Du caractère éducatif des langues

Posté par nofim le 5 juin 2014

 

L’enfant et l’apprentissage de « sa » langue. Didactique des langues.

par  Jacques  Halbronn

 

Nous avons signalé que le XXIe siècle  serait très exigeant à l’égard de tout ce qui est

véhiculé par la Culture. Or,  celle-ci est grévé, dans son ensemble, par des dispositifs branlants, ce

qui est du à une déperdition de sens (cf Guénon). Il est pourtant, dans bien des cas, de

restaurer les structures dans leur cohérence originelle. Cette cohérence est matricielle pour

l’esprit humain. La question n’est pas si si l’on est dans le « vrai » mais dans le « beau » car

la culture est fondée sur une certaine esthétique dont la technique est d’ailleurs l’expression et

la projection. On ne peut donc laisser le « culturel » dans un état de délabrement. Une politique de

la culture s’impose qui mette fin au grand n’importe quoi.

Nous prendrons pour exemple les enjeux linguistiques parce qu’on touche là à certain tabou. On

voudrait nous faire croire que les langues se développent comme elles peuvent et qu’il ne faut

pas interférer dans ce « jardin secret » de l’Humanité, qui devrait en quelque sorte, échapper à

tout contrôle.

Un tel positionnement est paradoxal quand on sait à quel point les langues, même les plus

mal en point, sont structurées et c’est justement cette  armature, cette architecture qui se sont

maintenues bon an mal an  qui nous incitent à déclarer que les langues sont bien au

contraire porteuses d’un contenu éducatif non pas tant au niveau du signifié que du

signifiant.

Cependant, il n ‘est nullement question ici d’idéaliser les langues et de les prendre comme elle »sont ».

Une approche ingénieurique est ici requise qui passe par un remodelage de celles-ci, une sorte

de ravalement. Nous sommes particulièrement sensibles au cas de l’anglais, en raison même

de la position centrale qu’il a su conquérir tout au long du XXe siècle.  Une langue est un outil

et doit être appréhendée comme tel et donc c’est bien du « procés » de l’anglais qu’il s’agit, à

nouveau, ici même si aucune langue n’échappe aux effets d’une certaine incurie  Mais pas au même

degré!

La question qui se pose  est justement celle de la possibilité pour telle ou telle langue de se

réformer, de se re-former, de reprendre forme. Il en est pour les langues comme pour les gens:

certaines sont à terme condamnées car trop atteintes alors que d’autres peuvent, sans trop

poser de problémes pour leurs locuteurs, procéder à quelque « lifting ».

Mais ce sur quoi nous voudrions ici spécialement sensibiliser nos lecteurs, c’est l’angle

éducatif et nous rappellerons que notre grande mère maternelle (Claude Jonquière)

fut l’auteur d’une méthode d’orthographe (restée inédite mais dont nous avons le manuscrit)

Un enfant doit pouvoir circuler tout seul au sein d’une langue sans avoir constamment à

demander son chemin. Ce qui correspond au passage du signifiant au signifié et à la question

scabreuse des synonymes, c’est à dire des mots qui ne se ressemblent pas mais qui sont

censés quand même  dire la même chose.

Il faut que l’enfant puisse  deviner le sens des mots en les voyant utilisés et non parce qu’on lui

aura dit que tel mot signifie ceci ou cela.  On distinguera évidemment les mots qui désignent des

objets bien précis car cela ne s’invente pas pas plus que les noms « propres ». Mais cela ne doit

pas être considéré comme le coeur  actif de la langue et relévera plus de la mémoire que du

raisonnement.

Il sera donc souhaitable de donner à l’enfant  un outil performant et toutes les langues, on l’a dit,

ne se valent pas, ce qui peut avoir des effets importants sur le développement mental des

locuteurs et notamment sur leur autonomie et leur autosuffisance. Encore faut-il ajouter que

même des locuteurs recourant à une langue particulièrement cohérente – et pas seulement au regard

de ses conjugaisons et de ses déclinaisons- peut ne pas porter ses fruits si elle est par trop

contaminée par le poids de sa périphérie, c’est à dire les noms « communs » d’objets, de lieux.

D’où la nécessité de ne pas exposer l’enfant à de l’information brute qui est un élément

important de la « culture générale ». Tout ce qui est de l’ordre de la mémoire, de la mémorisation

appartient plus au signifié qu’au signifiant.  Nous serons donc, on l’aura compris, en faveur

d’un environnement linguistique protégé du moins lors des premières années, ce qui peut exiger que

les enfants ne soient pas mis au contact de la société  de façon brutale. Une langue est donc

soumise à plusieurs menaces, l’une interne, l’autre externe. L’une interne tient à sa

déstructuration plus ou moins avancée, l’autre externe au parasitage tant du fait des objets

et des personnes à désigner  que du fait des emprunts de telle langue à telle autre/ On sait que nous

avons souvent dénoncé  le rôle de l’emprunt linguistique mal conduit dans la perturbation de

certaines langues, à commencer par le cas de l’anglais, de ce qu’il est devenu.

L’autre jour nous pensions à ‘adjectif  « anglais »: mortal et nous compariosn son cas avec le

français « mortel » qui est équivalent mais dans un environement bien différent. En français,

mortel renvoie d’office – au niveau du signifiant, de sa forme écrite et sonore- à mort, à mourir.

En revanche, en anglais,  « mortal’ , du moins en tant que signifiant, ne renvoie à rien d’autre

qu’à lui-même (sinon à mortgage, hypothèque (gage mort)  à la forme latine « post mortem »).. Il est

évident que l’anglais « mortal » vient du français et donc ne peut être saisi qu’en liaison avec  cette

langue si ce n’est que par le jeu des « signifiés »,  le locuteur aura appris que « mortal » est

l’adjectif qui correspond à ‘dead », à « death ».L’effort que l’enfant devra accomplir pour « deviner »

que mortal et death sont liés est supérieur, à l’évidence à celui qui lui est demandé pour relier

« mortel » et « mort »/. Entendant « mortal », l’enfant connectera ce mot avec mort qu’il aura déjà

entendu par ailleurs, ce qui nous renvoie à une langue beaucoup plus accessible avec un nombre

somme toute assez limité de « modules ». Bien entendu, il sera loisible à l’enseignant de fournir

à l’enfant toute la série des mots appartenant à une même « famille » et ayant réellement un

air de famille.  A lui ensuite d’en concevoir l’usage sans qu’on ait même à lui préciser le sens

des mots de telle ou telle famille. Le  contexte doit suffire à découvrir de quoi il s’agit. Chaque

enfant est ainsi invité à décrypter la langue, à la façon d’un petit Champollion

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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JHB

05  06  14

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La complexification du modéle en astrologie

Posté par nofim le 5 juin 2014

L’astrologie: du simple au complexe

par  Jacques  Halbronn

Nous pensons qu’il est raisonnable de placer ce qui est simple au commencement d’un

processus et ce qui est complexe à son prolongement, sachant qu’à un certain stade, cette

complexité tue le modéle et le sature, ce qui conduit à un recommencement.

Le probléme, pour l’astrologie actuelle, c’est que si elle est très bien fournie en matière de

complexité et de « stade terminal » et fort dépourvu en matière de simplicité et de stade initial.

On ajoutera que ce qui est initial est global car en « puissance », plein de « potentialités et donc

faiblement déterminé, défini  alors qu ece qui est « terminal » devient de plus en plus

spécifique et individuel, d’où sa complexité et ses diverses limitations.

Nous avons montré au niveau prévisionnel que l’astrologie devait se doter urgemment de

l’outil que nous avons institué et restitué, à savoir l’Astrocyclon. Sur cette base, on peut

évidemment greffer d’autres facteurs qui viendraient poncturer et « préciser » le modéle.

Mais parallélement, nous avons expliqué que la base de l’astropsychologie, il n’y avait

pas le thème natal qui est tout sauf  « simple » mais tout bêtement le sexe, masculin ou fémin tout

comme dans l’Astrocyclon, il  n’y a que deux phases, associées d’ailleurs  aux hommes et aux femmes.

Là encore, rien n’empêche l’astrologue de greffer sur cette dualité  originelle

des facteurs de  complexification.

Nous pensons que poser la complexification dès le stade initial  constitue une grave erreur qui

plombe toute la pensée astrologique contemporaine. Mais cela n’est pas là un exercice

innocent! Laisser croire que ce qui est terminal est initial fait probléme.(cf notre vidéo

sur cette imposture en astrologie et pour les Centuries). Les gens sont probablement

demandeurs d’un tel  « service » qui tend à les déculpabiliser puisque ce qu’ils sont devenus

serait déjà « décidé » dès le départ, ce qui viendrait ainsi légitimer  leurs choix, leurs orientations

et en fait leurs limitations. Selon nous, les femmes sont plus enclines que les hommes à  se

mettre des étiquettes, à se présenter au prisme d’un « métier », d’une « fonction ». Elles sont

plus portées vers le second  stade d’un cycle que vers le premier, elles sont mal à leur aise

dans ce qui est embryonnaire, encore indéterminé, ce qui limite d’autant leur impact social  ce

qu’elles ne font souvent que poursuivre  sur une voie déjà initiée. Elles sont rarement à

l’avant garde mais plutôt à l’arrière-garde.

