Anthropologie du visuel

Posté par nofim le 20 décembre 2014

Pour une nouveau regard sur le visuel.

par  Jacques  Halbronn

 

Il nous semble que nous nourrissons psychiquement par le biais du visuel . Etrangement on  insiste actuellement sur le rôle de l’estomac en tant que second cerveau.  Le regard est une source majeure pour alimenter notre plaisir.  Et en ce sens, l’on comprend

l’idée de la femme voilée. On regrettera que l’on n’ait pas compris en Occident les enjeux liés au fait d’empêcher les hommes de regarder les femmes. Cela montre bien que les sciences humaines ne sont pas parvenues à appréhender toutes les implications liées à notre

sensoriaité et notamment à la vue. ll semble par ailleurs que Freud ait sous-estimé le rôle de la vue pour la vie sexuelle. Or, il est clair que l’enfant sexualise son rapport à autrui par le biais du  regard et que sa sexualité est d’abord visuelle et concerne non pas le sexe mais le visage de l’autre.

D’où un nouveau regard sur la problématique de l’abandon. Se refuser au regard de l’autre,  lui interdire sa présence est un acte grave et

pouvant être terriblement frustrant.  Loin des yeux, loin du coeur.

Or, paradoxalement,  voir ne coûte rien, est rarement facturé surtout si cela ne prend que quelques secondes car l’acte de vision peut êtres des plus brefs et n’en être pas moins intense/ Cela ne couté rien de regarder, de « lécher les vitrines ».

Notre humanité fonctionne essentiellement sur le visuel et ce n’est que lorsque le visuel est déficient que l’on se met en quéte de solutions de rechange, de continuité.

On  pourra certes objecter qu’avec le visuel, l’on reste à la surface des choses. Les objets ne nous intéressaeraient que pourvu d’être instrumentalisés. Nous ne cherchons pas à savoir ce qu’ils sont « en soi » puisque ces objets ne sont que des « contenants » (des

signifiants dirait  Ferdinand de Saussure) que l’on peut remplir à notre guise et dont nous pouvons changer le contenu le cas échéant. On y verra certainement un paralléle avec le double « statut » de la femme, à la foi objet à contempler  par les yeux mais aussi à remplir par la semence.

Que les objets soient dotés d’un nom n’est là que pour les désigner mais ce nom ne doit pas préjuger de leur contenu, c’est à dire de leur

signifié. D’où tout un débat autour  du nom des astres au début de la Logique de Port Royal.(fin XVIIe siècle)

On sait que la Science ne se contente pas d’une telle approche contenant/contenu, qu’elle n’entend pas dissocier. Pour l’homme de science, il importe de connaitre l’objet  »en soi » et non « pour soi », objectivement et non subjectivement. C’est  ce qui ,selon nous, d

distingue l’épistémologie des sciences « dures » de celle des sciences « humaines  » et en quelque sorte « humanistes »; c’est  à dire centrées sur le regard que les hommes « posent » sur le monde. D’où le débat entre astronomes et astrologues si celui-ci était, toutefois, bien posé.

La femme est par excellence objet et objectif du visuel de l’homme et cela signifie aussi, ipso facto, que ce qu’elle a à dire ne nous intéresse guère et que cela peut varier sans rien changer comme on change l’eau et les fleurs d’un vase, lequel, quant à lui, ne change pas tout comme le signifiant n’a pas à varier selon le signifié qu’on y associé ponctuellement, en un instant T.  Le signifiant est fixe, le signifié qu’on lui attribue est mobile, fluctuant. Du moins devrait-il en être  ainsi!

Nous intéresse ici prioritairement le regard de l’homme, l’homme et son regard sur le monde et nous aimons l’idée que les objets nous

parlent même s’ils ne disent rien tout comme un visage silencieux nous interpelle. C’est avec la destruction de la Tour de Babel que les humains se sont mis à parler du fait même qu’ils se dispersaient car toute prise de distance est un atteinte au visuel. Le ciel,  aussi

distant soit-il, en termes d’éloignement, nous reste extrémement proche visuellement et ce précisément la nuit, quand le visuel est

privé de la lumière solaire et parfois lunaire (nouvelle lune). Avec Babel, c’est la multiplication des langues alors que le message du visuel est universel, tout comme celui de la danse qui est en l’expression. Même la musique comporte  une dimension visuelle que l’on tend à oublier: spectacle d’un orchestre avec ses divers instruments.

S’il  y a malbouffe quand nous nourrissons médiocrement, de même notre visuel peut-il être affecté psychiquement, spirituellement quand le regard ne peut se poser sur du beau, du sensible. L’enfer serait la privation du visuel par la cécité ou par l’omniprésence de la laideur incarnée par une vieille femme, au sens où l »entendait Ronsard. Quand vous serez bien vieille, le soir à la chandelle… »"

Les femmes, selon nous, n’auraient pas le même rapportr au visuel et ne s’intéresseraient à cet aspect que pour séduire les hommes lesquels ne seraient portés sur le rapport proprement sexuel que pour séduire les femmes.  Selon nous, la sexualité masculine transcende la question spécifique des organes sexuels. Elle passe d’abord et avant tout par la vue, la vision et donc commence au plus jêune âge sans qu’il soit aucunement nécessaire de supposer une quelconque activité  au niveau des organes génitaux. Le fait que cette

sexualité évolue le plus souvent vers une relation en quelque sorte obligée avec l’autre « sexe » ne serait qu’un épiphénoméne, lié notamment aux besoins de la procréation dont les femmes seraient les agents.

 

Bibliographie

Jean-Christophe Bailly. Les cinq sens  Ed Bayard  2014

Claude Foucher Vécu identitaire et cécité tardivve.  La vie associative comme restauration du lien social. Ed  L’Harmattan 1997

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

JHB

20 12 14

Publié dans Conscience, couple, Culture, DIETETIQUE, ECONOMIE, sensorialité | Pas de Commentaire »

Le manque et l’addition

Posté par nofim le 9 décembre 2014

Le syndrome de l’addition. L’organique et l’instrumental

par  Jacques  Halbronn

 

Selon nous, tout manque se manifeste par un ajout et tout ajout est signe de manque.  Interroger quelqu’un sur ce qui l’a conduit à

ajouter quelque chose conduit à aborder un moment de manque correspondant  au début de cette addition. On peut demander ainsi

à quelqu’un: depuis quand  depuis quel âge,  il porte des lunettes, dans quelles circonstances, cette addition s’est produite. Les lunettes

appartiennent à ce que nous appelons ‘instrument » alors que les yeux relévent de ce que nous appelons « ‘organe » même si l’on peut parler d’un « appareil »  » organique comme l’appareil digestif. Notre rapport au manque n’a pas lâ même signification selon qu’on est homme ou femme. Chez la femme, le manque serait plutôt « normal » alors que cela ne le serait pas, selon nous, chez l’homme.

En ce sens, nous recommandons la solitude en ce qu’elle implique le refus des additions mais cette solitude doit concerner  non seulement une autre personne mais aussi un autre animal  voire tout objet, en dehors du sol sur lequel nous nous tenons, nous marchons, nous dormons,  cela va de soi. Cette solitude ne saurait non plus exclure de quoi se nourrir  et donc une présence au sein de la nature mais sans se forger d’instruments, d’outils, sans abimer celle-ci mais en prenant ce qu’elle a à nous donner, à commencer par les fruits qui sont l’expression même d’un « produit » qui se suffit à lui-même et qui n’exige aucune addition pour être consommé et qui est à la fois solide et liquide, à l’instar d’ailleurs de la viande qui rassasie à la fois la faim et la soif mais qui exige le feu pour être cuite et non pas seulement le soleil comme pour le fruit.  L’on peut penser que l’homme peut consommer de la viande crue mais chaude si l’animal vient juste d’être tué.

