jacques halbronn La vocation prédictive des femmes. Divination

Posté par nofim le 3 avril 2022

 

jacques  halbronn   La  vocation  prédictive des femmes.  Divination. 

 

 

Le débat autour de l’égalité des hommes et des femmes occulte, écrase la question de leur spécificité  et cela n’est pas heureux. Nous avons proposé, depuis déjà un certain temps,  d’attribuer aux femmes une aptitude à se projeter sur l’avenir, le devenir des hommes, Sans une telle faculté, l’Humanité stagnerait car elle ne capterait pas  ce qui est en germe. A contrario,  bien des hommes semblent incapables de capter ce qui n’est pas encore pleinement réalisé et reconnu chez autrui et c’est notamment très facheux à l’Université et dans l’édition. A leur décharge, les hommes sont plus polarisés sur leur oeuvre propre alors que les femmes sont plus dans un rapport de consommation que de production. On ne peut pas être au four et au moulin.

Autrement dit, il revient aux femmes de guider certains hommes vers le succés, à commencer par les mères, ce qui implique une forme de « croyance ». On retrouve ces aptitudes chez les « voyantes » et cela fait écho à l’intuition féminine. Cela signifie que les femmes doivent  se recentrer sur leur véritable vocation au lieu de se perdre dans un mimétisme dont on connait les limites et les excés. Les femmes seraient plus des enseignantes, en position de répérer les élements les plus prometteurs, des « chasseuses de têtes », les hommes étant plutôt des chercheurs n’ayant pas la même vocation de repérage. 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Jacques Halbronn Son commentaire anthropologique sur le Ezer Kenegdo. Genése II Génitalité et génialité

Posté par nofim le 19 novembre 2021

Jacques  Halbronn  Son commentaire anthropologique  sur le Ezer Kenegdo. Genése II

 

 A deux reprises,   la formule Ezer Kenegdo apparait. Au verset et au verset 20:   je lui ferai une  Ezer Kenegdo et  ‘quant à Adam, il ne trouva pas d’Ezer Kenegdo »  Notons que « negdo » renvoie au masculin (avec le marqueur « o »).

יח וַיֹּאמֶר יְהוָה אֱלֹהִים, לֹא-טוֹב הֱיוֹת הָאָדָם לְבַדּוֹ; אֶעֱשֶׂה-לּוֹ עֵזֶר, כְּנֶגְדּוֹ.  18 L’Éternel-Dieu dit: « Il n’est pas bon que l’homme soit isolé; je lui ferai une aide digne de lui. »
יט וַיִּצֶר יְהוָה אֱלֹהִים מִן-הָאֲדָמָה, כָּל-חַיַּת הַשָּׂדֶה וְאֵת כָּל-עוֹף הַשָּׁמַיִם, וַיָּבֵא אֶל-הָאָדָם, לִרְאוֹת מַה-יִּקְרָא-לוֹ; וְכֹל אֲשֶׁר יִקְרָא-לוֹ הָאָדָם נֶפֶשׁ חַיָּה, הוּא שְׁמוֹ.  19 L’Éternel-Dieu avait formé de matière terrestre tous les animaux des champs et tous les oiseaux du ciel. Il les amena devant l’homme pour qu’il avisât à les nommer; et telle chaque espèce animée serait nommée par l’homme, tel serait son nom.
כ וַיִּקְרָא הָאָדָם שֵׁמוֹת, לְכָל-הַבְּהֵמָה וּלְעוֹף הַשָּׁמַיִם, וּלְכֹל, חַיַּת הַשָּׂדֶה; וּלְאָדָם, לֹא-מָצָא עֵזֶר כְּנֶגְדּוֹ.  20 L’homme imposa des noms à tous les animaux qui paissent, aux oiseaux du ciel, à toutes les bêtes sauvages; mais pour lui-même, il ne trouva pas de compagne qui lui fût assortie.

Notre lecture  sera la suivante. Dans le régne animal, c’est l’homme qui « aide » la femme à faire un enfant; Or, ici, la question est inversée:  en quoi la femme peut-elle ‘aider » l’homme à mener à bien une certaine tâche?  On notera que ces versets 18-20 englobent une référence aux animaux (Behéma). Ce qui vaut pour les animaux, les oiseaux, les bêtes sauvages ne satisfait pas l’homme qui doit trouver un tell arrangement boiteux.

Jusqu’à présent, il semble que l’on n’avait pas pris la vraie mesure de l’enjeu car l’on n’avait pas compris que c’était l’homme qui avait ce statut d’Ezer, quand il s’agit de procréation puisqu’il en est réduit à amorcer un processus  conduit par la femme, dans la femme, jusqu’au bout.  Comment, donc, rééquilibrer un tel rapport? Comment la femme pourrait-elle, à son tour, aider l’homme dans sa mission et quelle est donc celle-ci? 

Nous dirons qu’il nous faut passer, comme le formule joliment Antoinette Fouque, de la  génitalité à la génialité,  de la procréation à la création. Ainsi la femme aurait-elle pour mission d’aider l’homme à prendre pleinement conscience de ses facultés créatrices, ce qui n’est pas demandé aux autres mâles, ce qui nous fait basculer dans le champ de la Surnature, c’est à dire d’un ajout à la Nature. La femme se voit donc, dans la cadre de la dite Surnature, enjoindre de féconder le mâle., ce qui, en effet,  permet un rééquilibrage. 

Il ne s’agirait donc pas d’accomplir stricto sensu les mêmes tâches, quel que soit le sexe, mais d’atteindre à un certain équilibre,  à un  » fair play » (fair venant du français paire, pareil). 

Le  critère de l’âge permettra de mieux appréhender notre propos: un couple jeune est confronté à deux enjeux: procréation pour la femme et création pour l’homme, chaque partenaire pouvant contribuer à aider l’autre à s’accomplir, à accomplir sa mission. En revanche, un couple âgé n’est plus guère concerné par  les dits enjeux, le temps n’étant plus venu pour la femme de l’enfantement et celui de la réalisation de soi étant déjà une affaire entendue pour l’homme d’un certain âge.

 

 

JHB  19. 11. 21

 

 

 

 

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jacques halbron Apprendre à penser « Soleil Lune ». Les hommes viennent de la Lune et les femmes du soleil

Posté par nofim le 27 octobre 2021

ASTERCENTER - articoli internazionali

APPRENDRE A PENSER « SOLEIL LUNE »
Les hommes viennent de la lune et les femmes du soleil��..
par Jacques Halbronn

jacques  halbron  Apprendre à penser

topds dans FEMMES
 Jacques Halbronn nous invite à repenser notre représentation du soleil et de la lunne à commencer par le réseau des correspondances associées à cette double matrice. D�où son interrogation, les hommes « viennent »-ils de la lune ou du soleil? Pour répondre à cette question, l�auteur nous invite à réfléchir sur l�origine du Zodiaque, sur les rapports entre les dieux et les déesses et le cycle saisonnier.

« Apprendre à penser « soleil-lune » signifie décrypter grâce à cette grille de lecture révisée le monde qui nous entoure à commencer par les manifestations du masculin et du féminin qu�il propose de relier directement à la symbolique soli-lunaire. Homme Lune et Femme soleil, la Lune étant le soleil en acte.

