Histoire de l’astromancie

Posté par nofim le 18 février 2015

La très vieille  histoire de l’astromancie

par Jacques  Halbronn

 

 

L’astrologie actuelle  ne peut  se comprendre que si

l’on remonte très loin dans le temps, en un temps où

l’astronomie  était  dans les limbes,  et nous parlerons

alors d’astromancie plutôt que d’astrologie. L’astrologie

est sensiblement plus  tardive et nait avec l’astronomie

planétaire étant bien entendu que la connaissance des

luminaires est bien antérieure à  celle-ci (cf le premier

chapitre de la Genése). Nous  aurions donc  trois  stades

un stade où le ciel est perçu spatialement,  un stade

soli-lunaire  qui introduit une cyclicité et un calendrier

et un  stade  planétaire  qui s’articule sur une combinatoire

planéte/étoiles  fixes. Ensuite, nous basculons dans le

syncrétisme qui va mélanger ces  trois stades. Le premier

stade correspond  au  « thème » horaire dont le thème

natal n’est qu’un cas particulier, le deuxième à l’astrologie

des douze signes (cf les horoscopes des journaux)

et le troisiéme  à l’astrologie mondiale.

L’astromancie entretient un rapport symbiotique avec

la connaissance du ciel et il n’y a rien de surprenant

à ce qu’elle prenne en compte les nouvelles planétes

(satellites, astéroïdes, transsaturniennes) que l’on a

commencé à découvrir  depuis le début du XVIIe siècle,

avec la lunette de Galilée sans parler d’autres phénoménes

comme les éclipses (noeuds lunaires), les cométes, les nouvelles

étoiles (nova stella)etc). D’où ce paradoxe qui fait que

cette astromancie archaïque soit dévoreuse des

toutes dernières trouvailles de l’astronomie, en ce qui

concerne la description du ciel. En effet, l’astromancien

se doit d’appréhender le ciel dans sa  globalité car tout

y fait  sens.

L’astrologie actuelle nous apparait dès lors l’héritière

de cette astromancie qui s’articule sur le « thème » censé

dire ce qu’il en est à partir d’un temps donné, en un lieu

donné, d’où les maisons astrologiques. Comment

travaille l’astromancien?  Pas très différemment de tout

autre praticien de quelque autre forme de divination, à

commencer par la cartomancie. Même lorsque l’astromancien

fait des prévisions, il le fait à partir de la carte du ciel

considérée par un systéme de progressions, de « directions »

(et autres dispositifs  fictifs qui ne tiennent pas compte

de la réalité astronomique postérieure au thème). En ce

sens, l’on note que ‘l’astronomie dont se sert l’astromancien

est de position et qu’elle n’est pas cyclique même si de

nos jours les éphémérides sont confectionnées sur la base

d’une connaissance des cycles planétaires. Cela ne doit pas

faire illusion: l’astronomie ne sert ici qu’à restituer les

conditions d’observation  du ciel pour un temps et un

lieu donné et l’astromancien pourrait en principe se

contenter de regarder le ciel  qu’il a sous les yeux lord

de  sa consultation,  pourvu que celle-ci ait lieu de nuit.

L’habillage informatique de l’astromancie ne saurait

faire illusion  et tromper son monde.

Or, cette astromancie tend à vouloir se faire prendre

pour l’astrologie avec laquelle elle vit dans  une

certaine promiscuité. Au demeurant, l’astromancie

est bien plus foisonnante que l’astrologie cyclique et en ce

sens plus proche de’ l’astronomie que cette dernière. En

effet, l’astrologie cyclique qui combine une planéte et

une étoile pou restituer la structure soli-lunaire et sa

périodisation de sept jours en sept jours qui  devient

-avec Saturne- de sept ans en sept ans-  n’emprunte que

quelques données à l’astronomie, au niveau

quantitatif  mais ne s’en sépare point sur le plan

qualitatif, à savoir que cette astrologie cyclique  se base

sur une cyclicité astronomique réelle mais réduite à la

portion congrue.

L’astromancie ne saurait être une science en ce qu’elle

est avant tout divinatoire -ce qui confère au praticien

un rôle clef, même s’il existe moult  manuels d’initiation

et de perfectionnement.

Il est temps que l’astrologie cyclique se démarque de la

façon la plus nette de cette astromancie et que l’on ne mélange

plus les deux. Quant à l’astrologie des douze signes, elle

est une déviance, en ce qu’initialement, elle était vouée

à baliser le cycle soli-lunaire et non à diviser l’humanité

en douze familles. Encore une fois, l’on ne peut que

relever le fait qu’il existe une astrologie de l’espace

(astromancie,  types zodiacaux) et une astroogie du

temps (astrologie mondiale, astro-cyclologie etc). Nous

avons déjà dénoncé la tendance, chez certains

astrologues, notamment dans les réunions publiques, à tout

vouloir baser sur le seul thème natal ou d’événement

sans prendre la peine de tenir compte du suivi

chronologique; On trouve des formulations hybrides

qui ajoutent à la confusion quand on étudie les transits,

c’est à dire la rencontre entre un ciel de naissance avec

le ciel d’un autre moment, sans recourir aux  directions.

On est en plein syncrétisme et l’on accumule en un seul

et même corpus tout ce qui se présente comme un discours

sur le rapport des hommes aux astres.

Il convient d’insister sur l’impact de certaines coincidences

D’une part,  il est clair que la Lune et Saturne offrent une

parenté numérique autour du 28 et du 7 (d’où le rythme

hebdomadaire, du grec hepta, sept) mais, d’autre part, il est aussi

clair que le fait d’affirmer l’importance d’un septénaire est

une imposture car il n’y a aucun rapport entre les 7

jours ou les 7 ans du cycle Lune/Saturne et le fait

qu’il y ait sept »planétes », même si les jours de la semaine

se sont vus attribuer chacun une « planéte ». Ce Septénaire

est une construction artificielle qui  mélange les torchons

et les serviettes. Les luminaires ne sont pas assimilables

à des planétes et on les connait depuis bien plus longtemps/

Une astrologie à 7 « planétes »  ne correspond à rien: elle

n’est pas acceptable astronomiquement depuis que l’on

a découvert Uranus en 1781 (astre d’ailleurs visible à

l’oeil nu) et elle ne l’est pas davantage d’un point de vue

cyclique car l’astrologie cyclique travaille non pas sur

le sept mais sur le deux (avec un astre rapide et un

astre lent). Mais rappelons aussi que pour que puisse

s’instaurer des périodes de 7 ans,  en paralléle avec  celles

de 7 jours, seule Saturne fait l’affaire avec ses 28 ans de

révolution, à condition toutefois d’être relié à des points

fixes (étoiles) sinon  on a des périodes qui différent selon

qu’on relie Saturne à Jupiter, à Uranus ou à Neptune!

Seule Uranus fait apparaitre les phases de 7 ans quand

on divise par douze sa révolution de 84 ans mais on n’est

plus alors dans un schéma soli-lunaire de 4 phases.

Il n’est pas douteux, certes, que l’astromancie, comme

d’ailleurs toute forme de divination, a vocation à

appréhender les individus et les événements dans leur

spécificité. Mais telle n’est pas la raison d’être de l’astrologie

laquelle a vocation à faire ressortir des récurrences de

façon quantitative et statistique. Mais l’astromancie

n’ a pas plus à compléter en ce sens l’astrologie que toute

autre forme de divination puisque le ciel n’est pour

l’astromancie qu’un support..

 

 

 

JHB

18 02  15

Publié dans ASTROLOGIE, divination, HISTOIRE | Pas de Commentaire »

Sait-on prévoir l’avenir? Pour une approche processus par processus

Posté par nofim le 28 janvier 2015

De la prévision de ce qui est en train d’advenir.

par  Jacques  Halbronn

Quand une femme est enceinte, on peut prévoir qu’au bout du neuviéme mois, elle accouchera. C’est une prévision. Pour qui ne connait pas le processus de la gestation, ce pronostic pourra sembler étonnant. C’est en effet souvent l’ignorance des processus qui nous fait nous étonner et croire que l’avenir est déjà écrit dans tous ses plus infimes détails (mektoub) C’est aussi du fait des déficiences du savoir que l’on commet des erreurs sur le futur.

Dans bien des cas, ce qui est en cours, en train ne nous parvient pas à la conscience et rien n’indique à une femme enceinte qu’elle accouchera au bout de 9 mois si elle ne l’a pas appris par ailleurs, culturellement.

Ce qui peut interférer avec une prévision, ce sont des facteurs extérieurs, étrangers au processus. C’est pourquoi une prévision à long terme a de fortes chances d’échouer ou de ne valoir que dans les très grandes lignes.

Ce qui est le plus intéressnt ce sont donc les prévisions à court terme, celles qui à la fois sont en avance sur l’échéance et à la fois celles qui risquent peu d’être perturbées par des éléments extérieurs. On pense évidemment à l’avortement (IVG)  – au sens anglais du terme qui est plus large qu’en français « abort »- et qui implique que l’on arrête ce qui est déjà engagé, ce qui crée de l’imprévu.

Il est donc des forces subconscientes, souterraines qui sont en oeuvre et qui ont leur propre agenda et dont la connaissance nous permet de mieux baliser l’avenir sans que l’on puissse pour autant dire que tout est  inscrit par avance.

Il est clair que chaque processus fonctionne séparément et que la prévision ne peut se faire que du point de vue d’nn processus donné bien circonscrit. En cela, une prévision globale est une gageure. On ne peut prévoir que sur un certain segment mais l’on peut coordonner les informations propres à divers segments à condition que chacune des données prises en compte soit fiable par elle même. On n’arrive à rien en combinant des données peu fiables.

Voilà pourquoi notre rapport à l’astrologie se veut très nettement limité et qu’il nous semble chimérique de vouloir tout tabler sur la seule Astrologie.

On nous objectera probablement que l’astrologie est-elle ^même  un ensemble de processus et de paramétres. Chaque cycle planétaire couvrirait un champ qui lui serait propre. Un cycle par ci, un cycle par là.

Pour notre part, nous n’adhérons pas à une telle présentation des choses. Nous ne croyons pas en une astrologie « globale », « totale ». Certes, la diversité des facteurs planétaires et autres semble plaider en faveur d’une telle idée d’une astrologie multiple, polyvalente.

Mais telle n’est pas notre approche. Nous pensons que l’astrologie doit se concentrer sur un seul et unique cycle et que c’est dans cet esprit qu’elle a été conçue puisque pour nous l’astrologie est une construction bio-technologique  et non l’expressions terrestre d’une structure céleste où chaque astre aurait un rôle à jouer comme le pense un Jean-Pierre Nicola.

L’astrologie n’apporte qu’une certaine information à partir d’un certain cycle et c’est déjà très bien ainsi.

A partir de là, d’autres informations, extra-astrologiques, sont susceptibles de venir compléter le tableau tout en accordant à l’astrologie  – une astrlogie épurée-  une place éminente.

Plus généralement,  nous avons divers moyens pour explorer l’avenir mais il ne s’agit jamais que de prendre conscience de ce qui ne l’est pas. C’est nous qui serions en retard  plutôt que les autres qui seraient en avance.

