jacques halbronn Anthropocosmologie. le pouce et la Terre: messages à décoder.

Posté par nofim le 16 août 2026

jacques  halbronn  Anthropocosmologie.   le pouce et la Terre:  messages à décoder. 

 

Selon nous,  notre corps  et notre systéme solaire nous fournissent les  bonnes clés pour  appréhender l’astrologie. En effet, nous pensons  que l’astrologie- sa mise en oeuvre et non sa littérature-  est une  création récente qui aura transmuter l’univers en lui apportant une dimension nouvelle. Ses  créateurs, venus d’un ailleurs spatio-temporel, nous ont fourni un certain nombre de clefs dont on découvre actuellement toute la portée.

Est ce un hasard si notre main comporte 5  doigts avec au centre le pouce.

IA

Le rôle principal du pouce est de permettre l’opposition, c’est-à-dire la capacité de venir toucher le bout des autres doigts. Cette action rend possible la préhension précise (saisir, tenir, pincer un objet), ce qui est indispensable pour écrire, manger, utiliser des outils ou manipuler des objets au quotidien.

sur le  web

La main et l’intelligence

Anaxagore prétend que c’est parce qu’il a des mains que l’homme est le plus intelligent des animaux. Ce qui est rationnel plutôt, c’est de dire qu’il a des mains parce qu’il est intelligent. En effet, l’être le plus intelligent est celui qui est capable d’utiliser le plus grand nombre d’outils : or la main semble bien être non pas un outil, mais plusieurs. Car elle est pour ainsi dire un outil qui tient lieu des autres. C’est donc à l’être capable d’acquérir le plus grand nombre de techniques que la nature a donné l’outil de loin le plus utile, la main. Aussi ceux qui disent que l’homme n’est pas naturellement bien constitué, qu’il est le plus désavantagé des animaux, parce qu’il est sans chaussures, qu’il est nu et n’a pas d’armes pour combattre, sont dans l’erreur. Car les autres animaux n’ont chacun qu’un seul moyen de défense, et il ne leur est pas possible d’en changer. Ils sont forcés, pour ainsi dire, de garder leurs chaussures pour dormir comme pour faire tout le reste, il leur est interdit de déposer l’armure qu’ils ont autour du corps et de changer l’arme qu’ils ont reçue en partage. L’homme, au contraire, possède de nombreux moyens de défense, et il lui est toujours permis d’en changer, et même d’avoir l’arme qu’il veut quand il le veut. Car la main devient griffe, serre, corne, elle devient lance ou épée, ou toute autre arme ou outil. Elle peut être tout cela, parce qu’elle est capable de tout saisir et de tout tenir. La forme même que la nature a imaginée pour la main est adaptée à cette fonction. Elle est, en effet, divisée en plusieurs parties. Et le fait que ces parties peuvent s’écarter implique aussi pour elles la faculté de se réunir, tandis que la réciproque n’est pas vraie. Il est possible de s’en servir comme d’un organe unique, double ou multiple. »
Pour nous,  le pouce et les 4 doigts de la main (auriculaire, annulaire, majeur, index) nous renvoient à un certain  ordre céleste, à savoir Saturne  d’une part  et Mercure, Vénus, Mars  et jupiter de l’autre. Mais seul  le dieu Saturne  a  une dimension planétaire, les 4 autres astres renvoient simplement aux quatre Saisons, à la division du cycle saturnien en 4 phases de 7 ans. Autrement dit, notre main qui est une constante anatomique, tout au long de  notre vie nous interpelle  sur le rapport du 1 au 4, du centre et de la périphérie, ce qui est d’une  grande portée  anthropocosmologique.
Récemment, nous  avons exhumé un document produit par le laboratoire sur les Rythmes Cosmiques de Michel et  François Gauquelin,  autour d’un trio planétaire, Mars,  Jupiter  et Saturne qu’ils ont prolongé, bien à tort, avec la lune et Vénus dans des publications ultérieures: le   mieux étant souvent l’ennemi du  Bien.
sur le web
« Dans leurs recherches statistiques sur les astres, Michel et Françoise Gauquelin ont été définitivement au-delà de Mars en analysant d’autres planètes comme Vénus, qu’ils ont intégrée dans leurs séries de données pour étudier les corrélations entre les heures de naissance et les traits professionnels. » 
 Or, selon nous, la position de notre planéte Terre   constitue une frontière à ne pas dépasser  tout comme Saturne, d’ailleurs.  Seul le  groupe central ( Mars, Jupiter, Saturne)  est opérationnel  dans les statistiques Gauquelin, encadré par le groupe Soleil-Mercure- Vénus (planétes inférieures)   et le groupe  Uranus- Neptune- Pluton.
 
wikiopedia

« Les planètes inférieures et les planètes supérieures sont les planètes du Système solaire dont l’orbite est respectivement plus petite ou plus grande que celle de la Terre :

  • Mercure et Vénus sont des planètes inférieures ;
  • Mars, Jupiter, Saturne, ( Uranus et Neptune) sont des planètes supérieures. » 
  •    Il importe, selon nous de s’en tenir à Saturne, les planétes au delà de Saturne ne faisant pas partie de l’arsenal astrologique  avant le XIXe siècle; Quant à la lune également ajoutée par rapport au document de départ, elle n’a pas non plus sa place dans  un tel  cadre et Nicola la met à part. On notera  les points communs  entre  Lune et Saturne autour du nombre 28 (jours/ans) La Lune est le 10e (9+1) facteur tout comme Saturne est le 5e (4 + 1) facteur.
  • Sur le web
    « En astrologie conditionaliste, le modèle RET (Représentation, Existence, Transcendance) classe les planètes selon trois niveaux d’intensité et de distance. La Lune y est généralement associée à l’Existence (le contact, l’immédiat, l’environnement proche). Chercher ce qui est « extérieur au RET » ou lié à une « place de la lune » hors de ce cadre relève d’une critique ou d’une extension philosophique de la méthode de Yves Le Noble / Patrice Guinard, car le RET se veut un système complet des signaux astraux.
    Les Niveaux du Modèle RET pour la Lune
    • Représentation (R) : Le concret, le visible, le signal direct.
    • Existence (E) : Le milieu, l’échange, le contact biologique ou psychologique immédiat (niveau assigné à la Lune).
    • Transcendance (T) : L’intériorité lointaine, l’universel, l’intangible. [
    • Le non-symbolique : Sortir du RET, c’est refuser de réduire la Lune à une formule énergétique tripartite pour la ramener à un simple fait astronomique ou biologique brut. »
    • Le  fait que la Terre ait la  Lune pour satellite, met en évidence la centralité  de la dite Terre au sein du systéme solaire (géocentrisme) On conclura donc que les deux repéres, du pouce et de la terre, doivent servir  à constituer une véritable astrologie en accord avec le plan de la « Création », d’une part l’astrologie selon Gauquelin et de l’autre l’astrologie selon Halbronn,  soit deux chercheurs  français.

     

     

     

     

JHB  16. 08 26

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jacques halbronn Les mauvais génies de l’Astrologie.

Posté par nofim le 15 août 2026

 jacques  halbronn  Les  mauvais  génies de l’Astrologie.

 

 

Le titre du dernier opus de Geoffrey Dean,    »Understanding Astrology »  nous  fait penser au  traité Pratique  d’Astrologie d’André Barbault, paru au début des années 60 ou du même auteur  sa Défense et  Ilustration  de l’Astrologie / Quand nous avons publié en 1976 nos clefs pour l’Astrologie,  nous ne sommes pas tombés dans le piège consistant à  traiter l’Astrologie  comme une langue probablement parce que nous  avions une approche  critique des langues et qu’une langue n’était pas, à nos yeux, d’un  seul  tenant. Le  Traité de  Barbault était plus une sorte d’encyclopédie fourre  tout. L’épithète « pratique » était en soi déjà  tout un programme 

IA 

« Le Traité pratique d’astrologie d’André Barbault est un ouvrage de référence publié en 1961 par les Éditions du Seuil. Ce livre de 360 pages s’adresse tant aux débutants qu’aux praticiens confirmés. Il synthétise l’enseignement et l’approche rigoureuse de l’auteur sur l’analyse du thème natal »
.On perçoit dans un tel propos un désir de répondre à une attente du public, ce qui conduit au contre-transfert. Que signifie donc cet intitulé « Understanding  Astrology » (= Comprendre l’Astrologie) ? Comme si l’Astrologie  était  une entité  existante en soi qu’il s’agissait de décrire et de transmettre, à prendre ou à laisser. On pense aussi à  un Michel Gauquelin dont la  démarche critique est impactée par son objet, le  thème natal qu’il  isole totalement  de toute dimension prévisionnelle laquelle passe, selon nous, par une certaine mathématique comme l’avait envisagé un Kepler. 
 Gauquelin  était parvenu à libérer l’astrologie de l’emprise de l’astronomie en se servant  de la statistique pour ce  faire alors même que ses contemporains  français,  Barbault, J. P. Nicola,  Dom Néroman (Rougie) avaient intégré les nouvelles planétes  dans l’organigramme de l’Astrologie comme si l’astronomie  était  la providence des astrologues, la dite astronomie  fournissant à l’Astrologie les pièces qui lui avaient  toujours manqué  alors qu’il s ‘agissait d’un cadeau empoisonné, générant une sorte de  fuite en avant avec notamment l’idée qu’il devrait se trouver à terme autant de planétes dans le systéme solaire que de signes zodiacaux, preuve de  ce que à quel point donc, ces deux domaines avaient fatalement partie liée. 
 Dean  traite par le mépris l’astrologie de presse, suivant en cela la piste selon laquelle c’était une telle astrologie  ne se servant que  d’un seul astre traversant 12 signes  qui était le  bouc émissaire. Dean  ne prend pas la mesure de deux axes : celui d’un surinvestissement par rapport à l’astronomie  et celui  d’un rejet corporatiste de l’astrologie de masse. ( Recent Advances in natal astrology. A  critical review  1900 -1976 p. 6, 1977); Deux peurs de  mise au chomage: l »astrologie de masse disqualifié les astronomes et les astrologues. Cette astrologie des 12 signes avec le recours à un seul astre mais qui a des effets divers selon les signes qu’il traverse, voilà l’ennemi; Il ne manquerait plus que l’astrologie devienne prévisible  à l’instar  d’un  calendrier électoral; Ce serait le  bouquet, on couperait l’herbe sous le pied de l’astrologue! 
Sur le  web

 L’expression « couper l’herbe sous le pied » signifie devancer quelqu’un, le prendre de vitesse ou le priver d’un avantage en agissant avant lui. Par exemple, si vous dites à l’oral ce qu’un proche s’apprêtait à exprimer, vous lui coupez l’herbe sous le pied »

Quant à Kepler,  au début du XVIIe siècle,qui aurait pu engager l’astrologie sur les bons  rails, en formulant une théorie viable des aspects, il n’aura pas respecté un découpage binaire; Il divise 360 par 2, 180 par 2, 90 par 2, ce qui donne l’octile de 45° mais il ne va pas plus loin, manquant le semi-octile de 22°30′ – le seiziéme de cercle – en pronant le quintile de 72 degrés! . Kepler préfére parler du trigone et du sextil, soit une division ternaire et non plus  binaire! Rappelons que l’aspect n’est pas fait pour relier les planétes entre elles, comme le croyait Barbault, mais pour structurer l’écliptique sur la base  des axes  équinoxiaux et solsticiaux. Mais pour un astronome, tout devait passer par leurs chères planétes, et un Barbault emboitera le pas! Parler  d’un aspect formé  entre une planéte et un axe saisonnier aurait été un déni de la mission des astronomes. Pour Barbault, l’aspect devait exclusivement servir, comme il s ‘en explique dans Les Astres et l’Histoire, 1967) à décliner le « cycle planétaire », la « concentration planétaire », ce qui pour nous est une  hérésie, ce qui l’entrainera à annoncer une troisiéme guerre mondiale, du  fait de l’accumulation de conjonctions entre planétes!.

