Les femmes et la demande de silence

Posté par nofim le 26 juillet 2014

Réflexions sur l’idée de silence : le son et le langage

Par Jacques Halbronn

 

Sous le mot « silence », l’on a coutume d’englober deux  activités extrêmement différentes, ce qui vient recouper notre position concernant ce qui touche à la vue et à l’ouïe, ces sens recouvrant  une réelle dualité, non pas tant ici celle qui opposerait deux sens mais  ce qui se manifeste dans le cas de ceux-ci.

Quand on demande le silence, de quoi s’agit-il ? D’éviter tout bruit pouvant être capté par nos oreilles, des bruits de pas ou de chaise,  une toux, un éternuement, un claquement de doigts, des applaudissements,  des froissements de papier  jusqu’aux murmures et aux chuchotements en passant par  quelque production musicale que ce soit, chantée, sifflée, jouée sur quelque support  ou instrument ? On voit bien que ce mot « silence » n’est pas assez précis et amalgame des choses fort diverses mais en même temps, une telle   polysémie  ne saurait être  innocente.

Dans de précédents textes (et vidéos sur You Tube), nous avons voulu souligner la différence qu’il  y avait entre la sensorialité « naturelle » ou celle liée au langage. Nous avons dit ou écrit qu’une chose était de voir, une autre de lire,  même s’il faut voir pour lire, ce qui n’est d’ailleurs pas exact si l’on considère le braille qui est un langage qui passe par un autre sens qui est celui du toucher et qui peut servir aussi bien aux aveugles qu’aux sourds-muets. Et l’on peut d’ailleurs se demander si le langage n’est pas né dans un contexte où l’on ne pouvait ni voir ni entendre mais seulement toucher, palper. En ce sens, le langage n’aurait qu’un rapport  oblique avec la vue et l’ouïe.  Mais restons-en, pour l’heure, aux dimensions visuelles et auditives traditionnelles de ce que l’on entend généralement sous le terme langage.

Selon nous, les femmes seraient  fortement marquées par l’usage des langues, plus que ne le  seraient les hommes.   Nous vivons dans un monde technologique en ce début de XXIe siècle, où le langage envahit notre espace sensoriel. Même à l’arrêt de bus, au lieu de regarder si  le bus arrive, on lève les yeux vers le tableau d’affichage nous indiquant dans combien de minutes, il sera là. Bien des gens se repèrent mieux  sur un écran que face à la « réalité » sur le terrain et d’ailleurs le « virtuel » tend à se substituer au réel. C’est dire que  si le langage comporte une dimension visuelle – et en fait audiovisuelle- donc hybride-celle-ci  ne saurait se confondre avec  ce qui relève  à proprement  parler de la vue et de l’ouïe.  Peut-on dire que le langage correspond à une autre dimension de la sensorialité, certes déjà ancienne mais évidemment relativement  récente à l’échelle de l’Histoire de l’Humanité ? Comment  vivait  donc  l’Humanité avant l’invention, l’intrusion du langage ?

Par-delà de tels questionnements qui  concernent la genèse de notre espèce –ou de nos espèces- rappelons  certains faits observables  ici et maintenant et que l’on ne saurait omettre,  négliger, passer sous « silence ». Il nous apparait en effet  que cette invasion du langage est bel et bien observable et qu’elle interfère avec notre appréhension du monde et notamment chez les femmes qui  nous semblent  plus dépendantes du langage que ne le sont les hommes et donc autrement visées par le panneau  « silence » qui, en fait, les vise plus directement car qu’on le veuille ou non la demande de silence est d’abord l’arrêt du langage. Encore faudrait-il se demander si cela ne devrait pas concerner aussi  la dimension écrite du langage (SMS, mail par exemple) en tant que mode de

Communication. La différence entre langage écrit et oral, c’est que ce qui est écrit  est moins perturbateur pour l’environnement  humain, est moins polluant mais en fait celui qui communique par écrit sera moins à l’écoute de ce qui se passera autour de lui, qu’il soit récepteur ou émetteur ou les deux.

Le langage permet de dépasser  certaines limites spatio-temporelles.  Il permet de communiquer par-delà l’entourage immédiat et par rapport à un  moment donné. Il est  une expansion, extension de notre appréhension du réel de l’ici et maintenant.  Au regard des théories cycliques qui sont par ailleurs les nôtres (cf.  nos textes et nos vidéos par Google),  la phase terminale d’un cycle  correspond à un tel dépassement quand on va « exporter » la production locale et lui  conférer un nouvel impact. En ce sens, le langage correspondrait à un certain progrès technologique et les femmes en seraient le

principal vecteur   en termes de transmission dans le temps et dans l’espace.  Cela signifierait aussi

qu’elles seraient  plus dans le médium que dans le message et se présenteraient comme un prolongement de l’Homme, ce qui  rendrait  de facto assez vain tout affirmation de parité entre hommes et femmes comme cela s’entend encore en ce début de XXIe siècle (mais plus pour très longtemps au fur et à mesure que les neurosciences progresseront dans leurs investigations)/

Cela dit,  pour en revenir aux questions posées plus haut, l’on peut penser que par une sorte de paradoxe qui ne devrait pas trop nous étonner , l’humanité la moins avancée du point de vue de l’évolution (cf. la thèse des deux espèces Neandertal et  Homo Sapiens) serait devenue la plus en phase avec les avancées technologiques. On sait en effet que certains handicaps sont compensés par des progressions comme on l’a vu récemment sur le plan du handisport. Celui qui part d’un handicap  peut, par le biais technologique,  parvenir à une certaine supériorité.  Ainsi, les femmes seraient éventuellement les héritières, les descendantes, d’une humanité moins développée sur le plan sensoriel, ayant vécu dans un environnement hostile la confinant dans des espaces peu propices à l’éveil  de la vue et de l’ouïe. C’est cette humanité  qui aurait le mieux profité du langage oral et écrit à condition bien entendu de ne pas oublier que le message ainsi véhiculé est transmis par l’autre humanité puisque le langage n’existe pas par lui-même, par génération spontanée à la différence de ce que nous pouvons observer de par nos propres sens en terme de stimuli et de signaux « naturels » par opposition à  « artificiels » comme l’est le langage. En ce sens, les femmes seraient programmées pour être au service des hommes et  ce n’est pas par hasard que l’on parle du langage informatique par lequel il faut passer pour communiquer avec les ordinateurs. Les femmes seraient les ancêtres des  ordinateurs (cf  le mentat de Frank Herbert  l’auteur de la saga « Dune »)

Les hommes auraient bien évidemment appris ce langage pour communiquer avec les femmes mais la différence étant que le langage joue un rôle beaucoup plus central et vital pour les femmes que pour les hommes.  On notera aussi que les femmes ne sont pas vraiment à l’aise dans le domaine de la création musicale,  qu’elles ont besoin d’une partition – et cela ne change rien qu’elles apprennent par cœur- pour accéder non plis à l’auditif du langage mais à l’auditif naturel. Quelque part, le panneau « silence » est une façon d’exclure les femmes de certains espaces de vie tant elles ont besoin de se nourrir de »mots », de « signes », c’est-à-dire  en passant par l’interface des hommes, lesquels se nourrissent psychiquement et physiquement  par la vue et l’ouie sans avoir à passer par le langage. On notera en particulier que lire un texte prend du temps alors qu’observer  le monde peut se faire en quelques secondes.

On  conçoit que l’astrologie puisse fasciner les femmes et notamment le thème natal car on se trouve dans un monde marqué par les

« signes » célestes,  donc en quelque sorte par des instructions dictées d’en haut. Cela ne géne pas les femmes d’être référecées comme une

structure mathématique  activée par des configurations astrales, ce qui est révélateur de leur dimension  technologique, avec des connexions qui se jouent au degré près, notamment dans le cas des synastries (comparaison de thème)/ Selon nous, ce qu’on appelle

« féminin »  rejont très nettement  le registre de la machine.

 

 

 

 

JHB

27. 07  14

Publié dans ASTROLOGIE, Culture, divination, ECONOMIE, FEMMES, HISTOIRE, LINGUISTIQUE, Technologie | Pas de Commentaire »

Les effets pervers de la domesticité

Posté par nofim le 19 juillet 2014

Education et domesticité. Problématique économique de l’emploi

par  Jacques  Halbronn

 

Nous avons déjà  mis en cause la dynamique du plein emploi et le mot même d’emploi qui implique que nous ayons besoin de l’aide

d’autrui, d’être complété et donc de nous cloisonner. Dans la question même que l’on pose aux enfants sur ce qu’ils veulent faire « plus

tard », il y a cet impératif du choix, de la spécialisation qui est  engrammée dans leur esprit.

