Ordre et désordre au prisme de la cyclicité

Posté par nofim le 27 juin 2014

Les femmes et la dialectique  Vénus-Mars

par  Jacques Halbronn

 

Les femmes s’étonnent souvent de ce que leurs

productions ne figurent pas au palmarés des grandes

oeuvres de l’Humanité. Ou du moins elles feignent de s’en

étonner.

Cet étonnement vient d’une certaine méconnaissance de

la dialectique Mars-Vénus que, pour notre part, nous

avons inscrite au centre de la cyclicité saturnienne  mais que l’on

peut tout à fait instrumenter sans s’y référer explicitement

en se contentant de parler d’une dynamique cyclique sans

autre précision.

Ën bref, nous dirons que Mars remet en question ce qu’a

fait Vénus dans un premier temps.  On peut dire aussi,

d’ailleurs, que Vénus, à son tour, défait ce qu’a réalisé Mars

et ainsi de suite. Mais globablement, Mars  effectue un tri

tandis que Vénus est dans la multiplication et la division.

L’ordre vénusien se situe  à un « petit niveau », personnel,

local et la juxtaposition de tous ces agencements ponctuels

génére du désordre. C’est là  un paradoxe contre-intuitif

dont il importe de prendre conscience.

Donc le jeu de Mars  va consister à mettre en évidence

les contradictions entre ces multiples micro-ordres. A

plusieurs reprises, nous avons souligné le fait que  les femmes

se nuisent mutuellement et qu’une femme seule se défendait

mieux qu’un groupe de femmes/ Mais cet isolement est

en lui-même source de bien des illusions et désillusions.

Avec Mars, il y a une recherche d’unité collective qui n’existe

guère, en pratique, chez Vénus qui ne perçoit l’unité qu’à une

échelle individuelle, par le petit bout de la lorgnette.

Le début de la vie se situe en effet à une petite échelle et

c’est là que les femmes sont les plus utiles quand on part d’une

table rase ou du moins avec un nombre de paramétres

forcément très restreint à l’aune d’un espace temps de grande

ampleur. L’enfant peut d’ailleurs souffrir si la mère est

trop prise par des enjeux plus vastes, notamment au niveau

socioprofessionnel ce qui est de plus en plus fréquent. Le

choc entre ces deux mondes, le vénusien et le martien,

constitue un enjeu psycho-sociologique majeur pour la

condition humaine, il est au coeur de la dramaturgie des sexes

depuis des millénaires.Mars tend à écraser, à abolir les murailles

de papier établies par Vénus, et qui ne sont que de fragiles

et éphémères cloisons. Le sevrage consiste à passer du

temps vénusien au temps martien, de la micro-créativité

pour tous à la macro-créativité pour quelques élus. Il y a là

aussi un paradoxe: ce qui est pour tous n’est pas pour autant

universel et ce qui est pour une élite accéde à  l’universalité.

On l’a dit:   à son tour Vénus va tenter de défaire et de miner

(undermine en anglais) les « empires » martiens en

faisant apparaitre toutes sortes d’exceptions, de

cas particuliers, ce qui conduit à l’émergence d’un nouveau

cycle et ainsi de suite. C’est la Roue de la Fortune!

Autrement dit, chacun tente d’anéantir le travail de l’autre

dans le couple Mars-Vénus, non sans une certaine cruauté.

On casse les beaux jouets de l’autre et cela ne se fait pas

sans provoquer quelque humiliation et animer quelque

esprit de revanche sinon de vengeance. Le passage d’une

phase à une autre  est celui sous les fourches caudines.

Ce qui s’est passé en 1989   a une forte tonalité vénusienne, avec

la résurgence des petits Etats qui étaient dominés par l’ours

russo-soviétique. Staline apparait comme  un personnage

éminemment martien qui sacrifie le présent au futur, qui se

situe à l’échelle de l’Histoire aux dépends de la vie privée

vénusienne..

Le milieu astrologique nous apparait à l’aune de cette

grille Vénus-Mars comme à la fois marqué par une tradition

séculaire martienne qui s’impose à tous ses membres et à

la fois par des pratiques très individuelles et  confidentielles

dans le secret des « cabinets »,  des « alcoves », ce qui est fort

vénusien. On nous déclare d’ailleurs que les astrologues

sont très individualistes (« uraniens ») alors même qu’ils sont

liés à une tradition assez pesante et qu’ils ont bien du mal

à contrôler et à expliciter à l’extérieur du dit milieu. En

fait, nous observons que l’astrologue veut qu’on le croie

« sur parole » -qu’on le « respecte »- quand il annonce que

« son » astrologie « marche. Voilà donc une « science » qui

ne reposerait, en dernier ressort, que sur le crédit que l’on

voudra bien accorder à l’astrologue narrant ses exploits

invérifiables car liés à la dynamique orale de la consultation.

C’est là une face cachée de bien des astrologues s’exprimant en

public, comme André Barbault, et qui ont poursuivi leurs

consultations tout au long de leur carrière, ce qui constitue

leur « jardin secret » où ils viennent se ressourcer.

 

 

 

 

 

 

 

 

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Les deux humanités et la sexuation

Posté par nofim le 27 juin 2014

CLa sexuation et l’histoire de l’Humanité

par  Jacques  Halbronn

La lecture des ouvrages de Zacharia Sitchin (cf La  douziéme

planéte. La surprenante et véritable première

chronologie de la Terre, Ed Souffles, 1988, poaçour l’édition

française) nous plonge dans un monde de biotechnologie

de pointe qui autorise toutes les hypothèses même les plus

audacieuses en ce qui concerne l’histoire de l’Humanité, comme

l’idée que nous avons émise il y a déjà quelques mois

selon laquelle les hommes et les femmes ne descendraient

pas d’une seule et même humanité. Cela dit Sitchin ne va pas

aussi loin que nous dans cette direction car il n’oeuvre pas

de la même façon. Nous partons de nos observations sur

l’Humanité actuelle et non à partir de textes anciens. Mais

c’est très complémentaire. Pour nous, le présent nous renvoie

au passé et ce dans tous les domaines, à commencer par

les textes qui nous sont parvenus et qu’il s’agit de

décrypter.

*C’est ainsi que ce que Sitchin écrit concernant la

précession des équinoxes et le fait que la première

constellation est celle que l’on appelle Taureau et non

comme le croient les astrologues actuelles celle connue

sous le nom de bélier, nous le confirmons par d’autres voies

plus « structurelles » liées à notre analyse de certains

dispositifs traditionnels qui sont encore pratiqués par les

astrologues du monde entier. Selon nous, un dispositif

nous parle de son passé quand on sait l’interroger et l’on

ne peut trop compter sur la découverte de documents

anciens que l’on aurait retrouvés comme le propose

Sitchin.

Pour les   femmes, ce que nous dit Sitchin sur la base

de textes anciens ne fait vraiment sens pour nous qu’à

partir de leur comportement présent ici  et maintenant.

Sans revenir en détail sur ce que rapporte Sitchin, nous

dirons que  les deux sexes ne semblent pas avoir eu la même

Histoire et vécu dans le même environnement. Or, si l’on devait

supposer – ce qui serait logique au regard de la thèse d’une

Humanité « unique »- qu’hommes et femmes ont vécu

conjointement donc dans les mêmes conditions, l’on ne

pourrait alors rendre compte  des différences que nous

avons pu observer.

Nous pensons donc que si chaque groupe a sa spécificité qui s’est

maintenue depuis la symbiose, c’est que la dite spécificité était

préalable à la dite symbiose, à savoir  notamment que l’un des groupes semble avoir vécu

dans la lumière et l’autre dans l’obscurité, ce qui aura forgé des sensorialités différentes que l’on

peut encore observer de nos jours et ce en dépit cette fois d’un même environnement. Ce qui  conduit à penser que les anciens

déterminismes et conditionnements  perdurent indédifiniment.

Deux questionnements   se présentent face à nos thèses.

- est-ce que dans d’autres espéces, mâles et femelles différent moins dans leur mode de communication que dans le

cas de l’Humanité? Pour valider nos positions, il conviendrait, semble-t-il, de montrer que les femelles des humains différent

davantage de leurs mâles, au niveau sensoriel, ce qui devrait correspondre à des configurations cérébrales différentes au regard

des neurosciences. Si les différences entre mâles et femelles sont aussi marquées pour d »autres espéces, cela compromettrait la

probabilité de nos thèses.

- comment aura-t-on procédé pour que les deux humanités se perpétuent, l’une par le biais des mâles, l’autre par celui des

femelles? On peut supposer qu’à un certain degré de sophistication dans la programmation psycho-physiologique la chose a pu

être mise en oeuvre, ce qui constituait au demeurant un compromis intéressant, permettant en quelque sorte à chaque ensemble

de compléter l’autre de génération en géneration.

Revenons sur notre méthodologie diachronique. Nous entendons explorere le passé à partir du présent tant sur le plan des

textes que sur celui du vivant, ce qui constitue en quelque sorte autant de « sites » au sens  archéologique du terme. Nous avons appliqué nos méthodes rétrospectives à maintes reprises, par exemple dans le cas des Centuries de Nostradamus ( cf notre post-doctorat

sur l’avénement de la « critique nostradamique » au XVIIe siècle,  EPHE 2007,   numérisé  sur le site propheties.it). Il ne s’agit donc pas,on

l’aura compris, de retrouver  nécessairement l’élément d’origine mais bien d’en déduire l’existence  à partir des  données qui nous

sont parvenues et qui sont porteuses de leur propre diachronie si l’on sait les appréhender de façon critique. Un bon exemple a été signalé

récemment concernant la précession des équinoxes.(cf supra) avec une anomalie structurelle qui était révélatrice de perturbations

survenues en aval..  C’est dans ce sens que nous avons coutume de dire que nous recourons à une dialectique faisant alterner

diachronie et synchronie. Un autre exemple très connu est celui de la langue anglaise  moderne dont l’étude structurelle fait émerger

des dysfonctionnements  qui révélent  une forme de symbiose entre deux langues, le français et l’anglais. Même si l’on ne disposait plus

de sources anciennes historiques  pour corroborer cette  thèse,, nos conclusions seraient suffisamment  marquantes pour que l’on puisse

s’en passer.

