Les femmes et la musique‏

Posté par nofim le 17 mai 2013

La musique  est une affaire mystérieuse  qui concerne beaucoup de monde en tant que récepteurs mais  une « élite » en tant que producteur, comme le remarquait Claude Lévi Strauss, sans donner d’explication.  On touche du doigt en effet  avec la musique plus qu’avec toute autre activité l’existence d’un certain clivage qui trouve une de ses manifestations les plus flagrantes dans le fait que les compositeurs de musique, du moins ceux retenus par la postérité, sont quasiment tous des hommes.
De nos jours, les concerts publics ont comme programme des œuvres de compositeurs décédés pour la très grande majorité, même s’il existe des espaces voués à la musique contemporaine. Rarement, les deux groupes se combinent. Il serait bon qu’au moins une pièce contemporaine soit jouée à chaque concert et de préférence, pendant qu’on y est, improvisée, ce qui apporte un contrepoint à la musique fossilisée de Bach, Beethoven ou Debussy.  Il y a là une situation étrange que ce rapport  à la musique du passé comme si les compositeurs actuels n’étaient pas à la hauteur de leur ainés. Tout se passe comme si la créativité musicale appartenait à un temps révolu, ce qui irait dans le sens d’une ère décadente, égalitaire. Au fond, la revendication égalitaire des femmes se nourrirait de la déchéance masculine telle qu’elle se manifeste dans le champ musical. Même le jazz serait fondamentalement  une affaire  du passé en ce qui concerne ses « standards » On pourrait aussi imaginer des formules hybrides avec un orchestre jouant une œuvre bien déterminée et un soliste improvisant, ce qui existait peu ou prou avec la pratique dite de la « cadence ». Cela a évolué vers  une partition écrite pour le soliste, ce qui enlève de son intérêt et de son enjeu  à ce dualisme.
Il est clair que pour les œuvres anciennes,  le compositeur est éclipsé par l’interprété qui n’est pourtant qu’un interprètes parmi d’autres. C’est le privilège de la musique contemporaine de permettre la présence du compositeur. Or, une telle absence n’est certainement pas innocente, elle entretient, plus ou moins sciemment, consciemment, une certaine confusion.  L’interprété s’arroge ainsi un  mérite de façon quelque peu indue, son mérite étant en l’occurrence d’avoir fidèlement restitué l’œuvre concernée, ce qui n’est pas en soi un acte hautement créatif et personnel, même si chaque interprété y met du sien, par la force des choses, parfois à son corps défendant. Le traducteur est, comme on dit en italien, un traitre (tradutore-traditore), non pas tant parce qu’il ne rendrait pas la « pensée » de l’auteur mais parce qu’il se substitue à lui.
Mais revenons à ce mystère de la musique qui explique d’ailleurs certains stratagèmes, ce qui fait penser quelque peu à  une problématique alchimique et à ceux qui font vraiment de l’or face aux  charlatans.
A l’origine, selon nous, la musique était émise par la bouche, elle s’articulait sur ce que nous appelons le « toucher interne », qui ne passe pas par les mains. Les mains sont initialement étrangères à la production musicale et font  basculer d’une dynamique intérieure, invisible,  organique à une dynamique extérieure, visible, instrumentale.
Ce toucher interne est d’ailleurs ce qui permet à l’être humain de parler, de pratiquer une langue en reproduisant tel ou te son à volonté,  ce qui ne vas pas sans un certain tâtonnement, donc une tactilité interne qui ne fait aucune place à la main. Que dire de cette formule discutable : l’homme pense parce qu’il a une main ? Or, la main n’est pas le seul vecteur tactile que nous ayons et il serait faux de décider qu’à l’intérieur de notre corps, il n’y a pas de toucher. L’acte de siffler, par exemple, implique un tel toucher « intérieur » que l’on peut tenter de résumer  par une projection de souffle sur certaines parois, sur les « cordes vocales ». Mais cette tactilité interne vaut probablement aussi pour le fonctionnement du cerveau, sur les connexions qui y opèrent et qui peuvent impliquer une forme de « toucher » au niveau du rapport émetteur/récepteur, au sein même de l’organisme et non dans un rapport intérieur/extérieur. Il y aurait en ce sens une dialectique interne yin yang. En ce sens, l’homme autonome disposerait de cette dualité que l’on retrouve au niveau chromosomique. La femme, dans ce cas, se caractériserait par une fonction en moins et non par une fonction complémentaire et d’ailleurs nous sommes très sceptiques sur la notion de complémentarité entre hommes et femmes. Selon nous, il n’y a pas  de complémentarité systémique externe mais seulement interne. Cela dit, de facto,  les femmes prolongent l’impulsion masculine si ce n’est qu’une partie de la population masculine peut tout aussi bien jouer ce rôle, en ne développant pas une certaine polarité interne.
Selon nous, l’acte de création musicale sous-entend une activation interne du toucher, ce qui devrait tôt ou tard être mis en évidence par les neurosciences. Même lorsque le compositeur ne chante pas, ne siffle pas,  il est probable qu’une certaine forme de toucher  interne s’exerce néanmoins dans sa tête  et c’est cette dimension tactile interne qui ne s’éveillerait pas chez les femmes, même si tous les humains sont, à quelques exceptions près, dotés du pouvoir de la parole, ce qui exige une certaine maitrise « tactile ».. Pourquoi donc la parole et non pas la musique ? Nous  répondrons que la parole n’est pas originale dès lors qu’elle passe par l’apprentissage d’une certaine langue codifiée. Ce qui distinguerait précisément la parole de la musique, c’est que  l’une est commune à une population, dans le temps et dans l’espace alors que l’autre est une affaire personnelle qui peut communiquer sans qu’il y ait eu accord préalable. La musique est un langage sans paroles, donc foncièrement libre. La musique est à la source du langage mais le langage échappe à la musique  en  se cristallisant. Autrement dit, tous les humains seraient capables de reproduire des sons mais non de les produire. On n’insiste pas suffisamment sur ce distinguo sémantique entre production et reproduction et souvent une production n’est qu’une reproduction, ce qui est source de confusion. Les femmes reproduisent bien plus qu’elles ne produisent et  elles se sentent surtout capables d’ajouter  quelque chose à la production du fait même de la reproduction, ce qui confère à leur reproduction des apparences de production. On peut l’observer même au niveau externe : si l’on prend le cas de la préparation des « plats » face au produit initial, le souci des femmes est ce qu’elles vont pouvoir ajouter et non pas tant l’amélioration du produit. Là encore, l’on peut jouer sur le mot « améliorer ». Pour un homme, améliorer, c’est  donner un produit de meilleure qualité. Pour une femme, améliorer, c’est  ajouter au produit des éléments qui le rendront plus attractif. C’est tout un programme même ou surtout  si on est peu ou prou dans le non-dit. Selon nous, les femmes se situent dans le monde extérieur, « profane » (hors du temple), elles ne sont pas censées entrer dans la « Cité interdite » mais inversement, les hommes sont censés passer par les femmes, non pas dans le cadre du couple monogamique mais bien sur une base polygamique.
Le grand problème posé par nos sociétés dites démocratiques tient au fait que le nombre est déterminant. Or nous avons vu que l’humanité fonctionne sur le rapport de l’un au multiple. On ne peut mettre sur le même plan les producteurs et les reproducteurs  tout comme on ne peut mettre les producteurs à la merci des reproducteurs sous prétexte que ceux-ci, fort logiquement, sont les plus nombreux.  Le système démocratique tend d’ailleurs à créer une minorité, celle de ses représentants (Parlement), qui est constituée d’une infime partie de la population, ce qui est encore plus flagrant au niveau du gouvernement, de l’exécutif. Mais cette minorité, d’aucuns se plaignent qu’elle ne représente pas la population, d’où des revendications de paritarisme, ce qui est en fait une subversion du système qui longtemps n’a pas inclus  les femmes (y compris à Athènes). C’est dire que la pensée constitutionnelle a du pain sur la planche pour élaborer un système qui tienne compte d’une certaine dualité producteurs/reproducteurs mais aussi, ce qui est un autre sujet que nous avons abordé dans d’autres travaux  d’une certaine cyclicité, au lieu de fixer arbitrairement les échéances.  Nous sommes en faveur d’un constitutionalisme plus scientifique et moins abstrait.
JHB
08. 05. 13

