manger au masculin et au féminin: des mondes séparés

Posté par nofim le 26 décembre 2013

 

 

Le manger masculin et le manger féminin

Par  Jacques Halbronn

 

Il est des pays où les hommes et les femmes ne mangent pas la même chose (comme au Brésil). Il nous semble intéressant de poser la question des sexes par rapport à la nourriture. Nous dirons que les hommes sont plus spontanément attirés par ce qui est « naturel » et les femmes par ce qui est « artificiel », c’est  à dire qui exige un certain luxe de préparation. On s’efforcera d’en donner les raisons.

L’explication qui vient à l’esprit se rattache à l’idée que les hommes étaient plus axés vers l’extérieur de la demeure, donc  directement en prise sur la cueillette et la chasse, et sur une consommation immédiate, sur place alors que les femmes étaient davantage cantonnées et donc devaient gérer une alimentation de stockage, de « conserve », d’où des produits que l’on ne saurait qualifier de « frais « , mais qui relèvent du « sec » et « séché ». On serait tenté d’opposer une nourriture de printemps à une nourriture d’automne (période où l’on tue le cochon pour en faire de la charcuterie, cf. les Livres d’Heures)

Dans la ville, les lieux se différencient : le marché est plus masculin avec l’accent mis sur les produits frais. On y trouve très peu de stands de conserves, de boulangerie-pâtisserie,  de produits céréaliers (pates, semoule, corn flakes etc.) une majorité de marchands de fruits et légumes, de bouchers, de poissonniers où le produit s’étale « tel quel » A l’inverse, dans les épiceries, les supermarchés,  les boîtes de conserve, les plats préparés (surgelés) occupent une place considérable tout comme les rayons de biscuits, gâteaux enclos dans des emballages sans parler de tout ce qui permet de préparer des boissons chaudes à partir de l’eau (café, thé, chocolat, sirops etc.). Il y a là une tonalité que nous qualifierons de féminine et qui s’apparente à ce que l’on appelle fréquemment la « malbouffe », la « table du pauvre ». C’est une nourriture qui n’est pas vouée aux saisons, qui ne réserve pas de surprise et qui ne fait courir de risque ni au vendeur ni à l’acheteur, d’où son prix inférieur. Elle convient bien aux personnes qui ne sortent pas et qui ne dépendent pas de ce que l’on trouve ou ne trouve pas dehors.

Rappelons que dans l’imagerie religieuse, le paradis vient d’un mot persan qui désigne le verger (pardés). Dans le « Jardin d’Eden », Adam et Eve ne se nourrissaient certainement pas de spaghetti ou de frites et on n’y mangeait probablement pas de pain. On peut penser à une nourriture à base de fruits. Mais peut être Adam chassait-il ? A contrario, quand le couple fut chassé du paradis, l’on peut penser que leur alimentation se transforma et qu’elle fut marquée par une certaine pénurie avec des produits de remplacement, les « ersatz »  de l’Occupation. Car la nourriture féminine est le reflet – (lunaire) de la nourriture (masculine) ; elle est dans une démarche imitative. On pense à ces boulettes végétales imitant les boulettes de viande que sont les fallafels du Moyen Orient, à ces frites qui ne sont pas sans faire songer à des petits poissons (éperlans) par la forme qu’on leur donne.

Observons à présent les mœurs alimentaires en vigueur dans nos sociétés. Nous pensons qu’il y a une féminisation de l’alimentation. On ne sert pas des fruits à ses invités mais des gâteaux. On organise rarement des barbecues où la viande est présentée crue mais l’on y affectionne les « plats » mitonnés recourant à toutes sortes d’ingrédients qui tendent méconnaissables le produit de référence (cuisine chinoise à base de beignets). On peut s’étonner de la persistance d’une telle alimentation « hivernale », dans une économie qui a les plus grandes facilités logistiques pour se fournir en produits frais ! Le restaurant, lui-même, est un lieu qui tend à bannir le « naturel » encore que certains restaurateurs insistent sur la recherche des « bons produits » et ne mettent plus un point d’honneur à « sauver » des produits douteux que l’on recyclerait, que l’on accommoderait en recourant à divers adjuvants.  Le restaurant est en cela plus féminin que masculin et d’ailleurs les manières de table ne sont pas les mêmes pour ces deux types d’alimentation. On doit manger proprement, sans se tacher ni les vêtements, ni la nappe, ce qui est plus facile avec des biscuits qu’avec des fruits, ce que les mamans ont bien compris qui encouragent leur progéniture à manger de la viennoiserie plutôt  que des produits à jus.

C’est précisément le critère du  jus qui est déterminant, selon nous. Le point commun entre les deux piliers de la nourriture masculine – fruits et viandes- c’est qu’ils sont porteurs de leur propre jus. En cela, les légumes (à l’exception de la tomate) ont besoin d’un apport extérieur, ce qui pour nous les disqualifie en tant que mets masculins. L’analogie au niveau sexuel est assez évidente pour ne pas avoir à la préciser.

Nous pensons que l’on va vers la coexistence de deux restaurations, l’une masculine, l’autre féminine. Dans la première, on voit le produit, on le touche, on le tâte avec les mains, on le goûte, on le choisit, quitte à se salir les mains et les vêtements. Un tablier est fourni ainsi qu’un rince-doigts. Les clients se servent directement et préparent eux-mêmes leur nourriture sur des grils et  mangent de préférence avec les mains, sans couverts.  Dans la seconde catégorie, plu genre salon de thé, on mange plus délicatement et proprement des produits plus sophistiqués, à forte valeur ajoutée.  Le client se fait servir et les cuisiniers jouent un rôle majeur, ne serait-ce que par le temps de préparation, par les recettes qu’ils gardent précieusement pour eux, et qi consistent dans l’usage de tel ou tel ingrédient ou mélange d’ingrédients. Le coût de ces repas est plus faible que dans le premier cas du fait de la médiocrité du produit de base. La viande est souvent noyée dans la pâte, elle n’est plus qu’un élément parmi d’autres comme dans le cassoulet, la choucroute, les spaghettis bolognaise, souvent  sou forme de charcuterie, de viande hachée. La nourriture féminine est comme on l’a dit synonyme de malbouffe. Elle est source d’économies et donc parcimonieuse, remplaçant la qualité par la quantité.

Selon nous, le mode alimentaire féminin  est porteur d’un certain message qui encourage aux faux semblants, au maquillage, qui table beaucoup sur l’avoir et nettement moins sur l’être. C’est un statut de second rang à tous les niveaux qui tend à prévaloir. C’est pourquoi nous pensons qu’il est urgent de constituer des restaurants répondant aux  valeurs masculines, plus proches de la campagne, om l’on retrouve peu ou prou l’esprit chasses-cueillette d’antan, où l’on se serve de ses mains et non de couverts, voire de ses dents pour « attaquer » un fruit ou un steak. Il n’y a pas de raison que les hommes se plient aux mœurs féminines quant à la restauration et aux manières de manger…Par la même occasion, nous suggérons que sur le plan artistique, l’on exige dans les restaurant masculins plus d’improvisation musicale que de  jouer des standards éculés que l’on ressert inlassablement. La nourriture intellectuelle est en effet  à l’image des nourritures matérielles. On notera le passage de l’agriculture à la culture. Dis-moi ce que tu manges et je te dirai ce que tu consommes clans le domaine culturel. Question de goût !

