La dynamique de la postérité

Posté par nofim le 31 mai 2014

Histoire et Postérité

par  Jacques  Halbronn

Depuis toujours,  la question de la postérité a occupé notre esprit comme s’il s’agissait d’une sorte de  Justice supérieure. Il semble que cette notion soit de nos jours assez mal comprise et cernée  et cela tient à la nécessité de resituer les choses dans leur contexte. On ne saurait en effet  appréhender cette question sans le recours et le secours de l’Histoire. Une oeuvre  qui fut  importante  à  un moment donné peut tout à fait ne plus intéresser nos contemporains. Si l’on prend le cas des pionniers, dès lors qu’ils ont ouvert la voie, leur

message n’aura pu que se banaliser avec le temps et on  a pu faire à leur suite beaucoup mieux qu’eux. Pour en revenir à un thème

que nous avons récememnt traité : »le plaisir peut-il nous guider? ».  On ne peut pas attendre de l’homme de la rue qu’il prenne la

vraie dimension de l’apport des hommes du passé et de toute façon, s’il acquiesçait au verdict de la postérité, ce serait sur la foi

de certaines autorités.

MAis cette confusion n’est pas innocente car nombreux sont ceux et celles qui  privilégient le résultat final plutôt que l’élan initial. Il est

plus simple de dire que tel film est meilleur qu’un autre que de rappeler que tel film a marqué d’autres films, ce qui en fait le mérite.

Chacun voit midi à  sa porte.

Tout se passe donc comme si le rôle  des  historiens était avant tout de déterminer quels étaient les  héros de l’Humanité et ce dans

tous les domaines et  à toutes les époques. Parfois, Un tel se sera d’ailleurs approprié l’oeuvre d’un autre et il convient de le

dénoncer, de rétablir la vérité.

Mais à l’arrière plan d’un tel débat, il y a l’idée d’un certain culte  lié à ceux que nous avons appelé de vigies et qui ont évité à l’Humanité

de dépérir, de se déssécher, de se corrompre, qui ont su alarmer sur les dangers, les risques qui nous menaçaient. C’est certainement

grâce à eux que l’Humanité aura survécu, aura su se prémunir. Or, ce culte, on ne peut que le relever, concerne très rarement des femmes, lesquelles sont les grandes absentes de la postérité.  Car la postérité est le vrai cauchemar des femmes. Comment lutter avec

une telle accumulation de héros masculins? Même les femmes les moins « féministes »  vivent mal cette situation et sont tentées par

le déni au lieu de s’efforcer de se placer sur un autre plan. Mais de nos jours leur marge de manoeuvre est faible, elles ne parvienent

pas à se trouver un créneau qui leur soit propre, en dehors de la mise au monde, ce qui semble séduire particulièrement les femmes

françaises au vu de la courbe démographique. Peut-on sérieusement faire contre poids en affirmant, quelque peu abusivement, que ce sont les femmes qui « donnent la vie »?  Ces femmes croient-elles réelleement que la postérité se  montrera  plus clémente  pour

les femmes à l’avenir.?

Les femmes sont engagées dans une sorte de chimère qui voudrait qu’à l’avenir rien ne sera plus comme avant. En ce sens, elles ne

nient pas le passé dès lors que la postérité entérine un état de fait mais elles parient sur le changement et c’est l’avenir, selon elles,

qui leur rendra rétrospectivement  et  rétroactivement justice. C’est dire que le XXIe siècle est porteur d’importants enjeux pour les

femmes. Or, pour notre part, ce siècle est au contraire celui du quitte ou double, pour les femmes qui soutiennent un tel pari et

entrainent les autres femmes dans une telle attente « prophétique ». Il vaudrait mieux pour elles et ceux qui les manipulent, les

instrumentalisent – notamment les hommes laissés pour compte-  explorer les arcanes de la dualité, de la

complémentarité. Malheureusement, l’essor des machines  rend la position des femmes encore plus difficile. Les femmes

auraient  tout intérêt à ne pas favoriser la technologie qui leur taille des croupières et c’est d’ailleurs pour cela, comme nous

l’avons déjà souligné ailleurs, que les femmes refluent vers les hommes , en voulant se substituer à eux, à l’instar du reflux

des populations du temps des Grandes Invasions. Il y a un exode féminin.

La plupart des métiers et des activités encore accessibles aux femmes sont voués à terme à disparaitre car ce sont les plus

accessibles aux machines. Seule l’humanité supérieure- celle des hommes – pourra résister au progrès technologique et c’est en cela que

la postérite nous apparait comme un lieu majeur de ressourcement. Le XXIe siècle sera celui d’une humanité de l’excellence et l’ère des

clones féminins  est en passe d’être révolue. Le prochain seuil sera celui qui permettra à une machine de lire un texte aussi bien qu’un

humain car la faculté de « sonoriser » le texte mort de l’écrit  est probablement le dernier bastion des femmes du XXIe siècle. Comme nous l’avond expliqué par le passé,  les femmes redonnent vie à ce qui est mort et les hommes transmettent aux femmes ce qui est né en eux mais en le faisant passer de vie à trépas pour que ces dernières puissent s’en servir. En ce sens, pour paraphraser Freud, le rappport

des hommes aux femmes s’inscrit dans une dialectique de l’Eros (Vénus) et de Thanatos (Mars). La postérité s’intéresse à cet Eros

masculin qui est semence, source, commencement et elle  ne veut pas entendre parler de ce qui n’est qu’imitation, copie du Thanatos

féminin.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

JHB

31. 05.  14

Publié dans ECONOMIE, FEMMES, HISTOIRE | Pas de Commentaire »

L’ étrange hypothèse d’une société idéale

Posté par nofim le 28 mai 2014

Les femmes et la valorisation par l’argent

par  Jacques  Halbronn

 

En principe, il n’y aurait aucun obstacle à prôner

l’égalité des hommes et des femmes dans le travail. Mais

toute la question est de savoir si nos sociétés fonctionnent

idéalement et sont en mesure de distinguer le bon grain

de l’ivraie.  On est en droit d’en douter!

En fait, si l’on pouvait faire confiance au jugement des gens,

si l’on ne devait craindre toutes sortes de trucage, on pourrait

s’abandonner à un libéralisme qui régulerait les choses de

lui-même.

Le débat est au vrai assez complexe car  les femmes remettent

en question le fonctionnement de la société  sous prétexte

que cela confèrerait la prédominance aux hommes. Ce qui

veut dire qu’elles ne croient pas elles  mêmes au jeu

normal et naturel des choses. On bascule dès lors du

libéralisme à un dirigisme.  Double langage.

En réalité, il semble bien qu’à l’arrière plan de telles

revendications paritaires, il y a une volonté d’intervenir,

d’imposer des principes, de forcer le cours des choses.

Au fond de quoi s’agit-il si ce n’est d’instaurer une société

« idéale » paritaire qui serait considérée comme optimale?

Traduisez : si une société respecte la parité, elle sera de

meilleur aloi. On est en pleine idéologie volontariste!

Il y a là aussi un désir de « casser » le systéme actuel qui

privilégie le « génie » masculin et que  d’aucuns considérent

comme dépassé.

Donc, pour nous résumer, si le discours que nous entendons

se limitait à dire: ne faisons pas d’obstacle à la méritocratie

et que les meilleurs gagnent, au prix nécessairement d’une

sélection, pourquoi pas? En revanche, s’il y a une

restriction mentale qui en reviendrait à imposer  non pas

des moyens mais des résultats, il faudrait y mettre le holà!

Les moyens, oui: laisser à chacun la possibilité d’être

apprécié pour ses talents. Mais surement pas le fait

d’imposer in fine une quelconque égalité. On sait que de

tels abus ont existé dès lors que l’on demande des

« résultats » non pas en amont mais en aval.

