelques variantes près, est suivi

par les Israélites de toutes les parties du globe. »

Josy Eisenberg  (L’homme debout . Essai sur la prière juive  Ed Albin Michel 1999) rappelle que

« longtemps, il n’exista d’ailleurs point d’autre prière que spontanée. La Bible   fourmille d’exemples devenus célébres

comme la prière improvisée par Abraham pour sauver Sodome ou celle de Hannah (Anne) adressant à Dieu  un vibrant

cantiquee de gratitude pour la naissance de son fils/ Au temps de la Bible, l’expression organisée du sentiment religieux – le service de Dieu- s’effectuait  trois fois par jour au Temple de Jérusalem à travers une série  de sacrifices »

Dans un travail antérieur de la fin du XVIIIe siècle, Mardochée Venture  qui est le premier à traduire en français les prières juives déclare le faire en particulier à destination des femmes pour qu’elles ne recitent pas machinalement des textes dont elles ne saisissent pas la teneur. On songe cette fois à la traduction des Septante et l’on en est encore à se demander si  cette traduction s’adressait aux Juifs ou aux « goyim », tant il est vrai que le rapport des Juifs à la langue hébraïque est assez  chaotique.

Venture: (Prières journalières à l’usage des  Juifs portugais ou espagnols,  Nice, Paris,  1772)

« J »ai surtout vu avec peine que ces délicieuses affections échappaient aux personnes du sexe (sic), dont

le coeur est si susceptible des sentiments délicats et des douces émotions de l’amour divin et j’étais

également fâché que les personnes de toutes les religions ne pussent avoir une idée juste de la manière

dont nous parlons à Dieu »

Anspach :

Les femmes   » m’ont souvent fait observer  avec raison qu’elles ne faisaient qu’un jeu d’automates en

répétant machinalement des expressions qu’elles ne comprenaient  point’

Un aspect que nous voudrions souligner et qui nous semble caractériser le corpus des prières juives concerne la bénédiction.(cf  le traité Brakhoth  dans le Talmud)  Chez

les Juifs, il nous apparait que l’acte de bénir, de louer,  de

remercier, s’adresse non pas à son prochain mais à Dieu et à ses anges, notamment

la fameuse formule que l’on retrouve dans l’Islam: Salam Alekoum qui correspond à l’hébreu Shalom Alekhem et qui s’adresse dans les dits recueils juifs aux anges/ Bref,  alors que les Chrétiens semblent demander à Dieu de les bénir, ce sont les Juifs, au contraire, qui

entendent bénir Dieu. Il y a là un renversement remarquable et de nos jours, c’est la « lecture » chrétienne de la bénédiction qui

semble l’avoir sémantiquement emporté dans le public, toutes religions confondues.

« Paix sur vous, anges du service, mandatés du Très-Haut, du Roi des rois des rois, le Saint, béni soit-Il.Venez en paix, anges du service, mandatés du Très-Haut, du Roi des rois des rois, le Saint, béni soit-Il.Bénissez moi en paix, anges du service, mandatés du Très-Haut, du Roi des rois des rois, le Saint, béni soit-Il.Sortez en paix, anges du service, mandatés du Très-Haut, du Roi des rois des rois, le Saint, béni soit-Il. » (Missel  juif. Office du Shabbat)

Le « Schéma Israël » la prière la plus célébre du judaïsme dit bien que c’est Dieu qui est béni et on ne lui demande point sa bénédiction.

En effet,, la bénédiction consiste, avant tout, en une « action de grâce » : on rend grâce au Seigneur pour ce qu’il a fait pour l’Humanité ; on lui

montre de la gratitude, de la reconnaissance. Cela correspond d’ailleurs assez à l’Inchallah (si Dieu le veut bien)   musulman. (Avec l’aide de Dieu dans la formulation judaïque, si on la rend en français.

Prières  juives:

« Béni soyez vous, Seigneur notre Dieu, roi du monde, qui rendez la vie aux morts, qui éclairez les aveugles, et qui étendez la terre sur les eaux, et plusieurs autres choses semblables. S’ils se lavent les mains, selon le précepte ils disent : Béni soyez-vous, Seigneur notre Dieu, roi du monde, qui nous avez sanctifiés par vos préceptes, et nous avez ordonné de laver nos mains. S’ils veulent étudier la loi : Béni soyez-vous, etc., qui nous avez donné la loi, S’ils veulent prendre de la nourriture : Béni soyez-vous… qui tirez le pain de la terre. S’ils boivent : Béni soyez vous…. créateur du fruit de la vigne. Aux fruits qui naissent des arbres : Béni soyez-vous… créateur du fruit de l’arbre. Et aux fruits de la terre : Béni soyez-vous…. créateur du fruit de la terre. Aux bonnes odeurs : Béni soyez-vous…. qui avez créé une telle odeur. En voyant une haute montagne ou une grande étendue de mer : Béni soyez-vous… créateur des choses dès le commencement. A l’entrée des fêtes solennelles, ou lorsqu’ils mangent, et vêtent quelque chose de nouveau : Béni soyez-vous…. qui nous avez fait vivre, et nous avez conservés jusqu’à ce jour. S’il leur meurt quelqu’un : Béni soyez-vous, juge de vérité. » Hallelouya, passé dans la langue française -signifie Louons le Seigneur. Le mot Baraka en arabe, qui signifie bénédiction est entré en français pour désigner quelqu’un qui a une chance insolente, donc qui est protégé (en hébreu, brakha)

Chez les Chrétiens, il est courant de demander à quelqu’un sa « bénédiction », ce qui correspond donc à une toute autre acception.Cela dit, on peut supposer que si l’on remercie quelqu’un pour ce qu’il a fait, c’est une façon de lui demander de continuer à nous protéger.

On trouvera de nombreux exemples des  19  bénédictions juives (dites Shemoné Essré, littéralement 18)  dans l’ouvrage  de Josy Eisenberg et Adin  Steinsalz   (L’homme debout . Essai sur la prière juive  Coll. Présences du judaïsme, Ed Albin Michel 1999,  pp.  23  et seq)

Or, dans deux cas, la neuviéme  et la dix-neuviéme bénédictions, l’on trouve des formules inversées:

IXe bénédiction (p. 115)

« Accorde ta bénédiction à la surface de la terre (…) Loué Soist-Tu Eternel qui bénit les années »

XIXe bénédiction (p. 279):

« Et il est bon  à  tes yeux de bénir Ton peuple, Israel en tout temps, à toute heure par Ta paix.  Loué sois-tu Eternel qui bénis ton peuple, Israël par la paix »

Il  ne semble pas que ce glissement ait été signalé. Il reste minoritaire par rapport à l’ensemble des 19

bénédictions.

La bénédiction est considérée comme une prière (cf La prière juive  par R. Posner et al.  pp.  22-26) Il nous

semble que la bénédiction remercie pour ce que l’on a reçu plutôt qu’elle n’exprime une attente, une demande pour plus tard. C’est ainsi le sens même du mot prière qui  se préte  à plusieurs acceptions. La prière juive semble vouloir en quelque sorte récompenser Dieu pour ce qu’il a donné. C’est un échange de

bons procédés, en quelque sorte.

Nous signalerons ce texte de Wikipedia sur le Benedecite catholique:

  • « Seigneur, bénis ce repas, ceux qui l’ont préparé, et procure du pain à ceux qui n’en ont pas. »
  • « Bénissez-nous, Seigneur, bénissez ce repas, ceux qui l’ont préparé, et procurez du pain à ceux qui n’en ont pas ! Ainsi soit-il ! »
  • « Bénissez Seigneur la table si bien parée, emplissez aussi nos âmes si affamées, et donnez à tous nos frères de quoi manger. »

Après le repas est aussi récitée une prière d’action de grâces : « Merci, Seigneur, pour tous vos bienfaits, gardez nos âmes dans la paix, et que nos cœurs joyeux vous chantent à tout jamais ».

Chez les protestants, la prière peut ressembler à ceci : « Venez, Seigneur Jésus, Soyez notre invité, et bénissez ces présents (la nourriture) qui nous ont été faits. Amen ».

Etrangement,  l’on y introduit ce texte ainsi:

« Cette prière, vraisemblablement d’une très ancienne origine monastique, se récite au début du repas pour remercier Dieu du « pain quotidien » qu’il nous donne[. Le bénédicité est une prière d’action de grâce, de demande de bénédiction »

L’auteur de l’article inverse le sens de la bénédiction: il cite un texte où l’on demande à Dieu de bénir les hommes mais il

donne un commentaire  où il met en avant le fait que l’on remercie Dieu. Mais il parle d’une « demande de bénédiction ». C’est assez ambigu!

