Mythe et Histoire

Posté par nofim le 6 juillet 2014

Vers une épistémologie du mythe historique

par  Jacques  Halbronn

 

A la suite d’un café philo  qui avait traité, à notre suggestion,

du thème: « Peut-on connaitre le passé? » nous présenterons

certaines réflexions qui nous ont été inspirées par cette séance

du 5 juillet  2014 au Bistro Saint Antoine, près de la Bastille.

La thèse que nous développerons ici est la suivante:  le mythe

serait une représentation spéculative du passé à partir du

présent.  Il n’est pas un calque du présent mais il entend

exposer les éléments  dont le présent serait comme le reflet

lointain et  tardif à la façon de ces étoiles dont la lumière

nous parvient avec retard et qui parfois sont mortes quand

leur éclat nous est encore perceptible, en raison de la

distance.

Le mythe ne prétend pas s’appuyer sur des faits avérés mais

sur des probabilités au vu de ce que nous comprenons de

notre présent. C’est ainsi que certaines de nos propres

reconstitutions s’apparentent à la constitution de mythes, à

savoir un passé imaginé sinon imaginaire.

On aura compris que le passé pour nous n’est connaissable

que par le biais du présent. Le présent offre une totalité

de l’instant qui ne peut se trouver ni dans le passé ni bien

évidemment dans le futur. Certes, ce présent est foisonnant

mais il a le mérite d’être là, d’exister dans sa globalité en

comparaison d’un passé et d’un futur terriblement incomplets/

Un passé ne s’observe pas, et ce que l’on nous en dit n’est

que peu fiable au regard de ce que nous pouvons capter et

observer du présent, tel qu’il se déroule sous nos yeux. Rien

ne vaut le regard porté sur un monde en train de se

déployer. Bien entendu, certains sont plus doués que d’autres

pour pratiquer un tel exercice.

Les sciences « dures » ne disent pas autre chose: l’étude du

présent  nous renvoie au passé quand bien même nous n’en

aurions  pas la moindre trace d’époque: les traces du passé

sont dans le présent.  Rien ne se perd, rien ne se crée.

On proposera donc tout simplement d’aligner la recherche

historique sur la recherche scientifique dans le champ de

la physique notamment ou de considérer la démarche

scientifique comme relevant d’une dynamique historique.

On en arrive au paradoxe suivant, à savoir que toute

projection d’un savoir sur le passé  reléverait peu ou prou

du mythe,  y compris donc pour les sciences dures  qui

nous permettent d’explorer le passé.

Autrement dit, l’avenir de la science historique passerait

par l »élaboration de mythes dès lors que les historiens

assument une dimension spéculative de leur travail. La

spéculation  débouche sur le mythe. On ira jusqu’à dire

que c’est en connaissance de cause que l’on a élaboré tout au

long des siècles des « récits » myhiques. Le mythe ne prétend

pas expliquer le présent mais c’est le présent qui donnerait

naissance au mythe par extrapolation. Il y a là de notre part

une révolution copernicienne. C’est le mythe qui tourne

autour d’un certain présent et non l’inverse.

Dire que le passé nous apparait plus clairement que le

présent est inacceptable car le passé nous est étranger. Seul

le présent nous parle, nous touche en « live ».

Nous avons déjà eu l’occasion de dénoncer la fascination

exercée par le passé et qui nous déphase par rapport au

présent. On prise la musique du XIXe siècle et l’on ignore

la musique qui se crée devant nos  yeux.

Il importe de réhabiliter le mythe, notamment chez Platon.

Le mythe est une forme d’utopie/d’uchronie  qui est non

pas un point de départ mais un aboutisssement d’une

réflexion historique  menée à partir de notre présent, c’est

le passage du connu, ce qui est ici et maintenant, vers

l’inconnu, le passé qui ne nous est connu que par bribes plus

ou moins hors contexte. Le déni du présent conduit à opposer le

passé au présent alors que le passé est parmi nous, ce qui

est le fondement épistémologique des sciences dures qui

selon nous vaut aussi pour le champ des sciences du vivant

et de l’Homme.

 

 

 

JHB

06 07 14

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Publié dans Culture, HISTOIRE, prophétisme, RELIGION, symbolisme | Pas de Commentaire »

Les femmes et le déni du visuel comme marque de progrés

Posté par nofim le 3 juillet 2014

 

 

 

 

La démarche égalitariste des femmes et ses contradictions

Par  Jacques  Halbronn

 

Quand on entend se mettre à égalité avec  quelqu’un, il est bon de savoir d’où l’on part et où l’on veut arriver. Or, tout se passe comme si la volonté égalitariste des femmes ne se soumettait que de mauvaise grâce à de tels préalables jugés, en quelque sorte, superfétatoires, superflus, voire comme une perte de temps, une attitude dilatoire.

A quoi tient une telle attitude ? Il semblerait que l’on ne veuille pas  mettre en évidence les différences car ce serait reconnaitre qu’elles existent. Or, la stratégie de communication adoptée semble plutôt se situer dans le déni.  Ces différences seraient parfaitement illusoires. RAS. A partir de là on tourne en rond.

Or, tout indique au contraire que ces différences existent et pas seulement visuellement et qu’elles portent à conséquence. Il serait donc préférable d’en prendre acte  quitte à s’efforcer de les aplanir.

L’éducation des filles ne devrait pas tant viser à les convaincre qu’elles sont « comme les garçons » mais à leur apprendre à faire en sorte d’y parvenir. Qu’est-ce que les femmes devraient veiller à faire ou à ne pas faire en présence des hommes ? Nous avons déjà indiqué qu’elles ne savent pas se taire

(cf. le personnage de Wendy dans Plus Belle la Vie sur France 3).  Les femmes qui ont été bien élevées, « dressées » pratiquent ce silence, savent tenir leur langue. Mais comme elles ne captent pas pleinement les messages visuels,  elles souffrent d’un tel rationnement de la parole. Ajoutons que ce n’est pas tant ce qui est dit qui compte mais l’idée même d’échange pour l’échange.

C’est en s’essayant à une autre pratique sensorielle que paradoxalement  certaines femmes prendront conscience  de la difficulté sinon de l’impossibilité d’un tel enjeu.  Chassez le naturel, il revient au galop.

Les femmes ont cependant des circonstances atténuantes du fait que les différences entre les sexes, d’un point de vue comportemental,  suivent un certain cycle.  A certains moments, selon nos recherches,  les hommes se féminisent et à d’autres les femmes se masculinisent ou du moins respectent mieux l’autre sexe dans sa différence. Mais là encore, il est fortement déconseillé d’employer des termes que l’on n’aura pas pris la peine de définir et de préciser. Mais c’est bien là que le bât blesse en ce que pour les femmes, les mots ont un poids qu’ils n’ont pas pour les hommes. Pour une femme dire « masculin » ou dire « féminin », c’est déjà en soi significatif car elles ont un rapport « nominaliste » au monde. Le mot est en soi réalité ou créateur de réalité. Le mot est la chose. Est-ce qu’un arbre a à se définir pour exister ?  Il y a un poids des mots (Match) dont les femmes parviennent difficilement à s’abstraire et qui pèse  sur leur flexibilité mentale.

Le nœud du problème se situe selon nous autour de ce qui est auditif, et ce surinvestissement de l’ouïe est lié à un mode de vie très ancien qui les aura marquées profondément- en tant que population- et ce en dépit du fait que le monde a considérablement changé.  On aura compris que les femmes d’aujourd’hui sont tributaires d’une très longue histoire dont nous avons traité ailleurs.

Mais ce que nous voudrions ici souligner, c’est la piètre valeur de certains arguments sociologiques  brandis par les « féministes », c’est-à-dire ceux qui nient la différence ou qui affirment que nous sommes tous et masculins et féminins sans prendre la peine de préciser de quoi il s’agit si ce n’est  qu’il n’y a pas à faire de différence (cf.  Supra)

On  nous dit qu’il faut éduquer les enfants autrement  en mettant en avant un modèle  unisexe. Or, le problème est plutôt de corriger certains points dans le comportement féminin qui empêche les femmes d’atteindre leurs objectifs. Mais on vient de voir que les femmes de leur propre chef perpétuent un mode de comportement qui n’a plus de raison d’être, dès lors que nous ne vivons plus dans des cavernes obscures et ténébreuses.

Le paradoxe dans  un tel débat, c’est que personne ne sait de quoi on parle sinon de construire une société où l’on ne fera plus de différence, où l’on ne voudra plus « voir ». Or, précisément, cette société qui minimiserait le visuel est comme par hasard celle dont les femmes sont issues. C’est donc un marché de dupes.

Toute la démarche féminine tend à privilégier les valeurs qui sont ataviques chez les femmes au nom d’une universalité qui passe par  le refus du visuel, puisque les femmes émanent d’un monde où l’ouïe primait sur la vue, où les mots se substituaient aux choses, où l’on se payait de mots. Le problème, c’est qu’il s’agit là carrément d’une opération de refoulement, sinon de castration de l’approche visuelle. On ne cesse de nous dire : ne faites pas attention à ce que vous voyez : le sexe, la couleur de la peau, tout cela serait sans importance.