Si la société actuelle fonctionne assez mal,  elle n’en remplit

pas moins une certaine mission de permettre aux meilleurs

de s’affirmer même s’il y a des ratées, des injustices,

qui touchent tout  autant les hommes que les femmes et

probablement plus les premiers d’ailleurs.. On pourrait

en vérité avoir encore pire que ce que nous avons si l’on

plaquait  des  grilles relevant d’une certaine utopie sociale.

De toute façon, rien n’empêche de procéder à des

expérimentations à une échelle limitée et de juger sur pièces.

Ce qu’il faut absolument éviter c’est d’infliger de telles

scénarios à trop grande échelle de façon à créer un

processus irreversible.  Si tel pays veut tenter l’expérience,

qu’il en prenne le risque et en assume les conséquences, à

condition que d’autres expériences sur d’autres bases

aient lieu parallélement ou que certains pratiques se

poursuivent.

Cela dit, il est clair, selon nous, que nos sociétés n’ont

pas un fonctionnement parfait, loin de là mais le reméde

peut se révéler bien pire que le mal! Le problème, c’est

que notre propre diagnostic est exactement inverse. Nous

pensons que les femmes sont trop présentes  et ne

permettent pas de faire les bons choix, ne serait -ce que

lors des élections au suffrage universel mais déjà au

niveau des primaires. C’est tout le drame du PS depuis

2011-2012 avec les résultats que l’on sait. Si l’on veut que

la France s’enfonce encore un peu plus,  il n’y a qu’à

imposer une parité de résultat, une discrimination positive.

En tout état de cause,  le modéle paritaire ne veut même

pas réfléchir sur ce qui distingue les hommes des femmes. Il

a des oeillères.  On est dans le tabou et un certain

terrorisme intellectuel qui interdit même le débat.

Nos apprentis sorciers ne comprennent pas davantage

comment fonctionnent les sociétés. Ils veulent faire table

rase en une sorte de fuite en avant. Comme dit  Simone de

Beauvoir, ce qui compte ce n’est pas ce que l’on est mais

ce que l’on devient (Le deuxiéme sexe). Le devenir devrait

prévaloir, à entendre certains,  sur la provenance, tout

simplement parce qu’il est bien plus difficile d’apprendre ce

qu’il en est que d’entreprendre (start up). La crise

européenne est d’ailleurs liée à des mesures qui sont

plaquées indistinctement.

Pour résumer nos idées actueelles sur ce qui distingue les

hommes des femmes, on n’hésitera pas à faire preuve d’une

certaine cruauté pour mettre les points sur les « i ». Il y a un

adjectif qui décrit bien la dimension des femmes, c’est la

petitesse. Woman is small! Simone Weil, la philosophe,

raconte comme son Chemin de Damas, sa prise de conscience

que la vie ne se réduit pas à sa petite personne. Nous avons

noté que bien des femmes ne connaissent les hommes que

dans la vie de couple, de famille, c’est à dire au sein

d’un microcosme alors que la véritable dimension des

hommes est  celle du macrocosme.  Le malheur, c’est

que lorsque une femme passe du microcosme au

macrocosme, elle endosse des habits trop grands pour elle.

Alors qu’elle excelle à petite échelle, elle se déconsidére

très vite à une grande échelle et c’est là que le tri s’opère

naturellement selon une sélection naturelle.  Veut-on

enrayer cela en interdisant par exemple de licencier, en

créant des postes à vie? En perpétuant à l’infini les

recrutements hasardeux?  Nul doute, selon nous, que

les réformes sociales que souhaitent les femmes ne

comportent les plus grands obstacles au renvoi des personnes.

Cette possibilité de renvoi est une indispensable soupape

de sécurité.

Mais on n’oubliera pas -et  là encore nous ne mâcherons pas

nos mots- que les femmes se sentent exclues de l’Histoire de

l’Humanité et que quelque part, elles sont prêtes à trahir

la cause de cette Humanité, en pratiqant la politique du

pire, quitte à ce que cette Humanité soit asservie aux

machines.  A notre avis, la vraie motivation des femmes est

la vengeance pour toutes les humiliations suivies et les

hommes qui veulent les aider à compenser sont

instrumentalisées par elles, et ne sont qu’un Cheval de Troie.

Très franchement, mettons-nous à leur place. Comment ne

pas ressentir une terrible amertume au regard d’une

domination masculine insolente qui ressort de la visite

des musées, des bibliothèques, des livres d’Histoire! Quelque

part, leur rêve non avoué est de faire imploser l’Humanité et

de la saboter en jouant sur un certain sentiment de

culpabilité chez les hommes.

Le sabotage est déjà bien engagé du fait d’une politique

des salaires qui valorisent les gens aux compétences

limitées par rapport aux gens qui couvrent un large champ.

On entend ainsi des apologies des plombiers qui gagnent

mieux leur vie et seraient plus utiles à la société – ce qui

serait lié- que les « intellectuels » et autres philosophes. On

vous le disait, l’avenir est aux petites gens et la grenouille

veut se faire aussi grosse que le boeuf, le geai s’emparant

des plumes du paon. Nous avons récemment recommandé

une société à deux vitesses, l’une en prise sur le marché et

l’autre prise en charge par l’Etat, au prix d’une

redistribution des sommes perçues.  Cette prise en charge

tend de nos jours à être assimilée à une couverture sociale et

de fait, on est là en pleine lutte des classes et des sexes. On

finit ainsi par assimiler les chercheurs, les créateurs à des

marginaux vivant de la charité.  Nous sommes convaincus

que le fonctionnement socio-économique de nos sociétés

est en crise et il se trouve que ce sont les femmes qui en

sont actuellement les premières bénéficiaires de ce

désordre car dans bien des cas elles sont surpayées au

regard des services qu’elles rendent à la société et dont elles

s’éxagèrent l’importance non sans un certain cynisme. Leur

raisonnement actuel est le suivant: il y a des femmes qui

sont mieux payées que des hommes, donc cela prouve

que potentiellement les femmes « valent » – on joue sur

les mots- autant que les hommes. C’est mathématique.

Il serait bon que les impots soient prélévés à la source

de façon à ce que cette petite guerre des fiches de paie

cessât. L’argent semble, au bout du compte, être au coeur

de l’utopie féminine:  si une femme gagne autant ou plus

qu’un homme, c’est bien la preuve que la demande

d’égalité est légitime. C’est oublier un petit détail, c’est

que la façon dont les gens sont actuellement rétribués

est aberrante mais le probléme des femmes, c’est de ne pas

s’alarmer de cette situation et de croire que l’argent est

le seul critère.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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JHB

28 05. 14

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Publié dans ECONOMIE, FEMMES, PSYCHOLOGIE, SOCIETE | Pas de Commentaire »

Vers une nouvelle économie du genre

Posté par nofim le 25 mai 2014

La question des femmes au prisme de l’économie

par  Jacques  Halbronn

 

 

On entend que les femmes gagnent parfois » mieux leur  vie

que les femmes comme si c’était là un critère  témoignant

de l’égalité voire de la supériorité des  femmes par rapport

aux hommes. En réalité, un tel discours nous invite à

réfléchir  sur la pertinence des modes de rémunération et

surtour à ne pas sanctifier la situation actuelle qui n’est

pas tenable à terme notamment pour l’Occident.

Nous pensons qu’il est souhaitable que les hommes soient

payés par l’Etat et les femmes par ce qu’on appelle le marché,

la sphère privée. L’Etat  a vocation à ponctionner les revenus

du marché pour couvrir la sphère publique. Ce double

systéme est déjà en vigueur depuis bien longtemps en

France et ailleurs si ce n’est qu’il n’a pas été formulé en

rapport avec le critère des genres/sexes. Ce que nous

proposons anticipe sur une évolution socio-économique

éminemment probable, sinon imminente.

Dans un précédent texte, nous avons souligné l’importance

qu’il y avait à ce que les personnes non cloisonnées dans

une activité ne relévent pas ou plus du maché car c’est

le cloisonnement socioprofessionnel qui, selon nous, sous

tend la dynamique et la logique de l’économie de maché.