Celui qui s’aime  (Aime ton prochain comme toi-même) aura appris à éveiller toutes ses potentialités, celles de son cerveau, de sa voix, de ses mains et de ses pieds, entre autres, ce qui le rendra autonome par rapport au monde « extérieur ». Celui qui ne s’aime pas, ne se connait pas pleinement en tant qu’être humain – ce qui nous différencie les uns des autres est notre faculté à exploiter nos « talents » avec plus ou moins de bonheur- sera conduit à faire appel à une aide extérieure, ce qui créera des liens avec « son prochain ». Ce sera notamment le cas des femmes et dès le plus jeune âge. Et c’est pourquoi ce qui est bon pour le sexe féminin ne l’est pas nécessairement pour le sexe masculin et vice versa. Les valeurs ne sont pas les  mêmes et on pourrait aller jusqu’à dire qu’elles sont inversées. Freud a insisté sur la conscience du manque chez la femme. Ce qui implique donc une nécessaire addition en compensation.

Nous avons développé les notions d’altérité intérieure « ‘aime-toi (même) » et d’altérité extérieure (« aime ton prochain »). On voit qu’il faut commencer par s’aimer soi-même (Evangile) pour aimer autrui. Et il en est qui ne s’aiment pas, n’aiment pas ce qu’ils ou elles sont

devenus et donc seront enclins à ne pas s’intéresser à leur personne et à ne pas pratiquer le « connais-toi toi-même » (grec) qui fait pendant  selon nous au « Aime-toi  toi-même » (judéo-chrétien) en une sorte de fuite en avant où le « pouvoir » (et donc le

vouloir) remplace le « savoir », la connaissance de ce qui est inné, originaire.

L’autre nous fragilise ne serait-ce que parce qu’il peut s’absenter, voire disparaitre, par le vol ou la mort, et tout bonnement par le départ, quelle qu’en soit la raison. Mais pour les femmes,  le lien à autrui, aux objets est vital et elles en assument le prix. Pour les hommes, ce lien vient parasiter leur développement et peut détourner leur énergie, l’épuiser en cas de séparation, de perte. La solitude est plus féconde, plus heuristique pour l’homme que pour la femme, à tout âge et vice versa en ce qui concerne la « compagnie ». L’homme n’a pas besoin d’être inspiré par autrui, mais en revanche, il a une grande force d’inspiration dont il peut faire profiter son prochain. Aimer son prochain, pour l’homme, implique lui donner ce qui a été secrété en lui- même, de lui-même.

Il faut insister sur le’ fait que pendant toute une période de son évolution, les hommes se sont développés en améliorant leurs

performances et les plus performants avaient le plus de chances de survivre -(Struffle for life. Darwin). On sone souvent à un homme se

servant d’un bâton  mais le premier bâton n’est-ce pas notre bras, notre main? On saisit là la différence entre progrès organique et

progrès instrumental. Le premier se transmet génétiquement, le second culturellement.

Quand les humains commencèrent à se servir d’objets, le développement organique fut enrayé et le progrès désormais ne passera

plus par l’organique mais par l’instrumental et cela fait belle lurette que personne n’attend plus rien d’un progrès organique alors qu’il

est évident celui-ci est bien  la clef pour comprendre comment nous sommes devenus ce que nous sommes devenus.

Le recours à l’objet extérieur correspond à un basculement de l’évolution humaine qui aboutit  à notre état de dépendance par rapport aux machines que nous nous fabriquons faute de savoir nous développer nous-mêmes. Et cela est une addition qui est cause et conséquence d’un manque, et d’échec. Autrement dit,  le passage à l’objet serait la marque d’une faillite et cela  nous renvoie à la Génése

où l’on voit l’Adam androgyne (mâle et femelle tout à la fois) se dédoubler. Pour faire image, on comparera à cette Palestine qui elle aussi a été ains divisée à l’instar d’Adam dont on détache une partie de lui-même. Rendre l’homme dépendant, c’est l’affaiblir, c’est

rendre possible une separation entre ces deux corps (mais Dieu luî même ne peut qu’être androgyne, on ne l’imagine pas doté d’une épouse! Or Adam est initialement conçu à l’image de Dieu).

La fin de l’androgynat  marquerait ainsi  un tournant essentiel dans l’évolution ne serait ce que par le manque qui est manifeste lors de

la procréation qui exige de revenir au stade androgynal mais qui peut être interrompue par la seule femme.(IVG, avortement). Il vaudrait d’ailleurs mieux aborder la question de façon cyclique. Il y a un temps de l’androgynat, qui est celui de la « conjonction »

-symbolisée par la rencontre tous les 7 ans entre Saturne et l’une de 4 étoiles fixes royales) puis un temps de la dissociation de l’androgyne qui est celui de la disjonction de Saturne s’éloignant de l’une des dites étoiles. ¨Puis revient un nouveau temps

androgynal et ainsi de suite.. On aurait donc tort de voir dans les deux premiers chapitres de la Genése deux versions différentes de

la création de la femme . Le premier chapitre traite non pas de deux personnages mais du seul Adam, tant masculin (zakhar) que

fémini (nequéva) alors que le second chapitre traite de la déconstruction de l’Adam en  un mâle (Ish) et une femelle (Isha).

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

JHB

09 12 14

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Contre l’enseignement mixte dans les petites classes

Posté par nofim le 25 novembre 2014

Les dangers de la mixité  aux débuts de la scolarité. Le Nouvel Emile.

par  Jacques - Emile  Halbronn

Selon nous, il importe de distinguer très nettement la formation des petits garçons et celle des petites filles, contrairement à la tendance qui semble de nos jours devoir ou vouloir prédominer. il s’agit là d’un enjeu de toute première importance. On assistera notamment sur

le nécessaire apprentissage de la solitude par les enfants de sexe masculin. Cette solitude, nous la concevons avant tout par rapport

aux objets de toutes sortes  et non pas tant en ce que l’enfant serait isolé de ses semblables. On sait que nous privilégions pour les

garçons le non apprentissage de la lecture car cela implique le recours à des objetys: stylo, papier, clavier, écran etc. L’enfant mâle

constitue la principale richesse d’un pays et il importe donc de ne pas la gaspiller, la gâcher, la frelater. L’enfant femelle, a contrario, a une valeur bien moindre, et se situe plus dans le quantitatif que dans le qualitatif, ce qui le rend, ipso facto, assez interchangeable, remplaçable par la machine et par  des populations étrangères ou à l’étranger.

L’enfant mâle devra donc individuellement et /collectivement apprendre à se débrouiller tout seul, c’est à dire avec ses propres ressources physiques et mentales sans recourit à des « objets » fabriqués. Il  communiquera par la parole et retiendra par la mémoire sans chercher aucunement à restituer quoi que ce soit littéralement. L »esprit compte plus ici que la lettre.

Nos lecteurs doîvent être familiers avec la dialectique  altérité intérieure/altérité extérieure.  Dans un cas, il s’agit  d’explorer les ressources propres à l’individu en évitant toute aide d’objets, ce qui est très heureux sur le plan écologique. Précisons cependant que nous évoquons ici le cas d’objets transformés par l’homme   plus que d »objets que l’on peut observer sans avoir  là les saisir

manuellement. On pense ainsi aux astres dont le mouvement(les luminaires notamment)  peut inspirer par exemple une

rythmicité. En ce  qui concerne l’alimentation, nous conseillons avant tout la consommation de fruits mûrs car le fruit se suffit

à lui-même, il n’a besoin d’aucun additif pourvu qu’il ne soit ni trop mûr , ni pas assez.

Les petites filles, au contraire, pourront s’initier à la « cuisine », à la préparation de produits exigeant un assaisonnement et qui ne seront

pas nécessairement consommables tels quels, qui auront beson d’une cuisson.

Nous voudrions insister sur les problémes posés par  l’acquisition par les petits garçons de valeurs « féminines » et vice versa.. Nous avons récemment eu l’occasion (cf sur notre  « chaîne »  sur You Tube et sur Google +) de signaler que les femmes avaient eu raison

de revendiquer certaines activités dont les hommes les avaient privées. En tout état de cause, il n’est pas bon d’adopter les valeurs

de l’autre sexe, car c’est là une forme de perversion.

Désormais, les choses sont devenues plus claires. Les femmes ont investi les domaines qui leur convenaient et Marx signalait que

grâce à la machine, les femmes auraient accés au travail, tout en pressentant que cela ferait probléme pour les hommes. (Manifeste)

Les femmes ont vocation à assister les machines et d’ailleurs une femme qui lit à voix haute un texte est parfaitement dans son rôle.

