Les deux paradigmes astrologiques: Babel I (JH) et Babel II (MG)

Posté par nofim le 15 novembre 2014

 

Les nouveaux paradigmes de l’Astrologie: au prisme de la Tour de Babel (Genése XI)

par  Jacques  Halbronn

Un des passages les plus étranges du Livre de la Genése traite de la Tour de Babel:

« 11 Toute la terre avait une seule langue et les mêmes mots. 2 Après avoir quitté l’est, ils trouvèrent une plaine dans le pays de Shinear et s’y installèrent. 3 Ils se dirent l’un à l’autre: «Allons! Faisons des briques et cuisons-les au feu!» La brique leur servit de pierre, et le bitume de ciment. 4 Ils dirent encore: «Allons! Construisons-nous une ville et une tour dont le sommet touche le ciel et faisons-nous un nom afin de ne pas être dispersés sur toute la surface de la terre.» 5 L’Eternel descendit pour voir la ville et la tour que construisaient les hommes, 6 et il dit: «Les voici qui forment un seul peuple et ont tous une même langue, et voilà ce qu’ils ont entrepris! Maintenant, rien ne les retiendra de faire tout ce qu’ils ont projeté. 7 Allons! Descendons et là brouillons leur langage afin qu’ils ne se comprennent plus mutuellement.» 8 L’Eternel les dispersa loin de là sur toute la surface de la terre. Alors ils arrêtèrent de construire la ville. 9 C’est pourquoi on l’appela Babel: parce que c’est là que l’Eternel brouilla le langage de toute la terre et c’est de là qu’il les dispersa sur toute la surface de la terre. » (trad. Segonds)
Selon nous, ce passage implique qu’un paradigme unitaire ait laissé la place à un paradigme pluriel. Or, cela correspondrait assez bien
à deux corpus astrologiques particulièrement marquants, à savoir celui que deux chercheurs français mirent en place au cours des 60
dernières années,  d’une part Michel Gauquelin pour le second et de l’autre Jacques Halbronn, pour le premier, si l’on suit l’ordre
chronologique. On ne saurait en effet concevoir deux modéles aussi différents que ceux établis respectivement par MG et JH.
Le modéle MG est celui qui s’apparente à  Babel II, à savoir le temps de la pluralité  tandis que le modéle JH serait celui qui recouperait
Babel I, à savoir le temps, précédent, de l’Unité.
On sait que nous avons souvent émis des réserves à l’encontre des résultats MG car nous avions le sentiment que les deux modéles
étaient incompatibles. Or, l’histoire de la Tour de Babel  nous permet de les réunir diachroniquement. Cela ne signifie d’ailleurs
pour autant que Babel I  ait  été remplacé par Babel II mais que les deux paradigmes se superposent, se croisent.
Nous dirons donc désormais que Babel I  correspond au cycle de Saturne, tel que défini par JH (l’auteur de ces lignes), en ce qu’il se
présente comme unitaire et que Babel II correspond à une cetraine diversification des planétes « utiles », en rappelant que pour
Gauquelin, 5 astres seraient opérationnels, Lune, Vénus, Mars, Jupiter et Saturne, correspondant à des créneaux socio-professionnels
bien distincts ‘et cloisonnés.
Ces deux paradigmes n’auraient, selon nous, pas été élaborés de concert mais de façon successive sinon alternative. Le modéle MG
aurait été élaboré dans un deuxiéme temps, (second thought) et correspondrait tout à  fait au « récit » que nous avons rapporté du
Livre de la Genése, où Dieu – ou les dieux- remettet en question ce qu’ils avaient édifié ou laissé s’édifier. Il est clair que ce pluralisme affaiblit l’Humanité voire la paralyse en en complexifiant les modes de communication.
On ne peut s’empêcher de faire le paralléle avec  une humanité d’abord « adamique » (à l’image de Dieu) puis où vient émerger l’élément
féminin (par la suite appelée Eve, lors de l’expulsion du Jardin d’Eden). Là aussi, l’on peut y voir un certain revirement avec le passage
de l’un au deux -avec à la clef la progéniture du couple (Cain et Abel etc)
Précisons que pour notre part, nous nous situons dans une perspective bio-technologique qui permet des reprogrammations. Mais ajoutons que les liens ainsi constitués ne tiennent pas à une influence « naturelle » des astres mais à  leur instrumentalisation en tant que
signaux. Autrement dit,  les humains seraient programmés pour capter certains signaux formés par certaines configurations  choisies par rapport aux besoins du systéme ainsi mis en  place.
On peut certes s’ingénier à discuter du bien fondé des 5 astres mis en exergue statistiquement par Michel Gauquelin. Là encore,pourquoi ces astres et point d’autres et pourquoi  5 et non 4 ou 6  ou plus? Il revient à l’historien de prendre acte de l’effet des
décisions prises et non de plaquer les acquis d’une astronomie moderne (comme le fait Jean-Pierre Nicola) sur une astrologie antique., au risque d’ailleurs de l’anachronisme. Autrement dit, la question n’est pas le pourquoi mais le quoi et le qui? A moins d’adopter la
totalité des com-possibles,  des choix -certes arbitraire- sont inévitables.
On dira donc que l’astrologie monoplanétaire, saturnienne, constitue un premier étage et l’astrologie pluri-planétaire un second, sans que l’on sache quel intervalle de temps les sépare.
Il nous apparait que l’on aura finalement abouti à un systéme mixte sinon hybride, à partir de deux logiques différentes. Toute la question est de savoir si le premier paradigme est toujours en vigueur en dépit de l’existence d’un second.   Il nous semble que les deux
sont actifs; ce qui est probablement cause de bien des tensions. Quand la conjonction se forme, l’affrontement entre les deux
systéme atteint son paroxysme alors que la
disjonction laisserait le champ libre au second paradigme.
On retiendra que la mission des femmes serait, selon
notre lecture du Livre de la Genése de saboter la progression
des hommes.
17 11 14

 

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La Russie, son influence néfaste en Europe aux XXe-XXIe siècles.

Posté par nofim le 3 novembre 2014

La Russie, mauvais  génie  de l’Europe  moderne.

(1905-2014)

par Jacques Halbronn

 

Nous avons publié en 2002 un ouvrage (Ed Ramkat) qui touche à la Russie (Le sionisme et ses

avatars au tournant du XXe siècle) en ce qu’il traite notamment des Protocoles des Sages de Sion lesquels nous sont connus d’abord dans la langue russe, même s’ils sont inspirés de textes rédigés en français notamment.

On sait que les Protocoles ont été le vecteur d’une nouvelle forme de judéophobie. Mais par ailleurs, les

persécutions qu’ont subi les Juifs dès la fin du XIXe siècle auront certainement contribué à l’essor du

sionisme et encouragé la recherche de solutions d’accueil des Juifs dans une nouvelle « terre », étant donné

que leur arrivé dans d’autres lieux où vivaient des Juifs pouvait déjà en soi accroitre les tensions entre eux

et le reste de la société ( les « non-Juifs »). Herzl pensait surtout aux Juifs russes quand il rédigea son

Etat Juif et qu’il  prit la tête du mouvement sioniste, notamment par l’organisation à partir de celui de Bâle en 1997 de congrès.

A partir de 1905, les Protocoles sont publiés et  traduits du russe  en tchèque et en allemand dès 1909. C’est aussi en 1905 la guerre russo-japonaise qui conduit le Japon à monter en puissance, ce qui en fera trente ans plus tard l’allié de l’Allemagne et de l’Italie (Axe)

Mais on ne saurait ignorer la responsabilité de la Russie  tsariste  en 1914 et de l’URSS de Staline en 1939

dans le déclenchement des deux grands  conflits « mondiaux ».

En 1914, c »est le soutien à la Serbie contre l’Autriche Hongrie, à la suite de l’attentat de Sarajevo, qui provoquera une réaction en chaîne

du fait du mécanisme des alliances  En 1917, les Russes renonceront à la poursuite des combats, à la suite de la Révolution d’Octobre qui

renverse le « tsar de toutes les Russies ».

. En 1939, c’est le pacte germano-soviétique et l’invasion de la Pologne  qui en découle qui conduit la France à  déclarer la guerre à l’Allemagne.

On sait ce qu’aura été le stalisnime avec ses goulags et cette Guerre  Froide marquée par la menace nuclaire.  L’Allemagne est divisée en deux.  Le rideau de fer tombe sur l’Europe..

En 1947, l’URSS permet par son vote et celui de ses satellites de faire voter la partition de la Palestine et la création d’un Etat Juif. par résolution de l’Assemblée Générale.

En 1956, les Russes menacent la France et l’angleterre de frappes nucléaires s’ils ne se désengagent pas du Canal de Suez. (expédition à laquelel Israël est partie prenante)  En 1962, Krouchtchev est sur le point de déclencher un affrontement avec les Etats Unis avec la crise de Cuba, où des missiles soviétiques ont été installés.

En 1968, le « printemps de Prague » (Dubcek) est étouffé par les troupes du Pacte de Varsovie.

En 1989,   le « mur de Berlin » tombe et bientôt l’URSS va se décomposer. Mais la Russie ne renonce pas- au  XXIe siècle, à reconstituer son Empire: ce sont les incidents de Géorgie, puis de Crimée reprise à l’Ukraine (2013) sous Poutine.

On peut penser que sans les diverses initiatives de la Russie depui un siècle et plus,  l’Europe n’aurait pas eu à subir toutes les épreuves

que l’on connait.

 

 

 

JHB

03 11  14

 

 

 

 

 

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20e anniversaire d’une prévision réussie: 1994- 1995

Posté par nofim le 27 octobre 2014

Succès d’une prévision astrologique:  les grèves de décembre 1995

par  Jacques  Halbronn

Il y a 20 ans, nous publiâmes dans une brochure (de 17 pages)  intitulée « L’astrologie selon Saturne » (supplément au Bulletin de la SAF n°9) une prévision qui nous apparait comme une des plus convaincantes au bilan de l’école astrologique française du XXe siècle. Vingt après, il nous a semblé intéressant de mettre cettte réussite prévisionnelle en perspective tant sur le plan historique qu’astrologique et notamment au prisme d’autres prévisions en ce même domaine de l’astrologie mondiale.

