L’astrologie du signifiant au signifié,

Posté par nofim le 18 août 2014

  • Le signifiant et le signifié  en astrologie. Désigner
    et  signifier
    par  Jacques  Halbronn
    Nous répondons à Guy  Taillade à propos de notre
    nouvelle charte autour de la dialectique astres/maisons.
    Guy Taillade Que rien ne se lève de très remarquable pour la plupart des gens à l’ascendant, doit-on s’en étonner, mais cela ne veut pas dire qu’absolument rien ne se lève et qu’il n’y a pas quelque chose qui se lève pour tout un chacun, une promesse qui n’a pas be…Voir plus
  • L'astrologie du signifiant au signifié,   dans ASTROLOGIE 1235418_10202281577619024_514148136_n
    Guy Taillade Retirer tout sens aux facteurs astrologiques en n’en faisant que des marqueurs sans signification aucune c’est abolir toute astrologie, ce qui ne veut pas dire qu’à de certains moments (dans certains procédés d’interprétation ou de prévision), on ne doivent pas considérer tel ou tel facteur comme un simple marqueur.
  • 1235418_10202281577619024_514148136_n dans divination
    Guy Taillade À force d’arguties, on finit par se prendre les pieds dans le tapis, car désigner, signifier, signaler, assigner, finalement tout est signe.
    Notre commentaire: il importe impérativement  de distinguer entre
    signifiant et signifié. Tout est signe, certes, mais
    ce n’est pas une raison pour ne pas introduire de
    dialectique entre ce qui désigne et ce qui signifie,
    entre la prise mâle et la prise femelle. L’astrologue qui
    dirait que tout cela c’est la même chose se
    déconsidérerait car si l’astrologie est la science du
    signe, cela implique que l’on sache opérer les
    distinctions nécessaires, qui s’imposent. En mécanique,
    une machine a besoin de courant, d’essence.
    Ce que nous disons ici et c’est assez révolutionnaire,
    c’est justement que les planétes et les étoiles servent
    à constituer un cadre  et qu’ensuite, ce cadre  sera
    habité.  Qu’est ce qu’une maison vide mais qu’est
    ce que des gens sans maison? Il y a là une
    complémentarité.
    Nous disons: arrêtons de tout mélanger, respectons un
    certain ordre et les oies seront bien gardées. C’ »est de ce
    désordre que justement, selon nous, souffre l’astrologie
    d’où la nécessité de tout reprendre à la base et c’est là
    l’enjeu de la nouvelle Charte de l’Astrologue et du
    Congrès de fin d’année. Comme on l’a vu, on n’impose
    pas telle ou telle astrologie car avec les régles que nous
    posons, tout au contraire, chacun pourra se confectionner
    sa propre astrologie et être astrologue ne signifiera plus
    de pratiquer une seule et même astrologie  mais de
    respecter les mêmes principes de fabrication . Ni  plus
    ni moins.  Notre charte est au contraire l’assurance
    d’une plus grande  biodiversité du champ  astrologique
    car la créativité astrologique est désormais mise  à la
    portée de tous. On déconstruit pour construire en toute
    liberté et c’est ainsi que se profile le portrait robot
    de l’astrologie du XXIe siècle, radicalemen différent
    de celui du siècle précédent.
    Donc récapitulons: les astres  -la réalité astronomique,
    observable- sont les  signifiants qui apportent un cadre
    mais aussi une cinétique – puisque le cosmos se
    meut- à l’astrologie. En soi, ils ne signfient rien mais
    ils font signe et  l’on peut toujours jouer sur les
    mots comme le  fait Guy Taillade.
    Une fois ce cadre astronomique posé, l’on passe
    du signifiant (et l’astre est un signfiant précisément
    parce que virtuellement il peut tout signifier) au
    signifié et ce signifié, il est le fait des subdivisions
    qui ne sont plus de l’astronomie mais de la
    mathématique primaire. On fixe un certain nombre
    de secteurs à partir d’un certain point de départ (point
    gamma) par exemple  12   (même si le 12  est lié
    au nombre de lunaisons dans une années solaire) et
    ce sont ces secteurs qui seront chargés de significations
    Le cas des « maisons astrologiques » est le plus caractéristique
    de ce qu’on entend par signifié. On  a l’ascendant, puis
    à partir de là on découpe des maisons, puis ces maisons
    on leur donne des attributions, donc des significations.
    A partir de là, on n’ a  plus besoin des planétes qui
    ont servi d’échaaffaudage. On dispose de maisons
    activées, désignées par des planétes et reliées entre elles
    par  divers procédés. Sur un thème astral, on a aussi
    des signes  pointés par des planétes. Une fois que
    ce signes ont été  désignés, on n’a plus besoin  des
    planétes, elles ont joué  leur rôle fondateur. Il ne reste
    plus qu’à connecter les signes ainsi « marqués » entre eux
    Rappelons que Ptolémée ne se sert pas des aspects
    pour connecter les planétes mais uniquement les signes.
    Ce qui ne l’empêche pas, par ailleurs, de considérer les
    planétes comme des significateurs. Mais la Tétrabible
    est, il est vrai,  truffée de contradictions et constitue  un ensemble
    hétérogéne, une auberge espagnole.
    On peut même se servir  des domiciles et exaltations
    des planétes dans les signes  pour  récupérer le
    symbolisme  des planétes mais dans ce cas on n’est plus
    dans la réalité astronomique mais on a affaire à des
    correspondances symboliques comme on  peut tout
    aussi bien associer les signes avec les 4 Eléments, ce que
    ne faisait pas Ptolémée qui préférait parler de signes
    masculins et féminins, dans le binaire et non dans
    le quaternaire. on peut aussi, comme le propose
    Manilius asscocier les signes et les douze dieux
    de la mythologie ou encore, évidemment, les douze
    mois de l’année en s’appuyant sur l’iconographie des
    almanachs sensiblement plus pittoresque que celles
    des douze signes du zodiaque. (cf le Kalendrier des
    Bergers)
    Qu’est ce que ça change,  demanderont les mauvais coucheurs.
    Nous répondrons que cela met fin à une certaine cristallisation
    de l’astrologie. L’astrologue peut prendre les astres
    qu’il veut, découper leur parcours comme il l’entend,
    accorder les significations aux secteurs (signes, maisons)
    qu’il lui conviendra. Il sera maître de son outil  comme un
    soldat qui sait démonter et remonter son arme alors que
    de nos jours, l’astrologue se contente de répéter ce
    qu’il a appris sans comprendre en se contentant
    d’appliquer. Or, l’astrologie, contrairement à ce que
    d’aucunscroient n’est pas jugé sur ses résultats mais
    sur son mode d’emploi qui doit être aussi ergonomique
    et intuitif que possible.
    Est-ce à dire que nous pensons qus toutes les astrologies
    ainsi composées se valent? Oui, au niveau du
    praticien de l’astrologie, une « bonne » astrologie
    est celle qu’il s’est construite. Mais au niveau des
    origines de l’astrologie, d’une astrologie universelle,
    nous pensons que l’astrologie saturnienne balisée
    par les 4 étoiles fixes royales et dont le cycle de 7 ans
    est simplement découpé en deux phases, l’une de
    conjonction et l’autre de disjonction  est la référence.
    Il convient de distinguer l’approche historique qui doit déterminer le
    choix qui a été réellement effectué et  l’approche théorique qui montre
    quels étaient les choix possibles virtuellement.  Quelque part, chaque
    astrologue peut élaborer « son » astrologie, c’est ce qu’ont fait un Néroman, un Jean
    Pierre Nicola et bien d’autres mais ils n’ont pas mis en évidence l’ensemble infini
    des possibilités existantes. Ils ne se sont donc situés ni dans une démafrche
    vraiment historique ni vraiment théorique, mais dans une démarche que l’on
    ne peut qualifier que de personnel et qui ne prend pas la peine de se situer ni
    dans le temps ni dans l’esapace par rapport à tous les autres scénarios
    envisageables.
    André Barbault, au début des années soixante du siècle dernier avait signalé
    que pour certains astrologues, les planétes étaient « physique » et pour d’autres
    « symboliques ». Le projet actuel met en évidence cette dualité.  Les planétes
    en tant qu’objets astronomiques fournissent une armature à l’astrologie mais
    elles ne signifient pas même si elles font « signal », si elles « pointent » comme
    les aiguilles d’une montre vers tel ou tel facteur d’un cadran. Mais leur charge
    symbolique n’est pas négligeable et on peut les utiliser éventuellement, pour
    « qualifier » un secteur, une maison, en aval.
    eviodes  ,  s
    oeu

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L’astre désigne et le signe signifie

Posté par nofim le 17 août 2014

Le signe et le significateur:  une dialectique à restaurer

 

‘(‘en vue du Colloque  de la fi 2014)

 

 

 

par  Jacques  Halbronn

 

Selon nous, l’astrologie contemporaine s’est sabordée en

se privant de l’apport  des étoiles  fixes et cela doublement,

tant pour le calcul du zodiaque que  pour celui des maisons

(point négligé par Dorsan)

Rappelons d’entrée de jeu  l’importance qu’il y a dans

le choix d’un point de départ et donc d’un point d’arrivée

pour la pratique astrologique. Il y a un temps pour établir

un cadre et un temps pour y  poser des significations.