Nous mêmes avons connu dans notre enfance la présence d’une certaine domesticité (bonnes, gouvernante) et avons pu constater

que cela avait eu des effets pernicieux en laissant autrui faire les choses à votre place en passant « derrière vous ». On ne saurait

recommander cette pratique de l’aide dans l’éducation des enfants et notamment des garçons pour des raisons déjà exposées

ailleurs.

A cela vient s’ajouter le fait que  l’enfantr n’est aucunement motivé à prendre modéle sur cette domesticité chargée des

« basses besognes » et payée pour le faire. Nous avons déjà souligné à quel point toute la problématique de l’emploi était en fait fondée sur le fait que certaines populations vivent au crochet d’autres en les persuadant que les unes ont besoin des autres et vice versa/  Il faudrait voir ce qu’en dit Roussea dans l’Emile.

L’idée d’êtres autosuffisants doit être modulé par le fait que chaque personne doit avoir des activités limitées à sa compétence.  Qui peut le plus peut le moins.

On nous objectera que cette notion de limite est précisément ce contre quoi nous nous dressons. Cela nous conduit à distinguer les hommes et les femmes. Selon nous, les hommes n’ont pas de limites tandis que les femmes en ont. Cela conduit à des

stratégies de vie diamétralement opposées. Les hommes doivent éviter toute limitation- ce sont les « seigneurs » alors que les femmes doivent se spécialiser. Soit deux conceptions antagonistes de l’économie, de l’emploi./ Les hommes sont donc voués à s’échapper, à sortir

des cages alors que les femmes ont tendance à vouloir enfermer les gens avec telle ou telle étiquette, tel classement socio-professionnel.

Ce sont des sirénes (Ulysse) qu’il ne faut pas écouter et suivre. Et pour les deux sexes, il y a des moments de tentation qui conduisent

à imiter l’autre sexe, à en épouser les valeurs,  le mode de vie.

On nous objectera que l’on ne sauait concevoir une économie de l’auto-suffisance car cela  nuirait au flux du marché, de l’emploi. Et si

chacun est auto-suffisant, il n’y aura pas d’échange qui est la clef de l’économie. Force est de constater que nous sommes confrontés  à deux modéles, le masculin et le féminin qui selon nous alternent (cf nos travaux en cyclologie, un domaine que l »économie a investi )

Cela pose le probléme de la productivité et du chomage.

L’économie socialiste serait ainsi féminine et l’économie libérale masculine. De nos jours l’économie libérale l’emporte même si

l’économie socialiste maintient et perpétue certains avantages acquis.

D’une certaine façon, nous dirons que l’auto-suffisance n’exige pas le recours à l’argent puisqu’il ne s’agit pas d’échanger. La logique

d’une économie libérale est l’intégration de tous les niveaux, de façon verticale. L’homme complet n’a pas besoin de se payer des aides,

des services extérieurs même s’il est sollicité dans ce sens par les tenants d’une économie de l’échange. Renonce à  faire ceci ou cela, crée -toi un handicap, une carence, tel est le conseil donné par l’économie féminine. Mais cela passe par  le recours à l’argent. Ce n’est pas par hasard si les « aides  » ménagères et autre personnel de compagnie sont pour la plupart des femmes. Elles sont programmées dans ce sens.

En effet,  du fait d’une déficience visuelle, comme nous l’avons expliqué ailleurs,  elles embrassent plus lentement les informations et elles

ne maitrisent de ce fait que des champs étroits. C’est un cercle vicieux. Elles n’ont dès lors d’autre choix que de se limiter et donc

de compter sur autrui pour se compléter.

Si l’on connait bien l’économie féminine très largement illustrée par les divers économistes, la thèse d’entités autonmes est moins

familière. Cela exige en fait d’exploiter au maximum ses propres potentialités. C’est une économie de l’imitation, de l’émulation et non de l’emprunt.  On observe l’autre (vue), on ne lui porte pas atteinte dans sa matérialité, on ne lui demande que d’exister et de se montrer.. Ce qui ne coûte rien. Chacun d’entre nous est porteur d’exemples pour l’autre mais un tel échange est gratuit. Il ne consiste pas à donner

à l’autre ce qu’il n’a pas synchroniquement mais seulement diachroniquement, c’est à dire que nous représentons l’avenir de l’autre.

On retrouve là les critères d’âge qui sont déterminants et qui nous empêchent de nous figer dans le temps. Apprendre n’est pas

prendre.  J’apprends ce que j’ai à devenir.

 

 

 

 

 

JHB

19. 07. 14

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

JHB

19. 07. 14

Publié dans ECONOMIE, FEMMES, POLITIQUE | Pas de Commentaire »

Sexe et sens au regard de l’économie

Posté par nofim le 18 juillet 2014

 

Energie du visuel et énergie de l’audio/ Pour une approche économique.

par  Jacques  Halbronn

Dans le cadre de nos recherches sur la sensorialité qui nous ouvrent des perspectives  sur la connaissance du masculin et du féminin

tant au niveau diachronique que synchronique, tant dans la compréhension du monde actuel que d’époques fort éloignées quand deux espéces humaines se cotoyèrent avant de fusionner, tout en maintenant leurs différences par le biais de la sexuation, nous ferons part

de quelques réflexions de type en quelque sorte energétique voire économique.

Il semble ainsi assez évident que le contact visuel est bien moins couteux en énergie, en temps que la relation par le biais auditif.

 

On fera d’abord remarquer qu’il faut beaucoup moins de temps pour capter des données visuelles que des données auditives dans la vie

quotidienne. En un simple « coup d’oeil », l’on peut capter énormément d’information et donc dans le même laps de temps traiter un

bien plus grand nombre de cas. D’où un énorme gain de temps pour celui qui est correctement équipé pour ce faire, ce qui n’est en

effet pas forcément donné à tout le monde. Bien plus, ceux qui sont ainsi observés dépensent eux aussi beaucoup moins d’énergie

puisqu’ils n’ont rien à faire, sinon de se laisser regarder durant quelques instants. C’est une relation gagnant/gagnant.

On peut donc penser qu’une société qui « marche » au visuel  sera plus opérationnelle qu’une société qui fonctionne à l’audio.

Parallélement, les hommes dépensent moins de temps et d’énergie lors du processus de procréation que la femme/ Si l’on rappelle que

pour nous l’audio est lié  à la femme, l’on ne peut que conclure que l’économie féminine est plus consommatrice d’énergie et de temps

que l’économie féminine.

Il est donc tentant pour les femmes de recourir à des apports « techniques » susceptibles de compenser  un tel handicap que nous

qualifierons de prévisionnel. Car la sensorialité  constitue  avant toute chose notre équipement  prospectif. Les sens nous renseignent

et nous préviennent quand il y a problème en perspective même s’il ne s’agit que d’une probabilité de risques. Nous sommes comme

Monsieur Jourdain pour la prose des statisticiens qui ne s’assument pas comme tels.

Comment pourrait–on, d’ailleurs, survivre si nous n’étions pas individuellement et collectivement prévoyants, ce qui implique que nous

ayons des « préjugés », ce que l’on ne saurait nier sans une bonne dose d’hypocrisie et d’ingénuité?

Nos sens ne sont point là pour nous apporter du plaisir mais du déplaisir. Dire que tout va bien signifie qu’il n’y a rien à signaler.

Le contraire du malheur, ce n’est pas le bonheur mais le fait que les choses suivent leur cours normal, à savoir que nos sens n’ont rien à redire. Ce qui dépend de la structure de notre équipement sensoriel, lié à notre appartenance sexuelle.

Les femmes seront attirées par toutes sortes de méthodes qui compensent la lenteur et donc le coût  de leur processus cognitif.

L’astrologie en fascine plus d’une par les informations que ce « savoir » entend, prétend fournir et délivrer et il n’est pas rare que l’on

capte des réflexions du type « c’est tellement rapide », ‘cela fait gagner du temps! », ce qui est révélateur du probléme que nous avons

soulevé. L’astrologie apparait comme ‘la » solution rêvée qui permet de prévoir, de savoir « à l’avance », bref d’apporter un plus venant

compenser ce qui est ressenti et vécu  comme un handicap, à savoir la lenteur de la tortue par opposition à la vélocité du lièvre (La Fontaine)

Un autre sens est intéressant, celui du toucher. Les femmes ont besoin de toucher de par leur absence de visuel ou si l’on préfére du

fait qu’elles ne savent pas décoder le visuel. Elles ont des yeux mais elles ne voient pas. Or, il est clair que la nécessité, le besoin de

toucher complique les choses et est dévoreuse de temps. Quand des gens se rencontrent, ils n’en viennent pas, selon les pratiques sociales en vigueur dans nos sociétés, à se toucher sans avoir franchi un certain nombre d’étapes. Ce qui genére des délais, sauf dans les cas de

prostitution et bien entendu la relation de couple autorise un  recours fréquent  au toucher .