En bref,  il est indispensable qu’un astrologue ait une bonne connaissance du masculin et

du féminin, ce qui est très loin d’être le cas actuellement puisque l’on met trop souvent

la charrue avant les boeufs,  en sautant,   en brûlant  les étapes. L’astrologue ne doit pas

penser qu’il trouvera nécessairement la réponse à cette question au sein de son savoir

astrologique, perçue comme une sorte de panacée universelle. Ce qu’il parviendra à

grapiller dans la tradition astrologique serait à la fois insuffisant et bien souvent incorrect, nous

en avons fait maintes fois la démonstration.  Il ne pourra pas non plus s’appuyer sur les discours qui

circulent actuellement sur le sujet et qui visent plus à brouiller les pistes – marqués au coin

d’un scepticisme affiché- qu’autre chose. Mais croire qu’en posant le thème natal comme point

de départ, il aura résolu le probléme, serait bien malvenu!  Nous vivons actuellement dans tout

le champ des sciences humaines comme une crise de la dualité qui devient en quelque sorte

impensable et c’est pourquoi nos travaux sont voués à combler cette lacune, tant au niveau

de la cyclicité  que de la féminité. Le probléme, c’est que bien des personnes qui viennent

à l’astrologie sont  justement motivées par leur refus de la dualité, notammen chez les femmes

qui sont très majoritaires parmi les astrophiles. . Ils espérent trouver en

l’astrologie une autre voie qui ne les confronte pas/ plus  à cette dichotomie et l’existence même des

douze  signes et des descriptions non sexuées ne peut que les rassurer et les réconforter car ils n’y

trouveront pas leur « bête noire », à savoir le Deux (le Diable).  Le signe remplace le sexe. Quand

on lit dans un livret sur un signe zodiacel tel ou tel trait, ce qui compte, c’est que le ton du dit

livret est « unisexe »; ce qui est un grand soulagement. L’astrologie nous délivrerait du sexe.. Même

quand on s’intéresse à la compatibilité entre un homme et une femme ( synastrie), ce qui

comptera ce sera la conjugaison des facteurs des deux thèmes et non leurs sexes, ce qui serait

évidemment bien trop simple. Il y a là selon nous une certaine forme d’escroquerie

intellectuelle à nous présenter un monde utopique d’où la sexualité serait marginalisée et

n’aurait pas droit de cité dans le champ psychosociologique et socioprofessionnel.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

JHB

05 06  14

 

 

 

 

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Publié dans ASTROLOGIE, Culture, divination, FEMMES, PSYCHOLOGIE, RELIGION, symbolisme | Pas de Commentaire »

Symbolisme astrologique et Ouroboros

Posté par nofim le 4 juin 2014

Polarités planétaires et ouroboros:  un concept négligé

par  Jacques  Halbronn

 

La notion d’ouroboros  a été trop longtemps négligé et cela aura produit un grave retard  au regard de l’Histoire de l’Astrologie mais il

n »est jamais trop tard pour bien faire. La thèse que nous développerons ici concerne notamment deux couples, Soleil et Lune d’une part

et Mars et Vénus d’autre part.  Selon nous, l’ouroboros est la jonction de la fin d’un cycle avec le début d’un autre. C’est le serpent qui se

mord la queue.

Par voie de conséquence, il est hors de question que l’ouroboros ne se situe pas de part et d’autre d’un axe ou si l’on préfére qu’il se situe d’un seul et même côté d’un axe. Or, si l’on admet que soleil et lune sont constitutifs d’un Ouroboros, il est clair qu’ils ne peuvent être

associés au sein d’un ensemble unique. Or c’est doublement le cas, tant au niveau des domiciles, en cancer et en lion qu’à  celui

des  exaltations, en bélier et en taureau.

La même anomalie est à observer pour l’autre ouroborors que constituent Mars et Vénus que là encore on ne trouve pas de

part et d’autre d’un axe mais d’un seul et même  côté  dans le  dispositif des doubles domiciles exposé dans la Tétrabible de

Ptolémée (IIe  siècle de notre ère) avec  Bélier Taureau  et  Balance Scorpion

Pour nous l’ouroboros relie deux saisons  successives entre elles,, il correspond aux équinoxes et aux solstices. Dans nos travaux antérieurs,  nous avons négliger de pointer une telle étrangeté et donc nous n’avons pas averti les astrologues au cours des 40

dernières années, d’où des  retards pris dans ce domaine par exemple chez Luc Bigé ‘(sur Baglis TV)

Le terme Ouroboros indique bien cette idée de fin de cycle et de début d’une nouvelle ère (cf Drunvalo Melchizédek  Ouroboros Maya. La

maturité  d’un grand cycle d’évolution.  Ed Ariane; Québec, 2013) et il est pour le moins étonnant qu’un tel concept n’ait pas été

correctemenr intégré et compris en Astrologie, qu’il soit en tout cas aussi peu opérationnel et marginal alors qu’il devrait être

absolument central. Cela explique notamment pourquoi l’astrologie est décentrée et en dysfonctionnement structurel et donc

incapable de se réformer, au sens de retrouver sa forme normale.

C’est en effet tout le discours planétaro-zodiacal de l’astrologie qui se trouve en défaut et qui est à revoir de fond en comble. Nous avions eu quelque pressentiment mais nous n’étions pas parvenus à dépasser une certaine démission de l’intellect face à une tradition millénaire

et nous avions docilement entériné l’idée que finalement il n’y avait rien à redire sur cette double anomalie des deux luminaires en tête

respectivement des deux premiers signes de l’Eté, en domicile, et des deux premiers signes du Printemps en exaltation alors que tout

aurait du nous conduite à relever un décalage d’un signe. Même les astrologues « sidéralistes » n’avaient pas signalé une telle anomalie.

Bien pis, quand nous avons opté pour les 4 étoiles fixes royales, il y a une quinzaine d’années pour ancrer notre cyclologie, nous n’avions

pas suffisamment relevé le fait que celles-ci correspondaient aux 4 signes fixes lesquelles se trouvaient en fait non pas au milieu des quartes zodiacales mais bien au début. Il nous aura donc fallu encore bien du temps pour tirer toutes les conclusions structurelles

qui s’imposaient. Mais désormais, les choses sont claires,  ce sont les 4 étoile fixes royales  qui inaugurent les 4 « quartiers »  saisonniers.

Les signes cardinaux sont dès lors rétrogradés de la première  à la troisiéme place, ils correspondent à des fins de cycles. Le fait que sur

ces signes, on trouve le bélier, animal  voué à être immolé par excellence, sous la forme du mouton et plus encore de l’agneau (pascal). On

retrouve cet animal lors du Sacrifice qu’Abraham se prépare à faire de son fils pour complaire à son Dieu. Au dernier moment, un animal

à cornes prendra sa place tant dans la tradition  juive qu’islamique.  On retrouve peu ou prou  dans l’histoire de Jésus avec la mort et

la  résurrection la problématique de l’Ouroboros.

Dans les couples planétaires, il nous semble donc que Mars correspond à une fin de cycle et Vénus à un début de cycle tout comme la Lune

correspond à un cycle qui se termine et le  Soleil à un cycle qui commence. Mais cela ne peut se faire que si – comme on s’en est expliqué-

le bélier et le cancer sont rétrogradés comme signes de fin et non de début, ce qui place  le taureau et le lion comme des signes qui

amorcent une nouvelle cyclicité.

On a pitié de ces astrologues qui nous expliquent que le bélier est le premier signe du zodiaque et qu’il est le marqueur du printemps

alors qu’il est le dernier signe du zodiaque, qui se termine par la mort de l’agneau (qui est aussi la mort de Jésus), la mort étant ici

synonyme de fin tout comme dans les maisons astrologiques, la dernière maison du systéme à 8 secteure  est celle de la Mort. Mars est une

planéte de l’automne et de l’hiver, en scorpion et en bélier et n’a aucunement à figurer, à aucun titre, au Printemps.  La Lune qui selon

nous est exaltée en bélier -et le  soleil en taureau, et la permutation qui s’est perpétuées bien trop longtemps, correspond à un

dysfonctionnement de l’ouroboros. Il revient au soleil de contrôler les signes de début de printemps et d’Eté que sont le taureau et le lion,

les deux principales composantes du Sphinx. Quant à la Lune, elle incarne à l’instar de Mars, la fin d’un cycle, tant en hiver (bélier) qu’au

printemps (cancer), si l’on considére son  exaltation et son domicile.

D’ailleurs, c’est étrangement en écoutant certains astrologues insister sur la dualité des luminaires que nous avons été choqués par l’idée

qu’ils puissent se suivre, sauf si entre eux passait un axe, ce qui est la définition  même de l’Ourobors, terme incontournable quand on

parle de cycle (et dont ne se sert pas Yves Lenoble, par exemple). Quelle situation insolite que de voir ces astrologues parler

des équinoxes et des solstices d’une part,  de la dualité Soleil Lune et Mars- Vénus de l’autre  sans s’apercevoir du décalage et donc du

déphasage! C’est dire à quel point il y a un manque d’esprit critique tant chez les astrologues que chez les historiesn. En 1899, Bouché-Leclercq , dans son Astrologie  Grecque, ne signale pas le probléme. C’est justement parce que nous sommes exigeants envers l’astrologie

et que nous sommes convaincus qu’au dépar, elle était fondé sur une structure parfaitement cohérente que nous avons creusé le sujte

plus que d’autres qui se sont arrêtés en chemin/

Signalons que nous avons 4 modes d’ouroboros: outre les luminaires et Mars-Vénus, on a aussi Mercure-Jupiter et  Saturne-Uranus

(comme nous nous en sommes expliqués dans de précédents textes)/  Mercure Jupiter est à l’opposé des positions de Mars et Vénus

tandis que Saturne- Uranus l’est  face aux luminaires.

Si Saturne exalté en balance s’oppose à la Lune en bélier (fin d’hiver), tout comme Saturne en capricorne par rapport à la Lune en cancer (fin de printemps), l’autre polarité ouroborienne  Mars Vénus est moins bien documentée face à Mercure-Jupiter. Mais nous avons

des indices qui peuvent nous aider.   Mars exalté en capricorne fait face à Jupiter exalté en cancer et Vénus exaltée en poissons fait

face à Mercure en vierge. Donc deux dialectiques Mars-Jupiter et Vénus-Mercure. C’est au niveau des domiciles que régne une certaine

confusion car  si Mars est domicilié en bélier, il doit faire logiquement face à Jupiter en balance et  dans le cas de Vénus en taureau, elle doit avoir en face  Mercure en Scorpion, ce qui place logiquement Mercure et Jupitern, côté à côte en face de Mars et Vénus. Jupiter

termine ici  l’Eté en balance  et Mercure commence l’Automne.-en scorpion. Or, ce quatuor  Mars-Vénus -Mercure-Jupiter a une

particularité à savoir qu’il y a un signe intercalaire  entre Mars et  Vénus comme entre Mercure et Jupiter en exaltation -ce qui est attesté dans la Tétrabible, Livre I ch. 20. Nous pensons qu’il doit en être de même pour les domiciles,  ce qui déplacerait  Vénus en  Gémeaux en

domicile au lieu du Taureau et Mercure en Sagittaire, par voie de conséquence, Jupiter se trouvant domicilé en balance. On notera que toutes les positions de domicile d’une planéte sont ainsi au carré de ses positions d’exaltation. Dans le cas de Vénus en Gémeaux, nous avons depuis longtemps souligné le caractère Vénus du signe des Gémeaux dont  l’iconographie atteste de l’idée de couple

qui est ainsi  incarnée. (-cf les Enfants  des planétes (Kinderplaneten) de Vénus dans l’iconographie mythologique).  Si Vénus est domicilée en Gémeaux, Mercure le sera en Sagittaire au carré de son exaltation en vierge.  On pense au sage Chiron (-donc Hermés)  tué par la fléche d’Hercule (sagittaire, l’archer, Mars).  Si  Mars est domicilé en bélier,  Jupiter le sera en Balance (donc à la fin de l’Eté)  au carré de son exaltation en cancer, à la fin du printemps. Jupiter apparait ici avec la balance comme le Juge (Justice) et en hébreu, le nom de Jupiter est Tsédeq (la