 

 

 

JHB 15 08 26

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jacques halbronn Astrologie. La question des aspects doit être au coeur de la recherche astrologique. Critique de Geoffrey Dean.

Posté par nofim le 13 août 2026

jacques  halbronn  Astrologie.  La  question des aspects doit être au coeur de la  recherche  astrologique. Critique de Geoffrey Dean.

 

Les  travaux du  chercheur installé en Australie (Perth) ne mettent pas assez  en évidence l’enjeu majeur de la recherche  astrologique; à sa voir les aspects;  véritable pomme de discorde et  talon d’Achille de l’astrologie, selon nous. On  sait  que Kepler  s’est fortement intéressé à cette question et nous  avons montré qu’il  avait commis l’erreur de ne pas se centré sur le semi-octile (22°30), soit la moitié du semi-carré (=octile). Quant à  André  Barbault, il aura élaboré son astrologie  sur les cycles planétaires, l’indice de concentration planétaire en faisant  abstraction  des aspects planéte- points du Zodiaque. Les aspects sont la clef de la prévision  astrologique, dans la mesure où il s’agit de calculer le temps nécessaire pour que telle planéte rejoigne telle autre ou tel « point du zodiaque », à commencer par les axes  équinoxiaux/solsticiaux  qui  sont la base même du  découpage en  secteurs de l’écliptique.    Signalons que les travaux de Gauquelin  ne touchent guère à la  question des aspects et notamment qu’ils ne se connectent pas avec le Zodiaque, privilégiant le mouvement diurne . Nous  rejetons les aspects entre planétes et considérons que l’on ne peut gérer qu’une seule planète à la fois d’où le refus aspects interplanétaires; En revanche,  le passage d’un astre  ascendant ou culminant (système Gauquelin) ou celui d’un astre  en aspect avec les axes équinoxiaux et solsticiaux  ne remettent pas en cause un tel principe  unitaire/.  On aura compris que pour nous l‘astrologie est submergée par le  nombre de planétes  et d’aspects, d’où une terrible inflation de signifiants suscitant la recherche superfétatoire de signifiés correspondants:

Sur le  web

 
« En astrologie, un aspect est la distance en degrés entre deux planètes ou points du zodiaque. Cette mesure montre comment les énergies se parlent. Les aspects majeurs sont la conjonction (0°), le sextile (60°), le carré (90°), le trigone (120°) et l’opposition (180°), ]
Les aspects majeurs et leur sens
  • Conjonction (0°) : Fusion ou union forte de deux énergies planétaires qui agissent ensemble.
  • Sextile (60°) : Opportunité et fluide collaboration entre les astres.
  • Carré (90°) : Tension, défi ou obstacle qui pousse à l’action et au changement.
  • Trigone (120°) : Harmonie, facilités naturelles et talents innés.
  • Opposition (180°) : Miroir, polarité ou conflit qui demande un équilibre entre deux forces. » 
  • Or, la lecture des travaux de Geoffrey Dean nous  confirme dans l’impression  que pour  ce chercheur, la question des aspects n’est pas prioritaire.

 

Aperçu IA

 
 
« Geoffrey Dean is a skeptical researcher known for critical reviews of natal astrology rather than advancing astrological techniques. His prominent 1977 work, Recent Advances in Natal Astrology, evaluates astrological claims—including chart aspects—using scientific methods and meta-analysis, generally concluding that empirical evidence for traditional astrology is lacking.’
Aperçu IA
jacques  halbronn  Astrologie.  La  question des aspects doit être au coeur de la  recherche  astrologique. Critique de Geoffrey Dean. dans astrologie septennale
« The query refers to Understanding Astrology: A Critical Review of a Thousand Empirical Studies (1900–2020), a major skeptical text co-authored by researcher Geoffrey Dean alongside Arthur Mather, David Nias, and Rudolf Smit. The book evaluates empirical tests on astrology and concludes that claims lack valid statistical support. »

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jacques halbronn Astrologie septénale. Dialectique des appartenances professionnelles et ethniques.

Posté par nofim le 13 août 2026

jacques  halbronn  Astrologie  septénale.  Dialectique  des appartenances professionnelles et ethniques. 

 

 Les  travaux de Michel  Gauquelin vont  dans deux directions: la catégorie socio-professionnelle  et l’hérédité planétaire. Cela touche à une donnée anthropologique  que l’auteur n’aura pas suffisamment explicitée (cf  LEs personnalités planétaires 1992)  Il ressort, à l’aune de nos derniers accomplissements, qu’au cours d’une période de 7 ans (d’où le  terme  d’astrologie septénale)notre humanité passe alternativement par ces deux stratégies  d’appartenance. En phase 1 (Saturne 7° Mutable, 22° Cardinal), c’est l’appartenance ethnique la plus primaire  qui va peser  alors qu’en phase 2( espace intermédiaire de 45° de même durée, 1260 jours octile/semi-octile), c’est l’intégration professionnelle qui sera déterminante.  Gauquelin ignorait tout de l’existence d’une telle dualité qui seule lui aurait permis de mettre  ses  résultats statistiques  en perspective. Dans les deux cas  de  figure, on  a  affaire à des données psycho-sociologiques objectives: tel métier,  telle  famille. L’hérédite planétaire connecte ces deux plans (position planétaire semblable au sein d’une même  famille donc  ethnie . Dans les deux cas,  ce  qui  se ressemble s’assemble  et  va donc partager les même moeurs notamment en rapport avec certains repéres  célestes constitutifs  d’une même culture.

Comme nous nous en sommes déjà expliqué, Gauquelin  se  sera bien trop polarisé sur le moment de naissance, sous l’influence de ses lectures  astrologiques. Si l’enfant réagit  d’une certaine  façon à tel passage d’une planéte en un point du ciel, dans le cadre  d’une journée (mouvement  diurne), c’est  qu’il a  hérité d’un  certain mode  de  fonctionnement (cf notre  étude p; 346  de nos Etudes in Les Personnalités Planétaires). Cela signifie une pratique préalable d’un certain rapport  avec une certaine planéte,  ayant valeur de  totem pour le  groupe d’appartenance du sujet et cela ne saurait concerner l’instant de naissance mais  cela est  voué à l’impacter et à l’amener à  déclencher  sa sortie de l’utérus de la mère (laquelle ne peut que subir  les  effets d’ une telle  dynamique). C’est tout au long d’une vie que l’on subit un tel processus  et certainement pas au seul moment de  la  naissance. Cela renvoie à une astrologie « élective », technique bien connue permettant de choisir le moment le plus opportun; Au  départ, il s’agissait d’un rituel socio-religieux   mais par la suite, il sera incorporé anatomiquement  et subconsciemment.  Il y  a donc des chainons manquants, un déficit explicatif,  dans la présentation que Gauquelin  a  tenté de faire de son travail et c’est ce qui a rendu celui-ci,  en dépit de certains recoupements,  difficile à suivre. 

Dès  lors,  nous sommes en mesure d’intégrer les résultats Gauquelin  en Astrologie Septénale. En phase 1, dominent les critères ethniques ce qui impliquera un communautarisme  racial (et donc religieux et linguistique). En phase 2 dominent les critères socio-professionnels, qui sont la base des statistiques de ce chercheur. On ne se contente plus d’une similitude d’ apparence (horizontalité), l’on  est conduit à s’inscrire dans le  cadre d’ une compétence, d’ une spécialité professionnelle qui dépasse les seuls  critères ethniques, ce qui reléve de la verticalité,  de la hiérarchie. Et l’on sait que Gauquelin opère sur des groupes occupant une position dominante dans leurs branches. Comme on l’a dit,  sur un mode périodique,  les deux phases interfèrent si  bien que les deux phases se perpétuent. On a beau  s’être éloigné de sa communauté  d’origine, on  y reviendra périodiquement,  au bout de 3  ans et  demi.

  Le film « Une  affaire turque »  de Hüseyin Aydin Gürsoy. qui sort en ce moment  est au coeur  d’une telle problématique

Sur le  web:

Mathieu, avocat brillant et déterminé, s’est éloigné de sa communauté turque pour grimper l’échelle sociale. Il se donne sans compter pour devenir associé d’un influent cabinet d’affaires. Mais l’irruption dans sa vie d’un jeune turc en situation précaire ayant besoin d’aide va le précipiter dans une affaire de corruption mettant en péril tout ce qu’il a bâti. » 

En  astrologie septénale, il conviendra  de suivre un tel parcours  doublement identitaire,  où l’on s’éloigne du milieu d’origine, donnée  connue,  pour s’engager dans l’inconnu d’un choix professionnel comportant  d’autres  enjeux  avec  des allers retours. Si l’on applique un tel modéle à la période actuelle,  force est de constater au cours des  dernières années, la résurgence des origines ethniques (entrée de Saturne à 7° Poissons  jusqu’à Saturne à 22° Bélier) et communautaires. , en tant que réalité politique, électorale.  Mais en 2027, le passage de Saturne à 22, 5 du Bélier remettra  en question  une telle solution d’intégration sociale et en  révélera les limites et les  risques. La question du  chomage, notamment,  serait liée à la prédominance de la phase 1 et à une certaine démobilisation pour une autre  forme d’intégration par le  choix d’une  carrière. Si on prend la période  de la Guerre des Six Jours, avec Saturne en phase 1, l’on note que les personnes  d’origine  juive, auront été tentée, pour un temps, de se recentrer  sur Israel. Les événements tragiques  du 7 octobre auront exercé le même effet en 2023  sur les  Juifs  de la diaspora. Encore  importe -t-il  de tenir compte de la  rétrogradation de Saturne, de ses  fausses entrées ou  sorties, ce qui met  d’autant mieux en évidence son influence millimétrée. Faute de quoi, la prévision  sera hypothéquée. 