Nous pensons avoir touché là un point essentiel de différenciation entre hommes et femmes dont il ne semble pas que l’on ait été conscient. Que ceux qui nient ces différences commencent par ouvrir les yeux !  En ce qui concerne l’éducation des enfants, il est temps que les garçons ne soient pas élevés selon les mêmes critères que les filles comme c’est trop souvent le cas notamment dans les familles monoparentales. Il convient donc de créer des espaces appropriés et  de ne pas se contenter d’une cote mal taillée. La mixité fait problème tant au restaurant qu’au concert et l’idée que l’on se fait des loisirs, des « sorties », en dépit des apparences de contenant diffère singulièrement quant au contenu. L’espace social  doit être différencié  jusqu’à la maturité. Cela ne signifie nullement que les femmes doivent être absentes des espaces masculins car elles font partie intégrante de  l’univers des hommes mais elles ne sauraient y imposer leurs valeurs.

 

 

JHB

26 12 13

 

 

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la médecine, avenir de l’astrologie

Posté par nofim le 24 décembre 2013

 

 

Astrologie et Médecine : nouveaux horizons

Par  Jacques  Halbronn

 

 

Faisons une prévision concernant l’Astrologie : c’est par le biais de la Médecine que l’Astrologie accédera à la reconnaissance scientifique et probablement au Prix Nobel (de Médecine). Il ne sera nullement question ici de ce qu’on appelle l’astrologie médicale ou la médecine astrologique. La médecine ne se réduit pas à la pathologie tant physique que psychique. Elle nous parle avant tout du fonctionnement « normal » du corps. Il n’est pas question ici du travail d’intervention sur tel ou tel cas mais bien d’une description  de certains processus propres à toute l’Humanité.

Intuitivement, depuis déjà quelque temps, nous comparions l’astrologue au gynécologue et  consacrions un nombre important d’études à la question des femmes. Car c’est bien de  la psychophysiologie féminine qu’il s’agit. Poser la question de la cyclicité chez les femmes n’est guère nouveau tant que l’on s’en tient à la menstruation. Mais il s’agit ici de mettre en évidence un nouveau cycle, non plus lié à la Lune mais à Saturne, planéte qui offre certaines analogies numériques avec l’astre des nuits, analogies qui peuvent nous paraitre en soi dérisoires mais qui ont pu déterminé certains choix au sein de telle ou telle société dans l’Antiquité.

On voit que pour nous l’astrologie ne traite nullement de l’individuel pas plus que ne le ferait en tout cas la  gynécologie. Elle concerne directement la moitié de l’Humanité dont elle fournit une clef qui manquait cruellement depuis belle lurette et indirectement l’autre moitié car le comportement de la première interagit fortement sur la seconde.

Il y a là, pensons-nous, une avancée majeure pour la psychophysiologie humaine car il  est clair que l’astrocyclon ne vaut que pour les humains puisqu’il passe par la science (des astres) et  la conscience du parti que l’on peut en tirer. En ce sens, nous rejetons tout discours astrologique qui engloberait, de quelque façon que ce soit, des données astronomiques ou autres inconnues de l’Antiquité car dans ce cas, l’astrologie agirait sur toute chose et pas seulement sur les humains et en l’occurrence sur les « femelles » exclusivement comme nous tendons à le penser.

On ne prête qu’aux riches et comme les femmes ont déjà à leur actif la menstruation, il nous semble assez concevable qu’on les considère comme « porteuses » de l’Astrocyclon..

La découverte de l’Astrocyclon nous interpelle à plus d’un titre et de façon nécessairement transdisciplinaire.

Elle apporte un nouvel éclairage au modèle darwinien dans la mesure où l’on peut difficilement parler d’adaptation à un environnement proche quand on traite des planètes et notamment de Saturne, astre totalement ignoré des êtres autres qu’humains, du fait de la confusion apparente entre planètes et étoiles qui ne permet pas de les distinguer sans une certaine organistaion.Cette découverte, par ailleurs,  nous améne à réfléchir sur la façon dont les humains ont instrumentalisé le monde. Faut-il préciser que si ‘Astrocyclon concerne les « femelles », cela ne signifie pas qu’il n’ait pas été construit par les « mâles », au sens biotechnique du mot construction

Cette découverte interpelle les sociologues, les historiens en ce que l’astrocyclon leur fournit une grille qui leur manquait et qui les condamnait à un certain empirisme.

L’existence même de l’Astrologie, sous ses formes les plus diverses, ne témoigne –t-elle pas, quelque part  de la présence de l’Astrocyclon dans un passé éloigné ?

Cette découverte interpelle bien évidemment les études sur le « genre », le « sexe » et met fin à toute spéculation sur  le caractère épiphénoménal du distinguo sexuel. Elle interpelle la paléontologie dans la mesure où nous admettons l’existence d’humanités plurielles, décalées quant à leurs développements respectifs comme ce fut le cas plus récemment entre pays colonisateurs et colonisés avec les problémes de coexistence que cela peut poser, avec les solutions qui ont pu être instaurées au cours des âges…

L’astrocyclon  concerne aussi, on s’en doute, la psychanalyse, en renouvelant totalement ce qui sous-tend l’instance du Surmoi.

L’astrocyclon place le temps en position centrale. Il concerne aussi la science politique  en  apportant des données stratégiques incontournable.

On peut penser que cette découverte constitue un moment crucial pour l’Histoire de la Médecine et puisque l’on parle de cyclicité, on peut penser, toutes choses égales par ailleurs, à la découverte de la circulation du sang par Harvey.

On peut  espérer un apport au débat du côté des neurosciences puisque l’Astrocyclon constitue des phases dont les effets devraient être perceptibles au niveau de l’activité cérébrale et d’ailleurs il n’y aura probablement de Prix Nobel pout l’Astrocyclon que s’il se constitue un dossier complémentaire au niveau des neurosciences. Ce n’est pas avec l’astronomie que l’astrologie doit trouver des alliances mais bien plutôt avec la médecine car l’Astrocyclon ne prétend aucunement que les astres, de par leur nature profonde, agissent sur nous. Ils ne le font que parce que nous leur avons conféré cette fonction et uniquement  du fait de données superficielles qui ont pour seul intérêt leur caractère visuel et leur caractère cyclique. Les progrès de l’astronomie n’ont aucune incidence à avoir sur l’avenir et le statut de l’astrologie, contrairement à ce que croient encore tant d’astrologues.

Nous définirons désormais l’astrologie comme la science qui traite de certains cycles qui affectent directement ou indirectement l’Humanité dans son ensemble. Ce faisant,  la Médecine est en voie d’occuper une place centrale au sein des sciences sociales, par le biais de la génétique. Un mot clef ici est celui d’organisation. Face à la sophistication du monde technique, instrumental, nous posons celle du monde organique et cyclique Avant d’agir sur son environnement, l’Humanité a appris à travailler sur elle-même – et le rapport aux astres  est emblématique d’une utilisation non polluante du monde extérieur- ce qui posait  évidemment beaucoup moins de problèmes écologiques.