Il revient donc aux hommes d’investir les territoires qui leur sont impartis et qui exigent un progrès non pas technique mais

« bio-technique », par une meilleur exploitation de leurs facultés « innées ». Ce domaine « masculin »  permet  à l’ Humanité de progresser,

d’innover, dans la verticalité alors que les femme se situent surtout dans l’horizontalité, dans la diffusion, à la duplication, à la reproduction à grande échelle, ce qui implique que celles-ci travaillent en groupe, collectivement,  dans un certain bruit qui

est susceptible de détranger les hommes dans la mesure où leur intériorité ne passe pas par la parole mais par la « pensée » (cogito,

transmission de pensée)

Autrement dit, ceux qui parlent de mixité ne savent pas de quoi ils parlent et d’ailleurs eux-mêmes dans la vie courante seraient les

premiers à déconseiller certains mélanges sur le plan alimentaire. On est donc là avec la thèse de la mixité en plein fantasme. Ce sont des apprentis sorciers qui entendent expérimenter en aveugles. Or, il ne s’agit pas de faire n’importe quoi, n’importe comment!

Ce n’est que parce que d’aucuns ont une vision excessivement abstraite de la réalité humaine qu’ils se permettent de prôner une

mixité sauvage. Ils pourront répliquer, certes, que l’on verra bien! Mais le probléme, c’est que l’éducation – comme ils le reconnsaissent eux memes les premiers-  est capable de modeler et de remodeler, avec l’idée de façonner ainsi une sorte d’androgyne. Et c’est bien

justement là le problème, c’est que les méfaits de telles méthodes ne se feront sentir qu’au bout d’un certain temps et après il sera trop

tard! Certes, l’Humanité continue, en dépit de toutes sortes d’idéologies pernicieuses, à maintenir une certaine tonicité intellectuelle et

les sociétés continuent à oeuvrer comme elles l’ont toujours fait mais jusqu’à quand?

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

JHB

25 11  14

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L’importation massive de mots français par le monde anglo-saxon et germanique

Posté par nofim le 23 octobre 2014

Vers une économie linguistique. La dette  « germanique » envers le monde francophone.

 

par Jacques Halbronn

 

La thèse d’un choc linguistique d’ici le demi-siècle nous apparait comme un enjeu économique majeur pour les prochaines décennies. Préparer un tel choc économique doit s’envisager dès à présent en vue d’une véritable « guerre des langues » et du fait d’un certain

néo-colonialisme linguistique (cf les travaux de Louis-Jean Calvet). Le monde  francophone ne saurait renoncer à de tels défis mais il faut prendre conscience de leur ampleur et des résistances qui ne manqueront point de se manifester, et notamment au nom de la « Science » et de la « linguistique ». C’est pourquoi nous pensons qu’il importe de montrer que la linguistique contemporaine aura été mise en place pour précisément éviter un tel « choc », de telles revendications que d’aucuns n’hésiteront probablement pas  à qualifier de  « démentes ». Il ne faudra pas se décourager pour autant!

Enjeux économiques avons- nous dit, et qui relévent en fait d’une  véritable spoliation!  Le mot n’est pas trop fort. Et la politique de l’autruche des emprunteurs  nous fait songer peu ou prou à la crise des subprimes, qui concerne également les USA comme c’est le cas

pour l’affaire des emprunts linguistiques au français qui n’a cessé de se manifester sur près de 1000 ans. (conquéte normande en 1066)

et cela n’est pas sans rapport avec le « French Bashing » comme on finira bien par en  prendre conscience tôt ou tard.

Il est clair que lorsque l’on interroge des locuteurs natifs anglophones, on est le plus souvent dans le déni selon un argumentaire plus

ou moins sophistiqué. Cela va de l’origine « latine » du français aux « faux amis »  qui n’ont plus rien à voir avec l’original français – argument d’ailleurs souvent avancé par les professeurs d’anglais en France.

L’enjeu est d’autant plus crucial que l’anglais est bel et bien en position de langue « mondiale » mais c’est précisément la notion même

de ‘langue » en tant qu’entité une et indivisible qui fait ici épistémologiquement probléme en un temps où les physiciens nous expliquent que tout est continuum. Un tel cloisonnement est d’autant plus inacceptable que l’on sait à quel point les notions d’importation et

d’exportation sont déterminantes en économie. Pourquoi ne pourrait-on parler de « ‘balance » des paiements  au niveau linguistique? D’ailleurs la notion d’ »emprunt » linguistique est parfaitement bien  établie et l’on passe aisément de l’emprunt à l’endettement à moins

que l’on ne mette en avant quelque argument légitimant  une certaine forme d’appropriation.

Or, le monde francophone n’a aucun intérêt -et ne peut d’ailleurs se le permettre  –  à valider un certain discours qui placerait le domaine des langues hors du champ économique et il  est bien de notre intention de ne pas laisser se perpétuer plus longtemps une telle spoliation dont le français ferait les frais.

Les linguistes sont d’ailleurs, pour la plupart, parfaitement au courant de la masse de mots français entrés en anglais au cours des siècles au point que l’anglais moderne  est devenu une langue hybride, bâtarde, bref colonisée et qui en porte les stigmates. Mais ils tendent à minimiser et à relativiser les tenants et aboutissants d’un tel « dossier ».

Pour ne pas tomber dans certains piéges, il importe de commencer par déconstruire l’idée d’entités linguistiques indépendantes les

unes des autres. Or, la phonologie a sa raison d’être dans une telle idée. Pour cette « science »,  un locuteur est marqué par la nécessité de gérer au mieux la langue dans laquelle il s’exprime sans se soucier des autres langues.  On évacue ainis toutes les considérations

diachroniques et on décide d’une sorte de statu quo sur lequel il ne serait pas question de revenir. Car que se  passerait-il, n’est-ce pas, si chaque langue revendiquait des « royalties », des redevance sur ce que les autres langues lui devaient et continuent à lui devoir si

les mots ainsi concernés sont encore en usage? Ce serait un désordre total, n’hésiterait–on point à conclure.

Or,  dans ce domaine, il est des langues qui sont plus « égales » que d’autres et aucune langue vivante, à notre avis, n’aura exporté

aurant de mots vers d’autres langues que le français, au cours des dix derniers siècles. Donc  les langues ne  sont nullement toutes

logées  à la même enseigne en matière d’économie linguistique.

On ajoutera qu’il n’est certainement pas plus ‘moral » d’accepter que tel pays vende le pétrole ou le gaz de son sous-sol alors qu’il n’y est

pour rien, au regard des chronologies, alors que la France est directement concerné par  la langue française qui en émane. Certes,

on nous répliquera non sans un certain cynisme, qu’il est plus facile de « voler » des mots que des  barrils de pétrole. Mais les temps

changent et l’on sait que le « piratage » des textes et pourquoi pas des mots devient un enjeu majeur et que les moyens pour

détecter le dit piratage sont de plus en plus sophistiqués. On sait aussi que les récentes affaires d’espionage électronique ont montré

à quel point il était possible de contrôler l’usage de tel ou tel mot. Donc logistiquement, rien ne s’oppose techniquement à la mise en

place d’un « marché », d’un « commerce » des mots.

Car c’est bien des mots qu’il s’agit et non des langues.  Peu nous importe le nombre de locuteurs qui parlent le français ici mais bien

le nombre de mots français que tel ou tel locuteur utilise au sein de sa propre « langue ».

Certes, l’anglais pourrait être tenté de pratiquer lui aussi une telle politique en exigeant des redevances pour l’usage de cette « langue »

dans le monde. C’est son droit. Mais c’est le droit aussi de la part de la francophonie de se faire payer pour les mots français qui

truffent littéralement la dite langue anglaise pour ne parler que d’elle car on pourrait tout à fair aborder la question de la dette

allemande en termes de mots français empruntés et importés. Il suffit de lire un texte relativement bref et déjà ancien comme le

Manifeste du Parti Communiste de Marx pour observer que les mots d’origine française s’y compte par centaines. En sens inverse, l’importation de mots allemands en français est dérisoire. Et  le « franglais » dont parleait il  y a 50 ans un René Etiemeble (Parlez vous

franglais?) ne fait que montrer que les francophones sont infiniment plus comptables des leurs quelques emprunts  à l’anglais que cela

n’est le cas en sens inverse!