On notera cependant que la bénédiction  chrétienne s’articule sur un impératif  « Bénissez-nous » alors que

la prière juive exprime le désir de bénir Dieu et ses anges, elle correspond à un acte présent et non à une

prière en instance. La « prière » juive nous apparait donc sous un jour différent : les Juifs prient Dieu de

bien vouloir accepter les bénédictions qu’ils leur offrent et qui pouvaient autrefois impliquer des sacrifices

animaux. On demande à Dieu d’accepter une offrande, celle de la bénédiction qui, en quelque sorte,

remplacerait celle du sacrifice (cf aussi sacrifice d’Isaac (d’Ismaël  chez les Musulmans)

 

Nous nous hasarderons ici à une proposition qui pourra choquer les « féministes » en concevant que de même que les hommes

bénissent Dieu, les femmes devraient bénir les hommes, puissqu’elles vivent dans un monde mis en place par eux. D’ailleurs la

séparation des sexes, traditionnellement respectée chez les orthodoxes (mais non chez les Libéraux qui admettent aussi des rabbins

femmes) pourrait correspondre à ces deux dimensions, ces deux « étages ».

On mettra en paralléle la problématique de la bénédiction et celle de l’élection du fait d’une certaine  réciprocité: Dieu bénit les hommes

et les hommes bénissent Dieu  mais enoutre,  Dieu  est élu par les hommes et élit Sion (Israël):

premier Commandement:   Tu n’auras point d’autre   dieu en face de Moi »    en  hébreu: « Elohim  ahérim ».  On emploie le même terme

« Elohim » mais faut-il lire la formule au singulier ou au pluriel dans la mesure où Elohim, dans la Genése est  placé devant un verbe

à la troisiéme personne du singulier.

Ailleurs:  Dieu a choisi Sion  Sa bien aimée pour Sa demeure favorite. L’Eternel a fait  choix de Jacob, d’Israël pour Sa propriété »

(Office du samedi matin,-Psaume  Yehi Khevod). C’est ici  le verbe « boher » qui signifie choisir.(à didtinguer de boré, le créateur) Ici Dieu correspond au tétragramme et non à Elohim.

Il y a là une tonalité  amoureuse qui nous raméne au Cantique des Cantiques. Les livres de prière nous apparaissent ici comme

une Déclaration d’Amour et le mot Ahava  y est volontiers employé, qui se traduit par Amour, qui est le même terme que l’on utilise

pour les relations entre humains et notamment entre un homme et une femme, avec toute l’importance du choix de l’être aimé et cette

idée d’éternité de l’union et de l’alliance (Leolam Vaed) . Amour (réciproque et exclusif) entre Dieu et les hommes au vrai plutôt qu’amour du prochain? Dieu a choisi ce peuple (Am)  entre tous les peuples (goyim) et les Juifs ont choisi  ce  Dieu (Yahvé)  entre tous les dieux. (Elohim). L’Amen est à rapprocher d’Amour en ce qu’il indique une foi (une confiance), littéralement. ( cf La Prière juive. par Raphael Posner,  Uri Kaploun,  Shalom Cohen,  Edition spéciale du Consistoire

Israélite de Paris.  Ed. Keter, Jérusalem  1985

Une des « bénédictions » les plus problématiques figurant

au sein des prières juives est certainement celle (la douziéme

de la Amida, ensemble récité quotidiennement) dite des

« Minim » et qui apparait quant à elle plutôt comme une

malédiction qui s’en prend aux Juifs qui se sont écartées

de la loi juive, aux hérétiques (  « les racines du mal » in Josy Eisenberg/Adin Steinsaltz, L’homme debout. Essai sur la prière juive. Ed Albin Michel, 1999,pp. 171 et seq)

. On tend à trouver dans ce texte l’indication d’une animosité juive à l’encontre notamment

des Chrétiens et ce point alimentera par la suite la formation

du faux que sont les Protocoles des Sages de Sion. (cf Le sionisme

et ses avatars, au tournant du XXe siècle, Ed Ramkat 2002

En ce qui concerne le Chema Israël, l’invocation la plus

connue, on  relévera une certaine ambiguité;

1re section : Deutéronome (Devarim) VI 4-9

Traduction française Transcription Texte original
Écoute, Israëla, l’Éternel, notre Dieu, l’Éternel est UN. Chmâ, Israël, Ado-nay Elo-henou, Ado-naï Ehad’ שְׁמַע, יִשְׂרָאֵל: יְהוָה אֱלֹהֵינוּ, יְהוָה אֶחָד.
Béni soit à jamais le nom de Son règne glorieux. Baroukh chem kevod malkhouto le’olam vaed
Tu aimerasb l’Éternel ton Dieu, de tout ton cœur,
de toute ton âme
et de tous tes moyens
Veahavta ett Ado-naï Elo-hekha, bekhol levavekha,
ou bekhol nafchekha,
ou bekhol meodekha
וְאָהַבְתָּ, אֵת יְהוָה אֱלֹהֶיךָ, בְּכָל-לְבָבְךָ
וּבְכָל-נַפְשְׁךָ,
וּבְכָל-מְאֹדֶךָ.ּ
Que les commandements que je te prescris aujourd’hui
soient gravés dans ton cœurc
Vehayou hadevarim ha’ele
acher Anokhi metsavekha hayom al levavekha
וְהָיוּ הַדְּבָרִים הָאֵלֶּה,
אֲשֶׁר אָנֹכִי מְצַוְּךָ הַיּוֹם–עַל-לְבָבֶךָ ּ
tu les inculqueras à tes enfants, tu en parleras (constamment),
dans ta maison ou en voyage, en te couchant et en te levant.
Vechinantam levanekha, vedibarta bam,
bechivtekha beveithekha ouv’lekhtekha baderekh, ou’bchokh’bekha ouv’koumekha
וְשִׁנַּנְתָּם לְבָנֶיךָ, וְדִבַּרְתָּ בָּם, בְּשִׁבְתְּךָ בְּבֵיתֶךָ וּבְלֶכְתְּךָ בַדֶּרֶךְ, וּבְשָׁכְבְּךָ וּבְקוּמֶךָ
Attache les en signe sur ta main,
et porte les comme un fronteau entre tes yeux
Oukchartam le’ot al yadekha,
vehayou letotafot bein einekha
וּקְשַׁרְתָּם לְאוֹת, עַל-יָדֶךָ; וְהָיוּ לְטֹטָפֹת, בֵּין עֵינֶיך
Écris-les sur les poteaux de ta maison et sur tes portes

En effet, à un certain moment, c’est Dieu lui-même qui

s’adresse aux Hébreux alors que jusque là on pouvait

penser que les Hébreux déclarent leur foi : « L »Eternel

est notre Dieu » et ils le bénissent. Mais ensuite, c’est

Dieu lui même qui se présente :

« Que les commandements que je te prescris aujourd’hui
soient gravés dans ton cœur ».

Enfin, nous reléverons la pratique consistant à observer le ciel, à la tomhée de la nuit pour déterminer la fin du Shabbat. Cela impliquait

de voir trois étoiles (Tset Hakokhabim). Il s’agit d’étoiles  et non de planétes, contrairement à ce que disent certains

commentateurs, vu que l’on ne connaissait que 5 planétes jusqu’à la fin du XVIIIe siècle. On songe à la pratique en début de mois, d’aller guetter le premier début d’un croissant de lune pour déclarer le nouveau mois (Rosh Hodesh).

L’on voit  à quel point la vie juive était liée à la tombée du jour ou à la sortie de la nuit (nouvelle Lune).  Ce n’est que la nuit que l’on pouvait observer le ciel correctement. C’est du fait d’une telle exigence que le Shabbat commence et se termine à la tombée de la nuit, ce

qui confirme la place des repéres célestes dans la vie juive ancienne.

« tzet hakokhavim (hébreu : צאת הכוכבים « sortie des étoiles »), moment après la fin où trois étoiles de taille moyenne sont visibles dans le ciel. Certaines communautés considèrent que la sortie des étoiles a eu lieu quand le soleil est à 7,08 degrés au-dessous de l’horizon. »

Rosh Hodesh (Wikipedia):

«  Le début du mois correspond à la néoménie (nouvelle lune), qui diffère cependant de la nouvelle lune astronomique : la nouvelle lune du calendrier hébraïque ne se définit pas par la nuit où seule l’ombre lunaire est visible mais par un filet de lumière émanant de la lune. Il y a en pratique 1 à 2 jours de décalage entre les deux. »

On notera que même dans le Récit de la Création (Maassé Béréshit), il est indiqué d’abord le soir puis le matin et rappelons que

c’est le soir que le ciel étoilé se manifeste et que c’est par ce spectacle que l’on commence chaque jour et tout particulièrement le Shabbat.

Etrangement,  l’on ne parle pas des planétes dans ces textes mais seulement des luminaires et des étoiles fixes. On peut se demander

si Dieu n’est pas associé à une planéte (Saturne)  qui passe d’une étoile à une autre au cours de son cycle. La planéte (étoile errante en

grec) irriguerait successivement  les quatre étoiles fixes royales (Aldébaran, Régulus, Antarés et Fomalhaut, cf le tétramorophe dans

le Livre d’Ezéchiel notamment, où l’on trouve la correspondance un jour pour un an qui est celle du rapport de la Lune à Saturne, 28

jours/28 ans)/ On notera que la naissance de Jésus à Minuit  va dans le sens de cette dimension nocturne du judaïsme où l’on remercie – Dieu, dans les louanges,  de ramener la Nuit, ce que l’on ne saurait dissocier du temps où le ciel devient comme un livre ouvert.