La confusion vient du fait que tout objet  doit être

désigné  mais que toute désignation n’implique pas

ipso facto un seul et même statut.

 

 

 

 

 

En ce qui concerne les « maisons »  astrologiques, on part

du degré  de l’ascendant qui est déterminé par  le point du

zodiaque qui se léve  au moment de la naissance. Autant dire

une totale abstraction  qui ne correspond, sauf en de rares

cas, ni à une planéte ni à une étoile (ou en tout cas pas

identifiée comme telle)

En ce qui concerne les « signes », c’est la position du soleil

-et dans certaines astrologies (Inde) de la Lune »  qui désignent

 

le « signe » sous lequel on nait. Mais là il  y a déjà une

confusion puisque l’on parle aussi de l’Ascendant comme

d’nn signe  sous lequel on  serait né, d’où cette mode

consistant à dire que l’on est « soleil X  et Ascendant Y »

Les étoiles fixes ne sont pas censées signifier quoi que ce soit

mais  servir  de repéres, de cadre et  cela vaut d’ailleuts

aussi pour les luminaires.Souvent nous avons entendu

des astrologues quand on  ler parlait des conjoncgtions

de Saturne avec telle ou telle étoile fixe royale nous demander

si cela changeait quelque chose que ce soit  cette étoile plutôt

que telle autre et nous leu répondions que c’était sans

importance. André Barbault en 1967 (Les astres et l’Histoire)

étaiit  allé très loin quand il  ne tenait pas compte de la

significaiin des planétes  dont il se servait pour son indicxe

de concentration planétaire. On peit même se edemnder

si cela fait sens  d’assocuer aux planétes des significztions

comme le fait la Tétrabible et si les signifixariins ne osnt

pas plitôt le fait des subdivisuis (maison, signesà), les planées

et les étoiles n’étant alors que des marqueurs comme le soleom

quand il  désigne tel signe ( cf supra)

En ce sens nous dirons que les astres ( planétes ou étoiles)

ne servebt qu’à déterminer une structure. Etre né alors que

telle étole fixe monte à l’horizon c’est ipso facto naitrre sous

le « signe »  où se sitrue la dite étoile et que donc elle désigne tout comme

le soleil ou la lune désignent tel signe  et donc telle

significatioin. Le signe   signifie, l’astre  désigne. Ptolémée

casse cette dialectique alors que Morin tente de la rétablir

comme le suggère Barbault sans aller aussi loin que nous

le faisons ici, dans le paralléle qu’il propose entre ces deux

auteurs!,Mais de nos jours, on est très loin du compte et

le panachage des significations des planétes par le biais

des aspects est devenu monnaie courante  parmi les

astrologues et dans la littérature astrologique. Il faut bien

se rendre compte que la pensée de Barbault aura énormément

fluctué entre les années cinquante et les années quatre vint

dix et qu’y chercher une unité ou une cohérence serait

une véritable gageure! Cycles planétaires à deux astres,

signes zodiacaux, ascendant,  type morpho-planétaire,

indice cyclique combinant, cinq planétes de Jupiter à Pluton, etc

Autrement dit, nous préconisons une séparation radicale

qui est celle du masculin et du féminin – si l’on veut- entre

les diviseurs, les marqueurs  et les subdivisions, les « maisons »

terme générique qui vaut aussi bien pour les « signes » que .

pour les « maisons » ; on dira « maison de l’horoscope » c’est

dire calculée à partir du point  ascendant à la naissance

et « maison de telle étoile »  quand les douze signes comme

en astrologie sidéraliste sont calculés à partir de telle

étoile de la constellation du Bélier ou de toute autre constellation

(par exemple Aldébaran).  Quant au nombre de maisons,  et à

leur sigbiificatiion cela peut varier d’un systéme à un autre.et cela

n’est pas si important que cela car on est dans un processus

cyclique. Est-ce que la vie change quu’on la divise en tant

ou tant d’âges?  Non à condition de ne pas considérer

comme le font trop d’astrologues le passage d’une division

à  une auttre comme crucial.

Il est des praticiens qui feront de la résistabce mas  ce serait

là de leir part abuser car l’astrologie a  besoin de pouvoir

s’exposer de façon cohérente avant de passer à toute

applicatiin car nous vivons dans un monde où l’on se fait

des idées par avance et c’est ce qui permet d’ailleurs de

prévoir.  Donc un astrologue qui dirait : ne partez pas

d’une impressiin première, experimenez, ferait tout sauf

de la prévision!

Pour nous  résumer, nous dirons que les planétes ne doivent

jouer aucun role de significateur en astrologie. Elles désignent

des « signes », des « maisons » et il revient alors de combiner

ces subdivisions entre elles par le biais des « aspects »

entre signes et non entre planétes (cf la Tétrabible, livre I)

voire par celui des maîtrises (maître de telle maison en telle

maison où les planétes ne jouent qu’un rôle de liant et

ne signifient rien par elles-mêmes) Dans les années 80,nous

avions développé une astrologie (cf Colloque de Tournai

1983) où l’on ne tenait  compte que de la répartition des

planètes dans les « quartes » saisonnieres sans s’intéresser

aux astres en tant que tels.

Toute astrologie, au XXIe siècle, devrait  respecter les

principes de construction  suivants:

1 fixer un   ou des points de départ (gamma) sur la base d’une

étoile fixe,, du point vernal, ou de tout autre repére

2  faire circuler  un ou plusieurs  facteurs dans le ou les   »cycles »

ainsi constitué

3  subdivuser le ou les cycles  en un certain nombre de

secteurs (ou maisons)

4  attribuer à ces subdivsions  telle ou telle signification

que l’on voudra.

 

A contrario,   voici les choses à ne pas faire:

1 acccorder une signification à une planéte ou à une

étoile. Ces astres ne sont que structurants. On pourra dire

que ce sont des signifiants, une musique sur  laquelle on

plaquera des signifiés. LEs astres sont en soi « neutres »

2   il est conseillé  de situer la diversité dans le temps

et non dans l’espace. On passe d’un secteur à un autre

plutôt qu’on vit simultanément deux  secteurs ou plus

 

JHB

18  08  14

 

 

 

 

 

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L’évolution des manuels d’astrologie au XXe siècle.

Posté par nofim le 29 juillet 2014

Le  thème natal comme syncrétisme  à la lumière des manuels

d’astrologie du XXe siècle (1897-1998)

par  Jacques  Halbronn

 

 

Le corpus sur lequel nous travaillons ici englobe aussi bien

des rééditions de textes parus dans les siècles antérieurs au

XXe siècle et la littérature astrologique du siècle dernier.

Nous montrerons que les manuels qui paraissent actuellement

sont marqués par  un hiatus majeur entre les divers dispositifs

exposés séparément  et l’interprétation des thèmes qui

recourt en vrac à tous ces dispositifs.

Nous avons souligné, dans nos  récentes études sur la Tétrabible de Ptolémée que celui-ci avait opté pour une présentation de domaines successifs balisant la condition humaine  et non pour des entrées techniques. Cette présentation de l’astrologie fut-elle respectée pour le XXe

siècle, quant aux manuels et traités d’astrologie,  telle est la question que nous posons ici.

Si nous prenons l’Horoscope en détail d’Alan Léo et H. S. Green qui est une traduction de l’anglais (que nous avons réédité chez Trédaniel en 1987) , parue en 1909, nous trouvons sous le  titre  « Régles Générales » (pp. 64  et seq) une  série de rubriques qui mettent en évidence

toute la diversités des processus disponibles et en concurrence:

Santé et maladies. Vie et Mort (ch VII)

L’amour et le mariage. Les amis et les ennemis (VIII)

Argent, Propriétés, occupations  (IX)

Parents et enfants  (X)

Voyagesq (XI)

Le caractère et le mental  (XII)

Voyons à présent comment en 1935-1939 procéde Maurice Privat (chez Grasset) dans son Astrologie Scientifique à la portée de tous,  30 ans plus tard, premier ouvrage que nous avons connu pour notre part. Force est de constater qu’un tel exposé fait totalement défaut. On

a cloisonnné l’astrologie  selon ses différentes techniques mais on ne propose pas de synthèse comme c’était le cas antérieurement. Ce

faisant le lecteur de Privat n’est pas conscient des convergences entre les différents procédés mais est bien obligé de noter que l’ordre des

maisons ne correspond pas à rien de cohérent, ce que les présentations synthétiques tendent à masquer.

