Pour une culture de proximité

Posté par nofim le 2 décembre 2013

La culture et la présélection

Par  Jacques  Halbronn

L’essor d’Internet aurait dû permettre  de passer par-dessus la tête de certains intermédiaires notamment dans le domaine culturel. Mais force est de constater que dans la plupart des cas, le public  n’exerce son choix qu’au travers de pré-sélections, ce qui correspond à des choix de seconde main (second hand). à une culture, à des loisirs   sous tutelle.

Qu’est-  ce au vrai que cette « civilisation des loisirs » ?

Au lieu donc de faire son choix parmi des projets non encore présélectionnés par les éditeurs, les médias « reconnus » les organisateurs de concerts,  le public a l’illusion de « choisir » en se limitant à ce qui est déjà mis en place, donc présélectionné alors même qu’il a largement accès à un ensemble de possibilités bien plus vaste. Cela explique pourquoi les anciennes structures culturelles auront perduré depuis des décennies en dépit d’un accès infiniment plus vaste à toutes sortes de productions. On évoquera certes l’infinité même de ces choix comme excuse. Il faudrait donc laisser à quelques responsables la responsabilité d’éliminer ce qui n’a pas à être montré, écouté, apprécié en un temps où les gens revendiquent une « égalité », refusent prétendument  toute hiérarchie. Le choix qu’on leur laisse fait illusion.

Voilà pourquoi, il nous semble important que toute personne qui se pique de culture en tant que «consommateur », « spectateur », prenne la peine de découvrir des œuvres qui n’ont pas encore été « sanctionnées » par tel ou tel intermédiaire et qu’ils puissent peser davantage sur les choix, sans que l’aspect financier et « professionnel »  ne pèse de tout son poids et vienne fausser le jeu. C’est ainsi, il y a une quinzaine d’années que nous pensions que les choses allaient évoluer et nous avons été déçus par ce qui s’est passé dans les faits, ce qui correspond à une médiocrité du niveau du public qui se contente de valider et d’entériner les choix de la « profession », même s’il opéré un choix parmi ces choix prédéterminés .

Il serait bon notamment pour répliquer à l’argument de l’infinité des choix de s’intéresser tout simplement aux personnes que l’on côtoie, celles de notre voisinage, en multipliant les « scènes ouvertes », comme cela se pratique dans les « squats ». On peut parler d’une culture de voisinage, de vicinité, de quartier avec des concours permettant de faire remonter l’information, un « prix » du public et pas seulement des « critiques » ou des « agents »..

Il y a une médiocrité dans la médiocrité. Qu’au moins ceux qui ne sont pas des créateurs au sens premier du terme, se révèlent capables de faire connaitre ceux qui le sont, même s’ils les copient ou les plagient, ce qui est encore préférable à une certaine passivité liée à cette présélection que nous réprouvons.  De même que nous regrettons, dans le domaine musical, que les interprètes ne puissent jouer que des œuvres qui ont été retranscrites au lieu de les reproduire, même imparfaitement, par eux-mêmes. Entre le compositeur et l’interprète de partition, il y a certainement place pour des personnes qui sont capables de transcrire une œuvre, de l’arranger, de la perfectionner, dans un travail collectif. Il y aurait là une toute autre dignité  pour les non-créateurs. Tout interprète qui se respecte devrait avoir appris  à transcrire ou tout simplement à reproduire à l’oreille, sans se réfugier derrière l’obligation de respecter exactement ce qu’a voulu le créateur. Un tel fossé n’a pas de raison d’être et l’interprète qui se cantonne dans des partitions déjà existantes se rabaisse. Mais a –t-il même  été formé à faire ce que nous préconisons ? Ne l’a-t-on pas formaté pour être une machine à lire des partitions puis à les mémoriser (le « par cœur ») pour faire illusion ?

D’ailleurs, on voit bien que ce faisant,  celui qui se rapproche ainsi des créateurs peut plus facilement en devenir un du fait qu’il n’y a pas cet écran médiatique qui place ce qui a été présélectionné sur un piédestal ? Nous avons toujours dit que toute culture devait déboucher sur une forme de création ou en tout cas de recréation (récréation ?)

Nous avons condamné cette muflerie chez les femmes qui  confine à l’infidélité et qui se manifeste dans une indifférence à ce qui se passe dans leur entourage, dans leur proximité. Cela tient à cette illusion selon laquelle les femmes n’ont pas à être à l’écoute de leurs proches, ce qui serait mauvais pour leur rapport de forces. Dès lors, elles préfèrent  s’intéresser à des œuvres lointaines dans le temps et dans l’espace, ce qui ne compromet pas leur position personnelle. Selon nous, toute femme devrait s’intéresser à ce qui se passe dans sa famille, être à l’affut de talents, ce qui est une approche plus féconde de la vie culturelle et qui détermine une véritable convivialité. S’il est assez naturel qu’un créateur soit  focalisé sur son propre travail, il serait sain que ceux qui n’ont pas cette faculté  la reconnaissent autour d’eux, quand bien même auraient –ils l’impression d’une qualité moindre. au « fait maison » (home made). Ce qui permet un rapport plus humain à la création et ne peut avoir que des effets bénéfiques pour les enfants qui assistent au processus de création de l’intérieur. Il devrait y avoir ainsi une sorte de parallèle entre création et procréation. Dans le domaine de la procréation, cette proximité est respectée, elle ne l’est guère –ou elle est niée sous quelque prétexte- dabs celui de la création. Or, un créateur aussi est « porteur » d’une œuvre et  voué à un certain accouchement. C’est donc bien, en dernier instance, la vie du couple, de la famille, de l’immeuble, du quartier qui est en jeu, qui est concernée par notre façon de traiter, de maltraiter souvent, le fait culturel, sans oublier certaines considérations d’ordre social, en ce qui concerne notamment la prise en charge matériel. On pourrait ainsi envisager des « maisons de la culture » qui comporteraient une partie habitation pour les « artistes » en résidence. Et on ne peut que constater qu’en ces temps de chômage, y compris sous la forme de « retraites » (qui sont un chômage déguisé), on ne joue pas mieux la carte de la contrepartie culturelle, notamment en province, ce qui implique de prendre quelque distance par rapport aux médias. Nous prônons une culture de proximité, locale, et non une culture distanciée qui vienne d’un ailleurs et d’un autrefois.

 

 

 

JHB

02  12 13

 

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Dieu comme sublimation du masculin

Posté par nofim le 2 décembre 2013

 

Dieu et le principe masculin

Par  Jacques Halbronn

 

Il y a selon nous dans l’idée de Dieu, l’expression du principe masculin, d’où une représentation masculine de Dieu, du « Père » et du « Fils ». Quand on  y réfléchit,  traiter de Dieu, c’est traiter du masculin, de l’Homme, par opposition à la Femme.

Dieu est supérieur, il est « au-dessus », en amont. C’est Lui qui décide, qui est la Providence et le Plan divin.  Il a le pouvoir de créer. Il est un modèle archétypal  pour l’Homme.  Les relations des femmes avec Dieu  convergent avec celles qui doivent être les leurs avec les hommes, au niveau du Surmoi. (Superego). Dieu est un idéal masculin. Tout homme qui se réalise pleinement se rapproche de l’image de Dieu, non pas dans une dynamique de jonction mais de fusion. Etre créateur c’est faire partie de Dieu.

Dire que Dieu est mort, c’est quelque part  annoncer la mort de l’Homme en tant que principe distinct de la Femme.  Mais les femmes reconnaissent plus facilement le principe masculin en Dieu qu’en les hommes. C’est l’Homme qui est « mort », pas Dieu. Mais les deux sont indissociables et on ne peut tuer l’un sans tuer l’autre. C’est pour la femme le meurtre du père.

D’ailleurs, le culte de la personnalité peut difficilement concerner un personnage féminin, de Staline à Mao Tsé Toung, de Napoléon à Hitler sans parler du Pape (Papa). On ne peut accéder à Dieu qu’en passant par l’Homme et on ne peut accéder à l’Homme sans passer par Dieu. Les deux principes n’en font qu’un, sont indissociables. Refuser la supériorité de l’Homme est une forme d’athéisme puisque l’Homme est à l’image de Dieu (et non la femme). Il n’y a donc aucune contradiction chez la femme à aimer Dieu à travers l’Homme et l’Homme  à travers Dieu.

Le récit de la Création, qui ouvre le Livre de la Genése met en scéne un Dieu qui crée le monde et ce verbe créer incarne pleinement ce qu’est l’Homme. La femme ne peut qu’habiter un monde créé par l’Homme. Elle ne peut que procréer comme on dit que l’on fait les choses par procuration, au nom de quelqu’un d’autre qui est absent, que  l’on remplace…

Le XXIe siècle  replacera l’Homme au centre, au cœur du religieux. L’Homme doit être sacralisé alors que le XXe siècle l’aura désacralisé, désanctifié, galvaudé.  Les hommes qui ne sont pas à la hauteur de leur mission d’Homme rabaissent l’idée d’Homme au point que les femmes finissent par se considérer comme les égaux des hommes. Il ne faut pas baisser la barre. D’ailleurs, les hommes sont trop nombreux, ils devraient n’être qu’une minorité – d’autant que pour nous la polygamie fait sens à plus d’un titre – et il serait bon que l’on ne gardât pas trop longtemps les hommes qui n’en sont pas ou plus vraiment. Il y a de la marge. Le problème de la longévité accrue nous invitera tôt ou tard à penser  la mort comme une décision et non comme quelque chose que l’on subit comme on le ferait du mauvais temps. Euthanasie.

Sans les « vrais »  hommes, que deviendrait l’Humanité ?  Déjà la plupart d’entre nous se comportent comme des héritiers qui n’ont plus  qu’à profiter de ce qui leur a été légué.  Bien des femmes ne respectent plus les hommes que morts. Elles idolâtreront tel compositeur classique mais ignoreront tout ce qui se crée en musique de nos jours. Elles préfèrent ne plus regarder que les hommes médiocres, ce qui les rassure sur l’avenir de leur idéologie paritaire.

