L’imaginaire de la résurrection dans le monde chrétien

Posté par nofim le 21 novembre 2014

La lecture comme acte de résurrection. Une fonction féminine.

par  Jacques  Halbronn

Nos récentes recherches sur les livres de prières du culte « israélite »nous ont

conduit à une approche comparative des corpus et il est clair que bien des formules

des recueils juifs sont calquées dans les recueils chrétiens, à l’instar du Pater Noster

qui n’est que la transposition du « Avinou »  hébraïque.

Mais des différences importantes apparaissent également notamment autour

de la question de la Mort qui hante les « missels »  chrétiens.

Prenons la Liturgie de la Messe ( texte  bilingue français

/latin ed Mediaspaul & Editions pauliniennes)

p. 14  J’attends la résurrection des morts et la vie du monde à venir

p 36  Nous proclamons ta mort, Seigneur Jésus

nous célébrons ta résurrection

Grâce à toi qui étais mort

Gloire à toi qui es vivant

p/ 55  Vous  ferez cela en mémoire de moi

p.56 Voilà pourquoi Seigneur

nous célébrons aujourd’hui le mémorial de notre  rédamption

en rappelant la mort de  Jésus-Christ et sa descente au séjour des

morts, en proclamant sa résurrection »

On pourrait allonger la liste de tels passages que l’on pourrait résumer par la

formule Mort et Résurrection.

Nous pensons qu’il y  a là une clef pour comprendre un comportement visant

notamment à ressusciter des oeuvres du passé. Rejouer une sonate de Beethoven,

par exemple, c’est la ramener en quelque sorte à la vie. On assisterait ainsi au

miracle de la résurrection. Il y a là une sorte de culte des morts qui tend à envahir

l’espace culturel actuel et qui passe notamment par l’écrit, par la lecture qui est devenue

une priorité notamment dans l »éducation féminine et d’ailleurs l’accés à la lecture et à

l’écriture semble bien avoir été la revendication la plus importante au regard de

l’intégration sociale des femmes. D’où le personnage emblématique de la

sténo-dactylo qui a longtemps correspondu à la fonction privilégiée des femmes avant

qu’elle ne soit abolie par le perfectionnement de la technique.

Savoir lire à voix haute, interpréter une partition, c’est ressusciter le passé que l’on

pouvait croire révolu, forclos. Et d’ailleurs,dans les églises et les temples, la lecture joue

un rôle éminent, d’où l’importance des « livres de prières ».

L’historien du féminisme, avec le recul, sera conduit à constater que l’émancipation

des femmes se sera avant tout concrétisée, sur deux cents ans, par la disparition

de l’analphabétisme féminin.  Et de fait, priver la société de l’apport des femmes

au regard de la fonction de scribe était effectivement une grave erreur qui aura été

corrigée.

Cela dit, il ne faudrait pas pour autant extrapoler : il y a là certes une progression

mais elle a de toute évidence ses limites du fait même qu’elle se déploie sur une voie

paralléle à celle de la création  – et l’on sait que deux paralléles ne se rejoignent pas

du moins en géométrie euclidienne. En fait, l’investissement des femmes dans la

lecture aurait du conduire à mieux cerner la place des femmes dans la société mais

comme on l’a dit, les femmes ont été largement remplacées – et cela ne fera que

s’aggraver au cours des prochaines décennies- par la machine, et notamment par

les « lecteurs » , les scanners..

Mais dans une optique chrétienne, on l’a vu,  lire c’est faire revivre ce qui était

mort/ Or, il nous apparait que la machine est par excellence l’ »être » que l’on peut

réparer et c’est ce qui la distingue de l’Homme. Comme dirait Camus, la mort

marque le destin des hommes. En ce sens, toute idée de résurrection a pour nous

des résonances technologiques  qui préfigurent un monde complétement mécanisé.

 

 

 

 

 

 

JHB

21 11  14

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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La philosophie de l’égalité des sexes et l’esprit de la Révolution

Posté par nofim le 20 novembre 2014

La Nuit du 4 août 1789  et  la naissance du féminisme moderne : la Vindication

de Mary Wollstonecraft (1792)

par  Jacques Halbronn

Une des avocates les plus remarquables de l’égalité des droits de l’homme et de

la femme  semble avoir été  l’Anglaise Mary Wollstoncraft

et sa  Vindication of the Rights of Woman, Londres, 1792 (BNF R 24000) dont l’ouvrage est dédié

à Talleyrand, au lendemain de la promulgation de la « Constitution »

. On y lit dans la préface à Taleyrand  (cf trad Marie-France Cachin,  Payot 1976)

quelques points qui serviront de base à une réflexion sur les origines du féminisme

moderne, fortement liées à la Révolution Française.

« le désir ardent de voir  la femme placée dans une position où elle puisse favoriser

au lieu de le freiner le progrès des nobles principes sur lesquels se fonde la morale »

(…) Dans ma lutte pour les droits des femmes, mon argument principal est fondé

sur le principe simple que si la femme n’est pas préparée par l’éducation à devenir

la compagne de l’homme, elle arrêtera le progrès du savoir et de la vertu (…) Si  l’on veut

inculquer à des enfants les vrais principes du patriotisme, il faut que leur mère éprouve

ce sentiment (…) L’éducation  et la situation sociale de la femme  aujourd’hui lui

interdisent de telles spéculations »

« l’idée selon laquelle chaque sexe a un caractère particulier va à l’encontre de la

morale »

« Si les femmes ne peuvent pas jouir de leurs droits légitimes, elles chercheront

en se corrompant et en corrompant les hommes à obtenir des priviléges illicites »

 » Si les droits théoriques de l’homme se pretent à la discussion et à l’explication

ceux  de la femme par analogie pourront être évalués suivant les mêmes critères »

En quoi consiste donc l’argumentation de Mary Wollstonecraft?

Nous commencerons par le point suivant:  vu que les femmes font partie de facto

de la société humaine, il convient de craindre leur faculté de nuisance, si elles ne sont

pas traitées équitablement, ce qui en fera un « frein » pour le progrès envisagé.

Un autre point tient à l’argument « analogique » et en quelque sorte symétrique, comme en

un jeu de miroirs. Ce qui vaut pour l’un vaudrait ipso facto pour l’autre. C’est ce que

nous enseignerait la « raison ».

Il convient de nous situer, pour suivre le raisonnement de l’auteur, dans l’esprit du temps

(Zeitgeist), qui vise à tout repenser -(à la façon de Descartes), à partir ex nihilo, en

quelque sorte. Autrement dit,   ne serait-il pas « logique » que du moins sur le papier

l’on posât d’entrée de jeu l’égalité, la non différence entre les sexes, comme idéal

à atteindre?

L’auteur flatte ainsi l’ego masculin en l’incitant à relever le défi de l’égalité entre hommes et

femmes alors que cette égalité a été instituée dans d’autres domaines restés si

longtemps séparés (les trois « Etats » cf la nuit du 4 Août  1789, trois ans avant

la parution de la « Vindication » (Défense).

L’idée de mettre fin à tout ce qui pourrait entraver le cours du Progrès  est

exploitée par l’auteur. On doit faire tomber les barrières de toutes sortes. Rien

ne saurait plus résister à l’empire de la Raison. On est là dans un monde de l’utopie

qui connaitra un écho chez le « socialiste » Charles Fourier, très concerné par la place des femmes dans

la société ( Théorie des Quatre Mouvements et des Destinées en général, 1808, avec

le Nouveau monde Amoureux dans les éditions suivantes)

Mary Wollstonecraft accorde la plus grande importance à l’éducation, ce qui reste

une constante du féminisme contemporain.(cf la préface à la première édition). Il faut

donc « réformer » l’esprit des femmes qui ne rêvent que d’être un objet d’adoration.

Au bout du compte, l’auteur -à propos de son « plan » -  fait la proposition suivante : « Que les hommes deviennent plus chastes

et plus honnêtes et si alors les femmes ne deviennent pas proportionnellement

plus sages, il sera clair qu’elles sont moins intelligentes que les hommes » L’auteur

préconise la mixité dans les écoles. On en revient au

véritable enjeu si ce n’est que la vraie question est celle

d’une minorité créatrice  en tout état de cause et non d’un niveau

moyen de la majorité.

Dans le corps de l’ouvrage,  l’auteur prend volontiers à parti Jean-Jacques Rousseau, qui

n’entend pas accorder aux femmes une égalité avec les hommes. Elle n’hésite pas

à évoquer les relations du philosophe avec les femmes.

Mais le mot révolution résonne de façon magique:

« Conclusions sur le progrès moral qu’on pourrait naturellement attendre d’une

révolution dans les moeurs féminines » (Ch. XIII)

Mary Wollstonecraft nous semble profondément marquée par une approche

philosophique liée à la pratique langagière. Si notre langage peut désigner un ensemble

par un seul et même terme, ne serait-ce pas, nous laisse-t-on entendre, qu’il n’y a pas

ou plus lieu de distinguer entre les éléments composant le dit ensemble.  Or, pour cet

auteur, la philosophie ne pense pas la dualité hommes-femmes et donc cette dualité

ne devrait rien à la Raison. L’auteur instrumentalise en quelque sorte notre faculté

d’abstraction pour conclure que si nous pouvons dépasser intellectuellement,

conceptuellement, les clivages, c »est que ceux-ci  n’ont pas lieu d’être. En ce sens, la

philosophie serait révolutionnaire et donc source de progrès.