Le texte de la prévision pour 1995 était le suivant (p.8) :

« Une échéance à venir et à deviner, le dernier rendez-vous avant l’An 2000 : Faut-il vraiment s’attendre à un événement important

remettant en cause le pouvoir ou débouchant sur des réformes sociales majeures comparable sà celles demandées par le Front

Populaire? Faut-il y voir une période de grèves très dures et durement réprimées? Un regain dans l’antisémitisme?. Il faut s’attendre en

tout cas à des événements rééditant certains des cas de figure apparus lors des passages précédents de Saturne en Béliet. 1995, année

de toute façon d’élection présidentielle comme en 1848. » On ne comprend ce texte qu’en prenant connaissance de toute la série de dates qui ont précédé l’annonce pour 1995 et qui balisent l’Histoire de France depuis 1789.(cf p. 5).

On abordera successivement la question de l’importance des événements  ainsi « annoncés » puis on se situera au prisme de la « science »

astrologique.

I  Décembre 1995. Un moment majeur de la mémoire collective.

« Notre pays, lisait-on, au lendemain des évenements, « a connu sa plus grande crise sociale depuis un quart de siècle » ((Le Grand Refus, cf infra)

Qu’on en juge par la bibliographie des ouvrages se référant explicitement à ce « ‘moment »: en voici quelques échantillons: (cf aussi

la bibliographie in   Faire Mouvementt, op. cit. pp. 275 et seq)?

Le grand Refus. Réflexions sur la grève de décembre 1995 Collectif Alain Touraine et al. Paris Fayard, 1996

Alain Guillerm:  Le luxemburgisme aujourd’hui. Rosa Luxemburg. La  grève de masse & les grèces de décembre 1995 Ed La Digitale 1996

Faire mouvemenr. Novembre-décembre 1995. Dir Claude Neveu, Michel Vakaloulis,  PUF  1998

S. Béroud, R. Mouriaux, M. Vakaloulis,  Le Mouvement social en France. Essai de sociologie politique   Ed. La Dispute, 1998

Le souffle de décembre. Le mouvement de décembre 1995 Continuités, singularités, portée, dir  S. Béroud,  R. Mouriaux,   Ed Syllepse, 1997

Sarah  Waters.  Social Movements in France. Towards a New Citizenship . Ed Macmillan, 2003

La presse étrangère (The Independent 06 12 1995) note ; »Paris faces the biggest protest since 1968″.

Dans Wikipedia, il est indiqué à ce propos :  « Les grèves de 1995 en France contre le plan Juppé de 1995 furent à leur époque les plus importantes depuis celles de Mai 68[1]. Le nombre moyen annuel de jours de grève en 1995 a été six fois supérieur à celui de la période 1982-1994[2]. Du 24 novembre au 15 décembre, des grèves d’ampleur ont eu lieu dans la fonction publique et le secteur privé contre le « plan Juppé » sur les retraites et la Sécurité sociale. Le mouvement social de l’automne 1995, souvent réduit à la grève des transports publics, très visible et fortement médiatisée, a concerné également les grandes administrations (La Poste, France Télécom, EDF-GDF, Éducation nationale, secteur de la santé, administration des finances, etc.). »

On est loin ici d’une prévision réussie relative à telle ou telle élection programmée de longue date  et rappelons que la cohabitation était déjà marquée par un  gouvernement de droite depuis 1993 (avec Balladur comme Premier Ministre de Miterrand). Nous avons remplacé ici la prévision de la guerre par celle de la grève et l’astrologie doit contribuer à sous-tendre une « sociologie de la grève ». Un des mots d’ordre était « Tous ensemble! » On parle du « mouvement de l’automne 1995′

On retiendra ici les textes parus dans « Faire Mouvement » (cf supra) en 1998. « L’action collective de novembre- décembre 1995 (…) représente un mouvement social marquant qui interpelle aussi bien le fonctionnement d’ensemble de l’espace social que l’exercice

ordinaire du pouvoir politique. (p.5)

« Le mouvement social surprend  les pratiques journalistiques   routinières par son ampleur, sa  durée, sa charge symbolique »( M. Vakaloulis)/ Ce qui est clair, c’est que cela perpétue à l’étranger une certaine image de la France où le « peuple »  est un acteur à part entière de la vie politique, par delà le canal des élections.

Il n’y a pas de différence sensible entre  l’automne 1995 et le « printemps arabe » de 2011., quinze ans plus tard (soit un demi-cycle de

Saturne). Il s’agit d’une dynamique, d’une action  collective,  d’une mobilisation (mouvement).

Alain Touraine écrit (in Le Grand Refus, cf supra, pp 11 et seq):  « comment expliquer  qu’une grève, menée par des salariés d’entreprises

publiques et par des fonctionnaires directement concernés par les projets du gouvernement ait entrainé des manifestations aussi

massives et une sympathie aussi large dans l’opinion et qu’elle ait signifié une rupture aussi profonde entre la population et les dirigeants? »

Pour notre part, nous y voyons l’expression d’une certaine lutte des classes qu’il importe de reformuler  : il s’agit là d’une opposition entre un ensemble qui ne fait sens que collectivement, massivement et  une élite qui se résume en fait à quelques personnalités. Ce qui nous fait songer à ce qu’enseignait dans les années soixante Maurice Duverger quand il distinguait partis de gauche, de masse et

partis de droite, de notables.

 

 

 

II  L’Astrologie et  le mouvement de 1995

Bien évidemment, dans la masse de commentaires à propos des dits événements, on ne trouverait aucune référence à l’astrologie en dehors des publications proprement astrologiques, tant l’astrologie est restée à part.

Vingt ans après,  nous  considérons que l’astrologie mondiale – la seule qui nous intéresse- a vocation à modéliser les tensions existant

entre la « population » (comme dit Touraine) et le  club fermé des « leaders ». On est là en face de deux « mystères ». Comment des individus isolés font-ils masse en certaines circonstances – probléme posé en effet par 1995- et comment tel personnage parvient-il, à lui tout seul, à affirmer son pouvoir sur la place publique? Deux questions distinctes en apparence mais qui selon nous relévent d’une dialectique

d’alternance,  s’inscrivant dans un seul et même modéle, à savoir le cycle de Saturne, c’est à dire d’une planéte unique.

Précisons que le modèle que nous utilisâmes et que nous avons entre temps amplifié ne correspond pas à la pratique astrologique

dominante, loin de là.  Pour la très grande majorité des astrologues, notre modéle est un OVNI et c’est pour cela qu’il est génant, d’autant plus s’il est validé.

Cependant, force est de constater que l’astrologie mondiale laisse beaucoup plus de liberté au chercheur que l’astrologie dite

généthliaque (thème natal etc) comme le montre un André Barbault  (né en 1921) qui lui aussi élabora un modéle tout à fait particulier et inédit, dans le cours des années soixante. (cf Les astres et l’histoire. Ed J. J. Pauvert, 1967), le dit modéle étant quant à lui constitué

à partir des 5 planétes les plus lentes (de Jupiter à Pluton)., ce qui ne permettait pas de parvenir à un modéle comportant des phases

régulières et égales comme le nôtre, de par l’entrelac des cycles.

On notera d’ailleurs que ce n’est pas ce modéle qui permit à Barbault de remporter ce qu’il appelle lui même son plus grand succés

prévisionnel, à savoir  l’importance accordée  dès 1952 (dans sa jeunesse)   au cycle de Saturne et de Neptune (de 36 ans) et à l’échéance conjonctionnelle de 1989 concernant la Russie. Rappelons que pour nous le cycle de Saturne était balisé, à l’époque, par son passage

approchant sur le 0° Bélier, soit dans les 20 derniers degrés du signe des poissons. Depuis,  nous avons modifié nos critères en nous

référant aux 4 étoiles fixes royales, totalement délaissées par le dit Barbault. Mais nos observations de l’époque restent valables même si l’explication astrologique en est changée.

En fait, notre modéle n’a nullement besoin d’un intervalle de 28 ans entre chaque échéance et  nous nous en tenons désormais à un cycle de 7 ans, ce qui signifie que la probabilité d’un mouvement social est assez forte si ce n’est qu’elle ne saurait se focaliser sur un seul et même pays mais bien au contraire  qu’elle peut varier géographiquement d’une fois sur l’autre. Le printemps arabe de 2011 illustre bien que l’on n »est nullement limité au retour de Saturne à la fin du signe des poissons (après son passage sur l’une des quatre

étoiles fixes royales, en l’occurrence Fomalhaut)

Dans la revue L’Astrologue (n° 113 Ier trimestre 1996), André Barbault situait après coup (p. 40) : « la tourmente sociale de la France (deux millions de gens dans la rue les 8 et 12 décembre et trois semaines de grèce dans les transports publics) » en recourant au « semi-carré Saturne-Uranus (qui) a accompagné le carré involutif Jupiter-Saturne » (« Du carré au sextile Jupiter-Saturne »)

Pour notre part,  nous pratiquons une astrologie très épurée et minimale, quitte à décanter les données brutes. Ce qui s’est passé en 1995 nous apparait comme singulièrement édifiant pour la pensée astrologique. Nous préconisons de renoncer aux planétes au delà

de Saturne, invisibles et inconnues des astrologues de l’Antiquité, ce qui va totalement à l’encontre de la méthode Barbault qui emboite le pas à l’astronomie contemporaine. Mais l’on connait les risques d’un tel pari quand on apprend que Pluton a été déclassé en 2006.

Paradoxalement,  notre astrologie développe des acquaintances avec le marxisme et l’on peut penser que si nous avons privilégié

l’étude des mouvements sociaux, c’était en référence peu ou prou à la Lutte des Classes. Alors que Barbault avait flirté au début des années soixante avec le communisme soviétique en lui prédisant un avenir radieux (-cf  1964. La crise mondiale de 1965 Ed Albin Michel, 1963) et un dépassement des USA pour 1965, nous en restons à une théorie cyclique aux rythmes brefs, qui relativise

ipso facto  tout risque de dérapage prophétique.

 

JHB

27 10 14

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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L’importation massive de mots français par le monde anglo-saxon et germanique

Posté par nofim le 23 octobre 2014

Vers une économie linguistique. La dette  « germanique » envers le monde francophone.