Pour Jacques Halbronn, le monde est entrainé dans une alternance et une alternative de solarité et de lunarité, dans un flux lunaire et un reflux solaire. La grille proposée par Jacques Halbronn nous permet tant individuellement que collectivement de mieux appréhender le monde où nous sommes et dont nous sommes, tant au niveau de la crise du couple que des affrontements sociaux et ethniques.

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Introduction

Les astrologues dans la Lune

La thèse centrale du présent ouvrage est simple à exposer: la Lune n�est pas, contrairement à ce qu�affirment les manuels d�astrologie mais aussi une certaine symbolique populaire, un facteur féminin mais un facteur masculin, d�où son titre La Lune de Gabriel, Gabriel l�ange de la lune symbolisant la force, la virilité, comme son nom, hébraïque, en témoigne.

Autrement dit, notre Humanité véhiculerait de fausses représentations de ce qui aurait été établi dans son Inconscient Collectif. Quelles sont les causes et les conséquences d�une telle permutation?

On se demandera si une telle confusion matricielle ne conduit pas à une mauvaise appréhension des notions de dualité, de couple. Or, savoir penser la dualité permet de penser la cyclicité, l�alternance et finalement permet de mieux prévoir le cours des choses. Ce n�est pas rien!.

Le discours dominant sur la Lune, c�est qu�elle « reçoit » la lumière du soleil et par assimilation au sperme, la lune serait donc femelle. Qu�on nous permette de constester une vision aussi simpliste des choses qui ne nous semble pas correspondre à celle qui a été prise en compte dans l�autoprogrammation de l�Humanité.

Restituons le discours en vigueur sur la symbolique des luminaires, à la sauce astrologique, pour en faire, dans un second temps, la critique en rappelant ces lignes que rédigea André Barbault pour la première édition, en 1953, du collectif Soleil & Lune, Paris, Ed. CIA: . »Y a t-il sujet général plus important en astrologie que celui qui concerne le symbolisme, c�est à dire la signification de l�astre du jour et de la reine des nuits? » C�est ainsi Joëlle Darolle présente la Lune ( Astrologie de l�Etre. Genéve; M. Bettex; 1991, pp. 33 et seq): « Les rôles fondamentaux de la Lune apparaissent si l�on considére son rapport à la terre et au soleil. En tant que satellite de la terre, elle est la servante dévouée et protectrice. » Il est d�ailleurs possible que c�est lorsque l�on en apprit davantage sur la réalité astronomique de la Lune que l�on cessa de l�associer au principe masculin: un exemple des multiples intrerférences entre astronomie et astrologie, le terme étant pris ici au sens large d�assignation de signification aux astres

La Lune serait donc féminine, comme l�article qui la précéde ou l�adjectif qui l�accompagnent en témoignent. La femme serait donc un être réceptif. Et après? Est-là une clef pour appréhender le psychisme féminin et est-ce une représentation à laquelle les femmes puissent s�identifier? Il faut être conscient, en effet, que de fausses représentations générent à terme un rejet et donc provoquent la confusion des genres.

Au fond, ceux ou celles qui veulent se délester de toute classification ont intérêt à ce que les typologies existantes soient les plus aberrantes possibles; ils s�efforcent de montrer que l�on ne peut se fier à de teles visions des choses et ils jettent ainsi le bébé avec l�eau du bain. Pour eux, il ne s�agit pas de réformer le modéle mais d�interdire, disqualifier tout modéle.

Notre pari est le suivant: reformulons la dialectique soleil-lune et par conséquent celle du féminin et du masculin qui s�y greffe et nous parviendrons à un équlibre satisfaisant, nous réconciliant ainsi avec la notion de dualité. En comprenant la dimension de la femme et la dimension lunaire de l�homme, nous disposerons de clefs pour accéder à leurs motivations respectives les plus marquantes, à condition, encore une fois, d�établir correctement les significations qui ont pu être accordées par nos aieux à ces deux luminaires..

Ajoutons que ce n�est pas seulement notre idée de l�homme et de la femme qui se trouvent affectées par un décodage aussi malheureux mais jusqu�à notre faculté à cerner toute forme de dualité tant dans l�espace que dans le temps, en étant réduit, pour tout potage, à opposer émission et réception, ou encore attitudes active et passive, selon un anthropomorphisme de bas étage.

Nous sommes invités à réfléchir sur l�Histoire de l�Humanité, la phylogénése permettant de décrypter l�ontogénése et réciproquement. Au départ, le monde est solaire, il n�y a pas encore de Temps,il n�y a pas encore de choix puisque l s implique un ordre � dans tous les sens du terme ce un sens � les choses se font dans un certain ordre et dans un certain sens. L�on n� a pas à agir « contre la montre », l�on n�est pas pressé par le temps. Le monde solaire est un mond de totalité. Il n�y a pas encore de satellites qui refléteront la lumière centrale parce qu�ils ne sont pas lumineux par eux-mêmes, qu�ils instrumentalisent le soleil. La lune incarne le temps, elle va structurer la course du soleil, la diviser en étapes tout comme c�est la Terre qui, par son inclinaison sur son axe, détermine les saisons.

La notion d�instrumentalisation est complexe: il s�agit de se laisser délibérément imprégner par une force extérieure mais non pas en tenant compte de ce que cette force est en soi mais sur la base de ce que l�on en perçoit et de ce que l�on projette. C�est souvent une confusion chez les astrologues que de considérer que si les hommes sont sensibles aux astres, c�est parce que ceux-ci imposent à leur insu leurs énergies aux hommes.

A partir du moment où l�on ne maitrise pas bien la notion d�instrumentalisation, on va parler de passivité, de dépendance alors que le lien est structuré par le récepteur, ce qui change totalement l�idée que l�on se fait de la notion de réception qui devient, dès lors, volontariste, qui confère du sens à ce qui n�en a pas. Mais le récepteur devient ipso facto celui qui va structurer l�émetteur et encore faut-il que cet émetteur, qui se situe dans une forme de virtualité, soit sinon en demande du moins suffisamment disponible, malléable, en projet et en projection. Il y a là quelque paradoxe puisque c�est l�émetteur qui doit êre récepteur et le récepteur émetteur; c�est dire que les termes en eux-mêmes ne signifient que si l�on précise le contexte, le langage étant précisément un matériau qui nous est donné mais qu�il faut savoir gérer. A ce propos, comment un astrologue sérieux pourrait-il supposer travailler avec son client sans prendre le temps de lui expliquer ce dont il retourne? De deux choses l�une, ou bien c�est l�astrologue qui dit ce que le client veut entendre et croit entendre ou bien c�est le client qui fait effort pour comprendre où veut en venir l�astrologue. Mais n�est-ce pas précisément l�emploi de termes faussement explicites qui permet au client de faire bon usage de ce que l�astrologue profére en conférant du sens à ce qui est informe? Dans ce cas, c�est le client qui instrumentalise le discours de l�astrologue.

C�est tout un art de savoir donner et de savoir recevoir. Nous sommes tous émetteur et récepteur, si bien que le débat quant à déterminer si les hommes peuvent recevoir les influences astrales est un faux débat dans la mesure où tout objet � y compris le soleil et la lune -est aussi récepteur, à un certain niveau, dès lors qu�il est engagé dans un processus de progression, d�évolution, d�expansion qui exige de recourir à des facteurs aléatoires pour se canaliser.. La Lune est un catalyseur pour le soleil, elle lui permet d�échapper à l�indifférencié. Mais quand nous écrivons « elle », il s�agit bien d�une lune masculine face à un soleil féminin comme c�est le cas en allemand, l�anglais ayant perdu les notions de masculin et de féminin, quand il ne s�agit pas expressément d�un homme (he, his) et d�une femme (she, her).