Or, quelque part, les hommes mènent un combat en sens inverse – c’est bien la guerre des sexes- en

mettant en cause ce qui se dit, ce qui s’entend, la valeur du langage, ce qui est très déstabilisant pour les femmes qui fonctionnent sur la base de l’ouïe.

Hommes et femmes continueraient donc à perpétuer des valeurs qui sont décalées par rapport à la réalité objective du monde actuel. Apparemment, les cerveaux des hommes et des femmes continuent à fonctionner sur des bases vieilles de millénaires et les aménagements actuels ne peuvent qu’être très superficiels. Les hommes continuent à « voir » le monde et les femmes à  le « toucher », à se le représenter par le biais des mots, chaque objet ayant son nom à lui.

Se pose en fait la question de la cohabitation entre hommes et femmes. Il est clair que cela passe par la prise en compte de la différence de l’autre, des repères qui sont les siens.  Croire que les hommes vont renoncer à regarder le monde, à instrumentaliser les différences visuelles de sexe et de race est parfaitement chimérique. Malheureusement,  les femmes sont directement concernées puisque elles ne sont pas visuellement semblables aux hommes. La seule solution serait en quelque sorte de supprimer ces différences physiques, ce qui passerait par la castration. C’est dire que la problématique de la castration est à  prendre dans tous les sens du terme. Interdire à l’homme de voir le monde dans son relief,  dans ses  formes, c’est bel et bien tenter de   le lobotomiser ! Sous couvert de valeurs universelles  les féministes sont tout simplement parvenus à imposer leur propre mode de fonctionnement et de dysfonctionnement sensoriel qui passe par le déni du visuel.

 

 

JHB

03. 07. 14

Publié dans Culture, FEMMES, Médecine, PSYCHOLOGIE | Pas de Commentaire »

Les femmes dans leur rapport au langage: le roman genre féminin

Posté par nofim le 2 juillet 2014

Les  femmes et les genres littéraires

Par  Jacques  Halbronn

 

Le roman est un genre littéraire qui convient particulièrement bien aux femmes tant en tant qu’auteurs que lecteurs. Sa conception même est, selon nous, extrêmement révélatrice de la genèse du psychisme féminin.

Ce qui caractérise le roman, c’est qu’il est  autoréférencé. On n’a besoin de rien savoir d’autre que ce que son auteur nous fournit. A la différence, par exemple, d’un magazine dont la lecture suppose une large culture, du fait de ses allusions à des données qui lui sont extérieures. Il faut simplement se donner la peine d’enregistrer au fur et à mesure diverses informations qui d’ailleurs sont fictives (fiction) et ne valent que pour le roman concerné tant et si bien que le lecteur de cent romans ne pourra les connecter entre eux ni dans le temps ni dans l’espace, sauf dans le cas où l’auteur aura produit à lui tout seul  tout un ensemble comme Balzac et plus encore Zola et ses Rougon Macards.

Monde parallèle, donc, que le roman qui, quelque part, fait pendant au monde masculin plus proche de l’Histoire avec un  H majuscule que des « histoires » (stories).

Un autre genre assez proche, somme toute, est celui de l’autobiographie ainsi que celui du « journal  intime ». Cette fois, les faits relatés sont authentiques mais ils sont connus essentiellement par leur auteur, à la différence de la dimension universelle de l’essai, du traité philosophique, de la biographie, de la fresque historique. Une fois de plus, le cadre de ce genre des « mémoires » serait, selon nous, à classer dans le  processus féminin, encore qu’à la différence du roman, le lecteur sera aidé par sa culture pour mieux appréhender le contexte.

Cadre donc étroit que celui de ces genres littéraires et qui nous renvoient à ce que nous appelons (cf. Platon) l’âge des cavernes, lorsque une certaine humanité vivait dans un monde clos, « en vase clos » et sans horizons très étendus. Selon nous en effet, les femmes perpétuent un très ancien mode de vie qui fut celui d’une certaine humanité qui n’est pas la même que celle dont seraient issus les hommes (cf. les travaux, depuis 2003 sur la symbiose entre deux espèces humaines)

Les femmes ont plus généralement moins de motivation à développer ce qu’on appelle la « culture générale » que les hommes. Elles ne cherchent pas d’instinct à couvrir le champ le plus large possible mais se contentent de gérer les problèmes qui se présentent sur leur chemin, au propre comme au figuré. C’est le service minimum, le juste nécessaire sans excédent de  bagage.

Dès lors, ce déficit culturel qui les cloisonne et les spécialise va déboucher sur le roman ou sur des monographies extrêmement limitées sur la base de connaissances ponctuelles et pointues mais sans connexion avec un champ plus large de disciplines, la tendance étant à bien séparer les savoirs les uns des autres pour masquer une certaine saturation au-delà d’un  certain seuil quantitatif d’informations. D’où la mise en garde des femmes, faisant de nécessité vertu, contre la « dispersion ». On a dit dans d’autres textes que la meilleure façon de comprendre une femme est de la comparer à un aveugle qui parce qu’il ne voit pas met énormément de temps à se repérer dans un espace nouveau, inconnu, qu’il n’aura pas eu le temps de baliser. Il connait  à merveille son espace de vie et peut ainsi donner le change. Mais il ne faut pas le sortir de son élément car tout serait à refaire.

On notera, au demeurant, que les études de littérature sont particulièrement propices aux femmes et que c’est dans le genre du roman qu’elles seront parvenues aux réalisations les plus remarquables. On ne compte plus les romancières de valeur dans le monde de Virginia Woolf à Marguerite Duras. alors que le compte n’y est pas dès lors que l’on explore la présence féminine au plus haut niveau dans la plupart des autres domaines. Les femmes sont friandes de cette littérature où le livre est un objet qui se suffit à lui-même et qui se ferme en quelque sorte sur lui-même sans nous forcer à disposer d’un autre bagage que le langage, que les mots.

Il importe  à ce propos de nous intéresser aux rapports des femmes aux mots. Souvent nous avons été choqués nous entretenant avec des femmes quand elles  parlent de tel mot comme aussi réel qu’une table ou un verre alors qu’il s’agit d’un concept dont la définition n’est jamais figée. D’où d’ailleurs l’attachement des femmes aux dictionnaires lesquels font référence. Autrement dit, la culture féminine passe par une très grande précision dans l’usage des mots mais c’est aussi ce qui limite singulièrement tout débat philosophique ou scientifique quand précisément les connexions, les associations sont vouées à évoluer. C’est ainsi que les femmes en restent souvent au stade de l’apprentissage du langage de leurs premières années et toute remise en question de ce socle les déstabilise.  Il est vrai d’ailleurs que linguistiquement, on doit distinguer selon nous (cf nos études dans le domaine linguistique) entre le cœur de la langue qui est un agencement de séries de signifiants (comme un jeu de lego), à base d’un nombre restreint de radicaux, de préfixes et de suffixes, de déclinaisons et de conjugaisons et  la périphérie de la langue qui sert à désigner des objets que l’on peut toucher ou voir sur une carte (lieux géographiques) ou  dont on a la photo (noms propres, de personnes). On pourra dire que l’on a une langue centrale masculine et une langue marginale qui serait féminine. Ce qui pose des problémes au niveau de la didactique des langues. Faut-il commencer par apprendre comment on dit en telle langue un crayon, un cheval ou bien comment la langue s’organise-t-elle dans sa structure d’ensemble ? Il est clair que dans le cas du roman, la partie féminine de la langue joue un rôle important alors que dans celui du traité, c’est la partie masculine qui est la plus déterminante et laisse le plus de liberté à la pensée.

 

 

JHB

02. 07 14

Publié dans Culture, FEMMES, LINGUISTIQUE | Pas de Commentaire »

Gestuelle et sexuation

Posté par nofim le 2 juillet 2014

 

Le statut du geste chez l’homme et chez la femme

Par Jacques Halbronn

 

Pour la femme, le geste est lié au toucher, c’est un geste vers l’autre  alors que pour l’homme, le geste est signal visuel qui n’implique pas la même proximité, qui peut  garder sa distance. Il reste que le geste est un acte commun aux deux sexes, par-delà  les différences de sens.

Chez les femmes, on joint le geste à la parole  tandis que chez les hommes, le geste

est à décrypter  contextuellement et par lui-même. Dans un cas il faut un rapport de proximité voire d’intimité d’exclusivité, dans l’autre,  l’on peut « toucher » un public plus large et plus lointain. On a rappelé dans un précédent texte que les femmes sont marquées par un mode de vie ancestral clos alors que les hommes  sont dans un rapport social large, une dynamique de partage. La question de l’infidélité à un seul et unique partenaire n’aura donc pas le même sens.

Le geste de l’homme –on l’a dit- n’implique pas de toucher physiquement qui que ce soit mais plutôt de le toucher moralement, intellectuellement, ce qui passe par une sublimation.