Il y a là une sorte de révolution copernicienne dans la recherche historique: c’est le présent qui est porteur du passé même si ce

passé n’est plus accessible et cela vaut dans tous les domaines: le passé ne s’efface jamais et donc sa conservation n’est

pas absolument nécessaire pourvu bien évidemment  qu’il y ait eu une quelconque forme de continuité ou de discontinuité.

Peu nous importe que l’on retrouve ou non les toutes premières « vraies » éditions des Centuries (cf Halbronn’s researches sur le site

propheties.it   et dossier in Revue Française d’Histoire de l’Astrologie, 2011) puisque notre argumentation permet de reconstituer

le processus évolutif avec plus de précision que les bribes qui pourraient  nous être parvenues.

L’application d’une telle méthodologie (cf aussi Le texte prophétique en France, Ed. du Septentrion, 1999,  et Mathématiques

Divinatoires, Ed Trédaniel, 1983 ou  notre étude sur le Splendor solis  in RFHL 2012)exige deux temps: l’un qui implique d’identifier

une anomalie structurelle, ce qui implique qu’à l’origine, on ait affaire à un état aussi cohérent que possible qui serait un trait

récurrent dans la construction de dispositifs par des humains (et pas seulement) et l’autre qui veut que l’on explique cette anomalie

par quelque forme d’intrusion en cours de route, qui aura perturbé le cours normal des choses, à un stade nécessairement plus tardif, ce qui  passe par des  reconstitutions chronologiques.

Nous pourrions ainsi rassembler toute une série de travaux suivant cette même méthodologie, y compris dans le champ de

l’anthropologie, de l’origine du langage et bien entendu en ce qui concerne le masculin et le féminin chez les « humains ».

Récapitulons nos observations concernant l’espéce humaine et les différences marquantes entre mâles et femelles et qui persistent

en dépit d’un  environnement commun depuis des millénaires.

Comment expliquer, en effet,  que les femmes se comportent comme si ellles n’avaient pas besoin de « visuel ».?  Il faudrait évidemment

prolonger nos travaux à une plus grande échelle et avec l’aide des neurosciences. On pourrait notamment étudier comment le cerveau

des femmes réagit à la lumière et à l’obscurité et l’on ne peut ici s’empêcher de se référer aux vampires qui ne supportent pas la

lumière du jour. Ce « mythe » nous semble porteur d’une vérité profonde et a d’ailleurs été exploité, dans sa dualité, par le cinéma

notamment. Mais le défaut de ces mythes, c’est qu’il ne pose pas la dualité au sein même d’une famille mais dans un genre « Roméo

et Juliette? Notre thèse est bien différente en ce qu’elle affirme que cette dualité recouvre celles des hommes et des femmes et donc

que dans un même famille peuvent cohabiter des membres issus de deux humanités différentes, dont Sitchin nous entretient sans que

lui-meme soit non plus parvenu à nos conclusions.

C’est bien là tout le débat épistémologique. La seule explication plausible de ces différences que nous observons en permanence au sein

d’une même société,  d’une même famille, doit se situer non pas dans un quelconque conditionnement au présent mais dans un

atavisme extrémement ancien. D’ailleurs,  l’on sait parfaitement à quel point  la conscience  des différences est pregnante dans nos

sociétés et ce en dépit de certains tabous égalitaristes. Des extra-terrestres, pour parler comme Sitchin, ne pourraient que constater que le rôle des hommes et des femmes au cours des derniers millénaires a été très  extrémement différencié.

 

 

 

.JHB

27 06  14

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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JHB

27 06  14

 

 

 

 

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Astrologie et Littérature

Posté par nofim le 26 juin 2014

Les mille et une nuits et les Centuries. Etude comparée.

par  Jacques  Halbronn

Parmi les ouvrages les plus célébres dans le monde, on en compte deux qui apparurent d’abord en France, à savoir les

Centuries de Nostradamus à la fin du XVIe siècle et les Mille et Une Nuits au début du XVIIIe siècle, avant de connaitre une large

diffusion dans le monde, ce qui impliqua souvent un processus de  traduction. Dans les deux cas,  la paternité des oeuvres reste

assez obscure et l’on tend généralement à penser qu’il s’agit d’un  travail  échelonné dans le temps et de ce fait collectif.  Pour notre part, nous

considérons que l’auteur des Centuries est inconnu mais qu’il s’est bel et bien servi de textes dus à Michel de Nostredame (1503-1566). Pour les Mille et Une Nuits, l’orientaliste Antoine Galand apparait, au début du XVIIIe siècle,  comme l’adaptateur de textes dont l’origine reste assez floue.

Dans leur  édition (GF Flammarionà, 2004), J. P.  Sernain et Aboubakr Chraïbi  écrivent : ‘Le recueil  des Nuits est une oeuvre

collective formée progressivement. Ceux qui  y ont contrbué se servent de contes  déjà  existants et viennent modifier leur agencement, leur composition, ajoutent ou enlévent épisodes et détails » (p XVII) Nous serions tentés d’adopter un tel propos pour la

fabrication  des  Centuries.de Nostradamus en ce sens que si nous créditons volontiers Nostradamus de l’écriture d’une version en prose dont on ne possésde que certains éléments, nous ignorons à peu près tout quant  à l’identité de ceux  qui en auraient tiré des

quatrains.

Entre la source et son expression « poétique », il y a une interface qui  peut transcender l’original. et cela vaut dans les deux cas. Mais dans le cas des Centuries, on ne connait que l’origine alors que dans celui des Mille  et une Nuits, on ne connait que l’adaptateur.

Le probléme, c’est que si l’on reconnait dans les milieux académiques les contraintes et les  limites  par lesquelles durent

passer les Mille  et Une Nuits, en revanche,  ces mêmes milieux persistent dans l’idée selon laquelle Nostradamus serait à la fois le

seul auteur du corpus Nostradamus sous toutes ses formes/

Bien plus, les partisans de cette thèse ont fait fabriquer à la fin du XVIe siècle ou ai début du siècle suivant, des éditions antidatées

censées être parues du vivant de Nostradamus (éditions de 1555  et 1557) ou au lendemain de sa mort (édition à 10 centuries de 1568).

La version qui reste dominante voit trois stades dans la diffusion des Centuries: à quatre centuries,à sept centuries et à dix centuries. On ne connait rien de tel pour les Mille et Une Nuits en tout cas pas au niveau des imprimés.

Antoine Galland, l’orientaliste qui a produit les volumes successifs à partir du début du XVIIIe siècle va se trouver d’ailleurs à court du fait même du succés de l’oeuvre et se verra conduit à trouver des pièces supplémentaires par rapport au projet initial.  On trouve un

précédent, nous semble-t-il- à cent ans environ de distance- avec les Centuries et les éditions successives et augmentées si ce n »est comme on l’a dit ces éditions antidatées qui sont en porte à faux avec les vraies premières éditions sensiblement postérieures à la mort de

Michel de Nostredame, dont l’ascendance juive lui confère peut-être quelque charme oriental.

Autre point commun entre ces deux recueils, un cadre récurrent, à savoir la forme centurique de 100 quatrains pour les Centuries et la forme des Mille et Une nuits liée à cette Shéhérazade obligée de continuer à raconter des histoires pour sauver sa tête,  tout au long de

ces presque trois années.  Galland aussi sera, on l’a vu, contraint de produire des « suites » tout comme les libraires chargés de publier

les Centuries.

Est-ce que Galland avait connaissance des Centuries?  On ne le sait, apparemment, mais  il est clair que dans les deux cas, on aura joué

sur la corde d’un certain insolite, d’un merveilleux. D’ailleurs, les premières vraies éditions des Centuries ont usé du mot

« merveilleux » (1588-1590): Grandes et Merveilleuses prédictions de Michel Nostradamus (cf R. Benazra, Répertoire

Chronologique Nostradamique, Préface Jean Céard, Ed. Trédaniel , 1990)

Pour notre part, nous avons montré que nombre de quatrains des centuries dérivaient de textes en prose de Nostradamus. C’est

notamment le cas, de façon emblématique, de la mention du mot « macelin » qui figure dans deux quatrains et qui ne trouve son explication que dans un mémoire ayant figuré dans l’almanach de Nostradamus pour 1562 dont on ne connait l’original français qu’en

manuscrit du fait probablement d’une censure. Rappelons aussi que les quatrains figurant dans les almanachs auront suivi le même

parcours consistant en une translation de la prose vers les vers, ce qui conférait à la dite prose une dimension poétique que l’on aurait

du mal à trouver dans l’original, oeuvre laborieuse d’un astrologue étudiant semaine après semaine le cours du ciel.

A ce propos,  dans le cadre de cette bréve étude, nous voudrions signaler  la dimension surréaliste du discours astrologique mais aussi

de toute forme de versification.

En effet,  l’insolite est lié au  rapprochement des mots selon des critères qui ne sont pas pertinents. Le fait de rapprocher des mots

uniquement parce qu’ils riment, c’est à dire qu’ils se terminent pareillement, est un bon moyen de surprendre le lecteur. Certes, il n’est

pas interdit de penser que les signifiants qui  se ressemblent, en termes de racines, entretiennent des liens « étymologiques » (cf nos

études en morphosémantique) mais cela ne concerne pas les finales mais le « radical ». Car à ce prix là l’on peut rapprocher deux verbes

qui relévent d’une même conjugaison ou des mots, dans certaines langues obéissant à une même déclinaison.