Ce faisant, l�homme lunaire apporte au monde solaire une dimension nouvelle en détournant sa lumière, à l�instar de la Lune. L�astrologie actuelle a le plus grand mal à associer la lune et le feu, tant elle veut le réserver au soleil, par analogie. Elle ne comprend pas que le feu est un anti-soleil, une sorte de soleil noir, un soleil de l�obscur, crépusculaire.

A partir de cette grille, l�on comprend que le génie humain soit bien plutôt lunaire que solaire, du fait même qu�il est réducteur, voire appauvrissant, en retrait par rapport au monde tel qu�il est en soi. et qu�il veut dépasser. La Lune est en ce sens une réalité post-solaire.

Autrement dit, la clef pour comprendre le féminin, c�est jusement le soleil, cet astre qui se situe dans une totalité spatiale, qui éclaire tout sans discernement, c�est le monde vierge, sauvage, « nature » et le signe de la Vierge est estival, la fille de Démeter-Cérés est Coré, mot qui signifie vierge en grec, autre nom de Perséphone -Proserpine.. Se le soleil n�éclaire pas quelque chose, ce n�est pas de son fait, c�est parce que le récepteur intérfére, fait écran. La lune, c�est le passage du polythéisme au monothéisme, c�est à dire le passage du non choix au choix.

L�acte d�instrumentalisation permet de constituer un ensemble homogéne, dans lequel chaque pièce importée aura été ajustée, rabotée, selon un modéle ayant ses propres exigences qui ne sont plus celles du point de départ. Face à l�unicité lunaire, la multiplicité solaire, faite de multiples entités devenant en quelque sorte autant de nouveaux soleils, de nouvelles étoiles, cohabitant au sein d�une constellation, d�une galaxie.

Evitons d�emblée un anachronisme : Les Anciens « croyaient que la lune brillait d�un feu qui lui était propre et comme les marées sont pratiquement inexistantes en Méditerranée, ils n�avaient aucun moyen de faire le rapprochement entre ses cycles et le flux et le reflux de la mer »(Vincent Cronin, La terre, le cosmos et l�homme, Paris, Denoël, 1981, p. 16). Il n�est en effet pas question ici de projeter sur nos ancêtres nos représentations modernes. Il existe deux écoles : d�une part celle qui voudrait que les hommes découvrent peu à peu les secrets du cosmos et d�autre part � celle qui est la nôtre � et qui s�intéresse à ce qui a été perçu et non pas à ce qui aurait du l�être. Autrement dit, la Lune n�était pas perçue comme renvoyant la lumière du soleil mais plutôt comme son prolongement nocturne. Et c�est bien cette idée d�un au delà du soleil � d�un monde métahéliaque sinon métaphysique -que nous retiendrons. Il importe de comprendre au travers de ce dépassement, la dialectique soleil-lune. Alors que le soleil se retire, se couche et que la nuit devrait être totalement obscure se dresse la lune qui prend ainsi le relais, soleil de substitution, moins puissant certes mais soleil quand même et qui ne fait faux bond qu�une fois par mois lors de la nouvelle lune � quand soleil et lune sont conjoints � ce qui correspond à une sorte d�éclipse. Le nouveau mois n�est d�ailleurs pas, chez les juifs, le moment de la nouvelle lune mais celui où la lune par un infime croissant répparaît, où le monde à nouveau sort de l�obscurité, de la nuit totale, de ce noman�s land où l�humanité ne connait plus ni le soleil ni la lune. Il y a là comme un miracle lunaire: sans la Lune, ce satellite de la Terre, l�Humanité aurait évolué, se serait organisée autrement car ce ne sont pas les étoiles et les planétes qui auraient suffi à faire pendant au soleil. Le monde des hommes, en sa plus haute expression, est lunaire. La lune est emblématique du défi humain.

Paradoxalement, l�unicité solaire serait d�ailleurs plutôt le chaos, certes constitué d�une seule et même matière mais aléatoire alors que la multiplicité lunaire prend la place du chaos pour instituer une diversité de mondes ayant chacun leur cohérence interne. Si le récepteur ne structure pas la matière � mot à rapprocher de Mater, la mère � par un effort d�éducation, l�on en reste à l�état sauvage � l�enfant sauvage. Le soleil est la forêt, la lune est la clairière, à l�instar de la ville où il faut percer, comme le fit Hausmann, de grandes artères, défrichant le foisonnement des ruelles. La lune est liée à la maison, à l�état domestique, au foyer mais contrairment à ce que l�on affirme, ce n�est nullement un espace féminin. C�est l�Hiver que l�on fait naitre Jésus, que l�on nous montre la créche où cohabitent humains et animaux domestiques, dans une sorte d�étable. Mais il s�agit là d�un refuge, d�un pis-aller, auprès de l�Homme et dès que le printemps revient, tout ce petit monde s�égaiera dans la nature, part dans tous les sens, vit en plein air, à l�air libre, comme Proserpine quittant la demeure-prison de Pluton. La belle saison relativise les différences, elle nivelle par le bas � on se retrouve tous logés à la même enseigne � alors que la mauvaise saison fait ressortir les inégalités, comme on le voit pour le sort des SDF en hiver. On passe de la maison lunaire avec ses lois spécifiques à l�espace solaire où l�on peut jouir des bienfaits s�offrant à tous. On ne fait pas payer les rayons du soleil alors que la faible lumière -feu de la Lune a un coût.

Quand on lit les descriptions astrologiques des symboliques soli-lunaires, on ne peut qu�être frappé par l�inconsistance des définitions, ce qui a évidemment pour avantage que l�on s�y reconnait toujours un peu. ..La femme est en réalité un être solaire, proche d�une nature généreuse qui se donne alors que l�homme estun être lunaire qui a besoin de l�hiver pour montrer qu�il peut vivre sans le soleil. D�ailleurs, l�Eté n�est-il pas une période de vacance durant laquelle l�homme régresse, se met à nu sur les plages, se laisse vivre en profitant des bienfaits de la nature telle quelle.

La lune fut longtemps associée à un dieu aux nombreuses épouses, et non à une déesse (cf Marie Delclos, Le grand livre des pouvoirs de la lune, Paris, Trajectoire, 1998; Aline Apstolska, Mille et mille nuits. Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur la Lune vous est ici raconté, Paris, Mercure de France, 1992; Edouard Brasey, La Lune mystères et sortiléges Ed. du Chêne 2003 ). . Quelles sont les causes de cette inversion finissant par associer la femme à la lune et donc, par voie de conséquence, l�homme au soleil? On notera dans les langues germaniques la similitude, peut-être fortuite, entre le mot pour homme et le mot pour lune et pour mois : man/moon/month Mensch/Mond/ Monat etc. que l�on ne trouve pas dans les langues latines à moins de rapprocher mois (en latin mens) de masculin.. Notons dans ce sens, le dieu Mars également marqué par le M..