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L’altérite des hommes et des femmes

Posté par nofim le 17 mai 2013

Selon nos travaux, les hommes et les femmes n’ont pas le même relationnel. Cela tient au fait que les hommes n’ont pas le même mode de fonctionnement mental. .
Nous avons fortement insisté dans de précédents textes sur le fait qu’il convenait de distinguer  activité « interne » et activité « externe », notamment en ce qui concerne le sens du toucher qui ne saurait se limiter à l’usage de la main, loin  s’en faut.
Le principal interlocuteur de l’homme (par opposition à la femme), c’est lui-même. C’est avec lui-même qu’il établit des relations de plus grande proximité et aussi de tolérance. On pourrait parler de sociabilité interne. En ce sens, la notion de solitude doit être repensée dans la mesure  où il y a une solitude interne et une solitude externe.
Inversement, les femmes seraient marquées par une sociabilité externe, ce qui implique une plus grande cordialité dans les relations avec autrui alors que la relation avec soi-même est plus pauvre  que chez les hommes. Et c’est cette pauvreté intérieure compensée par une certaine richesse extérieure qui fait toute la différence entre les sexes.
On notera d’ailleurs que chez les homosexuels,  il en est autrement. Les hommes homosexuels ont une plus grande sociabilité externe, communiquent davantage, ménagent  plus leurs relations en ce qu’ils en dépendent davantage pour bien fonctionner. Ils ont un sens plus développé de l’amitié. Pour un homme « normal », l’amitié  est d’abord celle que l’on développe avec soi-même. L’homme vise à créer un travail d’équipe en lui-même, la femme le fait autour d’elle-même.
On a là des ergonomies fort différentes et  l’on peut dire que celle des femmes est inférieure en efficience à celle des hommes du fait  des composantes qui interviennent.  L’homme doit gérer son monde intérieur avec une grande économie de moyens tandis que la femme dépend de son monde extérieur, avec tout ce que cela suppose de complications au niveau des relations entre personnes distinctes, d’où un réseau moins fiable et une plus faible autonomie/.
Si l’on se sert du modèle « polygamique » ou « pollinique »,  on comprend qu’il en soit ainsi : l’homme en effet est censé nourrir un certain nombre de femmes lesquelles constituent un ensemble dont le point commun est l’homme qu’elles se partagent. Chaque femme du groupe diffère par la façon de vivre la relation avec l’homme. Cela doit se transposer sur le rapport  de la théorie une aux pratiques et applications  multiples et variées et plus généralement  dans la dialectique de l’un et du multiple, la femme se situant dans le champ de l’interprétation, de la traduction, de l’arrangement, de l’ajustement,
La priorité pour un homme est son bon fonctionnement interne, tant psychique que physique. D’où son égocentrisme et  son refus des attaches exclusives puisqu’il est voué à  diffuser au maximum ce qu’il produit. Mais il ne s’agit pas de relations d’égal à égal.   L’homme attend surtout de lui-même, de ses propres performances bien plus que d’autrui. En cela, il pardonne plus facilement à autrui qu’à lui-même puisqu’il ne compte guère sur l’autre.
Quelque part, le fantasme de la femme consiste à se dire que l’union fait la force, qu’à plusieurs, l’on peut vaincre l’homme en constituant à l’extérieur comme une réplique de son intérieur à lui, de son organisme. D’où l’importance que les femmes accordent  à la cohérence du groupe, qui doit marcher « comme un seul homme ». Le problème, c’est que cette exigence de cohérence sociale  ne garantit pas une grande mobilité, l’espace ici  primant sur le temps alors que chez l’homme, la progression de la pensée dans le temps est primordiale, c’est ce qu’on appelle la réflexion, le cogito.  Quand l’homme doit  quelque chose à  quelqu’un, il le ressent quelque part comme un échec de son fonctionnement interne. Il se dit qu’il aurait du y penser par lui-même. Il s’efforce de corriger tout dysfonctionnement interne. Il a parfois l’esprit de l’escalier, c’est-à-dire qu’il lui faut un certain temps pour faire le tour d’une question, sans cependant avoir à recourir à une aide extérieure.
Dans la confrontation entre les individualités fortes et les groupes bien soudés,  ce sont le plus souvent les premières qui l’emportent. Les groupes n’ont d’ailleurs souvent comme  atout que de résister collectivement aux propositions, aux formulations masculines, sans oublier la force de l’inertie. C’est  là une forme de nuisance dont les femmes souvent abusent.  D’où l’importance pour les hommes de ne pas s’attacher à tel ou tel groupe et de pouvoir en constituer d’autres à frais nouveaux. La sociabilité externe de l’homme se limite à trouver des personnes qui se laisseront féconder par lui,  tant physiquement que psychiquement. Chez la femme, la sociabilité  permet de constituer une entité viable qui est non pas la personne mais le groupe, l’équipe…
Il faut ajouter que les femmes accordent une grande importance à ce qui vient de l’extérieur. Elles empruntent volontiers, ont une forte faculté é d’appropriation, d’identification. Elles dépendent énormément de leur entourage dont elles surveillent  avec la plus grande vigilance la composition, en évacuant tout élément perturbateur. Si l’homme accorde la plus grande valeur à l’authenticité personnelle, la femme  assume pleinement  de récupérer des données externes qui viendront compléter, compenser  son état. Ces données font partie intégrante de son environnement.  Les machines de toutes sortes sont les bienvenues chez les femmes. (Notamment tout ce qui concerne l’informatique, les média). La femme ne s’imagine pas toute seule, dans la « nudité » de l’être. Elle ne veut pas se priver de l’avoir qui vient compléter, prolonger un être qu’elle n’arrive pas à appréhender. Ce qui compte, ce n’est pas tant ce qu’elle est intrinsèquement que ce qu’elle peut acquérir, annexer, recruter. En ce sens, les femmes tendent à considérer la technique, sous toutes ses formes, comme son alliée pour faire pièce au pouvoir masculin.  La fragilité  du pouvoir masculin, c’est qu’il se limite souvent à un  très petit nombre de personnes qu’il suffit  de supprimer alors que la masse féminine  a conscience d’une certaine invincibilité, du fait de l’interchangeabilité de ses membres. La tentation chez les femmes conduit à vouloir profiter de l’énergie masculine, sous toutes ses formes, pour ensuite se débarrasser de l’émetteur, d’une façon ou d’une autre. Les héros du passé  sont préférables à ceux du présent ou du futur. La hantise des femmes au XXIe siècle c’est qu’un siècle de plus ne passe sans remettre en question la suprématie du génie masculin. Elles savent qu’il y a un compte à rebours. Si dans les trente prochaines années, elles ne prouvent pas qu’elles aient un « cerveau » comparable à celui des hommes, elles savent qu’elles risquent fort de devoir définitivement fermer la parenthèse d’un certain prophétisme féministe. Il ne s’agit nullement ici de faire ce que font les hommes car  il y a bien des activités masculines qui sont à leur portée mais qui sont d’un degré inférieur. Il s’agit d’atteindre les sommets de l’intelligence  et de la créativité et de parvenir ainsi à devenir elles-mêmes des éléments centraux, fécondants. Force est de constater que les revendications féministes actuelles ont mis la barre trop bas de façon à pouvoir crier victoire. Les sociétés qui ne laissent pas aux hommes la domination sont vouées à la décadence.  Les femmes douées peuvent prolonger très heureusement l’élan masculin. En se prétendant l’égal des hommes,  elles manquent  là où l’on a besoin d’elles. Mais le problème, c’est que les femmes actuelles  sont moins performantes que par le passé dans ce rôle de mise en pratique, de diversification. Cela conduit à un androgynat  croissant  de gens qui ne sont ni vraiment des hommes, ni vraiment des femmes, ce qui condamne à une médiocrité certaine.
JHB
07. 05.13

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Procréation et Parité : le dilemme