 

 

 

JHB

20.  11  4

 

 

 

 

 

 

 

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Les deux paradigmes astrologiques: Babel I (JH) et Babel II (MG)

Posté par nofim le 15 novembre 2014

 

Les nouveaux paradigmes de l’Astrologie: au prisme de la Tour de Babel (Genése XI)

par  Jacques  Halbronn

Un des passages les plus étranges du Livre de la Genése traite de la Tour de Babel:

« 11 Toute la terre avait une seule langue et les mêmes mots. 2 Après avoir quitté l’est, ils trouvèrent une plaine dans le pays de Shinear et s’y installèrent. 3 Ils se dirent l’un à l’autre: «Allons! Faisons des briques et cuisons-les au feu!» La brique leur servit de pierre, et le bitume de ciment. 4 Ils dirent encore: «Allons! Construisons-nous une ville et une tour dont le sommet touche le ciel et faisons-nous un nom afin de ne pas être dispersés sur toute la surface de la terre.» 5 L’Eternel descendit pour voir la ville et la tour que construisaient les hommes, 6 et il dit: «Les voici qui forment un seul peuple et ont tous une même langue, et voilà ce qu’ils ont entrepris! Maintenant, rien ne les retiendra de faire tout ce qu’ils ont projeté. 7 Allons! Descendons et là brouillons leur langage afin qu’ils ne se comprennent plus mutuellement.» 8 L’Eternel les dispersa loin de là sur toute la surface de la terre. Alors ils arrêtèrent de construire la ville. 9 C’est pourquoi on l’appela Babel: parce que c’est là que l’Eternel brouilla le langage de toute la terre et c’est de là qu’il les dispersa sur toute la surface de la terre. » (trad. Segonds)
Selon nous, ce passage implique qu’un paradigme unitaire ait laissé la place à un paradigme pluriel. Or, cela correspondrait assez bien
à deux corpus astrologiques particulièrement marquants, à savoir celui que deux chercheurs français mirent en place au cours des 60
dernières années,  d’une part Michel Gauquelin pour le second et de l’autre Jacques Halbronn, pour le premier, si l’on suit l’ordre
chronologique. On ne saurait en effet concevoir deux modéles aussi différents que ceux établis respectivement par MG et JH.
Le modéle MG est celui qui s’apparente à  Babel II, à savoir le temps de la pluralité  tandis que le modéle JH serait celui qui recouperait
Babel I, à savoir le temps, précédent, de l’Unité.
On sait que nous avons souvent émis des réserves à l’encontre des résultats MG car nous avions le sentiment que les deux modéles
étaient incompatibles. Or, l’histoire de la Tour de Babel  nous permet de les réunir diachroniquement. Cela ne signifie d’ailleurs
pour autant que Babel I  ait  été remplacé par Babel II mais que les deux paradigmes se superposent, se croisent.
Nous dirons donc désormais que Babel I  correspond au cycle de Saturne, tel que défini par JH (l’auteur de ces lignes), en ce qu’il se
présente comme unitaire et que Babel II correspond à une cetraine diversification des planétes « utiles », en rappelant que pour
Gauquelin, 5 astres seraient opérationnels, Lune, Vénus, Mars, Jupiter et Saturne, correspondant à des créneaux socio-professionnels
bien distincts ‘et cloisonnés.
Ces deux paradigmes n’auraient, selon nous, pas été élaborés de concert mais de façon successive sinon alternative. Le modéle MG
aurait été élaboré dans un deuxiéme temps, (second thought) et correspondrait tout à  fait au « récit » que nous avons rapporté du
Livre de la Genése, où Dieu – ou les dieux- remettet en question ce qu’ils avaient édifié ou laissé s’édifier. Il est clair que ce pluralisme affaiblit l’Humanité voire la paralyse en en complexifiant les modes de communication.
On ne peut s’empêcher de faire le paralléle avec  une humanité d’abord « adamique » (à l’image de Dieu) puis où vient émerger l’élément
féminin (par la suite appelée Eve, lors de l’expulsion du Jardin d’Eden). Là aussi, l’on peut y voir un certain revirement avec le passage
de l’un au deux -avec à la clef la progéniture du couple (Cain et Abel etc)
Précisons que pour notre part, nous nous situons dans une perspective bio-technologique qui permet des reprogrammations. Mais ajoutons que les liens ainsi constitués ne tiennent pas à une influence « naturelle » des astres mais à  leur instrumentalisation en tant que
signaux. Autrement dit,  les humains seraient programmés pour capter certains signaux formés par certaines configurations  choisies par rapport aux besoins du systéme ainsi mis en  place.
On peut certes s’ingénier à discuter du bien fondé des 5 astres mis en exergue statistiquement par Michel Gauquelin. Là encore,pourquoi ces astres et point d’autres et pourquoi  5 et non 4 ou 6  ou plus? Il revient à l’historien de prendre acte de l’effet des
décisions prises et non de plaquer les acquis d’une astronomie moderne (comme le fait Jean-Pierre Nicola) sur une astrologie antique., au risque d’ailleurs de l’anachronisme. Autrement dit, la question n’est pas le pourquoi mais le quoi et le qui? A moins d’adopter la
totalité des com-possibles,  des choix -certes arbitraire- sont inévitables.
On dira donc que l’astrologie monoplanétaire, saturnienne, constitue un premier étage et l’astrologie pluri-planétaire un second, sans que l’on sache quel intervalle de temps les sépare.
Il nous apparait que l’on aura finalement abouti à un systéme mixte sinon hybride, à partir de deux logiques différentes. Toute la question est de savoir si le premier paradigme est toujours en vigueur en dépit de l’existence d’un second.   Il nous semble que les deux
sont actifs; ce qui est probablement cause de bien des tensions. Quand la conjonction se forme, l’affrontement entre les deux
systéme atteint son paroxysme alors que la
disjonction laisserait le champ libre au second paradigme.
On retiendra que la mission des femmes serait, selon
notre lecture du Livre de la Genése de saboter la progression
des hommes.
17 11 14

 

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Conspirationisme et féminisme

Posté par nofim le 11 novembre 2014

 

La pente du féminisme vers le conspirationnisme « misogyne »

par  Jacques  Halbronn

 

A force d’entendre des femmes s’exprimer sur leur condition  et ses causes,  il nous est apparu de plus en plus évident

que leurs discours s’inscrivait dans une rhétorique conspirationniste mais aussi que sa praxis était susceptible de tendre vers

une solution  totalitariste. Il y a là une forme de paranoïa contagieuse qui pourrait être qualifiée d’épidémie. Est-ce que le sort des femmes ne s’expliquerait pas par  un complot « misogyne » et la récurrence  incantatoire de ce terme est chargée d’une forte

portée  supposée d’élucidation.

En effet,  à partir du moment où l’on  laisse entendre que les femmes seraient les victimes d’une sorte de complot les empêchant

de figurer à la première place dans l’Histoire des cultures, des sciences, des techniques etc, on se rend compte que les femmes sont

de plus en plus tentées par ce type d’explication « sociologique ». Dès lors,  elles pensent que la société peut imposer une nouvelle

grille, à coup notamment de textes de lois. Le salut viendrait de la répression étatique, donc d’en haut.

Ce processus de conspirationnisme et de totalitarisme

s’accompagne inévitablement d’un certain prophétisme,

d’une projection dans le futur : des lendemains de revanche

pour les femmes qui peuvent se greffer sur des

signifiants astrologiques comme les ères précessionnelles.

(cf Aquarius ou la Nouvelle Ere du Verseau, Ed Albatros

1979, )

Mais jusqu’à présent, à notre connaissance, on n’avait

pas signalé la dimension prophetico-conspirationniste du discours

féminin actuellement dominant.(cf Stéphane François  Des mondes à la dérive. réflexions sur les liens entre l’ésotérisme et l’extreme droite, ed de la Hutte 2012 qui néglige  totalement le conspirationnisme au prisme du fémininsme)

Mais l’on peut aussi développer un discours qui présente

les femmes comme conspirant contre la présente

Humanité  en cultivant une certaine forme de détestation

dont on ne saurait exagérer l’ampleur et ses effets

pour les prochaines décades.

On peut craindre la tentation de la traitrise. Il faudrait

réfléchir sur le  profil  des populations vouées à passer à l’ennemi.

Nous pensons tout particulièrement aux machines qui

pourraient trouver dans les femmes un allié, le moment

venu et l’on peut en tout cas envisager une science-

fiction inspirée par un scénario somme toute assez

probable.

La collusion future entre les femmes et les machines nous semble

concevable à plus d’un titre:

-d’une part, parce que les femmes ont été remplacées

par des machines ou si l’on préfére parce que les machines

ont pris la place des femmes ou en sont le prolongement.

Des tâches encore dévolues aux femmes le seront de moins

en moins à l’avenir pour tout ce qui concerne la « lecture »

sonore des textes, y compris des partitions. Ce sera une

révolution aussi inévitable que le passage du cinéma

muet au parlant (1930). L’essor des machines est la cause

même des revendications féminines d’égalité avec les

hommes à l’instar de l’exode rural qui provoque un reflux

vers les villes

- d’autre part, parce que la société idéale voulue par

les femmes et ceux qui les manipulent et les

instrumentalisent est une société non plus de l’être mais

de l’avoir. Dans l’esprit des femmes, ce qui a seul le droit

de nous différencier, ce sont les choses, les objets, les

outils dont nous disposons.  Et cela pourrait en quelque

sorte faire l’objet d’une loterie. Cela implique d’ailleurs

des cloisonnements lesquels sont fonction de ce pour

quoi nous serions préposés. Au fond les femmes sont

d’ores et déjà persuadées que la machine est  l’avenir

de l’homme, et qu’elle mettra ainsi fin  à la domination

masculine..

