Technologie interne et technologie externe : vers un nouveau paradigme.

Posté par nofim le 10 juillet 2014

La notion de technologie interne

par  Jacques  Halbronn

 

Nous avons récemment introduit la notion  paradigmatique de technologie interne. Selon nous, les hommes ont d’abord imité virtuellement  leur environnement avant de s’en servir concrétemt.  Ainsi quand  ils se sont intéressés aux astres, ce n’était évidemment pas pour s’y rendre ou pour en importer quelque richesse mais bien en tant que modéle, dans le sens de « prendre modéle », ce qui est

le sens premier du mot. On peut aussi penser que notre développement anatomique pourrait être le fait d’un mimétisme avant que l’on ne passe à la technologie externe consistant à fabriquer des outils au lieu de se fabriquer soi-même.

En ce qui concerne le langage, nous dirons que selon notre paradigme  les hommes ont d’abord  recouru à une gestuelle avant de se

se servir d’objets extérieurs, comme ce sera le cas pour les tablettes d’argile et autres supports d’écriture jusqu’à l’inventon de l’imprimerie.

La technologie interne ne pose évidemment pas les mêmes problémes écologiques que la  technologie externe. On distingue souvent

l’organe et l’instrument, l’un relevant de l’interne et l’autre de l’externe, techniquement parlant.

Nous  dirons donc que le langage  fut d’abord gestuel et donc visuel. Pour relayer le visuel, on passa à l’auditif et il fallut « traduire »

oralement – passage de la main à la bouche-  la gestuelle. On peut penser que cela fut nécessité par l’intégration de néanderthaliens

qui – c »est notre  hypothèse- vivaient dans l’obscurité et usaient fort peu de leurs yeux. Traduire ici a un sens premier qui est le passage de la vue à l’ouie.

Ce n’est que par la suite que le langage fit appel à une technologie externe en inscrivant la gestuelle sur des supports avec des mots

qui pouvaient être « prononcés »  donc entendus.

Nous avons présenté un autre paradigme épistémologique selon lequel on ne connait bien le passé que par l’observation du présent et

non l’inverse comme on l’entend  bien trop souvent. En effet, nous avons une appréhension globale du monde qui se présente à nous

alors que nous ne connaisons le passé par bribe et de seconde main. Le génie humain aura consisté à se fier à ce que les hommes

observent. Cela ne signifie pas que le passé soit identique au présent mais qu’il peut être reonstitué à partir du présent quant à sa

genése par les humains intellectuellement les plus doués, les « génies »

Cette dialectique de la vue et de l’ouie n’est donc pas le fait de quelques données fournies par l’exploration du pas  mais bien par celle

du présent selon le principe qui veut que ce que l’on observe aujourd’hui a une longue histoire à l’instar de ces étoiles qui sont

éteintes  mais dont nous captons néamoin la lumière.

Même si l’on ne nous avait pas dit qu’il y avait eu rencontre deux humanités, l’homo sapiens et le Néanderthalien, nous l’aurions

supposé à l’aune de nos observations sur les comportements actuels des hommes et des femmes. Comment se fait-il en effet

que hommes et femmes qui vivent dans les mêmes conditions depuis des siècles, aient des comportements sensoriels aussi

différents?. Cela ne peut tenir qu’à des atavismes distincts qui auront perduré,  qui se seront pérenisés.

Il est certes difficile d’expliquer comment il se peut que notre humanité actuelle engendre  indifféremment des mâles qui appartiennent

à telle espéce humaine  et des femmes qui relévent de telle autre. Il semble que la génétique s’en expliquera un jour ou l’autre. C’est là

un chantier  de recherche qui s’ouvre, comme une sorte de tunnel reliant le présent au passé.

Le progrès de nos jours semble surtout passer par la technologie externe et c’est bien là le drame! Frank Herbert ( Dune) a mis en garde

contre l’emprise des machines laquelle est foncton de la dite technologie. Il a imagine un ordinateur humain (le mentat) et on ne peut

qu’encourager un ressourcement vers la technologie interne, notamment dans le domaine de l’improvisation qui rend inutile toute

inscription sur un support extérieur. Ce que nous faisons naturellement n’a nullement besoin d’être noté car cela signifierait que nous

n’en serions plus capables à l’avenir comme ces sociétés qui mettent par écrit ce qu’elles ont peur de ne pas retenir (histoire du Talmud).

Le sport nous raméne à une technlogie externe, notamment l’athlétisme mais il se sert éventuellement de technologie externe

(disque, lance, poids, ballon, ski, tennis). Il faudrait aussi  songer à nos relations avec certains animaux dont nous nous servons er

qui relévent néanmoins d’une technologie externe avec ce qu’elle peut avoir d’aliénant. (cf le film de Cameron « Avatar) mais le

probléme se pose déjà  au niveau de la symbiose entre les deux espéces humaines dont nous sommes le premier à dire qu’elle s’est

perpétuée dans la dimorphie actuelle.

Comme nous l’avons noté dans un récen texte,  plus nous nous rapprochons de l’état originel et plus nous sommes en possession de

nos moyens et pouvons exercer notre intelligence.  Les hommes sont très doués pour penser la dualité et tout dépassement de la dualité

crée un déficit cognitif (cf le cas de l’astrologie qui trahit son propre  fondement dualiste). Le langage originel devait être très simple. comme celui de la Science qui s’astreint à un certain dépouillement sémantique. Dès que l’on utilise une langue  trop « riche »,  labyrinthique, alambiquée notre lucidité, notre esprit critique décroissent. C’est pourquoi nous plaidons pour un retour  à une langue qui

privilégie le signifiant par rapport au signifié, qui recourt à un très petit nombre de radicaux, quitte  multiplier préfixes et suffixes. Les

humains ont perdu le contrôle de leurs langues de plus en plus corrompues et  hybrides (comme la langue « mondiale », « globale » qu’est

l’anglais). Une langue n’est pas censée décrire le monde extérieur qu’il suffit de désigner par l’index – du moins est-ce vrai pour des humains qui ont des yeux et qui voient.  Mais pour ceux qui ne voient pas,  un objet comme une table est aussi abstrait ou concret que

tel adjectif ou adverbe. Or, cette différence à l’égard de la langue, est pour nous un fait sociolinguistique au regard de ce qui

distingue  les hommes et les femmes. On ne saurait confondre le langage  intérieur et le langage extérieur,  l’un passant par le mental et

l’autre n’impliquant qu’une gestuelle vers l’extérieur. Celui qui met sur le même pied un nom d’objet et un concept appartient au monde

des non  voyants.

 

 

 

 

 

 

 

JHB

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JHB

10. 07   14

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Les critères visuels et l’organisation sociale

Posté par nofim le 8 juillet 2014

Pour une anthropologie sociale du visuel (appliquée au terrain du monde ésotérique.)

par  Jacques  Halbronn

 

Une société fonctionne autour de facteurs visuels et cela confère à l’âge, au sexe, à la race et éventuellement aux mesures (taille, poids) la base de   »préjugés » significatifs.  Le rôle de la parole est en comparaison relativement second.

En fait, il y a un conflit entre deux populations l’ »une qui investit dans le visuel et

l’autre dans le seul audio. C’est dans la seconde que l’on trouve évidemment toutes celles qui sont dans le déni de l’âge, du sexe, de la race et qui veulent donc imposer au monde leurs valeurs liées à leur héritage sensoriel, ce qui est au coeur du dimorphisme de l’Humanité.

C’est ainsi qu’un groupe humain constitué de femmes d’un certain âge émet un signal spécifique et ce quelles que soient les activités mises en avant. Comme on dit, ce qui se ressemble s’assemble. Ces critères visuels sont comme ignorés, relativisés par une population

marquée par l’ouie. Et  ce clivage  n’est nullement lié, on s’en doute, à nos conditions de vie actuelle ni même à celles qui auront

présidé dans les premières nnées des membres du groupe. Il s’agit d »un atavisme pluri-millénaire.

