Sociologie des cafés-philo

Posté par nofim le 29 juillet 2014

La dynamique des cafés philo : sociabilité et handicap

par  Jacques  Halbronn

Nous avons plusieurs fois  mis en évidence le fait que lien social

était souvent alimenté par le partage d’un certain  handicap.

Ce qui nous intéresse le plus ici c’est que cette rencontr qui

pourrait être un des rares lieu de liberté, d’improvisation se

voit généralement muselé au nom d’une rigueur

organisationnelle persuadée qu’on ne peut pas laisser les choses

se réguler d’elles-mêmes. On pense à ces entraineurs ( en foot

ou ailleurs) qui sont trop sur le dos de leur équipe et qui veulent

tout régenter, tout calculer.

D’habitude nous aimons opposer la liberté d’expression des

gens qui se rencontrent et qui parlent ensemble à la dimension

quasi-mécanique d’une orchestre,suivant pas à pas la partition

du compositeur et la baguette du « chef ». Or, les cafés philo

nous démontrent que le mal  a encore progressé et que la

situation est encore pire que nous nous l’imaginions puisque

même la circulation de la parole fait probléme et  est soumise

à des régles qui n’ont rien à voir avec la qualité des propos tenus

par tel ou tel, au sein du groupe ainsi constitué. Au vrai, nous

avions déjà remarqué une certaine rigidité dans des réunions

plus formelles comme des commissions, des conseils, des

conférences, des séminaires.

. Mais nous avons été contraints de constater que cette même

rigidité  avait envahi  d’autres espaces. Ce qui nous améne à

nous demander quel est le « vrai » sens de ce genre de réunion,

quel est l’enjeu  « non dit » sinon non -conscient? En fait, la

définition du café-philo -terme d’ailleurs tout à fait abusif

au regard de la philosophie- espace où chacun peut

s’exprimer dans un temps raisonnable et dire ce qu’il a

envie de dire, ce qui fait d’ailleurs que le thème mis en avant

n’a vraimennt pas beaucoup d’importance et même semble

indifférent et aléatoire. Question: qui peut être attiré par une

telle formule?

Réponse: des personnes qui n’arrivent pas à prendre la

parole facilement, qui ont besoin qu’on la leur donne. Cela

peut être le cas d’étrangers, de personnes atteintes de quelque

surdité, de personnne qui parlent trop lentement et qu’on ne

laisse pas « finir »  ce qu’elles ont à dire, qui  sont assez

marginalisées dans une discussion « à bâtons rompus ». Bref

des laissés pour compte de la communication.

Les femmes sont souvent  plus frustrées que les hommes dans

le domaine de l’échange en groupe et l’on trouve plus rarement

de jeunes hommes que de jeunes femmes parmi les

participants d’un café philo et comme par hasard quand il y en

a, ils sont souvent très à cheval sur la « discipline »,faisant

ainsi de nécessié vertu car il est évident qu’ils  préférent

renoncer à la liberté de tous que de  l’accorder à tous car

ils savent qu’au final ils seront défavorisés du fait d’un certain

manque d’allant. D’ailleurs,, il faut sérieusementne

manquer d’allant pour accepter de suivre les régles d’un café

philo où il faut lever le doigt pas même pour intrvenir mais

pour figurer sur la liste de ceux qui interviendront. La « liste »

est un outil indispensable au bon fonctionnement d’un

café philo qui se respecte..

Disons que les gens « normaux » non seulement n’ont pas

besoin d’un tel cadre mais ne sauraient le supporter. sauf

s’ils ne viennent pas pour intervenir mais  pour regarder

des gens parler, par delà ce qu’ils peuvent dire. On est alors

dan un plaisir de la gestuelle et on pourrait mettre des boules

Quies.

Nous avons organisé et animé un grand nombre de colloques

dans plusieur domaines, c’est à dire des espaces d’échange

comme l’indique l’étymologie du mot colloque (parler ensemble)

et le rôle de l’animateur est  de choisir le « bon cheval », la

personne qui est en forme et qui suscite des réactions. Ce n’est

pas forcément le meneur de jeu en titre qui serait plutôt

à comparer à l’ »entraîneur qui forme l’équipe et la fait

évoluer selon le cours du jeu.  Ce ‘leader » de circonstance

n’est parfois  même pas indiqué sur le programme du colloque

Il doit intervenir souvent mais briévement, efficacement,

relancer le débat, distribuer les  « ballons ».  On prend cet

exemple sportif car c’est un des rares espaces où l’improvisation

est encore respectée,ce qui ne signifie pas qu’il ne faut pas

s’entraîner  avec rigueur mais ça c’est avant le match.

En conclusion, il faudra distinguer l’objet affiché du groupe

qui est soi-disant la Philo et la vraie raison d’être d’une telle

formule qui est la peur de prendre la parole et de se la

faire couper, qui est le point commun entre ceux qui se

prétent et se soumettent à une tell épreuve. Généralement,

on se fera une assez bonne idée d’en groupe en en étudiant

la composition, la classe d’âge, le sexe, les carences

visuelles ou auditives qui créent du handicap et donc des

frustrations. Quand certaines dominantes sont très marquées,

il est temps de s’alarmer. On pense notamment à ces

réunions qui ne regroupen à 90% que des  femmes d’un certain

âge qui n’ont plus assez de charme pour se faire entendre

par les hommes.

On ajoutera que selon nous faire de la philosophie c’est

redéfinir en permanence les mots, les connexions entre eux.

Une expression trop bréve ne saurait être philosophique que

sur un mode conclusif, donc en fin de parcours. Un débat

philosophique ne saurait donc être une succession de

monologues, il importe que les protagonistes discutent et

disputent entre eux avec une certaine fluidité. On imagine mal

Socrate se pliant aux régles débiles du café-philo.

La philosophie ne se réduit  pas, en effet, à quelque exercice sémantique

consistant à communier dans une sorte de consensus figé mais pas davantage

à ce que chacun dise ce que tel mot lui inspire, de quoi il est chargé. Il s’agit bien au

contraire d’une déconstruction du langage et c’est ce qui rend la philosophie si étrangère aux

femmes pour qui  les mots sont des choses, des objets et d’ailleurs elles n’hésitent pas à comparer

la réalité d’un objet matériel  – comme un vase posé sur une table- avec la « réalité » d’un concept, d’une

notion quitte à aller « vérifier » ce qu’en dit le « dictionnaire », lequel a la « bonne » réponse. Il y a là un

niveau qui est celui de l’enfance qui apprend à parler et pour qui le maniement des mots précéde la

connaissance du monde. En réalité, ce n’est pas, pour les femmes le concept qui est aussi réel que l’objet mais l’objet qui est aussi réel que  le concept lequel précéde l’appréhension de l’objet (Mythe de la caverne). Il faudrait probablement distinguer un café philo

pour les hommes et un café philo pour les femmes, toute solution mixte risquant d’être bancale.  Nous avons ailleurs exposé la thèse

selon laquelle,  il y avait une première sensorialité en prise avec le réel  et une autre sensorialité passant par le langage qui ne connait

le monde que par le truchement du langage, et c’est cela qui paradoxalement  fait que les mots, chez les femmes, sont dotés d’un tel

poids puisqu’ils jouent pour elles le rôle du réel.= à l’instar du monde visible pour les non voyants qu’ils ne captent qu’au prisme de

ce qui leur en est dit.  La langue est un mode d’émission et de réception qui passe par le visible et l’audible mais qui n’est nullement

équivalent à ce que l’on capte par la vue et par l’ouie, c’est une sorte d’infra-sensorialité. Une langue que l’on n’a pas apprise heurte notre sensorialité  en ce que ce sont des sons et des signes qui ne relévent que par un biais du domaine des sens. (cf ce que nous avons écrit sur le silence). Ce n’est que parce que ces sons et ces signes sont reliés  à quelque réalité  qu’ils font illusion, ce qui renvoie à la dialectique du signifiant et du signifié.

 

 

 

 

 

JHB

29. 07 14.