La musique, avons-nous dit ailleurs,  est fonction d’une gestuelle et ne saurait être séparée du corps dont elle émane, qui la produit. En ce sens, on parlera d’une danse à propos de tout acte musical. Est-ce qu’il y a musique, s’il n’y a pas eu préalablement danse, mouvement ?

Pour nous la création musicale passe en effet par une dynamique corporelle, impliquant les mains et/ou les pieds, au contact d’un support ou se servant mutuellement de support (applaudissements)/ La musique serait liée au son du contact de mon corps avec ce qui lui est extérieur mais que j’incorpore pour un temps.

C’est pourquoi la musique doit être un spectacle visuel et ne saurait se présenter sans l’image de celui ou de ceux qui la produisent. Mais l’on pourrait tout à fait montrer le mouvement du corps, des mains, des pieds, en dehors de tout son secrété.  La musique serait un sous- produit de la danse et en fait le mot « musique » (muse) pourrait désigner la danse.

D’où l’intérêt de filmer l’acte musical et même dans les salles de concert,  il n’y a pas que l’acoustique qui compte mais aussi sinon davantage la visibilité (cf.  Michel Foucauld sur le panoptique). Les mains du pianiste doivent notamment être reprises sur écran car elles instruisent un ballet tout autant que les chorégraphies qui privilégient les membres inférieurs. Les mains permettent de n’avoir qu’un seul opérateur comme si chaque doigt était un personnage spécifique alors que dans le ballet « classique », on est dans la multiplicité des acteurs. En ce sens,  le concerto  met en scène deux « ballets », celui du soliste et celui de l’orchestre, étant entendu que les mains du soliste  accèdent à une pluralité.

On  aura compris que le langage articulé, codifié, dicté par la pratique commune de telle ou telle langue est étranger, selon nous, à la musique car ce langage n’est pas accessible immédiatement. La musique n’a aucunement besoin du langage « oral », au sens commun du terme même si elle est elle-même ‘langage » mais d’ordre visuel, le son ne faisant sens que par rapport au visuel dont il émane puisque c’est par le geste que sort le son. A la limité, le fait qu’il y ait ou non son est du même ordre que l’acte sexuel « accompli » ou non, jusqu’à son « terme ». On peut imaginer une gestuelle qui n’accéde pas au son ou dont le son serait supprimé par la technique. On « coupe » le son ou on le limite à une vibration sourde.

En ce sens, la musique et les arts plastiques ne sauraient s’opposer puisque la musique dispose d’une plastique par le biais d’une gestuelle, d’une danse, d’une chorégraphie.

Accorder de l’importance au son c’est féminiser la musique, c’est la rendre accessible à l’aveugle, c’est  une forme de braille pour mal voyants qui ne passe pas par le toucher mais par la vue. En fait, le langage oral est du braille lequel ne fait sens que pour celui qui est malentendant en sus d’être malvoyant. On peut même dire que la lecture d’une partition est déjà en soi, pour celui qui s’y connait, un spectacle en soi constitué de « signes ». On rappellera simplement que les femmes sont rares dans la production artistique en général du fait qu’elles ne captent pas la gestuelle visuelle et qu’elles ne font que la deviner par l’expédient du son qui n’est qu’un épiphénoméne.

JHB

  1. 07. 14

Publié dans Culture, FEMMES | Pas de Commentaire »

Le passage du médium au message

Posté par nofim le 2 juillet 2014

 

 

 

 

 

Le message est-il déjà dans le médium ?

Par  Jacques  Halbronn

Nous proposons ce texte en vue d’un débat prévu pour le dimanche 6 juillet 2014, dans le cadre d’un Café Philo, animé par Jean-François Paquelier. On prendra comme exemple, précisément, le cas de l’organisation d’un Café Philo en montrant que la façon dont la prise de parole est déterminée va affecter la production qui émanera du groupe concerné.  Cela signifie que l’outil de communication joue un rôle important au regard du message, défini comme ce qui « sort » du groupe des émetteurs.

Mais d’autres aspects retiendront notre attention comme le choix d’une langue. Si l’on est dans un colloque international et que l’on choisit telle langue comme obligatoire, cela avantagera certains locuteurs quant à la présentation de leur message lequel  sera facilité ou au contraire géné par un tel choix.

En fait, la question nous semble être de savoir si le message est aussi important qu’on a tendance à le croire.  On dit par exemple : donner signe de vie, donner un coup de fil,  envoyer une carte postale. Est-ce que la façon dont on se manifestera n’est pas secondaire en comparaison du fait même de se signaler ?  Dans les conversations, est-ce que le contenu est si crucial que cela, la plupart du temps ? On peut en douter. Autrement dit, on communiquerait pour communiquer et non pour transmettre un message en particulier. Il conviendra donc de relativiser le contenu du message et de se dire que ce qui compte c’est qu’il y ait message et donc ce qui compte ce n’’est finalement pas le message mais bien le médium, le message en lui-même devenant virtuel et accessoire. On peut notamment parler pour ne rien dire, pour éviter un silence génant, pour « meubler » la conversation avec n’importe quoi. De même on dira que l’on regarde la télé mais ce que l’on regarde est sans importance. On va au cinéma mais peu importe le film. Idem pour un concert. D’où l’article indéfini. On pourrait en dire d’ailleurs autant pour notre alimentation. L’important n’est-il pas de déjeuner et non ce qu’on mange ?

Le rapport entre nourriture et culture est intéressant car dans les deux cas (cf  nos textes sur

Malbouffe et malculture) on absorbe ou l’on fait absorber. D’ailleurs, la bouche sert à se nourrir  physiquement mais sert aussi à nourrir autrui mentalement par le biais des sons émis.

Une autre question que nous aimerions (nous ) poser est celui du contenu inhérent au médium choisi.  Est-ce que le médium comporte en soi un message, un savoir, ou est-ce qu’il est « neutre » ?

Les poétes, par exemple, semblent considérer qu’une langue a quelque chose à nous dire et ils l’interrogent et l’explorent, notamment par le biais de la versification qui relie des mots qui se terminent pareillement mais dont le rapprochement sémantique peut surprendre.

Certains diront que l’hébreu est porteur par lui-même d’une certaine « sagesse » en rapprochant des mots ayant même valeur numérique en convertissant les lettres de l’alphabet en chiffres.

Chaque langue influe sur nos associations de mots et d’idées et donc va influer sur certaines conclusions qui pourront émaner du groupe des locuteurs concernés par une langue donnée.

On se mettra plus facilement d’accord sur les liens à établir entre deux notions si dans une certaine langue elles sont associées alors qu’elles ne le sont pas dans une autre langue.

En fait,  le ton de la voix peut s’avérer plus porteur que le contenu du message surtout si l’on a du mal à comprendre la teneur du dit message, si c’est par exemple dans une langue étrangère ou peu  familière ou sur un sujet trop « pointu ».  Le moins que l’on puisse  dire est que la réception du message sera affectée par la perception que l’on a du médium,  son apparence, son âge, son sexe, son poids etc, toutes sortes de critères qui laissent à préjuger du traitement qui sera fait du dit message.

Le message se voit souvent réduire à la portion congrue : le signe de vie. Si  quelqu’un parle, c’est qu’il n’est pas mort. Maintenant, ce qu’il dit est secondaire et interchangeable.

On nous demandera où passe la frontière entre le message et le médium. Nous dirons que le médium est général et le message est particulier.  La télévision est un médium et peu importe ce qu’elle véhicule. Mais tel programme qui passera à la télé sera un message spécifique en un instant T. Le médium est comme un train dont il importe peu de connaitre l’identité des voyageurs, une maison dont il  est secondaire de savoir qui l’habite. Il y a une permanence du médium et une fugacité du message. Un lecteur de CD est un médium, le contenu de tel CD que l’on donne à « lire » est le message et ensuite il y aura un autre CD qui n’aura rien à voir et qui sera  un autre message. Un médium n’est pas réservé à un certain message, il peut en tout cas resservir pour autre chose.

On se demandera si les femmes ne sont pas d’abord des médiums, à l’instar des machines,  dont le message est indifférent alors que les hommes sont responsables de messages pouvant  être transmis par divers médiums.

En fait, la question que nous poserons est la suivante: est-ce

que le médium prévaut sur le message ou se substitue au

message ou plus  encore est indifférent au message? Ce qui

compte, entend-on dire, c’est que chacun puisse s’exprimer

et peu importe ce qu’il a à dire et de préférence, on insistera

sur l’égalité des temps de parole san considérer l’intérêt du

contenu. Il y a là un risque de nivellement par le bas qui

conduit à une certaine médiocrité.