Un autre cas remarquable de tels rapprochements susceptibles de dérouter le lecteur concerne les traités d’astrologie qui exposent les

liens entre diverses séquences: maisons astrologiques, signez zodiacaux, dieux-planétes, Quatre Elément, . Les commentateurs de la tradition  astrologique ont cru bon de constituer ainsi des connexions entre par exemple le troisiéme signe

du zodiaque et la troisiéme maison astrologique , entre tel signe de feu et tel autre, sur la base d’une répartition des Eléments sur une

base triangulaire (trigone, triplicités), entre tel signe et telle planéte (domiciles, exaltations). Cela conduit à produire dans la tête des

adeptes de la dite tradition astrologique d’étonnantes associations de mots et donc d’idées qui font songer à celles que l’on obtient

dans les pratiques psychanalytiques si ce n’est que ces associations sont les mêmes  chez tous les astrologues et leur permettent

de trouver de la cohérence, du lien là où ceux qui ne sont pas passés par un tel « formatage » (formation) ne perçoivent rien de

concluant. Autrement dit,  ce serait en fait l’astrologue qui disposant d’une telle grille de connexions, due à une forme de

syncrétisme intégrant en un seul corpus des données hétérogénes mais classées et numérotées de façon systématique, imposerait à son

client une « cohérence  » décalée.

On pense aussi au caractère détonant de la disposition des mots selon l’ordre alphabétique qui génére, elle aussi, d’extrordinaires

cohabitations et successions. Un tel ordre qui est pourtant utilisé de nos jours sans aucun probléme n’entretient-il pas une sorte

d’accoutumance à des rapprochements  parfaitement aléatoires, sous une forme qui se voudrait rigoureuse.

 

JHB

26. 06.  15

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Sociologie astrologique : l’âge et le sexe

Posté par nofim le 26 juin 2014

Les jeunes et les femmes en milieu astrologique

(1953-2013)

par Jacques  Halbronn

Les deux angles que nous avons adoptés sont révélateurs

de ce qui se passe dans le milieu astrologique  français

mais à des titres extrémement différents.

On pourrait ainsi résumer la situation:

très peu de jeunes et notamment d’hommes

jeunes et énormémemnt de femmes d’un certain âge avec

une certaine forme de gérontocratie majoritairement

masculine. Il serait intéressant d’étudier si un tel « dosage »

se retrouve au sein d’autres communautés  astrologiques

ou non  mais aussi de vérifier s’il en a toujours été ainsi

sur une soixantaine  d’années pour le dit milieu

astrologique..

Sur le premier point, nous laisserons la question en suspens

mais nous invitons des chercheurs à confronter nos

observations propres au dit milieu à ce qui peut s’observer

pour d’autres terrains. Comme dans bien des domaines,

l’approche comparative   et synchroniquepeut se révéler fort

instructivede l’état moral, mental de la dite « communauté ».

Sur le second point, l »on proposera ici une approche

comparative diachronique du milieu astrologique entre 1953

et 2013 et l’on peut d’emblée constater un phénoméne de

vieillissement de la dite population assez saisissant pour

quelqu’un qui aurait suivi son profil sur quelques décennies.

Disons de façon quelque peu caricaturale que ce qui frappe

c’est le faible renouvellement des classes d’âge. Ceux qui

étaient jeunes hier ne le sont plus aujourd’hui mais ce sont

grosso modo les mêmes acteurs que l’on retrouve, d’une

décennie à l’autre,  toujours un peu plus blanchis, un peu

plus ridés, avec le temps qui passe, avec dans la plupart des

cas les mêmes pratiques, le même « ethno-savoir » qui se

perpétue depuis un demi-siècle. Bien entendu, celui qui

n’a pas de critère de comparaison ne s’en rendra pas

compte car il lui manquera un certain recul. L’information

la plus déterminante est souvent celle qui concerne le

temps alors que l’on a plus facilement accés à ce qui

reléve de l’espace.  Il faut donc apprendre à voyager dans

le temps pour prendre conscience de la  réalité de la

situation actuelle. Cela dit, une comparaison avec le milieu

astrologique dans d’autres pays, pour d’autres langues, serait

des plus instructives mais nous ne l’avons pas menée à ce

jour et nous cantonerons à la seule sociologie du milieu

astrologique de l’hexagone, espace que nous avons

assez systématiquement arpenté.  Il faudrait également

envisager d’élargir la recherche à une population plus

large connue sous le nom de « voyants », ce qui englobe

parfois les astrologues, stricto sensu, les frontières étant

d’ailleurs parfois assez poreuses. Il ne sera pas question ici

de l’intérêt général de la population française pour ces

domaines mais bien des personnes qui fréquentent plus

ou moins assidument  le dit milieu astrologique, lors

de réunions locales (avec le visuel que cela permet)

ou sur Internet. (le visuel étant fonction notamment des

vidéos en ligne). On peut d’ailleurs penser que le refus

de certaines structures que l’on vienne filmer leurs

activités pourrait être lié au choc visuel que représente

une salle d’astrophiles en termes de sexe et d’âge.  Le visuel

n’est nullement un point secondaire-qu’on le veuille ou non-

car ce qui se ressemble s’assemble et vice versa ce qui ne

se ressemble pas ne s’assemble pas. On ne saurait cacher

le facteur « repoussoir » d’une salle trop fortement

homogéne, visuellement, en matière d’âge et de sexe,  soit

deux critères immédiatement captés avant même que

quiconqe n’ouvre la bouche. La sociologie ne saurait

ignorer la dimension visuelle des rapports sociaux, ce

qui inclut aussi d’ailleurs un troisiéme critère qui est celui

de la couleur de la peau et dans le milieu astrologique, on

a  affaire à une population presque exclusivement « blanche »

excluant presque totalement, de fait, les arabes, les noirs et

les Asiatiques.  Un constat assez identique pourrait sur ce

point être effectué en ce qui concerne, par exemple, le

public des concerts de musique dite « classique », en termes

d’âge, de sexe et de race, à titre de groupe témoin que nous

avons eu également la possibilité de suivre depuis l’époque

des JMF (Jeunesses Musicales de France) dans les années

soixante… Il y aurait donc apparemment quelqe

similitude  au regard du public de ces deux ensembles, si

ce n’est que cela ne vaut pas pour les interprétes en musique

qui, quant à eux, sont souvent fort jeunes, tous sexes confondus,

en ajoutant que les lieux de représentation en musique

classique sont infiniment plus nombreux que pour

l’astrologie laquelle se pratique largement en cabinet, donc

hors de tout visuel..

On pourra résumer en disant que le milieu astrologique

n’est plus guère traversé par des « guerres » de génération

ni de sexe,  étant donnée l’absence de reléve. Mais il n’en

a pas toujours été ainsi.

 

I  Le facteur « jeunes » en milieu astrologique

Nous sommes bien placés pour aborder la question de l’âge

puisque par la force des choses, nous étions plus jeunes

il y a cinquante ans qu’aujourd’hui et que notre « carrière »

a bel et bien commencé au début des années soixante dix,

après quelques années d’apprentissage..

Incontestablement,  les « jeunes » occupèrent dans les

années soixante-dix, en milieu astrologique, une position

que l’on aurait le plus grand mal à imaginer, à concevoir

en 2014! Et ceux qui furent « jeunes » à l’époque ne peuvent

que constater à quel point il n’en est plus ainsi mais en

tirent-ils quelque enseignement?

En effet, la génération  des astrologues nés au lendemain

de la Seconde Guerre Mondiale (1945-1949) constitua

un apport tout à fait significatif dans les années Soixante-dix,

cela vaut notamment pour Patrice Louaisel,  Jacques

Halbronn (l’auteur de ces lignes) mais aussi, dans une

moindre mesure (à l’époque) pour Yves Lenoble  qui

n’accéderait à un certain ascendant que dans sa quarantaine

tout comme d’ailleurs Maurice Charvet et Alain de Chivré.

Signalons au demeurant le cas d’un Denis Labouré qui naquit

dans le courant des années cinquante et qui joua un certain rôle

au cours de la même décennie, de façon fort précoce.

Le background universitaire nous oblige à préciser

« jeunes diplomés » et cela vaut  tant pour  Louaisel que

Halbronn ou Lenoble, tous passés par la « fac ». Il faudrait

évidemment s’interroger sur ce qui rendait alors si

attractif pour ces jeunes hommes quelque peu aguerris

intellectuellement  le dit milieu astrologique. On répondra:

un certain climat  de recherche qui régnait alors et qui

offrait certaines perspectives – ou mirages- d’une prochaine

émergence pour l’astrologie, comme savoir – c’est le

cas de le dire -d’avenir!  Un espace qui offrait des possibilités

de publication dont sut notamment profiter assez tôt

Jacques Halbronn, un des rares leaders « jeunes » voués à

paraitre chez des éditeurs ayant pignon sur rue,  avec, par

la suite, Denis Labouré.

Un des moments emblématiques de l’émergence de cette

vague « jeunes » dans le milieu astrologique fut en effet

la parution en 1976 du volume Astrologie de la prestigieuse

collection « Clefs pour » chez Seghers, l’éditeur ayant

finalement préféré le texte de Jacques Halbronn à celui

d’André Barbault, né  26 ans plus tôt. Il est vrai qu’André

Barbault avait lui aussi porté haut l’étendard de la jeunesse

dans les années cinquante. Rivalité entre deux chercheurs

l’un né au lendemain de la Première Guerre Mondiale

et l’autre au lendemain de la Seconde, pour représenter

l’astrologie face au public cultivé et honnête homme…En

1955, Barbault n’ »avait-il pas publié chez Grasset une

Défense et Illustration de l’Astrologie? Mais il s’agissait

d’une collection « ésotérique », donc marqué par un certain

ghetto.

