Les femmes et la société‏

Posté par nofim le 4 juin 2013

Une classe moyenne à reconstruire autour des femmes
Par  Jacques Halbronn
 
Notre société  souffre de ne pas disposer d’une classe moyenne, cela tient à la défaillance des femmes qui  visent tantôt trop  haut,  tantôt trop bas mais manquent le (juste)  milieu pour lequel elles sont faites. Faute en effet d’arriver aussi haut qu’elles l’espéreraient, elles se résignent  finalement à accomplir des tâches au-dessous de leur compétence. C’est tout le drame de la condition féminine actuelle, que l’on berce d’illusions et  qui n’acquièrent pas les aptitudes qui les rendrait vraiment indispensables.  Le statut  de la femme aura ainsi été durablement déstabilisé.  En fait, bien des femmes  compensent une position médiocre par de beaux discours, comme on pimente un plat insipide.
Par là même,  elles ont du mal à se situer par rapport aux hommes, à les compléter utilement.  Les choses n’auront fait que se dégrader au cours du dernier demi-siècle.  On peut dire qu’elles étaient mieux installées dans la vie antérieurement, notamment autour du statut de secrétaire. Depuis, les hommes ont  appris à se servir d’un clavier et ils n’attendent plus des femmes que d’accomplir des tâches de bas de gamme, bien en dessous de ce qu’ils demandaient de leur secrétaire…
Les femmes, d’ailleurs, sont devenues de plus en plus exigeantes mais plus en tant que consommatrices que productrices.  Elles sont passées de l’autre côté de la barrière, comme inspectrices des « travaux finis ». En tant que consommatrices, il est vraies qu’elles sont assez douées mais ce faisant elles se mettent sur la touche et accentuent le fossé qui les sépare des hommes.
Qu’entendons-nous par « classe moyenne » ? Est-ce que cela veut encore dire quelque chose ? Les femmes ont déserté ce créneau et probablement elles n’ont pas été formées de façon adéquate par leurs mères.  Cela contribue d’ailleurs à fragiliser leur  couple en ne parvenant pas à se positionner correctement.
Par voie de conséquence, les hommes  ont tendance à se débrouiller sans elles, en ne leur laissant plus grand-chose à faire comme s’il ne fallait plus trop en attendre. Au lieu de proposer d’améliorer  un produit encore à l’ébauche, les femmes  vont  reprocher aux hommes de ne pas avoir mené à bien leur  projet jusqu’au bout. Or, en disant cela, elles montrent qu’il y  a un malentendu, un quiproquo puisqu’elles attendent des hommes ce qu’elles devraient, elles-mêmes,  apporter.
Prenons l’exemple d’une pianiste.  Elle vous dira qu’elle ne compose pas, qu’elle serait bien incapable de prolonger un travail musical qu’on lui confierait ou de le restructurer. Le plan du signifiant est considéré par elles comme tout à fait hors d’atteinte.  Entendons  par là la partition, les notes. On n’y touche pas. C’est comme ça.   Elle a donc une vision totalement  subalterne de ce qu’elle peut apporter. Elle va compenser cela, toutefois,  en surestimant, non  sans une certaine dose de vanité,  son apport au niveau de l’interprétation, du « signifié » comme une enfant qui réciterait sa poésie de tout son cœur,  sans écorcher le moindre mot. Le niveau de ses initiatives est minimal mais cela ne l’empêche de recueillir les applaudissements du fait de l’absence du  compositeur, le plus souvent d’ailleurs décédé tant son répertoire est souvent « rétro ».  
Autrement dit,  les femmes de nos jours se sont construit  une idée de leur rôle qui est tout en bas de l’échelle alors qu’elles auraient pu collaborer à un niveau qui est celui de la « classe » moyenne.  Elles se sont marginalisées et elles interviennent à la marge.