 

 

 

JHB

22 12 13

 

 

Publié dans ASTROLOGIE, DIETETIQUE, PSYCHOLOGIE | Pas de Commentaire »

Handicap, pénurie et écologie: les contradictions

Posté par nofim le 13 décembre 2013

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Coût  de la   pénurie et  du handicap : la « handinurie »

Par  Jacques  Halbronn

 

 

Nous avons plus d’une fois insisté sur le lien social que créent les handicaps. Mas l’on pourrait aussi  joindre à une telle réflexion que la place de la pénurie comme fondement de la Culture. Nous pensons qu’un tel constat, s’il était accepté,  a de quoi nous alarmer en ce qu’il pénalise ceux qui refusent d’entrer dans des dynamiques – car ce sont bel  et bien des dynamiques de ce type

Entendons par là que celui qui n’a pas de handicap aurait moins à partager et qu’il ne se situe pas dans un rapport de complicité avec autrui. C’est dire que nous avons affaire à un nivellement par le bas, ce qui définit bien tant le handicap que la pénurie. Le paradoxe tient à ce que ce qui crée du lien  est fonction d’une certaine forme d’échec, d’infortune, de compensation, de revanche à prendre, de faux semblant à partager et à consolider.

Toute tentative de masquer, de dissimule  crée de la sociabilité plus surement que des motifs plus nobles. On est dans une forme de « raison d’Etat », qui justifie le recours à un certain nombre de procédés.

Prenons le cas, déjà abordé, dans  une précédente étude ‘(sur Nofim  par teleprovidence)) des étudiants en musique, qui apprennent le solfège, à déchiffrer une partition. Le fait de suivre les mêmes études avec les mêmes professeurs, cela rapproche.  Imaginons quelqu’un qui est suffisamment doué pour ne pas avoir à suivre un tel parcours,  qui n’aura pas  utilisé les mêmes méthodes, ne risque—t-il pas de ce fait d’être isolé et par là même  « handicapé », paradoxalement, jugé « hors norme », « inclassable » ?

Prenons le cas de  la marche. Faut-il prendre des cours pour apprendre à marcher ? Il est clair que seule une minorité d’enfants aura besoin d’un suivi particulier.

Quid de l’apprentissage de l’écriture ? Est-ce que cela n’est pas du fait d’un certain handicap qu’au départ, certaines personnes apprenaient à écrire comme d’autres le langage des signes ? Par exemple, faiblesse de la mémoire, problème de concentration, sans parler de la surdité ou du mutisme.  Mais que dirait-on d’un analphabète. Est-ce que nos sociétés, notamment avec Internet, les SMS n’exigent pas que nous sachions lire et écrire. Ne pas en être « capable », n’est-ce pas handicapant ?  Le handicap créerait du handicap.

En fait, tant le handicap que la pénurie génèrent de la complexité alors que ce qui est « naturel » est d’une grande simplicité. Faire griller un steak est plus « simple » que de préparer une paella ou un couscous à condition bien entendu que l’on ait de la bonne viande qui n’ait besoin d’aucun additif (moutarde, sauce etc.) autre que quelques minutes  au feu.

Celui qui marche « naturellement » fait cela plus simplement que celui qui a besoin de béquilles. Mais il n’empêche qu’il y a des gens qui  gagnent leur vie ou qui donnent du sens à leur existence, en gérant les besoins liés au handicap et à la pénurie, que l’on pourrait contracter en « handinurie » ou en « pénucap » tant les problématiques se rejoignent qu’il s’agisse d’accommoder une personne ou un produit. Signalons en passant que cette « handinurie » est grande consommatrice d’énergie et guère écologique, du fait même des ustensiles dont elle a besoin, ce qui vaut aussi en musique où les organes vocaux et buccaux sont remplacés ou prolongés par des objets en bois,  en cuivre ou tout autre matériau.

On sait tout ce que le « progrès » technique doit au handicap : que l’on songe aux ascenseurs, aux automobiles même si l’on fait de nécessité vertu, du palliatif un must. Le point commun à tout ce qui relève de l’handinurie est le manque et sa compensation. Il est clair que dans une économie de l’handinurie, les gens diminués  peuvent revendiquer une certaine égalité, ce qui explique en partie toute l’idéologie féministe, sous tendue par le taylorisme. C’est le problème de l’accessibilité qui devient un souci majeur de nos sociétés voire de notre civilisation.

Il reste que ce qui caractérise l’handinurie, c’est le retour à la norme par d’autres moyens. On est dans une forme de mimétisme s’efforçant d’accéder à une certaine normalité en recourant à des expédients. Processus d’assimilation (devenir semblable) d’intégration. C’est dire que l’handinurie a un coût et celui-ci est d’autant plus élevé qu’il tend à établir une nouvelle norme. Comme on le signalait plus haut, l’handinurie génère du lien social et par opposition celui qui ne passe par cette voie se voit ipso facto privé du dit lien social en ce qu’il n’a rien à partager, à transmettre au niveau de ce qu’il faut bien appeler le culturel par opposition au « naturel ».

En fait, ces deux modes de transmission fonctionnent en parallèle, l’un sur un mode externe, celui de ce qui est ajouté, appareillé et l’autre sur un mode interne, ce qui relève de la génétique, de l’hérédité. On peut se «convertir », « apprendre » des codes communs. On ne peut pas, en revanche, du moins jusqu’à nouvel ordre, s’approprier l’être, seulement l’avoir (dialectique chère à la maçonnerie FM)./ Cela pose la question du « devenir », qui est une formule récurrente  chez une Simone de Beauvoir (Le Deuxième sexe), que l’on peut opposer au « souvenir » mettant en jeu une  mémoire ancestrale et non un processus d’imitation de ce qui est au départ étranger et qui apparait comme un but à atteindre plus qu’une potentialité à épanouir et à « cultiver », d’où le caractère quelque peu abusif du mot « culture » qui n’a rien à voir avec le fait de cultiver une graine (agriculture) mais qui relève plutôt de l’emprunt, de l’addition, de la récupération..

En fait, selon nous,  on se trouve là au cœur d’un processus de cyclicité et d’alternance évoqué par le songe de Pharaon des vaches grasses et des vaches maigres qui aborde directement la question de la pénurie, de l’ersatz ‘(comme on disait sous l’Occupation) du succédané, de l’épigone.

Dans nos travaux relatifs à la cyclicité (voir notre modèle de l’Astrocyclon), nous  voyons alterner et se relayer  cette alternative de l’être et de l’avoir. Quand l’être s’essouffle, est déficient, on passe à l’avoir – l’acquis vient « compléter » l’inné- et il faut prendre toute la mesure de cette notion de « complétude » qui implique un manque, une béance (comme dirait Freud) à combler, donc à masquer ou du moins l’impression d’une insuffisance, de ce qui ne se suffit pas à soi-même, de ce qui a besoin d’un coup de pouce, ce qui fait intervenir la main qui est l’interface entre le corps humain et l’objet extérieur, emprunté..