Nous conseillons d’engager  tant à l’école, au collége et au lycée, une campagne de sensibilisation dans ce sens mais aussi dans les média sous la forme de jeux télévisés consistant à prendre un document  rédigé en anglais et à  voir lequel des concurrents  trouvera le plus

de mots d’origine française. Un exemple remarquable est le fameux « care » qui est entré en français. Qui ne voit qu’il ne s’agit d’une

déformation du français « cure »?  On rappellera les formes : sinécure, ne pas en avoir cure, curieux,  aller en cure, sans parler du « curé », du « curateur », de la curatelle.   L’anglais

a d »ailleurs gardé « ‘cure » dans le sens de soigner, ce qui fait un

doublon avec care..

Dans un film récent ‘The Judge » nous avons entendu une petite fille déclarer avoir passé des vacances

remarquables.  Si l’on demandait à un francophone de retrouver le mot anglais utilisé pour « vacances », on entendrait à coup sûr

« holidays » alors que c’est le mot « vacation »  qui est sorti de la bouche de la petite fille!  Qu’il y ait chez les Anglophones une

fascination séculaire non pas tant pour la langue française mais pour les mots français est une évidence, ce qui explique notamment

la proportion de mots français importés qui ont été maintenus dans leur orthographe d’origine. Il est des secteurs sémantiques qui

sont quasiment réservés aux mots  français comem tout ce qui vise à calmer le jeu :   quiet, calm, silence, clear et dont on ne saurait dire

qu’ils appartiennent à un haut niveau de langue. Car on entend souvent cet argument à savoir que les mots français ne seraient pas

utilisés par les classes populaires. La lecture de la dite presse populaire  apporte un démenti flagrant à une telle affirmation ne serait-ce

en tout cas qu’au niveau de la compréhension passive! En fait, la masse des mots d’origine française est absolument stupéfiante et il serait totalement  impossible que l’anglais se passe des mots français. Ce serait suicidaire.  La seule question est celle du rapport des forces mais  c’est là une question géopolitique au niveau mondial. Que les Etats Unis  répliquent par une fin de non recevoir ou par quelque forme de chantage est à prévoir. Mais le jeu en vaut la chandelle. d’autant que d’un point de vue ergonomique, l’anglais est

une langue indéfendable en son économie interne et son apprentissage fait bien plus la part aux signifiés qu’aux signifiants. La théorie de Saussure aura contribué à renforcer les positions de  l’anglais dès lors qu’elle est instrumentalisée au profit des signifiés, c’est à dire

qu’elle minimise le rôle des mots (signifiants en tant qu’objets)  en mettant l’accent sur le sens qu’on leur octroie. (signifiés en tant

que commentaires, interprétation, tradition).

 

 

 

 

JHB

28 10 14

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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La cuisine des données brutes

Posté par nofim le 14 octobre 2014

 

Etudes cognitives. De l’approche « raisonnée » et de l’irrationnel.

par  Jacques  Halbronn

 

Nous aimons à comparer la digestion des nourritures matérielles avec celle des spirituelles ou intellectuelles. Et c’est pour cette raison que nous avons déclaré récemment que la philosophie était une « cuisine de l’esprit », que notre intelligence risquerait l’indigestion si nous faisions absorber à notre « mental », à notre cerveau, des produits qui ne seraient pas préts à la consommation, insuffisamment

cuits, par exemple. On pense à la « cuisson » alchimique dans l’Athanor.

Le philosophe serait donc voué à servir des préparations qui seraient assimialbles, digestes par un processus de purification, de décantation, de dégrossissage.

Mais il n’est pas le seul à être le gardien immunitaire  face à des faits que l’on pourrait qualifier de « barbares ». Il faudrait aussi

faire la part de l’historien qui introduit et satisfait à une exigece de diachronicité, de perspectives, de « genése ». En ce sens, tout fait

devrait bel et bien être passé au tamis des approches croisées de la philosophie et de l’Histoire.

Mais l’on pourrait ajouter deux autres « méthodes »,  celle qui passe par le Droit, et celle qui passe par la Langue.

Dans le premier cas, le Droit permet à une sociéte de fonctionner, de s’organiser, de se réguler en proclamant des « lois » sans le respect desquelles il n’y aurait pas  d’Etat de Droit. Nous dirons que d’une certaine façon, l’astrologie reléverait à l’origine des sciences juridiques même si cela a dérivé vers la croyance, voire vers la religion à des fins de légitimation.

Et  dans le second cas,  la Langue est égélement censée  servir d’interface entre les « faits » de nature et ceux de culture.

Il serait bon de développer ces quatre angles d’approche lesquels présentent chacun une certaine spécificité. Ces quatre approches semblent constituer un ensemble nécessaire sinon suffisant pour que l’Humanité puisse éviter le désordre, la décadence, le  dépérissement, la dégradation de la conscience. Bien évidemment, l’on ne saurait oublier la Diététique dont il a été question au début.

En replaçant la philosophie au sein d’un ensemble de méthodes, nous mettons fin à  un statut à part tant il est vrai que la plupart

des gens sont dans l’incapacité de  cerner l’objet de la Philosophie.

Pour notre part, nous avons couvert  peu ou prou  le champ de ces diverses  « grilles » – terme qui ici signifierait  une idée de filtrage- et cela représente à nos yeux un tout à cinq branches, si l’on y englobe les nourritures terrestres.

A  contrario, que se passe-t-il quand ce appareil immunitaire ne fonctionne pas ou mal, quand ce qui est brut n’est pas raffiné, quand

ce qui est  désarticulé n’est pas rétabli et en fait quand les méthodes auxquelles on est en droit de vouloir recourir  sont elles-mêmes

viciées? Alors la solution tend à devenir le probléme.

Le passage du cru au cuit  fait image et dit bien, croyons-nous, ce qu’il veut dire. La philosophie, on l’a dit, doit servir de four en vue d’une cuisson. Elle se situe avant tout dans la synchronie, dans l’agencement structurel et quelque part elle évacue, évite la dimension chronologique, ce que fait en revanche l’Histoire. Le philosophe n’est en ce sens pas nécessairement un bon historien capable de restaurer le cours, la succession des choses, la  chronologie.

Pour en venir à un domaine qui pour nous est « pilote », à savoir l’Astrologie, nous dirons que l’on y observer une double déficit

de synchronie et de diachronie. En outre, l’astrologue se sert du langage dans sa pratique sans toujours prendre conscience des ambiguités de la « parole ». Quant au Droit, l’astroloogue est réticent à percevoir et reconnaitre la dimenion juridique de son  savoir. Or, nous pensons que de même que l’astrologie doit faire bon ménage avec l’Histoire,  celle-ci -du moins à l’origine- était avant toute chose

une Loi, non pas au sens scientifique mais moral  du mot.

Ce faisant, l’Homme se constitue  une « seconde Nature » rivalisant avec la Nature primordiale et c’est d’ailleurs précisément ce qu’entreprend au départ l’Astrologie.

Ceux qui sont capables de « travailler » les données brutes sont désignés pour conduire l’Humanté,  à l’instar d’un Moïse, leur cerveau leur servant d’Athanor et prédigérant ce qu’ils transmettent à leurs « ouailles ». Ce sont, dans tous les sens du mot, des restaurateurs.

A la lumière de nos propos, quel usage attendre de ce qu’on appele le « café philo »?  Ce serait un espace voué à l’apprentissage de la cuisine, à former des « préparateurs », comme en pharmacie. On aurait affaire à des écoles  qui enseigneraient à philosopher. Mais il faudrait éviter l’écueuil des « plats » traditionnels

que sont les ouvrages de tel ou tel « philosophe ».