Autre exemple : une femme rencontre un auteur qui  met en ligne des textes qui sont  parfois des brouillons. En effet, Internet correspond selon nous au  pôle masculin et  le livre au pôle féminin, ce qui explique une telle dualité dans la communication du savoir depuis quelques décennies seulement. Or, immédiatement, cette femme va se situer sur le mode de la consommatrice  faisant telle ou telle critique sans chercher aucunement à s’impliquer dans l’écriture. Elle n’a plus le réflexe de la « secrétaire » qui s’est donné les moyens de retravailler un texte, de le distribuer autrement.  Elle est devant un fait accompli à prendre ou  à laisser,  comme si elle était étrangère, spectatrice.
Comment expliquer une telle absence, un tel désengagement ? Notre diagnostic est le suivant.   Quand les femmes se sont émancipées, elles n’ont pas réussi à  déterminer quel pouvait être leur rôle. Elles se sont basées sur ce qui était en place sans parvenir à repenser le statu quo.  Elles  ont raté une occasion historique. Certes, il y a eu, comme on l’a dit, la formule du secrétariat mais  cela n’a pas pris la dimension souhaitable.  Les compositeurs avaient pris l’habitude de produire des œuvres abouties et donc  ne permettant pas aux femmes de jouer un rôle clef. Elles ont par trop limité leur marge de manœuvre alors qu’elles auraient pu contribuer bien plus intensément à la production musicale des deux derniers siècles.  Bien pis, elles auraient  épargné ainsi aux hommes un certain travail fastidieux de précision qui empiétait sur la liberté  de chaque interprète, ce qui s’est  effectivement présenté avec le jazz. Elles ont manqué d’audace, elles n’ont pas voulu être des collaboratrices, au plein sens du terme. Qui trop embrasse mal étreint.
Rappelons les grandes lignes de notre modèle : des œuvres majeures qui sont déclinées par une pluralité d’interprètes, de praticiens qui ce faisant constituent une communauté.  Au lieu de cela, on en est resté à cet écartèlement entre un auteur omniscient et des exécutants dociles qui n’oseraient aucunement changer une note, voire modifier l’ordre des mouvements d’une sonate, si l’on reprend le cas de la musique comme étant emblématique. Le seul domaine où la complémentarité s’est jusqu’à présent maintenue est évidemment celui de la procréation, notamment en France, championne de la natalité. Mais au lieu d’étendre ce domaine à d’autres, les femmes en ont fait comme une sorte d’exception et d’aucuns ont jugé que sur d’autres plans, les femmes devaient avoir d’autres ambitions. Or, il semble bien que dans les prochaines décennies, même dans le domaine de la procréation- d’où les manifestations actuelles – et déjà l’IVG avait créé une situation assez ambivalente- .le rôle des femmes semble compromis, à terme Comment décrire la situation actuelle ?  Les femmes ont visé trop bas. Elles parlent d’égalité mais cela ne vaut que pour les hommes qui sont en bas de l’échelle. Cette égalité de bas de gamme aura nourri leurs illusions, créneau d’autant plus problématique qu’il est de plus en plus menacé par les progrès technologiques. Les femmes se sont ainsi prolétarisées.
Nous pensons d’ailleurs qu’il n’est pas trop tard pour voir émerger une nouvelle génération de femmes qui auront compris la leçon et qui  sauront intervenir dans le processus de création à un stade beaucoup plus précoce au lieu de s’en tenir à  attendre l’accouchement de l’œuvre. Il leur revient d’aider les hommes à accoucher en précisant que c’est ce qu’elles font dans le processus de procréation : ce qu’on appelle accouchement c’est en fait la femme qui aide l’homme à accoucher en  recevant  la semence et en conduisant à bien les choses, en ne se contentant pas de jouer le rôle de la nourrice.. On renvoie à Socrate et à sa maïeutique.  Demain, il faut qu’une nouvelle génération de sages-femmes soit formée avec une toute nouvelle mentalité. Tel est le nouveau modèle socio-sexuel que nous préconisons.
 