Toujours dans le domaine de l’édition, René Alleau allait

offrir à Halbronn l’occasion  de se positionner comme

historien de l’astrologie à part entière , dans sa Bibliotheca

Astrologica (1975-1977). En 1979, le même « jeune »

soutiendrait une thèse de 3e cycle à l’Ecole Pratique des

Hautes Etudes et à Paris III  qui paraitra en 1985 sous le

titre « Le monde juif et l’astrologie. Formation et fortune »

(Ed Arché, Milan).

Mais Halbronn ne se limitait pas à ce créneau académique.

Bien que n’ayant jamais embrassé la « profession »

d’astrologue – ce qui le distinguait nettement du parcours

de Barbault, ce « jeune loup »  s’intéressait au monde

des astrologues de l’époque. Barbault allait ainsi apprendre

que le dit Halbronn, lors d’une réunion du Conseil

d’Administration du Centre International d’Astrologie (CIA)

tenue en juin 1973, avait été élu en tant que l’un des

Vice-présidents de la dite association, poste que Barbault

avait du abandonner en 1968, à la suite de sa

participation au projet Astroflash, d’interprétation du

thème natal par ordinateur, titre qui avait été mis en avant

à maintes reprises par celui-ci. Immédiatement, Barbault

décida que cela ne pouvait pas continuer ainsi et  il obtint

l’année suivante que l’on mît fin au dit mandat accordé à

Halbronn pour que celui-ci revienne à des gens plus « mûrs ».

L’affaire Seghers, on l’a vu,  serait la réponse de Halbronn,

du berger à la bergère. Halbronn était d’autant plus

furieux que grâce à lui un congrès avait été programmé à

Paris pour septembre 74 avec l’ISAR (International

Society for Astrological Research). Que le CIA n’ait pas

souhaité renouveler son mandate de Vice-Président était

vécu comme un affront et une marque évidente d’ingratitude

pour services rendus.

En vérité le CIA était dans une bien mauvaise passe et

cela contribua à exciter certains appétits (on n’abordera pas

ici les causes « astrologiques » de ce démantélement).

L’autre « jeune » en pointe était Patrice Louaisel qui avait

d’ailleurs précédé Halbronn dans ce « statut » de  jeune de

service. Il était chargé au sein du CIA d’animer un

« laboratoire » de recherche (Groupe d’étude et de recherche

en astrologie scientifique) qui allait dès 74 devenir une

association distincte.  Mais les « vieux » donnaient

l »exemple de la dissension au sein de l’école du CIA, le

CEFA (Centre d’études et de formation en Astrologie) qui

lui aussi allait faire scission sous la houlette de Jean-Pierre

Nicola, né en 1928 et qui avait donc dans les 45 ans. (cf le

guide de la vie astrologique, Ed. Trédaniel, 1984). En 1975,

Halbronn, à son tour, allait créer sa propre structure, le

Mouvement Astrologique  Universitaire(MAU).

Imagine-t-on de nos jours un jeune homme de 27 ans

créant une association astrologique- ce qui en soi ne veut

pas dire grand chose – qui dès le mois de décembre 75

accueille à Paris tout un florilége de personnalités

astrologiques tant françaises  qu’étrangères,   transformant

ainsi l’essai du congrès ISAR de l’année précédente dont

il avait d’ailleurs été la cheville ouvrière pendant 8 jours, en

l’absence, bien évidemment, d’André Barbault? Cela serait

pour ce dernier l’occasion d’évoquer les années 1953-54

quand, le jeune Barbault (pour le distinguer de son frère

Armand) allait prendre la tête d’une  éphémére

Fédération Astrologique dépassant les limites du CIA, en

s’alliant notamment avec les disciples de Néroman.( Collège

Astrologique de France, CAF)  et accueillant au congrès de

Paris des fêtes de fin d’année 1953 la comtesse autrichienne Zoé Wassilko

Serecki, dans une salle du Palais de la Mutualité. Il est vrai

que pendant les 20  ans qui suivirent, Barbault ne parvint

jamais à mettre sur pied un nouveau congrès à Paris, pour des

raisons que l’on ignore. C’est justement, ce créneau que

Jacques Halbronn investira, au rythme de plusieurs

manifestations par an, et pas seulement à Paris au cours

de ces années 70  et au delà.

Mais Barbault n’était pas au bout de ses peines avec le sieur

Halbronn. On mentionnera  six  points:

- le procés en diffamation agné en appel (début 78)

en diffamation pour un compte-rendu dans la revue

‘L’astrologue »

- la parution du Collectif ‘Aquarius ou la nouvelle ère du

Verseau  (Albatros 1979)

- en  1984 la publication du Guide de la Vie   Astrologique, aux

Editions Guy Trédaniel, qui se poursuivra  dans les

années 90

- la parution de l’article « ‘Astrologie » dans la Bibliotheca

Universalis, en remplacement de celui de René Alleau

(1994)

- la soutenance d’une thèse d’Etat sur le prophétisme (1999)

précédée d’une exposition à la BNF.(1994)

-le lancement de Teleprovidence (2008)

Quelle est briévement la situation actuelle?  André

Barbault est toujours en vie à plus de 90 ans et continue

à publier. Plus de « jeunes loups » à l’horizon! Les « jeunes »

d »‘hier ont désormais la soixantaine. Mais Halbronn

a investi le créneau du « modéle universel » cher à Barbault

(1967  Les astres et l’Histoire, Ed Pauvert). On rappellera

que les années 80  mirent à mal le dit modéle Barbault avec

une troisiéme guerre mondiale qui n’advint pas. Heureusement

il y eut 1989 qui allait faire oublier cet échec prévisionnel

avec l’annonce d’une date importante pour la Russie.

Contribution en l’occurrence du jeune Barbault  au vieux

Barbault puisque ce pronostic heureux datait du début

des annés Cinquante  et avait été entre temps quelque

peu  relégué!

 

II La reléve féminine dans les années 80

Un autre apport allait jouer son rôle et contrbuer  à la

situation actuelle, la mise en avant des femmes astrologues

au cours de la décennie 80.. Halbronn ne  fut  nullement

étranger à ce phénoméne. Son association le MAU

se constitua autour d’un noyau de trois femmes, Catherine

Aubier, Jacqueline Belluc et Marielle Clavel( les initiales

formant le sigle ABC), dans le cadre de la Faculté

Libre d’Astrologie de Paris( FLAP), sa branche Enseignement,.

et  ce dès 1975.

Deux femmes allaient marquer la décennie suivante:

Danièle Rousseau et Denise Daprey.  L’une liée à Yves

Lenoble, l’autre à Jacques Halbronn, l’une avec sa

FFA (Fédération Française d’Astrologie), l’autre sa FEA.

(Fédération de l’Enseignement Astrologique), dans les

années 84-86. (cf un numéro du Bulletin de la Société

Astrologique de France sur les femmes en milieu

astrologique, Dépôt Légal, BNF).  Mais une autre femme

va émerger, Solange de Mailly -Nesle qui fonde l’AGAPE, une

école d’astrologie, en 89. (Association des Astrologues

Professionnnels). Quand Yves Lenoble, ayant passé

la quarantaine, débutera en 90 une longue série de

congrès annuels, les femmes joueront

un rôle déterminant, ne serait-ce que parce que le public

nombreux est  désormais en grande partie constitué d’éléves,

ce qui confère à ces rencontres un ton bien différent des

colloques de recherche et de réflexion propres au MAU..

Parmi ces femmes qui jouent alors un rôle de premier

plan dans les premiers  congrès de Lenoble, on ne saurait

oublier une Joëlle de Gravelaine tandis que Catherine

Aubier  connait la réussite en tant qu’auteur (y compris

dans la collection Zodiaque co-dirigée par Halbronn, chez

Solar). C’est encore avec Solange de Mailly Nesle que

Lenoble s’associera pour créer SEP Hermés, la

structure organisatrice de ses congrès avant de se lier

avec Catherine Gestas (association Source) par la suite.

Parmi les femmes les plus actives en province, depuis

quelqes années, citons  Josette Bétaiolle, à Bordeaux et

Anne-Marie Roussel sur Antibes ainsi qu’une « jeune »

femme qui organisa une série de rencontres dans les Cévennes.

Parmi les auteurs, citons Iréne Andrieu Dorothée

Koechlin de Bizemont, Fanchon Pradalier-Roy disciple

de Germaine Holley sans oublier évidemment

une Elizabeth Teissier  très médiatisée qui soutiendra en

Sorbonne une thèse de sociologie sur l’astrologie

en 2001 (reprise aux ed. Plon).

De nos jours, le « visuel » des réunions astrologiques d’une

certaine importance est constitué presque uniquement de

femmes  d’un certain âge, dans le public, sinon à la tribune.

Le type « jeune astrologue » de sexe masculin n’est plus

représenté  et il est fort improbable que la reléve vienne de

de ce côté.

Il est bien difficile, à l’heure qu’il est, de se représenter

ce que pourrait être la physionomie du milieu astrologique

dans dix ans si ce n’est en supposant les mêmes avec dix

ans de plus, ce qui aura évidemment un effet dissuasif. Quant

à l’astrologie ainsi véhiculée, elle aura, elle aussi, pris un

coup de vieux.

Par ailleurs, le développement d’Internet  contribue à limiter

les modes de socialisation directe. Le temps des meetings

astrologiques est -il révolu? Il semble que l’on puisse

mettre le milieu astrologique en pilotage automatique avec

des robots mettant à jour et en ligne les informations et les

vidéos.

