Les astrologues et l’anarchie

Posté par nofim le 12 janvier 2014

 

 

Portrait d’une astrologie anarchiste.

Par  Jacques  Halbronn

 

Certains astrologues apparemment dénués de toute capacité de » digestion » et qui ne comprennent pas que les êtres humains ont le don de transformer le matériau brut en un produit normalisé, continuent à prôner la plus grande précision prévisionnelle dans leur domaine. L’étude du corps humain témoigne à quel point la réalité extérieure est transformée par notre corps, retraitée par nos organes. Est-ce que notre cerveau n’aurait aucune de ces aptitudes et ne comporterait pas de mode recyclage ? En réalité, il n’y aurait pas de science, pas de philosophie, si l’on s’en tenait au matériau brut. Ce qu’on appelle un « fait » est déjà une interprétation de données poussée plus ou moins loin, en profondeur.

Il est vrai qu’il faut bien trouver un emploi à toutes ces planètes qui se croisent et s’entrechoquent, à des moments que l’on peut calculer effectivement avec la plus grande précision et sans trop de peine grâce à l’informatique. C’est ainsi que l’astrologue peut programmer son travail de façon à ce que lui soit servi sur un plateau les principales configurations mois par mois qu’il ne reste plus qu’à « interpréter » ou si l’on préfère à « interpréter », à « commenter », chaque astrologue y ajoutant sa propre sauce, sa « philosophie », ses « valeurs ». (cf. l’exercice auquel s’est prêté Jacky Alaïz le 10   01  14 pour notre chaîne sur  You Tube)

Autrement dit,  on a changé d’astrologie. Les configurations astrales ne découpent plus des phases mais fixent des dates et il suffit donc désormais de décrypter chaque configuration parmi tant d’autres pour donner la tonalité du moment, à quelques jours près  étant donné que telle configuration sera suivie de très près par une autre, ce qui avait conduit Haquet à prôner une astrologie au quotidien, (ACB) en mettant a point un système de directions.

Le raisonnement suivi par ces chercheurs qui sont nés dans les années cinquante du siècle dernier est qu’il faut partir de l’objet astrologique et se demander à quoi il sert. Or, puisque cet objet  est des plus complexes dans ses manifestations successives, n’est-ce pas la preuve nous dira-t-on que l’astrologie a vocation à traiter de la complexité et pendant qu’on y est avec une certaine précision puisque les données astronomiques sont traduisibles dans notre calendrier ?  .

Le défaut de ce type de raisonnement  tient à ce que rien ne prouve que nos astrologues décrivent correctement le dit objet astrologique. Certes, ils s’en tiennent à l’enseignement qu’ils ont reçu et ne vont pas chercher plus loin si ce n’est par une fuite en avant où ils ne craignent pas de rajouter encore plus de complexité et donc de précision. Car comme on l’ dit, il y a surcharge et donc le  gâteau du temps doit être réparti en des portions toujours plus petites. On bascule dans une astrologie de la pénurie. Trop de planètes pour trop peu de temps  et donc il faut rationner le temps d’où l’exigence d’une certaine rigueur pout que chaque configuration ait son lot, aussi minime soit-il !

Dans un tel système, la vitesse de révolution  n’a évidemment plus aucune importance. Le temps planétaire est le grand sacrifié dans l’opération. Une configuration entre deux planètes rapides aura les mêmes droits – au  regard du rationnement institué- que celle entre deux planètes lentes (Pluton a une révolution de près de  2 siècles et demi et Mars d’environ 2  ans par exemple, soit  plus de cent fois  moins. En fait le temps imparti est délimité par la configuration suivante même si l’on peut admettre des empiétements même si l’on peut admettre des empiétements d’une configuration sur une autre mais  cela devient alors assez vite ingérable.

Dans un tel système, les échéances se contredisent à court terme, une fois cela va dans un sens, une autre fois, à quelque temps d’intervalle, dans un autre. Or, l’astrologie de phase, a contrario, garantit une continuité, une progression. Tout cela est démantelé par une telle anarchie.

En fait, on pourrait parler d’une astrologie anarchique d’ailleurs pratiquée par des personnes qui sont souvent marquées idéologiquement par une certaine idéologique anarchiste. Cela part dans tous les sens ! D’ailleurs, cette astrologie qui entérine l’individualisme par le biais du thème astral  est viscéralement et instinctivement anarchiste et anarchique, laissant à chaque astrologue le loisir de  travailler sans un modèle commun. Car dire que le thème astral est un modèle partage par tous les astrologues est une farce puisque le propre de ce modèle est de varier en permanence sous prétexte que le monde ne cesse de changer. Or, l’enjeu  véritable de l’astrologie est précisément  de digérer des données diverses pour les réduire à des notions simples, comme le fait notre appareil digestif en rappelant que si l’on peut passer du complexe au simple, on ne peut repartir du simple vers le complexe en passant par le même processus. Expliquer astrologiquement quelque chose ne signifie donc aucunement que l’on puisse annoncer  par avance quoi que ce soit sinon  en recourant à un langage totalement différent et beaucoup plus abstrait que les données concrètes de départ. Je peux faire faire du vin avec du raisin mais pas du raisin avec du vin.  Expliquer et prévoit sont des entreprises fort différentes  à moins de comprendre que toute prévision ne peut qu’être générale, ce que exclut la « précision » de ce qui nous arrive dans notre vie. Si l’astrologie est cyclique, elle ne  l’est que par un processus de réduction tant du plan terrestre que du plan céleste. Il n’y a pas de cyclicité avec un ciel brut et un monde brut. Notre corps est une véritable raffinerie, qui produit de la quintessence et donc  il n’y a pas d’aller-retour au niveau des modèles. Si l’aller  est marqué par une réduction, un broyage, en revanche, le retour vers le réel est à comparer à ce qu’il faut ajouter à un produit déshydraté pour pouvoir le consommer, ce qui vaut aussi pour la semoule et les pâtes ou la purée de pommes de terre en sachet.

Pour en rester à des images alimentaires, on retiendra notre formule : le cosmos est un gâteau. Plus il y a d’invités et plus les portions seront petites.  En multipliant le nombre de configurations astrales, on en arrive à une astrologie  qui découpe le temps en segments de plus en plus fins, ce qui  condamne l’astrologie à  se contenter d’une prévision en miettes, à la petite semaine, sinon au jour le jour, ce qui correspond à un rapport anarchique au temps qui n’a plus aucune ligne directrice.

 

. JHB

12  01  14

 

 

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La formation des astrologues

Posté par nofim le 9 janvier 2014

 

 

L’astrologie en toute (bonne) conscience

Par  Jacques  Halbronn

 

Il convient de changer les mentalités des astrologues et plus généralement le rapport que l’on a dans le public par rapport à l’astrologie autour du terme même de prévision. Un des stigmates dont souffre l’astrologie tient à la pénurie dont on a fait une vertu alors qu’elle n’était qu’une nécessité temporaire/

Le fait même de limiter le plus souvent la consultation à une seule rencontre ne relève-t-il pas en effet d’une approche au rabais, à bon marché ? Contrairement à ce que l’on croit, le temps consacré au client/patient ne vaut pas que pour celui-ci mais aussi pour le praticien qui prend le temps de réfléchir, au sens de repenser encore et encore son appréciation. Un dossier, cela se travaille et l’on ne saurait en rester à de l’improvisation, à un premier jet, il faut faire la part de l’interaction et pendant que le client s’exprime, le praticien doit avancer dans son analyse. Les astrologues sont des gens pressés et qui ne croient pas qu’ils pourront aller au-delà d’une première impression. Et ils imposent ce rythme à leurs clients mais est-ce vraiment ce que veulent les clients ? That is the question !

Un autre trait qui indique une astrologie au débotté tient au fait que les astrologues travaillent sur le ressenti immédiat, ce qui fait qu’ils ne prennent pas beaucoup de risques. Ils surfent sur ce que l’on sait déjà, ce qui est en train de se jouer. C’est là leur matériau qu’ils se contenteront de reformuler dans le jargon qui leur est propre. Cela vaut tant pour la sphère privée que pour la sphère publique.  Autrement dit, ces astrologues jouent dans le petit bain et ne savent pas vraiment nager. Ils font semblant. C’est comme des coureurs de marathon qui ne tiendraient que pendant le premier kilomètre. Il vaut mieux en effet qu’ils ne cherchent ni à baliser le passé lointain ni le futur à long terme. Or, plus l’on s’éloigne du présent et plus on prend des risques de se tromper, même dans les grandes lignes, en astrologie. C’est une loi assez simple à comprendre : ce que l’on connait aujourd’hui va continuer à valoir encore pour un certain temps – sauf  accident. Toute l’astuce consiste à ne pas aller au-delà d’une certaine marge d’erreur. Le problème, c’est qu’il n’est nullement besoin d’être astrologue pour procéder ainsi ! Et c’est bien là le hic : de plus en plus, les astrologues parlent de tout sauf d’astrologie ou plutôt l’astrologie n’est plus qu’un langage qui permet de dire autrement les choses. L’astrologue ne serait plus qu’un traducteur rendant un texte dans une autre langue que l’on  pourrait qualifier de cosmique/ Ce n’est pas le fond qui compte ici mais la forme

Un troisième point sur lequel nous voudrions insister concerne le terme même de prévision dont on sait qu’il a un sens particulier dans la bouche de l’astrologue.

Quand on dit, dans la vie courante, que l’on a prévu, cela ne signifie pas que l’on se prend pour un voyant mais que l’on programmé ainsi les choses. On répond d’ailleurs souvent « c’est prévu ». On a affaire à des gens qui s’efforcent de réaliser ce qui avait été décidé. Celui qui est extérieur peut, quant à lui, chercher à deviner ce que l’autre avait prévu, comme dans le jeu d’échecs, faute d’être mieux renseigné.  C’est alors que le mot « prévu » change de sens.

Il importe de distinguer la recherche astrologique qui  a vocation à établir et à valider certaines « lois » astrologiques  et la consultation astrologique qui en est l’application. Or, on tend souvent à mélanger les genres et c’est fâcheux.

Il convient de mieux cerner le profil de ce qu’on appelle et s’appelle astrologue. On a évoqué plus haut un praticien qui se situe dans le créneau de l’astropsychologie et un autre dans celui d’une forme d’astromancie. Ce sont là deux déviances par rapport à ce que devrait être l’astrologie mais au moins convient-ils que ces déviances soient gérées au mieux tant qu’à faire. Ce sont là des sous-produits où l’astrologie n’est qu’un ornement plaqué sur un peu de bon sens et de culture.