Il   a un stade, un seuil, où l’handinurie est rejetée et perçue comme un pis-aller et où il   y  a une reprise en main par ceux qui ont une approche holistique du monde et non spécialisée, ce qui est le propre des machines qui ne fonctionnent que sur un segment étroit, avec des œillères. C’est alors la remise en question des cloisonnements, des compartimentages qui permettent aux handicapés de donner le change dans un espace-temps restreint. Au-delà de ces limites,  les masques tombent et les limites apparaissent. C’est le carrosse qui devient citrouille (Cendrillon), passé minuit ! C’est Icare dont les ailes fondent au soleil. Telle est bien la hantise du monde de l’handinurie que de se voir démasqué. C’est le  conte du Roi nu. L’habit ne fait pas le moine et une hirondelle ne fait pas le printemps. Et puis il    y a évidemment, comme dans tout cycle et « roue de fortune » – la Roue tourne  un moment où l’handinurie a à nouveau ses chances. (Cela se joue globalement, en ses états successifs, tout au long d’un cycle de 7 ans), où l’énergie intérieure, organique,  s’épuise et  c’est le temps de la grande Tentation. (Adam et Eve, le Serpent etc.). C’est la destruction de la Tour de Babel et une humanité en miettes, en fragments, taylorisé et donc interchangeable si ce n’est dans la spécialisation de l’appareillage. Chacun ne dispose que d’une parcelle d’information sur l’ensemble. A un certain stade, ce processus de délégation est bien illustré par Frankenstein, le Golem, le robot, l’Apprenti Sorcier (Dukas) et il est  étrange de voir que les écologistes n’aient  pas pris la vraie mesure de l’enjeu social, notamment chez les femmes, du recours intensif à la technique pour brûler les étapes, et outrepasser ses limites. L’écologie et l’handinurie ne sauraient faire bon ménage puisque depuis des millénaires, l’on sait que le recours aux objets est un palliatif à un manque, que l’on pense au revolver qui permet à un enfant de tuer un adulte, donc qui abolit une différence des forces réelles en présence. Sans les objets, sans l’avoir, les différences d’être seraient criantes et ces objets créent un rapport conflictuel avec notre environnement. Seule l’acceptation des différences pourrait inverser la tendance..

 

JHB

13 12 13

 

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Cuisine et société

Posté par nofim le 11 novembre 2013

 

 

Alimentation et cyclicité

par Jacques Halbronn

 

Pour nous, l’aliment le plus remarquable est certainement le fruit

Que l’on pourrait qualifier de divin du fait de son autosuffisance

Étant à la fois solide et liquide, produisant sa propre essence alors que la plupart des légumes ont besoin d’un ajout évidemment extérieur (sauce, sel, cuisson etc.). Le fruit est donc complet. Le fruit incarnerait ainsi une certaine supériorité, un idéal difficile à atteindre, un absolu.

Certains hommes supérieurs sont comparables à des fruits bien mûrs et sucrés mais les fruits suivent le rythme des saisons et à certaines périodes ils font défaut, comme c’est le cas, par exemple, du raisin dont on perpétue le goût en produisant du vin, du jus comme pour d’ailleurs la plupart des fruits, sans parler des compotes, des confitures, ce qui exige notamment une addition de sucre. Il y a donc en cas de manque des succédanés. On songe aux tartes, aux gâteaux et à d’autres compositions qui exigent de la farine (issue de céréales) ; soit des mets de substitution pour temps de pénurie.

Il y a là une parabole intéressante que celle qui tourne autour du fruit que l’on peut prendre au figuré (rappelons le « fruit des entrailles » de la vierge, ce qui désigne Jésus).On a l’adjectif  fructueux, le verbe fructifier. Il y a certainement l’idée d’une cyclicité puisque le fruit n’est pas disponible en permanence, c’est un produit dit de saison ;

Les hommes supérieurs sont aussi « de saison », ils ne sont pas en permanence en possession de tous leurs moyens, ils ne sont pas toujours autosuffisants et comme les fruits, il convient alors de les accommoder pour compenser, pallier leurs manques, pour donner le change. Tout idéal génère des contrefaçons ;

En basse saison des fruits les plus gouteux et les plus juteux, il faut bien se contenter de pis allers, du fait d’une certaine pénurie ; Au lieu d’un produit « naturel », on aura à la place quelque chose d’artificiel, qui n’en aura pas les mêmes vertus mais qui en évoquera l’arôme (comme ces yoghourts aromatisés). Le gout du fruit sera ainsi mélangé avec quelque liquide : eau, lait, ce qui peut exiger une préparation sophistiquée en comparaison des fruits qu’il n’y a plus qu’à cueillir. Le fruit serait laissé à lui-même de l’ordre de la nature et quand il sert à »trafiquer » d’autres produits plus vils, de l’ordre de la culture. Voilà pourquoi notre rapport au sucré n’est pas sans ambivalence puisque quand on organise une réception, on préférera souquent offrir des produits travaillés que de « simples » fruits du marché qui n’ont fait l’objet d’aucune « cuisine », d’aucune « préparation ». De même en ce qui concerne notre façon de « traiter » les personnes, nous préférons souvent ce qui est complexe à ce  qui est simple, un orchestre à un soliste, un lecteur à un improvisateur, du réchauffé plutôt que de la nouveauté qui n’aurait pas été filtrée, agrémentée, assaisonnée, l’artificiel au spontané. Nous adorons la spontanéité feinte, celle qui est « bien jouée » à force  de répétitions…

Pour nous qui nous consacrons aux questions de cyclicité, nous intéresse les périodes de retour des fruits comme celles de leur déclin qui prépare leur absence. Même si de nos jours, il n’y a plus de saison et que l’on puisse importer des produits de l’autre hémisphère – (comme du Chili, en hiver)

Imaginons que l’on ait commencé à s’habituer, à se résigner à une absence de fruits frais et qu’ils réapparaissent peu  à peu  sur le marché, comment réagiront ceux qui ont fait fortune en vendant des produits à base de farine, exigeant une certaine cuisson ; Rivalité entre le boulanger-pâtissier et le cultivateur vendant les récoltes de son verger.

Transposons en passant des fruits aux humains. Il y a les hommes –fruits et les hommes –gâteaux ou tourtes en concurrence sur le marché du travail. Les uns sont créatifs –ils secrètent leur propre jus  alors que les autres  sont bourratifs (malbouffe) et ont besoin de mélanges, de concoctions, ils ont pour cela besoin d’une certaine habileté, d’ingéniosité faute de génie. Ils vont devoir céder le pas pour quelque temps aux vrais produits. Mais tout cela n’a qu’un temps et ils n’ont plus qu’à attendre. Tôt ou tard, la saison des fruits tirera à sa fin, les fruits se feront rares et leur qualité déclinera, décevra et le public se retournera vers des produits moins nobles mais en tout cas fiables, constants et qui tiennent au ventre même si ce ne sont là que des artifices. Ajoutons que les fruits se conservent mal, peuvent tâcher, ce qui joue sur leur prix alors que les biscuits de toutes sortes (cf. la madeleine de Proust) sont plus durables, n’ont pas de date de péremption. On a dans le salé, la même dualité entre les viandes et les légumes. Faute de viande fraiche, on inventera une « table du pauvre » assez lourde,  à base de pâtes, d’haricots blancs, de pommes de terre,  de chou, d’aubergine, de semoule etc. qui serviront de garniture ou de farce  à quelques saucisses dont le contenu carné est plus ou moins douteux.

On en arrive à ce paradoxe : plus le produit est vil et plus il exige de préparation et cela vaut aussi pour les personnes : plus l’individu est médiocre, plus comptera son éducation, sa formation, son savoir-faire.  On ajoutera que le créatif peut se permettre d’être solitaire- il attend d’abord de sa sève intérieure- alors que celui qui n’a en lui rien de très intéressant  devra davantage se socialiser et apprendre à jouer collectif, se procurer de bons outils, attendre un coup de pouce (de piston) pour réussir.  L’un est dans l’être, l’autre dans l’avoir, l’un se situe en amont, l’autre en aval, l’un sera émetteur, l’autre récepteur et transmetteur. L’un montrera ce qu’il sait faire, l’autre ce qu’il a appris.

 

 

 

JHB

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Micheline FLAK Yoga Festival Paris,Halle de la Villette Octobre 2013

Posté par nofim le 31 octobre 2013

Micheline  FLAK   Yoga Festival Paris,Halle de la  Villette  Octobre  2013 dans DIETETIQUE

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L’omniprésence du deux pour l’évolution de la conscience

Posté par nofim le 30 octobre 2013

Le seuil infranchissable de la dualité en astrologie et ailleurs.