Nous dirons que le médium  est le Surmoi et le message, le Moi

(Freud).  Dans le cas des langues qui sont les médiums, par

excellence, il y a un Surmoi qui est constitué des dictionnaires

pour l’usage des mots et des grammaires pour leur

traitement.  Or, selon nous, la philosophie a vocation à

rapprocher des mots qui sont jugés distincts en les posant

comme synonymes et interchangeables tout comme la poésie,

sur un autre plan, rapprochera des mots qui se ressemblent

par leurs finales mais qui n’ont pas le même sens. Le

philosophe et le poéte, chacun à leur façon, transgressent

le Surmoi  propre à toute langue comme s’ils se situaient

en quelque sorte au-dessus des lois. Et l’on trouve dans

les café philos ce clivage  entre ceux qui se plient au Surmoi

et ceux qui ne s’ y plient point. Pour les premiers, les

café philos se limitent à montrer que l’on sait s’exprimer en

bon français et que l’on a bien appris sa leçon, cela concerne plus

les femmes que les hommes. Pour les seconds, ces enceintes

sont des espaces de liberté de pensée qui permettent au

message de ne pas être conditionné de façon aussi rigide

par le Médium. Notons que nous avons également

fréquenté des clubs de poésie (notamment avec J. F. Trougnou

Cave à poémes) où la transgression est, comme on l’a dit,

sur un autre plan. D’ailleurs, certains philosophes font de

très mauvais poétes et vice versa.

 

 

JHB

07 07 14

Publié dans Culture, LINGUISTIQUE, Technologie | Pas de Commentaire »

Des causes formelles de la malbouffe

Posté par nofim le 30 juin 2014

 

L’esthétique comme prétexte à la malculture

par  Jacques  Halbronn

 

Nous soutiendrons dans ce texte une thèse selon laquelle

la malculture et plus spécialement la malbouffe seraient

dues à des exigences esthétiques mal placées, à une certaine

confusion des genres, l’accent étant souvent mis sur

la « présentation »,  le « savoir vivre » qui sont les habits

et les prétextes de la malculture….

Il y a là en effet un certain paradoxe: manger correctement

peut renvoyer tantôt au contenu, tantôt au contenant.On

peut ainsi manger très proprement un hamburger et moins

élégamment une livre de cerises.Or, en principe, le hamburger

est plus à classer dans la malbouffe que les cerises. Mais ces

dernières  générnt des déchets, ce qui n’est pas le cas

du sandwich où « tout est bon à manger ». Avec les fruits, on

a des « peaux » (de banane), de noyaux, des pépins qu’il faut

éjecter de sa bouche, ce qui n’est pas forcément un geste

des plus gracieux.  Manger «  comme un porc » n’est nullement

synonyme de malbouffe! Mais on a scrupule dans des cocktails

à offrir des mets qui exigent que l’on se salisse les mains

sans parler de la menace sur les vêtements. Offrir des cerises

donnerait lieu à un spectacle de gens crachant à qui mieux

mieux leurs noyaux, plus ou moins discrétement! Dès lors

la malbouffe va reprendre ses droits sous la forme de

gâteaux, de biscuits, de jus de fruits, de fruits secs (attention

aux dattes, toutefois qui ont des noyaux)

Quant aux mets salés, on évitera ce qui comporte des os  (cuisses

de poulet, cotelettes etc ) et on préférera des « canapés » qui se

consomment en une seule bouchée et sans laisser de traces.

C’est donc au nom d’une certaine esthétique du « bon goût », au

nom des « manières de table » que l’on basculera vers des

produits empruntés à une économie de pénurie, d’ersatz.

Mais qu’en est-il plus généraement pour ce que nous avons

nommé « malculture », y retrouve–on la marque d’un certain

esthétisme bon chic  bon genre?

Bien des gens préférent assister à un spectacle ou regarder la télévision- soit des produits bas de

gamme mais qui ne font pas de vagues au sein d’un groupe que de se lancer dans des discussions

qui peuvent dégénérer et ainsi ne pas donner une très bonne image des participants. On préfére quelque

chose de « lisse », bien emballé!  Une telle « nourriture » n’est guère revigorante !

On voit donc que les exigences de « bonne tenue » peuvent parfaitement être responsable de la détérioration

de ce que nous ingurgitons ou faisons ingurgiter à nos invités ou à nos proches.

Pour éviter les problémes, les dérapages au propre comme au figuré, nombreux ceux qui choisissent

la facilité et notamment les mères qui craignent que leurs  jeunes enfants se salissent ou sallisent les lieux qu’il faudra ensuite

nettoyer derrière eux et quant aux « loisirs », la « télé » apparait comme une solution commode qui évite les cris, les disputes.

Autrement dit, les femmes sont probablement responsables de la malbouffe et de la malculture. Combien de fois ne voit-on

pas des enfants manger un gateau plutôt qu’un fruit.  Ce qui est vivant est généralement plus perturbateur que ce qui est mort. Un fruit

sec tâche moins qu’un fruit frais. Et  n’oublions pas les considérations budgétaires, les problémes de stockage qui conduisent à

des options économiques. Et cela vaut aussi dans le domaine de la culture : un spectacle live coute plus cher qu’un film!  Le théatre, le concert seront sacrifiés au profit des enregistrements. Mais ce faisant, les enfants se feront une fausse idée de l’accés à la culture, une idée en quelque sorte déshumanisée, mécanisée qui ne les conduira pas à developper leurs propres aptitudes.

Malbouffe et malculture  ont en effet pour caractéristique de donner à consommer des produits que l’on ne voit pas pousser, croitre comme lorsque l’on cueille des fruits sur un arbre ou que l’on  assiste à  une rencontre  comportant une certaine spontanéité et

imprévisibilité/ En ce sens, le sport d ‘équipe ou en face à  face  nous apparait comme un spectacle plus tonifiant que  le  « concert » où tout est déjà prévu, à chaque instant Mais tant qu’à faire, autant  jouer soi -même et se dépenser plutôt que de rester devant son poste.

On voit que l’enfer est pavé de bonnes intentions!

JHB

30. 06. 14

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Ordre et désordre au prisme de la cyclicité

Posté par nofim le 27 juin 2014

Les femmes et la dialectique  Vénus-Mars

par  Jacques Halbronn

 

Les femmes s’étonnent souvent de ce que leurs

productions ne figurent pas au palmarés des grandes

oeuvres de l’Humanité. Ou du moins elles feignent de s’en

étonner.

Cet étonnement vient d’une certaine méconnaissance de

la dialectique Mars-Vénus que, pour notre part, nous

avons inscrite au centre de la cyclicité saturnienne  mais que l’on

peut tout à fait instrumenter sans s’y référer explicitement

en se contentant de parler d’une dynamique cyclique sans

autre précision.

Ën bref, nous dirons que Mars remet en question ce qu’a

fait Vénus dans un premier temps.  On peut dire aussi,

d’ailleurs, que Vénus, à son tour, défait ce qu’a réalisé Mars

et ainsi de suite. Mais globablement, Mars  effectue un tri

tandis que Vénus est dans la multiplication et la division.

L’ordre vénusien se situe  à un « petit niveau », personnel,

local et la juxtaposition de tous ces agencements ponctuels

génére du désordre. C’est là  un paradoxe contre-intuitif

dont il importe de prendre conscience.

Donc le jeu de Mars  va consister à mettre en évidence

les contradictions entre ces multiples micro-ordres. A

plusieurs reprises, nous avons souligné le fait que  les femmes

se nuisent mutuellement et qu’une femme seule se défendait

mieux qu’un groupe de femmes/ Mais cet isolement est

en lui-même source de bien des illusions et désillusions.

Avec Mars, il y a une recherche d’unité collective qui n’existe

guère, en pratique, chez Vénus qui ne perçoit l’unité qu’à une

échelle individuelle, par le petit bout de la lorgnette.

Le début de la vie se situe en effet à une petite échelle et

c’est là que les femmes sont les plus utiles quand on part d’une

table rase ou du moins avec un nombre de paramétres

forcément très restreint à l’aune d’un espace temps de grande

ampleur. L’enfant peut d’ailleurs souffrir si la mère est

trop prise par des enjeux plus vastes, notamment au niveau

socioprofessionnel ce qui est de plus en plus fréquent. Le

choc entre ces deux mondes, le vénusien et le martien,

constitue un enjeu psycho-sociologique majeur pour la

condition humaine, il est au coeur de la dramaturgie des sexes

depuis des millénaires.Mars tend à écraser, à abolir les murailles

de papier établies par Vénus, et qui ne sont que de fragiles

et éphémères cloisons. Le sevrage consiste à passer du

temps vénusien au temps martien, de la micro-créativité

pour tous à la macro-créativité pour quelques élus. Il y a là

aussi un paradoxe: ce qui est pour tous n’est pas pour autant

universel et ce qui est pour une élite accéde à  l’universalité.

On l’a dit:   à son tour Vénus va tenter de défaire et de miner

(undermine en anglais) les « empires » martiens en

faisant apparaitre toutes sortes d’exceptions, de

cas particuliers, ce qui conduit à l’émergence d’un nouveau

cycle et ainsi de suite. C’est la Roue de la Fortune!

Autrement dit, chacun tente d’anéantir le travail de l’autre

dans le couple Mars-Vénus, non sans une certaine cruauté.