Il est clair que si j’écoute un morceau de musique pour la première fois, je ne saurai pas prévoir la succession des mouvements mais c’est bien là le fait de mon ignorance, de mes lacunes. Maintenant, si l’oeuvre est peu connue, rares seront ceux qui seront capables de décrire la suite des événéments. Parfois, cette suite ne dépend que de très peu de gens voire d’une seule personne qui est en mesure de prendre des décisions et qui ne les communique pas tout de suite à tout le monde.  Il faut alors être dans le secret des dieux!

Le dilemme est donc le suivant: soit l’on  est dans la précision globale  sur une période très courte soit l’on est dans les grandes lignes sur une période bien plus longue.

L’astrologie reléve  d’une connaissance des grandes lignes mais elle peut baliser des décennies, des siècles et fournir des repéres fiables et viables et ce en dépit de données extérieures manquantes et qui le seront d’autant plus que l’échéance sera éloignée.

Les autres formes de divination sont plus dans le court terme et plus on attend, plus la « prédiction » deviendra incertaine y compris dans les grandes lignes. Rappelons que la plupart des pratiques astrologiques ne valent pas mieux, notamment celles qui s’articulent sur des thèmes (de naissance ou autres).

Il y a des probabilités qui permettent  incontestablement de déterminer ce qui va se passer dans tel domaine spécifique, c »est vrai pour l’alternance du jour et de la  nuit, pour les marées, pour les saisons, pour l’approche de la mort du fait de l’âge, du fait de l’application de la constitution, d’un calendrier électoral programmé de longue date etc

Le grand enjeu pour l’astrologie du XXIe siècle est de fournir au moins un cycle viable. D’aucuns soutiendront qu’un seul cycle planétaire est nécessairement partiel. Ce n’est pas notre avis: nous sommes persuadés qu’à l’origine, un certain cycle aura été privilégié, et en quelque sorte « élu » par rapport aux autres. C’est ainsi que l’on doit aborder notre civilisation  judéo-chrétienne mais aussi gréco-latine. Le monothéisme nous enseigne de nous focaliser sur un seul vecteur et  la science grecque nous invite à une certaine exhaustivité. C’est ce qui distingue les sciences de l’homme des sciences dures mais l’on s’apercevra de plus en plus que même les sciences dures  impliquent des choix qui permettent de passer de la puissance à l’acte.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

JHB

28. 01. 15

Publié dans ASTROLOGIE, Conscience, divination, FEMMES, machine, Médecine, MUSIQUE, NOSTRADAMUS, POLITIQUE, prophétisme, RELIGION, SCIENCE | Pas de Commentaire »

Prévoir l’imprévisble par l’astrologie

Posté par nofim le 29 décembre 2014

La phase  disjonctionnelle  du cycle de 7 ans et  les nouvelles opportunités

par  Jacques  Halbronn

 

 

Ce texte comporte deux volets relatifs à deux descriptions différentes  de la phase disjonctionnelle.

 

I  La phase disjonctionnelle comme début du cycle de 7 ans

Dans la vie, il arrive que  des choses inattendues surviennent. C’est, selon nous, la marque de la phase première du cycle de 7 ans, ce qui

correspond au passage  de la puissance à l’acte qui implique des choix, des orientations entre une infinité virtuelle de possibles.

Vivre au mieux la phase 1 disjonctionnelle du cycle de 7 ans (grosso modo, autour de la moitié de chaque signe cardinal (cancer, balance, capricorne ou bélier), c’est se préparer à l’inespéré, à être surpris par ce que  la vie a à  nous offrir.

On demandera à notre lecteur de repérer ces moments magiques où nous est donné  ce que nous n’attendions pas ou plus, dans quelque domaine que cela soit. Le temps des cadeaux du ciel! On pourrait parler d’un temps providentiel, qui pourvoit à nos attentes.

A contrario, la phase seconde du cycle de 7 ans – qui dure 3 ans et demi environ à l’instar de la première- aura pour raison d’être d’exploiter au mieux le « fait accompli » de la phase première. Le temps n’est plus alors  celui de la surprise mais bien de la gestion au mieux de la nouvelle « donne ».

Autrement dit, l’astrologie servirait  à prévoir l’imprévisible. L’astrologue, au vu d’une phase première, n’hésitera donc pas à annoncer

un événement imprévu alors qu’au vu de la phase seconde, il se contentera de poursuivre sur la lancée de qui a été

précédemment enclenché.

Nous serons ainsi  tentés de relier la phase I au masculin et la phase  II  au féminin. Les femmes prolongeant et  reprenant ce qui a été

déclenché par les hommes.

En ce sens, la contribution féminine serait particulièrement manifeste en phase conjonctionnelle dont le rôle est de prolonger ce qui a été instauré de façon toujours surprenante, en phase disjonctionnelle, quand le signifiant est « nul » et s’ouvre à de nouveaux apports, inédits, à de nouvelles expériences.

Nous pourrions donner une longue liste de ces « divines surprises » que furent  la Guerre des Six Jours, Mai 68, décembre 89 ou le Printemps arabe de 2011 sans oublier 1940 où l’on a justement employé une telle formule à propos de l’arrivée de Pétain au pouvoir.

La difficulté en cette phase 1 consistera à être à la hauteur d’opportunités inespéréee, comme tombées du ciel. On parlera alors de « chance » à savoir saisir et d’aucuns y parviennent mieux que d’autres.

Ces aubaines (l’occasion fait le larron) nous ouvrent de nouvelles voies à suivre. C’est ainsi que paradoxalement, la prévision serait marquée par l’annonce de la surprise et après tout il est assez logique que le plus difficile à prévoir soit ce à quoi l’on s’attendrait le moins.

Cela exige pour que cela arrive, une certaine disponibilité, de faire le vide en soi pour accueillir ce que l’on n’attendait plus guère.

Comment expliquer un tel phénoméne?  On peut songer à l’intervention d’instances supérieures nous ayant choisis pour réceptacles ou

ayant décidé de nous récompenser pour nos mérites. Cela apporte du baume au coeur et  (re)donne du goût à la vie.

Ce sont de tels  moments qui structurent notre destin et déterminent  notre destination.

Il n’y a pas à chercher ici l’influence d’un Uranus dont les astrologues ont fait depuis 200 ans l’agent des surprises. C’est le nouveau cycle de Saturne qui enclenche cela et non quelque aspect d’un astre inconnu jusqu’à la fin du XVIIIe siècle!

Il y a là une nouvelle Histoire à écrire qui mettrait l’accent sur ces moments privilégiés qui jalonnent l’histoire des individus et des nations- ce qui est souvent lié d’ailleurs. Epistémologiquement, on se méfiera d’une Histoire articulée de facto sur la phase 2 du cycle de 7 ans et non sur la phase 1. La phase 2  en effet tend à rationnaliser ce qui a été engagé par la phase 1, ce qui tend à  fausser les

perspectives. Il y a donc ici matière à révolution copernicienne  dès lors que l’on mettrait désormais l’accent sur la phase 1, celle qui est la plus mystérieuse et en même temps la plus cruciale. Tous les sept ans, l’humanité aurait rendez-vous avec des événements surprenants qui seraient la marque d’une certaien Providence. Et en ce sens, l’astrologie serait la « science » de la Providence, une sorte de calendrier qui serait le théatre de « miracles », avec tout ce que cela comporte d’arbitraire et qui reléverait de la Grâce et c’est bien

cela que les hommes bénissent en Dieu que ce don    du  Ciel.

 

II  La phase disjonctionelle comme phase II du cycle de 7 ans

Nous proposerons à présent la thèse inverse qui nous semble, en l’état, plus probable mais les faits décrits restent dans l’ensemble

comparables quelle que soit l’option choisie. En fait, ce qui va changer, c’est la description de la phase conjonctionnelle comme on le verra plus loin.

On dira donc dans le cadre de cette autre présentation que la phase disjonctionelle remet en question  un certain cours normal des

choses/  Elle introduit une interférence, une déviance, une distorsion un divorce , un départ en jouant sur les mots avec préfixe  dis/ di/des/dé.

Cette phase se terminera donc par un retour à la normale, par une régularisation, à une rétablissement, un retour -on se ressaisit- en jouant sur les mots avec préfixe  re/ré. correspondant à la phase conjonctionnelle. C’est le passage de la cigale à la fourmi.

Ce qui était somme toute toléré en phase disjonctionnelle ne l’est plus en phase conjonctionnelle. La récréation est finie

Contrairement à ce qui figure au premier volet de notre exposé, la phase conjonctionnelle ne va plus, dans ce cas de figure, prolonger la

phase disjonctionnelle mais au contraire en prendre le contre-pied.

Mais il convient, en définitive, de situer la disjonction APRES la conjonction, comme un relâchement. Après la disjonction, on commence un nouveau cycle de 7 ans.

On voit donc qu’il y a une philosophie différente de la vie selon que l’on adopte l’une ou l’autre des options. C’est dire que le discours que l’on tiendra sur les gens ne sera pas le même d’un scénario à l’autre.

Il est essentiel pour l’astrologie de disposer d’une théorie aussi cohérente que possible sachant que la réalité se préte à diverses

lectures, surtout à une échelle individuelle. Sur le plan collectif, la suggestion de l’astrologue sera forcément plus faible que sur le plan

individuel. Or, on notera que dans les siècles passés, l’astrologie était jugée à une grande échelle alors que depuis quelques décennies, elle ne fonctionne qu’à une petite échelle, celle de l’individu. Or, il est évidemment plus facile d’influer sur une personne que sur cent, de produire un événement que cent.  C’est pourquoi tout travail astrologique s’articulant sur un cas unique ne saurait être recevable et c’est en ce sens que dans le débat sur les horoscopes de masse et les thèmes personnels, nous préférons encore, épistémologiquement, les premiers.  L’astrologie du XXIe siècle sera synchronique et collective – c’est à dire fera des prévisions globales ou elle ne sera pas.

Le temps de l’astrologie individuelle est révolu. Entendons par là  que cela ne signifie nullement que l’on puisse utiliser un pattern

général pour appréhender une situation donnée mais en aucune façon, il ne saurait être question de croire au thème personnel.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

JHB

30  12 14

Publié dans ASTROLOGIE, divination, HISTOIRE, prophétisme, RELIGION | Pas de Commentaire »

Divinations dans le temps et dans l’espace

Posté par nofim le 28 décembre 2014

Les deux approches divinatoires

par  Jacques  Halbronn

 

Nous sommes confrontés à deux inconnues: le temps et l’espace et c’est ce qui motive que nous nous adressions parfois à un voyant ou à une technique divinatoire.

I  Le rapport à l’espace

La grande majorité des modes de divination ne traite point comme on pourrait le croire du temps mais bien de l’espace. On s’interroge

sur celui qui n’est pas présent, et plus généralement à ce qui se passe dans la tête d’autrui, ici et maintenant.  Autrement dit, la question qie nous posons et que nous nous posons en un instant T est la suivante:  dans quel état d’esprit se trouve « X »  dans le moment présent?

