La dimension cyclique de la peinture

Posté par nofim le 5 novembre 2013

 

La perte de cyclicité de l’objet pictural et le cas du thème astral.

Par Jacques Halbronn

A Larissa Blimann

 

Il arrive qu’un objet, qu’un outil ne soit pas employé comme il devrait l’être ou du moins le soit autrement, différemment. On peut ainsi penser que la fonction de la peinture ou plutôt du « tableau », a évolué. Il est probable qu’initialement, la raison d’être du tableau, de la fresque, Comportait un caractère diachronique comme de nos jours les plans de métro, les parcours de chaque line dans les wagons, de nos jours ponctués par un voyant lumineux qui se déplace comme c’était le cas autrefois quand on appuyait sur le nom d’une station et que le trajet pour y parvenir se dessinait sur l’écran en points lumineux.

Nous pensons, comme l’avait d’ailleurs compris Dane Rudyar, que le thème astral n’est activé que progressivement et de façon cyclique. Il ne doit pas être pris comme un tout d’un seul tenant  mais comme ne faisant sens qu’en se déployant dans le temps, ce qui va à l’encontre de la pratique généralement admise actuellement.

Il semble que la lecture spatiale qui s’est imposée ait suivi une évolution parallèle à la façon dont on appréhende de nos jours un tableau et notamment dans la mouvance de la peinture non figurative, abstraite.

On mentionnera ce passage qui nous semble assez instructif  concernant la description d’une gravure qui  « réunit dans une représentation unique- comme seuls savent le faire les images et les rêves- les deux pôles complémentaires et opposées de la passion : d’un côté le « chaud brillant » comme disent les adolescentes d’aujourd’hui, caractérisé par l’excitation et le débordement des émotions et de l’autre l’emprise glacée, qui relève aussi de la passion mais bien différemment puisque celle de la toute-puissance du pouvoir sur autrui. Or si ces deux pôles sont séparés sur l’image, ils sont bel et bien réunis chez  chaque adolescent et adolescente  (.) Ces deux formes de passion coexistent d’ailleurs également dans le fanatisme lorsque l’individu parvient à partager avec d’autres ses convictions idéalistes et morbides »  (L’adolescente et le cinéma   Ed.  Erés  2013,  Préface Serge Tisseron    pp. 7-8) En ce sens le  cinéma ne fait que restituer à la peinture sa dimension « cinétique », évolutive, sa temporalité et on rappellera que la renaissance de l’astrologie est à peu près contemporaine de l’invention du cinéma mais  qu’elle n’a pas pu être marquée par celui-ci. Mais un siècle plus tard, il nous semble parfaitement envisageable, concevable de restituer à l’espace une dimension temporelle voire de penser une nouvelle conception cyclique de la peinture ou  au sein d’une même toile, on représenterait des états successifs, un peu c comme ce qui se passe dans nombre de jeux (Monopoly et plus anciennement, Jeu de l’oie etc.). Il s’agit de jeux qui, à la différence du jeu d’échecs ou de dames ou du jacquet – toutes les possibilités sont indiquées dès le départ mais  où celles-ci ne sont actualisées qu’au bout d’un certain temps,  souvent en se servant de  dés. On pourrait aussi parler des jeux de cartes qui sont selon nous issus de ce type de « tableaux ». Dans le cas du tarot, nous avons ainsi montré que plusieurs arcanes majeurs avaient été empruntés à des « roues »  représentant les signes zodiacaux mais aussi les maisons astrologiques  voire les mois de l’année. (cf. notre postface à l’Astrologie du Livre de Toth, Ed  Trédaniel-La Grande Conjonction 1993)

On peut représenter l’astrocyclologie selon ce même modèle : les 4 étoiles fixes royales sont présentes dès le départ et ne bougent pas, comme leur nom l’indique. Ce qui va bouger sur ce plan, c’est la planéte Saturne et cela ne dépendra pas d’un lancer de dés mais bien d’un mouvement régulier et parfaitement prévisible grâce au savoir astronomique.

Autrement dit, tout tableau comporterait un certain ordre, une certaine succession et donc offrirait une portée prévisionnelle avérée. Le thème astral, et notamment le thème natal,  devra donc désormais être interprété comme un parcours et non comme un portrait psychologique comportant une quelconque constante, si ce n’est que le retour d’un cycle réactualise le passé du moins au niveau des potentialités, des moyens mais certainement pas des résultats ou des effets terminaux. C’est la fin de  ce qu’on appelle l’astropsychologie, de ces pratiques consistant à télescoper tout ce que l’on sait d’une personne comme si tout était présent et actif dès la naissance. Il vaut mieux parler d’un déroulement comme on roule et  déroule un tapis.

Quant au Zodiaque, inspiré du cycle des saisons, il représente de façon emblématique  un exposé de temps successifs et qui ne succéderont que de façon alternative et exclusive. Dès lors, il est absurde de considérer un thème astral dans sa totalité à moins de le situer dans une certaine durée de déploiement et d’exposition. La pratique des combinatoires, des panachages de signes doit être donc abandonnée. A un moment donné, même si l’on n’adopte pas l’astrocyclologie, il importe de disposer d’un vecteur mobile qui se trouve à tel endroit du zodiaque en un instant T avec des planètes s’y trouvant, y demeurant éventuellement. Certains astrologues ont proposé de faire « progresser » l’ascendant, d’autres le Milieu du Ciel (Néroman parle de « fatum » pour désigner le MC) selon un certain « pas » tout au long du zodiaque. Ce qui nous amène à penser que ce qu’on appelle le signe ascendant n’est jamais que le signe que désigne l’ascendant (appelé aussi horoscope) à un moment donné.

Selon nous, la peinture entretient de rapports intimes avec l’Histoire et  narre  forcément une certaine histoire, à la fois passée  et future. La théorie des ères précessionnelles rétablit d’ailleurs cette dimension dynamique du zodiaque : il n’y a qu’une ère à la fois, désignée par le point vernal.  L’astrologie selon nous doit être monozodiacale (au sens d’un signe à la fois), on ne peut pas être à la fois au four et au moulin. Elle doit probablement être aussi monoplanétaire mais cela ne concerne là que les adeptes de l’astrocyclologie qui préfèrent d’ailleurs  au référentiel zodiacal le référentiel stellaire….Nous pensons aussi, en outre, qu’il n’existe qu’une seule et même « histoire astrologique » pour tout le monde, ce qui met fin à l’idée d’une myriade de thèmes de naissance (contrairement au point de vue spiritualiste et peu ou prou karmique de Rudhyar)

 

 

JHB

05. 11.13

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L’omniprésence du deux pour l’évolution de la conscience

Posté par nofim le 30 octobre 2013

Le seuil infranchissable de la dualité en astrologie et ailleurs.

Par  Jacques Halbronn

 

 

Selon nous, le deux est absolu, on ne peut aller ni en deçà,  ni au-delà. On ne peut aller en deçà en prônant
l’unité, ni au-delà on évoquant une pluralité qui commence après le deux.
D’ailleurs, trois est    à rapprocher de
« très », c’est-à-dire beaucoup. C’est tout dire. Quitter le deux, c’et
s’exposer inéluctablement à la confusion. Or, notre civilisation semble tentée
par ces deux types de dépassement, tant en deçà qu’au-delà du Deux. Et
l’astrologie, dont on sait que c’est un de nos terrains favoris, incarne assez
bien les dérives d’une telle aventure.

Selon nous, l’intelligence
humaine ne peut  maitriser
pleinement et en pleine conscience ce qui ne passe par le deux.  Tout discours qui ne s’articule pas sur le
deux est inaudible, inintelligible. Et même en musique, il n’y a rien d’autre,
au fond, que le mouvement lent et le mouvement rapide sans parler du
manichéisme du positif et du négatif, du chaud et du froid, de l’humide et du
sec, du cru et du cuit, du nu et du vêtu, du vrai et du faux, du petit et du
grand et bien entendu de l’.homme et de la femme, de l’animus et de l’anima, du
maître et de l’esclave etc., etc. Tout cycle exige deux  temps
de façon à marquer précisément la cyclicité. Toute prévision exige pour
exister une alternance et une alternative. Si le monde était constant, que
resterait –il  à  prévoir ? D’aucuns  répondront que la diversité infinie est aussi
source de découvertes/ Mais la diversité n’alimente pas l’attente d’un retour
et c’est bien là que le bât blesse.  On enlève
du piment à la vie en bafouant la dualité, en la niant, en la noyant dans un
entrelacs de possibles où l’on finit par se perdre.

Cette dualité est nécessairement dialectique, c’est à dire que
chaque chose ne se définit bien que par son contraire et toute prévision
annonce un contre-pied sinon elle n’est pas intéressante et ce qui tue
l’astrologie, c’est qu’elle en devient ennuyeuse. Renouer avec la dualité
ferait le plus grand bien à l’image de l’Astrologie et la mettrait en phase
ipso facto avec un grand nombre de domaines au lieu qu’elle continue à jongler
avec, le 3, le 7 ou le 12

Mais encore faudrait-il que l’on en finisse-et cela semble être une
pilule bien difficile à avaler pour les astrologues avec la multiplicité des
cycles et des planètes car que deviendrait alors la dualité ? Ce serait un
jeu de dupes !