 

 

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26  06 14

 

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Micro-créativité et Macro-créativité au prisme de l’Astrocyclon

Posté par nofim le 25 juin 2014

Le cycle de la créativité  selon la nouvelle astrologie

par  Jacques  Halbronn

 

Une notion importante mise en avant par Harold  Garfinkel (ethno-méthodologie) est celle d’indexicalité. Il faut entendre par là que les

mots n’ont pas le même sens ou en tout cas pas la même portée selon les contextes, les milieux, les époques. Il est vrai ainsi que le terme

« créativité » est  fréquemment  galvaudé. C’est pourquoi nous distingions entre micro-créativité et macro-créativité/ En fait, presque tout

peut être distingué en « macro » et « micro ». Par exemple, il y a des micro-leaders (type tyran domestique) et des macro-leaders (type

chef historique)/ Si l’on ne précise pas le qualificatif, on risque de mettre tout le monde dans le même sac et sur cette confusion que se

constitue l’idéologie  paritariste hommes-femmes. L’astrologie est en mesure d’arbitrer un tel débat qui prend des tournures

terriblement démagogiques.

Encore convient-il de préciser ce que nous entendons par créativité, sans tomber dans des clichés éculés et ne pas croire que le langage

serait comme porteur d’un savoir universel et intemporel, comme tant de gens semblent enclins à le croire. En vérité, le processus

de créativité nous semble assez mal connu et par conséquent le débat à ce sujet tourne quelque peu à vide, en régle générale.

Disons que, selon nous, la créativité correspond à une forme de synthèse ou si l’on préfére de solution, de résultante. Plus le nombre de paramétres à considérer est important et plus le processus de créativité doit être puissant. L’on passe ainsi  de la micro-créativité à la

macro-créativité, d’enjeux d’ampleur limitée à d’autres à plus grande échelle et selon nous les femmes,  en général, se limitent à la

micro-créativité et atteignent au bout d’un certain temps à leur seuil d’incompétence (principe de Peter).

Un autre terme que nous associons à créativité et qui peut surprendre est celui de consensus. Les conditions de consensus de

la micro-créativité ne sauraient être de la même tremple que celles nécessaires à la macro-créativité dans la mesure où le nombre

de parties concernées est plus élevé dans un cas que dans l’autre. C’est le passage du particulier à l’universel.

Quand Saturne atteint la conjonction avec l’une des 4 étoiles fixes royales  formant un quadrilatère, le cycle reprend  en son

point de départ à la façon d’une personne qui se réincarnerait passant de la vieillesse à l’enfance.

Les femmes sont particulièrement à leur aise avec les enfants du fait qu’elles n’ont pas à tenir compte des spécificités et des parcours de

chaque enfant mais peuvent s’en tenir à des généralités bonnes pour tous et incontournables.  On dira donc que les femmes correspondent

au commencement (vénusien) des choses. IL est plus facile de gérer une créche qu’un parti politique!

En revanche, dès que les choses ont avancé, mûri,  les hommes s’avérent plus aptes à une telle tâche. Un leader domestique  (c’est à dire

ici dans le cadre d’une petite entité (home) n’a pas  à avoir le même bagage qu’un leader national, n’est pas de la même trempe, ne joue pas

dans la même cour.

Nous dirons que la créativité, dans tous les cas  de figure, implique que l’on parvienne  à faire avancer les  choses, que l’on trouve un

compromis.  Ce terme semble peu compatible avec  celui de créativité mais  un tel  point de vue doit être révisé. . La créativité implique de

trouver une bréche, une issue qui à la fois  tienne compte de la diversité des choses tout en imposant une voie unique, centrale qui

transcende et aplanisse les différences. La créativité  est liée selon nous à l’idée de transcendance, de dépasssement. Mais là encore, il

y a différents stades et niveaux et l’on retrouve le micro et le macro. Le SDF qui doit faire la manche pour récolter quelques pièces n’a pas

vraiment le même profil que le magnat d’industrie mais quelque part, chacun  cherche une solution à ses problémes, quels qu’ils soient.

La  réussite d’une solution est elle-même fonction de sa durabilité. Une solution qui ne marche que quelques minutes, quelques heures, quelques jours pour un petit  groupe n’aura pas la même valeur qu’une solution qui tient la route sur la longue durée et à une grande échelle. On  pense au travail de l’astrologue praticien qui ne « marche » que pour un client et pour la durée de la consultation. On est bien

là dans la micro- créativité tant dans le temps que dans l’espace.

Il est donc souhaitable que l’éleve en astrologie ait le sens de la « croissance » et de la « décroissance » qui est au coeur de toute forme

de cyclicité (croissant de Lune) car cette précision quant  à la taille des choses est cruciale sur le plan de la qualité prévisionnel.

Passage du grand au petit ou du petit au grand. Si l’on prend la prévision d’André Barbault pour 1989, à partir du cycle

Saturne-Neptune, ce qui manque cruellement c’est ce « détail »: allait-on du petit vers le grand ou du grand vers le petit, ce qui est

au coeur  de la question du sens de l’Histoire? La réponse, on la connait. En 1989, on passait du grand au petit! Tout comme la mise en

service de l’euro était un passage du petit vers le grand. C’est là une précision absolument indispensable pour l’astrologie du XXe siècle et

pour sa crédibilité.

Entendons par là que tel est bien le seul véritable enjeu de l’astrologie. Si l’astrologie ne précise pas l’échelle des choses, c’est comme si

elle ne disait rien, comme si elle parlait pour ne rien dire. On ne peut vraiment  prédire qu’une seule chose en astrologie à savoir va-t-on vers un champ de conscience plus ample, plu  large ou plus étroit, plus restreint.?

Certains astrologues risquent de faire la fin bouche comme si la montagne venait d’accoucher d’une souris. Ils n’ont pas compris

les enjeux stratégiques d’une telle formulation qui reléve d’ailleurs décidément de la macro-créativité. En effet, il s’agit à la fois

de faire accepter l’approche astrologique bien au delà du milieu astrologique mais aussi de faire accepter une nouvelle « vision » de

l’astrologie par le dit milieu. En ce sens, il y a bien « compromis »  mais un compromis exige beaucoup d’imagination et d’invention et plus ce compromis couvre un champ large, plus il en faut et plus le nombre de ceux qui en sont capables sera  faible..

Pour en revenir à cette question lancinante et pathétique de la quasi absence des femmes parmi les grands leaders de l’humanité depuis

des siècles, et ce quel que soit le domaine considéré -politique-scientifique-artistique-philosophique etc- la réponse apparait désormais

relativement  simple. Les « solutions » proposées par des femmes ne tiennent pas, font long feu alors que celles pronées par  des hommes

ont une longévité bien plus forte. Une micro-solution ne prévaut que dans un cadre spatio-temporel très limité alors qu’une

macro-solution  accédera à un statut universel en ce qu’elle  transcendera les différences et donc ouvrira sur l’avenir qu’elle constituera.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Créativité et combativité

Posté par nofim le 23 juin 2014

La place des femmes dans la société. Passé et avenir.

par  Jacques  Halbronn

John Ford déclare apprécier  particulièrement

son film de 1953 Le Soleil brille pour tout le monde

(The Sun shines bright).  Or, c’est un film dont l’action se

situe à une époque où les femmes ne votent pas dans la plupart

des Etats des USA et  c’est justement d’une élection dont

il s’agit. Ce film est avant tout un film d’hommes mais où

les femmes n’en sont pas moins un facteur de clivage. Il y a

affrontement entre plusieurs clans d’hommes mais on aboutit

à une coexistence et à une « paix des braves » alors que la

Guerre de Sécession est encore d’un souvenir récent.

Parallélement, les femmes vivent mal la coupure qui existe

avec les « créatures » du « bordel » local et affichent une certaine

cruauté, notamment par leurs rires stridents. Ces femmes qui

ne votent pas, rappelons-le. Et c’est donc ce film que Ford

ne se lassera pas de revoir avec apparemment une certaine

nostalogie, et qui date du milieu du XXe siècle.

On peut en effet se demander si le vote des femmes a été

une bonne chose pour le fonctionnement de nos sociétés et

notamment pour l’élection des chefs. On soulignera que

l’élection du Président de la République au suffrage direct

n’a eu lieu qu’en 1965 (même si la loi date de 1962). Entre

1944 (date où le droit de vote fut accordé aux femmes

française pour les élections législatives) -et 1965, le

président de la République tout comme le Président du Conseil

puis le Premier Ministre (au début de la Ve République de 1958)

était élu par des assemblées très largement masculines avec

un pourcentage faible de femmes élues. Cela ne fait donc

que 50 ans que les femmes contribuent à l’élection du

président de la République, phénoméne aggravé entre

temps par la tenue de « primaires  » internes aux partis et

qui mobilisent une part importante de femmes. Ce fut

notamment le cas pour le PS en vue de l’élection de 2012

qui vit se détacher et se faire élire François Hollande,

notamment en raison du scandale DSK qui touchait

précisément les femmes. Il n’est pas certain les effets

eussent été les mêmes si les femmes n’avaient pas eu droit

au chapitre. Comme pour le film de 1953, on est dans une

affaire qui concerne le commerce sexuel des hommes. Fallait

il décider de l’élection sur une telle base? On peut

aujourd’hui s’interroger.

Pour notre part, nous ne sommes pas favorables à la mixité

dans les différentes instances  mais à cela vient s’ajouter

notre travail sur les cycles qui nous conduit à penser

que l’époque où tel probléme se présente n’est nullement

indifférente à la façon dont il sera vécu par les deux sexes. Ce

qui nous invite à ne pas vouloir dissocier comme on le fait

actuellement le calendrier électoral du calendrier cyclique

universel. C’est dire que nous sommes très sceptiques quant à

l’excellence des modes d’élection en vigueur notamment

en Occident.