La consultation divinatoire – et nous  y incluons une grande part de la pratique astrologique de consultation- passe par l’envie de savoir ce que pense l’autre et notamment dans quelles dispositions il se trouve à notre égard, surtour quand les rapports se sont relâchés, que le contact s’est peu ou prou perdu depuis quelque temps.

Il ne faut guère s’attendre à davantage qu’à ce type de service, faute de quoi l’on risque fort d’être déçu.

II Le rapport au temps

Il existe des formes de mancies qui entendent traiter de cette autre inconnue qu’est le temps, c’est à dire l’avenir, le futur, qui se situent par conséquent au delà  de ce qui se passe au moment même de la consultation.

La numérologie semble assez bien correspondre à une telle demande de projection dans le temps et elle traite des situations qui vont se

succéder, selon un certain rythme.  Cela restera forcément assez général mais cela couvrira un champ autrement plus vaste que le seul

présent immédiat.  D’où l’intérêt pour un praticien de combiner un savoir en rapport avec l’espace et un autre avec le temps (cf notre récente interview de Patricia Roffay, tarologue et numérologue,  sur la chaîne  You Tube- Jacques Halbronn Astrologie. Décembre 2014)

Une autre discipline semblerait en principe assez  appropriée pour traiter du futur, c’est l’astrologie si ce n’est que seule une astrologie

cyclique fera l’affaire, c’est à dire une discipline en mesure d’avancer une série de dates balissant une quinzaine d’années, par exemple.

Or, la plupart des astrologues nous apparaissent, en fin de compte, et ce quel que soit leur clavier, limités à traiter du moment présent, même quand ils dressent le thème natal. En effet, ils lisent le thème natal comme s’il s’agissait du thème « horaire » et d’ailleurs, ils considèrent les transits qui actualisent le dit thème de naissance.  C’est une astrologie horaire qui ne se donne pas comme telle  mais qui ne fonctionne vraiment que sur le moment et en connaissance du contexte  existentiel présent.

A côté d’une telle astrologie, il existe une astrologie « cyclique »  qui se rapproche davantage de la numérologie- à moins que ce ne soit l’inverse- et que l’on retrouve dans l’astrologie de l’Inde avec les « dasas » qui attribuent à une succession de périodes une série de planétes.

Pour notre part, nous avons élaboré une astrologie articulée sur une série de cycles de 7 ans. Chaque période de 7 ans se divise en deux temps, le premier étant  assimilable à la semence, à l’ébauche et le second à  l’accouchement, à l’aboutissement.(cf le blog vidéo

facultelibredastrologiedeparis). Ce cycle est « mondial », il ne prétend pas à lui tout seul nous parler d’une personne en particulier et en ce sens,  son usage sera  complété par une pratique divinatoire « spatiale » au sens où nous l’avons définie plus  haut (tarot, I Ching, géomancie etc)

On signalera aussi le cas des praticiens qui se contentent de tenir compte de l’âge et du sexe de leurs clients, sur la base de généralités qui ont certes toutes les chances d’être à peu près justes mais  qui ne sauraient sérieusement s’apparenter au genre divinatoire. Nombreux sont au demeurant les devins qui tablent sur de telles informations basiques qui servent de garde fou tout comme lorsque l’on tient compte des moments de la journée ou des saisons de l’année.

En conclusion, on aura compris qu’à l’heure actuelle, les arts divinatoires sont surtout performants en ce qui conecrne ce qui est en train de se passer ici et maintenant et ne nous sont guère utiles pour éclairer un futur plus lointain que ce qui se profile lors de la consultation.

On évitera donc les « devins » qui se projettent dans le temps  et inversement  les numérologues qui veulent décrire notre caractère fixe alors qu’ils sont avant tout formés pour baliser les grandes tendances générales  qui se suivent cycliquement. En ce sens, il ne faut pas

attendre d’une seule et même technique qu’elle traite pertinemment à la  fois du moment présent et des échéances successives à venir sur plusieurs années.

 

27 12 14

Publié dans ASTROLOGIE, divination, RELIGION, symbolisme | Pas de Commentaire »

Le café philo aujourd’hui et sa dérive oraculaire.

Posté par nofim le 4 décembre 2014

La dimension  divinatoire du café philo. Les  dérives  actuelles.

par  Jacques  Halbronn

 

Quand nous avons abordé le milieu des café philo, nous étions à cent lieues de l’idée que le fonctionnement des café philo

dérivait vers une forme d’interprétation des oracles, nous qui étions justement familier de telles pratiques mais peu à peu les

ressemblances nous sont apparues en une sorte d’évidence.

Nous sommes conscients de présenter une grille de lecture qui ne sera pas sans surprendre certains et qui pose d’ailleurs la question

du rapport de la philosophie au langage et des piéges dont il conviendrait de se garder.

Le phénoméne existe depuis 1992 mais nous ne l’avons pas suivi de façon régulière.  Autant que nous puissions nous en souvenir, cela a du se produire  vers 2003-2004 (rue Mouffetard, et près du Métro Richard Lenoir) puis, récemment, tout au long de l’année 2014.

Nous mettons ici l’accent sur le choix des « sujets » et il nous est apparu que cela se portait volontiers sur des intitulés étranges, abscons, dégageant une certains « poésie » de préférence à des formulations simples.  Un récent exemple: entre le thème « masculin-féminin » et

le thème : » La pensée a-t-elle un sexe? »  – ce qui traite a priori de la même chose, les « votes » se portèrent massivement vers le second cas. Et nous invitons les chercheurs à expérimenter et à tester un tel constat en demandant au public de choir entre divers intitulés.

Il conviendrait donc de s’interroger sur une telle prédilection pour des formulations alambiquées,  quelque peu énigmatiques en précisant que le vote n’implique généralement aucune explicitation des dits intitulés. Les gens sont invités à voter sur ces « formules »

et l’on  nous a expliqué que cela prendrait trop de temps de préciser les choses par avance. Donc les gens font leur choix sur la seule

base de telles présentations

Passons à présent au déroulement du débat, que cela soit le jour même du vote ou une semaine sinon un mois plus tard. Une fois

le « sujet » – bien que ce terme nous semble quelque peu inapproprié en la circonstance! – établi, il importe, nous dit-on de s’y tenir

rigoureusement sinon religieusement. Les « interprètes » vont donc « plancher » sur  ces quelques mots souvent présentés sous forme interrogative.

En quoi consiste le « débat » ou si l’on préfére l’exercice, sinon le jeu (de salon)? A « comprendre » ce qu’un tel intitulé peut bien vouloir

signifier, à coup d’étymologies, de sémantique, d’associations d’idées, voire de jeux de mots et  on pense à l’interpréation des rêves tant

les intitulés  préférés  semblent relever d’une forme d’onirisme. Faut–il y voir là la manifestation d’une certaine culture ou pratique

psychanalytique qui basculerait vers quelque « clef des songes »?

En fait, pour l’historien des pratiques divinatoires, on est en terrain de connaissance. On pense aux propos « sibyllins », aux oracles, comme celui qui concernera Oedipe, aux formules mystérieuses de la Pythie. Le bon animateur, le bon « client » du café philo serait celui

qui prendrait très au sérieux la formule ainsi choisie par le collectif et certaines personnes se sont construites une réputation de par

leur habileté à décrypter ce qu’il faut bien appel des « oracles ». D’ailleurs les animateurs reconnaissent bien volontiers que lorsque

les sujets sont « lancés », on ne demande absolument pas à ceux dont ils émanent une quelconque explication/explicitation. Il faut, à la

limite, que celui qui a proposé la « problématique »  n’en ait même pas idée lui-même, comme si cela lui était venu soudainement, voire

médiumniquement, à l’esprit.  On n’est pas si loin des réunions  mondaines autour de Messmer!

Nous avons souvent, dans nos études de différents milieux, mis en évidence le décalage entre ce qui était censé être l’objet d’un groupe

et la réalité sur le terrain. Dans bien des cas,  ce qui soude un groupe n’a rien à voir avec ce qui est mis en avant officiellement à tel point

qu’il ne s’agit dans bien des cas que d’une couverture. Ainsi, il peut venir s’adjoindre au groupe des gens qui se fient à ce qui est

mis en avant mais ils se rendent compte assez vite qu’ils ont fait fausse route et qu’il y a eu instrumentalisation. La philosophie au bistrot aurait-elle ainsi été récupérée – et tel serait d’ailleurs la  vraie cause de son succès- par un besoin de jouer avec les mots, ce qui nous apparait comme assez régressif . Ce qui soude les gens en fin de compte, ce n’est pas la philosophie mais le langage, qui est un dénominateur commun beaucoup plus sûr car les gens savent parler s’ils ne savent pas philosopher. Philosopher serait une façon  de qualifier le langage et d’ailleurs déjà dans notre première rencontre avec les café philos, il y a une dizaine d’années, nous avions fait remarquer à nos amis (on pense à Feuillette) que les gens ne faisaient que puiser dans leur « savoir » sémantique comme si le langage

était porteur intrinséquement de vérité et l’étymologie si prisée dans  mainst cafés philo implique l’accés à une vérité (selon le sens grec)

A toute question posée, la plupart des gens se contentent de dire ce à quoi cela les fait « penser » mais il ne s’agit évidemment pas ici

du cogito cartésien mais d’une acception vulgaire du verbe.

Certes, nous ne nions pas que le langage ne soit porteur de quelque sagesse- nous avons abordé ce sujet dans des études

de « morpho-sémantique » mais  on sait fort bien, depuis Saussure, que les mots ne signifient rien par eux -mêmes, qu’ils ne sont

que des « signifiants », c’est à dire qu’ils peuvent signifier n’importe quoi et qu’ils ne sont que des outils mis à la disposition d’un groupe qui doit s’entendre sur les acceptions à leur accorder (les signifiés), ici et maintenant et non en allant consulter quelque dictionnaire

cristallisant la tradition des usages.  Si l’on a le malheur de proposer une acception inhabituelle de tel mot, on voit les sourcils se froncer. La « rigueur » est ici celle du « respect » de ce que les mots veulent dire ( Boileau et son chat)

Faut-il parler d’une philosophie du pauvre comme on parle d’une « table du pauvre »? Cela ne serait guère surprenant si l’on se référe aux lieux où se tiennent de tels cafés, à savoir des espaces où l’on consomme des mixtures, liquides ou solides qui consistent souvent

à ajouter quelque jus ou herbe à de l’eau chaude ou froide ou à servir des sandwichs et autres pizzas. Ce qui se ressemble s’assemble!

On ne sera donc pas surpris d’apprendre que dans certains cas, les cafés philos sont animés par des personnes qui ont une certaine

culture dans le domaine divinatoire, comme Marielle-Frédéric Turpaud., auteur de plusieurs ouvrages sur le tarot, la géomancie, le Yi King.  Récemment,  certains cafés philos ont donné naissance à des « cafés-tao »(liés à la sagesse orientale) voire à des café « destin »  traitant de l’énnéagramme ou de l’astrologie (au Ballon Rouge, dans le XIIIe arrondissement).