 
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JHB
03. 06. 13

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Le « méta » et les femmes

Posté par nofim le 4 juin 2013

Nous voudrions  nous focaliser sur la forme grecque « méta » pour désigner un phénomène majeur qui est celui de l’addition, de l’ajout dont nous avons déjà traité dans un  grand nombre de textes. Mais le terme « méta » a une dimension temporelle alors que celui d’addition était plutôt de l’ordre du spatial. Or, d’un point de vue cyclique,  le facteur temps est crucial.
Dans un récent texte de sociologie de la demande d’astrologie, nous avons récemment traité du métalangage, c’est-à-dire de l’interface entre la carte et le territoire.  Le métalangage serait, pour nous, le moyen  de parvenir à se servir du langage en ne se contentant pas d’apprendre des mots. Et nous disions qu’il valait mieux maitriser un nombre restreint de mots que d’accumuler une quantité de mots qui ne sont liés entre eux au niveau du signifié et non du signifiant. Or, on ne circule bien dans une langue qu’en passant par les mots et non en tenant compte de ce qui en est dit, ce qui serait peu ou prou aliénant. Le signifié serait le « meta » du signifiant, notamment dans des langues comme l’anglais où les signifiants  ne  communiquent guère  entre eux, tant ils diffèrent les uns des autres. Le signifiant anglais est constitué d’éléments qui  ne sont pas  reliés par la vue mais par l’ouïe, c’est-à-dire par ce qui en est dit et  non par ce qui s’écrit.
Etre dans le « méta », c’est être programmé pour intervenir toujours après, dans un second temps. On est satisfait d’avoir à répéter ce qui a déjà été dit, à déclamer ce qui a déjà été écrit. Le Méta, c’est le Déjà. (« Déjà-vu », forme passée en anglais).
Mais ce qui caractérise les gens du « méta » (cf. aussi la notion de « tselem » que nous avons développée sur hommes-et-faits.com, passer par google), c’est qu’il s’inscrivent dans une série, dans une succession.  Ce sont d’ailleurs des successeurs, des héritiers, des descendants  qui gèrent un héritage par opposition aux ascendants. On est donc bien dans l’après, dans le « posthume ».(post : après).
Celui qui a pris l’habitude de lire à voix  haute se lie, se relie à un modèle, à un moule. Certains lisent avec un tel brio que l’on oublie qu’ils lisent. En vérité, le monde est devenu un immense théâtre, une « comédie humaine » dont la plupart des acteurs, des agents  s’inscrivent dans le « méta ». Etre dans le méta pourrait être compris comme ce qui vient après, comme l’avenir mais en réalité, cela renvoie à un  passé que l’on réinstaure, que l’on ressuscite, que l’on réchauffe.  On ne cesse d’essayer de redonner vie à ce qui est déjà figé, fixé, mort.  En cela, notre civilisation est morbide et elle l’est notamment du côté des femmes. On est dans une logique de survie et l’on n’aime guère ceux qui sont encore en vie. Cela fait penser à ces films qui opposent les vivants à des zombies, à des morts vivants. Les gens qui sont dans le « meta » sont des zombies avec lesquels l’humanité vivante serait en symbiose. Mais les machines, aussi, ne sont-elles pas dans cet état de  simulacre de vie ? D’où des affinités certaines entre femmes et machines, les machines étant une aide majeure aux revendications égalitaires des femmes ? On va vers une équation :  femme + machine= homme, pour paraphraser Lénine.
