jacques halbronn La vocation prédictive des femmes. Divination

Posté par nofim le 3 avril 2022

 

jacques  halbronn   La  vocation  prédictive des femmes.  Divination. 

 

 

Le débat autour de l’égalité des hommes et des femmes occulte, écrase la question de leur spécificité  et cela n’est pas heureux. Nous avons proposé, depuis déjà un certain temps,  d’attribuer aux femmes une aptitude à se projeter sur l’avenir, le devenir des hommes, Sans une telle faculté, l’Humanité stagnerait car elle ne capterait pas  ce qui est en germe. A contrario,  bien des hommes semblent incapables de capter ce qui n’est pas encore pleinement réalisé et reconnu chez autrui et c’est notamment très facheux à l’Université et dans l’édition. A leur décharge, les hommes sont plus polarisés sur leur oeuvre propre alors que les femmes sont plus dans un rapport de consommation que de production. On ne peut pas être au four et au moulin.

Autrement dit, il revient aux femmes de guider certains hommes vers le succés, à commencer par les mères, ce qui implique une forme de « croyance ». On retrouve ces aptitudes chez les « voyantes » et cela fait écho à l’intuition féminine. Cela signifie que les femmes doivent  se recentrer sur leur véritable vocation au lieu de se perdre dans un mimétisme dont on connait les limites et les excés. Les femmes seraient plus des enseignantes, en position de répérer les élements les plus prometteurs, des « chasseuses de têtes », les hommes étant plutôt des chercheurs n’ayant pas la même vocation de repérage. 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

* JHB 03 04 22

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

JHB  03 04  22

Publié dans divination, féminisme, FEMMES, POLITIQUE | Pas de Commentaire »

Jacques Halbronn Sur sa synergie avec la revue L’Autre Monde de Roger Faloci

Posté par nofim le 3 mars 2022

Jacques  Halbronn   Sur sa synergie avec la revue Autre Monde de Roger Faloci   

 

Il  y a une quarantaine d’années, la revue de Faloci  et le MAU (Mouvement Astrologique  Universitaire) de Jacques  Halbronn connurent un certain état de grâce sous la forme d’une certaine synergie dont nous donnerons ici quelques échantillons dont notamment les deux congrès qui furent organisés en septembre 77 et en février 78, respectivement sur l’Ere du Verseau et la Grande Conjonction de 1982.  On trouve ici dans cette revue qui allait en 1979  faire paraitre, avec les éditions de l’Albatros de Bertrand Sorlot, « Aquarius ou la Nouvelle Ere du Verseau, un reflet de l’activité du MAU durant cet âge d’or des années 77-79/

 

n°8   Le Tarot sephirotique. Une mancie traditionnelle  à la portée de tout le monde. par  Jacques  Halbronn/ « Il sélectionne 10 arcanes majeur (…)Les autres arcanes (..) constituent un écrin, une tfiguration (..) qui n’apporteraient que confusion si on les mélait au tirage proprement dit’ En 1983, dans Mathématiques Divinatoires, Préface Jean Charles Pichon, nous reprendrons cette étude.

 

n°10   La Révolution Astrologique. Entretien avec Jean Mars(avec  Christian Delorme)

 

n°13     Nostradamus par Serge Hutin  En 1986  Jacques Halbronn  fut chargé de la rééditions de l’Histoire de l’Astrologie de Hutin, (Ed Marabout,  1970. Hutin avait assuré des cours à la FLAP.

 

n°14  Fernand  Schwarz   Nouvelle Acropole. Voyage au Centre de l’homme.    Le MAU publiera en 1980  un dossier sur l’astrologie et les années 80 dans la revue Nouvelle Acropole. Cet auteur contribuera au collectif Aquarius ou la Nouvelle Ere du Verseau

 

L’Ere du Verseau Ce congrès  déboucha sur des Actes « Aquarius » 1979.

Photos,  Jacques Halbronn et J. J. Rocca Cristinacce au cours de l’allocution d’ouverture du congrès d’astrologie. Photos de Fernand Scwharz, de Marielle Clavel (plus tard Garrel) d’une des tables rondes avec Catherine Aubier, Jacques Halbronn,  A. D. Grad, Eric Weil, Jacquelins Bony Belluc

Note: Catherine Aubier et Jacqueline Bony Belluc enseignaien,t à la FLAP (Faculté Libre d’Astrologie de Paris, fondée par Jacques Halbronn) tout comme Marielle Clavel. Catherine Aubier contribuera à la Collection Zodiaque chez Solar, dirigée par Jacques Halbronn, 1982 (reed France Loisirs  1992)

 

n°16

Le Yi King par Dominique Devie En 1982, Jacques Halbronn  fera une préface pour 

son « Tarot arlésien: étude d’un jeu de lames divinatoires ancien en langue provençale ». 

 

n°17 

 

« La Grande Conjonction » . 

L’Autre monde  et le MAU  proposent  les 25 et 26 février   1978   une congrès d’astrologie unique.La grande conjonction de 1982 au FIAP, 28, rue Cabanis 75014 Paris   En 1982, au mois de  juin, le 21 exactement, jour du solstice d’été, va  se produire un événement exceptionnel dans notre systéme solaire: huit planétes vont se trouver  en parfait alignement dans une même région du ciel. On y trouve les interviews  avec  photos  de Jean Hoyoux, de l’astronome Edgar Stram, de Pierre Zeevaert, de Jacques Halbronn et des responsables de la revue Jean Jacques Cristinacce et Roger Faloci. Hoyoux  et Zeevaert venaient de Belgique et co-organisèrent avec le MAU le Congrès de Lille, en décembre 1978

. On s’arrêtera  sur ce congrès qui était axé notamment sur les prévisions d’André Barbault connues depuis 1967 (Les astres et l’Histoire Ed JJ Pauvert). On sait que la montagne (prévision d’une Troisiéme Guerre Mondiale) accouchera d’une souris. Mais ce qui est intéressant ici c’est  que l’on avait affaire, il y a 40 ans, à un phénomene astronomiquement remarquable dont les astrologues entendaient tirer des conclusions qui n’étaient pas recevables par l’astrome présent au Colloque,Edgar Stram/  Il répliqua ‘je ne comprends pas pourquoi vous voulez qu’il se passe quelque chose sur Terre parce que huit planétes vont se trouver en conjonction alors qu’elles restent sur leur orbite’

.

 

 La  face cachée dees hommes politiques. Portraits morphopsycholoqiques par Marielle Clavel (plus  tard Garrel), enseignante à  la FLAP (Faculté Libre d’Astrologie de Paris)

 

n°22   Jacques  Halbronn  La géomancie, un jeu d’enfants 

 

n°26 Jacques  Halbronn  A propos du jeu d’échecs. (sur les éléphants comme pièces du jeu)

 

Publié dans ASTROLOGIE, divination | Pas de Commentaire »

jacques Halbronn Reconstitution d’un projet avorté « Mantiques » sur la recherche dans les « Arts Divinatoires », 1979

Posté par nofim le 16 février 2022

jacques  Halbronn Reconstitution  d’un projet avorté « Mantiques »  sur la recherche dans les  « Arts Divinatoires »1979. Direction Dominique Devie.

 

 

En 1979  parut  Aquarius ou la Nouvelle Ere du Verseau et apparemment un autre collectif était prévu consacré aux Arts Divinatoires  qui avorta pour des raisons qui nous échappent, en raison peut être de l’interruption des Editions de l’Autre Monde  de Roger Faloci mais cela reste à vérifier;  En ce qui nous concerne, signalons les travaux dans ce domaine que nous avons par ailleurs publiés: en 1983, ce furent les Mathématiques Divinatoires,  chez Trédaniel, en 1993, notre étude sur l’histoire du Tarot (Etteilla. Le Livre de Toth, Ed Trédaniel), en 2015, une étude sur les Livres d’Heures dans la Revue Française d’Histoire du Livre Histoire des Livres d’Heures. La fortune du « Kalendrier et Compost des Bergers » en Angleterre et en Italie autour de 1500 sans oublier notre préface au Tarot provençal arlésien; étude  d’un jeu de lames divinatoires en langue provençale, de Dominique Devie, en 1981 et  un Tarot Séfirotique (in revue Autre monde)

En tout cas, nous retrouvons dans nos archives, à la Bibliothèque Universitaire de Recherche Astrologique, un ensemble prêt à être publié, On en était même au stade des épreuves et de la mise en page- il y a plus de quarante ans et il nous a semblé heureux de le faire connaitre.Mieux vaut tard que jamais. Parmi les collaborateurs pressentis,   Serge Hutin, Robert Baël, Pierre Heckel,  Denis Labouré,  Daniel Girauid, Marie Thérése des Longchamps, Sarah (Maïa), Dominique Devie, Arnold Waldstein André Petibon, Martine Machtou(  cf   »La Femme et la mystique à l’époque classique »  1987 [thèse 3e cycle]. 

Nous avons voulu plus de 40 ans plus tard, publier  cet ensemble consacré aux « mancies ».  L’abandon du projet tient probablement à ce qu’en 1980, la revue changea de propriétaire  Ed François de Villac (G. Gourdon)et paraitra  à partir de 1979, sous le même titre puis  sous celui de  « L’Autre Monde Destin », au sein du groupe Astres, Faloci restant un temps rédacteur en chef. Destin  étant le nom d’une revue fondée par Werner Hirsig à Lausanne, en 1938.On peut en consulter la collection à la Bibliothèque centrale de la ville. 

  Il nous faut logiquement  faire le point aujourd’hui sur ce sujet qui aura occupé, à une certaine époque, dans la décennie 2010 quelque place dans nos activités de vidéaste. Notre intérêt pour le spiritisme remonte à la fin des années soixante, quand nous fréquentions certains cercles parisiens comme celui de la rue des Gatines (M° Gambetta), ce qui coincida avec le décés de notre père, en janvier 1970, à l’âge de 64 ans.

Toutefois, on ne peut dire que nous nous sommes investi dans ce domaine, nous semble-t-il, surtout, dans l’ensemble, plutôt un objet d’investigation historique et ethnologique. Cela dit, nous avons à notre actif un mode de tirage tarologique (« le tarot séfirotique »^) articulé sur 1(sur 22) arcanes majeurs (cf la revue L’Autre Monde, 1978), que nous avions disposés en 5 couples/ On trouve là une démarche sélective qui annonce notre travail de décantation du savoir  astrologique. En fait, le dit savoir  aura été perturbé, selon nous, de par son voisinage avec l’astronomie, ce qui aura enclenché un  processus d’inflation qui aura fini par défiguré la dite astrologie/ Selon nous, les arts divinatoires auront été épargnés par la surenchère astronomique et , à l’instar de la numérologie, auront notamment préservé une structuré d’un seul tenant.  On sait que nous sommes parvenus à une astrologie ne se servant que d’un seul curseur et que d’une cyclicité en deux temps, très loin donc du « délire de l’astrologie actuelle happée par la profusion astronomique.  En ce sens, l’astrologie aura cru se moderniser, se conférer des fondements solides en s’ancrant sur l’astronomie, regardant avec mépris des mancies qui n’entretenaient qu’un rapport minimal  avec la dite astronomie, utilisant le nom des planétes – comme en chiromancie- sans avoir à consulter d’éphémérides, ce qui tend à scandaliser les astrologues.

Par ailleurs, dans les salons comme Parapsy, nous avons interviewé probablement une centaine de praticiens (cf les vidéos sur notre chaine You Tube de la Subconscience) et nous nous intéressions à la découverte des dons. Nous avons fréquenté Youssef Sissaoui et son INAD (Institut nationel des Arts Divinato dès les années  70, le groupe né autour de Robert Jaulin, à Paris VII et notamment  Yves Lecerf.(rue Charles v) jusqu’à sa mort en 1995.  Dans nos publications, la dvination ne fut pas oubliée, à commencer en 1983 par les Mathématiques  Divinatoires (Ed Trédaniel, préface de Jean Charles Pichon). Toutes les mancies comportaient des dispositifs dont nous explorions les structures parfois insoupçonnées (cf notre étude sur le Yi King). Cela nous conduisit d’ailleurs à aborder les langues comme des constructions dont il convenait de reconstituer la  cohérence interne (cf notre DESS  de 1995, à Paris VIII St Denis). Ce dont nous sommes le plus fier, c’est probablement, dans ce domaine des mancies, notre travail sur le Tarot (Recherches sur l’Histoire du Tarot,  Trédaniel 1993 et  Le Tarot et les livres d’heure, in Revue Française d’Histoire du livre, 2015). Il nous semble que la fréquentation des médiums nous aura été d’un certain secours,dans notre jeunesse, en ce qu’elle nous annonçait un certain succés en tant qu’auteur. Nous avons parfois reçu des messages en nous rendant dans certaines salles (comme l’USFIPES) où il fallait déposer des photos. Au bout du compte, peut être sommes -nous dotés d’ »une certaine médiumnité, ce qui nous aura conduit à rechercher la compagnie de semblables;

 

 

Le sommaire se présentait ainsi:  

 

 

 

Editorial par J. Halbronn,   

 

I Géomancie 

 

Robert Bael: Pourquoi je suis géomancien. Géomancie d’où viens-tu? La  solitude du géomancien/ Ce que peut être la géomancie. Serge Hutin, le traité de géomancie de Robert Fludd.: dom Néroman, géomancien/ Pratique de la géomancie par Pierre Heckel,  Albus et Rubeus. L’inversion de D. Néroman par Denis Labouré Le roman initiatique et les Arts divinatoires par J. Halbronn, Aux origines de la géomancie par J. Halbronn 

 

II Tarot 

Daniel Giraud, Connaissance du tarot Marie-Thérése des Longchamps: Tarot et alphabet hébreu. Andrée Petibon L’origine des tarots et les Templiers/ Sarah (Maïa): Alexandre Jodorowsky et le cérémonial du Tarot  Dominique Devie. Le tirage dans le tarot 

 

III Yi King

Daniel Giraud. Connaissance du Yi King Dominique Devie: les difficultés du Yi King;  J. Halbronn, l’ordre des hexagrammes.

Conclusion:  les correspondances entre les différentes connaissances

I Dominique Devie, II Arnold Waldstein. 

 

Nous disposons d’un certain nombre d’articles que nous reproduirons ci après.