Par  Jacques Halbronn

 

 

Selon nous, le deux est absolu, on ne peut aller ni en deçà,  ni au-delà. On ne peut aller en deçà en prônant
l’unité, ni au-delà on évoquant une pluralité qui commence après le deux.
D’ailleurs, trois est    à rapprocher de
« très », c’est-à-dire beaucoup. C’est tout dire. Quitter le deux, c’et
s’exposer inéluctablement à la confusion. Or, notre civilisation semble tentée
par ces deux types de dépassement, tant en deçà qu’au-delà du Deux. Et
l’astrologie, dont on sait que c’est un de nos terrains favoris, incarne assez
bien les dérives d’une telle aventure.

Selon nous, l’intelligence
humaine ne peut  maitriser
pleinement et en pleine conscience ce qui ne passe par le deux.  Tout discours qui ne s’articule pas sur le
deux est inaudible, inintelligible. Et même en musique, il n’y a rien d’autre,
au fond, que le mouvement lent et le mouvement rapide sans parler du
manichéisme du positif et du négatif, du chaud et du froid, de l’humide et du
sec, du cru et du cuit, du nu et du vêtu, du vrai et du faux, du petit et du
grand et bien entendu de l’.homme et de la femme, de l’animus et de l’anima, du
maître et de l’esclave etc., etc. Tout cycle exige deux  temps
de façon à marquer précisément la cyclicité. Toute prévision exige pour
exister une alternance et une alternative. Si le monde était constant, que
resterait –il  à  prévoir ? D’aucuns  répondront que la diversité infinie est aussi
source de découvertes/ Mais la diversité n’alimente pas l’attente d’un retour
et c’est bien là que le bât blesse.  On enlève
du piment à la vie en bafouant la dualité, en la niant, en la noyant dans un
entrelacs de possibles où l’on finit par se perdre.

Cette dualité est nécessairement dialectique, c’est à dire que
chaque chose ne se définit bien que par son contraire et toute prévision
annonce un contre-pied sinon elle n’est pas intéressante et ce qui tue
l’astrologie, c’est qu’elle en devient ennuyeuse. Renouer avec la dualité
ferait le plus grand bien à l’image de l’Astrologie et la mettrait en phase
ipso facto avec un grand nombre de domaines au lieu qu’elle continue à jongler
avec, le 3, le 7 ou le 12

Mais encore faudrait-il que l’on en finisse-et cela semble être une
pilule bien difficile à avaler pour les astrologues avec la multiplicité des
cycles et des planètes car que deviendrait alors la dualité ? Ce serait un
jeu de dupes !

La vraie dualité exige un cycle unique et non pas deux cycles ou
plus. De même, la vraie dualité exige une seule planéte passant par des stades
opposés et non deux principes différents, ce qui serait le cas en combinant
deux planètes. Autrement dit, une seule planéte doit porter à elle seule tout
le poids, l’élan de la dynamique en se conjoignant, non pas comme le préconisaient
les frères Barbault dans les années trente-quarante  sous la forme d’un « cycle
planétaire » constitué de deux planètes mais. Sous celle d’un intervalle
variable entre une planéte et une étoile fixe ou une planéte et l’axe des
équinoxes et des solstices (solution que nous avons abandonné depuis longtemps
mais que nous avions envisagé initialement, cf. Clefs pour l’Astrologie, Ed Seghers,
1976), cet intervalle étant le vecteur même de la dualité de par le rapport
conjonction-opposition (ou ses équivalents au sein d’un cycle de 7 ans,  cf. nos études à ce sujet, sur nofim)

En ce qui concerne la déontologie de l’astrologue, ces
considérations ne sauraient être sans effet. Nécessité d’un seul cycle
monoplanétaire,  d’une prévision à deux
temps avec indication d’une phase A  et
d’une phase B, séparées par un délai raisonnable. On n’en est plus au temps où
l’astrologue se croyait obligé de brusquer son client, de lui mettre la
pression pour qu’il passe à l’acte. Combien d’astrologues se sont enfermés dans
un tel rôle en croyant se rendre utiles quitte à instrumentaliser l’astrologie
à des fins de coaching de bas étage ! Un de nos premiers souvenirs
d’astrologue concerne une prévision que nous avions faite à notre mère en lui
signalant astrologiquement une période favorable sur le plan relationnel. Or,
cette prévision, nous confiera-t-elle plus tard l’avait incité à faire preuve
d’un peu d’initiative, ce qui l’avait conduit à entrer dans une relation qui
d’ailleurs s’avéra durable.

Nous ne sommes pas en faveur d’une astrologie stressante qui vous
dit que les choses doivent se faire tel jour à telle heure. Le temps court
n’est pas celui de notre astrologie même si certaines personnes ont besoin de
ce caractère contraignant (cf. notre article sur les femmes et l’emploi du
temps, sur nofim).

Gros sacrifice que de devoir renoncer à ce chapelet de planètes, de
signes, de maisons et qui chargent la mémoire. De nos jours, le mot clef est « Conscience »
(cf. sur teleprovidence, notre reportage sur le Forum de l’Evolution de la
Conscience) et c’est par le Deux que notre conscience se structure. Le mieux
est l’ennemi du bien. Cela dit, on peut introduire des subdivisions plus fines
au sein d’un cycle mais à condition que celles-ci  se situent dans la diachronie, la succession et
non dans la synchronie, la juxtaposition (cf. notre étude sur l’habitat de la
pièce unique et polyvalente, sur nofim)

 

JHB

30. 10.13

Publié dans ASTROLOGIE, DIETETIQUE, ECONOMIE, FEMMES, HISTOIRE, LINGUISTIQUE, MUSIQUE, POLITIQUE, PSYCHOLOGIE | Pas de Commentaire »

La main et le bras: serpent de la Génése

Posté par nofim le 16 octobre 2013

Les mains, comme interface entre l’homme et la machine. La symbolique du Serpent/.

 

Par Jacques Halbronn

 

 

 

Nous montrerons dans cette étude à quel point il importe de se méfier des mains et de leur usage intrusif et abusif. Jeu de mains, jeu de vilain. Sans les mains, le monde serait certainement plus sain : on pense au port d’armes en particulier qui permet à l’être le plus  faible d’exercer un pouvoir usurpé. La main est un gage d’égalité entre les sexes, entre les hommes en ce qu’elle permet toutes sortes d’additions, de compléments, de prolongements.  Elle est le cheval de Troie à la fois qui nous appartient et qui nous trahit, qui est à la charnière entre l’intérieur et l’extérieur, comme la fente qui permet de place une clef USB dans un appareil. La main manipule.

 

Nous avons déjà abordé ce sujet mais il nous apparait qu’il convient de le considérer au sens propre du terme, ce qui signifie que certaines attitudes des femmes envers les hommes sont susceptibles de produire chez eux de l’impuissance, au sens sexuel du terme.

Une forme de castration passe par  l’aide que l’on entend apporter à l’autre et qui permet à celui qui aide de jouer un rôle actif et non plus de spectateur devant subir les initiatives et les pulsions et impulsions de l’autre.