 

par Jacques Halbronn

 

La thèse d’un choc linguistique d’ici le demi-siècle nous apparait comme un enjeu économique majeur pour les prochaines décennies. Préparer un tel choc économique doit s’envisager dès à présent en vue d’une véritable « guerre des langues » et du fait d’un certain

néo-colonialisme linguistique (cf les travaux de Louis-Jean Calvet). Le monde  francophone ne saurait renoncer à de tels défis mais il faut prendre conscience de leur ampleur et des résistances qui ne manqueront point de se manifester, et notamment au nom de la « Science » et de la « linguistique ». C’est pourquoi nous pensons qu’il importe de montrer que la linguistique contemporaine aura été mise en place pour précisément éviter un tel « choc », de telles revendications que d’aucuns n’hésiteront probablement pas  à qualifier de  « démentes ». Il ne faudra pas se décourager pour autant!

Enjeux économiques avons- nous dit, et qui relévent en fait d’une  véritable spoliation!  Le mot n’est pas trop fort. Et la politique de l’autruche des emprunteurs  nous fait songer peu ou prou à la crise des subprimes, qui concerne également les USA comme c’est le cas

pour l’affaire des emprunts linguistiques au français qui n’a cessé de se manifester sur près de 1000 ans. (conquéte normande en 1066)

et cela n’est pas sans rapport avec le « French Bashing » comme on finira bien par en  prendre conscience tôt ou tard.

Il est clair que lorsque l’on interroge des locuteurs natifs anglophones, on est le plus souvent dans le déni selon un argumentaire plus

ou moins sophistiqué. Cela va de l’origine « latine » du français aux « faux amis »  qui n’ont plus rien à voir avec l’original français – argument d’ailleurs souvent avancé par les professeurs d’anglais en France.

L’enjeu est d’autant plus crucial que l’anglais est bel et bien en position de langue « mondiale » mais c’est précisément la notion même

de ‘langue » en tant qu’entité une et indivisible qui fait ici épistémologiquement probléme en un temps où les physiciens nous expliquent que tout est continuum. Un tel cloisonnement est d’autant plus inacceptable que l’on sait à quel point les notions d’importation et

d’exportation sont déterminantes en économie. Pourquoi ne pourrait-on parler de « ‘balance » des paiements  au niveau linguistique? D’ailleurs la notion d’ »emprunt » linguistique est parfaitement bien  établie et l’on passe aisément de l’emprunt à l’endettement à moins

que l’on ne mette en avant quelque argument légitimant  une certaine forme d’appropriation.

Or, le monde francophone n’a aucun intérêt -et ne peut d’ailleurs se le permettre  –  à valider un certain discours qui placerait le domaine des langues hors du champ économique et il  est bien de notre intention de ne pas laisser se perpétuer plus longtemps une telle spoliation dont le français ferait les frais.

Les linguistes sont d’ailleurs, pour la plupart, parfaitement au courant de la masse de mots français entrés en anglais au cours des siècles au point que l’anglais moderne  est devenu une langue hybride, bâtarde, bref colonisée et qui en porte les stigmates. Mais ils tendent à minimiser et à relativiser les tenants et aboutissants d’un tel « dossier ».

Pour ne pas tomber dans certains piéges, il importe de commencer par déconstruire l’idée d’entités linguistiques indépendantes les

unes des autres. Or, la phonologie a sa raison d’être dans une telle idée. Pour cette « science »,  un locuteur est marqué par la nécessité de gérer au mieux la langue dans laquelle il s’exprime sans se soucier des autres langues.  On évacue ainis toutes les considérations

diachroniques et on décide d’une sorte de statu quo sur lequel il ne serait pas question de revenir. Car que se  passerait-il, n’est-ce pas, si chaque langue revendiquait des « royalties », des redevance sur ce que les autres langues lui devaient et continuent à lui devoir si

les mots ainsi concernés sont encore en usage? Ce serait un désordre total, n’hésiterait–on point à conclure.

Or,  dans ce domaine, il est des langues qui sont plus « égales » que d’autres et aucune langue vivante, à notre avis, n’aura exporté

aurant de mots vers d’autres langues que le français, au cours des dix derniers siècles. Donc  les langues ne  sont nullement toutes

logées  à la même enseigne en matière d’économie linguistique.

On ajoutera qu’il n’est certainement pas plus ‘moral » d’accepter que tel pays vende le pétrole ou le gaz de son sous-sol alors qu’il n’y est

pour rien, au regard des chronologies, alors que la France est directement concerné par  la langue française qui en émane. Certes,

on nous répliquera non sans un certain cynisme, qu’il est plus facile de « voler » des mots que des  barrils de pétrole. Mais les temps

changent et l’on sait que le « piratage » des textes et pourquoi pas des mots devient un enjeu majeur et que les moyens pour

détecter le dit piratage sont de plus en plus sophistiqués. On sait aussi que les récentes affaires d’espionage électronique ont montré

à quel point il était possible de contrôler l’usage de tel ou tel mot. Donc logistiquement, rien ne s’oppose techniquement à la mise en

place d’un « marché », d’un « commerce » des mots.

Car c’est bien des mots qu’il s’agit et non des langues.  Peu nous importe le nombre de locuteurs qui parlent le français ici mais bien

le nombre de mots français que tel ou tel locuteur utilise au sein de sa propre « langue ».

Certes, l’anglais pourrait être tenté de pratiquer lui aussi une telle politique en exigeant des redevances pour l’usage de cette « langue »

dans le monde. C’est son droit. Mais c’est le droit aussi de la part de la francophonie de se faire payer pour les mots français qui

truffent littéralement la dite langue anglaise pour ne parler que d’elle car on pourrait tout à fair aborder la question de la dette

allemande en termes de mots français empruntés et importés. Il suffit de lire un texte relativement bref et déjà ancien comme le

Manifeste du Parti Communiste de Marx pour observer que les mots d’origine française s’y compte par centaines. En sens inverse, l’importation de mots allemands en français est dérisoire. Et  le « franglais » dont parleait il  y a 50 ans un René Etiemeble (Parlez vous

franglais?) ne fait que montrer que les francophones sont infiniment plus comptables des leurs quelques emprunts  à l’anglais que cela

n’est le cas en sens inverse!

Nous conseillons d’engager  tant à l’école, au collége et au lycée, une campagne de sensibilisation dans ce sens mais aussi dans les média sous la forme de jeux télévisés consistant à prendre un document  rédigé en anglais et à  voir lequel des concurrents  trouvera le plus

de mots d’origine française. Un exemple remarquable est le fameux « care » qui est entré en français. Qui ne voit qu’il ne s’agit d’une

déformation du français « cure »?  On rappellera les formes : sinécure, ne pas en avoir cure, curieux,  aller en cure, sans parler du « curé », du « curateur », de la curatelle.   L’anglais

a d »ailleurs gardé « ‘cure » dans le sens de soigner, ce qui fait un

doublon avec care..

Dans un film récent ‘The Judge » nous avons entendu une petite fille déclarer avoir passé des vacances

remarquables.  Si l’on demandait à un francophone de retrouver le mot anglais utilisé pour « vacances », on entendrait à coup sûr

« holidays » alors que c’est le mot « vacation »  qui est sorti de la bouche de la petite fille!  Qu’il y ait chez les Anglophones une

fascination séculaire non pas tant pour la langue française mais pour les mots français est une évidence, ce qui explique notamment

la proportion de mots français importés qui ont été maintenus dans leur orthographe d’origine. Il est des secteurs sémantiques qui

sont quasiment réservés aux mots  français comem tout ce qui vise à calmer le jeu :   quiet, calm, silence, clear et dont on ne saurait dire

qu’ils appartiennent à un haut niveau de langue. Car on entend souvent cet argument à savoir que les mots français ne seraient pas

utilisés par les classes populaires. La lecture de la dite presse populaire  apporte un démenti flagrant à une telle affirmation ne serait-ce

en tout cas qu’au niveau de la compréhension passive! En fait, la masse des mots d’origine française est absolument stupéfiante et il serait totalement  impossible que l’anglais se passe des mots français. Ce serait suicidaire.  La seule question est celle du rapport des forces mais  c’est là une question géopolitique au niveau mondial. Que les Etats Unis  répliquent par une fin de non recevoir ou par quelque forme de chantage est à prévoir. Mais le jeu en vaut la chandelle. d’autant que d’un point de vue ergonomique, l’anglais est

une langue indéfendable en son économie interne et son apprentissage fait bien plus la part aux signifiés qu’aux signifiants. La théorie de Saussure aura contribué à renforcer les positions de  l’anglais dès lors qu’elle est instrumentalisée au profit des signifiés, c’est à dire

qu’elle minimise le rôle des mots (signifiants en tant qu’objets)  en mettant l’accent sur le sens qu’on leur octroie. (signifiés en tant

que commentaires, interprétation, tradition).

 

 

 

 

JHB

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La notion de refoulement (Verdrängung) chez Marx et chez Freud.

Posté par nofim le 21 octobre 2014

Le nivellement de la société prolétarienne par les machines et le processus de refoulement (Verdrängung)  de l ‘homme chez  la femme

par  Jacques Halbronn

 

D’aucuns ont cru bon de rapprocher le Manifeste du Parti Communiste d’un autre « Manifeste », celui

rédigé par Victor Considérant, quelques années plus tôt. (cf Sorel, W. Tcherkessof; Antony Cyril

Sutton) mais la comparaison des deux textes  n’en fait pas moins apparaitre ce qui constitue, à nos yeux,

l’apport principal de Marx à savoir le lien qu’il établit entre l’essor du machinisme et  l’égalité des hommes et des femmes devant le travail, point qui n’est guère soulevé par  Considérant qui ne mentionne le terme « machine » qu’une seule fois :  « C’est  contre des machines qui ne dépensent plus que quelques centimes par force d’homme ». Autrement dit, si Marx emprunta éventuellement à  Considérant, son discours sur les femmes  nous apparait comme un apport qui lui est propre mais qui, paradoxalement,  n’aura

pas été mis en avant par les commentateurs comme cela aurait du l’être.