  Sur le  web

 

Le mouvement rétrograde des planètes (ou rétrogradation) est un phénomène de perspective astronomique. La plupart du temps, si on observe le ciel, on peut noter de jour en jour un lent déplacement des planètes d’Ouest en Est par rapport au fond étoilé du ciel. Mais parfois on peut aussi observer, dans le cas de Mars un mouvement en sens contraire : la planète semble revenir sur ses pas pendant quelque temps, puis reprend sa trajectoire vers l’est. Ce phénomène est inexplicable dans le système solaire imaginé par Ptolémée, dans lequel tous les astres tournent autour de la Terre. Pour l’expliquer, il faut changer de système ou l’adapter.

Dans le système de Copernic, par contre, ce phénomène peut s’expliquer : dans ce modèle, les planètes tournent autour du Soleil, mais à des distances et des vitesses différentes. Ainsi, Vénus avance sur son orbite plus vite que la Terre, qui elle-même tourne plus vite que Mars. Quand les planètes sont éloignées les unes des autres, on voit leur mouvement autour du Soleil, qui les fait avancer vers l’est. Mais quand la Terre passe à côté de Mars, comme la Terre va plus vite, elle dépasse Mars, qui semble alors reculerLe phénojacques  halbronn  Astrologie  septénale.  Dialectique  des appartenances professionnelles et ethniques. dans astrologie septennale 60px-M82_Chandra_HST_Spitzermène ne se produit pas avec les autres planètes parce qu’elle sont trop lointaines. Tout au plus, on constate que leur mouvement apparent change de vitesse. » 

En conclusion, nous dirons qu’il existe deux astrologies  complémentaires, l’une (n°1)  divisant l’Humanité en 4  groupes planétaires (en lien  avec le mouvement diurne) qui ne sont pas superposables  aux clivages apparents du premier niveau   - astrologie mise en évidence par Gauquelin, il  y 70 ans et  qui fonctionne  sur une  base  quotidienne (mouvement  diurne)  et l’autre (n°2), celle que nous avons décryptée et qui  s’articule sur le passage de Saturne sur l’écliptique et permet  des prévisions pluri-annuelles.

 

 

JHB  13 08 26

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jacques halbronn Retour sur ‘L’astrologue face à son client »

Posté par nofim le 10 août 2026

jacques  halbronn Retour  sur  son   ’L'astrologue face à son client/ Les  ficelles du métier » (1995) .

 

Il  y a 30 ans , nous avions publié  une brochure (illustrée  par Larissa  halbronn -Bliman) d’une quarantaine  de pages.  Le  traducteur anglais, Geoffrey Dean (Tricks of the trade) résume ainsi  notre approche:

Astrology-and-science.com https://www.astrology-and-science.com ›    »Astrological consultation is more a massage of the client’s ego than a message from the stars. Tricks of the trade are necessary to keep the client happy. »   Effectivement, il y a 30 ans, nous  doutions de la réalité du  savoir  astrologique, ce qui ne signifiait pas que l’astrologie n’avait pas d’utilité tout comme nous pensions qu’un astrologue n’avait pas à croire  en l’astrologie, et devait éviter le contre-transfert.  L’astrologue devait en quelque sorte instrumentaliser la confiance que son  client mettait, projetait, sur l’Astrologie. En 1993, nous avions exposé dans la réédition de nos Clefs pour l’Astrologie la notion de « cosmothérapie ».. Dans la dite brochure, nous  préconisisons une certaine distance chez le praticien par rapport à l’Astrologie, ce qui le rendait plus  fréquentable; nous proposions au praticien d’aboutir à un certain sevrage, à un breaking.

 Sur le  web: 

« Le sevrage correspond à l’arrêt volontaire ou forcé d’une consommation de substances (alcool, tabac, drogues, médicaments) ou d’un comportement addictif »
Mais, dans la dite brochure, parue à la suite de  notre « Astrologie selon Saturne », nous affirmions que Saturne était la bonne « solution » pour faire de l’Astrologie  (p; 24) « Un des pilliers les plus assurés de la prévision astrologique (..) est constitué par le  cycle de Saturne dont le seul défaut est  d’etre  universel.Il n’y a, on le sait, de  science que du général  (..)Il est sain  de faire la connaissance d’une typologie  temporelle  et non plus spatiale. Il s’agit d’identifier les diverses périodes de la vie.En fait, nous n’en distinguons  que deux qui reviennent à  tour  de rôle »Le cycle de Saturne se décompose en 4 phases de  sept ans (..) Il  constitue un  cadre idéal pour cerner dans ses  grandes lignes les enjeux  d’une vie. Même   s’il  s’applique à tous, chacun le vit à  sa façon »?  Nous proposions que les praticiens recourent tous à ce même modéle quitte à l’individualiser, éventuellement en prétendant interpréter le thème natal, voire à  exposer graphiquement celui-ci au client. Autrement dit, il  valait mieux s’en tenir à des  généralités fiables et identiques pour tous qu’à un artisanat laborieux et  factice, sans pour autant , du moins au départ, procéder d’entrée  de jeu à une  démystification.
Aujourd’hui, nous avons abandonné la notion  de période pour celle de date clef. La prévision ne fait sens que si elle est douée de précision . Le  véritable  astrologue doit annoncer un  changement  de période  avant que celle-ci n’ait eu lieu car quand un période a commencé, tout le monde peut gloser à  son  sujet; L’important  est donc de savoir quand une période est sur le point de se  terminer; Comprenons par là que l’on ne passe pas progressivement d’une période à une autre mais de façon bien tranchée comme avec un interrupteur.
Par ailleurs, contrairement à  ce que nous  écrivions à l’époque, nous ne sommes pas tous impactés directement par le cycle de Saturne. Tout comme Saturne est le seul astre voué à structurer la Cité, de même, seuls les leaders sont directement branchés sur le dit  cycle et à leur tour, vont impacter l’ensemble de la société.  Il importe de distinguer le savoir et le sentir et pour nous sentir et pressentir sont plus  fiables qu’un quelconque savoir.

La  brochure   sera traduite en anglais par Geoffrey Dean et mise en ligne

Geoffrey Dean, PhD, is a British technical editor living in Perth, Western Australia. He is a fellow of the Committee for Skeptical Inquiry and a contributor to four Prometheus Books, including Skeptical Odysseys. He and his associates are best known for critical studies into astrology since the 1970s and the skeptical website www.astrology-and-science.com. 

 

On  note la préface de  Jean Paul  Sauzéde (février 95): « nous pensons, conclut le préfacier,  qu’on peut généraliser ces « ficelles du métier » à une  réflexion plus  vaste sur nos représentations du monde et sur la sagesse pratique qu’on en dégagerait si nous acceptions d’en imaginer les  « ficelles ».

Jean-Paul Sauzède
  • Activité actuelle : Psychothérapeute, gestalt-thérapeute, superviseur et fondateur de l’École du Couple. Il exerce à Paris et à Nîmes.
  • Parcours : Ancien pasteur de l’Église réformée de France (de 1977 à 1995).
  • Travaux universitaires : A soutenu en 1996 une thèse en sciences humaines intitulée Astrologie, déterminisme et orientation : de la Typocosmie d’Adolphe Ferrière à l’orientation assistée par ordinateur à l’Université de Lyon II.
  • Publications : Co-auteur d’ouvrages sur la vie de couple et les familles recomposées (notamment avec Anne Sauzède-Lagarde).   
 

 

 

 

 

 

 

 

JHB 10  10 26

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Colloque MAU-CURA décembre 2000 Il y a 26 ans

Posté par nofim le 5 août 2026

 

Actes du Colloque C.U.R.A./M.A.U. de Paris16-17 décembre 2000 : Frontières de l’Astrologie (De Nostradamus aux Gauquelin)
 
 

Compte-rendu du Colloque - par Patrice Guinard

Programme et Liste des intervenants présents
 

N.Éd.: J’ai conservé le format (RTF) et l’état des textes, tels qu’ils m’ont été communiqués.

Cartographie Astrologique - par Claudine Besset-Lamoine

Astrologie médicale - par le docteur Nguyen

Pour l’astrologie! Mais laquelle? - par Patrice Guinard

Le mythe du Modèle Astrologique Universel - par Jacques Halbronn
Schéma du cycle saturnien - de Jacques Halbronn

Datation de phénomènes météorologiques - par Valérie D’Armandy

L’astrologie contemporaine, sens et contresens - par Kieser ibn ‘l Baz

Compte-rendu des 8 sessions du Colloque - par Jacques Halbronn
 
 
 

Compte-rendu du Colloque de Paris
 

Patrice Guinard a brièvement ouvert le colloque avant de passer la parole à Claudine Besset-Lamoine qui a souligné l’importance de la notion de territoire dans l’astrologie antique, et notamment dans les géographies zodiacales et planétaires, pour habilement introduire les débats sur la question même du colloque. Ainsi s’interroger sur les frontières de l’astrologie d’une part, et définir l’astrologie comme le savoir des territoires et des démarcations d’autre part, seraient-elles géographiques, revient à s’interroger sur la nature même de l’astrologie.
 
 

Session 1. L’histoire au service de l’exégèse du texte prophétique

La première session a été pilotée par Isabelle Le Berre qui a rappelé les récents travaux de l’invité principal de la session, Roger Prévost, historien et auteur de Nostradamus – Le mythe et la réalité (1999), lequel a de nouveau exposé — après une émission de Bernard Pivot lors de la sortie de son ouvrage — son interprétation des Quatrains, qui révèle un Nostradamus archiviste, historien, et peut-être aussi poète. A l’appui de sa démonstration: les quatrains IV 86 et VIII 2 des Centuries, qui utilisent un repérage astrologique, et font référence, l’un à des événements de 1495, l’autre aux incidents météorologiques (orages et précipitations) de 1561, tous deux attestés dans les chroniques locales des régions concernées. Roger Prévost aurait ainsi retrouvé les sources historiques, mais aussi littéraires et spéculatives (comme le traité de Richard Roussat, paru à Lyon en 1550, et déjà signalé par certains exégètes), de plus de 600 des 940 quatrains que comprennent les Centuries.

Patrice Guinard a fait remarqué que cette lecture implique que Nostradamus avait a sa disposition une bibliothèque considérable, composée à la fois d’ouvrages historiques, mais aussi d’archives, de bulletins et de chroniques locales. C’est cette bibliothèque essentiellement historique que Nostradamus aurait brûlée, et non une bibliothèque composée en grande partie d’ouvrages ésotériques et magiques.

Roger Prévost a également insisté sur la vision cyclique de l’histoire que Nostradamus partageait avec la plupart de ses contemporains, propos que Frank Hernandez, géographe, a illustré par un schéma cyclique montrant la récurrence supposée d’événements historiques qui se seraient déroulés, à plusieurs siècles d’intervalle, dans les mêmes lieux.