La vraie dualité exige un cycle unique et non pas deux cycles ou
plus. De même, la vraie dualité exige une seule planéte passant par des stades
opposés et non deux principes différents, ce qui serait le cas en combinant
deux planètes. Autrement dit, une seule planéte doit porter à elle seule tout
le poids, l’élan de la dynamique en se conjoignant, non pas comme le préconisaient
les frères Barbault dans les années trente-quarante  sous la forme d’un « cycle
planétaire » constitué de deux planètes mais. Sous celle d’un intervalle
variable entre une planéte et une étoile fixe ou une planéte et l’axe des
équinoxes et des solstices (solution que nous avons abandonné depuis longtemps
mais que nous avions envisagé initialement, cf. Clefs pour l’Astrologie, Ed Seghers,
1976), cet intervalle étant le vecteur même de la dualité de par le rapport
conjonction-opposition (ou ses équivalents au sein d’un cycle de 7 ans,  cf. nos études à ce sujet, sur nofim)

En ce qui concerne la déontologie de l’astrologue, ces
considérations ne sauraient être sans effet. Nécessité d’un seul cycle
monoplanétaire,  d’une prévision à deux
temps avec indication d’une phase A  et
d’une phase B, séparées par un délai raisonnable. On n’en est plus au temps où
l’astrologue se croyait obligé de brusquer son client, de lui mettre la
pression pour qu’il passe à l’acte. Combien d’astrologues se sont enfermés dans
un tel rôle en croyant se rendre utiles quitte à instrumentaliser l’astrologie
à des fins de coaching de bas étage ! Un de nos premiers souvenirs
d’astrologue concerne une prévision que nous avions faite à notre mère en lui
signalant astrologiquement une période favorable sur le plan relationnel. Or,
cette prévision, nous confiera-t-elle plus tard l’avait incité à faire preuve
d’un peu d’initiative, ce qui l’avait conduit à entrer dans une relation qui
d’ailleurs s’avéra durable.

Nous ne sommes pas en faveur d’une astrologie stressante qui vous
dit que les choses doivent se faire tel jour à telle heure. Le temps court
n’est pas celui de notre astrologie même si certaines personnes ont besoin de
ce caractère contraignant (cf. notre article sur les femmes et l’emploi du
temps, sur nofim).

Gros sacrifice que de devoir renoncer à ce chapelet de planètes, de
signes, de maisons et qui chargent la mémoire. De nos jours, le mot clef est « Conscience »
(cf. sur teleprovidence, notre reportage sur le Forum de l’Evolution de la
Conscience) et c’est par le Deux que notre conscience se structure. Le mieux
est l’ennemi du bien. Cela dit, on peut introduire des subdivisions plus fines
au sein d’un cycle mais à condition que celles-ci  se situent dans la diachronie, la succession et
non dans la synchronie, la juxtaposition (cf. notre étude sur l’habitat de la
pièce unique et polyvalente, sur nofim)

 

JHB

30. 10.13

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Complexité des rapports astronomie-astrologie. La notion de configuration

Posté par nofim le 28 octobre 2013

 

 

De l’astrologie des phases à l’astrologie des dates.

Par  Jacques  Halbronn

 

 

Question : au départ,  croit-on que l’astrologie s’intéressait aux dates ; qu’elles soient de naissance ou autres ? La notion même de date (terme qui signifie simplement « donnée », data) est d’ailleurs à distinguer du verbe « dater » car dater est beaucoup  plus approximatif que « date ». Rappelons que l’on aurait eu bien du mal à  connaitre la date de naissance des gens  aux origines de l’astrologie. Le temps était alors beaucoup plus souple. Selon nous, l’astrologie des dates est relativement tardive et elle  aura été largement précédée par une astrologie des phases, n’en déplaise à ce que nous avons appelé l’astrologie « ponctualiste » qui aura fini par substituer le critère des dates à celui des phases.

En fait, la thèse que nous défendons au regard de l’Histoire de l’Astrologie, est la suivante : le glissement d’une astrologie des phases à une astrologie des dates correspond au passage à une astrologie de bas de gamme, du pauvre. On observe d’ailleurs un tel phénomène dans un très grand  nombre de domaines, comme par exemple pour la cuisine.

En effet, la compétence nécessaire pour faire de l’astrologie du « thème » est bien plus faible que celle exigée pour une astrologie des phases. Il ne faut en effet qu’une seule date et à partir de là l’astrologue travaille, notamment en astrologie horaire, ce qui fut notamment au cœur de l’œuvre de l’astrologue anglais William Lilly, au XVIIe siècle (cf. notre postface à l’Introduction au Jugement des astres de Claude Dariot,  Ed  Pardés, 1990).  Cela évitait d’avoir à connaitre le mouvement réel des astres, notamment grâce à la technique dite des directions, c’est-à-dire de modes de correspondance espace-temps.

Il a toujours été plus facile de dire ce qui se passe dans le ciel à un moment donné que de suivre un astre dans son mouvement réel sur des décennies. Ce qui est étonnant, c’est que la pratique du thème ait survécu jusqu’à nos jours et ce en dépit de l’ergonomie des connaissances astronomiques grâce à l’informatique. Mais l’on sait que la pratique de l’astrologie a connu bien des déboires et est tombée dans les mains de praticiens assez démunis.

Cela dit, dès la fin du premier millénaire de l’ère chrétienne (Albumasar), l’astrologie des cycles refait entendre sa voix avec les grandes conjonctions Jupiter-Saturne qui n’ont plus rien à faire avec les thèmes ! De ce fait, l’astrologie parvient à s’intégrer assez largement dans la culture de l’époque et ce jusqu’au XVIIe siècle.  Mais on peut dire qu’un Jean- Baptiste Morin de Villefranche, en ce même  XVIIe siècle, aura beaucoup fait pour la défense et l’illustration d’une astrologie des thèmes. Il déclare ainsi que le thème horaire doit se référer au thème natal. (cf. notre étude  à ce sujet). C’est un pionnier de l’astrologie « ponctualiste » qui prétend à une grande prévision prévisionnelle du fait même de la précision dans le calcul du thème, comme si les deux choses étaient liées et interdépendantes. Car le boniment du praticien se limite le plus souvent à cela : je pars d’une information très pointue, tout à fait validée par l’état civil (date et lieu de naissance), je me sers d’éphémérides extrêmement précises, des latitudes et longitudes, je corrige soigneusement l’heure légale etc DONC je peux faire de prévisions très fiables et de la plus grande précision en termes de dates et de lieux.

En réalité, l’astrologie n’a aucun intérêt à se fonder sur des dates aussi précises et à prétendre parvenir par la même occasion, analogiquement, à une prévision comparable au niveau de son diagnostic et de son pronostic mais d’est bien là le message subliminal qu’elle envoie aux clients qui font appel  à elle. La précision de l’input garantirait celle de l’output.

A contrario, l’astrologie des phases sera donc beaucoup moins précise mais comme l’on sait il n’est de science que du général.  Pour cette astrologie, la configuration est un événement relativement rare beaucoup plus que ne l’est  le thème astral. Mais peut-on qualifier même le thème astral de configuration sans abus de langage ? Dans la plupart des cas, le thème ne comporte aucun aspect exact et donc ne correspond à aucun événement astronomique à proprement parler.  En fait, le thème astral n’existe que par rapport à la date d’un événement « humain » comme la naissance, comme une consultation, comme un jour d’élection ou de fondation d’une ville, d’une bataille (comme Pearl Harbour dont C. Moysan nous parle actuellement sur Aldébaran Face Book etc.  C’est un ciel totalement aléatoire au regard de l’astronomie.  Tout au contraire, l’astrologie des phases s’articule sur les « vraies » configurations astrales et considère que ce quo en découlera sur terre  se produira dans une certaine fourchette de temps, que l’on peut appeler « phase », « stade ». L’astronomie dont se sert l’astrologie des phases est, à l’évidence, beaucoup plus pertinente…

Il est donc temps de dire la vérité : le thème astral n’est pas une donnée astronomique viable, elle ne l’est que parce qu’on la relie à une donnée  terrestre. C’est une projection d’une donnée terrestre sur le ciel, tout comme d’ailleurs le cycle des saisons et notamment les points équinoxiaux et solsticiaux (et les subdivisions qui en découlent pour donner les douze signes). Donc les astrologues de l’école des thèmes et des dates instrumentalisent l’astronomie pour qu’elle vienne corroborer l’importance d’un événement totalement contingent du point d vue astronomique à l différence de l’astrologie mondiale qui elle  est censée partir de configurations astronomiques se formant régulièrement et parfaitement prévisibles.

Mais les astrologues des dates jouent sur les mots : ils vont déclarer que la date d’une bataille est de l’astrologie mondiale, ce qui est faux. Ce qui est de l’astrologie mondiale exige de recourir à des techniques de l’astrologie mondiale et tout ce que l’on peut faire dans le cas d’une bataille, c’est la situer au sein d’une phase mais en aucune façon expliquer que cela devait se produite tel jour en particulier, en laissant croire que l’on pourra faire une prévision avec la même précision. Or, pour faire une prévision, l’astrologue ne peut pas dresser un thème astral puisqu’il n’a pas de date à partir de laquelle travailler sauf si la date en question a été fixée à l’avance par les hommes, comme pour un mariage ou une élection.  Mais s’il se sert des configurations majeures, à savoir certains intervalles entre astres,  il ne pourra en aucune façon  déterminer une date « précise » (cf infra).

Il convient de clarifier ce que nous entendons par configuration astronomique en montrant que ce n’est pas le cas pour un thème astral qui n’existe que par référence à une « configuration » terrestre. Nous durons que cela exige une corporéité. Le passage d’une planéte dans un signe zodiacal ne correspond à cette exigence car une configuration exige de relier deux corps célestes notamment  par conjonction et opposition. (Syzygie) comme  c’est le cas pour les luminaires (Soleil/Lune). Le thème astral ne correspond pas non plus, on l’a dit, à cette nécessité de constituer une configuration.  Autrefois, on parlait de « constellation » pour désigner le thème astral (notamment chez Morin de Villefranche), ce qui ne veut pas dire grand-chose astronomiquement si ce n’est la position des astres pour une date  terrestre. Les planètes ainsi réunies dans un thème ne forment pas plus de structure pertinente que les étoiles réunies au sein d’une même constellation (zodiacale ou  non).

On comprend mieux dès lors les causes profondes de l’hostilité des astronomes envers l’astrologie en ce que celle-ci manie l’astrologie de façon fort cavalière en imposant à l’astronomie  des rapports qui n’ont aucune résonance astronomiquement. Etrangement, il ne semble pas que les astronomes soient parvenus à clarifier suffisamment leur gène à ce sujet.  L’astrologie des phases est beaucoup plus respectueuse de l’astronomie que celle des dates. Certes, l’astrologie de thèmes prend tout le ciel  en considération mais elle institue des liens qui ne correspondent à rien et qui n’ont rien de précis car presque toujours approximatifs. A contrario, l’astrologie de phases ne retient que certaines configurations astronomiques parmi d’autres mais elle ne les invente pas.

