Les femmes et les planétes du changement

Posté par nofim le 10 novembre 2013

 

Uranus et la question du changement au féminin

Par Jacques Halbronn

 

 

 

On s’interroge sur la place exceptionnelle que la planéte Uranus aura fini par  occuper dans l’arsenal de l’astrologue en ce début de XXIe siècle. Ce n’est que récemment que nous pensons avoir élucidé une telle bizarrerie systémique.

Bizarrerie, en effet, on nous l’accordera, quand on songe que cet astre n’a été découvert (par Herschell)  qu’en 1781, il y a donc un peu plus de 200 ans alors que l’astrologie est vieille de plusieurs millénaires…

Bizarrerie puisque les astrologues du XIXe siècle (cf. La vie astrologique, il y a cent ans, ed Trédaniel, 1992) lui ont attribué une fonction de changement, probablement en  raison de la Révolution Française et de l’Empire napoléonien, puisque ces astrologues étaient pour la plupart Anglais, les astrologues français ne s’intéressant guère à l’époque à cette transsaturnienne, complaisamment offert aux astrologues de l’époque par les astronomes, avec un surnom mythologique de surcroit…

Comment donc une notion aussi cruciale que celle de changement aurait-elle pu être ignorée par la tradition astrologique antérieure ? Est-ce que les révolutions, les conjonctions n’étaient pas par elles-mêmes signes de mutation et le mot ‘ révolution n’est-il pas lui-même directement emprunté à l’astronomie comme l’idée d’un retour?

Nous insistions jusqu’à présent sur le fait que les changements de phase, de signe, étaient par eux-mêmes « uraniens » et que l’on n’avait donc nul besoin d’une planéte spécifique pour annoncer le changement. Mais quelque part, l’argument ne semblait pas faire mouche comme si les astrologues avaient vraiment besoin d’une planéte particulière ! Mystère !

Or, récemment, en écrivant sur la psychologie féminine, il nous semble que nous avons probablement trouvé la réponse. Selon nous, en effet, il y a des gens pour qui le changement relève d’un processus interne et d’autres pour qui le processus serait plutôt externe. Si le processus est interne, le changement est simplement le fait que les choses suivent leur cours, phase après phase  En revanche, si le processus est externe, cela signifie que le changement n’est pas inhérent au cycle mais qu’il vient en quelque sorte interférer, comme une sorte de deus ex machina, ce qui semble tout à fait convenir à Uranus, une planéte dont le cycle vient croiser celui des autres planètes, et interfère avec leur cours « normal ».

On voit donc s’affronter autour de la question d’Uranus deux « philosophies » de la vie, l’idée d’un changement externe étant selon nous typiquement féminine et de fait les femmes vont être de plus en plus nombreuses à s’inscrire dans la « sphère » astrologique, à partir du XVIIIe siècle alors même que l’astrologie  tendra à être de plus en plus délaissée, sinon méprisée, par les hommes.

Pour les femmes en effet (cf. notre récent texte sur le blog « nofim »), le changement vient d’ailleurs. Il est apporté par un « intrus », un « aventurier » qui les entraîne vers de nouveaux horizons. En fait, Uranus, c’est l’homme pris comme symbole d’une promesse de changement de mode de vie (Madame Bovary) alors que le « septénaire » représenterait le train-train dont on voudrait s’échapper. D’où l’importance accordée par les femmes astrologues aux « nouvelles » planètes censées annoncer des temps nouveaux, c’est-à-dire un changement notamment de la « condition féminine » et en ce sens  féminisme et prophétisme font bon ménage comme dans les années cinquante communisme et astrologie mondiale (cf.  D’André Barbault « 1964.La crise mondiale de 1965, Ed/ A/ Michel, 1963), tout prophétisme tendant à être militant et étant vecteur de propagande (y compris l’annonce de l’ère du Verseau, bien entendu)

..Les femmes ne veulent pas d’un changement  « habituel » mais d’ »un changement exceptionnel pour des temps nouveaux, pour une humanité nouvelle. Faute d’espérer que cela vienne des hommes, elles comptent bien que cela leur tombera du ciel (ce qui est le nom même d’Uranus, en grec)

Autrement dit, pour les femmes, toute forme de divination tourne autour d’un changement de la donne et cela est fonction d’une rencontre, d’un événement imprévisible mais dont Uranus serait en quelque sorte l’agent, qui permettrait de changer de vie. En ce sens, l’astrologie transsaturnienne serait essentiellement féminine et convient très bien à des auditoires constitués de femmes à 95%, même si cela n’est pas pleinement conscient, mais constitue un message  subliminal.

.Revenons un instant sur notre étude sur les femmes et le changement, sur cette attente du « prince charmant », qui incarnerait un basculement du cours « normal » des choses, ce cours normal étant celui d’une astrologie s’arrétant à Saturne.(comme c’est le cas de l’astrocyclologie mais aussi des travaux statistiques de Gauquelin).

Considérons l’acte sexuel(coït). L’homme laisse sa semence en la femme, il est intrusif, il bouscule son existence, son statut, son environnement du fait de l’émergence des enfants, d’une nouvelle famille, de rechange dans laquelle la femme va devoir entrer. Tout cela est très « uranien », rien ne sera plus comme avant  Paradoxalement, l’homme pénètre en la femme mais ce faisant il l’entraîne dans son monde à lui, il la fait sortir du monde qui était le sien jusqu’alors. Il y  a eu annexion, conquête du territoire féminin par l’homme Uranus, on notera cette finale en « us » hypermasculine comme « Animus »…

On trouve donc autour d’Uranus deux conceptions de la vie bien distinctes et donc des approches différentes de la prévision. Pour les tenants du changement structurel, point besoin d’Uranus pour marquer les péripéties de l’existence, Saturne suffit à la tâche puisque son cycle  prévoit en soi des changements, ce qui est lié notamment aux aspects de Saturne à  tel ou tel repère cosmique. Mais pour les tenants du changement « conjoncturel », c’est Uranus qui devient le moteur, d’autant qu’il est la planéte dont on ne se doutait pas de l’existence, l’astre inattendu et il est donc normal qu’il personnifie la surprise. On peut certes imaginer une astrologie uranienne qui ferait pendant à une astrologie saturnienne avec un cycle trois fois plus long  (84 ans), ce qui est tout de même assez paradoxal pour représenter un changement soudain, ce qui semblerait bien plus adéquat pour la Lune ! Mais force est de constater que de nos jours,  il y a comme une confrontation mise en scène entre l’astrologie du septénaire et celle des trois « fées » transsaturniennes, qui sont en fait trois modalités uraniennes, quand on y pense, toutes trois dotées de pouvoirs redoutables : Uranus, Neptune et Pluton ;Tout se passe comme si ces trois astres (invisibles à l’œil nu et inconnus de l’Antiquité mais on notera que ce sont des dieux et non des déesses.) étaient des messagers du futur intervenant dans les affaires de l’Humanité présente et annonçant l’avènement d’un nouvel ordre qui mettrait à bas  le monde masculin..

Il est vrai que s’il existe une humanité portée par les signaux saturniens, une grande part de l’Humanité subit la domination d’une élite qui en fait à sa tête. Il est donc rassurant que le monde peut aussi compter sur ces trois astres nouveaux venus à la conscience scientifique  de l’Humanité, ces astres qui peuvent éventuellement défaire, détruire, en tout cas menacer les constructions de l’establishment saturnien machiste, par le terrorisme par exemple. Ces trois planètes – dont une d’ailleurs a été déclassée-rappellent en tout cas les idéaux révolutionnaires et leurs répercussions, avec une nouvelle planéte par siècle, comme un processus qui suivrait inexorablement son cours, d’autant que l’existence de l’astrologie apparait comme un pied de nez à la science masculine.

 

JHB

10 11  13

 

 

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Exogamie et probléme d’immigration/émigration

Posté par nofim le 10 novembre 2013

 

 

 

 

Les femmes : le changement par et pour les hommes

Par  Jacques Halbronn

 

 

Quand une femme décide de faire ou de refaire sa vie –comme on dit- avec un homme, il faut que les règles du jeu soient claires, faute de quoi il y a malentendu et l’on n’est plus dans le « fair play » et dans le respect d’une certaine civilité qui doit régir les relations entre les deux sexes qui semble ne plus être consciente de nos jours. On essaiera donc d’être aussi clair que possible et sans faux fuyants…

Une femme qui se « met » avec un homme doit avoir en tête que cela implique pour elle du changement, que cet homme est un vecteur d’une certaine transformation. Ou si l’on préfère, sans les hommes, les femmes risqueraient d’être  enfermées dans une certaine sclérose, une routine qui à terme ne leur est guère profitable.