Cela dit, le belge Georges Antarés, à la même époque dans son Manuel  pratique d’Astrologie – voué à des rééditions multiples après guerre, termine son exposition autour d’un certain nombre de domaines., combinant ainsi les significateurs planétaires et les maisons.

Dans un autrre ouvrage ‘*L’Art de l’interprétation en astrologie)  Antarés  propose des » Exemples d’interprétation de thèmes avec justidications techniques » qui propose une méthode pour aborder le thème mais sans donner un exposé général.

En 1943,  Dom Néroman publie son Traité d’Astrologie Rationnelle, qui sera plusieurs fois réédité (Table d »‘Emeraude, Arma Artis) . Dans

la  cinquiéme partie, on nous propose « L’interprétation statique du thème de nativitéé ‘(pp. 189 et seq) avec les « régles générales », terme

que nous avions vu utilisé par le traducteur d’Alan Léo (L. Miéville) mais cela s’applique au thème de Verlaine et chaque configuration y est interprétée, un peu comme dans la production d’Astroflash (1968) avec des « tiroirs » successifs.,

 

Si l’on remonte à 1897 et au Manuel d’Astrologie sphérique et judiciare ( réédité en 1933) on trouve bel et bien un exposé de

synthèse avec des entrées générales et non des entrées techniques forcément cloisonntes. D’un côté  le corps, les richesses, les dignités, la

profession et de l’autre  les « relations extérieures », le mariage, les employés et serviteurs, les amis et ennemis, les enfants et pour finir

le genre de mort.  Il est clair que le cadre des maisons astrologiques semble avoir servi à produire de telles subdivisions mais les éléments proposés pour répondre à

ces questions successives  sont assez variés et disparates. C’est

notamment le cas du Dictionnaire Astrologique de Gouchon

(1935) réédité après la guerre ou del’Encyclopédie  d’astrologie

psychologique de  l’Anglais  Charles Carter.(1963 trad. fr  Dervy)

1985).

Si l’on remonte à la Mathesis de Firmicus Maternus, on note

que le Livre VII  est construit autour  de toute une série de

cas concrets, listant ainsi les questions qui peuvent être posées

à l’astrologue comme c’est le cas dans la Tétrabible.

A l’opposé,  nombre de traités actuels se dispensent de consacrer

une partie de leur exposé à ces questions: C’est ainsi que

Didier Colin, dans son épais  Manuel  Pratique d’Astrologie

(Hachette 1998)  n’aborde à aucun moment ce chapitre.

Quant à André Barbault,  ce travail n’est envisagé qu’à

l’occcasion de l’interprétation de thèmes de souverains

(Traité Pratique d’Astrologie. Ed Seuil ) mais non sur une

base systématique  hormis évidemment l’étude des

différentes techniques  bien séparées les unes des autres.

Que conclure de telles remarques?  Le chapitre sur les

maisons astrologiques a le monopole de l’étude des ces

divers aspects de la vie alors que cela concerne aussi bien

les planétes qui se trouvent peu ou prou dépossédées de cette

responsabilité. Mais, plus globalement, le lecteur des  manuels

actuels  doit désormais impérativement passer par l’étude de

chaque technique prise séparément. On ne lui propose plus

de partir des questions posées par le client.  Ce que l’on

met en avant , c’est comment l’astrologue va interpréter les

différentes données du thème. L’astrologue n’a plus pour

fonction que d’interpréter le thème et non de répondre aux

questions existentielles.

Cela dit,  il nous faut quand même rappeler, pour éviter

tout malentendu, que pour notre part nous ne pensons pas

que l’astrologie ait fondamentalement vocation à répondre à

toutes sorte de questions. Elle ne peut que fournir qu’un

background cyclique, un contexte cosmique dont la

principale question tourne autour de la question de

la dualité du diurne et du nocturne. Mais cela dit, il est

clair que dans la pratique d’une astrologie divinatoire,  c’est

bien la combinatoire des diverses techniques qui permet

à l’astrologue actuel  de gagner sa vie.

Il est quand même pour le moins insolite d’avoir à

constater le fossé qu’il y a entre le cloisonnement des chapitres

(cf le traité d’André Barbault) et les exemples donnés des

thèmes des rois de France, qui sont eux totalement

décloisonnés et mélangent allégrement sur une seule et

même figure les aspects, les signes, les maisons, les planétes

sans que l’auteur ne prenne la peine de rédiger un chapitre

faisant interface et exposant comment face à une question

donnée, l’astrologue ait à combiner toutes sortes de critères.

Le seul chapitre traitant des différentes questions pratiques

est celui des maisons astrologiques alors qu’à l’évidence

le thème qu’érige Barbault fait appel à bien d’autres dispositifs.

En fait, il apparait que ces questions relévéraient

initialement d’une astrologie horaire, ou plus correctement

d’une astrologie des interrogations (ou questionnaire)

L’ouvrage de Claude Dariot que nous avons fait rééiter chez

Pardés en 1990  l’Introduction au jugement des astres,

expose ainsi les questions auxquelles il entend pouvoir

répondre.

Au chapitre 20, « Des significateurs et comment les trouver »

il écrit  » Un significateur, c’est aussi bien une maison

signifiant la  chose demandée que la planéte qui posséde le plus

de dignités  en cette maison. Les chapitres suivants traitent

de « si quelqu’un aura richesse et quand », de « l’interrogation

sur les frères » en suivant en fait le même ordre que celui

des maisons astrologiques. Autrement dit, on est en droit de

se demander si les maisons ne sont pas faites pour

l’astrologie horaire bien plus que pour une astrologie

généthliaque et si la Tétrabible n’est pas en ce sens au départ

un traité d’astrologie « horaire »

 

JHB

30. 07. 14

 

 

 

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Le systéme divinatoire de Ptolémée

Posté par nofim le 28 juillet 2014

La divination dans la Tétrabible de Ptolémée

par  Jacques  Halbronn

 

Nous poursuivons notre relecture du Tetrabiblos et constatons

que les commentateurs n’ont pas pris la pleine mesure de ce

que ce texte nous révéle quant à l’Histoire de l’Astrologie.

Il arrive que l’on parte sur de fausses pistes, l’important étant

que l’on s’en aperçoive assez vite. Cent fois sur le métier

remettez votre ouvrage.

Nous avions précedemment laissé entendre que Ptolémée

s’était démarqué de la pratique des maisons astrologiques

en introduisant les significateurs plantaires.Or, il semblerait

qu’il faille opter pour un autre scénario.

Le dispositif des maisons  pourrait être postérieur à la pratique

préconisée dans la Tétrabible, une sorte de formalisation

de sa typologie par domaine que l’on aurait greffée sur la

course quotidienne des astres divisée en 8 puis en 12 « lieux ».

Autrement dit, au départ,  ces « lieux » (topoï en grec) n’auraient

pas comporté les attributions telles que nous les connaissons

dans la « Tradition » astrologique sans que nous puissions dire à q

quoi cela servait initialement..

Mais ce n’est pas ce qui nous intéresse au premier chef ici:

ce que nous relevons, c’est que Ptolémée ici ne propose rien

moins qu’un systéme divinatoire s’articulant sur les positions

des planétes dans un « thème », d’où l’importance accordée

aux doubles domiciles des sept planétes formant le Septénaire.

Selon nous,  avec Ptolémée, l’on quitte une astrologie

cyclique « naturelle » basée sur le rapport de Saturne avec les

4 étoiles fixes royales avec des cycles de 7 ans comportant chacun

deux phases, l’une nocturne, l’autre diurne. Ptoléme lui

substitue une astromancie ou une astronomomancie se servant

d’une pluralité de planétes qui sont connectées entre elles

par le fait de la date choisie pour dresser le thème (natal ou

autre). Ptolémée a besoin – comme cela est évident à la

lecture des livres IV et V de la Tétrabible- de ses 7 astres et

de leurs combinatoires pour répondre aux questions, aux

« interrogations » qu’il énumére et qui sont bel et bien celles

que l’on retrouvera pour les maisons astrologiques mais

dans un autre ordre, moins satisfaisant et à l’évidence

bousculé.