Or, force est de constater que dès que l’on aborde les

personnages les plus doués, les plus féconds sur le plan

scientifique ou artistique les hommes ont toujours été

en  très forte majorité. Les bibliothèques, les musées

sont peuplés d’oeuvres masculines, notre culture générale

fait fort peu de place aux femmes tant dans le public

féminin que masculin, ce qui devrait inviter à une certaine

humilité féminine qu’étrangement nous avons quelque mal

à observer, ce qui semble bien correspondre à une sorte de

déni, opposant, utopiquement le futur (où l’on verra ce qu’on

verra, nous dit-on) au passé qui est décrit comme une sorte

de paradis perdu de la masculinité.

Les ressources humaines doivent être la priorité de l’Occident

et l’économie doit disposer d’un modéle adéquat.  Il est

impératif que se maintienne et se renforce une économie

à deux vitesses, privée et publique. Il est clair que la

recherche ne peut être dévolue à la sphère privée et que c’est

là une priorité absolue de l’Etat. On rappellera à ce propos

la distinction que nous faisons entre Etat et Nation, l’Etat

étant à vocation impériale, supranationale et la Nation

étant marquée par une certaine quéte d’homogénéité ne

supportant guère  l’étranger. Nous dirons que les hommes

sont plus liés à l’Etat et les femmes à la Nation et donc

à une économie de proximité, de marché, de masse, d’offre

et de demande.

Autrement dit, la question des rémunérations des hommes

et des femmes ne saurait se poser dans les mêmes termes,

selon les mêmes conditions. L’activité masculine a vocation

à donner du travail aux femmes selon un processus que

l’on pourrait qualifier de polygamique. Un homme peut

par son action « employer » un très grand nombre de femmes

et il ne serai pas admissible que ces femmes soient payées

et pas l’homme en question.  Il ne serait pas concevable

que cet homme ne soit pas rémunéré au prorata des

emplois qu’ainsi il aura générés, directement ou

indirectement.

Or, il nous apparait que le marché est incapable de gérer

une telle situation. Il faut là une certaine contrainte exercée

par les droits et devoirs régaliens de l’Etat, par la Justice.

Il apparait en fait que l’économie de marché favorise

beaucoup plus les femmes que les hommes, au vu de

leurs facultés et missions respectives. Lorsque les hommes

se plient à cette loi du marché, ils trahissent leur vocation.

Aussi paradoxal que cela puisse paraitre, ce sont les hommes

qui sont exploités bien plus que les femmes par les sociétés

et économies  de marché et l’affirmation d’une égalité des

sexes contraint les hommes à se plier à des valeurs qui ne

leur correspondent pas. Cette prétendue égalité est la

source d’une inacceptable inégalité, une prétendue

universalité fait prévaloir des valeurs qui nient le rôle

spécifique des hommes

Selon nous,  il doit y avoir une solidarité historique entre

les hommes par delà les siècles. Une taxe doit être

prélévée en vue de la constitution d’un fonds spécial chaque

fois que les femmes se servent des oeuvres des hommes. Par

exemple, si une femme joue de la musique classique, qui

est à 99% due à des hommes, un pourcentage des recettes, des

bénéfices devra être reversé au dits fonds. Il doit en être de

même pour les musées et les galeries de peinture d’art

plastique,  pour la visite de la Tour Eiffel et l’on pourrait

multiplier les exemples à l’infini. Tant que les femmes ne

reconnaitront pas leurs dettes à l’égard des hommes, sur la

longue durée, il y aura déséquilibre et  il est trop facile

de développer un culte pour les grands hommes du passé

et de bafouer par ailleurs les hommes d’aujourd’hui comme

cela s’observe bien trop souvent. On voit que le

comportement actuel des femmes est fondé en réalité

sur des enjeux économiques, un refus de payer leurs dettes.

Il faut dit l’Evangile, rendre à César ce qui est à César..

Nous avons déjà par le passé mis en évidence un certain

nombre de déséquilibres de ce type, comme les royalties

qu’il faudrait payer à la France du fait de l’usage de milliers

de mots qui ont été empruntés à la langue  française par

d’autres langues, au premier rang des quelles les langues

germaniques (anglais, allemand, néerlandais)

A l’arrière plan d’un tel débat, se pose la question de la

postérité.  Le public croit naivement que les concerts et

les musées, les cinémathèques, les bibliothèques,

comportent très peu d’oeuvres de femmes

parce que celles-ci n’ont pas produit. C’est totalement

faux:  les femmes ont énormément produit mais c’est

la qualité de leurs production qui fait probléme et cela

jusqu’à preuve du contraire. Chacun sait qu’il y a un

déchet considérable et que rien n’empechait les femmes

depuis le XVIIIe siècle, de publier, de réaliser

des oeuvres et d’ailleurs certaines, fort peu nombreuses,

ont été distinguées parfois d’ailleurs du fait d’une

discrimination positive. Il suffit d’ailleurs d’aller au dépot

légal des bibliothèques nationales pour s’apercevoir de

la quantité de livres dont les auteurs sont des femmes mais

qui ne méritaient pas qu’on en gardât le souvenir. On peut

parler d’une médiocrité générale de la production féminine

dans l’ensemble des productions intellectuelles et

artistiques, d’où le sentiment qu’une contribution

négligeable à l’avancement des recherches. La postérité

est un garde-fou dont on ne peut que se féliciter et qui

effectue périodiquement un tri salutaire en remettant

les choses à leur juste place, après des périodes d’euphorie

féminine qui se dégonflent très vite (cf nos travaux dans

le domaine de la cyclicité) et d’ailleurs c’est cette « postérité »

et son verdict qui est la bête noire des femmes. Tout se

passe comme si in finé  l’Humanité fonctionnait de telle

sorte qu’elle finissait toujours par éliminer tout ce qui

n’est que du toc.  En fait, comme dans tous les domaines

de l’économie,  ce qui est apprécié est ce qui est rare. Et

à l’aune de la rareté, les femmes ne font vraiment pas le

poids et d’ailleurs elles se nuisent elles -mêmes les unes

aux autres. Une femme seule peut faire illusion mais

mille femmes faisant la même chose révélent ainsi

qu’elles puisent à une même source masculine et donc

les oeuvres des femmes se déprécient très vite, se fânent

presque aussitôt, leur fraicheur est terriblement éphémère

et ne résiste pas au temps qui nivelle tout. Une prétendue

originalité fait le plus souvent long feu et le génie féminin

reste tout à fait exceptionnel et presque miraculeux, encore

que parfois suspect tant les femmes ont un instinct

d’appropriation développé.  Pour nous résumer, les hommes

ont une faculté d’originalité qui leur permet d’éviter une

certaine forme de clonage alors que les femmes ne se font

des illusions que parce qu’elles privilégient à outrance,

des détails qu’elles surévaluent, surestiment

ce qui les empêche de prendre conscience de l’inanité de

leur réeelle  valeur ajoutée qui est bien mince. Il y a

actuellement une publicité sur les mal voyants qui met

l’accent sur la grande satisfaction que peuvent avoir

certaines personnes à accomplir des actes qui par

ailleurs nous apparaissent très ordiniares. Et il est vrai

que pour des mal voyants, il y aura eu un grand mérite

à faire « comme tout le monde ». C’est  comme un enfant

que l’on félicite pour ses progrès. Les femmes en sont là

à leur niveau, elles ont bien du mérite. Il nous semble que

de ce point de vue là, il serait bon que l’on renonce à une

certaine mixité qui ne les met pas en valeur et qu’elles

restent entre elles au regard des congratulations. Les hommes

et les femmes ne jouent pas dans la même cour.

JHB

25  05 14

 

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Revenons un instant

 

 

 

 

 

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La vocation française à l’échelle de l’Europe

Posté par nofim le 22 mai 2014

Le destin européen de la France

par  Jacques  Halbronn

 

Dans de précédents textes, nous avons  précisé la notion

d’empire qui semble singulièrement mal assumée de nos

jours, carence qui génére des crises et  des tensions qui

pourraient être évitées si l’on disposeait d’un modéle mieux

maitrisé. Nous sommes avec l’empire dans une problématique

dialectique qui est celle de l’Etat et de la Nation, du

signifiant et de l’écrit au signifié et de l’oral, de l’unité et

de la diversité,  de l’universalité et de la spécificité.

