jacques Halbronn L’astrologie comme révélateur du masculin et du féminin

Posté par nofim le 30 janvier 2021

L »astrologie comme révélateur du masculin et du féminin

par  Jacques  HALBRONN

 

Les  gens peuvent être attitrés vers l’astrologie pour des motifs fort divers. Soit parce qu’elle apporte de la clarté, soit parc son côté mystérieux. Expliquons-nous: il semble que certaines personnes  ne soient pas vraiment génées de se servir de planètes encore inconnues au milieu du XIXe siècle comme Neptune, astre découvert en 1846. Or, cela signifie que cette planète aurait agi sur nous à notre insu, des siècles durant. C’est ainsi qu’André Barbault s’intéressera, comme on sait, au cycle Saturne-Neptune, à peine un siècle plus tard (cf son étude  in les Cahiers Astrologiques de 1946) Un autre cas intéressant concerne les personnes qui attachent une grande importance à l’heure de naissance tout en sachant que cette information aura  souvent manqué aux astrologues d’autrefois. Or, cette donnée est extrémement fragile pour toutes sortes de raisons au point que l’on puisse dire que l’humanité a pu bien souvent ignorer ce  facteur, ce qui signifie qu’il intervenait à notre insu. Les travaux de Gauquelin ne nous prouvent en effet aucunement que l’heure de naissance était bien connue  autrefois mais seulement que cela jouait son rôle, le plus souvent à notre insu. Autrement dit, entre les tenants de Neptune et ceux  de l’heure de naissance, nous avons affaire à une catégorie d’ astrologues ayant un certain penchant pour l’inconnu!.Or, il existe une autre population d’astrologues qui ne procèdent pas de cette façon et qui, de beaucoup, préfèrent que l’on puisse voir dans le ciel à l’oeil nu les configurations qui nous concernent  et pas seulement dans les éphémérides papier ou sur écran. Cette seconde catégorie  refusera donc de se servir de Neptune et encore plus de Pluton et s’intéressera davantage au signe solaire qu’à l’ascendant car le signe solaire est une chose facile à connaitre sans besoin de l’heure exacte de naissance, fournie par l’état civil, de même elle préférera les transits à des techniques plus pointues mais qui dépendent directement de la supposée exacte heure de naissance. C’est d’ailleurs ainsi qu’autrefois, l’on « rectifiait » l’heure de naissance à partir de quelques événéments clefs de l’existence, comme le mariage, lui aussi  comme la naissance attesté par un document officiel.(livret de famille) Notons d’ailleurs en passant que Gauquelin n’a rien trouvé- pendant 40 ans de recherche  de corrélations de statistiquement probant pour les planètes au delà de Saturne. Cette autre catégories d’astrophiles préfère instinctivement  avoir affaire à des astres qui se voient et dont on peut suivre le déplacement dans le ciel. Ils s’en tiennent donc au septénaire qui a servi à baptiser nos jours de la semaine.D’ailleurs, en France,  l’on aura intégré les transsaturniennes qu’à partir de la fin du XIXe siècle (cf La Vie astrologque il y a cent ans, Paris, 1992), à la différence de ce qui se pratiquait outre Manche. Et quant aux astrologues de l’Inde, ils se seront encore plus longtemps abstenus d’un tel apport. Mais par la suite, en France, notamment à la suite de  Dom Néroman, dans les années trente du XXe siècle, l’on se passionnera pour notamment la fixation des maitrises des « nouvelles » planètes.