. . En comparaison,  les relations entre chiens passent bien plus vite, en général, par le toucher.

Le fait que beaucoup de femmes aient des chiens n’est peut être pas, en ce sens,  indifférent.

En revanche, l’équipement visuel de l’homme ne le contraint pas à passer par l’ouie ni par le

toucher, ce qui lui permet de multiplier considérablement les « contacts » visuels qui lui apportent un

certain assouvissement relationnel à peu de frais si l’on admet que nos sens nous apportent une certaine forme de nourriture,

d’énergie. L’homme est comme un olivier, il peut se développer sur une terre pauvre, ingrate alors que la femme aura besoin de

conditions plus favorables et donc plus rares pour  y parvenir. On connait la rengaine des femmes sur les « mauvaises » conditions qui

ne leur auraient pas permis de réaliser ceci ou cela. Elles ne se rendent pas vraiment compte que les hommes peuvent fonctionner dans

un environnement peu propice. S’il fallait comparer les humains à des plantes, on dirait qu’ils n’ont pas tous besoin du même

type d’environnement. Une femme qui bénéficiera de tout ce dont elle a besoin aura eu beaucoup de chance d’où la rareté de

l’excellence au plus haut niveau chez les femmes. Elles sont prises par le temps et leurs tentatives n’aboutissent pas avec le risque

de la tentation de raccourcis qui ne sont bien souvent que des leurres. En ce sens, les femmes sont à la merci de charlatans qui

exploitent leurs frustrations face  à la réussite masculine

au sommet.

On ne saurait ignorer la complexité et la polysémie du sens

de la vue: car une chose est de voir et une autre d’être vue.

L’aveugle ne voit mais sait qu’on le regarde. Dans le rapport

hommes-femmes, la femme peut envoyer un signe visuel

à l’homme même si elle-même n’est pas réceptive aux

signaux visuels. Et précisément, il revient aux hommes qui

savent capter ces « messages » visuels emis par les femmes

de se situer dans le registre féminin de la parole et du

toucher (ce qui inclut les autres sens de proximité que sont

le goût et l’odorat). De même l’homme, s’il n’est pas sensible

aux odeurs dans la même mesure que la femme doit être

conscient qu’il dégage, sans le vouloir, sans le faire « exprés »

des messages gustatifs (baiser), olfactifs, tactiles. On

retiendra que ce qui compte, c’est avant tout la réceptivité

plus que l’émission. Les astres sont vus mais ils ne nous

voient pas.

Publié dans ASTROLOGIE, Culture, ECONOMIE, FEMMES, RELIGION, SOCIETE | Pas de Commentaire »

La société à deux vitesses: produits frais et produits secs

Posté par nofim le 12 juillet 2014

La tentation de l’imitation et l’ère de l’inspiration.

Par  Jacques  Halbronn

 

La perspective de la mort nous incite à mettre par écrit notre « création ». C’est  particulièrement vrai pour les compositeurs. L’essor  des enregistrements a  relativisé le passage obligé par la partition mais les ordinateurs seront de plus en plus capables de transcrire ce qui est audio en  imprimé. Le théatre se prête également à cette problématique avec le texte à interpréter (voire à traduire en une autre langue), et cela vaut évidemment pour l’opéra, l’opérette et la chanson. Il est vrai que la partition ne saurait être exhaustive et laisse une certaine marge à l’interpréte, au chef d’orchestre. En cet Eté, où tant de partitions et de textes vont être joués et rejoués pour la éniéme fois (on pense au Festival d’Avignon entre autres), cela vaut la peine de s’interroger.

Selon nous, il est peut être  temps de passer de l’ère de l’imitation à celle de l’inspiration. Certes, celui qui s’inspire d’une œuvre  -et cela peut aller jusqu’au plagiat, au remake- ne rend pas nécessairement un hommage formel à un auteur puisqu’il produit quelque chose  qui n’est pas l’œuvre d’origine. Mais  n’est-ce pas justement préférable au cas de l’interpréte qui entend se substituer carrément à l’auteur d’une sonate ou d’un drame ? Sur le plan linguistique, le probléme se présente également : une  chose est  d’apprendre une langue, une autre de lui emprunter des mots. Et il est clair qu’il est plus facile d’identifier une copie conforme à une  « importation » vouée à diverses tranformations.

Or, nous pensons que l’humanité a tout intérêt à passer de l’ancienne  ère vers la nouvelle et de s’en donner les moyens.  Il est clair qu’il n’y a pas de vrai progrés dans la répétition pure et simple du passé et que cela peut aisément tourner à une sorte de décadence où l’on célébre les auteurs des siècles passés  et on ignore ou méprise  ceux d’aujourd’hui.. On n’en est pas là dans le domaine scientifique et c’est heureux, ce qui n’empêche nullement de percevoir des filiations d’une génération à une autre, d’un siècle à un autre et dans ce cas il s’agit d’exemples à suivre mais non à

Imiter, stricto sensu. La notion d’intégrité de l’œuvre que l’on ne peut modifier doit laisser la place à une approche moins rigide mais exige un talent que n’ont pas les simples exécutants et c’est bien là que le bât blesse quand on entend tant d’interprétes déclarer qu’ils ne sont pas des compositeurs, en nous expliquant qu’ils n’ont pas été « formés » pour cela ! Il  y a là comme une usurpation sinon d’identité du moins de qualité, de titre.

Le rôle de l’historien est ici crucial : il lui revient en effet d’établir les filiations avec les implications

économiques et pécuniaires qui en découlent. Nous voyons l’historien du XXIe siècle  au cœur de la dynamique commerciale de demain en fixant les royalties, les droits d’auteur, du fait des emprunts non plus globaux mais ponctuels.

Nous avons dans notre post-doctorat sur  Giffré de Réchac  (2007) et dans nos dossiers parus dans

La Revue Française d’Histoire du Livre (2011) puis sur le site propheties.it (Halbronn’s Researches), montré que les quatrains attribués à Nostradamus avaient été reprise de sa prose. Entendons par là que les signifiants avaient été empruntés mais dans un ordre différent de l’original et dotés d’un signifié se prétant évidemment aux interprétations les plus diverses depuis plus de 400 ans. Le rôle de l’historien consiste ici à signaler l’emprunt par delà la question du sens. Ce qui  nous intéresse ici c’est que tant de mots de la prose de Michel de Nostredame se retrouvent dans des quatrains. Et c’est sur cette base que se situe l’enjeu « économique ». Autrement dit, l’emprunteur a toute latitude pour réagencer les mots à sa guise. C’est son droit mais c’est aussi le droit de la société de le taxer dans ce sens.  On aura compris qu’en tout état de cause, nous préférons un habile faussaire à un honnête interpréte qui ne « touche » à rien et qui est pour nous le véritable usurpateur, aussi paradoxal que cela puisse sembler.

Le XXIe siècle devrait donc abandonner une conception

indivisible des langues, des textes, des musiques et admettre

que l’on puisse emprunter une idée, une formule, des

élements et pas forcément la totalité. Même si l’on n’emprunte

qu’une partie d’un systéme, il est parfaitement possible de

faire ressortir qu’il y a dette tout comme lorque l’on importe

un produit d’un pays, on n’importe pas tout ce qu’il y a dans

le dit pays. Et encore une fois, nous ne condamnons aucunement

ce type d’emprunt qui peut tout à fait s’agréger à d’autres notions

qui lui sont totalement étrangère. On peut d’ailleurs parler

de citations (quotations). Qand l’anglais emprunte au

français, il « cite » des mots français mais que se passe-t-il

quand il y a plus de citations que de texte d’origine? Peu

importe, du moment que c »est correctement noté et

comptabilisé. Il y a de toute façon une solidarité

profonde entre tous les créateurs et les créations.