Justice)

Une question reste posée:  est-ce  à dire que cette astrologie originelle était ancrée sur le cycle des saisons? Il y a assurément une

correspondance qui est ainsi établie. Le signe désormais vénusien des Gémeaux correspond au mois de Mai, le temps des amoureux, du

« compter fleurette » (flirt) comme on le voit dans les Très Riches  Heures du Duc de Berry.  Il est clair que le systéme zodiacal est calqué sur

les saisons mais il est tout aussi clair  que la cyclologie planétaire est liée aux 4 étoiles fixes royales qui correspondent aux débuts des 4 saisons (en signes fixes). Mais ce serait une erreur que de croire que les dites étoiles furent choisies du fait qu’elles coincidaient avec les

équinoxes et les solstices. En effet, le quadrilatère ainsi formé constitue une constante qui n’offre aucune flexibilité et qui n’est pas

interchangeable avec un quelconque autre quadrilatère. Il faut donc s’en tenir  à un simple principe d’analogie qui ne va nullement dans le sens d’une astrologie tropicaliste.  L’astrologie  a bel et bien pour socle les fixes royales/

En tout état de cause, les 4 ouroboros planétaires  que nous avons mis en évidence  (le cas d »Uranus a été abordé dans une précédente étude, il semble que l’on ait connu cette planéte mais qu’on en ait ensuite perdu la trace, mais cet astre redécouvert seulement  en 1781,  est bel et bien visible à l’oeil nu).

Jésus incarne bel et bien la problématique de l’Ouroboros avec sa Mort immédiatement suivie de sa Résurrection. La mort est liée aux

signes cardinaux et la Résurrection aux signes fixes. Mais nous avons vu que Vénus ne se situe pas initialement au taureau mais aux Gémeaux, le Taureau étant réservé au Soleil; d’où  le décalage d’un signe.

Ci desssous un tableau récapitulatif du Taureau jusqu’au Bélier:

Taureau:   Soleil (exalté)

Gémeaux : Vénus (domicile)

Cancer  Jupiter (exalté), Lune (domicile)

Lion  Soleil (domicile)

Vierge Mercure (exalté)

Balance Jupiter-(domicile) et Saturne (exalté)

Scorpion:  Uranus (exalté)

Sagittaire:  Mercure(domicile)

Capricorne   Mars(exalté) et Saturne (domicile)

Verseau  Uranus -domicile

Poissons  Vénus  (exalté)

Bélier – Lune (exalté)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Réflexions sur Uranus et l’Astrologie

Posté par nofim le 25 mai 2014

Uranus, la planéte manquante dans la tradition astrologique

par  Jacques  Halbronn

 

Cela fait longtemps que nous avons été tentés de

préférer le  8 au 7 au niveau de la structure de certains

dispositifs astrologiques, qu’il s’agisse des domiciles et

exaltations ou des maisons.(cf Clefs pour l’Astrologie,

Ed. Seghers 1976, trad. espagnole 1979). Autant nous avons

accordé toute son importance au cycle de 7 ans (28/4 et

28/8,  3  ans et demi pour les phases), autant

la notion de septénaire nous a paru suspecte. S’il y a eu

probablement une division en 7 maisons, ce dont nous avons

déjà traité ailleurs avec le passage ultérieurement de 8 à

12,  il semble qu’il en ait été de même pour le zodiaque.

L’importance accordée au 8 aurait, selon nous, été due, au

départ, à la prise en compte d’Uranus, connue bien

entendue sous un autre nom comme d’ailleurs toutes les

planétes ne reçurent pas d’emblée un nom mythologique,

comme l’on sait. En vérité, la planéte « Uranus » est visible

à l’oeil nu mais difficielement et il semble qu’à un certain

stade on en ait perdu la trace, ce qui créa un certain

déséquilibre. C’est ainsi que dans le dispositif des domiciles;

Saturne fut associée à deux signes successifs, ce qui est

pour le moins étrange, car ainsi Saturne est opposé tant à

la Lune qu’au Soleil alors que par ailleurs les astrologues

très nettement les deux luminaires. Cela ne tient pas!

Une autre crise  tint au passage du 8  ou du 7 au 12, avec

les aménagements que l’on imagine et que nous avons

déjà décrits ailleurs quant aux maisons, la maison VIII,

celle de la mort étant naturellement la dernière.

Quand on passa à 12 signes, pour des raisons que l’on peut

associer aux 12 lunaisons/mois, le nombre de planétes

ne correspondait plus au nombre de signes ni de maisons.

D’où l’invention du systéme des doubles domiciles qui

entend être la solution à un tel probléme structurel. Mais

quand on étudie les exaltations, qui n’ont pas subi un tel

ajustement, le décalage reste manifeste et l’on a des « trous ».

Certains astrologues ont d’ailleurs ces dernières décennies

voulu compléter le double dispositif (cf Lisa Morpurgo et

nous-mêmes, entre autres).

Les astrologues du XIXe siècle auront donc été bien

inspirés de placer Uranus (redécouvert en 1781)

à côté de Saturne, rétablissant ainsi un équilbre perturbé

de longue date.

Cela nous conduit à repréciser nos récents travaux sur le

Zodiaque. Nous avons montré- ce qui nous avait échappé

jusqu’alors- que les deux axes équinoxiaux et solsticiaux

passaient initialement entre le cancer et le lion et entre

le bélier et le taureau car cela ne fait aucun sens dans

les doubles domiciles de fixer un axe de symétrie qui

ne correspondrait pas aux dits axes, tant en domicile qu’en

exaltation. Par ailleurs, des astres aussi différents que le

soleil et la lune ne sauraient dominer des signes appartenant

à une seule et même saison. Dès lors, nous pensons que l’on

pourrait associer la Lune au printemps, le Soleil à l’Eté,

Saturne à l’Automne et Uranus à l’Hiver. La « disparition »

d’Uranus dont les astronomes avaient perdu la trace fut

on l’a dit cause de perturbation du  dispositif « au repos »

(Robert Jaulin, sur la Géomancie) et on en arrivait à quelque

chose de boiteux, de bancal. On peut penser qu’a du

exister un découpage en 8 de l’écliptique comme il en fut

un pour le mouvement diurne (octotopos, cf  les textes

de Patrice Guinard) D’autant que nos travaux sur le

cycle de Saturne établisssent une divsion en 8 du cycle

sidéral de Saturne, chaque secteur correspondant à

3 ans et demi.(sur le  8 et la Lune  cf  Dane Rudhyar)

Ce n’est selon nous que  plus tardivement que les 8

« astres » furent associés à des dieux. Au départ, il semble que

ces astres aient été désignés selon une autre terminologie.

Les astrologues auraient été influencés par le fait qu’il

y ait eu 8 « planétes » connues des astronomes pour opter

pour la division en 8. On peut même penser que chaque

secteur ait été associé à l’une des 8 planétes mais sur un

plan uniquement symbolique. Par la suite, les astronomes

adoptèrent la terminologie mythologique des astrologues.

Même dans le dispositif des domiiciles et des exaltations, la

mention des dieux-planétes n’implique aucunement référence

à une réalité astronomique . Comme nous l’avons montré

ailleurs, seule la planéte « Saturne » (quelle qu’ait pu être son

nom au départ) intéressait l’astrologie sur le plan cyclique et

prévisionnel. Mais le parcours de Saturne était découpé en

secteurs, chacun étant associé à une divinité. Saturne ici

n’était qu’un marqueur pointant succssivement tel ou tel

climat à l’instar du soleil encore de nos jours qui « pointe »

tel ou tel « signe ».

Par la suite,  certains astrologues crurent bon de vouloir

valider  les douze signes en intégrant non seulement

Uranus mais par la suite des astres invisibles à l’oeil nu

Cérés et d’autres astéroides,  Neptune (1846)

et Pluton (1930),  qui n’est plus désormais considéré

que comme une nano-planéte, comme Eris. A la suite de

Jean Carteret, l’école française d’astrologie se lança dans

une telle aventure avec en prime l’hypothèse de deux

transplutoniennes, souvent désignées sous les noms de

Proserpine et de Vulcain.(cf les travaux de Roger-Benoît

Jourlin, Ed Dervy entre autres), André Barbault s’en fit

l’écho dans les années soixante dans son traité pratique

d’astrologie, Ed. Seuil). On voit que les rapports entre

astronomie, astrologie, mythologie sont complexes et sont

tributaires et causes de diverses perturbations, ce qui

aura conduit in fine à l’astrologie actuelle qui est saturée de

données astronomiques et mythologiques (cf Luc Bigé,

Marielle Garrel).

 

 

 

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Histoire des rapports planétes/signes

Posté par nofim le 24 mai 2014

Les Dignités planétaires, au coeur du savoir astrologique

par  Jacques  Halbron

 

En 2014, un astrologue qui se respecte continue à se

servir d’un dispositif  qui aura connu bien des

tribulations et il est essentiel d’en reconstituer, autant

que faire se peur, le cours car cela est particulièrement

édifiant. Rappelons que le dit dispositif attribue à tel signe

zodiacal tel astre et qu’il sert notamment à faire

fonctionner le dispositif des maisons (maîtrises)

. Cela dit, certainsastrologues (l’école conditionnaliste

de Jean-PierreNicola) s’en passent et préfére se focaliser sur

les aspects qui se forment entre planétes. Le même dispositif

des  « Dignités » (et débilités) sert aussi à valoriser les planétes

selon qu’elles sont bien ou mal placées. Mais là encore, on

peut s’en passer et s’en tenir aux aspects et aux angularités.