Dérive divinatoire ou dérive analytique, cela revient un peu au même: à savoir le surinvestissement du « tirage », du « sort » (des cartes et des sujets « sortis ») et l’on pense à un Jodorowsky, scrutant chaque détail d’une lame du Tarot. Selon nous, la philosophie commence par une émancipation par rapport aux mots, ce qui implique l’émergence d’un nouveau consensus ici et maintenant qui n’a que faire

des définitions du dictionnaire. Le philosophe, c’est quelqu’un qui jongle avec les mots – il n’en est pas prisonnier – mais cela n’a rien à voir avec la poésie et ses rimes  et l’on notera que certains cafés philo s’achèvent par des poémes (ceux de Gilles Rocca, notamment).  La

philosophie restitue au signifiant toute sa potentialité et le libère de la cristallisation du signifié.  Ce qui importe, in fine, c’est de trouver une dynamique, un certain envol, ce qu’on appelle élever le débat, ce qui n’est pas sans  faire songer à  une salutaire excitation.

JHB

05 12 14

 

Bibliographie

Marc Sautet  Un café pour Socrate  : comment la philosophie peut nous aider à
comprendre le monde d’aujourd’hui  : Paris :  R. Laffont, 1995

Eugéne Calschi. Philosopher au café. 3e Colloque international. Ouverture et recherche de sens.  La Gouttière,  2003

Comprendre le phénoméne café-philo. Les raisons d’un essor étonnant en 30 questions-réponses  Dir. Yannis Youlountas

Préface d’Edgar Morin  Ed La Goutière, 2002

La Clairière. Café Philo-La Vieille Loye.   par Stéphane Haslé,  DMODMO   2008

Vous avez dit philosophie citoyenne? L’Agora.   Histoire et débats d’un café-philo dans le Tarn,  1999

Un café pour Sautet par Claude Courouve. 1997

Publié dans ASTROLOGIE, divination, NOSTRADAMUS, symbolisme | Pas de Commentaire »

L’astrologie dans le traité Shabbat 156 a et b

Posté par nofim le 2 décembre 2014

Le contexte du Ein Mazal à la fin  du traité Shabbat du Talmud (156 a et b)

par  Jacques  Halbronn

 

Nous revenons ici sur un dossier que nous avons eu l’occasion de traiter longuement par le passé (cf  Le monde juif et l’astrologie,

Milan, Ed Arché, 1985 notamment) Nous nous servirons de la traduction française de Désiré Elbéze (La Guemara, coll. dirigée par

le Rabbin Elie Munk,  Ed C. L. K. H; 1986  Tome 5 : Chabbat,  chapitre XXIV, pp.  139  et seq). Il s’agit du traité Shabbat. (156 a et b) qui se terminerait sur ce sujet si l’on n’y avait point ajouté qui reléve de l’annulation  des voeux le Shabbat.

Cela débute par un débat sur les jours de la semaine, ce qui est en effet lié avec la question du Shabbat. Chaque jour de la semaine caractériserait ceux qui sont nés ce jour là (et dont la circoncision aura lieu ce même jour), et cela se relie aux jours de la création et ce qui a été crée dans chaque cas. Et l’on peut ainsi lire « Celui qui nait un Chabbat mourra un *Chabbat parce qu’on a profané pour lui la grande journée du Chabbat »

Mais un autre sage soutient que ce n’est pas le jour de la semaine qui compte mais l’heure de la journée, chaque heure étant associée

à l’une des sept planétes (les luminaires étant mis sur le même pied que les planétes, tant pour les jours de la semaine que pour les heures.) On notera que cette « astrologie » ne tient aucunement compte de la réalité astronomique mais se sert d’une « grille » qui s’est

d’ailleurs perpétuée jusqu’à nous en ce qui concerne le nom des jours de la semaine.

 

On en arrive ensuite au débat autour du Mazal d’Israël entre Rabbi Hanina (suivi par Rashi)  favorable à cette idée et  Rabbi Yohanan qui la rejette et l’argument principal semble être le suivant : celui qui pratique assidument les préceptes (mitswoth) de la Loi échapperait  aux mauvais penchants de son destin.

Il est intéressant de noter que fait suite à ce débat un développement sur l’annulation qui n’est pas sans lien avec l’idée d’annuler  en

quelque sorte les effets de ce qui était prévu par les astres.

Nous ferons le commentaire suivant :  la formule « Ein Mazal le Israel »  qui fait pendant à la formule inverse « Iesh Mazal le Israel » (cf supra) comporte chaque fois un singulier et non un pluriel. Cela signifie que la vraie question posée par ces formules tient au « choix »

d’un Mazal pour Israël. Les autres développements sur les jours et les heures attribués aux 7 planétes ne sont pas en rapport direct avec

un tel débat. Et quant aux exemples donnés, ils ne fournissent aucune donnée « planétaire » et pourraient concerner n’importe quelle

forme de divination.

Pour notre part,  nous préférons donc nous en tenir à ces formules lapidaires et laissant de côté les commentaires qui nous semblent

assez peu appropriés qui leur font suite et les resituer dans la problématique de l’élection, du choix. Or, dans les prières du Shabbat, il

est indiqué que le jour du Shabbat a été choisi parmi les autres jours et que ce choix est emblématique du choix que Dieu a fait du

peuple d’Israel parmi les autres peuples. Pourquoi donc Dieu n’aurait-il pas  choisi d’astre pour Israël alors que dans la « seconde  »

création-  on est passé d’une logique de l’universel à une logique du Tsimtsoum, c’est à dire du rétrécissement, de la focalisation, bref de

l’élection? Est-ce que le Shabbat lui-même ne marque pas un basculement qui conduit à cette réduction? Est-ce qu’aux Six Jours de la

« première création » ne feraient pas suite les Six Jours de la seconde création, correspondant aux « Commandements » (qui pourraient avoir été six et non dix à l’origine)? Il y  a là une dualité diachronique qui semble avoir marqué notamment la Kabbale  où l’on trouve

cette notion de « tsimtsoum », de repli.

Les protagonistes dont il est question à la fin du traité Shabbat  ne semblent pas avoir pris la juste mesure de la formule proposée par

Rabbi Hanina. Le seul fait que ce dernier pose le fait d’un « mazal »  (au singulier) réservé pour Israël nous parait  essentiel et s’inscrire

dans une série d’élections qui se conjuguent et marquent  ce « tsimtsoum ». Ce ne sont pas tous les astres de la « première » création qui

entrent en jeu mais seulement l’un d’entre eux et en ce sens, il importe de situer le propos de Rabbi Hanina en réaction par rapport

aux exposés qui ont précédé son intervention  et qui traitaient du « septénaire » (Lune, Soleil, Mercure, Vénus, Mars, Jupiter et

Saturne).

Immédiatement après ces exposés sur les 7 « astres »,  Rabbiu Hanina intervient en déclatant qu’Israel ne dépend que d’un seul « mazal »

d’un seul astre et non d’une pluralité. On passe ainsi soudainement d’un pluralisme astral à l’idée d’un seul et unique astre, tout comme il y a un seul et unique Dieu.

Rappelons en effet que le singuliet Mazal implique un choix car les Mazaloth (ou Mazaroth)  sont nombreux, tout comme les peuples le sont. Il semble qu’il y ait un certain flottement quant à la traduction de ces termes qui, en toute état de cause, désignent, certaines

entités répérables astronomiquement. S’agit-il d’une constellation, d’un « signe zodiacal », d’une planète ou d’une étoile fixe (on trouve

ces termes dans Job et dans le Livre des Rois)? On notera que dans le récit de la (première ) Création (Génése), il n’est pas question des planétes  mais des luminaires et du firmament, c’est à dire des étoiles (apparemement en un temps où l’on ne savait pas distinguer entre planétes et étoiles).

Or, force est de constater que l’intervention de Rabbi Hanina fait suite à un débat autour des planétes, ce qui nous conduit à penser

qu’ici Mazal désignerait bel et bien une des dites planétes. Mais ce faisant Hanina remet bel et bien en question l’astrologie qui

vient d’être exposée et qui recourt au « Septénaire ».  Le « Iesh Mazal le Israel » ne signifierait pas que Mazal équivaudrait à « Astrologie »- ce  qui est une lecture irrecevable mais bien « il y a un astre pour Israel », entendez « un seul astre concerne Israel et non point tous ».

L’autre option mise en avant par Rabbi Yohanan, quant à elle, nierait qu’il y ait le moindre astre qui vaudrait pour Israël. Mais là

n’est pas le vrai débat, selon nous:  il s’agit bien d’opposer une astrologie du septénaire et une astrologie de l’astre unique, tout comme

l’on oppose le choix du Shabbat à  une pratique qui  s’intéresserait à tous les jours de la semaine ou à toutes les heures de la journée. A

ce propos, on notera d’ailleurs, que le respect du commandement du Shabbat s’accompagne bel et bien d’une prescription horaire qu

est celle où la nuit apparait; ce qui vaut aussi pour la fin du Shabbat avec l’observation du « Tset Hakokhabim », c’est à dire l’apparition

de trois étoiles, ce qui est prescrit par la liturgie.

La forme hébraïque « Iesh Mazal le Israel »   se préte à diverses interprétations. On peit traduire par « Israel a un mazal ». Il semble

que ce singulier ait perturbé les  commentateurs qui ont parfois traduit -on l’ a vu- ce « singulier » comme renvoyant à  l’Astrologie comme un tout, ce qui est un glissement sémantique tiré par les cheveux.  On peut aussi rendre « Ein Mazal le Israel » par Israel n’ pas qu’un seul Mazal plutôt que par Israel n’a pas un seul Mazal.  L’hébreu n’utilise pas l’article indéfini comme le français. Iesh Mazal doit être rendu par « Il y a un Mazal »., ce qui peut aussi vouloir dire  « un seul Mazal ».

On aurait alors au départ un débat entre Rabbi Hanina qui refuse

que l’on se serve de toutes les planétes pour connaitre le comportement ou le destin des personnes et un Rabbbi Yohanan qui soutient

que  ce sont bien toutes les planétes qui entrent en jeu.

Autrement dit, nous aurions face à face – si on laisse de côté les développements subséquents :

Israel a un seul Mazal  (ici planéte), position qui nous semble dans l’esprit du judaïsme d’élection

Israel n’a pas un Mazal particulier mais est concerné par tous les astres, position qui nous apparait décalée par rapport

à un tel esprit.  Ce  serait donc  bel et bien Rabbi Hanina qui exprimerait son scepticisme face à une astrologie qui tiendrait compte de tous les

astres et ce faisant il s’opposerait bel et bein à l’astrologie ici considérée alors que dans le reste du développement, aux fins d’illustrer

le Ein Mazal, on reconnait que les gens ont au départ un « destin » mais qu’il leur est possible d’y échapper s’ils sont pratiquants, ce qui

n’en reste pas moins une reconnaissnce d’une telle influence astrale si ce n’est qu’elle peut, sous certaines conditions, être neutralisée comme dans le cas de Rabbi Akiba. (p. 143)

Pour notre part, nous pensons que ce « Mazal » serait Saturne  qui est justement l’astre associé au Shabbat, dont le nom est rendu

par Shabtaï en hébreu médiéval, le Samedi étant rendu  par Saturday, en anglais. Israel ne renvoie pas selon nous au sort des individus mais bien plutôt à un destin collectif.