On notera que sous couvert d’universalité, d’universalisme – et la philosophie a bon dos en la matière-

on légitime un certain déni du réel avec ce qu’il peut comporter de différences, de clivages,

à commencer par celui des sexes. Une forme d’antisémitisme consiste notamment à nier ce qui est spécifique

aux juifs tout comme un autre type d’antisémitisme vise au contraire à les stigmatiser (cf notre étude

Le sionisme et ses avatars au tournant du XXe siècle, Ed Ramkat 2002, sur  ce sujet, cf sur Jan Van Helsing,  Stéphane François  et Emmanuel Kreis, Le complot cosmique. Théorie du complot; OVNIS, théosophie et extrémisme politique, Milan, Arché,  2012,, pp. 49 et seq)

Le féminisme sous- tend et se nourrit de prophétisme: on nous annonce une montée en puissance des femme vers la parité, tout comme

dans les années 60, l’astrologue andré Barbault annonçait que l’URSS aurait le même poids économique que les USA.(La crise

mondiale de 1965. Ed Albin Michel) Le futur est un signifiant que l’on associe ainsi avec l’avénement, la reléve des femmes comme moteur de  civilisation, prenant la place des hommes qui auraient lamentablement échoué.

On signalera que ce n’est peut être pas par hasard que le

féminisme se soit fortement développé aux USA, pays

qui est spécialement perméable au conspirationnisme

(cf  Nicolas  Chevassus-au-Louis,  Théories du

complot. On nous chache tout, on nous dit rien,  Ed First 2014)

 

( pp 111  et seq)

 

 

 

 

 

 

JHB

14 11 14

 

 

 

 

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Le lien social chez les hommes et les femmes

Posté par nofim le 2 novembre 2014

 

Le lien social  selon les hommes et les femmes. Autour de la

liberté de rompre.

A Saskia Brown

par  Jacques  Halbronn

 

On sait que nous menons des recherches visant à différencier

comportements masculins et féminins, domaine qui est

largement resté en friche ce qui fait que ceux qui nient les

différences ont beau jeu puisque les recherches dans ce

domaine sont au point mort.

Le point essentiel est selon nous la dimension sociale de la

femme, le poids de la société sur le comportement féminin, ce qui

conduit  à mettre l’accent sur l’extraversion des femmes, lesquelles

sont fortement marquées par le lien social, perçu comme

d’une importance vitale.

Les femmes ont un côté Big Brother.( 1984 de Orwell) Elles sont programmées

pour tout rapporter,  elles excellent à faire des rapports sur

leurs activités, leur emploi du temps en y apportant la plus

extréme précision du détail. (On pense au Nouveau Roman

qui aura séduit notamment Marguerite Duras et Nathalie

Sarraute). C ‘est très tôt le cas chez les petites filles qui

racontent ce qu’elles ont fait à leur maman, mais bien plus

tard, cette façon de faire se perpétuera de façon compulsive.

Il faut qu’elles répétent, qu’elles rapportent ( qu’elles caftent

en argot, une cafteuse)/ Tout cela dépense beaucoup de temps

et d’énergie pour elles mais aussi pour leurs victimes passives

auxquelles elles infligent, sans état d’âme, leurs reportages,   ce

qui est assimilable à une pollution.

Mais nous voudrions insister ici sur les comportements de

rupture chez les hommes et les femmes. La thèse que nous

présentons ici est la suivante:  les femmes ont le plus grand

mal à rompre le lien avec un groupe, une société alors qu’elles

sont capables de rompre avec une personne en particulier, sans trop

avoir à en souffrir. C’est une force et une faiblesse et on ne

saurait avoir le beurre et l’argent du beurre.

Une des questions centrales qui se pose au sujet des femmes

est celle de leurs contre-performances dans le domaine

de la créativité. Les femmes sont toujours à la traine, et

appartiennent à la seconde génération de toute entreprise,

celle non pas du singulier mais du pluriel.  Les femmes sont

nombreuses à faire la même chose à partir d’une même source,

c’est ce qui les trahit.  La femme n’est importante que si

l’on se situe hors de l’espace-temps, si l’on ne refait pas

la genése d’une idée et si l’on n’examine pas le nombre de

femmes qui suivent le même modéle. Seuls les ignares tombent

dans le panneau!.

Les comportements des « genres » sont radicalement inversés

au prisme du deuil. Les hommes sont bien plus aptes à

rompre avec une société donnée, à se démarquer de l’avis

général. Il en coûte beaucoup aux femmes de s’éloigner de

leur milieu d’origine, ou d’adoption. Elles en seraient

désorientées et en ce sens elles ne sauraient échapper à un

certain conformisme.

A contrario,  les hommes sont bien plus vulnérables sur le

plan »sentimental » que sur  le plan « social » et en ce sens ils

sont plus « romantiques » en privilégiant le modéle du couple

sur le modéle du groupe.

En situation de devoir choisir entre la rupture du lien

sentimental  et celle du lien social, on observe que les femmes

font passer les enjeux sociaux en priorité, ce qui confère à leur

carrière une certaine stabilité. Elles ne se mettent pas en

rupture de ban.

Les hommes se sentent moins pénalisés que les femmes par

la nécessité de ne plus fréquenter certains milieux alors

qu la séparation d’avec une personne donnée est assez

bien vécue notamment si elles en prennent l’initiative. Cela

conduit à en faire des êtres calculateurs et sans scrupules sur

le plan affectif mais qui, en revanche ne font pas trop de

vagues socialement. Inversement, les hommes sont tout

à fait capables de ne plus fréquenter certains milieux, d’en

prendre le contre-pied, ce qui leur confère une certaine

liberté de manoeuvre favorisant l’innovation et l’abandon

de positions révolues mais restant largement partagées.

C’est la sociabilité des femmes qui nuit à leurs performances

créatrices. Elles font preuve de plus de courage dans leurs

relations affectives et on les crédite d’être à l’origine de la

majorité des demandes de divorce.

C’est ainsi que les hommes seraient moins calculateurs et

intéresssés dans leur vie affective et moins enclins à sacrifier

celle-ci parce qu’il leur en coûte plus.  En ce sens, les femmes

seraient plus cohérentes dans la conduite de leur vie

privée que les hommes et inversement dans celle de leur

vie socio-professionnelle.

C’est dire que l’argument avancé selon lequel les femmes

seraient bloquées dans le domaine professionnel nous

semble douteux. Ce qui bloque les femmes, c’est précisément

leur incapacité à rompre avec un certain formatage propre

à un certain milieu. Le destin des hommes nous apparait

ainsi comme les immunisant contre les tensions sociales, ce

qui leur donne une certaine liberté d’action.  La vulnérabilité

des hommes, leur talon d’Achille, tiendrait à la difficulté

à faire le deuil de leurs liens affectifs. En effet, instinctivement,

les hommes même les plus autonomes savent qu’ils ont

besoin d’un partenaire pour procréer alors que sur les autres plans, ils

développent une forte autonomie de par une certaine

insensibilité à se démarquer de ce qui soude tel ou tel milieu.

L’on conçoit que le chomage soit vécu comme un fléau,

comme une catastrophe, une épée de Damoclés en ce

qu’il ne respecte pas le tissu, le maillage social dans lequel

l’individu se sent en sécurité et cela vaut, selon nous, plus

fortement pour les femmes que pour les hommes. Nous

dirons que le lien affectif chez la femme, pour durer,

devra être renforcé par le lien social -familial,  amical, le

réseau professionnel, relationnel, juridique (mariage,

PACS)-car une femme y réfléchira à deux fois avant de renoncer

à la fois à l’un et à l’autre en cas de rupture du fait des

enjeux. Le double lien nous apparait donc comme un garde-fou contre les

tentations de disparaitre de la circulation du jour au

lendemain.

 

JHB

03 11 14

.

 

 

 

 

 

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L’astrologie et l’espace temps. La problématique du mouvement

Posté par nofim le 28 octobre 2014

Le lien espace-temps  en cyclologie. Le Yang et le Yin.

par  Jacques  Halbronn

 

Qu’est-ce qui varie quand on passe d’une phase à une autre? Nous répondrons désormais que la variable

est fonction du déplacement, de la mobilité, du mouvement.  Les « lignes »  bougent, doivent bouger.

Depuis plus de 40 ans, nous avions l’intuition que les changements de phase devaient correspondre à un

phénoméne visuel. D’ailleurs, le visuel est pour nous un impératif pour notre épistémologie de l’astrologie ety

cela explique pourquoi notamment nous rejetons les planétes invisibles, et donc inconnues des sociétés

antiques. Nous sommes en faveur d’une astrologie qui traite de manifestations visibles aux antipodes

d’une astropsychologie « interne » (cf  André  Barbault De la Psychanayse à l’Astrologie. Paris, Seuil  1961)

Pour nous le verbe prévoir s’entend au sens littéral de « voir » quelque chose, d’assister à un changement

manifeste, tangible. Or c’est souvent ce qui manque au travail de l’astrologue que de traiter de ce qui est

visible.

Nous dirons donc que l’on ne peut parler d’un changement temporel sans que cela implique un

changement spatial et c’est là selon nous une avancée singulièrement importante pour la pensée

astrologique du XXIe siècle. On notera d’ailleurs que même au niveau du cycle saisonnier, le mouvement est de  rigueur lors du passage d’une saison à l’autre comme ça l’est quand on passe du jour à la nuit et que l’on change ainsi son mode et son lieu de vie.

L’Histoire, elle-même, est marquée par des modifications géographiques du fait des conquétes, des

sécessions, des unions de toutes sortes qui  transforment la physionomie des cartes, des atlas, d’une époque à l’autre comme ce fut le cas en 1960 lors de la dissolution de l’Afrique français occidentale comme centrale,

au début de la Ve République. (cf nos  Clefs pour l’Astrologie, Ed Seghers, 1976)

Cette avancée conceptuelle fournit ainsi à l’astrologue un précieux outil de travail dès lors que l’on met

en avant le critère de déplacement. Il faut se préparer à changer d’attitude périodiquement en matière de

déplacement et décider si le temps est venu de se déplacer ou au contraire d’attendre que les autres se

déplacent. That is the question!  Bouger ou ne pas bouger…

A tout moment, en effet, le probléme se pose : est-ce à moi de faire le premier pas, d’aller vers l’autre ou

est-ce autrui de venir à moi? Cela vaut au niveau relationnel tout comme au niveau politique. On sait que

certains pays à certains moments ont préfére intervenir ou au contraire ne pas intervenir si l’on entend

par là  une forme d’ingérence, d’intrusion sur le territoire d’autrui ou sur son propre territoire. Qu’est ce

qui est légitime, admissible? Probléme de conscience qui s’est posé ainsi au gouvernement français lors de

la Guerre d’Espagne ou de la seconde Guerre du Golfe, sous Chirac et aux Etats Unis au début des deux guerres mondiales du siècle dernier . A un certain moment, cela bascule comme  avec Pearl Harbour

et l’invasion nazie de l’URSS. Il y a un moment où l’exercice du pouvoir exige d’intervenir. Mais il peut

aussi semble judicieux d’attendre. Et cela est logiquement fonction de telle ou telle phase du cycle.