Autrement dit, les astrologues ne sont pas obligés de

recourir à notre dispositif dont les bases sont assez

archaïques. S’ils ne l’ont pas abandonné, c’est, selon nous,

parce que cela peut les dépanner quand les autres approche

ne marchent pas, c’est à dire ne suffisent pas à expliquer

les choses car  c’est bien de cela qu’il s’agit pour

l’astrologie actuelle: montrer que c’était écrit (Mektoub)

du moins dans les grandes lignes.

Nous avons déjà consacré depuis 1976 ( Clefs pour

l’Astrologie, ed Seghers) de nombreux articles à ce domaine

des rapports planétes-signes mais c’est un thème de

recherche inépuisable et ô combien révélateur de l’état

de l’astrologie.

Nous voudrions montrer que cet « OVNI » qu’est un tel

dispositif qui nous est transmis sans que l’on sache

exactement  quelle est sa raison d’être et son utilisation,

son mode d’emploi, est au départ conçu pour fonctionner

sur la base des équinoxes et des solstices et non sur celle

des constellations zodiacales, quelles qu’elles soient.

Entendons par là que ce dispositif doit se référer à une série de

douze secteurs- voire de huit - sans lien avec les douze signes.

Mais commençons par le commencement!

On  passera en revue les principales crises que notre

dispositif  aura eu à subir

I  La mise en cause des exaltations

Au départ, à n’en pas douter, fut constitué un diptyque

s’articulant autour des deux axes saisonniers. (domiciles et

exatations) servant d’axes de symétrie séparant des principes

opposés. Il faut comprendre que contrairement à ce que l’on

peut croire, les « secteurs » entre lesquels  on distribua non

pas tant les planétes que les symboles mythologiques ne

se succédent pas de façon progressive mais selon des

dialectiques. Autrement dit, des valeurs radicalement

opposées peuvent se faire suite parce que séparées par

l’un des deux axes.  Et l’on peut inverser le raisonnement:

si deux valeurs opposées se suivent, c’est qu’elles sont

séparées par l’un des deux axes.

Parmi ces valeurs opposées, nous avons notamment

tradiditionnellement la lune et le soleil, Mars et Vénus. Or,

que constate-t-on?  Que les luminaires se suivent tant

dans le dispositif des domiciles que dans celui des

exaltations : cancer-lion,  bélier-taureau et que Mars et

Vénus se font suite également en bélier et taureau mais

aussi dans le dispositif des doubles domiciles (cf infra) en

balance et en scorpion. Que conclure, sinon que les axes

équinoxiaux et solsticiaux passaient initialement entre

le bélier et le taureau, entre la balance et le scorpion, entre

le cancer et le lion? On nous objectera que selon le dispositif

généralement établi,  cette conclusion serait irrecevable

puisque tout le monde sait que l’axe bélier-balance est

celui des équinoxes et l’axe cancer-capricorne celui des

solstices.

La réponse la plus évidente est la suivante: il y a eu décalage

à un certain stade et le dispositif des domiciles et des

exaltations correspond à un état antérieur à ce statu quo

bélier-balance et cancer-capricorne. Une sorte de « dérive

des continents » en quelque sorte qui s’appelle précession

des équinoxes.  Il semble donc que Ptolémée quand il

expose dans la Tétrabible le dispositif des domiciles (cf

infra) ne maitrise nullement son sujet mais se contente

visiblement de le transmettre et il est d’ailleurs rare que

la transmission s’accompagne d’une appréhension

approfondie. C’est plutôt la stratégie du perroquet.

On en arrive ainsi à des aberrations logiques

(cf supra) où une même saison accueille

à la suite l’un de l’autre des principes

opposés, Soleil-lune et Mars- Vénus. Cherchez l’erreur! Mais

le pire, c’est que nos astrologues répétent de telles âneries

sans sourciller ce qui en dit long sur leur esprit critique et

sur l’acuité intellectuelle des étudiants en astrologie qui

gobent n’importe quoi. Credo quia absurdum..

Donc récapitulons,  au départ,  un systéme dialectique

qui implique de profonds clivages et qui d’ailleurs

s’apparente plus à une sorte de mécanique (on, off) qu’aux

saisons. On assiste en astrologie  à une instrumentalisation des

saisons à des fins structurelles des plus schématiques,

comme d’allumer et d’éteindre un appareil, sans temps

intermédiaire perceptible. Nous avons plusieurs fois mis en

garde contre toute réduction d’un systéme à ses sources.

(erreur commise par Jean-Pierre Nicola à propos du

zodiaque « photopériodique »). Ces dualités radicales

qu’instaure l’astrologie doivent être respectées et ce qui

compte ici ce sont les dialectiques symboliques et non celles

des saisons qui sont beaucoup moins tranchées et donc

peuvent nous induire en erreur.

Le dispositif transmis par la Tétrabible fait quant à lui

carrément- au chapitre 18 (cf la traduction de 1640 de

Nicolas Bourdin) abstraction des exaltations et leur substitue

une dialectique « diurne »- »nocturne » autour du seul axe

solsticial mais un axe solsticial qui passe entre le cancer et

le lion, ce qui ne correspond pas à un Zodiaque commençant

par le bélier mais bien par le taureau, non pas par  Mars

mais par Vénus. L’autre axe équinoxial rqui est celui des

exaltations n’était en réalité nullement abandonné

puisqu’il apparait au chapitre 20 du même Livre Ier.

La cohabitation de ces deux chapitres, à quelques lignes

d’intervalle a de quoi nous rendre perplexe (il ne semble

pas cependant que cela ait spécialement troublé les

commentateurs jusqu’à nos jours). Nous disions plus

haut que les « doubles domiciles » du chapitre 18 impliquaient

a priori la disparition des exaltations. Or, il n’en est rien!

Visiblement, la Tétrabible serait une compilation de plusieurs

ouvrages d’astrologie, éventuellement d’époques différentes,

ce qui expliquerait la coexistence de développements

incompatibles entre eux. Les astrologues prendront ce pli.

L’on rappellera que les exaltations ne sont pas dédoublées

comme le sont les domiciles, ce qui témoigne du caractère

tardif des « doubles domiciles » , ceux-ci visant à combler

les trous, du fait de 7 planétes pour 12  signes.

 

II  Les planétes au delà de Saturne

Au cours du XIXe siècle, les astrologues anglo-saxons

vont se demander s’il ne serait pas heureux d’intégrer

Uranus et Neptune au sein du dispositif des domiciles mais

aussi celui des exaltations. Pour ce faire, on allait

basculer peu  à peu vers l’idée d’un systéme à  douze

planétes.En 1930, la découverte de Pluton donne

l’impression aux astrologues que l’on s’achemine vers

un « tableau complet » (comme celui de Mendeleev). Il ne reste

plus alors qu’à attendre la découverte de deux planétes;

Mais 80 ans plus tard, on est toujours au milieu du gué, au

milieu d’un chantier. C’est une symphonie inachevée.

Toutefois, certains chercheurs n’entendent pas rester

ainsi bloqués par l’astronomie et  proposent un ensemble

complet, au cours des années 70 comme Lisa Morpurgo

ou nous même, à la suite d’un Léon Lasson, d’un  Néroman,

et d’un Jean Carteret (et de ses disciples, andré Barbault,

Joëlle de Gravelaine, Olivier Peyrebrune). Mais la plupart

des astrologues s’en tiennent à une cote mal taillée et.

cela ne les géne pas que Mercure ait deux domiciles et

Mars un seul, puisqu’il en a cédé un à Pluton. Et d’ailleurs,

Mars n’en continue pas moins à fonctionner avec le bélier

tout comme Saturne avec le Verseau ou Jupiter avec les

Poissons. L’impoartant, c’est que l’astrologue puisse

circuler dans le thème à sa guise et tous les moyens sont

bons pour ce faire, on fait fléche de tout bois. Et l’on

conçoits qu’au niveau de la langue, l’astrologue ne se

privera pas non plus de jouer sur toutes les acceptions,

parfois contradictoires de tel ou tel mot quand il

communique avec son client. Ajoutons que pour de nombreux

signes, il y a plusieurs types.(ex. le Sagittaire, la  Vierge etc)

Il y a comme un télescopage des diverses strates de

l’astrologie. Non seulement, l’astrologie n’est pas centrée

structurellement mais elle ne l’est pas non plus dans le

temps et la plupart des astrologues ont adopté une approche

très élastique des rapports planétes-signes en considérant

que les nouveaux aménagements n’abolissent pas les

précédents.

L’idée en fait qui semble prédominer dans une pratique

du non-dit, c’est que l’astrologue doit pouvoir disposer

d’une certaine liberté de manoeuvre dans son processus

à double entrée de traduction  de l’astrologique vers

le français (ou toute autre langue) ou de français vers

l’astrologique. Une langue est une langue et on doit

la prendre comme elle est et en posséder la grammaire. Si

l’on vous dit comment on construit une phrase négative, il

y a des régles qui sont notamment le fait qu’il y ait de bons et

de mauvais aspects, quels que soient le fondement d’un

tel dispositif. Le caractère manichéen de certaines

classifications des maisons, des planétes  est en phase

avec la façon dont une langue fonctionne dans un registre

positif ou négatif, y compris au niveau des adjectifs (possible

ou impossible etc)

En conclusion, l’astrologie actuelle se soucie comme d’une

guigne des fondements du savoir astrologique pas plus

que l’astrologue ne s’interroge sur ceux de la langue dans

laquelle il traduit l’astrologie. Il sait pertinemment qu’au

bout du compte, il ne fait que dire les choses autrement et

en les disant autrement (médium), le message passe mieux

(MacLuhan). Quel message?  Dans le meilleur des cas

celui d’un certain bon sens  très ordinaire,  ni plus, ni moins

mais sous un emballage, un habillage qui ne sera pas rejeté

comme le serait le même message sous  une forme plus

banale. En ce sens, l’astrologie tend à  paralyser notre

systéme immunitaire qui ne parvient pas à identifier

ce qui est proposé, cela expliquerait pourquoi déjà le savoir

astrologique brinquebalant n’est pas non plus rejeté par les

adeptes de l’astrologie. Selon nous, comme nous l’avons

expliqué dans nos textes sur le « Plaisir »,  notre aptitude à

nous prémunir contre les intrusions de toutes sortes, tant sur

le plan intellectuel qu’alimentaire ou relationne,

notamment, est un enjeu majeur de notre santé et de notre

vitalité. Celui qui ne sait pas se prémunir prévoit mal et

dès lors a besoin de se sentir protégé/ On passe ainsi

insensiblement  de la défection du systéme immunitaire

au besoin de prévision/prédiction.   C’est un cercle vicieux

dans la mesure où le probléme principal qui se révéle du

fait même de la demande d’astrologie est la carence

immunitaire, le refus de noter les signaux d’alerte. La

pratique de l’astrologie, en effet, tend à aggraver cette

carence et bascule donc vers la prévision qui est l’attente

typique de celui qui ne sait pas se prémunir. C’est le

probléme du pompier pyromane.  Celui qui bâtit sur du

sable mouvant n’ira pas se plaindre ensuite que sa maison

s’écroule au bout d’un certain temps. Nous dirons que

celui qui continue à utiliser les dispositifs planétes-signes

actuellement en vigueur  montre que sa faculté de rejet

est très atteinte. Cela tient au fait qu’on a tout fait pour

qu’il accepte des situations douteuses en lui faisant

manger (au restaurant, malbouffe)  ou regarder (à la télévision)

n’importe quoi, parce que cela revenait moins cher, quand

il s’agit de produits qui se conservent et se stockent

longtemps. On peut parler dans tous les sens du terme

d’une certaine misère matérielle, morale, que nous

perpétuons quand bien même les conditions auraient changé

car nous avons intégré un certain mode de vie dans notre

culture personnelle.