On casse les beaux jouets de l’autre et cela ne se fait pas

sans provoquer quelque humiliation et animer quelque

esprit de revanche sinon de vengeance. Le passage d’une

phase à une autre  est celui sous les fourches caudines.

Ce qui s’est passé en 1989   a une forte tonalité vénusienne, avec

la résurgence des petits Etats qui étaient dominés par l’ours

russo-soviétique. Staline apparait comme  un personnage

éminemment martien qui sacrifie le présent au futur, qui se

situe à l’échelle de l’Histoire aux dépends de la vie privée

vénusienne..

Le milieu astrologique nous apparait à l’aune de cette

grille Vénus-Mars comme à la fois marqué par une tradition

séculaire martienne qui s’impose à tous ses membres et à

la fois par des pratiques très individuelles et  confidentielles

dans le secret des « cabinets »,  des « alcoves », ce qui est fort

vénusien. On nous déclare d’ailleurs que les astrologues

sont très individualistes (« uraniens ») alors même qu’ils sont

liés à une tradition assez pesante et qu’ils ont bien du mal

à contrôler et à expliciter à l’extérieur du dit milieu. En

fait, nous observons que l’astrologue veut qu’on le croie

« sur parole » -qu’on le « respecte »- quand il annonce que

« son » astrologie « marche. Voilà donc une « science » qui

ne reposerait, en dernier ressort, que sur le crédit que l’on

voudra bien accorder à l’astrologue narrant ses exploits

invérifiables car liés à la dynamique orale de la consultation.

C’est là une face cachée de bien des astrologues s’exprimant en

public, comme André Barbault, et qui ont poursuivi leurs

consultations tout au long de leur carrière, ce qui constitue

leur « jardin secret » où ils viennent se ressourcer.

 

 

 

 

 

 

 

 

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Les deux humanités et la sexuation

Posté par nofim le 27 juin 2014

CLa sexuation et l’histoire de l’Humanité

par  Jacques  Halbronn

La lecture des ouvrages de Zacharia Sitchin (cf La  douziéme

planéte. La surprenante et véritable première

chronologie de la Terre, Ed Souffles, 1988, poaçour l’édition

française) nous plonge dans un monde de biotechnologie

de pointe qui autorise toutes les hypothèses même les plus

audacieuses en ce qui concerne l’histoire de l’Humanité, comme

l’idée que nous avons émise il y a déjà quelques mois

selon laquelle les hommes et les femmes ne descendraient

pas d’une seule et même humanité. Cela dit Sitchin ne va pas

aussi loin que nous dans cette direction car il n’oeuvre pas

de la même façon. Nous partons de nos observations sur

l’Humanité actuelle et non à partir de textes anciens. Mais

c’est très complémentaire. Pour nous, le présent nous renvoie

au passé et ce dans tous les domaines, à commencer par

les textes qui nous sont parvenus et qu’il s’agit de

décrypter.

*C’est ainsi que ce que Sitchin écrit concernant la

précession des équinoxes et le fait que la première

constellation est celle que l’on appelle Taureau et non

comme le croient les astrologues actuelles celle connue

sous le nom de bélier, nous le confirmons par d’autres voies

plus « structurelles » liées à notre analyse de certains

dispositifs traditionnels qui sont encore pratiqués par les

astrologues du monde entier. Selon nous, un dispositif

nous parle de son passé quand on sait l’interroger et l’on

ne peut trop compter sur la découverte de documents

anciens que l’on aurait retrouvés comme le propose

Sitchin.

Pour les   femmes, ce que nous dit Sitchin sur la base

de textes anciens ne fait vraiment sens pour nous qu’à

partir de leur comportement présent ici  et maintenant.

Sans revenir en détail sur ce que rapporte Sitchin, nous

dirons que  les deux sexes ne semblent pas avoir eu la même

Histoire et vécu dans le même environnement. Or, si l’on devait

supposer – ce qui serait logique au regard de la thèse d’une

Humanité « unique »- qu’hommes et femmes ont vécu

conjointement donc dans les mêmes conditions, l’on ne

pourrait alors rendre compte  des différences que nous

avons pu observer.

Nous pensons donc que si chaque groupe a sa spécificité qui s’est

maintenue depuis la symbiose, c’est que la dite spécificité était

préalable à la dite symbiose, à savoir  notamment que l’un des groupes semble avoir vécu

dans la lumière et l’autre dans l’obscurité, ce qui aura forgé des sensorialités différentes que l’on

peut encore observer de nos jours et ce en dépit cette fois d’un même environnement. Ce qui  conduit à penser que les anciens

déterminismes et conditionnements  perdurent indédifiniment.

Deux questionnements   se présentent face à nos thèses.

- est-ce que dans d’autres espéces, mâles et femelles différent moins dans leur mode de communication que dans le

cas de l’Humanité? Pour valider nos positions, il conviendrait, semble-t-il, de montrer que les femelles des humains différent

davantage de leurs mâles, au niveau sensoriel, ce qui devrait correspondre à des configurations cérébrales différentes au regard

des neurosciences. Si les différences entre mâles et femelles sont aussi marquées pour d »autres espéces, cela compromettrait la

probabilité de nos thèses.

- comment aura-t-on procédé pour que les deux humanités se perpétuent, l’une par le biais des mâles, l’autre par celui des

femelles? On peut supposer qu’à un certain degré de sophistication dans la programmation psycho-physiologique la chose a pu

être mise en oeuvre, ce qui constituait au demeurant un compromis intéressant, permettant en quelque sorte à chaque ensemble

de compléter l’autre de génération en géneration.

Revenons sur notre méthodologie diachronique. Nous entendons explorere le passé à partir du présent tant sur le plan des

textes que sur celui du vivant, ce qui constitue en quelque sorte autant de « sites » au sens  archéologique du terme. Nous avons appliqué nos méthodes rétrospectives à maintes reprises, par exemple dans le cas des Centuries de Nostradamus ( cf notre post-doctorat

sur l’avénement de la « critique nostradamique » au XVIIe siècle,  EPHE 2007,   numérisé  sur le site propheties.it). Il ne s’agit donc pas,on

l’aura compris, de retrouver  nécessairement l’élément d’origine mais bien d’en déduire l’existence  à partir des  données qui nous

sont parvenues et qui sont porteuses de leur propre diachronie si l’on sait les appréhender de façon critique. Un bon exemple a été signalé

récemment concernant la précession des équinoxes.(cf supra) avec une anomalie structurelle qui était révélatrice de perturbations

survenues en aval..  C’est dans ce sens que nous avons coutume de dire que nous recourons à une dialectique faisant alterner

diachronie et synchronie. Un autre exemple très connu est celui de la langue anglaise  moderne dont l’étude structurelle fait émerger

des dysfonctionnements  qui révélent  une forme de symbiose entre deux langues, le français et l’anglais. Même si l’on ne disposait plus

de sources anciennes historiques  pour corroborer cette  thèse,, nos conclusions seraient suffisamment  marquantes pour que l’on puisse

s’en passer.

Il y a là une sorte de révolution copernicienne dans la recherche historique: c’est le présent qui est porteur du passé même si ce

passé n’est plus accessible et cela vaut dans tous les domaines: le passé ne s’efface jamais et donc sa conservation n’est

pas absolument nécessaire pourvu bien évidemment  qu’il y ait eu une quelconque forme de continuité ou de discontinuité.

Peu nous importe que l’on retrouve ou non les toutes premières « vraies » éditions des Centuries (cf Halbronn’s researches sur le site

propheties.it   et dossier in Revue Française d’Histoire de l’Astrologie, 2011) puisque notre argumentation permet de reconstituer

le processus évolutif avec plus de précision que les bribes qui pourraient  nous être parvenues.

L’application d’une telle méthodologie (cf aussi Le texte prophétique en France, Ed. du Septentrion, 1999,  et Mathématiques

Divinatoires, Ed Trédaniel, 1983 ou  notre étude sur le Splendor solis  in RFHL 2012)exige deux temps: l’un qui implique d’identifier

une anomalie structurelle, ce qui implique qu’à l’origine, on ait affaire à un état aussi cohérent que possible qui serait un trait

récurrent dans la construction de dispositifs par des humains (et pas seulement) et l’autre qui veut que l’on explique cette anomalie

par quelque forme d’intrusion en cours de route, qui aura perturbé le cours normal des choses, à un stade nécessairement plus tardif, ce qui  passe par des  reconstitutions chronologiques.

Nous pourrions ainsi rassembler toute une série de travaux suivant cette même méthodologie, y compris dans le champ de

l’anthropologie, de l’origine du langage et bien entendu en ce qui concerne le masculin et le féminin chez les « humains ».

Récapitulons nos observations concernant l’espéce humaine et les différences marquantes entre mâles et femelles et qui persistent

en dépit d’un  environnement commun depuis des millénaires.