Terminons cette brève étude sur des considérations sociologiques. La pratique juive nous apparait comme largement fonction d’un

savoir faire, tant au niveau linguistique qu’à celui des diverses coutumes à respecter dans la synagogue (port du talith etc). Cette

pratique synagogale conditionne  en grande partie la « croyance » juive.  Le fait de fréquenter ou non régulièrement la synagogue semble

être un enjeu majeur, ne serait-ce que quelques heures le vendredi soir et le samedi matin. Tout ne se réduit-il pas en définitive au seul fait de bénir Dieu pour ce qu’il a fait de l’homme et pour l’homme?

On soulignera aussi le fait que la prière, la bénédiction, ne

doivent pas nécessairement passer par la parole. On peut

penser qu’une activité musicale est tout à fait susceptible de

pouvoir  jouer un tel rôle et de façon probablement plus spontanée

(cf les Negro Spirituals et autres Gospels (Evangiles)

Si l’on compare les prières juives aux prières chrétiennes, force est

de constater des similitudes, des emprunts qui ne sont  occultés que par le recours à

l’hébreu. C’est ainsi que le « Notre Père » (Pater Noster) figure dans  le culte juif sous la

forme Avinou mais il serait étrange qu’un Juif prononce la formule en français et il est donc obligé

de s’exprimer en hébreu comme si la formule lui avait été confisquée (cf LES ORIGINES JUIVES DE L’ORAISON DOMINICALE OU PASTER NOSTER Armand Lipman – Librairie Fischbacher, 1921.)  On pourrait certainement multiplier les exemples (cf Liturgie de la Messe; Ed Mediaspaul & Ed. Paulines; 1988; Pierre Cuperly  Prières des fils d’Abraham. Choix de prières

musulmanes,  juives et chrétiennes,  Ed Cerf, 1992;   Célébrer Dieu.  Association des

Ecrivains croyants d’expression française (Georges Nataf,  René Berthier, Eva de

Vitray-Meyerovitch, Ed Univers-Media, 1980) et nous envisageons

de proposer une telle étude comparée prochainement en signalant bien entendu les décalages, les additions, les interpolations ou les suppressions, notamment en ce qui concerne l’adjonction de la mention « Jésus Christ »  qui marque un nouveau temps, une nouvelle « ère » (l’Ere dite Chrétienne) dans l’histoire de l’Humanité, du moins, du point de vue chrétien. De même la place

du mot « Eglise » (« ton Eglise »), dont on observera le processus d’intégration au sein du texte hébraïque d’origine. Bien entendu se pose aussi la question de la traduction du latin vers le français (entre autres langues vernaculaires)

la dimension nocturne du judaïsme est  absolument évidente quand on assiste à l’office du Shabbat et on rappellera que le sabbat des sorcières était nocturne. Le dieu des Juifs est celui qui assure le retour de la nuit et l’on peut songer aux vampires qui saluaient la tombée du jour. En ce sens, il nous semble légitime de contester l’idée simpliste que sous le nom de Dieu, tout ce qui se trouve est

identique, ce que l’on entend trop souvent. Ce dieu de la nuit  fait certainement pendant à un dieu du jour mais on rappellera

que les Juifs préférent les bougies et les étoiles à la lumière du soleil. Ce dieu qu’ils se sont choisis est celui qui leur garantit le retour de la Nuit et s’ils l’ont choisi c’est parce qu’ils sont eux-mêmes profondément marqués par un monde nocturne fuyant la lumière du jour, vivant la nuit et s’éclairant dans les cavernes alors que durant le jour, il y avait trop de dangers. Cela témoigne probablement du mode de vie des premières humanités dont ils seraient les descendants.

 

.

 

 

 

JHB

08 01 15

 

 

 

 

 

 

 

Publié dans ASTROLOGIE, Conscience, Culture, judaîsme, RELIGION | Pas de Commentaire »

La Russie, son influence néfaste en Europe aux XXe-XXIe siècles.

Posté par nofim le 3 novembre 2014

La Russie, mauvais  génie  de l’Europe  moderne.

(1905-2014)

par Jacques Halbronn

 

Nous avons publié en 2002 un ouvrage (Ed Ramkat) qui touche à la Russie (Le sionisme et ses

avatars au tournant du XXe siècle) en ce qu’il traite notamment des Protocoles des Sages de Sion lesquels nous sont connus d’abord dans la langue russe, même s’ils sont inspirés de textes rédigés en français notamment.

On sait que les Protocoles ont été le vecteur d’une nouvelle forme de judéophobie. Mais par ailleurs, les

persécutions qu’ont subi les Juifs dès la fin du XIXe siècle auront certainement contribué à l’essor du

sionisme et encouragé la recherche de solutions d’accueil des Juifs dans une nouvelle « terre », étant donné

que leur arrivé dans d’autres lieux où vivaient des Juifs pouvait déjà en soi accroitre les tensions entre eux

et le reste de la société ( les « non-Juifs »). Herzl pensait surtout aux Juifs russes quand il rédigea son

Etat Juif et qu’il  prit la tête du mouvement sioniste, notamment par l’organisation à partir de celui de Bâle en 1997 de congrès.

A partir de 1905, les Protocoles sont publiés et  traduits du russe  en tchèque et en allemand dès 1909. C’est aussi en 1905 la guerre russo-japonaise qui conduit le Japon à monter en puissance, ce qui en fera trente ans plus tard l’allié de l’Allemagne et de l’Italie (Axe)

Mais on ne saurait ignorer la responsabilité de la Russie  tsariste  en 1914 et de l’URSS de Staline en 1939

dans le déclenchement des deux grands  conflits « mondiaux ».

En 1914, c »est le soutien à la Serbie contre l’Autriche Hongrie, à la suite de l’attentat de Sarajevo, qui provoquera une réaction en chaîne

du fait du mécanisme des alliances  En 1917, les Russes renonceront à la poursuite des combats, à la suite de la Révolution d’Octobre qui

renverse le « tsar de toutes les Russies ».

. En 1939, c’est le pacte germano-soviétique et l’invasion de la Pologne  qui en découle qui conduit la France à  déclarer la guerre à l’Allemagne.

On sait ce qu’aura été le stalisnime avec ses goulags et cette Guerre  Froide marquée par la menace nuclaire.  L’Allemagne est divisée en deux.  Le rideau de fer tombe sur l’Europe..

En 1947, l’URSS permet par son vote et celui de ses satellites de faire voter la partition de la Palestine et la création d’un Etat Juif. par résolution de l’Assemblée Générale.

En 1956, les Russes menacent la France et l’angleterre de frappes nucléaires s’ils ne se désengagent pas du Canal de Suez. (expédition à laquelel Israël est partie prenante)  En 1962, Krouchtchev est sur le point de déclencher un affrontement avec les Etats Unis avec la crise de Cuba, où des missiles soviétiques ont été installés.

En 1968, le « printemps de Prague » (Dubcek) est étouffé par les troupes du Pacte de Varsovie.

En 1989,   le « mur de Berlin » tombe et bientôt l’URSS va se décomposer. Mais la Russie ne renonce pas- au  XXIe siècle, à reconstituer son Empire: ce sont les incidents de Géorgie, puis de Crimée reprise à l’Ukraine (2013) sous Poutine.

On peut penser que sans les diverses initiatives de la Russie depui un siècle et plus,  l’Europe n’aurait pas eu à subir toutes les épreuves

que l’on connait.

 

 

 

JHB

03 11  14

 

 

 

 

 

Publié dans Conscience, Culture, ECONOMIE, HISTOIRE, POLITIQUE, prophétisme, RELIGION, SOCIETE | Pas de Commentaire »

Le lien social chez les hommes et les femmes

Posté par nofim le 2 novembre 2014

 

Le lien social  selon les hommes et les femmes. Autour de la

liberté de rompre.

A Saskia Brown

par  Jacques  Halbronn

 

On sait que nous menons des recherches visant à différencier

comportements masculins et féminins, domaine qui est

largement resté en friche ce qui fait que ceux qui nient les

différences ont beau jeu puisque les recherches dans ce

domaine sont au point mort.

Le point essentiel est selon nous la dimension sociale de la

femme, le poids de la société sur le comportement féminin, ce qui

conduit  à mettre l’accent sur l’extraversion des femmes, lesquelles

sont fortement marquées par le lien social, perçu comme

d’une importance vitale.

Les femmes ont un côté Big Brother.( 1984 de Orwell) Elles sont programmées

pour tout rapporter,  elles excellent à faire des rapports sur

leurs activités, leur emploi du temps en y apportant la plus

extréme précision du détail. (On pense au Nouveau Roman

qui aura séduit notamment Marguerite Duras et Nathalie

Sarraute). C ‘est très tôt le cas chez les petites filles qui

racontent ce qu’elles ont fait à leur maman, mais bien plus

tard, cette façon de faire se perpétuera de façon compulsive.