Mais l’astrologue authentique, c’est autre chose. Il n’est pas là pour prévoir au sens de dire ce qui va arriver ou ce qui est arrivé. Un tel exercice est expérimental et doit être cantonné au domaine de la recherche, quitte à se servir de cobayes dument prévenus. L’astrologue, selon nos vœux,  est là pour profiter au mieux des opportunités offertes par les phases d’un certain modèle cyclique dont il est censé maitriser les tenants et les aboutissants un peu mieux que le novice en la matière qui fait appel à lui mais sans empiéter sur la liberté et le libre-arbitre de celui-ci..

Autrefois, on appelait ce type d’astrologie que nous préconisons : astrologie d’élection. On demandait à l’astrologue de choisir le moment propice et non  ce qui allait se faire sans que l’on ne puisse rien y faire.

On retrouve alors le sens premier de prévoir, c’est-à-dire d’organiser son temps de façon optimale.  Il ne s’agit pas pour la personne d’être un observateur de sa vie mais d’en être l’acteur en acquérant une meilleure connaissance des opportunités grâce à un outil cyclique viable comme l’est l’Astrocyclon.

Soulignons ce point : ne mélangeons pas les genres comme on le fait trop souvent.  Ne jouons pas à l’historien si l’on n’a pas la compétence pour traiter les données et s’intéresser au passé, c’est faire un travail d’historien.  Ne jouons pas au statisticien si l’on n’en a pas la compétence et si l’on ne sait pas réunir les données. . Que le praticien n’en fasse pas trop !  Car pour nous, il n’est ni historien ni statisticien et il n’a pas à l’être, déontologiquement.

Ce qu’on attend de lui, c’est qu’il sache se servir de l’outil astrologique qu’on lui met dans les mains. Il n’est pas là pour le tester – est-ce qu’un automobiliste « teste » sa voiture en prenant les plus grands risques pour s’assurer de sa résistance et en tirer les conséquences ?-  mais pour l’appliquer ni plus ni moins. On ne mettra donc pas la barre trop haute, ce qui permettra in fine à tout le monde d’être astrologue tout comme nous sommes tous peu ou prou notre propre médecin au niveau préventif.

On évitera donc d’entendre des astrologues déclarer qu’il faut des années pour devenir astrologue. C’est un peu trop charger la barque ! De deux choses l’une : ou bien l’on s’engage dans la recherche fondamentale en astrologie, on devient « ingénieur » qui  élabore ou améliore des modèles tant synchroniques que diachroniques ou bien l’on se contente d’être un technicien efficace, qui sait expliquer à son client comment « ça marche » comme le ferait un vendeur de téléphones ou d’ordinateurs. Ou bien, alors, on continue à jouer au psychologue ou au voyant au rabais sans en avoir ou sans s’en donner vraiment les moyens.

Autrement dit,  dans la vie courante, l’astrologie du XXIe siècle doit sortir des limbes. La consultation astrologique n’est pas un lieu où l’on vérifie l’astrologie au vu de ce que la personne qui vient consulter sait  mais un espace où l’on aborde le futur en connaissance de cause et en conscience. Et c’est au technicien de l’astrologie de mettre le pied de son client à l’étrier en lui expliquant non pas ce qui s’est passé mais comment il devra agir désormais pour faire le meilleur usage de l’outil astrologique/ En aucun cas, ce technicien ne devra se substituer à son client dans cet usage. Le client doit repartir avec l’outil et non avec une quelconque « traduction » qu’obligeamment l’astrologue lui aurait fournie pour lui épargner d’avouer à se servir directement du dit outil. Comme si le praticien pouvait se substituer au client sans pousser l’astrologie au-delà de ses limites ! C’est  bien là tout le problème, en se substituant à quelqu’un, on atteint très vite son seuil d’incompétence. Le risque d’erreur est donc plus faible si l’on agit par soi- même et pour soi- même, sur un terrain familier.

Autrement dit, l’astrologie serait victime de ses propres surenchères, se tirerait elle-même une balle dans le pied. Comme nous l’avons écrit dans de récentes études,  tout intermédiaire est conduit tôt ou tard à abuser et à aller trop loin.  Et le drame c’est que cette surenchère aura trop longtemps prévalu et aura fini par s’imposer comme norme. Il y a bien certaines écoles d’astrologie qui  préconisent une interaction avec le client mais cela a ses limites. Les cours d’astrologie sont censés permettre de transmettre un outil mais l’outil transmis est trop pesant ne serai—ce que parce que les enseignants veulent faire durer les cours au-delà du raisonnable en faisant miroiter des performances tout à fait excessives. Et il est temps de revoir les codes de déontologie dans ce sens. Là encore, on distinguera entre les écoles d’ingénieurs en astrologie pour constituer les cadres de la communauté astrologique  tant dans le domaine de la recherche fondamentale  ou ergonomique, de l’Histoire ancienne et moderne de l’Astrologie et les écoles de  techniciens en astrologie qui visent à faire de bons vendeurs d’un produit simple comme l’Astrocyclon, la vente impliquant la délivrance d’un certificat d’aptitude  et une licence d’exploitation sans parler de la dimension informatique et télématique.  Une école de techniciens est déjà à l’étude au sein de la Faculté Libre d’Astrologie de Paris. Le besoin est énorme au vu de l’importance du marché tant en France que dans le monde. Les temps d’une astrologie qui ne peut être appliquée que par des spécialistes sachant se servir d’un outil alambiqué et ingérable est  en passe d’appartenir à l’histoire.

On retrouve le même phénomène au niveau médical (cf. Thomas Sandoz. Histoires parallèles de la médecine, Ed Seuil  2005) avec le conflit entre les médecins établis et ceux qui veulent  passer par-dessus leur tête en préconisant l’automédication. Cette dualité est au cœur même de notre théorie cyclique qui souligne le rôle croissant et décroissant, alternativement, des intermédiaires, c qui contribue à une fragmentation ou à une simplification du fonctionnement des sociétés.

 

 

JHB

09 01 14

 

 

 

 

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présence et absence des intermédiaires

Posté par nofim le 8 janvier 2014

 

La cyclicité et le rôle social  des intermédiaires.

Par  Jacques  Halbronn

 

Rien ne vaut que d’étudier le monde par soi-même car ce que nous en disent les autres dépend de leurs dons d’observation et  ce qu’ils nous livreront risque fort d’être lacunaire sur des points essentiels.  Par ailleurs, l’on peut élaborer des modèles valables et viables mais qui pourrait s’appliquer difficilement en raison de certains raccourcis. C’est ainsi que si l’on peut parler de périodes unitaires face à des périodes plutôt enclines à diversifier, il est bon d’étoffer nos définitions avec des témoignages vécus et si possible avec notre propre vécu ou celui de notre entourage.

Dans le présent article, nous vaudrions donc entrer plus en profondeur dans le ressenti des uns et des autres lors de la phase montante et de la phase descendante de l’Astrocyclon (cf. le blog facultelibredastrologiedeparis) autour du sentiment d’utilité – et donc d’inutilité à d’autres moments- que d’aucuns éprouvent périodiquement.

L’idée d’être utile est le propre des gens qui sont en bas de l’échelle sociale et qui cherchent à convaincre ceux qui sont en haut de faire appel à eux, de les solliciter. L’affaire Bettencourt nous a montré ce qu’il fallait penser de ces bonnes âmes qui veulent aider une personne en difficulté non sans quelques compensations de différents ordres. Les abus de faiblesse sont souvent présentés comme une façon de donner un coup de main, un coup de pouce à une personne jugée en détresse.

C’est à ces personnes si serviables que nous nous adressons dans ce texte au prisme de l’Astrocyclon. En phase descendante, c’est le moment de se placer pour être un recours, pour qu’on ait besoin de passer par vous. Peu à peu, certaines personnes ayant un certain pouvoir, un certain capital peuvent être tentées de déléguer, de faire confiance, de s’entourer de collaborateurs fiables, au prix d’une contribution raisonnable en contrepartie car il faut bien vivre.  Ces personnes ce sont les professions libérales qui vivent essentiellement sur une relation d’aide, de conseil – pensons au Dr Knock  avec  son « tout bien portant est un malade qui s’ignore (avocats, assureurs, médecins, interprètes et autres intermédiaires) remplis de bonne volonté sans parler au sein du couple de ces femmes qui cherchent à se rendre utile en  prodiguant toutes sortes d’observations sur des choses qu’il faudrait corriger, modifier. Plus généralement, les salariés entrent dans ce cas de figure tout comme les vendeurs de produits dont la nécessité est toute relative.  On peut dire que la majorité des gens entrent dans un tel cadre et à partir d’un certain seuil, ce sont ces gens-là qui ont le pouvoir, qui imposent leurs lois à des « assistés ».

Or, en réalité, on peut se demander qui est « assisté » ? Car si ces gens qui ont tellement besoin d’être aidés parvenaient à se débrouille toit seuls, qu’adviendrait-il de cette foule de bonnes volontés prêtes à se rendre utiles. ?

Au bout d’un certain temps, on se rend compte qu’une telle situation est relativement précaire puisqu’elle dépend d’un sentiment subjectif plus qu’objectif d’une fragilité  chez la personne « secourue ». D’autant qu’à force de vouloir aider-s’occuper des » oignons » d’autrui, on finit par lasser et par atteindre, tôt ou tard, un certain seuil d’incompétence (principe de Peter) On va en faire trop et dépasser les bornes.  On frise l’excès de zélé.

Le conseil que l’on peut donner à tout ce petit monde est de se calmer et d’adopter un profil bas en phase montante de l’Anticyclone pour éviter d’être éjectés et « remerciés ». Il y a là  un dilemme puisque si l’on ne se rend pas indispensable, l’on risque fort de ne pas prouver son utilité mais si l’on en fait trop, l’on risque de se rendre indésirable. Quel casse-tête !