Comment expliquer, en effet,  que les femmes se comportent comme si ellles n’avaient pas besoin de « visuel ».?  Il faudrait évidemment

prolonger nos travaux à une plus grande échelle et avec l’aide des neurosciences. On pourrait notamment étudier comment le cerveau

des femmes réagit à la lumière et à l’obscurité et l’on ne peut ici s’empêcher de se référer aux vampires qui ne supportent pas la

lumière du jour. Ce « mythe » nous semble porteur d’une vérité profonde et a d’ailleurs été exploité, dans sa dualité, par le cinéma

notamment. Mais le défaut de ces mythes, c’est qu’il ne pose pas la dualité au sein même d’une famille mais dans un genre « Roméo

et Juliette? Notre thèse est bien différente en ce qu’elle affirme que cette dualité recouvre celles des hommes et des femmes et donc

que dans un même famille peuvent cohabiter des membres issus de deux humanités différentes, dont Sitchin nous entretient sans que

lui-meme soit non plus parvenu à nos conclusions.

C’est bien là tout le débat épistémologique. La seule explication plausible de ces différences que nous observons en permanence au sein

d’une même société,  d’une même famille, doit se situer non pas dans un quelconque conditionnement au présent mais dans un

atavisme extrémement ancien. D’ailleurs,  l’on sait parfaitement à quel point  la conscience  des différences est pregnante dans nos

sociétés et ce en dépit de certains tabous égalitaristes. Des extra-terrestres, pour parler comme Sitchin, ne pourraient que constater que le rôle des hommes et des femmes au cours des derniers millénaires a été très  extrémement différencié.

 

 

 

.JHB

27 06  14

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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JHB

27 06  14

 

 

 

 

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Astrologie et Littérature

Posté par nofim le 26 juin 2014

Les mille et une nuits et les Centuries. Etude comparée.

par  Jacques  Halbronn

Parmi les ouvrages les plus célébres dans le monde, on en compte deux qui apparurent d’abord en France, à savoir les

Centuries de Nostradamus à la fin du XVIe siècle et les Mille et Une Nuits au début du XVIIIe siècle, avant de connaitre une large

diffusion dans le monde, ce qui impliqua souvent un processus de  traduction. Dans les deux cas,  la paternité des oeuvres reste

assez obscure et l’on tend généralement à penser qu’il s’agit d’un  travail  échelonné dans le temps et de ce fait collectif.  Pour notre part, nous

considérons que l’auteur des Centuries est inconnu mais qu’il s’est bel et bien servi de textes dus à Michel de Nostredame (1503-1566). Pour les Mille et Une Nuits, l’orientaliste Antoine Galand apparait, au début du XVIIIe siècle,  comme l’adaptateur de textes dont l’origine reste assez floue.

Dans leur  édition (GF Flammarionà, 2004), J. P.  Sernain et Aboubakr Chraïbi  écrivent : ‘Le recueil  des Nuits est une oeuvre

collective formée progressivement. Ceux qui  y ont contrbué se servent de contes  déjà  existants et viennent modifier leur agencement, leur composition, ajoutent ou enlévent épisodes et détails » (p XVII) Nous serions tentés d’adopter un tel propos pour la

fabrication  des  Centuries.de Nostradamus en ce sens que si nous créditons volontiers Nostradamus de l’écriture d’une version en prose dont on ne possésde que certains éléments, nous ignorons à peu près tout quant  à l’identité de ceux  qui en auraient tiré des

quatrains.

Entre la source et son expression « poétique », il y a une interface qui  peut transcender l’original. et cela vaut dans les deux cas. Mais dans le cas des Centuries, on ne connait que l’origine alors que dans celui des Mille  et une Nuits, on ne connait que l’adaptateur.

Le probléme, c’est que si l’on reconnait dans les milieux académiques les contraintes et les  limites  par lesquelles durent

passer les Mille  et Une Nuits, en revanche,  ces mêmes milieux persistent dans l’idée selon laquelle Nostradamus serait à la fois le

seul auteur du corpus Nostradamus sous toutes ses formes/

Bien plus, les partisans de cette thèse ont fait fabriquer à la fin du XVIe siècle ou ai début du siècle suivant, des éditions antidatées

censées être parues du vivant de Nostradamus (éditions de 1555  et 1557) ou au lendemain de sa mort (édition à 10 centuries de 1568).

La version qui reste dominante voit trois stades dans la diffusion des Centuries: à quatre centuries,à sept centuries et à dix centuries. On ne connait rien de tel pour les Mille et Une Nuits en tout cas pas au niveau des imprimés.

Antoine Galland, l’orientaliste qui a produit les volumes successifs à partir du début du XVIIIe siècle va se trouver d’ailleurs à court du fait même du succés de l’oeuvre et se verra conduit à trouver des pièces supplémentaires par rapport au projet initial.  On trouve un

précédent, nous semble-t-il- à cent ans environ de distance- avec les Centuries et les éditions successives et augmentées si ce n »est comme on l’a dit ces éditions antidatées qui sont en porte à faux avec les vraies premières éditions sensiblement postérieures à la mort de

Michel de Nostredame, dont l’ascendance juive lui confère peut-être quelque charme oriental.

Autre point commun entre ces deux recueils, un cadre récurrent, à savoir la forme centurique de 100 quatrains pour les Centuries et la forme des Mille et Une nuits liée à cette Shéhérazade obligée de continuer à raconter des histoires pour sauver sa tête,  tout au long de

ces presque trois années.  Galland aussi sera, on l’a vu, contraint de produire des « suites » tout comme les libraires chargés de publier

les Centuries.

Est-ce que Galland avait connaissance des Centuries?  On ne le sait, apparemment, mais  il est clair que dans les deux cas, on aura joué

sur la corde d’un certain insolite, d’un merveilleux. D’ailleurs, les premières vraies éditions des Centuries ont usé du mot

« merveilleux » (1588-1590): Grandes et Merveilleuses prédictions de Michel Nostradamus (cf R. Benazra, Répertoire

Chronologique Nostradamique, Préface Jean Céard, Ed. Trédaniel , 1990)

Pour notre part, nous avons montré que nombre de quatrains des centuries dérivaient de textes en prose de Nostradamus. C’est

notamment le cas, de façon emblématique, de la mention du mot « macelin » qui figure dans deux quatrains et qui ne trouve son explication que dans un mémoire ayant figuré dans l’almanach de Nostradamus pour 1562 dont on ne connait l’original français qu’en

manuscrit du fait probablement d’une censure. Rappelons aussi que les quatrains figurant dans les almanachs auront suivi le même

parcours consistant en une translation de la prose vers les vers, ce qui conférait à la dite prose une dimension poétique que l’on aurait

du mal à trouver dans l’original, oeuvre laborieuse d’un astrologue étudiant semaine après semaine le cours du ciel.

A ce propos,  dans le cadre de cette bréve étude, nous voudrions signaler  la dimension surréaliste du discours astrologique mais aussi

de toute forme de versification.

En effet,  l’insolite est lié au  rapprochement des mots selon des critères qui ne sont pas pertinents. Le fait de rapprocher des mots

uniquement parce qu’ils riment, c’est à dire qu’ils se terminent pareillement, est un bon moyen de surprendre le lecteur. Certes, il n’est

pas interdit de penser que les signifiants qui  se ressemblent, en termes de racines, entretiennent des liens « étymologiques » (cf nos

études en morphosémantique) mais cela ne concerne pas les finales mais le « radical ». Car à ce prix là l’on peut rapprocher deux verbes

qui relévent d’une même conjugaison ou des mots, dans certaines langues obéissant à une même déclinaison.

Un autre cas remarquable de tels rapprochements susceptibles de dérouter le lecteur concerne les traités d’astrologie qui exposent les

liens entre diverses séquences: maisons astrologiques, signez zodiacaux, dieux-planétes, Quatre Elément, . Les commentateurs de la tradition  astrologique ont cru bon de constituer ainsi des connexions entre par exemple le troisiéme signe

du zodiaque et la troisiéme maison astrologique , entre tel signe de feu et tel autre, sur la base d’une répartition des Eléments sur une

base triangulaire (trigone, triplicités), entre tel signe et telle planéte (domiciles, exaltations). Cela conduit à produire dans la tête des

adeptes de la dite tradition astrologique d’étonnantes associations de mots et donc d’idées qui font songer à celles que l’on obtient

dans les pratiques psychanalytiques si ce n’est que ces associations sont les mêmes  chez tous les astrologues et leur permettent

de trouver de la cohérence, du lien là où ceux qui ne sont pas passés par un tel « formatage » (formation) ne perçoivent rien de

concluant. Autrement dit,  ce serait en fait l’astrologue qui disposant d’une telle grille de connexions, due à une forme de

syncrétisme intégrant en un seul corpus des données hétérogénes mais classées et numérotées de façon systématique, imposerait à son

client une « cohérence  » décalée.

On pense aussi au caractère détonant de la disposition des mots selon l’ordre alphabétique qui génére, elle aussi, d’extrordinaires

cohabitations et successions. Un tel ordre qui est pourtant utilisé de nos jours sans aucun probléme n’entretient-il pas une sorte

d’accoutumance à des rapprochements  parfaitement aléatoires, sous une forme qui se voudrait rigoureuse.