-cf notre ouvrage Clefs pour l’Astrologie, Paris, Seghers 1976) En raison de notre intérêt pour la dialectique du masculin et du féminin,  nous serions tentés  d’expliquer un tel clivage entre ces deux motivations  au moyen de la dite dualité. Nous dirons donc que le tempérament féminin correspondrait au premier groupe que nous avons identifié  et que le tempérament masculin correspondrait au second; ce qui ne recouvre pas forcément les femmes et les hommes car bien des hommes peuvent avoir un « anima » (Jung)  fort puissant. Si notre proposition était valable, cela signifierait que la nature féminine ne chercherait pas à tout comprendre, à tout contrôler et qu’elle ne serait donc pas trop génée par le fait que certains astres nous auraient été en quelque sorte « cachés » pendant des millénaires ni par le fait que l’on n’ait pendant fort longtemps guère été en mesure de connaitre l’heure de naissance, laquelle déterminait tout le dispositif des maisons.Que l’arrivée de nouvelles données planétaires  puisse remettre en question la tradition astrologique n était pas vraiment  grave, l’important étant, n’est ce pas,  d’être en accord avec le savoir astrologique « moderne », formule  très à la mode parmi les astrologues des décennies d’après la seconde guerre mondiale. Jean Pierre Nicola signera en 1977 une « Pour une astrologie moderne » (Seuil) et  André Barbault dirigera un bulletin intitulé « Astrologie Moderne », dans les années cinquante. L’idée dominante était que l’astrologie devait adopter tout le système solaire mais rien que le système solaire, en laissant de côté notamment les étoiles fixes qui n’en faisaient point partie. Il y a avait là quelque paradoxe vu que les dites étoiles étaient connues et visibles  des anciens depuis des millénaires alors que les « nouvelles « planètes, en dépit de leurs appellations mythologiques n »étaient entrées dans notre paysage  céleste  que depuis fort peu de temps et encore seulement par le biais de telescopes et cela valait aussi pour les astéroides à commencer par Cérés, découvert en 1801. Nous avons déjà insisté- dans d’autres textes- sur l’influence problématique des astronomes sur l’évolution de l’astrologie déjà du temps de Ptolémée et de sa Tétrabible, cet astronome entendant réformer l’astrologie au prisme du savoir astronomique. C’est ainsi que nous avons montré que le dispositif des maitrises exposé dans son traité était bancal, du fait que l’on ne trouvait qu’un seul signe pour la Lune et pour le Soleil alors que les cinq autres astres en avaient deux chacun avec notamment Mercure en Gémeaux, beaucoup trop éloigné du Soleil, domicilé en lion, au vu de son élongation maximale de 28°.  Pour en revenir à des considérations psychologiques, nous dirons que la tendance féminine serait de tout embrasser, de ne rien laisser de côté et donc l’idée que l’astrologie aurait pu ignorer des planètes pouvait  dans ce sens  sembler un point rédhibitoire. A contrario, la tendance masculine attacherait plus d’importance à ce qui se voit,à ce qui s’impose avec le temps : on ne vas reconstruire la Tour Eiffel au nom d’une nouvelle modernité qui friserait l’anachronisme! Que certains facteurs ne soient pas pris en compte ne serait pas un drame pour cette tendance là d’autant que  l’on ne peut pas tout embrasser, faute de quoi on étreint mal.  Est ce d’ailleurs certain que tout soit bon à prendre? Est ce que l’on consomme la totalité d’un animal ou d’un végétal? Et puis que faire de ces planètes supplémentaires, en a-t-on vraiment besoin? Pour notre première catégorie, tout se passe comme s’il y avait un accord n un contrat tacite impliquant que les astrologues donnent quelque emploi  à la totalité du système solaire. Il  faudrait également insister sur la question de la prévision en astrologie qui attirerait davantage la tendance masculine  alors que la tendance féminine plus axée sur son « moi »  serait plus attirée par l’étude de la personnalité, appréhendée dans toute sa complexité, en toutes ses facettes, ce qui permettait de faire bon accueil à un maximum de facteurs. A contrario, la prévision préfèrerait des schémas  récurrents et donc plus simples..On aura donc compris qu’il pourrait bien exister un clivage majeur au sein des astrophiles  lequel révélerait surtout – ce qui serait déjà bien-certains points de divergences entre le psychisme masculin et le féminin.

 

 

 

 

 

 

 

 

JHB  31 01 21

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