Posté par nofim le 20 avril 2013

La France est la championne européenne de la croissance démographique.  Qu’est ce que cela nous enseigne sur la société française et ses contradictions ?
Force est de constater que le moins que l’on puisse dire, c’est que cela implique la reconnaissance de la complémentarité entre hommes et femmes et est-ce que complémentarité et égalité vont de pair, on peut en douter. Donc il y a aurait un décalage entre discours et réalité, comme si certains discours restaient purement virtuels. On n’épiloguera pas ici sur le « mariage pour tous » mais à l’arrière plan  la femme apparait plus que jamais comme étant définie par son activité procréatrice.
Mais il faut aller plus loin dans le diagnostic, à savoir que cette activité, qu’on le veuille ou non,  s’apparente à une sorte de mécanisme, d’automatisme. On presse sur un bouton, ou mieux l’on insère une carte dans un orifice et le système se met en marche et suit son cours jusqu’à son terme, sauf à décider un avortement, c’est-à-dire une interruption.
Entendons par là que le processus ne dépend aucunement de l’intelligence de telle ou telle femme. Elle n’a pas prise dessus si ce n’est, comme on l’a dit, en cas d’IVG.  Ce n’est donc pas très flatteur pour les femmes pas plus qu’un pays au riche sous sol énergétique n’a de mérite à cela.
Les femmes sont, à plus d’un titre, confrontées à la question de l’automatisme. Par exemple, quelqu’un qui lit un texte, qui interprète une partition reléve d’une forme d’automatisme, même si son mérite est plus grand que pour la gestation. Mais on ne peut pas dire que la lecture d’un texte exige une grande créativité, même si l’on veut se montrer complaisant. On est dans une certaine forme d’irresponsabilité, comme si les choses avaient été décidées ailleurs, en « haut lieu » et que l’on se contentait d’obéir aux ordres du maître.
Une série de la télévision danoise passe actuellement en France. Elle met en scène des robots humains et l’on ne peut s’empêcher de penser à la place des femmes dans la société.  Nous pensons que la conception des robots s’inspire des femmes, que les femmes sont beaucoup plus à la portée des robots que les hommes (cf. notre article « tselem » sur le site hommes-et-faits.com).
Plus généralement, tous ces couples qui « font » -on allait dire qui fabriquent- des enfants relèvent d’une forme de robotisation, de clonage. Dès lors, on peut penser que ce sont les hommes qui sont utilisés par les femmes et non l’inverse, ce qui nous renvoie à un scénario à la matrix, qui comporterait des banques de sperme. Mais là encore, on ne saurait parler d’égalité, quel que soit l’angle choisi. 
Comment est-il donc possible de parler de parité dans un tel contexte ? C’est là une incohérence dont nous trouvons la manifestation dans nos habitudes alimentaires . Nous ne cessons de tromper, de leurrer notre corps sur ce que nous mangeons réellement.  Ce qui fait que notre cerveau est déboussolé, détraqué. Si  je donne du pain à mon corps en lui faisant croire que c’est de la viande parce qu’il y a une odeur de viande et quelques morceaux de viande de second choix. Si  je bois de l’eau avec un goût de légumes, comme dans un potage, quelle information reçoit mon corps ? Je ne cesse ainsi de le maltraiter, de l’induire en erreur, de fausser ses perceptions par des tours de passe-passe. Il ne faut donc plus s’étonner de rien face à de tels décalages.
Quant aux vraies valeurs masculines de créativité ne se réduisant pas à interpréter des textes écrits par d’autres ou à suivre un processus strictement planifié et programmé, elles ne sont plus appréciées à leur juste valeur, les femmes se refusant, en dehors de la procréation, à reconnnaitre la supériorité masculine contemporaine. Elles veulent bien reconnaitre le génie des hommes des siècles passés quand les femmes étaient hors jeu mais pour ce qui se passe depuis un demi siècle, cela leur est beaucoup plus pénible car elles ne peuvent plus recourir à l’argument d’une société fermée aux femmes. D’où une grande réticence chez les femmes à reconnaitre le génie des hommes actuels,  préférant les réduire au statut de géniteurs.
Le couple monogamique, nous l’avons dit à plusieurs reprises, est en soi une aberration qui sous tend les revendications féminines. L’homme se voit ainsi interdire de démontrer qu’en terme de procréation, il peut déclencher un grand nombre de naissances dans une quasi-simultanéité. Il nous semble que ce qui insupporte les femmes dans le fait que leurs maris les trompent, c’est que cela  peut apparaitre comme un retout à un polygamisme détesté. Rien d’étonnnant à ce que  l’Islam permette la polygamie tout en maitenant les femmes dans un statut subalterne. 
Nous pensons que les hommes doivent constituer une minorité, ce qui fait probléme dans le cadre du suffrage universel car si c’était le cas, les femmes auraient le pouvoir, dès lors qu’elles ont le droit de  vote. Nous pensons que la notion de minorité  est battue en bréche par les régimes démocratiques et cela conduit à une surproduction d’hommes.(comme en Chine), ce qui n’est pas une bonne chose. Selon nous, l’idée d’une société dominée par une minorité  devrait s’imposer car  tout le processus scientifique et juridique est fondé sur un petit nombre de lois s’appliquant à un grand nombre de cas, ce qui s’apparente à une polygamie structurelle. La monogamie est en décalage par rapport à toutes les valeurs scientifiques, religieuses, juridiques et artistiques. Nous pensons qu’autour de la question du mariage pour tous devra, à terme, se greffer la question de la polygamie mais aussi celle d’une minorité au pouvoir, ce qui est au demeurant le cas si l’on considère l’existence des assemblées, des sénats, à cela près qu’ils sont tributaires actuellement du suffrage universel, sur la base d’une voix-un vote.
Le mot clef pour désigner les femmes est celui d’imprégnation, de prégnance (en anglais, une femme enceinte est « pregnant »). Elle a vocation à démultiplier l’énergie masculine, à s’en imprégner. C’est là que l’on peut vraiment parler de complémentarité. Mais on aura compris que celle-ci ne saurait en aucune façon se limiter à la procréation stricto sensu. Comme on l’a dit plus haut, la femme est par excellence une lectrice et notamment lorsqu’elle lit à voix haute, comme si elle s’appropriait le texte, qu’elle le faisait sien.  Cette fonction de « lectrice » n’est pas sans nous évoquer les machines ainsi appelées « lecteurs ». La  bouche de la femme fait pendant à son utérus.  Et force est de constater que si les femmes font de nombreux enfants, elles sont également des grandes productrices de paroles dictées par des textes dont l’origine  est masculine.

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Les femmes, gardiennes de l’ordre social

Posté par nofim le 22 mars 2013

S’il y a une chose que les femmes ne supportent pas, c’est que l’on ne respecte pas l’ordre d’une queue. Elles sont prêtes à faire un scandale si une personne passe avant son tour. Les hommes, en général, sont moins sourcilleux.