Nous voudrions aborder dans cet article le critèe de l’âge qui appartient à la série du « visuel ». On perçoit immédiatement, par delà tout « long discours » ce facteur et cela va influer quelque part. Nous portons notre âge sur notre visage, notre « figure » de façon plus ou moins accentuée par la fatigue ou la maladie ou le stress. Ronsard disait « quand vous serez bien vieille »" à une des femmes qui l’avaient repoussé.

Et il est vrai qu’à la différence du sexe ou de la race, l’âge est un facteur qui évolue, qui ne correspond pas à une constante

individuelle mais à un phénoméne générationnel.

On sait que l’un de nos terrains est le milieu astrologique mais ce n’est là qu’un exemple exemplaire. On étudiera la question depuis

les lendemains de la Seconde Guerre Mondiale jusqu’à nos jours.

L’interview que nous avons faite de Marc Lalvée autour de la vie et de l’oeuvre de Serge Hutin (cf You Tube) nous a fait prendre

conscience des chances qui furent accordées aux jeunes il y a un demi siècle et plus. Que l’on songe que Hutin (1929-1997) publia ses premiers  Que Sais-je sur l’ésotérisme au début des années Cinquante du siècle dernier et qu’il poursuivra sur sa lancée pendant une

vingtaine d’années, au vu de sa bibliographie.  Un autre « jeune loup » fut Michel Gauquelin qui fait paraitre en 1955, alors qu’il est né

à peu près au même moment de Serge Hutin, une oeuvre majeure, L’influence des astres (Ed Du Dauphin, à compte d’auteur semble-t-il)/ Mais avant Hutin, il y avait eu le précédent Robert Amadou, son ainé de cinq ans qui avait lui aussi fait ses preuves à un âge très précoce.

Quant à André Barbault, il lui faudra attendre ces mêmes années cinquante pour sortir du rang alors qu’il a déjà atteint la trentaine.

Il s’illustre non seulement dans les publications (Grasset publie en 1955 sa Défense et Illustration de l’Astrologie et le Seuil

accueille  son travail d’équipe sur le Zodiaque avec les membres du CIA (Centre Internationel d’Astrologie) dont il était devenu le

Vice-Président. En  1954, Barbault prend même  la tête d’une Fédération des Astrologues (avec notamment le Collége Astrologique

de France, à la mort de Néroman). Jean-Pierre Nicola  n’entre dans l’aréne de l’édition que dans les années soixante . Né en 1928, il

a 36 ans quand parait sa Condition Solaire. Il n’est donc plus tout jeune.

Une nouvelle vague de jeunes se manifestera dans les années soixante-dix dont les deux principales vedettes furent Patrice

Louaisel  et Jacques Halbronn, tous deux nés dans les années 40.. Début  1976, à 27 ans, le signataire de ces ligne  publie

Clefs pour l’Astrologie, aux éditions Seghers, qui ont à peu près le même statut que la Collection des Que sais-je aux PUF

Presses Universitaires de France. Mais parallélement, il crée le MAU (Mouvement Astrologique Universitaire) qui va jouer pendant

plusieurs années un rôle central notamment de par son aptitude à organiser et à animer des Colloques. On parlera alors d’un âge d’or de

l’astrologie française. Quant à Louaisel, il avait fondé un an plus tôt l’associatin GERAS  (Groupe de Recherche en Astrologie

Scientifique) et joue un rôle important dans la création de groupes locaux en province. On pourrait certes citer le cas d’Yves Lenoble, né

en janvier 1947 au Mans (cf la vidéo des Dimanche Liberté de Didier Geslain, sur You Tube) mais il n’atteindra à un certain  leadership

que dans sa quarantaine. Quant à Maurice Charvet, également né en 1947, il  prend en quelque sorte la succession de Louaisel, parti au

loin (Ile de la Réunion)  et fondera en 1986 à près de 40 ans le CEDRA (Centre d’Etude et  de Recherche en Astrologie, Lyon).On notera

d’ailleurs que ni Lenoble ni Charvet ne publient chez des éditeurs ayant pignon sur rue, ce qui les distingue d’un Hutin, d’un Gauquelin, d’un André Barbault ou d’un Halbronn.

Etant donné que notre étude est concernée par l’arrivée météorique  des jeunes dans le milieu astrologique, ce n’est pas l’année

de naissance qui  importe ici mais l’âge de l’ascension irrésistible. Après l’heure, ce n’est plus l’heure. Un autre natif de 1947 est

Alain de Chivré qui ne sort du rang qu’au milieu des années 90- en fondant la FDAF (Fédération des Astrologues Francophinesà

donc vingt ans plus tard que Halbronn.

On peut dire que le phénoménne « jeunes », c’est à dire 20/30 ans chez les leaders du milieu astrologique ne concernera pas ceux

qui sont né  dans les années cinquante et suivantes et qui arrivent à la trentaine dans les années 80. Trois  cas retiennent toutefois notre attention, celui de Denis Labouré, celui de Patrice Guinard, et celui de Roger Héquet nés dans les années 50 et donc ayant dix ans de moins que Halbronn et consorts. Patrice guinard ne crée le CURA (Centre d’Etude et de Recherche en Astrologie) qu’en 1999, il est dans

sa quarantaine et s’est rapproché de Halbronn avec lequel il organise à la fin de 2000 un Colloque important.. Quant à Roger Héquet, il lui faut attendre 50 ans pour fonder TV Urania qui ne connaitra qu’une carrière éphémère du fait du lancement par Jacques Halbronn en mai 2008 de Teleprovidence, lequel avait travaillé avec Héquet.

. Grâce aux éditions Dervy, il entre dans le club des astrologues qui publient sur des supports reconnus, ce qui ne sera pas le cas ni d’Yves Lenoble, ni de Patrice Guinard(parailleurs docteur en philosophie en 1993, quand il n’a pas encore 40 ans, sur le sujet de l’astrologie). Enfin, Denis Labouré  retient notre attention par son importante production qui n’est pas sans faire songer au

cas de Serge Hutin par son ouverture vers les sociétés

secrétes. On mentionnera aussi les noms de Jean-Luc

Caradeau et surtout de Luc Bigé, qui est actuellement

mis en avant par le média vidéo Baglis TV de Frank Agier.

Nous n’avons pas abordé la question cruciale de l’apport des ces jeunes recrues à l’avancement de l’astrologie et plus largement

des études dans le domaine ésotérique. La question s’est d’ailleurs posée lors de notre entretien avec Marc Lalvée à propos de Hutin.

On retiendra de cette étude forcément incompléte l’aspect du visuel.

.  Incontestablement on sera passé entre les années soixante-dix et la seconde décennie du XXIe siècle d’un leadership  jeune et masculin à un leadership âgé et féminin. Le tournant a peut être été les années 80 quand les deux fédérations

qui se constituèrent alors furent présidées par des femmes, Daniele Rousseau et Denise

Daprey (qui avait alors une soixantaine d’années). Ce leadership de la femme d’un certain âge, on le retrouve de nos jours bien en place

avec  Josette Bétaiolle à  Bordeaux, Catherine Gestas à Paris, Anne-Marie Roussel à Antibes et  ce serait encore le cas à Lyon si

Yvette Mollier Giroud n’avait pas décédé. Ce qui correspond bien au profil du public.