En revanche, ceux qui se contentent de récupérer mot

pour mot un texte pour le déclamer ou une partition pour

la rejouer  ne nous semblent pas être de leur époque et

font obstacle au progrès. Nous irons même plus loin, il

est possible que ceux qui s’inspirent librrement d’une oeuvre

fassent moins bien que leur modéle mais cela ne saurait

être une excuse pour mettre un point d’honneur à reproduire

à l’identique  un modéle, comme tant d’interprétes semblent

considérer que c’est la meilleure chose qu’ils aient à faire.

C’est ainsi que le christianisme a lourdement emprunté

au judaïsme mais il l’a fait non sans une certaine

originalité et l’accomodant avec d’autres notions qui lui

étaient étrangères. Nous ne dirons pas que l’un a trahi

l’autre mais qu’il s’en est inspiré et a ainsi innové. Ce qui

est plus sain que de faire du copier/coller. La langue anglaise

a parfaitement le droit de se founir de mots français, à la

louche, du moment qu’elle reconnnait et régle ce qu’elle

doit.

La valeur principale qu’il convient désormais de mettre en

avant en ce nouveau siècle, c’est celle d’originalité au sens

de quelque chose qui s’origine comme une naissance car

un enfant qui nait doit aussi beaucoup à ses ascendants

mais il n’en est pas moins la continuation et non la

duplication pas plus qu’un chercheur en mathématiques ou

en physique n’émerge ex nihilo.

Ce qui condamne l’interpréte, c’est qu’il n’est pas le premier

à jouer l’oeuvre qu’il  joue même s’il la joue forcément

différemment, par la force des choses. Ce qu’il conviendra de

valoriser plus que tout à l’avenir c’est ce qui nait sous

nos yeux, ce qui n’a jamais existé en tant que tel avant ce

jour de la représentation. Même un compositeur qui

rejouerait sa propre oeuvre ne ferait l’affaire.  Une fois passée

cette « première fois », on bascule dans la « seconde main » et

cela n’a plus du tout la même valeur qui est celle de l’inoui,

du jamais vu (contre le déjà vu). On sait que l’ingratitude

est un défaut  répandu et que cela pose probléme à

certains de remercier pour ce qu’ils ont reçu ou tout simplement

qu’ils ont pris sans demander la permission. Mais il ne

saurait y avoir d’impunité car  refuser, nier ce que l’on

doit -Rendons à César ce qu’on doit à César, lit-on dans

les Evangiles-  c’est être dans le tout ou rien. comme ces

gens qui croient que parce qu’il ne parle pas le français en

tant que tout indivisible, ils ne doivent rien au français. Il faut

être bien myope pour tenir de pareils propos. C’est nier les

filiations religieuses au sein du monothéisme, nier qu’il

y ait eu emprunt parce que le résultat diffère singulièrement

de la source.

En fait, certains ont intérêt à tout cloisonner: ils nous

disent ou bien c’est la même chose ou bien c’est autre chose.

Mais il y a un juste milieu et cela exige, on l’a dit, tout le

savoir faire des historiens pour expertiser chaque cas qui est

soulevé.

A l’ère de la physique quantique,  l’on ne peut plus penser

qu’il existe des ensembles, des entités d’un seul tenant.  Tout est flux mais

cela ne signifie pas que l’on puisse pirater le travail d’autrui sans

avoir  rien à  débourser. Si l’on ne procéde pas  à un réaménagement

des valeurs,  l’on va dans le mur.

La récente affaire des contrats en dollars de la BNP a mis en

avant le fait que les Etats pouvaient se faire payer pour  ce

qui au départ émane d’eux.  Nous pensons que chaque Etat

a vocation à recevoir des rentrées liées à son patrimoine

culturel tout autant sinon plus qu’à se faire payer pour les

ressources de son sous sol lesquelles sont bien antérieures

à l’émergence du dit Etat. Mais en même temps, chacun

peut faire ce qu’il veut de ce qu’il a payé, du moment qu’il a

payé.  Ces dettes ne concernent pas seulement le présent

car le présent est chargé,  lourd du passé et le perpétue sur

tous les plans.  Nous ne sous estimons nullement les

difficultés liées à la mise en place de cette nouvelle économie

virtuelle mais nous considérons que cela a une valeur

heuristique sur le plan quantitatif comme sur le plan

qualitatif.

Le mot clef est Fraîcheur par opposition  à ce qui est

défréchi.  Toute la question de la malbouffe et de ce

que nous appelons, pour notre part, la malculture, tourne

autour cet impératif de la fraîcheur du produit tant sur le

plan diététique que culturel. La fraicheur d’un produit

intellectuel, est comparable à celle des primeurs. Dès lors que

quelque chose est stocké, ce qui est le cas de tout ce que l’on

trouve dans les bibliothèques, les musées – qui sont autant

de « silos »- on renonce à ce principe de fraicheur. On

retrouve cette notion de stockage dans le songe de Pharaon

interprété par Jacob avec les sept années de vaches grasses

suivies de sept années de vaches maigres. Joseph

conseilla au maître de l’Egypte de stocker les récoltes pour

les revendre lors de la disette et ainsi s’approprier les biens

de la population en échange. On imagine qu’il s’agissait

essentiellement de céréales faciles à conserver.

Société à deux vitesses que celle qui se divise entre

les populations qui vivent de produits frais et les

autres qui se nourrissent de produits « secs » et l’on pourrait

dire de produits vivants (vifs) et de produits morts. Or, de nos

jours, si cette dualité est toujours active, elle nous apparait

largement déséquilibrée au profit de la seconde option et

ce dans la plupart des domaines. Une majorité de la

population se comporte comme ayant renoncé à la fraîcheur

avec des produits réchauffés tant sur le plan alimentaire

que culturel, phénoméne aggravé par la technologie qui

repasse en boucle les mêmes programmes, inlassablement.

C’est le signe d’une civilisation décadente..

 

 

 

JHB

12 07  14

.PS Pour la petite histoire, on signalera que notre père, Pierre  Halbronn (1905-1070), en se qualité de sous-directeur puis de directeur adjoint de l’ONIC (Office National Interprofessionnel des Céréales) était très concerné par les silos à blé et que très jeune nous étions abonné au journal « Le Petit Meunier »

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Publié dans Culture, ECONOMIE, FEMMES, HISTOIRE, LINGUISTIQUE, MUSIQUE, PSYCHOLOGIE, RELIGION, SOCIETE | Pas de Commentaire »

Diététique et cycle saisonnier

Posté par nofim le 4 juillet 2014

Diététique  et  cyclicité

Par  Jacques  Halbronn

 

Comment inscrire la dialectique  Végétaux-Animaux dans une démarche cyclique ? Nous avons de nouvelles réflexions à développer. Dans notre travail  sur le symbolisme, nous avons récemment développé une analogie entre la consommation de viande et l’arrivée de la mauvaise saison mais aussi associé  l’automne avec le début du cycle et non le printemps.

La théorie est la suivante : l’animal est en quelque sorte  un réfrigérateur. Pendant la « bonne saison », la nature fournit des fruits frais. Le mot « verger » se dit en persan Pardés qui a donné

« paradis » et donc l’absence de fruits serait en quelque sorte l’Enfer. On pourrait interpréter la sortie du paradis comme le passage de l’Eté à l’Automne. Le problème, c’est que selon notre théorie, la nuit précède le jour.  Il y a donc un hic.

Si l’on en revient au Paradis Terrestre, il ne pourrait donc s’agir d’un point de départ  si ce n’est en fin  de cycle et tout cycle est voué à se renouveler et donc, à l’instar de Sisyphe, tout recommencer. On peut donc imaginer qu’avant d’arriver au Paradis, Adam et Eve venaient de l’Enfer, c’est-à-dire du monde « inférieur », de la Caverne (cf. Platon). Dieu donc les aurait renvoyé d’où ils venaient.

Mais, ce point étant réglé, revenons à nos questions diététiques. Manger de la viande serait un pis-aller, faute de fruits.  Mais est-ce à dire qu’en début de vie, nous devons manger de la viande et passer par la suite au régime fructivore ?