Dans de nombreux meetings, les hommes improvisent et les femmes lisent ; Elles ont besoin d’un filet. Elles restent dans le petit bain. Et souvent le public est dupe surtout quand la lecture a été  conduite avec entrain. Celui qui lit est comme celui qui applique, irresponsable.  Il a le droit de dire ce qu’il dit, puisque c’est écrit. Il a le droit de rire ou de pleurer puisque c’est écrit, qu’il en a reçu l’ordre (d’en haut). Quand Hannah Arendt écrit sur le cas Eichmann, elle met en évidence  un tel schéma. On  connait aussi les expériences au cours desquels le sujet  martyrise  quelqu’un (en fait un comédien) parce que c’est prévu ainsi. On fait ce qu’on nous dit de faire.
Que l’on nous comprenne bien ! Nous ne faisons nullement le procès des femmes ici. Nous constatons qu’elles rejettent de telles descriptions et c’est bien là le problème car il y a un énorme de décalage entre les discours et les actes. Prenons le cas que nous venons de citer d’une femme qui viendrait de lire « avec le ton » un texte – comme c’est le cas dans les clubs de poésie, par exemple mais il en est de même pour l’interprétation d’une pièce musicale classique comme dans le karaoké. Si on lui fait la remarque qu’elle est dans le « méta », dans l’imitation, dans la duplication – et qu’il y a des milliers de personnes qui pourraient en faire autant, à quelques nuances près, elles répondront qu’elles l’ont fait mieux que d’autres. Car le joker des femmes, c’est la perfection, ce qui signifie d’ailleurs que l’on se référé à un modèle.  Quelque chose d’inédit, d’improvisé ne peut être qualifié de « parfait ». Dont acte mais dans ce cas, comment ne pas reconnaitre qu’il y a nécessairement des gens qui ont composé les textes qui sont ainsi interprétés et là il y a comme une sorte de point aveugle. Comme si les créateurs étaient des dieux surhumains sans commune mesure avec les hommes d’aujourd’hui qui, de facto, sont décrits implicitement comme dégénérés, donc comme égaux des femmes.
Les femmes confrontés à des idées nouvelles, inédites, inouïes, sont souvent tentées d’en rire, de les trouver illisibles.  Elles en soulignent les imperfections formelles, ce qui montre à quel point elles veulent faire prédominer leurs propres valeurs « méta », c’est-à-dire « finales », de fin de cycle. On dirait qu’elles veulent tuer la nouveauté « dans l’œuf », décourager les téméraires mâles  qui osent  tenter d’échapper au moule. On ne saurait leur reprocher de défendre leur cause et de voir midi à leur porte. Mais nous nous en prenons surtout aux hommes qui les instrumentalisent.
Et en même temps,  les hommes n’ont-ils pas vocation à se servir des femmes  pour « compléter » leurs esquisses. Ce sont les femmes qui complètent les hommes et non l’inverse. Dire qu’hommes  et femmes sont « complémentaires « est un abus de langage.
Entendons par là que ce que disent les femmes sur  ce qu’elles sont ou doivent être  leur a été dicté par certains hommes. De toute façon, les femmes sont toujours sous influence. Le seul fait que tant de femmes reprennent les mêmes arguments monte bien qu’il y a un modèle sous-jacent qui sous –tend   et guide leurs propos. C’est une leçon rabâchée, ressassée  et devenue comme une évidence, à force.
En fait, toute description déclenche une réaction car  l’on n’aime guère se voir dans un miroir. Cela conduit à une détestation de soi  et cette détestation de soi est instrumentée par certains de façon démagogique, surtout depuis que les femmes votent. Cela aboutit à une sorte de migration identitaire dont les effets pernicieux sont  colossaux. Si dans le domaine des sciences dures, l’objet  ne réagit pas à ce qu’on dit de lui, en revanche, dans le domaine de l’humain, l’objet est modifié par la description que l’on en donne.
JHB
03. 06.13

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La solitude des hommes et des femmes‏