 

 

Conclusion:  cette étude est consacré à l’afflux d’un sang jeune dans le milieu astrologique et au delà – car Hutin n’est relié que

très accessoirement au milieu astrologique bien qu’en 1975-76 il ait enseigné dans le cadre de la Faculté Libre d’astrologie de Paris

de Jacques Halbronn (qui rééditera chez Artefact  en 1986 son Histoire de l’Astrologie parue en 1968 chez Marabout). Force est

de constater qu’aujourd’hui l’hypothèse d’un apport « jeune » significatif semble quasiment inconcevable. On est dans une

gérontocratie avec d’anciens « jeunes » comme Jacques Halbronn.  On a beaucoup parlé ici des jeunes hommes. Peut-on parler

d’un apport des jeunes femmes de 20-30 ans comme d’une perspective réaliste? Un des cas les plus intéressants est probablement

celui de Lune Soleil  et  de Fabienne Forel, organisatrice pendant plusieurs annéess de journées astrologiques dans les Cévennes?

Il nous semble que le phénoméne étudié refléte davantage un certain état du milieu astrologique qu’un probléme propre à la société française en général.  La raréfaction du « jeune loup » dans ce milieu nous apparait comme un signe négatif  lié au passage d’un pouvoir

des chercheurs à uu pouvoir des enseignants.

 

 

 

 

 

 

 

 

Héquet, né dans cette même décennie est accueilli par les éditions Dervy et lance la télévision astrologique.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Poésie et philosophie: deux espaces de liberté

Posté par nofim le 7 juillet 2014

Le Surmoi linguistique et ses antidotes: philosophie et/ou poésie

par  Jacques Halbronn

 

La faculté d’improvisation collective est de plus en plus

compromise ou de plus en plus défaillante, même en musique,

en sport  d’équipe (foot ball) et dans les cafés philo et autres colloques. Les gens

n’ont plus l’esprit  créatif d »équipe et ne parviennent pas à

conjuguer leurs efforts, à produire une véritable synergie.

Autrement dit, sans un puissant Surmoi,  le groupe semble

impuissant à réaliser une performance intéressante et sans

le Surmoi, chacun joue « perso » et le résultat d’ensemble est

cacophonique.  Tout se passe comme si nous ne savions plus

harmonser les actions des uns et des autres, à coordonner

heureusement les initiatives.

En phase initiale d’un cycle, le Surmoi joue un rôle formateur

(formatage) -apprentissage du langage,  intégration sociale

normative- c’est un temps que nous qualifierons de féminin.

En phase  de maturité d’un cycle,  le Moi doit se dégager du

joug du Surmoi en se ménageant des espaces de liberté et de

contestation des régles, des clivages. Il ne s’agit plus notamment

d’apprendre à distinguer les mots, les sons, les sens – comme

le reléve la phonologie- mais au contraire à les rapprocher, à les

« synonymiser », en les considérant comme des équivalents.

C »est là un exercice plus propre aux hommes. Bien

des synonymes sont en effet liés à des emprunts linguistiques et

vouloir à tout pric distinguer un mot d’un autre est un exercice

assez vain, visant à légitimer après coup la diversité.  On est

dans une sorte de rationnement qui conduit  à ce que chaque

mot ne recouvre plus qu’un segment de plus en plus étroit. On

a pu observer le phénoméne en astrologie où l’intégration

de nouvelles planétes à partir du XIXe siècle a conduit à

rogner sur la répartition préexistante. Plus il y a de convives,

plus les parts seront petites.

Poésie et philosophie ont justement pour mission de limiter

le nombre de parts de façon à ce que chaque part soit plus

grosse. A la limite, si je dis que le monde se divise en deux,

cela produira des parts énormes mais cela implique que

toutes sortes de mots soient considérés comme équivalents,

interchangeables au sein d’un ensemble  plus vaste et face à

un autre ensemble. D’où la  différence entre philosophie et

psychologie laquelle va jouer sur la charge de tel ou tel

mot ou nom pour telle ou telle personne.

Il y a un temps pour les philosophes et les poétes, qui est celui

de la maturité, quand les choses se décantent et se simplifient,

où l’on prend de la hauteur (à l’instar d’un aigle) et il y a un

temps de la diversité qui est lié à l’absence de lumière, au

rétrécissement des perspectives. (à l’instar de la vache dans son

pré, son lopin de terre). Quand on n’ a pas de vue d’ensemble,

on n’a d’autre choix que de passer par la parole et cela fait

perdre beaucoup de temps car avec la vue, au contraire, un

« coup d’oeil  » suffit (c’est l’Augenblick allemand qui

signifie instant)

Le poéte qui fait ses rimes doit embrasser la totalité de

sa langue pour rapprocher des mots qui se ressemblent

par leurs finales (rimes) mais dont les significations semblent

peu compatibles.  Inversement, le philosophe -et on aura

compris que pour nous la philosophie se rattache à la

linguistique, à la sémantique’- aura à rapprocher des mots

qui ne se ressemblent pas formellement mais dont les

significations se  recoupent.

Un bon politique doit être un bon philosophe comme

disaient les anciens Grecs.  En ce sens, qu’il doit rapprocher

les points de vue mais aussi savoir dialectiser là où l’on

pensait qu’il n’y avait pas débat, doute.  Un publiciste, quant

à lui, devra être un bon poéte en  reliant des mots qui n’ont

aucun rapport mais qui parce qu’ils se ressemblent dans leur

forme n’en interagissent pas moins dans l’esprit du public.

Voilà pourquoi il y  a peu de femmes parmi les grands

poétes, les grands philosophes mais aussi les grands

politiques car elles sont par trop prisonnières des

définitions, des étiquettes. En fait, elles ne sont à leur place

qu’en début de cycle, dans les petites entités et dès que

l’espace s’élargit, elles sont déstabilisées. En ce sens, les femmess

sont dans le centrifuge et non le centripéte, sauf dans un

seul cas emblématique, quand elles revendiquent

l »égalité des hommes et des femmes.

Cette revendication nous semble en réalité totalement

étrangère à l’esprit féminin et c’est probablement une

invention des hommes dont on a dit qu’ils tendent à

relativiser toutes les différences, les cloisonnements. C’est

dire que les femmes sont en porte  à faux par rapport

à cette exigence de « synonymie »,elles qui sont si

sensibles aux moindres différences. D’où des revendications

égalitaristes maladroites et confuses où les femmes jouent

à contre -emploi un rôle qu’on veut leur faire jouer, où elles

sont instrumentalisées . En outre, la philosophie ne

saurait passer outre le principe de dualité. On ne peut aller

au delà du deux qui est le point d’achopement.Sinon on

se fait plus philosophe que les philosophes et l’on jette

le bébé avec l’eau du bain.

Dans le domaine scientifique  »dur »,  il en est de même, la

plupart des clivages sont un frein pour la pensée et ce sont

des verrous qu’il faut faire sauter.  Mais cette fois, cela

passe notamment par la question des atomes qui unifient

le champ des objets. Le numérique, également, a vocation

à unifier le monde matériel, au niveau des avancées

techniques.  .

Tout le génie humain, dans tous les domaines, passe

par la « synonymie », l’équivalence, la sensation des doubles

emplois et cela vaut aussi dans le domaine économique.

Les femmes réagissent frileusement face à de telles

« contractions » qui augmentent certes la taille des parts mais

limitent d’autant le nombre de convives, d’emplois.  Or, en

début de cycle, les femmes reprennent leurs droits car

chaque enfant a besoin d’une mère (sauf pour les

jumeaux, les triplées) à la différence d’autres espéces qui

pondent d’innombrables oeufs. En fait, c’est la naissance

qui crée de l’absurde et non la mort car pour se reproduire

les hommes doivent se diversifier, au regard du nombre de

femmes même s’il faut peu d’hommes pour produire beaucoup

d’enfants. La procréation constitue un extraordinaire

goulot d’étranglement qui conduit tout processus d’ouverture

à revenir vers la fermeture, le temps d’un nouveau processus

cyclique..