 

 

 

 

 

 

 

peu de jeunes hommes

socologie des cafés phil

 

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L’Astrologie selon Ramon Lulle (fin XIIIe siècle, Catalogne)

Posté par nofim le 28 juillet 2014

 

 

La réémergence de traités astrologiques médiévaux au XXe siècle : le traité de Lulle

Par  Jacques  Halbronn

L’ouvrage catalan  de  Raymond Lulle retient notre attention en ce qu’il se  veut porteur d’une réforme de l’astrologie. Nous lui trouvons une certaine similitude d’esprit avec le diptyque que nous avons publié en 1977

d’Abraham Ibn Ezra et qui s’efforça  autour de 1146  -(à Béziers) d’apporter des justifications à certaines des outils et des dispositifs dont se sert, qu’a constitués l’Astrologie au cours des siècles. Le traité de Lulle date de 1297 mais la traduction en langue romane des traités rédigés en hébreu  d’Ibn Ezra  est de 1273.  En tout état de cause, les deux ouvrages émanent  de la même région  sinon de la même religion.

Cette période semble marquer d’une certaine volonté apologétique mais aussi  critique que l’on pourrait retrouver s’exprimant dans d’autres domaines. (Raymond Lulle  Traité d’astrologie (trad. /  et présentation  A. Llinarés,  Ed Stock, Paris, 1988)

L’astrologie préconisée par le Tractat d’Astronomia (en catalan) est marquée par la question des Quatre Eléments qui est un apport majeur de l’Astrologie de la fin du premier millénaire, avec notamment  l’œuvre d’Albumasar. Rappelons que chez Ptolémée comme chez Firmicus Maternus, il n’est  nullement question d’un  lien entre Eléments, signes et planètes.

Lulle : “Nous avons dit  que les signes et les planètes ont effectivement les complexions des éléments” (p. / 64) / Si les rapports signes/Eléments sont familiers à l’oreille des astrologues modernes, en revanche le fait d’associer chaque planète avec  un des 4 Eléments n’est pas passé dans  les mœurs  astrologues.  Or, cette volonté d’unifier le champ astrologique par le moyen

de correspondances élémentaires semble bien sous-tendre tout le projet de l’astrologie lullienne. Lulle propose de se servir des  4 premières lettres de  l’alphabet pour formaliser son système à 4 facteurs. (ABCD)

Mais voyons comment  Lulle  parvient à  expliquer certains dispositifs de l’astrologie. (pp 77 et seq)

Les 12  signes

« Il y a 12 signes dans le ciel, ni plus ni moins,  pour qu’il puisse y avoir quatre saisons dans l’année  (…) afin qu’ici-bas les complexions soient tempérées par le cercle, le quadrangle et le triangle  (…) Cela ne pourrait se produire si le ciel était naturellement  divisé en plus ou moins de 12 signes »

Les 7 planètes :

« Parmi les raisons que l’on peut évoquer pour montrer pourquoi il ne peut y avoir  naturellement  que sept planètes  nous voulons en citer trois. La première est la division du temps en semaines de 7 jours (…) Deuxième raison : grâce à ce nombre sept ; des  triangles, des quadrangles et des triangles peuvent être formés dans le cercle (…) Si les planètes étaient  seulement  au nombre de six, l’ordre indiqué ci-dessus serait  détruit. Par suite de la disparition de cet  ordre, la nature souffrirait d’un vide qu’elle ne pourrait supporter »

On notera que Lulle  ne semble pas le moins du monde  s’intéresser aux maisons astrologiques  et en cela il nous apparait comme  se référant essentiellement à la Tétrabible de Ptolémée qui  ne les mentionne pas davantage.   En fait, il nous apparait que Lulle pratique une astrologie dynamique et non statique : « Lorsque le Soleil entre avec Vénus et Mercure au domicile du Taureau, la constellation est favorable comme la précédente » (p. 159)  Le mot clef chez Lulle est celui de la « rencontre » et un autre est le verbe « entre ». « Lorsque Mars entre dans les Gémeaux » (p/ 157=

Il  est  à noter que Lulle parle de la division du «  ciel des étoiles fixes en douze  parties » sans se référer aux saisons. Mais, on l’a vu,  à un autre endroit du traité,   l’auteur associe les 12 signes aux 4 saisons. Quant à Llinarés, le présentateur, il écrit ‘Le Bélier, premier signe de printemps commence l’année »  formule que l’on ne trouve nulle part dans le Traité.  Tout se passe comme si le Traité comportait deux volets  d’inspiration différente. Et il  s’agit de fait d’un diptyque. Le second volet ne  s’intitule-t-il pas « Fondements nouveaux » et le premier « Fondements de l’astrologie » ? Or le second traité d’Ibn Ezra, Liber Rationum peut être traduit-comme  nous l’avons fait, par « Livre des Fondements » (Ed Retz 1977) .

A la fin du premier volet, Lulle dit : « Nous avons exposé  la première partie des fondements de

l’astrologie. Nous allons aborder maintenant la deuxième partie  où s’exprimera notre opinion » (p. 61), laquelle partie débute ainsi «  Nous voulons savoir maintenant si ce que nous venons de dire dans  un premier temps est vrai. »

Selon nous, les deux parties du Tractat d’Astronomia  ne forment pas un ensemble homogène. D’une part une astrologie liée à un zodiaque des étoiles et de l’autre un zodiaque saisonnier.

Nous retiendrons ce jugement sévére  en cette fin du XIIIe siècle , il y a donc 700 ans ‘(pp. 192-193) : les astrologues « ont  créé une astrologie dont il  est  impossible de tirer une prédiction parce qu’ils ont commis l’erreur de considérer un trop grand nombre de moments et d’instants »

 

JHB

28. 07. 14

 

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Les femmes et la demande de silence

Posté par nofim le 26 juillet 2014

Réflexions sur l’idée de silence : le son et le langage

Par Jacques Halbronn

 

Sous le mot « silence », l’on a coutume d’englober deux  activités extrêmement différentes, ce qui vient recouper notre position concernant ce qui touche à la vue et à l’ouïe, ces sens recouvrant  une réelle dualité, non pas tant ici celle qui opposerait deux sens mais  ce qui se manifeste dans le cas de ceux-ci.

Quand on demande le silence, de quoi s’agit-il ? D’éviter tout bruit pouvant être capté par nos oreilles, des bruits de pas ou de chaise,  une toux, un éternuement, un claquement de doigts, des applaudissements,  des froissements de papier  jusqu’aux murmures et aux chuchotements en passant par  quelque production musicale que ce soit, chantée, sifflée, jouée sur quelque support  ou instrument ? On voit bien que ce mot « silence » n’est pas assez précis et amalgame des choses fort diverses mais en même temps, une telle   polysémie  ne saurait être  innocente.

Dans de précédents textes (et vidéos sur You Tube), nous avons voulu souligner la différence qu’il  y avait entre la sensorialité « naturelle » ou celle liée au langage. Nous avons dit ou écrit qu’une chose était de voir, une autre de lire,  même s’il faut voir pour lire, ce qui n’est d’ailleurs pas exact si l’on considère le braille qui est un langage qui passe par un autre sens qui est celui du toucher et qui peut servir aussi bien aux aveugles qu’aux sourds-muets. Et l’on peut d’ailleurs se demander si le langage n’est pas né dans un contexte où l’on ne pouvait ni voir ni entendre mais seulement toucher, palper. En ce sens, le langage n’aurait qu’un rapport  oblique avec la vue et l’ouïe.  Mais restons-en, pour l’heure, aux dimensions visuelles et auditives traditionnelles de ce que l’on entend généralement sous le terme langage.

Selon nous, les femmes seraient  fortement marquées par l’usage des langues, plus que ne le  seraient les hommes.   Nous vivons dans un monde technologique en ce début de XXIe siècle, où le langage envahit notre espace sensoriel. Même à l’arrêt de bus, au lieu de regarder si  le bus arrive, on lève les yeux vers le tableau d’affichage nous indiquant dans combien de minutes, il sera là. Bien des gens se repèrent mieux  sur un écran que face à la « réalité » sur le terrain et d’ailleurs le « virtuel » tend à se substituer au réel. C’est dire que  si le langage comporte une dimension visuelle – et en fait audiovisuelle- donc hybride-celle-ci  ne saurait se confondre avec  ce qui relève  à proprement  parler de la vue et de l’ouïe.  Peut-on dire que le langage correspond à une autre dimension de la sensorialité, certes déjà ancienne mais évidemment relativement  récente à l’échelle de l’Histoire de l’Humanité ? Comment  vivait  donc  l’Humanité avant l’invention, l’intrusion du langage ?