La population qui est dans le collimateur en phase ascendante de l’Astrocyclon est celle des intermédiaires de tout acabit, des praticiens qui veulent s’occuper de tout et tout prendre en charge (donc décharger les personnes dont elles se sentent « responsables ».Qu’elles soient en tout cas moins « pesantes », moins « sur le dos » des personnes qu’elles prétendent pouvoir/devoir aider ! Peu à peu, on s’aperçoit que les « assistés » sont assez « grands » pour ne pas avoir besoin d’une quelconque aide/  Mieux vaut donc lâcher du lest et développer des rapports d’amitié, voire plus qui ne soient plus plombés par une sorte de tutelle. En fait, on assiste à un renversement des rôles. !  Celui qui était « aidé » se mue en celui qui décide et il faut accepter une telle évolution qui correspond à une certaine réalité. On peut dire que ces « assistés » sortent de leur « hibernation » et reconquièrent leur position dominante qui est naturellement la leur.

En résumé, la plupart des gens vivraient aux crochets de ceux qu’ils prétendent aider, seconder, conseiller, servir, épauler, coacher et qui sont leurs « maitres ». Ce qui suscite un autre regard sur l’idée de Lutte des Classes. L’Astrocyclon devrait donc se révéler d’une grande utilité pour une politique de l’emploi en tant que « volant », que gouvernail des rapports sociaux, au niveau syndical.

Mais inversement en fin de phase ascendante, l’heure de la revanche a sonné pour la foule de ceux qui veulent « aider » les « Grands », qui cherchent à se placer en démontrant leur utilité.

Il est clair que lorsque le nombre d’acteurs diminue, cela favorise une certaine avancée unitaire et que lorsqu’il augmente, cela nuit à celle-ci. On retrouve donc bien les concepts de base d’Unité et de Multiplicité.

L’astrocyclon est la clef du « timing », il permet de fixer un « emploi du temps », de savoir combien de temps on a encore devant soi ou combien de temps il va encore falloir attendre ? Telles sont les questions capitales à poser à l’astrologie par-delà la question des domaines d’application qui échappent au modèle astrologique en tant que tel Quel que soit le domaine, le modèle reste de toute façon le même, quoi qu’en disent certains astrologues un peu trop zélés, qui outrepassent les limites de l’astrologie.

Il est clair que le métier d’astrologue est directement visé par notre analyse. On oscille entre une astrologie minimale et n’exigeant pas s’intermédiaire- comme pour  l’Astrocyclon et une astrologie maximale se mêlant de tout et forcément pléthorique donc réservée à des praticiens qui viennent faire écran entre le public et l’astrologie. .

On conçoit qu’il est des temps et des lieux où tout est alourdi, appesanti par la multiplicité et la multiplication des intermédiaires qui  chacun apportent leur spécificité sur l’étroit créneau qui leur est incombé. A un certain stade, il importe que comme pour le sang, le flux soit purifié et purgé de ses scories résiduelles.  Le sang artériel est pur, riche en oxygéné alors que le sang veineux est chargé d’impuretés, de déchets pauvre en oxygéné. Quelque part, ces auxiliaires (qui viennent aider) sont supplétifs et doivent être renouvelés ou se renouveler régulièrement d’où un temps de vidange nécessaire, d’évacuation. Quand dans une société, ces éléments impurs – constitués par cette population d’auxiliaires de tous acabits- ne sont pas éliminés, cette société est malade et  ne survit qu’au moyen d’expédients. L’antisémitisme nazi a joué sur ce registre en parlant de « judenrein » pour désigner un monde sans juifs. Or, c’est cette dimension d’intermédiaires qui leur aura été le plus souvent reprochée. Nous ne pensons nullement que cela ait été à juste titre mais la problématique en elle-même est tout à fait significative.

 

 

JHB

08 01 14

 

 

 

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Polygamie et ubiquité

Posté par nofim le 8 janvier 2014

La problématique de l’aide dans la vie socioprofessionnelle

Par  Jacques  Halbronn

 

L’entreprise nait, selon nous, d’une demande d’aide. Une personne cherche des collaborateurs, des intermédiaires parce qu’elle a le sentiment qu’elle ne s’en sortira pas toute seule. L’entreprise naitrait en quelque sorte d’une impression d’impuissance ou d’incompétence.

Il est possible qu’il s’agisse là d’une illusion entretenue par les bénéficiaires, c’est-à-dire par ceux que l’on appelle à l’aide et qui profiteraient, abuseraient d’une certaine « faiblesse ».

Qui ne s’est pas un jour aperçu qu’il pouvait très bien faire ce qu’il demandait aux autres de faire pour lui, qu’ils le représentent, qu’ils se substituent à lui  ou qui ne s’en est pas un jour mordu les doigts de s’être reposé sur un collaborateur, un « conseiller » et l’on sait que les conseilleurs ne sont pas les payeurs ?

On reproche à certaines personnes de ne pas savoir déléguer mais la délégation fait, elle aussi, souvent problème car elle est signe de faiblesse et surtout elle ne permet pas une approche globale et constante de la situation, dans le temps et dans l’espace.  Déléguer, c’est en quelque sorte suspendre le temps au moment où le relais s’opère.

Comprenons par-là que  si la personne n’avait pas « délégué », elle aurait acquis une expérience supplémentaire qui lui aurait fait voir les choses autrement. Déléguer c’est cesser de réfléchir sur un certain créneau car on ne peut constamment  changer les directives. On est donc prisonnier des instructions que l’on a transmises à autrui. C’est encore plus vrai quand on délégué dans un domaine que l’on ne connait pas, que l’on n’a pas fait l’effort de maitriser. Déléguer revient à  subir un certain appauvrissement, à se retirer d’un certain champ de connaissance sur le terrain.

Ceux qui profitent de cette situation ont  évidemment tout intérêt à prolonger ce sentiment d’impuissance aussi longtemps que possible surtout s’ils perçoivent quelque forme de rémunération, d’honoraire, de salaire ou encore s’ils vendent ainsi un certain produit jugé utile à tort ou à raison. C’est dire que l’économie est fondée sur une certaine problématique psychique liée à un sentiment de manque, non seulement par rapport à un objet que l’on ne possédé pas mais par rapport à une compétence que l’on se persuade de ne pas avoir. En ce sens, les services sont assimilables à des produits si l’on définit le produit par rapport au manque. On est ainsi en train d’instaurer une économie fondée sur le sentiment du manque, de l’absence, du besoin de l’autre, de ce que l’on n’a ou n’est pas. On notera que dans le langage amoureux la formule » tu me manques » est très signifiante (I miss You, j’ai un manque de toi, littéralement)

Une telle présentation des choses peut certes sembler  excessive. On présente le monde des collaborateurs comme étant constitué de parasites qui entretiennent la faiblesse d’autrui et c’est ainsi qu’ils gagnent « leur vie ». On nous répondra qu’une personne ne peut tout faire toute seule mais n’est- ce pas là un mythe bien commode pour s’imposer ou imposer une aide sous quelque forme que ce soit à autrui. ? Un des rares cas où cette aide s’impose est celui de la procréation sauf en cas de parthénogénèse, ce qui  n’est pas encore de mise  pour l’Humanité. Certes, à l’ère du travail en miettes, l’on tend vers une psychologie en miettes entretenue par certaines théories caractérologiques, tempéramentales qui justifient une certaine interdépendance, donc le renoncement à une certaine autonomie.

La perte d’autonomie est donc des deux côtés : chez celui qui demande de l’aide et chez celui qui aide et qui ne survit que parce que l’autre fait appel à ses services.

On se demandera donc si  les sociétés ne sont pas nées d’une sorte de dessaisissement de pouvoir (dans tous les sens du terme) de quelques-uns au profit du plus grand nombre. On sait que le fait d’avoir des enfants a longtemps- et cela reste vrai en partie (la question des retraites)- été lié à la volonté de se faire aider, seconder en se démultipliant, en vue d’une faiblesse à venir du fait de l’âge, du vieillissement. L’appel hors de la famille est de l’ordre de la substitution tout comme l’importation de main d’œuvre étrangère est liée à une carence démographique ou à des pertes humaines du fait de la guerre. Le manque n’est pas seulement à l’échelle d’une personne mais d’une société, d’une population.

Selon nous, un processus cyclique est à l’œuvre (cf. nos travaux sur l’Astrocyclon). Il semblerait qu’il y eut des phases au cours desquelles une certaine dispersion et répartition (dispatcher) des taches serait croissante (cf. le mythe de la destruction de la Tour de Babel) et des phases de réunification (cf. la (re)construction de la dite Tour) qui impliquerait un recentrage sur un petit nombre d’élus (cf. le Peuple Elu) qui suffiraient et se suffiraient et qui serait marquée par un chômage accru du fait d’une productivité exigeant une faible maind’oeuvre. En ce sens, on notera que les machines, de toutes sortes,  sont impliquées dans cette problématique et que notre dépendance des machines en remplacement des personnes n’est pas sans conséquence, sans parler des possibilités d’importation de personnes ou de délocalisation à ‘étranger (qui se substitue à l’immigration ou qui est une forme déguisée d’immigration externe). On aurait tendance en phase de recentrage de renvoyer ceux qui ont profité de la phase précédente puisque dans l’immédiat il apparait que l’on puisse se passer d’eux, le temps, en tout cas de se réapproprier une vision globale qui n’est possible qu’avec un nombre d’acteurs limités voire un seul acteur. En effet, les connexions entre les différents « services » ne sauraient  surpasser les performances d’un cerveau unique en pleine possession de ses moyens dont on sait  le potentiel souvent inexploité.

Le génie au plein sens du terme, c’est celui qui a une vision qui dépasse les clivages, qui opère des rapprochements inédits. Le non génie est celui qui voit des différences partout, qui fragmente, qui segmente, ce qui a pour effet le plein emploi et pour corollaire les enclavements.

Les « sciences » qui tendent à entériner une certaine division du travail nous semblent fort suspectes quand elles ne font pas la place à la contingence. En ce sens, les travaux d’un Michel Gauquelin sur les rapports entre les professions et les astres relèvent d’une certaine imposture intellectuelle.-(cf.  Les personnalités planétaires, ed La Grande Conjonction-Trédaniel,  1992)  Le seul véritable clivage est, selon nous, celui des sexes. Or comme par hasard,  on  a tendance de nos jours  à privilégier toutes sortes de critères psychosociologiques (cf. les douze signes zodiacaux) à l’encontre du clivage des « genres ». Ajoutons que ce travail parcellaire est accessible au plus grand nombre, avec une qualification médiocre et entretient artificiellement le mythe d’une idéologie égalitaire.