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Les femmes et l’émergence de la radio

Posté par nofim le 6 juillet 2014

Les femmes et le phénoméne de la TSF: l’image occultée

par  Jacques Halbronn

 

La radio (TSF) reste un média important tout comme le

disque (CD) parallélement à la télévision et au DVD. Elle

correspond quelque part  à une culture paralléle. Mais on ne

saurait oublier que la radio a précéé la télévision et que le

disque a précédé le cinéma parlant, qui ne se met en place

qu’au début des années Trente du siècle dernier. Mais

le textes sans l’image de celui qui le produit, le  véhicule, fait

aussi probléme et cela remonte bien plus en amont, notamment

à l’invention de l’imprimerie (Gutenberg).. La télévision  en

direct reste le lieu qui permet la plus grande authenticité et

authentification d’autrui. Comme dirait Lévinas, on voit les

visages et cela nous parle et notamment le regard quand il se

porte vers un texte au lieu de s’adresser directement à nous.

Les média sont un espace qui favorise voire encourage

le jeu de l’imposture.

En général, à la radio, l’on peut se rendre compte, si l’on est

exercé, si quelqu’un lit un texte ou  parle « librement » sans

recours à quelque support qui peut laisser penser que ce n’est

vraiment lui qui parle, en dépit des apparences (mot qui

en principe renvoie au visuel)

Nul doute, en tout cas, que la radio occulte les différences entre

les personnes et  les nivelle. C’est donc un espace particulièrement

favorable à tout dépassement des distinctions de niveaux,

d’autant que l’absence de visuel nous prive de certaines

informations et données (âge, sexe, race etc) que la voix, quand

elle est  seule à s’exprimer, peut travestir.

Cela dit, la lecture à voix haute  est un hommage rendu par

l’oral à l’écrit et cela nous interpelle car cela nous conduit

à penser (le présent nous renseignant sur le passé plutôt

que l’inverse) que l’oral dépend de l’écrit, la femme de l’homme,

dont elle serait  comme un prolongement si l’on accepte

l’équation écrit: homme et oral  femme (caverne sans lumière).

Ce qui nous choque le plus, ici, c’est la tentative de la part

de celui qui lit un texte qu’il est bel et bien en train de le lire. Il

veut faire oublier qu’il le lit en mettant  le  « ton »,  en lui

donnant « de la vie ». C’est le paradoxe du comédien (Diderot)

Le texte sous sa forme écrite, quelque part est mort et l’oralité

le ressuscite,  le réchauffe (micro-ondes), le texte écrit est

comme un excrément de la pensée et cela vaut aussi pour

une partition « jouée » par un interpréte qui se l’approprie

au point d’en faire oublier le véritable auteur, qui fait écran

avec lui.

Le fait de lire met en évidence une telle dépendance mais

cette information est  volontiers  supprimée par le

« par coeur ».  A l’école, on apprend à lire  mais aussi à

réciter (de mémoire) et la récitation fausse encore plus

la perception en faisant disparaitre le support, mis de côté le

temps de la performance.. On a là tout un apprentissage

de l’imposture qui est lié au recul de l’analphabétisme, lequel

aura grandement favorisé la « progression » sociale des

femmes en en faisant des instruments dociles et non plus

des électrons libres.  La lecture orale  enchaîne  les femmes,

les asservit. La question qui se pose à l’anthropologie du

langage est de savcir si la parole orale est née indépendament

de l’écrit ou comme un mode de traduction de l’écrit, de

l’idéogramme, pour un monde de non-voyants.(équivalent auditif au

braille, pour le toucher).

Initialement selon nous, l’écrit ne fait que transcrire des gestes

en les figeant et nous fait passer d’une technologie interne à

une technologie externe faisant appael à du non-humain:

l’argile, le papyrus, le parchemin, ce qui permet de perpétue

le geste. De nos jours, la vidéo a l’avantage de capter le

geste sans que celui-ci puisse être approprié sinon par  une

recréation. Mais sans l’appui du support écrit, la plupart

des « interprétes » (lecteurs) seraient réduits au silence. Que

vaut un pianiste sans une partition qu’elle soit visible ou qu’elle

ait été mémorisée quand on sait qu’il serait le plus souvent

incapable de recréer une oeuvre par ses propres moyens

« internes ». Entendons par là non pas la copier mais s’en

inspirer.

On voit que le progrés technique externe  favorise

singulièrement les prétentions égalitaires des femmes qui

se réduisent le plus souvent à du copier-coller du travail

masculin (en interne).  C’est pourquoi, pour notre part, nous

avons accordé notamment depuis 2008 (avec la création

de notre « station »  télévisuelle sur Internet) la priorité à

une parole systématiquement associée à l’image. Or, force

est de constater  que le début du XXIe siècle aura été

marqué  par un retour en force de l’écrit (SMS, website), qui

reste un aliment  privilégié pour es femmes en ce qu’elles

peuvent aisément l’oraliser.(ce qui sera d’ailleurs de plus en

plus vrai pour les machines). La radio occulte le rapport

à l’écrit  et l’écrit lui-même fait probléme en ce qu’il se prête

à une « translation » orale -ce passage de l’écrit à l’oral est

d’ailleurs le véritable enjeu, à l’origine, de toute « traduction »,

laquelle n’est pas tant le passage d’une langue dans une autre

que celui d’une société à une autre, quand ces sociétés ont

des modes de fonctionnement différents, ce qui est le cas

-dimorphisme oblige- pour ce qui est des hommes et des

femmes  héritiers de processus évolutifs différents.

Il est clair que la radio privilégie outrageusement l’ouie et

donc le féminin en une sorte de bruit incessant alors que

la télévision peut très bien relayer le son par l’image et en cela

elle conviendrait mieux aux hommes.  Il faudrait en ce

sens s’interroger sur  les générations qui ont grandi avec

la radio et celles qui les ont suivies qui ont grandi avec la télévision.

même si une élite avait accés à la télévision avant les

autres, dès les annes cinquante-soixante ce que l’on peut  considérer comme ayant été

un atout et un gage d’inégalité ( Bourdieu)

 

 

 

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JHB

06 07  14

 

 

 

 

 

 

 

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Mythe et Histoire

Posté par nofim le 6 juillet 2014

Vers une épistémologie du mythe historique

par  Jacques  Halbronn

 

A la suite d’un café philo  qui avait traité, à notre suggestion,

du thème: « Peut-on connaitre le passé? » nous présenterons

certaines réflexions qui nous ont été inspirées par cette séance

du 5 juillet  2014 au Bistro Saint Antoine, près de la Bastille.

La thèse que nous développerons ici est la suivante:  le mythe

serait une représentation spéculative du passé à partir du

présent.  Il n’est pas un calque du présent mais il entend

exposer les éléments  dont le présent serait comme le reflet

lointain et  tardif à la façon de ces étoiles dont la lumière

nous parvient avec retard et qui parfois sont mortes quand

leur éclat nous est encore perceptible, en raison de la

distance.

Le mythe ne prétend pas s’appuyer sur des faits avérés mais

sur des probabilités au vu de ce que nous comprenons de

notre présent. C’est ainsi que certaines de nos propres

reconstitutions s’apparentent à la constitution de mythes, à

savoir un passé imaginé sinon imaginaire.

On aura compris que le passé pour nous n’est connaissable

que par le biais du présent. Le présent offre une totalité

de l’instant qui ne peut se trouver ni dans le passé ni bien

évidemment dans le futur. Certes, ce présent est foisonnant

mais il a le mérite d’être là, d’exister dans sa globalité en

comparaison d’un passé et d’un futur terriblement incomplets/

Un passé ne s’observe pas, et ce que l’on nous en dit n’est

que peu fiable au regard de ce que nous pouvons capter et

observer du présent, tel qu’il se déroule sous nos yeux. Rien

ne vaut le regard porté sur un monde en train de se

déployer. Bien entendu, certains sont plus doués que d’autres

pour pratiquer un tel exercice.