Par-delà de tels questionnements qui  concernent la genèse de notre espèce –ou de nos espèces- rappelons  certains faits observables  ici et maintenant et que l’on ne saurait omettre,  négliger, passer sous « silence ». Il nous apparait en effet  que cette invasion du langage est bel et bien observable et qu’elle interfère avec notre appréhension du monde et notamment chez les femmes qui  nous semblent  plus dépendantes du langage que ne le sont les hommes et donc autrement visées par le panneau  « silence » qui, en fait, les vise plus directement car qu’on le veuille ou non la demande de silence est d’abord l’arrêt du langage. Encore faudrait-il se demander si cela ne devrait pas concerner aussi  la dimension écrite du langage (SMS, mail par exemple) en tant que mode de

Communication. La différence entre langage écrit et oral, c’est que ce qui est écrit  est moins perturbateur pour l’environnement  humain, est moins polluant mais en fait celui qui communique par écrit sera moins à l’écoute de ce qui se passera autour de lui, qu’il soit récepteur ou émetteur ou les deux.

Le langage permet de dépasser  certaines limites spatio-temporelles.  Il permet de communiquer par-delà l’entourage immédiat et par rapport à un  moment donné. Il est  une expansion, extension de notre appréhension du réel de l’ici et maintenant.  Au regard des théories cycliques qui sont par ailleurs les nôtres (cf.  nos textes et nos vidéos par Google),  la phase terminale d’un cycle  correspond à un tel dépassement quand on va « exporter » la production locale et lui  conférer un nouvel impact. En ce sens, le langage correspondrait à un certain progrès technologique et les femmes en seraient le

principal vecteur   en termes de transmission dans le temps et dans l’espace.  Cela signifierait aussi

qu’elles seraient  plus dans le médium que dans le message et se présenteraient comme un prolongement de l’Homme, ce qui  rendrait  de facto assez vain tout affirmation de parité entre hommes et femmes comme cela s’entend encore en ce début de XXIe siècle (mais plus pour très longtemps au fur et à mesure que les neurosciences progresseront dans leurs investigations)/

Cela dit,  pour en revenir aux questions posées plus haut, l’on peut penser que par une sorte de paradoxe qui ne devrait pas trop nous étonner , l’humanité la moins avancée du point de vue de l’évolution (cf. la thèse des deux espèces Neandertal et  Homo Sapiens) serait devenue la plus en phase avec les avancées technologiques. On sait en effet que certains handicaps sont compensés par des progressions comme on l’a vu récemment sur le plan du handisport. Celui qui part d’un handicap  peut, par le biais technologique,  parvenir à une certaine supériorité.  Ainsi, les femmes seraient éventuellement les héritières, les descendantes, d’une humanité moins développée sur le plan sensoriel, ayant vécu dans un environnement hostile la confinant dans des espaces peu propices à l’éveil  de la vue et de l’ouïe. C’est cette humanité  qui aurait le mieux profité du langage oral et écrit à condition bien entendu de ne pas oublier que le message ainsi véhiculé est transmis par l’autre humanité puisque le langage n’existe pas par lui-même, par génération spontanée à la différence de ce que nous pouvons observer de par nos propres sens en terme de stimuli et de signaux « naturels » par opposition à  « artificiels » comme l’est le langage. En ce sens, les femmes seraient programmées pour être au service des hommes et  ce n’est pas par hasard que l’on parle du langage informatique par lequel il faut passer pour communiquer avec les ordinateurs. Les femmes seraient les ancêtres des  ordinateurs (cf  le mentat de Frank Herbert  l’auteur de la saga « Dune »)

Les hommes auraient bien évidemment appris ce langage pour communiquer avec les femmes mais la différence étant que le langage joue un rôle beaucoup plus central et vital pour les femmes que pour les hommes.  On notera aussi que les femmes ne sont pas vraiment à l’aise dans le domaine de la création musicale,  qu’elles ont besoin d’une partition – et cela ne change rien qu’elles apprennent par cœur- pour accéder non plis à l’auditif du langage mais à l’auditif naturel. Quelque part, le panneau « silence » est une façon d’exclure les femmes de certains espaces de vie tant elles ont besoin de se nourrir de »mots », de « signes », c’est-à-dire  en passant par l’interface des hommes, lesquels se nourrissent psychiquement et physiquement  par la vue et l’ouie sans avoir à passer par le langage. On notera en particulier que lire un texte prend du temps alors qu’observer  le monde peut se faire en quelques secondes.

On  conçoit que l’astrologie puisse fasciner les femmes et notamment le thème natal car on se trouve dans un monde marqué par les

« signes » célestes,  donc en quelque sorte par des instructions dictées d’en haut. Cela ne géne pas les femmes d’être référecées comme une

structure mathématique  activée par des configurations astrales, ce qui est révélateur de leur dimension  technologique, avec des connexions qui se jouent au degré près, notamment dans le cas des synastries (comparaison de thème)/ Selon nous, ce qu’on appelle

« féminin »  rejont très nettement  le registre de la machine.

 

 

 

 

JHB

27. 07  14

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Les aléas de la division en douze

Posté par nofim le 23 juillet 2014

 

 

Le caractère artificiel de toute division en douze

par  Jacques  Halbronn

 

On peut découper un gâteau en autant de parts que l’on veut

et bien évidemment les parts seront d’autant plus petites

qu’elles seront nombreuses, compte tenu du volume du

gâteau. On peut aussi diviser le temps entre le nombre

de candidats, si le temps est compté.

La plupart des divisions sont arbitraires et  un des rares

domaines où celles-ci semblent être prise au sérieux,  à la lettre

est  l’astrologie et ses dérivés.

Il est admirable que des astrologues puissent croire qu’il  y a

douze types de personnnes parce qu’il y a douze signes ou

que la vie comporte douze secteurs parce qu’il y a douze

« maisons » astrologiques. Toute tentative pour montrer qu’une

saison doit impérativement être divisée en trois sombre dans

le ridicule. En fait, tout le monde sait qu’à la base il y a la

Lune qui se joint environ douze fois par an au Soleil. De là

tout le reste découle, y compris les alexandrins et le

dodécaphonisme. (Schoenberg, Mallarmé)

Certes, il est possible de choisir pour chaque saison ou pour

chaque âge de la vie  trois exemples comme on pourrait en

trouver deux, quatre ou six. L’ordre dans lequel les dits

exemples sont donnés est évidemment toutalement

arbitraire et réversible!  Pour les maisons astrologiques, nul

doute qu’aucun ordre des « domaines » abordés n’est

intangible et il ‘est pathétique de voir des astrologues

se disputer pour savoir si une planéte est dans un signe ou

dans le précédent, dans une maison ou dans la suivante.

Il serait plus sage de se contenter d’une division en 4 voire en

2 de l’espace ou du temps, quitte à énumérer une série

d’activités mais sans les agencer selon quelque ordre rigide.

Est-ce que les gens se cassent la tête pour distinguer entre

eux les mois d’automne ou les mois de printemps? On dit

« c’est l’automne » ou « c’est le printemps.  Maintenant, quand

un peintre  décide de réaliser un certain nombre de motifs

pour illustrer par exemple une salle comportant un certain

nombre d’ouvertures, il lui faut subdiviser en autant de

parts qu’il sera nécessaire. Cela vaut pour n’importe quel

récit, et notamment dans le domaine de l’art sacré. Le contenant

détermine ici le contenu ou du moins  le structure en autant de

divisions qu’il le faudra pour que tout le monde soit servi, ait sa

part, son lot..En ce sens, les nombres sont le plus souvent la

clef de toutes sortes de séries de significateurs et de

signifiacations et imposent leur loi.