André Petibon: l’origine des tarots et les Templiers 

Dominique Devie Tarot et  astrologie: la question controversée des correspondances

Arnold Waldstein: Astrologie, tarot et alchimie

 

Bael La géomancie numérale

J. Halbronn Le roman initiatique et les arts divinatoires

Martine Machtou  Les arts divinatoires dans les religions  afro-brésiliennes

 

 

———————————————————————————————-

 

 Martine Machtou  Les arts divinatoires dans les religions  afro-brésiliennes

 

« Contrairement au systéme clos qui constitue le Tarot et le Yi King, les art divinatoires dans l’aire culturelle afro-brésilienne sont  rattachés à une religion et ne sont compréhensibles et opératoires que dans le cadre de cette dernière. Leur  appartenance  historique à la vieille religion  africaine essentiellement  Yoruba importée au  Brésil par les  esclaves noirs entre le XVIe et le XVIIe siècles, l’aire géographique qu’ils occupent et la diversité des peuples qu’ils recouvrent montrent déjà  des éléments de richesse du système. L’élément original qui les situerait par rapport au Tarot et au Yi King serait plutôt l’interrvention du corps dans la technique  divinatoire. subjective qu’est le phénoménequ’est le phénoméne de la transe qui est au centre du rituel candombé ou  macumba. Cet éet état de transe qui reléve certainement d »états médiumniques du sujet et non hystériques est en fait une posssession controlée dans ses moindres détails par l’assistance, les musiciens et Babalao. On voit la fille ou le fils des dieux chevauché par son yorisha  qui lui parle et lui dit ses volontés. 

Cette technique divinatoire, quoique médiumnique, doit son langage codé non à une crise  d’inspiration  subite du  sujet, en relation  avec n’importe quel esprit de mort (comme  dans la Macumba ou la doctrine  spirite) mais au  contraire tout un panthéon  de divinités dont l’apparition dans la transe est  déjà un  code classificatoire de  symboles, de domaines d’appartenance de type de métier, de type de problème etc.

Il  est plus spectaculaire qu’un autre  aspect de la divination fort pratiqué au Brésil toujours dans le  cade de la religion candamblé et qui est le  système des cauris. La divination par les cauris consiste en  coquillages en nombre limité dont la disposition détermine  aussi un système  codé se  référant au même système classificatoire, au même panthéon et au même  symbolisme que  celui de la  transe.

Cependant, il nous parait plus proche de toutes les  géomancies que nous connaissons. Contrebalançant la divination subjective de la transe, il est une  divination objective. Le rapport entre les deux moyens à l’intérieur de la religion du candomblé est intéressant. C’est souvent après qu’un probléme ait été élucidé par les Cauris que le postulant a recours, sous le conseil du babalao, à une  cérémonie candoublé ou macumba et dont il  faut rétribuer encore plus les organisateurs.

Comme dans la religion  africaine Yoruba dont il provient, comme dans le Tarot, il a plus valeur de simple consultation et de diagnostic premier que de traitement thérapeutique cathartique.

Ici, il y a deux personnes, le postulant et le devin, ils s’expriment dans un langage rationnel, celui de tous les jours et les dispositions des cauris sur le sable sont toujours harmonieuses, à la fois rassurantes et hermétiques, limitées/

Rassurantes parce qu’ells forment sur le sable des figures recensées à l’avance dans le systéme et qui font référence à des formules de réponsés codées à l’avance elles aussi. 

Limitée aussi à cause des formules. Là, dans la transe du Candomblé, le postulant est un malade que l’assistance entière et la hiérarchie du terreiro soutient d’un bout à l’autre de son « traitement »

Le caractère oral, charnel, les dépenses, le sacrifice, la musique et les tambours donnent un aspect de fête qui tranche dans la vie quotidienne du postulant. Souvent, une purification préalable a  été nécessaire et le langage utilisé  est le langage sacré, la vieille langue africaine yoruba que seuls utilisent les initiés et les babalaos.

Ainsi les orixa peuvent faire savoir leurs volontés aux hommes de deux façons différentes, soit en possédant leurs  fidéles et en leur révélant  l’avenir au cours de leurs transes, soit par le moyen de noix, de coquillages ou autres procédés divinatoires Nous pouvons appeler  des deux manières divination subjective et divination objective.

De la structure sacrée du monde, des histoires des divinités dépend sur terre la divination. Elle lui est liée par la loi de participation, toute une symbolique précise. On peut distinguer cependant la divination de la transe, cas graves, individuels ou collectifs où les orixas se dérangent et « parlent » par la voix de leurs filles, les chevaux des dieux.

Mais souvent le système des coquillages l’emporte car son babalao est assujetti dans sa vie privée à moins de contraintes, moins de tabous. C’est alors la divination par les cauris ou alors par les colliers d’Ifa. Les cauris d’Exu ont eu raison, d’après un mythe et aussi la pratique du collier d’Ifa.  Il suscite plusieurs types de réponses, montrant que Dieu parle- s’il répond par oui ou par non ou par des séries de réponses ambigues. Il suscite  également la divination par les feuilles, faite par des prétres qui sont les babolosaim et  qui est du domaine du Dieu de la nature sauvage. Osaen Calebasses.

Enfin, on peut distinguer une autre forme de divination, c’est celle des Egun ou arrivée des morts dont le culte est une sorte de croyance spirite survivante des anciens cultes africains des légions des morts. Lors d’une  cérémonie spéciale, dans un  endroit retiré, les morts se manifestent sous  forme  d’apparitions ou de voix, sous la forme d’acteurs masqués aux vivants et sont interrogés par ceux  qu’ils controlent.

Pour  que la  divination opère, que ce soit dans les  cauris -oboui pen-opèle- le collier  d’Ifa (edelegun) ou même la transe médiumnique, il  faut non seulement que la structure du monde soit  adéquate mais aussi la structure de la personnalité  qui lui  correspond.

Le résultat que constitue l’Odu est souvent  ambigu (en particulier  avec les  cauris) car il est donné par l’ensemble des mythes, des légendes ou des histoires, il  faut les interpréter dans le sens de la question posée.

Il  existe donc une loi de participation entre le  résultat et la structure  sacrée du monde,  systématisée par des  tableaux de  correspondances entre les différents dieux, régnes de la nature, couleur et activités humaines, affections ou vertus.

Mais le consultant lui aussi a son odu et il est évident que la réponse du devin dépendra de la signification de cet « odu » ou destin personnel du consultant.

L’Ifa en Afrique est entre les dieux et les hommes, il occupe une position intermédiaire. Il n’est pas l’orixa qui réside dans notre tête. Dans les survivances afro-brésiliennes, il est assimilé à l’Héléda ou ange gardien ou « fa » personnel, dieu tutélaire et protecteur. Cet odu est une sorte de destin résumé de la personne dont le babalao a préalablement indiqué au consultant la signification, les sacrifices qu »il commande, les tabous qu’il oblige à respecter, les proverbes qui doivent guider l’action de son possesseur, la coutume d’avoir l’exu personnel  est gardée au Brésil, dès la naissance de l’enfant et ainsi il donne un certain nombre  d’indications sur le destin du consultant.

Le terme géomancie -divination par la terre- est tout à fait impropre à désigner la véritable science cosmologique traditionnelle dont l’art de la divination est aujourd’hui la survivance. C’est comme dans le tarot une science symbolique très ancienne come depuis l’époque néolithique qui sert à mettre l’homme en harmonie avec les différentes influences cosmique par la détermination des influences qui permettent à l’homme de vivre  en raisonance avec son cadre naturel (plan des  villes, fortifications, orientation des maisons)  Le  tarot possése surtout en plus de son aspect divinatoire qui est le plus connu, des figures à signification psychologique ou cosmique et une voie d’évolution vers la sagesse dans l’acquisition de la maîtrise  intérieure (voie lunaire passive) et voie extérieure ‘solaire, active). Après cette double maitrise, il  y a au bout du chemin initiatique parcouru le fait d’admettre dans notre chair, dans toute notre impuissance, la transcendance et la différence de nature entre Dieu et l’homme. Le seul rapport avec Dieu  reste dans l’espérance, l’abandon et l’amour.

 

 

 

 

Andrée Petibon

L’ origine  des tarots et les Templiers

 

Le »tarot » de Marseille est le seul  jeu dont les arcanes ou symboles sont restés presque inchangés depuis leur origine pour les signes essentiels.. Ils sont du  style de l’Italie du XIIIe siècle, le temps de la grandeur des Templiers. En Italie, on les appelait « tarocchi ».  Ce jeu  ne comportait d’abord que les Arcanes dits majeurs. On l’a importé  en  France pour distraire Charles V le Fou (!) exactement en  1369. Ces  cartes apparaissent à la fin du XIIIe siècle puis sur bois au XVe siècle puis furent réédités surtout à Marseille. Cette  édition donnait alors le jeu complet, celui qui de l’avis unanime reste  seul  classique et aussi proche des  traditions fixées dès son apparition au Moyen Age/ Nous savons que dès le XIIIe siècle, les Arcanes Majeurs étaient des symboles chers aux  Templiers et dont nous retrouvons la présence dans plusieurs cathédrales françaises au temps de leur influence dominante/ Vers la meme époque, de nombreux pélerins les connurent peu à peu et tiraient un arcane au hasard au pied de la Sainte Vierge dans l’espoir d’y trouver une réponse en termes de symboles. Ceci nous  fait nous souvenir du « Jongleur de Notre Dame ». Tout nous invite à penser que les principaux  chefs des Templiers dès qu’ils ont pressenti leur perte possible ont enseigné à certains Gitans ces symboles. En effet, ils utilisaient un grand nombre d’entre eux dans la construction des cathédrales et ils savaient que des etres simples  transmettent mieux  signes  et traditions sans y changer un « iota » que des intellectuels  sauf si ces derniers se regroupent en collége sacré. C’est en effet à partir de la disparition que les Tarots qui furent d’abord les supports de contemplation et des thèmes iconographiques servirent peu à peu de supports de voyance parmi certains gitans d’abord et par la suite dans la plupart des milieux occultisants.. Certes, au cours des siècles, de nombreux voyants(et surtout aux XVIII, XIX et Xx siècles)  inventèrent d’autres jeux supplémentaires dérivés ou non du Tarot mais ces derniers furent souvent plus éphémères et toujours moins riches et moins clairs; moins traditionnels par leur symbolisme. Il est permis de se demander si à des périodes ou cycles plus ou moins réguliers, le symbolisme universel essentiel ne subit pas une réadaptation pour divers temps et lieux, sous une sorte d’inspiration divine plus ou moins collective parmi  artistes et mystiques prédestinés rejoignant de ce fait l’Art Sacré lui même/ 

 

Jacques  Halbronn    Le roman initiatique et les arts divinatoires.

 

L’idée de recourir au climat très particulier dégagé par les Arts Divinatoires est  venue à différents auteurs qui ont construit une trame romanesque permettant pour  ainsi  dire l’enseignement « par  la joie » de disciplines telles que le Tarot ou la Géomancie. On  trouvera ici  deux  exemples : l’un  est  emprunté à l’astrologue Dom Néroman ‘(La géomancie  retrouvée) et l’autre  à l’Anglais Charles Williams ‘The  greater  Trumps- les  arcanes  supérieurs. Ces deux textes s’éloignent très fortement du manuel classique.

Leçons données par le Mage Douban au jeune  Prince Agib, fils  du Sultan. Tel  est le  sous titre  du Traité de géomancie rationnelle du français Dom Néroman

Le fils du Sultan rentre de la chasse plus tôt que prévu, il est furieux : »Qu’on me livre Douban. Je veux plonger moi même mon poignard dans son coeur maudit de géomancien. Comment le géomancien a-t-il pu affirmer que ce jour serait heureux? Au bout du compte, on découvre que le mort était l’âme d’un complot contre le Sultan. Désormaus Agib est prêt à suivre les oracless de Douban « J’écouterai ses conseils dit il à son père. Mais mon sang qui est le tien se révolte à la pensée  de suivre docilement les indications de la géomancie dont  j’ignore les  ressorts; je suivrais mieux les indications de la  géomancie si Douban m’en  expliquait les  secrets. Ne puis  je apprendre  cet  art , sinon  assez profondément pour l’exercer moi même, tout au moins  suffisamment pour comprendre ce qu’il révéle  aux  mages  exercés? » Tel est le prétexte pour que commencent les leçons de géomancie.

Le roman va tourner autour du harem du jeune Prince. Dom Néroman nous  fera faire la connaissance de belles houris qui se succéderont dans les bras d’Agib. Douban explique  la méthode de géomancie appliquée qu’ils suivront pour interroger le destin. « Si la caravane  est au palais avant lundi et ellle t’emméne au moins seize houris, ce sera le signe que le ciel confirme le conseil de procéder comme  Aboul Hassan. Voilà ce que tu feras; dès qu’elles auront été purifiées et parfumées, on leur servira des gateaux d’aspect identique dont un seul  contiendra une pierre précieuse: la houri qui trouvera la  gemme dans son gateau te sera conduite pour la nuit; si elle te plait, tu la gardera et ton premier point géomantique sera impair, point d’activité; si elle n’allume pas tes sens, tu la renverras et ton premier point sera pair, point de passivité. Naturellement, tu choisiras alors dans le harem une autre houri car tu ne dors presque jamais seul et si tu jeunais d’amour devant celle qui te laisserait froid, le jeu se trouverait faussé, pour celle du lendemain.

Ainsi, chaque jour,  selon des intervalles précis, Douban sonne de la trompette; C’est le signal  de la distribution  des gateaux. La houri qui trouve le diamant est menée par le grand eunuque devant le  Prince et celui-ci , selon  ses  réactions, édifiera les  figures géomantiques de son thème.

Arrive le jour où la  dernière  est présentée. Agib souhaiterait refuser celle-ci car ainsi il obtiendrait un point pair et ses connaissances en géomancie l’orientent dans ce sens. « Il se produisit alors un  fait inimaginable pour ce  jeune homme  déjà blasé. Agib fut tout de suite  enveloppé  d’un désir fou, violent qui le jeta  sur  cette inconnue les sens incendiés. Agib doit faire son mea culpa. « Moi qui  avais tenté de soupeser, qui avais craint d’être influencé par mes  calculs! Beaux  calculs! Vraiment, j’ai été le jouet  d’une force extraordinaire, irrésistible..ah oui. Allah est plus grand et c’est bien lui qui a  choisi le dernier point. (cf Dom Néroman. La Géomancie retrouvée. Ed Sous le Ciel. Paris, 1948.  Passons du monde arabe au brouillard anglais.. Les  arcanes majeurs de Charles Willams, mort en 1945. Publié en 1932 par  Victor Gollancz. 

Monsieur Coningsby , qui habite Londres a une fille, Nancy, qui est  tombée amoureuse d’une garçon appartenant à une famille de gitans. Un jour, son fiancé apprend que son futur beau père a reçu d’un ami une très belle collection de cartes. Et parmi celle-ci un splendide jeu de tarots. Dès lors,  Henry, le fiancé ne rêve plus  que de s’emparer de ce trésor. En effet, ce jeu est celui que son grand père recherche depuis toujours et qui permettra de libérer l’énergie des Tarots.