Nous pensons en effet que l’humanité a dû vivre dans des conditions très difficiles et qu’elle se nourrissait de carcasses d’animaux abandonnés par d’autres animaux redoutables. Ce n’est que par la suite que l’humanité put « sortir » des cavernes pour goûter des dons des arbres fruitiers (on connait le rôle de l’arbre dans l’histoire d’Adam et Eve, avec le serpent)

Autrement dit,  en début de cycle,  l’enfant est dépendant de sa mère (dont il tête le sein)  mais aussi des animaux dont il boit le lait (au biberon). Le taureau que nous associons désormais à l’automne – et non au printemps que nous associons à  l’aigle (cf. le tétramorphe), c’est aussi la vache  dont nous consommons le lait et ce qui en dérive. (fromages etc.). Ce n’est qu’ensuite, qu’on lui donnera des fruits  à manger mais cela ne se fera que durant la bonne saison (printemps-Eté). Il pourra ensuite

Manger des confitures, l’automne venu mais aussi de la viande séchée, de la charcuterie qui se conservent bien sans parler des animaux que l’on peut abattre le moment venu au cours de l’hiver. On y ajoutera les céréales (que l’on stocke) et tout ce qui en dérive, notamment par la farine qui est en obtenue quand on  met les épis  à moudre. On pense au Songe de Pharaon avec les vaches maigres qui dévorent les vaches grasses.

Autrement dit, au printemps et en Eté, il est conseillé de se nourrir essentiellement de fruits et de passer à la viande l’automne étant venu (La Fontaine). Quel décalage entre le temps où l’on se nourrit des animaux tués, abattus (selon tel ou tel rituel, kasher, hallal) et celui où l’on peut détacher les fruits des arbres sans blesser les arbres, tout comme l’on peut traire un animal sans le tuer !. On aura donc compris que la diététique doit s’inscrire dans une cyclicité. Il est probable que la chaleur du soleil est en elle-même nourrissante et que lorsque le temps se refroidit, la consommation de viande, cuite de préférence (le feu remplaçant ici le soleil) compenserait un tel manque.

On dira que l’on mange des fruits rafraichissants quand

il fait chaud et que l’on mange de la viande chaude quand

il fait froid. Ces deux aliments produisent leur propres jus et

ce sont  les aliments phare..

 

 

 

JHB

  1. 07. 14

Publié dans ASTROLOGIE, DIETETIQUE, ECONOMIE, symbolisme | Pas de Commentaire »

Le son et la parole, signifiant/signifié

Posté par nofim le 18 juin 2014

Pour une anthropologie du son et de la parole.

par  Jacques  Halbronn

 

Nos travaux sur la sensorialité nous ont conduit à imaginer des

sociétés fonctionnant différemment et investissant autrement

l’ouie et la vue. Nous avons relié ces questions à la distinction

entre hommes et femmes avec l’idée d’habitats différents

antérieurement à une forme de symbiose qui a du se

produire historiquement.

Nous continuons à penser qu’il importe de dissocier

nettement langage écrit, inscrit, gravé  et langage oral. L’un

passant par la vue et l’autre par l’ouie. Cela nous a conduit

à réfléchir sur le statut de la musique. D’où notre intérêt

pour le rapport de la musique au ballet, à la danse d’une

part au chant et à l’opéra de l’autre. (  cf Caroline Champion.

Hors d’Oeuvre . Essai sur  les Relations entre Arts et cuisine

Ed Menu Fretin 2010, pp. 91  et seq).

Pour nous la musique n’est pas un langage si ce n’est par

un certain abus des termes et nous pensons que celui

qui joue d’un instrument, improvise n’active pas son

cerveau de la même façon que celui qui  s’exprime

oralement  en français ou en toute autre langue. D’où une

complémentarité, une dialectique entre musique et chants.

La musique produit du signifiant qui est de l’ordre de l’écrit

et non du signifié qui passe par des conventions orales

et on ne saurait confondre ces deux plans. Mais le

signifiant musical  n’est pas de l’ordre du langage mais du

geste, du signe Donc quand nous disons musique, nous

englobons  la dimension chorégraphique avant même tout

rendu sonore qui ne serait en fait qu’un épiphénoméne en

quelque sorte subsidiaire,   « dispensable ».(comme on dit en

anglais), dont il serait loisible de se passer.

Le son qui est émis dans une  musique non verbale n’est pas

vécu comme le serait le fait de prendre la parole. en donnant

du « sens »à ce qui est dit, un sens partagé, codifié. Et c’est bien

pour cela que la musique peut s’accompagner de chant du

fait que le chant n’est pas en soi de la musique. Nous avons

souvent écrit sur le sifflement qui, selon nous, incarne bien

un son qui n’est pas de l’ordre du langage même s’il passe

par la bouche.(cf nos textes sur la somatologie)

Ce qui bloque justement les femmes par rapport

à la composition musicale tiendrait à cette dimension

singulière du « son » dit musical. Le son musical serait ainsi

une émission, une production sans rapport avec le son langagier.

et qui ne ferait pas « sens », dont le sens n’aurait pas été

fixé, établi préalablement.  Le son musical serait sauvage.

La bouche est un espace où se cotoient des processus fort

différents, sans parler du fait que c’est à la fois par la

bouche que nous mangeons et buvons et que nous produisons

du son, du langage.

Avec la marginalisation du sifflement au sein de l’activité

musicale, il y a un chaînon manquant qui fausse les

perspectives et qui associe le son à la parole. Et de fait,

il  y aurait comme un tabou à produire du son sans parole

intelligible et codifiée.

Dans certaines communutés (Islam), on a coutume de dire que

le sifflement est le fait du diable ; il aurait donc été

à un certain moment diabolisé. Par ailleurs, le sifflement

ne serait toléré que par le biais d’instruments à cordes ou à

vent. Donc à nouveau une distanciation. Il reste que la musique

a quelque chose de subversif plus que tout autre art en ce

qu’elle est un signifiant et non un signifié. L’on peut certes

lui adjoindre du signifié (chanson, opéra) mais dans ce cas on

lui fait dire ce qu’on veut, on l’instrumentalise.On ne peut

d’ailleurs appréhender la dialectique saussurienne qu’en

partant de l’opposition entre musique et parole, si l’on admet

qu’en soi la musique ne comprend pas la parole qui est pour

elle un corps étranger avec lequel elle serait en symbiose/

Quelque part, l’opéra wagnérien prône un mélange, une

confusion des genres et annonce en quelque sorte le déni

du distingo entre le masculin et le féminin, ce dernier étant,

comme on l’a signalé à maintes reprises, marqué par le

primat du langage parlé, qui n’a pas besoin de visuel.

A contrario, selon nous, la musique aurait besoin d’un visuel

d’où cette association que nous avons proposé avec le ballet

et non avec le chant, qui est l’autre option d’alliance qui

marquera la charnière du XIXe et  du XXe siècle, donc

en réaction, éventuellement, à l’option de l’opéra. On

retrouve cette problématique dans le passage du cinéma

muet et du cinéma parlant qui annonce déjà une radio

sans images avant que celle-ci ne se change en télévision,

dans la seconde partie du xXe siècle.

On peut penser en tout cas à une musique primitive,

première à base de sifflement et de percussions produites

par le mouvemente des mains et des pieds (ce qui donnera

les instruments à percussion, tambour, timballes, piano etc)

qui sont assurément des moyens de produire du son, ce que

rapppellent les applaudissements à la fin d’un concert, parfois

accompagnés de piétinements et qui ne passent point par

la parole, sinon par quelques « bravos » plus ou moins

tolérés. Ces manifestations muettes (au regard du langage)

nous apparaissant comme un rappel, un rééquilibrage.

Autrement dit, le son ne débouche pas nécessairement sur

la parole et peut être dissocié du langage lequel peut se

limiter à une dimension purement visuelle, idéogrammique.

pouvant subsidiairement être « sonorisée ». On songe aux

civilisations amérindiennes qui ignoraient l’usage de la roue.

Il y a des connexions qui ne se font pas nécessairement.

Une autre humanité aura emprunté une autre voie, du

fait notamment d’un manque de visibilité dans ses conditions

de vie et elle aura inventé la « lecture » orale, c’est celle dont

les femmes seraient issues. On peut aussi penser que

l’invention de la lecture fut le fait des hommes qui

l’asservissaient et durent trouver un mode de communication

pour des non voyants ou des personnes n’étant pas en

situation de voir mais seulement d’entendre (cf la radio)

De nos jours, évidemment, ces distinctions sont largement

brouillées du fait d’une certaine symbiose  ayant perpétué

néanmoins ce clivage au niveau de la sexuation, les hommes

relevant d’une humanité et les femmes d’une autre.

Il nous semble néanmoins souhaitable de conscientiser de

tels clivages qui restent essentiels (cf nos travaux à ce sujet)

et l’on comprend notamment ce que peut avoir d’ambivalent

d’hybride, le cinéma parlant puis la télévision en tant qu’espace

de  mixité. Cela dit, l’on peut toujours penser que les hommes

et les femmes ne captent pas un  film de la même façon, les

uns s’axant plus sur la parole et les autres sur les signes (y

compris d’ailleurs les sous-titres pour les « versions

originales, ce qui relativise l’écoute. On peut ainsi  profiter

d’un film (ou d’un opéra) en étant sourd  ou malentendant

comme en étant aveugle ou malvoyant.