Reprenant cette idée de cyclicité, Jacques Halbronn, historien des textes prophétiques, a exposé sa conception de la mécanique prophétique, à savoir l’exploitation littéraire d’un corpus dont on pense que les événements décrits sont assez solides et judicieusement choisis pour avoir quelque chance de se reproduire, du moins en partie, dans le futur, en vue de valoriser, essentiellement, une situation politique proche, ou même déjà présente. Ainsi le prophète serait l’instrument d’un courant politique ou d’une mouvance idéologique, qui reste d’ailleurs à définir. Mais l’instrumentalisation du texte prophétique ne s’arrêterait pas là, puisque le corpus nostradamique serait en partie l’oeuvre de faussaires ultérieurs, assez doués pour imiter le style de Nostradamus, aussi bien celui de ses quatrains en vers que celui de sa première préface en prose, ce qui m’apparaît fortement improbable. [Je signale à Jacques Halbronn qu'il existe des départements de "Science des Textes et Documents" au sein de certaines universités, qui mettent en branle des techniques sophistiquées de dénombrement de vocables et des analyses comparatives diverses qui pourraient être utiles pour tester cette hypothèse.]

Le débat sur l’authenticité du corpus a été l’occasion pour Jacques Halbronn, qui nie l’authenticité des éditions 1555 et 1557 récemment « redécouvertes » et rééditées par Robert Benazra et Michel Chomarat, d’exposer certains des résultats de sa thèse d’État (1999) sur le texte prophétique en France, et notamment de proposer pour la parution des trois parties des Centuries, les dates de 1559 pour les 353 premiers quatrains, 1568 environ pour les centuries VIII, IX et X, et 1588-1590 pour les autres, ainsi que pour la préface à Henri II.

Finalement la question du phénomène prophétique en soi a été soulevée par Isabelle Le Berre, à savoir celle des capacités réelles ou contestées au prophète de Salon à avoir pu anticiper l’avenir. La vision sceptique des historiens Prévost et Halbronn n’a pas été entièrement concédée par les astrologues participant au débat, comme Tristan Lahary, invoquant certains travaux de Jacques Dorsan, qui s’est interrogé sur la possibilité pour Nostradamus d’avoir en réalité utilisé un repérage sidéral et non tropique pour les positions planétaires mentionnées dans les quatrains.

[Les conceptions de Jacques Halbronn et de Roger Prévost, quoiqu’en apparence complémentaires, soulèvent un problème crucial qui aurait mérité d’être davantage débattu et qui en fait met à jour leur absence de convergence, si ce n’est leur contradiction. Un nombre non négligeable de quatrains (I 5, I 66, III 41, III 68-69-70, IV 44-45-46-47, IV 49…) de la première édition des Centuries, parue vers 1559 selon Jacques Halbronn qui considère les éditions antérieures comme antidatées, interprétés par Roger Prévost à la lumière des documents historiques, se rapportent à des événements ultérieurs à cette date, par exemple le couronnement de Maximilien II en 1564 (quatrain I 43). Autrement dit, il faudrait repousser encore ce qui serait la première édition authentique d’au moins 5 ans, ou alors cesser de nier le caractère prophétique d’un phénomène qui échappe en grande partie aux limites de la rationalité moderne.]

Patrice Guinard a conclu le débat par une analyse comparative, pour le quatrain X 67 (Le tremblement si fort au mois de May), de l’interprétation de Roger Prévost (une forte pluie de grêle le 4 mai 1549 dans la région de Montélimar) avec celle de Vlaicu Ionescu (la brusque offensive allemande du 10 au 21 mai 1940), et tenté de montrer que, compte tenu des positions  planétaires indiquées, les deux interprétations restaient plausibles, et que la recherche de la source textuelle comme celle de l’événement futur annoncé n’étaient pas irréconciliables. Ainsi les orages de 1549 pourraient aussi coder, par un jeu sur les dates (1549 «–» 1945), les événements de 1945 (les bombes lancées sur Hiroshima et Nagasaki, marquant la fin de la guerre et le dernier vers du quatrain: Tombera gresle lors plus grosse qu’un euf). Chaque quatrain serait un texte à deux faces, l’une tournée vers le passé, l’autre vers le futur, et la base historique, littéraire ou simplement textuelle des quatrains coderait un avenir pressenti. C’est ainsi que la vision cyclique de Nostradamus trouverait sa consécration.
 
 

Session 2. Les fondements biologiques de l’astrologie et leur application à la médecine

Jean-Paul Citron, biologiste, a exposé les mécanismes déclenchés par le signal gravitationnel dans la cellule. Lors d’une variation gravitationnelle (et en particulier d’origine astrale), la molécule d’ADN se décompacte et se reconfigure. En outre les rythmes planétaires semblent mémorisés au niveau cellulaire, et par suite le signal astrologique se justifierait par sa nature gravitationnelle et par le fait qu’il agirait de manière rythmique.

Bernard Blanchet, astrologue conditionaliste, a demandé à Jean-Paul Citron d’expliciter son modèle biochimique pour les signaux à faible intensité, notamment ceux relatifs à Pluton, et Patrice Guinard a soulevé le problème des seuils, en demandant s’il existait une limite quant à l’enregistrement et la sensibilisation de la cellule aux rythmes d’origine cosmique, invoquant la récente découverte de planétoïdes de taille infime au-delà de Pluton-Charon.

Jean-Paul Citron a souligné la capacité de l’ADN à réagir à de très faibles intensités et admis la possibilité de l’existence de seuils minima, au-dessous desquels la réponse ne se produirait pas. La fameuse courbe de Gauss pourrait être le modèle formel illustrant ces mécanismes. Concernant l’origine du déclenchement de cette sensibilisation de la cellule aux rythmes planétaires, Jean-Paul Citron a mentionné un phénomène connu des biologistes, la re-méthylation du génome, qui se produit quelques jours après la naissance et qui serait un début d’explication à l’acquisition par le nouveau-né d’une sensibilisation à des rythmes planétaires spécifiques.

Bernard Biardeau a présenté un système de correspondances entre les signes zodiacaux et les méridiens de l’acupuncture, et exposé les résultats de son expérience homéopathique, tendant à souligner l’efficacité des substances homéopathiques susceptibles de contrebalancer les faiblesses et déséquilibres planétaires d’un thème natal.

Patrice Guinard a ensuite donné la parole à Valérie d’Armandy qui a exposé certains résultats de sa pratique et discuté le problème de l’assimilation des maladies aux facteurs planétaires et zodiacaux. Elle a insisté sur le caractère collectif de certaines maladies récentes, comme le cancer et le sida, qui seraient en quelque sorte intériorisées au niveau psycho-mental à travers les medias, et mis en avant l’observation suivant laquelle une maladie donnée serait moins liée à une dominante planétaire fixe qu’à une sensibilisation généralisée de l’organisme, d’abord d’origine psychique, et de nature neptunienne, et à une activation de cette sensibilisation par la planète Mars.

Le docteur Franck Nguyen a exposé avec circonspection son expérience en astrologie médicale, souligné ses limites et montré l’impossibilité de diagnostiquer une maladie à l’aide du seul thème natal. Les données astrologiques seraient à prendre en compte, corrélativement aux autres données d’ordre physique, biologique et organique, et ne relèveraient que d’un déterminisme relatif. Suite à une question de Jacques Halbronn concernant le déclin de l’astrologie médicale au cours du XVIIIè siècle, Franck Nguyen a montré que les techniques modernes avaient suppléé nombre d’outils astrologiques encore répandus à cette époque et devenus aujourd’hui inutiles. Enfin, Patrice Guinard a suggéré que l’efficace des influences astrologiques sur le plan médical pourrait être due principalement à la nature psychique, ou plus exactement psycho-somatique, des facteurs à prendre en compte, et notamment au niveau des transits planétaires.
 
 

Session 3. La spécificité de l’astrologie française

Pierre Barrucand, ex-mathématicien au C.N.R.S., a porté témoignage sur ses rencontres avec certains astrologues français des années 40 et 50, dont la plupart sont aujourd’hui décédés. Virginia Spica a évoqué les réunions bimensuelles animées du C.I.A. (Centre International d’Astrologie) dans les années 60 et son implosion au début des années 70 en raison de conflits de pouvoir. On peut regretter que ce creuset parisien de discussions fécondes n’ait plus aujourd’hui de véritable équivalent et que l’astrologue-consultant s’en tienne à sa pratique et à sa clientèle sans se soucier des éventuels progrès de la recherche. Jacques Halbronn a défini la période 1975-2000 comme étant celle de l’âge des congrès, soulignant son action au sein du M.A.U. pendant ces années, ainsi que l’activité de Patrice Louaisel dans le développement de réseaux régionaux.

Véronique Lepage a comparé la situation de l’astrologie française à celle de l’astrologie anglaise, et remarqué que l’expansion de l’astro-psychologie britannique, essentiellement d’orientation jungienne, suite à l’influence de Dane Rudhyar et de Liz Greene, pouvait être due à un besoin, comblant la faiblesse du développement de la psychanalyse britannique, contrairement au rayonnement de la psychanalyse française, de Jacques Lacan à Françoise Dolto.

A la suite de ces divers témoignages, Patrice Guinard a recentré le débat sur la question de l’éventuelle existence d’une spécificité de l’astrologie française, notamment au niveau des conceptions théoriques, si ce n’est des pratiques. José Fernández Quintano (Espagne) a fait part de l’écho important qu’a connu l’astrologie française dans son pays, et suggéré que sa spécificité était peut-être à rechercher en comparaison avec la philosophie, dont le courant structuraliste a connu en France un essor incomparable. Il a cependant conclu son intervention en soulignant que la véritable rupture moderne se serait faite avec l’américain Dane Rudhyar qui aurait débarrassé l’astrologie d’une certaine conception prédictive et ésotérique qui était encore celle en vogue au début du XXè siècle. [On pourrait cependant lui objecter que le français Paul Choisnard est décédé plusieurs années avant la parution des premiers ouvrages de Rudhyar, et qu'en 1935, l'Allemagne avait déjà derrière elle une activité de recherche incomparable].

Patrice Guinard a ensuite exposé ses idées concernant la tendance de l’astrologie française à restreindre le corpus astrologique à ses facteurs essentiels. Les planètes hypothétiques de l’école de Hamburg, les mi-points de Witte et Ebertin, les harmoniques de John Addey et d’autres inventions comparables ont connu un écho assez faible dans ce pays. Cette simplification des facteurs pris en compte dans le thème natal s’accompagne d’une technique d’interprétation mettant en jeu des orbes d’autant plus larges. Jacques Halbronn a suggéré que ce penchant serait plutôt dû à une volonté de restructurer le corpus et la tradition au niveau des fondements, d’où la forte tendance « structuraliste » de l’astrologie française, à commencer par Dom Néroman, alors que les allemands et les anglais auraient plutôt cherché à faciliter le travail de l’interprète.

Patrice Guinard a souligné que l’astrologie horaire, fort répandue outre-Manche et outre-Atlantique, était restée une pratique relativement marginale en France, ainsi que celle des orbes étroits, ce qui tendrait à montrer, comme l’a reconnu aussi Tristan Lahary, que les techniques ayant directement trait à la prédiction, ne connaissent pas en France le même engouement qu’ailleurs. Steffan Vanel (USA) a conclu la session en montrant que les astrologues américains étaient davantage attirés par la nouveauté que les astrologues du vieux continent, à commencer par les français, ce qui présente l’avantage d’une grande émulation, mais aussi l’inconvénient d’une certaine naïveté concernant la réalité du fait astrologique.
 