On vit dans une attitude malthusienne. On ne pense plus que les hommes puissent créer de nouvelles énergies, de nouvelles richesses, on ne raisonne plus qu’en  termes de partage de ce qui existe. C’est déjà en soi une position décadente. On ferait beaucoup mieux d’encourager la créativité en focalisant l’attention sur le potentiel créatif des hommes plutôt que de miser sur le mauvais cheval, à fonds perdus. Bien des femmes ainsi prennent indument la place d’hommes en donnant le change, par quelque simulacre, quelque mimétisme. Demain, le monde sera divisé en deux « camps », celui des sociétés qui placeront à égalité hommes et femmes et celui des sociétés qui placeront les femmes comme prolongement des hommes, comme c’est le cas dans la procréation.  Par prolongement, on l’aura compris, on n’entend pas que la femme est « l’avenir de l’Homme » mais  on se place dans une perspective de cycle court et non de cycle long. L’Homme a besoin des femmes pour essaimer dans la diversité  et les femmes doivent être capables de choisir les hommes les plus prometteurs. C’est pourquoi nous pensons que dans les nouvelles démocraties, les hommes seront seuls candidats et les femmes seules électrices. Il faut absolument éviter une mondialisation autour d’un seul et même modèle. L’Humanité doit expérimenter différents types de sociétés quitte à reconnaitre que tel modèle a échoué. Mais le pire échec serait de renoncer à constituer plusieurs civilisations et de mettre tous ses œufs dans le même panier. Or, certaines personnes  rêvent d’une Humanité de type Panurge qui jouerait  à quitte ou double de façon irréversible. Il faut maintenir une alternative et l’on a vu encore récemment avec la crise financière à quel point il pouvait être dangereux de ne pas disposer de pare-feux et de garde-fous. Notre propos n’est donc pas d’unifier l’ Humanité mais au contraire de restaurer une certaine dualité des régimes politiques.

 

 

 

 

 

Dieu et le principe masculin

Par  Jacques Halbronn

 

Il y a selon nous dans l’idée de Dieu, l’expression du principe masculin, d’où une représentation masculine de Dieu, du « Père » et du « Fils ». Quand on  y réfléchit,  traiter de Dieu, c’est traiter du masculin, de l’Homme, par opposition à la Femme.

Dieu est supérieur, il est « au-dessus », en amont. C’est Lui qui décide, qui est la Providence et le Plan divin.  Il a le pouvoir de créer. Il est un modèle archétypal  pour l’Homme.  Les relations des femmes avec Dieu  convergent avec celles qui doivent être les leurs avec les hommes, au niveau du Surmoi. (Superego). Dieu est un idéal masculin. Tout homme qui se réalise pleinement se rapproche de l’image de Dieu, non pas dans une dynamique de jonction mais de fusion. Etre créateur c’est faire partie de Dieu.

Dire que Dieu est mort, c’est quelque part  annoncer la mort de l’Homme en tant que principe distinct de la Femme.  Mais les femmes reconnaissent plus facilement le principe masculin en Dieu qu’en les hommes. C’est l’Homme qui est « mort », pas Dieu. Mais les deux sont indissociables et on ne peut tuer l’un sans tuer l’autre. C’est pour la femme le meurtre du père.

D’ailleurs, le culte de la personnalité peut difficilement concerner un personnage féminin, de Staline à Mao Tsé Toung, de Napoléon à Hitler sans parler du Pape (Papa). On ne peut accéder à Dieu qu’en passant par l’Homme et on ne peut accéder à l’Homme sans passer par Dieu. Les deux principes n’en font qu’un, sont indissociables. Refuser la supériorité de l’Homme est une forme d’athéisme puisque l’Homme est à l’image de Dieu (et non la femme). Il n’y a donc aucune contradiction chez la femme à aimer Dieu à travers l’Homme et l’Homme  à travers Dieu.

Le récit de la Création, qui ouvre le Livre de la Genése met en scéne un Dieu qui crée le monde et ce verbe créer incarne pleinement ce qu’est l’Homme. La femme ne peut qu’habiter un monde créé par l’Homme. Elle ne peut que procréer comme on dit que l’on fait les choses par procuration, au nom de quelqu’un d’autre qui est absent, que  l’on remplace…

Le XXIe siècle  replacera l’Homme au centre, au cœur du religieux. L’Homme doit être sacralisé alors que le XXe siècle l’aura désacralisé, désanctifié, galvaudé.  Les hommes qui ne sont pas à la hauteur de leur mission d’Homme rabaissent l’idée d’Homme au point que les femmes finissent par se considérer comme les égaux des hommes. Il ne faut pas baisser la barre. D’ailleurs, les hommes sont trop nombreux, ils devraient n’être qu’une minorité – d’autant que pour nous la polygamie fait sens à plus d’un titre – et il serait bon que l’on ne gardât pas trop longtemps les hommes qui n’en sont pas ou plus vraiment. Il y a de la marge. Le problème de la longévité accrue nous invitera tôt ou tard à penser  la mort comme une décision et non comme quelque chose que l’on subit comme on le ferait du mauvais temps. Euthanasie.

Sans les « vrais »  hommes, que deviendrait l’Humanité ?  Déjà la plupart d’entre nous se comportent comme des héritiers qui n’ont plus  qu’à profiter de ce qui leur a été légué.  Bien des femmes ne respectent plus les hommes que morts. Elles idolâtreront tel compositeur classique mais ignoreront tout ce qui se crée en musique de nos jours. Elles préfèrent ne plus regarder que les hommes médiocres, ce qui les rassure sur l’avenir de leur idéologie paritaire.

On vit dans une attitude malthusienne. On ne pense plus que les hommes puissent créer de nouvelles énergies, de nouvelles richesses, on ne raisonne plus qu’en  termes de partage de ce qui existe. C’est déjà en soi une position décadente. On ferait beaucoup mieux d’encourager la créativité en focalisant l’attention sur le potentiel créatif des hommes plutôt que de miser sur le mauvais cheval, à fonds perdus. Bien des femmes ainsi prennent indument la place d’hommes en donnant le change, par quelque simulacre, quelque mimétisme. Demain, le monde sera divisé en deux « camps », celui des sociétés qui placeront à égalité hommes et femmes et celui des sociétés qui placeront les femmes comme prolongement des hommes, comme c’est le cas dans la procréation.  Par prolongement, on l’aura compris, on n’entend pas que la femme est « l’avenir de l’Homme » mais  on se place dans une perspective de cycle court et non de cycle long. L’Homme a besoin des femmes pour essaimer dans la diversité  et les femmes doivent être capables de choisir les hommes les plus prometteurs. C’est pourquoi nous pensons que dans les nouvelles démocraties, les hommes seront seuls candidats et les femmes seules électrices. Il faut absolument éviter une mondialisation autour d’un seul et même modèle. L’Humanité doit expérimenter différents types de sociétés quitte à reconnaitre que tel modèle a échoué. Mais le pire échec serait de renoncer à constituer plusieurs civilisations et de mettre tous ses œufs dans le même panier. Or, certaines personnes  rêvent d’une Humanité de type Panurge qui jouerait  à quitte ou double de façon irréversible. Il faut maintenir une alternative et l’on a vu encore récemment avec la crise financière à quel point il pouvait être dangereux de ne pas disposer de pare-feux et de garde-fous. Notre propos n’est donc pas d’unifier l’ Humanité mais au contraire de restaurer une certaine dualité des régimes politiques.

 

JHB

01  12 13

 

 

 

 

 

 

 

JHB

01  12 13

 

 

 

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La crise de la prévision astrologique au prisme de l’astrobiographie

Posté par nofim le 1 décembre 2013

 

La fin des transits et des directions en astrologie

Par Jacques Halbronn

 

De plus en plus, nous sommes contraints de devoir constater que les astrologues n’ont plus envie de recourir aux méthodes prévisionnelles articulées sur le thème natal. Un grand nombre d’exposés, d’articles, se contentent de signaler les configurations « natales ». sans autre forme de procès (cf. nos enregistrements sur teléprovidence des interventions de Didier Geslain et de Stéphane Rieux). Même dans le cas de criminels, on se dispense ainsi d’examiner les dates marquantes.  C’est le règne du thème natal  dont l’interprétation semble pouvoir dispenser de toute autre recherche de date. Tout se passe comme si à force de mettre l’accent sur l’exactitude de l’heure de naissance on en récoltait désormais les effets pervers au point qu’aucune autre donnée n’aurait plus à être prise en  compte !

On n’en est même plus au stade des directions qui permettaient de fixer des dates en faisant « progresser » artificiellement le thème (d’où l’expression de thème progressé). Même cela n’en vaut plus la peine. On s’en passe ! Les astrologues semblent avoir bien assez à faire à démêler l’écheveau du thème natal  et le temps leur manque pour se référer à d’autres dates de la vie des gens. Il semble que le pli ait été pris, en dépit des facilités offertes par l’informatique. Peut-être justement parce qu’avec l’informatique,  les données tendent à se multiplier. D’ailleurs, les praticiens programment volontiers leurs logiciels pour qu’ils ne leur fournissent pas trop de données. Cela tient probablement à ce que les gens qui viennent à l’astrologie n’ont pas le même profil que leurs prédécesseurs. Roger Héquet a eu beau plaider (-cf. ses livres chez Dervy) en faveur des directions (selon son système ACB),  le découragement semble de mise et l’on bascule irrésistiblement vers la facilité, en se contentant d’indiquer ce qui dans le thème correspond à ce qui s’est manifesté chez la personne.  Et c’est bien assez. On a baissé la barre et les astrologues sont moins stressés. Du moment que le public ne s’en plaint pas, que demande le peuple ?  Une telle médiocrité, un tel laxisme correspondent assez bien à ce que nous appelons  avec l’Astrocyclon, une phase descendante. Cela rend l’astrologie de plus en plus accessible, on s’en doute.