L’approche de la conjonction d’une des 4 étoiles fixes royales par Saturnee risque fort d’enclencher

un processsus  de déplacement. Si tu ne vas pas à Lagardère, Lagardère viendra à toi (Le Bossu)

Qui dit mouvement, dit contact, dit rencontre, choc,  en dépit de toutes sortes d’obstacles réels ou imaginaires.  Il faut passer outre.

C’est dire que notre destin individuel et/ou collectif est souvent fonction de nos déplacements, de nos

voyages mettant fin à un temps d’inertie, de procrastination quant à l’échéance du mouvement à

accomplir.  On dit que l’on recule pour mieux sauter.

En réalité, il y a toujours mouvement dans un sens ou dans un autre. Soit je me déplace, soit c’est

l’autre qui se déplace mais que se passe-t-il quand personne ne se déplace? On est là dans un temps

intermédiaire, indifférencié, « équinoxial » où il ne se passe rien (stanstill).  Qui commencera à bouger?

On pense au rapport planéte/étoile: tantôt la planéte se rapproche de l’étoile -du moins en apparence et c’est

ce qui compte- et tantôt elle s’en éloigne. C’est dire que le cosmos nous parle de mouvement comme dans

le cas des rapports entre la Lune et le Soleil.

De fait, il y a des moments où sans que l’on fasse quoi que ce soit ce sont les autres qui viennent à vous

- période de popularité – et d’autres où il nous faut absolument prendre l’initiative et nous déplacer pour aller à la rencontre, voire

à la confrontation.- période de conflit.  Celui qui se prend pour le centre du monde peut penser en effet que c’est aux autres

de venir  à lui.  Mais celui qui pense que le centre du monde est ailleurs, se mettra en route en sa

direction. Tout dépend que l’idée que l’on se fait de soi-même.

Quand on est jeune, on est tenté de se déplacer pour se rendre vers des « centres » vers lesquels on se sent

impérieusement attiré. C’est ainsi qu’en 1967-69, nous avons été marqués par la Guerre des Six Jours et

que cela nous a incité à « partir », à passer d’un lieu vers un autre parce que visiblement  ce qui se passait en

Israël nous semblait valoir la peine d’y aller voir.

On peut dire que la phase

conjonctionnelle correspond à une entreprise de « mission », c’est

à dire d’exploration  alors que la phase disjonctionnelle

correspondra à un temps de consolidation.

. Cela dépend. La faculté de se déplacer, de se rendre

à l’étranger, d’échanger dans diverses langues permet de vivre au mieux les phases de conjonction

de Saturne avec l’une des 4 étoiles fixes royales, étant entendu que ces phases débutent bien avant

la conjonction du fait d’un processus d’anticipation que l’on peut observer face à toute échéance (comme

pour les campagnes électorales avec leur cortége de primaires, notamment)

Actuellement, avec Saturne  à la fin du scorpion, le processus conjonctionnel va se montrer de plus en

plus intense (à l’approche de la conjonction avec l’étoile fixe royale  Antarés (ou Coeur du Scorpion) à 9° sagittaire (du fait de la précession des équinoxes). Il faut donc s’attendre à un temps d’intervention et

d’ingérence mais nous avons déjà eu pas mal d’exemples dans ce sens depuis que Saturne est entré en

scorpion, comme c’est le cas quand il traverse l’un des trois autres signes fixes avec la conjonction

en ligne de mire en début de signe mutable.

Il y a un moment où l’on a besoin de changer son fusil d’épaule

et où l’on a besoin d’un  relais, d’un feed back, que l’on nous

renvoie l’ascenseur. On ne peut pas tout le temps donner ou

tout le temps recevoir et l’on peut déterminer astrologiquement

à quel moment un tel besoin de basculement sera ressenti par

soi même mais aussi, bien évidemment, par autrui, par nos

partenaires.

Selon nos estimations actuelles, la période la plus spectaculaire

serait celle qui va de l’approche de la conjonction à la période de

séparation qui lui fait suite, donc quand le « signal » (au sens

pavlovien) commence à prendre forme  jusqu’au moment où il

perd ses contours, se brouille au cours d’un temps intermédiaire

marqué par une faible lisibilité, une certaine grisaille sémantiqu..

Cela souffle le chaud et le froid

Grosso modo, le début du signe fixe correspond  donc au démarrage

de la phase conjonctionnelle et la moitié du signe mutable

à l’amorce de la phase disjonctionnelle.Mais le début de chaque

phase est marqué par une certaine confusion et par des

contradictions qui rendent floue la lecture de ce qui se joue à

l’instar de cette « Drôle de guerre » qui suivit les déclarations

belliqueuses des Alliés.. Ces débuts de phase sont assez

chaotiques et avec des situations incohérentes, troubles où l’on méle le

pire et le meilleur.

On ajoutera que tout le systéme saturnien que nous avons

constitué est articulé sur la seule conjonction de Saturne, tous mes 7 ans

ans environ avec l’une des 4 étoiles fixes royales. Stricto

sensu, cela signifie que l’impact saturnien n’aurait lieu que

tous les sept ans lorsque la conjonction est « visible » même

s’il n’y a pas à proprement parler de conjonction d’autant

que Saturne ne tourne pas autour des dites étoiles. Il s’agit

là d’un artefact qui est le fondement de toute l’Astrologie et qui

est arbitraire (sérendipité) mais un arbitraire qui perdure.

On peut certes extrapoler comme nous  l’avons proposé par

le passé pour renseigner l’ensemble du cycle de 7 ans mais

il ne s’agit là que de projections fondées sur l’anticipation

quant à l’apparition du signal, sur les effets d’une absence

de signal. Il est possible que  notre capacité à. capter les

signaux célestes décline avec l’âge, d’où une moindre

réactivité.

On dira que l’instant conjonctionnel introduit une dynamique

« yang » sur un fonds « yin » et que le Yang a vocation à sortir

de sa léthargie le Yin. On comparera le Yang à la Lune et le

Yin au Soleil (et non l’inverse  comme on le lit souvent

(article Wikipedia). puisque c’est le facteur le plus rapide, le plus

mobile, qui, analogiquement, a vocation à représenter le Yang.

montre la Lune avec ses 28 épouses). Peu importe que l’on place

le Yang avant ou après le  Yin car quelque part le Yang

intervient par rapport au Yin . On dit souvent que le Yang

est montée et l’on pourrait parler d’adrénaline (sur le I Ching,cf

nos Mathématiques Divinatoires. Paris, Trédaniel  1983, pp. 61

et seq)

En fait,  ne devrait-on pas se focaliser sur les évenements en rapport avec la

conjonction qui est un point visible précis  alors que ce qui reléve de la « disjonction »

ne se définit que par le biais du manque, de l’absence? Nous dirons que l’objet de l’astrologie est le leadershio

dans son émergence la plus forte  et non  ce qui se passe quand le dit leadership est en crise, en défaut.

Il nous semble donc vain de tenter de modéliser  un facteur négatif, « en creux ».

 

 

 

JHB

29 10 14

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Repenser l’Histoire des femmes et du couple.

Posté par nofim le 24 octobre 2014

La place des femmes dans l’Histoire. Pour une approche quantitative. La sérendipité du couple.

 

par Jacques  Halbronn

 

 

La question de la place des femmes dans l’Histoire, au sens global du terme par delà l’aspect proprement politique, s’est heurtée à un

certain nombre d’obstacles  (épistémologiques) du fait que l’on aura voulu instaurer une sorte de symétrie, de calque, ce qui n’a pas lieu d’être. Nous voudrions insister ici, en effet, sur la nécessité d’un traitement quantatitatif plutôt que qualitatif du sujet. (cf  Les femmes

dans les sciences de l’homme (XIXe-XXe siècles)  Inspiratrices, collaboratrices ou créatrices?  Dir. Jacqueline Carroy, Nicole Edelman etc  Ed Seli-Arslan  2005, La place des femmes dans l’Histoire. Une histoire mixte  dir  Geneviève  Dermenjian etc ,  Ed Belin  2010)

Nous partirons d’une grille bien spécifique à savoir que les femmes agissent avant tout dans l’Histoire non pas individuellement mais

collectivement, ce qui conduit à une approche, une méthodologie,  nécessairement très différentes de l’Histoire des Femmes par rapport à celle des Hommes.

Il importe avant toute chose de souligner l’importance du processus de consommation dans le fonctionnement des sociétés. Tel produit se vendra largement et tel autre guère et il en est de même qu »‘il s’agisse d’électroménager, de littérature,  de beauté etc.  C’est le nombre qui fait qu’un produit « marchera  » ou pas. Le produit ainsi « élu » et en ce sens  isolé  sera paradoxalement  déterminé par le nombre, comme c’est aussi le cas de ce produit un peu particulier qu’est un candidat à une élection. Le un trouve sa légitimité de par le

nombre, de par l’onction du collectif, du consensus.