 

Session 4. Le thème astrologique comme mandala de la consultation

Jacques Halbronn a ouvert cette session en exposant ses théories, par ailleurs bien connues. Le thème natal, élément essentiel de la consultation, sert à produire du discours. L’instrumentalisation du thème, natal ou horaire, fonde la consultation astrologique. Il importe peu que l’astrologue ait derrière lui de longues années d’études, pourvu qu’il sache gérer le dialogue et maîtriser la situation de consultation. Il n’importe pas plus que la signification donnée aux divers éléments du thème soit ou non issue de recherches d’ordre physico-biologiques, puisque ces significations ne sont finalement que des conventions culturelles, que l’astrologue-consultant saura manier avec plus ou moins de dextérité.

Yves Haumont (Belgique), auteur d’une thèse sur la langue astrologique, a comparé le discours astrologique au discours alambiqué de la psychanalyse lacanienne. L’effet serait comparable, puisque le patient ressort sonné de la consultation. Et Roberto Renout a prolongé cette optique en montrant que le thème, projection du ciel sur une surface, n’était pas même nécessaire, et pouvait être remplacé par une série de boules sphériques et colorées, représentant l’ensemble des possibilités astrologiques, au sein desquelles le patient a le loisir, dans la consultation, de choisir ses options, et ainsi de découvrir un espace symbolique qui lui conviendrait, selon ses goûts et ses affinités.

Franck Nguyen et David Buffet se sont opposés à ces vues, soulignant le fait que l’astrologue ne produit pas n’importe quel discours, et que tout discours n’est pas interchangeable, comme semble le croire Halbronn. Le malade du poumon n’accepterait pas que le médecin propose de lui soigner le genou, comme l’a rappelé Franck Nguyen. David Buffet a souligné qu’il n’existait pas une uniformité psychologique entre individus, et illustré ses propos par sa pratique des degrés monomères, issue des travaux de Gilles Verneret, et impliquant au contraire une hyper-spécialisation de la lecture du thème.

José Fernández Quintano a regretté qu’il n’y ait pas davantage de consensus dans l’interprétation du thème. Steffan Vanel a défendu sa conception de la consultation, et justifié le couplage du thème astrologique avec les lames du tarot, limitant ainsi le penchant de l’astrologue à la projection. Fouzy Hamici a présenté sa pratique intuitive comme celle d’un artiste qui n’aurait pas besoin d’un lourd bagage livresque. Enfin Bernard Blanchet, consultant en entreprise, a disqualifié l’astrologie comme instrument fiable du recrutement, contestant au thème natal sa capacité à informer sur le niveau de compétence de l’individu.

[Il semblerait que Jacques Halbronn prenne le client de la consultation astrologique pour un imbécile. Si le patient reçoit une sorte de discours stéréotypé ou plus ou moins adapté à la situation du moment auprès d'un astrologue peu qualifié, ou même auprès d'un brillant artiste qui divague, il n'en résulte pas que la consultation lui ait été salutaire. Et par suite il peut avoir tendance à retourner voir le même astrologue ou un autre, comme dans le cas de la cure psychanalytique infinie à la Lacan. Ce qui fait marcher le commerce, et tous y trouvent leur compte -- qui peuvent remercier Halbronn qui donne ainsi son aval à ce que je serais tenté d'appeler l'incompétence. Mon expérience est tout autre. J'ai remarqué, lors des consultations que j'ai pu donner dans le passé, que si l'astrologue mettait le doigt sur le point sensible, et savait montrer au patient l'abîme existant entre son potentiel psychique et les représentations psycho-mentales qu'il peut s'être forgé de lui-même au cours du temps, démêler l'écheveau en quelque sorte et le guérir de ses illusions par une analyse critique, le résultat était spectaculaire. Le patient reçoit un véritable choc psychologique, comme le réclamait Jung pour la psychanalyse, qui lui donne des indications précieuses sur lui-même s'il sait les accepter. Rien à voir avec le discours d'un bonimenteur qui agit seulement au niveau verbal, à la surface de la conscience. Les conséquences peuvent être que le patient a compris quelque chose et ne désire plus consulter d'astrologue, parce que l'astrologue lui a donné les moyens de se passer de lui. La consultation n'est pas une affaire de description psychologique, mais de transformation psychique.]
 
 

Session 5. Le statut de l’astrologie

Cette session a commencé par un entretien entre Patrice Guinard et Françoise Gauquelin, laquelle a donné quelques précisions relatives à l’interprétation des travaux qu’elle a faits avec son mari Michel, aujourd’hui décédé. Ainsi l’abondance des recherches actuelles, surtout anglo-américaines, concernant la planète Mars et « l’effet Mars » ne signifie pas que cette planète aurait plus d’importance que les quatre autres planètes (Jupiter, Vénus, la Lune et Saturne) pour lesquelles des résultats statistiques ont été trouvés, mais serait due au renouvellement plus aisé des échantillons de sportifs, et donc à une plus grande facilité pour les expériences de replication. Franck Nguyen s’est interrogé sur l’absence de résultats concernant les autres planètes, en particulier Mercure, et suggéré que certaines planètes admettraient une adéquation moins évidente avec la notion de catégorie professionnelle.

Jean-Paul Citron a poursuivi son exposé de la veille et tenté d’élucider comment certaines corrélations entre les mécanismes biochimiques pouvaient éclairer certaines affirmations astrologiques: par exemple la corpulence de l’individu (gros ou maigre) qui pourrait être mise en relation avec une valorisation planétaire Jupiter/Lune chez les gros, et Saturne/Lune chez les maigres. Françoise Gauquelin s’est déclarée prête à tester statistiquement cette hypothèse, et Patrice Guinard a demandé si ces corrélations biologiques pouvaient être généralisées à d’autres planètes. Jean-Paul Citron a donné d’autres exemples, et admis que les progrès constants de la biologie demandaient à la fois une certaine prudence, mais permettaient aussi d’envisager de belles avancées dans l’avenir.

Patrice Guinard s’est interrogé sur le statut de l’astrologie, et nié que l’astrologie puisse devenir une science, même si les résultats statistiques d’une part, et les recherches d’ordre biologique d’autre part, pouvaient être d’un secours non négligeable quant à la compréhension du fait astrologique. Il a présenté l’astrologie d’abord comme une philosophie, peut-être une philosophie compréhensive des sciences humaines, avec aussi certaines exigences d’ordre astronomique et physique, mais une philosophie qui relève encore d’une certaine forme de croyance ou tout au moins de consentement. Le statut de l’astrologie est tout aussi ambigü pour les sceptiques et pour les historiens, puisqu’on retrouve l’astrologie, surtout ancienne, en appendice des encyclopédies historiques, que ce soit en astronomie, en philosophie ou dans l’histoire des religions.

José Fernández Quintano a précisé quelques points concernant un projet d’avenir pour l’astrologie: la formation pluridisciplinaire de l’astrologue, la nécessité d’un débat entre astrologues afin d’éviter l’implosion de l’astrologie en raison d’une pléthore de techniques disparates, et l’intérêt d’une étude attentive de la période babylonienne, encore peu connue, et cependant cruciale pour la compréhension de l’astrologie.

Patrice Guinard a essayé de montrer qu’il existait trois attitudes concernant l’astrologie: le « rien ne marche » des sceptiques qui interprètent l’astrologie comme un processus d’auto-suggestion, un simple effet placebo ; le « tout marche » du praticien qui se satisfait d’une technique qui n’a pas besoin de justification ; « il y a quelque chose qui marche » en raison de certaines résonances d’ordre physique, géo-magnétique et biologiques, et la tâche astrologique consiste à rechercher un modèle qui répond à ces exigences.

Jacques Halbronn a précisé que tout ce qui existe astronomiquement ne devait pas avoir forcément une signification astrologique, que tout ce que l’astrologie a accumulé au cours de son histoire ne devait pas avoir obligatoirement une utilité aujourd’hui, et que tout le vécu de la personne humaine ne concerne pas nécessairement l’astrologie. Finalement il a opté pour la troisième hypothèse exposée par Patrice Guinard, celle d’une certaine astrologie qui marche, mais non pas en raison d’une recherche d’ordre épistémologique ou d’une vraisemblance d’ordre physique, mais en vertu d’une sélection délibérée, d’un choix arbitraire de nature conventionnelle.

Pierre Barrucand est revenu sur la question des éventuelles corrélations entre les éléments astronomiques et les traits de caractère, et s’est interrogé sur l’attitude des scientifiques et sur leur fermeture d’esprit envers l’astrologie, d’autant plus « curieuses » qu’ils sont relativement bien disposés par ailleurs à tester des hypothèses dépourvues de preuves.

Pour Ioan Azimel, un ancien élève de Jacques Halbronn, le fait que l’astrologie ne soit pas unifiée serait une force, car elle devient inattaquable, ce qui renforce l’affirmation de son maître, à savoir que l’astrologie se maintient tant qu’elle existe dans l’esprit humain. Patrice Guinard a finalement fait observer qu’aucune recherche n’est possible avec de tels présupposés, et oublié de rappeler pour clore le débat une sentence de son Manifeste, à savoir: L’astrologie serait-elle totalement éradiquée de la culture, l’astral n’en continuerait pas moins à piloter la conscience humaine.
 

Conclusion

Pour les trois sessions suivantes, auxquelles je n’ai pu participer, je renvoie au compte-rendu de Jacques Halbronn. Ce colloque a été d’une excellente qualité, tant au niveau des interventions qu’au niveau des débats. La salle était composée essentiellement d’astrologues et de spécialistes, par exemple Paule Houdaille, Richard Pellard ou Christian Gourdain. Daniel Cobbi a été excusé, ainsi qu’Illel Kieser qui m’a adressé le texte de sa communication. Le succès du colloque méritait qu’un effort soit fait pour en rendre compte, et un document video est en préparation. Que tous soient remerciés pour leur participation, et aussi pour avoir compris qu’il n’est pas encore devenu inutile, à l’heure d’Internet, de dialoguer et de confronter ses conceptions de vive voix. Souhaitons que ce type de congrès, rassemblant des astrologues et spécialistes qui discutent entre eux, et non seulement des « professeurs d’astrologie » qui enseignent ex cathedra les résultats de leurs dernières trouvailles à leurs élèves, puisse perdurer, pour l’instant grâce essentiellement à l’entrain et à la générosité de Jacques Halbronn.
 

Patrice Guinard, directeur du C.U.R.A.
20 janvier 2001


          Programme et Liste des intervenants présents

* Colloque placé sous l’égide du C.U.R.A. (Patrice Guinard) et du M.A.U. (Jacques Halbronn)
* XXVème anniversaire de la fondation du M.A.U. (Mouvement Astrologique Unifié)
* Premier colloque astrologique du C.U.R.A.
* Direction des débats: Isabelle Le Berre (session 1), Patrice Guinard (sessions 2, 3 & 5), Jacques Halbronn (sessions 4, 6, 7 & 8).
 