La femme castratrice, dans le domaine sexuel, est celle qui veut participer au processus d’érection du pénis, en le touchant, en le « modelant » entre ses mains, l’homme se contentant en quelque sorte de la laisser  faire. Bien entendu, logiquement, une fois le phallus  « préparé », elle se placera sur l’homme et saura habilement et avec une certaine expertise se mouvoir de sorte que l’homme n’ait plus qu’à l’aider, elle, à accomplir « son » travail à elle.

Le problème, c’est que peu à peu, l’homme perd carrément le contrôle de son sexe et n’a plus l’énergie pour parvenir à l’érection sans un adjuvant, et simplement au contact du sexe de la femme de par son propre sexe, si celui-ci est suffisamment et naturellement humecté de par lui-même, du fait de l’excitation féminine.  En fait, selon nous, les mains n’ont pas de rôle à jouer dans le rapport sexuel stricto sensu. On retrouve d’ ailleurs la main (veuve poignet) dans le cas de la masturbation. Quelque part, un certain comportement sexuel de la femme s’apparenterait à une forme de masturbation qu’elle opérerait en lieu et place de l’homme.

Cette façon de procéder de la part de la femme convient aux hommes quasi-impuissants et met donc ceux qui ne le sont pas au même niveau qu’eux.

Nous avons là un exemple emblématique des effets de toute addition, de quelque ordre que ce soit, dans la vie courante. Et nous dirons qu’il faut éviter, au sens propre comme au sens figuré, de prendre les gens « par la main ». Cette main qui précisément est notre interface avec la machine. Quand une femme tient un pistolet, elle le fait avec sa main. Notre rapport avec les objets passe par la main et c’est la main qui nous enchaine à eux.

En ce sens, celui qui est « manuel » est en opposition à celui qui est « intellectuel », le manuel ayant besoin, comme son nom l’indique de ses mains et de tout ce qu’elles peuvent porter, lui apporter, comporter. La main est en effet un contenant qui peut mettre ensemble des objets très divers. Elle peut prendre la forme d’un bol quand la gauche et la droite s’associent.

La cuisine est un lieu qui accorde une grande importance au rôle de la main, que l’on songe à tout ce qui touche à la vaisselle (dans tous les sens du terme). Mais les mains, cela se lave même si l’on peut parler d’un lavage de cerveau. On s’en lave les mains (Ponce Pilate, Evangile). Dans la cuisine, le fait d’ajouter toutes sortes d’ingrédients au produit de base est d’ordre manuel et contribue à rendre comestible, mangeable, ce qui ne l’est pas nécessairement au départ, au prix de quelque artifice.

Souvent, quand on veut aider ou être aidé, on parle d’un « coup de main » ou d’un « coup de pouce » (voir la pub de la Société Générale), c’est-à-dire d’un secours qui vient pallier une défaillance, une faiblesse, une carence, un handicap. / Les mains tiennent, soutiennent, maintiennent, contiennent. Les radicaux »porter » et « tenir » et tous leurs dérivés nous intéressent du point de vue de la morphosémantique. A partir du radical, l’enfant peut deviner le sens des dérivés à l’usage. Il n’a donc besoin que d’un faible nombre de « signifiés » pour recourir au signifiant.(cf. nos travaux sur ce sujet, sur le blog « nofim », sur grande-conjonction.org, sur hommes-ét faits.com, sur Encyclopaedia Hermetica, sur la Revue Française d’Histoire du Livre, 2012). C’est dire que la main occupe une place importante dans l’élaboration du langage. On pourrait ajouter d’autres radicaux comme « mettre » également dotés de nombreux dérivés et qui se référent  implicitement ou explicitement  aux mains. Le seul fait de tenir  un livre –sans parler du fait d’écrire- passe par la main.

En conclusion, nous dirons que moins on se sert des mains, mieux cela vaut pour l’être humain qui se doit d’être auto-suffisant. Même un enfant qui se « tient » dans le métro à la barre perd de son autonomie et ne prend pas la pein de trouver un équilibre en faisant travailler ses muscles des jambes et des pieds. « Tiens-toi », ne cesse-t-on de lui dire, donc  on l’incite à s’accrocher à quelque chose qui lui est extérieur.  On aura compris que le rapport à nos mains doit être surveille dès l’enfance. Et la réglé devrait être « sans les mains ». Dès que l’on veut s’équiper, s’appareiller,  échapper à la nudité, dans tous les sens du terme, on se sert de ses mains Comme on l’a dit, une société égalitariste va privilégier les mains (noter la main sur l’emblème du Parti Socialiste) alors qu’une société qui veut faire apparaitre ses ressources humaines les plus précieuses et les plus rares   tendra à bannir l’usage de mains, y compris en ce qui concerne les rapports sexuels. Le mot même de handicap signifie à ‘origine, le fait de ne pas se servir de ses mains (de les mettre sur la tête (cap). De nos jours un handicapé est au contraire celui qui aura besoin de ses mains pour s’en sortir, que ce soit physiquement ou mentalement (langage des signes). Le seul fait de « mettre » ses lunettes exige les mains alors que celui qui a une bonne vue peut voir sans passer par sa main. Il convient de faire notre examen de conscience et de repérer tout ce qui passe dans notre comportement  par les mains (singulier ou pluriel) et cela pointera nécessairement vers tout ce qui sonne  faux chez nous, ce qui fait que nous essayons de nous faire passer pour ce que nous ne sommes pas, à nous transformer pour donner le change. Même en musique, l’expression musicale la plus pure n’a pas besoin des mains  ni d’aucun instrument. Nous sommes capables de siffler, de parler sans nos mains ni bien entendu sans ce qu’elles peuvent tenir. .

Il y a dans les mains quelque chose de diabolique. C’est la tentation par excellence que de recourir au pouvoir que nous offrent les mains et d’une certaine manière, nous identifierons les mains au serpent de la Genèse et n’est-il pas vrai que nos  bras évoquent la forme d’un serpent ? On notera des positions comme « les mains derrière le dos » ou « les bras croisés » qui indiquent le renoncement à l’usage des mains. Qui trop embrasse mal étreint. On notera que le baiser n’exige pas la main alors que le verbe embrasser comporte « bras ». (Tenir dans ses bras, à bout de bras, d’où le nom de la nage appelée « brasse »). Il y a dans embrasser, l’idée de s’accrocher à l’autre. Qu’on est bien dans les bras d’une personne du sexe qu’on n’a pas etc. Le Serpent biblique  n’est pas le sexe mais le bras qui porte le poignet et  la main. Il y a là une écologie spirituelle qui  désigne l’adversaire, le péril au prisme de tout ce qui touche à la main. Les mains sont un prolongement comme les branches pour le tronc qui à certains moments le dissimulent par leur feuillage. Autrement dit, un usage abusif des mains conduit à perdre la conscience de l’essentiel.

 

 

.