On aura donc compris que la question des orbes est au cœur du débat : dans l’astrologie des phases, on a affaire à un continuum, à un processus évolutif qui se poursuit indéfiniment, ce qui relativise l’importance que l’on puisse accorder à quelque date que ce soit. La notion d’orbe ici est assimilable à celle d’aspect, la référence unique étant la conjonction  dont l’astre le plus rapide se rapproche puis s’éloigne ou vice versa.   En revanche, dans l’astrologie des dates, l’on se polarise sur un instant T qui astronomiquement ne fait aucunement sens. On introduit la notion d’orbe pour précisément  donner l’illusion d’une pertinence astronomique en évoquant des configurations qui n’existent pas sur le moment mais ont pu exister ou pourraient par la suite exister. Mais la multiplicité des configurations  envisagées est considérable dans tout  thème, ce qui crée encore plus de confusion.,  C’est pourquoi, même en astrologie mondiale, nous pensons que l’astrologie ne doit travailler que sur un seul cycle, une seule configuration. En tout état de cause, en astrologie DS phases, on doit partir d’une configuration se formant ou se défaisant dans le ciel et non d’une date fixée par ce qui se passe sur terre. On conclura en précisant que la configuration astronomique n’est aucunement censée en astrologie des dates avoir des effets immédiats mais qu’elle couvre un espace avant et après la configuration en devenir (cf. nos textes sur l’astrocyclologie, sur le blog  nofim), que l’on peut appeler « orbe » (cercle autour d’un point).On note qu’une tendance en astrologie mondiale accorde la plus grande importance à la configuration astronomique en considérant, sous l’emprise de l’astrologie des dates, que c’est le moment où se forme celle-ci qui fixe une date alors que  cette configuration génère une phase au sein d’un cycle.. On en arrive ainsi à une astrologie mondiale dévoyée qui ne se soucie pas du suivi des cycles mais  se contente de noter les configurations qui se succèdent non point en tant que pivot d’une phase mais en tant que marqueur d’une date, qui est celle à laquelle se forme la configuration. Ajoutons que l’astrologie des phases, du fait qu’elle  couvre une période assez longue est en mesure d’englober un grand nombre de cas, ce qui rend très improbable que ceux-ci puissent se limiter à un pays donné, elle ne saurait donc impliquer une idée de localisation. Dans la plupart des cas mis en avant par l’astrologie des thèmes, il est aisé de montrer que des thèmes très différents correspondent à des situations fort semblables en des lieux fort dispersés, ce qui rend vaine toute étude d’événements à partir du thème d’un pays donné. Inversement, les astrologues des dates sont intéressés à la localisation  de façon  à éviter que l’on puisse recourir à   notre argument. Ils montrent que de toute façon les évènements que nous voudrions rapprocher différent par tel ou tel détail, tant ils répugnent à mettre en évidence des points communs.  Nous dirons que les astrologues des dates ont tendance à isoler les choses, à les séparer  les unes des autres alors que les astrologues des phases ont tendance à les rapprocher. …

 

 

JHB

28  10  13

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Les femmes et le défi masculin de la création

Posté par nofim le 27 octobre 2013

Les femmes et la culture de l’avoir

Par  Jacques Halbronn

 

Une femme n’hésitera pas à rappeler l’argent qu’elle a dépensé pour telle ou telle cause. Il semble que souvent les femmes se sentent  quitte quand elles ont payé ce qu’elles pensaient juste de payer. D’où l’importance des cadeaux, des dons.  Tout travail ne mérite-t-il pas salaire ? D’où l’importance de l’argent, précisément. Avec l’argent, on peut régler toutes sortes de dettes. Dans les domaines les plus divers.

Les hommes ne fonctionnent pas tout à fait de la même façon. On dira qu’ils préfèrent payer de leur personne, en nature, si l’on peut dire. Ils ont la faiblesse de croire que le mieux est de donner ce qui vient de soi, de son  propre travail et non de ce qu’il peut rapporter.

Nous parlerons chez les femmes d’une culture de l’avoir mais en fait c’est une culture qui est inhérente à leur nature. Chassez le naturel il revient au galop. Elles tendent instinctivement à valoriser plus l’extérieur que l’intérieur, et donc quelque part à minimiser ce qu’elles pourraient produire elles-mêmes, d’où la transmutation, la traduction par le truchement de l’argent et de ce que tout ce qu’il peut offrir. (what money can buy) On pourrait parler d’un complexe d’infériorité profondément ancré dans l’esprit des femmes et qui les pousse irrésistiblement  à penser que ce que font les autres vaut mieux que ce que l’on fait soi-même.  Le « fait maison » (home made) atteint très vite ses limites.

On a prononcé le mot « culture » car quelque part  c’est là un bagage qui s’acquiert, qui se cumule comme une sorte de magot, de capital, en dehors même de considérations pécuniaires. Les femmes aiment aller dans des lieux de culture qu’elles tendraient à ne pas localiser chez elles mais à l’extérieur, dans des lieux appropriés à cet effet. (Galerie, théâtre, musée etc.). Même si elles peuvent avoir plaisir à collectionner des objets pour leur « intérieur » qui n’est en fait qu’un extérieur de proximité. Le terme « femme d’intérieur » n’est pas sans ^prêter à confusion*

Les hommes nous semblent avoir un autre rapport à la culture en ce qu’ils se demandent ce que cela peut leur apporter un peu les enfants ne s’intéressent au langage qu’en vue eux-mêmes de le pratiquer et non pas comme une donnée extérieure.  Pourquoi n’auraient-ils pas la même attitude face à la musique, à la peinture   à savoir que la culture conduit à la création, c’est-à-dire qu’elle est initiatrice. On peut parler d’eudémonisme, de cultiver son être, ses talents, ce qui est le vrai sens du réflexif « se cultiver » dont il semble que le sens premier ait été détourné.

Entendons par là que pour les hommes, la culture n’est pas une fin en soi, qu’elle doit éveiller en eux un élan créatif. Et une fois celui-ci enclenché, il n’est plus besoin d’en rester au stade initial. Celui qui a réveillé en lui une certaine vitalité musicale a-t-il encore besoin d’écouter la musique des autres ? On passe à un autre stade, à la vitesse supérieure.

Mais allons  plus loin : nous pensons en fait que les créateurs sont ceux qui profitent le plus des œuvres déjà accomplies, qui leur serviront d’exemple. En revanche, nous considérons que les simples ‘amateurs « auraient tout intérêt à s’intéresser aux créateurs qu’ils peuvent rencontrer croiser, se familiariser avec une musique vivante qui ne se réduit pas à l’œuvre mais au créateur, en tant que personne qui a sa vie à vivre et qui peut avoir encore à se faire connaitre. Cette dimension humaine, les femmes peuvent l’apporter même quand elles n’ont pas de vocation créatrice. Et on peut donc regretter qu’elles ne le fassent pas assez et d’assez bonne grâce. C’est certainement un des problèmes de notre civilisation actuelle que la difficulté de femmes à se situer par apport à la création, sous ses diverses manifestations artistiques, intellectuelles, sociales etc…D’où l’ambiguïté de l’expression « se cultiver »  (cf. supra) dans la bouche des femmes et dans le langage courant. Or, littéralement, cultiver, au sens agricole du terme, c’est élever et s’élever, c’est pousser et faire pousser.  Quel dommage que ce terme ne veuille plus rien dire que de se consacrer à des loisirs consistant à « sortir »,  à se procurer des œuvres  plutôt qu’à développer, à épanouir ses facultés. La culture est devenue une source de plaisir souvent partagé et non le principe d’un essor de ses facultés personnelles.

C’est d’ailleurs pour cette raison que les hommes sont souvent considérés comme « égocentriques » et ce  à juste titre tant et si bien que s’intéresser à ce que les autres peuvent nous apporter est extrêmement valorisé. Ce qui nous semble assez paradoxal dans la mesure où  celui qui s’accomplit dans ses potentialités pourra enrichir la « culture » ambiante.  On ne peut pas avoir le beurre et l’argent du beurre. On ne peut pas fabriquer des voitures sans mettre en place une industrie éventuellement polluante. Il y a un prix  à  payer et il faut assumer un rapport de cause à effet. La personne qui a une mentalité de consommateur a du mal à comprendre comment les choses se font et elle ne tient  pas trop à le savoir d’ailleurs.

. Pour nous recentrer sur le rapport des femmes à la culture, on ne peut que constater le décalage entre le nombre d’interprètes féminins de haut niveau et la médiocrité de la présence féminine dans le cénacle des plus grands créateurs d tous le temps. On ne saurait balayer ce problème d’un revers de main ! Les femmes se sentent beaucoup plus aptes, en leur for intérieur, à  goûter la culture existante – quitte à se l’approprier  par le biais de l’interprétation, de la traduction,  qu’à produire elles-mêmes des œuvres nouvelles, de leur temps. Elles se contentent souvent de faire revivre (revival) les œuvres des décennies voire des siècles passés , ce qui risque de les mettre en porte à faux –plus ou moins consciemment- avec les hommes de leur temps qu’elles «  trompent »  avec  leurs congénères décédés en une sorte de nécrophilie assez morbide.. Le décalage est souvent patent entre la culture féminine qui regarde vers le passé et la culture masculine vers l’avenir. Nous pensons qu’il serait bon que les choses changent et qu’une relation plus saine s’instaure au XXIe siècle entre hommes et femmes qui ne se formule en une affirmation d’égalité factice mais en une certaine division du travail. Comme nous l’avons dit plus haut, une civilisation des loisirs ne se vit pas avec le regard dirigé vers le passé. Elle implique une présence accrue de l’art vivant au sens d’un art des vivants et qui ne se réduise pas à refaire vivre les créateurs d’antan, ce qui s’apparente selon nous à une forme de muflerie féminine qu’il s’agit de dénoncer d’autant qu’elle est marquée par une évidente ingratitude mais il est vrai que la reconnaissance es un sentiment souvent douloureux. Un des effets les plus pervers  du féminisme actuel se manifeste dans une certaine défaveur du public pour la création contemporaine. alors que celle-ci est parmi nous,  un peu partout, parfois dans notre famille, dans notre foyer en tout cas dans notre ville. Que certains films soient vus par des millions de gens est un scandale qui montre à quel point le problème de la réception de la création de nos jours  est  en crise, en dépit du développement d’Internet et des réseaux sociaux. Mais cela pose aussi le rapport de la culture, de la création avec l’argent. Ces mégaproductions condamnent au chômage, à l’assistance des milliers de créateurs. Les femmes, en ce sens, ne sont pas  à la hauteur de leur mission, toutes employées qu’elles sont à vouloir prouver qu’elles « valent » bien les hommes. Le problème, c’est qu’elles se gardent bien de mettre la barre trop haute et ne visent qu’une masculinité médiocre qui vient  justifier leur fascination pour l’humanité masculine des siècles passés. Ce qui leur permet de dire que le régne des génies masculins est révolu. Il serait en effet  suicidaire pour ces féministes d’encourager des créateurs masculins à s’épanouir, cela viendrait contredire leur attente des temps nouveaux qui verraient les femmes prendre le relais, d’où d’ailleurs leur intérêt pour tout ce qui annonce sinon la fin du monde du moins la fin d’un monde- comprendre celui des mâles dominants (comme il y a un an fin 2012, avec le calendrier maya ou l’ère du Verseau).  Mais ne s’agit-il pas en réalité d’un «coup monté » (d’un set up) dont nous avons décrit les rouages du fait d’un processus de dénégation. ?