En quoi nous demandera-t-on pensez vous que les femmes

puissent perturber le bon fonctionnement des sociétés? On

pourrait parler d’une certaine forme d’intransigeance, de

leur difficulté à considérer toutes les options et à prendre

en compte  les différents paramétres et enjeux pour

parvenir à des solutions optimales mais parfois surprenantes.

et imprévues. Manque de souplesse donc qui tient à une

difficulté chez les femmes de faire « la part des choses », à

relativiser et à  percevoir des convergences par delà

certaines positions apparemment incompatibles. Les femmes

ne sauraient pas négocier des accords sur de nouvelles bases,

manqueraient d’imagination, avec des lignes qui « bougent ».

.Selon nous, là  où il y a blocage, il faut chercher la ou les femmes.

et cela vaut dans tous les domaines, politique, pédagogique,

scientifique etc. Les femmes ont des « principes » auxquels

elles s’accrochent.

Nous pensons que les femmes n’ont pas assez l’envie

de convaincre (Mars)  et tendent à rester sur leurs positions.

Le processus de conviction est en soi créatif et implique

de mener un certain combat pour parvenir à emporter les

suffrages et ce dans n’importe quel domaine.  Même quand

ce combat semble vain, il  est susceptibles de se révéler

concluant à terme. Combattre, cela exige de bien connaitre ses

adversaires, de découvrir leurs points faibles mais aussi

de repérer les points de convergence.

Ce qui est souvent stérile dans les réunions qui comportent

.des femmes, c’est précisément qu’elles ne comprennent pas

la nécessité du débat/combat. Elles ne voient dans les

réunions que des occasions de convivialité sans autre enjeu

que de se montrer aimable, courtois, discipliné.  On rappellera

que la parole chez les femmes sert avant  tout à créer du

lien social (cf nos travaux sur le rapport des femmes au

langage dans la « nuit »). Chez les hommes, la rencontre vise

à sélectionner et à élire le meilleur, c’est à dire celui  qui

aura le mieux su imposer ses formulations, ce qui est

un exercice, un « sport »,  des plus exigeants et des plus

créatifs.

 

JHB

23.06  14

 

 

 

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Le soleil brille  pour tout le monde     FORD

vers 1900, les femmes ne votaient pas aux USA

 

 

 

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Les femmes et la théorie du complot

Posté par nofim le 21 juin 2014

La théorie féministe du complot mondial  et historique

par Jacques  Halbronn

 

Quand on songe à des millénaires d’histoire et à l’extréme variété des cultures, des civilisation sans lien dans bien des cas entre elles,

on ne peut s’empêcher de penser que les thèses féministes actuelles sont fondées sur une théorie du complot à très grande

échelle dans le temps et dans l’espace.

En effet,  la marginalité des femmes au plus haut niveau, celui de ceux qui ont été des pionniers dans les domaines les plus variés

-on ne parle pas ici des pionniers du féminisme!-  est une constante à l’échelle de l’Histoire de l’Humanité, en tout cas, pour les cinq

derniers millénaires.

Cette constante ne saurait donc selon nous être mise sur le compte de quelque environnement défavorable, tant – on l’a dit-le monde

a été cloisonné, comme en témoignent entre autres la diversité des langues et des religions. Cette constante ne peut donc

s’expliquer qu’au niveau de l’humanité, sans considération de comportements culturels;

Il se peut, inversement, que certaines femmes s’imaginent qu’avec la mondialisation, elles vont réussir à inverser une tendance

millénaire mais l’ironie du sort est que si elles y parvenaient cela ne pourrait s’expliquer que par la mise en place d’une sorte

de discrimination positive et surtout par un trucage des critères d’évaluation consistant à ne considérer que les performances de bas

de gamme des hommes, lesquelles sont évidemment plus accessibles tant aux femmes qu’aux machines (cf notre article « Tselem »

sur le site hommes-et-faits.com qui date d’il y a plus de dix ans)

En fait,  les données montrant qu’hommes et femmes  ne peuvent cohabiter que dans certaines conditions tendent à s’accumuler, ce

qui fait apparaitre des modes de fonctionnement  radicalement différents et qui ne sont pas sans conséquence  sur la difficulté des

femmes à briller au « top » des réalisations humaines, ce que les femmes ne peuvent que reconnaitre au moins pour le passé qui est

aussi, quoi qu’on dise, un passif quant à ce que l’on est en droit d’attendre d’elles pour l’avenir, un avenir qui dépend d’ailleurs encore

très largement des hommes et de leurs découvertes et inventions sur le plan scientifique et technologique.

En début de cycles (cf nos travaux sur le cycle de 7 ans), les femmes ont l’avantage comme au départ d’une course, les différences

n’ont pas encore eu le temps de se creuser. On est encore sur un plan individuel ou en tout cas « privé » (couple, famille, petite

entreprise qui vit peu ou prou en autarcie) mais à mesure que le cycle se déploie (notamment au bout de trois ans et demi, à mi-parcours), quelque chose va coincer chez les femmes qui les empêche de passer à la vitesse supérieure et les fait plafonner toutes autant

qu’elles sont.

Leur probléme tient au fait qu’elles ne parviennent pas à dépasser précisément certaines différences et se libérer des cloisonements, tant sur le plan des idées que des personnes ainsi que de prendre de la distance par rapport aux générations antérieures, d’où un

processus de répétition qui se limite à l’exercice du commentaire et de l’interprétation de ce qui est déjà en place et institué.

Le rapport au langage est déjà en soi emblématique. Les femmes fonctionnent au niveau du signifié, c’est à dire de la parole

et les hommes à celui du signifiant, c’est à dire du  visuel. On formulera cela en disant que les femmes sont dans le « rire » et les hommes

dans le sourire (distinction que nous ne pensons pas que Bergson ait établi) : on ne voit pas le sourire dans le noir. La communication

féminine passe par des contraintes particulières : avoir une même langue en partage notamment.  On se coupe donc  ainsi d’un accés

à l’universel. L’idéogramme est typiquement masculin et se prête à toutes sortes de prononciations et de rendus mais il exige de la

clarté, de la lumière alors que la parole peut se pratiquer dans l’obscurité et ne permet de connaitre l’autre que par ce qu’il dit..

La femme perd pied au sein d’un ensemble trop vaste et donc adopte un comportement par trop frileux qui la met en retrait.

Au regard de l’Astrocyclon,  le crédit que les femmes acquièrent en phase 1  du cycle de 7 ans, elles le perdent  en phase 2 et l’image de

Sisyphe leur convient bien. La phase 2 constitue une sorte de « plafond » qu’elles ont le plus grand mal à passer.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

JHB

21. 06  14

 

 

 

 

 

 

 

 

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La question de l’ordre des Eléments en Astrologie

Posté par nofim le 20 juin 2014

Histoire du savoir astrologique: deux dispositifs tardifs: les triplicités  et les doubles domiciles

par Jacques  Halbronn

L’astrologie a subi au cours de son histoire diverses transformations qui auront contribué à brouiller les pistes. La diachronie est de mise dans ce domaine même si nombreux sont ceux qui préférent s’en tenir à une approche synchronique qui  laisse entendre que ce

que l’astrologie est devenue n’est que l’aboutissement d’un projet qui aura fini par se dérouler jusqu’à son terme.

Un exemple typique est celui de ceux qui, parmi les astrologues, soutiennennt qu’il doit bien exister 12 astres pour actionner les 12

signes (cf notre vidéo avec Roger Benoît Jourlin, et celle avec Carla Preto et Mireille Petit, sur You tube mais aussi nos Clefs pour

l’Astrologie  ou le Traité Pratique d’André Barbault, inspiré sur ce point par Jean Carteret, sans oublier les recherches d’un Néroman)

On aurait ainsi voulu que le Zodiaque fût une sorte de Tableau de Mendeleev du systéme solaire. Cela donnait tout son sens à

la découverte d’Uranus, de Neptune et plus encore de Pluton qui venait confirmer opportunément une telle   représentation des choses.

Il n’y avait plus qu’à attendre  (comme Léon Lasson) les deux transplutoniennes qui devenaient structurellement indispensables. Depuis, le temps est passé et cette « prophétie «   astronomico-astrologique n’a toujours pas été confirmée. Bien pis, en 2006, les

astronomes firent amende  honorable et déclassèrent la minuscule Pluton, laissant les astrologues le bec dans l’eau et avec un tableau

inachevé.

Mais l’astrologie aura connu, bien avant,  d’autres entreprises liées à la fascination  exercée par la série des 12 signes : d’une part

concernant ce que l’on appelle habituellement les « doubles domiciles » et de l’autre les triplicités.

I Les doubles domiciles

Nous avons déjà longuement traité de cette question dans de précédentes études et l’on se contentera ici d’en donner un résumé. On, nous excusera de ne pas fournir de chronologie précise, il nous suffira qu’elle soit pertinente du point de vue de l’évolution des textes.

On trouve un tel exposé  au Livre I  de la Tétrabible. avec Mercure, Vénus, Mars, Jupiter et Saturne dotés chacun de deux signes, autour

d’un axe de symétrie dont nous avons montré par ailleurs qu’il était décalé d’un cran. Mais une telle disposition constitue bel et bien un

ajout tardif qui aura considérablement perturbé et modifié l’agencement initial, ce sur quoi nous nous sommes expliqués.

Et étrangement, avec l’arrivée des transsaturniennes, on a commencé à découdre le dispositif des doubles domiciles, ce qui constitue

donc déjà trois strates. Rappelons que la première strate englobait les domiciles et les exaltations, respectivement organisés autour

des axes solsticiaux et équinoxiaux.