Dans une pièce de la maison du grand père, Aaron Lee, s’agite  un étrange ensemble de marionnettes aux formes des arcanes supérieurs. Or les cartes qu’Henry a vues chez sa fiancée sont l’exacte reproduction de ces marionnettes. En réunissant cartes et marionnettes, on pourra enfin révéiller l’énergie du Tarot. Car c’est là le seul jeu authentique qui met l’Homme en contact avec le Destin. Tous les autres tarots ne sont que de piétres imitations de ce Tarot primordial.

Henry, pour les fêtes de Noël, invite toute la famille Coningsby, à passer quelques jours chez son grand père. Et il s’arrange pour que le père  emporte, avec lui, son jeu de tarot.

Les hommes vont tous, bientôt, devenir des apprentis  sorciers car les  forces vont  se déchainer, la tempête va monter à l’assaut de la maison. Henri tentera de déclencher leur  hargne contre M. Coningsby; Au bout du compte, ce sont les femmes  qui se montreront à la hauteur de la situation, qui apporteront le calme nécessaire, ce sont elles qu sauveront l’Humanité.

Ce roman qui n’a jamais été traduit en français nous fait regretter le peu d’usage  que fait la littérature  fantastique ou de science fiction  des divers modes divinatoires.

 

 

 

 

 

Arnold Waldstein Astrologie, tarot et alchimie

 

Le syncrétisme occultiste qui fleurit actuellement comme à la fin du XIXe siècle ainsi que de prétendues recherches structuralistes voudraient nous  faire croire qu’on peut établir des analogies rigoureuses entre ces trois disciplines. Tout ce que nous pouvons faire, c’est montrer qu’il n’en est rien, c’est à dire montrer que le titre même de notre article est à revoir. Les ouvrages d’occultisme qui mêlent ces trois sujets en y rajoutant,  au besoin, la « Kabbale » revue et corrigée et d’autres  fantaisies sont  aussi  nombreux que  contradictoires, illustrant  bien le niveau intellectuel déficient d’un certain  spiritualisme de bazar où se regroupent  en un  délire comme par hasard convergent les infra et les hyper rationalistes. De Papus et Eliphas Lévi jusqu’à Marguerite de Surany et aux voyantes les plus initiées de Paris, la méthode est la même: pour passer du visible à l’invisible, il suffit d’allumer  les fumigénes. Du coup, n’importe quel clochard devient  un  adepte et  n’importe quelle poubelle un athanor voire une maison d’édition.

Nous ne nous amuserons pas à  nous demander  si telle arcane correspond à tel signe (sauf pour quelques unes d’entre elles) pour la bonne raison qu’on  ne voit pas  pourquoi il  y aurait  une correspondance ; il y a encore moins de raison pour cela que de comparer les diverses  astrologies de civilisations  différentes, autre jeu  vain  et stérile. Ce qui  compte, c’est de pratiquer à fond  une discipline.

 La doctrine hermétique nous  apprend  en revanche que des analogies très précises  relient  Astrologie, Alchimie et Magie qui forment une « Sainte Trinité de l’hérmétisme venu d’Alexandrie.  Tout thème  astrologique est un pentacle de même que l’oeil  est un Zodiaque. Les correspondances de Saturne avec le plomb, de Vénus avec le cuivre, de Mercure avec l’argent (le vif argent; ndlr), du Soleil avec l’Or, ne sont pas de élucubrations occultistes mais des certitudes ésotériqyes, basées sur une tradition? Introduire le Tarot dans cette sorte de Sainte Trinité est une opération hasardeux. et cela pour plusieurs raisons:

I  L’origine  du Tarot est inconnue et douteuse. S’il est d’origine bohémienne comme le supposent la plupart des auteurs, c’est qu’il véhicule en réalité un élément impur, une représentation du monde dégradée en art divinatoire où se sont combinées des influences diverses er fort hétéroclites. Le Tarot n’est pas un livre sacré (il suffira de se rappeler la fonction et l’origine des Bohémiens ou Gitans.

 

 

 

II Le Tarot est avant tout un  art divinatoire. Ce n’est pas le cas de l’astrologie, quelle que soit l’image caricaturale qu’en donnent actuellement  les mass media ou la presse.

III Le Tarot contient 22  arcanes majeurs, le Zodiaque 12  signes. Même en faisant appel à la numérologie la plus fantaisiste, il est impossible d’établir des analogies acceptables sur cette base, de même qu’il est vain de vouloir  comparer des signes astrologiques relevant d’une  astrologie lunairre er d’une astrologie solaire. Ce sont des incompatibilités mathématiques que le délire neptunien de n’importe quel inspiré ne peut suffire à masquer.

 

Ainsi  s’explique que M. de Surany met en rapport (dans son ouvrage Alchimie: du visible à l’invisible) le Bateleur du Tarot avec le signe du Bélier et la Tempérance avec le Scorpion, ce qui constitue une aberration. Car s’il fallait tenter d’établir une analogie, il va de soi que le Bateleur correspond aux Gémeaux et le Tempérance au Verseau. On peut aussi comparer la Lame de la Justice au signe de la Balance et le Pendu au Poisson. Mais tout cela est fort aléatoire : pour certaines lames, on  voir plusieurs correspondances possibles, pour d’autres aucune.

 

Il  existe une signification du Tarot, un symbolisme  cohérent que très peu d’ouvrages ont su  dégager (notamment  celui de Hadés) Sur la base de ces significations, il est certes possible de formuler des  hypothèses mais il n’existe aucune  clef  définitive pour les trois   raisons citées plus haut.  Le  véritable  esprit  de synthèse, la maîtrise, le génie consiste à  approfondir une vision du monde et non à multiplier les parallèles (qui ne se rencontrent  jamais)

 

Le Tarot relève d’une  vision  subjective (qui peut se  dégrader en voyance) alors que l’astrologie constitue une représentation métaphysique du monde). De là  découle que les  adeptes de l’astrologie traditionnelle sont d’accord  sur l’essentiel alors que le Tarot permet à n’importe  qui de dire n’importe quoi parce qu’il n’est pas fondé.

Le  Zodiaque est une  structure, le Tarot est fait d’images. Les rapports  entre les deux ne peuvent  se  réaliser qu’à travers une intuition  spontanée et  subjective. Comment pourrait-on en  faire un  traité?   Il en est autrement des analogies  entre l’astrologie  et l’alchimie qui reposent sur un  symbolisme  commun remontant à la gnose  alexandrine et même  aux Cabires  anté historiques; Il s’agit oci de véritable ésotérisme (langage  réservé aux initiés) et non  d’occultisme; Finalement, le Tarot  apparait comme  un corps  étranger qui se distingue par son manque de clarté et de pureté par rapport  aux images alchimiques et  aux symboles  astrologiques. Son  essence lunaire (l’image) le prédestinait à servir de support aux  délires les plus fantaisistes même lorsqu’ils sont déguisés  en fausses analogies  On a pu reprocher à l’astrologie contemporaine d’être une prostituée mais au moins son origine est sacrée

 

 

 

 

 

Dominique Devie

 Tarot et  astrologie: la question controversée des correspondances

 

Les  douze  premiers  nombres, du Bateleur  au Pendu Pourquoi « La Force » est elle la carte du Verseau et non du Lion? Or, nous  y voyons une femme s’opposer à un Lion comme le Verseau est situé à l’opposite du signe royale. Le 11 maitre nombre réputé solaire rythme les tâches de notre étoile. C’est un  cycle de  « crise » qui  doit être rapproché du traditionnel « exil »du Maître du Lion  en Verseau. Dans cette carte l’image fait directement référence au signe par sa situation astronomique. C’est le personnage  et non l’animal qui  a le dessus. C’est  du dompteur qu’il  est  question, de ses qualités, l’animal ne sert que de faire-valoir; Pris sous cet anglen l’analogie « Verseau » créve les yeux, Sans faire de jeux de mots, on peut dire que l’Amoureux est  « vierge ». Les rapports du 6 avec la génération  et le sexe sont confirmés par la synchronicité phonétique entre sexus (en latinà et six en français. L’Amoureux est hanté par le sexe puisque son probléme consiste à choisir entre deux femmes dont l’une est dit-on impudique. La « virginité » est précisément le refus du sexe au profit du « service » spirituel (d’où la connotation bien indirecte de contingence, de choix, de limitation attribuée au signe. Les freudiens diront alors que le perfectionisme du signe, son intellectualisme  rationnalisateur n’est en définitive que le dernier avatar d’une sublimation ratée, d’où résulte la frigidité. Ainsi, l’on confond souvent l’effet et la cause, celle-ci pouvant se résumer par une formule clé: nécessité de résoudre le complexe de l’Ange et de la bête.

La quatrième lame s’accorde avec le 4e signe: le Cancer régit les espaces clos en volume signifiés par la pierre cubique sur laquelle repose l’empereur dans certains jeux (empereur assimilé à Jupiter qui , soit dit en passant est exalté dans le Cancer.

Si la 9e lame figure le Sagittaire (les grands voyages et la philosophie, la religio) l’Hermite est bien à la fois un voyageur et un personnages qui médite; L’image le montre sans ambiguité car le personnage tient le bâton du pélerin.. 

 

 

La  seconde  série duodénaire 

 La « Mort » mise en scène à la 13e station est donc un Bélier octaviant et donne l’impulsion à l’oeuvre qui sera réalisée lors d’un  second tour. Le zodiaque n’est plus considéré comme un cercle (vicieux) mais comme une  hélice ascendante, une spirale évolutive.

Prenons quelques repéres et  essayons de valider cette  hypothèse. 

La 16e carte serait un Cancer octaviant. Elle se nomme, comme par hasard, « La maison Dieu » ;L’analogie Cancer/limites/maison  est connue. La carte met en scène deux individus expulsés d’un lieu clos  (‘une tour) par la foudre Nous pouvons interpréter cette allégorie comme  suit ; la tour est l’image de la tour d’ivoire que constitue la subjectivité et les mécanismes protecteurs qui sont le lot de ce signe et  dont il raffole. Les  événements et les circonstance de la vie (le feu du ciel) se chargent  de l’extraire, toujours  brutalement d’un univers   clos sur lui même (la tour) provoquant parfois d’amères désillusions (les personnages « tombent  de haut’  et se  font mal)  Tout le problème Cancer est  résumé dans cette  simple image.

La 19e lame figurerait la Balance ( 19 = 12 +7), ne soyons pas surpris d’y voir deux personnages se tenant (associativité) des jumeaux (égalité) devant  un mur de brique ‘l’oeuvre commune -complémentarité) sous le Soleil (contrat au  grand jour, à caractère officiel) Nous retrouvons icu toutes les  significations de la 7e étape solaire et celles de la 7e maison (mariage, contrat)

La 20 e lame figurerait le Scorpion (mort-transformation). Or, si nous admettons par ailleurs que la notion de Karma serait bien le sujet de la 8°lame et que l’idée même de karma suppose un passage mortifère, le « Jugement » est bien le complément de la « Justice ». Non seulement, les 8° et 20° stations sont liées à travers le 12 mais elles se complétent sans équivoque car le nom qu’elles portent est  peut être un signe.

La 21e lame  « Le monde » octave de la 9° serait bien en rapport avec le Sagittaire. Le « Monde » est bien le lieu où se font les voyages. La lame évoque bien le probléme philosophique essentiel à travers la figure du Sphinx symbolisé par les 4 signes fixes entourant la couronne (figure qui signifie la quadrature du cercle qui reste à résoudre. 

Les « illustrations’ qui précédent  n’ont pas d’autre but  que d’être les « petits cailloux blancs » d’une structure qui semble bien se profiler en filigrane derrière les apparences. Je ne veux point en dire davantage et je laisse à ceux que cela intéresse le soin de compléter un « systéme » sur lequel j’abandonne toute paternité.  D. D.

 

  Le tirage dans le Tarot 

 

 

(

Je ne suis  pas  un amateur de « correspondances »La pratique du tarot n’y gagne en rien. ses figures si éloquentes  se suffisent à elles mêmes/ Si donc je me suis attaqué à ce probléme, c’est pour voir où l’expérience me conduirait La multifude des solutions proposées et dont ont trouvera une illustration dans un récapitulatif donné dans les rééditions modernes du livre d’Oswald Wirth  Le Tarot des imagiers du Moyen Age prouve que les auteurs n’ont pas trouvé la clef s’il en existe une. Le terme de « correspondance » mérite d’être discuté; qu’entend-on par là?  S’agit-il d’un rapport d’équivalence au sens d’une égalité ? Il ne peut y avoir d(égalité entre un symbole astrologique et un symbole du Tarot. Il s’agirait alors d’un « rapport » mais le terme est beaucoup trop vague.  Quelle  est la nature du rapport proposé par les différents auteurs.? De toute évidence, les uns et les autres se sont fondés sur une vague parenté psychologique qui fait qu’on établit une relation  entre le « Bateleur » et la personnalité mercurienne ou gémellique (le bateleur est habile, mobile, rusé comme le Dieu des voleurs…et des hermétistes…des médecins ou des commerçants dont le profil n’est d’ailleurs qu’un « vol autorisé ».  Parfois il s’agit d’une ressemblance purement formelle qui fait que l’on établit un rapport entre le signe du Lion et la Force (dont la lame contient l’animal) à moins qu’on ne distingue des rapports entre le Verseau et la lame 14  et 17 où l’on voit des cruches qu’on peut prendre à la rigueur  pour l’amphore mythiqe.

La psychologie étant par nature chose ambigue on conçoit  que les auteurs puissent proposer de bonne foi des solutions diverses. Quant à l’analogie ou soi disant fondée sur ne coincidence de forme, je ferai mieux comprendre en quoi elle est pernicieuse si je dis qu’elle équivaut à penser « Verseau » quand on passe devant la célébre statue du Manneken  Pis, c’est aussi stupide que cela;

Comment fonder des rapports analogique? La réponse est pourtant fort simple! Ce n’est pas en établissant des coincidences entre des images symboliques qu’on y parvient mais c’est en essayant de superposer la structure de deux ensembles pris dans leur totalité J’ignore comment j’en suis venu à la solution numérologique qui est à la base de mon étude. Je dois cela sans doute à la fréquentation des exposés de Jacquelins Bony Belluc dont les travaux s’inspirent à l’origine de ceux de Marcelle Sénard dans son ouvrage le Zodiqaue clef de la psychologie appliquée à l’ontologie (Ed Traditionnelles).   