On nous répliquera peut être que les hommes, eux aussi, ont besoin de changement et que cela passe aussi par autrui.  Or, nous ne souscrirons pas à une telle forme de symétrie. Selon nous, les hommes n’ont besoin de personne pour changer car ce changement se produit de l’intérieur et non de l’extérieur. Autrement dit, même si un homme reste indéfiniment sur un même sujet, il évoluera considérablement dans sa façon de le traiter et cela sans l’aide de personne. L’homme est porteur de changement et en ce sens, il communique autour de lui un certain état d’esprit.

Nous pensons donc que les femmes doivent impérativement élire leurs partenaires non pas seulement au regard de l’attirance physique mais de ce qu’elles sont disposées à recevoir de leur partenaire non plus au niveau de la procréation mais d’une « œuvre » à accomplir ensemble en étant partie prenante de ce qui se tisse, se trame chez leur partenaire.  Très prosaïquement, cela peut se limiter à un déménagement, à un changement de ville, de langue – on retrouve là la dynamique de l’exogamie.  Nous dirons que les femmes doivent vivre plusieurs vies avec plusieurs hommes alors que les hommes peuvent se permettre d’être plus sédentaires  quant à leur environnement extérieur, vu que leur « nomadisme » est plutôt intérieur.

Nous avons déjà dans de précédents textes (sur le blog nofim) dénoncé un certain muflerie féminine qui consiste à infliger à un homme ce qu’elle a reçu d’un autre. Ce type de comportement est assez indécent.  Une femme qui fréquente un homme doit assumer pleinement la nécessité d’un nouvel ajustement, d’un changement qui la fera avancer, même si cela se fait aux dépens de la continuité de sa carrière en bousculant ses modes de vie ou /et de pensée. Il n’y a pas de coupe viable sans un tel « partage », au sens où cela vient d’être précisé ici.

C’est pourquoi nous pensons que l’’exil – dans tous les sens du terme- la migration, l’expatriation sont plus formateurs et fécond s pour les hommes que pour les femmes. Les femmes peuvent plus heureusement être exportées et c’est d’ailleurs tout le principe et le fondement de l’exogamie, le fait que la femme entre dans la famille de son mari et non pas l’inverse. On le voit notamment dans le fait qu’une princesse étrangère ne retournait jamais, en principe, dans son pays d’origine. Une Catherine de Médicis, née à Florence, n’a—t-elle pas totalement assumé les devoirs de sa régence à la mort accidentelle de son époux, pendant 30 ans ?

Cela n’empêche pas les femmes d’avoir certaines particularités qui se perpétueront d’un partenaire à un autre mais leur savoir- faire devra chaque fois être reconfiguré en conséquence. Elle doit se remettre en question et apprendre à relativiser ses valeurs et ses habitudes si elle entend échapper à un certain enlisement. Le changement de lieu, de langue, de contexte est un atout déterminant pour qu’une femme avance dans sa vie, même s’il y a des constantes ne serait-ce qu’au niveau anatomique et même si un certain exotisme de sa part peut avoir son charme, celui de l’étranger, de la femme venue d’ailleurs, ce qui la met au demeurant en situation d’être enseignée, initiée. Si elle doit transmettre, elle devra le faire au service du milieu dans lequel elle pénètre. Ce sont là des changements sains et  bénéfiques comme si elle était tombée enceinte d’un autre homme qui incarne non pas son passé mais son avenir ……

En ce sens, quand c’est l’homme qui débarque chez la femme, il y a une situation fausse, une certaine inversion des rôles. Il serait bon de ne pas encourage l’immigration masculine et de s’en tenir à l’immigration féminine. Or, ce n’est pas toujours loin de là ce qui se passe pour des raisons économiques, on a surtout importé des hommes pour des travaux relativement pénibles (bâtiment, terrassement  etc.). Le maintien notamment des pratiques islamiques en France est certainement dû à cette masculinisation de l’émigration maghrébine et plus généralement africaine.  L’exogamie, au contraire, implique que la femme adopte les pratiques et les valeurs de son pays d’accueil. C’est dans ce sens qu’il importe de repenser la politique européenne concernant l’immigration. Mais est-ce encore concevable sans prévoir une réaction hostile des femmes car ce serait entériner une image de la femme qu’elles sont nombreuses à rejeter. Autrement dit, l’Europe ne résoudra son problème d’immigration qu’en traitant la question du statut des femmes. Ces deux dossiers sont intimement liés. Cela signifie aussi qu’il faut encourager un certain brassage des femmes ne serait-ce qu’à l’échelle européenne et favoriser les mariages des européens avec des femmes étrangères  à  cette sphère. Le XXIe siècle ne pourra, en tout état de cause, trouver son équilibre qu’en prenant à bras le corps ces  dossiers.

 

 

 

JHB

10 11  13

 

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Du bon usage des aspects en astrologie

Posté par nofim le 9 novembre 2013

Les aspects et la binarité en astrologie

Par Jacques Halbronn

 

Pour connaitre le véritable usage d’un dispositif, il faut en faire parler, en quelque sorte, la structure et l’on s’aperçoit assez vite que l’on a affaire à deux approches qu’il serait vain de tenter d’unifier en un seul et même système, comme la plupart des théoriciens des cycles astrologiques se sont évertué à le faire, à leurs dépens..

Nous pensons que l’on peut classer les aspects en deux  catégories

120 et 60

180 et 90

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Dans chaque cas,  on a un nombre et la moitié de ce nombren ce qui va dans le sens d’une binarité, c’est-à-dire d’un systéme à deux temps qui n’est pas sans évoquer le Yin et le Yang.(astrologie chinoise) Nous pensons en effet que la pensée humaine fonctionne viscéralement sur un rythme à deux temps et que tout cycle s’organise, s’articule dans la dualité…

On retrouve celle-ci avec la division en 2 de l’octotopos (cf P. Guinard sur ce sujet, in revue Trois Sept Onze, 2000 et sur teleprovidence), à savoir les huit secteurs du cycle diurne.(les 8 maisons, avec la maison  finale VIII, la Mort), ce qui correspond à 90/45.  En astrocyclologie, nous divisons en deux le cycle de 7 ans. (3 ans et demi par phase ascendante et descendante)

Il en est de même du groupe 120/60, dans le cadre d’un système de division en 3 et non plus en 4 du cercle, ce que l’on retrouve dans les décans, division en 3 du signe de 30/ Les 4 Eléments sont répartis en trois séries de quatre (Feu, terre, air, eau) ..

La traditioon astrologique confère étrangement à ce dernier groupe une valeur « bénéfique » (harmonique, « bleue ») et  au carré et à l’opposition une valeur « maléfique » (dissonante, »rouge »)

Les spécilistes des cycles astrologiques (cf l’Initiation d’Y. Lenoblee) constituent une seule et même série avec l’ensemble de ces aspects, ce qui occulte totalement la binarité de chaque groupe. On passe dès lors du sextil (60), au carré (90), du carré au trigone et du trigone (120) à l’opposition (180) si l’on s’en tient aux aspects majeurs, ce qui découpe le cercle en secteurs inégaux. Du sextil au trigone, on va bien de 30° en 30° mais ensuite, c’est  confus : 60° entre le trigone et l’opposition et 60° de la conjonction au sextile/ Kepler s’était intéressé à la quetsion et avait proposé d’ »ajouter des aspects. Que dit la Tétrabible sur les aspects ?