Il faut qu’elles répétent, qu’elles rapportent ( qu’elles caftent

en argot, une cafteuse)/ Tout cela dépense beaucoup de temps

et d’énergie pour elles mais aussi pour leurs victimes passives

auxquelles elles infligent, sans état d’âme, leurs reportages,   ce

qui est assimilable à une pollution.

Mais nous voudrions insister ici sur les comportements de

rupture chez les hommes et les femmes. La thèse que nous

présentons ici est la suivante:  les femmes ont le plus grand

mal à rompre le lien avec un groupe, une société alors qu’elles

sont capables de rompre avec une personne en particulier, sans trop

avoir à en souffrir. C’est une force et une faiblesse et on ne

saurait avoir le beurre et l’argent du beurre.

Une des questions centrales qui se pose au sujet des femmes

est celle de leurs contre-performances dans le domaine

de la créativité. Les femmes sont toujours à la traine, et

appartiennent à la seconde génération de toute entreprise,

celle non pas du singulier mais du pluriel.  Les femmes sont

nombreuses à faire la même chose à partir d’une même source,

c’est ce qui les trahit.  La femme n’est importante que si

l’on se situe hors de l’espace-temps, si l’on ne refait pas

la genése d’une idée et si l’on n’examine pas le nombre de

femmes qui suivent le même modéle. Seuls les ignares tombent

dans le panneau!.

Les comportements des « genres » sont radicalement inversés

au prisme du deuil. Les hommes sont bien plus aptes à

rompre avec une société donnée, à se démarquer de l’avis

général. Il en coûte beaucoup aux femmes de s’éloigner de

leur milieu d’origine, ou d’adoption. Elles en seraient

désorientées et en ce sens elles ne sauraient échapper à un

certain conformisme.

A contrario,  les hommes sont bien plus vulnérables sur le

plan »sentimental » que sur  le plan « social » et en ce sens ils

sont plus « romantiques » en privilégiant le modéle du couple

sur le modéle du groupe.

En situation de devoir choisir entre la rupture du lien

sentimental  et celle du lien social, on observe que les femmes

font passer les enjeux sociaux en priorité, ce qui confère à leur

carrière une certaine stabilité. Elles ne se mettent pas en

rupture de ban.

Les hommes se sentent moins pénalisés que les femmes par

la nécessité de ne plus fréquenter certains milieux alors

qu la séparation d’avec une personne donnée est assez

bien vécue notamment si elles en prennent l’initiative. Cela

conduit à en faire des êtres calculateurs et sans scrupules sur

le plan affectif mais qui, en revanche ne font pas trop de

vagues socialement. Inversement, les hommes sont tout

à fait capables de ne plus fréquenter certains milieux, d’en

prendre le contre-pied, ce qui leur confère une certaine

liberté de manoeuvre favorisant l’innovation et l’abandon

de positions révolues mais restant largement partagées.

C’est la sociabilité des femmes qui nuit à leurs performances

créatrices. Elles font preuve de plus de courage dans leurs

relations affectives et on les crédite d’être à l’origine de la

majorité des demandes de divorce.

C’est ainsi que les hommes seraient moins calculateurs et

intéresssés dans leur vie affective et moins enclins à sacrifier

celle-ci parce qu’il leur en coûte plus.  En ce sens, les femmes

seraient plus cohérentes dans la conduite de leur vie

privée que les hommes et inversement dans celle de leur

vie socio-professionnelle.

C’est dire que l’argument avancé selon lequel les femmes

seraient bloquées dans le domaine professionnel nous

semble douteux. Ce qui bloque les femmes, c’est précisément

leur incapacité à rompre avec un certain formatage propre

à un certain milieu. Le destin des hommes nous apparait

ainsi comme les immunisant contre les tensions sociales, ce

qui leur donne une certaine liberté d’action.  La vulnérabilité

des hommes, leur talon d’Achille, tiendrait à la difficulté

à faire le deuil de leurs liens affectifs. En effet, instinctivement,

les hommes même les plus autonomes savent qu’ils ont

besoin d’un partenaire pour procréer alors que sur les autres plans, ils

développent une forte autonomie de par une certaine

insensibilité à se démarquer de ce qui soude tel ou tel milieu.

L’on conçoit que le chomage soit vécu comme un fléau,

comme une catastrophe, une épée de Damoclés en ce

qu’il ne respecte pas le tissu, le maillage social dans lequel

l’individu se sent en sécurité et cela vaut, selon nous, plus

fortement pour les femmes que pour les hommes. Nous

dirons que le lien affectif chez la femme, pour durer,

devra être renforcé par le lien social -familial,  amical, le

réseau professionnel, relationnel, juridique (mariage,

PACS)-car une femme y réfléchira à deux fois avant de renoncer

à la fois à l’un et à l’autre en cas de rupture du fait des

enjeux. Le double lien nous apparait donc comme un garde-fou contre les

tentations de disparaitre de la circulation du jour au

lendemain.

 

JHB

03 11 14

.

 

 

 

 

 

Publié dans Conscience, Culture, FEMMES, HISTOIRE, PSYCHOLOGIE | Pas de Commentaire »

La dialectique conjonction/disjonction. Yang/Yin

Posté par nofim le 29 octobre 2014

Astrologie Mondiale. La nécessaire approche dualiste et l’épistémologie de la

cyclologie. .

par  Jacques  Halbronn

 

Les astrologues tombent toujours dans le même piége à savoir qu’ils considérent comme un échec ce qu’ils ne

peuvent expliquer par leur astrologie.  D’où la tendance

à ramifier leur système pour ne jamais être pris au dépourvu.

Faudrait-il  cependant s’en tenir à des configurations visibles à l’oeil nu, c’est à dire à un

bagage dont on pouvait déjà disposer dans l’Antiquité?.  Seuls ceux qui ont appris l’astrologie avec les nouvelles planétes semblent incapables d’envisager une telle éventualité, de par la force de l’habitude.

Entre deux corps célestes, la seule configuration visible est, selon nous, la conjonction. On ne voit pas un

« carré » à moins d’avoir un « compas dans l’oeil ».

On est  là devant un dilemme: doit-on  adhèrer à cette idée de la « disjonction » et ainsi expliquer toutes

sortes d’événements qui échappent à la conjonction stricto sensu ou dois-je m’en tenir à la seule

conjonction et déclarer forfait pour des tas de dates qui se présentent?

Seait-il préférable d’opter pour une approche minimale et restreinte et s’en tenir à ce qui

reléve directement de la conjonction sans entrer dans toutes sortes de dérivations et donc de dérives.

Qu’il y ait un autre monde que celui de la conjonction, certes mais nous préféreons le laissere en dehors de

notre champ de conscience tout en y voyant une sorte de dialectique du masculin et du féminin, du Yang et

du Yin.?

Autrement dit,  cette « disjonction » c’est un peu comme la mort par rapport à la vie.  Nous savons que cela

existe, que c’est la « mort » de la conjonction mais cela se situe bel et bien sur un autre plan.

Donc, on aura compris que l’on sera bien inspiré, épistémologiquement, de s’en tenir au seul créneau de

la conjonction et plus précisément de celle de Saturne avec l’une des 4 étoiles fixes royales, ce qui exclue

notamment la conjonction de deux planétes, chère aux frères Barbault (Armand et André) au lendemain

de la Seconde Guerre Mondiale, et qu’ils avaient baptisée quelque peu abusivement de ‘cycle planétaire ».

Un  autre inconvénient de notre position, c’est que cela se limite à un rendez-vous tous les 7 ans, ce qui

est évidemment assez peu puisque le reste du temps, on se retrouve dans une sorte de purgatoire du

leadership, avec le retour à une « souveraineté » populaire, qui mobilise le plus grand nombre au lieu de laisser

le monopole du pouvoir à un seul homme, doté de super-pouvoirs

Pour illustrer notre propos, nous évoquerons  l’invasion nazie de l’URSS  à la fin juin  1941 dont on nous dit que ce fut  ‘la plus grande invasion de l’histoire militaire de par le nombre de soldats mobilisés et de pertes[. Ce sont près de quatre millions de soldats de l’Axe qui pénètrent en Union soviétique. » (Wikipedia)  Saturne est alors  à 23° du signe du Taureau, soit à l’approche de la conjonction avec l’étoile fixe Aldébaran. Il y a là quelque chose

de gigantesque voire de monstrueux, de hors du commun

(au plein sens du terme) qui caractérise bien le climat conjonctionnel. Faut-il préciser que l’on se

trouve actuellement sous le coup d’une configuration semblable avec Saturne à 23° Scorpion, s’approchant

d’Antarés (9° Sagittaire)?  Mais nous avons déjà connu des phénoménes assez puissants comme l’émergence

de cet « Etat Islamique » au Moyen Orient, d’un nouveau « califat ».  Précisons ausitôt que plusieurs événements

peuvent parfaitement se produire en différents points du globe.