Les sciences « dures » ne disent pas autre chose: l’étude du

présent  nous renvoie au passé quand bien même nous n’en

aurions  pas la moindre trace d’époque: les traces du passé

sont dans le présent.  Rien ne se perd, rien ne se crée.

On proposera donc tout simplement d’aligner la recherche

historique sur la recherche scientifique dans le champ de

la physique notamment ou de considérer la démarche

scientifique comme relevant d’une dynamique historique.

On en arrive au paradoxe suivant, à savoir que toute

projection d’un savoir sur le passé  reléverait peu ou prou

du mythe,  y compris donc pour les sciences dures  qui

nous permettent d’explorer le passé.

Autrement dit, l’avenir de la science historique passerait

par l »élaboration de mythes dès lors que les historiens

assument une dimension spéculative de leur travail. La

spéculation  débouche sur le mythe. On ira jusqu’à dire

que c’est en connaissance de cause que l’on a élaboré tout au

long des siècles des « récits » myhiques. Le mythe ne prétend

pas expliquer le présent mais c’est le présent qui donnerait

naissance au mythe par extrapolation. Il y a là de notre part

une révolution copernicienne. C’est le mythe qui tourne

autour d’un certain présent et non l’inverse.

Dire que le passé nous apparait plus clairement que le

présent est inacceptable car le passé nous est étranger. Seul

le présent nous parle, nous touche en « live ».

Nous avons déjà eu l’occasion de dénoncer la fascination

exercée par le passé et qui nous déphase par rapport au

présent. On prise la musique du XIXe siècle et l’on ignore

la musique qui se crée devant nos  yeux.

Il importe de réhabiliter le mythe, notamment chez Platon.

Le mythe est une forme d’utopie/d’uchronie  qui est non

pas un point de départ mais un aboutisssement d’une

réflexion historique  menée à partir de notre présent, c’est

le passage du connu, ce qui est ici et maintenant, vers

l’inconnu, le passé qui ne nous est connu que par bribes plus

ou moins hors contexte. Le déni du présent conduit à opposer le

passé au présent alors que le passé est parmi nous, ce qui

est le fondement épistémologique des sciences dures qui

selon nous vaut aussi pour le champ des sciences du vivant

et de l’Homme.

 

 

 

JHB

06 07 14

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Publié dans Culture, HISTOIRE, prophétisme, RELIGION, symbolisme | Pas de Commentaire »

Les femmes et le déni du visuel comme marque de progrés

Posté par nofim le 3 juillet 2014

 

 

 

 

La démarche égalitariste des femmes et ses contradictions

Par  Jacques  Halbronn

 

Quand on entend se mettre à égalité avec  quelqu’un, il est bon de savoir d’où l’on part et où l’on veut arriver. Or, tout se passe comme si la volonté égalitariste des femmes ne se soumettait que de mauvaise grâce à de tels préalables jugés, en quelque sorte, superfétatoires, superflus, voire comme une perte de temps, une attitude dilatoire.

A quoi tient une telle attitude ? Il semblerait que l’on ne veuille pas  mettre en évidence les différences car ce serait reconnaitre qu’elles existent. Or, la stratégie de communication adoptée semble plutôt se situer dans le déni.  Ces différences seraient parfaitement illusoires. RAS. A partir de là on tourne en rond.

Or, tout indique au contraire que ces différences existent et pas seulement visuellement et qu’elles portent à conséquence. Il serait donc préférable d’en prendre acte  quitte à s’efforcer de les aplanir.

L’éducation des filles ne devrait pas tant viser à les convaincre qu’elles sont « comme les garçons » mais à leur apprendre à faire en sorte d’y parvenir. Qu’est-ce que les femmes devraient veiller à faire ou à ne pas faire en présence des hommes ? Nous avons déjà indiqué qu’elles ne savent pas se taire

(cf. le personnage de Wendy dans Plus Belle la Vie sur France 3).  Les femmes qui ont été bien élevées, « dressées » pratiquent ce silence, savent tenir leur langue. Mais comme elles ne captent pas pleinement les messages visuels,  elles souffrent d’un tel rationnement de la parole. Ajoutons que ce n’est pas tant ce qui est dit qui compte mais l’idée même d’échange pour l’échange.

C’est en s’essayant à une autre pratique sensorielle que paradoxalement  certaines femmes prendront conscience  de la difficulté sinon de l’impossibilité d’un tel enjeu.  Chassez le naturel, il revient au galop.

Les femmes ont cependant des circonstances atténuantes du fait que les différences entre les sexes, d’un point de vue comportemental,  suivent un certain cycle.  A certains moments, selon nos recherches,  les hommes se féminisent et à d’autres les femmes se masculinisent ou du moins respectent mieux l’autre sexe dans sa différence. Mais là encore, il est fortement déconseillé d’employer des termes que l’on n’aura pas pris la peine de définir et de préciser. Mais c’est bien là que le bât blesse en ce que pour les femmes, les mots ont un poids qu’ils n’ont pas pour les hommes. Pour une femme dire « masculin » ou dire « féminin », c’est déjà en soi significatif car elles ont un rapport « nominaliste » au monde. Le mot est en soi réalité ou créateur de réalité. Le mot est la chose. Est-ce qu’un arbre a à se définir pour exister ?  Il y a un poids des mots (Match) dont les femmes parviennent difficilement à s’abstraire et qui pèse  sur leur flexibilité mentale.

Le nœud du problème se situe selon nous autour de ce qui est auditif, et ce surinvestissement de l’ouïe est lié à un mode de vie très ancien qui les aura marquées profondément- en tant que population- et ce en dépit du fait que le monde a considérablement changé.  On aura compris que les femmes d’aujourd’hui sont tributaires d’une très longue histoire dont nous avons traité ailleurs.

Mais ce que nous voudrions ici souligner, c’est la piètre valeur de certains arguments sociologiques  brandis par les « féministes », c’est-à-dire ceux qui nient la différence ou qui affirment que nous sommes tous et masculins et féminins sans prendre la peine de préciser de quoi il s’agit si ce n’est  qu’il n’y a pas à faire de différence (cf.  Supra)

On  nous dit qu’il faut éduquer les enfants autrement  en mettant en avant un modèle  unisexe. Or, le problème est plutôt de corriger certains points dans le comportement féminin qui empêche les femmes d’atteindre leurs objectifs. Mais on vient de voir que les femmes de leur propre chef perpétuent un mode de comportement qui n’a plus de raison d’être, dès lors que nous ne vivons plus dans des cavernes obscures et ténébreuses.

Le paradoxe dans  un tel débat, c’est que personne ne sait de quoi on parle sinon de construire une société où l’on ne fera plus de différence, où l’on ne voudra plus « voir ». Or, précisément, cette société qui minimiserait le visuel est comme par hasard celle dont les femmes sont issues. C’est donc un marché de dupes.

Toute la démarche féminine tend à privilégier les valeurs qui sont ataviques chez les femmes au nom d’une universalité qui passe par  le refus du visuel, puisque les femmes émanent d’un monde où l’ouïe primait sur la vue, où les mots se substituaient aux choses, où l’on se payait de mots. Le problème, c’est qu’il s’agit là carrément d’une opération de refoulement, sinon de castration de l’approche visuelle. On ne cesse de nous dire : ne faites pas attention à ce que vous voyez : le sexe, la couleur de la peau, tout cela serait sans importance.

Or, quelque part, les hommes mènent un combat en sens inverse – c’est bien la guerre des sexes- en

mettant en cause ce qui se dit, ce qui s’entend, la valeur du langage, ce qui est très déstabilisant pour les femmes qui fonctionnent sur la base de l’ouïe.