 

JHB

02 12 14

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Publié dans ASTROLOGIE, divination, judaîsme, LINGUISTIQUE, RELIGION | Pas de Commentaire »

Recherches autour de la Christian Astrology de William Lilly

Posté par nofim le 17 novembre 2014

La Christian Astrology de William  Lilly, mise au point

chronologique.

 

par  Jacques Halbronn

Nous ne parvenons pas toujours à éviter  de nous faire

une fausse idée du contenu d’un traité. C’est précisément le

cas de la célébre Christian Astrology modestly treated of in

three Books (1647). En fait, seul le deuxiéme traité est consacré

à ce qu’on appelle l’Astrologie « horaire », le troisiéme, quant

à lui,  discourant sur les « Nativities », c’est à dire l’astrologie

généthliaque.  Or, nous avons trop souvent laissé entendre

que la Christian Astrology était focalisée sur les seules

‘horary questions », donnant ainsi une image quelque peu

caricaturale de l’activité astrologique de William Lilly. (1602-1681)

(cf notre étude sur l’influence de Claude Dariot sur Lilly

in postface à l’Introduction aux Jugements des Astres, Ed

Pardés  1990)

Il est vrai que   les astrologues anglais eux-mêmes tendent parfois  à nous

faire croire que Lilly  préconisait le recours exclusif à

l’astrologie horaire.

En fait, comme nous l’avions expliqué dans une précédente

étude consacrée à la Tétrabible de Ptolémée (IIe siècle de

notre ère), il existe une astrologie que nous qualifierons

d’infantile et qui s’intéresse au thème de conception et à celui

de naissance et qui tend à s’intérroger sur l’enfant qui va

naitre (ce qui correspond à une sorte d’échographie), à partir

du thème de conception et qui brosse une perspective

générale de son existence que l’astrologue fournit à la  famille.

Mais nous ajoutions que la pratique astrologique concernant

les adultes passait essentiellement par l’astrologie horaire.

Or, force est de constater que la Tétrabible n’en traite pas et

cela nous conduit à penser que l’ouvrage en question était

incomplet, inachevé, privé de sa partie consacré à l’astrologie

horaire, ce qui expliquerait d’ailleurs certaines lacunes dans

l’exposition du savoir astrologique telle qu’on la trouve dans

la Tétrabible. Bien plus, on rappellera que le centiloque, considéré

comme le « fruit » de la Tétrabible, comporte des notions qui en

sont absentes, précisément dans le domaine des maisons

qui est au coeur de l’Astrologie « horaire » (parce que dressée

pour le moment de la consultation), des interrogations (ou

« questionnaire ») On notera cependant que Lilly place son

exposé sur l’astrologie horaire avant celui traitant de

l’astrologie généthliaque, ce qui vient confirmer notre opinion

selon laquelle, l’astrologie de l’enfance était initialement une

branche spéciale et que l’astrologie standard était bien

l’astrologie horaire, laquelle n’exigeait pas la connaissance

des données de naissance et notamment de l’heure..

Quant au premier traité, il explique comment l’on dresse un

thème (An Introduction  to Astrologie), ce qui vaut tant pour l’astrologie horaire que pour

l’astrologie « enfantine » (étymologiquement, l’enfant, celui

qui ne parle pas (infans), ce qui explique pourquoi on dresse

le thème)

On notera cependant que les deux premiers traités sont joints

alors que le troisiéme dispose d’une page de titre qui lui

est propre et constitue bel et bien un second volume, avec

indication de date de publication et de libraire. Même si

la page de titre du premier volume comporte la mention du contenu

du troisiéme, il semble assez flagrant que cette page de

titre aura été refaite et que l’édition d’origine ne comportait

très vraisemblablement pas la formule « Christian Astrology

(..) treated of in three Books »

On s’intéressera donc tout particulièrement au troisiéme traité

en le comparant avec la Tétrabible de Ptolémée.

On notera que ce traité aborde la question des directions

permettant de faire des « predictions » datées puisqu’il s’agit de

baliser toute une vie et non comme l’astrologie horaire de

se situer prioritairement dans le présent et tout ce qui précéde

ou suit immédiatement.

On notera d’ailleurs que le titre du second volume aura été

maintenu dans sa forme séparée initiale:

« An Easie and plaine Method teaching how to juge upon

Nativities » alors que sur la page de titre du premier volume, son contenu

est ainsi signalé:  « the third, containes  an exact Method whereby to Judge upon

Nativities » Un réajustement aura certainement eu lieu. Geoffrey

Cornelius signale une réédition survenue en 1659 (cf reprint

Ed Régulus, 1985, p.862) mais nous pensons qu’une première

édition, disparue, a du exister.

D’ailleurs, dans l’avant propos ‘To the reader », Lilly indique e

marge « The third book », ce qu’il n »avait pas fait pour le

« second Book », qualifié simplement de « second part ». L’avant

propos aurait donc été maladroitement augmenté lors de

l’adjonction  du volet consacré aux « Nativities ».

On ajoutera que le second volume comporte en fait deux

parties comme le montrent les mentions de haut de page, d’une

part An  Introduction to Nativities et de l’autre The Effects

of Directions. On ignore donc ce qui a conduit Lilly à

opter in fine pour une division en trois « Books » . D’ailleurs,

sur la page de titre ouvrant l’ensemble on a un

développement très long concernant le « third » (Book)

Pour conférer cependant une unité à un tel ensemble, on

a ajouté un  » Catalogue of most  Astrological Authors »

et « An alphabetical  Table shewing the Contents of  the

principal matters in every page of this Book », ce qui

couvre bel et bien les 832 pages de l’ensemble

Nous conclurons donc qu’il a du exister une première édition

ne comportant pas le « third book », ce qui vient en effet

confirmer que Lilly avait bel et bien mis l’accent sur

l’astrologie horaire.

On relévera des différences remarquables entre les deux

volets quant à la présentation des douze maisons. Si, en

effet, dans le premier volet, l’ordre des maisons est

« normal », allant de la première à la douzième, en revanche,

dans le second volet, on a l’ordre suivant et ce dans les

deux parties du dit second volet : première, deuxième,

troisiéme, quatrième,  sixiéme,  septième, cinquième,

neuvième, dixième, onzième, douzième, huitième. Cette

huitième maison est celle de la mort, ce qui justifie qu’elle

soit placée en dernier.

An Introduction to Nativities:

Judgment upon Nativities: Judgment upon the twelfth

house, Judgment upon the eighth house (p. 763)

Of the twelfth House Of Enemies

En fait,  quant à l’exposé consacré à la maison VIII, il est

simplement fait mention « Chap CLVI Of Death, whether

Violent or Natural », comme si cela faisait partie du

développement consacré à la maison XII.

Ces observations nous entrainent à penser que l’auteur

du second volet n’est pas celui du premier.

On ajoutera que la Christian Astrology est littéralement

truffée de mots de provenance française (cf notre DEA

Lille III,  1981, sur  la traduction anglaise du traité astrologique

d’Auger Ferrier, Jugements Astronomiques sur les

Nativités). De tels exercices chronologiques ont été publiés

dans la Revue Française d’Histoire du Livre concernant

le Mirabilis Liber et le Splendor Solis. On notera ainsi que si le titre comporte le mot

Astrology ( Christian Astrology) et plus bas  Art of Astrology, si Lilly se présente comme « Student in Astrology », en revanche,

la première partie s’intitule ‘An Introduction to Astrologie (sic) »

Notons que les mots en « y » donnent au pluriel « ies ».

Il est clair que la date de 1647 qui figure sur la page de titre ne saurait

être prise pour argent comptant, les contrefaçons  recourant  fréquemment à  de

tels artifices. On notera que les exemples qui sont donnés dans le corps de l’ouvrage (notamment

dans the Resolution of all manners of questions) se

référent pour les plus tardifs  à la mi-1647.

Nous voudrions par ailleurs insister sur la place des étoiles fixes dans l’astrologie

de William Lilly en ce milieu du XVIIe siècle. Dans  An Introduction to Nativities ou plutôt dans The Effect of Directions dont

on a dit qu’il constituait le quatriéme  volet de la Christian Astrology, on prendra le cas des directions de l’Ascendant (terme

utilisé dans le texte anglais et non celui actuel de « rising sign »)  il est largement traité des directions à un certain nombre d’étoiles fixes/ Si les constellations stricto sensu ne sont pas ici concernées, ce sont bel et bien diverses étoiles qui les constituent qui

sont pris en compte.(pp. 666-667) On retrouve le même dispositif avec les directions du Milieu du Ciel et cette fois le chapeau

du chapitre est particulièrement explicite :  » -Cap. CLXI  The Mid Heaven directed to Fixed Starres » (pp. 677 -679)/ Et plus loin:

Chap/ CLXIII  The Sun Directed to Fixed Starres (pp/ 689-691).  puis  « The Moon directed to Fixed Starres (pp. 701 et seq)/ Les fixes

semblent ainsi réservées aux luminaires, à l’ascendant et au milieu du Ciel, qui sont les points que l’on dirige en priorité.  Comme on l’avait noté plus haut, l’auteur

du second volet semble différer de celui du premier, lequel

ne manifeste aucun intérêt pour les étoiles fixes.

On ne saurait ainsi contester qu’à l’époque les étoiles fixes faisaient bel et bien partie intégrante de la palette de l’astrologue. Cela reste une question majeure pour l’Histoire de l’astrologie moderne – outre celle de son déclin- que de déterminer les raisons qui conduisirent les astrologues à renoncer à l’emploi des dites étoiles fixes dont les positions, comme leur nom l’indique- ne bougeaient guère sur plusieurs décennies, ce qui rendait leur localisation  particulièrement aisée. Il est un fait qu’un tel usage permettait à l’astrologue de disposer d’un bien plus grand nombre de facteurs.  Faut-il chercher du côté de  la lunette de Galilée dirigée vers le Ciel? Or, ce qui nous frappe, c’est que dans le premier volet de la C. A. il n’est point question des étoiles fixes, y compris dans la partie consacrée aux données astronomiques à intégrer. Ce qui fait que les étoiles fixes ne sont considérées que dans la quatrième partie consacrée aux Directions et uniquement pour 4 facteurs.

JHB

18 11 14

 

 

 

Publié dans ASTROLOGIE, divination, HISTOIRE, POLITIQUE | Pas de Commentaire »

La dialectique conjonction/disjonction. Yang/Yin

Posté par nofim le 29 octobre 2014

Astrologie Mondiale. La nécessaire approche dualiste et l’épistémologie de la

cyclologie. .

par  Jacques  Halbronn

 

Les astrologues tombent toujours dans le même piége à savoir qu’ils considérent comme un échec ce qu’ils ne

peuvent expliquer par leur astrologie.  D’où la tendance

à ramifier leur système pour ne jamais être pris au dépourvu.