On ne dira donc pas que la musique est étrangère au son

mais elle le serait à la parole orale, laquelle, en revanche,

exploite ce son et y greffe une parole, en aval (passage du

signifiant au signifé). Nous avons relevé à quel point

les femmes avaient besoin de la présence de la parole comme

si elles vivaient encore dans les ténébres et nous pensons

que les espaces de silence vont se multiplier (comme dans

les bibliothéques et divers lieux de culte, de recueillement,

comme les monastère) à l’instar de ce qui se fait pour le tabac

quand on aura compris à quel point la parole orale est

polluante pour la pensée. On a pu voir à quel point

la technologie des mobiles avait exacerbé la parole

féminine et est voué à générer à terme de la

conflictualité. C’est d’ailleurs autour du rapport à l’oralité

de la parole (non du son vocal) que le différentiel du

masculin et du féminin semble le plus tangible au regard

du vivre ensemble (d’où l’essor sinon de l’homosexualité

du moins de vies séparées où les deux sexes ne se croisent

que ponctuellement. (mariage pour tous)

JHB

18  06 14

 

 

 

;

 

 

.

 

 

.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

.

 

 

.

 

 

 

 

 

 

 

 

Publié dans Culture, ECONOMIE, FEMMES, HISTOIRE, MUSIQUE, RELIGION, SOCIETE | Pas de Commentaire »

L’émergence du chef selon la cyclologie astrologique

Posté par nofim le 17 juin 2014

Les deux phases du cycle de sept ans et la quéte du leader dominant.

par  Jacques  Halbronn

 

On peut disposer d’un bon modéle mais  cela exige toute une série d’ajustements et de reformulations si bien que l’on ne peut

rejeter un systéme en bloc comme serait tenté de le faire le profane qui n’est capable que de juger des « résultats », risquant ainsi de jeter le bébé avec l’eau du bain. On s’est ainsi demandé comment le cycle débutait : par l’unité ou par la diversité? Nous avions pris l’exemple de la  Tour de  Babel qui était d’abord construite avant d’être détruite. Mais comparaison n’est pas raison.

Nous sommes  précisément revenus sur un tel schéma qui revient, apparemment,  à la question de l’oeuf et de la poule.

. En fait, tout commencerait dans la pluralité et évpluerait vers l’unité (sortir du rang) Donc l’unité ne serait pas un point de

départ mais un   enjeu. Certes, une fois cette unité atteinte, on se retrouve dans un scénario de remise en question de l’unité. On doit éviter ce type d’erreur car cela risque de fausser l’analyse d’une dynamique.

Au début de la vie, l’enfant est pris dans la multiplicité, au sens où il se différencie mal des autres enfants. Il n ‘a pas conquis de vraie

singularité.

Nous dirons donc qu’en début de cycle (soit la conjonction Saturne-étoile fixe royale),  la société n’ a que  l’embarras du choix. Les

candidats sont légion. C’est la phase « conjonctionnelle » par opposition à la phase dite « disjonctionnelle » (au mi point de deux

étoiles fixes, ce qui forme un octogone)

Autrement dit, petit  à petit, tout se décante comme dans une couse où les meilleurs commencent à prendre de l’avance sur le

gros du peloton. Il ne reste plus en tête; comme dans une course cycliste, qu’un minorité, une élite. Et c’est ainsi que l’on aborde

la phase 2, qui doit désigner un vainqueur qui aura valeur universelle par delà la diversité qui va revenir de  plus belle, lors de la phase

conjonctionnelle nouvelle.

Ce chef sera donc martien en ce sens qu’il aura surclassé ses adversaires, leur aura porté le coup de grâce. Il sera sorti du lot, du rang.

On est là dans un principe  de réalité:  une société ne peut plus alors se permettre de ne pas explouiter au mieux ses

ressources humaines, d’où les difficultés rencontrées autour de la recherche du chef car on ne peut se contenter de n’importe qui. Il y a

une quéte d’excellence et ce dans tous les domaines et donc d’unité. Car seuls les meilleurs sont porteurs d’une dynamique

unitaire  et capables d’élever le débat en introduisant  une dynamique nouvelle  qui transcende, dépassse les clivages existants/

Par exemple; en ce qui nous concerne, en mettant en avan une pratique non exploitée jusque là   des colloques astrologiques,

à partir des années 1974-75. (cf le Guide de la Vie Astrologique, Ed Trédaniel, 1984) ou par la suite le concept de télévision

communautaire autour de l’exercice de l’interview vidéo. Le leadership implique de nouveaux modes de fonctionnement du groupe,

l’instauration et la consécration consensuelle  de nouvelles régles du jeu reconnues par les divers membres d’une communauté donnée.

Autrement dit le leader ne se situe pas au début d’un processus mais en son milieu, il est attendu (comme le Messie). Le champion

ne se  recconnait pas au départ d’une course mais lorsque les choses se sont déjà décantées. En ce sens, nous dirons que la phase

initiale est vénusienne et la phase conclusive est martienne, contrairement à ce que nous avons pu laisser entendre dans de

précédents textes. La phase vénusienne est pleine de tous les espoirs comme au début d’une compétition et la phase martienne lui fait

suite. Il y a beaucoup d’appelés et peu d’élus.

Il y a là un changement d’optique à préciser: ce qui est au départ est une matière brute (mater: la mère) qui n’a pas encore de forme comme le bloc de marbre avant d’être travaillé par le sculpteur. Un groupe qui ne s’est pas trouvé de chef n’a pas encore mené à bien

le processus d’élection et de sélection. L’essai n’a pas encore été transformé.  Le nouvel empire doit se constituer au cours de la phase

« martienne » (de disjonction)

Mais comment s’effectue le passage de la phase unitaire vers un nouveau cycle marqué en son début par la pluralité? Cela renvoie

directement au mécanisme même de l’astrologie et c’est alors que le texte sur la Tour de Babel prend tout sons sens.  Comme il est

dit au Livre de la Genése, il faut empêcher l’unité de l’Humanité car cela lui donnerait trop de pouvoir/ L’humanité sera ainsi

replongée dans la diversité tous les 7 ans avec la conjonction de Saturne avec l’une des 4 étoiles fixes royales. La dynamique

unitaire sera ainsi stoppée. L’anarchie vénusienne  se manifestera à nouveau comme on l’a vu en 1989 avec l’ébranlement et le

démantélement du bloc dominé par la Russie. Le mot clé est ici « plein emploi » L’Humanité ne peut vivre si une petite élite a tous les

pouvoirs et une forte productivité. Tôt ou tard, ceux qui sont mis sur la touche se révoltent, veulent eux aussi être impliqués. C’est la division du travail et c’est une chance de toute façon de laisser leur chance à de nouveaux venus. Comme dans un jeu, il y   a  un  temps

imparti (90 minutes au foot ball) au delà duquel il faut tout recommencer (cf le Sysiphe de Camus), à zéro.

 

JHB

17. 06. 14

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Publié dans ASTROLOGIE, ECONOMIE, HISTOIRE, judaîsme, POLITIQUE, prophétisme, RELIGION, SOCIETE | Pas de Commentaire »

Le nivellement par le bas, syndrome de décadence

Posté par nofim le 16 juin 2014

Les risques de nivellement par le bas

Panem  et Circenses ou la Culture populaire dominante

par   Jacques  Halbronn

 

La malbouffe et ce que nous avons appelé la mal-culture

sont les deux mamelles du nivellement par le  bas qui

consiste à empecher les plus doués des membres d’un

certain groupe à se faire reconnaitre comme tels. Ce

nivellement conduit à un certain sentiment d’égalité

entre hommes et femmes. La thèse que nous développons

est d’ordre cyclique. Il  y aurait des périodes marquées par

un tel phénomène et d’autres qui le voient refluer.

Un  exemple illustrera notre propos sur le nivellement, celui

de la multiplicationdes cranes rasés, mode  qui permet

aux cheveux les plus courts de ne pas se distinguer  des plus

longs.