On peut parler d’une approche « raisonnée » des corpus, des

sujets, comme on dit d’une bibliographie qu’elle l’est. A

contrario, que dire d’une présentation qui ne serait point

ainsi raisonnée, dotée de raison comme valeur ajoutée? Besoin

d’un ordre, d’un rangement, d’un classement. Encore est-il des

agencements factices qui ne se référent qu’aux apparences

brutes: l’ordre des noms , des dates, des titres selon de

simples critères alpha-numériques, ce dont se contentent

souvent les catalogues de bibliothèques et qui n’offrent que

l’intérêt de pouvoir s’y retrouver et de recourir à un consensus

de bas de gamme. On pense aux techniques de l’Art de la

Mémoire qui font fléche de tout bois.

L’irrationnel serait ainsi ce qui n’a pas été bien « raisonné » ou

semble ne point pouvoir l’être vraiment, qui n’est pas passé

au tamis de l’intelligence. C’est une telle exigence de « sens »

(dans tous les sens du terme) qui serait le fondement de la

Science et dont les humains seraient pourvus très inégalement

en dépit des apparences puisque personne, dirait Descartes,

semble se plaindre d’en être dépourvu. Il est ainsi des terres

en friche, encore de nos jours, qui sont restées en dehors

des grandes entreprises de raison et on les désigne d’ailleurs

sous le terme d’irrationnel. Mais dans certains cas, la marge

de progression reste encore, en ce XXIe  siècle, considérable: dans le domaine

de la linguistique, de l’Histoire, de la science politique etc.

On soulignera notamment la nécessité d’une approche

diachronique  couplée avec une approche synchronique. On pense

à la médecine qui a appris à aseptiser, à purifier. Raisonner

sur un document qui n’a pas été débarrassé de ses scories

nous semble un exercice assez vain qui se contente de

« sauver » un état tardif et peu ou prou corrompu. Se pose

ainsi la question des origines, de la provenance comme dans

le domaine de l’alimentation qui souvent est négligé au

profit de toutes sortes d’expédients et d’adjuvants, en une

sorte de fuite en avant. Nous dirons que la faculté de

remonter dans le passé est une des vertus les plus rares et

les plus précieuses -et la Science n’est-elle pas vouée à nous

parler du passé?- et semble n’être – au bout du compte même

si certains démagogues se refusent à l’admettre- que le lot  d’une élite

masculine. Appréhender le passé est une tâche autrement

plus complexe que de se projeter vers l’avenir et ses chimères

d’autant que ce futur peut être trafiqué et qu’une prophétie

tend à s’auto-réaliser de par l’effet d’annonce.

 

JHB

15 10  14

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

14  10  14

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Démographie et pédophagie

Posté par nofim le 20 août 2014

Sur le tabou de l’anthrophagie et de la pédophagie, autour

de la question de l’autosuffisance.

par  Jacques  Halbronn

 

La façon dont le probléme de la démographie est traité

actuellement  est  le symptome inquiétant d’une  crise de la

pensée anthropologique, victime d’un certain nombre de

tabous et de principes contradictoires. La question de

l’alimentation  est notamment  mise en avant sans que l’on

ne l’articule sur celle de la démographie et de l’écologie, comme

il conviendrait.

Nous pronons  l’autosuffisance  de l’Humanité, c’est à dire

la nécessité de faire le moins possible appel à des apports

extérieurs en privilégiant la production  en interne et ce, dans

tous les domaines.., y compris dans le domaine alumentaire.

Il se pose ainsi la question  de savoir si l’Humanité génére

ou non sa propre  nourriture comme elle génére sa propre

musique,  sa propre  science, sa propre descendance. C’est en

ce sens que nous ne pouvons esquiver le débat autour de

l’anthrophagie et plus spécialement de la pédophagie, lequel

débat  est refusé d’entrée de jeu comme s’il sagissait d’un tabou

absolu dont on ignore l’origine et la raison d’être. Mais

l’humanité joue là sa propre survie. On  est là en plein

irrationnel et il conviendrait de déterminer quel est le

traumatisme sous jacent  à  une  telle fin de non recevoir.

L »homme est un arbre dont  il ne peut consommer les fruits

alors qu’il peut consommer le fruit d’autres animaux, à

commencer par les oeufs,

Peut-on imaginer une humanité qui  se laisserait

mourir de faim  sous  prétexte qu’elle ne saurait manger

le « fruit de ses entrailles ».parce que la vie c’est « sacré »?

On a voté l’IVG, l’interruption

volontaire de grossesse mais on n’est pas prêt à admettre

la consommation de nouveaux nés, même en cas de famine. .

Etrange argument des adversaires de la consommation de

viande qui mette en avant le coût de celle-ci mais

n’est-il pas étrange que l’on dépense autant  pour produire

un bien que l’on ne consomme même pas? A une époque où

l’on sait à l’avance ce qu’il adviendra d’un enfant

avant sa naissance, où  la

fécondation  in  vitro se  développe, n’est-il pas possible de

mettre en place une politique cohérente de natalité ?

On aura compris que nous privilégions ici la pédophagie, c’est

à dire le droit de consommmer  des enfants en bas âge, et ce

exclusivement plutôt que de porter atteingte à la nature, aux

autres espéces,  avec toutes les conséquences écologiques que

l’on peut concevoir. Les relations entre les humains et le reste

des régnes animaux et végétaux en seraient inévitablement apaisées.

On aura  compris que le thème central ici est celui d’une

humanité auto-suffisante et qui ne cherche pas d’office à

fair appel à des apports extérieurs.

Il sera intéressant d’entendre les arguments  hostiles à un

tel projet pour le XXIe siècle. S’il existe d’autres « humanités »

dans l’univers, il serait  fort utile de savoir comment elles

ont  abordé ce probléme  qui  consiste à ne pas compter avant

tout sur sa propre production comme richesse, comme

ressource.

 

 

 

JHB

20. 08 14

 

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Les dialectiques zodiacales

Posté par nofim le 10 août 2014

Réflexions sur les polarités zodiacales et la précession

des équinoxes;

par  Jacques  Halbronn

Les astrologues ont coutume de relier le Zodiaque au

cycle des saisons mais en réalité, ils se contentent le plus

souvent  de plaquer une quelconque cyclicité sur les symboles

zodiacaux  plutôt que de s’intéresser directement aux dits

symboles et pour cause. On peut raisonnablement douter de la

cohérence  et des raisons de leur succession.

Nous nous intéresserons ici à la mise en évidence d’un axe

symbolique qui ne nous semble pas avoir été signalé

jusqu’à présent du fait du désordre que nous signalions.

Cet axe nous est apparu lors d’une récente étude concernant

les vignettes des douze mois de l’année, dans le Kalendrier

des Bergers qui est selon nous,  en rapport avec une tradition

bien plus ancienne à la source même des symboles zodiacaux.

Nous mettrons donc en paralléle la scéne de la tonte des

moutons et celle du dépeçage du porc, placées l’une au

printemps,l’autre en  automne.On peut y voir une sorte

d’ouroboros.

L’opposition serait selon nous la suvante: dans le premier

cas, l’animal donne quelque chose sans en mourir et dans

l’autre il perd la vie dans l’opération. Les hommes auraient

ainsi deux types de rapports avec les animaux domestiques et ce

alternativement.

D’un côté, on a des animaux qui nous livrent leur toison

(mouton), leurs oeufs (volaille) et de l’autre des animaux

qui nous livrent leur chair (boeuf, porc), .Les uns donnent plus

d’eux-mêmes que les autres.

Il y aurait donc selon nous une opposition radicale entre

le mouton et le boeuf alors que la tradition zodiacales les

associe dans un même cadre, celui du printemps. Nous avons

expliqué cette anomalie par le fait que nous avons affaire ici

à deux zodiaques qui ne fonctionnenet pas de la même façon.

L’un est construit à partir du point vernal et donc n’est pas

tributaire de la précession des équinnoxes alors que l’autre

est constitué à parir d’une certaine étoile fixe laquelle dépend

de la dite précession. Cela expliquerait pourquoi le boeuf

aurait fini par cotoyer le bélier, en parcourant tout un

diamétre, ce qui correspond à  douze mille ans environ, la

moitié de 25920 ans, grosso modo. A contrario, l’oiseau
(l’aigle du tétramorphe) serait passé du printemps à

l’automne et donc serait lui aussi en décalage par rapport

aux animaux qui sont abattus.. Pour nous, l’oiseau nous donne

ses oeufs mais non son corps, ce qui le rapproche du mouton

avec sa laine dont la perte ne menace pas son intégrité

physique..