La France a une dimension que nous qualifierons

d’impériale à plus d’un titre, ce qui devrait lui conférer

un rôle centra au sein de l’Union Européenne qui ne lui

est pas assez reconnu, au vu de critères qui ne sont  pas

nécessairement appropriés.

Ces titres sont notamment les suivants:  la laïcité, la langue,

la constitution politique, la géopolitique.

On ne saurait nier en effet que la France dispose d’une

dimension impériale du fait de la diversité même des

populations dont elle a eu, à divers moments de son

Histoire, à traiter et l’on pense à ses « colonies » outre-mer,

à la diversité des religions qui se pratiquent dans son cadre,

et ce jusqu’à nos jours, ce qui a conduit au principe de laïcité

censé sevir à faire cohabiter ces différences ainsi qu’à la

centralité de sa capitale « impériale », Paris et le poids de l’Etat.

Sa constitution, celle de la Ve République (révisée en 1962)

confère à son président , des pouvoirs considérablement

étendus, qui transcendent toute spécificité ministèrielle. En

outre, c’est en France que s’est forgée la langue française

qui a rayonné considérablement sur un grand nombre de

langues qui lui ont souvent massivement emprunté au

cours des siècles. Une France qui n’est pas excentrée comme

l’est par exemple le Royaume Uni, mais qui est à la fois

ouverte vers la Mer du Nord et vers la Méditerrannée, faisant

la jonction entre le Nord et le Sud.

Selon nous,  l’Union Européenne ne peut avoir d’avenir que

si elle assume pleinement sa dimension impériale en

rappelant que notre modéle impérial permet parfaitement

la diversité des nations dès lors, précisément, qu’un pouvoir

central est respecté. Pour nous la notion même d’Etat ne

fait sens qu’au regard de l’Empire et il faut rappeler que

la plupart des « nations » européennes   ont connu une trajectoire

impériale et coloniale, encore que cela soit plus vrai pour

les pays de l’Ouest de l’Europe que de l’Est, ces derniers

n’ayant pas eu de velléités outre mer aussi marquées alors

que l’Angleterre, la France, la Hollande, la Belgique,

l’Allemagne, l’Italie, le Portugal ont connu des aventures

sur d’autres continents. A l’Est, il y aura eu des

regroupements comme avec l’Autriche Hongrie et l’URSS

et ses satellites (jusqu’en 1989), sans parler de l’empire

ottoman  dans les Balkans, mais là encore la dialectique

unité/diversité fait bel et bien partie de leur Histoire. En ce

qui concerne la France, elle fait partie des Etats les plus

anciennement institués, sans que la dimension régionale

ait longtemps prédominé comme en Italie ou en Allemagne,

où la dimension géographique  sous tendit une réalité

étatique  longtemps compromise et retardée, d’où les « unités »

de la fin du XIXe siècle.

Quand nous écoutons les débats autour de l’Union

Européenne (sur France culture, les nouveaux chemins

de la connaissance, par exemple, en ce mois de mai) nous

ne pouvons que constater la carence liée à  un mauvais

sort lié à l’idée impériale, ce qui reléve d’un certain

processus de déni, de refoulement.  Comment ne pas

voir au contraire que le modéle impérial s’inscrit dans

la logique de l’Histoire Européenne?

On peut tout à fait, en effet, prendre la mesure des

problémes européens à l’aune de l’idée impériale. Reprenons

brièvement l’analyse figurant dans un de nos précdents

textes. Nous y distinguions le niveau de la société

au quotidien qui s’exprime dans le moindre acte de la vie, et

qui par lui-même est assez contraignant et que nous

qualifierons de « national » ou en tout cs de ‘régional »

et celui de l’Etat « supranational » qui instaure une loi

commune à toutes les composantes, mais sur un plan

plus général et donc plus abstrait qui n’empiéte qu’à la

marge sur les moeurs et coutumes locales, servant de

contrepoids centripéte à des tendances centrifuges. En

linguistique, nous dirons, selon nos propres définitions,

que l’Etat se situe dans le registre de l’écrit (signifiant

et la Nation dans celui de l’oral (signifié) sachant à quel

point le signifiant peut se préter à toutes sortes de

signifiés, à commencer par le mode de prononciation sans

parler des interférences liées à d’autres pratiques

culturelles et langagières. Nous pensons que le français

pourrait servir de langue écrite de l’Europe, ce qu’il est

déjà de facto, si l’on calcule le nombre de mots français

figurant dans les diverses langues europénnes, à commencer

par les langues à base germanique et slave, les relations

du français avec les autres langues latines allant par

ailleurs de soi, ce qui fait de Paris, si l’on s’en tient au

plan de l’écrit la capitale européenne par excellence alors

que tout se complique au niveau oral. Parallélement

à cette langue « étatique » écrite, existerait bien

évidemment l’oralité d’un très grand nombre de langues.

Il ne s’agit donc pas de plaquer un modéle abstrait mais

bien de prolonger et de structure un état de fait, ou du moins de

prolonger un processus séculaire en le conduisant à son

terme, en en reconnaissant objectivement l’existence .

 

JHB

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Pour une éthique impérialiste

Posté par nofim le 22 mai 2014

L’idéal impérialiste

par  Jacques  Halbronn

 

Selon nous, le monde oscille entre deux temps, le temps

de l’Etat et le temps de la Nation.Le temps de l’Etat est

celui de l’Empire, le temps de la Nation est celui  de la

Société.

L’Empire est exigeant au centre et laxiste sur les marges

tandis que la Nation est exigeante sur les pratiques et

insignifiante sur la Loi.

Expliquons-nous.  L’Empire a vocation à faire cohabiter

des cultures différentes et donc il n’interviendra pas en

vue de les unifier. En revanche, il imposera un certain

modus vivandi sur certains points qui devront être

respectés par toutes ses composantes.  A l’inverse, la Nation

va exiger au sein de communautés censées être homogénes

des pratiques quotidiennes sous peine d’excommunication

chez  tous  ses membres mais ne posera pas de principe

de centralité bien défini et n’a pas vocation à intégrer

des éléments étrangers, préférant faire appel à des membres

de la dite communauté qui se situent dans une diaspora.

Si l’on applique notre modéle à un certain nombre de

situations historiques, on comprend pourquoi l’Allemagne

se voulut dans les années trente, « national-socialiste » (nazi,

début de nazional), en quéte d’une unité  « naturelle », liée

à un même passé.  D’où la Shoah qui n’aurait pu avoir lieu

sous un régime impérial, au sens où nous l’avons défini.

Le cas israélien nous interpelle, car on est dans le cas

d’une nation, qui comme l’Allemagne, toutes proportions

gardées,  se retrouve du fait de la guerre, en situation

« impériale », ce qui est dévastateur.(post 39-40  et post 67,

respectivement).

Il est clair que lorsqu’une Nation se retrouve dans une

situation impériale, elle doit  s’ajuster à ses nouvelles

responsabilités comme semblent l’avoir mieux compris la

France et la Russie révolutionnaires qui proposèrent des

normes qui dépassaient le stade d’une culture nationale. A

juste titre,  le terme d’empire fut revendiqué par Napoléon

Bonaparte. Quand louis XIV dénonce l’édit de Nantes, il

enléve à la France une certaine aura impériale pour faire

prévaloir une pratique catholique romaine.

Prenons le cas d’une communauté que nous connaissons

bien ethnologiquement comme celles des astrologues. (cf

notre DESS Paris VIII  Le milieu astrologique, ses

structures et ses membres  1995). Ce milieu  est

relativement homogéne  dans ses pratiques qui couvrent

un champ très large d’applications. En ce sens, tous les

astrologues ont en commun un certain langage, un

certain savoir faire mais par ailleurs, il ne dispose pas

d’un modéle central, d’une véritable colonne vertébrale.