Faudrait-il  cependant s’en tenir à des configurations visibles à l’oeil nu, c’est à dire à un

bagage dont on pouvait déjà disposer dans l’Antiquité?.  Seuls ceux qui ont appris l’astrologie avec les nouvelles planétes semblent incapables d’envisager une telle éventualité, de par la force de l’habitude.

Entre deux corps célestes, la seule configuration visible est, selon nous, la conjonction. On ne voit pas un

« carré » à moins d’avoir un « compas dans l’oeil ».

On est  là devant un dilemme: doit-on  adhèrer à cette idée de la « disjonction » et ainsi expliquer toutes

sortes d’événements qui échappent à la conjonction stricto sensu ou dois-je m’en tenir à la seule

conjonction et déclarer forfait pour des tas de dates qui se présentent?

Seait-il préférable d’opter pour une approche minimale et restreinte et s’en tenir à ce qui

reléve directement de la conjonction sans entrer dans toutes sortes de dérivations et donc de dérives.

Qu’il y ait un autre monde que celui de la conjonction, certes mais nous préféreons le laissere en dehors de

notre champ de conscience tout en y voyant une sorte de dialectique du masculin et du féminin, du Yang et

du Yin.?

Autrement dit,  cette « disjonction » c’est un peu comme la mort par rapport à la vie.  Nous savons que cela

existe, que c’est la « mort » de la conjonction mais cela se situe bel et bien sur un autre plan.

Donc, on aura compris que l’on sera bien inspiré, épistémologiquement, de s’en tenir au seul créneau de

la conjonction et plus précisément de celle de Saturne avec l’une des 4 étoiles fixes royales, ce qui exclue

notamment la conjonction de deux planétes, chère aux frères Barbault (Armand et André) au lendemain

de la Seconde Guerre Mondiale, et qu’ils avaient baptisée quelque peu abusivement de ‘cycle planétaire ».

Un  autre inconvénient de notre position, c’est que cela se limite à un rendez-vous tous les 7 ans, ce qui

est évidemment assez peu puisque le reste du temps, on se retrouve dans une sorte de purgatoire du

leadership, avec le retour à une « souveraineté » populaire, qui mobilise le plus grand nombre au lieu de laisser

le monopole du pouvoir à un seul homme, doté de super-pouvoirs

Pour illustrer notre propos, nous évoquerons  l’invasion nazie de l’URSS  à la fin juin  1941 dont on nous dit que ce fut  ‘la plus grande invasion de l’histoire militaire de par le nombre de soldats mobilisés et de pertes[. Ce sont près de quatre millions de soldats de l’Axe qui pénètrent en Union soviétique. » (Wikipedia)  Saturne est alors  à 23° du signe du Taureau, soit à l’approche de la conjonction avec l’étoile fixe Aldébaran. Il y a là quelque chose

de gigantesque voire de monstrueux, de hors du commun

(au plein sens du terme) qui caractérise bien le climat conjonctionnel. Faut-il préciser que l’on se

trouve actuellement sous le coup d’une configuration semblable avec Saturne à 23° Scorpion, s’approchant

d’Antarés (9° Sagittaire)?  Mais nous avons déjà connu des phénoménes assez puissants comme l’émergence

de cet « Etat Islamique » au Moyen Orient, d’un nouveau « califat ».  Précisons ausitôt que plusieurs événements

peuvent parfaitement se produire en différents points du globe.

Est-il naîf de penser qu’un tel repli stratégique de l’Astrologie faciliterait son intégration au sein du concert des

« sciences » ayant voix au chapitre.? Car force est de constater qu’actuellement, on n’imagine pas un

astrologue participer à un collége d’experts. Tout au plus le consulterait-on à part. Et l’astrologie du XXe

siècle n’y aura rien changé.

Faut-il focaliser la recherche astrologique autour du phénoméne du déplacement, du

voyage et donc de la rencontre, du rapprochement. Si je ne me bouge pas et si je n’accueille pas celui

qui vient vers moi,  je ne rends pas la rencontre possible. Or, nous avons pu constater depuis déjà

un certain temps, que les conjonctions  (Saturne-étoiles fixes royales) favorisaient  les rencontres mais

qu’elles exigeaient du mouvement. C’est donc ce mouvement qui nous intéresse au premier chef comme

condition nécessaire mais non suffisante de la rencontre, comme  symptome particulièrement visible

des effets de la conjonction.

Nous avons récemment été tentés de valider le travail que

nous avions effectué il y  a 20 ans dans L’Astrologie selon

Saturne. De même André Barbault, après 1989  n’a-t-il pu

résister au plaisir d’une prévision réussie du fait du cycle

Saturne-Neptune (de 36 ans). Mais à y regarder de plus

près, il nous est apparu que c’était un cadeau empoisonné

que cette réussite prévisionnelle pour 1995  se situant

dans une série de rendez-vous ayant lieu tous les 30 ans

environ, à l’approche de Saturne du 0° Bélier.(fin Poissons)

En effet, la « validation » de notre modéle par la prévision

« aboutie » du mouvement social de 1995, un an avant son

échéance,  était-elle si évidente que cela, à y regarder de

plus près? Ne cédions-nous pas, à notre tour, à une certaine

tentation subjective et somme toute anecdotique du récit d’un

succés prévisionnel contingent? Bien pis, est-ce que ces

prétendus résultats  étaient compatibles avec d’autres travaux

conduits entre temps? En effet, la conjonction de Saturne

avec l’une des 4 étoiles fixes royales précédait somme toute

de peu cette échéance de la seconde moitié du signe des

poissons. André Barbault, à partir de 1989 est-il ainsi

réellement parvenu à concilier sa prévision pour cette année

avec des travaux plus tardifs comme l’indice de concentration

planétaire? N’a-t-il pas ainsi régressé par rapport à ses avancées

ultérieures de la quarantaine en raison d’un pronostic effectué

au début de sa trentaine et qui avait le « malheur » de sembler

tomber juste, lui? Il eut fallu beaucoup de courage pour

relativiser la signification structurelle d’un tel succès. Mais

il est vrai que cela venait compenser , tel un baume, la déconvenue, la

déconfiture des années 80 du fait du dit indice.

En vérité, ce « résultat »  de Saturne fin poissons aura fini

par se révéler incompatible avec nos  recherches présentes et

même en menacer la cohérence. S’il est facile de rejeter les

travaux d’autrui, il est plus délicat de procéder ainsi avec les

siens propres, auréolés d’une certaine ancienneté.

A y regarder de plus près, notre série  de  8 dates

échelonnées sur  deux siècles  comportait quelques chainons

fragiles. Prenons le cas de 1848. Certes, ce fut un temps marqué

par des révolutions mais ce fut aussi l’exploit d’un Louis

Napoléon Bonaparte qui se fera élire premier et d’ailleurs

seul président de la Seconde République! N’est-on pas

en ce milieu des Poissons encore dans l’orbe de la conjonction

de Saturne avec l’étoile fixe Fomalhaut? Bien pis, selon notre

modéle actuel, il n’y avait plus aucune raison de se

polariser sur le seul passage de Saturne à la fin des poissons

puisque chacune des 4 étoiles fixes royales était à égalité.Et si

l’on prend le Front Populaire de 1936  ne s’agit-il pas d’un

exploit de la part de Léon Blum? Mais début 1936 c’est aussi

le coup de force de Hitler remilitarisant la Rhénanie (cf les Chemins de la Liberté de J. P. Sartre)

qui laissera  la France lâchée par la Grande Bretagne.

Cela avait été précédé par la reprise de la conscription

allemande en mars 1935 (Saturne étant conjoint à

Fomalhaut)

Même 1965 nous semble bien

être d’abord marqué par l’exploit de François Mitterrand

mettant en ballotage au premier tour De Gaulle à l’instar en

2002 de l’exploit de Jean-Marie Le Pen d’arriver au second tour

de l’élection présidentielle, en phase conjonctionnelle de

Saturne, Jospin étant éliminé au premier tour.  Même 1995  nous apparait comme marqué par

l’exploit d’un Jacques Chirac revenant de loin et éliminant

au premier tour Edouard Balladur, le premier Ministre sortant

et l’emportant devant Jospin, lequel prenait le relais du Président

sotant François Mitterrand.

En relisant l’Astrologie selon Saturne nous percevons des

failles comme ce passage sur 1965 (p 7) :

‘Dans la foulée (de 1965), on trouve Mai  68 avec Saturne en Bélier

(18°) ».  Or, Sature à la moitié du Bélier ne saurait être

assimilé à Saturne   à la moitié des Poissons!

Quant à la fouchette première de 1789, ne peut-on

penser au personnage remarquable de Mirabeau?

Mais alors, nous demandera-t-on:  qu’est ce qui, a contrario

caractériserait la disjonction? Nous dirons qu’elle n’est marquée

par l’émergence d’aucun leader marquant et que c’est avant

tout un mouvement de la base qui est précisément marqué

par le refus d’un leader, qui entend se passer d’une telle

figure, ce qui fait à la fois sa force et sa faiblesse.

En conclusion, nous confirmons la dialectique conjonction-

disjonction, à 45° en gros d’intervalle. Certes, la disjonction

est-elle « invisible » corporellement, à la différence de la

conjonction, un peu comme la nouvelle lune par rapport à

la pleine lune.  Et en ce sens, on rappelera que les événements de

1989 ne sauraient, selon nous, s’expliquer par une conjonction

-comme le voudraiit Barbault et ses  partisans- mais bien par une disjonction.

On nous objectera  qu’il n’y a pas de raison de s’en tenir à la seule planéte Saturne.  Mais un tel discours

est inflationiste. Qui ne voit que la multiplication des « conjonctions » serait du plus mauvais effet? Certes,

mais, continuera-t-on à nous objecter: pourquoi pas les autres planétes? Il est clair que rien ne vient

justifier le choix de Saturne d’un point de vue purement astronomique. Mais l’astrologie n’est pas

l’astronomie même si elle lui emprunte. L’astrologie reléve plus de la science politique ou juridique (et donc

du religieux) que de la science  « dure ». Nous ne disons pas que les astres agissent sur nous de leur propre

fait- si ce n’est à une échelle infinitésimale- mais que les sociétés anciennes ont décidé de conférer à certaines

configurations valeur de signal, sur une base purement visuelle.

Notre propos rejoint peu ou prou celui de Freud quand il traite de la dialectique du pénis et du phallus en ce sens

que la conjonction correspondrait au stade phallique (érection)  et la disjonction au retour au pénis, de par sa contraction. (cf Marie Françoise  Laval- Hygonenq « Envie du pénis et/ou intégration phallique », in

Clés pour le féminin   Femme , mère, amante et fille,   dir  Jacqueline  Schaeffer, et al, Paris, PUF, 1999, pp 169 et seq). On dira que tous les 7 ans, quelque part, le masculin reprend et réaffirme son pouvoir par le biais de la dite conjonction, ce qui déclenche un nouveau cycle.  A l’opposé, il semble que Jung ait en quelque sorte nié la dualité ou plutôt l’ait limité à une altérité intérieure, notamment autour de l’animus et de l’anima.