On en arrive à ce résultat paradoxal que du fait que

Ptoléme accorde une telle importance aux significateurs

planétaires (soleil et lune inclus), cela montre bien qu’il a besoin

de cette diversité pour faire fonctionner son systéme

divinatoire.

Cela dit, l’on peut aussi supposer qu Ptolémée connaissait

le dispositif des maisons astrologiques qui n’exigeait pas

de recourir au septénaire mais pouvait fonctionner avec une

seule planéte indiquant à quel stade d’un cycle

on se trouvait à un moment donné et qui recourait

éventuellement aux étoiles fixes, ce dont témoignerait

la pratique de l’Ascendant (ou Horoscope) qui est liée

au passage de telle étoile (et non planéte) sur l’horizon au

moment de la consultation ou de la naissance. Il est donc

possible que les maisons astrologiques étaient activées

par les étoiles.

Ptolémée aurait ainsi décidé  -mais il n’est pas forcément

le premier- de mobiliser les planétes et non plus les étoiles

non plus dans le cadre des maisons astrologiques mais

dans le ciel, tout simplement, et donc forcément positionnées

dans le Zodiaque, d’où les domiciles des dites planétes. Il y a

donc là une confrontation entre plusieurs formes d’astrologie

qui se servent du ciel de différentes manières. Mais ce que

nous voulions souligner ici c’est le fait que l’usage de pluseurs

planétes, nécessare dans l’approche propre à la Tétrabible est

marquée par la mise en place d’une mancie planétaire. Sans

cette mancie, l’astrologie peut fonctionner sur la base des

étoiles fixes en connexion avec une seule planéte  comme on en

a gardé le souvenir avec l’imporance accordée à la position

de la lune et/ou du Soleil dans le zodiaque, ce qui donne le

« signe ». (en Occident, c’est le Soleil qui est le marqueur, en

Orient la Lune). La dualité des « signes » qui a été vulgarisée

dans les années Cinquante ( Collection du Seuil, dirigée

par F. R. Bastide) ne fait que perpétuer la coexistence de

deux astrologies, l’une axée sur  les étoiles fixes (Ascendant

et maisons qui en dérivent) et l’autre sur les « planétes »

(signe solaire, lunaire),  si ce n’est que la première n’est plus

articulée sur les étoiles, ce qui donne l’illusion d’une unité

de l’Astrologie, du fait de l’évacuation des étoils fixes mais

non de l’Ascendant ni des maisons quui faisaient partie

initialement, selon nous, du dispositif stellaire. Rapplons

que le nom ‘ »horoscope »  qui sert à désigner le thème natal

est liée aux étoiles fixes que l’on voyait (scope) se lever

(ou se coucher) et que les maisons sont déterminées à

partir de ce point, souvent sur une base « égale » de 30°. En

fait, le thème ne fait sens que par rapport aux maisons et

‘l’importance de l’heure de naissance ne joue réellement

que pour le calcul de l’Ascendant et des pointes de maisons.

Dans l’astrologie de la Tétrabible, l’heure de naissance

n’est en revanche  pas déterminante. (sauf pour la Lune du

fait de sa rapidité)

 

 

 

JHB

28. 07. 14

 

 

 

 

 

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Les femmes et la demande de silence

Posté par nofim le 26 juillet 2014

Réflexions sur l’idée de silence : le son et le langage

Par Jacques Halbronn

 

Sous le mot « silence », l’on a coutume d’englober deux  activités extrêmement différentes, ce qui vient recouper notre position concernant ce qui touche à la vue et à l’ouïe, ces sens recouvrant  une réelle dualité, non pas tant ici celle qui opposerait deux sens mais  ce qui se manifeste dans le cas de ceux-ci.

Quand on demande le silence, de quoi s’agit-il ? D’éviter tout bruit pouvant être capté par nos oreilles, des bruits de pas ou de chaise,  une toux, un éternuement, un claquement de doigts, des applaudissements,  des froissements de papier  jusqu’aux murmures et aux chuchotements en passant par  quelque production musicale que ce soit, chantée, sifflée, jouée sur quelque support  ou instrument ? On voit bien que ce mot « silence » n’est pas assez précis et amalgame des choses fort diverses mais en même temps, une telle   polysémie  ne saurait être  innocente.

Dans de précédents textes (et vidéos sur You Tube), nous avons voulu souligner la différence qu’il  y avait entre la sensorialité « naturelle » ou celle liée au langage. Nous avons dit ou écrit qu’une chose était de voir, une autre de lire,  même s’il faut voir pour lire, ce qui n’est d’ailleurs pas exact si l’on considère le braille qui est un langage qui passe par un autre sens qui est celui du toucher et qui peut servir aussi bien aux aveugles qu’aux sourds-muets. Et l’on peut d’ailleurs se demander si le langage n’est pas né dans un contexte où l’on ne pouvait ni voir ni entendre mais seulement toucher, palper. En ce sens, le langage n’aurait qu’un rapport  oblique avec la vue et l’ouïe.  Mais restons-en, pour l’heure, aux dimensions visuelles et auditives traditionnelles de ce que l’on entend généralement sous le terme langage.

Selon nous, les femmes seraient  fortement marquées par l’usage des langues, plus que ne le  seraient les hommes.   Nous vivons dans un monde technologique en ce début de XXIe siècle, où le langage envahit notre espace sensoriel. Même à l’arrêt de bus, au lieu de regarder si  le bus arrive, on lève les yeux vers le tableau d’affichage nous indiquant dans combien de minutes, il sera là. Bien des gens se repèrent mieux  sur un écran que face à la « réalité » sur le terrain et d’ailleurs le « virtuel » tend à se substituer au réel. C’est dire que  si le langage comporte une dimension visuelle – et en fait audiovisuelle- donc hybride-celle-ci  ne saurait se confondre avec  ce qui relève  à proprement  parler de la vue et de l’ouïe.  Peut-on dire que le langage correspond à une autre dimension de la sensorialité, certes déjà ancienne mais évidemment relativement  récente à l’échelle de l’Histoire de l’Humanité ? Comment  vivait  donc  l’Humanité avant l’invention, l’intrusion du langage ?

Par-delà de tels questionnements qui  concernent la genèse de notre espèce –ou de nos espèces- rappelons  certains faits observables  ici et maintenant et que l’on ne saurait omettre,  négliger, passer sous « silence ». Il nous apparait en effet  que cette invasion du langage est bel et bien observable et qu’elle interfère avec notre appréhension du monde et notamment chez les femmes qui  nous semblent  plus dépendantes du langage que ne le sont les hommes et donc autrement visées par le panneau  « silence » qui, en fait, les vise plus directement car qu’on le veuille ou non la demande de silence est d’abord l’arrêt du langage. Encore faudrait-il se demander si cela ne devrait pas concerner aussi  la dimension écrite du langage (SMS, mail par exemple) en tant que mode de

Communication. La différence entre langage écrit et oral, c’est que ce qui est écrit  est moins perturbateur pour l’environnement  humain, est moins polluant mais en fait celui qui communique par écrit sera moins à l’écoute de ce qui se passera autour de lui, qu’il soit récepteur ou émetteur ou les deux.

Le langage permet de dépasser  certaines limites spatio-temporelles.  Il permet de communiquer par-delà l’entourage immédiat et par rapport à un  moment donné. Il est  une expansion, extension de notre appréhension du réel de l’ici et maintenant.  Au regard des théories cycliques qui sont par ailleurs les nôtres (cf.  nos textes et nos vidéos par Google),  la phase terminale d’un cycle  correspond à un tel dépassement quand on va « exporter » la production locale et lui  conférer un nouvel impact. En ce sens, le langage correspondrait à un certain progrès technologique et les femmes en seraient le

principal vecteur   en termes de transmission dans le temps et dans l’espace.  Cela signifierait aussi

qu’elles seraient  plus dans le médium que dans le message et se présenteraient comme un prolongement de l’Homme, ce qui  rendrait  de facto assez vain tout affirmation de parité entre hommes et femmes comme cela s’entend encore en ce début de XXIe siècle (mais plus pour très longtemps au fur et à mesure que les neurosciences progresseront dans leurs investigations)/