Il est difficile de reconstituer le passé, de retrouver la logique

qui a présidé  à tel ou tel dispositif (cf Mathématiques

Divinatoires, Ed Trédaniel,  1983) quand ce sont les hommes qui

l’ont élaboré. Il en est autrement dans le domaine des

sciences qui ne sont pas « humaines » car  le sujet n’y interfére

pas autant avec  l’objet.  On ne peut remonter le temps qu’en

faisant l’archéologie des textes (et on inclue les langues sous

ce terme) et c’est important parce que les anciennes

représentations ont déterminé peu ou prou ce que nous

sommes encore  à ce jour. Non point les textes bruts qui nous

sont parvenus mais  les données  que l’on peut en extraire, à

force de recoupements. Mais même ainsi, il importe de s’en

tenir à certains impératifs cognitifs qui font que nos sociétés

ne peuvent fonctionner et  se perpétuer que sur des bases

simples. Même si l’on admet que les douze mois constituent

une structure importante – mais moins probablement que

le 4 ou le 8 (rappelons si l’on coupe quoi que ce soit de deux

en deux, on n’arrive jamais à douze, mais l’on passe de 8

à 16)- on sera bien avisé de dire que tous les mois

s’équivalent, comme nous le faisons de nos jours, où l’on ne

distingue pas les mois les uns des autres, sur le plan

juridique. Chez les Juifs, tous les Sabbats s’équivalent.

L’idée de différencier une division de la suivante comme le font

les astrologues avec leurs signes ou leurs maisons (qui

correspondent aux heures de la journée à la bas, ce dont

témoignent encore les cadrans de nos montres, divisés non

pas en 24 mais en 12) ne fait sens que dans la dualité

jour/nuit,  Eté/hiver (avec un changement d’heure). Seule,

selon nous, la dualité  fait sens au niveau anthropologique.

 

 

 

 

JHB

23. 07. 14-

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Sensorialité et sexuation

Posté par nofim le 20 juillet 2014

Les interactions sensorielles et la symbiose hommes/femmes

par Jacques  Halbronn

Ce qui rend difficile la caractérisation des comportements

distincts tient à une interaction

pouvant prêter à confusion et faire  le jeu d’un certain déni

de l’évidence visuelle.

Il conviendra donc  de distinguer plusieurs niveaux et cela vaut

pour  la distinction entre le vrai et le faux., l’inné  et l’acquis.

Notre inaptitude à capter certaines nuances génére des.

malentendus par exemple dans ce qui distingue  une

improvisation d’une éniéme interprétation d’une même

pièce de théatre ou de musique. Cela fait de nous des

victimes d’impostures toutes trouvées.Selon nous, les

hommes  savent mieux observer le monde que

les femmes qui sont plus à leur aise dans le langage, donc

dans le virtuel. Mais en même temps, le  visible est une

chose banale, et  ordinaire tout comme la parole chez les

femmes.

Paradoxalement, les hommes  peuvent sublimer le son et

les femmes transfigurer ce qui est à voir , justemen

parce que cela implique un dépassement de soi ; c’est

ainsi que les plus grands compositeurs sont des hommes

et que les femmes sont  d’une grande beauté visuelle.

JHB

20  07  14

 

 

 

 

r

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Sexe et sens au regard de l’économie

Posté par nofim le 18 juillet 2014

 

Energie du visuel et énergie de l’audio/ Pour une approche économique.

par  Jacques  Halbronn

Dans le cadre de nos recherches sur la sensorialité qui nous ouvrent des perspectives  sur la connaissance du masculin et du féminin

tant au niveau diachronique que synchronique, tant dans la compréhension du monde actuel que d’époques fort éloignées quand deux espéces humaines se cotoyèrent avant de fusionner, tout en maintenant leurs différences par le biais de la sexuation, nous ferons part

de quelques réflexions de type en quelque sorte energétique voire économique.

Il semble ainsi assez évident que le contact visuel est bien moins couteux en énergie, en temps que la relation par le biais auditif.

 

On fera d’abord remarquer qu’il faut beaucoup moins de temps pour capter des données visuelles que des données auditives dans la vie

quotidienne. En un simple « coup d’oeil », l’on peut capter énormément d’information et donc dans le même laps de temps traiter un

bien plus grand nombre de cas. D’où un énorme gain de temps pour celui qui est correctement équipé pour ce faire, ce qui n’est en

effet pas forcément donné à tout le monde. Bien plus, ceux qui sont ainsi observés dépensent eux aussi beaucoup moins d’énergie

puisqu’ils n’ont rien à faire, sinon de se laisser regarder durant quelques instants. C’est une relation gagnant/gagnant.

On peut donc penser qu’une société qui « marche » au visuel  sera plus opérationnelle qu’une société qui fonctionne à l’audio.

Parallélement, les hommes dépensent moins de temps et d’énergie lors du processus de procréation que la femme/ Si l’on rappelle que

pour nous l’audio est lié  à la femme, l’on ne peut que conclure que l’économie féminine est plus consommatrice d’énergie et de temps

que l’économie féminine.

Il est donc tentant pour les femmes de recourir à des apports « techniques » susceptibles de compenser  un tel handicap que nous

qualifierons de prévisionnel. Car la sensorialité  constitue  avant toute chose notre équipement  prospectif. Les sens nous renseignent

et nous préviennent quand il y a problème en perspective même s’il ne s’agit que d’une probabilité de risques. Nous sommes comme

Monsieur Jourdain pour la prose des statisticiens qui ne s’assument pas comme tels.

Comment pourrait–on, d’ailleurs, survivre si nous n’étions pas individuellement et collectivement prévoyants, ce qui implique que nous

ayons des « préjugés », ce que l’on ne saurait nier sans une bonne dose d’hypocrisie et d’ingénuité?

Nos sens ne sont point là pour nous apporter du plaisir mais du déplaisir. Dire que tout va bien signifie qu’il n’y a rien à signaler.

Le contraire du malheur, ce n’est pas le bonheur mais le fait que les choses suivent leur cours normal, à savoir que nos sens n’ont rien à redire. Ce qui dépend de la structure de notre équipement sensoriel, lié à notre appartenance sexuelle.

Les femmes seront attirées par toutes sortes de méthodes qui compensent la lenteur et donc le coût  de leur processus cognitif.

L’astrologie en fascine plus d’une par les informations que ce « savoir » entend, prétend fournir et délivrer et il n’est pas rare que l’on

capte des réflexions du type « c’est tellement rapide », ‘cela fait gagner du temps! », ce qui est révélateur du probléme que nous avons

soulevé. L’astrologie apparait comme ‘la » solution rêvée qui permet de prévoir, de savoir « à l’avance », bref d’apporter un plus venant

compenser ce qui est ressenti et vécu  comme un handicap, à savoir la lenteur de la tortue par opposition à la vélocité du lièvre (La Fontaine)

Un autre sens est intéressant, celui du toucher. Les femmes ont besoin de toucher de par leur absence de visuel ou si l’on préfére du

fait qu’elles ne savent pas décoder le visuel. Elles ont des yeux mais elles ne voient pas. Or, il est clair que la nécessité, le besoin de

toucher complique les choses et est dévoreuse de temps. Quand des gens se rencontrent, ils n’en viennent pas, selon les pratiques sociales en vigueur dans nos sociétés, à se toucher sans avoir franchi un certain nombre d’étapes. Ce qui genére des délais, sauf dans les cas de

prostitution et bien entendu la relation de couple autorise un  recours fréquent  au toucher .

. . En comparaison,  les relations entre chiens passent bien plus vite, en général, par le toucher.

Le fait que beaucoup de femmes aient des chiens n’est peut être pas, en ce sens,  indifférent.

En revanche, l’équipement visuel de l’homme ne le contraint pas à passer par l’ouie ni par le

toucher, ce qui lui permet de multiplier considérablement les « contacts » visuels qui lui apportent un

certain assouvissement relationnel à peu de frais si l’on admet que nos sens nous apportent une certaine forme de nourriture,

d’énergie. L’homme est comme un olivier, il peut se développer sur une terre pauvre, ingrate alors que la femme aura besoin de

conditions plus favorables et donc plus rares pour  y parvenir. On connait la rengaine des femmes sur les « mauvaises » conditions qui

ne leur auraient pas permis de réaliser ceci ou cela. Elles ne se rendent pas vraiment compte que les hommes peuvent fonctionner dans

un environnement peu propice. S’il fallait comparer les humains à des plantes, on dirait qu’ils n’ont pas tous besoin du même

type d’environnement. Une femme qui bénéficiera de tout ce dont elle a besoin aura eu beaucoup de chance d’où la rareté de

l’excellence au plus haut niveau chez les femmes. Elles sont prises par le temps et leurs tentatives n’aboutissent pas avec le risque

de la tentation de raccourcis qui ne sont bien souvent que des leurres. En ce sens, les femmes sont à la merci de charlatans qui

exploitent leurs frustrations face  à la réussite masculine

au sommet.