Or, une queue (leu leu) -ou une file (indienne)-  est un phénoméne social particulier, c’est un mot au singulier qui est constitué par une certaine quantité de gens. Et apparemment il serait sacrilège de perturber un tel ensemble unitaire. Il y a en cela, tout un programme réductif, qui transcende l’individuel tant et si bien que nous pensons que la notion d’individu ne va pas de soi pour une femme ou du moins se définit autrement, d’où d’ailleurs une certaine demande de leur part qui alimente les cabinets des psychologues ou des astrologues.On est toujours en demande de ce qui nous fait défaut, de ce qui nous échappe.
La notion de queue est du même ordre que celle de foule, étudié par Gustave Le Bon. On est là en face de phénomènes en quelque sorte organiques analogiques au cerveau humain. Mais dans un cas, l’organisme est externe tandis que dans l’autre, il est interne et en quelque sorte invisible.  Une fois encore, l’attirance des femmes pour l’invisible est le corollaire de leur besoin viscéral de visible. Il y a là une forme de rigueur dans la queue qui fait pendant à la rigueur intellectuelle de certains hommes si ce n’est que chez les hommes cette rigueur s’exerce à leur propre encontre plus qu’envers leurs congénères, leur entourage. Ils ne peuvent en pratique, pour  intervenir dans un autre processus mental que le leur – que montrer l’exemple mais ils ne peuvent, pour autant, surveiller le processus cérébral en œuvre si ce n’est par ses manifestations d’extériorisation. Rien à voir avec la réaction implacable  d’une dame quand elle a le sentiment que l’on est passé devant elle, ce qui, à ses yeux, devrait être sévèrement puni. Montant sur ses grands chevaux, elle est alors persuadée d’être dans son « bon droit » et ce, sans considérer la personnalité du fautif, en flagrant délit, qu’il soit malade ou âgé, bourgeois ou SDF, quitte à humilier, devant tout le monde,  le dit « hors la loi ». Pour elle, c’est du pareil au même. La queue serait le fondement même de la société, du fait même de son évidence.
Attitude d’autant plus surprenante que par ailleurs les femmes sont très tolérantes  concernant les propos des uns et des autres. Ce sont les actes qui font problème. La parole,  elle, est plus libre. Elles ont du mal à comprendre pourquoi les gens se disputent au sujet de leurs opinions, de leurs arguments. En revanche, on ne transige pas avec des gestes « asociaux » comme de ne pas vouloir faire la queue « comme tout le monde ». Pour qui se prend celui qui ne respecte pas cette « loi » ? Se croirait-il au dessus des lois ? Les raisons d’énervement ne sont décidément pas les mêmes chez les deux sexes.
L’attitude  réactionnelle  des hommes face à cette psychorigidité à l’égard des « files  d’attente », tient justement au fait du caractère automatique de la chose, qui ne tient compte que d’un seul critère pour juger, pour réprimander. On pense à cette règle qui autorise tout un chacun à demander à un inconnu de renouer ses lacets quand ceux-ci trainent.  Dans les deux cas, les gens s’autorisent d’adresser la parole à des inconnus comme si précisément nous étions interchangeables.  Il y  a là une sorte de familiarité qui va au-delà de certaines convenances sociales, comme  un droit de regard sur autrui au nom d’une certaine solidarité du collectif.
Un mot nous vient à l’esprit, celui de fascisme. (À  partir de faisceau). Est-ce que le fascisme ne consiste pas à contrôler de très près les comportements extérieurs et à dénoncer toute absence de conformité extérieure, ce qui peut basculer vers la xénophobie et le racisme. Celui qui s’intéresse à ce qui est intérieur sera plus indifférent à ces apparences mais plus sévère au regard des compétences, des potentialités. Certes, cette approche externe tend à distinguer hommes et femmes et il semble que lorsque les femmes parlent d’égalité entre les deux sexes, cela doit leur sembler incongru. L’égalité des sexes est plus une invention de ceux qui relativisent l’extérieur par rapport à l’intérieur et donc plus un fantasme masculin que féminin ; Les femmes seraient manipulées  par des exaltés apprentis sorciers, des Pygmalions,  désireux de prouver que l’on peut changer le plomb  en or…
L’idée même de justice sociale  est fondée sur l’indifférence absolue à ce qui est « intérieur » et « invisible ». On est dans le quantitatif et non dans le qualitatif qui échappe largement aux femmes, pour lesquelles le monde intérieur est une terra incognita dont elles espèrent que l’astrologie leur fournira les plans. Mais comme elles ne se connaissent pas, elles ne peuvent qu’acquiescer à tout ce qui est dit de leur « être «.  Inversent, les hommes n’ont aucune raison de croire en l’astrologie, toute croyance étant fonction d’une attente, d’une  espérance….
Le véritable visage de la femme est bien celui qu’elle présente lorsque l’on ne respecte pas une file d’attente, expression sacralisée d’un ordre social aveugle.  Nos civilisations sont marquées par un tel idéal : incapables d’honorer les gens pour leurs véritables mérites, elles se contentent de leur garantir un droit à quelque minimum (RMI, minimum vieillesse) par une application systématique et ne soiffant aucune exception.  Une telle idée de la justice fait totalement abstraction du respect que l’on doit à chacun pour sa valeur propre. Il est vrai que sur ce point les femmes manquent singulièrement d’exercice et sont tentées de croire à une psychologie de science fiction, sortant d’un ordinateur (type Astroflash)..
Parmi les pratiques sociales surinvesties par les femmes, il convient de placer le langage. Or, qu’est ce que le langage sinon  la façon d’extérioriser l’intérieur, de dévoiler le caché ?  Le langage permet de savoir ce qui se passe dans la tête de l’autre et ce d’autant plus que les femmes n’ont pas d’autre moyen de s’informer que par ce qu’on veut bien leur dire. Le langage est un code rigide, parfaitement régulé où  la «faute » est patente (faute d’orthographe, d’accord etc.), il est un ciment social idéal qui d’une certaine façon révèle ce que nous sommes malgré nous, à notre corps défendant, quitte à faire dire aux gens ce qu’ils n’ont pas voulu dire. Là encore, celui qui ne maîtrise pas la langue se disqualifie et l’on retrouve là une certaine forme de xénophobie. On ne sera donc pas étonné de voir le Front National présidé par une femme.Selon nous, les hommes tentés par des processus d’exclusion collectifs  et donc extérieurs- avec ce que  cela peut avoir d’expéditif -  sont fortement marqués par leur mère. En ce sens, la volonté d’exterminer massivement les Juifs  nous apparait comme un processus beaucoup plus féminin que masculin, dans son principe.
On ne nous objectera probablement que notre façon de distinguer les hommes des femmes reléve d’une telle généralité extérieure. Il ne s’agit évidemment pas de renoncer à confondre les chats et les chiens, telle espèce avec telle autre. Au demeurant, la quasi-totalité des êtres vivants  se comporte  comme le font les femmes. En cela, on peut dire que les femmes sont plus proches de la Nature que les hommes. Ce sont les hommes qui introduisent le poids de l’intériorité, de la pensée, du silence.  C’est précisément avec le silence que les femmes ont un problème, elles n’en comprennent pas la raison d’être, à part le fait de cacher ce que l’on a à dire, de se taire. Mais le silence, ce n’est pas seulement se taire, c’est laisser notre vie intérieure se développer. Le bruit extérieur des chuchotements suffit à  perturber  la pensée. On dit d’ailleurs que l’on ne s’entend plus penser.  De fait, dans l’espace public, les femmes semblent pouvoir parler à la cantonade, avec une certaine impudeur, ce qui a été aggravé par les téléphones mobiles. Cette promiscuité sonore  ne fait pas problème pour les femmes car elles ne voient vraiment pas en quoi cela peut gêner. Mais si le bruit extérieur ne les gène pas, cela laisse supposer qu’elles n’accèdent pas à une certaine qualité de pensée et d’inspiration, qui est assez proche de la sève séminale. Le mot même « penser » est galvaudé. Rien à voir avec le cogito cartésien. Penser à acheter du sucre  ce n’est pas exactement ce que fait le Penseur de Rodin.
Selon nous,  l’Humanité a eu le choix entre deux voies : la voie extérieure qui conduit à la technique, à l’instrument et la voie intérieure qui  sous –tend l’augmentation des facultés cérébrales. Les femmes sont marquées par la première voie, les hommes par la seconde. Frank Herbert illustre bien cette problématique en imaginant dans ses romans de science fiction  une civilisation qui supprimerait les ordinateurs et  ne se fierait qu’aux « mentats », c’est-à-dire des  hommes capables des  mêmes performances sans recours externe. Nous résumerons notre pensée par un paradoxe qui souvent égare les analyses : les femmes s’intéressent à l’extérieur pour se l’approprier et meubler leur intérieur et les hommes s’intéressent à leur intérieur pour être dans l’émission.  Le seul fait que les femmes quand elles parlent de leur « intérieur » (une femme d’intérieur) montre à quel point cet intérieur reste extérieur. Cela dit, on ne saurait contester que les femmes aient un sens aigu du partage, des repères extérieurs (dont les astres dans le ciel  pour l’astrologie censés nous parler, refléter notre intérieur, ce qui est typiquement un fantasme féminin) alors que les hommes ont un mode de communication plus complexe, plus original et exigeant par là même plus d’effort d’intercompréhension.
Il y a toutefois des points qui peuvent porter à confusion. C’est ainsi que Freud note que l’appareil génital de la femme est « interne » et celui de l’homme est « externe ». Mais cela tient au fait, comme on l’a dit, que la femme est équipée pour recevoir de l’extérieur et les hommes pour émettre de l’intérieur. Reste la question de la grossesse : la femme va alors extérioriser ce qui est à l’intérieur d’elle-même mais on ne se situe pas là dans le domaine de l’intellect et  l’on peut penser qu’en réalité, la croissance du fœtus  se situe dans une poche extérieure que l’on peut observer par l’échographie. L’on peut d’ailleurs avorter sans que cela provoque la mort de la mère alors que tout ce qui concerne le cerveau est une affaire infiniment plus délicate.
 