Quant à almanach � exposé des mois de l�année � une fois séparé le préfixe arabe « al » (article défini)- comme dans l� Almageste de Ptolémée, l�on trouve encore une fois un mot commençant par la lettre M. On parle d�un passage du matriarcat au patriarcat, de la découverte du rôle déclencheur de l�homme dans le processus de procréation qui lui aurait permis de s�approprier le soleil. On retrouve une telle permutation dans le dispositif des exaltations astrologiques: la lune initialement en bélier va permuter avec le soleil en taureau (cf Clefs pour l�Astrologie, Paris, Seghers, 1976 et 1994). Dans le rapport soleil -lune, la lune est le facteur le plus rapide et le soleil a une position relativement statique, comparativement, l�on a bien là une dialectique entre l�espace solaire et le temps lunaire. Car si la lune occuppe un faible espace, elle se ratrappe par la richesse de sa cyclicité. La Lune apporte une forte valeur ajoutée à l�énergie qui lui vient de la nature tout comme l�Humanité a appris à transmuter les matières premières en de nouveaux produits. L� Humanité peut beaucoup mieux s�identifier à la Lune qu�au Soleil.

Mais qui ne voit que le croissant de lune a une dimension phallique et d�ailleurs que la lune correspond à un processus d�érection alors que le soleil, en tant qu�anneau � mot qui a donné année � représenterait bien plutôt le vagin? Dialectique du croissant- crochet et de l�anneau : . la pleine lune correspondrait au coït, lorsque la lune-phallus parvient à occuper tout le vagin. . Quant à Saturne, l�opposé du soleil, avec lequel la Lune est en rapport, porte une faux qui n�est autre qu�un croissant? D�ailleurs, l�histoire d�Isis et d�Osiris, avec la perte du phallus d�Osiris, est en rapport avec la nouvelle lune mensuelle , puisque la lune disparait alors et qu�il faut la retrouver, grâce à l�ingéniosité d�Isis.. Le croissant de la lune est à rapprocher de l�arc que l�on bande et qui décoche des fléches, le soleil étant la cible, on emploie en anglais pour dire que l�on a tapé dans le mille, l�expression « bull�s eye », l�oeil du taureau.

Le niveau solaire est brut, il n�a pas été traité, il est un premier jet tandis que le niveau lunaire implique une décantation, une transmutation, une sublimation qui peuvent rendre méconnaissable le matériau d�origine à l�instar d�un bloc de marbre sculpté, bref un autre niveau de conscience. Le solaire est de la pate à modeler, absolument nécessaire certes mais nullement suffisante pour rendre compte du résultat final. Le soleil est au commencement, la lune à la fin des choses, l�un est dans l�infini et l�autre dans le fini. . Il est donc étonnant de voir la lune associée à une dimension archaïque (cf André Barbault, Soleil & Lune en astrologie, op. cit) alors que le soleil est bien plus ancien que la Lune.

Les personnes ou les époques qui sont dans la solarité pensent pouvoir ignorer, négliger les constructions humaines � diversité des langues, des cultures � pour tout ramener à un dénominateur commun origine, la solarité correspond donc à un processus involutif, à une régression, à un retour vers l�essentiel, à une réaction face à un progrés lunaire qui aurait failli, d�où les notions d�égalité, d�universalités, d�abolition des frontières, autant de constructions lunaires qui se révéleraient pernicieuses, dangereuses.

Le fait d�avoir mal défini la dialectique soleil -lune aura conduit l�astrologie, depuis des siècles, à ne plus être en phase avec les problématiques étudiées notamment en philosophie. C�est ainsi que selon nous, le rapprochement avec la pensée de Spinoza n�a pu se faire du fait de la corruption du modéle astrologique. Le déclin de l�astrologie tient à ce que philosophiquement ce qu�elle met en avant ne fait plus sens pour la pensée moderne non pas tant comme on pourrait le croire au niveau de ses fondements scientifiques mais de son incohérence conceptuelle, ce qu pose la question de la quallité philosophique de ce qu�elle véhicule.

A contrario, une fois clarifié le rapport soleil-lune, il est alors possible d�entrer de plein pied dans la philosophie telle qu�elle s�exprime au cours de ce XVIIe siècle européen durant lequel l�astrologie avait encore maintenu un certain nombre de positions honorables.

Citons ainsi quelques passages spinoziens ((cf Hadi Rizk; Comprendre Spinoza, Paris, A. Colin, 2006, p. 19-22) en prenant en compte que, pour nous, le soleil représente l�infini et la lune le fini :

» La liberté désigne la chose qui est  » déterminée à agir par elle-même alors qu�on appelle contrainte la chose qui est « déterminée par une autre à exister et à produire quelque effet « (Ethique I, déf. 7)

« Cette chose finie persévére et agit, ce qui suffit à établir que Dieu n�agit pas sur elle à la manière d�un artisan qui applique sa force et son talent sur un matériau inerte. au contraire, les choses disposent d�une part divine qui constitue leur force interne: les choses sont au moins en partie le produit de leur propre activité. »

Entendons par là que le plan lunaire ne se réduit nullement au plan solaire, qu�il en émane certes mais accéde à une autre dimension qui le met en dialectique avec le dit plan solaire. En ce sens, pour renverser la proposition souvent entendue, la lune (homme) serait l�avenir du soleil. (femme). Nous dirons que la Lune c� est le soleil en acte mais si le Soleil est la vie, la Lune est la mort, si le Soleil est l�être, la Lune est l�avoir. Celui qui est porteur en lui-même de ses propres outils appartient à la sphère solaire, celui qui doit fabriquer ou faire fabriquer les instruments dont il se sert, appartient à la sphère lunaire. On ne peut voler ses outils au premier sans le tuer alors que l�on peut s�emparer des instruments forgés, artificiels, sans porter atteinte à l�intégrité physique de son propriétaire. C�est ce qui distingue l�homme qui se bat avec ses poings et celui qui utilise un arc ou une épée, celui qui procrée avec ce qui émane de son corps et celui qui travaille la glébe avec une charrue�. Quand on meurt, on peut léguer ce que l�on a mais non ce que l�on est et c�est en ce sens que nouis dirons que la Lune est dépassement de la mort, qu�elle l�apprivoise, qu�elle la trompe.

La femme est avant tout un être solaire par une certaine forme d�indifférenciation, de faculté d�identification à toute chose qui est dans sa proximité, il suffit qu�elle se déplace � spatialement � pour être autre ou pour prendre la place de l�autre alors que l�homme est avant tout un être lunaiere en ce qu�il parvient à se différencier plus en profondeur et de façon plus permanente, en se servant du temps pour cela. La femme n�a qu�une conscience floue de l�altérité � en fait elle n�y croit guère, elle n�y voit qu�une contingence passagère alors que l�homme assume pleinement celle-ci. Ceci explique pourquoi la femme a du mal à penser qu�elle puisse différer radicalement de l�homme. L�être lunaire veut dépasser les barrières, les clvages, les relativise, les considérant comme contingentes, pour lui le Temps n�est pas créateur, tandis que l�être solaire se veut dans la finitude et non dans la complétude, il ne croit pas que les êtres soient interchangeables et que seul compte la place qui leur est assignée.

L�astrologie est un phénoméne lunaire alors que l�astronomie est solaire, c�est ce qui explique probablement leur désaccord mais aussi leur complémentarité. On peut d�ailleurs regretter que tant d�astrologues aient une approche solaire et non pas lunaire du monde, c�est à dire qu�ils ne comprennent pas que l�astrologie est une création par l�Homme lunaire à partir du cosmos solaire.