Cela dit,  pour en revenir aux questions posées plus haut, l’on peut penser que par une sorte de paradoxe qui ne devrait pas trop nous étonner , l’humanité la moins avancée du point de vue de l’évolution (cf. la thèse des deux espèces Neandertal et  Homo Sapiens) serait devenue la plus en phase avec les avancées technologiques. On sait en effet que certains handicaps sont compensés par des progressions comme on l’a vu récemment sur le plan du handisport. Celui qui part d’un handicap  peut, par le biais technologique,  parvenir à une certaine supériorité.  Ainsi, les femmes seraient éventuellement les héritières, les descendantes, d’une humanité moins développée sur le plan sensoriel, ayant vécu dans un environnement hostile la confinant dans des espaces peu propices à l’éveil  de la vue et de l’ouïe. C’est cette humanité  qui aurait le mieux profité du langage oral et écrit à condition bien entendu de ne pas oublier que le message ainsi véhiculé est transmis par l’autre humanité puisque le langage n’existe pas par lui-même, par génération spontanée à la différence de ce que nous pouvons observer de par nos propres sens en terme de stimuli et de signaux « naturels » par opposition à  « artificiels » comme l’est le langage. En ce sens, les femmes seraient programmées pour être au service des hommes et  ce n’est pas par hasard que l’on parle du langage informatique par lequel il faut passer pour communiquer avec les ordinateurs. Les femmes seraient les ancêtres des  ordinateurs (cf  le mentat de Frank Herbert  l’auteur de la saga « Dune »)

Les hommes auraient bien évidemment appris ce langage pour communiquer avec les femmes mais la différence étant que le langage joue un rôle beaucoup plus central et vital pour les femmes que pour les hommes.  On notera aussi que les femmes ne sont pas vraiment à l’aise dans le domaine de la création musicale,  qu’elles ont besoin d’une partition – et cela ne change rien qu’elles apprennent par cœur- pour accéder non plis à l’auditif du langage mais à l’auditif naturel. Quelque part, le panneau « silence » est une façon d’exclure les femmes de certains espaces de vie tant elles ont besoin de se nourrir de »mots », de « signes », c’est-à-dire  en passant par l’interface des hommes, lesquels se nourrissent psychiquement et physiquement  par la vue et l’ouie sans avoir à passer par le langage. On notera en particulier que lire un texte prend du temps alors qu’observer  le monde peut se faire en quelques secondes.

On  conçoit que l’astrologie puisse fasciner les femmes et notamment le thème natal car on se trouve dans un monde marqué par les

« signes » célestes,  donc en quelque sorte par des instructions dictées d’en haut. Cela ne géne pas les femmes d’être référecées comme une

structure mathématique  activée par des configurations astrales, ce qui est révélateur de leur dimension  technologique, avec des connexions qui se jouent au degré près, notamment dans le cas des synastries (comparaison de thème)/ Selon nous, ce qu’on appelle

« féminin »  rejont très nettement  le registre de la machine.

 

 

 

 

JHB

27. 07  14

Publié dans ASTROLOGIE, Culture, divination, ECONOMIE, FEMMES, HISTOIRE, LINGUISTIQUE, Technologie | Pas de Commentaire »

Avatars de l’astrologie post-Gauquelin au XXIe siècle

Posté par nofim le 24 juillet 2014

La  convivialité   en milieu astrologique  autour des thèmes de naissance

par  Jacques  Halbronn

 

Il est un exercice que les astrologues aiment pratiquer

en commun et qui connait un certain succés, c’est l’exercice

du thème en aveugle   (cf E. Teissier L’Astrologie science du XXIe siècle, Ed  Europe 1,  1988, pp. 123  et seq)

. Il s’agit de donner un thème natal

à un groupe d’astrologues assez avancés et de les inviter

à « deviner » collectivement ou individuellement de qui il

peut bien s’agir. Il y a trente ans, on avait ce genre de

séance à l’Espace Bleu (Evelyne  Faure) avec la personnalité concernée

intervenant à la fin et réagissant. De nos jours,  sur Paris, Didier Geslain a tenté

de relancer la formule dans ses Dimanche Liberté, hebddomadaires mais cette

fois,  tout le monde peut intervenir et pas seulement une brochette d’astrologue et la personnalité

n’est présente qu’une fois par mois.(cf nos enregistrements sur You Tube).

Que nous inspire un tel exercice et est-il conduit dans des conditions

pertinentes au regard de ce qu’on peut attendre de l’Astrologie?

Signalons aussi un autre exercice, pratiqué  dans d’autres cénacles, où le conférencier (par exemple

à l’asssociation Source, aussi sur Paris)  présente une série de personnages en principe assez connus et offrant certaines similitudes

entre eux du point de vue de leurs astralités repectives.

Quelque part, on se situe ici dans une astrologie post-Gauquelin vu que  l’accent est le plus souvent mis

sur les activités professionnelles et implique une heure de naissance aussi précise que possible pour situer l’horizon et le

méridien. Mais par ailleurs,  la prise en compte des dates marquantes de la vie des personnes semble une sorte de parent pauvre, de corvée à laquelle on s’efforce d’échapper  et qui serait réservée au secret de la consultation, sous la pression de la clientèle. L’avantage d’avoir

le client en face de soi ou au bout du fil, c’est que c’est lui qui fait tout le travail de recensement des données chronologiques alors que si cela incombe à l’astrologue, il lui faut plancher sur des biographies. En effet, le travail chronlogique comporte une double contrainte :

d’une part, il faut connaitre les dates de la vie de la personne et on ne saurait en circonscrire le nombre et d’autre part, il faut calculer

les dates des rendez-vous cosmiques correspondants au moyen des diverses techniques prévisionnelles (transits, directions,

révolution solaire, retour d’une planéte par rapport à sa position natale etc). En pratique, cela signifie que l’on se dispsensera d’un tel

travail – au sens étymologique du terme et que l’on essaiera de faire sans.

Cela peut sembler quelque peu paradoxal que de se montrer pointilleux sur l’heure de naissance et donc sur les degrés des pointes

(cuspides) des maisons et de ne pas faire de prévisionnel, de façon rétrospective dans le cas des biographies. En effet, une des raisons

pour lesquelles, il peut sembler important sinon crucial  de calculer correctement les « maisons de l’horoscope », c’est que cela pouvait

affecter la précision de la prévision, notamment avec les directions dites primaires. C’est d’ailleurs ainsi que l’on « rectifiait » l’heure de

naissance il y a un siècle. Mais de nos jours, l’on s’appuie sur l’état civil, ce qui dispense, apparemment, de toute vérification. On peut

dire que les astrologues actuels ne se cassent pas trop la tête et même ont un poil dans la main, d’autant que par ailleurs, ils ont

toute une logistique informatique à leur disposition sans parler de tout ce qu’Internet peut fournir comme informations sur la

carrière de telle ou telle personne. Ajoutons que les banques de données de naissance permettent de choisir les cas qui « marchent »

quand on veut réunir une brochette de thèmes. Il est clair que Didier Geslain va choisir des thèmes qui « collent » avec les personnalités

concernées.

Mais peut ête  cette frilosité prévisionellle  est-elle une réaction de protection contre un risque de saturation? Une autre explication s’offre à nous, à savoir que le maniement des techniques prévisionnelles est en plein déclin et  se limite le plus souvent au climat

astral au moment de la consultation; Cette astrologie natale, généthliaque, sert en fait d’astrologie « horaire » mais c’est là un « non dit »

(selon l’ethno-méthodologie de Garfinkel), un « allant de soi » qui passe par une certaien langue de bois.

Mais revenons à notre jeu de salon, de société  auquel se prétent docilement  les « convives » de ces réunions astrologiques? Le thème en

aveugle implique donc que tout le monde a le thème, la date de naissance, le sexe (né ou née?) mais pas l’identité. Quel est l’enjeu d’un

tel exercice?

Quelque part, il est (sous) entendu que l’on est censé ainsi  assister et participer à une démonstration de la valeur de l’Astrologie. Les

statistiques sont à l’arrière-plan. En fait,  il  s »‘agit d’un jeu qui a ses régles.

Il y a les maisons astrologiques et chaque maison recouvre un certain domaine d’activités mais aussi des personnages comme les frères

et soeurs, les parents, les enfants, le conjoint ou des situations comme la maladie, la mort, les richesses, les honneurs.

Il y a les liens entre planétes et signes qui sont déjà  établis et attestés depuis

2000 ans au moins et restés inchangés (sauf en  ce qui concerne les nouvelles planétes, depuis 1781)

Ces deux ensembles sont articulés l’un par rapport à l’autre de sorte que les significations des maisons

astrologiques peuvent ainsi se connecter, la mort et les frères et soeurs,  la maladie et les parents, les richesses et le mariage et

ainsi de suite.