 
 
JHB
02. 12. 12

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Femmes et antisémitisme

Posté par nofim le 22 mars 2013

Antisémitisme et féminisme

Par Jacques Halbronn
 
Nous pensons que le féminisme  a  un intérêt objectif  à encourager l’antisémitisme et inversement que les cultures sémitiques (arabes, juives) sont conduites à  exclure les femmes, à les marginaliser. En ce sens, la question juive et la condition féminine seraient sociologiquement liées. On pourrait imaginer des Protocoles des Sages de Sion au féminin, qui consisteraient en des  documents relatant comment les femmes entendent dominer le monde en profitant de certaines faiblesses et failles. En ce sens, la Shoah (six millions de Juifs exterminés dans les années 1942-1945) nous apparait comme un exutoire ayant permis  aux femmes d’échapper à une certaine forme de ségrégation en prenant le Juif pour bouc émissaire d’un certain malaise social. Plus généralement, toute forme de racisme ferait le jeu des femmes.
Rappelons que l’exogamie qui est une forme d’exclusion des femmes pratiquée par les sociétés traditionnelles  est un phénoméne de moins en moins pratiqué. Or, l’exogamie conduisait à faire des femmes des étrangères, ce qui accusait, renforçait les marqueurs sexuels  du fait du décalage que cela engendrait. Par ailleurs, les facultés d’identification et d’appropriation des femmes facilitaient leur intégration et leur assimilation. L’émigration masculine, a contrario, pose de graves problèmes comme on l’a vu pour celle originaire d’Algérie, l’intégration masculine étant beaucoup moins évidente pour des raisons qui sont liées au psychisme masculin qui se détermine moins que celui de la femme par l’intégration de l’environnement et tend davantage à se connecter à la  source. Le fait que l’on demande moins aux femmes qu’aux hommes, qualitativement, facilite leur adaptation au sein d’une société étrangère. La beauté est un passeport efficace pour une femme. La femme a beaucoup plus de talent que l’homme pour assumer le statut d’étranger. Inversement, une femme qui reste dans sa société d’origine pose problème et crée de la confusion du fait même de son immersion de longue date qui permet de masquer, d’occulter certaines carences.
Autrement dit, l’Occident aura payé le prix fort pour son antisémitisme, ce qui est une des causes majeures de son déclin. En effet,  en s’en prenant aux Juifs, il s’est d’autant affaibli et il a accordé une place aux femmes qui a de graves effets perturbateurs par une certaine perte de lisibilité des valeurs, souvent remplacées par des imitations qui sonnent faux, des exceptions montées de toutes pièces pour faire illusion,  par les drames sociaux provoqués par le chômage du fait de la place accordée aux femmes dans le tissu socioprofessionnel.
La création de l’Etat d’Israël est évidemment, avec la Shoah, une des principales conséquences de l’antisémitisme et du rejet des Juifs. Les conséquences de l’existence de cet Etat au Moyen Orient auront été terribles pour le monde arabo-musulman. En dépit de l’adoption de l’hébreu, langue sémitique  et le respect d’une religion proche de l’Islam, à plus d’un titre, l’Etat Juif n’est pas parvenu à se faire accepter dans la région, notamment parce qu’il s’agit d’une émigration  masculine. Tant que les Juifs étaient indigènes, le problème ne se posait pas dans les mêmes termes mais Israël est fortement marqué par l’immigration avec tous les stigmates que cela enclenche, notamment un certain repli ghettoïque En fait il y a un parallèle  sociologique à établir entre les Israéliens en Palestine et les Maghrébins en France.L’exogamie masculine fait probléme car elle est liée à une histoire, à une mémoire alors que l’exogamie féminine  se nourrit d’un espace culturel qui peut être tout à fait nouveau. D’où un certain communautarisme aux Etats Unis qui est lié à l’immigration masculine. On a  eu tort de ne pas distinguer migrations masculine et féminine.
Comment peut-on remédier à un tel état de choses, comment solutionner le problème des femmes en Occident ? Nous pensons qu’il convient d’encourager l’exogamie entre les pays de l’Union Européenne de façon à rétablir dans les prochaines décennies la femme comme étrangère ce qui contribue à rendre la différence des genres plus manifeste. Nous pensons qu’il convient de favoriser la réduction de l’immigration masculine. Malheureusement, cette population devient doublement inassimilable, étant décalée par rapport aux pays d’origine comme aux pays d’accueil. Nous pensons toutefois que des solutions intermédiaires existent qu’il faudra à terme envisager.
Dans le cas des Juifs, il faut rappeler que ce sont les Juifs étrangers qui ont posé le plus de problèmes. Ce sont d’ailleurs eux qui ont été livrés aux Allemands par la France. Très peu de Juifs de souche française  auront péri dans la Shoah. Les Juifs étrangers sont marqués, eux aussi, par  une certaine difficulté d’intégration. Les Juifs originaires d’Afrique du Nord sont un cas particulier du fait qu’ils viennent de pays culturellement marqués par la France coloniale.
Il convient de resituer le véritable enjeu du débat qui est celui du potentiel occidental. Ce potentiel est hypothéqué par la place que les femmes occupent indument et qui d’ailleurs conduit à privilégier la créativité d’hier à celle de demain. On préfère une petite valeur ajoutée à ce qui est déjà en place à une véritable production de données nouvelles.  Le cas de la musique « classique »  est emblématique : le public français  va écouter des œuvres d’hier et d’avant-hier rarement postérieures aux années 1920- souvent interprétées par des femmes en majorité d’origine asiatique. On est en pleine décadence dans ce domaine. L’Occident d’ailleurs a montré qu’il avait renoncé, de facto, à expliciter ce qui distinguait scientifiquement les hommes et les femmes, car c’est devenu une sorte de tabou. Or, les modes de fonctionnement mental, psychique sont fort différents, d’un côté une intériorisation de l’extérieur chez la femme et de l’autre une extériorisation de l’intérieur chez l’homme, dont nous avons montré certaines manifestations dans le  processus migratoire et identitaire. L’échec de l’Occident à se ressaisir serait donc double  à la fois social et scientifique. Il est lié à un reniement de l’Histoire,  à un certain négationnisme féminin qui considère comme  un « détail » que les grandes réalisations occidentales, dans tous les domaines (philosophie, art, politique) aient été l’œuvre des hommes. Elles prophétisent  des lendemains nouveaux où les femmes seront aussi créatrices que les hommes. C’est là une grande Illusion. Rappelons que le spectre de l’antisémitisme et plus généralement de la xénophobie et du racisme peuvent être réactivés par les femmes notamment à l’encontre de l’immigration masculine qui génère une catégorie d’hommes assez trouble dont l’existence même, en tant que corps intermédiaire, mal assimilable – une exogamie ratée-  fausse la perception des choses.

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Linguistique du féminin – Psycholinguistique du volontarisme féminin

Posté par nofim le 22 mars 2013

Un des verbes favoris des enfants et des femmes est « vouloir ». Quelle différence entre vouloir et savoir !  On demande à un enfant ; « quel métier veux-tu faire  quand tu sera grand ? ». Le verbe vouloir est un verbe que l’on peut employer au plus jeune âge.  Ce verbe vouloir sert, dans certaines langues, à marquer le futur. En anglais, will, c’est la volonté mais c’est aussi l’auxiliaire permettant de former le futur.