Posté par nofim le 2 juin 2013

Hommes et femmes devant la solitude
Par Jacques  Halbronn
Il est facile de dire qu’il n’y  a pas de problème quand le problème est mal posé, quand plus ou moins délibérément on fait en sorte de ne pas considérer les bons critères, adopter le bon angle de vue.
La solitude nous semble être un bon angle pour distinguer entre les hommes et les femmes. Ou si l’on préfère,  la  situation où l’on se trouve seul. Mais par seul, on entendra ici non pas seulement une présence en chair et en os mais aussi une présence qui peut être celle de tout objet : un livre, un ordinateur, un outil, un instrument. Etre seul, c’est ne pas avoir quoi que ce soit à sa disposition que soi-même. Et même, au fond, la mémoire est aussi  ce qui empêche la vraie solitude d’être assumée.
Etre seul et  être bien dans cette solitude, cela signifie qu’on a de la vie en soi et pas seulement des souvenirs.  Si les femmes sont si excitées d’être enceintes, ne serait-ce pas parce que cette présence en elles est de la vie encore que cette vie ne se situe pas dans leur tête mais dans leur ventre. Mais quelque part, il y a là comme un aveu d’une forme de vide en soi enfin comblé par cette vie de l’enfant à naître et qui donne du sens à la solitude, qui permet de se sentir un être complet, plein de lui-même et non plein de choses extérieures.. Encore que cette plénitude, la femme la doive à une graine plantée en elle par l’homme et cela ne durera qu’autant que durera la grossesse. Après l’accouchement, ce qui était à l’intérieur passe à l’extérieur et donc la solitude redevient une hantise à éviter. Le seul moment où la femme assume pleinement la solitude serait-il quand elle est enceinte et chaque fois qu’elle l’est ?.
Or, il semblerait que les hommes aient une solitude plus sereine que les femmes et donc qu’ils aient moins tendance à la fuir, à la craindre. Il est probable que les neurosciences montreront comment les choses se passent face à la solitude pour les deux sexes. Il y a là une inégalité radicale qui tient au fait que l’homme est porteur d’une « vie » intérieure, qui vaut bien toutes les grossesses. Et c’est grâce à cette vie qu’il est autonome, qu’il peut échapper à l’emprise des autres, de la société, de la communauté, condition nécessaire pour toute véritable création, ce qui va au-delà de la procréation. Et cette vie intérieure qui peut aussi  s’appeler cogito, réflexion, il ne la doit pas à autrui, il  en est lui-même la source, la semence et n’a donc besoin de personne pour avoir de la vie en lui.
La femme a un tel besoin d’un apport extérieur que cela en devient pathétique. Elle n’est  jamais aussi heureuse que lorsqu’elle peut s’approprier ce qui vient d’ailleurs, pour le faire sien. C’est en soi tout à son honneur à condition qu’elle ne se fasse pas d’illusion. On nous dira : mais laissez-la  à ses illusions, soyez charitable ! Tout à fait d’accord. Que la femme remplace l’homme, le prolonge, pourquoi pas mais à condition qu’elle n’en abuse pas au point de prétendre qu’elle est son égal.  
D’ailleurs, la supériorité des femmes ne passe par l’individualité mais par le groupe, ce qui est bien le contraire de la solitude.
Il nous faut ensuite aborder le problème  de la bigamie et de la polygamie, qui est aussi tout à fait révélateur et comporte quelques paradoxes.  Celui qui est bien dans sa solitude  et dont la solitude est féconde va avoir besoin d’émettre, de trouver des récepteurs et nous employons ici sciemment le pluriel. Un émetteur, des récepteurs et non un émetteur pour un récepteur, ce qui est absurde. Est-ce qu’une station émet pour un seul auditeur ? L’auditeur sait pertinemment qu’il n’est pas seul à recevoir ce qui est émis et qu’il faut partager  avec d’autres un tel « privilège ». Un livre n’est pas fait que pour un seul lecteur. On est donc bien là dans un modèle polygamique, du un et du multiple.
Ce qui signe le récepteur, c’est précisément qu’il n’est pas seul et s’il était seul,  il serait l’émetteur et non pas le récepteur. Que se passe-t-il si le récepteur veut se faire passer pour un émetteur ? Il doit affirmer sa solitude, la mettre en scène, en exergue comme le professeur devant ses élèves. L’homme, c’est celui qui est unique, central,  et la femme, celle qui  est membre d’un groupe, d’une salle, du public.  C’est alors le groupe qui est censé être autonome, pas ses membres. C’est un autre enjeu. Et d’ailleurs, l’adversaire de l’homme, ce n’est pas une femme mais des femmes, la société des femmes. Et c’est par ce biais là et par lui seul que la femme peut espérer parfois faire jeu égal avec l’homme, quelque temps.
Que penser dès lors des exigences de monogamie qui sont une absurdité logique flagrante ? Est-ce une volonté de capter l’énergie masculine pour une seule personne ? Peut- être la famille devient – elle alors une polyandrie, quand au mari vient s’adjoindre le fils ?  La femme n’a pas intérêt à affirmer sa solitude. Elle n’est pas unique  mais elle peut faire de ce qu’elle reçoit quelque chose de différent par rapport à ce que d’autres reçoivent d’identique au départ. En cela, les femmes sont en compétition entre elles : il y a émulation.
On dira que l’homme est seul au départ mais pas à l’arrivée alors que la femme est dans le collectif au départ mais  se différencie à l’arrivée.
 