Ce rendez vous  qui se tient tous les sept ans peut être interprété à la lumière de la dialectique

Pluton/Hadés versus Cérés/Démeter.   La conjonction serait plutonienne (aucun rapport avec la planéte

de ce nom) et la « disjonction » qui en est le contrepoint et le contrecoup serait cérésienne (cf l’histoire

de Proserpine/Perséphone/Coré). Tous les 7 ans, les « gardiens » que sont les « leaders » et qui sont en

fait les « juges » (cf l’Ancien Testament) interviennent pour que justice soit faite, que les confrontations

entre les protagonistes aient lieu car ils ont le bras long- ce qui implique la faculté de se déplacer pour

qu’il n’y ait pas impunité. En ce sens la conjonction nous apparait comme la fin d’un cycle, comme l’heure

du Jugement par rapport à ce qui s »est accompli et joué depuis la précédente conjonction. Il y a dans

la conjonction une connotation liée à l’Aigle qui fonce sur sa proie, en partant de loin, auquel rien

n’échappe, n’est hors de sa portée. Il y a  ici un paralléle étrange entre le monde d’en haut (le Ciel) et le monde souterrain, ce qui invite à une nouvelle lecture de la Table d’Emeraude.

Toute l’astrologie se résumerait en  fait à ce dispositif d »une « semaine » de 7 années mis en place depuis

des millénaires par des Elohim (cf notre étude sur Jean Sendy).
Contrairement à ce qu’affirment tant d’astrologues, l’astrologie n’est pas le fait d’observations mais d’une

construction exigeant une très haute technologie et donc une intervention extérieure  à notre planéte, la Terre. Le pouvoir de ces Elohim serait relayé par ces « gardiens »  – les « anges » (messagers, missionnés) - qui réaffirment leur pouvoir et leur mission tous les sept ans.  L’ouvrage de Jean-Marie Durand , probablement inspiré peu ou prou par Sendy(L’homme manipulé. Ed Les 3 spirales 2003) parle de « manipulations génétiques » (p. 8) « Qui a écrit la Genése? demandet-il. « Et comment les auteurs ont-ils pu faire une narration aussi précise puisqu’ils n’étaient pas là? »

 

JHB

02  11 14

 

 

 

 

 

 

 

Publié dans ASTROLOGIE, Conscience, Culture, divination, HISTOIRE, POLITIQUE, PSYCHOLOGIE, RELIGION, SCIENCE, symbolisme | Pas de Commentaire »

Patrice Guinard et l’anti-astrologie

Posté par nofim le 29 octobre 2014

Au sujet de la « Relation d’une pérégrination en anti-astrologie » (Patrice Guinard) -1996-1997

par  Jacques  Halbronn

Dans la revue trimestrielle  L’Astrologue, dirigée par André Barbault,  Patrice Guinard publia en feuilleton, sur six numéros (113 -118) un  texte consacré à l’anti-astrologie. On notera que dans les numéros 114 et 115 son article était  carrément en tête avant même tout éditorial. On s’interrogera sur ce qui occasionna un tel

phénoméne. On notera que dans ce travail érudit, qui parait ainsi à partir du début de l’année 196,

Guinard fait appel à des ouvrages qu’il a pu consulter à la

Bibliotheca Astrologica dont il fut un fidéle usager. On citera notamment parmi les ouvrages qui lui furent

fournis par cet établisssement que nous avons fondé en 1972 :  Gassendi, Jean-Baptiste Morin, Eustache Le Noble,  Tinélis-Castelet, Moody, Condren, Marin Mersenne etc

Mais notre nom ne figure nulle part au sein d’un tel ensemble et à aucun titrr. En 1993, Guinard avait soutenu à l’Universite Paris I Sorbonne une thèse de philosophie consacrée à l’astrologie (sous la direction de F. Bonnardel, Max Lejbowicz faisait partie du jury) Guinard explique le déclin de l’Astrologie au moyen de conjonctions planétaires (cf  n° 114 p. 2  note 7)

A cette occasion, Patrice  Guinard annonce dans la dernière livraison (n° 118)   » qu’un centre de recherche  en astrologie (techniques, interprétation, traductions, histoire culturelle, métaphysique) devrait être mis en place courant 1998″  Il signe ce dernier article « Dr H.  Patrice Guinard ». Cela donnera le CURA en 1999. Le’ Manifeste’ de   Guinard connaitra un certain succés et fin 2000 nous organisames ensemble le dernier Congrès astrologique du deuxiéme millénaire.(cf les

Actes sur le site du CURA) Sera mis en ligne sur le site en question notre CATAF.

Revenons sur certains arguments

n° 114 p. 3  La précession des équinoxes et le zodiaque

« Les obscurantistes qui utilisent l’argument selon lequel la signification symbolique du signe serait lié »e

à l’époque où la constellation a été pour la première fois circonscrite  ignorent (…) que l’essentiel du

contenu sémantique des signes n’a été élaboré qu’assez tardivement, dans les milieux hermétiques

gréco-égyptiens des premiers siècles avant  l’ère chrétienne à l’époque précisément où signes et

constellations coincidaient »

Ce que semble ignorer toutefois P. Guinard, c »est  la genése même du zodiaque. Il semble qu’il adhère à

l’idée d’un zodiaque  calqué sur le cycle des saisons. et qui ne subit donc pas les effets de la précession

des équinoxes dès lors qu’il est chaque fois recalculé à partir du 0° Bélier. Or, nous avons montré

qu’en ce qui concerne les signes fixes, ceux-ci  sont associés aux saisons d’une certaine époque, ce qui nous reméne 12000 ans en arrière. Contrairement à ce que semble croire Guinard, il n’est nullement évident

d’associer le taureau au printemps et le symbolisme zodiacal n’est pas d’une seule pièce.

 »

sur Gauquelin p. 9:

« Si la « courbe Gauquelin » n »‘est « vérifiée » que pour quatre ou cinq planétes, ce n’est pas qu’elles

auraient une « influence » qui ferait défaut aux autres mais plus certainement que la méthode est

inadéquate à son objet »

Guinard semble contrarié par le fait que Gauquelin ne trouve pas de résultat au delà de Saturne alors

que cela devrait être plutôt rassurant. Comment Gauquelin aurait-il pu trouver des résultats pour

des planétes invisibles à l’oeul nu? On notera d’ailleurs que ces statistiques  ne viennent pas confirmer

Mercure, car trop proche du Soleil. Les travaux de Gauquelin nous apparaissent comme un garde-fou

quant à la tentation du tout astronomique.

 

n° 118  Le thème de conception P 42

« Le système nerveux et les mécanismes de réception  et d’intégration des rythmes planétaires  ne sont pas

formés à la conception et  ce n’est qu’à la naissance que se déclenchent les fonctions nouvelles notamment

la respiration pulmonaire qui libèrent l’enfant de la matrice maternelle »

Toutefois, il n’en reste pas moins qu’il ne sert à rien de prévoir ce qui est déjà connu. A quoi bon décrire à quoi ressemblera l’enfant s’il est déjà né? Nous pensons que l’astrologie en question est axée sur l’enfance et ne fait sens qu’avant la naissance et dans les jours qui suivent la naissance. L’astrologie n’avait  pas vocation

à nous dire ce que l’on savait déjà par ailleurs.

Etonamment, Guinard  pose carrément le  fait que nous disposerions de mécanismes d’intégration des

rythmes planétaires.

Les maîtrises   n° 118  p. 43

« La théorie des  Maîtrises n’illustre pas de simples correspondances sémantiques entre signes zodiacaux

et planétes : elle est la théorie  unifiante de l’astrologie en tant que les structures  zodiacales; planétaire, et

ausso  sectorielle sont des différenciations d’une même matrice archétypale »

L’approche de guinard est délibérément synchronique. Elle considére que le savoir astrologique tel qu’il nous

est parvenu ne  fait qu’un et a toujours existé tel quel. En réalité, cette unité dont parle Guinard reléve

d’ajustements syncrétiques tardifs  visant notamment à « unifier » l’astrologie autour du 12, c’est à dire des

12 lunaisons.

En fait, Guinard semble croire que les maitrises concernent dès le départ les planétes alors que cela ne

concerne que les divinités, comme cela ressort de l’étude de l’Astronomicon de Manilius. Ce n’est que dans un deuxiéme temps, que s’est produit une planétarisation des dieux associés aux signes zodiacaux.

 

les points fictifs  n°118 p. 43

HG

« En  acceptant des pratiques utilisant des points fictifs (noeuds lunaires, parts, mi-points, planétes

hypothétiques,) ainsi que des étoiles fixes, cométes et éclipsdes, l’astrologue oublie souvent que le

modéle impliqué doit respecter une triple exigence: l’adéquation des facteurs à la réalité physique et

astronomique, la nécessité de leur périodicité, laquelle conditionne  leur intégration par l’organisme, la cohérence de l’ensemble et l’absence de redondance des opérateurs envisagés. Le thème est assez

complxes pour qu’il soit nécessaire d’en rajouter »

JH  Guinard défend l’idée du « thème » incluant tous les astres du systéme solaire. Nous pensons qu’il n’y

a aucune obligation à ce faire et que l’astrologie ne fait qu’instrumentaliser les données astronomiques

selon les besoins organisationnels dont elle a la charge. Quant à évacuer les étoiles fixes, c’est là une

erreur de première grandeur à condition de ne pas confondre la question des étoiles et celle des

constellations. Il semble en effet que l’astrologie se soit initialement organisée autour de la relation

des planétes aux étoiles fixes, ce qui transposait  le rapport de la Lune au Soleil.  Guinard ne parvient pas

à distinguer la question des étoiles de celle des constellations.(cf  n° 114, p. 5).  « Les  étoiles sidéralistes

accroisssent, dit-il,  inutilement  le désordre au sein de l’astrologie et sont aussi les plus exposés à

l’argumentation insidieuse des scientistes pour qui elles  se présentent comme une aubaine ». Guinard

semble ignorer notamment le dispositif des 4 Etoiles fixes « royales » qui permet de baliser le cours d’une

planéte. Guinard détourne ainsi les astrologues du XXIe siècle de la voie la plus saine à suivre et qui ne

dépend aucunement de la précession des équinoxes si ce n’est que l’on doit tenir compte du fait que

les éphémérides actuelleement disponibles situent les planétes selon le systéme « tropical ».

 

On chercherait vainement chez Guinard une quelconque tentative pour déterminer l’objet de l’astrologie.

Il semble qu’il veuille expliquer tout l’humain au moyen du systéme solaire prise comme globalité, à

l’instar de son maître Jean-Pierre Nicola (RET).   Il apparait que l’avenir de l’astrologie passe par

une focalisation sur le domaine propre qui est le sien et qui ne saurait faire double emploi avec d’autres

domaines.