Il y a des êtres chez qui la projection sur le futur est privilégiée. Ils ne disent pas ce qu’ils sont mais ce qu’ils veulent être, devenir. Ils sont ce qu’ils deviennent.
Tout le monde a le droit de vouloir. Cela n’exige aucune compétence particulière et c’est pour cela que  ce verbe est très « démocratique » d’autant que l’on n’ obtient pas forcément ce qu’on veut.
Passer à un autre verbe est une toute autre affaire. Si je dis « je peux », cela présuppose toutes sortes de conditions, de capacités. Cela engage beaucoup  plus que le « je veux » tout comme  le passé  est plus lourd que le futur. Dans une enquête policière, que vérifie-t-on ? Le passé. Pas le futur. On n’a pas de compte en rendre sur l’avenir qui par définition est encore non advenu.
Car dans un verbe, ce qui compte, c’est le sujet. Qui « veut » ? Qui « peut » ? En fait qui parle ? Quel est ce « je » ? Mais au fond dans le cas du « je veux », le « je » n’a pas une si grande importance que cela. Pas autant, en tout cas, que pour le « je peux ». On connait le sketch de Pierre Dac et Francis Blanche : « il dit qu’il peut le faire » – on se paie de mots – ce qui se réduit en fait à un « je veux », à un « on va le faire ».Où voulons-nous en venir ?
 
Il nous semble que lorsque l’on demande à des femmes ce qu’elles sont, ce que c’est qu’être une femme, elles ont tendance à répondre par des traites sur l’avenir, par la description de leur société idéale, rêvée et comme par hasard, c’est une société qui  ne s’intéresse pas au passé mais qui veut aller de l’avant. C’est l’expression d’un volontarisme.
Or, quand quelqu’un veut- vise- quelque chose, il est tentant de se contenter des apparences qui montreraient que l’on est « arrivé »- parvenu- à ses fins. Mais attention aux mirages. ! Se projeter dans le futur, c’est aussi se situer comme successeur de ce qui a précédé. On prend le relais. Cela peut s’apparenter à de l’imposture.
On note actuellement une certaine régression dans le mode d’expression : on entend souvent « j’ai envie » ou « j’ai pas envie », ce qui est un équivalent viscérale de « je veux » ou « je ne veux pas », si ce n’est que cela dispense d’un quelconque discours. C’est « plus fort que moi ». Va-t-on forcer quelqu’un à faire de dont il n’a pas « envie » ? Le problème, c’est que même une enfant de trois ans peut dire « je n’ai pas envie »,  c’est la nouvelle formule magique qui remplace le « s’il te plait ». Le « moi » ici suis tout puissant. Il impose sa volonté, son « envie » à tout le monde. C’est le « veto » et cela correspond à une certaine féminisation des comportements sociaux.
Mais ce «moi » n’est pas le moi du je peux, je pense (cogito), je crée mais du «  je veux ».  Peut-on « vouloir » quelque chose qui n’est pas encore là ?
En fait, le « je veux » féminin, en dépit des apparences, est un je veux ce que tu as. C’est l’envie des envieux, des jaloux.
Ce n’est pas un je veux être mais un  je veux avoir. Demain, j’aurai ce que tu as. En fait, on confond souvent l’avoir et l’être et l’être au féminin est d’abord un avoir. Etre riche, c’est avoir de l’argent. Etre heureux, c’est avoir ceci ou/et cela. Et inversement,  avoir un cerveau, cela fait partie de notre être bien plus qu’avoir une voiture.
Disons que l’être est « gratuit », c’est un « don » dans tous les sens du terme alors que l’avoir se paie parce que cela ne vient pas de nous mais d’autrui, et que souvent cela implique une fabrication avec des implications écologiques. Un compositeur peut dire « je veux » écrire une belle sonate mais cela n’a rien à voir avec « je veux aller à l’opéra ». En fait, ce « je veux » est infantile : je veux qu’on me fasse plaisir, je veux  que l’on me donne cette poupée. C’est un « je veux » extraverti, qui demande à satisfaire une envie- ce qu’a l’autre-  plus encore qu’un besoin. Je veux ce qu’il a, « comme lui ». Et quand on entend les femmes revendiquer, elles mettent en avant l’égalité mais sous ce mot pompeux, qu’est ce que l’on a : l’enfant qui veut avoir le « même » jouet que son camarade. Je veux la même chose, « pareil ».
Comment expliquer cette convergence entre le monde de l’enfance et le monde des femmes ? Il y  a la base un certain complexe de vacuité. Je ne suis rien donc je veux tout ce que les autres ont. Une sorte de boulimie d’avoir même si elle se cache sous une demande d’être : la femme veut être l’égal de l’homme, elle veut les mêmes avantages, les mêmes privilèges mais  cela ne passe pas par un «travail » sur ses véritables potentialités car on serait là dans le « je peux » qui reste très mystérieux. La question de l’être est  refoulée et un faux « être » est substitué. L’enfant, que sait-il de son être ? Il est d’abord marqué par ce qui l’entoure, par ce qu’on lui donne. A partir de quel seuil prend-il conscience qu’il doit attendre de ce qui est en lui et qui est à explorer, à exploiter ? C’est probablement qu’il y a un déficit du masculin dans la société actuelle. On ne sait pas d’où vient ce que l’on a, tout comme la femme, quand elle prétend porter la vie, préfère oublier que cette vie passe par la semence de l’homme. Là aussi, il y a des abus de langage.  Le diable est dans les détails.
 
  
 
JHB

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La Vierge‏ dans le Christianisme

Posté par nofim le 22 mars 2013

La naissance de Jésus, sans intervention d’un homme  reste un des traits les plus déroutants de la théologie chrétienne, qui se prolonge avec l’idée d’Immaculée Conception de Marie, fille de Sainte Anne. Comment une telle conception s’origine-t-elle dans le judaïsme ?

Selon nous, il faut comprendre la formule sur un autre plan, ce ne serait qu’une image signifiant une dualité intérieure, qui n’exige pas de recourait à un apport extérieur.
Si la « procréation » implique deux protagonistes, la création, quant elle, s’apparenterait à la parthénogenèse et c’est de cela qu’il retourne dans le récit de la naissance de Jésus, qui est à rapprocher du récit de la Création, dans l’Ancien Testament.
Ainsi, un poème serait-il le fait d’une parthénogenèse, d’une alchimie intérieure. Le génie est doté d’une parthénogenèse alors que le géniteur a besoin d’une génitrice.
L’apprentissage du langage relèverait de ce processus de parthénogenèse qui ne passe par aucun instrument extérieur. Ce qui est organique s’apparente à ce phénomène d’exploration de ses propres structures internes.
La parthénogenèse implique  de recourir à des forces, à des énergies invisibles à commencer par ce monde invisible qui est en nous et qui reste étranger à beaucoup d’humains.
Selon nous, toutefois, la parthénogenèse obéit  à une certaine cyclicité. Il y a des moments, où elle doit être relayée par un appel à un apport extérieur (cf. nos travaux en cyclologie astrale). Nous relevons (sur wikipedia) : « Quelques espèces alternent entre les stratégies sexuées et asexuées selon les conditions, c’est ce que l’on appelle hétérogamie. Par exemple, le crustacé d’eau douce Daphnia se reproduit par parthénogenèse au printemps pour peupler rapidement les étangs, puis adopte ensuite la reproduction sexuée (après avoir produit des mâles par parthénogenèse deutérotoque) lorsque s’accroît l’intensité de la compétition et de la prédation ou lors de l’arrivée de la mauvaise saison. »
 
Étrangement, on a parfois l’impression  que les femmes tendraient, plus ou moins implicitement, à revendiquer une forme de parthénogenèse lors de leur grossesse, omettant le rôle de l’homme. Le résultat obtenu est la conséquence d’une action duelle. Mais quelque part, cette revendication se situe en parallèle avec la parthénogenèse véritable de la création/
L’idée selon laquelle la parthénogenèse est une image à appréhender au figuré ne devrait pas surprendre. De nombreuses notions sont ainsi véhiculées sur un plan symbolique à commencer par les notions de cycle qui relèvent souvent d’une transposition. Ainsi le Zodiaque ne fait-il que représenter l’idée d’une progression, empruntée au cycle des saisons non sans corruption d’ailleurs du modèle de départ.
Dans la parthénogenèse, le principe masculin et le principe féminin cohabitent et sont les vecteurs  d’une « conscience », dans tous les sens du terme. Etre dotée de conscience signifie que l’on n’a pas besoin d’autrui – en tant que corps extérieur- pour enclencher un processus temporel de réflexion (cogito), ce qui passe par un certain dialogue intérieur.
 