Mais il ne s’agit pas à proprement parler d’une « solution » parce qu’au fond, mon propose n’apporte en dernière analyse  qu’une série de présomptions en faveur de l’hypothèse qui voudrait que les Nombres aient agi sur l’inconscient des « inventeurs » des signes et des lames, ce qui ne veut pas dire que ces « inventeurs » ont voulu leur zodiaque conforme à l’esprit des nombres, et l’ont fondé en toute lucidité sur le 12

 

Le passage du 12 au 22 par le 13

L’entreprise se complique en effet quand il s’agit de distribuer 22 lames sur 12 signes(j’ai écarté les planétes dont le nombre est par trop variable selon les auteurs. J’ai tout bêtement recommencé ma distribution à partir de la 13e lame, ce qui fait que la Mort devient un Bélier octaviant et ainsi de suite. La mort est dans le cycle zodiacal le sujet de la 8e étape; c’est du moins ce que l’on dit/ Or, il existe une preuve indirecte que le 8 et le 13 serait bel et bien la même chose: on trouve cela dans l’analyse de l’espace musical. La 8e etape  de la progression  de la gamme diatonique correspond  à la 13e de celle dite  « chromatique »; Ce lieu est  bien un lieu de  « transformation », de mort résurrection puisque l’octave  précédente se conclut alors que la nouvelle y prend naissance.

Tout ceci  est singulier mais l’affaire des modes anciens est un tel imbroglio qu’il est  difficile d’y trouver la preuve d’une structure fondamentale et constante. N’ayant pas pour but de détruire sans espoir, je laisse cette singularité aux amateurs de mystères »

 

 

Il   me reste à dire l’histoire curieuse de ma propre étude. D’abord version « simplifiée » d’une étude demandée par Fernanda Nosenzo, une  astrologue milanaise, j’ai pensé  l’offrir aux Cahiers  Astrologiques. Le comité de lecture de mon ami Rogel l’a rejeté sous  prétexte que n’offrant pas  une démonstration pour les 22 arcanes ma thèse n’était pas prouvée Or, j’ai voulu la laisser inachevée afin de ne pas en faire un nouveau « gadget » car mon propos était de provoquer  une réflexion critique. L’échange avec les C. A. en est resté là. Je note   cependant que dans une étude  intitulée ‘l’usage du tarot en astrologie judiciaire, le fondateur ds Cahiers, Alexandre Volguine se prononce en faveur des « correspondances » que j’ai dégagées » (p. 22)

Bibliographie:

Numérologie: on lira avec profit le livre  de F. X. Chaboche  » Vie  et Mystères des nombres’(Albin Michel) qui est une excellente introduction/

Tarot  L’ouvage d’O. Wirth reste un des plus intéressants quoique très criticable dans la mesure où l’auteur confond souvent  » ressemblance »  et « analogie ». Titre Le Tarot des imagiers du Moyen Age. Celui de Marteau, un classique (Ed Arts et Métiers Graphiques . Paris)  L’ouvage de Delcamp est à mon sens trop « verbeux » pour être efficace.

Zodiaque:lire M. Sénard, « le zodiaque, clef de l’ontologie appliqué à la psychologie.(Ed traditionnelles). Cet ouvrage est confus à force d’être riche. La numérologie y est confonduée avec l’étude des lettres (runique et hébraiques),ce qui est, à mon avis, regrettable bien que tout se tienne. Si le paralléle Nombre/signe existe, il ne ressort pas toujours avec évidence. Il s’agit néanmoins d’un ouvrage indispensable par sa documentation unique.

NDLR  On trouvera des développements intéressants  notamment  sur le « Tarot Astronomique » in 

Owald Wirth  Le Tarot des imagiers du Moyen Age, Préface  Roger  Caillois,,  Ed Tchou, 1978

 

 

 

 

 

 

Robert Baël  La Géomancie numérale

 

La géomancie traditionnelle -intuitive- est un remarquable procédé de détection du futur (et aussi du passé) mais, en principe,elle ne s’applique qu’à l’étude d’une question précise et déterminée. En principe, car il est tout de même possible d’établir des études d’ensemble, par exemple, sur la vie d’un sujet pour une année, ou pour une période d’une durée quelconque. Il n’est même pas exclu d’ériger un thème de nativité par  la méthode  géomantique traditionnelle du « jeté des points ». Mais la faculté intuitive  a des limites et peut etre variable sous l’effet d’une  foule de circonstances et d’influences qu’il  serait  trop long d’énumérer. 

Ces considérations m’ont incité à  rechercher une méthode  qui, tout en  respectant l’admirable  symbolisme  géomantique introduirait dans  ses applications une forme plus rationnelle, des bases moins mouvantes, s’il m’est permis de m’exprimer ainsi. C’est cette méthode que j’ai appelé « géomancie numérale »

Les bases

L’élaboration du thème  ne repose plus sur un « jet de points ».* ou tout autre  procédé annexe. A ce geste, en quelque sorte magique du « jet’ est substituée une opération plus tangible, plus rationnelle comme il a déjà été dit;  Et cette opération  s’inspire de  la  grande loi  universelle des cycles ou  alternances cosmiques.

Un rapprochement  peut être fait  avec quelques méthodes d’astrologie dites, justement cycliques mais s’il y a un point commun entre elles et la géomancie numérale, cette dernière reste parfaitement originale du  fait  qu’il s’agit uniquement avec ses seize figures   des 12 maisons classiques.

Mais que faut-il entendre par bases? Ce sont les données numérame qui permettent de déterminer les figures fondamentales du thème c’est à dire les « quatre mères » en langage traditionnel. Ces données numérales sont fournies par l’heure et la date de naissance ou d’anniversaire.

Ouvrons ici une parenthèses pour dire que bien souvent la notion d’heure  est très vague et cela pour de multiples raisons. 

 

Siècles passés  et futurs 

Malgré mon profond respect pour les enseignements des Anciens maitres, je me suis permis d’apporter une modification  au classement  habituels des figures,   L’ordre adopté me semble plus conforme à un certain symbolisme et surtout à la signification structurale des tétragrammes.

Je suis convaincu que cet  ordre de progression, de cheminement des figures est à l’image même de tout être vivant avec  ses  divers  états depuis sa naissance jusqu’à sa fin physique;

La  géomancie  numérale permet d’édifier  tous les thèmes habituels, natal, annuel, mensuel, journalier et même horaire. Et cela pour toutes les activités de la vie  humaine;  Elle offre également  la possibilité  d’ériger des thèmes collectifs ou à l’échelon mondial, pour une nation, par exemple .

La fixation dans le temps , la date de réalisation des événéments évoqués par les figures dans les maisons peut également être abordée à l’aide des tables  géomantiques et cela pour tous les thèmes/ La traduction  numérale des noms est  applicable sous certaine conditions aux collectivités, en  géomancie numérale pour établir des bases  correctes à partir de la date et de l’heure, il  faudrait connaitre ces dernières à la minute près. Or, cette précision  horaire est, il faut le reconnaitre, très  exceptionnelle.

J’ai  donc adopté un procédé qui permet  d’éliminer la notion d’heure tout en  conservant la date: année, mois et jour du mois. Le prénom et le non du  sujet sont chiffrés  et fournissent par la synthèse de leurs  différentes composantes, la Figure -ou  expression numérale qui occupera la première maison  du thème. La première « mère » en somme. Les trois autres mères sont données par l’année, le mois et la date de ce mois

C’est ici qu’entrent  en jeu les  cycles  géomantiques. Ils partent du principe que  chaque année est « gouvernée »‘ par une figure et qu’il  en est de même pour le mois dans le cadre de l’année et pour le jour dans le cadre du mois.

Deux tables, très simples, permettent  de trouver instantanément les  Figures qui  gouvernent  les années, mois  et jours et cela non seulement pour notre époque mais aussi pour les nations, groupements, formes  commerciales;

Dans le modéle de thème géomantique numéral ci joint, les expressions ou Figures de l’année sur le cercle interne. A l’extérieur du cercle, on voit les figures natales qui sont immuables. Les passations sont en pointillée. En trait plein, les aspects de première maison. Cette forme de présentation n’est  pas absolue mais ses éléments sont invariables;

Le thème (ou Figure) de géomancie numérale. Etude annuelle. 

Il n’y a pas d’opposition contre la première maison : les figures  de 1  et de 7 étant mauvaises. Les trines-direct et converse-que reçoit cette maison sont classiques.

 

 

 

 

Jacques Halbronn Les Légendes Dorées, De Nostradamus à André …

https://pdfhit.com › documents › jacques-halbronn-les-l…
Download & View Jacques Halbronn Les Légendes Dorées, De Nostradamus à André Barbault as PDF for free. More details. Words: 44,787; Pages: 194; Size: 688.1KB.

 

 

Annexe

 

Nostradamus
et la versification des Hieroglyphica d’Horapollon

par Jacques Halbronn

Orus Apollo et le Tarot

Estoile

Cette figure de l’Orus Apollo (1543 et 1553)
pourrait avoir servi à la composition des arcanes du Tarot :
la Lune (XVIII) et le Soleil (XIX)

Estoile Lune Soleil

   En tout cas, ces épigrammes égyptiens ont pu contribuer à répandre l’idée que le Tarot – figures dont le texte se réduit à un bref titre que l’on retrouve parfois dans ceux de l’Orus Apollo - le monde (arcane XXI), l’estoile (XVII), la force (XI), la mort (XIII), la tempérance (XIV) – lui aussi, était d’origine égyptienne.25

Orus Apollo

Pour le “mois”, deux images différentes, mais la même image pour le “mois” et l’“étoile”.

   La façon dont les luminaires sont représentés sur ces figures est proche de celle du Tarot et des vignettes nostradamiques.26 Cela est vrai pour les arcanes XIX “Le Soleil” et XVIII “La Lune” qui, si on les place côte à côte semblent détachés d’une seule et même figure d’Orus Apollo version Kerver : “Quelle chose ilz signifioient pour l’estoille”, figure reprise pour illustrer “Comment ilz signifient les moys“, luminaires que l’on retrouve dans un autre décor dans la note intitulée (1543) “comment les Sages d’Egypte signifient le cours du temps”, ce qui pose d’ailleurs le problème de l’origine des dites illustrations adoptées par le libraire parisien. Encore que dans ce cas, nous pensons que ce sont plutôt les concepteurs du Tarot de Marseille qui ont emprunté aux illustrations des éditions Kerver (1543 et 1553) car les autres jeux de tarot ont adopté d’autres modes de représentation des luminaires. Un des cas les plus flagrants est probablement celui de l’arcane du Tarot, la Force (rendant en latin Fortitudo, qui signifie plutôt le courage, la force d’âme) qui semble littéralement reprise de l’Orus Apollo : “Pour signifier force, ilz paignoient le devant d’un lyon, pour ce qu’il a les membres de devant plus fors (sic) que les autres” (Ed. 1543).

Force Force

   Sous la forme versifiée cela donne :

“Et puys la force voulant signifier
Tout le devand du lyon venoient paingdre
Car les parties devant spécifier
Sont bien plus larges que tout le corps à craingdre
Sa latitude du devant faict entendre
Vigueur et force au lyon apparoir
L’antérieure proportion vient rendre
Dénouter force comme ici pouvés voir”

 

On peut ainsi relier Nostradamus au Tarot ! Mais que faut-il entendre par cet “ici” dans le dernier verset : “comme ici pouvés voir” ?

En fait, il semble qu’il y ait un doublon car le hiéroglyphe précédent, dans le Ier Livre, campe également un lion mais cette fois pour signifier le “courage” : “Voullans signifier le courage paignent le lyon (qui) a la semblance du soleil” (du fait de sa crinière). Le Lion ainsi représenté, dans les deux cas, est assez semblable à celui de l’arcane XI, laquelle comporte en sus un personnage féminin ouvrant la gueule de l’animal tout comme il n’est pas sans évoquer le lion qui figure sur le coin droit en bas de l’arcane “Le Monde”. Quant à l’Arcane Le Monde, elle nous semble devoir prendre son origine dans la figure du même nom, dans les Hiéroglyphes d’Horus Apollon :

“Comment ilz signifient le monde. Ils paignoient un serpent mengeant sa queue diversifiée de plusieurs escailles qui représentent les estoiles etc.” (Ed 1543)

 

Monde Monde

   On notera que les écailles du serpent sont remplacées dans le Tarot par des épis de blé, ce qui est le type même du contresens iconographique.

En revanche, pour la Tempérance (le dessin correspondant figurant dans l’édition Rollet n’appartient pas au manuscrit, lequel est vierge de toute illustration) le personnage ne correspond pas du tout On peut d’ailleurs penser que la Tempérance vue par l’Orus Apollo est la plus convaincante. Toutefois, dans le livre I, on trouve une autre représentation de la tempérance (“Comment ilz signifioient un homme fort vaillant & tempéré”) sous la forme d’un taureau (que l’on retrouve dans le Zodiaque) qui est “atrempé pour ce que quand la vache est preigne (enceinte) il ne fait compte d’y retourner” (pour la saillir). Il serait ainsi possible de concevoir un nouveau Tarot constitué de nouvelles illustrations empruntées aux publications des XVe-XVIe siècles au lieu de redessiner constamment autour des mêmes motifs. Toutefois, curieusement, l’édition de 1553 a remplacé Tempérance ou Atrempance par Chasteté mais en conservant la même figure.27 Mais c’est bien Temperantia qui figure dans la traduction latine de Bernardino Trebatio et qui est ainsi rendu tout naturellement par calque avant d’être remplacé par une forme plus ou moins synonymique. En tout état de cause, on sait que nombre des images représentées, notamment dans le second livre, dans les Hieroglyphica ne correspondent pas à des hiéroglyphes égyptiens. Dans un cas, celui des vrais hiéroglyphes, nous avons des images auxquelles on accorde des significations et dans l’autre, des caractéristiques que l’on représente par des images. Les figures des éditions de 1543 et 1553 sont-elles propres aux traductions françaises ? Nous ne les avons pas trouvées en tout cas dans les éditions latines ou gréco-latines des Hieroglyphica parues en France. En revanche, en 1597, paraîtra à Rome, chez A Zannetum, dans une édition greco-latine une sélection (Selecta Hieroglyphica) de figures assez proches de celles parues chez Kerver. Etrange fortune de ces figures de l’Orus Apollo que de se perpétuer jusqu’à nos jours, du moins quant à certains motifs, dans le cadre d’un jeu de cartes. On signalera l’intéressant travail de A. Turner Cory proposant pour figures des Hieroglyphica des hiéroglyphes tels qu’ils figuraient sur les monuments rapportés d’Egypte (The Hieroglyphs of Horapollo Nilous, Londres, 1840).