 

 

 

 

JHB

15  10 13

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L’astrologie et les arts culinaires

Posté par nofim le 22 août 2013

Il ne faut jamais isoler une discipline. Et l’on est donc en droit de se demander à quel ensemble de sciences, arts et techniques se rattache la pratique astrologique actuelle et nous pensons qu’elle serait à inscrire parmi les arts culinaires et d’ailleurs n’est ce pas à cette haute cuisine que nous invitait récemment Jacky Alaïz?. Les écoles d’astrologie ne seraient-elles pas assimilables à des cours de cuisine et la cuisine ne serait-elle pas la meilleure préparation à l’exercice de l’astrologie? D’où d’ailleurs la prédominance massive des femmes dans les réunions astrologiques.
Nous avons développé par le passé nos réticences au sujet du métier de cusinier et de restaurateur et nous préconisons la cuisine individuelle, simple et que chacun peut réaliser sans passer par autrui, comme pour les barbe cues. De même que chacun peut préparer  sa propre nourriture, de même chacun doit apprendre à se servir d’une astrologie ergonomique et pouvant s’apprendre en peu de temps comme pour  une cuisine basique où il faut savoir allumer le feu. Ce n’est pas la peine d’en faire tout un plat, c’est le  cas de le dire. Méfions nous de ces cuisiniers qui achétent n’importe quoi et  l’agrémentent de touites sortes de produits et ingrédients pour faire passer le goût. D’ailleurs, autrefois, les épices étaient d’autant plus importantes pour l’alimentation que les produits étaient mal conservés et médiocres. D’où l’impôt de la gabelle sur le sel.
Qui ne voit la différence entre un produit tel quel et une produit trafiqué, assaissonné? Dans un cas, le produit est le résultat d’une évolution en profondeur , d’une amélioration durable de l’élevage, de l’agriculture; dans l’autre, il s’agit d’un dépannage ponctuel qui vient se surajouter mais qui n’est pas ancré dans le temps. C’est pourquoi il y a deux astrologies, une astrologie sans fard, simple, qui correspond à la nature humaine pure  et une astrologie maquillée qui est décalée par rapport à elle. A force de recourir à des expédients, rien d’étonnant à ce que l’astrologie piétine.
Il faut comprendre que la « salade » (du mot sel) permet de tromper son monde et donc reléve d’une forme de charlatanerie. Or, à quoi correspond de nos jours le travail de l’astrologue praticien si ce n’est à composer des salades; le thème étant précisément une sorte de soupe où l’on trouve de tout. Dans une salade; tout est solidaire et seul l’effet global compte et après nos praticiens viennent nous dire qu’ils ont « validé » telle ou telle notion astrologique. En vérité, ce qu’ils ont validé c’est la méthode de la salade,de l’omelette, du potage, et non les ingrédients qui composent ces mixtures.
Nous recommandons donc à inclure dans les cours d’astrologie des cours de cuisine – et  le mot recette est ici tout à fait de mise dans les deux cas.Il n’y a pas en effet de meilleure préparation à la pratique de l’astrologie que celle de la cusine, éventuellement de la pharmacie avec ses breuvages concoctés.  Inversement, l’on pourrait imaginer d’introduire l’astrologie dans les écoles de cuisine./Cela donnerait aux éléves un certain bagage culturel qui ne serait pas inutile quand on ouvre un restaurant et qu’il faut avoir un petit vernis culturel. Nous pensons aussi que certains praticiens de l’astrologie pourraient se recycler dans la cuisine. On peut aussi pênser à des stages  astrologie & cuisine qui pourraient être tout à fait formateurs, l’important, de toute façon étant la sastisfaction du client qui a  « toujours raison »
Si nous devions ouvrir une école d’astrologie préparant à l’exercice de l’astrologie- comme nous l’avons fait par le passé (CPEA), nous associerions certainement la formation astrologique à celle de cuisinier et d’herboriste, le principe étant dans tous les cas le panachage et le mariage des produits. Mais de grâce, que ces astrologues-cuistots ne se mélent pas d’intervenir dans les colloques astrologiques et qu’ils restent à leur place à faire leur tambouille!..
JHB
16.08 13

Publié dans ASTROLOGIE, DIETETIQUE | Pas de Commentaire »

La nourriture masculine et la nourriture féminine

Posté par nofim le 12 juillet 2013

Lors d’un voyage en Amérique du Sud, voilà une vingtaine d’années,  nous avions été frappés par le fait que certains produits alimentaires semblaient être réservés aux femmes et vice versa. Nous reviendrons  ici sur nos travaux en rapport avec la diététique au prisme du masculin et du féminin/
Selon nous, en tout cas, il convient de distinguer deux catégories de produits, ceux qui disposent d’une certaine humidité, qui secrètent un certain « jus » (fruit, viande) et  ceux qui, livrés à eux-mêmes, sont en manque d’humidité et demandent un ajout (légume, céréales, poissons).  On retrouve là des pratiques bien connues : il est rare que l’on mange des légumes sans une quelconque addition de sauce, donc de liquide. (Mayonnaise, vinaigrette etc.), c’est notamment le cas des hors d’œuvres. Le poisson à la différence de la viande ne donne pas de liquide. On sait que chez les Chrétiens, on remplace, le vendredi, la viande par du poisson, c’est-à-dire par un produit « inférieur », « pauvre », de pénitence en quelque sorte.
On aura compris que pour nous les produits « féminins » sont les légumes et les poissons et les produits « masculins » les viandes et les fruits, ces derniers produits  générant des liquides (à l’instar de la semence masculine). Ce qui est féminin serait « sec », déshydraté en quelque sorte,  et ce qui est masculin « humide », les produits féminins se conservant mieux que les masculins du fait même de leur desséchement. Il faut observer la féminisation de la viande par le biais de la charcuterie (chair cuite), ce qui lui permet de se « conserver » bien plus longtemps mais ne saurait être qualifié de produit « frais ».
Dès lors, la nourriture féminine est  de meilleur marché que la nourriture masculine, c’est une « table » des pauvres et non de l’élite.
Il n’y a pas de raison pour que tout le monde mange la même chose. Le végétarisme est tout à fait convenable pour une grande majorité de la population, pour la « masse » et il est donc vain d’extrapoler sur une humanité ayant les mêmes pratiques alimentaires pour nous expliquer à quel point la consommation de viande est une nuisance pour la planéte car elle devrait en effet n’être réservée qu’ à une minorité.
Mais l’on sait à quel point, pour nous, le débat autour de la nourriture doit être resitué sur un autre plan qui est celui de l’autosuffisance de la personne et la part des machines dans le fonctionnement de la personne, ce qui correspond à un besoin de complément. 
Force est de constater que les femmes sont extrêmement dépendantes du monde masculin ; on peut même dire qu’elles habitent un monde  conçu par les hommes sinon pour les hommes. Cela ne ferait pas problème si l’on ne rencontrait pas une très grande majorité de femmes qui  recourent à la dénégation et qui compensent leurs manques par le recours à des aides extérieures de toutes sortes visant à donner le change. Nous dirons que la femme livrée à elle-même, sans apport, est assez démunie mais l’on  peut dire aussi que la femme est indissociable de son environnement à la fois technique et humain et qu’elle est poussée à se l’approprier, à se l’annexer alors que l’homme vise à exploiter ses ressources intérieures, ce qui en fait quelqu’un de plus égocentré, puisqu’attendant moins de son entourage, de son environnement. On comprend la sensibilité environnementale ou environnementiste des femmes qui ets liée à leur mode de fonctionnement et de dépendance. Les enjeux ne sont pas la même et donc les hommes seront moins regardants par rapport au monde extérieur et vice versa chez les femmes. Autrement dit, pour les femmes, la qualité intrinsèque du produit importe moins que ce qu’on y ajoute, d’où l’importance extrême et excessive qu’elles accordent à l’éducation, à la formation dont, selon elles, tout dépendrait. Il suffirait de changer le « milieu » social, « naturel », pour que les choses ne soient plus comme elles étaient. Cela explique que les femmes sont persuadées que les facultés dont nous disposons sont uniquement liées fonction de notre environnement extérieur, de l’influence du milieu. Elles misent plus au bout du compte sur la sociologie que sur la psychologie.
Pour en revenir aux images culinaires,  peu leur importe que le produit de base soit médiocre (pain, semoule, pâtes, pommes de terre, eau etc) pourvu qu’il soit « sauvé » par quelque ingrédient qui fera la différence (le sel, le sucre, la plante etc).  Face à cette cuisine supplétive, existe une autre philosophie qui entend privilégier, en amont, le produit sans tricher et que nous qualifierons de masculine et qui, bien évidemment, se fonde sur des aliments « masculins »..
JHB
08.07.13