Est-il naîf de penser qu’un tel repli stratégique de l’Astrologie faciliterait son intégration au sein du concert des

« sciences » ayant voix au chapitre.? Car force est de constater qu’actuellement, on n’imagine pas un

astrologue participer à un collége d’experts. Tout au plus le consulterait-on à part. Et l’astrologie du XXe

siècle n’y aura rien changé.

Faut-il focaliser la recherche astrologique autour du phénoméne du déplacement, du

voyage et donc de la rencontre, du rapprochement. Si je ne me bouge pas et si je n’accueille pas celui

qui vient vers moi,  je ne rends pas la rencontre possible. Or, nous avons pu constater depuis déjà

un certain temps, que les conjonctions  (Saturne-étoiles fixes royales) favorisaient  les rencontres mais

qu’elles exigeaient du mouvement. C’est donc ce mouvement qui nous intéresse au premier chef comme

condition nécessaire mais non suffisante de la rencontre, comme  symptome particulièrement visible

des effets de la conjonction.

Nous avons récemment été tentés de valider le travail que

nous avions effectué il y  a 20 ans dans L’Astrologie selon

Saturne. De même André Barbault, après 1989  n’a-t-il pu

résister au plaisir d’une prévision réussie du fait du cycle

Saturne-Neptune (de 36 ans). Mais à y regarder de plus

près, il nous est apparu que c’était un cadeau empoisonné

que cette réussite prévisionnelle pour 1995  se situant

dans une série de rendez-vous ayant lieu tous les 30 ans

environ, à l’approche de Saturne du 0° Bélier.(fin Poissons)

En effet, la « validation » de notre modéle par la prévision

« aboutie » du mouvement social de 1995, un an avant son

échéance,  était-elle si évidente que cela, à y regarder de

plus près? Ne cédions-nous pas, à notre tour, à une certaine

tentation subjective et somme toute anecdotique du récit d’un

succés prévisionnel contingent? Bien pis, est-ce que ces

prétendus résultats  étaient compatibles avec d’autres travaux

conduits entre temps? En effet, la conjonction de Saturne

avec l’une des 4 étoiles fixes royales précédait somme toute

de peu cette échéance de la seconde moitié du signe des

poissons. André Barbault, à partir de 1989 est-il ainsi

réellement parvenu à concilier sa prévision pour cette année

avec des travaux plus tardifs comme l’indice de concentration

planétaire? N’a-t-il pas ainsi régressé par rapport à ses avancées

ultérieures de la quarantaine en raison d’un pronostic effectué

au début de sa trentaine et qui avait le « malheur » de sembler

tomber juste, lui? Il eut fallu beaucoup de courage pour

relativiser la signification structurelle d’un tel succès. Mais

il est vrai que cela venait compenser , tel un baume, la déconvenue, la

déconfiture des années 80 du fait du dit indice.

En vérité, ce « résultat »  de Saturne fin poissons aura fini

par se révéler incompatible avec nos  recherches présentes et

même en menacer la cohérence. S’il est facile de rejeter les

travaux d’autrui, il est plus délicat de procéder ainsi avec les

siens propres, auréolés d’une certaine ancienneté.

A y regarder de plus près, notre série  de  8 dates

échelonnées sur  deux siècles  comportait quelques chainons

fragiles. Prenons le cas de 1848. Certes, ce fut un temps marqué

par des révolutions mais ce fut aussi l’exploit d’un Louis

Napoléon Bonaparte qui se fera élire premier et d’ailleurs

seul président de la Seconde République! N’est-on pas

en ce milieu des Poissons encore dans l’orbe de la conjonction

de Saturne avec l’étoile fixe Fomalhaut? Bien pis, selon notre

modéle actuel, il n’y avait plus aucune raison de se

polariser sur le seul passage de Saturne à la fin des poissons

puisque chacune des 4 étoiles fixes royales était à égalité.Et si

l’on prend le Front Populaire de 1936  ne s’agit-il pas d’un

exploit de la part de Léon Blum? Mais début 1936 c’est aussi

le coup de force de Hitler remilitarisant la Rhénanie (cf les Chemins de la Liberté de J. P. Sartre)

qui laissera  la France lâchée par la Grande Bretagne.

Cela avait été précédé par la reprise de la conscription

allemande en mars 1935 (Saturne étant conjoint à

Fomalhaut)

Même 1965 nous semble bien

être d’abord marqué par l’exploit de François Mitterrand

mettant en ballotage au premier tour De Gaulle à l’instar en

2002 de l’exploit de Jean-Marie Le Pen d’arriver au second tour

de l’élection présidentielle, en phase conjonctionnelle de

Saturne, Jospin étant éliminé au premier tour.  Même 1995  nous apparait comme marqué par

l’exploit d’un Jacques Chirac revenant de loin et éliminant

au premier tour Edouard Balladur, le premier Ministre sortant

et l’emportant devant Jospin, lequel prenait le relais du Président

sotant François Mitterrand.

En relisant l’Astrologie selon Saturne nous percevons des

failles comme ce passage sur 1965 (p 7) :

‘Dans la foulée (de 1965), on trouve Mai  68 avec Saturne en Bélier

(18°) ».  Or, Sature à la moitié du Bélier ne saurait être

assimilé à Saturne   à la moitié des Poissons!

Quant à la fouchette première de 1789, ne peut-on

penser au personnage remarquable de Mirabeau?

Mais alors, nous demandera-t-on:  qu’est ce qui, a contrario

caractériserait la disjonction? Nous dirons qu’elle n’est marquée

par l’émergence d’aucun leader marquant et que c’est avant

tout un mouvement de la base qui est précisément marqué

par le refus d’un leader, qui entend se passer d’une telle

figure, ce qui fait à la fois sa force et sa faiblesse.

En conclusion, nous confirmons la dialectique conjonction-

disjonction, à 45° en gros d’intervalle. Certes, la disjonction

est-elle « invisible » corporellement, à la différence de la

conjonction, un peu comme la nouvelle lune par rapport à

la pleine lune.  Et en ce sens, on rappelera que les événements de

1989 ne sauraient, selon nous, s’expliquer par une conjonction

-comme le voudraiit Barbault et ses  partisans- mais bien par une disjonction.

On nous objectera  qu’il n’y a pas de raison de s’en tenir à la seule planéte Saturne.  Mais un tel discours

est inflationiste. Qui ne voit que la multiplication des « conjonctions » serait du plus mauvais effet? Certes,

mais, continuera-t-on à nous objecter: pourquoi pas les autres planétes? Il est clair que rien ne vient

justifier le choix de Saturne d’un point de vue purement astronomique. Mais l’astrologie n’est pas

l’astronomie même si elle lui emprunte. L’astrologie reléve plus de la science politique ou juridique (et donc

du religieux) que de la science  « dure ». Nous ne disons pas que les astres agissent sur nous de leur propre

fait- si ce n’est à une échelle infinitésimale- mais que les sociétés anciennes ont décidé de conférer à certaines

configurations valeur de signal, sur une base purement visuelle.

Notre propos rejoint peu ou prou celui de Freud quand il traite de la dialectique du pénis et du phallus en ce sens

que la conjonction correspondrait au stade phallique (érection)  et la disjonction au retour au pénis, de par sa contraction. (cf Marie Françoise  Laval- Hygonenq « Envie du pénis et/ou intégration phallique », in

Clés pour le féminin   Femme , mère, amante et fille,   dir  Jacqueline  Schaeffer, et al, Paris, PUF, 1999, pp 169 et seq). On dira que tous les 7 ans, quelque part, le masculin reprend et réaffirme son pouvoir par le biais de la dite conjonction, ce qui déclenche un nouveau cycle.  A l’opposé, il semble que Jung ait en quelque sorte nié la dualité ou plutôt l’ait limité à une altérité intérieure, notamment autour de l’animus et de l’anima.

Ce rendez vous  qui se tient tous les sept ans peut être interprété à la lumière de la dialectique

Pluton/Hadés versus Cérés/Démeter.   La conjonction serait plutonienne (aucun rapport avec la planéte

de ce nom) et la « disjonction » qui en est le contrepoint et le contrecoup serait cérésienne (cf l’histoire

de Proserpine/Perséphone/Coré). Tous les 7 ans, les « gardiens » que sont les « leaders » et qui sont en

fait les « juges » (cf l’Ancien Testament) interviennent pour que justice soit faite, que les confrontations

entre les protagonistes aient lieu car ils ont le bras long- ce qui implique la faculté de se déplacer pour

qu’il n’y ait pas impunité. En ce sens la conjonction nous apparait comme la fin d’un cycle, comme l’heure

du Jugement par rapport à ce qui s »est accompli et joué depuis la précédente conjonction. Il y a dans

la conjonction une connotation liée à l’Aigle qui fonce sur sa proie, en partant de loin, auquel rien

n’échappe, n’est hors de sa portée. Il y a  ici un paralléle étrange entre le monde d’en haut (le Ciel) et le monde souterrain, ce qui invite à une nouvelle lecture de la Table d’Emeraude.