Nous ne saurions au vrai déplorer un tel état de choses, pour notre part car nous n’avons jamais pensé qu’il fallait accorder le moindre crédit aux directions et aux transits ! Il nous semblerait même encourageant  que tant d’astrologues aient pris leurs distances par rapport à de tels procédés qui fournissent des infirmations tellement  touffues et contradictoires. Il y a bien là une crise de la prévision astrologique au niveau individuel.

Pour notre part, nous pensons que la prévision ne doit pas être individuelle mais collective ? C’est pourquoi nous conseillons aux astrologues de passer à l’astrocyclon qui est un dispositif très simple qui fournit une trame prévisionnelle simple et fiable sans aucun lien structurel avec le thème natal. On imagine assez bien une synergie, une symbiose entre thème natal individuel et astrocyclon collectif.

Car il est peut-être temps de cesser de penser que nous avons un destin individuel tout tracé et qui n’est pas identique  à celui de notre entourage, de nos proches, de nos contemporains.  En fait c’est bien là que le bât blesse. Ce qui a tué la prévision individuelle  c’est sa déconnexion avec le milieu extérieur, le contexte, l’environnement.

Les gens sentent confusément que leur vie est solidaire et tributaire d’une cyclicité collective, interdépendante et interactive et c’est exactement ce que propose et fournit l’astrocyclon. (cf. nos études sur le blog nofim, par teleprovidence).

Ajoutons que souvent les gens ne se souviennent pas précisément de  « la » date (et encore moins de l’heure) qui permettrait d’articuler, de greffer, un « évènement » sur le thème. Ils se souviennent de « périodes ». Or, c’est justement sur les « périodes » que fonctionne notre astrocyclon ! On n’exige plus des gens une recherche pointilleuse des dates/ On est avec nos astrologues dans le tout ou rien. Vu qu’ils n’ont plus envie de se casser la tête à collecter des dates, ils ont décidé de s’en passer totalement ! L’astrocyclon évite de tomber dans de pareils excès et à l’astrologue de ne pas déchoir de son devoir prévisionnel.

Certes, quand on est dans le rétrospectif,  il importe peu que l’on tienne compte des dates, puisque l’on « sait » comment cela s’est terminé. Mais dans le prospectif, c’est une toute autre paire de manches et on ne peut pas se contenter de lancer qu’il y a dans le thème telle « probabilité » qui pourrait un jour ou l’autre se manifester, s’actualiser, se concrétiser. On met sur le client une épée de Damoclès ou au contraire on lui fait miroiter un avenir mirobolant mais absolument pas daté ni même balisé un tant soit peu. On peut attendre aussi pendant des décennies que cela se produise, en bien comme en mal ! Ce n’est pas sérieux et c’est même fâcheux déontologiquement.  Un astrologue a –t-il le droit de faire des prévisions non situées dans le temps ? Il y a là un hic ! Cela montre le caractère assez factice de la biographie astrologique (exercice cher  à un Jacques Berthon, en son temps) car les facteurs contextuels  sont recherchés dans le thème alors qu’ils n’ont pas à s’y trouver. C’est là un dilemme ; ou bien rechercher dans le thème ce qui n’en dépend pas et qui est de l’ordre sinon de la contingence du moins d’un concours de facteurs qui relèvent de la prévision générale de l’astrologie mondiale ou bien adopter l’astrocyclon et délester l’astrologie de tout un arsenal révolu de directions et de transits qui introduisent dans le psychisme humain une mathématique surréaliste. Résumons-nous, le contexte accessible à l’astrologie est fourni sommairement par l’astrocyclon. Il n’ pas à être recherché dans le thème dans une démarche que l’on ne peut guère qualifier  autrement que divinatoire. Les maisons astrologiques qui sont la partie la plus divinatoire de l’astrologie n’ont pas disparu de la pratique astrologique de ce début de XXIe siècle. Or, le cycle de vie que constituent les maisons (cf. nos textes à ce sujet sur nofim) n’a au départ qu’une valeur indicative d’un processus cyclique et voilà nos astrologues « modernes’ en être encore au stade de prendre les significations des maisons  astrologiques au pied de la lettre, en recourant de surcroit à la partie la plus ringarde de la tradition astrologique qui est celle des Dignités et des Débilités  planétaires, qui sous-tend toute la gymnastique des « ‘maîtrises », (maître de la maison V en VIII, maitre de la maison XII en III est toit à l’avenant). Là aussi l’astrologie est en pleine dérive. Et pourquoi ne pas en revenir aux « maisons dérivées », tant qu’on y est ? Tout ce dont un Jean-Pierre Nicola a voulu débarrasser l’astrologie, depuis cinquante ans, revient de plus belle dans la boite à outils de l’astrologue. Pourquoi ? Parce que cela fait partie de la « tradition » nous dit-on. Le ver est déjà dans le fruit. Le cheval de la divination est déjà installé au milieu de la Troie astrologique. C’est là un des aspects pervers du goût  des astrologues pour l’histoire de ‘l’astrologie dans laquelle ils cherchent une légitimité à leur pratique actuelle en oubliant que  les déviances en astrologie ne datent pas d’hier.  Si le portrait astropsychologique peut être admis sous réserve que l’on n’aille pas chercher le contexte dans le thème mais dans le vécu de la personne  étudiée astrologiquement, en revanche, toute forme de prévision individuelle est selon nous ipso facto divinatoire. On nous objectera qu’il y a une attente des clients à entendre que ce qui  leur arrive et surtout leur est arrivé – et dont ils continuent à subir peu ou prou les conséquences  était inscrit dans leur thème. En fait, il semble bien difficile de dissocier la personnalité du contexte, les deux ne sont-ils pas intimement liés ? Ne serait-il pas plus sage d’en revenir à des fondamentaux comme le sexe (genre) qui s’ils sont correctement décrits et définis  constituent une clef déterminante de l’investigation psychologique ? Mais là on se heurte à de nouveaux tabous qui interdisent de « généraliser » sur les appartenances sexuelles. Et c’est d’ailleurs de tels tabous qui amènent les gens à l’astropsychologie qui propose d’autres critères (-types planétaires zodiacaux) qui sont de bien piètres succédanés. Cela fait penser aux personnes qui ne supportent pas certains aliments et qu’il faut nourrir avec des denrées de substitution. Pour nous, le thème natal ne sera jamais qu’un pis-aller !  L’astrocyclon s’articule idéalement avec des notions aussi simples que le masculin et le féminin et il ne faut pas de longs calculs pour connaitre le sexe de quelqu’un.

 

 

 

JHB   01 12  13

 

 

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Le recours masculin à la sclérose féminine

Posté par nofim le 26 novembre 2013

 

L’homme comme moteur de changement social

Par  Jacques  Halbronn

 

 

Qu’est-ce que les femmes attendent des hommes ? Nous répondrons que les hommes sont instrumentalisés par les femmes pour les aider à échapper à une certaine stagnation. Les hommes sont pour les femmes des vecteurs de changement, de renouvellement et ce dans tous les domaines concevables.  On dira que les hommes constituent des pôles d’attraction,  qui permettent aux femmes de se libérer d’une certaine gravitation. Ne dit-on pas que quelqu’un est « attirant », que l’on est « attiré » par telle personne ?

Dès lors, une femme qui ne veut pas changer ses habitudes se méfiera de l’effet que les hommes peuvent exercer sur elle. L’amour lui apparait comme une menace, comme une expérience déstabilisante qui risque de la déconstruire.

Par instinct, les hommes se donneraient ainsi pour mission d’aider les femmes à changer en passant par le biais de l’amour. Si aimer, c’est suivre l’autre, aimer débouche sur le changement. Un homme qui ne parvient pas à faire changer une femme dans ses habitudes est vouée à un sentiment d’impuissance qui n’est pas d’ordre sexuel mais qui peut certes  être vécu comme un échec. Cela dit, certaine femme se montrent particulièrement  résistantes à l’influence masculine et par voie de conséquence au changement qui en découlerait, ce qui peut s’expliquer par des expériences passées traumatisantes.

Changer, c’est se vider de ce qui nous aura imprégnés (en anglais pregnant signifie enceinte), rempli et  à un certain stade les femmes seraient de moins en moins disposées à se vider, ce qui coïnciderait avec la ménopause. L’accouchement apprend en effet, à faire un certain deuil de la grossesse, par exemple.

La rencontre homme femme s’effectue volontiers sous le signe du voyage, du dépaysement. Les voyages sont très « romantiques » de l’embarquement pour Cythère au voyage de noces. D’où l’impact des vacances sur l’opportunité d’une rencontre  avec aussi la retombée de l’excitation à la rentrée.

.Dans bien des cas, l’on peut sérieusement se demander si la motivation à suivre un homme n’est pas liée  à des perspectives de changement de lieu, de situation au point que l’amour serait plus un  moyen qu’une fin en soi. C’est par l’amour, que l’homme fait bouger les femmes, les meut, les émeut (émotion), les motive.

Il n’est meilleur moyen pour une femme d’évoluer que de lier connaissance avec un homme/. La femme n’est pas tant un être qui évolue qu’un être qui se transforme par des changements radicaux. Quand elle est prise dans quelque chose, il faut une force singulière pour l’en dégager, pour l’en faire partir. L’amour est l’arme  absolue contre le conservatisme viscéral de la femme, son entêtement à persévérer, à s’enfermer dans ses habitudes, bonnes ou mauvaises, peu importe ! Il n’est pas exclu que la femme quitte la proie pour l’ombre mais le changement transcende tout, excuse toit. Le changement est préférable pour elle à une certaine sclérose.