Hommes et femmes continueraient donc à perpétuer des valeurs qui sont décalées par rapport à la réalité objective du monde actuel. Apparemment, les cerveaux des hommes et des femmes continuent à fonctionner sur des bases vieilles de millénaires et les aménagements actuels ne peuvent qu’être très superficiels. Les hommes continuent à « voir » le monde et les femmes à  le « toucher », à se le représenter par le biais des mots, chaque objet ayant son nom à lui.

Se pose en fait la question de la cohabitation entre hommes et femmes. Il est clair que cela passe par la prise en compte de la différence de l’autre, des repères qui sont les siens.  Croire que les hommes vont renoncer à regarder le monde, à instrumentaliser les différences visuelles de sexe et de race est parfaitement chimérique. Malheureusement,  les femmes sont directement concernées puisque elles ne sont pas visuellement semblables aux hommes. La seule solution serait en quelque sorte de supprimer ces différences physiques, ce qui passerait par la castration. C’est dire que la problématique de la castration est à  prendre dans tous les sens du terme. Interdire à l’homme de voir le monde dans son relief,  dans ses  formes, c’est bel et bien tenter de   le lobotomiser ! Sous couvert de valeurs universelles  les féministes sont tout simplement parvenus à imposer leur propre mode de fonctionnement et de dysfonctionnement sensoriel qui passe par le déni du visuel.

 

 

JHB

03. 07. 14

Publié dans Culture, FEMMES, Médecine, PSYCHOLOGIE | Pas de Commentaire »

Les femmes dans leur rapport au langage: le roman genre féminin

Posté par nofim le 2 juillet 2014

Les  femmes et les genres littéraires

Par  Jacques  Halbronn

 

Le roman est un genre littéraire qui convient particulièrement bien aux femmes tant en tant qu’auteurs que lecteurs. Sa conception même est, selon nous, extrêmement révélatrice de la genèse du psychisme féminin.

Ce qui caractérise le roman, c’est qu’il est  autoréférencé. On n’a besoin de rien savoir d’autre que ce que son auteur nous fournit. A la différence, par exemple, d’un magazine dont la lecture suppose une large culture, du fait de ses allusions à des données qui lui sont extérieures. Il faut simplement se donner la peine d’enregistrer au fur et à mesure diverses informations qui d’ailleurs sont fictives (fiction) et ne valent que pour le roman concerné tant et si bien que le lecteur de cent romans ne pourra les connecter entre eux ni dans le temps ni dans l’espace, sauf dans le cas où l’auteur aura produit à lui tout seul  tout un ensemble comme Balzac et plus encore Zola et ses Rougon Macards.

Monde parallèle, donc, que le roman qui, quelque part, fait pendant au monde masculin plus proche de l’Histoire avec un  H majuscule que des « histoires » (stories).

Un autre genre assez proche, somme toute, est celui de l’autobiographie ainsi que celui du « journal  intime ». Cette fois, les faits relatés sont authentiques mais ils sont connus essentiellement par leur auteur, à la différence de la dimension universelle de l’essai, du traité philosophique, de la biographie, de la fresque historique. Une fois de plus, le cadre de ce genre des « mémoires » serait, selon nous, à classer dans le  processus féminin, encore qu’à la différence du roman, le lecteur sera aidé par sa culture pour mieux appréhender le contexte.

Cadre donc étroit que celui de ces genres littéraires et qui nous renvoient à ce que nous appelons (cf. Platon) l’âge des cavernes, lorsque une certaine humanité vivait dans un monde clos, « en vase clos » et sans horizons très étendus. Selon nous en effet, les femmes perpétuent un très ancien mode de vie qui fut celui d’une certaine humanité qui n’est pas la même que celle dont seraient issus les hommes (cf. les travaux, depuis 2003 sur la symbiose entre deux espèces humaines)

Les femmes ont plus généralement moins de motivation à développer ce qu’on appelle la « culture générale » que les hommes. Elles ne cherchent pas d’instinct à couvrir le champ le plus large possible mais se contentent de gérer les problèmes qui se présentent sur leur chemin, au propre comme au figuré. C’est le service minimum, le juste nécessaire sans excédent de  bagage.

Dès lors, ce déficit culturel qui les cloisonne et les spécialise va déboucher sur le roman ou sur des monographies extrêmement limitées sur la base de connaissances ponctuelles et pointues mais sans connexion avec un champ plus large de disciplines, la tendance étant à bien séparer les savoirs les uns des autres pour masquer une certaine saturation au-delà d’un  certain seuil quantitatif d’informations. D’où la mise en garde des femmes, faisant de nécessité vertu, contre la « dispersion ». On a dit dans d’autres textes que la meilleure façon de comprendre une femme est de la comparer à un aveugle qui parce qu’il ne voit pas met énormément de temps à se repérer dans un espace nouveau, inconnu, qu’il n’aura pas eu le temps de baliser. Il connait  à merveille son espace de vie et peut ainsi donner le change. Mais il ne faut pas le sortir de son élément car tout serait à refaire.

On notera, au demeurant, que les études de littérature sont particulièrement propices aux femmes et que c’est dans le genre du roman qu’elles seront parvenues aux réalisations les plus remarquables. On ne compte plus les romancières de valeur dans le monde de Virginia Woolf à Marguerite Duras. alors que le compte n’y est pas dès lors que l’on explore la présence féminine au plus haut niveau dans la plupart des autres domaines. Les femmes sont friandes de cette littérature où le livre est un objet qui se suffit à lui-même et qui se ferme en quelque sorte sur lui-même sans nous forcer à disposer d’un autre bagage que le langage, que les mots.

Il importe  à ce propos de nous intéresser aux rapports des femmes aux mots. Souvent nous avons été choqués nous entretenant avec des femmes quand elles  parlent de tel mot comme aussi réel qu’une table ou un verre alors qu’il s’agit d’un concept dont la définition n’est jamais figée. D’où d’ailleurs l’attachement des femmes aux dictionnaires lesquels font référence. Autrement dit, la culture féminine passe par une très grande précision dans l’usage des mots mais c’est aussi ce qui limite singulièrement tout débat philosophique ou scientifique quand précisément les connexions, les associations sont vouées à évoluer. C’est ainsi que les femmes en restent souvent au stade de l’apprentissage du langage de leurs premières années et toute remise en question de ce socle les déstabilise.  Il est vrai d’ailleurs que linguistiquement, on doit distinguer selon nous (cf nos études dans le domaine linguistique) entre le cœur de la langue qui est un agencement de séries de signifiants (comme un jeu de lego), à base d’un nombre restreint de radicaux, de préfixes et de suffixes, de déclinaisons et de conjugaisons et  la périphérie de la langue qui sert à désigner des objets que l’on peut toucher ou voir sur une carte (lieux géographiques) ou  dont on a la photo (noms propres, de personnes). On pourra dire que l’on a une langue centrale masculine et une langue marginale qui serait féminine. Ce qui pose des problémes au niveau de la didactique des langues. Faut-il commencer par apprendre comment on dit en telle langue un crayon, un cheval ou bien comment la langue s’organise-t-elle dans sa structure d’ensemble ? Il est clair que dans le cas du roman, la partie féminine de la langue joue un rôle important alors que dans celui du traité, c’est la partie masculine qui est la plus déterminante et laisse le plus de liberté à la pensée.

 

 

JHB

02. 07 14

Publié dans Culture, FEMMES, LINGUISTIQUE | Pas de Commentaire »

Gestuelle et sexuation

Posté par nofim le 2 juillet 2014

 

Le statut du geste chez l’homme et chez la femme

Par Jacques Halbronn

 

Pour la femme, le geste est lié au toucher, c’est un geste vers l’autre  alors que pour l’homme, le geste est signal visuel qui n’implique pas la même proximité, qui peut  garder sa distance. Il reste que le geste est un acte commun aux deux sexes, par-delà  les différences de sens.