JHB  01 06 13

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La connivence féminine‏

Posté par nofim le 2 juin 2013

Les femmes et la  force  de la connivence
Par Jacques Halbronn
 
Quand nous entendons dire que l’on cherche à savoir qui l’on est, nous pensons qu’il faut comprendre : à quel groupe est-ce que j’appartiens et non qui suis-je en tant qu’individu spécifique ?  Le mot identique a donné identité, identification. Il n’y a pas d’identité personnelle, unique en son genre.
Donc il faut commencer par le commencement et ne pas sauter les étapes. La question à sa poser est : qu’est-ce que cela signifie d’être un homme ou d’être une femme et qui peut nous éclairer sur ce point ? Subsidiairement,  on peut tout à fait se demander si l’on est vraiment un homme ou  vraiment une femme ou qu’est ce qui manque pour que je le sois  ou ne le sois pas ?
Nous entendons contribuer à  faciliter une telle prise d’identité, consistant à associer au signifiant homme ou femme un certain signifié qui manque cruellement actuellement.
Il y a un mot clef qui qualifie selon nous le féminin, un mot d’origine latine : cum.
Qui a donné notre « comme », mais aussi toute une série de préfixe  en « com » ou « con » : consensus, connivence, complaisance, compromis, complicité, compagnon, copain, confrère/consœur, combinaison, commérage, compatibilité,  configuration, convention, contrat, compassion, congénère, compatriote, concitoyen, colistier, confrère. Ajoutons ici le préfixe grec « syn/sym » pour compléter le tableau : synthèse, symphonie, sympathie etc. et nous aurons peu ou prou couvert le champ sémantique du féminin, ce qui montre que la langue reste porteuse à travers les siècles d’un certain nombre de fondamentaux, à partir des préfixes. A contrario, l’homme se définirait par l’absence du dit préfixe ou si l’on préféré la femme se définirait par l’addition du dit préfixe tout comme elle se définit par l’addition terminale, suffixale « e » : grand/grande, fort/forte etc. mais ce « e » n’est pas chargé de signification comme l’est le « cum », il n’est qu’un marqueur de genre. Le .préfixe « cum » est bien plus parlant. Le préfixe est d’un plus grand enseignement en réglé générale que le suffixe dont la valeur de « signifié » est minimale..
Avec cette clef du préfixe (qui est aussi une préposition). Selon nous, la femme est un être éminemment social et dépendant d’une dynamique collective (cf. notre précédente étude à ce sujet). Seule, elle ne pèse pas lourd. Elle est dans le partage tant et si bien qu’il est bien difficile de la cerner en tant que personne. Tout au plus, elle est ce qui lui a  été imparti au sein d’une équipe, ce qui peut se réduire, notamment dans les média, à lire un texte écrit par d’autres, comme s’il était sien car elle a une grande faculté d’appropriation.
A l’opposé les hommes se définiraient par le refus du « cum », ce qui les voue à l’unicité, à l’individualité (ce qui ne peut se diviser davantage) alors que  les femmes s’inscrivent dans une certaine « division » du travail. Il est des phases, puisque nous sommes « cyclo logue », où les femmes « réunies » l’emportent sur les hommes lesquels ne parviennent  pas à s’entendre, du fait de leur fort égocentrisme, de la culture d’eux-mêmes. Mais il est aussi des phases fort redoutables et redoutées aux yeux des femmes, c’est quand émerge de ces hommes  centrées sur eux-mêmes,  un « héros » qui, à lui tout seul, pourra leur tenir tête, qui saura profiter des failles de leur organisation, laquelle, de par son pluralisme, n’échappe pas aux « couacs », aux discordances. Le préfixe « dis/dé » est la contrepartie du « cum/syn »… il y a dans ce « dé »  un dysfonctionnement, une déconstruction qui sera provoqué par l’homme plus compacte, dont les dialectiques sont intérieures et non pas extérieures, donc plus secrètes, plus imprévisibles, que l’on ne voit pas venir.
Pour en revenir à cette « morphosémantique » du féminin, nous dirons  que l’urgence pour les femmes est de maintenir un certain esprit de corps, une « solidarité » plutôt qu’une qualité intrinsèque des savoirs et des propos. La dimension sociologique est plus proche de la femme tandis que la dimension psychologique le serait plus de l’homme. C’est d’ailleurs pour cette raison que les femmes s’imaginent que la différence entre les gens tient à des facteurs extérieurs et non pas intérieurs, notamment pour expliquer ce qui fait que les femmes en sont là où elles en sont.
Qui suis-je ? se demande-t-on au niveau du signifié, homme ou femme ? C’est à un tel examen de conscience que nous invitons notre lecteur.  Suis-je autonome psychiquement ou au contraire poussé instinctivement  à m’épancher, oralement ou par écrit, à me confier, à demander « conseil », que ce soit d’ailleurs directement ou indirectement,  par le biais d’Internet, par exemple. On pourrait aisément établir un questionnaire aux fins de calculer l’équation qui anime telle personne et l’on verrait ainsi que la plupart des hommes correspondent à  cette absence préfixale. Pour les hommes, l’enjeu n’est pas de se tenir les coudes  mais de faire émerger, au prix d’un certain combat,  le meilleur. Que le meilleur gagne !
Autrement dit,  une femme seule n’est pas stricto sensu elle-même, elle ne s’explique qu’au sein du groupe, dont elle est membre, ce mot étant à prendre au sens premier, celui d’un organisme.  Individuellement, la femme n’existe pas au sens où cela vaut pour un homme.  Son discours n’est pas personnel, mais  partagé, adopté, emprunté, même si elle est tentée de le nier.  Leur force, c’est l’union, la connivence, la complicité et tout le jeu, toute l’astuce consiste à laisser justement croire que chacun pense de façon autonome alors même que tout est convenu. C’est la magie du consensus. Mais comment attendre dès lors des femmes un apport individuel ou collectif significatif au niveau du progrès sinon d’un certain progrès social, solidaire ? En fait, on nous dit que le « progrès » ce sont justement les femmes améliorant leur « condition ». La femme serait ainsi son propre vecteur et critère  de progrès, ce qui est assez insolite.
 .Il est conseillé dans le cadre de cet exercice de se souvenir de certaines situations traumatisantes. Pour les femmes, le traumatisme tient à la domination d’un seul homme sur tout un groupe. Pour les hommes, le traumatisme tient à la domination du groupe, de l’équipe sur l’individu, non par le génie de ses membres mais par leur connivence, leur complicité. Le préfixe « inter » est à rapprocher du préfixe « cum » dans le sens premier d’interdit, ce qui se dit « entre nous », qui vaut pour tous. En définitive, les femmes s’appuient sur un réseau d’amis, de gens sur lesquels elle pourra compter alors que les hommes préfèrent ne compter que sur eux-mêmes. Mais là encore,  à chacun de se situer pour répondre à ce « qui suis-je ? » posé souvent avec quelle ambiguïté ?
 