Il s’agit là de considérations qui ne relévent pas de

l’astrologie mais du cycle saisonnier tel qu’il est vécu

par les sociétés humaines et qui a servi aux astronomes pour

situer les astres dans le ciel les uns par rapport aux autres.

Quand on étudie le Tetrabiblos, aux Livres III et IV

on observe que les planétes sont associées aux significations des dieux dont ils sont

la demeure (on disait autrefois l’étoile de tel ou tel Dieu). On

a même un développement sur la Lune directement ancré

sur les significations zodiacales (Ch IV De l’action) :

« Mais si la Lune regarde (aspecte) ceux qui dominent

l’action lorsqu’elle sort de sa conjonction avec le Soleil et

qu’elle est avec Mercure au Taureau, au Capricorne et dans le

Cancer, elle fera les poétes, les prétres et ceux qui

prophétisent par le moyen d’un bassin plein d’eau. Mais au

Sagittaire et aux Poissons, elle fait ceux qui prophétisent par

le discours qu’ils ont avec les morts et les démons. Et à la

Vierge et au Scorpion, les magiciens, les astrologues qui

disent les choses cachées et qui prédisent les futures. A la

Balance, au Bélier et au Lion, ceux qui sont divinement

inspirés, les faiseurs de songes et ceux qui conjurent les

esprits » (trad. N. Bourdin, p. 206  Ed  Culture, Arts, Loisirs,   1974)

Il nous semble que nous avons dans les deux derniers livres

de la Tétrabible une présentation de l’astrologie qui

diffère singulièrement de celle du Premier- le plus souvent

cité-  qui semblait vouloir se démarquer  de toute forme

de symbolisme.  Il n’est pas indifférent de noter que c’est

avec la Lune que l’accent est le plus fortement mis sur la

symbolique zodiacale, ce qui tient probablement au fait

d’une astrologie lunaire axée sur le passage de la Lune dans

les différents signes, eux-mêmes associés à des divinités.

(cf Manilius)

Revenons sur le cas du taureau qui est bien représenté comme

un animal de sacrifice comme le rappelle Marguerite

Mertens Stiénon (L’Occultisme du Zodiaque, Ed. Adyar

1939): « Nous pouvons   saisir clairement la signification

du  taureau  égorgé par Mithra »,  le « corps du  taureau immolé »

(p 75), que ‘ l’on retrouve dans la corrida.

Le zodiaque automnal est marqué par le « fer » qui tue : c’est

le Sagittaire avec son arc, et selon Volguine, le scorpion

désignerait aussi l’archer (sagitarius).  A la fin de l’Eté,

c’est le moment de l’abattage des bêtes, de leur

« crucifixion »  quand on se prépare à les dépecer, scéne qui

s’oppose à celle, plus pastorale, du mouton dont le fer ne

menace que la toison laquelle est vouée à repousser (à

l’instar des plantes que l’on consomme). Au printemps, le

mal n’existe pas car  rien n’y est irréparable puisque cela

répousse, puisque les poules pondent quotidiennement. En

revanche, à l’automne, c’est le capital et non les intérêts

qui sont  en jeu et la responsabilité pése plus lourd.

 

JHB

10 08  14

 

 

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La vie en play back

Posté par nofim le 15 juillet 2014

 

Pour une épistémologie de l’hybridité. Vers une culture « bio ».

Par Jacques  Halbronn

 

Que peut faire la science face à un objet, un phénomène hybride et comment savoir si l’on a

affaire à de l’hybridité ? Qui dit hybridité, dit interaction, dit mélange, mixité, symbiose, synthèse,

syncrétisme.

Pour le 14 juillet 2014, nous avons assisté devant la Tour Eiffel  au « Concert de Paris » qui préludait au  Feu d’artifice et il se  produisit un dysfonctionnement au niveau du play back.   Les chanteurs qui apparaissaient sur les grands écrans  n’étaient pas en phase avec le son censé leur correspondre/ Le résultat global était « désuni » et  on peut y voir une incarnation d’une hybridité qui se défait. Normalement, on aurait dû n’y voir que du feu si la technique avait été à la hauteur. Mais il y avait là une faille révélatrice du procédé, de l’imposture.

A  tout moment,  ce qui nous est montré comme ne faisant qu’un risque de se désunir, de se

désynchroniser.

Dans nos relations avec autrui, savons-nous faire la différence entre ce qui est proprement nous, ce qui est un « moi » s’adressant à l’autre et parlant la langue,  s’exprimant dans le langage de l’autre et ce qui émane de l’autre ?

Par épistémologie de l’hybridité, nous entendons la nécessité d’une certaine méthodologie. Face à

un phénomène qui se présente, au premier abord, comme étant d’un seul tenant, comment  débrouiller l’écheveau  des interactions  entre les différentes composantes ?

Selon nous, il importe de remonter à un stade où la combinatoire n’a pas encore eu lieu.

On prendra l’exemple des hommes et des femmes dans nos sociétés. Une partie de notre savoir – faire, voire de nos valeurs  ne fait sens que dans un rapport de communication avec autrui et vice versa  de la part d’autrui à notre égard.

Nous avons à maintes reprises abordé la question du dimorphisme hommes-femmes. Si l’on prend le cas du rapport sexuel, est-ce l’homme qui recherche celui-ci ou bien plutôt la femme ?

Selon nos thèses, le besoin de toucher, de sentir l’autre – dans tous les sens du terme- de le goûter,

serait typiquement féminin  et lié à un habitat ancestral originel marqué par l’absence ou l’extrême pénurie de lumière, ce qui exigeait  une grande proximité d’autant que la vie se déroulait dans un espace relativement restreint et  générant une certaine promiscuité.

Autrement dit, si l’homme a acquis un certain savoir-faire dans le domaine sexuel ; c’est avant tout pour communiquer avec les femmes et vice versa, les femmes seraient attentives à leur look pour

plaire aux hommes, avec des couleurs vives pour qu’on puisse les voir de loin, tant l’homme est marqué par le visuel et les grands espaces.

On conçoit donc que seule une  approche en amont permet de décrypter les tenants et les

aboutissants d’une telle interaction, tant à force d’exister pour l’autre, l’on finit par oublier que l’on a

adopté les valeurs de l’autre. On se demandera ainsi jusqu’à quel point les hommes sont instinctivement mus d’une impulsion vers les femmes avec le besoin de les toucher. Il s’agirait plutôt

d’une affaire d’éducation.

Un autre aspect de l’hybridité qui retiendra ici notre attention tient au langage. Le langage est par essence hybride, il est le fait d’un compromis entre le masculin et le féminin/ Certes,  le langage peut faire l’objet d’une forme d’écriture, donc de « visuel » mais ce n’est pas un visuel au sens plein du terme. C’est- un visuel aménagé, conditionné et qui d’ailleurs nous envahit toujours plus notamment pour ce qui est des téléphones mobiles. C’est un visuel en espace clos, limité à quelques centimètres carrés.  Ce n’est pas un visuel « pour de vrai », mais un visuel arrangé qui n’a rien de «naturel ». C’est un visuel qui se substitue au vrai visuel et qui émane de l’autre, qui est dicté par l’autre. On l’a dit ailleurs, le langage est une interface entre les hommes et les femmes, il permet de passer de l’image au son. Les femmes peuvent « prononcer » ce visuel en dépit de leur « cécité » au monde. Les femmes sont plus dans le

comment que dans le quoi, ce qui signifie qu’elles aiment

dire le comment d’un quoi qui leur est fourni.

L’illusion d’unité est au centre de l’hybridité. Dans le domaine musical,  l’interprété donne une impression d’unité qui  n’est que factice. Il joue de son instrument mais la musique qui en sort est

autonome, déconnectée par rapport au dit instrument car elle préexiste au moment de l’exécution qu’il nous propose. Comme une sorte de play back (cf supra).  On le voit jouer mais on entend quelque chose qui, quelque part, sonne faux ou du moins devrait sonner faux si nous étions suffisamment lucides, si nous y voyions suffisamment clair. Pour en revenir au concert du 14  juillet, certaines personnes n’auront pas remarqué le décalage.