Leggi il seguito http://lenouvel-editions.com

 

Jacques Halbronn
(Conseil Supérieur de l’Astrologie Française, CSAF)

 

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jacques Halbronn Le double bind des femmes par rapport aux hommes

Posté par nofim le 15 octobre 2021

jacques  Halbronn  Le double bind des femmes par rapport aux hommes

 

Les rapports humains sont marqués par des paradoxes qui risquent de déconcerter et d’égarer. Il y a notamment le phénoméne de double contrainte (double bind) qui entretient des contradictions comportementales et il faut du temps pour dénouer l’écheveau.

Selon nous, les hommes – du moins ceux ayant un certain génie- exercent de la fascination sur la gente féminine et c’est d’ailleurs ce qui leur permet de détecter, de façon plus ou moins subconscientes- les hommes ayant le plus fort potentiel. Elles convergent vers lui à la façon dont les spermatozoides convergent vers l’ovule. Julie Kern écrit :  » Lors de la fécondation, l’ovule guide les spermatozoïdes jusqu’à lui mais ces derniers ne réagissent pas tous aux signaux chimiques qui leur parviennent. Au final, l’ovule « choisit » les spermatozoïdes les plus réceptifs aux molécules chimioattractantes qu’il sécrète »  Il y a  là un paralléle que l’on pourra juger osé: les femmes se comporteraient comme des spermatozoides. L’ovule de la femme choisit parmi les spermatozoides de l’homme et l’homme choisirait parmi les femmes qui vont vers lui. »

Cette fascination de la femme pour les « grands hommes »explique que sur le plan culturel les femmes rechercheront la compagnie des hommes car elles sentent plus ou moins consciemment que les hommes sont en mesure de leur livrer un matériau qu’elles auront la tâche de structurer, de ciseler comme nous l’avons expliqué ailleurs à propos de la dialectique matière-forme au sujet de laquelle bien des contresens se sont greffés. En ce sens, les femmes sont attirés par un certain désordre  car elles le prennent pour un défi- un challenge- voire une provocation. Ce qui est trop poli ne les excite pas. Rappelons que pour nous le F de femme correspond à la forme, à ce qui est « fini », défini alors que  M du mâle, du masculin, correspond à ce qui est en mouvement, à ce qui est « moteur, en mutation ».  La double contrainte des femmes d’aujourd’hui tient à ce qu’elles sont obligées d’assumer un certain déni, au nom de l’égalité, en raison d’un refus de verticalité au nom de l’horizontalité, ce qui conduit à la théorie du genre (gender theory). Revenons sur  ces notions du H  et du V. au prisme de la théologie.

Pour nous les hommes et les femmes ne relévent pas du même « dieu ». Le Dieu des femmes, c’est l’homme du type Jésus, l’homme  créateur, le leader alors que le Dieu des hommes est plus transcendantal, sans se confondre avec la Nature (cf le Deus sive Natura de Spinoza). On dira que ce qui reléve de la verticalité se situe hors de portée du pouvoir humain alors que ce qui reléve de l’horizontalité est  à sa portée. Il y a là une forme de paradoxe mais le génie ne – se situant au Ciel -va pas adorer le génie mais une instance supérieure alors que la femme peut mettre un homme sur un piédestal, lui vouer un culte. Avec la théorie du genre, l’on essaie de présenter la verticalité comme de l’horizontalité, c’est à dire un phénoméne qui peut être modifié, reprogramme par notre Humanité. C’est bien là que se manifeste le double bind quand la femme scie la branche sur laquelle est perchée.

 

 

JHB 15 10 21

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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jacques Halbronn Cyclologie,Théologie et dialectique du masculin et du féminin, de la matière et de la forme

Posté par nofim le 9 octobre 2021

jacques  Halbronn  Cyclologie, Théologie et dialectique du masculin et du féminin, de la matière et de la forme. 

 

On ne saurait exagérer l’importance d’une approche interdisciplinaire à condition d’avoir approfondi et fait avancer les différents domaines ainsi connectés. Quand on travaille sur différents sujets, il est heureux de parvenir à une certaine synergie. Il n’est, en tout cas, pas recommandé de récupérer des notions de seconde main. Nous avons récemment repensé le rapport matière-forme lourdement hypothéqué par une approche morphosémantique qui a ses limites et ses travers comme lorsque l’on rapproche sans sourciller  matière et « mater. Tout emprunt non critique  risque d’être  mal venu, au bout du compte.

Nous proposerons ici une nouvelle lecture de l’astrologie EQSOC (Equinoxes-Solstices) à l’aune de ces dialectiques. Nous dirons que les phases « EQ » sont plus en phase avec le masculin  et la matière et les phases SOC avec le féminin et la forme, sachant que matière précéde et sous tend la forme. Au niveau théologique, nous avons distingué depuis déjà un certain temps le stade du dieu original (1) de celui du dieu  créateur de notre monde (2) et de celui du génie  capable de structurer et de restructurer  nos modes de vie (3). Ces trois stades exigent des conditions d’ordres différents qui ne sauraient se confondre.

L’astrologie EQSOC  traite des deux derniers stades (2 et 3), ce qui correspond aux deux périodes  du cycle saturnien  et à la dualité masculin-féminin, évoquée au début du Livre de la Genése. Quand il y a alternance, il est bon de rechercher l’intervention de deux énergies distinctes. Ainsi, tout ce qui fait sens pour le rapport matière -forme est éclairant, a valeur heuristique, pour appréhender et décrire le phénoméne EQSOC.

L’Equinoxe se définit, au regard du cycle saisonnier,  étymologiquement, comme un  refus de structuration, ce qui caractérise la Matière  et inversement  le Solstice se définit comme une résistance (« stice », arrêt comme dans armistice) face à un certain bouillonnement fusionnel.

Pour nous, le féminin a vocation à mettre des limites, à fixer une fin, une finalité, des définitions -autant de termes débutant par la lettre « F » comme le terme lui-même. Il y aurait donc alors un passage de relais, au bout de 7 ans, ce qui renvoie au Songe de Pharaon, des vaches grasses et maigres (livre de l’Exode) La matière serait « grasse » et la forme serait « maigre », marquée par une décantation à l’instar du sculpteur  face à un bloc de matière informe.

Théologiquement,  nous avons l’opposition entre un dieu lointain, intervenant dans un temps et un espace qui nous dépassent  et un dieu proche, ayant forme humaine, à l’instar d’un « Jésus Christ ». La fin d’une phase équinoxiale  constitue un temps d’arrêt face à un processus tourbillonnaire, donnant le vertige. C’est alors que les hommes seraient relayés par les femmes, ce qui implique un certain ralentissement  lié à la diversité des structures à l’oeuvre. Nous avions dès 1976  proposé de distinguer (Clefs pour l’Astrologie, Ed Seghers) le temps « U » (comme  Unité)  et le temps « M »‘ comme Multiplicité.

On dira donc que la période EQ  donne le pouvoir au masculin  et la période SOL au féminin. Ce qui s’est passé en 1989 et lors des années qui suivirent  illustre bien  ce qu’il faut attendre d’une phase SOL avec l’ébranlement, l’effondrement d’un ensemble qui paraissait marcher « comme un seul homme ». La phase EQ  est celle du désenclavement, du désenchainement alors que la phase SOL  fait ressortir des entraves, des contraintes.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

JHB

09 10 21

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Jacques Halbronn Le cycle matière forme, masculin féminin. La poule et l’oeuf.