La malculture perpétue des modes alimentaires, par  exemple,

qui devraient etre exclusivement réservées  aux couches

sociales les plus défavories mais qui  au nom de la « Culture »

font partie des habitudes et des références. En effet, ce qu’on

appelle le patrimoine gastronomique est presque toujours

un élément de la table du « pauvre », avec des produits qui ne

sont pas frais et qui se conservent longtemps. Il est étonnant

de devoir observer qu’en France, au printemps, tant de gens

continuent à manger selon un tel modéle de pénurie qui n’a

aucune justification, consomment notamment du pain, des

pattes, de la semoule, des pommes de terre (frites) au lieu

de viande, des gâteaux au lieu de fruits de saison. On est en

pleine schizophrénie. En fait, les gens ont une tendance à

se procurer ce qui coûte le moins cher et la mauvaise

alimentation chasse la bonne. Selon nous, les marchands

de produits finis (restaurants, boulangerie-patisserie)

perpétuent une tradition de nourriture de masse héritée

du « panem et circenses » romains, de soupe populaire. Mais même

à la maison la mabouffe   a  droit de cité et c’est le régne des

surgelés et des pizzas.

La Malculture est une culture au rabais dont la malbouffe

est un des fleurons, au nom d’une culture alimentaire

traditionnelle.  Mais si le pain des Romains est la malbouffe,

la télévision est le cirque.

Le public n’a plus droit qu’à une culture réchauffée et non pas

en live et là encore même ceux qui en auraient les moyens s’en

contentent. On ira ainsi entendre jouer des oeuvres des

siècles derniers plutôt que contemporaines.

Le nivellement par le bas passe aussi par des emplois peu

qualifiés où les gens sont interchangeables et pourraint être

attribués au hasard, par le moyen d’une sorte de loterie.

Au niveau mondial, la langue anglaise est le type même d’une

langue frelatée, hybride,  préférée au français qui est une langue

de bien meilleure qualité.

Tout est fait pour empêcher ceux qui ont des potentialités

supérieures de sortir du rang et la sélection s’opère selon

des critères qui ne sont pas pertinents.  La médiocrité est

triomphante.

Pourtant, comme nous le laissions entendre, il existe une

cyclicité qui périodiquement remet les pendules à l’heure. Il

s’agit d’un cycle astronomique de 7 ans divisé en

deux « mi-temps » de 3 ans et demi.(conjonction et disjonction)

La phase dite « disjonctionnelle »  tend à effacer tout ce qui a

pu se stratifier, se scléroser pour pouvoir reprendre un

nouveau cycle. Mais au bout de 3 ans et demi,  l’on retombe

dans une framentation, une segmentation du monde, un

rétrécissement des échelles, que l’on pourrait comparer avec

une multiplicité qui ne convergera qu’au bout d’un certain

temps. La « conjonction » est le stade d’une humanité enfant,

(Bachelard). La disjonction permet, en revanche, de se

sevrer  du passé et de construire

 

 

JHB

16 06 14

Publié dans Culture, DIETETIQUE, ECONOMIE, FEMMES, LINGUISTIQUE, machine, MUSIQUE, PSYCHOLOGIE, symbolisme, Technologie | Pas de Commentaire »

Du caractère éducatif des langues

Posté par nofim le 5 juin 2014

 

L’enfant et l’apprentissage de « sa » langue. Didactique des langues.

par  Jacques  Halbronn

 

Nous avons signalé que le XXIe siècle  serait très exigeant à l’égard de tout ce qui est

véhiculé par la Culture. Or,  celle-ci est grévé, dans son ensemble, par des dispositifs branlants, ce

qui est du à une déperdition de sens (cf Guénon). Il est pourtant, dans bien des cas, de

restaurer les structures dans leur cohérence originelle. Cette cohérence est matricielle pour

l’esprit humain. La question n’est pas si si l’on est dans le « vrai » mais dans le « beau » car

la culture est fondée sur une certaine esthétique dont la technique est d’ailleurs l’expression et

la projection. On ne peut donc laisser le « culturel » dans un état de délabrement. Une politique de

la culture s’impose qui mette fin au grand n’importe quoi.

Nous prendrons pour exemple les enjeux linguistiques parce qu’on touche là à certain tabou. On

voudrait nous faire croire que les langues se développent comme elles peuvent et qu’il ne faut

pas interférer dans ce « jardin secret » de l’Humanité, qui devrait en quelque sorte, échapper à

tout contrôle.

Un tel positionnement est paradoxal quand on sait à quel point les langues, même les plus

mal en point, sont structurées et c’est justement cette  armature, cette architecture qui se sont

maintenues bon an mal an  qui nous incitent à déclarer que les langues sont bien au

contraire porteuses d’un contenu éducatif non pas tant au niveau du signifié que du

signifiant.

Cependant, il n ‘est nullement question ici d’idéaliser les langues et de les prendre comme elle »sont ».

Une approche ingénieurique est ici requise qui passe par un remodelage de celles-ci, une sorte

de ravalement. Nous sommes particulièrement sensibles au cas de l’anglais, en raison même

de la position centrale qu’il a su conquérir tout au long du XXe siècle.  Une langue est un outil

et doit être appréhendée comme tel et donc c’est bien du « procés » de l’anglais qu’il s’agit, à

nouveau, ici même si aucune langue n’échappe aux effets d’une certaine incurie  Mais pas au même

degré!

La question qui se pose  est justement celle de la possibilité pour telle ou telle langue de se

réformer, de se re-former, de reprendre forme. Il en est pour les langues comme pour les gens:

certaines sont à terme condamnées car trop atteintes alors que d’autres peuvent, sans trop

poser de problémes pour leurs locuteurs, procéder à quelque « lifting ».

Mais ce sur quoi nous voudrions ici spécialement sensibiliser nos lecteurs, c’est l’angle

éducatif et nous rappellerons que notre grande mère maternelle (Claude Jonquière)

fut l’auteur d’une méthode d’orthographe (restée inédite mais dont nous avons le manuscrit)

Un enfant doit pouvoir circuler tout seul au sein d’une langue sans avoir constamment à

demander son chemin. Ce qui correspond au passage du signifiant au signifié et à la question

scabreuse des synonymes, c’est à dire des mots qui ne se ressemblent pas mais qui sont

censés quand même  dire la même chose.

Il faut que l’enfant puisse  deviner le sens des mots en les voyant utilisés et non parce qu’on lui

aura dit que tel mot signifie ceci ou cela.  On distinguera évidemment les mots qui désignent des

objets bien précis car cela ne s’invente pas pas plus que les noms « propres ». Mais cela ne doit

pas être considéré comme le coeur  actif de la langue et relévera plus de la mémoire que du

raisonnement.

Il sera donc souhaitable de donner à l’enfant  un outil performant et toutes les langues, on l’a dit,

ne se valent pas, ce qui peut avoir des effets importants sur le développement mental des

locuteurs et notamment sur leur autonomie et leur autosuffisance. Encore faut-il ajouter que

même des locuteurs recourant à une langue particulièrement cohérente – et pas seulement au regard

de ses conjugaisons et de ses déclinaisons- peut ne pas porter ses fruits si elle est par trop

contaminée par le poids de sa périphérie, c’est à dire les noms « communs » d’objets, de lieux.

D’où la nécessité de ne pas exposer l’enfant à de l’information brute qui est un élément

important de la « culture générale ». Tout ce qui est de l’ordre de la mémoire, de la mémorisation

appartient plus au signifié qu’au signifiant.  Nous serons donc, on l’aura compris, en faveur

d’un environnement linguistique protégé du moins lors des premières années, ce qui peut exiger que

les enfants ne soient pas mis au contact de la société  de façon brutale. Une langue est donc

soumise à plusieurs menaces, l’une interne, l’autre externe. L’une interne tient à sa

déstructuration plus ou moins avancée, l’autre externe au parasitage tant du fait des objets

et des personnes à désigner  que du fait des emprunts de telle langue à telle autre/ On sait que nous

avons souvent dénoncé  le rôle de l’emprunt linguistique mal conduit dans la perturbation de

certaines langues, à commencer par le cas de l’anglais, de ce qu’il est devenu.

L’autre jour nous pensions à ‘adjectif  « anglais »: mortal et nous compariosn son cas avec le

français « mortel » qui est équivalent mais dans un environement bien différent. En français,

mortel renvoie d’office – au niveau du signifiant, de sa forme écrite et sonore- à mort, à mourir.