« Des aspects des signes (Livre I)

« Entre les parties du Zodiaquee, celles qui ont d’abord entre elles quelque familiarité sont celles qui sont en aspect. Ce sont premièrement celles qui sont en aspect diamétral (ou oppositions) contenant  deux angles droit, six signes et 180 degrés. Deuxiémement celles qui sont en aspect trigone, contenant  un angle droit et un tiers, quatre  signes et  120 degrés Troisiémement, celles qui sont en aspect  quadrat (quartile),  contenant un angle droit, trois signes et 90 degrés. Enfin, celles qui constituent un sextile, deux tiers d’un angle droit, deux signes et 60 degrés » (trad N. Bourdin, 1640 cf aussi  Le Livre Unique de l’Astrologie/ Astrologie Mondiale et thème de naissance trad. Et commentaires de Pascal Charvet,  ed/ Nil, 2000, p. 61)

 

 

Le classement des aspects par paire, chaque paire comportant un intervalle et la moitié de cet intervalle, semble avoir présidé à l’instauration d’un tel ensemble. On notera l’absence de l’aspect de 45° (semi-carré), soit 90/2/

Selon une logique binaire,  on ne peut pas passer de 120° à 90° mais bien de 120 à 60 tout comme on ne peut pas passer de 180 à 120 mais de 180 à 90. Cela nous montre que l’on est bien en face de deux séries paralléles/ On ne peut pas davantage passer de 4 à 12 mais bien de 4 à 8, le 8 faisant apparaitre un angle de 45°(semi-carré). Bien entendu, si l’on divise le cycle par 4, il faudra tout diviser par 4, à commencer par l’opposition qui passe de 180° à 45°.(en astrocyclologie)

Rien ne vaut en tout état de cause, la division par deux en ce qui concerne un cycle.  Penser que les aspects structurent le cycle est une fausse bonne idée, du moins si l’on s’imagine qu’il faut tenir compte indifféremment des deux séries d’aspects. Tout au plus pourra-t-on admettre que l’on se serve de l’une des deux séries en divisant le cycle tantôt par quatre, tantôt par trois mais pas les deux en même temps.

Il nous faut réfléchir sur le statut des aspects.  Disons d’emblée que leur rôle ne semble guère convenir à l’étude du thème natal.

A l’évidence, les aspects sont censés servir  à mesurer les écarts entre deux astres constituant un cycle. (Notamment une planéte se rapprochent ou se séparant d’une étoile fixe royale, en astrocyclologie).  Combien faut-il d’aspects pour suivre le processus cyclique ? Tout dépend si l’on divise dès le départ le cycle en 4  « quartes ». Dans ce cas, nous pensons qu’il est bien suffisant de subdiviser en deux chacune des quartes (quarts, quatre). On ne voit donc pas à quoi pourraient servir plus que cet aspect intermédiaire au mi- point entre le début d’un cycle et celui du cycle suivant. Et qu’en est-il si l’on ne divise pas en 4 le cycle ? Dans ce cas, on doit faire jouer les deux carrés et l’opposition qui vont diviser en 4. On pourra ensuite rediviser en 2 par les semi-carrés (45°)

 

Mais l’on ne voit toujours pas à quoi peut servir structurellement les aspects de trigone et de sextile, ce qui implique cette fois une division du cycle non plus en 4 mais en 3. Imaginons donc que l’on divise le cercle en trois, puis encore en 2, cela donne une division d’ensemble à 6 secteurs de 2 signes (aspect de 60°) au lieu de 8 d’un signe et demi (aspect de 45°) dans l’autre  système. Cette division en 3 est attestée, on  l’a dit, avec la répartition des 4 Eléments en trois séries identiques consécutives. Toujours est-il que le panachage des divers aspects nous semble fortement déconseillé. Il faut s’en tenir à une seule et même catégorie. Quant à l’application des aspects dans un thème, elle nous parait nocive et toxique car elle relie entre eux des données qui s’excluent mutuellement et qui sont certes censées se succéder, alterner mais nullement coexister, cohabiter.

Il convient de comprendre toutefois de comprendre que  si l’on accepte la thèse du monoplanétarisme, avec une planéte associée à un facteur non planétaire (étoile, point vernal, nœud de la lune etc.), chaque aspect pouvait être porteur d’une tonalité spécifique. Autrement dit, ce n’était pas initialement la planéte qui était signifiante mais l’aspect de cette planéte avec son référent. Donc autant d’aspects, autant de tonalités diverses disponibles que l’on pouvait d’ailleurs éventuellement associer avec des divinités. Entendons par là que le polyplanétarisme aurait dû évacuer les aspects puisqu’il y avait dès lors double-emploi. Mais on sait qu’en astrologie, tout surnage et s’agrège, ce qui est parfois bien pratique car cela enrichit la palette explicative de l’astrologue (son côté féminin, mou, malléable) en le rendant par ailleurs impuissant au niveau prédictif (son pôle masculin, dur, perçant).

 

 

 

Jhb

9.11. 13

 

 

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La dialectique du plein et du rempli

Posté par nofim le 3 novembre 2013

 

La femme  entre le plein et le rempli. Le dilemme.

 

.

Par Jacques Halbronn

 

Les impératifs des hommes et des femmes sont strictement symétriques, quand l’un est plein, l’autre doit être vide et vice versa. Quand dans un couple les deux sont pleins ou les deux sont vides, cela n’est pas viable et cela vaut tant pour l’intérieur (les centres d’intérêt) que pour l’extérieur (l’espace de vie). Nous introduirons un distinguo sémantique assez peu pratiqué entre le plein et le rempli qui devrait avoir une certaine valeur heuristique.

La femme qui n’est pas « vide », pas « disponible » n’est pas « prête » pour  assumer une nouvelle rencontre. Des femmes qui ne sont pas « libres »- par opposition à des femmes « occupées » – comme l’on dirait d’un lieu qu’il est libre ou occupé- n’attirent pas les hommes qui sont pleins de leurs propres œuvres et qui ont envie de les transmettre à autrui. Si la femme est pleine des œuvres d’un autre homme, elle n’aura pas de place-ne serait-ce qu’au niveau de son emploi du temps- pour faire un bon accueil à l’homme qu’elle désire accueillir.

En ce sens, la rencontre de nouveaux hommes est la meilleure façon pour une femme de se renouveler. La réciproque n’est pas vrai, un homme petit fort bien rester focalisé sur le même créneau toute sa vie car avec le temps, le changement se produit sans intervention extérieure. Le changement pour l’homme est subtil,  évolutif, parfois presque insensible alors que chez la femme, il est manifeste, fortement marqué même de l’extérieur. Les femmes qui suivent la mode s’imposent ainsi des changements réguliers- tous les ans- et salutaires.

Comment une femme parvient-elle ainsi à  changer ses habitudes de façon à s’ouvrir à d’autres apports ? Le seul domaine où elle y parvienne sans effort est le sexe et c’est à partir de cette ouverture sexuelle qui la connecte à d’autres hommes qu’elle peut se reconstruire globalement sur de nouvelles bases. Le sexe est son échappatoire, du moins en principe car souvent cela ne suffira pas à libérer une femme de ses diverses habitudes qui sont autant de perspectives fermées à la nouvelle relation.  C’est cela la vraie jeunesse d’une femme, quel que soit son âge réel.

Or, dans bien des cas, les femmes « pleines » risquent de se prendre pour des hommes notamment dans le processus équivoque de la « transmission » qui est une façon, pour les femmes, de se vider mais de se vider de ce qui n’amène pas réellement d’elles en dépit des apparences et la meilleure preuve que cela ne vient pas d’elles, c’est qu’elles disent toutes la même  chose quand elles appartiennent à telle ou telle secte, en prenant ce terme au sens large de groupe de gens ayant le même référentiel et tenant grosso modo les mêmes  mots. Or, la véritable « plénitude » implique une certaine originalité, au plein sens du terme (originel) et pas du réchauffé, du copié-collé. Celui qui est plein est comme une poule qui  vient de pondre un œuf, une chèvre ou une vache que l’on est en train de traire. Sinon, on tombe dans la « malbouffe ». au sens propre comme au sens figuré.

Il y a donc celui qui est plein et celle qui est remplie et l’on ne distingue peut être plus assez de nos jours ces deux états. (en anglais full et filled).  Une femme a besoin de se remplir en puisant dans  ce qui est « plein », comme lorsque l’on boit à une source.  Une femme en ce sens ne peut pas se dire « pleine », puisqu’elle ne se remplit qu’en puisant à l’extérieur d’elle –même quand l’homme puise en lui-même. Transmettre, cela consiste souvent à se faire passer pour plein alors que l’on n’est que remplie.  Montaigne distinguait entre une tête bien faite et une tête bien pleine, mais ici dans le sens de  bien remplie, « faite » renvoyant, en revanche, à ce que nous entendons ici par « pleine ». Une vie « bien remplie » est souvent une vie  riche en activités de toutes sortes mais qui n’est pas forcément « créatrice », c’est-à-dire « bien pleine » d’une sève intérieure.