Ce phénomène d’entrainement des hommes par rapport aux femmes constitue un moteur social  essentiel car cela s’apparente à une certaine forme de fécondation, de polygamie. L’homme doit amener les femmes à partir à la découverte de nouveaux horizons. L’amour serait donc un vecteur de progrès social. Les femmes s’investissant dans un domaine par amour, pour êtes avec tel ou tel homme plus que par  intérêt pour le dit domaine. Du moins dans un premier temps. Le cas de Marie Curie est intéressant, cette polonaise venue vivre à Paris et  l’on peut penser que l’amour a joué un certain rôle dans sa carrière. En cela, on peut dire que la femme fait des choix sous le coup de la passion. Mais en même temps, son amour  n’est pas désintéressé, il est censé avoir certaines répercussions sociales. La femme n’épouse pas un homme mais un milieu, elle est mue par le processus de l’exogamie, de l’enlèvement, du ravissement, dans tous les sens du terme. Parfois, l’amour vient de surcroit, une fois le couple formé et institué. (mariage de raison)/ Mais de toute façon, que les choses  se déroulent  dans  tel ou tel  ordre, les ingrédients restent les mêmes. Il est fort improbable que la rencontre avec un homme ne soit associée à des perspectives de changement et inversement, si ces perspectives ne semblent pas envisageables, cela risque fort de faire long feu de faire retomber le soufflé amoureux, la flamme affective. L’amour se nourrit d’un certain exotisme, d’où l’image de l’étranger, de l’étrangère dans l’imaginaire du couple./

On nous objectera que les hommes eux aussi ont besoin de changement. Selon nous, leur fréquentation d’un domaine n’est pas marquée par un risque de sclérose qui passerait par une intervention extérieure. On peut donc dire que les femmes ont plus à gagner que les hommes dans la formation du couple (ce mot devant être pris au sens large).  Les hommes seraient en fait mus par une sorte de programmation en quelque sorte hypnotique, instinctive dont ils ne percevraient pas pleinement la portée ou l’enjeu.

 

Jhb

21  11  13

 

 

 

 

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Nouveauté et domination masculine

Posté par nofim le 26 novembre 2013

 

Les hommes et l’urgence de la nouveauté

Par  Jacques Halbronn

 

 

Nous dirons, au risque de forcer quelque peu le trait, que les « vrais » hommes sont obsédés par le besoin d’avoir « une longueur d’avance » et cette exigence de renouvellement permanent  généré un certain stress.

En effet, il faut si peu de temps pour qu’une idée soit récupérée par d’autres (on connait l’affaire de cent singes) que la domination masculine ne peut s’exercer et se démontrer qu’à la marge de la nouveauté. Seul ce qui est en avance fonde  cette domination alors que ce qui est déjà répandu est tombé dans le domaine public, et au pire ce n’est plus qu’une question d’argent que quelqu’un se l’approprie.

Inversement, dans la mesure où les femmes ne sont pas victimes d’un tel stress, cela signifie qu’elles ne sont pas vraiment dans la compétition de la nouveauté. D’ailleurs leurs revendications se situent plus dans l’horizontalité que dans la verticalité : il ne s’agit pas tant pour elle d’innover que de rattraper et tout le problème tient au fait que les hommes ne peuvent et ne veulent être rattrapés. Les femmes auront donc toujours un train de retard et au moment où elles croient avoir rejoint la tête de la course,  celle-ci leur échappe et reprend de l’avance.

Ce goût du renouvellement, donc du changement ne se caractérise pas par des transformations du tout au tout  Bien au contraire, il s’agit de progrès parfois infimes mais qui font la différence. Rien  à voir avec un changement d’activité ou d’orientation, ce qui est plus fréquent d’ailleurs chez les femmes et qui équivaut à un nouveau départ pénalisant.  Mais ce déplacement spatial de femmes n’a pas la même portée que le déplacement temporel des hommes, ce qui n’est pas à la portée du premier venu

En fait, le problème des femmes, c’est qu’elles n’arrivent pas à se renouveler en restant dans le même domaine. Elles sont victimes de routines et plafonnent. Donc, la seule issue pour elles consiste à passer à autre chose, ce qui implique un nouvel apprentissage, ce qui les infériorise par rapport aux hommes qui maintiennent le cap sans tomber dans une certaine sclérose.  Tout se passe comme si les femmes ne percevaient pas les changements trop subtils. Parfois, un détail peut avoir des effets de type domino sur un ensemble. Nous avons remarqué chez les femmes que de nouvelles informations ne remettaient pas en question tout un ensemble et étaient collectées sans implication globale.

 

En bref, les femmes font de bins lieutenants ( celui qui tient lieu, qui remplace) et de piétres chefs . Dès qu’une situation exige les gens les plus pointus, les plus performants, les femmes sont « limogées » car elles ne représentent pas l’effet de surprise qui fait la différence dans une guerre, dans un combat, dans un affrontement. Or c’est bien la nouveauté qui sous-tend la surprise, l’imprévu. D’ailleurs, les hommes sont de bien meilleurs improvisateurs que les femmes.  Celles-ci peuvent certes  faire illusion en faisant semblant d’improviser, en jouant avec le plus grand « naturel » mais ce n’est jamais là qu’un simulacre.

.Le problème des femmes, c’est le nombre.  Quand quelqu’un imite, il  peut y avoir des centaines d’autres personnes qui imitent à partir du même modèle. En ce sens, les femmes se gênent mutuellement et se trahissent les unes les autres en  révélant de facto qu’elles ne se situent pas à la source. Quand dix pianistes jouent la même sonate, on aura du mal à croire que c’est vraiment « leur » sonate à chacune d’entre elles. Une femme, ça va, plusieurs, bonjour les dégâts pour la cause de l’égalité entre hommes et femmes. On bascule dans le clonage !

L’homme en ce sens est un solitaire  face à son œuvre créatrice. Il se veut unique dans son propos et ce qu’il crée est vital du fait précisément de cette obligation d’être le premier. Mais bien évidemment, les hommes ont besoin des femmes pour perpétuer et prolonger leurs œuvres.

Et c’est souvent là que le bât blesse. A force de poursuivre des chimères égalitaires, les femmes feraient bien mieux d’assumer pleinement leur mission complémentaire et de se « brancher » sur des hommes créatifs, en évitant de se retrouver dans un véritable troupeau (du bon pasteur).

Il reste que périodiquement alors même que les femmes croient avoir fait la démonstration qu’elles valent bien les hommes, la preuve du contraire leur est apportée et c’est très frustrant. Dès lors, la nouveauté est synonyme pour elles de perte d’illusions et bien des femmes rêvent d’un monde qui se serait stabilisé. Elles inventent pour cela une sorte de pseudo-progrès dont l’essentiel consisterait à aider les femmes à devenir les égales des hommes. Elles ont réalisé ce tour de force de placer la condition féminine au centre de l’idée de progrès. C’est ce qu’elles appellent la « fin d’un monde ». Selon nous, il s’agit là d’une démarche conduisant à la décadence.

 

 

JHB

25. 11 13

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Pour un recyclage de l’astrologie et des astrologues

Posté par nofim le 22 novembre 2013

Le principe de confirmation en astrologie

Par  Jacques  Halbronn

 

Le proverbe dit « une hirondelle ne fait pas le printemps », ce qui nous renvoie au cycle des saisons. Les astrologues respectent-ils un tel avertissement ? On peut en douter tant la plupart des pratiques astrologiques semblent s’inscrire dans l’unicité (« une » hirondelle) plus que dans la répétition. C’est pourquoi nous entendons mettre en avant un principe de confirmation.

Par-là, nous affirmons que toute vérification, toute validation passe par un processus de confirmation. En fait, cette confirmation implique un renforcement de tendance et pas seulement une répétition de même intensité, dans la mesure où  le temps passe.

Une prévision ne saurait donc être ponctuelle mais impliquer une dynamique en train de se déployer, de se développer, qu’elle aille dans un sens ou dans un autre, vers le printemps ou au contraire l’automne pour filer ce type de comparaison symbolique.

Ce principe permet à l’astrologue une approche progressive de l’acte prévisionnel et l’invite à capter les signes avant-coureurs.

En tout état de cause, on est en face d’une sorte de sablier qui s’écoule mais à qui à certains moments se recharge après s’être vidé et ainsi de suite. Cela évitera à l’astrologue de prendre des vessies pour des lanternes, ce qui est précisément le sens de l’adage que nous avons cité en exergue. On ne vend pas la peau de l’ours avant de l’avoir tué !

Dans de précédents textes (cf. le blog nofim),  nous avons souligné la signification des échecs mais pour savoir s’il y a eu échec, il faut un peu de temps et un succès immédiat peut tout à fait, en attendant un peu, se transformer en déception. Celui qui est pressé est celui qui ne veut pas courir le risque que l’entreprise annoncée  pourrait échouer. On ne peut pas en effet empêcher les gens de faire fausse route. Ce serait trop beau si nous étions incapables de nous tromper parce qu’un clignotant nous l’indiquerait ; nous épargnant ainsi  la déconfiture, la défaite. Donc avant de chercher dans les astres une confirmation de ce qui se passe, il vaudrait mieux s’assurer que cela ne va pas avorter. Il y a des naissances mais il y a aussi des fausses couches dans la vie. Pour nous, nous préférons  opposer ce qui est astrologique et ce qui ne l’est pas plutôt que d’introduire dans le modèle astrologique  des  forces antagonistes qui se combattraient en un même instant T.

Notre dialectique est plus subtile. Pour s’assurer que l’on est en bonne voie, il importe d’attendre confirmation sinon on engage les gens à persévérer dans l’erreur et cela aboutit à des prises de conscience par trop tardives et ô combien couteuses, du fait de l’incurie de l’astrologue, de son imprudence. Qu’est-ce qu’une confirmation sinon un faisceau de « preuves » allant dans le même sens ?  L’astrologie n’a donc aucun intérêt à tenir un discours brouillé et embrouillé. Elle doit dire qu’ici est la voie de l’astrologie et là celle des égarés, qui déraillent. L’astrologie en aucune façon ne saurait prévoir que quelqu’un va se tromper mais elle peut indiquer quelle est la voie juste, l’autre voie par définition ne l’étant pas, sans qu’il soit besoin que l’astrologie comporte, englobe l’erreur dans son propre modèle, ce qui compliquerait singulièrement celui -ci !…

Autrement dit, il importe de savoir ce qu’on attend et d’en capter les prémisses et de ne pas changer son fusil d’épaule au moindre vent contraire Bien des astrologues ne sont que des girouettes et les thèmes ont bon dos pour justifier les retournements de veste successifs. Etrangement, ces astrologues qui manient de grands cycles vivent en réalité à la petite semaine voire au jour le jour !