Rappelons que selon nous, l’astrologie doit retrouver

son savoir intrinséque (cf l’Astrocyclon) et ne pas dépendre

du bricolage des praticiens qui servent à leurs clients

des éléments frelatés et qui ne tiennent pas debout en y

ajoutant leur « sauce ». Car c’est en réalité cette sauce

et non l’astrologie qui fait que le client est satisfait et c’est

cette sastisfaction (sous tendue par le bouche à oreilles)

qui fait dire à l’astrologue que « ça marche » ou que

« ça a marché ».

 

 

 

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II  Les nouvelles planétes

 

III  Le syncrétisme des dispositifs

 

 

 

 

 

 

le systéme est déconnecté par rapport au symbolisme

zodiacal, il est trop.

 

io

icaliste.at

Les dieux et les planétes

les nouvelles planétes mettent fin à certaines incohérences

structurelles

Vénus domine le premier secteur à partir de l’équinoxe

de printemps. Mars le dernier secteur à partir du solstice

d’hiver

Les astrologues accumulent etgardent tout

Le jour où l’idée de langage aura évolué, on comprendra mieux

le cas de l’astrologie

Ptolémée ne maitrisait pas ce qu’il enseignait au niveau

des maitrises.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Pour une astrologie du conseil

Posté par nofim le 23 mai 2014

La crise de la prévision astrologique

par  Jacques  Halbronn

 

Actuellement, les astrologues sont égarés. Ils tentent de

dissimuler comme ils peuvent leur désarroi par la stratégie

du coucou. C’est à dire qu’ils se cantonnent dans une

démarche explicative. Dites-moi ce qui vous arrive, ce

que vous êtes devenu et je vous dirai comment cela

se formule astrologiquement.

Mais inversons les rôles. Demandons à l’astrologue de nous

dire ce que permet de faire optimalement telle période de

temps, ce qui signifie qu’il s’engage dans une obligation de

résultats statistiquement probables. Ce qu’on appelle l’instant

propice. Qu’il nous déconseille, en revanche, tel type d’action

en nous montrant, graphique à l’appui, que ce n’est vraiment

pas le moment pour adopter telle ou telle attitude.

Autrement dit, l’enjeu n’est pas d’être l’inspecteur des

travaux finis mais bien d’anticiper non pas sur ce qui va

se passer mais sur le succés ou non de telle ou telle

initiative. C’est cela un conseiller. L’astrologue ne conseille

plus, il aide à comprendre, soi disant.

A quoi tient ce mode passif?  A une cause toute simple, c’est

que l’astrologie n’est plus capable de se projeter dans

l’avenir et se contente de répéter ce que l’on sait déjà, ce

qui est advenu.  Récemment à une réunion d’astrologues,

à quelques jours des européennes, le pronostiqueur de

service a préféré traiter d’histoire de l’art, du  fait d’une

exposition autour d’un peintre, plutôt que des

échéances politiques! Les astrologues sont devenus des

commentateurs, des traducteurs, c’est à dire la pratique

subalterne et ancillaire  de l’activité intellectuelle.  Ces

astrologues se limitent à  exprimer dans leur jargon ce qui

se passe et en fait  ils substituent au savoir astrologique

auquel ils ne se fient plus guère- sinon pour appater la

clientéle – le savoir  ambiant. On leur dit qu’il s’est passé

telle chose, comment traduit-on ce qui est donc déjà  connu

en termes astrologiques. On n’est plus dans le conseil, terme

souvent abusivement utilisé par les astrologues-conseil. On est

dans les soins palliatifs: l’astrologie karmique nous aide

à accepter ce qui nous arrive.

Quand on réfléchit sur les anciens dispositifs astrologiques,

force est de constater que leur raison d’être est de

déterminer ce que l’on peut faire à tel ou tel moment et non

ce que l’on va faire. Les maisons astrologiques nous

disent dans quel domaine agir. Les dieux associés à tel

ou tel secteur zodiacal nous indiquent l’activité qui sera

la plus favorisée: si c’est Mars, ce ne sera pas la même

chose que si c’est Vénus. Et il y a un temps pour Mars

et un temps pour Vénus (cf l’Ecclésiaste, un temps pour

chaque chose. Rien de nouveau sous le Soleil). Encore

faut-il que le savoir qui distribue ainsi les activités dans

le temps soit parvenu intact. Il est évident que si ce

savoir est décalé, dévoyé, il n’est plus opérationnel.

Or, nous observons que les astrologues actuels ne

cherchent même pas à s’assurer que le savoir astrologique

dont ils se servent est structurellement viable. Cela fait

penser à une personne qui achéte une voiture sans rien

connaitre à la mécanique et qui peut tout au plus la

conduire. Là encore, on assiste à une dégradation du niveau

de compétence des astrologues. Si on demande aujourd’hui

à des astrologues s’ils préférent utiliser des dispositifs

qui forment des figures géométriques cohérentes, ils

vont répondre que ce n’est pas important du moment

que « ça marche ». Mais qu’est -ce qui marche, en quoi cela

« marche »? Pour expliquer après coup ou pour conseiller?

Le probléme du conseil, c’est que l’on n’a pas le résultat

immédiatement  alors que l’explication, on peut la donner

et la valider au cours de la consultation (terme inapproprié

puisqu’il implique un « conseil ») Le conseil qui est du

coaching exige un suivi alors que la plupart des astrologues

perdent tout contact avec leurs clients d’un jour.

Il s’est passé la chose suivante: le savoir astrologique est

une chose, celui de l’astrologue est une autre chose et le

second s’est substitué au  premier. Il en est de même pour

le savoir inhérent à une langue et le savoir propre au

locuteur de la dite langue.

De nos jours, si vous interrogez un francophone ou un

anglophone sur  le savoir véhiculé par la langue qu’ils

parlent, ils répondront que cela n’existe pas et que le fait

d’user de telle langue n’est nullement un gage de véracité.

Ils reconnnaitreont que c’est bien la qualité du locuteur qui

donne de sa valeur au texte, au discours et non l’inverse. Or,

en fait, à l’origine, les langues constituaient réellement un

savoir, une sagesse (ce qui est encore assez évident pour

les idéogrammes du chinois).

Pour l’astrologie, cette déperdition est comparable. En

principe, l’astrologie détient un savoir intrinséque, elle

n’est pas simplement une « langue » qui va traduire ce

que pense ou  croit savoir quelqu’un. Tout se passe comme

si l’astrologue s’ »appuyait sur le qu’en dira-t-on, la rumeur,

ce qui est dans les journaux pour jouer la mouche du coche.

dont nous reproduisons le texte de Jean de La Fontaine:

Le Coche et la Mouche

« Dans un chemin montant, sablonneux, malaisé, Et de tous les côtés au Soleil exposé, Six forts chevaux tiraient un Coche. Femmes, Moine, vieillards, tout était descendu. L’attelage suait, soufflait, était rendu. Une Mouche survient, et des chevaux s’approche ; Prétend les animer par son bourdonnement ; Pique l’un, pique l’autre, et pense à tout moment Qu’elle fait aller la machine, S’assied sur le timon, sur le nez du Cocher ; Aussitôt que le char chemine, Et qu’elle voit les gens marcher, Elle s’en attribue uniquement la gloire ; Va, vient, fait l’empressée ; il semble que ce soit Un Sergent de bataille allant en chaque endroit Faire avancer ses gens, et hâter la victoire. La Mouche en ce commun besoin Se plaint qu’elle agit seule, et qu’elle a tout le soin ; Qu’aucun n’aide aux chevaux à se tirer d’affaire. Le Moine disait son Bréviaire ; Il prenait bien son temps ! une femme chantait ; C’était bien de chansons qu’alors il s’agissait ! Dame Mouche s’en va chanter à leurs oreilles, Et fait cent sottises pareilles. Après bien du travail le Coche arrive au haut. Respirons maintenant, dit la Mouche aussitôt : J’ai tant fait que nos gens sont enfin dans la plaine. Ca, Messieurs les Chevaux, payez-moi de ma peine. Ainsi certaines gens, faisant les empressés, S’introduisent dans les affaires : Ils font partout les nécessaires,

Et, partout importuns, devraient être chassés ».

Oui, les astrologues ne sont plus que ‘la mouche du

coche » et c’est pourquoi ils sont méprisés en tant que

parasites importuns  qui se donnent de l’importance

en vendant du vent.  En effet, à la différence des

francophones qui ne prétendent pas être dans le vrai

sous prétexte qu’ils s’expriment en français, les

astrologues semblent vouloir profiter d’une rente

de situation qui leur permettrait de se faire entendre

sous prétexte qu’ils emploient la langue de l’astrologie. Comme

si le fait de traduire, de transposer (translation, en anglais)

un texte d’une langue dans une autre

changeait la valeur du dit texte. Il est vrai que lorsque

l’on utilise des formules mathématiques, par exemple en

économie, cela fait plus sérieux. L’astrologie actuelle

se limiterait ainsi à un certain formalisme, sinon à un

certain maniérisme, à une façon autre de présenter

les choses.

Il y a aussi un lien entre astrologie et poésie et l’on pense

au phénoméne Nostradamus (centuries de quatrains)

. En effet, mettre en vers un texte lui confère un caché particulier.