Quand la femme est enceinte,  peut-on dire qu’elle est « pleine » ou  bien plutôt « remplie » ? C’est un cas assez équivoque  mais nous dirons qu’elle est d’abord « imprégnée » par l’homme (en anglais, une femme enceinte est dite « prégnant » de la même racine), au sens qu’elle a « pris » quelque chose, qu’elle a reçu  une empreinte (print). Mais d’ailleurs, il n’est nullement exclus que la femme qui est pleine ne transmute pas ce qu’elle a reçu et  ne lui confère une autre dimension mais le moteur, le déclencheur (trigger) restera l’élan masculin.

Pour nous résumer, nous dirons que les femmes ont tout intérêt à  se remplir à la bonne source d’une « eau vive » et  qu’elles ne peuvent perpétuer des états anciens de « plénitude » au risque de sclérose. La meilleure façon de changer pour une femme est de s’ouvrir à de nouveaux apports, ce qui l’empêche patois de maintenir toujours le même cap, et d’avoir plusieurs vies à vivre, dans une certaine discontinuité  alors que les hommes peuvent trouver le changement en eux-mêmes sans avoir à changer de contexte. du fait d’une dynamique intérieure. Cela petit nuire à la carrière des femmes : quel dilemme : soit l’on  ne change pas de contexte et l’on se sclérose, soit l’on en change et l’on se déstabilise dans son travail en modifiant son environnement, ses repéres.

En pratique, on dira que les hommes suivent une ligne plus droite du fait que le changement est  plus intérieur qu’extérieur. Ils dépendent moins de leur partenaire pour ce qui est de leur vitalité. Les femmes sont plus  dépendantes  de ce qui peut leur  « arriver » et qui relève d’une certaine contingence, ce qui crée un mode d’existence soit en dents de scie mais dynamique soit  linéaire mais assez stérile à la longue.

..

 

 

 

JhB

3. 11 13al

 

 

 

 

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Micheline FLAK Yoga Festival Paris,Halle de la Villette Octobre 2013

Posté par nofim le 31 octobre 2013

Micheline  FLAK   Yoga Festival Paris,Halle de la  Villette  Octobre  2013 dans DIETETIQUE

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L’omniprésence du deux pour l’évolution de la conscience

Posté par nofim le 30 octobre 2013

Le seuil infranchissable de la dualité en astrologie et ailleurs.

Par  Jacques Halbronn

 

 

Selon nous, le deux est absolu, on ne peut aller ni en deçà,  ni au-delà. On ne peut aller en deçà en prônant
l’unité, ni au-delà on évoquant une pluralité qui commence après le deux.
D’ailleurs, trois est    à rapprocher de
« très », c’est-à-dire beaucoup. C’est tout dire. Quitter le deux, c’et
s’exposer inéluctablement à la confusion. Or, notre civilisation semble tentée
par ces deux types de dépassement, tant en deçà qu’au-delà du Deux. Et
l’astrologie, dont on sait que c’est un de nos terrains favoris, incarne assez
bien les dérives d’une telle aventure.

Selon nous, l’intelligence
humaine ne peut  maitriser
pleinement et en pleine conscience ce qui ne passe par le deux.  Tout discours qui ne s’articule pas sur le
deux est inaudible, inintelligible. Et même en musique, il n’y a rien d’autre,
au fond, que le mouvement lent et le mouvement rapide sans parler du
manichéisme du positif et du négatif, du chaud et du froid, de l’humide et du
sec, du cru et du cuit, du nu et du vêtu, du vrai et du faux, du petit et du
grand et bien entendu de l’.homme et de la femme, de l’animus et de l’anima, du
maître et de l’esclave etc., etc. Tout cycle exige deux  temps
de façon à marquer précisément la cyclicité. Toute prévision exige pour
exister une alternance et une alternative. Si le monde était constant, que
resterait –il  à  prévoir ? D’aucuns  répondront que la diversité infinie est aussi
source de découvertes/ Mais la diversité n’alimente pas l’attente d’un retour
et c’est bien là que le bât blesse.  On enlève
du piment à la vie en bafouant la dualité, en la niant, en la noyant dans un
entrelacs de possibles où l’on finit par se perdre.

Cette dualité est nécessairement dialectique, c’est à dire que
chaque chose ne se définit bien que par son contraire et toute prévision
annonce un contre-pied sinon elle n’est pas intéressante et ce qui tue
l’astrologie, c’est qu’elle en devient ennuyeuse. Renouer avec la dualité
ferait le plus grand bien à l’image de l’Astrologie et la mettrait en phase
ipso facto avec un grand nombre de domaines au lieu qu’elle continue à jongler
avec, le 3, le 7 ou le 12

Mais encore faudrait-il que l’on en finisse-et cela semble être une
pilule bien difficile à avaler pour les astrologues avec la multiplicité des
cycles et des planètes car que deviendrait alors la dualité ? Ce serait un
jeu de dupes !

La vraie dualité exige un cycle unique et non pas deux cycles ou
plus. De même, la vraie dualité exige une seule planéte passant par des stades
opposés et non deux principes différents, ce qui serait le cas en combinant
deux planètes. Autrement dit, une seule planéte doit porter à elle seule tout
le poids, l’élan de la dynamique en se conjoignant, non pas comme le préconisaient
les frères Barbault dans les années trente-quarante  sous la forme d’un « cycle
planétaire » constitué de deux planètes mais. Sous celle d’un intervalle
variable entre une planéte et une étoile fixe ou une planéte et l’axe des
équinoxes et des solstices (solution que nous avons abandonné depuis longtemps
mais que nous avions envisagé initialement, cf. Clefs pour l’Astrologie, Ed Seghers,
1976), cet intervalle étant le vecteur même de la dualité de par le rapport
conjonction-opposition (ou ses équivalents au sein d’un cycle de 7 ans,  cf. nos études à ce sujet, sur nofim)

En ce qui concerne la déontologie de l’astrologue, ces
considérations ne sauraient être sans effet. Nécessité d’un seul cycle
monoplanétaire,  d’une prévision à deux
temps avec indication d’une phase A  et
d’une phase B, séparées par un délai raisonnable. On n’en est plus au temps où
l’astrologue se croyait obligé de brusquer son client, de lui mettre la
pression pour qu’il passe à l’acte. Combien d’astrologues se sont enfermés dans
un tel rôle en croyant se rendre utiles quitte à instrumentaliser l’astrologie
à des fins de coaching de bas étage ! Un de nos premiers souvenirs
d’astrologue concerne une prévision que nous avions faite à notre mère en lui
signalant astrologiquement une période favorable sur le plan relationnel. Or,
cette prévision, nous confiera-t-elle plus tard l’avait incité à faire preuve
d’un peu d’initiative, ce qui l’avait conduit à entrer dans une relation qui
d’ailleurs s’avéra durable.

Nous ne sommes pas en faveur d’une astrologie stressante qui vous
dit que les choses doivent se faire tel jour à telle heure. Le temps court
n’est pas celui de notre astrologie même si certaines personnes ont besoin de
ce caractère contraignant (cf. notre article sur les femmes et l’emploi du
temps, sur nofim).

Gros sacrifice que de devoir renoncer à ce chapelet de planètes, de
signes, de maisons et qui chargent la mémoire. De nos jours, le mot clef est « Conscience »
(cf. sur teleprovidence, notre reportage sur le Forum de l’Evolution de la
Conscience) et c’est par le Deux que notre conscience se structure. Le mieux
est l’ennemi du bien. Cela dit, on peut introduire des subdivisions plus fines
au sein d’un cycle mais à condition que celles-ci  se situent dans la diachronie, la succession et
non dans la synchronie, la juxtaposition (cf. notre étude sur l’habitat de la
pièce unique et polyvalente, sur nofim)

 

JHB

30. 10.13

Publié dans ASTROLOGIE, DIETETIQUE, ECONOMIE, FEMMES, HISTOIRE, LINGUISTIQUE, MUSIQUE, POLITIQUE, PSYCHOLOGIE | Pas de Commentaire »

Hommes et femmes: le critère de l’espace-temps

Posté par nofim le 30 octobre 2013

Les femmes et l’emploi du temps

Par  Jacques  Halbronn

 

 

Dans notre projet de fournir des éléments de réflexion sur la
question des  vraies différences entre
hommes et femmes, nous avons proposé dans de précédentes études d’associer
les  hommes au temps et les femmes à
l’espace (cf. nos études sur le blog
nofim et sur le site grande-conjonction.org, pour les dernières mises en
ligne, rubrique « femmes »). Rappelons que ces études s’inscrivent
dans le cadre des groupes Animus-Anima Face Book que nous avons créés.