Selon nous, on l’aura compris, on est dans un continuum et le glissement s’opére progressivement et ne cesse jamais.  C’est  la quantité de signes qui compte et non la qualité d’un seul et unique signe que l’on isolerait. En astrologie, ce qui est unique ne signifie rien. On ajoutera que l’astrologue se doit de donner des repères et indiquer  approximativement à quel moment  l’on basculera d’une phase ascendante à une phase descendante et inversement, sans que cela se fasse de façon soudaine. Ce qui est perçu comme soudain  tient à ce qu’on n’aura pas vu les choses venir. La soudaineté est une illusion, le fait de l’imprévision.  Une saine astrologie n’a que faire des événements imprévus et imprévisibles. Il est vrai que de l’extérieur, on ne voit que le sommet de l’iceberg, on ne perçoit pas ce qui a précédé et préparé. Mais est-ce que l’astrologie doit s’aligner sur une perception profane et superficielle des choses ? L’astrologie n’a pas à se mettre au niveau des ignorants qui ne retiennent que peu de choses et qui veulent que le peu qu’ils sachent soient forcements déterminant et décisif.

Certains astrologues ironisent sur les prévisions  vagues. Mais quand un passant nous demande une direction, un simple geste suffit à l’orienter correctement. Après, il se débrouillera tout seul.  Ce qu’on attend de l’astrologue, c’est que même sommairement il indique la bonne direction, c’est-à-dire celle qui correspond au cours actuel des choses. Or, trop d’astrologues en sont incapables et indique une direction qui n’est pas la bonne, même si sur le moment on peut croire que c’est ça !  Il est plus facile d’avoir raison à court terme qu’à long terme car à court terme, il y a toujours quelques éléments qui vont à contre-courant et qui peuvent sembler confirmer un pronostic ou un diagnostic. C’est cette ambivalence- la cohabitation du vrai et du faux-  qui donne si souvent à l’astrologue  l’illusion d’avoir vu juste :

Voilà pourquoi, nous prônons l’adoption d’un discours extrêmement clair au niveau « directionnel » : est-ce que cela monte ou est-ce que cela descend ? Or, pour cela il faut disposer d’un modèle fiable et viable dans lequel l’astrologue puisse avoir confiance.

Nous terminerons par cet avertissement à l’intention de la communauté astrologique. Si vous pensez que la cyclicité n’est pas que pour les autres mais aussi pour vous – mais on sait que les cordonniers sont les plus mal chaussés- il faudrait commencer à vous demander s’il n’est pas temps de repartir sur de bonnes bases qu’il sera bien assez tôt par la suite de complexifier. C’est au retour périodique au « théorique » que nous invitons les astrologues car la théorie est le tronc et la pratique le feuillage et quand les feuilles tombent, le tronc reste. Pour mille praticiens, il y a un théoricien. Il convient que la communauté astrologique commence à comprendre que ce qui permet de se libérer d’une pratique, c’est le retour au théorique. En effet, l’intelligence humaine n’est critique et lucide qu’au niveau structurel et elle est démunie face à la complexité qui est le propre même de toute pratique. On ne sort d’une pratique que par la voie théorique. Faute de quoi on peut en rester prisonnier indéfiniment. Nous observons que le niveau théorique des astrologues stagne, se dégrade et que c’est une fuite en avant dans la pratique qui est la fin d’un cycle et non son commencement.  L’apport de toute nouvelle théorie tient notamment au fait qu’elle rassemble, qu’elle aplanisse le fossé entre les générations – les anciens et les nouveaux venus, ce qui permet de renouveler le recrutement- comme le fait d’ailleurs le progrès technologique qui empêche la routine.  Nous voyons le milieu astrologique comme extrêmement frileux, comme se repliant sur une sorte de consensus mou, où face à une pratique déliquescente  chacun fait sa petite cuisine personnelle, ce qui n’a strictement rien à voir  avec la solitude du théoricien et du chercheur car celui-ci  dispose des clefs pour ouvrir les portes d’une pratique empoisonnante et qui a perdu le contact avec ses principes et sa source.  Chaque nouveau cycle exige et permet  d’accéder à un nouveau modèle qui pourra être aisément confirmé  collectivement, forgeant un nouveau consensus qui constituera un nouveau point de départ. Il faut un lâcher prise d’un savoir-faire obsolète qui finalement est plus le fait de l’astrologue que de l’astrologie. Or, quand une théorie ne se survit que par le truchement de ses praticiens et non par sa dynamique, sa cohérence propre, elle n’est plus qu’en sursis. Le milieu astrologique est de plus en plus féminin et l’on sait que le grand ennemi des femmes c’est la force de l’habitude (cf. Gilles d’Ambra. Petit précis de psychologie masculine à l’usage des femmes qui aiment encore les hommes, First Editions, 2006).  Elles ont  trois solutions : soit, elles persévèrent dans la même pratique, soit elles passent à un nouveau modèle astrologique, soit elles passent à autre chose, se vident de leurs acquis, ce qui serait probablement d’ailleurs la meilleure solution pour tout le monde car les plaisanteries les meilleures sont les plus courtes. Dans une vie de femme, il ne semble pas que la routine – le disque rayé-  qui  se poursuit indéfiniment pendant des décennies soit la meilleure façon de vivre. Faute de pouvoir faire évoluer leur rapport à l’astrologie, la plupart  d’entre elles feraient donc  beaucoup mieux  de se recycler. D’ailleurs, si elels ne faisaient pas, elles auraient montré qu’elles n’ont strictement rien compris  à la notion de cyclicité ! La roue tourne.

 

 

 

Jhb

21  11  13

 

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Pour une approche cyclique des maisons astrologiques

Posté par nofim le 18 novembre 2013

 

Les maisons astrologiques au prisme de l’astrocyclologie

Par  Jacques  Halbronn,

 

On sait que les maisons de l’horoscope sont numérotées à l’envers de la progression des planètes dans le ciel et qu’elles passent de la maison XII à la maison XI, de la maison XI à la maison X et ainsi de suite. Ainsi une planéte en XI est ‘elle en quelque sorte « appliquante » par rapport au MC et non pas séparante et inversement une planté en IX sera-t-elle séparante et non appliquante et tout à l’avenant.

Au regard de ‘l’astrocyclologie, les maisons XII à VII sont donc les maisons I à VI et correspondent symboliquement  à la phase ascendante de Saturne, celle qui s’ouvre vers les grands horizons, les voyages au loin, à l’international alors que les maisons I à VII sont les maisons VII à XII et  sont marqués par un monde aux horizons plus étriqués, plus limités, ce qui convient pour décrire la phase descendante de Saturne. Cela comporte la maison des petits voyages  face à celle des grands voyages. Une division en 8 maisons reviendrait peu ou prou à la même chose.

On voit donc que les maisons constituent un continuum cyclique. Contrairement à  ce que l’on pourrait croire,  les dernières maisons sont celles qui correspondent à la vie privée alors que les premières à la vie publique et non l’inverse. L’énergie conjonction elle correspond à un envol vers l’étrange et l’étranger et non à un atterrissage sur un sol  familier, un retour au cadre familial.

Nous avons montré dans un précédent texte que la phase ascendante excitait en nous une attirance vers le lointain, comme si l’on voulait que le lointain devienne proche, que le monde ne fasse plus qu’un, les distances étant abolies. Inversement, la phase descendante serait la chute d’Icare, allant s’écraser sur le sol, en chute libre, perdant de la hauteur, aux horizons réduits. Il semblerait donc que pour les besoins de l’horoscopie, on ait plaqué sur le thème une terminologie cyclique déterminant pour  un instant T, à quel stade du cycle on se trouvait. On pourrait ainsi élaborer un logiciel qui ferait avancer Saturne à travers les douze maisons selon une progression d’un degré pour un mois environ. Tel est en fait le  bon usage des maisons. Cela dit, nous préférons diviser le cycle de Saturne en 4 temps de 7 ans, ce qui symboliquement correspond aux 4 angles. Et les douze maisons diviseraient chaque quartier de 7 ans. Sept ans donnent 2520 jours qui divisés par 12 font 210 jours. Si on divise 220 par 8, cela fait 315  jours pour chaque secteur. La division en 8 est proche de la division en 7.  

Selon nous, il se pourrait donc que les douze maisons astrologiques (ou les 8 comme on voudra) perpétuent une cyclicité binaire recoupant l’astrocyclologie avec notamment cette dialectique petits et grand voyages qui nous semblent bien résumer les deux phases. En effet, si l’on veut se joindre à quelqu’un, il faut se mouvoir et ce mouvement sera fonction de l’enjeu, plus ou moins elévé, plus ou moins universel..

L’astrocyclogie peut servir aussi bien sur un plan très vaste qu’à une petite échelle. Pour un Etat, il s’agit de traités internationaux, en phase ascendante mais pour un particulier, cela peut se limiter à un mariage à l’étranger, avec des époux appartenant à des mondes différents (exogamie). Ou inversement, en phase descendante, il s’agit d’entreprises plus modestes et d’unions au sein d’une même communauté, en quelque sorte endogamiques.

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De telles images qui pourraient sembler relever de la cartomancie – le bel étranger etc.- touchent au contraire à des enjeux cycliques majeurs relevant directement de l’astrologie la plus pure, la plus authentique.

On considèrera donc que les personnes qui contractent de préférence des unions (légales ou non) avec des étrangers sont plus fortement sensibles à la dynamique conjonctionnelle. D’ailleurs,  les princes de ce monde  ont le plus souvent des conjointes étrangères. Les flux migratoires pourraient être ainsi reliés   à une certaine cyclicité.