Posté par nofim le 6 octobre 2021

Jacques Halbronn  Le cycle matière forme, masculin féminin. La poule et l’oeuf.

 

Prenons  le cas du phallus, il y a analogie avec le pis de la vache et le vagin de la femme  le traie et en fait jaillir  le sperme. On est donc en présence d’une aporie: selon l’exemple que l’on prend,   la « source » sera mâle ou femelle. On songe aussi à la poule qui vient renforcer le pôle féminin. 

L’on  notera toutefois que les exemples allant dans le sens du féminin matriciel  sont emprunté aux animaux et non point  au genre humain/

En outre, sur le plan culturel,  l’homme (de génie) apparait comme celui que l’on va traire, ce qui va dans le sens du phallus qui est aspiré en quelque sorte par la femme. Nous avons déjà rencontré ce type de probléme avec le mot matière qui est pour nous lié au masculin et ce en  dépit d’un rapprochement tentant avec « Mater ».

La lecture des premiers versets du Pentateuque nous enseigne qu’au commencemnt était le « tohu bohu lequel précéda la « création du ciel et de la terre ».

 

 

 

א בְּרֵאשִׁית, בָּרָא אֱלֹהִים, אֵת הַשָּׁמַיִם, וְאֵת הָאָרֶץ.  1 Au commencement, Dieu créa le ciel et la terre.
ב וְהָאָרֶץ, הָיְתָה תֹהוּ וָבֹהוּ, וְחֹשֶׁךְ, עַל-פְּנֵי תְהוֹם; וְרוּחַ אֱלֹהִים, מְרַחֶפֶת עַל-פְּנֵי הַמָּיִם.  2 Or la terre n’était que solitude et chaos; des ténèbres couvraient la face de l’abîme, et le souffle de Dieu planait à la surface des eaux.
ג וַיֹּאמֶר אֱלֹהִים, יְהִי אוֹר; וַיְהִי-אוֹר.  3 Dieu dit: « Que la lumière soit! » Et la lumière fut.

 

 Ce  texte est assez confus car il nous raconte que Dieu créa  simultanément le Ciel  avec  la Terre puis il nous signale juste après que la terre était Tohu bohu.

Selon nous, la Terre  est masculine bien que de genre féminin grammaticalement tant en français qu’en hébreu ou en allemand.(die Erde) et la forme est  féminine, elle structura la matière, elle l’exploite, elle la « traie » tout comme un  pianiste jouera du Bach et s’appropriera sa musique.

Dans le domaine économique, on retrouve la même ambiguité entre l’employeur et l’employé. Qui se sert de qui? SElon nous, l’on peut tout à fait décider que c’est l’employé qui se sert de l’employeur dont il tire un « emploi », « ‘du travail, un salaire. Mais d’aucuns n’hésiteront pas à adopter la thèse inverse en se fondant sur l’usage de la langue quant au sens du mot « emploi ». Or, celui qui  fait une découverte créera ipso facto « de l’emploi », ce qui profitera à plus d’un.  Si l’on revient à l’exemple de la procréation, un seul homme peut mettre enceintes un grand nombre de femmes qui auront reçu sa semence. Se pose ainsi la dialectique de l’émetteur et du récepteur et dans bien des cas c’est bien le récepteur qui impose sa loi à l’émetteur, l’instrumentallise.

L’être qui  est chargé de la forme n’exerce-t-il point un certain pouvoir en « finalisant » ce qui n’est qu’ébauche, brouillon, esquisse? Il produit l’objet, il fixe un objectif alors que la matière se contente d’être et de vivre sans chercher à fixer ou à se fixer. La forme crée du discontinu à partir du continu, du flux de la matière que l’on peut représenter comme de la lave en fusion alors que la forme impliquerait un refroidissement et un asséchement, une cristallisation, un processus qui va figer et se figer.

Un tel questionnement peut, on en conviendra, entrainer des  conséquences majeures au niveau socio-économique. On précisera que pour nous, seul le génie incarne le masculin et que c’est là une denrée, une épice (cf Dune) rares. SElon nous, il revient à la femme de s’attacher à l’homme  à condition qu’elle éprouve  à son égard une certaine admiration, sachant que c’est à tout le genre masculin qu’elle rend ainsi hommage.

 

 

 

 

 

 

JHB 06 10 21

 

 

 

 

 

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Jacques Halbronn Manifeste du « Qualisme », de la « queste. »

Posté par nofim le 21 septembre 2021

Jacques  Halbronn  Manifeste du « Qualisme », du questionnement

 

 

La lettre Q n’est pas très populaire en français en raison de sa consonance avec certains

termes jugés vulgaires. C’est ainsi qu’à la BNF, il n’y  a pas de « Salle »  Q. Il resre que

l’initiale Q, au niveau morphosémantique est singulièrement porteuse. On a le Q

de Question, de (s’en)quérir  de quand, de (pour)quoi, de qui, de (le)quel,  de qualité

(comme de quantité)/ et ainsi de suite. Et l’on pourrait ajouter le quomodo latin qui

a donne notre comment (commentaire). En latin, on trouve aussi  le quia, le quid,

le quo (Quo vadis) le quando.  Dans les langues germaniques, l’initiale Q a disparu

dans who, what,  which, when, where. pour l’anglais. On a un probléme en  français avec le « où » qui ne comporte

pas le  Q  initiale du quo latin.  C’est probablement à rapprocher de « unde ».

D’où  le Qualisme – prononcer Quoilisme)  que nous proposons pour signaler et dénoncer

la crise du questionnement qui fait que l’on ne prend plus la peine de demander

« lequel » quand on parle de « Dieu », de « peuple ». On ne sait plus qui parle et à qui

l’on s’adresse. On reste délibérément dans le vague et cette absence du Q est

assourdissante.

Face au premier verset de la Genése, se pose  ainsi une triple question:

א בְּרֵאשִׁית, בָּרָא אֱלֹהִים, אֵת הַשָּׁמַיִם, וְאֵת הָאָרֶץ.  1 Au commencement, Dieu créa le ciel et la terre.

 

Mais quel Dieu, quel Ciel et quelle Terre. Et l’on pourrait plus loin demander

« Quelle humanité (Adam).? L’article défini  devrait le plus souvent laisser la

place à l’article  indéfini: un certain Dieu, un certain Ciel, une certaine Terre (promise)

, un certain Peuple etc.Il y  a là abus de non-qualification. Or, la langue nous donne

les moyens de qualifier, de préciser de quoi, de qui  il est question. La langue nous

enseigne qu’il y a un « nous » et un « vous », donc une dualité sociale tout comme elle

distingue le masculin et le féminin/ Ce sont là les acquis  parfois altérés -

du morphosémantique. passés à la trappe. Quel temps fait-il? A  quel niveau  se place-t-on?  On pense

à l’Ecclésiaste: il y a un temps pour chaque chose, ce qui répond  au quoi et au

quand.

Nous voudrions par ce Manifeste, revendiquer le droit de demander de quoi, de qui

parle-t-on? Quel est le dieu dont il est ici question  et que vous désignez sans le

moindre article.  Quel est le peuple,  auquel « Dieu » – ce Dieu- s’adresse quand il dit

« mon peuple » (Ami en hébreu) ?