 
JHB
30. 05. 13

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La dimension collective du féminin

Posté par nofim le 2 juin 2013

Dans notre travail de réflexion et de recherche sur le féminin et les femmes, la femme nous apparait de plus en plus comme un être collectif, beaucoup moins « individualiste » que l’homme, moins « personnel » et somme toute moins original, on le voit notamment dans les phénomens de mode avec des formules reprises à l’identique par un grand nombre ( Panurge), ce qui n’est pas sans faire penser à des « consignes », à des « interdits » (ce qui est dit ‘entre » plusieurs personnes).
Paradoxalement, les femmes sont attirées par le concept d’individu, on le voit dans leur engouement pour l’astrologie et les horoscopes avec des portraits « sur mesure ». Mais on est souvent fasciné par ce qui nous manque.
On reproche souvent aux femmes de ne pas savoir garder un secret, cela correspond effectivement à cette idée de conscience  collective.  Les proches d’une femme ne peuvent qu’entrer dans la confidence. Ils la conseillent et elle est en demande d’où d’inévitables fuites. Une arme de la femme est d’ailleurs la rumeur.
Face à la femme, hydre à plusieurs têtes, se dresse l’homme, le héros, tout seul. Voilà qui illustre bien la dialectique du masculin (un) et du féminin (multiple). Si la femme s’appuie  sur les « siens », l’homme, quant à lui, se repose sur lui-même,  il la joue « perso ». On est dans la communication « interne » et non pas « externe », ce qui signifie qu’il se passe beaucoup de choses dans sa tête, ça s’agite,  c’est le creuset des idées qui se succédent mais toujours en circuit fermé. En ce sens, l’homme, même dans la solitude, est «pluriel » à l’intérieur de lui-même, ce qui fait qu’il ne faut pas trop se fier à son « isolement ». A contrario, une femme seule est réellement handicapée car elle ne trouvera pas en elles assez de ressources. Opposition entre introversion et extraversion.
La femme, de ce fait,  est plus sociable que l’homme en ce sens qu’elle sera plus fidéle en amitiés, puisque ses amis font en quelque sorte partie d’elle-même, constituant une sorte d’organisme collectif, d’équipe, de réseau. L’homme, quant à lui, est plus libre de ses mouvements et s’attache et se détache plus facilement, du fait d’ailleurs de sa faculté à faire le deuil, à oublier, à se nettoyer de l’intérieur, à faire le vide dans sa tête. A l’intérieur de lui-même, il ne laisse guère de place aux sujets secondaires, évite de se disperser, se concentrant sur ce qui en vaut la peine. Par comparaison, la femme  perd beaucoup de temps à gérer ses relations avec autrui, elle ne peut se permettre de négliger ses proches avec lesquels elle est en symbiose alors que l’homme a des liens plus superficiels et plus précaires, du fait de son économie personnelle, plus égocentrique avec des performances individuelles supérieures.
Les relations entre les deux sexes ne sont certes pas de tout repos, du fait des différences de fonctionnement et donc de valeurs, de priorités.  Le probléme des femmes, c’est la lourdeur des communications, l’éparpillement des énergies. La femme est souvent absorbée par son entourage alors que l’homme  est plus en mesure de s’en délester, de s’en distancier, ne comptant finalement que sur ses propres performances.
Le point faible de l’homme est ce que Jean-Jacques Rousseau appelait « l’esprit de l’escalier », c’est-à-dire les idées qui viennent trop tard. La femme a besoin d’espace, l’homme a besoin de temps. Priver la femme de son espace et l’homme de son temps, c’est les affaiblir. Autrement dit, dans l’immédiat, l’homme ne donne pas le meilleur de lui-même mais s’il a du temps, il peut surprendre et trouver la parade, la solution, la faille. Il lui faut donc gagner du temps pour entrer en consultation avec lui-même. Là encore, l’astrologie nous apparait comme une sorte de prothèse pour les femmes en ce que le «thème » avec ses diverses planètes donne une assez bonne idée de la complexité du psychisme masculin alors que la femme, on l’a dit s’inscrit, s’épanouit  au milieu de personnages en chair et en os.  Chacun dispose ainsi de ses propres armes. Chez la femme, le consensus, la rumeur, le « mot d’ordre » et chez l’homme, le coup de génie,  l’idée à laquelle personne n’avait songé et qui rend obsolète les approches précédentes. Il est clair que lorsque l’homme a  pris une décision, en lui-même, il ne risque pas d’être freiné par qui que ce soit, à condition toutefois qu’il parvienne à faire régner la paix et l’harmonie dans sa tête, ce qui est crucial autant que pour la femme le calme autour d’elle. En ce sens, les femmes ont une certaine faculté à  gérer l’ordre extérieur, à diriger mais beaucoup moins à y voir clair dans leur tête. On voit donc qu’il y a une certaine complémentarité entre les deux sexes.  C’est un peu la tête et les jambes, l’idée et ses applications multiples. Pour dominer l’homme est contraint de mettre la barre toujours plus haute et de déstabiliser les gens par la nouveauté de sa démarche.  Sans cet atout, ce joker de la nouveauté, l’homme est rapidement débordé par la meute féminine. Et c’est pourquoi la femme se méfient de ce qui est inédit et qui risque de rendre obsolète son savoir-faire et la contraindre à s’initier auprès de l’homme en lui faisant allégeance.
 
 
 
 
JHB
28. 05.13

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Les sexes et les phases en astrologie‏