 
 
JHB
07. 01 13

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Les femmes et la maternité‏

Posté par nofim le 22 mars 2013

Qu’est-ce que la solitude ? Cette question qui peut sembler simple  nous permet de préciser ce qui distingue les hommes et les femmes qui ne sont pas « égaux » devant la solitude.

Pour dire les choses sans détour,  les hommes  normalement constitués ne connaissent pas la solitude même et surtout lorsqu’ils sont « seuls ». Dans un précédent texte, nous avions abordé la question de la parthénogénèse qui correspond, en quelque sorte, à une solitude duelle.
L’homme est souvent plus seul quand il est « accompagné » en cela que la présence extérieure empiété sur sa conscience intérieure.
En revanche, les femmes ne seraient pas confrontées avec une telle problématique. Quand elles sont seules, elles sont seules et quand elles ne le sont pas, elles ne le sont pas.
Quelque part, les femmes s’imaginent que quelqu’un qui est seul est comme mis en veilleuse puisqu’il ne parle pas, qu’il ne communique pas extérieurement. Ce qui explique une certaine désinvolture de leur part quand elles arrivent à plusieurs dans un endroit où les gens sont seuls, comme si ceux-ci étaient dans un état végétatif.
Les femmes ne s’animeraient, dans tous les sens du terme, qu’en société. Faute de quoi elles s’éteindraient.
La psychologie masculine est en cela assez complexe. Quand un homme est en compagnie de quelqu’un (d’extérieur), il y a le risque qu’une part de lui-même apprécie peu que son « alter ego » intérieur lui fasse des infidélités.
En fait, c’est en cas de mésentente interne que l’homme s’ouvre vers l’extérieur et forcément quand les deux moi intérieurs se réconcilient, la personne extérieure devient peu à peu indésirable.
Or, tout cela obéit à une certaine cyclicité que nous avons décrite dans d’autres études et qui fait que les hommes passent par des phases d’autosuffisance qui alternent avec des phases de manque, de vide, plus propices à aller vers autrui.
On conçoit que le couple hommes-femmes soit soumis à certains aléas, avec des hauts et des bas, des attirances et des répulsions, fascination et rejet. /
Il y a donc des périodes durant lesquelles les hommes se féminisent et sont plus extravertis. Mais pour eux, ces périodes ne sont pas forcément bien vécues car elles sont peu ou prou synonymes d’impuissance, de manque d’influx alors même qu’on peut être tenté de les féliciter  pour avoir trouvé l’ »âme sœur.« 
La notion d’intérieur, d’intériorité  ne sera pas identiques chez les deux sexes. En ce sens, les femmes seules sont plus calmes que les hommes seuls et il serait intéressant d’étudier neurologiquement les effets de la solitude chez les deux sexes.
On peut dire de façon générale que la femme est plus accompagnée que l’homme en ce sens que même si elle est « toute seule », elle s’accompagne d’un livre,  d’une partition, d’un texte, d’un appareil. Elle est rarement livrée à elle-même. C’est là à la fois une force et une faiblesse en ce sens qu’elle est à la merci d’un vol, d’une perte alors que l’homme est plus autonome, moins exposé si ce n’est à une attaque physique ou, comme on l’a dit, à la présence qui est souvent vécue comme génante d’autrui, quand il est en période de plénitude. En fait, les seuls moments où une femme est « pleine » c’’est quand elle est enceinte, c’est alors qu’elle accéde à une forme de dualité intérieure comparable à celle de l’homme et qui débouchera, comme chez l’homme, sur une forme de création…
La différence, c’est que cette « plénitude » de la femme n’est permise que du fait de la fécondation par l’homme. Ce n’est pas une parthénogénése.
 
  
JHB
21.01. 12

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Les femmes et les romans policiers – Les femmes au prisme d’une anthropologie du roman policier

Posté par nofim le 22 mars 2013

Que penser de l’engouement du public pour les intrigues policières. Pourquoi les femmes font elles de bons auteurs du genre comme Agatha Christie ou  Mary Higgins Clark ? Quel message véhiculent les  enquêtes policières ?

Selon nous, cette profusion d’ouvrages, de pièces, de films, agit sur les esprits.
Le genre s’articule autour d’un mensonge, d’une dissimulation. Dans les téléfilms français ou anglo-saxons, l’on ne cesse rencontrer des personnages qui sont dans le déni. Et selon nous, le mensonge y trouve une certaine légitimité sinon une certaine impunité. L’on encourage à passer à l’acte de mentir, de nier les faits.  Certes, in fine, le, la ou les coupables sont démasqués mais cela ne se fait que si l’enquêteur franchit tous les obstacles. Mais cela se fait dans un second temps. L’on voit ainsi des gens, de sang froid, raconter n’importe quoi. Comment le public resterait-il indifférent face à un tel spectacle ?
Dans le n’importe quoi, on a un autre spectacle qui est donné par le biais des jeux télévisés et notamment de ceux qui proposent de choisir entre plusieurs réponses (comme dans ‘Tout le monde veut prendre sa place » animé par Nagui, sur France 2). Le candidat qui ignore tout, le  plus souvent, de la « bonne » réponse, fait son choix qu’il profère avec la plus grande assurance « à tout hasard » et qui sait, il tombera juste.
C’est dire que les téléspectateurs sont  plongés dans un certain « bouillon de culture » qui  favorise  l’expression de mensonges ou/et d’incongruités, ce qui tend à devenir une sorte de comportement « normal » de la part de gens coupables d’un crime ou d’une inculture crasse. On passera sur le spectacle que donnent les médias de gens qui lisent des textes écrits par d’autres (cf. le prompting, le « souffleur » au théâtre qui sait par avance ce qui doit être dit)
Nous vivons ainsi dans un monde de trompe l’œil, de faux semblants et il est assez remarquable que les femmes s’illustrent dans un tel genre où les personnages jouent avec la vérité. Personnages qui n’ont pas de « conscience » et qui ne se reconnaissent vaincus que par une intervention extérieure, celle de l’enquêteur, qui commet dès lors une sorte de « viol » au moment où il révèle ce qu’il en a vraiment été. Le récit  est marqué par deux temps forts : celui où le coupable nie et celui où il est démasqué, où il avoue.
Une telle problématique concerne au premier chef ceux et celles qui veulent se faire passer pour ce qu’ils ne sont pas ou pas vraiment, qui sont dans un processus d’ascension, de migration sociale, ce qui concerne notamment les femmes et les étrangers mais aussi les enfants et à l’opposé les personnes âgées qui ne veulent pas reconnaitre leurs limitations.La tentation du mensonge, de la vérité arrangée est ainsi constante.
La tentation est encore plus grande dans les domaines où l’on n’a pas la réponse ou du moins où l’on croit qu’on ne l’a pas. C’est précisément le cas concernant la différence entre hommes et femmes. Quand les femmes affirment que rien ne les distingue des hommes, qu’en savent-elles ? Si elles entendent par là qu’elles peuvent les imiter, qu’est ce à dire ? Le mot « imitation » à deus sens : le perroquet imite l’homme en reproduisant certains mots mais il ne se sert pas du langage pour s’exprimer. Un physicien du XXIe siècle qui veut « imiter » ses prédécesseurs va-t-il se contenter de répéter ce qu’ils ont dit ?  Certainement pas au niveau du Prix Nobel. Plus probablement à celui de l’enseignant à un niveau inférieur.
L’on entend souvent les femmes confrontés à des propos qu’elles se hâtent de qualifier de « misogyne », de laisser entendre que pour parler ainsi, il faut avoir eu des expériences pénibles avec des femmes. Cette psychanalyse à deux sous peut être inversée : les hommes qui laissent croire aux femmes qu’elles « valent » autant que les hommes, ne sont-ils pas victimes d’une forme de castration ou de quelque complexe de culpabilité?
Nous subissons une contre-initiation depuis l’enfance qui passe par des pratiques alimentaires consternantes consistant à déguiser le produit, sous le nom de « cuisine ». On voit des enfants manger des viennoiseries au lieu de fruits frais. On assiste à des concerts de musique datant de plusieurs siècles au lieu de s’ouvrir à la création contemporaine, ce qui fait de l’interprète se soumettant docilement au « joug «  de l’écrit un « créateur » fréquentable. Tout cela transpire la décadence et c’est le prix que nous payons pour avoir voulu croire que nous pouvions changer l’Humanité en nous leurrant sur les résultats factices obtenus, qui sonnent faux à ceux qui ne sont pas complètement déréglés. L’apprentissage de la lecture (y compris sur le plan musical) est une école d’imposture qui permet à un enfant de parler comme un adulte, de jouer au savant, de se faire passer pour  ce qu’il n’est pas.
..Une Agatha Christie  sait à merveille mettre en scène cette duplicité chronique. La première partie du récit n’est qu’un tissu de mensonges, de fausses déclarations. On pense au « rime de l’Orient Express ». Les personnages tentent de fausser la perception, de faire illusion. Et puis  l’on bascule dans la seconde partie – selon un processus cyclique- : finita la comedia.
 On s’aperçoit que l’on a manipulé le lecteur avec brio, avec un art consommé qui ne saurait surprendre de la part d’une femme. Mais pour cela, il va falloir  mettre en évidence les subterfuges. Mais la leçon n’en est pas moins donnée. A bon entendeur salut. Logiquement, c’est un homme qui est censé faire basculer le récit, à l’instar d’un Hercule Poirot.
Dans la production télévisuelle des séries françaises, on voit de plus en plus  des personnages à double fond, qui mentent comme ils respirent, le mensonge apparaissant comme un droit que l’on peut exercer tant qu’on le peut, sans contrainte morale intérieure, la révélation de la faute étant vécue comme une sorte de mort inexorable. De la liberté de mentir, de nier, comme un mode normal de protection de l’individu, du groupe, le Surmoi n’étant plus interne mais externe. Or, nous avons, lors de précédentes études, signalé que les femmes avaient un monde de fonctionnement dépendant davantage d’autrui alors que les hommes seraient plus « égocentriques », plus marqués par leur vie intérieure.[1], ce qui conduit aux travaux de Freud, initiant une topographie de ce monde invisible qui est en nous. Quelque part, nous pensons que le psychodrame du roman policier fait beaucoup plus sens pour les femmes que pour les hommes.
 