Il revient à chacun des « joueurs » de « faire parler » le « thème » mais le meneur de jeu a pour fonction de distiller au compte gouttes des

informations sur la personnalité dont c’est le thème et qu’il est le seul à connaitre.  On retrouve ainsi peu ou prou l’ambiguité de

la consultation:  l’astrologue doit susciter des réactions de la part de son client qui le mettront sur la voie. En fait, le meneur de jeu

joue le rôle du client qui sait de quoi il parle alors que l’astrologue ne le sait pas. Mais peu à peu,  au fur et à mesure que le client

« lâche » des infos, l’astrologue prend de l’assurance.  C »est une sorte de jeu de rôle, où le meneur de jeu qui est le plus souvent

l’astrologue le plus chevronné joue le rôle du client dans son « dialiogue » avec le praticien sauf que le dit astrologue ne connait pas

grand chose en ce qui concerne le titulaire du thème si ce n’est quelques clichés. Il est donc demandé aux joueurs de s’en tenir

au profil « socioprofessionnel » du client à moins qu’il ne s’agisse de quelque célébre criminel et dans ce cas, il faudra impérativement

que les joueurs trouvent  une correspondance dans le thème en passant par les régles posées ci-dessus, et que nous avons quelque

peu simplifiées. On pourrait ajouter par exemple que l’on part du principe que le troisiéme signe du zodiaque vaut pour la troisiéme

maison, ce qui donne une plus grande marge de manoeuvre. On peut donc penser qu’un tel exercice est tout à fait formateur pour se

préparer à la consultation astrologique.

L’astrologue se situe dans une certaine ambiguité/ambivalence: à la fois il doit deviner ce qu’on ne lui dit pas (ou pas encore)

et à la fois il doit confirmer ce qu’on lui dit. Cela fait penser au jeu du cache-tampon; où l’on « brûle » ou au contraire « refroidit ».

Toute l’astuce tient aux indices  que l’animateur parvient à  exfiltrer et qui vont persuader les joueurs sans qu’ils s’en rendent

toujours bien compte, qu’ils ont « deviné » et que s’ils y sont parvenus, c’est, ma foi, parce que l’astrologie « marche ». Excusez du peu!

Quelque part,  on en est à se demander si ce n’est pas le client qui manipule l’astrologue en l’aidant à dire certaines choses sur lui

qui sont supposées venir de sa lecture du thème mais qui en fait  émanent du client qui en arrive à se révéler sans en avoir l’air.

Pourquoi le client serait-il  » complice » de l’astrologue?  Parce que le client  – et c’est même là tout son transfert- est le premier

intéressé à ce que le thème soit porteur, dès la naissance, de ce qu’il est devenu, le thème montrant ainsi que le client ne pouvait faire

autre chose de sa vie que ce qu’il en a fait.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

JHB

24 07  14

 

Publié dans ASTROLOGIE, divination | Pas de Commentaire »

L’astrologie, entre fascination et rejet

Posté par nofim le 23 juillet 2014

L’astrologie,. Les causes de la fascination et du rejet

Par  Jacques  Halbronn

 

 

 

Elizabeth Teissier, dans le titre de sa  thèse de doctorat (2001, Paris V) a mis en avant une dialectique de la fascination et du  rejet par rapport  à l’astrologie.(cf l’édition parue chez Plon). Nous proposerons ci-dessous nos propres analyses psychosociologiques  qui ne semblent pas recouper tout à fait  celles de Madame Teissier. Mais nous avions déjà  en 1994 mis en évidence cette

dialectique dans notre article  de l’Encyclopaedia  Universalis

 

 

Nous pensons qu’il est sage d’adopter une approche minimaliste en astrologie et de se contenter d’observer un processus d’alternance et d’être sensible au basculement d’une phase  vers une autre. Nous avons toujours voulu ménager notre cerveau et ne pas lui infliger de mauvais traitements, le martyriser avec des systèmes alambiqués et  tordus. Cela aura été un garde – fou précieux dans notre rapport à l’astrologie sur près de 50 ans.

Nous avons également considéré qu’il fallait payer de sa personne et que la vie était un excellent

professeur pour appréhender la dynamique des cycles et que l’on pouvait ainsi corriger le tir quand les choses ne se passaient pas vraiment comme prévu par nos cogitations prévisionnelles.

L’astrologie se vit d’abord au présent  et directement.  Ce que les autres nous en disent et ce que les « livres » nous en disent est souvent tronqué.  L’étude du monde ne saurait se déléguer surtout si l’on est doté d’un certain don d’observation qui n’est pas donné à tout le monde.

Plus l’on complique les choses , multiplie les paramétres et plus notre capacité à corriger le tir s’en trouvera hypothéquée.  Ces astrologues qui nous déclarent avoir vérifié ceci ou cela et qui  utilisent  une astrologie des plus  confuses  nous font pitié. Une poule n’y  retrouverait pas ses petits. Cela revient à chercher une aiguille dans une meule de foin.  L’astrologie de ces gens là est carrément

« bordélique »,  brouillonne et ils osent déclarer, sans rire, qu’ils s’y retrouvent  dans leur fouillis.

Prévoir cela signifie ne pas avoir à attendre le dernier moment pour savoir ce qui va se passer. On ne survit pas sans quelques préjugés.

Les astrologues ne semblent pas comprendre que les gens aient des réticences par rapport à l’astrologie. C’est assez paradoxal mais l’on sait que les cordonniers sont les plus mal chaussés. Ces astrologues qui déclarent que l’important c’est le résultat ne comprennent pas que cette attitude n’est pas acceptable car attendre le résultat, c’est reconnaitre que l’on ne sait pas prévoir !

On a l’impression que justement les gens qui viennent à l’astrologie sont ceux qui ne savent pas prévoir. Ce qui est assez logique.  On ne va pas chez l’oculiste quand on jouit d’une bonne vue. On est là dans un cercle vicieux.

Voilà des gens qui prévoient mal et qui vont vers l’astrologie mais comme ils prévoient mal, ils ne se rendent pas compte assez vite que l’astrologie ne fera pas l’affaire, ce dont les gens normaux sont conscients, car ils captent des signaux négatifs, peu engageants. Ils ne se méfient pas de certains signes  et passent outre jusqu’à ce qu’il soit trop tard car plus ils  ont consacré de temps à s’initier à

L’astrologie, plus il leur deviendra difficile de s’en détacher et  le savoir-faire qu’ils auront acquis ils ne sauront pas en faire le deuil. L’astrologie, c’est le pompier pyromane, le remède qui  se révèle être pire que le mal. Nous avons pu constater à quel point la moyenne des astrologues était dépourvue

d’esprit critique face à un savoir  qui  comporte  pourtant  bien des lacunes. Si l’on prend ainsi le cas des domiciles et des exaltations des planètes (Dignités, Maîtrises), il est étonnant de voir tous ces

astrologues  ânonner  des règles de correspondance dont ils ne comprennent strictement rien si ce n’est que ‘ça marche ».  Donc, nous avons affaire à des gens qui prévoient mal, qui ne savent pas

faire le tri, à partir de critères qu’ils ont pu se constituer au cours de leur existence  et l’on passe une partie de nos premières années à nous prémunir contre de mauvaises surprises. Et l’astrologie leur promet justement de suppléer à leurs lacunes. Mais comment  savoir si elle en est capable si l’on ne sait pas  séparer le bon grain de l’ivraie.  On notera d’ailleurs que les astrologues n’aiment pas généraliser. Or généraliser c’est prévoir, ne serait-ce que selon toute probabilité. Un mauvais statisticien de la vie court à l’échec  et à la désillusion.  Mais comme qui se ressemble s’assemble, une telle humanité se rassure en  réunissant des gens ayant le même profil  et souffrant des mêmes maux, dans le cadre d’associations.

Ce refus de généraliser est un symptôme récurrent parmi les astrologues. En effet,  quand on ne voit que des cas particuliers, on se  condamne à ne pas pouvoir prévoir. Or, qu’est-ce que le thème natal, sinon une prétendue représentation de notre individualité ?  Combien de fois n’avons-nous pas entendu des astrologues déclarer que chaque cas est différent, que sur le plan cosmique, un événement ne ressemble jamais tout à fait à un autre alors même que l’astrologie se prête, au contraire, à opérer des comparaisons ?  André Barbault l’avait bien compris quand il étudiait le cycle d’une planète en laissant de côté tous les autres facteurs (aspects, signes zodiacaux) comme dans le cas des conjonctions Saturne-Neptune.  Il  est clair que l’astrologie doit proposer un modèle universel valable pour toute l’Humanité et non une myriade de « mandalas » à un seul coup ! L’astrologie ne peut échapper à la méthode statistique.