Temperance

Le mot TEMPERENTIA dans le texte latin de Bernardino Trebatio
(TEMPERANCE en 1543 et CHASTETE en 1553)

Temperance Temperance

Illustration de la Tempérance dans l’édition Rollet
et éditions 1543 et 1553 de l’Orus Apollo.
Dans le Tarot de Marseille, c’est un tout autre motif qui évoque le signe du Verseau

Tempérance

Une autre représentation de la Tempérance
au Livre I des Hieroglyphica

   Le Tarot – comme le Zodiaque – constituent des séries hétérogènes et sans vocation systématique, sinon dans l’esprit de leurs commentateurs. La présence du Lion dans le Zodiaque a-t-elle un rapport avec l’arcane XI du Tarot ou bien est-ce l’inverse ? De même pour la Balance, figurant tant dans le Zodiaque que dans l’arcane VIII du Tarot et dont on sait qu’elle a été rajoutée au Zodiaque, aux dépens d’une partie – les Chelles – de la constellation du Scorpion. Il faudrait également se demander si les Gémeaux ne sont pas l’expression de la Concorde, telle qu’elle est représentée dans les Hieroglyphica : “Comment ils signifioient concorde : Deux hommes en habit de dignité signifoient concorde”. Même le signe du cancer pourrait avoir un lien avec cette série, en symbolisant la “seigneurie”, c’est-à-dire la domination sur autrui. “Comment ilz signifioient l’homme ayant seigneurie sur ceulx de sa nation. Pour signifier l’homme seigneuriant sur sa nation, ilz paignoient une langouste de mer etc” (1543) et dans l’édition de 1553 : “Ils paignoient un Carabe (sic) qui est une espéce de Cancre marin, autrement appelé langouste etc”. La liste est donc longue des correspondances entre signes du Zodiaque et Hieroglyphica : taureau, gémeaux, cancer, lion, qui se suivent. Il est peut-être temps de se demander dans quel cas c’est l’image qui prévaut sur le texte et dans quel cas c’est l’inverse : quelle est la fin, quels sont les moyens ? C’est ainsi que l’idée de force peut être signifiée autrement que par un Lion et qu’un Lion peut signifier autre chose que la force. On a trop souvent cru, dans le cas du Zodiaque et du Tarot, que c’était l’image qui venait en premier. Or rien n’est moins sûr : on pourrait concevoir un tarot avec d’autres images mais gardant les noms des arcanes. Nous avons là trois séries, le Zodiaque, le Tarot et les Hieroglyphica auxquelles il convient d’ajouter le Kalendrier des Bergers et aussi et surtout celui des Bergères.28 Dans quelle mesure le Zodiaque est-il issu du calendrier des activités sociales au cours de l’année dont certains éléments seraient ainsi simplement reproduits et dans quelle mesure reprend il des valeurs morales incarnées par certains personnages ? On voit que les Hieroglyphica pouvaient intéresser un Nostradamus astrophile.

Hieroglyphica et Zodiaque

GEMEAUX – CANCER – LION
Hieroglyphica et Zodiaque :
une piste qui est en paralèle avec celle du Kalendrier des Bergers

Jacques Halbronn
Paris, le 10 mars 2005

jacques  Halbronn  La carence iconographique dans les recherches sur le Tarot et le Zodiaque 

 

A l’occasion  d »une relecture d’un volume consacré aux mancies et que nous avions initié en 1978, nous observons, notamment dans les études d’Arnold Waldstein et de Dominique Devie, certaines lacunes dans leur travail consacré aux correspondances symboliques.

 

 

I  Le Tarot et les Maisons

S’il y a un ensemble dans le champ astrologique qui vaut d’être rapproché du Tarot, ce n’est pas le Zodiaque mais le dispositif des « maisons » astrologiques lequel  est bien moins connu sur le plan iconographique. La plupart des chercheurs ignorent encore que les maisons astrologiques ont eu droit à des images. (cf notre étude 1993, in  L’Astrologie du Livre de Toth. Recherches sur l’Histoire de l’Astrologie et du Tarot, Paris, Trédaniel, 1993, p. 49 et  frontispice) Ainsi, le lien Tarot-Astrlogie serait à caractère iconographique et certains rapprochements sont en effet assez saisissants en comparaison des propositions de nos deux  auteurs/ On notera que Paul Huson( Mystical Origins of the Tarot, From Ancient Roots to Modern Usage, Destiny Books, Vermont, 2004) reprend ou en tout cas recoupe nos travaux datant de 1993 sans nous citer. On trouve cette série dans des documents comportant des sphères concentriques.

 

Selon nous, les comparaisons et les correspondances doivent s’effectuer sur la base des documents les plus anciens. D’ailleurs, le Livres d’Heures (cf notre étude in Revue Française d’Histoire du livre, 2015) auront inspiré le Tarot notamment dans le cas du Kalendrier et Compost des  Bergers, dans sa partie consacrée à l’Enfer. Si l’on considére le cas de la Roue de fortune, on la trouve dans le supplice de la roue des Damnés.

 

 

II Le Zodiaque et les Mois de l’année

Une lacune aussi  fâcheuse tient  à la non prise en compte de l’iconographie des mois de l’année, que l’on retrouve reprise sur certaine cathédrales. Mais la série la plus célébre est celle des Très Riches Heures du Duc de Berry, qui nous permet de comprendre l’origine du Zodiaque lequel ne saurait être un point de départ.  Le cas du signe des Gémeaux aura particulièrement retenu notre attention car cela correspond au mois des amours, en Mai, ce qui souligne le caractère vénusien de ce signe dont l’iconographie est ambigue: sont ce deux hommes ou s’agit-il d’un couple enlacé?  Le Zodiaque nous parle de la façon dont les sociétés vivent les saisons, comment leurs moeurs en sont impâctées au prisme d’une anthropocosmologie.

Le nombre 22  a beaucoup interpellé les chercheurs: il convient de citer le Sefer Yetsira qui est un commentaire de l’alphabet  hébraique, classant les lettres en trois groupes; un de 3 ou 4, un de  6 ou 7 et un de 12 pour les 12 signes. En 1978; dans la revue L’Autre monde (Promedit) ,nous avions proposé un tarot « sefirotique » en 10 arcanes supérieurs, formant cinq couples totalisant 22: 6 °et 16, 7 ° 15; 8 + 14, 9 +13, 10 ° 12, 11 ° 22-  en mettant en évidence les similitudes  graphiques, dans chaque cas./(cf  nos Mathématiques Divinatoires, 1983) 

Pour  la petite histoire,  rappelons la mort en 1978  de  Paul VI’cf  L’Autre Monde n°25, article de Jean-Paul Bourre).   C’est bien plus tard, en 2005, du fait de  la mort de Jean Paul II  que nous publierons, aux éditions Axiome, « Papes et prophéties » autour de la prophétie de Malachie.

 

 

 

Bibliographie

Jacques  Halbronn,  Mathématiques Divinatoires,  Préface  Jean Charles Pichon,  Paris,  Trédaniel, 1983

Jacques  Halbronn   Recherches sur l’Histoire de l’Astrologie et du Tarot,  Paris, Trédaniel, 1993

Paul  Huson Mystical Origins of the Tarot, From Ancient Roots to Modern Usage, Destiny Books, Vermont, 2004

Robert M. Place  The Tarot, History, Symbolism and Divination, Jeremy P. Tarcher, Penguin 2005 Nicolas  Tereschenko  Les Trésors du tarot. Accès aux mystères du cosmos, 1986, Atlas, Trédaniel

Claude Darche. Le grand livre des tarots. Ed Solar 1995

Owald Wirth  Le Tarot des imagiers du Moyen Age, Préface  Roger  Caillois,,  Ed Tchou, 1978

Marielle Frédérique Turpaud  Le Langage du Tarot   série d’articles in revue L’Autre Monde-Destin, 1980.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

ANNEXE

Revue L Autre Monde

Revue L Autre Monde

Ce mercredi 16 février, 116 Revue L Autre Monde vous attendent à prix réduit sur notre plateforme e-commerce. Sur le neuf comme avec un produit Revue L Autre Monde occasion, profitez de l’ensemble de nos avantages client exclusifs pour faire un maximum de bonnes affaires. Comme l’utilisation d’un code promo Revue L Autre Monde et l’activation d’une remise immédiate. Ou encore le remboursement automatique de votre achat Revue L Autre Monde pas cher à hauteur de 5% minimum. De quoi facilement multiplier les bons plans… et les économies d’argent !

Voir plus

116 résultats

Meilleures ventes
A propos de «Meilleures ventes»
L'autre Monde 114

L’autre Monde 114

  • Ésotérisme
  • Année de parution : 1987
Occasion dès 8 €

Vendez le vôtre

Autre Monde (L') N°7 Du 31-12-2099

Autre Monde (L’) N°7 Du 31-12-2099

  • Année de parution : 2099
Occasion dès 7,40 €

Vendez le vôtre

L'autre Monde 83

L’autre Monde 83

  • Ésotérisme
  • Année de parution : 1984
Occasion dès 4,60 €

Vendez le vôtre

L'autre Monde 28

L’autre Monde 28

  • Développement personnel – Sagesse orientale
  • Année de parution : 1979
Occasion dès 5 €

Vendez le vôtre

L'autre Monde N°4 Album Relié Des N° 12.13.14

L’autre Monde N°4 Album Relié Des N° 12.13.14

  • Religion
  • Année de parution : 1977
Occasion dès 15 €

Vendez le vôtre

L'autre Monde 127 ; Sexualité Et Esoterisme

L’autre Monde 127 ; Sexualité Et Esoterisme

  • Ésotérisme
  • Année de parution : 1991
Occasion dès 3 €

Vendez le vôtre

L'autre Monde 9

L’autre Monde 9

  • Ésotérisme
  • Année de parution : 1977
Occasion dès 5 €

Vendez le vôtre

L'Autre Monde N°27

L’Autre Monde N°27

  • Ésotérisme
  • Année de parution : 1978
Occasion dès 4,60 €

Vendez le vôtre

Cosmos N° 56 : Le Vaisseau D'un Autre Monde

Cosmos N° 56 : Le Vaisseau D’un Autre Monde

  • BD jeunesse
  • Année de parution : 1981
Occasion dès 3 €

Vendez le vôtre

L'autre Monde 90

L’autre Monde 90

  • Ésotérisme
  • Année de parution : 1985
Occasion dès 5 €

Vendez le vôtre

L'autre Monde 115

L’autre Monde 115

  • Ésotérisme
  • Année de parution : 1987
Occasion dès 12 €

Vendez le vôtre

Publié dans ASTROLOGIE, divination | Pas de Commentaire »

jacques Halbronn L’astrologie dans la République de Bodin.Surnature et Surhumanité/

Posté par nofim le 29 décembre 2021

jacques  Halbronn L’astrologie  dans la République de Bodin.Surnature et Surhumanité/

 

 

Nous avions depuis longtemps repéré l’intérêt que Jean Bodin avait manifesté dans certains chapitres de sa République pour les rapports entre le mouvement des astres et le cours des Républiques mais nous n’étions pas remonté jusqu’à Machiavel. (cf  Simone Goyard-Fabre : Jean Bodin et le droit de la république, Paris, PUF, 1989, pp. 208  et seq, Anthony  Parel   Prolémée et le chapitre  25 du Prince  in L’Enjeu Machiavel   dir. G? Sfez  et  %/ Senellart  Collége  International de philosophie PUF,  2001Anthony  J. Parel  The Machiavellian Cosmos,  Yale University Press  1992 Simone Goyad Fabre écrit « Déjà chez Platon, l’astrologie en établissant les conjonctions  entre planètes  et les événements du monde (expliquait) le cours des républiques » Double référence  astrologique et musicologique. Simone  GOyard Fabre rappelle que pour nombre d’auteurs anciens « l’astrologie est le principe de la science: » sans oublier la numérologie. (p. 211) 

Ce que nous  contesterons, c’est la référence à la Nature car, pour nous, l’astrologie ne reléve pas de la Nature mais de la « Sur-nature », c’est à dire qu’elle obéit à un agencement  à caractère anthromorphique. Si elle nous parle de la Cité, c’est parce qu’elle  a été mise en place spécifiquement dans ce but par une pensée  humaine ou si l’on préfére surhumaine, ce qui ne saurait sé réduire ni à une Nature première ni à un Dieu premier et en même temps l’on se situe dans une dimension supérieure à ce qui est à la portée de notre présente humanité laquelle ne fait pour l’heure que s’en rapprocher encore d’assez loin. 

Si l’on se référe, à présent, à la pensée astrologique contemporaine,  l’on ne peut que relever qu’elle se sera sensiblement éloignée d’une telle perspective. Il importe donc actuellement de rapprocher l’astrologie de la pensée « politique » d’un Bodin et avant lui d’un Machiavel (cf le chapitre XXV du Prince). C’est ce à quoi nous pensons être largement parvenus, en précisant que  la référence à la « Nature » nous apparait comme une fausse piste, ce qui exige d’élaborer une nouvelle théologie.(cf Nicholas  Campion, POLITICAL COSMOLOGY IN THE RENAISSANCE Bodin, Kepler and the Reform of Astrology Nicholas Campion Paper delivered to the Inspiration of Astronomical Phenomena (INSAP II) conference, Malta, January 1999. 

 

 

 

 

JHB   29 12 21

 

Publié dans ASTROLOGIE, divination | Pas de Commentaire »

jacques Halbronn revient sur ses « Mathématiques Divinatoires », parues voilà près de 40 ans.

Posté par nofim le 18 décembre 2021

jacques  Halbronn  revient sur ses « Mathématiques Divinatoires », parues voilà près de 40 ans.   

Les Mathematiques Divinatoires.   de jacques halbronn  Format Broché

La préface de Jean Charles Pichon  décrit notre méthode de travail  qui consiste à refuser un fondement expérimental à une série de  savoirs. Lorsque l’on ne parvient plus à retrouver, à restituer les clés d’un dispositif, l’on est tenté de soutenir que l’on est parti d’observations, ce qui dispense de décrire les structures de celui-ci. Le probléme, c’est qu’une telle entreprise est susceptible de mettre en évidence la corruption d’un dispositif, ce qui vaut, plus généralement, pour la recherche des sources.(comme dans le cas du corpus Nostradamus) . Ce qu’il faut souligner, c’est que l’approche synchronique peut déboucher sur une avancée diachronique, c’est à dire à un état antérieur. C’est ainsi que le défaut de notre travail sur les « Dignités »-avec le recul du temps-  tient au fait que nous n’avions pas su signaler l’intrusion de Saturne, planéte qui sera rajoutée, quitte à supprimer deux positions assignées aux luminaires. En effet, Saturne a un rôle de curseur, il ne peut pas être au four et au moulin. Un tel rajout se retrouve dans le Livre de la Genése, avec un septiéme jour ajouté au IIe chapitre. L’idée d’associer 12 planétes aux 12 signes  ne nous parait plus tenir. Nous préferons celle d’un double sénaire. Signalons  en ce sens le dédoublement domiciles/exaltations. Nous avons montré qu’il convenait de les réunir en un seul et même ensemble/ En définitive, nous pensons que la seule planéte opérationnelle en astrologie est Saturne, à prendre comme curseur parcourant le Zodiaque en déterminant des phases. Autrement dit,  une seule planéte suffit quand elle passe par des états successifs. Tel est selon nous le vrai mode d’emploi qui s’était perdu en cours de route.  L’utilisation en astrologie contemporaine de planétes récemment découvertes, comme Neptune et Pluton nous apparait comme une déviance caractéristique liée à  un emprunt mal venu à l’astronomie, au nom du progrès.