L’exigence d’unité authentique passe par  l’improvisation, par le fait que celui qui joue ne joue pas un rôle mais est bien lui-même. Il se passe ce qui semble se passer, à savoir que l’instrument lui parle, s’exprime par lui, ici et maintenant. On n’est pas dans le simulacre, accentué lorsque l’interprète lit

une partition encore que dans ce cas la ficelle soit un peu grosse. Mais parfois, même dans ce cas, l’illusion persiste. Les gens en tout cas veulent encore croire à l’unité. Il est vrai que l’on peut jouer sur les mots : après tout, le son émane bien du jeu des mains sur l’instrument, n’est-il pas vrai ? Il y a là comme un tour de passe-passe ! Après tout, l’interprète choisit le morceau qu’il interprète mais quel rapport avec une véritable improvisation ?

Actuellement, avec l’essor des neurosciences, il devient possible de mesurer de telles différences car notre cerveau ne fonctionne pas de la même façon dans les divers cas signalés et cela ni chez le musicien ni pour son public (s’il y en a un). Une musique déjà composée et qui plus est ne l’est pas par l’interprète relève de la « mal-culture », d’une culture au rabais, dont la valeur nutritive ne

saurait être la même. On pourrait parler d’une musique « bio » comme on parle d’une alimentation

« bio ».(cf.  E. Pelegrin-Genel,  Des souris dans le labyrinthe)

L’écriture est, on l’aura compris, un support d’imposture. Elle permet à  ce qui est absent ou mort de donner signe de vie et le paradoxe c’est que celui qui recourt à un tel stratégéme  a lui aussi quelque

chose de  mort en lui qui l’empêche d’être pleinement présent comme quelqu’un qui lirait un texte devant un public au lieu de s’adresser directement aux gens.  D’aucuns répondront que c’est dans un souci de perfection, que l’on ne veut pas décevoir  en étant vraiment soi-même, en usurpant l’œuvre

d’un autre ou en relisant à voix haute ce que l’on a écrit auparavant.  A quand un match de foot en play back ? A quand un rapport sexuel en play Back ? Ce qui est triste, c’est que cette culture du

handicap est envahissante, intrusive, que la fausse monnaie chasse la bonne.

La musique, elle-même, ne saurait être assimilée au langage. Elle a une dimension universelle  que n’offre pas une langue dont l’intercompréhension est  limitée, cloisonnée. Le langage est un compromis  entre  le vrai visuel et le vrai « audio ».

Distinguer le bon grain de l’ivraie.

En tout cas, la musique est moins nocive que la parole  à

l’égard de notre aptitude à penser. Plus on parle autour de nous

et plus il nous est difficile de nous concentrer. Le silence de la

parole- c’est à dire l’absence de l’autre- est propice à une

réflexion profonde.

 

JHB

15. 07 14

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Diététique et cycle saisonnier

Posté par nofim le 4 juillet 2014

Diététique  et  cyclicité

Par  Jacques  Halbronn

 

Comment inscrire la dialectique  Végétaux-Animaux dans une démarche cyclique ? Nous avons de nouvelles réflexions à développer. Dans notre travail  sur le symbolisme, nous avons récemment développé une analogie entre la consommation de viande et l’arrivée de la mauvaise saison mais aussi associé  l’automne avec le début du cycle et non le printemps.

La théorie est la suivante : l’animal est en quelque sorte  un réfrigérateur. Pendant la « bonne saison », la nature fournit des fruits frais. Le mot « verger » se dit en persan Pardés qui a donné

« paradis » et donc l’absence de fruits serait en quelque sorte l’Enfer. On pourrait interpréter la sortie du paradis comme le passage de l’Eté à l’Automne. Le problème, c’est que selon notre théorie, la nuit précède le jour.  Il y a donc un hic.

Si l’on en revient au Paradis Terrestre, il ne pourrait donc s’agir d’un point de départ  si ce n’est en fin  de cycle et tout cycle est voué à se renouveler et donc, à l’instar de Sisyphe, tout recommencer. On peut donc imaginer qu’avant d’arriver au Paradis, Adam et Eve venaient de l’Enfer, c’est-à-dire du monde « inférieur », de la Caverne (cf. Platon). Dieu donc les aurait renvoyé d’où ils venaient.

Mais, ce point étant réglé, revenons à nos questions diététiques. Manger de la viande serait un pis-aller, faute de fruits.  Mais est-ce à dire qu’en début de vie, nous devons manger de la viande et passer par la suite au régime fructivore ?

Nous pensons en effet que l’humanité a dû vivre dans des conditions très difficiles et qu’elle se nourrissait de carcasses d’animaux abandonnés par d’autres animaux redoutables. Ce n’est que par la suite que l’humanité put « sortir » des cavernes pour goûter des dons des arbres fruitiers (on connait le rôle de l’arbre dans l’histoire d’Adam et Eve, avec le serpent)

Autrement dit,  en début de cycle,  l’enfant est dépendant de sa mère (dont il tête le sein)  mais aussi des animaux dont il boit le lait (au biberon). Le taureau que nous associons désormais à l’automne – et non au printemps que nous associons à  l’aigle (cf. le tétramorphe), c’est aussi la vache  dont nous consommons le lait et ce qui en dérive. (fromages etc.). Ce n’est qu’ensuite, qu’on lui donnera des fruits  à manger mais cela ne se fera que durant la bonne saison (printemps-Eté). Il pourra ensuite

Manger des confitures, l’automne venu mais aussi de la viande séchée, de la charcuterie qui se conservent bien sans parler des animaux que l’on peut abattre le moment venu au cours de l’hiver. On y ajoutera les céréales (que l’on stocke) et tout ce qui en dérive, notamment par la farine qui est en obtenue quand on  met les épis  à moudre. On pense au Songe de Pharaon avec les vaches maigres qui dévorent les vaches grasses.

Autrement dit, au printemps et en Eté, il est conseillé de se nourrir essentiellement de fruits et de passer à la viande l’automne étant venu (La Fontaine). Quel décalage entre le temps où l’on se nourrit des animaux tués, abattus (selon tel ou tel rituel, kasher, hallal) et celui où l’on peut détacher les fruits des arbres sans blesser les arbres, tout comme l’on peut traire un animal sans le tuer !. On aura donc compris que la diététique doit s’inscrire dans une cyclicité. Il est probable que la chaleur du soleil est en elle-même nourrissante et que lorsque le temps se refroidit, la consommation de viande, cuite de préférence (le feu remplaçant ici le soleil) compenserait un tel manque.

On dira que l’on mange des fruits rafraichissants quand

il fait chaud et que l’on mange de la viande chaude quand

il fait froid. Ces deux aliments produisent leur propres jus et

ce sont  les aliments phare..

 

 

 

JHB

  1. 07. 14

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L’autonomisation de l’outil astrologique

Posté par nofim le 19 juin 2014

La fin des praticiens en astrologie?

par Jacques  Halbronn

 

Nous commenterons un article paru  dans le Gratuit  » Direct Matin.fr  du 19 juin 2014″ intitulé « Des médecins de poche »  qui se résume ainsi;: »  Le high-tech envahit notre quotidien, au service de notre bien être. De nombreux objets connectés permettent, grâce à des

capteurs, de mieux connaitre son corps pour adapter son hygiéne de vie ». (p. 16). Eric Couhet, sur la même page note « La relation

patient-médecin  va évoluer dans les années à venir ».