On pense aux vaches grasses et aux vaches maigres (Songe de Pharaon interprété par Joseph), ces dernières se nourrissant des premières (selon  un cycle de sept ans). On voit là une dialectique entre emploi qualitatif et emploi quantitatif, qui se cristallise autour de la question des hauts salaires. (Foot Ball, grandes entreprises). On a là une satellisation d’une multitude autour de quelques centres de gravité, pour recourir à une imagerie astronomique ou nucléaire). Les périodes de reprise de contrôle par l’élite impliquent que celle-ci  ne se laisse plus « tenter » par des propositions d’aide alors qu’à d’autres moments, on cédera plus facilement à des tentations et des tentatives de se décharger, de déléguer, de passer le relais.

 

 

 

 

 

JHB

08 01 14

 

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Economie et cyclologie: la problématique du manque

Posté par nofim le 8 janvier 2014

La problématique de l’aide dans la vie socioprofessionnelle

Par  Jacques  Halbronn

 

L’entreprise nait, selon nous, d’une demande d’aide. Une personne cherche des collaborateurs, des intermédiaires parce qu’elle a le sentiment qu’elle ne s’en sortira pas toute seule. L’entreprise naitrait en quelque sorte d’une impression d’impuissance ou d’incompétence.

Il est possible qu’il s’agisse là d’une illusion entretenue par les bénéficiaires, c’est-à-dire par ceux que l’on appelle à l’aide et qui profiteraient, abuseraient d’une certaine « faiblesse ».

Qui ne s’est pas un jour aperçu qu’il pouvait très bien faire ce qu’il demandait aux autres de faire pour lui, qu’ils le représentent, qu’ils se substituent à lui  ou qui ne s’en est pas un jour mordu les doigts de s’être reposé sur un collaborateur, un « conseiller » et l’on sait que les conseilleurs ne sont pas les payeurs ?

On reproche à certaines personnes de ne pas savoir déléguer mais la délégation fait, elle aussi, souvent problème car elle est signe de faiblesse et surtout elle ne permet pas une approche globale et constante de la situation, dans le temps et dans l’espace.  Déléguer, c’est en quelque sorte suspendre le temps au moment où le relais s’opère.

Comprenons par-là que  si la personne n’avait pas « délégué », elle aurait acquis une expérience supplémentaire qui lui aurait fait voir les choses autrement. Déléguer c’est cesser de réfléchir sur un certain créneau car on ne peut constamment  changer les directives. On est donc prisonnier des instructions que l’on a transmises à autrui. C’est encore plus vrai quand on délégué dans un domaine que l’on ne connait pas, que l’on n’a pas fait l’effort de maitriser. Déléguer revient à  subir un certain appauvrissement, à se retirer d’un certain champ de connaissance sur le terrain.

Ceux qui profitent de cette situation ont  évidemment tout intérêt à prolonger ce sentiment d’impuissance aussi longtemps que possible surtout s’ils perçoivent quelque forme de rémunération, d’honoraire, de salaire ou encore s’ils vendent ainsi un certain produit jugé utile à tort ou à raison. C’est dire que l’économie est fondée sur une certaine problématique psychique liée à un sentiment de manque, non seulement par rapport à un objet que l’on ne possédé pas mais par rapport à une compétence que l’on se persuade de ne pas avoir. En ce sens, les services sont assimilables à des produits si l’on définit le produit par rapport au manque. On est ainsi en train d’instaurer une économie fondée sur le sentiment du manque, de l’absence, du besoin de l’autre, de ce que l’on n’a ou n’est pas. On notera que dans le langage amoureux la formule » tu me manques » est très signifiante (I miss You, j’ai un manque de toi, littéralement)

Une telle présentation des choses peut certes sembler  excessive. On présente le monde des collaborateurs comme étant constitué de parasites qui entretiennent la faiblesse d’autrui et c’est ainsi qu’ils gagnent « leur vie ». On nous répondra qu’une personne ne peut tout faire toute seule mais n’est- ce pas là un mythe bien commode pour s’imposer ou imposer une aide sous quelque forme que ce soit à autrui. ? Un des rares cas où cette aide s’impose est celui de la procréation sauf en cas de parthénogénèse, ce qui  n’est pas encore de mise  pour l’Humanité. Certes, à l’ère du travail en miettes, l’on tend vers une psychologie en miettes entretenue par certaines théories caractérologiques, tempéramentales qui justifient une certaine interdépendance, donc le renoncement à une certaine autonomie.

La perte d’autonomie est donc des deux côtés : chez celui qui demande de l’aide et chez celui qui aide et qui ne survit que parce que l’autre fait appel à ses services.

On se demandera donc si  les sociétés ne sont pas nées d’une sorte de dessaisissement de pouvoir (dans tous les sens du terme) de quelques-uns au profit du plus grand nombre. On sait que le fait d’avoir des enfants a longtemps- et cela reste vrai en partie (la question des retraites)- été lié à la volonté de se faire aider, seconder en se démultipliant, en vue d’une faiblesse à venir du fait de l’âge, du vieillissement. L’appel hors de la famille est de l’ordre de la substitution tout comme l’importation de main d’œuvre étrangère est liée à une carence démographique ou à des pertes humaines du fait de la guerre. Le manque n’est pas seulement à l’échelle d’une personne mais d’une société, d’une population.

Selon nous, un processus cyclique est à l’œuvre (cf. nos travaux sur l’Astrocyclon). Il semblerait qu’il y eut des phases au cours desquelles une certaine dispersion et répartition (dispatcher) des taches serait croissante (cf. le mythe de la destruction de la Tour de Babel) et des phases de réunification (cf. la (re)construction de la dite Tour) qui impliquerait un recentrage sur un petit nombre d’élus (cf. le Peuple Elu) qui suffiraient et se suffiraient et qui serait marquée par un chômage accru du fait d’une productivité exigeant une faible maind’oeuvre. En ce sens, on notera que les machines, de toutes sortes,  sont impliquées dans cette problématique et que notre dépendance des machines en remplacement des personnes n’est pas sans conséquence, sans parler des possibilités d’importation de personnes ou de délocalisation à ‘étranger (qui se substitue à l’immigration ou qui est une forme déguisée d’immigration externe). On aurait tendance en phase de recentrage de renvoyer ceux qui ont profité de la phase précédente puisque dans l’immédiat il apparait que l’on puisse se passer d’eux, le temps, en tout cas de se réapproprier une vision globale qui n’est possible qu’avec un nombre d’acteurs limités voire un seul acteur. En effet, les connexions entre les différents « services » ne sauraient  surpasser les performances d’un cerveau unique en pleine possession de ses moyens dont on sait  le potentiel souvent inexploité.

Le génie au plein sens du terme, c’est celui qui a une vision qui dépasse les clivages, qui opère des rapprochements inédits. Le non génie est celui qui voit des différences partout, qui fragmente, qui segmente, ce qui a pour effet le plein emploi et pour corollaire les enclavements.

Les « sciences » qui tendent à entériner une certaine division du travail nous semblent fort suspectes quand elles ne font pas la place à la contingence. En ce sens, les travaux d’un Michel Gauquelin sur les rapports entre les professions et les astres relèvent d’une certaine imposture intellectuelle.-(cf.  Les personnalités planétaires, ed La Grande Conjonction-Trédaniel,  1992)  Le seul véritable clivage est, selon nous, celui des sexes. Or comme par hasard,  on  a tendance de nos jours  à privilégier toutes sortes de critères psychosociologiques (cf. les douze signes zodiacaux) à l’encontre du clivage des « genres ». Ajoutons que ce travail parcellaire est accessible au plus grand nombre, avec une qualification médiocre et entretient artificiellement le mythe d’une idéologie égalitaire.

On pense aux vaches grasses et aux vaches maigres (Songe de Pharaon interprété par Joseph), ces dernières se nourrissant des premières (selon  un cycle de sept ans). On voit là une dialectique entre emploi qualitatif et emploi quantitatif, qui se cristallise autour de la question des hauts salaires. (Foot Ball, grandes entreprises). On a là une satellisation d’une multitude autour de quelques centres de gravité, pour recourir à une imagerie astronomique ou nucléaire). Les périodes de reprise de contrôle par l’élite impliquent que celle-ci  ne se laisse plus « tenter » par des propositions d’aide alors qu’à d’autres moments, on cédera plus facilement à des tentations et des tentatives de se décharger, de déléguer, de passer le relais.

 

 

 

 

 

JHB

08 01 14

 

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L’écrit et le pouvoir dans le rapport hommes-femmes

Posté par nofim le 3 janvier 2014

 

Les hommes pourvoyeurs  des femmes

Par  Jacques  Halbronn

 

 

Dans ce texte, nous entendons montrer ce que les femmes doivent aux hommes et notamment par le passage de l’écrit masculin à l’oral féminin, l’écrit étant ici en quelque sorte, assimilé à une semence.Les hommes donnent du grain à moudre aux femmes.

Il convient de se méfier de certaines symétries qui peuvent s’apparenter à un jeu de dupes. C’est ainsi que dans le rapport sexuel, l’homme et la femme  ne sont pas à égalité. A ce moment précis, l’apport de l’homme n’est aucunement du même ordre que celui de la femme. Ce que fait la femme en cet instant est beaucoup plus banal, ordinaire, commun que ce fait l’homme. Et d’ailleurs, la sexualité masculine exige des conditions qui ne sont pas nécessaires à la sexualité féminine, il serait à étudier ce qui peut troubler et fragiliser l’activité sexuelle de l’homme (bruit, maladie) plus que celle de la femme. On peut penser que les pathologies sexuelles ne sont pas non plus comparables. Autrement dit, la contrepartie féminine ne se situe pas au moment du coït mais sensiblement  à plus long terme, ce sont des traites sur l’avenir qui ne seront peut –être jamais honorées par la femme comme de « faire » un enfant ou si l’on préfère le « couver » durant 9 mois, si du moins il n’y a pas avortement et autre IVG qui annihilent la dite contrepartie.

Bien entendu, on nous dira que cette contrepartie est fournie lors du coït lui-même puisque la femme « consent » à faire l’amour avec tel ou tel homme. Cela pose la problématique de l’émetteur et du récepteur, du producteur et du consommateur.