Une nation peut vivre dans l’anarchie en ce sens que ses

membres sont marqués par une seule et même culture.

En revanche, un empire a besoin pour exister d’un ordre

s’imposant à tous, précisément du fait des différences

d’origines, de culture, chez  ses membres..

Nous avions déjà remarqué, il y a de nombreuses années,

à quel point un Etat faible pouvait cohabiter avec une

société que l’on pourrait qualifier de dictatoriale, qui

impose d’elle-même ses normes à  ceux qui

s’inscrivent dans son territoire. A contrario,un Etat

fort supportera une grande diversité de pratiques, de

coutumes.

Autrement dit,  l’intolérance  nous semble plus pesante

quand elle émane de la société que lorsqu’elle est dictée

par l’Etat. Dans le cas de la France de Vichy, la société

française joua peu ou prou un rôle de contrepoids qui

atténua de facto l’impact d’un discours plus nationaliste

qu’impérialiste. On sait que la France a été très tôt un

pays d’immigration donc d’accueil, selon une vocation

impérialiste et colonialiste, d’où un principe de laïcité

passant outre les critères de différenciation religieuse ou

raciale.  La France impérialiste n’est pas chauvine.

Hitler n’aurait pu,  a contrario, mener à bien une

politique d’extermination des Juifs sans le relais de la société

allemande, foncièrement xénophobe.

Nous avons montré par nos travaux cyclologiques, que

certaines phases  tendaient vers l’impérialisme et d’autres

vers le nationalisme. Il importe de pouvoir faire

alterner ces deux sensibilités et de savoir être en phase. Ce

qui peut passer au cours d’une phase sera contre productif

à un autre moment. L’heure actuellement est à la

démarche impériale qui combine expansion et tolérance, ce

qui se rapproche du droit d’ingérence.

 

 

 

JHB

22 05 14

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Le handicap comme lien social

Posté par nofim le 21 mai 2014

Pour un modéle impérial  de société.

par  Jacques Halbronn

 

Il y a un temps pour chaque chose et  ce qui vaut à un

certain stade n’est plus souhaitable à un autre. Ce qui

vaut pour telle catégorie ne vaut pas nécessairement pour

une autre. Nous avons signalé, plus d’un fois, le  fait que

nos faiblesses étaient plus vouées à  générer du lien social

que nos forces. Par faiblesse, tout ce qui nous entraîne à

recourir à des expédients,  à des solutions de remplacement.

Par exemple, nous ne conduisons pas donc nous connaissons

très bien les transports en commun et notamment le

réseau du métro parisien, ce qui nous connecte avec tous

ceux qui empruntent ce moyen de transport qui quadrille

la capitale. Si nous étions plus autonomes, avec une

voiture, ce « savoir » métropolitain serait bien moins

structuré. Inversment, en musique, nous avons une

certaine facilité d’improvisation qui nous dispense

de recourir à une partition, ce qui fait que nous n’avons

pas de lien avec ceux qui ont du passer par des

formations. Notre force devient ainsi une faiblesse

d’un point de vue social, elle nous isole, nous n’avons

rien à partager en ce sens. Il y a là une sorte de dilemme!

Dès que nous avons besoin d’apprendre, d’acquèrir, de

recourir à  un apport extérieur, nous entrons dans une

dynamique de partage, nous empruntons des parcours

communs à bien d’autres personnes, et cela nous le devons

à une forme de handicap du fait d’un manque d’auto-suffisance?

En ce sens, en base de l’échelle, on a plus de sociabilité

qu’en haut de l’échelle. Sociacbilité et complicité voire

mauvaise conscience de  dépendre de subterfuges. On nous

répondra que celui qui acquiert tel ou tel savoir- faire  est

ainsi cautionné, labélisé, formaté. On demande « quelle

est votre formation? comme s’il était normal d’avoir

été formé dans tel ou tel cadre, d’ »indiquer par où l’on est

passé. L’exercice de la thèse universitaire, par exemple,

implique de se référer en permanence à des auteurs, à ne

pas se mettre en avant mais avancer toujours sous le

contrôle de tel ou tel auteur. Celui qui a développé une

démarche qui lui est propre n’a pas besoin de toutes ces

références, il n’a pas à être l’historien de lui-même.

Au lieu de considérer les résultats, de se situer dans l’ici

et maintenant, on met l’accent sur la provenance, le « bagage »

le « savoir ». Mais le pire c’est que c’ »est bel et bien ce

handicap partagé qui permet d’entrer dans la vie

socioprofessionnelle, toute profession étant liée à une

dimension sociale.

Certes, pour nous éveillet à tel ou tel domaine, nous avons

eu besoin de modéles mais émulation n’est pas imitation.

Certes, je dois savoir  ce qui est en moi en découvrant ce

qui est chez autrui, selon le postulat qui veut que rien

d’humain n’est étranger à un homme. Mais à partir de là,

soit  je trouve en moi la dynamique appropriée, soit je

me résous à  user de certains moyens externes, comme

la pratique  de la lecture des textes, des partitions, à haute

voie. La lecture orale  est la voie royale vers l’imitation mais

elle fait illusion à soi même et à autrui.

L’avantage de se référer à autrui, c’est que l’on reporte sur

l’autre le devoir d’explicitation. On se limite alors à

l’exercice du commentaire, de l’interprétation d’un objet

qui est déjà là, qui ne vient pas de nous et donc nous ne

sommes pas en quelque sorte responsable, dont nous n’avons

pas à répondre. On est ainsi  dans l’avoir et non dans l’être

et l’avoir se partage mieux que l’être, il a une plus grande

visibilité et lisibilité.

On voit que le point aveugle, ici, est  le rapport que nous avons

avec nous -mêmes. Plus ce rapport est médiocre, plus nous

serons marqués par l’avoir, et quelque part, cette alliance

avec l’avoir sera une façon de se venger de son être

récalcitrant, de cette intériorité que nous avons échoué

à éveiller.

C’est bien  là le couple primordial au sein de nous-mêmes. Et

là encore, c’est cette faillite intérieure qui  facilitera une

certaine réussite extérieure, qui nous attachera à autrui.

On pourrait aussi opposer l’amont et l’aval  Quand la source

fait défaut, on compense. C’est ainsi qu’une mauvaise

viande sera « sauvée » par un bon assaisonnement, des

produits médiocres  seront consommés du faitde quelque

préparation ingénieuse qui masquera le mauvais goût ou

le manque de goût (notamment des céréales). Sur le plan

politique,  les élections permettent de s’entendre sur

des personnes qui n’ont pas su s’imposer dans leur

propre camp (d’où le succés des « primaires »). Le moins devient

du plus, le handicap confère de la légitimité alors que les

élections sont en réalité un pis-aller, qui  aura fini par

devenir la norme. On peut très bien être à la tête d’une

communauté sans qu’il y ait eu des élections avec plusieurs

candidats.

Ce qui est vrai pour une personne vaut aussi pour une

communauté, un pays, voire une civilisation (Paul Valéry)

Il s’agit de trouver en son sein des ressources en les

exportant ou au contraire d’importer, de s’endetter. Nous

avons signalé ailleurs le processus économique censé passer

par l’échange, l’emploi, l’interdépendance face à un autre

modéle que nous préconisons, qui passe par une certaine

autosuffisance (protectionisme) et la conscience des périls

qui menacent la collectivité.  Là encore, les faiblesses, les

carences créent du lien social, économique même si ces

manques ou ces besoins sont imaginaires et relévent d’une

forme de manipulation..

La division du travail a des effets pervers. On apprend ainsi

que la SNCF a commandé des rails qui ne correspondent

pas à la configuration d’un grand nombre de gares et c’est

là la conséquence  d’un découpage/ découplage

de ses activités (Réseau Ferré de France).