Dire que les femmes sont amenées et appelées à jouer un rôle majeur dans une telle dynamique élective nous semble devoir se placer

au coeur de toute Histoire des femmes. Mais cela ne va pas  sans certaines contradictions du fait que les femmes veulent le beurre et

l’argent du beurre, en affirmant avoir le « droit » de se situer des deux côtés de la barrière, tant du côté des électeurs que des  (heureux) élus.

Autrement dit, une femme qui tente de se placer  dans une posture  « solitaire » nous pose probléme. Encore ne faut-il pas  se payer de mots. Quand on parle de « création », qu’est-ce à dire? On peut imaginer des centaines de femmes qui « créent »  à l’instigation de tel ou

tel « maitre ». Pour nous, le véritable créateur est celui qui fait école, ce qui implique un décalage diachronique. Il doit se présenter en

premier, chronologiquement. On ne saurait en aucun cas ignorer ici le facteur Temps, le « chrono ». En aval du  temps du créateur, on

trouvera- dans un deuxiéme temps,  un grand nombre de « disciples » et on retrouve bien la dialectique de l’un et du pluriel. On retrouve donc ici le nombre et il importe peu que dans un cas l’on ait des « consommatrices », des « électrices » ou des « imitatrices ». Dans tous les cas de figure, l’on est en mesure de percevoir un processus de convergence, comme pour une aimantation. L’observateur  honnête ne

saurait s’y tromper. Autrement dit,  si les femmes convergent vers tel ou tel personnage, on peut certes soutenir que ce sont elles

qui signalent et entérinent son existence mais il s’agit, en tout état de cause, bel et bien, d’un phénoméne de fascination collective, dans tous les cas de figure, des plus  basiques aux plus  sophistiqués. En ce sens, on dira que les femmes « suivent », « poursuivent » un homme

et que ce qui importe ce n’est pas l’action de telle ou telle femme mais bien celui d’un grand nombre de femmes. La femme n’existerait

historiquement que collectivement et c’est d’ailleurs, paradoxalement, pour cela qu’elle revendique son individualité qui nous apparait, pour parler comme Freud, comme un « manque », une « absence » dont  la femme  ne cesse d’être en quéte. Ce « moi » introuvable et qui nous fait penser à cet oeil que les Gorgones devaients se partager.  » Eschyle  écrit  en effet  qu’elles n’avaient qu’un seul œil et une seule dent à elles trois.   Rappelons que c’est Persée qui les vainquit en tranchant  la tête de Méduse, l’une des Gorgones. En ce sens, on pourrait qualifier de Persée  ceux qui s’en prennent aux femmes lesquelles ne sont jamais plus redoutables que lorsqu’elles sont en nombre et qu’elles sont soudées.

Ce qui contribue à « souder » (en  faire l’unité à partir du pluriel » et en ce sens, l’on dire que grammaticalement, les  femmes correspondent au pluriel et les hommes au singulier), c »est le fait de dire la même chose, de tenir les mêmes propos, grâce notamment au  texte que l’on recopie et que plus tard l’on imprimera ou photocopiera. Face à ce « front » commun, les hommes avancent souvent en

ordre dispersé, vu qu’ils n’ont guère de goût pour se copier, se plagier les uns les autres. C’est leur talon d’Achille!

Les femmes savent que par leur aptitude à converger, elles détiennent les clefs du succés des hommes, qu’elles « font  » (et défont))  les rois, et les sondages d’opinion, l’audimat ne peuvent que renforcer ce pouvoir de la rumeur. .

Nous avons pu noter que dans bien des milieux,  le poids économique des femmes était considérable du fait du nombre d’inscrits, de clients. L’Union fait leur force mais cette union n’est pas forcément consciente. Elle s’observe de facto quand on « photographie » la composition d’une « salle », d’un « public ». Sans les femmes, bien des rencontres ne seraient pas viables  et ne sauraient être qualifiées de

« succés ». On entend ainsi des organisateurs se pavaner parce qu’ils ont su rassembler 500 personnes dont 90% sont des femmes. La réussite sociale passerait donc par les femmes.

On est donc fort surpris d’entendre  les femmes se plaindre de ce que l’on dresse des obstacles pour les empêcher d’atteindre  les sommets de la reconnaissance (comme le Prix Nobel, la médaille Field). C’est qu’il semble bien qu’une femme ne soit pas en mesure de mobiliser les foules, au sens où nous l’avons entendu plus haut.  On rappellera qu’en électricité, il y a des prises dites mâles et d’autres femelles. Autrement dit, la dualité nous apparait comme une nécessité, ce qui rend absurde l’idée même de vouloir y

mettre fin.

Que serait-ce donc qu’une Histoire des Femmes? Cela se rapproche assez d’une certaine « Nouvelle Histoire », faisant appel aux sciences sociales, aux statistiques.  (Ecole des Annales). Cette idée d’une conscience féminine collective n’est peut être pas si facile à assumer pour les femmes elles-mêmes. En fait, nous dirons que les hommes partent de l’individuel pour aller vers le collectif et que les femmes partent du collectif pour parvenir à affirmer leur individualité, en s’efforçant de montrer à quel point elles différent toutes les unes des autres, par tel ou tel détail, ce qui conduit à des discussions byzantines sur la   » valeur ajoutée » de telle  femme à l’oeuvre de tel ou tel homme, ne serait-ce que par le biais de l’interprétion d’une même oeuvre musicale ou d’un même texte.

Si l’on examine le contenu des « histtoires de femmes », il est question de ce qu’ont fait les femmes  à telle ou telle époque, sous telle ou telle latitude mais rarement dans une perspective de complémentarité. On a l’impression que l’on veut avant tout nous raconter comment

les femmes ont « empiété », avec plus ou moins de bonheur,  sur le territoire des hommes.

Pour notre part, nous serions assez proches de Marx quand il souligne – ce qui n’a pas forcément été signalé comme il se devait- à quel  point les femmes sont vouées à  s’affirmer au sein du prolétariat et notamment du fait du progrès de l’industrie, c’est à dire des techniques.

Ce que Marx appelle -avec Engels- la Lutte des Classes ne serait-ce  pas  une « guerre »  des Sexes?  Quelque part, le progrès technique aura ouvert une porte aux femmes tant et si bien qu’il est bien difficile de dissocier la condition des femmes de celle des « machines », de la division du travail  qui permet à tout un ensemble de ne faire qu’un au final. Les femmes sont en effet dans une problématique unitaire

transcendant la pluralité par le biais d’un appareillage commun et partagé.(cf notre ouvrage en ligne aux Editions Eric Le Nouvel)

Hommes et femmes ne vivent pas dans des mondes séparés ou paralléles comme cela semble parfois ressortir de la lecture de telles « histoires ». L’histoire des femmes ne se réduit pas à celle de leurs « conquétes », à la façon dont elles « sortent » de leur « condition »! (cf  Jean-Paul Rouc. La femme dans l’Histoir et les mythes, Paris, Fayard,  2004). Chaque « genre » a besoin de l’autre pour exister. Les femmes ne peuvent paradoxalement se réunir que grâce aux hommes, à leurs oeuvres – qu’ils soient morts ou vivants. Les hommes ont besoin des femmes pour se départager comme les spermatozoïdes par rapport à l’ovule. Il est notamment essentiel que les femmes soient concernées

par l’ici et maintenant et ne s’accrochent pas à des hommes du passé, comme c’est trop souvent le cas, dans tant de domaines, et notamment dans le culturel.

Nous avons déjà dénoncé  un tel syndrome: les femmes préférent reconnaitre le génie des hommes d’hier et nier celui des hommes qui sont leurs contemporains.  Tout se passe comme si les femmes pariaient sur une sorte de décadence qui nous rendraient tous égaux, hommes et femmes,  pouvant enfin communier dans la « culture » d’un glorieux passé qu’elles seraient particulièrement douées pour

réactiver et  faire revivre par de nouvelles interprétations et traductions. Le culte de Jésus (christianisme)  nous apparait comme faisant plus sens pour les femmes que pour les hommes puisque c’est un homme qui est l’objet d’adoration. En ce sens, les femmes ont bel et bien

un culte des « grands hommes »  du passé  et cela explique pourquoi en dépit de ces « histoires des femmes », la culture des femmes au XXIe siècle est  avant tout articulée sur les oeuvres d’hommes et non pas de femmes., que ce soit dans le domaine de la philosophie, de la musique, de la peinture, de l’économie, de la politique.

Il est au demeurant fâcheux que les femmes d’aujourd’hui

reprennent à leur compte d’anciens consensus au lieu  d’en constituer de nouveaux.

En quelque sorte, notre époque actuelle serait une sorte de noman’s land et ce n’est qu’à ce prix, qu’hommes et femmes pourraient coexister, du fait d’une sorte de castration; d’asséchement,  du génie humain qui ne serait plus qu’un « has been », l’homme ne servant plus qu’à aider à la procréation, du moins jusqu’à nouvel ordre!

Marx avait recommandé les « communautés » de femmes (Manifeste, 1848) et ne semble pas avoir beaucoup cru au couple.

En vérité, le couple ne serait-il pas  une institution qui péche du fait même que l’on est dans un rapport d’un à un alors que l’on devrait être dans un rapport de l’un au multiple?.  Selon une formulation qui peut choquer, nous  avons le cas des femmes avant la ménopause et après. Avant,  il faut peu d’hommes pour féconder beaucoup de femmes (polygamie) et après, il faut peu de femmes pour satisfaire  sexuellement beaucoup d’hommes (polyandrie). Le couple donne une image déformante du rapport hommes-femmes dans la mesure où la procréation si elle exige un rapprochement ponctuel entre les deux sexes n’implique pas pour autant une quelconque exclusivité ad aeternam .  Le couple pose probléme en ce qu’il place chaque homme sur un piédestal, ce qui contribue à discréditer l’idée même de

« supériorité » des hommes. Un homme seul face à une femme seule serait ainsi  une impropriété. En effet,  les seuls hommes qui nous intéressent ici, sont ceux qui sont en mesure de rassembler. Le couple ne serait-il  alors qu’un lot de consolation pour les hommes laissés pour compte.? Or,  si l’on observe le phénoméne du couple sous l’angle de la créativité et de la sérendipité,  il apparait tout au contraire que la construction du couple satisfait un besoin de création et pas seulement de procréation.  Former un couple – dans tous les sens du terme- c’est générer quelque chose qui aurait fort bien pu ne pas exister, qui relévé plus du hasard que de la nécessité et l’on peut dire que

la créativité de la plus grande partie des hommes se manifeste dans cette élaboration du couple et en sa « maintenance », son « maintien ».