 

 

 

JHB

27 10  13

Publié dans ECONOMIE, FEMMES, PSYCHOLOGIE | Pas de Commentaire »

Majorité féminine et élite masculine

Posté par nofim le 24 octobre 2013

 

 

Les femmes et  le syndrome du clonage

Par  Jacques Halbronn

 

 

S’il fallait définir les rapports entre femmes d’une part et les rapports entre hommes de l’autre, nous dirions que les femmes se gênent mutuellement parce qu’elles se ressemblent trop et que les hommes se gênent parce qu’ils  diffèrent trop entre eux.

En ce sens, ce que doit le plus redouter une femme, c’est une autre femme qui fera ressortir un certain clonage. Une femme, ça passe, deux femmes à la rigueur, trois, bonjour les dégâts pour l’image. Certes, c’est une force que tout le monde dise la même chose mais au-delà d’un certain seuil, on commence à se poser des questions !

Le fait de constater que les mêmes propos sont tenus en copié-collé par un grand nombre de personnes conduit à penser qu’elles dépendent d’une seule et même source. Mais en même temps, quand il y a un tel consensus social, va-t-on encore prendre la peine de s’expliquer et de se justifier ? Non, on suppose, à tort ou à raison que tout cela a été réglé en amont et qu’on n’a plus qu’à appliquer. Et cet amont peut être repoussé à un passé immémorial  dont elles se contentent de se faire l’écho. Il n’est donc jamais mauvais de rappeler  à une femme à quel point non seulement elle se répété mais à quel point elle reprend ce qui a déjà été dit et redit par tant d’autres. C’est de bonne guerre !

En ce qui concerne les hommes, du moins les vrais,  l’on a des chances d’avoir à faire avec des gens qui connaissent les tenants et les aboutissants des positions qu’ils défendent même si chacun y va de son explication personnelle qui ne rejoint donc pas forcément celle du voisin. Mais ils sont tout à fait capables de débattre entre eux et de reconnaitre éventuellement qu’un autre a fait mieux-est  plus avancé, mieux informé- qu’eux car les différences se situent plus, à leurs yeux, dans la diachronie que dans la synchronie. Mais quand un homme accepte un argument, il prend la peine de réviser l’ensemble de son discours, ce n’est pas une simple addition qui laisse intact ce qui avait été énoncé antérieurement.  Il y a là une exigence de cohérence interne. Les hommes ont une certaine pratique de la solitude qui les incline à ne pas répéter ce qui a déjà proféré, y compris à ne pas se répéter eux-mêmes, ce  qui facilite les rapprochements entre chercheurs, puisque tout se reconstruit à frais nouveaux, à chaque coup.

Nous pensons qu’il y a trop d’hommes sur cette planéte et que cela n’est pas une bonne chose puisque chaque homme a une certaine vocation à la centralité et que trop de centres tue le centre. Mais cela implique dès lors que l’on renonce à la réglé de la majorité tous sexes confondus. Il faut deux collèges différents si l’on admet le vote des femmes (cf. le dernier livre de Bernard Werber sur une humanité féminine à venir !). Le XXI siècle fera la part belle à l’élite, à l’instar de ce qui se pratique notamment dans le sport. Le sport correspond à des valeurs bien plus vitales que le spectacle aux numéros minutés et ressassés. Comment pourrait-on refaire deux fois le même match ou la même improvisation.  Tout ce qui est répétitif, rabâché, par cœur, prompté, est de l’ordre du féminin, même  si cela offre un caractère de perfection, d’excellence que ne permet pas d’atteindre le premier jet.  Le féminin ne saurait donc représenter l’avenir que si l’on  confond prolongement et innovation. Certes, si les femmes perfectionnent ce que font les hommes, elles les dépassent si l’on peut dire mais elles sont très vite dépassées et déphasées par de nouvelles avancées qui sont dues aux hommes ou par des femmes recourant aux apports des hommes, ce qui revient au même.  Quand les femmes disent des choses justes, ce n’est pas d’elles et quand c’est d’elles, ce n’est pas juste.

De plus en plus, on aura intérêt à se méfier de ce que telle personne peut dire et ne pas lui en attribuer  d’emblée le mérite, avant vérification.  Ce qu’Un Tel dit ne lui appartient pas d’office. On a maintenant des ordinateurs et des matériaux numérisés  qui permettent en très peu de temps d’identifier les plagiats, tant dans le domaine de l’écrit que dans celui de l’oral (cf. les affaires d’espionnage qui défraient actuellement la chronique). A terme, dès que quelqu’un prendra la parole ou produira un texte, on aura accès à sa source par quelque signal. . .

Est-ce à dire que ce qui est original est préférable à ce qui est répété à n exemplaires ? On peut, en tout cas, penser que notre cerveau n’a rien à gagner à entendre les mêmes propos, les mêmes musiques, à voir les mêmes peintures. L’originalité est toujours tonifiante et il n’en faut pas beaucoup pour irriguer toute une population  féminine. Il est préférable, en tout état de cause, que les femmes se mettent au service des hommes contemporains qu’à celui des génies d’hier car elles ont tout intérêt à se montrer capables par leur nombre de signaler les nouvelles œuvres les plus prometteuses plutôt que celles qui sont déjà consacrées depuis belle lurette. Il vaut mieux pour elles de venir juste après l’émission initiale que des années voire  des décennies si ce n’est des siècles après coup.

L’avenir des femmes passe, en effet, par une faculté de reconnaissance et de résonance des activités masculines. Elles doivent se battre, s’investir pour un créateur face à d’autres créateurs. Qu’elles se positionnent, elles-mêmes, comme créatrices relève presque toujours de l’imposture. Derrière les femmes, cherchez l’homme.  Cette imposture est mise en évidence, on l’a dit, par la répétition. A contrario, les hommes qui se respectent ont autre chose à faire qu’à répéter ce qui a été dit par d’autres. S’ils le font, ce ne peut être qu’un signe d’impuissance et dans ce cas, ils sont aussi dans l’imposture en essayant de faire croire le contraire. En ce sens, les hommes impuissants rejoignent le camp des femmes, dans leurs pratiques.

On aura compris que nous prônons un autre type de régime politique que celui en pratique actuellement. La démocratie classique  a fait son temps et a souvent conduit de facto à des trucages pour maintenir artificiellement certaines élites  au pouvoir (notamment au Moyen Orient)). Il vaut mieux d’entrée de jeu poser un refus de la réglé de la majorité, du suffrage universel en admettant l’existence de plusieurs instances. Le critère du nombre de votants  allant dans le même sens ne peut que favoriser à terme une certaine féminisation de la société. Que l’on pense aux partis politiques où chaque membre répète les mêmes arguments mot pour mot et vote comme un seul homme. L’idéal pour nous est celui d’un électorat féminin élisant des candidats masculins présentés par le collège masculin. Cela nous semble la formule la plus équitable par-delà les boniments égalitaires éculés et irresponsables.

 

 

 

 

 

 

JHB

24. 10  13

Publié dans ECONOMIE, FEMMES, HISTOIRE, POLITIQUE, PSYCHOLOGIE | Pas de Commentaire »

Vers une cyclicité des lieux de vie

Posté par nofim le 23 octobre 2013

 

 

 

L’influence de l’aménagement de notre intérieur sur nos représentations de l’espace-temps

Par  Jacques Halbonn

 

La façon dont notre lieu de vie est agencé peut influer, pensons-nous sur notre représentation du monde.

De nos jours, dans la plupart des appartements à plusieurs pièces (‘F2, F3 etc) l’on passe d’une pièce dans une autre, de la salle à manger à la chambre à coucher, de la cuisine à la salle de bains et ainsi de suite. Or, autrefois, l’aménagement était différent. La même pièce était polyvalente et changeait de statut selon les moments de la journée, elle était « convertible » comme l’on dit justement de ces canapés qui changent de statut selon nos besoins.

Auparavant, on dressait une table (sur des tréteaux amovibles), on faisait son lit en apportant de la « literie »  mais dans le même lieu qui avait pu, un peu plus tôt, accueillir des invités. Les choses n’étaient pas cloisonnées comme elles tendent à l’être actuellement, à savoir qu’à présent, la chambre à coucher ne bouge pas et reste réservée à une activité bien définie et de même pour d’autres pièces en vue d’autres affections.

Or, le fait d’avoir conscience qu’un même lieu pouvait changer d’état ne favorise-t-il pas la conscience cyclique ? Certes, l’on peut dire que le fait de changer de lieu pour changer d’activité  est en mesure d’entretenir également  une certaine conscience du temps qui passe mais  cela nous semble sensiblement moins net.