Exode  III

ז וַיֹּאמֶר יְהוָה, רָאֹה רָאִיתִי אֶת-עֳנִי עַמִּי אֲשֶׁר בְּמִצְרָיִם; וְאֶת-צַעֲקָתָם שָׁמַעְתִּי מִפְּנֵי נֹגְשָׂיו, כִּי יָדַעְתִּי אֶת-מַכְאֹבָיו.  7 L’Éternel poursuivit: « J’ai vu, j’ai vu l’humiliation de mon peuple qui est en Égypte; j’ai accueilli sa plainte contre ses oppresseurs, car je connais ses souffrances.

 

La langue met à notre disposition  la forme possessive (qui est suffixale en

hébreu) comme  le  Elohénou  du Ecoute Israel.

 

  Texte original
Écoute, Israëla, l’Éternel, notre Dieu, l’Éternel est UN. Chémâ, Israël, Ado-naï Elo-henou, Ado-naï Ehad’ שְׁמַע, יִשְׂרָאֵל: יְהוָה אֱלֹהֵינוּ, יְהוָה אֶחָד.

Si c’est « notre Dieu », ce n’est celui des autres. Là encore, le Qualisme a son

mot à dire. De quel Dieu parle-t-on? Et pourquoi est il précisé dans les

Dix Commandements :  »Tu n’auras pas d’autres dieux devant ma face. » Cela implique

qu’il  y a d’autres dieux mais qu’un certain dieu est lié à un certain peuple.

Ne pas prendre la peine de  préciser qui est qui, qui  fait quoi,  n’est  ce pas  favoriser le vol,

l’appropriation  d’identité?.

Le Qualisme, c’est le droit désormais de ne plus laisser passer des expressions

équivoques. Pour nous, au niveau théologique, on ne saurait confondre

l’univers  et notre petit monde terrestre avec « son » ciel, celui du systéme solaire.

Autrefois, quand on ne connaissait pas l’immensité de l’univers, l’on pouvait

ne pas faire de distinguo. Mais ce n’est plus le cas et  Balise Pascal parlait déjà des deux

infinis. entre lesquels  notre humanité se trouvait.

Ainsi, ce « Dieu » qui créa notre ciel et notre terre, comment serait-il à l’origine

de tout l’Univers. Or, dans bien des cas  l’on continue à parler de  Roi de tout

l’univers »(Melekjh ha Olam)  pour désigner le dieu de la Bible. C’est  bien là une

formule outrée. Ce dieu n’est pas le dieu de tout l’univers et même pas le dieu de toute

l’Humanité. C’est un dieu aux pouvoirs limités.

Dans un autre texte, sur matière et forme, nous précisons que le dieu premier est

illimité mais notre dieu ne l’est pas, c’est un dieu second, un « démiurge » et en cela

il est féminin et non masculin.

Dans le même chapitre de la Genése, il est question de la dualité de « Dieu » (Elohim)

à la fois masculin  et féminin  tout comme l’est  Adam, c’est à dire Matière et Forme.

 

כז וַיִּבְרָא אֱלֹהִים אֶת-הָאָדָם בְּצַלְמוֹ, בְּצֶלֶם אֱלֹהִים בָּרָא אֹתוֹ:  זָכָר וּנְקֵבָה, בָּרָא אֹתָם.  27 Dieu créa l’homme à son image; c’est à l’image de Dieu qu’il le créa. Mâle et femelle furent créés à la fois.

 

La matière précéde la forme et la forme structure la matière et en cela elle vient

en second tout comme le dieu qui  « crée » notre Ciel et notre Terre, est un dieu

qui  passe de la matière à la forme, de la puissance à l’acte, de l’illimité au limité. Ce

dieu a ses limites, il doit se limiter, se focaliser. Face à une théologie duelle, il

y a, selon nous, une anthropologie duelle, celle de l’homme et de la femme, celle

du génie  et de la génitrice. Nous ne sommes pas  le seul aboutissement de 9 mois de

grossesse mais  résultat d’une longue hérédité, d’un temps autrement plus long.

Et puis le Qualisme ne saurait  faire abstraction du « quand », ce qui renvoie à

l’astrologie, c’est  à dire à notre Ciel jumelé à notre Terre et qui confère à notre

temps des phases, des périodes et l’on ne peut pas parler comme si notre

temps n’était pas structuré, d’où le sens de la formule citée de l’Ecclésiaste (Kohélet)

On notera qu’en anglais,   quality cohabite avec « equal ».(cf aussi équinoxe). alors qu’en français, on dit « égal », ce qui montre la parenté entre le g et le Q, comme dans leur

rappoer au « u »:  guerre  et  querelle.

 

JHB   21 09 21

 

 

 

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Jacques Halbronn Sur l’inversion sémantique du masculin et du féminin. Matière & forme

Posté par nofim le 21 septembre 2021

Jacques Halbronn  Sur l’inversion sémantique  du masculin  et du féminin  Matière et  Forme

 

LA thèse que nous soutiendrons ici est celle d’une inversion très ancienne autour du féminin. Nous nous référerons aux premiers versets du chapitre premier du Livre de la Genése:

 

 

 

א בְּרֵאשִׁית, בָּרָא אֱלֹהִים, אֵת הַשָּׁמַיִם, וְאֵת הָאָרֶץ.  1 Au commencement, Dieu créa le ciel et la terre.
ב וְהָאָרֶץ, הָיְתָה תֹהוּ וָבֹהוּ, וְחֹשֶׁךְ, עַל-פְּנֵי תְהוֹם; וְרוּחַ אֱלֹהִים, מְרַחֶפֶת עַל-פְּנֵי הַמָּיִם.  2 Or la terre n’était que solitude et chaos; des ténèbres couvraient la face de l’abîme, et le souffle de Dieu planait à la surface des eaux.
ג וַיֹּאמֶר אֱלֹהִים, יְהִי אוֹר; וַיְהִי-אוֹר.  3 Dieu dit: « Que la lumière soit! » Et la lumière fut.

 

On note ici  la façon dont la « Terre » (Eretz) est  (mal)traitée; Le terme  « tohu bohu » est passé dans la langue française et est ici traduit par «  solitude et chaos

On peut liire  » « Lors d’un grand désordre ou encore d’une grande agitation, on parle parfois de «tohu-bohu».

Que l’on ait pu associer  la femme , à un certain moment, avec   un tel état ne saurait surprendre outre mesure.

Or, la Terre, c’est la Matière et cela se  rapproche de la  Mater, de la Mère alors même que le lettre M  est associée avec le Masculin, le Mâle. On retrouve cette initiale dans le nom de Moïse (Moshé) qui guide les enfants d’Israel vers la Terre Promise.

Par voie de conséquence,  du fait de l’opposition de la  Matière et de la forme, on aura relier la forme au Père, le P étant lié au F (d’où le ph  qui se prononce  F)  ce qui renvoie à la Forme.  Le père se dit en anglais Father et en allemand Vater (prononcé Fater)

LA problématiuqe Matière et Forme  a  été traitée de longue date, notamment chez Platon, la matière étant la substance du monde telle qu’elle existe avant ou indépendamment de toute définition formelle », nous dit-on. Il est question du passage du désordre à l’ordre, du chaos au cosmos. La matière doit être « organisée »,  « structurée »  au moyen de la Forme.. (cf  Sébastien Drouin. « Pluche et le Songe de Démocrite » (in Collectif   Écrire la nature au XVIIIe siècle : autour de l’abbé Pluche. 