Publié dans DIETETIQUE, FEMMES, POLITIQUE, PSYCHOLOGIE, SOCIETE | Pas de Commentaire »

Se méfier du goût‏

Posté par nofim le 30 juin 2013

Les habitudes alimentaires  et la guerre des sens
Par  Jacques  Halbronn
 
A propos d’un ouvrage de Michel Bonneau,  intitulé « La table du pauvre », nous voyons  confirmées certaines de nos thèses concernant le statut de la viande, ce qui montre le végétarisme sous un jour assez différent de celui que l’on essaie de nous imposer actuellement.  On y apprend que l’ordinaire des pauvres est la soupe quotidienne, diversement agrémentée – d’où l’expression  « soupe populaire ». Les lentilles sont appelées la « viande du pauvre ». C’est dire qu’autrefois l’on ne se racontait pas autant d’histoires que de nos jours, où l’on fait volontiers de nécessité vertu.  L’on savait alors qui imitait qui. Le beurre noir servait  à donner du goût à ce qui n’en avait guère. Autant de subterfuges qui sous tendaient la culture des pauvres. Se tromper et tromper sur la nourriture n’est-ce point là un apprentissage de l’escroquerie  sous toutes ses formes?
Cela nous conduit à nous interroger sur une certaine tension entre les sens au sein de notre sensorialité. Tel sens perçoit une chose, tel autre s’en fait une idée différente et ils ne tombent pas nécessairement d’accord. De nos jours, le sens du goût impose sa loi aux autres sens dans le domaine alimentaire. Ce qui compte,  c’est que cela soit « bon », entendons « bon au  goût » et on sait comment s’y prendre en ajoutant tel et tel ingrédient : herbes, sauces, poudres, sel, sucre, huile, mayonnaise et  j’en passe et des meilleurs.  A telle enseigne que le produit de départ devient une sorte de page blanche totalement neutre. Ce produit, ce sont les légumineuses, les féculents, les céréales mais en fait tout ce qui n’a pas bon goût, parce qu’avarié ou parce que pas assez mûr. Dans notre jeunesse, on nous avait ainsi habitué à manger d’office les pamplemousses avec du sucre en poudre, selon une sorte d’évidence, d’allant de soi.
Mais l’on peut tout à fait transposer ce schéma au niveau de nos « savoirs » que l’on prend comme un tout d’un seul tenant  à l’exemple du pamplemousse au sucre. A un certain stade, l’on risque fort, en toute circonstance, de voir qu’il y a un biais,  c’est  à dire quelque chose que l’on essaie de nous fourguer pour faire bonne mesure et pour que cela soit « mangeable ». Cela ne signifie d’ailleurs pas forcément que le produit en soi n’est pas « bon » mais qu’il ne trouve pas, tel quel, preneur. En astrologie, un de nos terrains d’élection,  nombre d’astrologues en « rajoutent » pour ne pas laisser leurs clients sur leur faim d’informations et ces additions parasitent le cœur du modèle astrologique. Tel de nos amis quand il nous reçoit chez lui ne cesse de nous proposer d’ajouter une ribambelle de « suppléments » au produit de base. Or,  il est clair qu’il est plus sain que le produit de base se suffise à lui-même et ne cache pas sa « vérité » car ce serait une prime à mettre sur le marché des produits de qualité de plus en plus médiocre et cela vaut aussi pour les personnes. Donner à un imbécile un texte intelligent à lire, à interpréter et on  trompe son monde. (cf.   le film Les Dames du Bois de Boulogne)..
On dit que l’habit ne fait pas le moine : nous traduisons, tout « habillage » d’un produit, d’une personne est suspect, sent la supercherie ou en tout cas la favorise, voire l’encourage.  Notre sens du goût, quand il est flatté, nous conduit à ingurgiter les choses les plus douteuses en ce que nous trompons nos propres défenses. C’est pourquoi c’est bien toute idée d’addition qui doit être combattue, dénoncée.  La virginité du produit est à exiger, sa « nudité ». Si un produit n’est pas suffisant par lui-même, il vaut mieux le rejeter et exiger à ce que l’on améliore le produit non pas de l’extérieur mais de l’intérieur, non pas en aval mais en amont, ce qui ne correspond pas au même métier, au même savoir-faire.
Au niveau épistémologique, nous dirons que la science progresse en prenant conscience de certaines combinatoires que l’on avait un peu vite pris pour des évidences.  Détecter les supercheries, les faux semblants  est une qualité précieuse pour un chercheur.
Donner du goût aux choses, c’est tout un art, qui est probablement au cœur de toute culture. La culture serait basée sur une entreprise de tromperie qui servirait de ciment social. Car l’important n’est-il pas que les gens  prennent des vessies pour des lanternes et  ne prennent pas conscience des inégalités dont ils sont victimes, les « riches » ayant dès lors à avoir « mauvaise conscience ».  Si les pauvres s’imaginent que le végétarisme leur donne « bonne conscience », qu’à cela ne tienne. Qu’ils y croient  car cela évite de se rendre compte d’un certain abrutissement que l’on subit et que l’on assume.  Il n’est donc pas étonnant que le végétarisme s’accompagne souvent de croyances superstitieuses, de pratiques de savoirs indéfendables et qui ne sont « sauvés » que par quelques additions judicieuses.
Etonnamment, nous avons ainsi une série de binômes assez pittoresques avec d’une part  un élément « neutre «, insipide, sans goût  et de l’autre une série d’ingrédients que l’on ne saurait non plus consommer seuls. On ne va pas manger du sel sans rien tout comme l’on ne va pas manger de la semoule sans rien.  C’est le cas du sandwich au saucisson : pas de pain « sec », pas de saucisson seul, mais une combinaison des deux qui donne le change ! Tout cela venant à la place d’un produit qui se suffit à lui-même et qui se consomme sans additif.
Nous avons la  faiblesse de croire que  si l’on prend de bonnes habitudes alimentaires, l’on finit par développer un certain esprit critique sur le plan intellectuel.  De même celui qui  n’a cessé de se bourrer, des années durant, de toutes sortes de produits plus ou moins toxiques (médicaments, drogues, alcools, tabac  etc.) peut-il  avoir une  tête « bien faite » et pas seulement « bien pleine » ?
Il  y aurait donc un combat des sens, celui du goût étant celui qui aurait le profil le plus problématique, le plus « trompeur ». Mais à quel sens se fier ? La vue peut être leurrée, d’où le « trompe l’œil ».  L’ouïe peut tout à fait être bernée par  le      « souffleur ». L’odorat  est souvent le complice du goût mais il lui est possible de discerner des odeurs suspectes que le goût ne parvient pas à masquer. La vue d’un produit permet aussi de se défendre contre certaines manigances. Les melons et les pastèques peuvent profiter de notre ouïe pour « deviner » leur état intérieur, quand nous les tapotons.  Il semble qu’il faille que tous ces sens travaillent de concert et aient tous leur « mot » à dire.
 
 
JHB
30.06/13

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