En effet, ce qui compte dans le domaine cyclique tient, selon nous, au fait que le lieu change de nature avec le temps, qu’il n’est plus ce qu’il était précédemment alors que s’il n’y a qu’un changement de lieu, on peut à juste titre conclure que ce n’est pas le lieu qui change mais  nos besoins qui évoluent et nous conduisent de ce fait d’un lieu vers un autre lieu.

Or, selon nous, il est plus sain de vivre dans un lieu voué à évoluer de façon cyclique tout au long de la journée, ce qui évite de compartimenter spatialement ce qui ne devrait l’être que dans la durée.

Le cas de l’astrologie est emblématique de cette dualité de perception (cf. nos travaux sur ce sujet, notamment sur le blog Nofim). De plus en plus d’astrologues ont du mal à comprendre la notion de cycle et selon nous cela tiendrait à l’aménagement de leur propre espace de vie qu’ils projetteraient sur leur représentation de l’astrologie.

Les astrologues préfèrent désormais le « thème astral » au cycle, c’est-à-dire l’espace au temps. Le thème est au demeurant compartimenté en « maisons », en « signes », habité par des planètes qui sont chacune dotées de fonctions distinctes etc. A contrario, le cycle a une unité de lieu mais une grande diversité de « temps », de « phases » qui se succèdent et alternent. Il est clair que le cycle correspond à l’aménagement « convertible » qui change de physionomie et de statut selon les heures de la journée.

On peut dire que l’astrologie s’est embourgeoisée en passant de la pièce unique polyvalente à l’appartement aux diverses « chambres » qui restent en l’état mais que l’on n’occupe que pour un temps. L’espace ici prévaut sur le temps. Cela fait songer à la peinture par rapport à la musique. Sur un tableau, tout est là d’entrée de jeu et l’œil peut circuler d’un point à un autre. En musique,  en un instant T, on ne perçoit qu’une partie de la réalité globale e l’ensemble et il faut donner du temps au temps.

Au lieu de penser en termes d’avant et d’après, on pense alors en termes d’ici ou là, en une sorte de synchronie où tout est interdépendant. S’il y a un incendie, c’est tout l’appartement qui va brûler et non pas un état donné  à un moment donné.

On peut donc penser qu’il importe de contrôler notre cadre de vie tout comme cela est souhaitable pour notre alimentation. Car tout cela n’est pas neutre, n’est pas sans conséquence.

Pour en revenir à l’exemple de l’astrologie, il y a diverses formes d’astrologies et il  y a, en vérité, une énorme différence entre une astrologie des  12  signes (solaires) et une astrologie du thème individuel (natal). Dans un cas, la personne se situe au sein d’un ensemble, dans le second,  l’ensemble se situe en son sein. Cela signifie que dans un cas l’astrologie traite d’un fait social, collectif et  dans l’autre d’un fait psychologique, individuel.

Dans un cas,  il n’y a pas a priori d’interdépendance entre les signes : si l’on est des Gémeaux, on ne s’intéresse pas à ce qui arrive à la Balance. Dans le second cas, tout interfère avec tout puisque c’est toute la carte du ciel qui va concerner chaque personne y compris pour ce qui est des transits qui peuvent émaner de n’importe où, à tout instant de notre vie/ Les

Astrologues dits sérieux affichent un certain mépris pour la typologie zodiacale brute. Ils ne jurent que par le panachage, le mélange et c’est d’ailleurs là tout leur art.

Dans le domaine linguistique, on a le même phénomène qui fait primer la synchronie sur la diachronie. On a tendance à séparer les langues les unes des autres au lieu de s’efforcer d’appréhender leur gansés, le passage de l’une à l’autre, ce qu’une langue doit, a emprunté, à une autre langue et qui fait qu’elle n’est plus ce qu’ »elle était à l’origine.

Nous pensons donc d’un point de vue pédagogique que l’on ne saurait négliger l’impact de l’agencement du lieu de vie dans la formation mentale des enfants, notamment. Le mode de vie actuel nous apparait singulièrement dispendieux et à la limite ingérable à grande échelle. Il est probable que l’on doive, à terme, s’orienter- ne serait-ce que pour maitriser la crise du logement- vers des lieux « unitaires » (« studios ») mais en revanche fortement convertibles. Cela peut se faire non pas seulement à l’échelle d’un lieu individuel de vie mais à celui d’une ville entière. On peut ainsi penser que des bureaux peuvent se convertir le soir en lieux d’habitation  au lieu que l’on sépare les deux notions avec tout le gaspillage que cela occasionne. Nous allons vêts des immeubles polyvalents qui changeraient d’affectation et même d’occupants selon qu’il fait jour ou nuit.

En effet, nous considérons que la conscience de la cyclicité va se renforcer considérablement au cours des prochaines décennies ce qui fera primer le critère de temps sur celui d’espace. Il y  a là les bases d’une nouvelle idée de l’écologie et du développement durable.

 

 

JHB

23 10 13

 

Publié dans ASTROLOGIE, ECONOMIE, LINGUISTIQUE, PSYCHOLOGIE | Pas de Commentaire »

L’astrologie en entreprise Un nouveau modéle

Posté par nofim le 29 septembre 2013

 

 

Astrologie et CV : objectif  recrutement en entreprise. Une nouvelle approche.

Par  Jacques Halbronn

 

 

On a beaucoup débattu sur l’usage de l’astrologie pour le recrutement dans les entreprises.  Or, selon nous, il s’agit probablement de l’application la plus heureuse qui se puisse concevoir à condition de déterminer une politique viable du modus operandi.

Il ne s’agit pas, en effet, de partir de la date de naissance pour sélectionner un candidat. Un tel recours est totalement hors de question en astrocyclologie. En revanche, les différentes dates qui jalonnent un curriculum vitae sont tout à fait susceptibles d’être traitées par notre approche.

Un astrocyclologue compétent doit être en mesure d’exploiter cette série de dates correspondant à des moments importants de la carrière du candidat, quitte, bien entendu, à compléter lors d’un entretien.

Ce que les entreprises  peuvent demander à un astrocyclologue  c’est de déterminer  le profil de vie du candidat mais non pas comme le ferait un astrologue ordinaire en accumulant les paramètres. Au contraire, on lui demande à cet astrocyclologue de réduire les cas qui se présentent à deux catégories seulement A  ou B.

Nous avons depuis longtemps prôné l’usage de courbes pour déterminer l’appartenance d’une personne à tel ou tel groupe (cf. le dossier « Astrologie Sensorielle »,  in revue Cosmopolitan, fin 1976). Mais à l’époque nous avions 4 catégories (associées aux planètes Mars, Jupiter, Saturne et Uranus).  A présent, il n’y a que  2 catégories. C’est peu  mais  c’est  essentiel pour l’entreprise (terme à prendre au sens le plus large) pour choisir ses leaders car tel est bien l’enjeu principal.

Nous citions alors des passages des Confessions de Jean-Jacques Rousseau : « Qu’on se rappelle un de ces courts moments de ma vie où je devenais un autre et cessais d’ être moi ; on le trouve encore dans le temps dont je parle, mais au lieu de durer six jours ou six semaines, il dura près de six ans et durerait  peut-être  encore sans les circonstances  particulières  qui le firent cesser et me rendirent à la nature, au dessus de laquelle  j’avais voulu m’élever »  ou encore « L’ambition  n’eut jamais  chez moi que les courts intervalles  où toute  autre passion me laissait libre  mais un de ces intervalles  eût suffi pour me rengager’ »

Cette Astrologie que nous préconisions en 76 se voulait planétaire et non plus zodiacale : « Connaitre sa planète, c’est connaitre aussi son cycle, son rythme biocosmique, donc prévoir son avenir (et l’améliorer)  en ne s’embarquant pas sur la planète de n’importe qui ». En gros, cela impliquait de déterminer laquelle des courbes astrocycliques (sinusoides) correspondaient le mieux au profil de vie de la personnne considérée. Nous avions à l’époque élaboré une typologie sensorielle (d’où le nom de l’article), chacun des 4 sans (on excluait le toucher) correspondant à l’une des 4 planétes retenues. Entretemps, nous avons évidemment considérablement évolué  avec ce que l’on peut appeler  une astrologie de la présence et de l’absence. Ce qui débouchait sur un modèle beaucoup plus épuré dans une diaélectique du plein et du vide. Il n’était pas utile de recourir à plusieurs planétes pour rendre compte de sensibilités différentes mais il suffisait de parler de façon binaire d’un courant qui passe ou ne passe pas ou plus, pour distinguer les tempéraments et les phases.

Ainsi,  en astrocyclologie, les leaders ont des « creux », des  passages à vide, au cours des phases dites de disruption. A ces moments-là ils sont méconnaissables ou si l’on préfère  on les distingue mal du vulgum pecus  et c’est alors que peuvent se commettre des erreurs fatales dans le recrutement. A l’astrocyclologue de contribuer à les éviter pour  l’entreprise.

Pour ce faire, l’astrocyclologie, éventuellement aidé d’un logiciel met en mémoire les données (data) du CV qui lui a été fourni et   parvient ainsi à sélectionner les CV correspondant le mieux aux diagrammes de l’Astrocyclologie.

Le but de l’opération est  de repérer les éléments les plus prometteurs, ceux dont les prochaines années sont les plus propices à la réussite. Cela ne passe aucunement, comme en astrologie classique, par la montée du thème natal lequel ne constitue pas une donnée utile en astrocyclologie. On, sort donc de cette chasse aux anniversaires et aux documennts  d’état civil au profit du CV qui est effectivement  bien plus difficile à établir, ce qui explique d’ailleurs  la tendance dominante Che les astrologues actuels à faire abstraction du facteur temps dans leur étude, hormis bien entendu la fameuse heure de naissance, parfois complétée par quelque certificat de mariage, de divorce et tutti quanti comme si l’ »astrologie était  fonction du  livret de famille…

L’idée sous-jacente à notre méthodologie du recrutement  est fonction de la thèse suivante à savoir que nous ne sommes pas tous réceptifs de la même façon à la cyclicité liée aux signes célestes. Il y a  ceux qui sont dynamisés par la formation de ces signes (à savoir une série de conjonctions se produisant tous les 7 ans, sur la base du cycle de Saturne) et ceux qui ne le sont que sous la domination et la conduite des premiers.