Samedi 16 décembre 2000
 

Ouverture du colloque: Patrice Guinard et Claudine Besset-Lamoine
 

Session 1:  Nostradamus et l’Astrologie. L’appel au prophétisme.
Pourquoi le médecin Michel de Nostredame, qui publiait sur l’astrologie, a-t-il choisi de passer à un autre registre, celui du prophétisme poétique?  La part de l’astrologie dans les Centuries. Le prophétisme au secours de l’astrologie. Les astrologues face à Nostradamus (de Neptune à Chiron).
Avec Roger Prévost, Isabelle Le Berre, Patrice Guinard, Frank Hernandez, Jacques Halbronn, Tristan Lahary
 

Session 2:  Astrologie et Médecine. Liens avec la biologie.
La médecine médiévale se raccordait à  l’astronomie/astrologie. Puis elle s’en est écarté et l’a évacuée. La recherche biologique lui donne-t-elle tort ou raison? Quelle est sa place chez le médecin d’aujourd’hui? Un astrologue peut-il se situer sur le plan médical? Quelle déontologie?
Avec Jean-Paul Citron (C.O.M.A.C.), Valérie d’Armandy, Franck Nguyen (R.A.O.), Jacques Halbronn, Bernard Biardeau, Patrice Guinard
 

Session 3:  Y a-t-il une école astrologique française?
Existe-t-il, dans chaque pays, une tradition astrologique spécifique? Quelles en sont les raisons? Quelle est et quelle a été la place de l’astrologie française dans le monde? Bilan de l’astrologie française au XXème siècle. Sa dépendance de l’étranger et son rayonnement.
Avec Patrice Guinard, Véronique Lepage, Pierre Barrucand, Virginia Spica, José Fernández Quintano (Espagne), Jacques Halbronn, Steffan Vanel (USA)
 

Dimanche 17 décembre 2000
 

Session 4:  Le thème natal comme mandala et rituel. Quelle instrumentalisation?
Quels que soient les doutes que l’on puisse exprimer au regard de l’astrologie, le thème natal constitue un vecteur privilégié de communication et d’identification pour l’individu. L’astrologie, à ce niveau là, est-elle un langage ou un savoir? Comment se préparer au métier d’astrologue et comment l’exercer? Quelles relations avec les psys?
Avec Yves Haumont (Belgique), Jacques Halbronn, David Buffet (C.A.E.), Roberto Renout, Steffan Vanel, José Fernández Quintano, Marc Cohen, Fouzy Hamici, Bernard Blanchet (A.É.R.A.), Franck Nguyen
 

Session 5:  L’astrologie comme savoir frontière. Quelle épistémologie?
L’astrologie se situe-t-elle dans le champ de la science ou à ses frontières? Peut-on la cerner par le moyen de la statistique sans l’appauvrir? Sa pérennité fonde-t-elle sa légitimité à se situer à part, sur un autre plan qui échappe aux outils d’investigation habituels? A quelles conditions pourrait-elle être reconnue par l’intelligentsia contemporaine? Quel sera son devenir au XXIème siècle?
Avec Françoise Gauquelin (Astro-Psychological Problems), Patrice Guinard, Jean-Paul Citron, Franck Nguyen, Pierre Barrucand, Ioan Azimel, José Fernández Quintano (Beroso)
 

Session 6:  Astrologie et astronomie. Le sidéralisme.
A côté de la tradition astrologique zodiacale et tropique se sont développés d’autres façons de déchiffrer et de décoder le ciel qui nous renvoient à la question des origines de l’astrologie. Quel est le ciel de référence pour l’astrologie: celui des Anciens ou celui que nous connaissons aujourd’hui?
Avec Didier Massoulle (astronome), Christian Lazarides, Jacques Halbronn, Barbara de La Motte Saint-Pierre, Tristan Lahary, Bernard Blanchet, Franck Hernandez
 

Session 7:  Astrologie et géographie. Chorographie. L’astrologie mondiale
Le modèle astrologique doit-il prendre en compte la diversité des peuples et des régions du monde? Comment savoir si une période sera ou non favorable à un pays? Bilan des prévisions politiques et sociales au XXème siècle.
Avec Jacques Halbronn, Franck Hernandez, Valérie d’Armandy, Fouzy Hamici, Barbara de La Motte Saint-Pierre, Michèle Gior, Éric Ruiz, Évelyne Latour, Xavier Faurelle, Yves Haumont
 

Session 8:  Astrologie et  clivages socio-culturels. L’homme et la femme dans l’équation astrologique.
Pertinence des clivages et typologies astro-psychologiques? Le clivage entre pro- et anti-astrologues révèle-t-il un fossé entre certaines catégories socio-culturelles? L’astrologie est-elle pour les femmes une contre-culture, une forme de protestation en tant que savoir non conforme, marginal, « paria », mais qui « marche »?
Avec Bernard Blanchet, Yves Haumont, Franck Nicolas, Jacques Halbronn, Véronique Lepage, Tristan Lahary, Marie-France Philip
 

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Colloque  MAU-CURA  décembre 2000  Il y  a 26  ans dans ASTROLOGIE POLITIQUE

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jacques halbronn Epistémologie L’échec critique du XVIIe siècle: Spinoza; kepler, Malherbe, Giffré de Réchac, Descartes

Posté par nofim le 21 juillet 2026

jacques  halbronn  Epistémologie  L’échec  critique du XVIIe siècle: Spinoza; Kepler, Malherbe, Giffré de Réchac , Descartes

 

EN 2008, nous avons soutenu un post  doctorat sur la dimension critique du XVIIe siècle (EPHE Ve  section Sciences  religieuses) autour du dominicain  Jean Giffré  de Réchac tout en rappelant que  cette approche critique se retrouvait chez Richard Simon pour la  critique  biblique et  chez  Kepler  pour la  réforme mathématique de l’Astrologie, oubliant la  réforme de la langue  française chère à Malherbe et  ayant abouti à la  création de l’Académie Or, force est de constater  que ces  tentatives auront largement avorté ou si l’on préfére qu’elles  n’auront pas abouti  comme elles auraient pu le  faire  et qu’il aura fallu  attendre le début du XXIe siècle  pour se demander pour quelles raisons, il aura  fallu 400 ans pour y parvenir en nous  appuyant  notamment sur nos propres travaux.  Faut il parler  avec Bachelard d’obstacle épistémologique? 

Les astrologues d’aujourd’hui nous diront que l’on avait pas encore,  au début du XVIIe siècle découvert les planétes transsaturniennes. Mais nous avons montré que cette donnée aura plus été un obstacle qu’autre chose. Kepler aura certes tenté de réformer le systéme astrologique en recourant  à la  géométrie  et malgré son intérêt pour les Ecritures, il n’aura pas compris qu’il fallait passer par le 7  et se limiter à Saturne (28/4). Gérard Simon (Kepler  astrologue astronome, 1979, pp 169  et  seq) ne semble pas avoir observé que la théorie des aspects dans la Tétrabible  ne dépend pas de l’intervalle, de la  configuration entre deux astres mais de l’intervalle entre un astre et les axes équinoxiaux/solsticiaux.(cf  l’article « Aspect » dans Wikipedia) Kepler  se  sert notamment  des  conjonctions  de Jupiter avec Saturne ( De Stella Nova 1606). 

  En ce qui concerne la réforme de la langue française, Malherbe (né en 1555) n’a pas compris que l’oralité du  français en  était la clef, tout en se demandant si « la conformité à la langue d’usage ne  serait pas un moyen de réintégrer le poète dans la cité » Quant à la  théologie, vue par Spinoza, elle  se fourvoyait  en affirmant « Deus sive Natura »  au lieu de comprendre que la Bible nous parlait d’une SurNature, d’un Dieu reformatant la Nature. Pour ce qui est  de la critique nostradamique qui était l’axe de notre post doctorat, l’auteur dominicain de l’Eclaircissement des Quatrains,  dénonçant  certaines additions au canon centurique n’aura pas su signaler les interférences entre les évenements politiques de la fin du XVI e siècle dans le tissu des quatrains. Bref, le XVIIe siècle, selon nous aura piétiné et ce n’est pas Jean Baptiste Morin, Professeur de Mathématique au Collége Royal, auquel nous  avons consacré divers travaux n’aura pas non plus su dégager l’astrologie  de son rapport  biaisé avec l’astronomie.

En ce qui  concerne l’Astrologie Septénale  apparue il y  a peu, force est de constater que l’on aurait pu la décrire il y des millénaires. De  toute  façon, elle est en  vigueur et pratiquée comme Monsieur Jourdain  avec la prose. Mais il  faut remonter avant la Tétrabible de Ptolémée (IIe siècle après  JC)  pour en trouver une formulation correcte. On en trouve assurément des traces dans certaines  traditions à commencer par la Bible  avec le commandement du Shabbat (Exode) qui met  en  valeur la planéte Saturne (Shabtay dans le Livre de la Création) et la théorie des Quatre Eléments/ Tempéraments.  La  théorie des grandes conjonctions (Albumasar, Xe siècle) se fondait sur l’aspect de  trigone (120°) séparant  deux  conjonctions Jupiter-Saturne, ce qui orienta la theorie des aspects  dans une  voie  de  garage, même si elle tenait compte des Quatre Eléments.

En  ce qui  concerne la langue  française, là encore, il  y a décalage entre la théorie  en vigueur et la pratique sur le terrain.  Le  français oral  perpétue un décodage valable de l’écrit mais on continue à enseigner aux éléves à  lire selon des bases fausses. Ce qui fait que les  francophones prononcent différemment le français écrit et le français oral!.

 

Sur le  web 

« Depuis le XVIe siècle, on reconnaissait la suprématie de Paris, pour ce qui était du parler français correct. Ce langage parisien excluait naturellement tous les régionalismes (qu’employait Desportes), et rejetait les gasconismes apportés à Paris par l’entourage d’Henri IV et de ses descendants. Malherbe suivit cet exemple, mais il ajouta, pour un bon usage de la langue française, celui du langage populaire de Paris. Le parler populaire parisien que recherchait Malherbe était celui de l’usage courant (celui de la vie de tous les jours). »

  En  ce  qui  concerne la théologie, nous  vivons dans un monde post-naturel tout en nous  figurant qu’il reléve de la Nature originelle. Dès lors, l’astrologie  va s’efforcer  de  se fonder sur une  astronomie naturelle, première alors qu’elle est l’oeuvre d’une Seconde Création prométhéenne (cf Genése I) organisant  arbitrairement des connexions, ce qui reléve de la technique et du langage plus que de la Science.