Nous insisterons dans le présent texte sur les effets du machinisme sur le statut de la femme, phénoméne

qu’il décrit dès le milieu des années 1840. En effet, on note ainsi qu’un tel rapprochement entre deux

questions, celle de la machine et celle de la femme, était déjà clairement formulé, ce qui ne peut

que nous interpeller en ce début de XXIe siècle de par son caractère prophétique. Nous aborderons à

cette occasion les emprunts de l’allemand au français en rappelant que la Rhénanine était restée  très marquée par l’occupation française. Il serait intéressant, par ailleurs, de déterminer de quelle façon

Marx et Engels ont pu être influencés par d’autres auteurs sur cette question Machines/femmes mais

cela ne sera pas ici notre préoccupation.

Nous nous contenterons dans un premier temps de citer des passages du Manifeste du Parti

Communiste en traduction  française: v

Bourgeois et Prolétaires:

« L’extension du machinisme et la division du  travail ont fait perdre au travail des prolétaires tout

caractère indépendant et par suite tout  attrait pour l’ouvrier. Celui-ci n’est plus qu’un accessoire de

la machine et l’on n’exige de lui que le geste le plus simple, le plus mootone, le plus facile à apprendre. Les

frais qu’occasionne l’ouvrier se limitent donc à peu près uniquement aux moyens de subsistance dont il

a besoin pour son entretien et la reproduction de sa race. Or le prix d’une marchandise, donc aussi

du  travail,est égal à ses frais de production (…) A mesure  que s’accroissent le machinisme et la

division du  travail la masse du travail grandit ausssi, soit  par l’augmentation des heures de travail, soit par

l’augmentation du travail exigé dans un temps donné, par l’accélération de la marche des machines etc.

(….) Des masses d’ouvriers (…) ne sont pas seulement des esclaves de la classe bourgeoise, de l’Etat   bourgeois, ils sonr chaque jour et à chaque heure asservis par la machine (…) Moins  le travail manuel exige d’habileté et de force, c’est à dire plus l’industrie moderne se développe, plus le travail des hommes est supplanté par celui des femmes. Les différences de sexe et d’âge n’ont plus aucune valeur  sociale pour la classe ouvrière. Il n’y a plus que des instruments de travail dont le coût diffère selon l’âge et le sexe »

(pp.  82-83  trad. Emile Bottigelli,  Ed G. F. Flammarion 1998) – traduction très proche de celle de Laure Lafargue,  fille de Marx  (1848), revue et corrigée

par F. Engels  (Ere Nouvelle, Rééd

Champ Libre 1983)

Quelques observations sur l’original allemand, pour les quelques paragraphes concernés  : on trouve Maschinerie et  Maschine que le traducteur français rend pareillement par « Machine » (cf  Marx Engels,

Kommunistiches Manifest  1848-1948 ,  Kaiserslautern et fac simile Londres 1848  in fine de la  réédition de la traduction

française  de Laura Lafargue,   Ed Champ Libre 1983, en caractères gothiques)

Parmi les termes français utilisés dans ce passage du Manifeste, relevons notamment dans le texte

allemand:  :  Bourgeoisie,  Kapital, Proletariat,  Klasse,  modern,  Artikel, Konkurrenz, Markt,

Proletarier, Charakter, Kost, Rasse, Preis, Produktion,  Masse,  Industrie, patriarchal,  Fabrik,  soldatisch,  organisiert, Hierarchie, Offizier,  Bourgeoisklasse,  Despotie,  proklamiert. Instrumente »

Rappelons aussi l’influence des mots français dans le titre même : Manifest  der kommunistischen

Partei. (cf   ed  Th. Stammen  et Ludwig Reichart,   Ed Wilhelm Fink, Munich 1978)

Ainsi, si Marx n’ a pas nécessaitement « plagié »  Victor Considérant et son Manifeste  de l’Ecole

Sociétaire (Paris 1847  BNF  16° R 5204), il est en revanche évident que l’allemand économique et social de

Marx et Engels doit  beaucoup à la langue française (cf notre étude sur les emprunts au français

du Judenstaat de Herzl,  in Le sionisme et ses avatars au tournant du XXe siècle, Ed Ramkat 2002)

Mais revenons à ce nivellement du travail vers le bas qui retient notre attention au coeur du « Manifeste Communiste ».

Il est intéressant de noter que dès les années 1840, la question du travail des femmes à l’usine est ainsi

mise en avant du fait de la machine et de la division du travail qui en découle. (cf le taylorisme). La

machine abolirait toutes les distinctions d’âge et de sexe, à entendre Marx mais bien entendu cela vaut

surtout pour la société prolétarienne.

Avec le recul de plus d’un siècle et demi, force est de constater que ce que Marx déplorait dans son

Manifeste est devenu une valeur, un idéal, celui de l’égalité entre hommes et femmes. On aura fait de

nécessité vertu.. Ce nivellement est devenu une bénédiction providentielle! Il suffit de noter comment

l’on relate en ce centenaire de la Guerre de 14 l’entrée des femmes à l’usine, du fait du départ des hommes au front. On les appelles des « remplaçantes » et on y voit une victoire pour la cause des femmes.

Or, il ne semble pas que telle ait été  la philosophie des auteurs du dit Manifeste.

Mais on peut aller plus loin et souligner que cette égalité ne vaut que pour un travail en miettes ( Fourastié)

aux antipodes de celui de l’artisan qui est ici  mis en paralléle. A contrario, il découle que plus le travail

est sophistiqué, et moins un tel nivellement serait à craindre.  Le travail de haut de gamme n’est guère

de ce fait sujet à cette domination de la « Maschine ».  Il est évident que les premières victimes de ce

nouveau Léviathan qu’est la « Mashinerie » (dans le texte allemandà sont  à trouver au sein du prolétariat. Peut-on dire ainsi que la société prolétarienne aura constitué une avant  garde d’une société « idéale » telle qu’appelée de ses voeux par l’idéologie féministe?

Sans connaitre ces passages du Manifeste du Parti Communiste, nous étions parvenus aux mêmes

conclusions mais à une plus grande échelle  bien au delà du prolétariat. Le probléme reste posé : les femmes

progressent étrangement avec les machines. Plus les machines sont performantes, plus les femmes le

déviennent elles aussi. L’ascension des uns conditionnerait celle des autres.

On notera la traduction française  » le travail des  hommes supplanté par celui des femmes »

Quel est l’original allemand qui a donné la  traduction   »supplanter »?.    » die Arbeit der Männer durch die der Weiber verdrängt »

La traduction de l’allemand telle qu’on la propose dans les dictionnaires  est évincer, refouler,  déplacer,et supplanter. Il faut donc bien comprendre que les machines permettent aux femmes d’évincer les hommes et en cela elles en sont les alliées objectifs.

Or, le terme « verdrângen » sera utilisé en psychanalyse quelques décennies plus tard dans le sens de refoulement (en anglais repression)

« The terms « verdrängen » and « Verdrängung » in Freudian contexts, where the mechanisms are largely unconscious, have gone down in English as « to repress » and « repression. » (sur le mot Verdrängung , cf  C . G. Jung  Freud und die Psychoanalyse;  Gesammelte Werke  IV, 1969 Index  p. 422,   Sigmund Freud Gesammelte Werke  II  Werke aus den Jahren 1913-1917,  ED  Fischer,  1975, index  p. 480, cf aussi  Freud  Gesammelte Werke   Texte aus den Jahren 1885 bis 1938  Ibidem,  sur la série Verdränge,  Verdrängung,  Verdrängte Wüncshe, Verdrängter  Hass, p 900;  Bernd Nitzchke ed. Die Psychonalyse Sigmund Freuds. Konzepte und Begriffe. 2011, Index, p. 297)

Chez Freud,  le déni de l’homme est selon nous lié à la question de l’absence du pénis chez la femme (cf  S. Faure-Pragier, Le désir d’enfant comme substitut du pénis manquant, une théorie stérile de la féminité,    in  collectif  Clefs pour le féminin,, PUF, 1999) et c’est cette image d’un « plus » qui serait ainsi refoulée chez la femme ( on pense à la castration)  et qui serait, de façon matricielle,  à l’origine de sa tendance plus générale au déni. C’est ce déni de l’Homme qui, chez Marx, conduirait la femme à instrumenter la machine pour se substituer à l’homme en tant que mâle et en mettant en avant l’Homme comme recouvrant tant la femme que l’homme, à la façon d’Adam dans le Livre de la Genése, tel que d’aucuns entendent le lire. (cf Sarah Kofman. L’énigme de la femme. La femme dans les textes de Freud,  Ed Galilée 1980, cf les  travaux de Paul – Laurent Assoun qui touchent autant à la psychanlyse qu’au marxisme mais aussi au féminin : Freud et la femme, Paris , Calmann Lévy,  1983,  Clés pour le féminin. Femme, mère, amante et fille,  dir. J. Schaeffer et al.  PUF  1999 , pp 43 et  seq)

On pourrait certes  épiloguer sur le choix de ce terme allemand par Marx  et qui signifie que les femmes sont vouées à prendre le  dessus sur les hommes dans la société prolétarienne et l’on peut se demander si cela n’était pas là une perspective particulièrement détectable et un des aspects les plus insupportables à signaler en ce qui concerne la société prolétarienne et dont la machine/machinerie serait la

principale responsable!

A noter cependant que dans l’édition de Londres de 1848, en allemand, on trouve  associés aux femmes les enfants « Kinder), ce qui sera supprimé par la suite.  Cela nous fait penser que la machine, sous la forme qui est la sienne de nos jours est en mesure, à terme,  de  positionner  les enfants  comme substituts aux adultes, dès lors qu’ils seront adéquatement appareillés.

A propos du rapport de Marx à la question des  femmes, rappelons qu’il s’est toujours opposé au vote des femmes. (cf Francis Wheen, Karl Marx. Biographie inattendue/Paris, Calmann Levy 2003)

Pour en revenir  au rôle de la machine  chez Marx et chez Freud,  nous signalerons que l’on pourrait parler d’une castration des hommes au sein du prolétariat par les femmes et par le biais de la « Maschinerie »  et ce rapprochement nous semble d’autant plus se justifier

que toute castration implique l’usage d’un objet, donc -selon l’acception qui est la nôtre, d’une « machine », aussi rudimentaire soit-elle, à savoir d’un couteau. C’est le lieu, en effet, de rappeler que le terme « machine » est pour nous intimement associé  à celui de technique et

que déjà l’écriture est une « machine »  et donc le livre.  Et nous comparerons de fait la machine au niveau du prolétariat et le livre à celui de la société « bourgeoise ». Le livre serait  par excellence un mode de nivellement égalitaire au même titre que la machine dans le contexte plus spécifiquement industriel. Par le biais du livre -et notamment par ses manifestations électroniques) , la femme est en mesure de « supplanter » l’homme, de rendre celui-ci  inutile, « dispensable ».