 
 
 
JHB
01. 02. 13

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Les femmes juges et parti – La paradoxale dégradation de la place des femmes au XXIème siècle

Posté par nofim le 22 mars 2013

Contrairement à ce que l’on pourrait croire, l’avenir des femmes au début du XXIe siècle nous apparaît  comme singulièrement plus sombre qu’il ne l’était au début du XXe siècle, du temps de Marie Curie. Est-ce que les femmes sont parvenues à se montrer indispensables ou bien ont-elles poursuivi la proie pour l’ombre ?  En jouant la carte de l’égalité, à quoi sont-elles, finalement, parvenues ?

Il nous semble en effet, que les femmes ont perdu certaines positions stratégiques. Cela ne tient pas, certes, uniquement, à elles. L’essor de la technologie  est, sans doute, le principal responsable de cette dégradation. En 1950, trônait la secrétaire qui faisait l’interface entre l’homme et la machine, dans les « bureaux » (tertiaire). Un siècle plus tard, les hommes se passent des femmes pour « communiquer » avec la machine, à commencer par le fait qu’ils ont intégré le « clavier » dans leur quotidien, ce qui n’était nullement le cas il y a un demi-siècle.
Au lieu de se situer en aval des activités masculines, elles se situent  « à égalité », laissant l’aval à la machine dont le statut est assimilable aux travailleurs immigrés, se chargeant d’un travail dont on ne veut plus se charger.Les machines sont en effet la population d’appoint la plus importante, dans le monde occidental, en ce début de Troisième Millénaire.
Cela ne date pas d’hier que les hommes passent par-dessus la tête des femmes. En fait, logiquement, selon nous, les femmes devraient avoir le monopole de l’écriture, de la transcription, ce sont des « scribes ». A partir du moment où les hommes se sont mis à écrire,  la situation des femmes s’est trouvée hypothéquée et cela ne date donc pas d’hier. Il ne faut pas oublier, en effet, que le livre est déjà en lui-même une « machine », si l’on entend par là tout ce qui le constitue, depuis le parchemin ou la tablette  jusqu’au «stylet » et au pinceau. Autrement dit, le dérapage aura débuté il y a des siècles et ce que nous avons noté pour le XXe siècle n’est que le coup de grâce, avec la fin du « secrétariat » féminin.
Prenons le cas de la musique : non seulement, les femmes ne sont pas douées pour la composition musicale mais elles ne le sont guère pour la transcription, l’arrangement, l’orchestration. Les femmes interprètes ne savent travailler qu’a partir de documents déjà  confectionnés, comme les partitions. Elles considèrent qu’il revient aux compositeurs de mettre la dernière main à leur œuvre. Ce en quoi elles font totalement fausse route. Ce sont en fait, les hommes qui sont parvenus à les remplacer en construisant des machines toujours plus performantes. Certes, les femmes profitent-elles du développement technologique  mais  au bout du compte, elles sont le dindon de la farce. prises entre des hommes qui tout en conservant leur supériorité ancestrale  ont instauré  toute une logistique dont les femmes ne sont que des éléments supplétifs, sur des sièges éjectables..
Au lieu de se rapprocher des créateurs pour leur offrir leurs services, les femmes, notamment dans le domaine musical, qui est emblématique, préfèrent travailler sur des œuvres déjà consacrées et d’ailleurs n’ont pas la formation voulue pour se brancher sur des créations en devenir, comme de savoir transcrire une musique improvisée et non encore mise sur partition. Elles attendent des hommes qu’ils fassent ce travail  mais dès lors elles perdent leur complémentarité. Tel est bien le problème : les femmes de la seconde moitié du XXe siècle  refusent de penser toute complémentarité et préfèrent l’idée de parité et d’égalité, ce qui est un marché de dupes. Le Droit- qui relève largement du virtuel- ne résout pas tous les problèmes- n’est pas la panacée- et le décalage entre le réel et le virtuel se creuse…
Il n’est pas trop tard pour que les femmes sauvent leur mise tant que la technologie n’est pas parvenue à un certain seuil. Mais le temps presse et c’est un compte à rebours.  Elles doivent jouer pleinement la carte du « couple » – et là on parle bien du rapport homme-femme (et non à toute autre formule qui fait débat actuellement et qui est révélatrice de la perte de conscience du différentiel homme-femme).  Il faut réinventer le couple en sachant qu’en tout état de cause, la femme ne peut pas être au four et au moulin – c’’est l’homme qui est au moulin et la femme au four. Or sans le moulin (la farine) il n’y a rien à mettre dans le four.
Mais un autre adage nous semble encore plus approprié : « on ne peut être juge et partie ». Nous pensons que les femmes ont une vocation à être juge, inspecteur des « travaux finis » ou plutôt des travaux  ayant déjà pris une certaine tournure et dont il s’agit de décider si l’on donne ou non une suite, à l’instar d’un éditeur décidant de publier ou non un manuscrit (tapuscrit). On les imagine allant explorer Internet pour découvrir des perles et non de s’installer comme consommatrices devant un produit achevé et confirmé. Dès lors que la femme se veut « partie », c’est-à-dire jouer dans la cour des hommes, elle ne peut plus être juge.
On voit que la sagesse des nations nous met en garde contre toute confusion des genres et des temps  à commencer par celui-ci : on ne peut avoir le beurre et l’argent du beurre.
 
 
JHB
06. 03. 13

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