Tout comme  le fait de rendre en terme symboliques

une certaine réalitéque l’on pense connaitre. On est là encore

dans une certaine mystique, une certaine quéte d’un savoir

perdu. Le versificateur s’imagine qu’en rapprochant des

mots qui se terminent pareillement, il aura accés

à une vérité sous-jacente de la langue qui va transcender,

transfigurer son propos personnel, le sublimer.

Mais à la base, ces savoirs perdus ne peuvent survivre

qu’en se nourrissant de nos savoirs actuels. Quand

André Barbault commente les deux guerres mondiales, il

est bel et bien dans une posture de commentateur

(celui qui dit « comment ») de « faits » qu’il prend pour

argent comptant et qui ne relévent pas en eux mêmes

d’un quelconque savoir astrologique. Sa « mission » est

de traduite en langage astrologique ce que tout le monde

sait et de conférer ainsi à l’astrologie une aura du fait

qu’elle vient confirmer, par ses formules, ses modéles,

ce qui est déjà acquis. On est bien dans la dynamique de

la mouche du coche!

 

 

 

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23. 05 14.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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D’un modéle unitaire à l’autre

Posté par nofim le 21 mai 2014

L’astrologie comme échec de la Science

par  Jacques  Halbronn

 

Il y a selon nous deux astrologies qui s’opposent

radicalement, une que nous appellerons « martienne » et

l’autre « vénusienne » pour reprendre la terminologie que

nous avons instaurée depuis quelque temps. Ces deux

astrologies à la fois  se complétent et s’excluent, s’ignorent

mutuellement et l’on pourrait dire alternent et cohabitent.

L’astrologie des douze signes (celle des « horoscopes »)

est méprisée par les  astrologues qui ne jurent que par

la pratique du thème astral (natal, horaire, RS,  Synastrie)

D’où vient un tel clivage entre une astrologie « populaire »et

une astrologie « savante »? Il faut selon nous remonter très

haut dans le passé, aussi haut que l’émergence d’une

astrologie que l’on peut qualifier de combinatoire et qui n’est

pas sans s’apparenter à une forme  de cuisine, laquelle

également nous apparait comme divisée en deux clans, celle

du produit et celle du « plat » avec tout ce que cela implique

de composé sinon de composite.

Le chercheur en astrologie est d’ailleurs confronté à un tel

dilemme, sinon à une telle fracture épistémologique, selon

qu’il progresse ou qu’il butte sur  un réel qu’il ne parvient

pas à dompter, à modéliser avec des concepts à valeur

universelle et générale. Il  y a là ce que l’on pourrait appeler

une tentation martienne au découpage, au dépeçage qui

correspond à une forme de démission et de déception.

Récemment, nous avons pris connaissance d’un ouvrage

qui nous a interpellé,  « Même pas fausse.! La physique

renvoyée… dans ses cordes « (Ed. Dunod  2007) du

mathématicien américain Peter Woit (dont on peut suivre le

blog). Il apparait que lorsqu’une discipline, quelle qu’elle soit,

parvient à une sorte d’impasse théorique, elle peut être

amenée à recourir à des expédients passant  vers la

complexification de son modéle.

Expliquons-nous:  imaginons quelqu’un qui élabore une

loi qui aurait une valeur générale et qu’il l’applique. Si cette

loi est fausse, quelle qu’en soit la raison, elle rencontrera

un grand nombre d’exceptions et au delà d’un trop grand

nombre de cas qui ne « marchent » pas, deux solutions

s’offrent : soit il faut revoir sa copie, soit se résigner à

admettre que la réalité étudiée  est trop complexe pour être

modélisée  selon un seul et même pattern.  Dans la quatriéme

de couverture du livre signalé, on lit au sujet de la théorie

des cordes : « Pas une seule prédiction n’en est sortie, pas

une seule expérience n’a été imaginée qui pourrait la

confirmer ou l’infirmer. Résultat  : non seulement la

théorie des cordes ne peut pas être considée comme « vraie »

mais surtout elle n’est « même pas fausse ».  » Les adeptes des

cordes cherchent désormais à redéfinir la Science elle-même

plutôt que d »admettre que leurs travaux sont dans

l’impasse ». Cela n’est pas sans faire penser au cas de

l’Astrologie du thème astral, actuellement dominante..

Par « martien » nous entendons le phénoméne qui

consiste à tout fragmenter comme le ferait un boucher

qui découpe un animal en toutes sortes de  morceaux, en se

servant d’un instrument tranchant. Le thème natal, c’est un

ciel transformé en rondelles, en « coupes ». Un thème, c’est

une tranche de ciel et ce que l’astrologue étudie ce sont des

« tranches » de vie. Mars, c’est aussi la mort qui met fin au

mouvement de la vie. L’animal qui paissait tranquillement

pendant le printemps et l’Eté  se retrouve à l’abattoir à

l’automne et perd son intrégrité et sa forme, ce qui le rend

méconnaissable. En quoi un steack nous renvoie-t-il à

l’animal dont il est issu?

Nous avons toujours pensé que si l’on améliorait le

modéle, on pourrait l’appliquer plus largement. Plus un

modéle est performant, plus facilement et plus largement

il rend compte de la diversité du monde.  C’est ce que pensait

André Barbault lorsque dans les années soixante-soixante-

dix, il parlait d’un modéle « universel ». Et c’est

d’ailleurs, probablement, en raison de l’échec de ce

modéle unitaire-dans les années 80-90, que nous qualifierons

de « vénusien » que l’on aura régressé vers une astrologie du

thème astral, selon un processus assez flagrant d »oscillation,

passant ainsi  d’une extréme à l’autre. Il est clair que

le morcellement martien au nom de la précision remet

en question l’idée même de Science. L’on n’aurait plus que

des cas particuliers.

Un cas emblématique est celui des « gender studies » autour

du masculin et du féminin. Faute de parvenir à modéliser

ce qu’il faut entendre par hommes et par femmes sur le

plan comportemental (behaviour), on en arrive à nous

dire que nous sommes tous un mélange d’animus et

d’anima, ce qui signifie qu’il n’y a plus de modéle, donc

plus de prévision (en anglais prediction) car on ne peut

prévoir que statistiquement, ce qui est la base de la

probabilité . Plus un modéle est largement viable, plus sa

valeur prévisionnelle (prédictive) sera forte et vice versa.

Or, les astrologues du thème semblent avoir voulu

élaborer un « modéle » qui ne vaudrait que pour une seule

personne, pour un seul événement. On passe du modéle

unique au cas unique!

C’est un peu ce que semble vouloir dire Dane Rudhyar

(Astrologie « humaniste ») quand il nous explique que

le thème nous dit ce qu’est la personne dans sa spécificité

irréductible. Il se fait l’apotre d’une astrologie

individuelle, personnelle. Rappelons que Rudhyar était

proche d’une astrologie karmique, spiritualiste, de l’âme

qui a des enjeux qui dépassent le cadre d’une seule vie et ce

qui la démarque peu ou prou de ses contemporains du

moment, ce qui explique ces temporalités paralléles du

fait notamment des transits qui sont décalés d’une personne

à une autre.  Rudhyar publie  dans les années Trente,

ses premiers livres aux Ed. Lucis d’Alice Bailey,  astrologue

théosophe dans la ligne de  Madame Blavatsky.

Résumons- nous,  de mauvaises définitions entrainent

des exceptions, elles les multiplient au point de submerger

le modéle de départ, de le subvertir. Et  une telle dérive

a pu fort bien se produire dans l’Antiquité. On ne retient

de celle-ci qu’un certain triomphe de la Science mais

l’astrologie généthliaque témoigne des échecs de cette

Science, d’un certain repli.

Mais on peut aller plus loin. On peut penser que les

personnes qui n’entrent pas dans un certain moule (modéle)

social peuvent être tentées de basculer vers l’idée d’un

pattern individuel. Cela vaut pour les marginaux qui ne

« collent » pas avec le modéle dominant et qui veulent du

« sur mesure », ce que l’offre cette astrologie du thème.

Il est possible que le déclin de l’astrologie soit lié à un

certain conformisme, dicté notamment par les média, par

la société de consommation – du pain et du cirque disait-on

à Rome- par la protection sociale qui dédramatise,qui crée

moins de situations irréraparables, du fait des progrès de

la médecine. Le fantasme du modéle individuel semble

avoir fait long feu tout en restant résiduel. Il apparait

comme bien plus pregnant chez les femmes que chez les

hommes, comme en témoigne la proportion considérable

des femmes dans les cours d’astrologie (probablement plus

de 90% si l’on en croit les réunions plenières que sont

devenus les Colloques astrologiques, tant à Lyon, Bordeaux

que Paris). Cet attachement des femmes à l’astrologie

du thème natal qui délivre des « cartes du ciel » que l’on peut

visualiser,  est révélatrice du clivage qui subsiste entre les

deux sexes, notamment du fait de la ménopause.(d’où l’âge

moyen des participantes)

Pour notre part, nous militons en faveur d’une

astrologie « vénusienne » en reprenant le flambeau du modéle

unique sur de nouvelles bases, celles de l’Astrocyclon. Ce

modéle unique diffère sensiblement de celui prôné par

Barbault et qui était une sorte de « synthèse » des cycles

des planétes les plus lentes  ‘(de Jupiter à Pluton). Ce cycle

de synthèse, nous le rejetons au profit d’une astrologie

axée sur une seule planéte, connue déjà dans l’Antiquité

(ce qui n’est le cas ni d’Uranus, ni de Neptune, ni de

Pluton). Le grand probléme provoqué par l’adoption de

planétes lentes, c’est qu’il faut sectionner leurs cycles trop

longs en multipliant les subdivisions (d’où un retour aux douze

signes), les interactions entre planétes (par les aspects). On

a là une astrologie surdimensionnée qui ne peut déboucher

que sur une cyclicité très longue, guère adaptée à l’échelle

d’une vie humaine.  Ce modéle universel à la Barbault

se limitait en fait à l’astrologie mondiale alors que le notre

traite de l’Humanité dans son ensemble, chaque être

humain étant concerné par un seul et même cycle, celui de

Saturne divisé en deux phases seulement. En effet, il nous

apparait que l’intelligibilité d’un modéle implique une

simplicité de formulation et la subdivision d’un cycle en douze

est pour nous totalement inintelligible tout comme d’ailleurs

le découpage du psychisme humain en dix planétes (ou

plus). Au delà de la dualité, on tombe dans l’infalsifiable,

dans le « même pas faux »!