On ne saurait ignorer la complexité et la polysémie du sens

de la vue: car une chose est de voir et une autre d’être vue.

L’aveugle ne voit mais sait qu’on le regarde. Dans le rapport

hommes-femmes, la femme peut envoyer un signe visuel

à l’homme même si elle-même n’est pas réceptive aux

signaux visuels. Et précisément, il revient aux hommes qui

savent capter ces « messages » visuels emis par les femmes

de se situer dans le registre féminin de la parole et du

toucher (ce qui inclut les autres sens de proximité que sont

le goût et l’odorat). De même l’homme, s’il n’est pas sensible

aux odeurs dans la même mesure que la femme doit être

conscient qu’il dégage, sans le vouloir, sans le faire « exprés »

des messages gustatifs (baiser), olfactifs, tactiles. On

retiendra que ce qui compte, c’est avant tout la réceptivité

plus que l’émission. Les astres sont vus mais ils ne nous

voient pas.

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La vie en play back

Posté par nofim le 15 juillet 2014

 

Pour une épistémologie de l’hybridité. Vers une culture « bio ».

Par Jacques  Halbronn

 

Que peut faire la science face à un objet, un phénomène hybride et comment savoir si l’on a

affaire à de l’hybridité ? Qui dit hybridité, dit interaction, dit mélange, mixité, symbiose, synthèse,

syncrétisme.

Pour le 14 juillet 2014, nous avons assisté devant la Tour Eiffel  au « Concert de Paris » qui préludait au  Feu d’artifice et il se  produisit un dysfonctionnement au niveau du play back.   Les chanteurs qui apparaissaient sur les grands écrans  n’étaient pas en phase avec le son censé leur correspondre/ Le résultat global était « désuni » et  on peut y voir une incarnation d’une hybridité qui se défait. Normalement, on aurait dû n’y voir que du feu si la technique avait été à la hauteur. Mais il y avait là une faille révélatrice du procédé, de l’imposture.

A  tout moment,  ce qui nous est montré comme ne faisant qu’un risque de se désunir, de se

désynchroniser.

Dans nos relations avec autrui, savons-nous faire la différence entre ce qui est proprement nous, ce qui est un « moi » s’adressant à l’autre et parlant la langue,  s’exprimant dans le langage de l’autre et ce qui émane de l’autre ?

Par épistémologie de l’hybridité, nous entendons la nécessité d’une certaine méthodologie. Face à

un phénomène qui se présente, au premier abord, comme étant d’un seul tenant, comment  débrouiller l’écheveau  des interactions  entre les différentes composantes ?

Selon nous, il importe de remonter à un stade où la combinatoire n’a pas encore eu lieu.

On prendra l’exemple des hommes et des femmes dans nos sociétés. Une partie de notre savoir – faire, voire de nos valeurs  ne fait sens que dans un rapport de communication avec autrui et vice versa  de la part d’autrui à notre égard.

Nous avons à maintes reprises abordé la question du dimorphisme hommes-femmes. Si l’on prend le cas du rapport sexuel, est-ce l’homme qui recherche celui-ci ou bien plutôt la femme ?

Selon nos thèses, le besoin de toucher, de sentir l’autre – dans tous les sens du terme- de le goûter,

serait typiquement féminin  et lié à un habitat ancestral originel marqué par l’absence ou l’extrême pénurie de lumière, ce qui exigeait  une grande proximité d’autant que la vie se déroulait dans un espace relativement restreint et  générant une certaine promiscuité.

Autrement dit, si l’homme a acquis un certain savoir-faire dans le domaine sexuel ; c’est avant tout pour communiquer avec les femmes et vice versa, les femmes seraient attentives à leur look pour

plaire aux hommes, avec des couleurs vives pour qu’on puisse les voir de loin, tant l’homme est marqué par le visuel et les grands espaces.

On conçoit donc que seule une  approche en amont permet de décrypter les tenants et les

aboutissants d’une telle interaction, tant à force d’exister pour l’autre, l’on finit par oublier que l’on a

adopté les valeurs de l’autre. On se demandera ainsi jusqu’à quel point les hommes sont instinctivement mus d’une impulsion vers les femmes avec le besoin de les toucher. Il s’agirait plutôt

d’une affaire d’éducation.

Un autre aspect de l’hybridité qui retiendra ici notre attention tient au langage. Le langage est par essence hybride, il est le fait d’un compromis entre le masculin et le féminin/ Certes,  le langage peut faire l’objet d’une forme d’écriture, donc de « visuel » mais ce n’est pas un visuel au sens plein du terme. C’est- un visuel aménagé, conditionné et qui d’ailleurs nous envahit toujours plus notamment pour ce qui est des téléphones mobiles. C’est un visuel en espace clos, limité à quelques centimètres carrés.  Ce n’est pas un visuel « pour de vrai », mais un visuel arrangé qui n’a rien de «naturel ». C’est un visuel qui se substitue au vrai visuel et qui émane de l’autre, qui est dicté par l’autre. On l’a dit ailleurs, le langage est une interface entre les hommes et les femmes, il permet de passer de l’image au son. Les femmes peuvent « prononcer » ce visuel en dépit de leur « cécité » au monde. Les femmes sont plus dans le

comment que dans le quoi, ce qui signifie qu’elles aiment

dire le comment d’un quoi qui leur est fourni.

L’illusion d’unité est au centre de l’hybridité. Dans le domaine musical,  l’interprété donne une impression d’unité qui  n’est que factice. Il joue de son instrument mais la musique qui en sort est

autonome, déconnectée par rapport au dit instrument car elle préexiste au moment de l’exécution qu’il nous propose. Comme une sorte de play back (cf supra).  On le voit jouer mais on entend quelque chose qui, quelque part, sonne faux ou du moins devrait sonner faux si nous étions suffisamment lucides, si nous y voyions suffisamment clair. Pour en revenir au concert du 14  juillet, certaines personnes n’auront pas remarqué le décalage.

L’exigence d’unité authentique passe par  l’improvisation, par le fait que celui qui joue ne joue pas un rôle mais est bien lui-même. Il se passe ce qui semble se passer, à savoir que l’instrument lui parle, s’exprime par lui, ici et maintenant. On n’est pas dans le simulacre, accentué lorsque l’interprète lit

une partition encore que dans ce cas la ficelle soit un peu grosse. Mais parfois, même dans ce cas, l’illusion persiste. Les gens en tout cas veulent encore croire à l’unité. Il est vrai que l’on peut jouer sur les mots : après tout, le son émane bien du jeu des mains sur l’instrument, n’est-il pas vrai ? Il y a là comme un tour de passe-passe ! Après tout, l’interprète choisit le morceau qu’il interprète mais quel rapport avec une véritable improvisation ?

Actuellement, avec l’essor des neurosciences, il devient possible de mesurer de telles différences car notre cerveau ne fonctionne pas de la même façon dans les divers cas signalés et cela ni chez le musicien ni pour son public (s’il y en a un). Une musique déjà composée et qui plus est ne l’est pas par l’interprète relève de la « mal-culture », d’une culture au rabais, dont la valeur nutritive ne

saurait être la même. On pourrait parler d’une musique « bio » comme on parle d’une alimentation

« bio ».(cf.  E. Pelegrin-Genel,  Des souris dans le labyrinthe)

L’écriture est, on l’aura compris, un support d’imposture. Elle permet à  ce qui est absent ou mort de donner signe de vie et le paradoxe c’est que celui qui recourt à un tel stratégéme  a lui aussi quelque

chose de  mort en lui qui l’empêche d’être pleinement présent comme quelqu’un qui lirait un texte devant un public au lieu de s’adresser directement aux gens.  D’aucuns répondront que c’est dans un souci de perfection, que l’on ne veut pas décevoir  en étant vraiment soi-même, en usurpant l’œuvre

d’un autre ou en relisant à voix haute ce que l’on a écrit auparavant.  A quand un match de foot en play back ? A quand un rapport sexuel en play Back ? Ce qui est triste, c’est que cette culture du

handicap est envahissante, intrusive, que la fausse monnaie chasse la bonne.