Toute l’astrologie se résumerait en  fait à ce dispositif d »une « semaine » de 7 années mis en place depuis

des millénaires par des Elohim (cf notre étude sur Jean Sendy).
Contrairement à ce qu’affirment tant d’astrologues, l’astrologie n’est pas le fait d’observations mais d’une

construction exigeant une très haute technologie et donc une intervention extérieure  à notre planéte, la Terre. Le pouvoir de ces Elohim serait relayé par ces « gardiens »  – les « anges » (messagers, missionnés) - qui réaffirment leur pouvoir et leur mission tous les sept ans.  L’ouvrage de Jean-Marie Durand , probablement inspiré peu ou prou par Sendy(L’homme manipulé. Ed Les 3 spirales 2003) parle de « manipulations génétiques » (p. 8) « Qui a écrit la Genése? demandet-il. « Et comment les auteurs ont-ils pu faire une narration aussi précise puisqu’ils n’étaient pas là? »

 

JHB

02  11 14

 

 

 

 

 

 

 

Publié dans ASTROLOGIE, Conscience, Culture, divination, HISTOIRE, POLITIQUE, PSYCHOLOGIE, RELIGION, SCIENCE, symbolisme | Pas de Commentaire »

Patrice Guinard et l’anti-astrologie

Posté par nofim le 29 octobre 2014

Au sujet de la « Relation d’une pérégrination en anti-astrologie » (Patrice Guinard) -1996-1997

par  Jacques  Halbronn

Dans la revue trimestrielle  L’Astrologue, dirigée par André Barbault,  Patrice Guinard publia en feuilleton, sur six numéros (113 -118) un  texte consacré à l’anti-astrologie. On notera que dans les numéros 114 et 115 son article était  carrément en tête avant même tout éditorial. On s’interrogera sur ce qui occasionna un tel

phénoméne. On notera que dans ce travail érudit, qui parait ainsi à partir du début de l’année 196,

Guinard fait appel à des ouvrages qu’il a pu consulter à la

Bibliotheca Astrologica dont il fut un fidéle usager. On citera notamment parmi les ouvrages qui lui furent

fournis par cet établisssement que nous avons fondé en 1972 :  Gassendi, Jean-Baptiste Morin, Eustache Le Noble,  Tinélis-Castelet, Moody, Condren, Marin Mersenne etc

Mais notre nom ne figure nulle part au sein d’un tel ensemble et à aucun titrr. En 1993, Guinard avait soutenu à l’Universite Paris I Sorbonne une thèse de philosophie consacrée à l’astrologie (sous la direction de F. Bonnardel, Max Lejbowicz faisait partie du jury) Guinard explique le déclin de l’Astrologie au moyen de conjonctions planétaires (cf  n° 114 p. 2  note 7)

A cette occasion, Patrice  Guinard annonce dans la dernière livraison (n° 118)   » qu’un centre de recherche  en astrologie (techniques, interprétation, traductions, histoire culturelle, métaphysique) devrait être mis en place courant 1998″  Il signe ce dernier article « Dr H.  Patrice Guinard ». Cela donnera le CURA en 1999. Le’ Manifeste’ de   Guinard connaitra un certain succés et fin 2000 nous organisames ensemble le dernier Congrès astrologique du deuxiéme millénaire.(cf les

Actes sur le site du CURA) Sera mis en ligne sur le site en question notre CATAF.

Revenons sur certains arguments

n° 114 p. 3  La précession des équinoxes et le zodiaque

« Les obscurantistes qui utilisent l’argument selon lequel la signification symbolique du signe serait lié »e

à l’époque où la constellation a été pour la première fois circonscrite  ignorent (…) que l’essentiel du

contenu sémantique des signes n’a été élaboré qu’assez tardivement, dans les milieux hermétiques

gréco-égyptiens des premiers siècles avant  l’ère chrétienne à l’époque précisément où signes et

constellations coincidaient »

Ce que semble ignorer toutefois P. Guinard, c »est  la genése même du zodiaque. Il semble qu’il adhère à

l’idée d’un zodiaque  calqué sur le cycle des saisons. et qui ne subit donc pas les effets de la précession

des équinoxes dès lors qu’il est chaque fois recalculé à partir du 0° Bélier. Or, nous avons montré

qu’en ce qui concerne les signes fixes, ceux-ci  sont associés aux saisons d’une certaine époque, ce qui nous reméne 12000 ans en arrière. Contrairement à ce que semble croire Guinard, il n’est nullement évident

d’associer le taureau au printemps et le symbolisme zodiacal n’est pas d’une seule pièce.

 »

sur Gauquelin p. 9:

« Si la « courbe Gauquelin » n »‘est « vérifiée » que pour quatre ou cinq planétes, ce n’est pas qu’elles

auraient une « influence » qui ferait défaut aux autres mais plus certainement que la méthode est

inadéquate à son objet »

Guinard semble contrarié par le fait que Gauquelin ne trouve pas de résultat au delà de Saturne alors

que cela devrait être plutôt rassurant. Comment Gauquelin aurait-il pu trouver des résultats pour

des planétes invisibles à l’oeul nu? On notera d’ailleurs que ces statistiques  ne viennent pas confirmer

Mercure, car trop proche du Soleil. Les travaux de Gauquelin nous apparaissent comme un garde-fou

quant à la tentation du tout astronomique.

 

n° 118  Le thème de conception P 42

« Le système nerveux et les mécanismes de réception  et d’intégration des rythmes planétaires  ne sont pas

formés à la conception et  ce n’est qu’à la naissance que se déclenchent les fonctions nouvelles notamment

la respiration pulmonaire qui libèrent l’enfant de la matrice maternelle »

Toutefois, il n’en reste pas moins qu’il ne sert à rien de prévoir ce qui est déjà connu. A quoi bon décrire à quoi ressemblera l’enfant s’il est déjà né? Nous pensons que l’astrologie en question est axée sur l’enfance et ne fait sens qu’avant la naissance et dans les jours qui suivent la naissance. L’astrologie n’avait  pas vocation

à nous dire ce que l’on savait déjà par ailleurs.

Etonamment, Guinard  pose carrément le  fait que nous disposerions de mécanismes d’intégration des

rythmes planétaires.

Les maîtrises   n° 118  p. 43

« La théorie des  Maîtrises n’illustre pas de simples correspondances sémantiques entre signes zodiacaux

et planétes : elle est la théorie  unifiante de l’astrologie en tant que les structures  zodiacales; planétaire, et

ausso  sectorielle sont des différenciations d’une même matrice archétypale »

L’approche de guinard est délibérément synchronique. Elle considére que le savoir astrologique tel qu’il nous

est parvenu ne  fait qu’un et a toujours existé tel quel. En réalité, cette unité dont parle Guinard reléve

d’ajustements syncrétiques tardifs  visant notamment à « unifier » l’astrologie autour du 12, c’est à dire des

12 lunaisons.

En fait, Guinard semble croire que les maitrises concernent dès le départ les planétes alors que cela ne

concerne que les divinités, comme cela ressort de l’étude de l’Astronomicon de Manilius. Ce n’est que dans un deuxiéme temps, que s’est produit une planétarisation des dieux associés aux signes zodiacaux.

 

les points fictifs  n°118 p. 43

HG

« En  acceptant des pratiques utilisant des points fictifs (noeuds lunaires, parts, mi-points, planétes

hypothétiques,) ainsi que des étoiles fixes, cométes et éclipsdes, l’astrologue oublie souvent que le

modéle impliqué doit respecter une triple exigence: l’adéquation des facteurs à la réalité physique et

astronomique, la nécessité de leur périodicité, laquelle conditionne  leur intégration par l’organisme, la cohérence de l’ensemble et l’absence de redondance des opérateurs envisagés. Le thème est assez

complxes pour qu’il soit nécessaire d’en rajouter »

JH  Guinard défend l’idée du « thème » incluant tous les astres du systéme solaire. Nous pensons qu’il n’y

a aucune obligation à ce faire et que l’astrologie ne fait qu’instrumentaliser les données astronomiques

selon les besoins organisationnels dont elle a la charge. Quant à évacuer les étoiles fixes, c’est là une

erreur de première grandeur à condition de ne pas confondre la question des étoiles et celle des

constellations. Il semble en effet que l’astrologie se soit initialement organisée autour de la relation

des planétes aux étoiles fixes, ce qui transposait  le rapport de la Lune au Soleil.  Guinard ne parvient pas

à distinguer la question des étoiles de celle des constellations.(cf  n° 114, p. 5).  « Les  étoiles sidéralistes

accroisssent, dit-il,  inutilement  le désordre au sein de l’astrologie et sont aussi les plus exposés à

l’argumentation insidieuse des scientistes pour qui elles  se présentent comme une aubaine ». Guinard

semble ignorer notamment le dispositif des 4 Etoiles fixes « royales » qui permet de baliser le cours d’une

planéte. Guinard détourne ainsi les astrologues du XXIe siècle de la voie la plus saine à suivre et qui ne

dépend aucunement de la précession des équinoxes si ce n’est que l’on doit tenir compte du fait que

les éphémérides actuelleement disponibles situent les planétes selon le systéme « tropical ».

 

On chercherait vainement chez Guinard une quelconque tentative pour déterminer l’objet de l’astrologie.