Ajoutons un développement assez important du Manifeste

(IIIe partie Prolétaires et  Communistes) à propos de

l’ »abolition  de la famille » et de la mise en place d’une

« communauté des femmes » Citons ce passage : « Non

contents d’avoir à leur disposition  les femmes et les filles de

leurs prolétaires, pour ne rien dire de la prostition publique, nos

bourgeois  se font le plus  grand plaisir  de séduire

réciproquement  leurs femmes légitimes »(cf  ed. GF Flammarion,

op cit.  p.97).Marx semble ainsi

favorable à une certaine séparation des hommes et des femmes

qui selon lui peut d’ores et déjà être observée.

 

 

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Café philo ou Salon philo?

Posté par nofim le 16 septembre 2014

Du café philo au salon philo. Les formes de sociabilité.

par  Jacques Halbronn

Aucun principe n’est valable de façon constante. Cela dépend.

Il est des solutions d’attente qui ne sauraient être confondues

avec l’idéal. Cela nous raméne aux exemples tirés de  notre

mode d’alimentation. Tout  tourne en fait autour de la

question du partage. Partage de la nourriture, du temps de

parole, des responsabilités dans le cas des réunions de

type café-philo qui sont emblématiques de notre

problématique, d’où l’intérêt que nous leur avons

récemment accordé sous un angle ethnométhodologique en

tant qu phénoméne révélateur au point d’avoir envisagé

d’interviewer des gens sur ce sujet. En effet, certains

ont rédigé des « régles », qui visent en fait à modéliser un

mode de communication selon leurs voeux, ce qui n’échappe

pas à l’utopie parfois la plus cauchemardesque.

Nous commenterons un texte récemment distribué  et qui

date de 2003 intitulé « Café débat : régles de fonctionnement »

dont l’auteur est  Robin Branchu, animateur d’un café

philo à Bernay (Eure).

On en citera quelques passages remarquables qui méritent un

commentaire:

« retarder ses réflexes d’intervention »

« les interventions doivent être concises »

-en principe le rôle de l’animateur  s’arrête là, c’est  à dire

après avoir présenté les régles de fonctionnement »

-deux types de débats:  ordonnés et  désordonnés.

-tentation de  couper la parole

-Si on accepte les discussions par petits groupes, nous

ne formons plus un groupe(…) ça n »est plus un café

philosophique »

-Il me faudra intervenir  pour empêcher quiconque  de couper

la parole »

-Si!  On peut  laisser dire même n’importe quoi et y répondre

plus tard!

 

Notre commentaire:

On est là en face d’un texte qui prône une égalité dans

la distribution du temps entre tous les participants et qui

va jusqu’à  considérer que l’on peut carrément se passer

d’un « meneur de jeu »,ayant la charge de « recentrer » les

prises de parole. Et de conclure que cela se passe très bien

et que tout le monde est content de la sorte.

A notre avis, on fait là de nécessité vertu et cela nous fait

penser à la formule « quand le chat n’est pas là, les souris

dansent ». On est visiblement dans un rejet du « centre » et

en faveur d’une forme d’anarchie  non pas quant aux régles

mais sur le fond du débat qui est de traiter d’une certaine

question ensemble certes mais en avançant au fil du temps

qui passe (qui est généralement de deux heures).  Nous y

voyons le symptome d’un certain malthusianisme qui n’attend

pas de progrès mais gère les acquis, ce qui débouche sur

le partage entre tous puisque l’on ne croit plus à un nouvel

apport qui pourrait en émerger.

Robin Branchu  s’en tient à des régles qui constitueraient

l’identité du  genre « café philo » mais il semble au contraire

qu’il passe à côté de l’essentiel.

Cela dit, nous même, avons organisé en 2004 un grand

congrès sur 3  jours( on le trouve filmé sur  You Tube

(chaîne  Jacques  Halbronn) qui correspondait assez bien

à cette méthode. Nous étions ainsi parvenu à faire intervenir

un très grand nombre de personnes, autour de six

commissions qui pourraient correspondre à autant de

café philos. On pourrait d’ailleurs annuellement organiser

ainsi un grand congrès réunissant plusieurs café philos

en plusieurs salles et sur plusieurs jours, le tout dûment

enregistré (audio/vidéo).

Mais l’on en revient au fonctionnement idéal des cafés

philo : faut-il s’en tenir à des prises de parole réparties

-et donc rationnées- entre tous les participants s’étant

inscrit pour s’exprimer autour d’un thème central ou bien

s’agit-il  de constituer un débat qui peut en effet devenir un

combat d’idées entre des gens qui savent défendre leur

point de vue aussi bien qu’interpeller les autres

intervenants? A partir de quel moment, peut-on parler d’un

vrai « débat » (titre du texte de Robin Branchu) Est ce que

le seul fait de découper le gâteau du temps de parole entre

tous ceux qui veulent dire quelque chose peut faire un débat?

Qu’est ce qu’un débat? Voilà un bon sujet de café philo.

Nous dirons que dans un débat celui qui expose, s »expose et

il doit en assumer les conséquences de façon responsable.

Nous trouvons notamment un peu léger de voter sur des

sujets que l’on n’a même pas pris la peine de préciser par delà

une formulation des plus « sibyllines ». On nous répond que

lorsque le  sujet sera choisi,  on s’en expliquera. Mais ce sera

après le vote alors qu’il faudrait que cela se passât avant le

vote.  Un exemple d’une dérive surréaliste des cafés philo

où l’on se délecte de lancer des sujets dont on a absolument

pas la maîtrise et qui sont en fait simplement des questions

que l’on pose et que l’on se pose. Dans ce cas, qui va gérer

le débat si le sujet est lancé et voté de façon aussi

désinvolte? La personne qui a fait passer son sujet sans

le définir  va-t-elle porter le poids du débat si elle n’a pas

la faculté de comprendre ce que disent les uns et les autres?

Il arrive que les personnes censées responsables ne sont

pas à la hauteur et donc il faut bien que d’autres dans

l’assistance prennent le relais. Mais il y a là une crise du

systéme car  ce faisant, ceux qui assument une tâche mal

assumée se verront reprocher de perturber la réunion alors

qu’ils cherchent au contraire à la sauver en dépit des dites

insuffisances.  On voit donc que l’on nous oblige à accepter

l’autorité de personnes incompétentes à animer , et à recentrer

le débat après chaque prise de parole  (cf Raphaël Prudencio

comme exemple à suivre). En fait, c’est bien là que le bât

blesse: les personnes qui se mettent en avant vont, comme

le veut le principe de Peter, dépasser leur seuil de compétence.

Il est donc bon selon nous, que la responsabilité du débat

soit mise en place au cours du débat au vu des personnes

qui interviennent dans la première demi-heure.  Il ne suffit

pas de voter un sujet mais de déterminer qui va en garantir

la dynamique et ce ne sera pas forcément ni celui qui aura

suggéré initialement le sujet ni le préposé à l’animation

On évitera donc toute rigidité. L’incompétence est la plus

grande source de désordre et la compétence, on l’aura

compris, ne saurait se réduire à la tenue des listes de ceux

qui ont levé le doigt et du temps de parole.  Etre concis

ne se limite pas à parler peu de temps mais exige un vrai

contenu qui ne parte pas dans tous les sens.

Robin Branchu nous fait un éloge du »retard ». Il faudrait

apprendre aux gens à attendre pour prendre la parole. Ce serait

meme là tout l’enjeu de l’exercice.  C’est en fait le seul

bénéfice que son « traitement » apporterait: s’habituer à ne

pas réagir tout de suite à ce qui a été dit. On bascule là

dans une forme de thérapie ou de jeu pour enfants de 8 ans.

Ce qui n’est pas la vocation, il nous semble des cafés philo

mais un fantasme d’éducateur. Robin Branchu s’est donné

pour mission de nous éduquer, d’acquérir de bonns manières.

Cela dit,  nos travaux sur la cyclicité nous enseignent qu’il

est des périodes (altérité extérieure) où la dynamique

externe prévaut, celle du groupe, sur la dynamique interne,

celle du cerveau. Dix personnes discourant entre elles feraient

selon Robin Branchu, un meilleur travail que deux philosophes

reconnus (Ferry/ Sponville) comme »professionnels ». On est

en pleine démagogie! Mais il est vrai qu’à certains moments

de pénurie « intérieure » – et cela dépendrait d’une certaine

cyclicité energétique- on est bien obligé de recourir à de tels

pis allers, à des ersatz, à des succédanés, comme dans le

domaine alimentaire et  vestimentaire sous l’Occupation.

On est dans le nivellement par le bas et non plus par le haut.

Et puis revient le temps d’un réveil energétique et  les

solutions d’attente n’ont alors plus leur raison d’être et

doivent être remisées jusqu’à nouvel ordre.

Pour le cyclologue, la période actuelle est intéressante

précisément du fait du passage qui est en train de s’opérer et

dont nous avons traité ailleurs et l’on assiste en effet depuis

quelque temps à une remontée de la cote des leaders, pas

forcément de ceux qui sont actuellement au pouvoir d’ailleurs.

Si l’on en revient aux extraits du texte de Robin Branchu,

on note que le seul moment où on a le droit d’intervenir

sans que ce soit notre tour c’est pour dénoncer les manquements

des autres. C’est en fait à cela qu’il faudrait surtout être

attentif, aux aguets. On peut aussi demander à un Chinois

qui ne comprend pas le français d’animer le débat puisque

la seule chose qui compte, ce sont les comportements

extérieurs: on parle trop longtemps, on parle avec son

voisin, on coupe la parole. On peut envoyer Robin Branchu

animer un débat chez des gens dont il ne comprend pas

la langue, il fera très bien l’affaire!