Mais Ptolémée n’évacue pas pour autant les exaltations mais ne leur fait pas cependant subir le même sort que pour les domiciles, ce

qui fait que les exaltations ont conservé un état plus ancien.

 

II Les Triplicités

Par « ‘triplicité » on entend en astrologie la répartition des 4 Eléments entre les 12 signes, ce qui constitue quatre groupes de trois signes

(d’où le terme « triplicité »). Ce terme de ‘répartition »  concerne également on l’a vu  la distribution des planétes entre les signes et

notamment la question des doubles domiciles. On notera que les jours de la semaine sont associés au Septénaire et donc ne sont

pas concernés par les 12 signes.

Or, on connait l »état initial du systéme : les 4 Eléments étaient associés aux 4 saisons et aux 4 humeurs (André Barbault  L’Univers astrologique des quatre éléments  Ed. traditionnelles  1992). On a traditionnellement  l’air pour le printemps, le feu pour l’Eté,  la Terre pour l’Automne et l’Eau pour l’Hiver. Mais Barbault  présente les choses autrement (pp. 36-37, opus cité)/ Peu importe à ce stade.

Ce que nous retiendrons, c’est que lorsqu’il  fut décidé  de répartir les 4 Eléments entre les 4 signes,  cela donna, au final, l’ordre

Feu-Terre-Air-Eau à partir du Bélier (signe de feu)  L’idée était donc de constituer une « concordance » entre les 12 signes et les 4

Eléments comme entre les 12 signes et le Septénaire  mais aussi entre les signes et les maisons qui initialement n’étaient que 8. C’est dire à quel point le Zodiaque allait devenir la référence obligée, quitte à bousculer l’ordre  initialement établi, d’où toutes sortes

d’ajusements et de prolongements (passage de 8  à 12 par exemple)

Un des effets de cette zodiacalisation sera d’ailleurs, selon nous, de renoncer à la division en 4 des cycles car cela ne respectait pas

la série zodiacale de bout en bout, d’où l’habitude qui s’établira de prendre un cycle planétaire comme un tout indivisible et d’un seul

tenant. Pour notre part, nous avons opté pour le parti adverse ce qui a donné le cycle de 7 ans, soit 28/4.

Ces observations sont d »autant plus importantes que ces deux dispositifs des triplicités et des Dignités planétaires jouent un rôle central

en astrologie. Bien des astrologues seraient bien démunis s’ils devaient y renoncer. Dans le premier cas, une habitude s’est prise chez

certains de comptabiliser le nombre de planétes par triplicité de façon à  déterminer quel est l’Elément dominant dans le thème.

Pratique assez étonnante en ce qu’elle fait abstraction de la nature des planétes concernéees. Dans le second cas, par le biais de

ce qu’on appelle aussi les « Maîtrises », l’astrologue  détermine aussi la planéte « dominante » du thème, en comptablisant les planétes qui

régissent le plus de planétes occupant leurs domiciles et exaltations;  L’astrologue ainsi procéde à des sortes de stastiques au sein de

chaque thème.

On fera par ailleurs deux observations: d’une part, il semble assez vain de chercher à montrer que tel signe zodiacal est lié à tel ou tel

Elément au niveau symbolique; comme dans le cas du Verseau(Aquarius) qui apparait comme un signe non pas d’eau mais d’air

dans le dispositif des Eléments. Et pourquoi le scorpion serait-il un signe d’eau à l’instar du crabe (cancer)? Il ne semble pas

que ceux qui mirent en place un te dispositif se soient souciés le moins du monde de telles considérations mais les astrologues par la suite se mirent en peine de s’en expliquer, assez laborieusement. D’autre part,  l’importance accordée aux trigones (120°) est

certainement due à cette répartition des 4 Eléments entre les 12 signes.(cf nos études sur ce point), même si l’on pense que cela est

lié aux effets de la précession des équinoxes qui forcérent les astrologues à changer l’exaltation du soleil de taureau en bélier.

A propos des trigones, on rappellera que la théorie dite des grandes conjonctions, à savoir Jupiter et Saturne, est fondée sur le fait que

deux conjonctions de ces deux planétes, les plus lentes du septénaire, sont séparées de 120 degrés (trigone, tiers d’un cercle de 360°)

Rappelons la succession des quatre triplicités depuis l’émergence de l’Islam jusqu’à la Révolution Française. On précisera que l’ordre des éléments est celui que l’on trouve dans le zodiaque : feu-terre-air-eau, à savoir bélier (feu), taureau (terre), gémeaux (air), cancer (eau), lion (feu) et ainsi de suite.

EAU 590, tout début Cancer (signe d’eau)

FEU 789, fin Poissons (signe d’eau) presque en Bélier (signe de feu)

TERRE 988, fin Sagittaire (signe de feu), presque en Capricorne (signe de terre). On est aux approches de l’An Mille.

AIR 1186, début Balance (signe d’air), cette échéance a été très fortement vécue par le milieu astrologique, comme nous l’avons rappelé EAU 1384, début Cancer (signe d’eau), presque fin Gémeaux.

FEU 1583, début Bélier (signe de feu) mais en fait fin Poissons (signe d’eau) ce qui reporte le changement de triplicité à 1603 en Sagittaire (signe de feu

On note que l’ordre de succession des « triangles » est celui utilisée en astrologie : feu, terre, air, eau, répétés à trois reprises et chaque

fois pendant environ 200 ans. Est-ce pour cette raison que cet ordre fut appliqué au  Zodiaque au lieu et   place de tout autre? On  lit

dans les traités d e l’astrologue  juif espagnol (sous dominnation islamique) ‘Abraham Ibn Ezra (cf notre édition, Paris, Ed Retz, 1977) que l’on applique déjà de son temps, donc au XIIe siècle le classement en question des éléments, signe par signe. Or,  Albumasar (un musulman)  élabora cette théorie a vécu au IX e siècle.

 

 

 

 

 

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Le son et la parole, signifiant/signifié

Posté par nofim le 18 juin 2014

Pour une anthropologie du son et de la parole.

par  Jacques  Halbronn

 

Nos travaux sur la sensorialité nous ont conduit à imaginer des

sociétés fonctionnant différemment et investissant autrement

l’ouie et la vue. Nous avons relié ces questions à la distinction

entre hommes et femmes avec l’idée d’habitats différents

antérieurement à une forme de symbiose qui a du se

produire historiquement.

Nous continuons à penser qu’il importe de dissocier

nettement langage écrit, inscrit, gravé  et langage oral. L’un

passant par la vue et l’autre par l’ouie. Cela nous a conduit

à réfléchir sur le statut de la musique. D’où notre intérêt

pour le rapport de la musique au ballet, à la danse d’une

part au chant et à l’opéra de l’autre. (  cf Caroline Champion.

Hors d’Oeuvre . Essai sur  les Relations entre Arts et cuisine

Ed Menu Fretin 2010, pp. 91  et seq).

Pour nous la musique n’est pas un langage si ce n’est par

un certain abus des termes et nous pensons que celui

qui joue d’un instrument, improvise n’active pas son

cerveau de la même façon que celui qui  s’exprime

oralement  en français ou en toute autre langue. D’où une

complémentarité, une dialectique entre musique et chants.

La musique produit du signifiant qui est de l’ordre de l’écrit

et non du signifié qui passe par des conventions orales

et on ne saurait confondre ces deux plans. Mais le

signifiant musical  n’est pas de l’ordre du langage mais du

geste, du signe Donc quand nous disons musique, nous

englobons  la dimension chorégraphique avant même tout

rendu sonore qui ne serait en fait qu’un épiphénoméne en

quelque sorte subsidiaire,   « dispensable ».(comme on dit en

anglais), dont il serait loisible de se passer.

Le son qui est émis dans une  musique non verbale n’est pas

vécu comme le serait le fait de prendre la parole. en donnant

du « sens »à ce qui est dit, un sens partagé, codifié. Et c’est bien

pour cela que la musique peut s’accompagner de chant du

fait que le chant n’est pas en soi de la musique. Nous avons

souvent écrit sur le sifflement qui, selon nous, incarne bien

un son qui n’est pas de l’ordre du langage même s’il passe

par la bouche.(cf nos textes sur la somatologie)

Ce qui bloque justement les femmes par rapport

à la composition musicale tiendrait à cette dimension

singulière du « son » dit musical. Le son musical serait ainsi

une émission, une production sans rapport avec le son langagier.

et qui ne ferait pas « sens », dont le sens n’aurait pas été

fixé, établi préalablement.  Le son musical serait sauvage.

La bouche est un espace où se cotoient des processus fort

différents, sans parler du fait que c’est à la fois par la

bouche que nous mangeons et buvons et que nous produisons

du son, du langage.

Avec la marginalisation du sifflement au sein de l’activité

musicale, il y a un chaînon manquant qui fausse les

perspectives et qui associe le son à la parole. Et de fait,

il  y aurait comme un tabou à produire du son sans parole

intelligible et codifiée.

Dans certaines communutés (Islam), on a coutume de dire que

le sifflement est le fait du diable ; il aurait donc été

à un certain moment diabolisé. Par ailleurs, le sifflement

ne serait toléré que par le biais d’instruments à cordes ou à

vent. Donc à nouveau une distanciation. Il reste que la musique

a quelque chose de subversif plus que tout autre art en ce

qu’elle est un signifiant et non un signifié. L’on peut certes

lui adjoindre du signifié (chanson, opéra) mais dans ce cas on

lui fait dire ce qu’on veut, on l’instrumentalise.On ne peut

d’ailleurs appréhender la dialectique saussurienne qu’en

partant de l’opposition entre musique et parole, si l’on admet

qu’en soi la musique ne comprend pas la parole qui est pour

elle un corps étranger avec lequel elle serait en symbiose/

Quelque part, l’opéra wagnérien prône un mélange, une

confusion des genres et annonce en quelque sorte le déni

du distingo entre le masculin et le féminin, ce dernier étant,

comme on l’a signalé à maintes reprises, marqué par le

primat du langage parlé, qui n’a pas besoin de visuel.