En  ce  qui  concerne  Nostradamus, le dominicain (alias  Jean de sainte Marie) n’aura pas compris que les quatrains ne devaient pas être attribués à ce Michel de Nostre Dame et que sa réputation à la Cour n’en avait nullement dépendu car elle se fondait sur ses publications  annuelles  en prose, fort bien documentées  astronomiquement et qui  firent d’ailleurs l’objet de fausses éditions du vivant même de l’auteur.(cf M. Chomarat, Bibliographie Nostradamus,  1989) De nos  jours,  notre travail critique continue à rencontrer de fortes résistances et un Patrice Guinard n’a pas hésité à le quaiifier de « canular »!

 

 

 

JHB 20 07 26

Publié dans critIque, epistémologie, POLITIQUE | Pas de Commentaire »

jacques halbronn Observations sur les Actes du Colloque COMAC de 1997: Astrologie, une science en marche.

Posté par nofim le 16 juillet 2026

Jacques   halbronn  Observations  sur les Actes du Colloque COMAC de 1997: Astrologie, une science en marche. 

 

Il y a  30 ans, se tint au FIAP (Foyer International d’accueil  de Paris) rue Cabanis, un lieu qui fut marqué par plusieurs Colloques mémorables  du MAU dans les années 1975-77,  un Colloque COMAC (nous  avions déjà évoqué celui de 1992 auquel nous avions participé) consacré « Astrologie, une Science en marche » On nous avertit  « Une  nouvelle astrologie  semble poindre à l’aube du XXIe siècle, une astrologie  mûre  et libre de  tout contenu religieux ou préjugés superstitieux, une  astrologie nourrie  des  acquis du savoir  contemporaine et repensée avec des exigences de rationalité et de scientificité »‘ (Patrick Le Guen)   Jean Paul Citron (le signal astrologique, p. 79) concluait  son article ainsi    »Une approche  scientifique de l’effet  astrologique ne peut donc se  fonder que sur  des paramétres actuellement connus » L’astrologie « moderne » pronée par  Nicolas (Ed Seuil 1977) serait-elle une  astrologie à la mode?

Selon nous, une  chose est la question des fondements, une autre celles des observations lesquelles peuvent déborder largement sur les « paramétres connus ». Quid d’un système  qui serait  validé  par divers recoupements mais qui ne correspondrait pas aux critères de la science actuelle, ce qui est notamment le cas de notre Astrologie Septénale? Et inversement, que peut valoir une astrologie, comme celle pronée par l’Astrologie Conditionaliste, correspondant peu ou prou aux paramétres actuellement connus  mais qui ne « marcherait » qu’au prix d’expédients sémantiques et  extra-horoscopiques (méthode  chère à l’astrologie conditionaliste ? Quel  dilemme! Jean Pierre Nicola, le  fondateur de cette Astrologie Conditionalitse, dans les années  soixante (« Les  fondements  de l’astrologie physique sont ils expérimentalement controlables? ») concluait  ainsi  sa communication  (p; 73) à propos   des années 2013-2014 et   des planétes Pluton, Neptune,  Uranus, Jupiter  » « Je n’ai pas  trouvé  de configuration semblable  dans les millénaires précédents »  et  d’annoncer  » Peut être une reconnaissance de l’Astrologie en marche? » Nicola  ne craignait donc pas  d’envisager des échéances à très long  terme,  sur la base des révolutions des planétes  transsaturniennes, sensiblement plus longues que celles des planétes connues de l’Antiquité. Quant à Patrick Le Guen (« En matière de recherche, outre les statistiques,  existe-t-il  d’autres  voies ?) et  de se demander « si Gauquelin ne  trouve pas de résultats probants pour les planétes Soleil, Mercure, Uranus, Neptune ou Pluton ,cela ne tient il pas à l’inadéquation de (ses) hypothèses de travail? »   En fait, de tels discours  tendraient à  relativiser le  verdict de l’expérimentation du  fait d’une certaine  orthodoxie astronomique contemporaine, ce qui servirait d’alibi à l’Astrologie. 

 La  voie que nous  avons suivie est  bien différente, d’abord  en ce qu’il nous a semblé impératif de traiter  d’une astrologie accessible dans l’ Antiquité au point  de  vue  astronomique, donc sans  transsaturniennes, de  rechercher  dans les textes anciens les  traces d’une astrologie originelle, aux antipodes de l’idée d’une astrologie censée progresser au  rythme des percées astronomiques.  Pour Nicola, l’astrologie  sans les transsaturniennes n’avait aucune chance de « marcher » et  donc les astrologues d’autrefois n’auraient pas eu les moyens nécessaires à leurs prétentions prévisionnelles. C’est ce même  travers qui  caractérise un André Barbault, lequel, comme son contemporain Nicola, avait  adhéré  à un véritable culte de l’astronomie. On conçoit ce qu’ a pu présenter pour de tels adeptes de la modernité astronomique, notre Astrologie septénale entendant s’émanciper de la doxa astronomique. Bien pis, nous  avons montré que la Tétrabible  de l’astronome  Ptolémée  était  corrompue, en ce qu’elle intégrait  Saturne  sur le même plan que Mars ou Jupiter,. Selon nous le  géocentrisme de Ptolémée  se substituait à un saturno-centrisme tout  comme à  un  héliocentrisme. Nous  avons  également montré que l’astrologie de Gauquelin,  un autre contemporain de Barbault  et de Nicola,  correspondait en réalité à une astrologie sans aucun lien  avec les  révolutions planétaires, n’étant en fait qu’une astrologie  horaire, élective, comme d’ailleurs la généthlialogie de Ptolémée  n’était censée  servir qu’à décrire par  avance, selon une pratique d’astromancie-  un enfant à naitre, car après la naissance, il n’y avait plus rien à annoncer. (cf notre  étude du collectif conditionaliste présenté par François Hardy,L’Astrologie Universelle, Ed Albin Michel, 1994) 

En conclusion, nous pensons que l’astrologie, au départ,  était tout à  fait en mesure de servir la Société mais que ce sont les astronomes qui l’auront fourvoyée et dévoyée, des siècles durant et plus encore depuis la fin du xvIIIe siècle. L’écliptique,  au départ, était divisé en  8  secteurs  et non en 12 et  ce sont les astronomes qui auront intégré les luminaires dans le dispositif  astrologique lequel s’articulait  sur un quatuor planétaire, Mercure- Vénus- Mars et Jupiter avec leurs deux facettes, correspondant aux Quatre Eléments – ce qui aura conduit à un Zodiaque à 12 constellations. Selon nous, l’astrologie n’a nullement à rechercher ses fondements dans le savoir  scientifique actuel car  elle a  été façonnée par un savoir techno-scientifique à venir mais qui était en mesure de remonter le temps. En fait, l’astrologie était intimement liée aux Mathématiques et c’est à ce titre de professeur aux mathématiques du Roi que Jean Baptiste Morin  dit de Villefranche  entra au Collége Royal. La recherche astrologique  a trop investi dans l’astronomie et insuffisamment dans  les mathématiques, elle n’a pas respecté une certaine exigence de géométrie -ce qu’avait bien compris,à sa manière, un Kepler avec son étude des polygones. Ce  biais  astronomique  aura égaré Barbault  et Nicola qui n’ont pas compris que l’astrologie reléve de ce que nous avons appelé le « second temps » qui est  celui de la sélection mettant fin à la profusion.

 

JHB 17 07 26

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jacques halbronn Epistémologie. L’Histoire de l’Astrologie en 2026 autour de L’Astrologie. Cahiers de l’Hermétisme, 1985 /

Posté par nofim le 11 juillet 2026

jacques  halbronn Epistémologie.  L’Histoire  de l’Astrologie en 2026 autour de L’Astrologie. Cahiers de l’Hermétisme, 1985

 

 

 

/ Selon nous , la tâche de l’historien ne saurait se réduire à relever les propos tenus à telle ou  telle époque sur tel ou tel  sujet mais se doit d’aborder des états  antérieurs, par le raisonnement et la logique. Dans le cas de l’Histoire de l’Astrologie, il n’est donc pas, épistémologiquement, concevable se se contenter d’une phénoménologie superficielle, primaire. C’est d’ailleurs de ce fait que l’Histoire s’est  vue contester le statut de science lors de la fondation en 1666 de l’Académie Royale des Sciences. En  fait, l’Histoire  se doit de traiter de deux inconnues, celle du passé non balisé par les monuments et documents  et celle du  futur (cf l’exposé de  Guy Michaud) En 1989 paraissait un ouvrage ambitieux,  sous la direction d’Antoine Faivre et  d’André Barbault, simplement intitulé L’Astrologie (ED. Albin Michel), 10 ans après Aquarius ou la Nouvelle Ere du Verseau (Ed Albatros) La liste des collaborateurs est impressionnante; de Robert Amadou, à Alex Ruperti (déjà présents dans Aquarius), Daniel Verney, Gilbert Durand et des proches de Faivre commme Jean Pierre Brach, Pierre Georges Sansonetti etc.  Précisons  cependant  que la formule des Congrès  filmés  est alors en train d’émerger et promise à un bel  avenir  partir à partir de  notre  Congrès de Lyon  de 1984 (voir sur You tube). On  fera quelques commentaires  sur certains contributions du dit volume de plus de 250 pages.  En 1986,  se tiendra à Bayeux un Colloque sur la Cométe de Halley auquel nous participerons. Rappelons qu’en 1985, paraissait notre ouvrage Le Monde juif et l’Astrologie (Ed Arché, Milan), issu de notre thèse soutenue en 1979 à l’EPHE. En 1986 paraitra notre essai sur ‘La pensée  astrologique », à l’occasion d’une réédition  de l’histoire de l’Astrologie de Serge Hutin (Ed Artefact)  Daniel Verney L’Astrologie et le  futur  de la Science Ce  qui fait défaut à ce texte , c’est la prise en compte du plan  technologique. L’Astrologie selon nous est une  fabrication due  à une civilisation  capable de programmer un rapport  entre le cosmique et l’anthropologique, elle ne reléve donc pas de la Nature et de son évolution  mais bien de la linguistique et de son arbitraire. André Barbault  l’astrologie de Johannes Kepler Barbault aborde la  dialectique du macrocosme  et du microcosme, donc du Ciel et de la Terre, au nom d’une « sympathie universelle ». Il   parle de retrouver le ‘plan de la Création », le « secret architectonique », ce qui  débouche sur la sphérique pythagoricienne et les polygones. Kepler  entend passer par la voie de la  géométrie, des relations mathématiques, se référant à Gérard Simon,( Kepler, astronome astrologue (Bibliothèque des sciences humaines 493 pp. Paris, Gallimard, 1979.) Barbault traite des aspects  entre planétes mais sans rapport avec les axes saisonniers (dont le point vernal), suivant en cela Kepler  qui ne se souciait pas des 4 quadrants de 90 degrés mais partait des 360  degrés. On notera que le trigone de 120° ne s’inscrit pas dans cet espace de 90° à la différence du carré. L’erreur de  Kepler  est de  n’avoir pas compris que nous sommes en présence d’une seconde Création  qui n’obéit pas aux mêmes régles  que la Première Création, comme  nous le signalions pour Verney.