JHB

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Publié dans ASTROLOGIE, DIETETIQUE, divination, HISTOIRE, LINGUISTIQUE, machine, Médecine, MUSIQUE, PSYCHOLOGIE, SOCIETE | Pas de Commentaire »

Astrologie individuelle et magie

Posté par nofim le 17 mai 2014

Astrologie « naturelle » et Astrologie « judiciaire »

par  Jacques  Halbronn

 

Il convient de faire un sort à toutes ces pratiques

individuelles, et cela vaut aussi pour l’Astrologie qui ne

se distingue guère au prisme qui sera le nôtre ici, à savoir

la signification que revêt toute revendication personnelle

face à des savoirs qui sont censés établir des normes. On

pourrait parler de pratiques d’exception.

La personne qui vient consulter est en demande, en effet,

selon nous, d’un traitement exceptionel en quelque sorte

dérogatoire. Elle ne veut pas que les choses se passent

normalement et ne veut pas être non plus considérée comme

« normale » avec tout ce que cela implique de généralité et

de conformité. On serait donc dans le « hard » par opposition

au « soft ». Il y aurait ainsi une astrologie « hard » et une

astrologie « soft » mais nous préférons ici parler d’une

astrologie « blanche » et d’une astrologie « noire », en

reprenant des épithètes habituellement associés à la magie.

Cela fait longtemps que nous réfléhissons quant aux

motivations qui conduisent une personne à ce que l’on étudie

« son » thème et nous pensones désormais avoir mis le doigt

sur le véritable enjeu.

Il y a en effet un sous-entendu, un non dit dans la demande

d’étude « personnalisée », comme on dit. Nous avons commencé

à en prendre conscience quand nous voyons tant de cas

de gens qui refusent et se refusent à toute forme de

généralisation, ce qui n’est nullement innocent.

La thèse que nous soutenons ici est la suivante:  la personne

en demande revendique un  traitement spécial, hors norme

et elle s’adresse à un praticien dont elle pense à tort ou à

raison  qu’il pourra lui confectionner un destin à part.

Le support d’un tel « travail » – au sens magique du terme-

est bien évidemment le thème natal, du demandeur mais

éventuellementd’une autre personne impliquée,dont on

dressera le thème. On notera que dans bien des pratiques

divinatoires, médiumniques, le praticien demande les

coordonnées de naissance de la personne concernée- qui

peut tout à fait être un tiers, et ce sans pour autant se dire

astrologue. C’est une façon assez usitée de se « fixer » sur la

personne visée.

Le passage du thème à une dimension magique n’est pas

bien loin. On demande au praticien de « faire quelque chose ».

Contrairement aux apparences,  cette astrologie individuelle

est une sorte de « contre-astrologie » et c’est probablement

ainsi que le thème astral est né. Une astrologie pour

« contrer » l’astrologie « naturelle » et que l’on qualifiait

de « judiciaire ».

Qu’est ce donc que l’astrologie « naturelle »? De nos jours, les

astrologues seraient bien en peine de répondre et cela

explique que l’astrologie du thème ne soit plus perçue

comme elle devrait l’être.

Au XVIe siècle, on oppose encore fréquemment ces

formes d’astrologie dont l’une serait permise et l’autre

défendue. Selon nous, on dira que l’astrologie naturelle

établit des régles d’ensemble, universelles qui s’imposent

à tous alors que les « jugements astrologiques »  s’occupent

de ce qui est singulier.

Imaginons que l’astrologie « naturelle » annonce tel ou tel

processus. Le client peut demander à échapper à celui-ci

au moyen des techniques de l’astrologie « judiciaire »,

horoscopique.(avec les maisons), horaire (interrogation),

d’élection, en se servant des ‘révolutions » solaires, lunaires,

bref de toute une « cuisine ». On demandera ainsi de fixer

un moment précis pour engager une action alors que

l’astrologie naturelle se situe sur un plan cyclique, répétitif,

récurrent. Avec les « jugements », on est, au contraire

dans le cas unique,  le thème unique, le moment unique

à saisir. On passera ainsi entre les mailles du filet, on

échappera au sort commun, on s’en démarquera.

On entend encore couramment les astrologues « experts »"

vilipender les horoscopes des journaux (cf Serge Bret-Morel

sur Europe 1 -(fin décembre 2013) qui sont trop « dans le

général » et affirmer que la seule astrologie « valable » est

celle du thème. Souvent d’ailleurs, ces mêmes astrologues

s’en prennent à l’astrologie dite « mondiale » qui est, elle

aussi, trop générale et donc manque de « précision ». Le nerf

de la guerre de cette astrologie généthliaque (natale),c’est

la connaissance de l’heure de naissance, de préférence

étayée par un extrait d’acte d’état civil (cf Didier Geslain)

Ce qui caractérise cette astrologie du thème par opposition

à l’astrologie générale, mondiale, statistique, cyclique, c’est

la prise en compte d’un très grand nombre de données car

plus il y a de données à combiner et plus  il est aisé de

distinguer un cas d’un autre puisqu’il y aura toujours un

facteur qui variera et différenciera, ce qui est le principe

de l’opération. On s’ingéniera donc  à complexifier en

multipliant les données  célestes à prendre en compte et

les diverses techniques inventées au cours des siècles et

recueillies par la « tradition » astrologique, en une sorte de

corpus, de « canon »..

Dans une de nos thèses de doctorat (cf Le monde juif et

l’astrologie, Ed Arché 1985), nous avons traité de la

magie astrologique qui n’est nullement un rejet de

l’astrologie mais  qui offre une forme de protection contre

elle, notamment par une pratique religieuse pieuse, par

la prière. L’astrologie judiciaire a du émerger dans un tel

esprit: on se sert de l’astrologie pour neutraliser le cours

normal des choses lui-même fixé par les astres. C’est une

sorte de vaccin où l’on injecterait un produit pour se

prémunir contre lui! Dans la foulée, d’ailleurs, des formes

de divination comme la géomancie, la numérologie, le

tarot, qui recourent à certaines informations ou à certaines

techniques inspirées par l’astrologie judiciaire (date de

naissance, dispositif en douze maisons etc) vont se

consituer.

Certes, de nos jours, la dimension magique est-elle

moins explicite même si dans certains cas, (cf nos

interviews sur You Tube), cela reste tout à fait manifeste

et l’on parle notamment de « protection ». Mais, au niveau

du non -dit (cf Garfinkel), la personne qui demande ce

qui l’attend, au regard des arts divinatoires, est bien dans

une requéte personnelle (Rudhyar n’a pas échappé à ce

travers dans une perspective spiritualiste, karmique). Si

l’on annonce une chose qui n’est pas « bonne », qui ne nous

convient pas, on en arrive à passer de la prédiction ou de

la prévision à la prévention. A. Volguine, dans son traité

des révolutions solaires, conseillait ainsi de voyager, le

jour de l’anniversaire, pour changer l’impact astral, de sorte

que celui-ci affecte tel domaine de la vie plutôt que tel autre.

Résumons-nous: toute demande d’étude « personnelle »

doit être comprise comme une volonté d’échapper à la

norme, à la Loi qui vaut pour tous. Demander ce qui nous

attend personnellement, cela sous entend en dépit de ce

qui devrait normalement se passer. Traduisez: je ne veux

pas qu’il m’arrive ce qui devrait logiquement m’arriver. Je

veux mettre toutes les »chances » de mon côté. Faites quelque

chose dans ce sens et il est clair que l’on est là dans une

demande prédictive et non prévisionnelle. On sait que

les astrologues  français n’aiment pas « ‘prédire » (bien

qu’en anglais, le terme soit utilisé dans la littérature

scientifique) mais on bascule bel et bien dans le prédire

quand on formule quoi que ce soit à propos de l’avenir de

quelqu’un, c’est la « bonne aventure », ‘(le « bon avenir »), du

sur mesure..C’est pourquoi nous pronons le retour d’une

astrologie naturelle, qui n’exige pas un travail individuel,

une astrologie « soft » , « blanche, ouverte, ménageant

paradoxalement plus de liberté que l’astrologie « hard »,

lourde, « noire » car il va de soi que tout ce qui est

général en amont ouvre diverses options en aval. Ce

serait de la mauvaise foi en effet que de soutenir que

puisque c’est le même texte qui est proposé, cela signifie

qu’il n’ y aura pas de multiples façons de le vivre. Oui, nous

pensons que ces astrologues du thème personnel sont des

mages.

 

 

JHB

17 05 14

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Publié dans ASTROLOGIE, divination | Pas de Commentaire »

Astrologie mondiale et astrologie individuelle

Posté par nofim le 15 mai 2014

 

La recherche astrologique  et le  critère du collectif

par  Jacques  Halbronn

 

Il faut être clair: il n’y a pas de recherche astrologique au niveau individuel si l’on entend par là  sur la base du thème natal. Les

astrologues  qui travaillent à partir du thème natal   n’utilisent l’astrologie que comme support, c’est à dire qu’ils l’instrumentalisent

et s’en servent qu’en tant qu’habillage, de décor à une pratique relationnelle qui s’organise dans leur rapport avec leurs clients. Quelque

part, nous dirons que le propre d’un support est d’être « mort ». Cela explique que les praticiens n’accordent guère d’importance aux vertus

intrinséques du support utilisé, du moment que celui-ci nourrit le transfert. Le suppport en quelque sorte c’est l’appât, c’est ce que le

client/patient a « capté »  et qui lui suffit. Cela vaut aussi pour le psychanalyse/ Le support c’est ce qui sert de siréne pour attirer le

profane. Cela se réduit à quelques formules, à quelques images qui font que le client sait sans savoir mais qu’il en sait assez  pour

faite la démarche de se rendre chez le praticien. C’est l’accroche.

La recherche astrologique se situe sur un tout autre plan et elle vise en principe une certaine élite académique.. En cela il est vrai

qu’elle n’a guère connu de succés;  ce qui s’explique par la présence de cette astrologie fossilisée dont il a été question plus haut.

Ce qui, selon nous; caractérise ce qu’est censée être cette recherche  ne consiste aucunement, comme le croyait Suzel Fuzeau

Braesch, à valider la pratique sus mentionnée mais bien à  établir des éléménts qui justifient l’idée selon laquelle il y aurait quelque

« relation » entre les hommes et les astres. Et  l’établissement d’une telle relation n’a rien de commun avec  celle que le praticien

détermine avec son patient.