Chez les femmes, on joint le geste à la parole  tandis que chez les hommes, le geste

est à décrypter  contextuellement et par lui-même. Dans un cas il faut un rapport de proximité voire d’intimité d’exclusivité, dans l’autre,  l’on peut « toucher » un public plus large et plus lointain. On a rappelé dans un précédent texte que les femmes sont marquées par un mode de vie ancestral clos alors que les hommes  sont dans un rapport social large, une dynamique de partage. La question de l’infidélité à un seul et unique partenaire n’aura donc pas le même sens.

Le geste de l’homme –on l’a dit- n’implique pas de toucher physiquement qui que ce soit mais plutôt de le toucher moralement, intellectuellement, ce qui passe par une sublimation.

La musique, avons-nous dit ailleurs,  est fonction d’une gestuelle et ne saurait être séparée du corps dont elle émane, qui la produit. En ce sens, on parlera d’une danse à propos de tout acte musical. Est-ce qu’il y a musique, s’il n’y a pas eu préalablement danse, mouvement ?

Pour nous la création musicale passe en effet par une dynamique corporelle, impliquant les mains et/ou les pieds, au contact d’un support ou se servant mutuellement de support (applaudissements)/ La musique serait liée au son du contact de mon corps avec ce qui lui est extérieur mais que j’incorpore pour un temps.

C’est pourquoi la musique doit être un spectacle visuel et ne saurait se présenter sans l’image de celui ou de ceux qui la produisent. Mais l’on pourrait tout à fait montrer le mouvement du corps, des mains, des pieds, en dehors de tout son secrété.  La musique serait un sous- produit de la danse et en fait le mot « musique » (muse) pourrait désigner la danse.

D’où l’intérêt de filmer l’acte musical et même dans les salles de concert,  il n’y a pas que l’acoustique qui compte mais aussi sinon davantage la visibilité (cf.  Michel Foucauld sur le panoptique). Les mains du pianiste doivent notamment être reprises sur écran car elles instruisent un ballet tout autant que les chorégraphies qui privilégient les membres inférieurs. Les mains permettent de n’avoir qu’un seul opérateur comme si chaque doigt était un personnage spécifique alors que dans le ballet « classique », on est dans la multiplicité des acteurs. En ce sens,  le concerto  met en scène deux « ballets », celui du soliste et celui de l’orchestre, étant entendu que les mains du soliste  accèdent à une pluralité.

On  aura compris que le langage articulé, codifié, dicté par la pratique commune de telle ou telle langue est étranger, selon nous, à la musique car ce langage n’est pas accessible immédiatement. La musique n’a aucunement besoin du langage « oral », au sens commun du terme même si elle est elle-même ‘langage » mais d’ordre visuel, le son ne faisant sens que par rapport au visuel dont il émane puisque c’est par le geste que sort le son. A la limité, le fait qu’il y ait ou non son est du même ordre que l’acte sexuel « accompli » ou non, jusqu’à son « terme ». On peut imaginer une gestuelle qui n’accéde pas au son ou dont le son serait supprimé par la technique. On « coupe » le son ou on le limite à une vibration sourde.

En ce sens, la musique et les arts plastiques ne sauraient s’opposer puisque la musique dispose d’une plastique par le biais d’une gestuelle, d’une danse, d’une chorégraphie.

Accorder de l’importance au son c’est féminiser la musique, c’est la rendre accessible à l’aveugle, c’est  une forme de braille pour mal voyants qui ne passe pas par le toucher mais par la vue. En fait, le langage oral est du braille lequel ne fait sens que pour celui qui est malentendant en sus d’être malvoyant. On peut même dire que la lecture d’une partition est déjà en soi, pour celui qui s’y connait, un spectacle en soi constitué de « signes ». On rappellera simplement que les femmes sont rares dans la production artistique en général du fait qu’elles ne captent pas la gestuelle visuelle et qu’elles ne font que la deviner par l’expédient du son qui n’est qu’un épiphénoméne.

JHB

  1. 07. 14

Publié dans Culture, FEMMES | Pas de Commentaire »

Le passage du médium au message

Posté par nofim le 2 juillet 2014

 

 

 

 

 

Le message est-il déjà dans le médium ?

Par  Jacques  Halbronn

Nous proposons ce texte en vue d’un débat prévu pour le dimanche 6 juillet 2014, dans le cadre d’un Café Philo, animé par Jean-François Paquelier. On prendra comme exemple, précisément, le cas de l’organisation d’un Café Philo en montrant que la façon dont la prise de parole est déterminée va affecter la production qui émanera du groupe concerné.  Cela signifie que l’outil de communication joue un rôle important au regard du message, défini comme ce qui « sort » du groupe des émetteurs.

Mais d’autres aspects retiendront notre attention comme le choix d’une langue. Si l’on est dans un colloque international et que l’on choisit telle langue comme obligatoire, cela avantagera certains locuteurs quant à la présentation de leur message lequel  sera facilité ou au contraire géné par un tel choix.

En fait, la question nous semble être de savoir si le message est aussi important qu’on a tendance à le croire.  On dit par exemple : donner signe de vie, donner un coup de fil,  envoyer une carte postale. Est-ce que la façon dont on se manifestera n’est pas secondaire en comparaison du fait même de se signaler ?  Dans les conversations, est-ce que le contenu est si crucial que cela, la plupart du temps ? On peut en douter. Autrement dit, on communiquerait pour communiquer et non pour transmettre un message en particulier. Il conviendra donc de relativiser le contenu du message et de se dire que ce qui compte c’est qu’il y ait message et donc ce qui compte ce n’’est finalement pas le message mais bien le médium, le message en lui-même devenant virtuel et accessoire. On peut notamment parler pour ne rien dire, pour éviter un silence génant, pour « meubler » la conversation avec n’importe quoi. De même on dira que l’on regarde la télé mais ce que l’on regarde est sans importance. On va au cinéma mais peu importe le film. Idem pour un concert. D’où l’article indéfini. On pourrait en dire d’ailleurs autant pour notre alimentation. L’important n’est-il pas de déjeuner et non ce qu’on mange ?

Le rapport entre nourriture et culture est intéressant car dans les deux cas (cf  nos textes sur

Malbouffe et malculture) on absorbe ou l’on fait absorber. D’ailleurs, la bouche sert à se nourrir  physiquement mais sert aussi à nourrir autrui mentalement par le biais des sons émis.

Une autre question que nous aimerions (nous ) poser est celui du contenu inhérent au médium choisi.  Est-ce que le médium comporte en soi un message, un savoir, ou est-ce qu’il est « neutre » ?

Les poétes, par exemple, semblent considérer qu’une langue a quelque chose à nous dire et ils l’interrogent et l’explorent, notamment par le biais de la versification qui relie des mots qui se terminent pareillement mais dont le rapprochement sémantique peut surprendre.

Certains diront que l’hébreu est porteur par lui-même d’une certaine « sagesse » en rapprochant des mots ayant même valeur numérique en convertissant les lettres de l’alphabet en chiffres.

Chaque langue influe sur nos associations de mots et d’idées et donc va influer sur certaines conclusions qui pourront émaner du groupe des locuteurs concernés par une langue donnée.

On se mettra plus facilement d’accord sur les liens à établir entre deux notions si dans une certaine langue elles sont associées alors qu’elles ne le sont pas dans une autre langue.

En fait,  le ton de la voix peut s’avérer plus porteur que le contenu du message surtout si l’on a du mal à comprendre la teneur du dit message, si c’est par exemple dans une langue étrangère ou peu  familière ou sur un sujet trop « pointu ».  Le moins que l’on puisse  dire est que la réception du message sera affectée par la perception que l’on a du médium,  son apparence, son âge, son sexe, son poids etc, toutes sortes de critères qui laissent à préjuger du traitement qui sera fait du dit message.