Nous avions déjà traité de cette question à propos de l’avenir de l’astrologie et par ailleurs nous avons eu l’occasion d’interviewer ces dernoers

temps divers spécialistes comme Béatrice Derrié, Patrick Visier, Caroline Adam et Monique Pellen.(cf  les vidéos sur You Tube) qui tous

recourent à des appareils. Mais le probléme qui ressort avbant tout est la question du besoin d’autonomie des gens par rapport aux

praticiens. Il est question d’équiper nos mobiles de certains types de capteurs. Comme le note  Eric Couhet: « les utilisateurs veulent

devenir acteurs de leur santé.(..) Même des personnes âgées demandent souvent à gérer elles-mêmes leur tension artérielle (…)Les

médecins doivent se mettre à la page s’ils ne veulent pas être dépassés »

On nous objectera que l’astrologie n’est pas accessible au premier venu et que la complexité même des informations fournies

exige que quelqu’un fasse le tri, la synthèse. Les astrologues se rassurent ainsi mais depuis quelque temps, nous avons fait connaitre

un outil que nous avons baptisé « Astrocyclon » qui pourrait fort bien être intégré sur un mobile personnel et  indiquer le stade cyclique

à tout moment, aussi bien dans le passé que dans le futur et bien entendu au présent avec quelques conseils à la clef qui ne sont

pas stricto sensu « personnels » mais qui sont pertinents pour la catégorie à laquelle nous appartenons, à commencer par le fait d’être un

homme ou une femme, ce qui est le socle sur lequel repose notre nouvelle astrologie.

L’autre jour, à la radio,  quelqu’un parlait du paradoxe du médecin à savoir qu’il est censé de traiter un cas particulier en le ramenant

au général. Si je dis que telle personne a telle maladie, cela ne signifie-t-il pas en effet que par delà les particularités spécifiques à chaque

personne, je suis parvenu à relier celle-ci à une catégorie précise de malades pour lesquels un traitement existe. Tant que le

praticien n’y est  pas arrivé, il ne peut établir une cure, un soin. Il faut donc savoir que la demande d’un traitement personnel a quelque

chose d’infantile et constitue un transfert vers le praticien qui fait probléme et déontologiquement, le praticien n’a pas à se faire le

complice d’une telle attente exorbitante. Si le principe de plaisir conduit à vouloir être un cas unique, le principe de réalité nous rappelle

que nous ne sommes nullement seuls dans notre cas et que c’est justement au praticien de le montrer. En guérissant son patient, le

médecin apporte la preuve d’une certaine vérité générale sans laquelle la médecine serait démunie.  Il y a d’ailleurs là un enjeu

déontologique.  N’est-ce pas de la publicité mensongère et donc une forme de charlatanisme quand un astrologue prétend pouvoir

cerrner « scientifiquement », sur la base des données astronomiques,  la personne dans ce qu’elle a d’exceptionnel, d’incomparable, ce

qui serait illustré visuellement par la production du thème natal?

D’ailleurs, les horoscopes des journaux n’atteignent pas à un tel abus du discours, du boniment. Quand ils parlent de tel ou tel signe, ils

englobent ipso facto des millions de cas et ne prétendent aucunement laisser croire à une quelconque unicité. En ce sens, ils présentent

une image plus vraisembable de l’astrologie dans la forme sinon sur le fond. Que les astrologues de cabinet se gausssent de cette astrologie

qui ne prévoit que 12 possibilités en dit long sur leur mentalité.

On nous objectera que les praticiens, notamment en psychologie,  considérent bel et bien qu’ils appréhendent chacun  de leurs

patients dans leurs spécificités respectives. Mais qu’est- ce à dire exactement?  Que pour ramener au général, il faut partir du

particulier. Or, en astrologie, la démarche qui s’offre adopte la posture inverse: on partirait du général – le cosmos- pour accéder

au particulier. Induction. Déduction.

Mais qu’en est-il vraiment? Quel est ce « général  » qui servirait de point de départ à l’astrologie? Le cosmos? Mais ce cosmos, perçu par

l’astrologue, par le biais de la « carte du ciel » n’a rien de général ni même de duplicable. L’astrologue lui- même insiste sur le fait que le

ciel ne cesse de changer, même dans le cas de jumeaux. On a donc affaire à un statut  hybride, qui est un peu celui de la chauve-souris qui est celui du « ni-ni ». Et c’est bien l’astrologie qui devient dès lors inclassable, sans pareil!

Mais un tel jugement ne concerne pas notre astrologie.

D’abord parce que nous partons d’une généralité, qui est celle du sexe: le client

est un homme ou une femme (ou éventuellement un homosexuel que l’on rrattache au groupe opposé à celui de son apparence). C’est une

situaton plus simple que celel du médecin ou du psy puisque, à quelques exceptions près, la classification est déterminée

immédiatement selon des critères anatomiques. C’est déjà un travail en moins à accomplir.  L’astrologue pourrait certes déclarer que son

point de départ est le « signe » (solaire ou lunaire ou l’Ascendant) et que de cette généralité, il « descend » vers le niveau particulier. Mais ce n’est pas ainsi qu’il présente habituellement les choses, même s’il dresse annuellement une « révolution solaire » (solar return), avec le

thème du retour du soleil sur la position natale du sujet. Mais on l’a dit,  le but est de partir du spécifique pour aller vers le général et

non l’inverse. Par exemple, on trouve cette tendance dans la recherche de la « dominante »  du thème, et on arrive ainsi à déclarer quelle

est la planéte (ou quelles sont les planétes), le ou les signes  qui jouent le rôle principal pour une personne donnée.(cf les vidéos de

Didier Geslain et de son groupe d’interprétation, sur You Tube)

Or, notre débat tourne précisément sur la question de l’autonomie du client lequel n’est pas formé à la recherche de cette dominante

(de ce maître de nativité (Volguine), : autre nom pour désigner le thème et employé au XVIIe siècle) car cela demande une certaine formation permettant de faire des recoupements. On peut certes concevoir un logiciel qui, en combinant tous ces critères d’évalution, donnerait in fine le diagnostic.  Dans le cas de la méthode proposée par Yves Lenoble,  la dominante sera  constituée par un couple planétaire dont on suivra les tribulations par le biais des éphémérides. (cf aussi vidéo de l’interview de Dorothée Koechlin de

Bizemont sur You Tube)

Or, notre méthode n’implique aucunement de passer par un tel examen.  Non seulement , nous partons du sexe du client mais

en outre, le modéle que nous utilisons est le même pour tous en tant que « signifiant » même si son application  (signifié) dépendra

justement du sexe concerné. Un même modéle à deux entrées donc infiniment plus simple dans son maniement que tout ce qu’a

proposé jusque là l’Astrologie. Même le découpage en 12 signes apparait comme une usine à gaz en comparaison.

Au vrai, même la psychanalyse dispose d’un certain modéle général auquel elle va en quelque sorte confronter chaque personne aux fins

d’étudier si elle s’éloigne ou non de la « norme » ainsi posée. (complexe d’Oedipe) en soulignant les risques liés à divers stades du

développement de la personnalité.

Dans le cas de l’Astrocyclon, il y  a également des stades qui correspondent à des changements de phase qui sont nettement situés dans

le temps. Mais à la différence de la psychanalyse,  ces changements sont à vivre non pas individuellement mais simultanément,

synchroniquement, quel que soit l’âge des uns ou des autres., ce qui fait que nous sommes tous logés à la même enseigne, ce qui débouche sur une thérapie de groupe et non individuelle puisqu’en un instant T, deux cas de figure se présentent, selon que l’on est un homme ou

une femme et des groupes mixtes peuvent tout à fait s’envisager à certains moments notamment pour une thérapie  axée sur les couples.

Ce que l’on retiendra avant tout c’est l’extréme simplicité de la méthode que chacun comprend aisément et c’est là qu’il y a une

garantie d’autonomie dont on a vu qu’elle correspondait à une demande du public. Selon nous tout ce qui se situe au delà du

binaire  fait probléme et nous sommes pour notre part allergiques à toute description des 12 signes, des 10 (?) planétes, des 12 maisons sans parler de toutes les intrications prévues par les astrologues..

Nous dirons donc que l’Astrocyclon  s’inscrit bien dans la dynamique d’autonomisation qui ne cesse de se profiler. Les gens n’ont pas

besoin ni envie qu’on les prenne par la main pour utiliser ceci ou cela. Ils ententdent maîtriser rapidement toute nouveauté technique et

voient désormais d’un mauvais oeil tout discours sur la longueur de la formation, dont les astrologues usent et abusent.

 

 

 

 

JHB

19. 06 14

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Publié dans ASTROLOGIE, DIETETIQUE, FEMMES, Médecine, PSYCHOLOGIE, SOCIETE, symbolisme | Pas de Commentaire »

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