Nous pensons que les femmes ont du mal à structurer leur temps de
façon cohérente et régulière et cela vaut pour les hommes avec une tendance
homosexuelle plus ou moins affirmée et consciente, ce qui nous conduira à nous
intéresser aux comportements en milieu astrologique, du fait du rôle du  rapport au temps qui y est manifeste.

Bien évidemment, dans un monde masculin, les femmes sont plus ou
moins contraintes de s’ajuster à certaines exigences de temps qui ne l’eut sont
pas « naturelles » mais plutôt contraignantes mais non sans un
certain coût. Les femmes qui travaillent
hors de cadres impliquant une telle discipline seront donc les plus
intéressantes à étudier, à suivre. tout comme le comportement en dehors du
travail « forcé ».

Inversement, le temps de l’Homme passe spontanément par une
exigence de rythmicité qui explique le don musical réservé presque
exclusivement aux  hommes au niveau
créatif. La musique serait ainsi d’abord une affaire de tempo, de timing. Une
femme qui interpréte la musique des hommes s’approprie ainsi des valeurs qui lui
sont fondamentalement étrangères  au
départ et qu’elle incorpore en quelque sorte. Il en est de même pour le cinéma
au prisme des grands cinéastes, le mot même de cinéma signifiant  ce qui bouge (kiné). La photo serait plus
féminine par son caractère ponctuel, « instantané » (snapshot) tout
comme la peinture, le dessin, qui sont des expressions
spatiales, ponctuelles  mais là se
pose aussi la question de l’œuvre (au sens de l’ensemble des travaux d’un
auteur) s’exprimant dans la durée et intégrant des expressions successives faisant,
formant un tout ayant une dynamique chronologique…

C’est cette anarchie temporelle qui est la contrepartie d’un
agencement spatial assez rigide chez les femmes. Dans un précédent texte, nous
avons opposé l’habitat polyvalent d’un lieu unique mais subissant des métamorphoses
avec le temps, selon le temps, au cours de la journée, au fil des saisons et
l’habitat compartimenté avec des pièces chacune affectée à une fonction
spécifique (salle à manger, chambre à coucher, salon,  cuisine, salle d’eau,  w.-c.,  bureau,
etc.). Les femmes auraient beaucoup de mal à vivre dans une pièce unique
servant à divers usages. Il leur faut plus d’espace, ce qui leur permet de
passer d’une activité à une autre en toute liberté et sans avoir d’ordre de
temps à respecter.

Nous avons pu remarquer que livrées à elles-mêmes, les  femmes ont un gros problème avec leur
« emploi du temps » (titre d’un ouvrage de Michel Butor auquel nous
avons consacré un mémoire en 68-69 à l’Université Hébraïque de Jérusalem). On
notera que la discipline de temps n’est pas la même lorsque l’on entre à la Fac
et que nombreux sont ceux qui ne savent se donner une auto-discipline de temps.

Les femmes, notamment,  sont viscéralement désordonnées en rapport
avec le temps si elles n’ont pas d’obligation. Ou plus exactement, elles vivent
dans le moment et ont du mal à se projeter dans l’avenir selon un plan à
respecter, sur le long terme. D’où leur difficulté à prévoir qui les entraine à
consulter un voyant, un astrologue, c’est-à-dire quelqu’un qui se présente,
quelque part, comme un maitre du temps. On l’a dit, en soi, le verbe prévoir
signifie que l’on s’organise en conséquence et que l’on fait ce qu’il faut pour
que les choses se fassent en temps utile et voulu. Mais pour les femmes, cela
devient beaucoup plus  aléatoire, comme
si le temps ne dépendait pas d’elles. Qu’est ce qui va m’arriver à moi qui ’ ne
contrôle pas mon temps, qui ai du mal à me projeter efficacement dans l’avenir,
dans le futur. Dans un couple, il revient à l’homme en principe de mener à bien
et à terme les projets, c’est ce qu’on attend, tacitement, de lui…Quand
les  hommes laissent l’initiative aux
femmes, cela risque de mal se passer et de virer au chaos mais certaines femmes
sont par ailleurs _incapables de s’en remettre à un homme. C’est alors sans
issue, l’homme ne pouvant apporter pleinement son concours.

Nous évoquions plus haut le cas de l’astrologie. Il faut savoir
qu’il y a plusieurs façons de pratiquer cette « discipline » et que
cela correspond tout  à fait à cette
dualité que nous venons de décrire. Certains astrologues se basent sur des instants
précis, comme la date de naissance, et ne disposent pas d’un calendrier bien
établi pour leurs prévisions, se contentant de quelques «sondages » de temps
à autre alors que d’autres, préfèrent établir un cycle avec des passe égales et
récurrentes en respectant une certaine continuité. La première astrologie
séduit plus les femmes, la seconde plus les hommes, selon nos observations.
Quelque part, la  femme vit dans l’instant
ou du moins dans une certaine discontinuité
que semble entériner une certaine forme d’astrologie. A contrario, l’astrologie
dite « mondiale » ou cyclique brosse des périodes homogènes qui ne
varient que sur le long terme et de façon progressive. Le poids de l’instant y est
sensiblement plus faible et est relativisé.

A l’évidence, l’astrologie « ponctualiste » attire
certains hommes qui ont un rapport « féminin » au temps et qui,
vraisemblablement, ont la plus grande difficulté à organiser leur temps à l’avance.
D’ailleurs, l’on sent qu’avec certaines personnes, il ne sert à rien de fixer
les choses dans la durée selon un plan bien défini, ce qui est évidemment
déconcertant pour leur entourage. En ce sens, l’adage «souvent femme varie ».
Elle prend difficilement de la distance, de la hauteur par rapport à l’ici et
maintenant comme si chaque instant avait valeur d’absolu et constituait une
entité à part entière. Or, en astrologie, on peut dresser un thème à tout
instant qui révèle ce que cet instant a  de
spécifique voire d’unique. (Astrologie dite
horaire). Même au regard de l’Histoire, l’on sait que certains
historiens privilégient l’événement, d’autres la « longue durée ».

Le temps de la femme est souvent imposé de l’extérieur alors que
celui de l’homme l’est du  fait d’une
exigence intérieure. La femme vit mal une trop grande marge de temps, elle a
besoin d’un temps contraint, encadré qui ne dépende pas de sa propre volonté.
Dans de précédents textes, nous avons écrit que les femmes sont souvent  critiques sur la façon dont les hommes
aménagent leur espace, leur environnement (écologie) car elles trouvent leur
équilibre dans une grande attention accordée à leur « intérieur »
(qui est celui de leur espace de vie et non de leur psychisme : une « femme
d’intérieur »)

Pour le couple, la complémentarité idéale viendrait donc d’un
espace géré par la femme et d’un temps géré par l’homme. Un homme qui ne prend
pas le contrôle du temps du couple génére un déséquilibre tout comme une femme
qui n’assure pas la sécurisation du lieu de vie commune. Chaque sexe doit être
à la hauteur de sa « fonction ». C’est dire que le sexe n’est pas une
question secondaire, dont on pourrait minimiser l’incidence sociale.

 

 

 

JHB

30. 10. 13

 

 

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Les femmes et le défi masculin de la création

Posté par nofim le 27 octobre 2013

Les femmes et la culture de l’avoir

Par  Jacques Halbronn

 

Une femme n’hésitera pas à rappeler l’argent qu’elle a dépensé pour telle ou telle cause. Il semble que souvent les femmes se sentent  quitte quand elles ont payé ce qu’elles pensaient juste de payer. D’où l’importance des cadeaux, des dons.  Tout travail ne mérite-t-il pas salaire ? D’où l’importance de l’argent, précisément. Avec l’argent, on peut régler toutes sortes de dettes. Dans les domaines les plus divers.

Les hommes ne fonctionnent pas tout à fait de la même façon. On dira qu’ils préfèrent payer de leur personne, en nature, si l’on peut dire. Ils ont la faiblesse de croire que le mieux est de donner ce qui vient de soi, de son  propre travail et non de ce qu’il peut rapporter.