En revanche, en anglais,  « mortal’ , du moins en tant que signifiant, ne renvoie à rien d’autre

qu’à lui-même (sinon à mortgage, hypothèque (gage mort)  à la forme latine « post mortem »).. Il est

évident que l’anglais « mortal » vient du français et donc ne peut être saisi qu’en liaison avec  cette

langue si ce n’est que par le jeu des « signifiés »,  le locuteur aura appris que « mortal » est

l’adjectif qui correspond à ‘dead », à « death ».L’effort que l’enfant devra accomplir pour « deviner »

que mortal et death sont liés est supérieur, à l’évidence à celui qui lui est demandé pour relier

« mortel » et « mort »/. Entendant « mortal », l’enfant connectera ce mot avec mort qu’il aura déjà

entendu par ailleurs, ce qui nous renvoie à une langue beaucoup plus accessible avec un nombre

somme toute assez limité de « modules ». Bien entendu, il sera loisible à l’enseignant de fournir

à l’enfant toute la série des mots appartenant à une même « famille » et ayant réellement un

air de famille.  A lui ensuite d’en concevoir l’usage sans qu’on ait même à lui préciser le sens

des mots de telle ou telle famille. Le  contexte doit suffire à découvrir de quoi il s’agit. Chaque

enfant est ainsi invité à décrypter la langue, à la façon d’un petit Champollion

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

.

 

 

 

 

.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

JHB

05  06  14

Publié dans Culture, divination, ECONOMIE, FEMMES, LINGUISTIQUE, machine, Technologie | Pas de Commentaire »

Hommes et femmes au lit et à table

Posté par nofim le 5 juin 2014

 

Deux lieux sensibles du rapport hommes-femmes: le lit et la table

par  Jacques  Halbronn

 

On notera que tant le lit que la table se composent essentiellement d’une planche placée

à l’horizontale et recouverte généralement de nos jours d’une nappe ou d’un drap. Mais par delà

une telle similitude  hommes et femmes entretiennent des rapports très différents dans les deux cas.

Nous mettrons ici en évidence les causes de confrontation et les lieux de rencontre priviligés ainsi

constitués.

Nous résumerons notre approche en disant que la femme domine l’homme à table et est

dominée par lui au lit, d’où la nécessité d’un certain équilibre du fait d’une certaine

complémentarité. Le lit sans la table et la table sans le lit, cela génére des frustrations chez l’un ou

chez l’autre.

I  Le pouvoir féminin et la table

Le domaine de la table est liée à celui de la cuisine alors que celui du lit reléve en principe

de la chambre à coucher.  Le savoir vivre est très axée sur les manières de table. Il faut manger

« proprement »,  éviter de faire des « saletés » sur la nappe ou par terre,  évidemment ne pas

tâcher ses affaires. Il y a toute une éducation qui sous -tend le comportement à table, autour de

la table. Il faut savoir se « tenir » à table. En bref, les femmes ne manqueront pas d’occasions de

faire toutes sortes de « remarques » sur la façon dont on se « conduit » à table, n’hésitant pas à dire

qu’Un Tel « ‘mange comme un porc », ce qui peut ne pas plaire à un homme un peu susceptible.

Bien évidemment, la vaisselle est un moment important dans la vie du couple et les femmes

apprécisent que les hommes participent sans pour autant qu’ils prennent le pouvoir. Il est vrai que

les femmes sont censées mieux s’y connaitre que les hommes lesquels se trouveront ipso

facto en situation subalterne sinon d’infériorité, qui peut être vécue comme humiliante.

L’aspect alimentaire n’est pas non plus second et nous pensons que les nourritures à base

de céréales sont plus prisées par les femmes que par les hommes, ces derniers préférant des

choses simples comme les fruits et les grillades et de préférence en plein air, ce qui ne crée

pas les mêmes contingences de propreté, surtout si l’on se sert de vaisselle jetable. (barbe cue), cela

implique évidemment qu’il fasse beau (pique nique en plein air), ce qui correspond à la belle saison, alors que les femmes s’accomodent fort bien de  l’Intérieur, de la maison. La nature même des mets est

moins estivale qu’hivernale chez les femmes: on préférera les tartes et les gateaux aux fruits, et cela

vaut notamment pour les enfants auxquels on donnera des viennoiseries; des biscuits,

plutôt que des péches ou du melon, propreté  oblige.

En bref,  la table est un espace fortement investi par les femmes qui y  imposent leur loi et

entendent bien que les hommes, petits et grands, s’y soumettent tant dans la forme  que dans

le fond.

Mais comme on l’a laissé entendre, le joug de la table dojt être compensé par celui du lit qui se

présente sous des auspices bien différents et généraleùment se situe dans la suite des

événements. Il y a bien là une certaine binarité qui se manifeste dans la division

habituelle d’une soirée en deux temps, celui où  l’on bouffe et celui où l’on couche et de toute façon,

après le dîner on va, tôt ou tard, au lit et non l’inverse, sauf si l’on prend en compte le petit

déjeuner  (p’tit déj) qui inverse la chronologie. On rappellera aussi que dans les manières de table

se pose la question de ce qui se mange ou ne se mange pas « avec les doigts ». Quelque part, nous

pensons que les hommes se passent plus facilement de « couverts » que les femmes et cela passe

éventuellement par la présence de « rince-doigts » plutôt que par une interdiction formelle de

manger  de façon plus « primaire ».

 

II  Le pouvoir masculin et le lit

Si la femme est très sourcilleuse sur la propreté liée à l’alimentation, elle est vouée à une

plus grande tolérance quant à la souillure   secrétée par le rapport sexuel (cf l’immaculée

conception).

Donc, lorsque l »on « passe » au lit (ou au divan), de la position verticale de la table à la

position horizontale- en schématisant quelque peu- c’est à l’homme qu’il revient, en principe, de

montrer ce qu’il sait faire. Mais cette fois, on ne fera pas appel à un apport extérieur (achat

de vivres) mais bien à une dynamique intérieure, pas à  de l’électro-ménager mais à un processus

physiologique assez mystérieux au demeurant et qui est organique et non instrumental, stricto

sensu, donc plus écologique; moins « appareillé ».

On n’aura pas de mal à comprendre que le rapport est sensiblement différent au lit  et à table et

qu’il y a de fait une certaine complémentarité souhaitable pour l’équilibre du couple. On notera

que la viande et les fruits s’inscrivent mieux symboliquement dans le rapport sexuel que les

préparations laborieuses à base de pâte. Le baiser s’apparente assez bien par exemple au fait

de déguster un fruit et offre une humidité comparable. Quant à la viande, elle secréte un jus à

l’instar du sexe.  Si à table, il faut se réapprovisionner, donc se déplacer dans l’espace (aller

acheter des produits ce qui passe par l’argent) , au lit, on se recharge naturellement, ce n’est

qu’une question de temps et on est dans la gratuité.

Il est clair que les deux performances alimentaires et sexuelles ne sont pas exactement

comparables, même si l’on peut faire des compliments dans les deux domaines : un « cordon

bleu », un « bon amant » etc.  On a d’ailleurs ainsi le couple idéal dès lors que chacun joue sa

partition et accepte le jeu de l’autre. Tous les sens sont convoqués autour de ces deux « modules »:

la vue, l’ouie, l’odorat, le goût et le toucher. Il faut qu’il y ait un plaisir des sens.

Cela dit, l’on peut toujours soutenir que la table est un lieu plus incontournable que le lit, du

moins que le sexe.

Nous avons pu remarquer que l’équilibre entre la table et le lit était essentiel dans les relations

de couple ou dans les préliminaires  à une telle relation. Une relation qui stagnerait au niveau

de la table et n’évoluerait pas en direction du lit témoignerait d’une volonté de la part de

la femme de ne pas se soumettre à l’homme et donc d’un certain blocage. Inversement, une relation

qui se réduirait au seul rapport sexuel ou dans laquelle l’homme ne se conformerait point, à

table, aux attentes de la femme, en matière de « bonne tenue », serait assez mal vécue et générerait des

« sentiments » contradictoires du type Dr Jekyll et Mister Hyde, de fascination et de rejet.

On se met à table comme on  se met au lit et autrefois, l’on installait la table comme on « faisait » le lit

sans qu’il y ait des lieux bien distincts, la même pièce pouvant accueillir alternativement les deux

opérations.

 

 

 

 

 

 

JHB

05. 06  14

 

 

 

 

 

.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Publié dans Culture, DIETETIQUE, ECONOMIE, FEMMES, machine, Médecine, MUSIQUE, PSYCHOLOGIE, RELIGION, SOCIETE | Pas de Commentaire »

12345...15
 

Hertiuatipo |
L'actualité du droit d... |
Beats Pas Cher |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Lixueosche
| Kenpkcv
| Luivaterfoxs