En ce qui concerne le risque que se constituent de « petits

groupes » dans une assemblée nombreuse, nous ne voyons

pas réellement d’objection  pourvu qu’à certains intervalles

chaque groupe résume son travail de groupe. Nous avons

d’ailleurs filmé le Forum de l’évolution de la conscience

(octobre 2013) qui prévoyait un tel mode de fonctionnement.

La formule de groupes de six personnes autour d’une table

nous semble bien fonctionner quand cela est complété par

une ‘ »assemblée plénière » où les porte paroles de chaque

groupe interviennent. Il est clair que lorsque l’on est trop

nombreux et que l’on n’est pas dans a proximité  visuelle,

tout devient artificiel. On communique certes  par la parole mais

la relation  est d’abord non verbale. Evitons que le café

philo devienne une usine à gaz. Il est  bon de préciser les

régles implicites des conditions du débat mais les régles

ainsi devenues explicites se révélent souvent très

appauvrissantes et réductrices et ne font pas la part de ce

qui  « va de soi », du « non dit » qui sous tend le rapport social.

On nous dit qu’il ne faut pas céder à nos ‘réflexes » mais

notre rapport à l’autre passe par le réflexe qui nous permet

d’être en phase avec la dynamique en cours au lieu de la

casser en intervenant sans prendre en compte celle-ci qui

est -rappelons-le- dans ce qui se dit.  Celui qui parle sans

se faire l’écho de ce qui est en train d’être pensé ne respecte

pas le véritable esprit du café philo qu’il ne faut pas confondre

par exemple avec un autre phénoméne que nous avons suivi

il y a quelques années qui est celui des soirées poésie, autour

d’un thème, où chacun arrive avec son texte. (cf la Cave à

poémes de J. F. Trougnoux). On peut aussi penser aux

scénes ouvertes (comme l’Echelle à Coulisses de Marielle

Frédérique Turpaud qui tient aussi un café « honoré-philo)

mais il semble bien qu’il y ait là le risque d’une certaine

confusion des genres.  Le texte proposé par Robin Branchu

correspond mieux à la formule des clubs de poésie!

A propos de réactivité,  on rappellera qu’avant de réagir, il

importe de prendre le temps de comprendre ce qui est dit

et donc nous pensons que dans un premier temps de la réunion,

il importe déjà de clarifier de quoi il retourne au lieu de

partir sur les chapeaux de roue. Il est donc souhaitable d’attendre

avant même de demander la parole et il y a des gens qui

demandent la parole prématurément et qui feraient mieux

de profiter du débat  qui prend forme peu à peu .

On nous parle d’interventions qui doivent être « concises »

mais de deux choses l’une, ou bien  l’on s’exprime librement

« à bâtons rompus » et aussi souvent que l’on veut mais en

se greffant sur ce que les autres disent, en très peu de mots

ou bien on léve le doigt, figure sur une liste d’attente et

ce qu’on aurait pu dire en 20 secondes on l’exprime en

7 minutes puisque l’on ne parlera qu’une seule fois. Pour

notre part, nous préférons un travail réellement collégial

où les phrases « concises » fusent et se précisent au fur

et à mesure de l’échange. Au nom de la concision,  on entend proposer

des sujets formulés de façon lapidaire et l’on nous demande parfois de voter

pour élire un des sujets que personne n’a pris la peine de préciser et de développer

préalablement à tout vote. La personne qui propose le sujet dans bien des cas n’en a pas

la maitrise. La concision masque souvent mal une pensée creuse.

 

Evitons le double bind!

La formule du café philo se distingue de la scéne ouverte

(souvent liée à un squatt) au fait que l’on n’y distingue pas

ceux qui sont acteurs et ceux qui sont spectateurs. Il n’y a pas

de « scéne », on ne monte pas sur une estrade pour prendre la

parole, on s’exprime de sa place, en restant assis. Il serait

peut être dissuasif  de demander que toute prise de parole

implique de se mettre en avant ne serait-ce que le temps

de l’intervention. Mais en même temps, l’on tend à se

rapprocher des conversations de salon au point que l’on

pourrait parler d’une nouvelle ère des salons et que la formule

des « salons-philo »  serait  au fond la plus heureuse. On

dirait ainsi le salon d’Un tel ou d’ Un tel qui recevrait chez lui

ou dans un lieu mis à sa disposition régulièrement comme

cela se pratique. (cf Raphael Prudencio à la Rotonde de la

Muette,  cf site accord philo)

Nous dirons que les participants à ces réunions doivent

prendre conscience que leur discours est nécessairement

influencé par tel ou tel auteur, quand bien même ne

l’auraient-ils pas lu ou n’en auraient-ils point gardé le

souvenir. Il serait quand même étonnant que parce que l’on

ignore les influences qui pésent sur notre pensée, nous

puisssions nourrir l’illusion d »une quelconque originalité.

Le  rôle des « convives » et du maître de céans est de

participer , de contribuer  à une telle prise de conscience

mais aussi de  faire apparaitre de vraies lignes de clivage

qui sont la condition nécessaire à toute tenue d’un débat

authentique qui doit être  l’aboutissement de la rencontre.

Recentrer les interventions de la part de l’animateur impliquera

donc qu’il sache resituer les prises de parole des uns et

des autres en « élevant » le débat.

 

 

 

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JHB

22 09  14

 

 

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Le couple et l’altérité dans le cycle de 7 ans

Posté par nofim le 26 août 2014

 

Le couple  et  La dialectique des altérités intérne et externe dans

le cycle de 7 ans l

par  Jacques  Halbronn

 

Le couple reléve-t-il d’une ouverture à l’autre ou d’un repli

sur soi? il y a là une certaine ambivalence qui risque de

fausser toute réflexion  sur l’altérité. En fait, il nous

apparait que l’homme et la femme sont les deux piliers de

ce que nous avons appelé  l’altérité intérieure et que le couple

tend à nous couper du monde extérieur plutôt qu’à nous

y relier. Le couple est une entité virtuellement autosuffisante

y compris bien entendu au niveau de la procréation. Un seul

couple (cf L’Arche de Noé) suffirait à récréer le monde. On

peut dire aussi que tous les couples que nous avons

formés au cours de notre vie feraient partie intégrante,

peupleraient  cette  altérité intérieure.

Il est important de comprendre cela au  vu de ce qui se

passe en ce moment dans le monde puisque nous sommes

entrés dans une phase d’altérité  intérieure.

 

 

La démission du gouvernement correspond à une certaine crise de confiance ou si l’on préfére

à une exigence de plus en plus forte de confiance que chacun ressent par rapport à autrui. Or,

la confiance est toujours un pari, une gageure dans la mesure où on se fie à un autre qu’à

soi-même si ce n’est qu’il faut aussi avoir « confiance en soi » ce qui résume bien la dialectique

que nous avons posée: alterité interieure alternant avec altérité extérieure. Le passage d’un

mode de fonctionnement à un autre est  un moment délicat sur le plan relationnel car cela

reléve d’une autre « économie » , d’un autre mode de fonctionnement qui d’ailleurs ne peut durer qu’un

temps.

Selon notre modéle cyclique sur 7 ans,  le processus débuterait

par l’altérité  intérieure, qui englobe les proches (ce sont

les premières « maisons »  en astrologie). On pense

 

 

à l’enfant qui dépend de parents, qui n’est pas autonome. On voit donc que cette première

période du cycle de 7 ans quand elle survient  à un âge certain et non dans la prime enfance

peut être vécue comme une forme de régression. Mais justement, la phase I du cycle est

marquée par le préfixe « RE », qui dérive du latin RETRO. La conjonction est une « révolution », un

retour même si le mot révolution est associé à l’idée de progrès, ce qui peut fausser la

perception des choses.

Il semble que la crise actuelle est marquée par une défiance jugée intempestive par l’éxécutif

bicéphale. Or, en phase I,  la défiance est très mal tolérée. Le  mot clef c’est « croire » (en hébreu

Amen, un des rares mots de l’hébreu passé dans la langue courante) et ce, en dépit

de tous les doutes que l’on peut éprouver au sujet d’une politique. Cela vaut tant pour un

gouvernement que pour un couple.

Le « crime » des « dissidents aura donc été de manifester des doutes, des réserves en un temps

où cela n’a pas droit de cité. Ces ministres se voient  ainsi   »débarqués ». On pouvait prévoir

que la période actuelle serait un tournant pour le quinquennat et visiblement le remaniement

effectué il y a quelques mois n’aura pas suffi car le cycle n’avait pas encore suffisamment

progressé et la nécessité de la confiance n’était pas ressentie alors de façon aussi aigue qu’à

présent.

 

 

Il y a deux types de demande:  en phase d’altérité extérieure, on veut connaitre l’autre alors

qu’en cas d’altériré intérieure, on cherche d’abord à se connaitre. Ce qui correspond  aux deux

types d’attente  que le praticien est tenu de satisfaire avec les moyens qui sont les siens.

De toute façon,  à terme, le dialogue intérieur fait long feu. Un certain besoin de changement

d’attitude face à la vie se ressent qui nous invite à ‘essayer » de se relier à l’autre, de tenter le « coup »

en tout cas. C’est actuellement ce dont il s’agit pour tous autant que nous sommes. Il faut sauter le

pas, s’engager.  Ne serait-ce que pour quelques années car selon le cycle de 7 ans, chaque phase

ne bat son plein que pendant 2 ans environ. (24 mois) On retrouve là approximativement le

28 qui est la marque de la Lune comme de Saturne. Et 28 mois serait une bonne estimation

pour délimiter chacune des deux phases. Un peu plus que le cycle sidéral de la planéte Mars.

Il est clair qu’en période conjonctionnelle,  on est un peu dans le flou,  dans le brouillard mais cela

a son charme car cela met en jeu notre intuition, notre aptitude à anticiper, à capter les « signes »

avant coureurs. Nul doute que cette période n’encourage la prière, la « croyance » (même

clignotante, dirait Edgar Morin)., le retour au religieux.

Inversement,  à terme, se profilera la phase 2 disjonctionnelle caractérisée par le passage à

l’altérité , extérieure par un certain repli sur soi, pour se recentrer, se ressourcer.   On ne veut

plus compter que sur soi, se sentir aussi fort que possible.