Arrêtons -nous au chapitre intitulé « numérologie ». Nous y exposions la thèse selon laquelle les chiffres dont on se sert encore de nos jours seraient dérivés de la cursive hébraique  (pp. 158-159).  On sait que la forme attribuée aux nombres est prise des alphabets comme dans le cas des « chiffres romains ». Selon nous, la numérologie repose sur un ordre alphabétique altéré, ce qui met en question la « guématrie. La lettre « teith » a disparu de l’alphabet « latin » comme le montre la comparaison avec l’alphabet  hébraique. D’où le doublon  i/j. Subterfuge connu. 

En ce qui concerne le chapitre sur le Tarot (cf le tarot séphirotique, in revue L’Autre Monde), nous n’avions pas retrouvé l’origine des images des Arcanes supérieurs. Il fallait chercher du côté du Kalendrier et Compost des Bergiers. C’est ainsi que la Roue de fortune est celle des damnés dans le chapitre du Kalendrier voué à l’Enfer (cf notre étude in Revue Française  d’Histoire du Livre, sur les Livres d’heures. 

On aura compris que notre approche se veut archéologique, qu’elle entend exhumer des couches successives au coeur des « savoirs », ce qui permet d’en décrire la genése occultée. Il faut dire que nous avions à l’époque entrepris tout un travail en linguistique et nous avions appliqué notre méthode à la formation de l’anglais et du français. Cela aboutirait à deux mémoires en 1987 et 1989 (en ligne sur SCRIBD) dont le second s’intitule  Langue et Culture. Essai de description critique du systéme du français à la lumière des relations interlinguistiques. Nous accordions une place importante à l’Erreur (cf notre Eloge (créativité) de l’erreur, Le Lierre et le Coudrier, 1990) liée notamment à la question de l’emprunt et de la transmission. L’erreur  tient notamment au fait que l’on est étranger à une certaine culture, d’où des malentendus. L’on en arrive à des syncrétismes, à des ensembles hybrides.   Il nous semble nécessaire d’éviter tout anachronisme en respectant le savoir accessible en un epoque donnée, dans un esprit anthropologique. Il nous semble  qu’il faille situer ces divers domaines dans le cadre d’une gouvernance, d’une organisation de la Société, ce qui exige une certaine transparence et cohèrence à la portée de tous. En ce sens, l’astrologie détone par rapport aux autres mancies en ce qu’elle n’a pas su en rester à son cadre traditionnel, se laissant happer, déborder par les avancées de l’astronomie, quitte à admettre une influence qui aurait échappé aux hommes depuis des millénaires, ce qui renverrait à  une téléologie, à une révélation (apocalypse) finale, ultime. 

 

 

 

JHB  18 12 21

 

 

Publié dans ASTROLOGIE, divination | Pas de Commentaire »

Jacques Halbronn. La dérive des astrologues vers Pierre d’Ailly et Nostradamus: Denis Labouré, Yves Lenoble, Patrice Guinard

Posté par nofim le 2 décembre 2021

La dérive des astrologues  vers Pierre d’Ailly  et Nostradamus:  Denis Labouré, Yves Lenoble, Patrice Guinard    par  Jacques  Halbronn   

 

 

 

 

On s’efforcera ici de comprendre ce qui aura conduit certains chercheurs en astrologie à se référer à des oeuvres assez hybrides telles que celles associées à Pierre d’Ailly (XVe siècle) et à Nostradamus(XVIe siècle)   Nous sommes d’autant plus à traiter de ce phénoméne que nos travaux universitaires (thèse d’Etat 1999 et post-doctorat, 2007) traitent du prophétisme alors que notre première thèse (1979) parut (en 1985) sous le titre « Le monde juif  et l’astrologie »‘. Comment comprendre, interpréter un tel glissement?  Dès 1994, nous avions publié un catalogue ‘Astrologie et Prophétie », dans le cadre d’une exposition dont noué étions le commissaire à la Bibliothèque Naionale.

Denis Labouré a publié récemment  « Astrologie a Religion au Moyen Age » tout en s’y consacrant essebntiellement au cardinal Pierre d’Ailly comme indiqué sur la 4e de couvertur e qui ne mentionne que ce seul  « rédigea au XIIIe siècle  » alors qu’il appartient à la fin du XIVe siècle et au début du XVe! (1351-1420), ses textes principaux datant du XVe siècle et notamment ceux qui traitent de la fameuse année 1789 et qui datent de 1414!

Or l’astrologie de Pierre d’ailly n’est pas du meilleur aloi en ce qu’elle combine allégrement données astronomiques et computations numériques habillées allégrement d’astronomie.  En effet, la série 889-1189-1489-1789 ne comporte aucun support astronomique valable car le fait d’observer que les 300 ans qui séparent ces différentes dates renverrait à Saturne est « tiré par les cheveux », si ce n’est que cela témoigne sociologiquement  d’un certain intérêt pour cet astre dans la tradition astrologique avec ses environ 30 ans de cyclicité. C’est un peu prendre des vessies pour des lanternes.  Yves Lenoble - pas trop  regardant – met pour sa part en avant la « réussite » prévisionnelle de Pierre D’Ailly à mettre au crédit de l’Astrologie. » L’astrologie s’est en effet toujours voulu annonciatrice des grands événements de l’Histoire. Ainsi, le cardinal d’Ailly et Nostradamus avaient prévu très longtemps à l’avance la révolution de 1789. Et d’ores et déjà, les prochains rendez-vous planétaires du XXIè siècle sont annoncés » (Le Voyage etc) On instrumentalise donc Ailly au service de la cause astrologique. Il eut convenu, plus prudemment, de saluer la tentative assez vaine de la part du cardinal  en faveur de l’astrologie, ce qui lui permettait de reporter les échéances prophétiques vers un futur lointain, en ces temps agités du début du XVe siècle. Au XVIe siècle,  ces spéculations se retrouveront chez Richard Roussat mais aussi dans la pseudo épitre de Nostradamus adressée au Roi de France Valois Henri II , datée de 1558. »icelle année  sera faicte  plus  grande persécution   de l »église  chrestienne que n’a esté faicte en Afrique  & durera cette cy  iusques l’an mil sept cens  nonante deux que l’on  cuydera  estre  renovation de siecle  Après commencera  le peuple  Romain  de se  redresser  & déchasser  quelques obscures  ténébres  recevant quelque peu   de leur pristine clarté non  sans  grande division   et continuel  changement »

Or selon nous, ce texte qui ouvre le second volet des Centuries est en phase avec l’inspiration réformée des trois dernières centuries, où l’on annonce la victoire contre les Lorrains, c’est à dire la maison de Guise, au coeur du camp ligueur.  Autrement dit, il s’agit de l’annonce d’une victoire de l’Eglise Chrétienne, ce qui désigne ici les Protestants, les Catholiques devant à terme  se « redresser » et renoncer à leurs errances.  Patrice Guinard aura beaucoup investi, dans les 20 dernières années de sa vie, sur Nostradamus mais ce ne fut pas spécialement sur la partie proprement astrologique de l’oeuvre authéntique de cet auteur mais bien autour des Centuries dont le contenu astrologique se limite aux textes en prose -dédiés à César et à Henri II, pour l’essentiel; outre le fait que la mention de 1792, on l’a montré plus haut, ne comporte qu’artificiellement un contenu proprement astrologique.  Mais qu’était allé faire le fondateur du CURA dans cette galère, comme si une fois soutenue sa thèse de doctorat sur l’astrologie, en 1993, il avait voulu passer à autre chose, ce qui peut se comprendre, d’un point de vue cyclique? Voilà donc Yves Lenoble se référant-on l’ a vu- à Pierre d’Ailly et à Nostradamus pour des textes qui n’ont d’astrologique que le nom..Notons que Lenoble s’est lui aussi beaucoup intéressé à Nostradamus, comme l’atteste en  novembre 2004, sa participation active à la session Nostradamus que nous avions organisée et filmée. De même Guinard, en décembre 2000 avait il débattu sur le sujet lors d’un colloque co organisé MAU-CURA (également filmé).. On est donc là dans les marges de l’astrologie, de l’instrumentalisation de celle-ci à des fins politiques.  Demandons-nous donc, à présent, quelles ont pu être les causes d’un tel  glissement vers des formes douteuses de la production  » astrologique » au cours des dernières décennies. 

On notera que Lenoble et Guinard, nés à 10 ans d’intervalle (1947 et 1957), ont en commun d’avoir été marqués dans leur formation par l’enseignement de Jean-Pierre Nicola ‘(né en 1929) et de nous avoir fréquenté l’un et l’autre, l’un dans les années 70, l’autre dans les années 80 et au delà. Pourtant Guinard avait trouvé quelque intérêt dans l’Histoire de l’astrologie  à la  fin du XVIIe siècle, (et notamment de l’oeuvre d’Eustache Le Noble, 1697) du fait de la fréquentation assidue de notre Bibliotheca Astrologica,  ce qui fut d’ailleurs aussi le cas de Denis Labouré, d’où la publication, chez Pardés, du traité d’astrologie horaire de Claude Dariot, contemporaine de Nostradamus, en 1990. A vrai dire, nous nous souvenons assez mal de ce qui a pu entrainer Patrice Guinard dans le champ nostradamique mais nous tendons à penser que ce fut peu ou prou à notre exemple. Il est vrai que l’HIstoire de l’astrologie  a pu sembler moins excitante pour l’esprit  que celle du prophétisme et singulièrement du personnage de Michel de Nostredame.(1503-1566) et Guinard ne se sera d’ailleurs pas privé de se lancer dans l’interprétation de certains quatrains centuriques, et dans une démarche hagiographique que nous avons pour notre part, entendu démystifier, ce qui nous aura souvent opposés, notre approche étant sensiblement plus critique. Cela nous fait penser à ces étudiants en médecine trouvant la matière par trop aride et obliquant vers la psychiatrie, voire vers la psychanalyse. Il est possible également que le débat autour de Nostradamus entre spécialistes avait une autre tenue que celui entre astrologues. Guinard a pu penser qu’il saurait mieux faire la preuve de ses talents  parmi les uns que parmi les autres mais  il dut se heurter à nos propres positions qui ne l auront pas toujours épargné et l’on est en droit de penser que cela aura pu le miner.  Le probléme de Guinard aura tenu au fait qu’il se focalisait exclusivement sur le dossier Nostradamus  et qu’il n’abordait pas le champ du prophétisme dont le dit dossier n’était qu’une manifestation parmi d’autres, trop centré sur la période d’activité de Nostradamus dans le temps comme dans l’espace, ce qui l’empecha  probablement d’opérer certains recoupements intertextuels et de faire la part de l’imposture et de l’antidatation qui sont au coeur de tout le corpus prophétique et astrologique.

Pour en revenir à Yves Lenoble, lequel  place André Barbault au même niveau que Nostradamus !

 

  »Il y a trente ans André Barbault annonçait une pandémie mondiale pour 2020 après avoir prédit, entre autres, dès 1955 la chute de l’Empire soviétique en 1989! L’astrologie s’est en effet toujours voulu annonciatrice des grands événements de l’Histoire. Ainsi, le cardinal d’Ailly et Nostradamus avaient prévu très longtemps à l’avance la révolution de 1789. Et d’ores et déjà, les prochains rendez-vous planétaires du XIè siècle sont annoncés » (Le Voyage etc). Etrange erreur que de situer le texte de Barbault sur la pandémie « 30 ans en arrière alors qu’il parut en 2011:  Mais que dire de l’annonce de la « chute de l’empire soviétique » mis sur le même pied que celle de la Révolution Française de 1789? Dans les deux cas, il  y a abus:  Barbault aura point certes 1989 mais aucunement dans le sens que décrit Lenoble. Tout prouve au contraire que Barbault voyait -du moins jusque ans le cours des  années soixante,  en 1989  la victoire finale de l’URSS.  Quant à 1789, le contexte de l ‘EPitre à Henri II ne permet nullement d’affirmer  que ce qui était annoncé aura en quoi que ce soit correspondu aux événements de la fin du XVIIIe siècle, comme nous l’avons montré plus haut. Saluons tout de même ce paralléle mis en exergue  entre 1789 et 1989. 

 .

 

 

 

 

 

 

JHB  02 12 21

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Publié dans ASTROLOGIE, divination, NOSTRADAMUS, prophétisme | Pas de Commentaire »

Jacques Halbronn: 1991-2021 A trente ans d’intervalle: décés de Michel Gauquelin et Hervé Patrice Guinard,nés à 29 ans d’écart: 1928 et 1957

Posté par nofim le 18 novembre 2021

Jacques  Halbronn:  1991-2021   A trente ans d’intervalle: décés de Michel Gauquelin et Hervé Patrice Guinard,nés à  29 ans d’écart: 1928 et 1957 . Leurs deux noms commencent par la lettre G. Jolie synchronie!

 

 

Deux annonces surprenantes  à quasiment 30 ans d’intervalle, l’une survenue le 29 mai 1921 et l’autre le 9 septembre 2021 avec des naissances quasiment, elles aussi, à 30 ans d’intervalle,  respectivement le  13 novembre 1928  et le 4 novembre 1957, donc avec des soleils presque conjoints en scorpion.