La musique, elle-même, ne saurait être assimilée au langage. Elle a une dimension universelle  que n’offre pas une langue dont l’intercompréhension est  limitée, cloisonnée. Le langage est un compromis  entre  le vrai visuel et le vrai « audio ».

Distinguer le bon grain de l’ivraie.

En tout cas, la musique est moins nocive que la parole  à

l’égard de notre aptitude à penser. Plus on parle autour de nous

et plus il nous est difficile de nous concentrer. Le silence de la

parole- c’est à dire l’absence de l’autre- est propice à une

réflexion profonde.

 

JHB

15. 07 14

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La société à deux vitesses: produits frais et produits secs

Posté par nofim le 12 juillet 2014

La tentation de l’imitation et l’ère de l’inspiration.

Par  Jacques  Halbronn

 

La perspective de la mort nous incite à mettre par écrit notre « création ». C’est  particulièrement vrai pour les compositeurs. L’essor  des enregistrements a  relativisé le passage obligé par la partition mais les ordinateurs seront de plus en plus capables de transcrire ce qui est audio en  imprimé. Le théatre se prête également à cette problématique avec le texte à interpréter (voire à traduire en une autre langue), et cela vaut évidemment pour l’opéra, l’opérette et la chanson. Il est vrai que la partition ne saurait être exhaustive et laisse une certaine marge à l’interpréte, au chef d’orchestre. En cet Eté, où tant de partitions et de textes vont être joués et rejoués pour la éniéme fois (on pense au Festival d’Avignon entre autres), cela vaut la peine de s’interroger.

Selon nous, il est peut être  temps de passer de l’ère de l’imitation à celle de l’inspiration. Certes, celui qui s’inspire d’une œuvre  -et cela peut aller jusqu’au plagiat, au remake- ne rend pas nécessairement un hommage formel à un auteur puisqu’il produit quelque chose  qui n’est pas l’œuvre d’origine. Mais  n’est-ce pas justement préférable au cas de l’interpréte qui entend se substituer carrément à l’auteur d’une sonate ou d’un drame ? Sur le plan linguistique, le probléme se présente également : une  chose est  d’apprendre une langue, une autre de lui emprunter des mots. Et il est clair qu’il est plus facile d’identifier une copie conforme à une  « importation » vouée à diverses tranformations.

Or, nous pensons que l’humanité a tout intérêt à passer de l’ancienne  ère vers la nouvelle et de s’en donner les moyens.  Il est clair qu’il n’y a pas de vrai progrés dans la répétition pure et simple du passé et que cela peut aisément tourner à une sorte de décadence où l’on célébre les auteurs des siècles passés  et on ignore ou méprise  ceux d’aujourd’hui.. On n’en est pas là dans le domaine scientifique et c’est heureux, ce qui n’empêche nullement de percevoir des filiations d’une génération à une autre, d’un siècle à un autre et dans ce cas il s’agit d’exemples à suivre mais non à

Imiter, stricto sensu. La notion d’intégrité de l’œuvre que l’on ne peut modifier doit laisser la place à une approche moins rigide mais exige un talent que n’ont pas les simples exécutants et c’est bien là que le bât blesse quand on entend tant d’interprétes déclarer qu’ils ne sont pas des compositeurs, en nous expliquant qu’ils n’ont pas été « formés » pour cela ! Il  y a là comme une usurpation sinon d’identité du moins de qualité, de titre.

Le rôle de l’historien est ici crucial : il lui revient en effet d’établir les filiations avec les implications

économiques et pécuniaires qui en découlent. Nous voyons l’historien du XXIe siècle  au cœur de la dynamique commerciale de demain en fixant les royalties, les droits d’auteur, du fait des emprunts non plus globaux mais ponctuels.

Nous avons dans notre post-doctorat sur  Giffré de Réchac  (2007) et dans nos dossiers parus dans

La Revue Française d’Histoire du Livre (2011) puis sur le site propheties.it (Halbronn’s Researches), montré que les quatrains attribués à Nostradamus avaient été reprise de sa prose. Entendons par là que les signifiants avaient été empruntés mais dans un ordre différent de l’original et dotés d’un signifié se prétant évidemment aux interprétations les plus diverses depuis plus de 400 ans. Le rôle de l’historien consiste ici à signaler l’emprunt par delà la question du sens. Ce qui  nous intéresse ici c’est que tant de mots de la prose de Michel de Nostredame se retrouvent dans des quatrains. Et c’est sur cette base que se situe l’enjeu « économique ». Autrement dit, l’emprunteur a toute latitude pour réagencer les mots à sa guise. C’est son droit mais c’est aussi le droit de la société de le taxer dans ce sens.  On aura compris qu’en tout état de cause, nous préférons un habile faussaire à un honnête interpréte qui ne « touche » à rien et qui est pour nous le véritable usurpateur, aussi paradoxal que cela puisse sembler.

Le XXIe siècle devrait donc abandonner une conception

indivisible des langues, des textes, des musiques et admettre

que l’on puisse emprunter une idée, une formule, des

élements et pas forcément la totalité. Même si l’on n’emprunte

qu’une partie d’un systéme, il est parfaitement possible de

faire ressortir qu’il y a dette tout comme lorque l’on importe

un produit d’un pays, on n’importe pas tout ce qu’il y a dans

le dit pays. Et encore une fois, nous ne condamnons aucunement

ce type d’emprunt qui peut tout à fait s’agréger à d’autres notions

qui lui sont totalement étrangère. On peut d’ailleurs parler

de citations (quotations). Qand l’anglais emprunte au

français, il « cite » des mots français mais que se passe-t-il

quand il y a plus de citations que de texte d’origine? Peu

importe, du moment que c »est correctement noté et

comptabilisé. Il y a de toute façon une solidarité

profonde entre tous les créateurs et les créations.

En revanche, ceux qui se contentent de récupérer mot

pour mot un texte pour le déclamer ou une partition pour

la rejouer  ne nous semblent pas être de leur époque et

font obstacle au progrès. Nous irons même plus loin, il

est possible que ceux qui s’inspirent librrement d’une oeuvre

fassent moins bien que leur modéle mais cela ne saurait

être une excuse pour mettre un point d’honneur à reproduire

à l’identique  un modéle, comme tant d’interprétes semblent

considérer que c’est la meilleure chose qu’ils aient à faire.

C’est ainsi que le christianisme a lourdement emprunté

au judaïsme mais il l’a fait non sans une certaine

originalité et l’accomodant avec d’autres notions qui lui

étaient étrangères. Nous ne dirons pas que l’un a trahi

l’autre mais qu’il s’en est inspiré et a ainsi innové. Ce qui

est plus sain que de faire du copier/coller. La langue anglaise

a parfaitement le droit de se founir de mots français, à la

louche, du moment qu’elle reconnnait et régle ce qu’elle

doit.

La valeur principale qu’il convient désormais de mettre en

avant en ce nouveau siècle, c’est celle d’originalité au sens

de quelque chose qui s’origine comme une naissance car

un enfant qui nait doit aussi beaucoup à ses ascendants

mais il n’en est pas moins la continuation et non la

duplication pas plus qu’un chercheur en mathématiques ou

en physique n’émerge ex nihilo.

Ce qui condamne l’interpréte, c’est qu’il n’est pas le premier

à jouer l’oeuvre qu’il  joue même s’il la joue forcément

différemment, par la force des choses. Ce qu’il conviendra de

valoriser plus que tout à l’avenir c’est ce qui nait sous

nos yeux, ce qui n’a jamais existé en tant que tel avant ce

jour de la représentation. Même un compositeur qui

rejouerait sa propre oeuvre ne ferait l’affaire.  Une fois passée

cette « première fois », on bascule dans la « seconde main » et

cela n’a plus du tout la même valeur qui est celle de l’inoui,

du jamais vu (contre le déjà vu). On sait que l’ingratitude

est un défaut  répandu et que cela pose probléme à

certains de remercier pour ce qu’ils ont reçu ou tout simplement

qu’ils ont pris sans demander la permission. Mais il ne

saurait y avoir d’impunité car  refuser, nier ce que l’on

doit -Rendons à César ce qu’on doit à César, lit-on dans

les Evangiles-  c’est être dans le tout ou rien. comme ces

gens qui croient que parce qu’il ne parle pas le français en

tant que tout indivisible, ils ne doivent rien au français. Il faut

être bien myope pour tenir de pareils propos. C’est nier les

filiations religieuses au sein du monothéisme, nier qu’il

y ait eu emprunt parce que le résultat diffère singulièrement

de la source.