Chez les personnes qui sont portés par la phase ascendante, il y aura donc une tendance, à chaque début de cycle, à rechercher un conjoint au loin (comme Isaac et Jacob, dans la Genèse encore qu’il s’agisse d’un retour au berceau de la tribu).Au bout de trois ans et demi, cette pulsion vers l’étranger décline et l’on sait que ce délai a été observé par des psycho-sociologues. On est alors entrainé par un effet de balancier à rechercher moins d’exotisme et à se lasser de ce qui est étranger. On aura compris que le timing de l’astrocyclologie découpe le temps en périodes relativement brèves, ce qui fait que nous vivons plusieurs vies en une seule. Il y aura ainsi alternance d’unions lointaines (phase ascendante du cycle de 7 ans) et d’unions de proximité voire de voisinage, d’un même quartier, voire au sien d’un même milieu culturel, socioprofessionnel (phase descendante du cycle de 7 ans)

Nos travaux sur la formation des couples nous conduisent à penser qu’en règle générale, c’est la femme qui se déplacera et rejoindra son époux et non l’inverse mais nous sortons là de l’astrocyclologie stricto sensu.

Le passage de Saturne en signe fixe déterminerait ainsi des attirances envers un partenaire sensiblement différent, par la langue voire par la religion et ayant vécu dans des régions plus ou moins distantes.  On voit donc que l’astrologue cyclique peut toucher de très près à la vie privée des gens au même titre qu’elle nous permet de circonscrire le destin des Etats, autour de la même idée d’union. Ce qui s’oppose à l’union n’est pas la désunion mais une autre conception de l’union, ce qui n’est pas sans risquer de produire des séparations et des ruptures mais non pas en passant du plein au vide mais du grand  format au petit format, en fait cela aboutit à un changement de partenaire à moins qu’entretemps, celui-ci ait perdu ou gagné en exotisme. Il y aurait des ruptures de passage de phase descendante à phase ascendante (en début de signe fixe) et d’autres de passage de phase ascendante à phase descendante (vers le milieu du signe mutable, soit 45° (semi-carré) plus loin).On connait ainsi des cas d’hommes qui tous les 7 ans se sont unis à une étrangère ou à une personne de même origine mais marquée par l’étranger (une  expatriée par exemple) (de langue, de race, de milieu social etc. ) tout au long de leur vie, encore que dans certains cas, il puisse s’agir de retrouvailles à la suite d’une séparation, d’une parenthèse plus ou moins longue marquée par une relation de proximité….

.On est là en présence d’un vocabulaire qui n’est pas sans écho avec les descriptions des maisons astrologiques, qu’il s’agisse des voyages ou des unions. Mais si l’on y trouve clairement exposée la dialectique des voyages courts et longs, l’on ne retrouve pas aussi facilement les  unions avec des proches ou celles avec des étrangers ou du moins cela ne correspond pas à des maisons opposées. On pourrait donc penser que la maison des unions appartenant à la phase ascendante (maison VI ou VII selon que l’on compte dans un sens ou dans l’autre) devrait faire pendant à la maison de la phase descendante. (Maison I ou XII), ce qui n’est pas ou en tout cas plus le cas et nous interroge sur la vraie signification de la maison I (à ne pas confondre avec l’ascendant).

En tout état de cause,  les maisons astrologiques témoignent remarquablement de la présence de la dualité en astrologie (l’horizon constituant le point de passage entre ces deux dimensions). On voit bien en effet que dans l’astrologie traditionnelle, les maisons I à VI concernent la maison au sens ici de foyer, de famille, la VI étant celle des domestiques (de domus, maison), les enfants, les frères et sœurs, les petits déplacements (promenades, excursions) alors que les maisons VII à XII  concernent des activités plus ambitieuses, exigeant plus d’énergie, de plus grande ampleur qui se réalisent en dehors du milieu familial. Paradoxalement,  au niveau de la maturité, nous commençons par le monde de la proximité, soit ce qui correspond à la phase descendante, de fin de cycle.

 

 

 

Jhb

18 11  13

 

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ressources humaines ou progrés technologique?

Posté par nofim le 17 novembre 2013

 

 

 

Pour un ministère des ressources humaines : autour du  cas juif

Par  Jacques Halbronn

 

 

 

En 1978, nous avions fondé une association ayant pour titre Cercle d’étude et de recherche sur l’identité juive (CERIJ) où l’on s’interrogeait notamment sur la possibilité de constituer ‘l’identité juive autrement que sur le rapport au religieux et à l’histoire biblique centrée sur la Palestine/Israël/ Judée.

Trente-cinq ans plus tard, ces questions restent plus que jamais d’actualité comme en témoigne le débat qui a été organisé le 16 novembre par l’Alliance Israélite Universelle entre Armand Abecassis et Alain Finkielkraut. On nous dit qu’aujourd’hui, cette identité est doublement menacée  d’une part parce que le rapport des Juifs à Israël est mal vu en France en raison du problème palestinien et d’autre part parce que certains rites (kashérisation de la viande, circoncision) sont pointés du doigt par diverses instances notamment au niveau européen.

Sur ces questions, notre position est la suivante et rebondit sur la formule d’Abecassis : on est juif même si l’on ne pratique pas.  Pour nous, l’être juif ne  saurait être réductible à ce qu’on appelle le judaïsme et l’on peut préférer le terme de judéité qui renvoie à une certaine conscience juive qui passe par l’affirmation d’une certaine altérité qui ne doit pas nécessairement se formaliser par une quelconque fréquentation d’un lieu spécifique (Israël, la  synagogue etc.). La condition juive ne doit-elle pas transcender ce que nous considérons pour notre part comme des emprunts, des adoptions (cf. Pierre Monnat. Histoire profane de la Bible. Origines, transmission et rayonnement du Livre saint, Ed Perrin, 2013) Il ne faudrait pas confondre l’œuf et la poule.

Nous préférons insister sur la contribution juive à une culture donné qu’à relier telle culture à la « substance »  juive. Il est clair pour nous qu’il y a une façon d’être juive du fait d’une certaine excellence au sein d’un domaine quel qu’il soit, d’y inscrire une empreinte juive en dehors de toute tonalité définie comme juive. La physique d’Einstein est-elle « juive » ? En ce sens, d’ailleurs, nous rejoignons l’antisémitisme moderne qui a cessé depuis  belle lurette de se polariser sur les « pratiques »  juives et qui a compris que les Juifs avaient une autre dimension pas forcément très rassurante, d’ailleurs (cf. les Protocoles des Sages de Sion, et notre ouvrage paru en 2002, Ed Ramkat,  Le sionisme et ses avatars au tournant du XXe siècle). Ce qu’un Juif apporte dans telle ou telle branche ne se définit pas par le biais d’une « culture » juive. En cela, les Juifs ont une capacité d’intégration en se situant non pas en marge d’une société mais en son centre, non pas à l’arrière garde mais à l’avant-garde.

Il  y a  une judéité qui n’a pas besoin du judaïsme pour exister et pour perdurer par-delà même la conscience juive. On peut penser qu’il y a des Juifs qui ne savent pas qu’ils le sont et l’on sait que la conversion ne met pas fin à cette judéité pas plus que l’on y a accès par une quelconque forme de conversion, si ce n’est par les liens du sang. On peut dire qu’une femme non juive qui épouse un juif convertit à la judéité  les enfants qu’elle aura de lui, alors qu’elle ne fait que se convertir au judaïsme, c’est-à-dire à un certain corpus culturel passé alors que la judéité est une potentialité tournée vers l’avenir, du moins dans notre terminologie qui vaut ce qu’elle vaut mais qui a le mérite de ne pas tout confondre.

Le judaïsme dit laïque auquel nous avons participé pendant pas mal d’années, dans les années 90 notamment,  engage à un être juif ensemble qui ne passe ni par la synagogue ni par un attachement à l’Etat d’Israël.  Il est certes tentant de s’efforcer de formuler clairement ce qu’est cette judéité mais nous préférons à son sujet parle de potentialité, voire de « puissance » (en attente de passer à l’acte à inventer), ce qui passe de fait par une conscience de la contribution juive au monde, notamment depuis le XVIIe siècle (avec Spinoza, voire avec Nostradamus au XVIe siècle (cf. nos travaux à son sujet, dont notre ouvrage paru en 2002 aux ed. Ramkat) et ce jusqu’à nos jours, en passant par Marx ou Freud et tant d’autres figures emblématiques d’une sorte de prophétisme moderne, tout innovateur, tout découvreur, tout créateur  étant en quelque sorte un prophète qui non seulement annonce l’avenir mais bien plus encore  le prépare, le conçoit, l’enfante..

Notre philosophie de l’Histoire met en avant le problème de l’emprunt. Trop souvent,  on confond ce qui est le fait d’un domaine avec ce qui a pu s’agréger à lui (cf. notamment nos travaux en histoire de l’astrologie). Certes, ce qui a été emprunté laisse-t-il des traces au sein du domaine considéré mais cela n’épuise aucunement le sujet.  Pour nous la langue hébraïque peut avoir été empruntée par ceux qu’on appelle les Juifs (même si le terme est tout à fait impropre puisqu’il réfère à une région, la Judée.  Il vaudrait mieux en ce sens parler des »israélites » mais ce terme a été récupéré par le nouvel Etat en  1948, ce que l’on peut regretter et qui n’était pas le seul choix possible pour un Etat qui n’était pas que « Juif ».  Nous pensons que les « Israélites » (pour employer le terme usité dans la diaspora au XIXe siècle) ne sont pas nécessairement liés à la Palestine et d’ailleurs dans la Bible, on parle d’une arrivée dans cette terre (de Canaan) autour du personnage d’Abraham dont la postérité ira  d’ailleurs chercher des épouses ailleurs. Et nous pensons aussi que ces Israélites ne sont pas non plus définis par un quelconque culte. Le passé est le passé.