Nous parlerons chez les femmes d’une culture de l’avoir mais en fait c’est une culture qui est inhérente à leur nature. Chassez le naturel il revient au galop. Elles tendent instinctivement à valoriser plus l’extérieur que l’intérieur, et donc quelque part à minimiser ce qu’elles pourraient produire elles-mêmes, d’où la transmutation, la traduction par le truchement de l’argent et de ce que tout ce qu’il peut offrir. (what money can buy) On pourrait parler d’un complexe d’infériorité profondément ancré dans l’esprit des femmes et qui les pousse irrésistiblement  à penser que ce que font les autres vaut mieux que ce que l’on fait soi-même.  Le « fait maison » (home made) atteint très vite ses limites.

On a prononcé le mot « culture » car quelque part  c’est là un bagage qui s’acquiert, qui se cumule comme une sorte de magot, de capital, en dehors même de considérations pécuniaires. Les femmes aiment aller dans des lieux de culture qu’elles tendraient à ne pas localiser chez elles mais à l’extérieur, dans des lieux appropriés à cet effet. (Galerie, théâtre, musée etc.). Même si elles peuvent avoir plaisir à collectionner des objets pour leur « intérieur » qui n’est en fait qu’un extérieur de proximité. Le terme « femme d’intérieur » n’est pas sans ^prêter à confusion*

Les hommes nous semblent avoir un autre rapport à la culture en ce qu’ils se demandent ce que cela peut leur apporter un peu les enfants ne s’intéressent au langage qu’en vue eux-mêmes de le pratiquer et non pas comme une donnée extérieure.  Pourquoi n’auraient-ils pas la même attitude face à la musique, à la peinture   à savoir que la culture conduit à la création, c’est-à-dire qu’elle est initiatrice. On peut parler d’eudémonisme, de cultiver son être, ses talents, ce qui est le vrai sens du réflexif « se cultiver » dont il semble que le sens premier ait été détourné.

Entendons par là que pour les hommes, la culture n’est pas une fin en soi, qu’elle doit éveiller en eux un élan créatif. Et une fois celui-ci enclenché, il n’est plus besoin d’en rester au stade initial. Celui qui a réveillé en lui une certaine vitalité musicale a-t-il encore besoin d’écouter la musique des autres ? On passe à un autre stade, à la vitesse supérieure.

Mais allons  plus loin : nous pensons en fait que les créateurs sont ceux qui profitent le plus des œuvres déjà accomplies, qui leur serviront d’exemple. En revanche, nous considérons que les simples ‘amateurs « auraient tout intérêt à s’intéresser aux créateurs qu’ils peuvent rencontrer croiser, se familiariser avec une musique vivante qui ne se réduit pas à l’œuvre mais au créateur, en tant que personne qui a sa vie à vivre et qui peut avoir encore à se faire connaitre. Cette dimension humaine, les femmes peuvent l’apporter même quand elles n’ont pas de vocation créatrice. Et on peut donc regretter qu’elles ne le fassent pas assez et d’assez bonne grâce. C’est certainement un des problèmes de notre civilisation actuelle que la difficulté de femmes à se situer par apport à la création, sous ses diverses manifestations artistiques, intellectuelles, sociales etc…D’où l’ambiguïté de l’expression « se cultiver »  (cf. supra) dans la bouche des femmes et dans le langage courant. Or, littéralement, cultiver, au sens agricole du terme, c’est élever et s’élever, c’est pousser et faire pousser.  Quel dommage que ce terme ne veuille plus rien dire que de se consacrer à des loisirs consistant à « sortir »,  à se procurer des œuvres  plutôt qu’à développer, à épanouir ses facultés. La culture est devenue une source de plaisir souvent partagé et non le principe d’un essor de ses facultés personnelles.

C’est d’ailleurs pour cette raison que les hommes sont souvent considérés comme « égocentriques » et ce  à juste titre tant et si bien que s’intéresser à ce que les autres peuvent nous apporter est extrêmement valorisé. Ce qui nous semble assez paradoxal dans la mesure où  celui qui s’accomplit dans ses potentialités pourra enrichir la « culture » ambiante.  On ne peut pas avoir le beurre et l’argent du beurre. On ne peut pas fabriquer des voitures sans mettre en place une industrie éventuellement polluante. Il y a un prix  à  payer et il faut assumer un rapport de cause à effet. La personne qui a une mentalité de consommateur a du mal à comprendre comment les choses se font et elle ne tient  pas trop à le savoir d’ailleurs.

. Pour nous recentrer sur le rapport des femmes à la culture, on ne peut que constater le décalage entre le nombre d’interprètes féminins de haut niveau et la médiocrité de la présence féminine dans le cénacle des plus grands créateurs d tous le temps. On ne saurait balayer ce problème d’un revers de main ! Les femmes se sentent beaucoup plus aptes, en leur for intérieur, à  goûter la culture existante – quitte à se l’approprier  par le biais de l’interprétation, de la traduction,  qu’à produire elles-mêmes des œuvres nouvelles, de leur temps. Elles se contentent souvent de faire revivre (revival) les œuvres des décennies voire des siècles passés , ce qui risque de les mettre en porte à faux –plus ou moins consciemment- avec les hommes de leur temps qu’elles «  trompent »  avec  leurs congénères décédés en une sorte de nécrophilie assez morbide.. Le décalage est souvent patent entre la culture féminine qui regarde vers le passé et la culture masculine vers l’avenir. Nous pensons qu’il serait bon que les choses changent et qu’une relation plus saine s’instaure au XXIe siècle entre hommes et femmes qui ne se formule en une affirmation d’égalité factice mais en une certaine division du travail. Comme nous l’avons dit plus haut, une civilisation des loisirs ne se vit pas avec le regard dirigé vers le passé. Elle implique une présence accrue de l’art vivant au sens d’un art des vivants et qui ne se réduise pas à refaire vivre les créateurs d’antan, ce qui s’apparente selon nous à une forme de muflerie féminine qu’il s’agit de dénoncer d’autant qu’elle est marquée par une évidente ingratitude mais il est vrai que la reconnaissance es un sentiment souvent douloureux. Un des effets les plus pervers  du féminisme actuel se manifeste dans une certaine défaveur du public pour la création contemporaine. alors que celle-ci est parmi nous,  un peu partout, parfois dans notre famille, dans notre foyer en tout cas dans notre ville. Que certains films soient vus par des millions de gens est un scandale qui montre à quel point le problème de la réception de la création de nos jours  est  en crise, en dépit du développement d’Internet et des réseaux sociaux. Mais cela pose aussi le rapport de la culture, de la création avec l’argent. Ces mégaproductions condamnent au chômage, à l’assistance des milliers de créateurs. Les femmes, en ce sens, ne sont pas  à la hauteur de leur mission, toutes employées qu’elles sont à vouloir prouver qu’elles « valent » bien les hommes. Le problème, c’est qu’elles se gardent bien de mettre la barre trop haute et ne visent qu’une masculinité médiocre qui vient  justifier leur fascination pour l’humanité masculine des siècles passés. Ce qui leur permet de dire que le régne des génies masculins est révolu. Il serait en effet  suicidaire pour ces féministes d’encourager des créateurs masculins à s’épanouir, cela viendrait contredire leur attente des temps nouveaux qui verraient les femmes prendre le relais, d’où d’ailleurs leur intérêt pour tout ce qui annonce sinon la fin du monde du moins la fin d’un monde- comprendre celui des mâles dominants (comme il y a un an fin 2012, avec le calendrier maya ou l’ère du Verseau).  Mais ne s’agit-il pas en réalité d’un «coup monté » (d’un set up) dont nous avons décrit les rouages du fait d’un processus de dénégation. ?

 

 

 

JHB

27 10  13

Publié dans ECONOMIE, FEMMES, PSYCHOLOGIE | Pas de Commentaire »

Majorité féminine et élite masculine

Posté par nofim le 24 octobre 2013

 

 

Les femmes et  le syndrome du clonage

Par  Jacques Halbronn

 

 

S’il fallait définir les rapports entre femmes d’une part et les rapports entre hommes de l’autre, nous dirions que les femmes se gênent mutuellement parce qu’elles se ressemblent trop et que les hommes se gênent parce qu’ils  diffèrent trop entre eux.

En ce sens, ce que doit le plus redouter une femme, c’est une autre femme qui fera ressortir un certain clonage. Une femme, ça passe, deux femmes à la rigueur, trois, bonjour les dégâts pour l’image. Certes, c’est une force que tout le monde dise la même chose mais au-delà d’un certain seuil, on commence à se poser des questions !