En fait, certains ont intérêt à tout cloisonner: ils nous

disent ou bien c’est la même chose ou bien c’est autre chose.

Mais il y a un juste milieu et cela exige, on l’a dit, tout le

savoir faire des historiens pour expertiser chaque cas qui est

soulevé.

A l’ère de la physique quantique,  l’on ne peut plus penser

qu’il existe des ensembles, des entités d’un seul tenant.  Tout est flux mais

cela ne signifie pas que l’on puisse pirater le travail d’autrui sans

avoir  rien à  débourser. Si l’on ne procéde pas  à un réaménagement

des valeurs,  l’on va dans le mur.

La récente affaire des contrats en dollars de la BNP a mis en

avant le fait que les Etats pouvaient se faire payer pour  ce

qui au départ émane d’eux.  Nous pensons que chaque Etat

a vocation à recevoir des rentrées liées à son patrimoine

culturel tout autant sinon plus qu’à se faire payer pour les

ressources de son sous sol lesquelles sont bien antérieures

à l’émergence du dit Etat. Mais en même temps, chacun

peut faire ce qu’il veut de ce qu’il a payé, du moment qu’il a

payé.  Ces dettes ne concernent pas seulement le présent

car le présent est chargé,  lourd du passé et le perpétue sur

tous les plans.  Nous ne sous estimons nullement les

difficultés liées à la mise en place de cette nouvelle économie

virtuelle mais nous considérons que cela a une valeur

heuristique sur le plan quantitatif comme sur le plan

qualitatif.

Le mot clef est Fraîcheur par opposition  à ce qui est

défréchi.  Toute la question de la malbouffe et de ce

que nous appelons, pour notre part, la malculture, tourne

autour cet impératif de la fraîcheur du produit tant sur le

plan diététique que culturel. La fraicheur d’un produit

intellectuel, est comparable à celle des primeurs. Dès lors que

quelque chose est stocké, ce qui est le cas de tout ce que l’on

trouve dans les bibliothèques, les musées – qui sont autant

de « silos »- on renonce à ce principe de fraicheur. On

retrouve cette notion de stockage dans le songe de Pharaon

interprété par Jacob avec les sept années de vaches grasses

suivies de sept années de vaches maigres. Joseph

conseilla au maître de l’Egypte de stocker les récoltes pour

les revendre lors de la disette et ainsi s’approprier les biens

de la population en échange. On imagine qu’il s’agissait

essentiellement de céréales faciles à conserver.

Société à deux vitesses que celle qui se divise entre

les populations qui vivent de produits frais et les

autres qui se nourrissent de produits « secs » et l’on pourrait

dire de produits vivants (vifs) et de produits morts. Or, de nos

jours, si cette dualité est toujours active, elle nous apparait

largement déséquilibrée au profit de la seconde option et

ce dans la plupart des domaines. Une majorité de la

population se comporte comme ayant renoncé à la fraîcheur

avec des produits réchauffés tant sur le plan alimentaire

que culturel, phénoméne aggravé par la technologie qui

repasse en boucle les mêmes programmes, inlassablement.

C’est le signe d’une civilisation décadente..

 

 

 

JHB

12 07  14

.PS Pour la petite histoire, on signalera que notre père, Pierre  Halbronn (1905-1070), en se qualité de sous-directeur puis de directeur adjoint de l’ONIC (Office National Interprofessionnel des Céréales) était très concerné par les silos à blé et que très jeune nous étions abonné au journal « Le Petit Meunier »

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Cyclicité et coupe des cheveux

Posté par nofim le 11 juillet 2014

La dimension cyclique  du rapport aux cheveux chez

l’homme et chez la femme

par  Jacques Halbronn

On sait que la coutume veut que les hommes coupent ou

se fassent couper plus souvent les cheveux que les femmes et

c’est encore plus flagrant si l’on inclut le traitement des poils

du visage (acte de se raser).

Il y a par le biais de ces pratiques l’expression d’un certain

modéle cyclique, étant entendu que couper ce qui est voué

à repousser- d’où la dimenson végétale des cheveux qui

« poussent » et que l’on « coupe » – implique de commencer

un nouveau cycle.

Au début du cycle,  on est dans le « petit », le « court »

et à la fin d’un cycle dans le « grand », le « long ».  Celui qui

repousse l’échéance de couper ses cheveux ( c’est souvent

le cas des femmes) , de tailler sa barbe, sa moustache (chez les hommems)

est dans un refus de la cyclicité, du

recommencement, de la table « rase ». Mais il y a de nos

jours une pratique de plus en plus répandue à ne pas

laisser pousser les cheveux, chez les chauves de façon à éviter

le contraste entre les parties où il reste des cheveux et les

parties où il n’y en a plus.  En cela, on ne laisse pas le

cycle suivre son cours, chez les hommes et donc on ne

laisse pas le contraste se manifester entre la fin et le début

d’un nouveau cycle en se limitant à une amplitude très

faible.

Nous avons déjà évoqué ce phénoméne qui n’est pas

sans signification en ce qu’il est un refus des contrastes, des

inégalités. Sur la tête du chauve, les cheveux les plus faibles

imposent leur loi aux  plus forts qu’on ne laisse pas pousser.

Le début d’un cycle – et l’on peut transposer à l’enfance- est

marqué en effet par une certaine forme d’égalité. On peut

comparer cela au début d’une course où les écarts entre

les meilleurs et les moins bons sont limités.Plus le temps

passe et plus les écarts se creusent jusqu’à la ligne d’arrivée

(cf le Tour de France)

Les femmes rêvent d’un monde où l’on ne quitterait pas

le stades des débuts, des promesses. D’où cette insistance

sur l’égalité et il est clair qu’en début de vie, nous sommes

tous plus ou moins logés à la même enseigne avec les

mêmes enjeux basiques. Dans certaines traditions, la Lune

correspond au commencement des choses, à ce qui est

« petit » (les enfants sont souvent désignés comme « les

petits ».  Une chose est de travailler avec des « petits », une

autre avec des « grandes personnes ».. Bien des femmes

semblent incapables de prendre la mesure de leurs

interlocuteurs et  traitent tout le monde comme le

« premier venu », sauf s’il s’y méle une dimension affective.

En conclusion;  couper ses cheveux  – et l’on sait qu’il y

a des moments pour le faire selon la Lune croissante ou

décroissante- c’est assumer la cyclicité, donc pour un

homme d’accepter  ce qui est petit. Les « petits garçons »

apprennent très tôt cette loi cyclique. Autant le passage

du petit au grand est progressif, autant le passage du

grand au petit est brutal et fortement contrasté.

Paradoxalement, les femmes ne sont pas formés à ce

passage périodique du long au court- en ce qui concerne les

cheveux même s »il y a eu la mode de la coupe « à la garçonne ».

Leur look capillaire est globalement moins cyclique que

chez les hommes sauf évidemment dans le cas des hommes

qui se rasent quotidienneemnt le crâne comme ils le feraient

pour la barbe et la moustache. Encore que la mode de

laisser pousser sa barbe se soit fortement répandue, ce

qui réintroduit une cyclicité par le bas et non plus par

le haur du visage.

 

 

JHB

 

 

 

 

 

 

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Hybridité de l’écriture et de la musique instrumentale

Posté par nofim le 11 juillet 2014

Le caractère hybride du langage et de la musique

par  Jacques  Halbronn

Le cas de l’hébreu risque d’induire en erreur car on nous

dit que c’est une langue qu’il faut savoir parler (‘oral) avant

de pouvoir la lire. Or, nous allons montrer que l’oralité

n’advient dans le  rapport des humains à la langue que

dans un deuxiéme temps même si ceux-ci étaient en mesure

de proférer des sons, ce qui n’est jamais au départ qu’une

matière première qui ne constitue pas à proprement parler

un langage mais un pré-langage comme le bloc de marbre

est une pré-sculpture.