Les Israélites s’originent, selon nous, dans un passé beaucoup plus lointain que celui qu’on leur attribue et cette ancienneté des sources et des origines vaut dans la plupart des domaines de la recherche historique. C’est ainsi qu’en astrologie, la Tétrabible de Ptolémée  (IIe siècle après JC) est déjà très tardive. L’histoire d’ailleurs n’est épistémologiquement qu’un épiphénomène par rapport à l’objet étudié et nous préférons une approche  sociologique, anthropologique même si elle se nourrit de données historiques qui sont la carte mais pas le territoire, qui ne sont qu’une mémoire éclatée, sous forme de bribes d’information.

Nous pensons qu’au cours du XXIe siècle, les choses devraient trouver de nouvelles formulations. On sait que les hommes et les femmes se définissent par-delà telle ou telle culture. On pourrait en dire autant des « races » qui sont aussi transculturelles. Est—ce à dire qu’il existe une « race » juive ?  Nos travaux sur la cyclologie nous conduisent à penser que l’Humanité n’est pas d’un seul tenant, mais est composée de plusieurs apports dont l’apport « juif ». Mieux on comprendra à l’avenir comment fonctionne l’humanité  dans sa dynamique cyclique et mieux l’on sera à même d’appréhender le rôle de certaines minorités en terme de leadership. Contrairement à une certaine idéologie ambiante le XXIe siècle n’abolira nullement les différences de sexe ou de race mais leur conférera un rôle stratégique, au sens de « ressources humaines stratégiques » comme la catégorie des « génies ». On pourrait donc parler, si  l’on veut, de la « ressource juive » pour désigner le phénomène juif. 

En ce sens, nous pensons que chaque race, chaque genre, chaque « ressource » peut féconder une culture donnée. Il n’est pas question pour nous d’associer  une de ces catégories à telle ou telle culture, à telle ou telle religion, à telle ou telle région du monde. Nous dirons que dans nombre de cas, on peut se contenter de la signature « visuelle », des signes extérieurs de la différence. Mais dans le cas de la « ressource » juive (et la Shoa a considérablement  entamé la dite ressource), c’est plutôt l’Histoire de celle-ci qui fait sens, c’est-à-dire le relevé de la contribution juive au monde même en s’en tenant à la période postmédiévale. Définition « existentielle » si l’on veut, faute de mieux. Il y a là une sorte de paradoxe : il est relativement plus facile de définir de nos jours ce qui correspond à l’apport de la ressource juive au monde alors même que l’on ne peut actuellement préciser ce qui distingue un juif d’un « blanc » (en laissant de côté la question de minorités juive d’autres couleurs) alors que l’on s’interroge sur ce que pourrait  être  l’apport « noir » ou « jaune » au sein d’une société donnée. Il faudrait aussi s’entendre sur le phénomène de ‘ l’arabité. Quant à la question des genres, des sexes, qui semble pourtant  être la plus évidente, elle fait l’objet de dénis et de controverses qui déraient se résoudre et se réduire à l’avenir. En tout état de cause, nous n’avons rien à objecter à une société multiraciale à condition que la race ne renvoie pas, si ce n’est historiquement, à des exigences et des contraintes étrangères à ladite société (cf. nos travaux sur l’immigration, sur le blog nofim et sur les pièges  à éviter). Bien plus, ce sont ces appartenances « factuelles » à  de telles catégories de race, de sexe, de ressource qui doivent converger au sein d’une même société, d’une même culture commune existentielle, à réinventer en permanence par-delà de telles constantes, les cultures n’étant plus dès lors que des variables à la portée, à la signification  toute relative. Il faut une certaine humilité et un certain sens d’une période expérimentale. Il y a des choses que nous ne comprenons pas et qui restent en attente. Le XXe siècle s’est achevé dans l’illusion qu’il avait tout compris au niveau des sciences « humaines » tout comme le XIXe siècle s’était conclu dans l’illusion que la technoscience était pleinement explorée. Le XXIe siècle sera marqué par les sciences du vivant (génétique, ADN, biotechnologie  etc.) et la question des ressources humaines et non plus celles du sous-sol, ce qui ne posera pas les mêmes problèmes écologiques et technologiques. On pourrait envisager un ministère des ressources humaines qui centraliserait tous les dossiers liés à la race, au sexe, à  la culture, à la création individuelle et collective, y compris le cas des langues qui seront aussi à l’avenir un enjeu majeur en termes de ressources, l’aspect économique étant d’ailleurs évident dans le terme même de ressource. Les sociétés qui sauront le mieux gérer et exploiter  leurs ressources humaines  prendront l’avantage au niveau mondial. La notion de ressource humaine (galvaudée par le post de DRH dans l’entreprise) fait pendant aux questions d’équipement technique externe et de gisements énergétiques du sol. Ce champ de recherche est malheureusement en partie bloqué par toutes sortes de tabous. Les sociétés qui sauront échapper  à ces tabous seront favorisées. Dans ce domaine des ressources humaines,  il n’est pas possible de savoir par avance à quoi l’on aboutira, il est possible qu’il y ait de fausses pistes ou des pistes auxquelles on n’aurait pas songé. Mais il n’en reste pas moins qu’il y a des questions en suspens et qu’il faut investiguer, comme on le fait dans d’autres domaines (comme le gaz de schiste, comme l’atome, comme les nanotechnologies, comme les manipulations génétiques, comme l’extraction sur d’autres planètes ou satellites  etc.). Il nous semble essentiel que parallèlement à l’exploration du monde extérieur, l’on se mette plus sérieusement à explorer le monde intérieur au-delà des travaux de la psychanalyse, et notamment sur le plan cérébral, sur nos « scanners » naturels, dans le domaine des neurosciences, de la biodiversité etc. Faute de quoi, nous allons basculer dans un monde de type « matrix ». L’Humanité ne saurait se réduire à  l’équipement externe, elle doit mettre en valeur nos processus organiques et pas seulement les instruments. Nous ne pensons pas que la question des ressources humaines doive se réduire à une distribution des appareillages ! Ceux qui nient l’intérêt de telles recherches  ont tout parié sur le progrès des machines comme solution à la diversité de l’Humanité dont ils entendent  faire – y compris au niveau des genres- un phénomène totalement secondaire et résiduel, voué à se résorber. Il y aura certainement des choix différents selon les Etats et les régions et donc probablement – et c’est probablement souhaitable, de nouveaux clivages prenant la place de ceux qui ont marqué le XXe siècle (rideau de fer  jusqu’en 1989 etc.). Nous pensons qu’en effet, il n’est pas sain que l’Humanité opte toute entière pour un modèle unique, quel qu’il soit. Il est essentiel que se maintienne une certaine diversité des régimes politiques.

 

 

Jhb

17  11  13

 

 

Publié dans ECONOMIE, FEMMES, HISTOIRE, POLITIQUE, PSYCHOLOGIE, RELIGION, SOCIETE | Pas de Commentaire »

Immigration, exogamie, polygamie

Posté par nofim le 13 novembre 2013

 

 

 

Le cas israélien et la question de l’immigration masculine

Par  Jacques Halbronn

 

Nous avons récemment développé  une thèse selon laquelle les femmes étaient plus faites pour les migrations que les hommes.  Si les hommes sont les principaux acteurs du changement temporel, diachronique, des représentations (artistiques, scientifiques, philosophiques),  en revanche les femmes seraient les championnes du changement spatial ‘(exogamie, migration,  expatriation etc.). Deux modes de changement complémentaires mais que la conscience moderne tend à ne plus considérer, ce qui est bien dommage.

Le cas israélien nous intéresse en ce qu’il offre des particularités assez remarquables de par le fait qu’il s’agit, avec le sionisme, d’une entreprise d’immigration qui  place les hommes en situation de migrants (au même titre que les femmes, ce qui conduit à un nouveau paradigme de la migration qui pourrait avoir fait école ailleurs et notamment en France, en ce qui concerne l’immigration maghrébine notamment), d’où notamment le phénomène du communautarisme.

Il ne peut selon nous y avoir d’immigration réussie si les femmes ne rejoignent pas les hommes indigènes, autochtones. donc si toute la famille émigre sans ouverture sur la société d’accueil. Or, dans le cas israélien, mais dès la fin du XIXe siècle, dans ce qu’on appelait alors encore la Palestine (d’où l’Agence Juive pour la Palestine) avant que ce nom ne soit confisqué par le monde arabe pour désigner les habitants non juifs d’Israël et des territoires « occupés », les Juifs n’avaient pas le loisir de s’agréger à un noyau juif  ancré localement de longue date, sauf à envisager des mariages mixtes judéo-arabes assez improbables. Si l’on prend le cas de la France, les  immigrés juifs trouvèrent su place une communauté juive parfaitement intégrée et assimilée à laquelle ils pouvaient s’unir. C’est la rencontre entre Juifs de souche française et Juifs « étrangers ». Or, il n’en fut pas de même pour l’immigration arabo-musulmane en France qui ne bénéficia pas de la même configuration, avec notamment le refus d’adopter des prénoms locaux comme l’avaient fait les Juifs, ce qui ne contribuait évidemment pas à leur intégration.

Notre diagnostic est le suivant : les hommes ne sont pas faits pour la migration et quand ils migrent, ils se comportent comme s’il ne s’était rien passé, s’il n’y avait pas besoin de s’adapter. Ce rôle de l’immigré, ils ne parviennent pas à l’assumer ou ils le font avec toutes sortes de restrictions mentales qui confinent à la (dé) négation au nom du pluralisme religieux, culturel, ce qui conduit inexorablement au communautarisme, au fantasme d’un Etat dans l’Etat.