On a là deux modéles opposés, l’un

qui est centralisateur et l’autre qui implique que l’on se

décharge de certaines activités, qu’on se « limite »..

Pour notre part, nous sommes en faveur d’un petit

nombre d’entités en pleine possession de leurs moyens

-avec des leaders également aux compétences très larges, ce

qui renvoie à la notion d’empire et d’empereur et plus on

descend l’échelle sociale, plus l’on rencontre de la

sociabilité. C’est ainsi qu’une ville, une région sont plus

hautes en couleur qu’une fédération, que l’Etat (qui est

l’émanation de l’Empire (supranational) par opposition à la

Nation). Le fait de partager un même savoir-faire, une même

« culture » qui sont « extérieurs » crée bien plus de lien que

l’épanouissement intérieur propre aux détenteurs des

pouvoirs les plus élevés,  aux « puissants ». Ce qui est

intérieur est silencieux, puisque la communication se

fait avec la plus grande économie et la plus grande

efficacité. Ce qui est extérieur, donc aliénant, est marqué

par le bruit, par la complexité et la lenteur des échanges, des

transmissions. Notre modéle « impérial »  implique un

regroupement, un ressourcement, par delà toutes sortes

de clivages, de cloisonnements. Paradoxalement, l’intérieur

se renforce aux dépends de l’extérieur qu’il réduit à peu

de choses. Entendons par là que nous refusons tout

nivellement par le bas. Autrement dit, nous ne valorisons

pas les insuffisances et les frontières et nous pensons

que l’Humanité ne doit jamais perdre de vue l’idéal

impérial même si celui-ci passe par des temps de

relâchement et de résurgences des différences ( la Tour de

Babel constamment construite et détruite)

La Première guerre Mondiale aura été une crise

gravissime pour le modéle impérial: fin de l’Autriche-

Hongrie, de l’empire ottoman La Seconde guerre mondiale

aura porté un coup fatal aux empires coloniaux européens.

L’Union Européenne est quelque part une nouvelle forme

d’empire. On peut le souhaiter à l’avenir d’autant que cette

idée d’empire vaut aussi au niveau de l’idéal individuel.

« Je suis maitre de moi comme de l’Univers » (Cinna, de

Corneille). Demander la disparition des frontières, la

monnaie unique, doit parallélement contribuer à forger

un idéal  de l’homme européen (humanisme) qui ne saurait

être entaché par le fait de confondre les hommes et les

femmes pour se satisfaire d’une cote mal taillée. Les femmes,

viscéralement, sont hostiles à l’idée impériale ( cf Marine

Le Pen, le FN) qui est liée à celle du Mâle dominant et les place

ipso facto, en position subalterne. Le Mâle dominant,

soulignons-le, est  celui que la postérité retient dans tous

les domaines d’activité, philosophique, scientifique,

artistique etc. Même lorsqu’un chercheur semble se limiter

à un certain domaine, il en fait le centre d’un ensemble

extrément étendu, que l’on peut qualifier d’empire, ce qui

le rend inclassable. Au plus haut niveau, en effet, ce qui

revêt un caractère impérial ne saurait s’enfermer dans une

case, dans un créneau, ce qui va à l’encontre d’un certain

mode organisationnel qui -on l’ a dit- est surtout conçu

pour les personnes qui ont des handicaps à partager.

 

 

 

 

 

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Le plaisir réparateur

Posté par nofim le 20 mai 2014

Le Mal et la Réparation

par  Jacques  Halbronn

 

Pour prolonger nos travaux autour de la question de la

sensorialité et du Plaisir,  nous introduirons l’enjeu de la

réparation. Selon nous, il n’y aurait pas de plaisir

authentique qui ne conduirait point à un effet réparateur.

Un plaisir qui ne répare pas serait factice . Moralement, il

ne faudrait accepter d’accomplir d’action qui ne serait

réparatrice.

La sensation du Mal est  donnée par le moyen de nos cinq

sens. Et la réparation vient  corriger ce qui est signalé par

l’alerte, l’alarme ainsi donnée. On peut aussi appeler cela

le progrès. Est ce que mon action améliore le monde? Est

ce que je répare  ainsi quelque chose, une injustice, un manque,

une panne, une rupture, un « malheur », une dégradation,

une corruption ? Dans la Kabbale, on parle de Tikoun pour

désigner l’acte de réparer. Selon nous, il n’y aurait pas de

plus grand plaisir, de plus grande joie que de réparer une

erreur, une avarie,  une incurie dont on aurait pris

conscience du fait d’un sentiment de Mal. Avoir mal est

le commencement de la sagesse.Celui qui ne souffre pas

ne peut  s’engager dans une dynamique de réparation.

Le danger est de répondre à un malaise par une diversiion,

par un leurre qui ne résout rien dans le monde mais

atténue notre conscience du Mal, la détourne. On se fait

du Bien sans réparer le Mal. Or, le Bien, ici, n’est pas

le contraire du Mal mais son complice ou plutôt il est mal

de ne pas percevoir le Mal. La conscience du Mal serait

une bonne chose.

Prenons l’exemple d’un concert de musique. Le plaisir

ne saurait se limiter à l’écoute d’oeuvres « plaisantes »

d’auteurs connus. Il doit s’orienter vers la découverte

de compositeurs  méconnus, méprisés. Le plaisir devient

alors pleinement réparateur. Cela dit, le plaisir a déjà

quelque légitimité si l’on aide ainsi par sa présence,par

sa participation (y compris pécuniaire) à soutenir une

entreprise, une opération, une misssion. Le plaisir doit

rendre service en palliant un manque, un déséquilibre, une

absence qui nous font mal. Le plaisir doit venir de cette

conscience de la réparation. Celui qui ne répare pas est en

faute.

Mais cela tient à une prise de conscience qui n’est

permise que par notre éveil sensoriel censé capter et

signaler tout ce qui  sonne faux. Ceux qui dirigent le

monde devraient être, dans tous les domaines, ceux

qui ont la plus forte conscience du Mal et qui ne se laisssent

pas distraire en chemin par des expédients visant à

détourner, à tromper notre attention, notre vigilance. Tout

va très bien Madame la Marquise:!: Il faut affronter le Mal

et ne pas être dans la diversion, le divertissement.

Nous avons toutefois mis en garde contre des réparations

factices qui se situent en aval, au niveau des symptomes sans

s’attaquer en amont aux causes.  Ainsi, l’on ajoutera

quelque ingrédient pour masquer un mauvais goût, une

mauvaise odeur, on occultera une apparence peu

ragoutante, on fera taire des bruits inquiétants.  On n » entendra

pas ce qui sonne faux. Il est maintes ruses pour donner le

change, pour désamorcer un systéme d’alarme, pour

tromper, endormir notre vigilance; Nous avons notamment

dénoncé les méfaits de la « cuisine », du maquillage qui sont

certes « réparateurs » mais en surface. Cela dit, dans

certaines circonstances, il faut savoir se contenter de

certains subterfuges, les tolérer, à condition  toutefois

d’en contrôler  strictement le recours, l’usage comme dans

le cas de certains médicaments, de drogues  qui apportent

quelque soulagement, endorment, anesthésient la

douleur. Mais il est clair que nos sens éveillés ne peuvent

que signaler de tels procédés et les dénoncer à toutes fins

utiles. C’est le rôle des vigies, des veilleurs. Ces « solutions »

de dépannage ne sont admissibles qu’en cas d’urgence, de

pénurie grave. Mais que dire quand ces mêmes solutions

apparaissent là où et lorsqu’elles n’ont pas de justification?

Le décalage  doit être  alors perçu et souligné, condamné.

On doit mettre en garde, sonner l’alarme. Le pire,

évidemment, c’est quand notre faculté de rejet est

bloquée, lorsque le systéme immunitaire est en

dysfonctionnement, ne nous prévient pas à temps, ne

réagit pas efficacement.(SIDA).