Selon nous, le langage originel ne passe aucunement par

l »écriture qui implique ce que nous appelons un usage

« externe » impliquant d’inscrire (même racine qu’écrire)

un message sur quelque support (médium).

Nous avons d’abord parlé avec nos mains à la manière des

sourds muets en n’attachant que peu d’importance aux sons.

Nos mains ne servirent pas seulement à saisir des objets mais à

les désigner, à les mimer, par une gestuelle imagée. Entre

prendre un objet et le montrer, il y a une grande différence

qui est le passage de ce que nous avons appelé la technologie

organique, interne (montrer) et la technologie externe

(prendre). On notera que le verbe comprendre signifie

que l’on intégre une information sans la saisir matériellement.

Comprendre le cosmos – l’apprendre- n’est donc pas le prendre,

par exemple, d’où les préfixes devant le radical

On pourrait fort bien concevoir une humanité muette et

l’essor actuel d’Internet et des SMS nous confirme dans ce

sens alors que l’on pouvait s’attendre une prédominance

de l’oralité au XXIe siècle, ce qui a pu sembler être le cas

lors de l’essor du disque (audio)  et de la radio.. Mais au XXIe

siècle l’image  marque des points notamment par le biais

des icones et de toute la technologie du visuel.

Comment se fait-il alors que l’oralité soit entrée dans nos

moeurs? Quid de la lecture, de la prononciation qui est

le passage du visuel vers l’auditif, l’audible?

Selon nous, cela tient à la rencontre de l’homo sapiens  avec

l’humanité du  Neanderthal lequel devait être privé de

lumière dans son mode de vie (cavernes obscures) et

fonctionnait beaucoup par le toucher, d’où l’importance des

mains mais  aussi de la bouche pour saisir les choses sans

parler du rôle des organes sexuels, bien évidemment. Le

monde de la nuit est typiquement néanderthalien et c’est

généralement quand la nuit tombe que les rapports

sexuels se produisent.

Donc, pour que l’homo sapiens puisse communiquer

avec le néanderthalien, il a fallu « traduire » le visuel en

auditif,  d’où la lecture à voix haute impliquant un encodage

du son ( jusque là  phénoméne second  chez l’homo sapiens
et probablement plus développé chez le néanderthalien)

par rapport au visuel..

Bien évidemment,  seul l’homo sapiens pouvait  traduire

le visuel en son puisqu’il fallait pourc cela voir.En sens

inverse, le néanderthalien pouvait produire un langage

sonore -tel que fixé dans ce cadre- <que l’homo sapiens

captait bien que ses facultés auditives étaient initialement

moins débeloppées. L’un dans l’autre, l’homo sapiens

apprit à entendre et le néanderthalien à voir pour parvenir

à une symbiose qui est l’ »état de notre humanité actuelle.

Mais les séquelles des états premiers persistent, selon

un modéle que nous avons élaboré, à savoir que les

mâles sont les héritiers de l’homo sapiens et les

femmes du néanderthalien, au regard de notre

propre anthropologie.

D’où la prédominance de la parole dans les groupes

féminins (femmes entre elles), comme si le fait de séparer

les sexes réactivait les réflexes anciens et la parole réduite

à la portion congrue par exemple au sein d’une équipe de

foot ball, durant le match, avec prédominance d’hommes sur

le terrain mais aussi dans le public, présent comme devant

son poste (malgré les commentaires) où la gestuelle sert de mode

d’expression principal (carton jaune, rouge etc)

et l’oralité se réduit à une forme assez peu sophistiquée

(hurlements, cris, applaudissements, sifflets etc).

On reste avec deux humanités, l’une à tendance mutique,

friande d »une gestuelle, de mimiques (pied de nez, langue

tirée, bras d’honneur etc) et l’autre qui  capte le monde

par le biais des mots et qui met sur un même pied les

mots qui désignent des objets concrets (mais invisibles

au non voyant) et abstraits. L

Selon nous, le langage tel que nous le connaissons s’origine

dans le visuel lequel offre un champ très ouvert sur le monde

car l’homo sapiens n’a pas vécu dans un espace confiné

comme le néanderthalien.  Les conditions de vie qui

s’imposèrent au néanderthalien étaient peu propices à une

certaine ouverture vers le monde concret dans sa diversité. Par

le truchement de l’homo sapiens, le néanderthalien découvrit

le monde mais il ne le fit que par le biais du langage et donc

par ce qu’on lui en disait, d’où un surinvestissement des mots

par les femmes dont on a dit la filiation (cf supra) avec

le néanderthalien.  Cette médiation que l’homo sapiens a

instauré pour  communiquer avec le néanderthalien

explique qu’encore  de nos jours, les femmes aient besoin

de l »écrit et n’aient pas un contact direct avec le monde

extérieur, d’où de médiocres facultés d »‘observation en

dehors de l’étude des textes…   Il est clair par ailleurs

que les femmes sont marquées par la demande de visuel

des hommes (couture, coiffure) et les hommes par la

demande d’oralité des femmes ( troubadours, chanteurs de

charme)

Pour en revenir au cas de l’hébreu évoqué plus haut, il apparait

en effet que les femmes connectent leur oralité à l »écrit mais

on soulignera que dans toute langue, il y a deux facettes :

d’une part, la désignation des objets qui concerne donc avant

tout une population qui ne les voit pas  et de l’autre

l’expression de la relation à ces objets, ce qu’on en fait qui est le coeur

grammatical et morphologique de la langue, et qui passe

par un certain manichéisme, de ce qui est bien ou mal, de

ce qu’on aime ou n’aime pas..

Pour nous, le langage tel que nous le connaissons est un

phénoméne hybride, un compromis  entre une humanité

du visuel et une autre de l’auditif. On dira que ce qu’on

apppelle langage  est un visuel pouvant se translater en

auditif et conçu dans ce sens. Pour en revenir à la musique

où la dialectique est du même ordre, c’est  à dire un genre

hybride : à la limite un orchestre est d’abord un visuel où

le son musical est secondaire.  L’idée , c’est de parvenir à

produire du son à destination des non voyants. Le rôle

des instruments de musique consiste à réaliser une telle

transmutation. Prenons le cas du piano, c’est un système qui

permet de produire du son  en faisant danser les mains

sur un clavier relié à des cordes.

Vu sous cet angle,  les interprétes compteraient davantage

que l’oeuvre jouée. Ce qui compterait serait le spectacle

visuel qu’ils offrent in situ et la musiqe au sens sonore du

terme ne serait que prétexte. Le médium importerait plus

que le message et en fait serait déjà et d’abord le message.

C’est au fond, peut être, la leçon qu’il faudrait tirer du

désintérêt du public pour des oeuvres musicales

contemporaines, l’essentiel étant la gestuelle des musiciens

et non le son produit. On pourrait d’ailleurs couper le son

sauf pour les aveugles tout comme on donne des émissions

accompagnées du langage des signes. Deux sociétés

cohabitent ainsi: le monde des sourds et celui des aveugles.

Mais on peut aussi penser que le spectacle de l’improvisation

tant sur le plan sonore que visuel  offre une qualité

supérieure par la qualité de l’impulsion.

Le geste est une interface entre le visuel et le sonore dans la

mesure où  le geste, le mouvement se donnent  aussi bien

à voir qu’à entendre comme dans le cas du piano où la danse

des mains sur le clavier produit aussi  du son, d’où deux

approches, deux ressentis  différents d’un même phénoméne.

Pour en revenir à l’hébreu, nous pensons que cela nous renvoie

à un temps  où une humanité émergeant d’un monde où  les

échanges étaient sonores se mit à apprendre à relier les sons

à des formes. A contrario, les langues qui peuvent directement

passer du visuel au sonore, du fait que tout y est noté- aussi

bien les voyelles que les consonnes-  témoigneraient d’un

processus en sens inverse. On ne confondra pas l’écrit et le

visuel. L’écrit est l’interface entre la forme et le son., il

apparait donc  tardivement lors du rapprochement entre les

deux humanités ayant évcolué parallélement et diversement.

 

 

13. 07 14

 

Publié dans Culture, FEMMES, HISTOIRE, LINGUISTIQUE, MUSIQUE | Pas de Commentaire »

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