Selon nous, à un certain stade, on aura construit une image négative de la Matière et on l’aura associée à la Femme laquelle sera surnommée Mater. Chassé croisé qui aura conduit l’homme à  être associé avec la Forme, le F renvoyant au départ  à la Femme, à la femelle.

Les lignes citées de la Genése tendant à survaloriser la Forme par rapport à la Matière, ce qui est second par rapport à ce qui est premier (matière première).. On le voit avec Jacob (Israël)  l’emportant sur son « aîné » Esaü (Edom). Il y  a là un acte subversif qui se manifeste à la mort de Salomon dans le refus des Israélites de se soumettre  plus longtemps à la dynastie davidienne. On sait aussi que Jésus déclara être venu pour les « brebis perdues d’Israel) », cette population de « second rang » en marge du monde juif. Rappelons qu’Isaac, fils d’Abraham,  l’emporte sur son ainé Ismaël Il s’agirait donc pour le judaisme de rejeter ces versets de la Genése qui sont marqués par une hostilité, un mépris affiché à l’encontre de ce qui vient en premier. La morphosémantique nous aura permis de rétablir l’état initial de la dite dialectique autour des lettre M  et F.

Une inversion  est également à noter à propos du culte du porc et  du passage à un tabou   (cf  de Youri Volokhine, Le Porc  en Egypte ancienne)

Nos travaux autour de l’homme et de la femme confirment une telle approche: l’homme est plus à son aise dans l’illimité, l’infini  et la femme dans ce qui est bien défini, délimité, terminé. L’enfant n’est pas seulement le résultat de 9 mois de grossesse mais d’une trame héréditaire, génétique bien plus étendue dans le temps.

On notera que l’on a tort de rapprocher la matière de l’élement terre car la terre est ce qui cristallise, qui sert de moulage, donc elle est liée à la forme. C’est bien plutôt, selon nous, l’eau qui correspondrait- parmi les 4 Eléments, à la « matière »laquelle nous percevons comme  un magma en mouvement, ce qui renverrait éventuellement à de la lave en fusion, reliant l’eau et le feu. 

 

A  propos  de l’iinversion  masculin  féminin, matière forme, on signalera le cas du pronom personnel de la deuxiéme personne en hébreu  avec le mascxulin rendu par « ata » et le féminin par « at »  -ce qui vaut aussi pour le marqieur du possessif. Or, il est clair que le marqueur du féminin dans cette langue correspond à un suffixe termine  par « a »:  Haver, l’ami, Havera, l’amie , Gadol, grand, Guedola, grande et ainsi de suite. Comment expliquer une telle inversion?

 

 

 

 

JHB

24 09 21

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Posté par nofim le 24 août 2021

 

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jacques halbronn La double problématique émission réception chez la femmes

Posté par nofim le 6 août 2021

La double  problématique  émission réception chez les femmes

Par  Jacques Halbronn

 

Il s’agit ici d’insister sur une sorte de paradoxe qui mettrait en évidence le fait que les femmes  seraient à la fois, en même temps,  hyper-réceptives  et  hyper- émettrices.

Nous avons déjà traité du besoin de communiquer, de s’exprimer oralement chez les femmes, en général au point de perturber les lieux où elles se trouvent en ne respectant pas le silence. C’est plus fort qu’elles : comme si parler, échanger était vital et l’emportait sur toute autre considération, telle une loi irrépressible  de la Nature. En ce sens, leur sociabilité  s’apparenterait étrangement  à un comportement antisocial où elles semblent se moquer éperdument de la gêne qu’elles provoquent dans les lieux publics.

Mais par ailleurs,  les femmes  seraient marquées par une forme d’interdépendance les conduisant à une propension à la consommation donc à la réception, à se prêter à un processus d’intrusion de la part d’autrui, à se laisser pénétrer  aussi bien  physiquement qu’ intellectuellement, ce dont elles ne manquent pas, par ailleurs, de  se plaindre, notamment en brandissant l’accusation de  viol , de non consentement  et l’on sait que le mot « viol » peut s’entendre de diverses manières comme dans l’expression  « viol des consciences »

Or, est-ce que le fait d’assister à un concert ou de lire un livre n’est pas une marque d’influençabilité ? On prend plaisir à ce que l’autre a à offrir. On s’intéresse à ce qui se dit, s’écrit, se joue. Ce qui d’ailleurs peut faire obstacle à l’existence d’une autonomie véritable, au nom de la Culture.

Comment donc  concilier ces deux facettes : à la fois une boulimie  de la réception   et une impulsivité dans l’émission ? Dans les deux cas de figure

 

Un tel profil  semble s’opposer au comportement masculin lequel serait, quant à lui, à la fois  moins enclin à consommer, à se laisser pénétrer par  autrui et à la fois plus exigeant, plus sélectif dans son mode de communication. Comment  des comportements aussi différents peuvent-ils cohabiter, notamment dans le couple sinon de façon tout à fait ponctuelle ?

En fait, notre description contrastée ne vaudrait que pour une minorité d’hommes, ceux que nous qualifierons de Jupitériens peu faits pour fréquenter l’autre sexe. Cette  minorité masculine correspond à une certaine élite, marquée par sa faculté créative qui la rend à la fois peu réceptive à autrui et à la fois  très exigeante envers elle-même , ce qui implique une démarche fort sélective.

En tout état de cause, le Jupitérien appréciera le silence et le non verbal, la présence physique. On connait la formule « Sois belle et tais-toi ! »/

Avec les régles sanitaires actuelles, le non verbal  est difficile puisque l’on ne voit que partiellement les traits du visage de l’autre, cachés par le masque : le  rire bruyant  l’emporte sur le sourire silencieux et tout semble devoir passer par la parole et cela vaut évidemment pour le téléphone (hormis le skipe). Cela force à parler, à s’exprimer et l’on se demande alors si la parole ne serait pas un palliatif à une déficience du visuel, et il est probable que dans la Caverne (de Platon), on devait beaucoup deviser, bavarder, ce qui vaut aussi pour les aveugles.

En ce sens, ne pourrait-on parler d’une « cécité » féminine où la parole remplacerait le regard ?Et pourtant l’on parle bien  en anglais  de « love  at first sight », notre « coup de foudre ». Sight c’est la vue. (littéralement à première vue) Il nous semble qu’à bien des égards, la parole se révéle superfétatoire, que l’on peut s’en passer et cela vaut d’ailleurs dès le plus jeune âge, avant même l’apprentissage culturel d’une langue bien établie.

Cela nous renvoie à certaines plaintes de la part de femmes qui regrettent que l’on n’ait point balisé en temps voulu  une  relation  à venir par une demande en bonne et due forme visant à obtenir un consentement en régle. Et là encore,  on retrouve notre paradoxe, à savoir que la femme est fort réceptive, qu’elle est tentée, « intéressée »  par ce qu’autrui  est susceptible de lui apporter, ce qui implique une certaine ouverture qui correspond d’ailleurs à son anatomie, en comparaison avec celle de l’homme. La femme aime bien que l’on devine ce qu’elle ressent, ce qui exclue qu’on le lui demande. Quel dilemme !.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

JHB

06 08 21

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