Le message se voit souvent réduire à la portion congrue : le signe de vie. Si  quelqu’un parle, c’est qu’il n’est pas mort. Maintenant, ce qu’il dit est secondaire et interchangeable.

On nous demandera où passe la frontière entre le message et le médium. Nous dirons que le médium est général et le message est particulier.  La télévision est un médium et peu importe ce qu’elle véhicule. Mais tel programme qui passera à la télé sera un message spécifique en un instant T. Le médium est comme un train dont il importe peu de connaitre l’identité des voyageurs, une maison dont il  est secondaire de savoir qui l’habite. Il y a une permanence du médium et une fugacité du message. Un lecteur de CD est un médium, le contenu de tel CD que l’on donne à « lire » est le message et ensuite il y aura un autre CD qui n’aura rien à voir et qui sera  un autre message. Un médium n’est pas réservé à un certain message, il peut en tout cas resservir pour autre chose.

On se demandera si les femmes ne sont pas d’abord des médiums, à l’instar des machines,  dont le message est indifférent alors que les hommes sont responsables de messages pouvant  être transmis par divers médiums.

En fait, la question que nous poserons est la suivante: est-ce

que le médium prévaut sur le message ou se substitue au

message ou plus  encore est indifférent au message? Ce qui

compte, entend-on dire, c’est que chacun puisse s’exprimer

et peu importe ce qu’il a à dire et de préférence, on insistera

sur l’égalité des temps de parole san considérer l’intérêt du

contenu. Il y a là un risque de nivellement par le bas qui

conduit à une certaine médiocrité.

Nous dirons que le médium  est le Surmoi et le message, le Moi

(Freud).  Dans le cas des langues qui sont les médiums, par

excellence, il y a un Surmoi qui est constitué des dictionnaires

pour l’usage des mots et des grammaires pour leur

traitement.  Or, selon nous, la philosophie a vocation à

rapprocher des mots qui sont jugés distincts en les posant

comme synonymes et interchangeables tout comme la poésie,

sur un autre plan, rapprochera des mots qui se ressemblent

par leurs finales mais qui n’ont pas le même sens. Le

philosophe et le poéte, chacun à leur façon, transgressent

le Surmoi  propre à toute langue comme s’ils se situaient

en quelque sorte au-dessus des lois. Et l’on trouve dans

les café philos ce clivage  entre ceux qui se plient au Surmoi

et ceux qui ne s’ y plient point. Pour les premiers, les

café philos se limitent à montrer que l’on sait s’exprimer en

bon français et que l’on a bien appris sa leçon, cela concerne plus

les femmes que les hommes. Pour les seconds, ces enceintes

sont des espaces de liberté de pensée qui permettent au

message de ne pas être conditionné de façon aussi rigide

par le Médium. Notons que nous avons également

fréquenté des clubs de poésie (notamment avec J. F. Trougnou

Cave à poémes) où la transgression est, comme on l’a dit,

sur un autre plan. D’ailleurs, certains philosophes font de

très mauvais poétes et vice versa.

 

 

JHB

07 07 14

Publié dans Culture, LINGUISTIQUE, Technologie | Pas de Commentaire »

Des causes formelles de la malbouffe

Posté par nofim le 30 juin 2014

 

L’esthétique comme prétexte à la malculture

par  Jacques  Halbronn

 

Nous soutiendrons dans ce texte une thèse selon laquelle

la malculture et plus spécialement la malbouffe seraient

dues à des exigences esthétiques mal placées, à une certaine

confusion des genres, l’accent étant souvent mis sur

la « présentation »,  le « savoir vivre » qui sont les habits

et les prétextes de la malculture….

Il y a là en effet un certain paradoxe: manger correctement

peut renvoyer tantôt au contenu, tantôt au contenant.On

peut ainsi manger très proprement un hamburger et moins

élégamment une livre de cerises.Or, en principe, le hamburger

est plus à classer dans la malbouffe que les cerises. Mais ces

dernières  générnt des déchets, ce qui n’est pas le cas

du sandwich où « tout est bon à manger ». Avec les fruits, on

a des « peaux » (de banane), de noyaux, des pépins qu’il faut

éjecter de sa bouche, ce qui n’est pas forcément un geste

des plus gracieux.  Manger «  comme un porc » n’est nullement

synonyme de malbouffe! Mais on a scrupule dans des cocktails

à offrir des mets qui exigent que l’on se salisse les mains

sans parler de la menace sur les vêtements. Offrir des cerises

donnerait lieu à un spectacle de gens crachant à qui mieux

mieux leurs noyaux, plus ou moins discrétement! Dès lors

la malbouffe va reprendre ses droits sous la forme de

gâteaux, de biscuits, de jus de fruits, de fruits secs (attention

aux dattes, toutefois qui ont des noyaux)

Quant aux mets salés, on évitera ce qui comporte des os  (cuisses

de poulet, cotelettes etc ) et on préférera des « canapés » qui se

consomment en une seule bouchée et sans laisser de traces.

C’est donc au nom d’une certaine esthétique du « bon goût », au

nom des « manières de table » que l’on basculera vers des

produits empruntés à une économie de pénurie, d’ersatz.

Mais qu’en est-il plus généraement pour ce que nous avons

nommé « malculture », y retrouve–on la marque d’un certain

esthétisme bon chic  bon genre?

Bien des gens préférent assister à un spectacle ou regarder la télévision- soit des produits bas de

gamme mais qui ne font pas de vagues au sein d’un groupe que de se lancer dans des discussions

qui peuvent dégénérer et ainsi ne pas donner une très bonne image des participants. On préfére quelque

chose de « lisse », bien emballé!  Une telle « nourriture » n’est guère revigorante !

On voit donc que les exigences de « bonne tenue » peuvent parfaitement être responsable de la détérioration

de ce que nous ingurgitons ou faisons ingurgiter à nos invités ou à nos proches.

Pour éviter les problémes, les dérapages au propre comme au figuré, nombreux ceux qui choisissent

la facilité et notamment les mères qui craignent que leurs  jeunes enfants se salissent ou sallisent les lieux qu’il faudra ensuite

nettoyer derrière eux et quant aux « loisirs », la « télé » apparait comme une solution commode qui évite les cris, les disputes.

Autrement dit, les femmes sont probablement responsables de la malbouffe et de la malculture. Combien de fois ne voit-on

pas des enfants manger un gateau plutôt qu’un fruit.  Ce qui est vivant est généralement plus perturbateur que ce qui est mort. Un fruit

sec tâche moins qu’un fruit frais. Et  n’oublions pas les considérations budgétaires, les problémes de stockage qui conduisent à

des options économiques. Et cela vaut aussi dans le domaine de la culture : un spectacle live coute plus cher qu’un film!  Le théatre, le concert seront sacrifiés au profit des enregistrements. Mais ce faisant, les enfants se feront une fausse idée de l’accés à la culture, une idée en quelque sorte déshumanisée, mécanisée qui ne les conduira pas à developper leurs propres aptitudes.

Malbouffe et malculture  ont en effet pour caractéristique de donner à consommer des produits que l’on ne voit pas pousser, croitre comme lorsque l’on cueille des fruits sur un arbre ou que l’on  assiste à  une rencontre  comportant une certaine spontanéité et

imprévisibilité/ En ce sens, le sport d ‘équipe ou en face à  face  nous apparait comme un spectacle plus tonifiant que  le  « concert » où tout est déjà prévu, à chaque instant Mais tant qu’à faire, autant  jouer soi -même et se dépenser plutôt que de rester devant son poste.

On voit que l’enfer est pavé de bonnes intentions!

JHB

30. 06. 14

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Publié dans Culture, FEMMES, MUSIQUE, SOCIETE | Pas de Commentaire »

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