On ne sera donc pas surpris de voir des esprits très créatifs rester fidéles à l’idée de couple . On pense au couple emblématique  formé par Jean-Paul Sartre et Simone de Beauvoir. La multiplication des ruptures, des divorces s’expliquerait selon nous par le fléchissement sinon le déclin du sens de la sérendipité laquelle nous parait au coeur de l’évolution humaine en ce qu »elle est un garant de biodiversité. Le couple, on l’a montré,  n’est pas « naturel » mais « culturel », il reléve de la « seconde nature »,  d’une démarche que l’on peut qualifier d’artistique. Nous nous opposons à ceux qui veulent expliquer l’humanité par le seul fait de son environnement terrestre et/ou cosmique alors qu’il est évident que les hommes ont  fait des choix, ont « sélectionné » parmi les « compossibles » de façon arbitraire et ce faisant ils ont en quelque sorte enrichi le réel. D’aucuns prennent un malin plaisir à  ne pas prendre ce que les hommes instaurent au sérieux au regard et au prisme des sciences « dures » mais pour nous, Humanité,  ce que nous établissons, constituons (constitution, contrat)  mérite bel et bien le statut de ‘réalité ». On peut dire qu’il y a  de la « magie » dans le couple, au sens traditionnel du terme, voire du « miracle ». L’Homme est certes issu de la « Nature » à son origine mais il s’est surtout construit contre elle, en l’instrumentalisant, c’est à dire à la percevant à sa guise, comme bon lui semblait. Il ne faudrait pas au nom d’un certain scientisme minimiser cette faculté de créativité sociale qui est en résonance avec l’idée de novation, de transmutation (de mutation). On se demandera si le couple, in finé, en tant qu’oeuvre à accomplir, à ériger, ne fait pas plus sens pour l’homme que pour la femme et l’on rappellera que la majorité des demanndes de divorces émane des femmes comme si, quelque part, elles avaient conscience  que l’idée même de couple était déjà en soi une victoire masculine,

une satisfaction de l’orgueil prométhéen  du mâle.  En ce sens, rejeter le couple, le « nous », ne s’apparenterait-ce point à une forme de castration (rupture, coupure)? Quelque part,  la sérendipité reléve de la force de la croyance. Ce que les hommes croient, décident de croire,  finirait par exister bel et bien.  Porter atteinte au couple apparaitrait alors comme une  blessure narcissique qui met en branle

toute la dynamique créatrice de la personne et en cela  notre rapport au couple  constituerait un enjeu majeur pour la confiance que nous pouvons développer en nous-mêmes, en notre « pouvoir » sur le monde.

 

Bibliographie

Pascal Duret Le couple face au temps,  Paris, Armand Colin 2007

Jean-Claude Kaufmann  Sociologie du couple. Que Sais- je?  PUF 1993

Tony Anatrella,  Epoux, heureux époux. Essai sur le lien conjugal. Paris, Flamamarion, 2004

Hubert Jaoui,  Laura Bulleri,  J’aime mon couple et je le soigne. Amour, sexe et créativité.  Paris, Dunod, 2004

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

JHB

25 10 14

 

 

Publié dans Conscience, Culture, FEMMES, HISTOIRE, PSYCHOLOGIE, RELIGION, SCIENCE, SOCIETE | Pas de Commentaire »

La notion de refoulement (Verdrängung) chez Marx et chez Freud.

Posté par nofim le 21 octobre 2014

Le nivellement de la société prolétarienne par les machines et le processus de refoulement (Verdrängung)  de l ‘homme chez  la femme

par  Jacques Halbronn

 

D’aucuns ont cru bon de rapprocher le Manifeste du Parti Communiste d’un autre « Manifeste », celui

rédigé par Victor Considérant, quelques années plus tôt. (cf Sorel, W. Tcherkessof; Antony Cyril

Sutton) mais la comparaison des deux textes  n’en fait pas moins apparaitre ce qui constitue, à nos yeux,

l’apport principal de Marx à savoir le lien qu’il établit entre l’essor du machinisme et  l’égalité des hommes et des femmes devant le travail, point qui n’est guère soulevé par  Considérant qui ne mentionne le terme « machine » qu’une seule fois :  « C’est  contre des machines qui ne dépensent plus que quelques centimes par force d’homme ». Autrement dit, si Marx emprunta éventuellement à  Considérant, son discours sur les femmes  nous apparait comme un apport qui lui est propre mais qui, paradoxalement,  n’aura

pas été mis en avant par les commentateurs comme cela aurait du l’être.

Nous insisterons dans le présent texte sur les effets du machinisme sur le statut de la femme, phénoméne

qu’il décrit dès le milieu des années 1840. En effet, on note ainsi qu’un tel rapprochement entre deux

questions, celle de la machine et celle de la femme, était déjà clairement formulé, ce qui ne peut

que nous interpeller en ce début de XXIe siècle de par son caractère prophétique. Nous aborderons à

cette occasion les emprunts de l’allemand au français en rappelant que la Rhénanine était restée  très marquée par l’occupation française. Il serait intéressant, par ailleurs, de déterminer de quelle façon

Marx et Engels ont pu être influencés par d’autres auteurs sur cette question Machines/femmes mais

cela ne sera pas ici notre préoccupation.

Nous nous contenterons dans un premier temps de citer des passages du Manifeste du Parti

Communiste en traduction  française: v

Bourgeois et Prolétaires:

« L’extension du machinisme et la division du  travail ont fait perdre au travail des prolétaires tout

caractère indépendant et par suite tout  attrait pour l’ouvrier. Celui-ci n’est plus qu’un accessoire de

la machine et l’on n’exige de lui que le geste le plus simple, le plus mootone, le plus facile à apprendre. Les

frais qu’occasionne l’ouvrier se limitent donc à peu près uniquement aux moyens de subsistance dont il

a besoin pour son entretien et la reproduction de sa race. Or le prix d’une marchandise, donc aussi

du  travail,est égal à ses frais de production (…) A mesure  que s’accroissent le machinisme et la

division du  travail la masse du travail grandit ausssi, soit  par l’augmentation des heures de travail, soit par

l’augmentation du travail exigé dans un temps donné, par l’accélération de la marche des machines etc.

(….) Des masses d’ouvriers (…) ne sont pas seulement des esclaves de la classe bourgeoise, de l’Etat   bourgeois, ils sonr chaque jour et à chaque heure asservis par la machine (…) Moins  le travail manuel exige d’habileté et de force, c’est à dire plus l’industrie moderne se développe, plus le travail des hommes est supplanté par celui des femmes. Les différences de sexe et d’âge n’ont plus aucune valeur  sociale pour la classe ouvrière. Il n’y a plus que des instruments de travail dont le coût diffère selon l’âge et le sexe »

(pp.  82-83  trad. Emile Bottigelli,  Ed G. F. Flammarion 1998) – traduction très proche de celle de Laure Lafargue,  fille de Marx  (1848), revue et corrigée

par F. Engels  (Ere Nouvelle, Rééd

Champ Libre 1983)

Quelques observations sur l’original allemand, pour les quelques paragraphes concernés  : on trouve Maschinerie et  Maschine que le traducteur français rend pareillement par « Machine » (cf  Marx Engels,

Kommunistiches Manifest  1848-1948 ,  Kaiserslautern et fac simile Londres 1848  in fine de la  réédition de la traduction

française  de Laura Lafargue,   Ed Champ Libre 1983, en caractères gothiques)

Parmi les termes français utilisés dans ce passage du Manifeste, relevons notamment dans le texte

allemand:  :  Bourgeoisie,  Kapital, Proletariat,  Klasse,  modern,  Artikel, Konkurrenz, Markt,

Proletarier, Charakter, Kost, Rasse, Preis, Produktion,  Masse,  Industrie, patriarchal,  Fabrik,  soldatisch,  organisiert, Hierarchie, Offizier,  Bourgeoisklasse,  Despotie,  proklamiert. Instrumente »

Rappelons aussi l’influence des mots français dans le titre même : Manifest  der kommunistischen

Partei. (cf   ed  Th. Stammen  et Ludwig Reichart,   Ed Wilhelm Fink, Munich 1978)

Ainsi, si Marx n’ a pas nécessaitement « plagié »  Victor Considérant et son Manifeste  de l’Ecole

Sociétaire (Paris 1847  BNF  16° R 5204), il est en revanche évident que l’allemand économique et social de

Marx et Engels doit  beaucoup à la langue française (cf notre étude sur les emprunts au français

du Judenstaat de Herzl,  in Le sionisme et ses avatars au tournant du XXe siècle, Ed Ramkat 2002)

Mais revenons à ce nivellement du travail vers le bas qui retient notre attention au coeur du « Manifeste Communiste ».

Il est intéressant de noter que dès les années 1840, la question du travail des femmes à l’usine est ainsi

mise en avant du fait de la machine et de la division du travail qui en découle. (cf le taylorisme). La

machine abolirait toutes les distinctions d’âge et de sexe, à entendre Marx mais bien entendu cela vaut

surtout pour la société prolétarienne.