Le fait de constater que les mêmes propos sont tenus en copié-collé par un grand nombre de personnes conduit à penser qu’elles dépendent d’une seule et même source. Mais en même temps, quand il y a un tel consensus social, va-t-on encore prendre la peine de s’expliquer et de se justifier ? Non, on suppose, à tort ou à raison que tout cela a été réglé en amont et qu’on n’a plus qu’à appliquer. Et cet amont peut être repoussé à un passé immémorial  dont elles se contentent de se faire l’écho. Il n’est donc jamais mauvais de rappeler  à une femme à quel point non seulement elle se répété mais à quel point elle reprend ce qui a déjà été dit et redit par tant d’autres. C’est de bonne guerre !

En ce qui concerne les hommes, du moins les vrais,  l’on a des chances d’avoir à faire avec des gens qui connaissent les tenants et les aboutissants des positions qu’ils défendent même si chacun y va de son explication personnelle qui ne rejoint donc pas forcément celle du voisin. Mais ils sont tout à fait capables de débattre entre eux et de reconnaitre éventuellement qu’un autre a fait mieux-est  plus avancé, mieux informé- qu’eux car les différences se situent plus, à leurs yeux, dans la diachronie que dans la synchronie. Mais quand un homme accepte un argument, il prend la peine de réviser l’ensemble de son discours, ce n’est pas une simple addition qui laisse intact ce qui avait été énoncé antérieurement.  Il y a là une exigence de cohérence interne. Les hommes ont une certaine pratique de la solitude qui les incline à ne pas répéter ce qui a déjà proféré, y compris à ne pas se répéter eux-mêmes, ce  qui facilite les rapprochements entre chercheurs, puisque tout se reconstruit à frais nouveaux, à chaque coup.

Nous pensons qu’il y a trop d’hommes sur cette planéte et que cela n’est pas une bonne chose puisque chaque homme a une certaine vocation à la centralité et que trop de centres tue le centre. Mais cela implique dès lors que l’on renonce à la réglé de la majorité tous sexes confondus. Il faut deux collèges différents si l’on admet le vote des femmes (cf. le dernier livre de Bernard Werber sur une humanité féminine à venir !). Le XXI siècle fera la part belle à l’élite, à l’instar de ce qui se pratique notamment dans le sport. Le sport correspond à des valeurs bien plus vitales que le spectacle aux numéros minutés et ressassés. Comment pourrait-on refaire deux fois le même match ou la même improvisation.  Tout ce qui est répétitif, rabâché, par cœur, prompté, est de l’ordre du féminin, même  si cela offre un caractère de perfection, d’excellence que ne permet pas d’atteindre le premier jet.  Le féminin ne saurait donc représenter l’avenir que si l’on  confond prolongement et innovation. Certes, si les femmes perfectionnent ce que font les hommes, elles les dépassent si l’on peut dire mais elles sont très vite dépassées et déphasées par de nouvelles avancées qui sont dues aux hommes ou par des femmes recourant aux apports des hommes, ce qui revient au même.  Quand les femmes disent des choses justes, ce n’est pas d’elles et quand c’est d’elles, ce n’est pas juste.

De plus en plus, on aura intérêt à se méfier de ce que telle personne peut dire et ne pas lui en attribuer  d’emblée le mérite, avant vérification.  Ce qu’Un Tel dit ne lui appartient pas d’office. On a maintenant des ordinateurs et des matériaux numérisés  qui permettent en très peu de temps d’identifier les plagiats, tant dans le domaine de l’écrit que dans celui de l’oral (cf. les affaires d’espionnage qui défraient actuellement la chronique). A terme, dès que quelqu’un prendra la parole ou produira un texte, on aura accès à sa source par quelque signal. . .

Est-ce à dire que ce qui est original est préférable à ce qui est répété à n exemplaires ? On peut, en tout cas, penser que notre cerveau n’a rien à gagner à entendre les mêmes propos, les mêmes musiques, à voir les mêmes peintures. L’originalité est toujours tonifiante et il n’en faut pas beaucoup pour irriguer toute une population  féminine. Il est préférable, en tout état de cause, que les femmes se mettent au service des hommes contemporains qu’à celui des génies d’hier car elles ont tout intérêt à se montrer capables par leur nombre de signaler les nouvelles œuvres les plus prometteuses plutôt que celles qui sont déjà consacrées depuis belle lurette. Il vaut mieux pour elles de venir juste après l’émission initiale que des années voire  des décennies si ce n’est des siècles après coup.

L’avenir des femmes passe, en effet, par une faculté de reconnaissance et de résonance des activités masculines. Elles doivent se battre, s’investir pour un créateur face à d’autres créateurs. Qu’elles se positionnent, elles-mêmes, comme créatrices relève presque toujours de l’imposture. Derrière les femmes, cherchez l’homme.  Cette imposture est mise en évidence, on l’a dit, par la répétition. A contrario, les hommes qui se respectent ont autre chose à faire qu’à répéter ce qui a été dit par d’autres. S’ils le font, ce ne peut être qu’un signe d’impuissance et dans ce cas, ils sont aussi dans l’imposture en essayant de faire croire le contraire. En ce sens, les hommes impuissants rejoignent le camp des femmes, dans leurs pratiques.

On aura compris que nous prônons un autre type de régime politique que celui en pratique actuellement. La démocratie classique  a fait son temps et a souvent conduit de facto à des trucages pour maintenir artificiellement certaines élites  au pouvoir (notamment au Moyen Orient)). Il vaut mieux d’entrée de jeu poser un refus de la réglé de la majorité, du suffrage universel en admettant l’existence de plusieurs instances. Le critère du nombre de votants  allant dans le même sens ne peut que favoriser à terme une certaine féminisation de la société. Que l’on pense aux partis politiques où chaque membre répète les mêmes arguments mot pour mot et vote comme un seul homme. L’idéal pour nous est celui d’un électorat féminin élisant des candidats masculins présentés par le collège masculin. Cela nous semble la formule la plus équitable par-delà les boniments égalitaires éculés et irresponsables.

 

 

 

 

 

 

JHB

24. 10  13

Publié dans ECONOMIE, FEMMES, HISTOIRE, POLITIQUE, PSYCHOLOGIE | Pas de Commentaire »

Pour un habitat en accord avec la cyclicité

Posté par nofim le 24 octobre 2013

L’influence de l’évolution de l’habitat sur le devenir de l’astrologie

Par  Jacques  Halbronn

 

 

On peut raisonnablement se demander (cf. notre article sur ce sujet, blog Nofim) si certains dispositifs astrologiques n’ont pas été marqués par  une évolution dans la conception de l’aménagement  intérieur des habitations, qui aurait conduit à une certaine perte de conscience de la cyclicité, fort dommageable, au demeurant, pour la préservation d’une saine astrologie..

Le problème se pose de la façon suivante : deux habitats sont en concurrence : ;’l’un probablement plus ancien qui implique une multifonctionnalité de l’espace de vie ; ce qui signifie qu’un même lieu puisse passer par des phases successives et l’autre, plus spacieux, qui prévoit des emplacements permanents différents consacrés à chaque activité :salle à manger, bureau, chambre à coucher, chambre pour les enfants, espace pour les animaux etc., ce qui correspond à un compartimentage de l’espace..

Nous aurions tendance à croire que le premier type d’habitat est plus approprié à la compréhension de l’esprit de l’astrologie que le second et que le second a pu entrainer l’astrologie sur de mauvais rails.

Quand on entend tel astrologue (comme Rudhyar) écrire  ou déclarer que dans le thème, il y a déjà inscrit  ce qui ne se manifestera qu’au cours de la vie (à coups de transits), on est bien, nous semble-t-il, dans une vision marquée par un compartimentage spatial. On passerait ainsi d’un tiroir à un autre, des tiroirs qui occupent chacun un espace spécifique et qui dont cohabitent au sein du « thème », qui est en quelque sorte l’appartement, l’agencement du second type.