Nous avons bien connu l’un et l’autre lesquels ont participé à nos colloques. Pour Michel Gauquelin, ce fut d’abord en 1978, lors d’une journée qui lui avait ét consacrée, en Mai, dans le cadre d’un Colloque Astrologie et Science, animée par guy Leclercq la seconde journée, le lendemain étant vouée à Jean Pierre Nicola, animée par Yves Lenoble. Puis, Gauquelin interviendra successivemen dans nos Colloques parisiennes de 1987  et 1988, Pour Hervé (plus tard Patrice) Guinard, dès 1983, à Nantes, puis à  Montluçon (1991)Angouléme  (1992) et à Dijon (1993), sans parler de Paris (1995 et 2011) et Toulouse. Dans les deux cas,  on trouvera des vidéos sur notre chaîne de la Subconscience-Téléprovidence.  En décembre 2000 un important congrès CURA-MAU s’était tenu à Paris: Frontières de l’astrologie. Nous avions assisté à sa soutenance de doctorat en 1993, à la Sorbonne. Guinard avait beaucoup fréquenté notre bibliothèque de la rue de la Providence dans les années qui précédèrent la dite soutenance et nous avons le reléve de sa main des ouvrages empruntés. Guinard avait notamment exploité nos recherches concernant Eustache Lenoble, dont l’Uranie était parue en 1697 (cf un premier article dès 1987, dans la revue Astralis reprise par Maurice Charvet dans les conditions que l’on connait.

Cela dit, par la suite, Guinard se consacrera essentiellement au « Corpus Nostradamus », domaine où nous l’avions précédé sinon initié et il aura publié surtout dans ce domaine. Au niveau astrologique, il était passé par l’Astrologie Conditionaliste de Jean-Pierre Nicola dont il entendait prolonger la recherche et la réflexion (cf son « Manifeste »)

 

I Michel Gauquelin Lorsque Gauquelin décéde,  au printemps 1991, un de ses livres  doit être publié par nos soins, ce sera en 1992  les Personnalités planétaires.  On lira son compte rendud(dans « Aspects de l’Astrologie »)de notre essai « La pensée astrologique » (in  Histoire de l’Astrologie de Serge Hutin, Artefact  1986) où Gauquelin reconnait notre travail d’explication de ses résultats statistiques. D’où une publication posthume qui nous valut des déboires avec son fils Daniel et sa famille (dont nous avons traité ailleurs)

 

II   Patrice   Guinard décéde au même âge que Gauquelin, à peu de choses près, dans des conditions que nous ignorons encore à l’heure où nous écrivons. Nous avons été le premier en France à signaler sa mort (laquelle fut d »abord signalée en anglais:

 

Jacques  Halbronn:  1991-2021   A trente ans d'intervalle: décés de Michel Gauquelin et Hervé Patrice Guinard,nés à  29 ans d'écart: 1928 et 1957 dans ASTROLOGIE _oLkrFtz_normal

Chris Brennan
 
@chrisbrennan7
·

4 nov.

 
I just learned that the French astrologer Patrice Guinard passed away in September, and his ashes were laid at the cemetery today on his birthday. His CURA website has been an important archive and international resource for astrologers for years: http://cura.free.fr 
Curieusement, à la date où nous écrivons, son décés n’est pas encore signalé sur son site cura.free.fr. Ce décés pose le probléme des archives qui avaient été confiées à Guinard en 2010, à savoir la collection de documents photocopiés de la Bibliotheca Astrologica et nous ignorons ce qu’il va  en advenir, ce qui risque de poser probléme avec les héritiers. Il serait en tout cas facheux que ces milliers de pages soient perdues, égarées ou détruites et pour notre part, nous considérons qu’il serait bon que nous les récupérions dans les meilleurs délais ou que ce fonds « Halbronn » soit pris en charge  par une structure compétente, en mesure de les mettre à la disposition des chercheurs.  Guinard avait notamment mis en ligne en 1999 lors de la création du CURA  notre CATAF, Catalogue Alphabétique des Textes Astrologiques Français. Notons à propos du CATAF le propos de Guinard (dans son compte rendu  de Astrologia. Opere a stampa (1472–1900) parLeandro Cantamessa, Biblioteca di bibliografia italiana 187. Florence: Leo S. Olschki, 2007).
 
« L’auteur écrit  Guinard,  qui s’est servi du CATAF (Catalogue Alphabétique des Textes Astrologiques Français) que j’ai édité en février 2001(…) plus de la moitié des textes français qui ont été retenus, n’a pas éprouvé le besoin de mentionner l’adresse internet internet adéquate, ni même le nom du CURA. » On aurait tout de même pu préciser que nous en étions l’auteur d’autant que le mot « éditeur » n’a pas tout à fait le même sens en anglais et en français….
Dans le cas de Guinard comme d’Alain de Chivré dont nous avons étudié la carrière dans de récentes mises en ligne, force est de constater qu’ils n’ont pas été en mesure de réunir autour d’eux une élite, sinon de façon très ponctuelle, dans notre cadre. Quant à leur aptitude à mener à bien des recherches en profondeur, cela nous semble avoir plafonné  et dans le cas de Guinard, cela vaut aussi pour ses travaux sur le Corpus Nostradamus. En ce qui concerne les résultats Gauquelin,  nous pensons que le pluriplanétarsme qui les caractérisent n’est pas du meilleur aloi. Certes, l’on peut concevoir que certaines sociétés aient voulu se conformer à un certain ordre cosmique et par voie de conséquence à une certaine pluralité de facteurs, puisque le Ciel était constitué de plusieurs astres, ces pratiques ont elles pu perdurer, restant elles inscrites dans un certain tissu culturel inventé et calqué par les hommes? ,En tout état de cause,  la vraie astrologie n’est pas celle qu’  exposée Gauquelin car elle serait l’oeuvre des hommes. Guinard, lui aussi, a cru que l’astrologie devait englober un ensemble de planétes allant jusqu’à Pluton, alors que Gauquelin s’arretait à Saturne, ce qui était plus vraisemblable et moins anachronique. Avec le recul, notre scepticisme à propos des résultats Gauquelin n’aura fait que croitre en ce sens que l’on peut se demander quelle instance humaine ou « divine » (cf l’intelligent design) aurait pu mettre en place un dispositif aussi peu ergonomique dépendant de l’heure de naissance alors même qu’il s’agit d’une répartition des professions au sein  de la Cité. D’ailleurs, la date de naissance nous apparait comme une donnée aléatoire à laquelle les astrologues actuels ont bien tort de s’attacher, à moins de se situer dans une démarche divinatoire individuelle. 
En effet , pour nous, l’astrologie est liée au rôle d’un nombre limité d’agents exerçant autour d’eux un certain pouvoir, seuls ces agents relévent directement de la dynamique céleste. Certes, il existe un systéme de castes qui correspond assez bien au schéma présenté par Michel Gauquelin. Est-ce à dire que Gauquelin aura voulu conférer au dit systéme un substrat  astrologique qui aurait d’ailleurs pu être établi par le passé? Mais de là à supposer que l’heure de naissance aurait pu être le facteur clef d’un tel dispositif, il y a un pas que l’on hésite à franchir (cf ce que Geoffrey Dean écrit à ce sujet) ne serait ce que du fait même de la précision technique exigée par une telle méthodologie.  Pour notre part, nous proposons un modéle bien plus concevable, puisque les périodes y sont de sept ans et relévent de phénoménes célestes que l’on a tout loisir d’observer dans la durée. Quel contraste entre deux astrologies fondées sur des temporalités et des astralités  si opposées dans leur principe! 
Toute la question est de déterminer comment Gauquelin a pu en arriver là (cf notre postface aux Personnalités planétaires, 1992). L’on note que pour quelqu’un ayant baigné dans une certaine culture astrologique, l’heure de naissance est une donnée essentielle et Gauquelin était familier de la dite culture quand il engagea ses recherches : il savait ce qu’était un thème de naissance, un ascendant et les maisons qui en dérivaient tout comme il était au fait de la symbolique planétaire  et du métalangage astronomique,   dont ses résultats statistiques  ne s’éloignent guère au final.
Signalons le propos de Patrice Guinard sur l’influence de Léon Lasson sur Gauquelin:
L’erreur des astrologues
par Léon Lasson

Note P.G.: L’ouvrage de Léon Lasson (1901-1989), Ceux qui nous guident (Paris, René Debresse, 1946) a été le livre de chevet de Michel Gauquelin. L’allure des célèbres courbes Gauquelin peut être repérée en pages 45 (Mars chez les militaires) et 73 (Lune chez les hommes politiques): voir nos reproductions et comparer par exemple avec Michel Gauquelin, Les hommes et les astres, Paris, Denoël, 1960, pp. 99 et 151. En raison des résultats statistiques obtenus, Lasson prône dans le document choisi, « L’erreur des astrologues » (pp.139-148), l’inversion du sens des maisons astrologiques, aussi défendue par Françoise Gauquelin (voir sur ce site, The Greek Error or Return to Babylon).

Léon Lasson, Ceux qui nous guident, 1946: click to enlarge Léon Lasson, Ceux qui nous guident, p.45: click to enlarge Léon Lasson, Ceux qui nous guident, p.73: click to enlarge
Léon Lasson, Ceux qui nous guident, p.139: click to enlarge Léon Lasson, Ceux qui nous guident, pp.140-141: click to enlarge Léon Lasson, Ceux qui nous guident, pp.142-143: click to enlarge
Léon Lasson, Ceux qui nous guident, p.144-145: click to enlarge Léon Lasson, Ceux qui nous guident, pp.146-147: click to enlarge Léon Lasson, Ceux qui nous guident, p.148: click to enlarge
 JH 21 11  21

 

 

 

 

 

Publié dans ASTROLOGIE, divination, NOSTRADAMUS | Pas de Commentaire »

Jacques Halbronn L’incohérence de l’ordre alphabétique de l’hébreu et du français

Posté par nofim le 14 octobre 2021

Jacques  Halbronn   L’incohérence de l’ordre alphabétique de l’hébreu et du français

 

Les alphabets témoignent de la dégradation des  séries alphabétiques, ce qui pourrait sembler tout à fait secondaire si la numérologie, l’onomancie, ne s’appuyaient sur les dites séries lesquelles font correspondre lettres et chiffres. Rappelons que les chiffres romains sont extraités des lettres et que les chiffres arabes (cf nos Mathématiques Divinatoires, Paris, Trédaniel, 1983) dériveraient selon nous de l’alphabet cursif tel que conservé en hébreu. Comme dans le cas de l’astrologie, nous voyons la divination instrumentaliser un méta-langage en le prenant, c’est le cas de le dire, à la lettre, ce qui aura sous tendu la critique de l’astrologie à propos de la précession des équinoxes.

 

I l’alphabet hébreu L’on dispose d’un commentaire de l’alphabet hébreu  avec le Sefer Yetsira (Livre de la Création ou de la Formation) qui classe les 22 lettres en trois groupes, les lettres mères, les doubles, les simples, ce qui correspondrait respectivement aux Eléments, aux planétes et aux signes  zodiacaux. Dès 1976, dans Clefs pour l’astrologie, nous signalions certains décalages (pp. 188 et seq), ce qui nous amena à proposer de permuter le Aleph (lettre mère) et le Qoph (lettre simple selon le classement du S. Y.) Si l’on prend la première lettre d’une série de 18 lettres (2×9) correspondant aux unités et aux dizaines, et la dernière lettre, l’on a le Qoph  et le Tsadé, ce qui donne Qets, l’extrémité, le « bout » Qatsé). Ce Tsadé final  apparait dans l’alphabet l »atin » avec la lettre « z » dernière lettre du dit alphabet dont l’intitulé « Zéd » renvoie au Tsadé, surtout si l’on prononce le z à l’allemande comme un « ts » « 

 

 

 

II. L’alphabet « latin »

 

L’on sait que l’ordre des lettres dans l’alphabet latin est calqué sur celui de l’alphabet  grec et celui-ci sur l’alphabet hébreu ou en tout cas phénicien. La comparaison entre les séries alphabétiques fait ressortir certaines anomalies. C’est ainsi que la lettre Samekh de l’hébreu correspond numériquement à la lettre « O » du français. Cela tient au fait que cette lettre samekh a la forme d’un O! Normalement, cet alphabet latin ne devrait pas comporter de voyelles. Or, la lettre Hé de l’hébreu est rendue dans notre alphaber par un « é » parce que le son é sert à désigner cette lettre , alors que la consonne correspondante est un « h »‘ Quant au H de notre alphabet, il correspond numériquement  au Heith de l’hébreu, qui est une gutturale(comme dans le cas du « ch » allemand) Mais pour le reste des lettres, les correspondances sont tout à fait fidéles, ce qui  justifie notre méthodologie. En fait,  les  adaptateurs  de l’alphabet hébreu à l’alphabet latin, se trouvèrent face à deux lettres « T » en hébreu, le teith et le Thav et ils optèrent pour le Thav, ce qui explique que notre « t » se trouve à la suite de q, de r et de s et que le teith a été remplacé comme on a vu par la lettre ‘i ». Même chose dans le cas du « S », qui correpondait à la fois au shin et au samekh. Ils optèrent pour le shin et le samekh fut associé, comme on a vu, avec la lettre « O »

 

 

 

Il convient ici d’accorder la plus grande importance au tsadé qui ne saurait se confondre avec le zayin, comme cela se pratique en française dans la prononciation de la lettre z » qui a valeur 7  alors que le tsadé a  valeur 90. Dans notre alphabet,  le Zayin correspond à la septiéme lettre le « g » qui devrait en fait être associé à la lettre « c », qui correspond au « guimel ».. Quand au Vav de l’hébreu, en sixiéme position, il donne dans notre alphabet la lettre « F ». Enfin, on note l’absence de la correspondance avec la lettre « teith », en neuvème position, le son T étant limité dans notre alphabet à la lettre « thav » Ce qui fait que notre lettre « I » se situe en neuvième position et non en dixiéme position comme dans l’alphabet hébreu! Mais comme le I  est suivi du J- ce qui correspond à un dédoublement, dans notre alphabet, l’on obtient bien une correspodance entre Yod et « J », en onziéme position.

Cette lettre ultime Tsadé est la seule de l’alphabet hébreu à donner un son comportant deux consonnes, d’où le son « TS ». On retrouve cette lettre Tsadé dans Tsadiq, le Sage, Tsedeq, Jupiter, dans Erets, la Terre. En français, la lettre Z  s’entend très peu car dans le suffixe « ez (deuximéme personne du pluriel de notre conjugaison), elle ne se prononce pas, pas plus que le « er, sauf en cas de liaison. Selon nous, le système s’arrêtait initialement à la I8e lettre, le Tsadé et au delà il s’agira d’une addition de 4 lettres. On retrouve la même problématique dans le cas des Centuries attribuées à Nostradamus avec l’insertion d’appendices. (cf nos travaux sur ce sujet, par exemple le groupe Nostradamus recherche,  sur Face Book)

 

 

 

JHB 15 10  21

 

 

 

 

 

 

 

 

Publié dans divination, LINGUISTIQUE | Pas de Commentaire »

jacques Halbronn Les aléas du surdécoupage en astrologie,numérologie, tarot

Posté par nofim le 3 octobre 2021

jacques  Halbronn Les aléas du surdécoupage en astrologie,  numérologie, tarot

 

Lors du Salon Zen 2021, nous avons improvisé un Colloque (film sur Youtube subconcience) avec trois praticiennes  exposantes dont Simon Berno, que nous avons interviewées par ailleurs. Il convient d’ailleurs de noter la présence, depuis peu,  de ces mancies dans les salons du Bien Etre et notamment du Tarot.