Dans le cas israélien, l’absence d’un noyau significatif auquel se joindre aura abouti à un communautarisme israélien au sein du monde arabe et ce en dépit de l’adoption d’une langue sémitique laquelle toutefois était déconnectée depuis des siècles par rapport aux langues de la même famille linguistique. Autrement dit, s’il avait existé réellement existé un noyau juif local parlant un hébreu immergé dans l’environnement arabo-musulman, nul doute que les choses auraient été  autres.  On note ainsi que l’exogamie juive des femmes ne pouvait fonctionner puisqu’elle ne pouvait s’unir à des hommes juifs indigènes, et ce d’autant plus que la polygamie ne se pratiquait plus qui était pourtant un vecteur d’intégration assez commode permettant d’accueillir un maximum de femmes quitte à ce qu’à la génération suivante,  du fait des naissances masculines, la proportion d’hommes indigènes augmente sensiblement et progressivement.  On voit que selon nous exogamie et polygamie se complètent heureusement, à partir du moment  outil existe une structure masculine d’accueil et de fécondation.

Les hommes ont vocation à s’enraciner dans un terroir, ce qui va à l’encontre de la condition exogamique des femmes. Même s’ils émigrent, ils transportent avec eux leur ancien enracinement, ce qui crée une situation fausse et bancale. On aura donc compris que l’étude de l’immigration est indissociable du statut de l’homme et de la femme et que la question ne sera pas traitée correctement sans une grille appropriée de la distinction des genres et des sexes. Or, force est de constater que l’ensemble du sujet tend à devenir tabou ? On n’est donc pas sorti de l’auberge. Cela implique en effet de rétablir un fort processus exogamique qui évite le maintien des femmes au sein de leur culture d’origine, ce qui est cause de sclérose car leur mode de changement est externe et passe par la migration sous toutes ses formes. Les voyages forment les femmes. Inversement, les homme qui  ont tenté des expériences d’émigration (« alya », montée)  se sont trouvés devant un dillemme : soit de repartir (« yerida », descente) vers leur pays d’origine ou d’autres pays de même culture, de même langue, soit de se maintenir en vivant une forme ou une autre de communautarisme qui est d’ailleurs un problème majeur de la société israélienne puisque les Juifs qui émigrent en Israël, comme nous l’avions noté dans divers écrits, il y a déjà plusieurs décennies, -et c’est notamment le cas pour les récentes migrations des Juifs de l’ex URSS en Israël- tendent à perpétuer leur culture de départ.

Les mariages mixtes, interreligieux, apparaissent, au demeurant, comme une autre solution pour l’immigration féminine puisque le mariage avec un immigré ne garantit aucunement une  véritable intégration. C’est pourquoi beaucoup de femmes juives  sont tentées d’aller vivre avec des non juifs, d’autant qu’elles ne se sentent aucunement responsables du sort du judaïsme puisqu’elles sont porteuses d’un instinct allant vers le changement spatial. Il est clair que la formule la plus féconde consiste pour des Juifs indigènes de s’unir avec des femmes juives venues d’ailleurs. «  A contrario, la logique de l’homme juif indigène est de maintenir une certaine conscience juive mais en phase avec l’environnement local, quitte à obtenir la conversion du conjoint non juif, vu que les femmes sont très douées pour les processus de conversion.

Plus généralement, il faut repenser toute la politique d’immigration, d’intégration en  freinant au maximum toute migration masculine. Il fait que la France, l’Euro importent avant tour des femmes et que le brasage des femmes au sein même de l’Europe soir considérablement préparé et encouragé de façon à éviter que se constitue un type de femme qui n’a pas été formé par le changement et qui  tend à prendre des postures masculines inconvenantes. Il est malsain pour une femme de s’enfermer dans sa culture, dans son pays d’origine et ce faisant elles n’ont pas une vraie conscience de la condition féminine. Le voyage doit devenir un must incontournable du CV d’une femme cherchant un époux.

 

 

 

JHB

13 11  13

Publié dans ECONOMIE, FEMMES, HISTOIRE, POLITIQUE | Pas de Commentaire »

Les femmes et le brassage social

Posté par nofim le 11 novembre 2013

 

Les femmes et le nouvel ancrage social

Par  Jacques Halbronn

 

 

Les femmes, selon nous, dépendent considérablement de leur environnement social auquel elles tendent à accorder un rôle déterminant sur leur « destin ». Changer de milieu, c’est aussi changer de vie. Il y a en hébreu un adage qui dit que celui qui change de lieu (maqom), change d’astre et de chance (mazal a les deux sens). Le rapport amoureux ne serait que le moyen pour les femmes de changer le cours de leur existence et même après la séparation éventuelle, cela restera un acquis que d’avoir accéder à un autre ancrage social. Inversement, même si le rapport affectif et sexuel est satisfaisant, cela ne suffira pas pour que l’union  fasse sens, prenne tout son sens, aux yeux d’une femme.

Ce sera donc un atout majeur pour un homme que de pouvoir offrir  à une femme tout un encadrement, un nouvel espace de vie. Un homme seul, sans famille, sans amis, sans un lieu de vie accueillant ne sera pas à la hauteur, quels que soient ses atouts personnels intérieurs, tant la femme est d’abord sensible à l’extérieur. L’intérieur de la personne ne l’intéresse que s’il y a une contrepartie sociale tangible, la possibilité de nouer de nouvelles relations, des contacts enrichissants. L’exogamie ne se limite évidemment pas, en effet, à l’union entre deux personnes mais à l’entrée de la femme dans une nouvelle société, une « tribu », un « clan » dont la diversité même des membres est un facteur plus ou moins excitant. Un homme, pour une femme, ne peut exister seul à ses yeux, c’est tout ce qui vient avec, qui tourne autour qui va jouer et qui évitera qu’elle soit tentée de revenir en arrière. Nouvelle société pour un avenir renouvelé !…

On comprend mieux ainsi à quel point les femmes s’imaginent que le social est un facteur majeur pour l’épanouissement de la personne. Ce faisant, elles sous estiment le poids des facultés personnelles, « intérieures » qui font pendant aux opportunités « extérieures ».

On connait le discours féministe sur le fait que les femmes, par le passé, auraient été handicapées par certains préjugés les concernant, ce qui expliquerait, à les entendre, le si faible nombre de femmes dont le nom a jusqu’à présent été retenu par la postérité et ce dans les domaines les plus divers, allant de la musique à la philosophie, de la peinture aux sciences dures, de la poésie à la biologie, de la haute couture à la grande cuisine, à de rares exceptions près qui ne sont parfois connues qu’en raison de  cette même rareté. Bien des femmes ne sont célébrées qu’au regard de leur combat pour la cause des femmes.

.  Toutes ces considérations sociales apparaissent pour les hommes exceptionnels bien dérisoires étant donné qu’aucune société n’accueille les bras ouverts ceux qui sont porteurs de véritables changements lesquels remettent, peu ou prou, en question  les structures sociales. Nous avons dit ailleurs que le changement pour les hommes venait plus de l’intérieur que de l’extérieur et que le changement de lieu et de milieu ne revêtait pas l’importance que cela pouvait avoir pour des femmes.

Cette notion d’addition est très caractéristique, elle s’oppose à l’autosuffisance notamment dans le domaine culinaire comme si ce qui comptait, c’était ce qu’on ajoutait au produit de départ et non la qualité intrinsèque du dit produit.

En fait, ce que l’on retiendra, c’est que les femmes sont très dépendantes des milieux sociaux qu’elles fréquentent alors que toute avancée implique une certaine distance par rapport à toute attache sociale.  Que les femmes puissent reprocher qu’elles n’ont pas été bien traitées par tel milieu ne saurait pour autant être confondu avec leur incapacité à y échapper. Nul doute, en ce qui nous concerne, qu’une femme vraiment géniale ne puisse être reconnue à sa juste valeur tant le progrès est vital pour l’humanité. Mais ne jouons pas sur les mots en affirmant que le progrès consisterait précisément à accorder aux femmes l’égalité non pas seulement de droits mais de capacités avec les hommes. C’est là un argument spécieux qui vise à  dire que les femmes font avancer l’humanité du fait même qu’elles pourraient y jouer un rôle plus central.

Selon nous, les femmes sont un élément intéressant pour une société quand elles sont des étrangères, avec  ce que cela peut impliquer de décalage. Elles peuvent ainsi jouer un rôle à l’échelle des sociétés plus que des personnes. Quand une société doit s’ouvrir à de nouveaux venus, c’est pour elle une façon d’échapper à un risque de sclérose.  Cela vaut pour les enfants qui naissent mais aussi pour les femmes venues d’ailleurs. Le problème est plus grave, on l’a déjà dit dans d’autres textes, quand ce sont les hommes qui sont étrangers et qui n’ont pas le même contrat social, les mêmes  attentes à l’égard de la nouvelle société, car ils sont plus autonomes. Il est temps de distinguer de façon très nette entre l’immigration masculine et l’immigration féminine. La première est novice, la seconde est positive, et ce pour les deux parties. D’ailleurs les lois ont longtemps favorisé l’intégration des femmes en leur imposant le patronyme de leur époux et en faisant disparaitre, en occultant le leur d’origine. (« Née… »). Il était tout à fait normal de recevoir l’étrangère. Mais que pouvait-on faire d’un étranger mâle ? On risquait alors de  basculer dans le communautarisme, avec la perpétuation dans le pays d’accueil des mœurs, de la religion voire de la langue du pays d’origine. Nous avons également récemment souligné que le féminisme empêchait d’instaurer une discrimination dans ce sens et que ce n »tait point là son moindre défaut.  L’exogamie reste une donnée fondamentale de notre civilisation, l’endogamie doit être un tabou au même titre que l’inceste. Les femmes doivent impérativement être au cœur du brassage social, c’est leur fonction principale et cela vaut non seulement d’un pays  à l’autre, mais d’une couche sociale à l’autre. En ce sens, il est en effet souhaitable que les femmes bénéficient de l’ascenseur social mais il est tout aussi clair que le monde de la création, du génie se situe par-delà les enjeux purement sociaux et resteront largement inaccessible aux femmes…

 

 

 

 

Jhb

11  11  13

 

 

 

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