Il est clair que l’entreprise doit savoir ce qu’elle veut, ce qu’elle fait, où elle va. Si elle veut recruter des personnages de premier plan, des « locomotives », des « chefs » qui seront aux premières loges en phase conjonctionnelle ou si elle entend  embaucher des seconds couteaux, des lieutenants, des sousfifres.

On aura compris que le facteur Temps joue ici un rôle tout à fait essentiel du fait de la cyclicité. En effet, cet « état de grâce » de ces leaders est  marqué par la cyclicité, c’est-à-dire qu’il ne se maintient pas indéfiniment au « top ». L’intéressant pour une entreprise – comme à la Bourse- est de recruter ces leaders au bas de la courbe en sachant que, dans tant de temps –ce que peut préciser l’astrocyclologie avec toute la fiabilité nécessaire- leur cote va remonter. On peut parler ici d’une Bourse de l’emploi qui correspond tout à fait au processus de l’astrocyclologie.

L’astrocyclologue d’entreprise  a donc pour mission de classer les candidats  en deux « familles », la famille « A » et la famille «  B ». La famille A est portée par la phase A (conjonctionnelle qui couvre 56 mois sur un cycle de 7 ans, avec temps ascendant jusqu’à la conjonction et temps descendant, étant entendu qu’au cours de ces phases on assiste à une accélération puis à une décélération)

Quant à la famille B, elle souffre en période A, en ce sens qu’elle est doit renoncer à des positions obtenues en phase B et inversement la famille A souffre en phase B pour les raisons opposées. C’est ce moment de « souffrance » qui permet notamment de distinguer entre les deux familles puisque ce moment n’est pas le même. On est là dans une forme d’alternance du personnel. En ce sens, le malheur des uns fait le bonheur des autres.

C’est un  point qui nous avait intrigué et que nous avions traité en son temps (in revue Trois-Sept-Onze, Lyon, RAO, à propos de Laurent Fabius). Comment un même facteur peut agir si différemment sur deux personnes ? Cela devait s’expliquer par une condition différente du récepteur humain.

Tout cela implique, on s’en doute, que pour quelque raison, nous naitrions plutôt « A » que « B », ce qui est au cœur diu modèle astrocyclologique. On pourra dire dans un premier temps que cela pourrait statistiquement correspondre à la distinction des « genres » (hommes/femmes), les hommes étant plutôt de type A et les femmes de type B. Mais on ne saurait se contenter de cette première approximation car encore faut-il que les potentialités tant A que B aient été activées au cours de la vie, du fait notamment de l’ éducation. Force est de constater qu’une grande partie de la population est inclassable tant chez les hommes que chez les femmes, ce qui est source de bien des confusions et des erreurs de jugement. D’où l’importance des tests cycliques et des CV pour  tous les candidats. En effet, il importe aussi que le entreprises embauchent tant de vrais types A que de vrais types B, pour qu’une synergie puisse se faire entre les deux familles, complémentaires, optimalement, dans le meilleur esprit.

Cela dit, on peut tenter d’établir le portrait psychologique du type A et du type  B  et mettre en place une batterie de tests comportementaux, comme nous l’avions fait en 1976, sur une base sensorielle qui ne nous intéresse plus tant que cela pour l’heure, préférant la notion de démarche cognitive.  On dira que le type A se reconnait- du moins quand il est en pleine possession de ses moyens, donc en phase A – mais cela vaut évidemment à titre rétrospectif (d’où l’importance du CV) par un  sens du rassemblement, de l’Unité par-dessus les clivages tant sur le plan social qu’intellectuel ou autre. A contrario, le type B se reconnait – avec les mêmes précautions d’usage- par une tendance à un certain cloisonnement, à mettre des limites de toutes sortes du fait de l’importance qu’il accorde aux détails. Si le type A capte  l’unité du monde, le type B en capte la diversité

On aura compris que le deux type sont effectivement complémentaires et peuvent être amenés à s’affronter  mais aussi à alterner, la phase A  mettant en avant le type A et la phase  le type B/

On aura compris que nous allons vers une typologie des comportements et des phases d’une très grande simplicité de lecture, comparée à celle proposée par l’astrologie classique.

A l’issue de l’entretien, un certificat sera établi par l’astrocyclologue  précisant le type A ou B  mais en ajoutant également  si le type est nettement activé ou pas. Si ce n’est pas le cas,  le candidat  ne sera pas intégrable dans l’entreprise ou devra passer de nouveaux tests plus pointus. En effet, il  peut y avoir eu des interférences qui exigent une thérapie préalable que l’astrocyclologue pourra éventuellement conduire selon des modalités à préciser.

Nous proposerons donc pour l’année universitaire 2013-2014 une formation « Astrocyclogie et recrutement entreprises » qui constituera un heureux recyclage pour les praticiens tant en astrologie que dans le conseil en général.

Cf   csafranc@yahoo.fr  tel   et SMS  06 60 75 52 48  pour les séminaires.

 

JHB

29. 09. 13

Publié dans ECONOMIE, FEMMES, PSYCHOLOGIE | Pas de Commentaire »

L’astrologie en entreprise. Les nouvelles approches

Posté par nofim le 29 septembre 2013

 

 

Astrologie et CV : objectif  recrutement en entreprise. Une nouvelle approche.

Par  Jacques Halbronn

 

 

On a beaucoup débattu sur l’usage de l’astrologie pour le recrutement dans les entreprises.  Or, selon nous, il s’agit probablement de l’application la plus heureuse qui se puisse concevoir à condition de déterminer une politique viable du modus operandi.

Il ne s’agit pas, en effet, de partir de la date de naissance pour sélectionner un candidat. Un tel recours est totalement hors de question en astrocyclologie. En revanche, les différentes dates qui jalonnent un curriculum vitae sont tout à fait susceptibles d’être traitées par notre approche.

Un astrocyclologue compétent doit être en mesure d’exploiter cette série de dates correspondant à des moments importants de la carrière du candidat, quitte, bien entendu, à compléter lors d’un entretien.

Ce que les entreprises  peuvent demander à un astrocyclologue  c’est de déterminer  le profil de vie du candidat mais non pas comme le ferait un astrologue ordinaire en accumulant les paramètres. Au contraire, on lui demande à cet astrocyclologue de réduire les cas qui se présentent à deux catégories seulement A  ou B.

Nous avons depuis longtemps prôné l’usage de courbes pour déterminer l’appartenance d’une personne à tel ou tel groupe (cf. le dossier « Astrologie Sensorielle »,  in revue Cosmopolitan, fin 1976). Mais à l’époque nous avions 4 catégories (associées aux planètes Mars, Jupiter, Saturne et Uranus).  A présent, il n’y a que  2 catégories. C’est peu  mais  c’est  essentiel pour l’entreprise (terme à prendre au sens le plus large) pour choisir ses leaders car tel est bien l’enjeu principal.

Nous citions alors des passages des Confessions de Jean-Jacques Rousseau : « Qu’on se rappelle un de ces courts moments de ma vie où je devenais un autre et cessais d’ être moi ; on le trouve encore dans le temps dont je parle, mais au lieu de durer six jours ou six semaines, il dura près de six ans et durerait  peut-être  encore sans les circonstances  particulières  qui le firent cesser et me rendirent à la nature, au dessus de laquelle  j’avais voulu m’élever »  ou encore « L’ambition  n’eut jamais  chez moi que les courts intervalles  où toute  autre passion me laissait libre  mais un de ces intervalles  eût suffi pour me rengager’ »

Cette Astrologie que nous préconisions en 76 se voulait planétaire et non plus zodiacale : « Connaitre sa planète, c’est connaitre aussi son cycle, son rythme biocosmique, donc prévoir son avenir (et l’améliorer)  en ne s’embarquant pas sur la planète de n’importe qui ». En gros, cela impliquait de déterminer laquelle des courbes astrocycliques (sinusoides) correspondaient le mieux au profil de vie de la personnne considérée. Nous avions à l’époque élaboré une typologie sensorielle (d’où le nom de l’article), chacun des 4 sans (on excluait le toucher) correspondant à l’une des 4 planétes retenues. Entretemps, nous avons évidemment considérablement évolué  avec ce que l’on peut appeler  une astrologie de la présence et de l’absence. Ce qui débouchait sur un modèle beaucoup plus épuré dans une diaélectique du plein et du vide. Il n’était pas utile de recourir à plusieurs planétes pour rendre compte de sensibilités différentes mais il suffisait de parler de façon binaire d’un courant qui passe ou ne passe pas ou plus, pour distinguer les tempéraments et les phases.

Ainsi,  en astrocyclologie, les leaders ont des « creux », des  passages à vide, au cours des phases dites de disruption. A ces moments-là ils sont méconnaissables ou si l’on préfère  on les distingue mal du vulgum pecus  et c’est alors que peuvent se commettre des erreurs fatales dans le recrutement. A l’astrocyclologue de contribuer à les éviter pour  l’entreprise.

Pour ce faire, l’astrocyclologie, éventuellement aidé d’un logiciel met en mémoire les données (data) du CV qui lui a été fourni et   parvient ainsi à sélectionner les CV correspondant le mieux aux diagrammes de l’Astrocyclologie.

Le but de l’opération est  de repérer les éléments les plus prometteurs, ceux dont les prochaines années sont les plus propices à la réussite. Cela ne passe aucunement, comme en astrologie classique, par la montée du thème natal lequel ne constitue pas une donnée utile en astrocyclologie. On, sort donc de cette chasse aux anniversaires et aux documennts  d’état civil au profit du CV qui est effectivement  bien plus difficile à établir, ce qui explique d’ailleurs  la tendance dominante Che les astrologues actuels à faire abstraction du facteur temps dans leur étude, hormis bien entendu la fameuse heure de naissance, parfois complétée par quelque certificat de mariage, de divorce et tutti quanti comme si l’ »astrologie était  fonction du  livret de famille…

L’idée sous-jacente à notre méthodologie du recrutement  est fonction de la thèse suivante à savoir que nous ne sommes pas tous réceptifs de la même façon à la cyclicité liée aux signes célestes. Il y a  ceux qui sont dynamisés par la formation de ces signes (à savoir une série de conjonctions se produisant tous les 7 ans, sur la base du cycle de Saturne) et ceux qui ne le sont que sous la domination et la conduite des premiers.