On condamne un peu vite la xénophobie, le sexisme, mais

ce faisant ne compromet-on pas la sensation légitime

d’un probléme qui heurte notre vue, notre ouie, voire

notre odorat ou notre goût? C’est le corps social qu

désamorce son équipement immunitaire. Dire que dire

que les hommes et les femmes sont différents, est-ce « mal »?

Faut-il refouler nos réactions sous prétexte que le Droit  dit

ceci ou cela?  Quand nous absorbons de

mauvais produits, du fait de quelque préparation

culinaire trompeuse, faut il ignorer comment notre

corps réagit in fine? il faut être à l’écoute. Attention à la

formule;  circulez, il n’y a rien à voir; RAS.!

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

JHB

20  05  14

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Phénoménologie du manque

Posté par nofim le 20 mai 2014

La dialectique du plaisir et du manque

par  Jacques  Halbronn

Le plaisir, selon nous, n’existe que par le manque, par l’attente.  Il y aurait une instrumentalisation du plaisir. Il n’y pas de plaisir

sans sentiment de déplaisir.

Faire l’amour  ne fait plaisir que par le manque qui précéde. Une découverte scientifique n’apporte de satisfaction  que parce qu’il y avait

un sentiment d’insuffisance. Il y a donc un soulagement à mettre fin à une tension.

Celui qui ne s’inquiéte pas, ne pourra donc éprouver de plaisir.

Mais le plaisir peut ne pas correspondre au probléme mais être un dérivatif  qui ne réglera rien  et la « solution » risque de devenir

le problème, un problème supplémentaire.

Le plaisir est un moyen de pallier l’impression de frustration.

Chaque fois que nous éprouvons du plaisir, il importe de se demander quelle est l’anguille sous roche, quel est le non-dit.

Quelqu’un achète un objet pour se faire plaisir. Cela semble innocent mais en fait la vraie raison peut n’avoir rien à faire avec l’objet en question comme si le plaisir finissait pas se déconnecter du manque. On ne fume par manque de fumée mais pour compenser une

frustration sur un autre plan.

Le vrai plaisir est celui qui est en prise directe sur un vrai manque.

On interrogera donc la personne par rapport à cet objet et l’on verra qu’il en est bien  ainsi dans un grand nombre de cas.  Le plaisir

doit avoir une utilité, c’est à dire qu’il faut mériter son plaisir.

Le plaisir n’est pas quelque chose que l’on ajoute mais bien plutôt un probléme dont on se décharge, se déleste parce que l’on a trouvé

une solution; le manque a été résolu et cela se fête.

Nous aimons nous mettre à la place de notre corps: le plaisir est un leurre qui peut tromper notre corps et le forcer à absorber ce

qui ne lui convient pas,  et par corps, nous incluons le cerveau. Pour ne pas souffrir, nous nous abrutissons, nous créons du doute, de

l’incertitude. Le plaisir peut être une forme de viol, de forcing.

Prenons le cas d’une personne qui parle et qui dit des choses sans intérêt mais nous nous sentons obligés de rester pour quelque

raison que ce soit,  par exemple parce que cette personne est agréable à regarder.

Nous nous forçons à subir une situation qui nous déplait.  Prenons un sandwich baguette. Le pain ne nous

intéresse pas en soi mais on y a mis un peu de jambon et donc nous allons manger le dit sandwich parce que cela fait un tout. Que « pense »

notre corps d’un tel manége, et notamment qu’en est-il de nos défenses immunitaires que nous désarmons ce faisant?

Qu’est-ce que notre corps « reconnait »?  Quantitativement,

il aura mangé du pain et ce n’est pas une mince tranche

de jambon qui  changera quoi que ce soit?  i

C’est un marché de dupes! On est dans une démarche de

bakchich, de corruption pour « faire passe la pilule ».

Nous avons beaucoup écrit sur le manque, le handicap

et les expédients pour masquer la pauvreté. Quand il y

a à manger pour un seul, on mélange sa portion avec des

produits de troisiéme ordre pour que tout le monde ait

un petit quelque chose. La quantité remplace la qualité.

C’est la base de tous les «  plats », une « table du pauvre ».

Nous pensons que la perception du Mal est beaucoup plus

vitale pour une société, pour une civilisation que celle du

Bien qui ne serait qu’un épiphénoméne à moins de

définir le Bien comme la conscience du Mal. S’apercevoir

que l’on a commis une erreur  est le plus grand bonheur et

renvoie d’ailleurs à la question du pardon. En  revanche, le

Bien déconnecté du Mal est suspect car il nous cache le

Mal et nous empêche d’en avoir conscience.  Ce « Bien »

c’est le Plaisir qui atténue notre lucidité, qui nous

aveugle quand il n’est pas libération du Mal . Le plaisir

qui serait lié à une soumission au Mal serait pervers. « Délivre

nous du Mal » conduit à la vraie  joie. Le Mal est ce qui met en

péril notre vie tant individuelle, corporelle que collective,

communautaire.

En ce sens, nous sommes assez proches de l’idée

d’ataraxie, c’est à dire de sérénité.  Pour nous le plaisir

serait en fait la tentation de dissocier le Bien du Mal, ce qui

ferait que l’on pourrait accéder au Bien sans identifier le

Mal.  Le Mal est la conscience du Manque mais en ce sens

il est une bonne chose. Le Mal qui nous alerte est le Bien

et le Bien qui nous endort est le Mal.

 

 

JHB

20 05 14

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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JHB

19. 05  14

 

 

 

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Pour un nouvau modéle diachronique du langage

Posté par nofim le 17 mai 2014

Hommes et femmes face au langage

par  Jacques  Halbronn

Notre civilisation est malade de sa propre ingéniosité à trouver des solutions  qui ne tardent pas à devenir des problèmes, ce qui

conduit à un nivellement par le bas/ Ces solutions correspondent presque toujours à des adjonctions qui se produisent à l’extérieur de

nous mêmes et rarement à un progrès organique, interne. Il fut un temps où l’Humanité évoluait de l’intérieur qui laissa la place

à un temps où le progrès se situait en externe. Il est vrai que ce changement ne date pas d’hier. On a d’ailleurs tendance à oppposer

ces deux stades en qualifiant l’un de « naturel » et l’autre de « technique ». Or, selon  nous, il serait préférable de qualifier le premier de

biotechnologique et de considérer que la voie biotechnologique  a été abandonnée depuis belle lurette mais que l’on pourrait un jour

y revenir si tant qu’il ne soit pas trop tard. Faute de quoi, l’Humanité sera à la merci des machines tant les gens tendent à ne plus pouvoir se dissocier de leur appareillage externe.  On passe ainsi de l’être à l’avoir. Ce que nous sommes serait sans importance, ce qui compterait

serait ce que l’on nous a greffé, attribué.  L’être se voit ainsi refoulé notamment par les femmes qui ont opté pour le critère de l’avoir, de la

possession. Mais avoir une main, un coeur est-ce la même chose que d’avoir une voiture ou un ordinateur même si dans les deux cas

on se sert du même verbe avoir. D’ailleurs, dans certaines langues, il n’y a pas de verbe avoir comme en arabe, en hébreu ou en russe. On

dit « c’est à moi » et non ‘j’ai ».

Nous voudrions mettre l’accent dans le présent texte sur la dialectique de l’oral et de l’écrit qui se situe, selon nous, au coeur de notre

problématique et qui revêt une certaine valeur matricielle qui s’applique à bien des domaines. Nous renvoyons à  nos récents textes d’ordre linguistique à ce propos dont nous allons résumer la substance. Selon nous,  le fait de prononcer les signes (signifiants) est

tardif et serait une « invention » biotechnologique puisque cela implique que nous puissions organiquement articuler des sons, ce qui ne

se fait pas en se servant d’un apport extérieur, si ce n’est que toute langue doit s’apprendre et est un apport externe à la personne même si

elle se l’approprie. (langue dite maternelle). Mais le langage des signe est lui aussi tardif. Nous avons donc trois stades:

1  pas de signes, pas de sons,  ce qui tient à l’absence de lumière, donc de visibilité.