 

Jean-Pierre Brach L’astrologie à la Renaissance. C’est là un des rares texte  sur l’Astrologie publiés par l’auteur avant d’accéder en 2002, en dépit de notre propre candidature, à la  chaire d’Antoine Faivre, à l’Ecoles Pratique des  Hautes Etudes  Vé section) soit plus de 15 ans plus tard. En 1981, Brach  avait édité le  Livre de l’Etat et mutation des temps (1981) de Richard Roussat. Là encore, on trouve des références à Gérard Simon  et à  son Kepler  astronome astrologue.(ed Gallimard) Brach  cite notre édition des Remarques Astrologique de  Morin de Villefranche(pp 119-122 – 128-129) parue en  1975.  Déjà en 1981 (Gutenberg reprints), Brach s’était volontiers référé à nos  travaux, notamment à notre édition des  traités  astrologiques d’Abraham Ibn Ezra (notes 1  et 10)

Gilbert Durand  L’astrologie langage de l’Unus Mundus L’auteur  évoque la revue L’Astrologue de 1979, réunissant  une pléiade d’universitaires, dirigée par Barbault; Il écrit  qu’ »En Astrologie, , tout marche par trois et par quatre, par tiers (trigone soit 1/3 de 360) ou par quatre (carré soit 1/4 de 360°); « l’agencement  du quaternaire  et du  ternaire (p. 211) ». Or,  comme nous l’avons dit plus  haut, l’astrologie n’a que  faire du ternaire ni d’ailleurs du 12, qui en Astronomie,  reléve d’un métalangage.     Guy Michaud Astrologie  et Sciences  humaines L’auteur recommande de privilégier l’astrologie mondiale (p. 231), « apotelesmatique  universelle », chère à André Barbault. et la  notion de  cycle.  L »astrologie en détient-elle les clefs, au sens de Barbault (1967, Les astres et l’Histoire, Ed Pauvert)? Est ce que les « nouvelles planétes » et leurs cycles longs  rapprochent -ils l’Astrologie de la Nouvelle Histoire? Nous pensons que l’Astrologie est plus compatible avec la Sociologie qu’avec l’Histoire.     Alexandre  Ruperti  L’astrologie  humaniste et transpersonnelle  «  L’auteur   (p; 246) y  évoque « le contraste, immense et évident  entre d’une part l’ordre et la périodicité révélée par le ciel et d’autre part le désordre  et l’imprévisibilité révélées par la  vie terrestre » Mais il ne signale pas  que cette dialectique  est intégrée dans le discours astrologique sur la base des différents  aspects.     André  Barbault  Aujourd’hui,l’astrologie.   40 ans après la parution  du  dit  volume,  l’aujourd’hui  de Barbault  date quelque peu. Barbault  se  gaussait alors  des colloques  astrologiques (p. 196) dont nous étions le principal  animateur « Le  spectacle local  actuel  est trop  bruyant de babardages, de congrès (…) trop envahi  d’ouvrages  d’auteurs  aussi  pressés  qu’incompétents, trop émaillés de fiascos prévisionnels » Or,  en matière de fiascos prévisionnels, Barbault avait il oublié  que  son annonce, sur la  base des conjonctions planétaires – d’une troisiéme guerre mondiale -excusez  du peu – pour le début des années 80  avait été un bel exemple, lui  qui revenait  sur les prévisions  relatives à Mitterrand. Quant  aux ouvrages  paraissant à l’époque, Barbault ne semblait  pas  avoir pris la juste  mesure de nos Clefs pour l’Astrologie, parues en 1976 (trad  espagnole 1978, il  y a  50 ans et qui comportaient notamment tout un pan consacré à l’Astrologie Mondiale., publications  que  Barbault  annonçais comme sienne  dans le Pronostic Expérimental  en Astrologie (Ed Payot, 1973) Que dire de l’édition du Tetrabiblos de Barbault qui sortit en 1986   mais qu’il annonce déjà (Claude Ptolémée, Le Tetrabiblos, traduction de Nicolas Bourdin de Vilennes, revue et présentée par André Barbault, Éditions Vernal/Philippe Lebaud, 1986.)Ce  qui frappe  dans le  texte de  Barbault mais aussi dans ceux de  ses confrères lesquels  s’étaient exprimés  en 1981 dans un  dossier que nous  avions dirigé  au  sein  du Grand Livre des Prédictions paru  chez Balland, c’est l’absence de la prévision  saturno-neptunienne du  dit Barbault pour l’an 1989, ce dont, lui même, ne mentionne pas mais dont il parlera longuement après la dite année!   Un Daniel Giraud   (article « Des-astres »), dans le dit dossier (pp. 141  et seq), écrivait : » Il suffit d’observer le ciel pour remarquer les doriphories (des années 80),  ce qui  rejoignait la prévision de Barbault en vue d’une guerre mondiale, sujet  de son Astrologie Mondiale. D’ailleurs, nous mêmes mettions  en garde (p.177), dans le même dossier ( dont Barbault ne dit mot  en 1985): « Il se produit  des phénoménes de  groupe qui poussent à une certaine uniformisatio. On  se donne le ton. Il se  crée une mode, un climat prévisionel , qui a  à la  fois l’avantage de permettre un certain consensus mais qui d’un autre côté à la façon des moutons de Panurge, risque d’entrainer une sorte d’hallucination collective » Barbault  serait-il le Panurge de l’Astrologie Mondiale. Or, force est de constater que la montagne d’ l’indice  cyclique aura  accouché d’une souris. Inversement, qu’était devenue en 1985 la prédiction pour 1989 figurant  trente ans plus  tôt dans la Défense et Illustration de l’Astrologie (ed Grasset) dont Barbault feras ses choix  gras après  coup, avec un large  retentissement dans le monde des astrologues, ce qui  sera considéré comme son plus  grand titre de gloire, aux yeux de la postérité? Aucune  référence à cette prévision dans le dossier de  1981 et pas davantage dans les prestations de Barbault  dans les Cahiers de l’Hérmétisme, à  4 ans seulement de la date fatidique (https://www.youtube.com/watch?v=RnNoUYkcBjA)? Cette date était passée à la trappe, le  cycle Saturne-Neptune,  ayant déçu,  serait remplacé en 1967 par l’indice de concentration planétaire. Mais comme nous l’avons montré,  dans notre thèse d’Etat (Le texte prophétique en France, 1999),  les systémes prédictifs  abandonnés  peuvent tout à  fait  être recyclés,  resservir, l’occasion  faisant le larron. Et les événements de 1989 allaient  faire oublier  le fiasco du début de la même décennie! 

Est il , au  demeurant, raisonnable de  se  servir  de l’Astrologie pour  des prévisions à long terme?  Pour notre part, le  chercheur  en  astrologie  doit impérativement tenir compte des données  socio-politiques les plus  récentes pour établir quelque pronostic alors que pour le passé, il peut balayer très large. Mais l’usage d’une  ancienne prophétie pour rendre compte d’événements récents  est-il  acceptable?  C’est alors l’évenement qui  rétroactivement,  valide celle-ci. Inversement,  le  fait  de s’appuyer sur des données  récentes tend à minimiser le mérite d’une prévision et parfois d’ailleurs l’induire en erreur. En 1994, dans notre Astrologie  selon Saturne,  nous  avions annoncé de  graves troubles sociaux pour 1995 et de fait  rien  d’aussi  grave n’avait eu lieu depuis 1968, en France ni d’ailleurs  jusqu’à présent. Il semblerait  que la  vocation  de l’astrologie soit d’être un outil pour les politiques et qu’elle ne puisse se contenter d’un discours  hors-sol  auquel elle est condamnée en raison de sa marginalité. D’où l’importance que nous  accordons  actuellement, suivant en cela le souhait d’un Paul Choisnard(alias Flambart) dans son article de 1898  dont nous  avons  récemment  traité.

 

 

 

JHB 12/ 07 26

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jacques halbronn Critique du Tetrabiblos. Tropicalisme et sidéralisme

Posté par nofim le 5 juillet 2026

jacques  halbronn Critique du Tetrabiblos   Tropicalisme  et  sidéralisme.

 

Ptolémée l’auteur de la Tétrabible n’avait pas perçu la dimension  « tropique » de la  tradition  astrologique la plus authentique. Il importe de distinguer année  tropique et  année sidérale. Dans un  cas  on considère le retour  d’une planéte sur l’axe équinoxial  et  sur l’axe solsticial  alors que dans l’autre,  il s’agit du retour d’une planéte  sur la même étoile fixe/

« En raison de ce mouvement l’année dite tropique (d’un équinoxe de printemps à un autre) est plus courte de 20 minutes que l’année sidérale . »

« Dans le système solaire, la période sidérale d’un astre désigne couramment la période de révolution sidérale, c’est-à-dire le retour à la même position sur l’orbite solaire relativement aux étoiles, notion distincte de la période de rotation sidérale »  Quand on étudie le passage des planétes dans le Zodiaque, toute la question est  de savoir si l’on se trouve dans un schéma tropique ou dans un  schéma sidéral/ Les astrologues sidéralistes ne tiennent pas compte  du  schéma tropique  alors que les tropicalistes ne jurent que par le point vernal, c’est à dire l’équinoxe (de printemps) 

Dès lors, quand Ptolémée  place les luminaires non pas de part de d’autre de l’axe solsticial (en gémeaux et en cancer) mais du même côté (cancer–lion), il ne respecte pas la logique « tropique », il est donc sidéraliste puisqu’il ne  s’aligne pas les repéres  tropiques Or, les astrologues qui acceptent le dispositif  ptoléméen se veulent « tropicalistes », le plus souvent,  ce  qui n’est pas cohérent! 

 

Par ailleurs. le fait de placer cote à cote (demi sextile) les  luminaires ne respecte pas davantage la dialectique solsticiale  Eté/Hiver, ce qui ne semble guère  géner  l’auteur  de la Tétrabible. Or, le soleil  est lié à l’Eté et au jour le plus long tandis que la lune est liée à l’Hiver et à la  nuit  la plus longue. Il faudrait donc attribuer  à la Lune les deux signes du sagittaire et du capricorne  face aux signes des gémeaux  et du cancer.

Les raisons de ces perturbations ont déjà été exposées: il s’agissait de la  volonté d’ajouter Saturne  à un agencement à  base six (base  du 12), ce qui impliquait de donner à  Saturne les signes attribués initialement à la  Lune.  En  ce qui concerne notre étude consacrée au  symbolisme zodiacal, il ressort que le nom des signes aura  été déterminé par le dispositif  des domiciles,  sous sa  forme  tardive, en ne respectant pas la symétrie  autour  de l’axe solsticial.(par  exemple le couple gémeaux- vierge associé à  Vénus). Au demeurant, la théorie des doubles domiciles,  diurne et  nocturne ne  fait sens que du fait d’une telle  symétrie non respectée dans la Tétrabible.  On  aura compris que,  selon nous,  l’Histoire de l’Astrologie  a pour mission  de rétablir la diachronie d’origine au lieu de s’en tenir à un statu quo  synchronique.

 JHB 07 07 26

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