L’analyse est plus flagrante quand on est en face d’un homme « pourvoyant » sexuellement plusieurs femmes (Don Juan),   car alors il y a pluralité des récepteurs et unicité de l’émetteur qui se trouve alors en position de force car contrairement à ce que laisse entendre notre monde « démocratique », la  minorité a vocation à dominer et ce dans tous les domaines, scientifique, artistique, sportif, économique etc.

On notera en électricité que la notion de prise mâle et femelle est assez mal venue car le courant vient de la prise femelle et non de la prise mâle. On peut élargir le débat à bien d’autres domaines, dans celui de la recherche, de la création où la femme consomme, s’approprie. Là encore, l’on peut en effet penser que sexuellement comme ailleurs ce n’est pas l’homme qui consomme – contrairement à ce qui est souvent exprimé- mais la femme qui exploite le don, l’offrande qu’elle reçoit de ‘l’homme, que celui-ci agisse ou non compulsivement, ce qui ne change rien à l’affaire car il est question ici de comportements que l’on observe sans nous interroger sur les motivations mais en ne retenant que les effets.

Revenons sur une soirée « sexe ».  Supposons que le couple fasse l’amour et dîne ensuite. L’homme « fait » l’amour et la femme « fait » la cuisine. Sont-ce là des activités comparables  même si l’homme « consomme » les plats que lui a préparés sa femme ? Il ne le semble pas. Faure la cuisine ne mobilise que les parties extérieures du corps humain,  les bras et les jambes, dont la sophistication est bien moindre que celle du sexe mâle. Faire la cuisine fait appel à des matériaux extérieurs à la femme, cela ne vient pas de ses « entrailles »/ (selon la formule du credo catholique)

Cela dit, les femmes sont certainement de bons récepteurs qui sont en mesure de « porter »  et de transmettre les dons des hommes et ce dans tous les domaines dans un processus allant de haut en bas. Elle est le contenant et l’homme apporte son contenu.

Mais l’homme n’est-il pas le dindon de la farce ?  Non seulement, il est souvent dépossédé de sa progéniture (du fait du divorce ou de l’IVG) mais financièrement, à de rares exceptions près, ce sont les femmes qui tirent un parti pécuniaire de ce qu’elles reçoivent des hommes en lui donnant une forme plus achevée.

En fait, comme nous l’avons maintes fois répété, il y a trop d’hommes et cette « égalité » numérique sert d’argument spécieux concernant l’égalité des sexes. En réalité, on réduirait le nombre d’hommes par dix que la domination masculine serait aussi nette et peut être même davantage car chaque éléments masculin bénéficierait d’un traitement spécial. La quantité excessive d’hommes conduit à une certaine médiocrité de l’enseignement, ce qui généré un nivellement par le bas. Cette quasi égalité démographique a des effets pervers sur nos représentations. Elle semble être liée à une survalorisation excessive de la progéniture masculine, en confondant la qualité et la quantité. Certes, les garçons ont virtuellement plus d’avenir vers les  hauteurs que les filles mais le surnombre fausse, on l’a dit, les perspectives.

Or,  dans une société où l’on fait voter indifféremment hommes et femmes, qu’adviendrait-il de la minorité masculine ? Est-ce que les femmes n’abuseraient pas de leur situation majoritaire si les hommes devenaient nettement minoritaires à moins que l’on ne  renonçât à tout critère numérique ?  Nous avons déjà proposé que les femmes soient électrices mais qu’elles ne puissent voter que pour des candidats hommes sur des listes proposés par un collège d’hommes.

On soulignera le fait que les hommes ont du plaisir à produire, à créer même s’il n’y a pas de récepteur : un poète a-t-il réellement besoin d’un lecteur, un chercheur va-t-il vraiment besoin d’un public ? L’émetteur n’a pas absolument besoin de récepteurs et certainement pas d’un récepteur en particulier.  On peut parler de masturbation intellectuelle ou non ; A contrario, la femme qui ne bénéficie pas des dons d’un émetteur est vide.  C’est dire que, d’un point de vue objectif,  les femmes attendent plus des hommes que les hommes des femmes.

L’on sait que tous ces discours sur l’égalité des hommes et des femmes sont en décalage total avec les leçons de  l’Histoire. Les femmes sont quasiment absentes des Histoires de la Médecine, de la philosophie, de la musique, de la peinture, du théâtre, du cinéma, de la psychologie (psychanalyse) des Sciences économiques, juridiques, politiques, linguistiques, religieuses et elles n’existent politiquement, à de rares exceptions près (Margaret Thatcher) que par la grâce des mariages et des dynasties, notamment en cas de régence, ce qui est de moins en moins  concevable avec la marginalisation de la monarchie dans le monde. Croit-on réellement que le XXIe siècle va et doit changer cela ?  Au lieu d’assumer au mieux leur rôle de récepteur, de transmetteur, les femmes deviennent une nuisance et leur mimétisme s’apparente à de l’imposture et à une forme d’escroquerie intellectuelle et il est à craindre que le rôle des femmes occidentales soit assuré par des machines ou par des femmes importées (exogamie) peu qualifiées mais pouvant aisément être appareillées.

Nous avons proposé (dans de précédents textes sur nofim notamment et sur Face Book Animus Anima) de relier l’homme à l’écrit et la femme à l’oral. En effet,  à partir d’un texte écrit, de la partition ou de tout dessin ou schéma, cela permet à des centaines de femmes de s’exprimer oralement. Derrière l’oralité féminine, on cherchera le « script », le « scénario » masculin. L’Homme qui ne laisse pas d’écrit et qui s’exprime oralement ne fournit pas à la Femme ce dont elle aurait besoin pour  (s’) exprimer.  L’écrit a visiblement une vertu polygamique, il est fournisseur de l’expression féminine (prompting) tout en pouvant se faire oublier, tout comme la fécondation masculine peut être occultée par l’accouchement féminin. En ce sens, le cinéma n’est pas aussi ouvert vers les femmes que le théâtre. Certes, il permet à une femme (star) de s’exprimer mais il ne le permet pas à plusieurs femmes à moins de transmuter le film en pièce de théâtre ou en récit à lire à voix haute et que les femmes peuvent s’approprier. Le cinéma est monogamique, il ne vaut que pour une seule femme (sauf en cas de remake), l’actrice tandis que le théâtre est polygamique, fournissant une substance à un nombre illimité de femmes à travers les âges qui vont pouvoir chacune « accoucher » à partir d’un même texte (père). En musique, le compositeur est censé fournir, transmettre un texte, un écrit que divers  interprètes pourront reprendre à leur compte et cela vaut évidemment pour les chansons (variétés, karaoké). En revanche, s’il enregistre sa propre composition (improvisation) sans produire de texte, il prive les femmes d’un support qui les aurait, dans tous les sens du terme, enrichies en leur permettant d’apporter une « valeur ajoutée ».  On sait toute l’importance de la parole dans la sociabilité féminine (téléphone), notamment dans les lieux publics. Il faut leur fournir une langue, une grammaire pour qu’elles puissent s’exercer.

On nous objectera peut –être que l’écrit serait apparu  postérieurement au langage « parlé ». Nous pensons que les hommes ont  inventé l’écrit pour asservir les femmes. pour les cloner.  L’écrit est l’instrument de domination que les hommes ont institué pour démultiplier leur parole de sorte qu’elle puisse être reprise. Un homme qui ne sait pas écrire ne contribue pas à la domination masculine. Mais paradoxalement, en refusant d’écrire, il affirme sa supériorité puisqu’il ne partage pas avec elle. C’est le cas du jazz, où  l’écrit est réduit à la portion congrue, genre qui reste essentiellement masculin, en dehors justement des chanteuses. La première chose que l’on demande d’une femme, dès son plus jeune âge, c’est d’apprendre à lire à voix haute. Certes, on pourrait supposer que les femmes puissent transcrire la parole masculine mais elles en sont généralement incapables, elles ont besoin qu’on leur fournisse un document qu’il ne leur reste plus qu’à déchiffrer, à accoucher tout en sachant qu’elles n’en ont pas le monopole. (polygamie). Un des rares cas de travail créatif  à partir de l’oral est celui des interprétes (traduction simultanée) mais il s’agit là avant tout d’un transcodage.

Il serait bon de mener des recherches dans ce domaine de la dépendance des femmes à l’écrit (texte, partition etc.). On est surpris de devoir noter (cf. nos travaux sur l’emprunt linguistique) à quel point l’écrit fascine et fait l’objet d’un respect quasi religieux (les Ecritures, les religions du Livre). Si l’on prend le cas de l’anglais, ses emprunts massifs au français respectent docilement la forme orthographique d’origine alors que leur restitution orale, quant à elle, s’en démarque assez nettement. Avec l’anglais moderne, nous sommes entrés (depuis environ l’An Mille 66) dans une ère  où le féminin se constitue en étant en prise sur le masculin. L’anglais serait ainsi une langue de l’oralité qui n’existerait qu’à partir du français, langue de l’écrit, qui n’en serait que la valeur  ajoutée.. Mais l’on peut aussi dire que le génie du français aura été de porter l’écrit à un degré remarquable en autorisant par ailleurs et par voie de conséquence une grande liberté de la parole orale. C’est tout l’art de la notation  qui est l’interface entre  l’oralité initiale et l’oralité finale, en une sorte d’antithèse entre thèse et synthèse. Paradoxalement, il n’y a féminisme que du fait même des instruments d’asservissement des femmes qui leur donnent l’impression d’une autonomie qui n’est somme toute que factice. Mais il y a là une sorte de choc en retour et les  hommes qui se prennent pour Pygmalion pourraient se faire prendre à leurs propres mirages en véritables apprentis Sorciers. Et si la créature de Frankestein était une femme ?. Le XXIe siècle aura énormément revalorisé l’écrit par rapport à l’oral, ce qui n’aura pus que favoriser l’appropriation du masculin par le féminin.  Il y a là pour les hommes du XXIe siècle un véritable dilemme : l’écrit est une technique avec ce qu’elle a d’extérieur par opposition à l’oralité qui est, en son principe, organique. En accédant  à la parole orale, les femmes, en s’aidant de l’écrit, accédent à la masculinité orale et organique mais elles le font artificiellement en ce sens que c’est une oralité  serve et non une oralité de l’élan créateur..En fait, pour les hommes, l’écrit est à la fois un outil de pouvoir sur les femmes mais c’est aussi un moyen pour les femmes de se substituer aux hommes par un processus de « seconde main » (second hand)

 

 

 

JHB

03 01 13

 

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Les hommes sur Mars et les femmes sur Vénus

Posté par nofim le 1 janvier 2014

 

Pour une stricte division des activités masculines et  féminines

Par  Jacques  Halbronn

 

 

L’économie est le reflet d’une société mais elle peut aussi transformer celle-ci. Elle est certainement à réformer car actuellement elle a des effets pervers dans sa façon de sanctionner le travail accompli par les uns et les autres et nous aborderons notamment le rapport des deux sexes au processus économique. La réforme demandée interpelle aussi bien la Droite que la Gauche .