A contrario, selon nous, la musique aurait besoin d’un visuel

d’où cette association que nous avons proposé avec le ballet

et non avec le chant, qui est l’autre option d’alliance qui

marquera la charnière du XIXe et  du XXe siècle, donc

en réaction, éventuellement, à l’option de l’opéra. On

retrouve cette problématique dans le passage du cinéma

muet et du cinéma parlant qui annonce déjà une radio

sans images avant que celle-ci ne se change en télévision,

dans la seconde partie du xXe siècle.

On peut penser en tout cas à une musique primitive,

première à base de sifflement et de percussions produites

par le mouvemente des mains et des pieds (ce qui donnera

les instruments à percussion, tambour, timballes, piano etc)

qui sont assurément des moyens de produire du son, ce que

rapppellent les applaudissements à la fin d’un concert, parfois

accompagnés de piétinements et qui ne passent point par

la parole, sinon par quelques « bravos » plus ou moins

tolérés. Ces manifestations muettes (au regard du langage)

nous apparaissant comme un rappel, un rééquilibrage.

Autrement dit, le son ne débouche pas nécessairement sur

la parole et peut être dissocié du langage lequel peut se

limiter à une dimension purement visuelle, idéogrammique.

pouvant subsidiairement être « sonorisée ». On songe aux

civilisations amérindiennes qui ignoraient l’usage de la roue.

Il y a des connexions qui ne se font pas nécessairement.

Une autre humanité aura emprunté une autre voie, du

fait notamment d’un manque de visibilité dans ses conditions

de vie et elle aura inventé la « lecture » orale, c’est celle dont

les femmes seraient issues. On peut aussi penser que

l’invention de la lecture fut le fait des hommes qui

l’asservissaient et durent trouver un mode de communication

pour des non voyants ou des personnes n’étant pas en

situation de voir mais seulement d’entendre (cf la radio)

De nos jours, évidemment, ces distinctions sont largement

brouillées du fait d’une certaine symbiose  ayant perpétué

néanmoins ce clivage au niveau de la sexuation, les hommes

relevant d’une humanité et les femmes d’une autre.

Il nous semble néanmoins souhaitable de conscientiser de

tels clivages qui restent essentiels (cf nos travaux à ce sujet)

et l’on comprend notamment ce que peut avoir d’ambivalent

d’hybride, le cinéma parlant puis la télévision en tant qu’espace

de  mixité. Cela dit, l’on peut toujours penser que les hommes

et les femmes ne captent pas un  film de la même façon, les

uns s’axant plus sur la parole et les autres sur les signes (y

compris d’ailleurs les sous-titres pour les « versions

originales, ce qui relativise l’écoute. On peut ainsi  profiter

d’un film (ou d’un opéra) en étant sourd  ou malentendant

comme en étant aveugle ou malvoyant.

On ne dira donc pas que la musique est étrangère au son

mais elle le serait à la parole orale, laquelle, en revanche,

exploite ce son et y greffe une parole, en aval (passage du

signifiant au signifé). Nous avons relevé à quel point

les femmes avaient besoin de la présence de la parole comme

si elles vivaient encore dans les ténébres et nous pensons

que les espaces de silence vont se multiplier (comme dans

les bibliothéques et divers lieux de culte, de recueillement,

comme les monastère) à l’instar de ce qui se fait pour le tabac

quand on aura compris à quel point la parole orale est

polluante pour la pensée. On a pu voir à quel point

la technologie des mobiles avait exacerbé la parole

féminine et est voué à générer à terme de la

conflictualité. C’est d’ailleurs autour du rapport à l’oralité

de la parole (non du son vocal) que le différentiel du

masculin et du féminin semble le plus tangible au regard

du vivre ensemble (d’où l’essor sinon de l’homosexualité

du moins de vies séparées où les deux sexes ne se croisent

que ponctuellement. (mariage pour tous)

JHB

18  06 14

 

 

 

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La double imposture de la vie musicale

Posté par nofim le 17 juin 2014

Les moeurs musicales actuelles  comme  théatre de la décadence civilisationnelle.

par  Jacques Halbronn

 

Nous dénoncerons ici une double imposture : d’une part  quant au mode instrumental et de l’autre quant à l’appropriation par

l’intérpréte d’une oeuvre qui n’est pas sienne. En ce sens, la vie musicale actuelle reléve de ce que nous avons appelé

la Malculture (ce qui inclut la Malbouffe)/ Une prise de conscience de ces deux impostures serait hautement salutaire.

Le fait d’utiliser un instrument, un appareil au lieu de se servir de son propre corps  fait probléme. On est dans une problématique

prothésique, du handicap comme ces gens qui ayant perdu l’usage de la parole recourent à quelque technologie de substitution. Le grand oubié de la musique c’est le sifflement pour lequel nous militons depuis longtemps (cf le blog musimprovision) . Il suffit de noter

l’absence du sifflement dans l’ensemble des oeuvres du répertoire classique depuis des siècles. Le sifflement n’est nullement

assimilable au chant, ne passe pas par le langage et est universel. Les instruments à corde et à vent ne sont que des dérivés du

sifflement. Au lieu de développer ce registre du sifflement, on  se contente de le mépriser en le réduisant à un sifflotement et réservé

à la chansonnette! Or, nous pensons que l’effet du sifflement  organique n’est pas du même ordre que celui de tel ou tel instrument de

remplacement. Il faudrait mener des recherches dans ce sens au niveau des neurosciences.

L’autre imposture qui achéve de compléter ce tableau décadent tient à la défaveur dans laquelle est tombé  l’exercice de

l’improvisation. On sert au public des oeuvres le plus souvent de compositeurs depuis longtemps décédés et que les interprétes

s’approprient en vue de leur redonner vie,  un peu comme lorsque l’on ajoute du lait sur un produit déshydraté ou que l’on recourt au

micro-onde pour servir des surgelés. On est là dans le bas de gamme si ce n »est que le haut de gamme n’est plus guère proposé ou n’est

pas perçu comme tel.  Les interprétes se comportent comme des mécaniques bien huilées qui suivent la partition et que l’on peut juger

à cette aune alors qu’une musique nouvelle déroute. C’est aussi de la malculture que de se contenter de ce qui est « sec » et de se priver

de ce qui est « frais ». Même probléme que pour la Malbouffe!

Quel type de personnes est attiré par une telle pratique musicale? Nous nous sommes souvent demandé quel était le ressort de telle ou

telle vocation. C’est ainsi que les astrologues sont souvent des gens qui se sont sentis négligés dans leur enfance et qui vont compenser

à se référant à leur « thème natal », lequel sert de prothèse à un moi  déficient. Autre grille de lecture: une personne qui a mal vécu son statut de femme ou d’homme, sera attirée par un domaine où la question de l’individu prévaut sur celle du genre.

En ce qui concerne les musiciens, nous pensons qu’il  y a là

aussi une certaine symptomatologie liée à un probléme  avec l’autorité. En effet, quand il y a de vrais rapports entre les gens, on aboutit

toujours à des prises de pouvoir, ce qui permet d’ailleurs d’unifier un groupe. Mais celui qui est traumatisé par cet aspect de la vie

va trouver dans le milieu musical, un mode de relation sociale où le pouvoir est déjà institué par avance, par le truchement de la

partition/ On  n’aura donc pas à se battre pour trouver sa place puisque tous les rôles sont déjà distribués par avance. Motifs assez

peu avouables/ On pourrait ainsi multiplier les exemples d’une motivation qui en cache une autre moins racontable (Garfinkel) comme

ces associations qui mettent en avant tel ou tel objet mais dont la véritable raison d’être et de se perpétuer se situe ailleurs. On s’en

aperçoit quand on observe à quel point les membres d’un groupe présentent des similitudes qui n’ont rien à voir avec les enjeux

mis en avant par le dit groupe. C’est ainsi que tel groupe sera très majoritairement constitué de femmes alors que cela ne ressort

nullement de l’activité considérée. Nous avons ainsi signalé, dans nos études consacrées aux groupes juifs de la mouvance laïque, une très

forte majorité de juifs d’origine polonaise qui ont des modes de relation entre eux qui n’ont rien à voir avec le concept de juif laïc qui n’est là qu’une étiquette plus présentable, moins typée.

La musique, en tout état de cause, instaure entre ceux qui la pratiquent  certains modes de comportement qui créent une complicité entre

les membres du cercle considéré, laquelle  complicité est selon nous liée à une certaine infirmité sociale/ Mais on pourrait en dire autant

des cinéphiles (cinémathèque) qui partagent non pas seulement l’amour du cinéma mais un certain rapport à l’autre qu n’est pas

forcément sain. L’attachement que l’on a pour un groupe ne dépend pas nécessairement de ce que ce groupe affiche. Un tel groupe se

déclare ouvert au vu de son « objet » mais en réalité implique un certain passé plus ou moins douloureux et qui soude le dit groupe si bien

que le groupe peut survivre à la mise en cause de son objet ou lui être indifférent.

Etrangement, d’ailleurs,  bien des groupes fonctionnent sur la base de régles, d’une certaine rigidité. Dans les exemples que nous avons

pris: rôle considérable de la machine – l’instrument du musicien, l’ordinateur de l’astrologue et représentation très stratifiée

et  schématisée du rôle de la personne (partition, thème astral) qui ne permet pas une expression directe du corps mais uniquement par l e

biais d’interfaces instrumentales.

 

JHB

17 06  14

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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