Il est probable que les femmes vivent mieux la phase 1 que la phase 2. Elles sont plus

performantes quand on leur fait confiance, leur confie une mission que lorsqu’elles doivent

faire cavalier seul et ne dépendre de personne.

En conclusion, nous dirons que l’humanité actuelle passe

par une phase d’altérité intérieure. On voit le  gouvernement

se réduire dans ses ouvertures et ne plus fonctionner que

sur un « cercle » de  proches. On est loin des grandes

alliances d’il y a quelques années et qui relevaient d’une

altérité extérieure, impliquant un certain décloisonnement

(.disjonction) dans tous les domaines, politique,

artistique, scientifique, ce qui exige des leaders d »‘une autre trempe

et ce qui ne convient pas aux femmes qui  ont besoin

d’un cadre relativement étroit et spécialisé, marqué par

une certaine division du travail qui peut conduire

à toutes sortes d’excés, comme  l’industrie de

l’extermination (Shoah) qui ne serait selon Gunther

Anders que la conséquence d’une certaine taylorisation.

Il est certes difficile, contrairement à ce que certains

astrologues  tendent à vouloir croire , de déchiffrer le

monde sans le recours à des outils, à l’instar de la lunette de

Galilée pour explorer le  cosmos. Un mauvais modéle

trouve toujours une certaine forme de justification tant

ce qui se passe se préte à une pluralité d’interprétations. C’est

pourquoi  on ne peut faire l’économie d’ »une très grande

exigence structurelle ouverte sur le plus grand nombre

possibles de disciplines avec lesquelles des convergences

sont indispensables.

La péritode actuelle dans la mesure où elle s’inscrit dans

une phase d’altérité interne correspond  au contraire

 

à un certain repli., ce qui est la  raison de la crise

gouvernementale actuelle. Les « frondeurs » du PS sont

marqués par un certain  protectionisme, qui

les conduit à refuser l’interdépendance européenne.

A contrario,  quand on passe en phase disjonctionnelle,

il y a une forte volonté d’ouverture : on étouffe dans un cadre

trop étroit. C’est ce qui s’est passé en 67  (Guerre des Six

Jours qui élargit considérablment les frontièrs de l’Etat

Hébreu,, son Lebensraum),  ou en 89 (Mur de Berlin et la symbolique du mur

 

 

est très parlante ici).

Le gouvernement actuel n’a pas compris que le temps n’est

plus à l’ouverture et que chaque pays, chaque groupe doit

d’abord se constituer et se reconstituer, se ressourcer avant

de s’ouvrir à nouveau. Il y  a un temps pour chaque chose.

(Ecclésiaste)  Rien d’étonnant à voir que le Front National

ait le vent en poupe, lui qui est viscéralement en phase

avec ce que nous appelons l’alterité intérieure et qu’il

soit  dirigé par une femme

 

 

 

 

JHB

27 08 14

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Publié dans ASTROLOGIE, Conscience, divination, ECONOMIE, FEMMES, POLITIQUE, RELIGION | Pas de Commentaire »

La femme et l’homme: la paille et la poutre

Posté par nofim le 22 août 2014

Le désordre  caché des  femmes

par  Jacques  Halbronn

Les défauts des hommes sont plus faciles à cerner que

ceux des  femmes. La société tolère mieux  les reproches

féminins quue les reproches masculins et elle  sait mieux

y remédier parce qu’ils sont plus en surface, en évidence.

Il n’est pas rare que les femmes fassent aux hommes des

réflexions sur un certain désordre extérieur, tant

vestimentaire que concernant leur lieu de vie. Le mot

propreté revient souvent  avec son corollaire l’odeur, la

puanteur. Il semble que  les femmes soient très réactives

aux « mauvaises »  odeurs, qui les alertent..En ce sens, elles

se montrent assez  intrusives.

Le probléme, c’est celui de la paille et de la poûtre. Car

sont-elles, de leur côté, irréprochables? Non point mais

ce qu’on peut leur reprocher est plus subtil;  moins tangible

car il s’agit d’un désordre  interne,  psychique, mental.

C’est une « puanteur »  d’un autre  genre et ce n’est plus

l’odorat qui la détecte  mais  l’ouie. Il y a d’ailleurs un adage

qui dit « mieux vaut entendre cela que d’être sourd » qui

montre que l’on peut souffrir de ce que l’on est amené

à supporter   au niveau auditif tant sur le plan quantitatif

que qualitatif.

On pourrait dire que chaque sexe se défoule à sa façon: les

hommes en se permettant de ne pas veiller à leur propreté

externe, les femmes en s’autorisant  des  dérives sur le plan

interne. Mais on ne visite pas un appartement comme on

visite un cerveau. LEs deux peuvent présenter d’étranges

similitudes si l’on  admet que  le cerveau  des femmes

peut ressembler à un grenier,  à une cave où les choses

les plus  bizarres sont entassées sans que personne

ne vienne  y faire le ménage.

Il y  a certes des thérapeutes, des  confesseurs,  des

ami(e)s  qui peuvent aider à nettoyer,  à évacuer ce qui s’est

accumulé.  Ces « conseillers », ces « praticiens »  ont l’oreille

qui leur permet  de capter des anomalies notamment par

le biais du langage. Il y a des propos qui ne passent pas ou

qui semblent décalés, qui dénotent  des dysfonctionnements

cognitifs. La personnne ne se souvient plus de ce qu’elle a

dit ou n’a pas dit, tant son mental est en désordre. Elle a

oublié de fornir telle ou telle information, elle n’a pas

bien compris ce qui lui a été dit. Elle comprend « de travers »

et c’est la cause de « malentendus », de frictions. Or, ces

dysfonctionnements sont selon nous plus fréquents chez

les femmes que chez les hommes.

Souvent,  par analogies, nous dirons que ce qui sort de la

bouche des femmes  ne  sent pas très bon à l’oreille. Cela sent

le renfermé, le pourri,  le manque d’aération. C’est parfois

irrespirable et l’on comprend que les femmes aiment se

retrouver entre elles car elles ne s’indisposent pas

mutuellement du fait des mêmes carences sensorielles

sur le plan auditif. Elles sont beaucoup  moins réactives

à la bêtise,  aux propos décalés et intempestifs, bref au

contenu qui compte moins que la forme. On l’observe dans

les cafés philo par exemple où elles attendent beaucoup

de tolérance sur ce qui est dit par les uns et par les autres

et ne comprennent pas ce qu’on leur reproche. En revanche,

les hommes sont conscients du malaise olfactif qu’ils

peuvent générer et  laissent plus facilement les femmes

y remédier que l’inverse et en ce sens les femmes sont moins

perfectibles que les hommes car leurs dysfonctionnements

sont moins faciles à mette en évidence, si ce n’est par

les réactions qu’ils provoquent mais que l’on peut mettre

sur le compte de l’étrangeté masculine. En bref,  l’on

comprend que chaque sexe puisse préférer vivre  sans l’autre

sexe du fait des perturbations que cela occasionne

de par la vie en commun.

Mais le couple est justement l’occasion pour la femme

de bonne foi  et de bonne volonté de  s’amender

intérieurement et plus généralement le fait d’avoir des amis

hommes qui ne les ménagent pas trop. Qui aime bien châtie

bien.

 

De tels dysfonctionnements ont  un coût pour les femmes.

Cela explique leurs sous-performances dans bien des

domaines de la recherche car elles perçoivent mal les

anomalies qui pourraient mettre sur la voie, la piste d’une

découverte, d’une prise de conscience. Elles risquent fort de

passer à côté  tant  elles  sont peu exigeantes et regardantes

en matière d’ordre intérieur. Souvent, elles se contentent

de relever des erreurs  de forme, de langage au regard

de l’usage des dictionnaires. Elles n’ont pas assez confiance

en elles, sur le plan intellectuel, pour sortir des sentiers

battus, elles sont trop  à la merci du doute. Car cette belle

assurance volontiers affichée ne cache le plus souvent qu’une

grande incertitude avec notamment la crainte de

représailles, tant elles se sentent vulnérables.  Le plus

souvent,  les femmes préférent emboiter le pas des hommes

et broder sur ce que les hommes ont produit, et elles

se sentent mieux quand il y a un filet et qu’elles n’ont

qu’à interpréter, à traduire les propos d’autrui. Le travail

de traductrice, d’interpréte,

dans tous les sens du terme, de commentateurconvient *

mieux à  leur profil, à leurs compétences, outre bien

entendu tout ce qui concerne le toilettage, le nettoyage,

(lessive, vaisselle etc) qui leur est occasion de prendre

l’ascendant sur les hommes, et qui englobe l’écologie, leur

grand cheval de bataille (d’un mot grec qui signifie la maison

comme économie).

Un dernier point:  il ne suffit pas de mettre de bonnes

odeurs pour masquer les mauvaises  ni de tenir

des propos intelligents pour faire oublier  les énormités.

 

 

 

 

JHB

22 08 14

 

Publié dans Conscience, Culture, ECONOMIE, FEMMES, LINGUISTIQUE, machine, PSYCHOLOGIE | Pas de Commentaire »

Démographie et pédophagie

Posté par nofim le 20 août 2014

Sur le tabou de l’anthrophagie et de la pédophagie, autour

de la question de l’autosuffisance.

par  Jacques  Halbronn

 

La façon dont le probléme de la démographie est traité

actuellement  est  le symptome inquiétant d’une  crise de la

pensée anthropologique, victime d’un certain nombre de

tabous et de principes contradictoires. La question de

l’alimentation  est notamment  mise en avant sans que l’on

ne l’articule sur celle de la démographie et de l’écologie, comme

il conviendrait.

Nous pronons  l’autosuffisance  de l’Humanité, c’est à dire

la nécessité de faire le moins possible appel à des apports

extérieurs en privilégiant la production  en interne et ce, dans

tous les domaines.., y compris dans le domaine alumentaire.

Il se pose ainsi la question  de savoir si l’Humanité génére

ou non sa propre  nourriture comme elle génére sa propre

musique,  sa propre  science, sa propre descendance. C’est en

ce sens que nous ne pouvons esquiver le débat autour de

l’anthrophagie et plus spécialement de la pédophagie, lequel

débat  est refusé d’entrée de jeu comme s’il sagissait d’un tabou

absolu dont on ignore l’origine et la raison d’être. Mais

l’humanité joue là sa propre survie. On  est là en plein

irrationnel et il conviendrait de déterminer quel est le

traumatisme sous jacent  à  une  telle fin de non recevoir.