Nul ne contredira le fait que le travail de bas de gamme est plus facile à quantifier que le travail de haut de gamme. Dans une société, les valeurs les plus porteuses sont généralement celles véhiculées par les hommes. Mais les hommes sont victimes de leur propre pouvoir, de leur fécondité. On pourrait dire que les effets masculins sont homéopathiques, sans vouloir faire de jeu de mots. Traduisez : il faut peu d’hommes pour vivifier toute une société ! Cela signifie que quelque part, ils sont en surnombre et qu’il faudrait probablement un homme pour dix femmes, ce qui nous rapprocherait d’une forme de polygamie et cela vaut d’ailleurs sur tous les plans, tant sexuel qu’intellectuel. Reconnaitre ce surnombre, serait mettre un terme à tous les discours sur l’égalité et la parité. L’économie se heurte là  à un tabou social et les sociétés qui seront capables de dépasser ce tabou prendront de l’avance et l’avantage.

Comment ne pas noter que certaines créations et réalisations fascinent des millions de personnes  et que d’autres laissent tout le monde indifférent. Si le monde fonctionnait mieux, la répartition ne serait pas aussi inégale. Donc on ne peut contester le polygamisme de facto de notre civilisation où quelques uns  suffisent à satisfaire le plus grand nombre. Entre ces foules et ces élus, il y a une population intermédiaire et cela tant dans le domaine du travail que des loisirs. La technologie n’a fait qu’aggraver la situation par le biais du cinéma, d’Internet, des médias et en fait de tout support susceptible d’être reproduit ou dupliqué, ce qui donne à quelques uns une sorte de don d’ubiquité, d’omniprésence.

Force est de constater que dans les faits, un tel statu quo n’est pas remis en cause dès lors que les gens d’en bas ont du travail et un certain pouvoir d’achat pour se procurer des produits  générés à grande échelle et donc  à bas prix. Lorsqu’un produit « marche », il donne de l’emploi à  beaucoup de gens, directement ou indirectement.

Qu’advient-il des hommes qui sont exclus de cette configuration polygamique  qui fonctionne de facto ? Ils peuvent certes se féminiser et  s’efforcer de correspondre à un certain profil  de personés qui ne se définissent pas parce qu’ils sont (ceux d’en haut) mais parce qu’ils ont. Car contrairement aux apparences, l’élite se définit par ses potentialités et c’est la masse qui se définit par ses « biens ». Ce qui fait la « valeur » d’un grand footballer n’est pas ce qu’il gagne, Ce qu’il gagne n’est que la résultante de sa valeur. A contrario, la plupart des  consommateurs et des spectateurs  ne font sens que par ce qu’ils reçoivent et obtiennent, par les appareils dont ils disposent et qu’ils ont acquis (on n’est pas avec eux dans l’inné sinon à un niveau très basique et minimal). On peut trouver là un vecteur  tendant vers  l’homosexualité masculine, d’une certaine forme de castration sociale face au mâle dominant.

Et pourtant, il y a beaucoup d’appelés et peu d’élus, ce qui signifie qu’à l’instar des spermatozoïdes, il y a énormément de gâchis, les hommes devant s’entredévorer pour atteindre le sommet, le centre. Certes, chaque homme peut nourrir en lui l’ambition, l’illusion, de faire parte de ces rares élus ! Le pire, c’est que ces élus perdurent après leur mort et sont en quelque sorte immortelle. Leur influence, leur référence ne disparait nullement avec eux, comme on peut le voir, par exemple, dans le domaine de la musique dite classique. C’est dire que ce polygamisme peut carrément pénaliser toute une génération en  quelque sorte phagocytée par  la précédente  (pour ne pas remonter plus haut). Il est d’ailleurs des sociétés où les femmes sont minoritaires comme en Chine, ce qui est un contresens, si ce n’est que les hommes sont porteurs de promesses, d’espérances à la différence des femmes promises à une certaine médiocrité.

Les hommes de haut de gamme semblent donc voués à être un produit d’exportation/ L’erreur, en France, aura été d’importer des hommes de bas de gamme dans les années Soixante-dix.  Grâce au développement technologique, les femmes seront de plus en plus en mesure d’effectuer des travaux de force réservés aux hommes. L’enjeu pour les femmes n’est pas de conquérir le haut de gamme, ce qui leur semble définitivement inaccessible mais bien d’investir le bas de gamme. Les grands perdants seront les hommes de bas de gamme- du fait notamment d’un manque de culture- laissés pour compte et de surcroit inexportables.

Il est important que l’éducation des garçons  ne passe pas par l’apprentissage des machines mais bien plutôt par l’éveil et l’exploration de leurs facultés « intérieures ». La mixité dans l’enfance doit être contrôlée et nous avons notamment mis en garde contre la mixité au niveau alimentaire (cf. nos textes sur la diététique).  Les femmes, quant à elles, sont indissociables des processus d’appareillage externe.  En ce sens, les hommes actuels sont devenus trop ambivalents et ne sont pas en mesure de vivre correctement leurs relations avec les femmes, contrairement  à leurs ainés qui laissaient aux femmes l’usage des machines à écrire/ Autrement dit, la génération d’hommes qui est née avec les ordinateurs  est mal partie et n’a pas pris possession des vrais créneaux qui sont les siens.

 

 

 

JHB

01 01 14

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les hommes et les femmes au prisme de la communication

Posté par nofim le 30 décembre 2013

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La dialectique du silence et de la parole et le différentiel masculin/féminin

Par  Jacques Halbronn

 

Le silence est d’or et la parole est d’argent. Il nous semble qu’une source de tension sinon d’incompatibilité entre les deux sexes serait lié au mode de communication et donc à des conditions d’existence différentes au départ pour deux humanités qui ont été finalement conduites à coexister en une forme de symbiose, du moins est-ce la théorie que nous avons déjà eu l’occasion, en d’autres écrits, d’exposer. Contentons-nous ici de disserter sur certains facteurs assez manifestes.

On observera d’abord que la parole peut être intrusive pour quelqu’un qui réfléchit en silence. Cette réflexion solitaire s’oppose à la conversation. L’homme aurait autant besoin de se recueillir que la femme de parler à quelqu’un à voix haute, ce qui laisserait entendre que l’homme serait capable d’un certain dialogue intérieur et en ce sens serait moins « sociable » à l’extérieur. Nous avons déjà exposé notre dialectique entre l’ordre intérieur et l’ordre extérieur, en affirmant que ‘homme veille plus au premier qu’au second alors que ce serait l’inverse chez la femme.

Il semblerait que les hommes sont plus à l’aise à l’écrit qu’à l’oral et souvent d’ailleurs, les femmes servent à traduite oralement les écrits masculins. (Prompting), elles ont une propension à lire à voix haute, ce qui était d’ailleurs l’usage d’origine, ce n’est que plus tard que l’on a appris à lire sans faire de bruit.

Il semble en revanche que les hommes aient fait un certain usage des percussions pour communiquer au loin, on pense aux tambours. Cela expliquerait le fait que la composition musicale serait essentiellement une affaire masculine, au regard de l’Histoire de la musique, le piano étant d’abord, par exemple, un instrument de percussion comme tôt ce qui est rythmé et rythmique.

En revanche, l’usage de la parole chez les femmes correspondrait à un faible usage de la vue, à une vie dans des environnements peu lumineux, comme les cavernes (voire le mythe platonicien). Dans la pénombre, la parole est le mode de communication privilégié et le langage des signes ne fonctionne guère. On pourrait même dire que les hommes pouvaient être sourds-muets sans que cela les dérange outre mesure socialement, du fait de l’usage de l’écrit en incluant le recours à des signes visuels. Les femmes ont souvent du mal à comprendre pleinement ce qu’elles lisent –même à voix haute-et « entendent « –le terme est d’ailleurs  signifiant- mieux à l’oral.

Le recours à la percussion  laisse penser que le champ couvert  par les sociétés « masculines » (ou plutôt qui ont généré le groupe en question) était beaucoup plus vaste spatialement que celui couvert par les sociétés « féminines », la parole ne pouvant porter très loin.  De même, sur le plan visuel, on pouvait transmettre au loin des signes de  fumée (comme chez les Peaux Rouges). Les astres ont pu également servir de signes visuels pour les hommes en « plein air » alors que chez les femmes on était plus dans le consensus oral du groupe, donc dans le subjectif voué à des fluctuations plus imprévisibles, moins codifiées à l’avance, plus abstraites. Les femmes seraient plus dans la proximité, avec des tendances  locales plus tenaces, d’autant que le langage écrit peut être rendu oralement très diversement (cf. ce qui se passe en Chine et au Japon sur le plan de l’écriture). Cela expliquerait la difficulté chez les femmes à généraliser et leur tendance  naturelle, voire viscérale, à faire obstruction à toute velléité de généraliser, ce qui évidemment ne favorise guère la démarche scientifique et conduit à une attirance avérée  pour  de pseudosciences comme l’astrologie (généthliaque) qui prétendent appréhender la spécificité des individus, ce qui correspond à un idéal féminin de la « Science » au nom d’une quête de l’exactitude., le mot « science exacte » ayant une résonance toute particulière dans la bouche des femmes qui n’a rien à voir avec l’usage généralement admis épistémologiquement.