Nous pensons que le premier type est en effet plus fidèle, plus conforme à l’esprit de l’astrologie cyclique. Nous prônons une « scène » vide, neutre, traversée successivement par différents acteurs, que sont les  4 saisons, le jour et la nuit et tout autre dispositif évolutif et cyclique comme par exemple l’âge, les étapes de la vie. A un moment donné,  il ne peut y avoir sur cette scène qu’un seul acteur et il est donc exclus de pouvoir relier différents acteurs entre eux sinon  dans une approche séquentielle. On est dans une logique musicale (un son après un autre) et non dans une logique picturale (où rien ne peut intervenir que ce qui est déjà présent, visible) que l’on pourrait qualifier d’atemporelle…

Qu’un vecteur passe successivement par des états divers ne saurait faire problème mais il n’est pas question de faire interférer les états entre eux en un instant T. De même si chaque planéte correspond à un  temps différent (à un âge, selon J. P. Nicola), il est hors de question de combiner une planéte avec une autre. Le problème de Nicola, c’est qu’il a élaboré un modèle intéressant (RET) mais qu’il a conservé, de facto, une pratique traditionnelle  qui brouille tout et qui réduit son travail en amont  à néant (ce qui lui a d’ailleurs permis de collaborer au projet Astroflash (interprétation des thèmes par ordinateur, il y a 40 ans). On peut dire que Nicola n’a pas assez contrôlé, sécurisé,  la verticalité de son système de haut en bas, ce qui crée des maillons faibles qui compromettent l’ensemble du dispositif.

On aura compris que le fait de combiner deux planètes entre elles est condamné par notre approche, que ce soit sous la forme de cycle planétaire (Barbault) , d’aspect, de transit, de direction, sauf si on se situe dans un continuum, dans un calendrier avec des étapes successives et/ou alternatives, ce qui justifierait que l’on passe d’un signe à un autre, d’un signe à un autre, d’une planéte à une autre, d’une étoile à une autre. On aura compris que ce que nous réprouvons, c’est le panachage, le mélange qui nuisent à la clarté de l’analyse sous prétexte de l’enrichir, en multipliant à l’infini les cas de figure, en ne produisant ainsi que des cas particuliers. Cela conduit à améliorer les performances « picturales » de l’astrologie aux dépends de ses  performances « musicales » (cf. supra), la peinture étant rétrospective et la musique prospective. L’astrologie risque ainsi un sévère engorgement.

Le mal dont souffre l’astrologie depuis des siècles est ainsi diagnoticable : elle n’a plus de modèle  diachronique rigoureux : les astres interviennent dans le désordre le plus total, au hasard de leur disposition dans les thèmes qui, si l’on en croit les astrologues, va affecter toute l’approche astrologique de la personne, tout au long de sa vie – en tant que constante- ou au hasard des divers aspects qui se forment entre planètes ou entre planètes et débuts de signes, dérivés du point vernal. On est face à un véritable kaléidoscope !

Au bout du compte que se passe-t-il, comment l’astrologue s’en sort il, quel est son échappatoire du labyrinthe, son fils d’Ariane ? La réponse est l’apport extérieur à l’astrologie, ce qui se comprend très bien car les astrologues eux-mêmes sont dégoutés d’une telle astrologie et se sentent bien plus à l’aise quand on parle d’autre chose ! Il y a là un véritable désamour entre les astrologues et l’astrologie qui ne s’avoue pas mais qui  transparait en maintes occasions pour l’observateur avisé. Que penser de tous ces exposés astrologiques qui sont surtout constitués d’éléments biographiques connus de tous, de données historiques bien établies, de considérations mythologiques, symboliques qui ne mangent pas de pain et qui constituent un ciment aux astrologues de culture française ? L’astrologie actuelle ne se survit que par le biais de tels expédients.  C’est l’astrologie qui tourne autour du contexte et non plus le contexte autour de l’astrologie et cela vaut évidemment pour ce qui est de la praxis de la consultation qui se nourrit du vécu des clients, comme il est d’ailleurs recommandé par ses mentors. Une telle astrologie a perdu son âme !

…Or, une telle solution fait problème car cela contraint l’astrologie à s’appuyer sur des données supposées  fiables, précisément parce que non astrologiques. On connait cette tendance dans certains milieux à  privilégier ce qui est à l’extérieur par rapport à ce qui est à l’intérieur du fait d’une certaine haine de soi. On ne compte plus les «recherches » visant à confirmer par l’astrologie (au singulier évidemment, ce qui recouvre à peu près n’importe quelle technique, selon une démarche syncrétique qui fait flèche de tout bois) ce que l’on sait déjà par ailleurs.  Malheureusement, à ce compte-là, on va dans le mur en cherchant à trouver un point commun astrologique à des données qui n’ont de commun que certaines apparences. Barbault, il y a trente ans,  s’est cassé le nez avec les Deux « Guerres Mondiales » dont il avait fait le fondement, bien imprudemment, de son « indice de concentration planétaire » (cf. Les Astres et l’Histoire, Ed. J.J. Pauvert  1967)/ et à partir desquelles il a extrapolé (pour les années 80)  avec les résultats que l’on sait. Même si l’on doit saluer la tentative louable de parvenir à une cyclicité  unique qui  ne distingue plus les significations planétaires entre elles. Force est de constater que les astrologues d’aujourd’hui ne l’ont pas suivi dans cette direction et ne jurent plus que par l’entrée de telle planéte dans tel signe, ce qui nous renvoie aux pratiques des années Cinquante (cf. Maryse Lévy, Pluton, planéte lointaine).

L’astrologie prévisionnelle, dans le long terme, ne doit plus son salut qu’à quelques coups chanceux car elle ne peut guère se permettre de se mettre en décalage par rapport aux analyses extra-astrologiques de la situation, à commencer par les élections, où les astrologues se gardent bien d’accorder des chances aux petits candidats, et ce quel que soit le thème et ses transits. Ils ne sont pas fous ! Il n’y  a  plus que quelques excités pour jouer le tout pour le tout en s’appuyant sur l’astrologie plus que sur l’observation des données extra-astrologiques, ce qui convient  mieux à une astrologie qui en est au stade des soins palliatifs et qui est en train de mourir doucement avec ceux qui la pratiquent, si l’on en juge par l’âge moyen de ses adeptes.

Dans un manifeste pour le renouveau de la recherche astrologique, nous avions recommandé d’observer le monde avant de se référer au cosmos car qu’on le veuille ou non les humains ne sont pas chez eux  dans le cosmos, même si celui-ci a été balisé par toutes sortes d’étiquetages et de balisages. Nous écrivions que le salut de l’astrologie viendrait d’une étude de la cyclicité, des récurrences que nous pouvions, nous, astrologues, observer autour de nous. Certains ont cru que nous recommandions de rassembler des « faits » historiques «bien établis ». Or, tel n’était pas la raison d’être d’un tel exercice mais bien de développer une approche cyclique de l’Histoire à partir de laquelle  on pourrait déterminer ce que l’on pouvait conserver du cosmos au prisme des activités humains, quitte à découvrir le rôle de configurations n’appartenant pas à l’astrologie classique actuelle, comme les étoiles fixes.. Mais cela impliquait aussi une théorie cyclique digne de ce nom comportant au minimum une dialectique, à savoir une présence et une absence car il n’y a pas de cyclicité sans retour vers une normalité perdue en chemin. D’où  la nécessité de dialectiser l’Histoire non pas d’ailleurs en utilisant deux planètes correspondant à des principes opposés mais bien une seule planéte dont  le cycle permettrait de basculer d’un principe à l’autre, ce qui nous ramène à la problématique de l’habitat. La même pièce peut servir de jour comme de nuit, comme bureau ou comme salle à manger mais à un moment donné, elle n’est que ceci ou que cela. Nous pensons qu’en revenant  à une philosophie cyclique de l’habitat –à base de convertibles de toutes sortes, l’on  permettra à l’Humanité de renouer avec une véritable pensée cyclique dont l’astrologie actuelle est le bien piètre héraut. Si l’on examine l’iconographie des mois de l’année, l’on peut certes passer d’une page à l’autre (Très Riches Heures du Duc de Berry) mais l’on sait pertinemment que chaque page correspond à un temps différent. Il y a une discipline de vie à respecter : il y a un temps pour chaque chose, dit l’Ecclésiaste. L’habitat qui fait cohabiter dans le mêmes lieu des pièces vouées à des activités différentes encourage précisément à ne plus respecter le cours des chose et contribue à dérégler nos mœurs et l’astrologie actuelle est le miroir d’un tel dérèglement.

 

 

 

 

 

 

 

JHB

24. 10. 14

 

 

 

Publié dans ASTROLOGIE, FEMMES, PSYCHOLOGIE | Pas de Commentaire »

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