 

JHB

26. 06.  15

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Sociologie astrologique : l’âge et le sexe

Posté par nofim le 26 juin 2014

Les jeunes et les femmes en milieu astrologique

(1953-2013)

par Jacques  Halbronn

Les deux angles que nous avons adoptés sont révélateurs

de ce qui se passe dans le milieu astrologique  français

mais à des titres extrémement différents.

On pourrait ainsi résumer la situation:

très peu de jeunes et notamment d’hommes

jeunes et énormémemnt de femmes d’un certain âge avec

une certaine forme de gérontocratie majoritairement

masculine. Il serait intéressant d’étudier si un tel « dosage »

se retrouve au sein d’autres communautés  astrologiques

ou non  mais aussi de vérifier s’il en a toujours été ainsi

sur une soixantaine  d’années pour le dit milieu

astrologique..

Sur le premier point, nous laisserons la question en suspens

mais nous invitons des chercheurs à confronter nos

observations propres au dit milieu à ce qui peut s’observer

pour d’autres terrains. Comme dans bien des domaines,

l’approche comparative   et synchroniquepeut se révéler fort

instructivede l’état moral, mental de la dite « communauté ».

Sur le second point, l »on proposera ici une approche

comparative diachronique du milieu astrologique entre 1953

et 2013 et l’on peut d’emblée constater un phénoméne de

vieillissement de la dite population assez saisissant pour

quelqu’un qui aurait suivi son profil sur quelques décennies.

Disons de façon quelque peu caricaturale que ce qui frappe

c’est le faible renouvellement des classes d’âge. Ceux qui

étaient jeunes hier ne le sont plus aujourd’hui mais ce sont

grosso modo les mêmes acteurs que l’on retrouve, d’une

décennie à l’autre,  toujours un peu plus blanchis, un peu

plus ridés, avec le temps qui passe, avec dans la plupart des

cas les mêmes pratiques, le même « ethno-savoir » qui se

perpétue depuis un demi-siècle. Bien entendu, celui qui

n’a pas de critère de comparaison ne s’en rendra pas

compte car il lui manquera un certain recul. L’information

la plus déterminante est souvent celle qui concerne le

temps alors que l’on a plus facilement accés à ce qui

reléve de l’espace.  Il faut donc apprendre à voyager dans

le temps pour prendre conscience de la  réalité de la

situation actuelle. Cela dit, une comparaison avec le milieu

astrologique dans d’autres pays, pour d’autres langues, serait

des plus instructives mais nous ne l’avons pas menée à ce

jour et nous cantonerons à la seule sociologie du milieu

astrologique de l’hexagone, espace que nous avons

assez systématiquement arpenté.  Il faudrait également

envisager d’élargir la recherche à une population plus

large connue sous le nom de « voyants », ce qui englobe

parfois les astrologues, stricto sensu, les frontières étant

d’ailleurs parfois assez poreuses. Il ne sera pas question ici

de l’intérêt général de la population française pour ces

domaines mais bien des personnes qui fréquentent plus

ou moins assidument  le dit milieu astrologique, lors

de réunions locales (avec le visuel que cela permet)

ou sur Internet. (le visuel étant fonction notamment des

vidéos en ligne). On peut d’ailleurs penser que le refus

de certaines structures que l’on vienne filmer leurs

activités pourrait être lié au choc visuel que représente

une salle d’astrophiles en termes de sexe et d’âge.  Le visuel

n’est nullement un point secondaire-qu’on le veuille ou non-

car ce qui se ressemble s’assemble et vice versa ce qui ne

se ressemble pas ne s’assemble pas. On ne saurait cacher

le facteur « repoussoir » d’une salle trop fortement

homogéne, visuellement, en matière d’âge et de sexe,  soit

deux critères immédiatement captés avant même que

quiconqe n’ouvre la bouche. La sociologie ne saurait

ignorer la dimension visuelle des rapports sociaux, ce

qui inclut aussi d’ailleurs un troisiéme critère qui est celui

de la couleur de la peau et dans le milieu astrologique, on

a  affaire à une population presque exclusivement « blanche »

excluant presque totalement, de fait, les arabes, les noirs et

les Asiatiques.  Un constat assez identique pourrait sur ce

point être effectué en ce qui concerne, par exemple, le

public des concerts de musique dite « classique », en termes

d’âge, de sexe et de race, à titre de groupe témoin que nous

avons eu également la possibilité de suivre depuis l’époque

des JMF (Jeunesses Musicales de France) dans les années

soixante… Il y aurait donc apparemment quelqe

similitude  au regard du public de ces deux ensembles, si

ce n’est que cela ne vaut pas pour les interprétes en musique

qui, quant à eux, sont souvent fort jeunes, tous sexes confondus,

en ajoutant que les lieux de représentation en musique

classique sont infiniment plus nombreux que pour

l’astrologie laquelle se pratique largement en cabinet, donc

hors de tout visuel..

On pourra résumer en disant que le milieu astrologique

n’est plus guère traversé par des « guerres » de génération

ni de sexe,  étant donnée l’absence de reléve. Mais il n’en

a pas toujours été ainsi.

 

I  Le facteur « jeunes » en milieu astrologique

Nous sommes bien placés pour aborder la question de l’âge

puisque par la force des choses, nous étions plus jeunes

il y a cinquante ans qu’aujourd’hui et que notre « carrière »

a bel et bien commencé au début des années soixante dix,

après quelques années d’apprentissage..

Incontestablement,  les « jeunes » occupèrent dans les

années soixante-dix, en milieu astrologique, une position

que l’on aurait le plus grand mal à imaginer, à concevoir

en 2014! Et ceux qui furent « jeunes » à l’époque ne peuvent

que constater à quel point il n’en est plus ainsi mais en

tirent-ils quelque enseignement?

En effet, la génération  des astrologues nés au lendemain

de la Seconde Guerre Mondiale (1945-1949) constitua

un apport tout à fait significatif dans les années Soixante-dix,

cela vaut notamment pour Patrice Louaisel,  Jacques

Halbronn (l’auteur de ces lignes) mais aussi, dans une

moindre mesure (à l’époque) pour Yves Lenoble  qui

n’accéderait à un certain ascendant que dans sa quarantaine

tout comme d’ailleurs Maurice Charvet et Alain de Chivré.

Signalons au demeurant le cas d’un Denis Labouré qui naquit

dans le courant des années cinquante et qui joua un certain rôle

au cours de la même décennie, de façon fort précoce.

Le background universitaire nous oblige à préciser

« jeunes diplomés » et cela vaut  tant pour  Louaisel que

Halbronn ou Lenoble, tous passés par la « fac ». Il faudrait

évidemment s’interroger sur ce qui rendait alors si

attractif pour ces jeunes hommes quelque peu aguerris

intellectuellement  le dit milieu astrologique. On répondra:

un certain climat  de recherche qui régnait alors et qui

offrait certaines perspectives – ou mirages- d’une prochaine

émergence pour l’astrologie, comme savoir – c’est le

cas de le dire -d’avenir!  Un espace qui offrait des possibilités

de publication dont sut notamment profiter assez tôt

Jacques Halbronn, un des rares leaders « jeunes » voués à

paraitre chez des éditeurs ayant pignon sur rue,  avec, par

la suite, Denis Labouré.

Un des moments emblématiques de l’émergence de cette

vague « jeunes » dans le milieu astrologique fut en effet

la parution en 1976 du volume Astrologie de la prestigieuse

collection « Clefs pour » chez Seghers, l’éditeur ayant

finalement préféré le texte de Jacques Halbronn à celui

d’André Barbault, né  26 ans plus tôt. Il est vrai qu’André

Barbault avait lui aussi porté haut l’étendard de la jeunesse

dans les années cinquante. Rivalité entre deux chercheurs

l’un né au lendemain de la Première Guerre Mondiale

et l’autre au lendemain de la Seconde, pour représenter

l’astrologie face au public cultivé et honnête homme…En

1955, Barbault n’ »avait-il pas publié chez Grasset une

Défense et Illustration de l’Astrologie? Mais il s’agissait

d’une collection « ésotérique », donc marqué par un certain

ghetto.

Toujours dans le domaine de l’édition, René Alleau allait

offrir à Halbronn l’occasion  de se positionner comme

historien de l’astrologie à part entière , dans sa Bibliotheca

Astrologica (1975-1977). En 1979, le même « jeune »

soutiendrait une thèse de 3e cycle à l’Ecole Pratique des

Hautes Etudes et à Paris III  qui paraitra en 1985 sous le

titre « Le monde juif et l’astrologie. Formation et fortune »

(Ed Arché, Milan).

Mais Halbronn ne se limitait pas à ce créneau académique.