A partir de ces données, l’on conçoit une certaine difficulté à communiquer entre ces deux populations qui restent encore fortement marquées par des parcours séparés, dans des temps extrêmement reculés. Du fait de la symbiose,  certains traits peuvent s’être estompés mais chassez le naturel, il revient au galop ! L’Histoire des Sciences comme celle de la Musique témoigenent de la persistance d’un fossé profond, sur le plan sinon quantitatif du moins qualitatif,  le processus mimétique ne fonctionnant qu’en bas de gamme, a minima, ce qui vaut aussi pour les animaux vivant au contact des hommes. Inversement, la faculté masculine à communiquer par la parole est probablement moins efficiente que chez l’autre sexe, tout comme l’aptitude à appréhender empiruquement, sans référence à une norme, ce qui est  de l’ordre de la particularité individuelle, personnelle, notamment dans le  registre pathologique,  de la thérapie de terrain, dans celui du dysfonctionnement,  de l’idiosyncrasie, dans celui des soins palliatifs (cf le rôle des femmes dans l’Histoire de la   Médecine, Naomi Craft, Le petit livre des grandes découvertes médicales, Ed Dunod, 2009,  p. 162) Les femmes font de bons médecins de proximité, pas de grands médecins faisant avancer la connaissance générale de l’humain, elles sont dans le cas par cas.

 

 

 

 

 

JHB

30 12 13

 

 

Publié dans ASTROLOGIE, DIETETIQUE, ECONOMIE, FEMMES, HISTOIRE, MUSIQUE, PSYCHOLOGIE, RELIGION, SOCIETE | Pas de Commentaire »

Limites et limitations des femmes

Posté par nofim le 28 décembre 2013

 

 

Pour un classement de l’astrologie dans le champ du médical

Par  Jacques  Halbronn

 

L’astrologie est-elle inclassable ou bien s’inscrit-elle dans l’histoire d’un des grands domaines de la  Science et si oui, lequel ? Certes, l’astrologie a à voir avec l’Astronomie mais il nous semble assez dérisoire de l’inscrire dans ce domaine en dépit des tentations de certains astrologues qui veulent à tout prix aligner l’Astrologie sur les dernières avancées de l’Astronomie.  Par ailleurs, on pourrait vouloir la relier à l’histoire de la Psychologie mais ce serait faire largement abstraction de sa dimension « prédictive » et la condamner à un certain empirisme. Son classement au sein du champ médical nous semble stratégiquement le plus heureux et évite par là même un certain nombre de faux débats. Quand Harvey, il y a 400 ans, décrit la circulation du sang il ne traite pas de cas particuliers mais bien évidemment de l’espèce humaine en général, même si par la force des choses il n’a pu examiner qu’un nombre limité de cas mais il ne viendrait pas à l’esprit de supposer que notre corps fonctionne autrement que celui de notre prochain. Il est clair que la médecine s’accorde le droit de généraliser et nous pensons qu’il en est de même pour l’astrologie, du moins celle que nous préconisons. Est-ce pour autant que chacun va vérifier  que son sang circule bien comme celui de son voisin ? Il y a là une sorte de paradoxe : ce qui nous est le plus intérieur physiquement ne nous est pas nécessairement le mieux connu. Selon nous, il en serait de même pour l’astrologie. En tant que chercheur et théoricien dans ce domaine, nous avons conscience de décrire un « circuit », une « circulation », un « cycle » qui vaut pour tous sans qu’il soit nécessairement appréhendé/perceptible par chacun. L’écueil principal que l’astrologie au XXIe siècle devra impérativement éviter, c’est précisément de se situer au niveau individuel. Le mot médecine a plusieurs acceptions dans l’esprit du public. Le premier réflexe est de penser au médecin qui vient soigner son patient. Mais, par ailleurs, l’on sait pertinemment que lorsque l’on décerne le prix de  Nobel de Médecine, ce n’est pas parce qu’Un Tel aura été un « bon médecin » mais plutôt un « grand médecin ». Dabs le milieu astrologique, on tend aussi à distinguer le « bon astrologue » et le « grand astrologue », le premier accomplissant un travail sur lequel on ne dispose finalement guère d’éléments (secret professionnel oblige) alors que le second aura publié dans des revues, participé à des colloques, rédigé des ouvrages. Il convient donc de souligner le fait que l’astrologie ne peut être que dans le général, dans ce qui vaut pour tous, ce qui n signifie nullement qu’elle soit dans le vague. En ce sens, l’astrologie des média nous apparait comme plus «scientifique » que l’astrologie des cabinets, même si l’on est en droit de contester l’état actuel de cette astrologie. On distinguera la pertinence épistémologique d’ensemble et le fait qu’un savoir passe par des stades successifs et en ce sens, il est  clair que les formulations actuelles de l’astrologie des horoscopes sont à dépasser mais certainement pas par le moyen des thèmes individuels qui correspondent  à un autre niveau, celui des cas particuliers avec toutes les contingences que cela implique. La grande erreur serait de croire que le modèle astrologique traite du particulier. En ce sens, pour nous, l’astrologue praticien doit refuser la mainmise de la théorie astrologique sur sa pratique (tentation à laquelle semble céder un Roger Héquet qui ne laisse avec son ACB que peu de marge de manœuvre au praticien) et inversement cette pratique sur le terrain ne saurait interfèrer avec le modèle astrologique pas plus que le garagiste ne saurait être mis sur le même pied que l’ingénieur qui met au point de nouveaux modèles..

L’émission consacrée aux Horoscopes sur Europe  Un a ainsi fait apparaitre un certain nombre de confusions et d’amalgames. On a entendu une dame parler de ses jumeaux qu’elle trouvait très différents. Mais le débat doit désormais se déplacer sur un autre terrain qui est celui de l’événementiel. D’ailleurs, les horoscopes des journaux ne  traitent pas de la psychologie zodiacale, contrairement aux apparences. Si l’on se réfère aux signes zodiacaux, c’est uniquement pour mieux focaliser la prévision, ce qui est aussi le cas des décans. Le présentateur croyait que les horoscopes de presse parlaient des types zodiacaux, ce qui ne se conçoit pas puisque dans le cas on répéterait tout le temps la même chose. Ce qui compte dans ce procédé, c’est de savoir quel sera l’impact du ciel du moment sur les gens et d faire varier le dit impact selon la position du soleil. Mais cela n’a pas grand-chose à voir avec la littérature sur le Zodiaque du type petits bouquins du Seuil (dans les années Cinquante) ou de Solar (collection que nous avons codirigée au début des années 80, réédition France Loisirs, avec Y. Othenin Girard)

Le débat doit donc se déplacer : est-ce que les gens qui sont placés dans le même cadre (l’un des 36 décans, par exemple soit dix degrés), ont des points communs dans ce qui leur « arrive » ? Avant de répondre que c’est absurde et trop général, encore faut-il préciser de quel type d’événement est censée traiter l’astrologie. Pour notre part, nous ne sommes pas spécialement convaincus de la valeur de  cette pratique mais il est souhaitable, en tout état  de cause, que le débat soit introduit correctement.

En fait, l’astrologie n’a pas à s’inscrire dans le cadre d’une journée, d’une semaine ou même d’un mois. L’année serait un cadre plus raisonnable et effectivement on pourrait en traiter au début de chaque année. En effet, pour nous l’astrologie ne peut s’appréhender sur des périodes trop courtes. C’est bien là le problème, tant les astrologues ont insisté sur la nécessité d’une heure de naissance précise que le public s’imagine que ce que dit l’astrologue doit également être très précis dans le temps. C’est donner des verges pour se faire fouetter !

Le problème, c’est que les gens sont plus à leur aisé pour mettre des étiquettes sur le caractère de leurs prochains que pour suivre la succession des périodes de la vie de ceux-ci. On connait ce personnage qui regarde non pas où il a perdu sa montre mais où c’est éclairé.

Il faut donc pour bien appréhender les vrais enjeux de l’astrologie que le public fasse beaucoup plus attention à ce qui se passe dans la vie des gens et ce sur des périodes relativement longues.  Il n’est pas question qu’un pronostic astrologique vaille pour des millions de gens au cours de la même semaine ou du même mois, En revanche, si l’on élargit la plage de temps à trois ans par exemple, les similitudes vont se présenter de façon beaucoup plus flagrante. L’idéal, c’est de travailler sur 7 ans avec note dispositif de l’Astrocyclon. Mais de toute façon, quelle que soit la technique employée, il faut donner du temps au temps.

Or, il est clair que les gens sont tributaires de leur documentation. Quelqu’un pourra vous décrire tous ses amis par quelques traits de caractères, par leur métier mais il n’aura pas le plus souvent emmagasiné assez d’informations sur les étapes de la vie de toute une série de personnes. Ne parlons donc pas des enfants en bas âge dans ce cas ! Il faut avoir un certain vécu existentiel pour tester l’astrologie.

Maintenant, reste la question de ce que l’astrologie peut « suivre » en matière de périodes (et non de dates trop strictement circonscrites comme le voudraient les quotidiens, les hebdomadaires ou les mensuels). Nous pensons que l’astrologie doit étudier les récurrences et montrer que ces récurrences se retrouvent dans la vie de beaucoup de gens.  Ce qui n’est pas cyclique n’intéresse pas l’astrologie du moins telle que nous la concevons. Voilà qui déjà délimite beaucoup plus le domaine et on est bien loin de discours sur la psychologie basique et constante des gens comme le voudrait une certaine littérature zodiacale ou même planétaire.

L’autre critère que nous avons mis en avant et qui permet de mieux préciser encore ce qui est en jeu est celui des périodes alternant entre les tendances à l’union et les tendances à la désunion et notamment dans le couple. Car pour nous ce qui se joue entre les hommes et les femmes – et pas seulement dans le « couple » est au cœur du champ astrologique. Tantôt les femmes épaulent les hommes, tantôt, elles les « contrent »  et cela constitue pour les hommes un contexte fort  contrasté qui joue aussi bien dans la sphère privée que publique. On connait le terme de trois ans et demi souvent observé par les psychologues et cette durée relèverait selon nous directement de l’astrologie et du cycle de Saturne (28 ans /8).

On aura compris que pour nous les femmes sont les premières concernées par les cycles astrologiques, ce qui se comprend assez bien puisque l’on connait déjà leur rapport menstruel à la Lune. Mais ce qui affecte les femmes se répercute sur les hommes par ricochet.