Etonamment, Guinard disqualifie les astronomes  (L’Astrolouie n°114 p. 1) quant à leur compétence à traiter

de l’astrologie mais en même temps il leur donne tout pouvoir quant à la description des outils

planétaires dont l’astrologie serait censée se servir, à savoir  notamment les planétes au delà de

Saturne dont Guinard ne voit pas d’inconvévient à charger la dite astrologie alors que ces astres

étaient invisibles et inconnus de l’Antiquité. C’est pourquoi Guinard insiste sur le fait que l’astrologie

n’est pas un savoir figé. L’approche de Guinard n’accorde aucune importance au fait que ce sont les hommes qui ont fabriqué l’astrologie en  n’en retenant que ce qui leur semblait utile. Croire que des astres

inconnus puissent agir sur nous, c’est  priver l’astrologie de son droit de regard sur ce qu’elle prend ou ne

prend pas de l’astronomie. C’est défendre la thèse selon laquelle les astres agissent sur nous à notre insu.

 

Le rejet du « dualisme » (n°  114 p.8)

« La méthode dualiste (est) en contradiction  absolue avec la logique plurielle de l’astrologie. » Guinard

rejette « une relation binaire,  bijective, qui est censée faire correspondre la série des facteurs

astrologiques à la grille empirique ».  L’astrologie aurait selon Guinard vocation  « à éveiller l’esprit à

des distinctions  non- dualistes »

Autrement dit selon Guinard, c »est peine perdue que de tenter da valider l’astrologie au prisme de ce

que l’on peut observer dans le monde. Il en fait une sorte d’objet non identifié qui planerait sur le monde.

Le non dualisme,c’est notamment le refus de prendre en compte la « dualité » hommes- femmes en

lui substituant le thème natal, la division en 12, les planétes qui sont une sorte de fuite en avant

par rapport  justement au dualisme. Guinard n’hésite pas à déclarer (Astrologue n°114 p. 7)  « L’astrologie

n’a pas à être « prouvée » parce qu’elle n’a aucun besoin de justification extérieure pour exister »

Guinard s’en prend aux statistiques astrologiques qu’il aurait tendance à assimiler à de l’anti-astrologie

ne serait-ce que parce qu’elles en délimitent le champ : « Le choix de la notion de « catégorie

professionnelle » est  hasardeux : la consécration sociale ne saurait être considérée comme le seul

critère de référence d’une tendance potentielle. Par ailleurs, qui est musicien? Le compositeur, l’interprète, ou le mélomane? (…) Le choix d’une profession dépend de nombreux facteurs autres qu’astrologiques »

Mais dans ce cas,  est-ce à dire que Guinard réfute par avance la « validité » des  résultats Gauquelin? Il se

comporte ce faisant comme tout anti-astrologue qui nous explique que l’astrologie ne peut « marcher », a priori.

 

Un certain antisémitisme (n°115 p. 1-2, note 2)

« Les juifs (dixit  Nieztsche dans l’Antéchrist) « se sont transformés  en  vivante antithèse  des

conditions naturelles. Ils ont successivement retourné de manière irrémédiable la religion, le culte, la

morale, l’histoire, la psychologie en l’exact opposé de leurs valeurs naturelles »  et plus loin  Guinard de citer

complaisamment : » Le symbolisme du christianisme repose sur le symbolisme judaïque qui avait déjà

dissous toute la réalité en une non-nature et une irréalité sainte ». Au fond, à entendre Guinard,

l’astrophobie serait d’inspiration judéo-chrétienne, ce qui justifierait, en retour, une certaine

judéophobie. (cf Richard Noll. Jung le Christ Aryen, Les secrets d’une vie, Plon 1999). On pourrait au demeurant s’interroger autour d’un paralléle entre judaïsme et astrologie, du fait d’une mise en cause qui

s’est perpétuée,dans les deux cas, depuis l’Antiquité.

 

 

 

L’astromantie  L’Astrologue n° 115 p. 4

« Les adversaires de l’astrologie (…) ont poussé l’astrologie à la prédiction et pu ainsi  s’attaquer plus

aisément à cet ersatz astromantique qui n’est pas de l’astrologie »

JH On saisit mal où Guinard place la ligne de démarcation entre astrologie et astromancie. A quoi sert

donc tout l’arsenal astrologique que Guinard entend préserver? Celui-ci reconnait in finé (n°118,  pp. 44-45)) que l’anti-astrologie est en deça d’un certain réformisme astrologique qui ne ménage guère l’astrologie.

Guinard nous apparait comme un tenant  du thème astral. C’est là pour lui un postulat que tout

astrologue se doit d’accepter et d’assumer. Or, il est tout à fait possible de penser une astrologie qui ne se fonde

pas sur un tel dispositif, à savoir la « carte du ciel » pour un instant T, ce qui nous semble caractériser

précisément cette « astromancie » – ce qui en fait une généthliomancie- dont il ne cesse de vouloir se

démarquer.

L’astrologie a du notamment relever le défi de l’astronomie galiléenne qui ouvrait la porte à la découverte

de nouveaux  corps célestes. « Le Septénaire des Anciens s’est fissuré » Il est intéressant de noter que

précisément les astrologues se sont rendus aux arguments des astroscéptiques comme  Alexandre

Tinélis (Le Messager Céleste 1681) en se décidant à intégrer au fur et à mesure les nouvelles découvertes.

Guinard écrit avant le déclassement de Pluton, dix ans plus tard, qui montre à quel point une telle stratégie fait probléme.

Notons que le texte de guinard  a pu inspirer Elizbeth Teissier qui soutiendra peu après , elle aussi, une thèse en Sorbonne en 2001 consacré notamment à la fascination et au rejet de l’Astrologie  (Plon). Guinard notamment s’interroger sur les raisons du « rejet » de l’astrologie (L’Astrologue,  n°115  1996 p. 1), il entend « tenter  de comprendre les véritables enjeux de son rejet » .

Guinard a-t-il vraiment explicité les raisons d’une telle ambivalence? Selon nous, l’astrologie serait

associée à un traumatisme très ancien qu’aurait vécu l’Humanité du fait d’une emprise qui pourrait bien être

d’origine extra-terrestre, comme l’indiquerait une certaine lecture de la Bible (cf  l’oeuvre de Jean Sendy) d’où le recours à une technologie très avancée qui aurait seule permis à l’astrologie

d’exister. Contrairement à ce que laisse entendre Guinard,  l’astrologie serait le fruit de la Technique

plutôt que de la Science. Ces « dieux » venus d’ailleurs auraient ainsi instauré des « guides », des « gouverneurs »

obéissant à certains signaux cosmiques. On pense aux accords entre Pluton et Cérés se répartissant

le temps à parts égales. Ce serait le rejet de cette présence « étrangère » qui serait en fait à la base

de ce phénoméne de rejet.

 

JHB

30. 10 14

 

Publié dans ASTROLOGIE, Culture, divination, HISTOIRE, LINGUISTIQUE, NOSTRADAMUS, prophétisme | Pas de Commentaire »

Réincarnation et mémoire akashique. De la divination.

Posté par nofim le 23 octobre 2014

Prédiction et  Réminiscence. La consultation des annales  dites akashiques.

 

par  Jacques  Halbronn

 

L’acte de prédire quand il s’applique aux humains n’aurait-il point pour corollaire la croyance en la réincarnation ou encore à des vies

antérieures.  Il n’y aurait donc pas lieu de s’étonner que depuis 30 ans en France- et bien plus ailleurs- on parle d’une astrologie

« karmique » ( Dorothée Koechlin de Bizemont fut une pionnière dans ce domaine, ed R. Laffont)

Au dernier chapitre de la République Platon  introdui le « mythe d’Er » ( Bruno Jay  & Divine Lulu,  Ce que vit Er quand ses yeux se fermèrent, d’après l’oeuvre de Platon,  Ed. Eveil &  Découvertes,  2012;  Jean-Marie Détré. La réincarnation et l’Occident de Platon à

Origéne, tome I, Ed Triades, 2005)

Selon nous,  nous choisissons de nous incarner à partir des archives akashiques, c’est à dire au vu de vies ayant déjà été vécues et que

nous nous déterminons à revivre, sans en changer le déroulement mais  en en renouvelant nécessairement le ressenti, la conscience.  En même temps, une fois « renés », nous oublions le dit  récit (en buvant trop de    l’eau du fleuve  Léthé) si ce n’est que nous pouvons le reconsulter, selon nous, par le truchement de médiums.

Nous pensons donc que l’on ne peut  prévoir dans le détail  que ce qui a déjà eu lieu et dont le souvenir est stocké dans des « annales ». C’est aini que nous mêmes avont pu consulter des  « archives »   en pratiquant ce que nous avons appelé l’entretien médiumnique ( on en

trouvera des vidéos sur notre chaîne « Jacques Halbronn Astrologie ». Il serait donc posssiblen au cours d’une  incarnation. de prendre connaissance de cette « vie » que nous avons choisie  Mais nous pouvons aussi en avoir, par nous mêmes,  quelque « intuition », un sentiment de « ‘déjà vu » ou la conviction que notre histoire est liée à celle de telle ou telle personne quand nous la rencontrons. On peut être tenté d’aller consulter un « voyant » pour s’en assurer.

On n’est point là, faut-il le préciser, dans le domaine de l’astrologie, du moins telle que nous la concevons et qui ne peut prévoir que par

catégories de personnes et non individuellement.

Les diverses formes de divination seraient  liées à cette envie de s’informer sur l’histoire que nous aurions nous-mêmes choisie et qui

aurait été déjà vécue et enregistrée.

Mais comment s’organise dans ce cas notre vie sociale si nous sommes chacun dans notre petite « sphère » personnelle? Il n’est pas impossible qu’il y ait autant de « mondes » que de personnes qui seraient le « centre » de chacun de ces dits mondes.

Autrement dit,  même si l’idée de réincarnation ou de vie antérieure a pu être refoulée,  son corollaire, la prédiction,  se sera maintenu

jusqu »à nos jours. Or, selon nous, l’un ne va point sans l’autre. Ce qui montre bien au demeurant que le passé ne peut être  refoulé mais

continue à nous marquer.

La notion de réminiscence,  mise en avant par Socrate (cf Détré, op. c it;  pp. 67  et seq) ,  rejoint peu ou prou les notions de subconscient voire  d’Inconscient, de « culture  subconsciente » selon notre formule.

Cela dit, reste le « mystère » de ces ‘annales akashiques. On  trouve cette notion dans   Isis dévoilée, ouvrage  publié à New York en 1877, le premier ouvrage écrit par  Helena Blavatsky  » (cf   article  Wikipedia sur Annales Akashiques) .  On  y cite un fragment des oracles chaldaïques :

« Les oracles affirment que l’impression des pensées, des caractères, des hommes, et autres visions divines apparaissent dans l’éther. Les choses qui n’ont point de forme en prennent une et y sont figurées. ». Elle poursuit : « C’est sur les indestructibles tablettes de la lumière astrale qu’est imprimée la représentation de chaque pensée que nous formons ; de chaque acte que nous accomplissonsé

 

 

 

 

 

 

 

JHB

23 10  14

Publié dans ASTROLOGIE, divination, HISTOIRE, POLITIQUE, prophétisme, RELIGION, symbolisme | Pas de Commentaire »

12345...10
 

Hertiuatipo |
L'actualité du droit d... |
Beats Pas Cher |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Lixueosche
| Kenpkcv
| Luivaterfoxs