Autrement dit,  aussi paradoxal que cela puisse sembler,  la recherche astrologique  nourrit des prétentions beaucoup plus

modestes que la consultation astrologique/ Et c’est justement la juxtaposition des affirmations des praticiens et de celles des

chercheurs qui brouille l’image de l’Astrologie.

Quand on entend, en effet, dire que la définition de l’astrologie impliquerait le lien entre les astres et chaque individu en

particulier, l’on sait immédiatement qu’une telle proposition ne peut qu’émaner d’un praticien lequel ne saurait se contenter

d’une validation  plus générale et qui ne s’adresse pas spécifiquement à des cas individuels. ¨Peu importe à ce praticien que ses

exigences  soient exorbitantes – c’est le cas de le dire- car il veut avant tout que l’on valide son travail et non pas l’Astrologie en soi. Il est

dans le tout ou rien.

La position des chercheurs est infiniment plus mesurée ou en tout cas devrait l’être. Comme l’a fait Michel Gauquelin,  il lui

suffit de faire apparaitre quelques recoupements pour être satisfait, même si c’est très en deça des attentes des praticiens.  Une définition

de l’Astrologie qui se contenterait de rendre probable le fait que certains comportements humains seraient dus à certains signaux

se produisant et se reproduisant périodiquement serait  la bienvenue. Nous mêmes, avec l’Astrocyclon, nous ne prétendons aucunement

aller au delà d’une approche minimale et disons-le ockamienne. Nous ne proposons que de suivre un seul et unique signal et qui osera nous dire que cela ne serait déjà « pas mal »?  Pas de vaine  surenchère!

Mais écoutons les protestations habituelles des praticiens qui étaient déjà en circulation, il y a plus d’un demi-siècle, lorsque

parurent les premiers  résultats statistiques de Gauquelin. (1955)/ Ces astrologues partaient du principe que la réalité humaine est

si complexe, si diverse, que l’on ne pouvait espérer réduite les orientations professionnelles à quatre ou cinq planétes agissant à tour de rôle, qui plus est, selon la fonction impartie à la personne.  Récemment,  nous assistions (et filmions) une réunion visant à

déterminer, à deviner  d’après le thème l’activité d’une personne ayant une certaine renommée dans son domaine.  MAis au lieu de

s’en tenir aux régles simples établies par Gauquelin, l’animateur proposait de prendre en compte l’intégralité du thème avec tous ses

accessoires. Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué, n’est-ce pas? Mais quand on a un savoir faire, on ne s’en déleste

pas de bonne grâce et  à quoi bon si l’on n’a pas l’occasion de montrer avec quelque dextérité on peut jongler avec les signes, les

maisons, les maitrises, les aspects voire les transits? La mariée serait-elle trop laide qu’il faut la maquiller, la couvrir de bijoux, et la

présenter dans un bel écrin.?

De même quel n’est pas le scepticisme que l’on ne peut trouver chez les praticiens quand on leur déclare qu’un seul et même modéle

comportant deux phases en alternance peut suffire à rendre compte du cours des choses, du comportement des couples? Un tel

modéle est infiniment plus économique que tout ce qu’offrent les praticiens mais là encore il ne leur donne pas l’occasion de

se mettre en valeur. Ce qui est fâcheux pour leur petit égo.

En fait , ces astrologues ne font pas vraiment confiance en l’astrologie et ils se ménagent toutes sortes d’échappatoires en jouant les

cas particuliers, c’est à dire en faisant comme Monsieur Toulemonde qui, lui non plus, ne voit que des situations uniques. Or, si

l’Astrologie veut en imposer, c’est en prenant le contrepied de ces fausses évidences d’une infinie diversité. Quel dilemme!

D’ailleurs, le grand public semble croire plus en l’astrologie que les astrologues qui, comme les cordoniers sont les plus mal chaussés…

Est-ce que ce ne sont pas-comme par hasard, ces  mêmes praticiens qui ironisent sur les lecteurs d’horoscopes  à seulement douze

entrées à contre-courant de la conviction que chaque personne se relie à l’une des 12 familles zodiacales? C’est le monde à l’envers.

Les astrologues seraient-ils dans le déni de l’Astrologie? Ils ptéférent à une mariée trop belle un laideron qu’ils pourront accoutrer à leur guise. Rien d’étonnant  à cela et nous avons l’impression que  tous ces praticiens sont attirés,  fascinés par les pathologies, les

maladies, les disgrâces non seulement chez leurs clients mais dans l’outil astrologique lui-même. Une astrologie trop bien foutue

ne les intéresse pas car il faut que celle-ci ait besoin du talent de l’astrologue pour exister  tout comme un client doit avoir besoin

de l’inspiration de l’astrologue pour renaitre à lui-même.  On pense à ces dentistes tout contents de recevoir des clients auxquels il

manque quelques dents pour pouvoir exercer et faire preuve de toute leur habileté.

Nous avons depuis longtemps signalé  – et c’est en effet un constat cruel- que l’humanité se divisait en deux populations, clelle des

gens « normaux » qui n’ont pas besoin d’être appareillés et celle des gens « handicapés » qui consomment toutes sortes de produits

qui leur permettront  de faire bonne figure, tant physiquement que psychiquement. De fait, l’astrologue ne greffe-t-il pas sur son client une sorte de postiche, ne procédde-t-il pas à quelque implantation?

Dans  ce débat, nous ne pouvons nous empêcher de penser au jugement de Salomon. Deux femmes se présentèrent devant le roi, car

elles se disputent un enfant car l’une a perdu le sien mais prétend que celui qui manque, c’est celui de l’autre. Comment va procéder

le roi hébreu  pour les départager? Il propose de tuer l’enfant survivant pour qu’il n’y ait pas de jalousie. C’est alors que la vraie

mère s’écrite : non, dans ce cas, laissez le à l’autre femme. Et cette autre femme c’était évidemment la mère qui avait perdu son enfant.

Quel rapport avec les astrologues, dira-t-on.?  Nous dirons que le praticien de l’astrologie a perdu la foi en l’astrologie mais qu’il a

seulement gardé la foi en lui-même. Il préfére que

son astrologie ne soit pas reconnue mais pas davantage

celle du chercheur en astrologie qui lui,  veut que

l’astrologie vole de ses propres ailes, sans qu’elle ait

besoin de lui pour exister. Il faut couper le cordon

ombilical  entre l’astrologie et l’astrologue praticien et

émanciper l’astrologue du marché des égos, comme le

souhaitait Ruperti. Cela dit, nul doute que la pratique de

l’astrologie individuelle a encore de beaux jours devant elle

tant qu’il y aura des éclopés de la vie.

 

 

JHB

15  05.  14

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Publié dans ASTROLOGIE, divination | Pas de Commentaire »

La prévision et le temps perdu

Posté par nofim le 10 mai 2014

Divination et procrastination

par  Jacques  Halbronn

 

On se demandera si les voyants de toutes sortes ne sont

pas utilisés par leurs clients à des fins de procrastination

car souvent prévoir, c’est ne pas  agir dans le présent et s’y

résoudre.

Ayant beaucoup fréquenté les voyants ces derniers temps

à des fins de reportage, nous nous sommes mis de temps à

autre dans la peau, dans le rôle d’un de leurs clients et les

avons interrogé sur certains problémes que nous

rencontrions dans notre vie.  Et avec le recul, on peut se

demander si notre demande ne consistait pas avant tout

à chercher un prétexte pour ne pas affronter immédiatement

l’obstacle, pour gagner du temps, ce qui nous aura conduit

à en perdre.

On dit qu’un homme averti en vaut deux mais le fait d’être

dans l’attente de quelque chose qui doit se produire ne

risque-t-il pas de nous reporter à plus tard ce que nous aurions

à faire immédiatement, sans plus tarder?

Quand le voyant nous annonce que les choses vont

s’arranger dans quelques mois, il nous invite de facto

à repousser les échéances, il nous offre du temps pour nous

retourner mais en même temps il nous met en porte à faux

avec le présent. Donc, il nous fait perdre parfois un temps

précieux et nous conduit à réagir trop tard. En fait, on

peut se demander si nous n’aurions pas été mieux

inspirés d’agir dans l’urgence et cette idée d’urgence nous

apparait comme assez étrangère à celle de prévision, sinon

incompatible.

Le praticien – quel que soit son support- doit savoir que

quelque part, il ne faut pas entrer dans le jeu de son

client en l’encourageant à une certaine procrastination qui

n’est pas nécessairement, loin de là, la bonne attitude, celle

qui « marchera » avec l’autre.  Le client du voyant, dans bien

des cas, vient chercher des excuses pour remettre à plus

tard ce qui serait à faire tout de suite. On peut même dire

que le voyant doit inviter son client à prendre ses

responsabilités, à ne pas fuire devant l’obstacle. C’.est comme

si le client venait demander un délai pour affronter la vie

comme on va voir le médecin pour ne pas aller au travail.

Il faut battre le fer pendant qu’il est chaud. Or le voyant

génére des situations froides, à force d’attendre. Il

introduit une temporalité « surhumaine » sinon inhumaine

qui dans bien des cas génére du pourrissement, du

ressassement à mesure que le temps passe, du décalage.

La voyance devrait plutôt intervenir comme un compte

à rebours et dire qu’il ne sert à rien d’attendre, que cela

n’arrangera rien de laisser traîner.

Il est un peu facile de se dire que ce n’est peut être pas le

bon moment car c’est bien ce doute qu’introduisent toutes

ces pratiques du futur, sans distinction, astrologie inclue, quand

elles laissent entendre qu’il faille attendre de meilleures

circonstances, dans quelques semaines ou quelques mois, à

la prochaine saison. Ce doute qui conduit le client à

aller consulter, le voyant peut-il déontologiquement

l’entretenir, le cultiver dans son esprit ?  Faut-il vraiment

donner du temps au temps?

Les gens ont des enjeux au présent, à une toute petite

échelle et l’astrologie et la numérologie, notamment,

introduisent des durées  à une toute autre échelle de temps.

Rien n’est plus inquiétant qu’un praticien qui fixe des dates,

des périodes qui distendent le temps.  Disons que lorsque

tout va bien,  il est bon de savoir que l’on a du temps, que

cela va durer encore un moment,  que l’on a l’avenir

devant soi mais lorsque cela va mal, il vaut mieux prendre

le taureau par les cornes.

 

JHB

10 05  14

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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