Il semble qu’il veuille expliquer tout l’humain au moyen du systéme solaire prise comme globalité, à

l’instar de son maître Jean-Pierre Nicola (RET).   Il apparait que l’avenir de l’astrologie passe par

une focalisation sur le domaine propre qui est le sien et qui ne saurait faire double emploi avec d’autres

domaines.

Etonamment, Guinard disqualifie les astronomes  (L’Astrolouie n°114 p. 1) quant à leur compétence à traiter

de l’astrologie mais en même temps il leur donne tout pouvoir quant à la description des outils

planétaires dont l’astrologie serait censée se servir, à savoir  notamment les planétes au delà de

Saturne dont Guinard ne voit pas d’inconvévient à charger la dite astrologie alors que ces astres

étaient invisibles et inconnus de l’Antiquité. C’est pourquoi Guinard insiste sur le fait que l’astrologie

n’est pas un savoir figé. L’approche de Guinard n’accorde aucune importance au fait que ce sont les hommes qui ont fabriqué l’astrologie en  n’en retenant que ce qui leur semblait utile. Croire que des astres

inconnus puissent agir sur nous, c’est  priver l’astrologie de son droit de regard sur ce qu’elle prend ou ne

prend pas de l’astronomie. C’est défendre la thèse selon laquelle les astres agissent sur nous à notre insu.

 

Le rejet du « dualisme » (n°  114 p.8)

« La méthode dualiste (est) en contradiction  absolue avec la logique plurielle de l’astrologie. » Guinard

rejette « une relation binaire,  bijective, qui est censée faire correspondre la série des facteurs

astrologiques à la grille empirique ».  L’astrologie aurait selon Guinard vocation  « à éveiller l’esprit à

des distinctions  non- dualistes »

Autrement dit selon Guinard, c »est peine perdue que de tenter da valider l’astrologie au prisme de ce

que l’on peut observer dans le monde. Il en fait une sorte d’objet non identifié qui planerait sur le monde.

Le non dualisme,c’est notamment le refus de prendre en compte la « dualité » hommes- femmes en

lui substituant le thème natal, la division en 12, les planétes qui sont une sorte de fuite en avant

par rapport  justement au dualisme. Guinard n’hésite pas à déclarer (Astrologue n°114 p. 7)  « L’astrologie

n’a pas à être « prouvée » parce qu’elle n’a aucun besoin de justification extérieure pour exister »

Guinard s’en prend aux statistiques astrologiques qu’il aurait tendance à assimiler à de l’anti-astrologie

ne serait-ce que parce qu’elles en délimitent le champ : « Le choix de la notion de « catégorie

professionnelle » est  hasardeux : la consécration sociale ne saurait être considérée comme le seul

critère de référence d’une tendance potentielle. Par ailleurs, qui est musicien? Le compositeur, l’interprète, ou le mélomane? (…) Le choix d’une profession dépend de nombreux facteurs autres qu’astrologiques »

Mais dans ce cas,  est-ce à dire que Guinard réfute par avance la « validité » des  résultats Gauquelin? Il se

comporte ce faisant comme tout anti-astrologue qui nous explique que l’astrologie ne peut « marcher », a priori.

 

Un certain antisémitisme (n°115 p. 1-2, note 2)

« Les juifs (dixit  Nieztsche dans l’Antéchrist) « se sont transformés  en  vivante antithèse  des

conditions naturelles. Ils ont successivement retourné de manière irrémédiable la religion, le culte, la

morale, l’histoire, la psychologie en l’exact opposé de leurs valeurs naturelles »  et plus loin  Guinard de citer

complaisamment : » Le symbolisme du christianisme repose sur le symbolisme judaïque qui avait déjà

dissous toute la réalité en une non-nature et une irréalité sainte ». Au fond, à entendre Guinard,

l’astrophobie serait d’inspiration judéo-chrétienne, ce qui justifierait, en retour, une certaine

judéophobie. (cf Richard Noll. Jung le Christ Aryen, Les secrets d’une vie, Plon 1999). On pourrait au demeurant s’interroger autour d’un paralléle entre judaïsme et astrologie, du fait d’une mise en cause qui

s’est perpétuée,dans les deux cas, depuis l’Antiquité.

 

 

 

L’astromantie  L’Astrologue n° 115 p. 4

« Les adversaires de l’astrologie (…) ont poussé l’astrologie à la prédiction et pu ainsi  s’attaquer plus

aisément à cet ersatz astromantique qui n’est pas de l’astrologie »

JH On saisit mal où Guinard place la ligne de démarcation entre astrologie et astromancie. A quoi sert

donc tout l’arsenal astrologique que Guinard entend préserver? Celui-ci reconnait in finé (n°118,  pp. 44-45)) que l’anti-astrologie est en deça d’un certain réformisme astrologique qui ne ménage guère l’astrologie.

Guinard nous apparait comme un tenant  du thème astral. C’est là pour lui un postulat que tout

astrologue se doit d’accepter et d’assumer. Or, il est tout à fait possible de penser une astrologie qui ne se fonde

pas sur un tel dispositif, à savoir la « carte du ciel » pour un instant T, ce qui nous semble caractériser

précisément cette « astromancie » – ce qui en fait une généthliomancie- dont il ne cesse de vouloir se

démarquer.

L’astrologie a du notamment relever le défi de l’astronomie galiléenne qui ouvrait la porte à la découverte

de nouveaux  corps célestes. « Le Septénaire des Anciens s’est fissuré » Il est intéressant de noter que

précisément les astrologues se sont rendus aux arguments des astroscéptiques comme  Alexandre

Tinélis (Le Messager Céleste 1681) en se décidant à intégrer au fur et à mesure les nouvelles découvertes.

Guinard écrit avant le déclassement de Pluton, dix ans plus tard, qui montre à quel point une telle stratégie fait probléme.

Notons que le texte de guinard  a pu inspirer Elizbeth Teissier qui soutiendra peu après , elle aussi, une thèse en Sorbonne en 2001 consacré notamment à la fascination et au rejet de l’Astrologie  (Plon). Guinard notamment s’interroger sur les raisons du « rejet » de l’astrologie (L’Astrologue,  n°115  1996 p. 1), il entend « tenter  de comprendre les véritables enjeux de son rejet » .

Guinard a-t-il vraiment explicité les raisons d’une telle ambivalence? Selon nous, l’astrologie serait

associée à un traumatisme très ancien qu’aurait vécu l’Humanité du fait d’une emprise qui pourrait bien être

d’origine extra-terrestre, comme l’indiquerait une certaine lecture de la Bible (cf  l’oeuvre de Jean Sendy) d’où le recours à une technologie très avancée qui aurait seule permis à l’astrologie

d’exister. Contrairement à ce que laisse entendre Guinard,  l’astrologie serait le fruit de la Technique

plutôt que de la Science. Ces « dieux » venus d’ailleurs auraient ainsi instauré des « guides », des « gouverneurs »

obéissant à certains signaux cosmiques. On pense aux accords entre Pluton et Cérés se répartissant

le temps à parts égales. Ce serait le rejet de cette présence « étrangère » qui serait en fait à la base

de ce phénoméne de rejet.

 

JHB

30. 10 14

 

Publié dans ASTROLOGIE, Culture, divination, HISTOIRE, LINGUISTIQUE, NOSTRADAMUS, prophétisme | Pas de Commentaire »

L’astrologie et l’espace temps. La problématique du mouvement

Posté par nofim le 28 octobre 2014

Le lien espace-temps  en cyclologie. Le Yang et le Yin.

par  Jacques  Halbronn

 

Qu’est-ce qui varie quand on passe d’une phase à une autre? Nous répondrons désormais que la variable

est fonction du déplacement, de la mobilité, du mouvement.  Les « lignes »  bougent, doivent bouger.

Depuis plus de 40 ans, nous avions l’intuition que les changements de phase devaient correspondre à un

phénoméne visuel. D’ailleurs, le visuel est pour nous un impératif pour notre épistémologie de l’astrologie ety

cela explique pourquoi notamment nous rejetons les planétes invisibles, et donc inconnues des sociétés

antiques. Nous sommes en faveur d’une astrologie qui traite de manifestations visibles aux antipodes

d’une astropsychologie « interne » (cf  André  Barbault De la Psychanayse à l’Astrologie. Paris, Seuil  1961)

Pour nous le verbe prévoir s’entend au sens littéral de « voir » quelque chose, d’assister à un changement

manifeste, tangible. Or c’est souvent ce qui manque au travail de l’astrologue que de traiter de ce qui est

visible.

Nous dirons donc que l’on ne peut parler d’un changement temporel sans que cela implique un

changement spatial et c’est là selon nous une avancée singulièrement importante pour la pensée

astrologique du XXIe siècle. On notera d’ailleurs que même au niveau du cycle saisonnier, le mouvement est de  rigueur lors du passage d’une saison à l’autre comme ça l’est quand on passe du jour à la nuit et que l’on change ainsi son mode et son lieu de vie.