Il est clair que l’entreprise doit savoir ce qu’elle veut, ce qu’elle fait, où elle va. Si elle veut recruter des personnages de premier plan, des « locomotives », des « chefs » qui seront aux premières loges en phase conjonctionnelle ou si elle entend  embaucher des seconds couteaux, des lieutenants, des sousfifres.

On aura compris que le facteur Temps joue ici un rôle tout à fait essentiel du fait de la cyclicité. En effet, cet « état de grâce » de ces leaders est  marqué par la cyclicité, c’est-à-dire qu’il ne se maintient pas indéfiniment au « top ». L’intéressant pour une entreprise – comme à la Bourse- est de recruter ces leaders au bas de la courbe en sachant que, dans tant de temps –ce que peut préciser l’astrocyclologie avec toute la fiabilité nécessaire- leur cote va remonter. On peut parler ici d’une Bourse de l’emploi qui correspond tout à fait au processus de l’astrocyclologie.

L’astrocyclologue d’entreprise  a donc pour mission de classer les candidats  en deux « familles », la famille « A » et la famille «  B ». La famille A est portée par la phase A (conjonctionnelle qui couvre 56 mois sur un cycle de 7 ans, avec temps ascendant jusqu’à la conjonction et temps descendant, étant entendu qu’au cours de ces phases on assiste à une accélération puis à une décélération)

Quant à la famille B, elle souffre en période A, en ce sens qu’elle est doit renoncer à des positions obtenues en phase B et inversement la famille A souffre en phase B pour les raisons opposées. C’est ce moment de « souffrance » qui permet notamment de distinguer entre les deux familles puisque ce moment n’est pas le même. On est là dans une forme d’alternance du personnel. En ce sens, le malheur des uns fait le bonheur des autres.

C’est un  point qui nous avait intrigué et que nous avions traité en son temps (in revue Trois-Sept-Onze, Lyon, RAO, à propos de Laurent Fabius). Comment un même facteur peut agir si différemment sur deux personnes ? Cela devait s’expliquer par une condition différente du récepteur humain.

Tout cela implique, on s’en doute, que pour quelque raison, nous naitrions plutôt « A » que « B », ce qui est au cœur diu modèle astrocyclologique. On pourra dire dans un premier temps que cela pourrait statistiquement correspondre à la distinction des « genres » (hommes/femmes), les hommes étant plutôt de type A et les femmes de type B. Mais on ne saurait se contenter de cette première approximation car encore faut-il que les potentialités tant A que B aient été activées au cours de la vie, du fait notamment de l’ éducation. Force est de constater qu’une grande partie de la population est inclassable tant chez les hommes que chez les femmes, ce qui est source de bien des confusions et des erreurs de jugement. D’où l’importance des tests cycliques et des CV pour  tous les candidats. En effet, il importe aussi que le entreprises embauchent tant de vrais types A que de vrais types B, pour qu’une synergie puisse se faire entre les deux familles, complémentaires, optimalement, dans le meilleur esprit.

Cela dit, on peut tenter d’établir le portrait psychologique du type A et du type  B  et mettre en place une batterie de tests comportementaux, comme nous l’avions fait en 1976, sur une base sensorielle qui ne nous intéresse plus tant que cela pour l’heure, préférant la notion de démarche cognitive.  On dira que le type A se reconnait- du moins quand il est en pleine possession de ses moyens, donc en phase A – mais cela vaut évidemment à titre rétrospectif (d’où l’importance du CV) par un  sens du rassemblement, de l’Unité par-dessus les clivages tant sur le plan social qu’intellectuel ou autre. A contrario, le type B se reconnait – avec les mêmes précautions d’usage- par une tendance à un certain cloisonnement, à mettre des limites de toutes sortes du fait de l’importance qu’il accorde aux détails. Si le type A capte  l’unité du monde, le type B en capte la diversité

On aura compris que le deux type sont effectivement complémentaires et peuvent être amenés à s’affronter  mais aussi à alterner, la phase A  mettant en avant le type A et la phase  le type B/

On aura compris que nous allons vers une typologie des comportements et des phases d’une très grande simplicité de lecture, comparée à celle proposée par l’astrologie classique.

A l’issue de l’entretien, un certificat sera établi par l’astrocyclologue  précisant le type A ou B  mais en ajoutant également  si le type est nettement activé ou pas. Si ce n’est pas le cas,  le candidat  ne sera pas intégrable dans l’entreprise ou devra passer de nouveaux tests plus pointus. En effet, il  peut y avoir eu des interférences qui exigent une thérapie préalable que l’astrocyclologue pourra éventuellement conduire selon des modalités à préciser.

Nous proposerons donc pour l’année universitaire 2013-2014 une formation « Astrocyclogie et recrutement entreprises » qui constituera un heureux recyclage pour les praticiens tant en astrologie que dans le conseil en général.

Cf   csafranc@yahoo.fr  tel   et SMS  06 60 75 52 48  pour les séminaires.

 

JHB

29. 09. 13

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Les deux économies

Posté par nofim le 29 juin 2013

Vers une « nouvelle créativité »  pour l’Occident.
Par Jacques  Halbronn
 
 
Il existe deux conceptions du « produit », l’une qui privilégie le produit « durable », qui économise à terme la créativité en cours et l’autre qui met en avant  le produit qui, justement, ne dure pas, ne se consomme, en quelque sorte, que dans l’instant, qui vient de sortir.
 Nous avons déjà signalé, dans de précédents textes le lien entre ces deux phénomènes qui se nourrissent l’un de l’autre et qui conduisent à la de l’avoir, que sont la taylorisation du travail et sa féminisation, qui correspondent à des démarches subalternes.
En effet, ce qui est de l’ordre de l’avoir facilite la dépossession, permet de remplacer une personne par une autre, génére de la substitution, de l’imitation, de la récupération. Nous avions aussi rappelé que notre Droit est resté plus pénalisant pour les atteintes à l’être qu’à l’avoir : on est plus sanctionné pour un meurtre que pour un vol.  Mais jusqu’ à quand  en sera-t-il encore ainsi ?
Le piége dans lequel l’Occident s’est enfermé tient à une dévalorisation du travail, lequel s’avère de moins en moins créatif et donc ouvert à peu  près à n’importe qui.  On a baissé la barre. La main d’œuvre européenne est devenue de moins en moins qualifiée alors même que la technologie progressait inlassablement. Le perfectionnement des équipements prenait le pas sur l’éveil des facultés créatives. Or, c’est dans un tel contexte que se situe la revendication égalitariste, laquelle  fait sens du fait du nivellement par le bas. C’est parce que le travail s’est dégradé qu’il est devenu à la portée des femmes et qu’il peut être délocalisé, du fait de la faible valeur ajoutée.
Prenons le cas de l’apprentissage de la lecture. De nombreuses activités exigent simplement  que l’on sache lire et déchiffrer. On se transforme en « tourne disque » en « lecteur de CD », bref en machine. On est face à une standardisation des compétences à un niveau très minimal pour une majorité de gens et à un niveau très pointu pour une élite.  Une chanson qui survit des générations durant  n’est pas un produit « frais ». Il ne faut pas se voiler la face et recourir à des arguties. Cela dit le « live » prévaut sur le « Play back »,  la « version originale » sur la version doublée etc.
La notion d’exigence est donc vouée à évoluer. Il ne s’agit plus d’exiger un produit  qui a fait ses preuves et qui est réactivé une fois de plus mais bien  d’apprécier plus qu’on ne le fait généralement, ce qui est « frais » On ne doit   pas accepter la « lecture » qui est l’invasion du passé dans le présent à l’instar d’un disque qui passerait en boucle indéfiniment.  L’apprentissage de la lecture est une formation à l’esclavage, la personne n’est plus qu’un rouage dont les interventions sont strictement limitées avec en prime une apparence de vie.
Or, il  convient  de développer une économie de l’instant face à une économie de la durée. Une fleur du jardin  vaut plus qu’une fleur en papier, un gigot  vaut plus qu’un saucisson que l’on peut garder pendant des semaines, tout comme une figue fraîche a plus de valeur qu’une figue séché  car sa durée de consommation est bien plus brève. Une musique qui nait sous nos yeux a plus de valeur qu’une musique cent fois jouée et rejouée depuis des décennies voire depuis des siècles et ainsi de suite.
Certes, il y a une économie du produit qui dure des années, comme une voiture,  une machine mais même dans ce domaine,  sa nouveauté est précaire et c’est le commencement du processus qui vaut plus que sa fin. Avant d’être séché, une figue est d’abord fraiche, avant d’être « d’occasion », une voiture est d’abord neuve etc.  Ce qui est en train de naitre a plus de valeur que ce qui est déjà né et plus encore que ce qui est mort et ne survit qu’au prix d’artifices.
Dans une population,  ce n’est qu’une minorité qui peut assumer cette exigence de nouveauté, d’originalité (ce qui est à l’origine, donc au commencement, ce qui se lève (orient) et cette minorité doit être estimée à sa juste valeur, ce qui ne nous semble pas être tellement le cas de nos jours.
Le luxe, c’est ce qui est vraiment nouveau, inédit. L’Occident a donc mieux à faire que de se faire représenter par des œuvres anciennes sauf à se reconnaitre en état de décadence. Il doit au contraire montrer que la source ne s’est pas tarie, ce dont on pourrait parfois sérieusement douter.
Pour ce qui est des produits de longue durée, qui se perpétuent, mieux vaut que l’Occident laisse ce créneau  à d’autres à  condition bien entendu qu’il perçoive des « royalties » sur les produits en question une fois qu’ils sont passés à un autre stade de leur carrière.
En dehors de la mise au monde de « nouveaux nés » qui est un acquis universel, les civilisations ne sont pas au même niveau. Il y a celles qui sont au début des processus et celles qui sont au stade de leur prolongation, ce qui recoupe en gros le clivage hommes-femmes.
C’est pourquoi l’Occident aura fait fausse route en investissant à l’excès sur  les automatismes car cela met tout le monde sur le même plan. D’ailleurs, en ce début de XXIe siècle, les choses tendent à se rétablir du fait de la délocalisation. La créativité doit être la nouvelle image de marque de l’Occident. On pourrait parler de ‘nouvelle créativité » renouant avec les défis d’hier. Il n’est pas dans le génie, dans l’ADN de l’Occident de servir du réchauffé. Ce n’est pas digne de lui. Cela vaut aussi pour l’ expérimentation de nouvelles pratiques sociétales, de nouvelles conceptions du Droit. Il faut que l’Occident ait toujours de l’avance sur le reste du monde de façon à maintenir sa dominance qui s’est notamment exercée par la colonisation et la diffusion de ses langues dans le monde entier. .
Or, pour y parvenir,  on doit avoir une tolérance zéro pour l’auto-plagiat, quand l’Occident ne fait que se répéter et dans ce processus de répétition,  les femmes jouent un rôle considérable. En mettant fin à ce genre d’exercice, l’on verra que le débat autour de l’égalité des hommes et des femmes  révélera son véritable visage, à savoir que les femmes ont parié sur la décadence de l’Occident, ce qui se traduit par  le fait qu’elles ont investi un créneau qui  est voué à la délocalisation.  Plus la valeur ajoutée est faible et plus la duplication est aisée.  On le voit par exemple avec l’omniprésence des Asiatiques dans le domaine de l’interprétation de la musique occidentale  du passé dans la mesure où le ressassement des œuvres d’hier est à lui seul  un très mauvais signal.
JHB
23.06.13