En bref, ce qui est surprenant dans ce débat sur Europe Un, ce sont ces auditeurs péremptoires pour traiter de questions qui méritent d’être abordées avec méthode. Chacun de nos jours parle d’astrologie alors que dans d’autres domaines, il ne se le permettrait pas. Que n’a-t-on pas entendu sur le caractère scientifique ou non de l’astrologie ? Qu’est ce qui est scientifique ? Ce qui est « précis » pour chaque cas ? Certainement pas. Il n’y a pas de science de l’individuel.  Il n’y a dit-on de science que du général. Mais autrement ne risque-t-on pas d’être dans les « généralités » ? On voit que le niveau de réflexion sur la Science est assez fluctuant.   Tout se passe comme si l’astrologie devait se conformer aux fantasmes scientifiques des uns et des autres. Si le phénomène astrologique était si facule que cela à appréhender, on n’en serait plus là. Il convient de trouver le bon angle d’attaque et de ne tomber ni dans  une hyperprécison surréaliste qui ferait que nous soyons tous des sosies ni dans des formules creuses et passe partout qui valent pour n’importe qui. La solution consiste à dire clairement ce dont traite l’astrologie et ce dont elle ne traite pas et de fixer des critères crédibles, intelligibles. Il faut apprendre aussi à percevoir les similitudes et les analogies derrière des différences contingentes, ce qui n’est pas donné à tout le monde. Et comme on l’a dit, il importe d’accorder de l’importance au sexe lequel ne relève pas de l’astrologie mais détermine les modalités de sa réception et de son influence. Mais là on butte sur le tabou de la différence hommes-femmes et l’on se rend compte qu’à terme l’astrologie risque fort de consolider et non point d’infirmer le fossé existant entre les deux sexes. Nous pensons que l’astrologie doit s’inscrire dans l’orbite du domaine médical.  Non pas la thérapie, le soin, mais la compréhension de notre fonctionnement psychophysiologique, celui de notre espèce. L’astrologie devrait apporter un jour des découvertes majeures dans le domaine du vivant.

L’astrologie est une clef pour la connaissance du psychisme féminin. A ce propos, nous pensons que certains femmes perçoivent mieux que d’autres les « signaux » célestes (selon l’Astrocyclon) et donc savent mieux se faire valoir auprès des hommes que d’autres. Celles qui ne captent pas ou peu les dits signaux sont vouées à être rejetées face à la concurrence des femmes qui captent les dits signaux.

 

 

JHB

28  12  13

 

 

 

 

 

 

 

Publié dans FEMMES, LINGUISTIQUE, POLITIQUE, RELIGION, SOCIETE | Pas de Commentaire »

manger au masculin et au féminin: des mondes séparés

Posté par nofim le 26 décembre 2013

 

 

Le manger masculin et le manger féminin

Par  Jacques Halbronn

 

Il est des pays où les hommes et les femmes ne mangent pas la même chose (comme au Brésil). Il nous semble intéressant de poser la question des sexes par rapport à la nourriture. Nous dirons que les hommes sont plus spontanément attirés par ce qui est « naturel » et les femmes par ce qui est « artificiel », c’est  à dire qui exige un certain luxe de préparation. On s’efforcera d’en donner les raisons.

L’explication qui vient à l’esprit se rattache à l’idée que les hommes étaient plus axés vers l’extérieur de la demeure, donc  directement en prise sur la cueillette et la chasse, et sur une consommation immédiate, sur place alors que les femmes étaient davantage cantonnées et donc devaient gérer une alimentation de stockage, de « conserve », d’où des produits que l’on ne saurait qualifier de « frais « , mais qui relèvent du « sec » et « séché ». On serait tenté d’opposer une nourriture de printemps à une nourriture d’automne (période où l’on tue le cochon pour en faire de la charcuterie, cf. les Livres d’Heures)

Dans la ville, les lieux se différencient : le marché est plus masculin avec l’accent mis sur les produits frais. On y trouve très peu de stands de conserves, de boulangerie-pâtisserie,  de produits céréaliers (pates, semoule, corn flakes etc.) une majorité de marchands de fruits et légumes, de bouchers, de poissonniers où le produit s’étale « tel quel » A l’inverse, dans les épiceries, les supermarchés,  les boîtes de conserve, les plats préparés (surgelés) occupent une place considérable tout comme les rayons de biscuits, gâteaux enclos dans des emballages sans parler de tout ce qui permet de préparer des boissons chaudes à partir de l’eau (café, thé, chocolat, sirops etc.). Il y a là une tonalité que nous qualifierons de féminine et qui s’apparente à ce que l’on appelle fréquemment la « malbouffe », la « table du pauvre ». C’est une nourriture qui n’est pas vouée aux saisons, qui ne réserve pas de surprise et qui ne fait courir de risque ni au vendeur ni à l’acheteur, d’où son prix inférieur. Elle convient bien aux personnes qui ne sortent pas et qui ne dépendent pas de ce que l’on trouve ou ne trouve pas dehors.

Rappelons que dans l’imagerie religieuse, le paradis vient d’un mot persan qui désigne le verger (pardés). Dans le « Jardin d’Eden », Adam et Eve ne se nourrissaient certainement pas de spaghetti ou de frites et on n’y mangeait probablement pas de pain. On peut penser à une nourriture à base de fruits. Mais peut être Adam chassait-il ? A contrario, quand le couple fut chassé du paradis, l’on peut penser que leur alimentation se transforma et qu’elle fut marquée par une certaine pénurie avec des produits de remplacement, les « ersatz »  de l’Occupation. Car la nourriture féminine est le reflet – (lunaire) de la nourriture (masculine) ; elle est dans une démarche imitative. On pense à ces boulettes végétales imitant les boulettes de viande que sont les fallafels du Moyen Orient, à ces frites qui ne sont pas sans faire songer à des petits poissons (éperlans) par la forme qu’on leur donne.

Observons à présent les mœurs alimentaires en vigueur dans nos sociétés. Nous pensons qu’il y a une féminisation de l’alimentation. On ne sert pas des fruits à ses invités mais des gâteaux. On organise rarement des barbecues où la viande est présentée crue mais l’on y affectionne les « plats » mitonnés recourant à toutes sortes d’ingrédients qui tendent méconnaissables le produit de référence (cuisine chinoise à base de beignets). On peut s’étonner de la persistance d’une telle alimentation « hivernale », dans une économie qui a les plus grandes facilités logistiques pour se fournir en produits frais ! Le restaurant, lui-même, est un lieu qui tend à bannir le « naturel » encore que certains restaurateurs insistent sur la recherche des « bons produits » et ne mettent plus un point d’honneur à « sauver » des produits douteux que l’on recyclerait, que l’on accommoderait en recourant à divers adjuvants.  Le restaurant est en cela plus féminin que masculin et d’ailleurs les manières de table ne sont pas les mêmes pour ces deux types d’alimentation. On doit manger proprement, sans se tacher ni les vêtements, ni la nappe, ce qui est plus facile avec des biscuits qu’avec des fruits, ce que les mamans ont bien compris qui encouragent leur progéniture à manger de la viennoiserie plutôt  que des produits à jus.

C’est précisément le critère du  jus qui est déterminant, selon nous. Le point commun entre les deux piliers de la nourriture masculine – fruits et viandes- c’est qu’ils sont porteurs de leur propre jus. En cela, les légumes (à l’exception de la tomate) ont besoin d’un apport extérieur, ce qui pour nous les disqualifie en tant que mets masculins. L’analogie au niveau sexuel est assez évidente pour ne pas avoir à la préciser.

Nous pensons que l’on va vers la coexistence de deux restaurations, l’une masculine, l’autre féminine. Dans la première, on voit le produit, on le touche, on le tâte avec les mains, on le goûte, on le choisit, quitte à se salir les mains et les vêtements. Un tablier est fourni ainsi qu’un rince-doigts. Les clients se servent directement et préparent eux-mêmes leur nourriture sur des grils et  mangent de préférence avec les mains, sans couverts.  Dans la seconde catégorie, plu genre salon de thé, on mange plus délicatement et proprement des produits plus sophistiqués, à forte valeur ajoutée.  Le client se fait servir et les cuisiniers jouent un rôle majeur, ne serait-ce que par le temps de préparation, par les recettes qu’ils gardent précieusement pour eux, et qi consistent dans l’usage de tel ou tel ingrédient ou mélange d’ingrédients. Le coût de ces repas est plus faible que dans le premier cas du fait de la médiocrité du produit de base. La viande est souvent noyée dans la pâte, elle n’est plus qu’un élément parmi d’autres comme dans le cassoulet, la choucroute, les spaghettis bolognaise, souvent  sou forme de charcuterie, de viande hachée. La nourriture féminine est comme on l’a dit synonyme de malbouffe. Elle est source d’économies et donc parcimonieuse, remplaçant la qualité par la quantité.

Selon nous, le mode alimentaire féminin  est porteur d’un certain message qui encourage aux faux semblants, au maquillage, qui table beaucoup sur l’avoir et nettement moins sur l’être. C’est un statut de second rang à tous les niveaux qui tend à prévaloir. C’est pourquoi nous pensons qu’il est urgent de constituer des restaurants répondant aux  valeurs masculines, plus proches de la campagne, om l’on retrouve peu ou prou l’esprit chasses-cueillette d’antan, où l’on se serve de ses mains et non de couverts, voire de ses dents pour « attaquer » un fruit ou un steak. Il n’y a pas de raison que les hommes se plient aux mœurs féminines quant à la restauration et aux manières de manger…Par la même occasion, nous suggérons que sur le plan artistique, l’on exige dans les restaurant masculins plus d’improvisation musicale que de  jouer des standards éculés que l’on ressert inlassablement. La nourriture intellectuelle est en effet  à l’image des nourritures matérielles. On notera le passage de l’agriculture à la culture. Dis-moi ce que tu manges et je te dirai ce que tu consommes clans le domaine culturel. Question de goût !

Nous pensons avoir touché là un point essentiel de différenciation entre hommes et femmes dont il ne semble pas que l’on ait été conscient. Que ceux qui nient ces différences commencent par ouvrir les yeux !  En ce qui concerne l’éducation des enfants, il est temps que les garçons ne soient pas élevés selon les mêmes critères que les filles comme c’est trop souvent le cas notamment dans les familles monoparentales. Il convient donc de créer des espaces appropriés et  de ne pas se contenter d’une cote mal taillée. La mixité fait problème tant au restaurant qu’au concert et l’idée que l’on se fait des loisirs, des « sorties », en dépit des apparences de contenant diffère singulièrement quant au contenu. L’espace social  doit être différencié  jusqu’à la maturité. Cela ne signifie nullement que les femmes doivent être absentes des espaces masculins car elles font partie intégrante de  l’univers des hommes mais elles ne sauraient y imposer leurs valeurs.

 

 

JHB

26 12 13

 

 

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