L’Histoire, elle-même, est marquée par des modifications géographiques du fait des conquétes, des

sécessions, des unions de toutes sortes qui  transforment la physionomie des cartes, des atlas, d’une époque à l’autre comme ce fut le cas en 1960 lors de la dissolution de l’Afrique français occidentale comme centrale,

au début de la Ve République. (cf nos  Clefs pour l’Astrologie, Ed Seghers, 1976)

Cette avancée conceptuelle fournit ainsi à l’astrologue un précieux outil de travail dès lors que l’on met

en avant le critère de déplacement. Il faut se préparer à changer d’attitude périodiquement en matière de

déplacement et décider si le temps est venu de se déplacer ou au contraire d’attendre que les autres se

déplacent. That is the question!  Bouger ou ne pas bouger…

A tout moment, en effet, le probléme se pose : est-ce à moi de faire le premier pas, d’aller vers l’autre ou

est-ce autrui de venir à moi? Cela vaut au niveau relationnel tout comme au niveau politique. On sait que

certains pays à certains moments ont préfére intervenir ou au contraire ne pas intervenir si l’on entend

par là  une forme d’ingérence, d’intrusion sur le territoire d’autrui ou sur son propre territoire. Qu’est ce

qui est légitime, admissible? Probléme de conscience qui s’est posé ainsi au gouvernement français lors de

la Guerre d’Espagne ou de la seconde Guerre du Golfe, sous Chirac et aux Etats Unis au début des deux guerres mondiales du siècle dernier . A un certain moment, cela bascule comme  avec Pearl Harbour

et l’invasion nazie de l’URSS. Il y a un moment où l’exercice du pouvoir exige d’intervenir. Mais il peut

aussi semble judicieux d’attendre. Et cela est logiquement fonction de telle ou telle phase du cycle.

L’approche de la conjonction d’une des 4 étoiles fixes royales par Saturnee risque fort d’enclencher

un processsus  de déplacement. Si tu ne vas pas à Lagardère, Lagardère viendra à toi (Le Bossu)

Qui dit mouvement, dit contact, dit rencontre, choc,  en dépit de toutes sortes d’obstacles réels ou imaginaires.  Il faut passer outre.

C’est dire que notre destin individuel et/ou collectif est souvent fonction de nos déplacements, de nos

voyages mettant fin à un temps d’inertie, de procrastination quant à l’échéance du mouvement à

accomplir.  On dit que l’on recule pour mieux sauter.

En réalité, il y a toujours mouvement dans un sens ou dans un autre. Soit je me déplace, soit c’est

l’autre qui se déplace mais que se passe-t-il quand personne ne se déplace? On est là dans un temps

intermédiaire, indifférencié, « équinoxial » où il ne se passe rien (stanstill).  Qui commencera à bouger?

On pense au rapport planéte/étoile: tantôt la planéte se rapproche de l’étoile -du moins en apparence et c’est

ce qui compte- et tantôt elle s’en éloigne. C’est dire que le cosmos nous parle de mouvement comme dans

le cas des rapports entre la Lune et le Soleil.

De fait, il y a des moments où sans que l’on fasse quoi que ce soit ce sont les autres qui viennent à vous

- période de popularité – et d’autres où il nous faut absolument prendre l’initiative et nous déplacer pour aller à la rencontre, voire

à la confrontation.- période de conflit.  Celui qui se prend pour le centre du monde peut penser en effet que c’est aux autres

de venir  à lui.  Mais celui qui pense que le centre du monde est ailleurs, se mettra en route en sa

direction. Tout dépend que l’idée que l’on se fait de soi-même.

Quand on est jeune, on est tenté de se déplacer pour se rendre vers des « centres » vers lesquels on se sent

impérieusement attiré. C’est ainsi qu’en 1967-69, nous avons été marqués par la Guerre des Six Jours et

que cela nous a incité à « partir », à passer d’un lieu vers un autre parce que visiblement  ce qui se passait en

Israël nous semblait valoir la peine d’y aller voir.

On peut dire que la phase

conjonctionnelle correspond à une entreprise de « mission », c’est

à dire d’exploration  alors que la phase disjonctionnelle

correspondra à un temps de consolidation.

. Cela dépend. La faculté de se déplacer, de se rendre

à l’étranger, d’échanger dans diverses langues permet de vivre au mieux les phases de conjonction

de Saturne avec l’une des 4 étoiles fixes royales, étant entendu que ces phases débutent bien avant

la conjonction du fait d’un processus d’anticipation que l’on peut observer face à toute échéance (comme

pour les campagnes électorales avec leur cortége de primaires, notamment)

Actuellement, avec Saturne  à la fin du scorpion, le processus conjonctionnel va se montrer de plus en

plus intense (à l’approche de la conjonction avec l’étoile fixe royale  Antarés (ou Coeur du Scorpion) à 9° sagittaire (du fait de la précession des équinoxes). Il faut donc s’attendre à un temps d’intervention et

d’ingérence mais nous avons déjà eu pas mal d’exemples dans ce sens depuis que Saturne est entré en

scorpion, comme c’est le cas quand il traverse l’un des trois autres signes fixes avec la conjonction

en ligne de mire en début de signe mutable.

Il y a un moment où l’on a besoin de changer son fusil d’épaule

et où l’on a besoin d’un  relais, d’un feed back, que l’on nous

renvoie l’ascenseur. On ne peut pas tout le temps donner ou

tout le temps recevoir et l’on peut déterminer astrologiquement

à quel moment un tel besoin de basculement sera ressenti par

soi même mais aussi, bien évidemment, par autrui, par nos

partenaires.

Selon nos estimations actuelles, la période la plus spectaculaire

serait celle qui va de l’approche de la conjonction à la période de

séparation qui lui fait suite, donc quand le « signal » (au sens

pavlovien) commence à prendre forme  jusqu’au moment où il

perd ses contours, se brouille au cours d’un temps intermédiaire

marqué par une faible lisibilité, une certaine grisaille sémantiqu..

Cela souffle le chaud et le froid

Grosso modo, le début du signe fixe correspond  donc au démarrage

de la phase conjonctionnelle et la moitié du signe mutable

à l’amorce de la phase disjonctionnelle.Mais le début de chaque

phase est marqué par une certaine confusion et par des

contradictions qui rendent floue la lecture de ce qui se joue à

l’instar de cette « Drôle de guerre » qui suivit les déclarations

belliqueuses des Alliés.. Ces débuts de phase sont assez

chaotiques et avec des situations incohérentes, troubles où l’on méle le

pire et le meilleur.

On ajoutera que tout le systéme saturnien que nous avons

constitué est articulé sur la seule conjonction de Saturne, tous mes 7 ans

ans environ avec l’une des 4 étoiles fixes royales. Stricto

sensu, cela signifie que l’impact saturnien n’aurait lieu que

tous les sept ans lorsque la conjonction est « visible » même

s’il n’y a pas à proprement parler de conjonction d’autant

que Saturne ne tourne pas autour des dites étoiles. Il s’agit

là d’un artefact qui est le fondement de toute l’Astrologie et qui

est arbitraire (sérendipité) mais un arbitraire qui perdure.

On peut certes extrapoler comme nous  l’avons proposé par

le passé pour renseigner l’ensemble du cycle de 7 ans mais

il ne s’agit là que de projections fondées sur l’anticipation

quant à l’apparition du signal, sur les effets d’une absence

de signal. Il est possible que  notre capacité à. capter les

signaux célestes décline avec l’âge, d’où une moindre

réactivité.

On dira que l’instant conjonctionnel introduit une dynamique

« yang » sur un fonds « yin » et que le Yang a vocation à sortir

de sa léthargie le Yin. On comparera le Yang à la Lune et le

Yin au Soleil (et non l’inverse  comme on le lit souvent

(article Wikipedia). puisque c’est le facteur le plus rapide, le plus

mobile, qui, analogiquement, a vocation à représenter le Yang.

montre la Lune avec ses 28 épouses). Peu importe que l’on place

le Yang avant ou après le  Yin car quelque part le Yang

intervient par rapport au Yin . On dit souvent que le Yang

est montée et l’on pourrait parler d’adrénaline (sur le I Ching,cf

nos Mathématiques Divinatoires. Paris, Trédaniel  1983, pp. 61

et seq)

En fait,  ne devrait-on pas se focaliser sur les évenements en rapport avec la

conjonction qui est un point visible précis  alors que ce qui reléve de la « disjonction »

ne se définit que par le biais du manque, de l’absence? Nous dirons que l’objet de l’astrologie est le leadershio

dans son émergence la plus forte  et non  ce qui se passe quand le dit leadership est en crise, en défaut.

Il nous semble donc vain de tenter de modéliser  un facteur négatif, « en creux ».

 

 

 

JHB

29 10 14

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Publié dans ASTROLOGIE, Culture, FEMMES, HISTOIRE | Pas de Commentaire »

123456...12
 

Hertiuatipo |
L'actualité du droit d... |
Beats Pas Cher |
Unblog.fr | Annuaire | Signaler un abus | Lixueosche
| Kenpkcv
| Luivaterfoxs