L »homme est un arbre dont  il ne peut consommer les fruits

alors qu’il peut consommer le fruit d’autres animaux, à

commencer par les oeufs,

Peut-on imaginer une humanité qui  se laisserait

mourir de faim  sous  prétexte qu’elle ne saurait manger

le « fruit de ses entrailles ».parce que la vie c’est « sacré »?

On a voté l’IVG, l’interruption

volontaire de grossesse mais on n’est pas prêt à admettre

la consommation de nouveaux nés, même en cas de famine. .

Etrange argument des adversaires de la consommation de

viande qui mette en avant le coût de celle-ci mais

n’est-il pas étrange que l’on dépense autant  pour produire

un bien que l’on ne consomme même pas? A une époque où

l’on sait à l’avance ce qu’il adviendra d’un enfant

avant sa naissance, où  la

fécondation  in  vitro se  développe, n’est-il pas possible de

mettre en place une politique cohérente de natalité ?

On aura compris que nous privilégions ici la pédophagie, c’est

à dire le droit de consommmer  des enfants en bas âge, et ce

exclusivement plutôt que de porter atteingte à la nature, aux

autres espéces,  avec toutes les conséquences écologiques que

l’on peut concevoir. Les relations entre les humains et le reste

des régnes animaux et végétaux en seraient inévitablement apaisées.

On aura  compris que le thème central ici est celui d’une

humanité auto-suffisante et qui ne cherche pas d’office à

fair appel à des apports extérieurs.

Il sera intéressant d’entendre les arguments  hostiles à un

tel projet pour le XXIe siècle. S’il existe d’autres « humanités »

dans l’univers, il serait  fort utile de savoir comment elles

ont  abordé ce probléme  qui  consiste à ne pas compter avant

tout sur sa propre production comme richesse, comme

ressource.

 

 

 

JHB

20. 08 14

 

Publié dans Conscience, Culture, DIETETIQUE, ECONOMIE, FEMMES, RELIGION, SCIENCE | Pas de Commentaire »

Les femmes et le langage

Posté par nofim le 5 août 2014

Les femmes au piége du Logos  ‘(langage et logique)

par  Jacques  Halbronn

Les femmes  sont très sensibles au raisonnement logique et

tendent à projeter sur le monde des patterns, des grilles

qui tiennent lieu de réalité, de « faits ». C’est ainsi que la

revendication de parité n’est que la conséquence d’une

argumentation simpliste à laquelle nombre d’entre elles

se tiennent et qui  ne tient  que par la grâce d’un certain aveuglement, à

des oeillères. Cet amour de la logique, elle le partage avec

les machines et d’ailleurs leur fascination pour la

mathématique astrologique en dit long sur le fonctionnement

de leur psychisme.(cf nos vidéos sur You Tube et

sur le  groupe facebook  animus/anima)

Le langage du fait qu’il est très réducteur conduit à nier

les différences puisqu’un même mot peut recouvrir des

réalités fort différentes Il suffit que des choses, des données

recourant aux mêmes mots pour qu’elles posent une

identité entre elles. En ce sens, on peut parler de

sophistique.Pour éviter de telles tentations d’indexicalité

(Garfinkel), il faudrait une langue pléthorique comportent

une infinité de termes aux acceptions extrémement

restreintes. La philosophie qui est viscéralement

réductrice  plait aux femmes en ce qu’elle génére de

la confusion. En ce sens, les femmes aiment les

généralités qui autorisent tous les rapprochements que l’on

voudra et là encore le fait de partager avec d’autres hommes et

femmes un même signe zodiacal apporte de l’eau au

moulin égalitariste. Les femmes aiment bien des formes

qui incluent tout le monde à commencer par le mot

Humanité, (l’Homme), sans distinction.  Cela dit les femmes

sont également attirées par la notion d’individu unique

(notamment par le biais du thème natal ) En fait, elles

louvoient entre une rhétorique du tout le monde est

pareil et tout le monde est différent, entre le partage et

la spécificité personnelle..

Comme les machines, elles ne peuvent apprehender le

monde que s’il est mis en équation, en formules, il faut que

cela passe par les mots mais qui fournit ces mots, that is

the question! C’est bien là le hic d’où la fascination pour

tout ce qui se prétend révélé et qui ne remet pas en

question l’égalité des sexes car reconnaitre que les femmes

dépendent des  mots émanant des hommes ferait

probléme.Idéalement, pour les femmes,il faudrait penser

que nous ne maitrisons pas les mots mais quee ce sont

les mots qui nous maîtrisent. On leur reproche souvent

de faire dire aux gens ce qu’ils n’ont pas dit voire de

les déposséder du droit d’expliquer ce qu’ils ont voulu dire…

Les mots parleraient d’eux-mêmes, en quelque sorte.

Mais les femmes n’en ont pas moins un probléme avec le

langage en ce sens que  des mots abstraits sont par elles

considérés comme des mots « concrets ». Un verbe a autant

de réalité qu’un nom, autant de poids. Or, l’objet est

externe , reléve de la science. et le verbe renvoie à une intention, à  un projet

lié à la conscience.. Mais l’on sait que science sans

conscience n’est que ruine de l’âme.

Le malentendu actuel entre hommes et femmes, tient

au fait que toute personne un tant soit peu observatrice

du monde sans passer par les « lunettes » des mots est

parfaitement consciente que les hommes et les femmes

sont radicalement différents. On nous renvoie au verdict

de la Science qui déclare ne pas pouvoir expliter ce

ressent et cet aveu  est consiéré comme un « fait » qui

prouverait que les hommes et les femmes ne sauraient

être distingués  Dès lors que ces différences ne peuvent

se  traduire en chiffres, en statistiques, en formules, elles

ne comptent pas,  concluent les femmes. Cela fait penser à des

aveugles qui ne captent le monde visible que par le biais

des mots et ces mots sont dramatiquement appauvrissants, ne

sont qu’un pis aller.

Les mots sont importants pour les femmes, disions-nous,

alors que pour les hommes, ils sont avant tout un mode de

communication avec les femmes puisqu’il suffit d’ouvrir

les yeux pour se mettre d’accord. Mais les textes sont

aussi un support essentiel pour les femmes car elles

n’aiment guère improviser dans l’ici et maintenant, si l’on

entend par ce mot le fait de communiquer réellement

avec autrui, de rebondir sur ce qu’il dit et vice versa. Improviser

est un acte vivant, naturel, éphémère et les femmes préférent

en ce sens ce qui est artificiel, donc immuable comme les

fleurs artficielles, constant, figé, rigide. C’est en ce sens

qu’elles se considérent comme rigoureuses si ce n’est

qu’elles sont terriblement manipulables en ce qu’elles

dépendent de ce qu’on veut bien leur dire et qui leur donne

du grain à moudre.  ..Elles sont obligées de faire confiance

et c’est d’ailleurs quand elles s’aperçoivent de la fragilité du

langage, qu’elles angoissent et dépriment.  La confiance est

une valeur clef et cela passe par le poids des mots, les

« promesses », il faut tenir « parole »..Ce qui est dit est dit!

Selon nous, le « vrai langage fonctionne en réseau. Un mot

ne fait sens que dans un certain contexte et ce n’est

que la combinatoire des mots qui fait sens. En ce sens, les

femmes détestent l’idée de jouer avec les mots. Elles ne jurent

que par les dictionnaires qui nous disent ce que les mots

veulent dire. Et en ce sens, les femmes réagissent souvent

par rapport à un mot qui  fait écran avec la réalité, qui est

supposé la résumer.

On remarquera enfin que  les femmes sont bien plus à leur

aise dans le langage factuel. Elles parlent le plus souvent

au passé »Il ou elle a dit », c’est à dire ce qui correspond  à la

mort, à ce qui ne bouge plus.

La meilleure façon de décourager une femme d’intervenir,

c’est quand on improvise, que l’on emploie les mots dans

des sens nouveaux, qui ouvrent vers des pensées nouvelles,

quand le sens est entre les lignes et doit être décrypté. L’usage des mots doit être

libre et non cloisonné, c’est là encore ce qui distingue l’homme de la machine. Les mots

ne sont pas des ordres, des programmes . Il y a l’approche de l’esclave au langage qui veut

savoir ce qu’on attend de lui et ne pas se tromper dans la captation du message et

il y a l’approche de l’homme libre qui  réfléchit avec ses pairs. On ne saurait confondre les

deux registres.

Il faut distinguer les « faits » et le discours scientifique qui n’est qu’une tentative

d’explication. Or, on note que les femmes confèrent la priorité au discours sur les

faits et entendent réduire les faits à ce qui en est dit, notamment en ce qui concerne,

comme par  hasard, ce qui distingue les hommes et les femmes. Or, il est évident

que la Science ne parvient aucunement à appréhender le phénoméne  concerné et cela

arrange les femmes que l’on s’en tienne à de telles abstractions qui sous tendent

une idéologie « paritaire ».

Réfléchir sur les femmes, c’est repenser la question du

langage, de sa genése.Les femmes vivent dans un monde

qui est le leur et que les hommes viennent troubler/ Cela

fait penser à un vieux débat théologique sur les miracles.

Est-ce que Dieu a le droit d’intervenir dans « sa » Création ou

bien tout est-il déjà planifié  dès le  commencement (Beréshit)?

Quelque part, les hommes préférent que Dieu reste en

retrait tout comme les femmes préférent que les hommes

restent en retrait et tout particulièrement ceux qui sont

capables de changer le monde. Les seuls hommes que les femmes

ne craignent, ne redoutent  pas sont les impuissants,

dans tous les sens du terme, tant physique que psychique.

Mais les hommes les plus  fréquentables sont encore ceux

qui sont morts, qui ont fait leur testament et qui n’existent

plus que par ce qu’on en dit..

 

 

 

 

 

Publié dans Culture, ECONOMIE, FEMMES, HISTOIRE, LINGUISTIQUE, PSYCHOLOGIE | Pas de Commentaire »

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