Bien que n’ayant jamais embrassé la « profession »

d’astrologue – ce qui le distinguait nettement du parcours

de Barbault, ce « jeune loup »  s’intéressait au monde

des astrologues de l’époque. Barbault allait ainsi apprendre

que le dit Halbronn, lors d’une réunion du Conseil

d’Administration du Centre International d’Astrologie (CIA)

tenue en juin 1973, avait été élu en tant que l’un des

Vice-présidents de la dite association, poste que Barbault

avait du abandonner en 1968, à la suite de sa

participation au projet Astroflash, d’interprétation du

thème natal par ordinateur, titre qui avait été mis en avant

à maintes reprises par celui-ci. Immédiatement, Barbault

décida que cela ne pouvait pas continuer ainsi et  il obtint

l’année suivante que l’on mît fin au dit mandat accordé à

Halbronn pour que celui-ci revienne à des gens plus « mûrs ».

L’affaire Seghers, on l’a vu,  serait la réponse de Halbronn,

du berger à la bergère. Halbronn était d’autant plus

furieux que grâce à lui un congrès avait été programmé à

Paris pour septembre 74 avec l’ISAR (International

Society for Astrological Research). Que le CIA n’ait pas

souhaité renouveler son mandate de Vice-Président était

vécu comme un affront et une marque évidente d’ingratitude

pour services rendus.

En vérité le CIA était dans une bien mauvaise passe et

cela contribua à exciter certains appétits (on n’abordera pas

ici les causes « astrologiques » de ce démantélement).

L’autre « jeune » en pointe était Patrice Louaisel qui avait

d’ailleurs précédé Halbronn dans ce « statut » de  jeune de

service. Il était chargé au sein du CIA d’animer un

« laboratoire » de recherche (Groupe d’étude et de recherche

en astrologie scientifique) qui allait dès 74 devenir une

association distincte.  Mais les « vieux » donnaient

l »exemple de la dissension au sein de l’école du CIA, le

CEFA (Centre d’études et de formation en Astrologie) qui

lui aussi allait faire scission sous la houlette de Jean-Pierre

Nicola, né en 1928 et qui avait donc dans les 45 ans. (cf le

guide de la vie astrologique, Ed. Trédaniel, 1984). En 1975,

Halbronn, à son tour, allait créer sa propre structure, le

Mouvement Astrologique  Universitaire(MAU).

Imagine-t-on de nos jours un jeune homme de 27 ans

créant une association astrologique- ce qui en soi ne veut

pas dire grand chose – qui dès le mois de décembre 75

accueille à Paris tout un florilége de personnalités

astrologiques tant françaises  qu’étrangères,   transformant

ainsi l’essai du congrès ISAR de l’année précédente dont

il avait d’ailleurs été la cheville ouvrière pendant 8 jours, en

l’absence, bien évidemment, d’André Barbault? Cela serait

pour ce dernier l’occasion d’évoquer les années 1953-54

quand, le jeune Barbault (pour le distinguer de son frère

Armand) allait prendre la tête d’une  éphémére

Fédération Astrologique dépassant les limites du CIA, en

s’alliant notamment avec les disciples de Néroman.( Collège

Astrologique de France, CAF)  et accueillant au congrès de

Paris des fêtes de fin d’année 1953 la comtesse autrichienne Zoé Wassilko

Serecki, dans une salle du Palais de la Mutualité. Il est vrai

que pendant les 20  ans qui suivirent, Barbault ne parvint

jamais à mettre sur pied un nouveau congrès à Paris, pour des

raisons que l’on ignore. C’est justement, ce créneau que

Jacques Halbronn investira, au rythme de plusieurs

manifestations par an, et pas seulement à Paris au cours

de ces années 70  et au delà.

Mais Barbault n’était pas au bout de ses peines avec le sieur

Halbronn. On mentionnera  six  points:

- le procés en diffamation agné en appel (début 78)

en diffamation pour un compte-rendu dans la revue

‘L’astrologue »

- la parution du Collectif ‘Aquarius ou la nouvelle ère du

Verseau  (Albatros 1979)

- en  1984 la publication du Guide de la Vie   Astrologique, aux

Editions Guy Trédaniel, qui se poursuivra  dans les

années 90

- la parution de l’article « ‘Astrologie » dans la Bibliotheca

Universalis, en remplacement de celui de René Alleau

(1994)

- la soutenance d’une thèse d’Etat sur le prophétisme (1999)

précédée d’une exposition à la BNF.(1994)

-le lancement de Teleprovidence (2008)

Quelle est briévement la situation actuelle?  André

Barbault est toujours en vie à plus de 90 ans et continue

à publier. Plus de « jeunes loups » à l’horizon! Les « jeunes »

d »‘hier ont désormais la soixantaine. Mais Halbronn

a investi le créneau du « modéle universel » cher à Barbault

(1967  Les astres et l’Histoire, Ed Pauvert). On rappellera

que les années 80  mirent à mal le dit modéle Barbault avec

une troisiéme guerre mondiale qui n’advint pas. Heureusement

il y eut 1989 qui allait faire oublier cet échec prévisionnel

avec l’annonce d’une date importante pour la Russie.

Contribution en l’occurrence du jeune Barbault  au vieux

Barbault puisque ce pronostic heureux datait du début

des annés Cinquante  et avait été entre temps quelque

peu  relégué!

 

II La reléve féminine dans les années 80

Un autre apport allait jouer son rôle et contrbuer  à la

situation actuelle, la mise en avant des femmes astrologues

au cours de la décennie 80.. Halbronn ne  fut  nullement

étranger à ce phénoméne. Son association le MAU

se constitua autour d’un noyau de trois femmes, Catherine

Aubier, Jacqueline Belluc et Marielle Clavel( les initiales

formant le sigle ABC), dans le cadre de la Faculté

Libre d’Astrologie de Paris( FLAP), sa branche Enseignement,.

et  ce dès 1975.

Deux femmes allaient marquer la décennie suivante:

Danièle Rousseau et Denise Daprey.  L’une liée à Yves

Lenoble, l’autre à Jacques Halbronn, l’une avec sa

FFA (Fédération Française d’Astrologie), l’autre sa FEA.

(Fédération de l’Enseignement Astrologique), dans les

années 84-86. (cf un numéro du Bulletin de la Société

Astrologique de France sur les femmes en milieu

astrologique, Dépôt Légal, BNF).  Mais une autre femme

va émerger, Solange de Mailly -Nesle qui fonde l’AGAPE, une

école d’astrologie, en 89. (Association des Astrologues

Professionnnels). Quand Yves Lenoble, ayant passé

la quarantaine, débutera en 90 une longue série de

congrès annuels, les femmes joueront

un rôle déterminant, ne serait-ce que parce que le public

nombreux est  désormais en grande partie constitué d’éléves,

ce qui confère à ces rencontres un ton bien différent des

colloques de recherche et de réflexion propres au MAU..

Parmi ces femmes qui jouent alors un rôle de premier

plan dans les premiers  congrès de Lenoble, on ne saurait

oublier une Joëlle de Gravelaine tandis que Catherine

Aubier  connait la réussite en tant qu’auteur (y compris

dans la collection Zodiaque co-dirigée par Halbronn, chez

Solar). C’est encore avec Solange de Mailly Nesle que

Lenoble s’associera pour créer SEP Hermés, la

structure organisatrice de ses congrès avant de se lier

avec Catherine Gestas (association Source) par la suite.

Parmi les femmes les plus actives en province, depuis

quelqes années, citons  Josette Bétaiolle, à Bordeaux et

Anne-Marie Roussel sur Antibes ainsi qu’une « jeune »

femme qui organisa une série de rencontres dans les Cévennes.

Parmi les auteurs, citons Iréne Andrieu Dorothée

Koechlin de Bizemont, Fanchon Pradalier-Roy disciple

de Germaine Holley sans oublier évidemment

une Elizabeth Teissier  très médiatisée qui soutiendra en

Sorbonne une thèse de sociologie sur l’astrologie

en 2001 (reprise aux ed. Plon).

De nos jours, le « visuel » des réunions astrologiques d’une

certaine importance est constitué presque uniquement de

femmes  d’un certain âge, dans le public, sinon à la tribune.

Le type « jeune astrologue » de sexe masculin n’est plus

représenté  et il est fort improbable que la reléve vienne de

de ce côté.

Il est bien difficile, à l’heure qu’il est, de se représenter

ce que pourrait être la physionomie du milieu astrologique

dans dix ans si ce n’est en supposant les mêmes avec dix

ans de plus, ce qui aura évidemment un effet dissuasif. Quant

à l’astrologie ainsi véhiculée, elle aura, elle aussi, pris un

coup de vieux.

Par ailleurs, le développement d’Internet  contribue à limiter

les modes de socialisation directe. Le temps des meetings

astrologiques est -il révolu? Il semble que l’on puisse

mettre le milieu astrologique en pilotage automatique avec

des robots mettant à jour et en ligne les informations et les

vidéos.

 

 

JHB

26  06 14

 

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s, o

 

 

 

 

 

 

 

 

Publié dans ASTROLOGIE, Culture, POLITIQUE, PSYCHOLOGIE, SOCIETE | Pas de Commentaire »

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