Publié dans ECONOMIE, POLITIQUE | Pas de Commentaire »

Economie et linguistique‏

Posté par nofim le 22 juin 2013

Economie et Linguistique
Par  Jacques  Halbronn
 
Il nous semble souhaitable de renoncer  à l’idée selon laquelle la linguistique serait l’étude des langues, comme le croit le grand public. L’idée d’un cloisonnement et de la globalité des langues constitue un obstacle épistémologique qui affecte l’enseignement des langues et pénalise  la pensée linguistique contemporaine dont nous avons déjà signalé certains errements. La langue n’est pas un  ensemble à prendre ou à laisser et il faut faire la part de ses importations comme de ses exportations, de son  PIB et de son endettement.
Certes, l’homme de la rue est-il attaché à son savoir-faire et au sentiment qu’il a fait le « tour » de la langue, qu’il la maîtrise pleinement. Il est fier d’y être parvenu et considéré cet acquis comme une valeur. Mais, pour le linguiste, un tel regard sur le phénomène linguistique fait problème et il est désormais conseillé de procéder autrement au cours du présent siècle. Nous pensons que la linguistique doit se rapprocher de la science économique avec laquelle elle présente des points communs, ne serait-ce que parce que dans les deux cas on parle de flux internationaux, d’importations et d’exportations, d’équilibres et de déséquilibres selon divers critères.
Si l’on veut situer telle ou telle économie nationale ou régionale, on  s’intéressera avant tout à ce qui fait l’objet de flux et par là même on se situera au niveau international avec des pays plus dynamiques que d’autres au regard de l’import et de l’export. Les économies ne sont pas sur un pied d’égalité pas plus d’ailleurs, pensons-nous, que les langues. Il y a une guerre économique et il y a une guerre linguistique et cela ne date pas d’hier.
On nous objectera qu’une langue peut s’exporter ou s’importer en tant qu’ensemble d’un seul tenant : on apprend telle langue de A  jusqu’à Z comme on le ferait pour sa langue maternelle. Tout serait bon à savoir dans une langue et l’on ne parle bien une langue, dit-on,  que si l’on comprend tout ce qui se dit par son truchement. Une telle approche unitaire des langues nous semble étrangère à la démarche linguistique de demain même si les linguistes d’hier ont pu s’ingénier à établir des lois valables pour toutes les langues dont la plus caractéristique est probablement la phonologie où l’on nous explique comment dans une langue donnée, le locuteur fait en sorte de ne pas confondre un mot avec un autre en jouant sur les « phonèmes ». Pour notre part, nous avons milité en faveur d’une distinction au sein d’une langue entre les mots s’inscrivant dans des groupes homogènes  et les mots « orphelins » (noms de lieux, d’objets, de personnes) qui n’en seraient que la périphérie, encore que ces mots se retrouvent souvent d’une langue à l’autre.  En tout état de cause, on ne saurait mettre tous les mots d’une langue dans un même sac sous prétexte qu’il faut  s’aligner sur le bagage du locuteur moyen au sein d’une société donnée.
Si l’on prend le cas du français,  ce qui nous intéresse avant tout, c’est  d’abord   son organisation interne, son « économie », faudrait-il dire dans tous les sens du terme. Selon nous, une langue n’a besoin que d’un nombre limité de mots pour fonctionner dès lors que l’on sait en faire le meilleur usage tant au niveau grammatical qu’au niveau sémantique. La notion même de « richesse » d’une langue, du point de vue du nombre de mots, nous semble une notion fort douteuse, tout comme elle l’est d’ailleurs du point de vue du nombre de ses locuteurs parlant cette langue en tant qu’objet « entier ».
Nous intéressera bien davantage au regard de la science linguistique le dénombrement, le recensement  des mots qui ont été exportés d’une langue vers  d’autres langues, tout au long de son histoire car les enjeux sont à très long terme, avec son corollaire les chiffres des importations. Encore ne devra-t-on pas  confondre ces deux angles qui  correspondent à des dynamiques sensiblement différentes et on devra les découpler. 
Les linguistes sont bien conscients que le français est une langue qui a énormément exporté de mots vers d’autres langues, ce qui relativise d’emblée la notion de cloisonnement entre les unes et les autres. Nous ne reviendrons pas sur ce phénomène qui marque tout le second millénaire de l’ère chrétienne. Ce n’est pas le français en tant qu’entité qui a été exporté- même si c’est aussi le cas par ailleurs – mais bien – et cela se poursuit jusqu’ à nos jours et pour longtemps- les mots, les formes du français, quand bien même seraient ils intégrés, insérés, infiltrés  au sein des environnements les plus divers. Signalons pour éviter toute ambigüité  que ce ne sont pas tant les langues qui exportent que les langues qui importent sans le consentement de l’’exportateur sauf si le produit exporté comporte des composantes proprement linguistiques comme dans le domaine culturel, artistique. Cela dit, le pillage d’une langue définit bien cette idée  d’une appropriation ciblée, ponctuelle et non pas globale de la langue. En réalité,  une langue se picore, on s’y sert comme dans un libre-service. On fait son marché. C’est dire que le rapport d’une langue à une autre est sélectif et non global à la différence de ce qui se passe au regard de l’enseignement des langues.  Est-ce qu’employer des mots venant du français suffit à dire que l’on parle le français même si l’on connait l’expression souvent mal venue « je ne parle pas un mot de français » pour dire que l’on n’a pas appris  à ‘parler » cette langue en tant que totalité indivisible.  Or, sur le plan économique, cette notion de totalité ne fait guère sens : quand on entre dans un magasin, on peut vouloir tel produit et pas tel autre, on n’est pas forcé d’acheter toute la boutique ! Dans bien des domaines, ce qui semblait d’un seul tenant se retrouve dispersé, à l’instar d’une collection de tableaux. Même un peuple peut être dispersé par le fait des migrations.
On aura compris dès lors à quel point  le fait de considérer le nombre de locuteurs qui s’expriment parfaitement  dans  telle ou telle langue –a quelque chose d’artificiel en comparaison des flux de mots qui passent d’une langue matricielle  vers d’autres. Notons qu’une grande partie des mots que l’anglais « exporte » sont d’origine française et doivent donc être crédités sur le compte du français,  non pas, certes, du français en tant que langue totale mais du français comme producteur de mots susceptibles de pénétrer au sein des langues les plus diverses.  A l’heure où l’on parle d ’espionnage informatique de la part des USA, nul doute qu’il devrait être possible de quantifier les flux lexicaux d’origine française et de constituer par-là de nouvelles ressources économiques pour la France qui dispose des « gisements » lexicaux  très recherches,  à l’image des épices dans la saga de Frank Herbert « Dune ».
On nous demandera : mais qu’est-ce qui  a fait le succès des mots français ? Il semble que le français ait su  déclencher un processus, une dynamique  de création de mots qui s’était perdu depuis fort longtemps. Un  nouveau pôle « mâle » se serait ainsi  constitué qui était voué à féconder diverses langues « femelles », en une sorte de polygamie linguistique  avec les fruits que l’on sait, pour toute une série de cas. On pourrait qualifier le phénomène de « don juanisme » linguistique, de « French Lover » au niveau des mots, laissant sa trace un peu partout dans le monde, sur plusieurs générations, l’anglais ne faisant au bout du compte que relayer et amplifier  cette expansion.  Il serait d’ailleurs intéressant de noter que la plupart des mots anglais entrés dans d’autres langues (y compris en français)  sont d’origine française.
Le français a su réinventer  la créativité linguistique en pratiquant une sorte de « lego » à base de racines, de préfixes, de suffixes. On y retrouve le concept de jardin à la française.  Que par la suite, la langue française  ait pu se frelater, ne change rien à l’affaire, dès lors que les «importateurs »  sont des connaisseurs qui savent ce qu’ils veulent. Là encore, personne n’est obligé de  tout emporter.  Les importations se font « à la  carte ».
On aura donc compris qu’il convient de repenser ce qu’on entend par langue. Une langue n’est pas uniquement un objet abouti qui est à prendre en bloc ou à laisser, c’est  là une approche féminine de la langue. Nous proposons  une approche masculine de la langue qui implique d’apprécier la faculté de pénétration de certaines langues, ce qui au demeurant génère un ensemble de langues « bâtardes »  dont l’unité  est à rechercher du côté du « père » et non des mères.
 
 
 
 
 
JHB
18/06/13

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