Avec le recul de plus d’un siècle et demi, force est de constater que ce que Marx déplorait dans son

Manifeste est devenu une valeur, un idéal, celui de l’égalité entre hommes et femmes. On aura fait de

nécessité vertu.. Ce nivellement est devenu une bénédiction providentielle! Il suffit de noter comment

l’on relate en ce centenaire de la Guerre de 14 l’entrée des femmes à l’usine, du fait du départ des hommes au front. On les appelles des « remplaçantes » et on y voit une victoire pour la cause des femmes.

Or, il ne semble pas que telle ait été  la philosophie des auteurs du dit Manifeste.

Mais on peut aller plus loin et souligner que cette égalité ne vaut que pour un travail en miettes ( Fourastié)

aux antipodes de celui de l’artisan qui est ici  mis en paralléle. A contrario, il découle que plus le travail

est sophistiqué, et moins un tel nivellement serait à craindre.  Le travail de haut de gamme n’est guère

de ce fait sujet à cette domination de la « Maschine ».  Il est évident que les premières victimes de ce

nouveau Léviathan qu’est la « Mashinerie » (dans le texte allemandà sont  à trouver au sein du prolétariat. Peut-on dire ainsi que la société prolétarienne aura constitué une avant  garde d’une société « idéale » telle qu’appelée de ses voeux par l’idéologie féministe?

Sans connaitre ces passages du Manifeste du Parti Communiste, nous étions parvenus aux mêmes

conclusions mais à une plus grande échelle  bien au delà du prolétariat. Le probléme reste posé : les femmes

progressent étrangement avec les machines. Plus les machines sont performantes, plus les femmes le

déviennent elles aussi. L’ascension des uns conditionnerait celle des autres.

On notera la traduction française  » le travail des  hommes supplanté par celui des femmes »

Quel est l’original allemand qui a donné la  traduction   »supplanter »?.    » die Arbeit der Männer durch die der Weiber verdrängt »

La traduction de l’allemand telle qu’on la propose dans les dictionnaires  est évincer, refouler,  déplacer,et supplanter. Il faut donc bien comprendre que les machines permettent aux femmes d’évincer les hommes et en cela elles en sont les alliées objectifs.

Or, le terme « verdrângen » sera utilisé en psychanalyse quelques décennies plus tard dans le sens de refoulement (en anglais repression)

« The terms « verdrängen » and « Verdrängung » in Freudian contexts, where the mechanisms are largely unconscious, have gone down in English as « to repress » and « repression. » (sur le mot Verdrängung , cf  C . G. Jung  Freud und die Psychoanalyse;  Gesammelte Werke  IV, 1969 Index  p. 422,   Sigmund Freud Gesammelte Werke  II  Werke aus den Jahren 1913-1917,  ED  Fischer,  1975, index  p. 480, cf aussi  Freud  Gesammelte Werke   Texte aus den Jahren 1885 bis 1938  Ibidem,  sur la série Verdränge,  Verdrängung,  Verdrängte Wüncshe, Verdrängter  Hass, p 900;  Bernd Nitzchke ed. Die Psychonalyse Sigmund Freuds. Konzepte und Begriffe. 2011, Index, p. 297)

Chez Freud,  le déni de l’homme est selon nous lié à la question de l’absence du pénis chez la femme (cf  S. Faure-Pragier, Le désir d’enfant comme substitut du pénis manquant, une théorie stérile de la féminité,    in  collectif  Clefs pour le féminin,, PUF, 1999) et c’est cette image d’un « plus » qui serait ainsi refoulée chez la femme ( on pense à la castration)  et qui serait, de façon matricielle,  à l’origine de sa tendance plus générale au déni. C’est ce déni de l’Homme qui, chez Marx, conduirait la femme à instrumenter la machine pour se substituer à l’homme en tant que mâle et en mettant en avant l’Homme comme recouvrant tant la femme que l’homme, à la façon d’Adam dans le Livre de la Genése, tel que d’aucuns entendent le lire. (cf Sarah Kofman. L’énigme de la femme. La femme dans les textes de Freud,  Ed Galilée 1980, cf les  travaux de Paul – Laurent Assoun qui touchent autant à la psychanlyse qu’au marxisme mais aussi au féminin : Freud et la femme, Paris , Calmann Lévy,  1983,  Clés pour le féminin. Femme, mère, amante et fille,  dir. J. Schaeffer et al.  PUF  1999 , pp 43 et  seq)

On pourrait certes  épiloguer sur le choix de ce terme allemand par Marx  et qui signifie que les femmes sont vouées à prendre le  dessus sur les hommes dans la société prolétarienne et l’on peut se demander si cela n’était pas là une perspective particulièrement détectable et un des aspects les plus insupportables à signaler en ce qui concerne la société prolétarienne et dont la machine/machinerie serait la

principale responsable!

A noter cependant que dans l’édition de Londres de 1848, en allemand, on trouve  associés aux femmes les enfants « Kinder), ce qui sera supprimé par la suite.  Cela nous fait penser que la machine, sous la forme qui est la sienne de nos jours est en mesure, à terme,  de  positionner  les enfants  comme substituts aux adultes, dès lors qu’ils seront adéquatement appareillés.

A propos du rapport de Marx à la question des  femmes, rappelons qu’il s’est toujours opposé au vote des femmes. (cf Francis Wheen, Karl Marx. Biographie inattendue/Paris, Calmann Levy 2003)

Pour en revenir  au rôle de la machine  chez Marx et chez Freud,  nous signalerons que l’on pourrait parler d’une castration des hommes au sein du prolétariat par les femmes et par le biais de la « Maschinerie »  et ce rapprochement nous semble d’autant plus se justifier

que toute castration implique l’usage d’un objet, donc -selon l’acception qui est la nôtre, d’une « machine », aussi rudimentaire soit-elle, à savoir d’un couteau. C’est le lieu, en effet, de rappeler que le terme « machine » est pour nous intimement associé  à celui de technique et

que déjà l’écriture est une « machine »  et donc le livre.  Et nous comparerons de fait la machine au niveau du prolétariat et le livre à celui de la société « bourgeoise ». Le livre serait  par excellence un mode de nivellement égalitaire au même titre que la machine dans le contexte plus spécifiquement industriel. Par le biais du livre -et notamment par ses manifestations électroniques) , la femme est en mesure de « supplanter » l’homme, de rendre celui-ci  inutile, « dispensable ».

Ajoutons un développement assez important du Manifeste

(IIIe partie Prolétaires et  Communistes) à propos de

l’ »abolition  de la famille » et de la mise en place d’une

« communauté des femmes » Citons ce passage : « Non

contents d’avoir à leur disposition  les femmes et les filles de

leurs prolétaires, pour ne rien dire de la prostition publique, nos

bourgeois  se font le plus  grand plaisir  de séduire

réciproquement  leurs femmes légitimes »(cf  ed. GF Flammarion,

op cit.  p.97).Marx semble ainsi

favorable à une certaine séparation des hommes et des femmes

qui selon lui peut d’ores et déjà être observée.

 

 

JHB

28 10 14

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Le personnage d’Adam androgyne dans le Livre de la Genése

Posté par nofim le 7 octobre 2014

Adam, androgyne à l’image de Dieu,  dans les premiers chapitres du Livre de la Genése

par  Jacques  Halbronn

En fait, on ne trouve mention du nom d’Eve, que relativement tardivement. C’est ainsi que dans le Jardin d’Eden,  la « femme » n’a pas

encore été nommée Eve par Adam. Elle n’est que la femme ou la femme de l’Adam.

D’aucuns nous disent que l’Adam  (Ha-Adam) c’est l’humanité, ou en tout cas l’homme et la femme. Certes, il est des passages quelque

peu ambigus. Ainsi, à deux reprises,  il est dit qu’Adam fur crée à l’image de Dieu et ensuite qu’il  « les » créa homme et femme, mâle ou

femelle, c’est selon. C’est l’Adam qui est expulsé mais c’est  la femme qui s’adresse à l’Adam pour lui faire goûter du fruit de l’arbre de la connaissance du Bien et du Mal.

Notre commentaire est  le suivant:  le récit initial nous parle du seul Adam et d’ailleurs à l’instar de Dieu, on peut penser que Dieu  est  androgyne , sinon Dieu aurait eu droit à un partenaire puisque l’Adam a été crée à sa ressemblance.

Quelque part, on nous dit que l’Adam  passe du statut androgynal à celui de deux corps distincts. On renonce ainsi à

la parthénogénése. Selon Chouraqui  (cf  André Chouraqui;  La  Bible  Entête (La Génése), Ed J cl Lattés 1992  p49) « le thème de

l’Androgyne est foncièremet  lié à la vision que les Hébreux ont de l’homme  et de la femme/ C’es( ainsi qu’Adam est un terme

générique englobant l’Humanité toute entière »

La phrase concernée ne laisse pas de nous étonner:

Genése  I,  25   Dieu dit  « Faisons l’homme à notre image, à notre ressemblance. Qu’il domine sur les  poissons de la mer, sur les

oiseaux  du ciel, sur le bétail, ainsi sur toute la terre et sur tous les êtres qui s’y meuvent/ Dieu créa l’homme à son image, c’est

à l’image de Dieu  qu’il le créa.^Mâle et femelle furent crées à la fois*; Dieu les bénit/(trad  Zadoc Kahn). On préférera la traduction

de Chouraqui qui colle ici mieux au texte hébraïque:  » Mâle et femelle il les crée »

« On glisse du singulier au pluriel  » Betselem  Elohim barah oto  zakhar ounequéva barah otam »

Oto est «  lui » et Otam « eux » Dieu créa l’Adam à son image et  mâle et femelle il les créa ». On peut se demander

au vu de la suite, si la femme n’est pas faitre à l’image de l’homme tout comme Dieu l’est à l’image de Dieu.

Le sixiéme jour voit  Dieu créer des  « animaux » et puis l’on s’intéresse, toujours dans ce même chapitre, à l’Homme et il est dit

« Créons l’homme à notre image, ce qui aurait justifié un chapitre à part. Ce sixiéme jour est donc double.