 

 

 

JHB

23. 07. 14

Publié dans ASTROLOGIE, divination, PSYCHOLOGIE, SCIENCE | Pas de Commentaire »

Les aléas de la division en douze

Posté par nofim le 23 juillet 2014

 

 

Le caractère artificiel de toute division en douze

par  Jacques  Halbronn

 

On peut découper un gâteau en autant de parts que l’on veut

et bien évidemment les parts seront d’autant plus petites

qu’elles seront nombreuses, compte tenu du volume du

gâteau. On peut aussi diviser le temps entre le nombre

de candidats, si le temps est compté.

La plupart des divisions sont arbitraires et  un des rares

domaines où celles-ci semblent être prise au sérieux,  à la lettre

est  l’astrologie et ses dérivés.

Il est admirable que des astrologues puissent croire qu’il  y a

douze types de personnnes parce qu’il y a douze signes ou

que la vie comporte douze secteurs parce qu’il y a douze

« maisons » astrologiques. Toute tentative pour montrer qu’une

saison doit impérativement être divisée en trois sombre dans

le ridicule. En fait, tout le monde sait qu’à la base il y a la

Lune qui se joint environ douze fois par an au Soleil. De là

tout le reste découle, y compris les alexandrins et le

dodécaphonisme. (Schoenberg, Mallarmé)

Certes, il est possible de choisir pour chaque saison ou pour

chaque âge de la vie  trois exemples comme on pourrait en

trouver deux, quatre ou six. L’ordre dans lequel les dits

exemples sont donnés est évidemment toutalement

arbitraire et réversible!  Pour les maisons astrologiques, nul

doute qu’aucun ordre des « domaines » abordés n’est

intangible et il ‘est pathétique de voir des astrologues

se disputer pour savoir si une planéte est dans un signe ou

dans le précédent, dans une maison ou dans la suivante.

Il serait plus sage de se contenter d’une division en 4 voire en

2 de l’espace ou du temps, quitte à énumérer une série

d’activités mais sans les agencer selon quelque ordre rigide.

Est-ce que les gens se cassent la tête pour distinguer entre

eux les mois d’automne ou les mois de printemps? On dit

« c’est l’automne » ou « c’est le printemps.  Maintenant, quand

un peintre  décide de réaliser un certain nombre de motifs

pour illustrer par exemple une salle comportant un certain

nombre d’ouvertures, il lui faut subdiviser en autant de

parts qu’il sera nécessaire. Cela vaut pour n’importe quel

récit, et notamment dans le domaine de l’art sacré. Le contenant

détermine ici le contenu ou du moins  le structure en autant de

divisions qu’il le faudra pour que tout le monde soit servi, ait sa

part, son lot..En ce sens, les nombres sont le plus souvent la

clef de toutes sortes de séries de significateurs et de

signifiacations et imposent leur loi.

Il est difficile de reconstituer le passé, de retrouver la logique

qui a présidé  à tel ou tel dispositif (cf Mathématiques

Divinatoires, Ed Trédaniel,  1983) quand ce sont les hommes qui

l’ont élaboré. Il en est autrement dans le domaine des

sciences qui ne sont pas « humaines » car  le sujet n’y interfére

pas autant avec  l’objet.  On ne peut remonter le temps qu’en

faisant l’archéologie des textes (et on inclue les langues sous

ce terme) et c’est important parce que les anciennes

représentations ont déterminé peu ou prou ce que nous

sommes encore  à ce jour. Non point les textes bruts qui nous

sont parvenus mais  les données  que l’on peut en extraire, à

force de recoupements. Mais même ainsi, il importe de s’en

tenir à certains impératifs cognitifs qui font que nos sociétés

ne peuvent fonctionner et  se perpétuer que sur des bases

simples. Même si l’on admet que les douze mois constituent

une structure importante – mais moins probablement que

le 4 ou le 8 (rappelons si l’on coupe quoi que ce soit de deux

en deux, on n’arrive jamais à douze, mais l’on passe de 8

à 16)- on sera bien avisé de dire que tous les mois

s’équivalent, comme nous le faisons de nos jours, où l’on ne

distingue pas les mois les uns des autres, sur le plan

juridique. Chez les Juifs, tous les Sabbats s’équivalent.

L’idée de différencier une division de la suivante comme le font

les astrologues avec leurs signes ou leurs maisons (qui

correspondent aux heures de la journée à la bas, ce dont

témoignent encore les cadrans de nos montres, divisés non

pas en 24 mais en 12) ne fait sens que dans la dualité

jour/nuit,  Eté/hiver (avec un changement d’heure). Seule,

selon nous, la dualité  fait sens au niveau anthropologique.

 

 

 

 

JHB

23. 07. 14-

Publié dans ASTROLOGIE, Culture, divination, judaîsme, RELIGION, SCIENCE, symbolisme | Pas de Commentaire »

Astrologie et Magie astrale

Posté par nofim le 21 juillet 2014

Autour  de Dom Belin  et de son Traité des Talismans

par  Jacques  Halbronn

En 1658, paraissait  à Paris chez P . De Bresche, un Traité des Talismans ou figures astrales, dont l’auteur est un écclésiastique, Dom Belin qui

signe D. B.  Cela est à rapprocher de ce qui parut deux ans plus tôt également anonymement, à savoir l’Eclaircissement des véritables

quatrains de Nostradamus, qu’il faut attribuer à Jean de Sainte Marie, un dominicain (alias Giffré de Réchac, cf notre post doctorat

EPHE Sciences Religieuses 2007,  site prophéties.it) et qui dénote un intérêt pour l’occulte en France chez les gens d’église.

Ce traité qui se dénomme aussi « Les talismans justifiez », comporte des données astrologiques et sera réédité par les éditions Bélisane, Nice,  en 1978.(avec une préface de A. de Saint-Gerthoux). entre donc dans notre corpus d »‘ouvrages réédités au XXe siècle consacré en

tout ou en partie à l’astrologie en ce sens que leur réémergence au cours du dit siècle n’a probablement pas été sans conséquence sur

le développement de l’astrologie contemporaine. Notre objectif est  notamment de montrer un découplage entre l’unicité du

savoir astrologique et ses diverses applications.

On est ici dans le domaine de la magie et de l’alchimie astrales (.cf  Le monde juif et l’astrologie

Ed Arché, Milan 1985)

On partira de cette affirmation de l’auteur : » Les  Talismans sont les plus parfaites choses d’icy bas, ayant une puissance pareille à

celle des Astres et des Planétes (..) Talisman  (sic) n’est autre chose que le sceau, la figure, le caractère ou l’image d’un signe céleste,

Planette ou Constellation gravée ou ciselée sur une pierre sympathétique ou sur un métal correspondant à l’astre  etc.

Il s’agirait donc de condenser, en quelque sorte, les énergies cosmiques en un objet terrestre que l’on peut  manipuler  et on doit  fabriquer  le dit talisman  sous des conditions astrales spécifiques.

On s’appuiera sur des correspondances: « les Métaux ayans receu des Sages les mêmes noms que les Planètes, ils avaient aussi

une mesme nature’ Il y a « sympathie » et c’est celle-ci qui justifierait en quelque sorte les prétentions  de  l’Astrologie concernant les liens

qui unissent les hommes et les astres.

Ainsi « le Soleil tient le milieu entre les Planettes, il n’est pas  tardif comme Saturne, ny si viste comme la Lune, il garde le moyen

mouvement; ainsi l’or, le Soleil des Métaux tient le milieu entre eux »  Belin ajoute: « les Métaux par un secret mouvement de la Nature  (…)

attirent les influences des Planétes & les memse planette, par un mouvement fondez en amité sympathique leur départent

amoureusement & libéralement »  Dom Belin ajoute qu’il faut tenir compte que lorsque l’on veut capter une planéte pour en faire quelque

talisman, celle-ci se trouve en de bonnes dispositions. On ajoute que l’heure choisie doit respecter la répartition des heures entre les

planétes.  Le mot Influence est récurrent dans notre Traité.

Belin  rappelle rapports entre planétes et humeurs;, ce qui déborde sur le domaine médical  (p/ 91) et c »est par  ce  biais que les premières agissent sur les secondes. Il compare le mouvement des astres avec les mouvements de ceux qui portent les talismans quand ils se déplacent.