2  des signes, pas de sons,  la maitrise des signes implique une visibilité liée au mode de vie (vie en plein jour, maitrise du feu)

3  des signes et des sons,   on parvient à rendre sonores les signes à destination de populations non voyantes. C’est le stade de la

sonorisation des signes qu’a bien étudié la phonologie (phonémes)

Que concluons-nous d’un tel modéle? Que les humains n’avaient pas besoin de « sonoriser » leurs signes pour communiquer et

que la vue jouait un rôle majeur pour eux. Ce qui les aura conduit à cette « sonorisation »  est le contact avec une autre humanité ayant vécu

dans des conditions différentes, sans visibilité et ayant développé une certaine forme d’oralité en contre-partie. Pour faciliter la

symbiose, il sera nécessaire d’associer des sons aux signes, ce qui recouvre peu ou prou la dialectique du signifiant et du signifié

si ce n’est que le signifié nous dit comment doit se prononcer le signifiant et non ce qu’il signifie. Mais par la suite, il y eut un shift, un

glissement et  ce sera le signifié qui déterminera ce que signifie le signifiant et non seulement comment il est rendu oralement.

En l’occurence, au départ, les signes étaient  liés aux mouvements des membres extérieures et notamment des mains qui étaient

la base même du langage, ce qui est la vraie raison de la formule « L’homme pense parce qu’il a une main » (Anaxagore). L’autre

humanité « souterraine » (caverne, obscurité, ce qui renvoie à l’Enfer ‘(inférieur) aura développé la faculté à produire des sons du fait de

sa cécité. Selon nous, ce clivage se retrouve avec les hommes et les femmes dans leurs rapports respectifs à l’écrit et à l’oral.  Les femmes

perpétuent des comportements qui ne font sens que dans l’obscurité, à savoir la parole qui témoigne d’une présence quand l’autre n’est

pas visible et ne peut donc communiquer silencieusement. La lecture à voix haute se situe à l’interface entre ces deux mondes et cela vaut

aussi en musique pour le déchiffrement des partitions.(chant, musique instrumentale).

Encore faut-il distinguer entre les signes produits par le corps humain (mime, mimique,  gestuelle, danse)

et ceux qui sont  inscrits sur un support matériel externe ( tablettes, papyrus, parchemin; manuscrit, imprimé  etc) Ce support permet

aux hommes une certaine ubiquité, puisque leur présence n’est pas requise devant les femmes, si le support y suffit. Autrement dit,

les signes « corporels » sont doublement traduits: d’une part,par le son interne, de l’autre, par le support matériel externe qui recueille le

discours. Là encore, les femmes semblent accorder la plus grande importance au texte écrit tout comme on l’a dit à la parole orale. Ce qui leur parlerait moins serait le langage du corps non formalisé par le son ni par l’écrit.

Selon nous,  aussi bien le son que le texte  sont tributaires de signes corporels qui sont le propre des hommes. Ce qui exige d’eux

un don particulier d’observation du monde alors que le son et le texte ne sont que des dérivés, des prolongements liés à la domination

masculine.

 

 

JHB

17 05  14

 

.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

le passage de l’écrit à l’oral

la concession qui devient  la norme.

les prothèses, les succédanés.

les pis allers.

 

 

 

 

 

 

 

 

Publié dans ECONOMIE, FEMMES, HISTOIRE, POLITIQUE, SOCIETE | Pas de Commentaire »

L’occultation du Mal.

Posté par nofim le 12 mai 2014

Thème du Café philo  du 18 mai  Animateur  Jean François

au Café Le Falstaff à  18h

Entrée Libre avec consommations demandées.

 

 

Le plaisir  peut-il nous guider?

Débat proposé

par  Jacques Halbronn

 

Dans un précédent texte, nous avons voulu montrer que

le Bien n’était pas le contraire du Mal et nous insistions sur

le fait que l’on ne pouvait ignorer le Mal sous prétexte qu’il

y avait du Bien lequel ne saurait compenser le Mal.

Selon nous, seule la perception du Mal compte et bien

évidemment tout ce qui vient occulter le Mal  sera de l’ordre du

Mal, à savoir le Bien.

Nous aimons la forme  Rien à signaler (RAS) car tel est bien

l’enjeu.  Y -a t-il des signes qui justifient que l’on s’alarme ou

non?

Le plaisir nous apparait donc  comme éminemment suspect

en ce qu’il nous fourvoie, nous égare. Nous distinguerons

le Bien et le Bon, ce que ne font pas les Anglophones qui

emploient le même mot « Good ». Ce qui est bon peut tout à

fait ne pas être bien et le bon est ici de l’ordre du Plaisir dont

il est peu probable qu’il soit en mesure de nous guider sur

la « bonne » voie, l’adjectif  « bon » ici  référant au Bien et non

au Bon.

Le rôle des sens n’est pas de nous dire ce qui est bon mais

ce qui ne l’est pas. Savoir  que quelque chose est bon ne nous

aide pas. Savoir que quelque chose n’est pas bon peut nous

sauver. Le vrai Bien n’existe pas en soi, c’est l’absence du Mal.

Quelqu’un va bien quand il ne va pas mal, quand il n’est pas

malade, quand il est dépourvu  de mal. Un peu de bonheur

ne signifie pas que le mal ait été vaincu mais risque

surtout de nous faire oublier que le mal pourrait ne point

l’avoir été.

Prenons une viande avariée. Si l’on y ajoute certains

condiments, on ne se rendra peut etre pas compte de son

état. Le bon nous cache le mal, il n’est pas le contraire du

mal, mais il contribue à nous leurrer, à nous donner le

change. Le contraire du mal, c’est son absence, c’est le fait

que nos sens ne sont pas mis en alerte.

Prenons quelqu’un qui récite un texte. Ce texte peut certes

nous intéresser mais peut    être éprouverons nous quelque

malaise si la personne qui le lit nous donne le sentiment

qu’elle ne comprend pas ce qu’elle lit. Il y a une dissonance,

une fausse note, cela sonne faux.

. Tout dépend de l’acuité de notre esprit

critique.  Un tel percevra idu mal et pas quelqu’un d’autre. La

vie nous enseigne à nous méfier, à ne pas nous fier à une

bonne mine. L’habit ne fait pas le moine. Savoir détecter le

mensonge est bien plus important que de se délecter de tel

ou tel plaisir de la vie. Certains boivent pour ne pas

souffrir. Ils s’accordent du bon temps, une compensation,

pour oublier, pour faire « passer la pilule ». On nous

propose des cadeaux qui n’ont rien à voir avec le produit

(la lessive Bonus), soldats Mokarex etc)

Le Bon permet de se tromper soi-même, de tromper son

propre corps sur ce que nous lui servons comme la

malbouffe.  Le Mal, c’est aussi ce qui n’a pas de goût et

pas seulement ce qui a mauvais gôut.  Ce qui est

insignifiant, à manger ou à entendre, peut être sauvé par

quelque adjuvant ou parce qu’il y a une jolie serveuse ou

speakerine. Ce qui ne nous nourrit pas vraiment est aussi

de l’ordre du Mal et le cuisinier qui arrange un produit

médiocre par quelque sauce ou condiment  nous  trompe

délibérément croyant que le « bon » qu’il apporte neutralisera

ce qui est « nul », insipide, inconsistant.  C’est vrai aussi

pour toute forme de maquillage qui masque une mauvaise

santé, qui nous trompe sur la marchandise.

C’est pourquoi toute forme  d’addition est suspecte et peut

cacher une carence, une infirmité, ce qui conduira à nous

décevoir ( en anglais deceive: tromper).  Purifier , se

purifier  est la meilleure parade contre le Mal. Ce n’est pas tant

qu’il faille ajouter que soustraire, enlever, ôter..

 

JHB

12 05 14

Post Scriptum

Le plaisir  peut aussi provoquer du mal.

Le fait de ne pas avoir de plaisir est aussi un signe du Mal

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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