Passons au chapitre II de la Genése:  cela commence par l’Homme seul : ce n’est que dans un second temps, encore une fois,

« L’homme imposa des noms à tous les animaux qui naissent, aux oiseaux du ciel et à toutes les bêtes sauvages mais pour lui-même il ne trouva poinr de compagne qui lui fut assortie (on pense à l’Arche de Noé)./ L’Eternel Dieu fit peser une torpeur sur l »homme qui

s’endormit. Il prit une de ses côtes et forma un tissu  de chair à la place. »Et l’Adam  réagit ainsi : » « Celle-ci  sera nommée Icha

parce qu’elle aura  été prise de « Ich »

Au chapitre III, on nous dit que « l’homme donna pour nom à sa compagne « Eve » et il ne le fait qu’après l’expulsion du Jardin d’Eden.

La femme ne porte pas encore ce nom dans l’épisode du serpent. et  c’est au chapitre IV que le nom d’Eve est repris  » Or l’homme s’était uni à Eve, sa femme. »  Mais l’Adam  lui même n’a pas reçu de nom puisque c’est lui qui confère les noms. C’est dire qu’il y a bien là une

dualité plus dans le temps que dans l’espace. D’abord Adam puis sa femme qui est créee à partir de lui et nommée par lui.

On  a bien là, comme l’ont signalé les commentateurs, un doublon du récit du Sixiéme Jour quand Dieu avait crée l’Adam

‘mâle et femelle » mais ne s’agit-il pas ici d’androgynat?

Un autre point que nous voudrions souligner est la façon dont Dieu réagit à certaines initiatives: d »‘une part, on l’ a vu

la consommation du fruit d’un arbre défendu  »

Chapitre III  « Et l’Eterne dit : » Voici l’Adam devenu comme l’un de nous en ce qu’il connait le bien et le mal. Et

maintenant il pourrait  étendre sa main et cueillir aussi du fruit de l’arbre de vie. Il en mangerait et vivrait  à jamais. l’Eternel le renvoya

du jardin d’Eden ». Plus question ici d’Eve!

Cet épisode est à rapprocher de celui de la  Tour de Babe: au chapitre XI de la Génése; après le Déluge, qui lui aussi apparait comme

un chatiment.

Comment Dieu réagit-il à l’édification de la dite Tour de Babel?

« Voici un peuple uni, tous ayant une même langue. C’est ainsi qu’ils ont pu commencer leur  entreprise et dès lors tout ce qu’ils

ont projeté leur réussira  et dès lors tout ce qu’ils ont projeté leur réussira également. Or ça paraissons et ici même confondons

leur langage de sorte que l’on n’entende pas le langage de l’autre.’  Le Seigneur les dispersa donc de ce lieu sur toute la face de la

terre »

On peut se demander si le dédoublement d’Adam ne s’inscrit  pas dans un projet de freiner l’élan de l’Adam en lui adjoignant

une femme? On assisterait ainsi à une « second thought », à un certain revirement, le projet initial étant de créer le seul Adam avant de se raviser.

On  terminera en citant ce passage apparemment insignifiant

à la fin du Chapitre II : « L’Adam s’unit  à sa femme

(Ishto, le O est ici la marque du possessif masculin) et ils

deviennent une seule  chair’ On voit que la femmes

n’est pas l’Adam. Mais cette « union » ne fait sens que parce

que l’Adam est différent de sa femme. Rappelons que l’hoemme

(mâle) est doté de tétons, ce qui n’est pas sans évoquer un passé

androgynique.

Nous pensons que cette précision dans le premier passage

concernant le fait que l’homme est crée  à l’image de Dieu

ne fait sens que dès lors que Dieu est lui-même

androgyne car il n’est nullement concevable que Dieu

soit doté d’une femme! En outre le fait de préciser

que l’homme est mâle et femelle indique selon nous

précisément qu’il est androgyne. On ne dit  pas ici

(Genése I,  25 et seq) qu’il est homme et femme mais bien mâle et femelle, selon

une autre terminologie (Zakhar et Neqéva, notamment

courante en grammaire et qui correspond au masculin

et au  féminin). L’autre récit (Genése   22 et seq) nous

conduit à penser que l’androgyne se voit décomposé pour

former deux êtres distincts, ish et isha, la similitude des

noms ayant encore une fois une tonalité grammaticale

isha étant dérivé de ish, comme dans le cas des

adjectifs hébraïques. On voit que les deux récits se

complétent et se recoupent et rendent tout à fait, l’un comme l’ai

l’autre la thèse de l’Androgyne, seul pouvant être dit à

l’image de Dieu.( cf Ennio Floris  La création de la femme

Génése II,  18 – 25)

Nicole Vray (Les mythes fondateurs de Gilgamesh à Noé

Desclée de Brouwer 2012) met en évidence les

convergences  entre le récit biblique et les mythes

mésopotamiens, et notamment le fait que l’on est passé

du polythéisme à une forme d’hénothéisme sinon de

monothéisme.

Il est également intéressant d’étudier la façon dont le  Coran du récit adamique

et notamment du verset 1 de la sourate (« Les femmes »)  4 /  Naima Dib écrit , (D’un islam textuel vers un islam contextuel. La traduction du

Coran et la construction de l’image de la femme,, Presses de l’Université d’Ottawa,, 2009, pp. 134 -152) « Je tente de voir  si, dans la

description du processus de création du genre humain, le Coran précise que la femme est  dérivée de l’homme, ce qui expliquerait  la « secondarité » de cette dernière ou s’il parle plutôt de l’être humain et de la nécessité des deux formes sous lesquelles celui-ci se

manifeste, à savoir l’homme et la femme (…) Nulle part dans le Coran, il n’est précisé que le premier être créé est mâle ».  Signalons ce passage extrait des prières musulmanes (cf  Célébrer Dieu (Ass. frd  écrivains croyants d’expression française. Textes traditionnels

et commentaires inédits/ Ed  Univers media; 1980,pp. 100-101)  lors du mariage : « 0 vous les hommes! Craignez votre Seigneur qui vous

a crées d’un seul être puis de celui-ci Il a créé son épouse et  il a fait naître de ce couple un grand nombre d’hommes et de femmes »

 

Bibliographie

Jacques Jomier. Bible et Coran. Ed Cerf 1959

Richard Friedmann Qui a écrit la Bible? La prodigieuse

quéte  des auteurs de l’Ancien Testament. Ed/Exergue 1997

Paul Nothomb   Eve dans le jardin, La Gloire de la Femme, Ed Phébus 2004, pp  35  et seq)

Jean-Paul  II  Homme et femme, il les créa,. Une spiritualité du corps. Ed Cerf, 2004

Robert Couffignal. « Aux premiers jours du mionde ». La paraphrase de la Genése (I, II, III) dans la poésie

française du Sacre de la Femme à la Fable du Monde,, Thèse, 1968

 

JHB

04  1214

Publié dans FEMMES, judaîsme, RELIGION, symbolisme | Pas de Commentaire »

Hommage à ma grand-mère Claude Jonquière

Posté par nofim le 1 octobre 2014

Soirée organisée par Jacques Halbronn, petit-fils
de Claude Jonquière (1885-1957)-
Impromptu du 8 février 2010
Hommage à Claude Jonquière : récit

Dans l’ombre complice de la Cave chaleureuse, un homme, un poète sans doute, semblait prendre des notes. En réalité, au fur et à mesure que se déroulait la soirée d’hommage à Claude Jonquière, il racontait en alexandrins ce qui se passait sur la scène…                                                 P.B.

 

Il s’agit d’honorer notre Claude Jonquière, Poétesse dit-on d’un important renom J’y trouve pour ma part quelques jeux de lumière Même si son portrait me dit « Oui », me dit « Non ».

Suivent les récitants : d’abord « Les feuilles mortes » Alexandrins parfaits parlant d’Antiquité, Puis dans la « Maison blanche » aux sensations fortes Beaucoup de réalisme et de simplicité.

Puis c’est le bal doré des « âmes » et des fleurs Où dansent sous nos yeux une flamme, une abeille, Un bouquet flamboyant de parfums, de couleurs Douce légèreté comme un vol de corneille.

Là c’est la « Chèvre d’or », « Neige sur le Ventoux » Le « Souffle du printemps » et le chant des cigales, Et face au grand dépit de cent tritons jaloux Le « Mistral » vient chanter sur les vagues étales.

Voici Pierre Blavin, « Fontaines lumineuses » « L’étoile » avec Gérard, une autre « Chèvre d’or » « L’Arlésienne à Paris » et ses danses joyeuses, Même la « Cannebière » est de la fête encor !

Sur la colline on voit la « Dame de la garde » Les feux de « Fantasia » brûlent par Dominguez, Sabres et yatagans, la défense d’un barde, Béatrice en son vol évoque un Vélasquez.

« Souffle de Pampéro » avec François Besnard « Pourquoi pleurer dit-il lorsque la mort m’appelle ? » « Oppression » qui suit sans manière et sans fard La « Guêpe colorée » est encore plus belle !

Voici la solitude et la douce Myrna Qui se demande alors : » Mais quand finira-t-elle ? » Dans « Petite maison » Chantal nous emmena Puis un « Vendredi Saint » du piano de Christelle.

« Vieille » de Tarantik, Coco le perroquet, Et ces pauvres « Mendiants » qui pleurent sans aumône, Le sonnet de « Goya », Jean-François, c’est O.K., Mais avec le « Bossu » voici la fin qui sonne…

Est close la chanson de l ‘« écharpe d’Iris » Un grand bravo résonne et Gérard est aux anges ! S’ouvre la « scène ouverte » avant que ne finisse Cet hommage d’amour, ce festin sans mélanges…

Adrien Cannaméla

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