Belin  nous invite à rechercher des relais entre les hommes et les astres et il pense que l’astrologie n’est acceptable

que s’il existe des correspondances entre le Ciel et la Terre, entre les parties du corps, les métaux et les astres en une sorte

de continuum. Il n’est pas question ici de notions complexes mais de propositions très simples alors que l’astrologie

actuelle, obnubilée par le thème astral semble ne plus se préoccuper d’établir de tels relais. En fait, avant d’aborder la

question de l’individu au regard des astres, il serait préférable de considérer  avant toute chose la question de l’Humanité

et de montrer que tout être humain a une dimension cosmique avant même de prétendre déterminer ce qu’il en est

de telle personne en particulier. 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

21.07. 14

Publié dans ASTROLOGIE, divination | Pas de Commentaire »

L’astrologie au service des maisons astrologiques

Posté par nofim le 20 juillet 2014

Radioscopie d’une astrologie centrée sur les maisons astrologiques

par  Jacques  Halbronn

 

Nous avons récemment insisté sur la question du mode

d’emploi des dispositifs astrologiques et remis en question

certaines représentations des dits modes d’emploi qui

nous semblent dévoyées.

Nous voudrions montrer que l’importance accordée

au symbolisme zodiacal comme au symbolisme planétaire

est un approche dévoyée de la tradition astrologique

propre au XXe siècle.

De la même façon que les astronomes se servent du  référentiel

zodiacal et mythologique sans que cela implique aucunement

une adhésion nominaliste au contenu des termes ainsi

utilisés  – un astronome peut situer telle planéte en tel

signe ou en telle constellation sans être astrologue! – de même

le fait que l’astrologie se servent de ces notions ne signifie

pâs pour autant qu’elle ait l’obligation de tirer quelque

signification des intitulés, ce qu’avait bien compris Jean-

Pierre Nicola qui avait banni le symbolisme de son

Astrologie « Moderne » (Conditionaliste)

En fait,  seul le dispositif des maisons astrologiques est viable

sur le plan sémantique, les autres dispositifs n’étant que

des modes de connexion servant à relier les maisons entre

elles selon le processus suivant: la maison a une cuspide

dans un signe et ce signe est dominé par une planéte qui

est elle-même dans une certaine maison. Les deux maisons

seront ainsi  en interrelation et c’est cela seul qui compte.

S’intéresser, comme le fait un Luc Bigé, au symbolisme de ces

données zodiacalo-mythologiques est le fait d’une

astrologie populaire qui s’est construite parallélement à

l’astrologie « savante » et qui s’en tient aux apparences de ces

noms chatoyants qui ne font réellement sens ni pour les

astrologues ni pour les astronomes. Ne pas confondre

la fin et les moyens: la fin ce sont les maisons et les moyens

ce sont les interfaces.  D’ailleurs, la fortune du dispositif

des maisons parle d’elle-même, le dit dispositif ayant été

emprunté tant en géomancie qu’en tarologie, outre le fait

qu’il est formulé dans un langage autremen plus

explicite que les dites symboliques que d’aucuns voudraient

placer au coeur du savoir astrologique.   Certes, les

domiciles des planétes et autres exaltations et joies  jouent-ils

un rôle majeur au sein d’une telle astrologie mais sur un

plan purement mécanique et structurel sans portée

exégétique.

A titre d »exemple,  on  renverra à Etteilla en 1785 (pp.

181 et seq cf notre édition reprint

L’astrologie du Livre de Toth, Paris,  1993)

‘De la première maison    et de son seigneur , le Bélier étant

dans l’une ou l’autre des douze maisons » et ainsi de suite.

On notera que les astrologues qui se servent de la typologie

des Quatre Eléments ne font pas davantage attention à la

symbolique planétes-signes, se contentant de compter le

nombre de planétes par  triplicité et donc se gardant bien

de mettre une telle symbolique en avant.  La théorie des

grandes conjonctions  ne tient pas compte du « caractère » des

planétes Jupiter et Saturne mais ne s’intéresse qu’à leur

conjonction non pas en signe mais en triplicité. Quant à

André Barbault, son astrologie mondiale ne se référe pas

au symbolisme zodiacal quand il trait du « cycle planétaire »

- cette information ne sert qu’à situer l’astre dans le ciel- et

quant à son indice de concentration planétaire, il se limite

à calculer les écarts entre planétes sans s’intéresser à leurs

caractères respectifs ni aux signes où elles se trouvent. Un des

auteurs qui ont versé dans ce travers symbolique est le

Comte Blaise de Pagan, un contemporain de Morin de

Villefranche.

C’est plutôt une position de ‘back office » qui semble

prévaloir pour  signes et planétes.   Certes, il peut être

tentant pour un profane en astrologie de s’intéresser aux noms des signes

et des planétes car quelque part,cela lui parle plus que les maisons

qui ne font que porter des numéros et qu’il serait même tenté

de négliger.

C’est dire que toute présentation de l’Astrologie par le biais des

signes (cf les petits  livrets zodiacaux au Seuil,  chez Solar,

chez Sand-Tchou etc) donnent une image faussée de

l’astrologie. Quant aux significations mythologiques des

planétes (cf la série des congrès organisés par Yves Lenoble

dans les années 90 du siècle dernier), elles sont quelque

part hors sujet. A contrario, le fait que telle planéte serve

pour impulser une cyclicité est un facteur essentielle mais

qui n’a rien à voir avec le nom de la planéte (cf nos travaux

sur le cycle de Saturne). Dans le systéme des maîtrises

(maître de telle maison en telle maison), la seule chose qui

importe est la connexion de maison à maison, un point

c’est tout!

D’où l’importance qu’il y a à instaurer un dispositif des

maisons aussi cohérent que possible tant dans la forme

que sur le fonds. Quel est donc leur mode d’emploi?

Pour notre part, nous y voyons une structure binaire/ yin

yang, Lune-Soleil avec une phase de commencement

correspondant aux premières maisons et une phase

termonale avec les maisons suivantes. On rappellera

que les premières maisons sont sous l’horizon, donc sur

un mode nocturne, ce qui nus conduit à penser que

le cycle commence avec le descendant et non avec

l’ascendant, les maisons devant être numérotées

à partir de l’ascendant en direction du fonds du ciel et donc

la maison VII serait la maison XII, dans un dispositif à

douze maisons mais il  y a une logique à s’en tenir à un

dispositif à huit maisons(Maison I  Vie, Maison VIII mort)

On peut toujours s’amuser à connecter les huit ou les douze

maisons entre elles, par le jeu des « maîtrises planétaires en

signes  » et non par  le fait du cycle d’une planéte comme Saturne passant

d’une maison à une autre. C’est la frontière entre astrologie

divinatoire et astrologie « naturelle ».

Mais faut-il rappeler -encore que cela ne présente qu’un

intérêt relatif- que l’on peut se poser des questions sur

la cohérence distributive des planétes entre les signes.

Quel dispositif adopter? Celui des « doubles domiciles »

exposé dans la Tétrabible ou celui des domiciles et des

exaltations qui l’a précédé? Mais ce qui cômpte, finalement,

c’est que l’on puisse constituer un réseau d’interrelations entre

maisons et notamment entre maisons sous l’horizon et sur

l’horizon.

En tout état de cause, l’on pourrait tout à fait remplacer les

noms des signes et des planétes par des formulations

alphanumériques que cela ne changerait  strictement

rien au fonctionnement du système.

Que dit la Tétrabible sur les significations des Maisons

alors même qu’on y expose les rapports planétes-signes?

En fait, c’est dans le Centiloque que l’on trouve des

développements sur les maitrises alors que dans la

Tétrabible,  l’on se sert non pas des maisons mais

des planétes en tant que « significateurs ». On retrouve

dans la Tétrabible tous les domaines correspondant aux

douze maisons mais la méthode proposée diffère absolument.

Il s’agit là selon nous d’ »une réforme proposée par Ptolémée

ou celui qui aura remanié la Tétrabible et qui s’oppose, comme

l’a noté André Barbault, sans  l’exposer comme nous le faisons-

à la méthode des maisons. Mais comme le Centiloque aborde

les maisons (à ne pas confondre avec l’utilisation de ce

terme pour désigner les « domiciles »), on peut penser

que certains développements de la Tétrabible qui ont

servi pour le Centiloque ont été par la suite supprimées et

remplacés par les significateurs planétaires, sans que l’on

prenne la peine de supprimer les développements sur les

rapports planétes signes désormais inutiles. Il est fréquent

en effet, en histoire des textes, qu’un commentaire ou

un résumé (le Centiloque en ce sens fait songer aux

Centuries par son caractère lapidaire par rapport à sa source)

nous renseigne sur le texte d’origine, quand celui-ci ne nous

serait point parvenu intégralement.

 

 

 

JHB

20. 07 14

 

 

 

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