Nous avons opt pour une  approche minimale quant au nombre de facteurs à la fois  prometteurs et significateurs. Entendons par là à a fois  un petit  nombre de curseurs et un petit nombre de secteurs., ce qui évite de submerger et de saturer le consultant et la consultation.

Dans le cas de l’astrologie, nous préconison l’usage de la seule planéte Saturne (même si nous réservons au cycle jupitérien de 12 ans un certain rôle) et des seules valeurs équinoxiales et solsticiales, ce qui se limite à une binarité.

On aura compris que la division en 9 divisions en numérologie, chacun couvrant un an,  ne correspond nullement à notre méthodologie.  Une dureé annuelle est trop brève et nous avons opté pour une durée de sept ans. Or, force est de constater que l’astrologie actuelle n’est pas ou plus en mesure d’aménager une telle durée du fait même du trop grand nombre de facteurs qu’elle se croit obligée de gérer, au regard de sa relation viciée   à l’astronomie et c’est encore agravé par a combinatoire planéte/signe zodiacal sans parler des « maitres de maisons » et des maîtrises planétaires.Quant au tarot avec ses 22 arcanes majeurs, on glisse dans le baroque et le pittoresque.

Or, il convient de partir de l’observation du monde et non de quelque savoir « hors sol ». Personne ne saurait prétendre qu’il a expérimenté une division de l’Humanité en douze et cela ne lui est venu, en vérité, que sous l’influence de son rapport à l’astrologie. Pas davantage, l’on ne capte un cycle impliquant neuf variantes successives, comme le voudrait la numérologie.

Car, quand nous parlons du cycle de Saturne, nous ne e divisons pas en 12 mais seulement en deux périodes de 15 ans environ, chacune de ces périodes  englobant deux séquences événementielles de  7  ans,  d’un seul et même ordre et non une problématique liée aux 12 signes. Or, la plupart des astrologues ne conférent à une configuration donnée qu’une durée très restreinte en raison même du nombre de facteurs en jeu. 

Cette richesse de facteurs a évidemment l’avantage de permettre au praticien de disserter indéfiniment, le temps imparti d’une consutation. Mais il vaut mieux pour les diverses descriptions que l’on peut faire du monde les inscrire dans une démarche de coaching, c’est à dire de la vie pratique, des problémes que signale au praticien son consultant. 

 

 

 

 

 

JHB

03 10 21

Publié dans ASTROLOGIE, divination | Pas de Commentaire »

jacques Halbronn Nouvelles recherches en iconographie divinatoire

Posté par nofim le 2 avril 2021

Nouvelles recherches en iconographie divinatoire

Par Jacques Halbronn

L’iconographie nous apparaît depuis longtemps comme un outil fort précieux pour l’historien des textes car nombreux sont les textes, les ouvrages comportant des éléments sous forme d’images. Rappelons notre exposition à la Bibliothèque Nationale Astrologie et Prophétie. Merveilles sans images. L’appareil iconographique dans la littérature divinatoire française au xVIe siècle «  Ed Bibliothèque Nationale, 1994. Nous avons consacré des Recherches sur l’Histoire du Tarot (Trédaniel 1993) en postface de notre réédition de l’Astrologie du Livre de Toth. Voir également nos études entrre 2011 et 2015 dans la Revue Française d’Histoire du Livre) Voire aussi nos Mathématiques Divinatoires, Trédaniel 1983) et notre « tarot sephirotique » (Revue L’Autre Monde, 1977)

Nous débuterons notre exposé par la critique nostradamique que nous avons engagée en ce qui concerne les éditions antidatées et abusivement attribuées à Nostradamus en montrant que les vignettes utilisées pour les prétendues rééditions des Centuries dans les année 1588-90 émanaient de fausses éditions des almanachs réalisées de son vivant alors que ses almanachs n’en comportaient pas, à la différence de ses Pronostications. Erreur fatale des faussaires tombés victimes sur une génération antérieure de faussaires. Par ailleurs, l’on sait que plusieurs quatrains ont été composés à partir de textes en prose traitant, par exemple, de guides de voyages, recopiés texto pour arriver, en principe, au nombre de quatrains souhaité, à savoir cent par centurie, comme leur nom l’indique.

On notera par ailleurs la carence en culture iconographique chez la plupart des praticiens dans le champ zodiacal, tarologique, notamment. Ainsi, lesr références aux Livres d’Heures et plus spécialement aux Très Riches Heures du Duc de Berry sont très rares dans les ouvrages consacrés aux signes du zodiaque.Zoé Fachan traite de cette source dans l’Homme Zodiaque L’astrologie témoin des noces de l’homme et de l’univers, Marseille, AGEP, 1991) sans que cela la conduise à une approche critique deu corpus zodiacal. Dans la série des petits livres du Zodiaque parus aux Ed. Du Seuil en 1957, l’iconographie des mois de l’année ne figure pas ! Dans notre article Astrologie de l’Encyclopaedia Universalis, 1994, nous montrons que le signe des Gémeaux était à l’origine issu d’images de couples hommes/femmes, en rapport avec le mois de Mai qui était celui des fiançailles, donc plus vénusien que mercurien, contrairement au dispositif des domiciles du septénaire planétaire. On retrouve dans la frise zodiacale des Pronostications de Nostradamus, dans les années 1550-1560 une iconographie de couple.

La découverte de sources est toujours excitante mais cela ne doit pas nous induire en erreur car celles- ci peuvent être instrumentalisées dans un sens qui ne leur correspond pas, ce qui ne signifie aucunement que la source doit avoir le dernier mot!C’est ainsi que lorsque nous signalons (dans la RFHL) que dans le Kalendrier et compost des Bergers, l’on aurait la source de l’Arcane de la Roue de Fortune avec la Roue des Damnés, il est clair que cela n’implique pas d’en revenir à cet état premier de la figure. Dans le cas du Tarot, il est clair que le Bateleur dérive du banquet correspondant aux mois d’hiver, où les gens se réunissent à l’intérieur et non à l’extérieur, ce qui correspond au signe du verseau (verse-eau à partir d’un récipient), avec Ganyméde l’échanson des dieux, selon la formule de Paul Le Cour dans son ouvrage sur l’Ere du Verseau.

Quid des maisons astrologiques, ont-elles une iconographie qui leur soit propre. ? Généralement, les astrologues déclarent que cela n’existe pas à la différence des signes du Zodiaque. Or, si l’on considére certaines « roues » juxtaposant différentes séries : signes zodiacaux, planètes (cf l e Nativität Kalender, de Leonhard Reymann ; Nuremberg,1515) l’on observe qu’une série recoupe la signification des maisons VI, VII et VIII., avec successivement une personne alitée, un mariage et la mort d’autant que ces images sont dument numérotées  (cf nos Recherches sur l’Histoire de l’Astrologie et du tarot, op ; cit. pp. 48-49). Autrement dit, depuis des siècles l’iconographie des maisons astrologiques aura disparu de la production dans ce domaine, réduite au seul énoncé d’un numéro d’ordre, généralement rendu en chiffres romains !

Or, on retrouve certaines des images des maisons

astrologiques dans les arcanes majeurs du Tarot. On pense à l’arcane de la Mort (XIII) ou à celle de la Roue de Fortune, correspondant à la maison XI dans le document de 1515 sus nommé. Quant à l’arcaneVI, l’Amoureux, elle ressemble terriblement à l’image de la maison VII du mariage.

Comment expliquer cette circulation des images  et dans quel sens cela a-t-il eu lieu, qui a influencé qui ? En effet, le travail iconographique n’exclue nullement le recours à l’emprunt. Prenons le cas du travail d’élaboration des images des maisons, il aura bien fallu puiser quelque part pour l’accomplir et tout l’intérêt de l’approche iconographique, c’est qu’elle permet des rapprochements frappants plus encore que dans le cas de texte, comme on l’a vu pour les sources des vignettes des éditions centuriques. C’est ainsi que le Kalendrier des Bergers peut fort bien avoir été utilisé pour constituer certaines séries iconographiques, quand il traite de l’Enfer avec le Diable, la Roue des Damnés. Cf notre étude sur les Livres d’Heures, dans la RFHL) ; La maison V offre une représentation qui n’est pas sans évoquer le mois de mai des amourettes et des compter fleurette et la maison II-toujours dans le document de 1515- est à rapprocher de l’arcane du bateleur ou la maison III de celle de l’Hermite du Tarot. Mais même l’iconographie des maisons varie du fait de la multiplicité des significations propres à chaque maison ;

dans le thema genethliacum de Conrad Heingarten

(cf notre catalogue pp 10-11), la maison IX, des voyages au loin, est illustrée par un homme à cheval mais chez Reymann, on pense plutôt au Pape du Tarot, la IX ayant aussi une connotation religieuse. La maison XII chez Heingarten pourrait avoir inspiré l’arcane Le Mat, si l’on remplace le chien sur les trousses de l’homme par un assassin

Si l’on en revient aux sources de la symbolique zodiacale, la comparaison entre son état actuel et sa source dans les Livres d’Heures est assez troublante et les astrologues qui nous parlent des liens du symbolisme zodiacal avec le cycle saisonnier se contentent de quelques idées générales alors que cette iconographie zodiacale s’enracine dans la vie quotidienne des gens, au fil des saisons et non dans la dimension purement « photopériodique » selon la formule de Jean-Pierre Nicola. Or, à partir des mois d’automne, cela ne va plus très bien et le décalage se creuse entre les deux séries, celle du Zodiaque et celle des livres d’Heures. On ne trouve pas le cochon dans le Zodiaque alors qu’il marque deux mois dans lesTrès Riches Heures. A la place, on a le Sagittaire, c’est à dire l’Archer (combiné au Centaure). Comment expliquer une telle substitution ? Qu’est ce qui aurait motivé l’exclusion du porc ? A noter que le porc fait partie de ce qu’on appelle le Zodiaque chinois, basé sur un cycle de 12 ans qui est celui de Jupiter. L’ archer pourrait être Hercule avec ses 12 travaux qui font écho aux 12 signes. On a le Sanglier d’Erymanthe (cf Clefs pour l’Astrologie, Seghers, 1976), les Oiseaux du Lac de Stymphale qui correspondrait à l’Aigle du tétramorphe que l’on trouve dans le Livre d’Ezékiel, Ancien Testament), animal qui a lui aussi disparu du Zodiaque, remplacé par le Scorpion qui, selon Volguine, renverrait à l’archer, dont les fléches seraient des dards, parfois appelé « homme scorpion ».(Le symbolisme de l’aigle) En revanche, le signe du Lion n’ a rien à voir avec les livres d’Heures et correspondrait à une autre composante du tétramorphe avec le taureau et l’Homme.(assimilé au Verseau). Autant de signes « fixes ». On serait là en présence d’une division en 4 qui aurait été complétée par la suite par l’apport de huit autres figures pour baliser l’écliptique. Il serait bon, en tout cas, de restituer un Zodiaque mieux ancré dans le vécu saisonnier que celui qui nous est parvenu et qui est visiblement altéré, corrompu

Tout cela n’aurait d’ailleurs pas grande importance si les astrologues n’y attachaient quelque valeur en matière d’interprétation typologique, psychologique alors qu’ils disposent par ailleurs des triplicités, quadruplicités et autres maitrises planétaires. A propos de l’iconographie des planétes qui figure dans les documents signalés, force est de constater qu’elle puise mais n’épuise pas les sources mythologiques. Pourquoi telle divinité serait associée à telle planète et pas telle autre ? Il est vrai que si l’on ne dispose que de sept astres, le choix s’impose et à mesure que l’on découvrait de nouvelles planètes, c’est l’ensemble de l’Olympe qui allait se retrouver mobilisé.

Dans nos « Mathématiques Divinatoires » (préface Jean Charles Pichon, pp.47 et seq) nous avions tenté de rapprocher dix arcanes majeurs (en raport avec les 10 sefiroth) en associant des arcanes totalisant deux par deux, chaque fois, le nombre 22 (nombre de lettres de l’alphabet hébraique)

En ce qui concerne la signification des maisons astrologiques, leur rapprochement avec les signes du Zodiaque nous semble très discutable. En fait, ces deux séries relévent de deux astrologies différentes, l’une rotationnelle, au niveau du mouvement diurne et l’autre cyclique, en lien avec les vitesses de révolution respectives, d’apparition plus tardive. La répartition des significations nous semble aléatoire. D’ailleurs,dans la Tétrabible, on retrouve cette « check list » des sujets à traiter mais sans reférence aux maisons. Ce serait dans un deuxième temps que l’on aurait opéré une telle distribution. Le probléme, c’est qu’avec le temps, l’on aura fini par intégrer dans la définition des signes les « correspondances » numériques avec les maisons  dans le genre Sagittaire maison IX et tutti quanti, ce qui aura contribué à brouiller les descriptions zodiacales, si ce n’est que la confusion va également concerner les Quatre Eléments qui ne respectent guère la symbolique zodiacale : pourquoi le verseau est il un signe d’air et non un signe d’eau comme le voudrait son nom ? Pourquoi les Gémeaux sont ils régis par Mercure alors que leur symbolique de base est vénusienne. En fait, il semble que ces différents classements n’aient tenu aucun compte de la symbolique zodiacale et se soient plaqués dessus selon des critères géométriques. Quant au référentiel astronomique, il n’est guère respecté par la Tétrabible de Ptolémée, puisque on y attribue à Mercure deux signes dont l’un ne correspond pas à la réalité de l’élongation maximale de la planète par rapport au Soleil, soit 28° ! Idem dans le cas de la planéte Vénus ne pouvant s’éloigner du soleil de plus de 48°.

On aura compris à quel point il serait vain de chercher à justifier et à corréler ces diverses attributions au nom d’un structuralisme naif cherchant à tout harmoniser.

 

 

 

 

 

 

JHB

02 04 21

 

Publié dans ASTROLOGIE, divination, NOSTRADAMUS | Pas de Commentaire »

12345...12
 

Hertiuatipo |
L'actualité du droit d... |
Beats Pas Cher |
Unblog.fr | Annuaire | Signaler un abus | Lixueosche
| Kenpkcv
| Luivaterfoxs