Posté par nofim le 28 mai 2013

Astrologie Conjonctionnelle : la  phase 2 et la notion de diffusion
Par  Jacques Halbronn
Il est bon d’améliorer  la terminologie. Nous proposons d’appeler désormais la phase 2 du cycle de 7 ans,  une phase de diffusion venant en contre point de la phase 1 dite de conjonction. Il est en effet assez logique  que la conjonction correspondant à une forte intensité énergétique évolue vers la diffusion.
A partir d’un centre, il y a  de la diffusion, c’est-à-dire du dispatching, de la dispersion, de la répartition, donc de la pluralité par opposition à l’unité. En ce sens, le soleil en tant que source de lumière et de chaleur peut servir de référence, dans la mesure où la présence du soleil tend à décliner avec le temps qui passe au cours de la journée ou au cours de l’année, ce qui donne la nuit, l’hiver et les périodes intermédiaires (aube, crépuscule, coucher, équinoxes)..
On dira que le soleil sert de modèle au niveau du processus évolutif du cycle et que la Lune est matricielle en ce qui concerne la détermination même du cycle astrologique (et à partir de la Lune, son octave supérieur  Saturne).
Quand on en est passé au stade de la diffusion, cela signifie que le centre est de moins en moins localisable. Cela devient diffus, voire confus du fait d’une certaine profusion.
La phase de diffusion c’est un passage de relais du centre vers une multitude de récepteurs qui tout en étant marqué par un modèle commun lui donne des expressions des plus variables. C’est en phase 1 que l’identification de l’impulsion première est la plus aisée. Mais très vite,  on tend à oublier ce point de départ et chacun des récepteurs prend le projet à son compte et à sa manière, ce qui tend à rendre méconnaissable le processus initial sauf pour le chercheur qui capte le dénominateur commun entre ces diverses manifestations, remontant ainsi à la phase 1,  le passé éclairant le présent et vice versa. D’où l’intérêt des hommes (par opposition aux femmes) pour l’étude et l’exploration du passé. (cf. nos précédentes études)
C’est d’ailleurs  selon une telle méthode que nous avons pu restituer le passé lointain de l’astrologie, soit la phase 1 alors que la tradition astrologique nous apparait comme propre à la phase 2, avec son accumulation de données apparemment sans lien entre elles…
Grâce à ce modèle, on comprend mieux ce qui distingue le groupe des hommes du groupe des femmes et d’ailleurs, c’est par le biais de la cyclologie que cette différence peut être le mieux mise en évidence. On aura compris (au vu de nos précédentes études, cf les groupes Animus-anima sur Facebook  halbronn) que les hommes,  globalement,  correspondent  plutôt  à la phase 1 et les femmes à la phase 2, ce qui n’empêche pas, dans la pratique, qu’il y ait des incursions et des intersections  ponctuelles d’un ensemble par rapport à l’autre.  Mais cela tient en partie à certains dysfonctionnements juridiques et économiques, propres à certaines sociétés qui conduisent à déborder le cafre naturel du masculin et du féminin.
Toutefois, à l’échelle de la longue durée,  la spécificité de chacun des deux ensembles  est très marquée. Tout travail historique, quel que soit le domaine d’application,  fait ressortir des tendances et des constantes fortes.  Les influences marquantes émanent de  « grands »  hommes – (devise du Panthéon, à Paris « Aux grands hommes, la patrie reconnaissante »), qu’il s’agisse de peinture, de philosophie, de science,  de musique,  d’architecture, de cuisine, etc.  En revanche, au niveau des multiples applications, mises en pratique, les femmes ont toute leur part mais de façon largement anonyme du fait du caractère quantitatif, pluriel de la diffusion. Les hommes ont la qualité pour eux et les femmes la quantité.
En ce sens, l’astrologie restaurée  permet de façon assez flagrante de comprendre et de faire comprendre les vraies différences entre les sexes et c’est parce que le modèle n’était pas en place que l’on continue à patauger sur la question sexuelle. Il est clair aussi que l’homosexualité masculine ne se limite pas aux pratiques sexuelles et qu’elle est liée à une façon de travailler, de penser, de s’exprimer.  Paradoxalement, le problème des couples homosexuels tient non pas à l’absence du féminin mais à celle du masculin.
Selon les sociétés,  les phases 1 et 2 sont diversement vécues. Une société qui privilégie la création, dans tous les sens du terme (y compris la création d’entreprises, de produits, de concepts) tirera un maximum de profit de la phase 1. Si en revanche, elle n’encourage pas, ne protégé pas les créateurs, elle risque d’être dépassée. Mais par ailleurs, une société vivra mal la phase 2 si elle comporte une population qui n’a pas le talent pour appliquer intelligemment  les nouveaux outils, les nouveaux modèles à des situations concrètes qui ne sauraient être inclues dans les formulations en amont, risque fort de perdre le bénéfice de la phase 1.
Or, en France, on peut se demander s’il n’y a pas un problème dans les deux phases, du fait qu’au niveau des prétentions créatrices, il y a beaucoup d’appelés et peu d’élus.  La plupart des gens veulent être soit des officiers soit de simples soldats. Il y a un manque de « sous-officiers », d’adjudants. Or, les femmes ont  vocation à occuper  ce stade intermédiaire, les hommes se plaçant au-dessus et les machines en dessous.
Si l’on prend le cas du milieu astrologique, nous pensons que la phase 1 n’est quasiment plus productive en ce qu’il n’y a plus depuis quelques décennies de renouvellement du model  et que la phase 2  ne l’est guère davantage en ce que seule l’application d’un nouveau modèle donne du travail, des emplois intéressants. On se retrouve avec des praticiens qui appliquent un modèle obsolète et qui n’a pas été repensé en profondeur et qui l’appliquent en croyant que leur outil peut les dispenser de prendre connaissance du terrain puisque l’outil lui-même est censé, à leurs yeux, décrire le dit terrain. Le paradoxe, c’est que c’est justement ce milieu astrologique qui devrait être le mieux loti qui l’est le plus mal.  Les cordonniers sont les plus mal chaussés.
La notion même de modèle censé être appliqué par un grand nombre de praticiens est vidée de son sens car on présente comme modèle un fatras de notions vieillottes et mal contrôlées, ce qui dispense les praticiens de devoir payer des royalties. Or, il est clair que si quelqu’un se sert de l’Astrologie Conjonctionnelle, il  est ipso facto redevable d’une contribution.  C’est le rôle des sociétés d’informatique astrologique d’assurer une bonne gestion des échanges entre créateurs et utilisateurs.  Dans les années soixante, Jean-Pierre Nicola avait mis en place une structure de ce type, avec le COMAC, autour d’un modèle et de praticiens reconnus par cette structure. Mais depuis d’autres modèles ont été élaborés qui laissent davantage de latitude aux praticiens, comme celui de l’Astrologie Conjonction elle qui a évacué le carcan du thème natal qui empiète sur le travail des praticiens en prétendant paradoxalement  le sous-tendre.
Il importe selon nous de réhabiliter la condition féminine en la débarrassant de ce qui la parasite actuellement car ce déséquilibre nuit gravement au fonctionnement de la société et ne permet pas de profiter au mieux du processus cyclique. C’est en renforçant la spécificité du pôle masculin /phase 1 et du pôle féminin/phase 2  que l’on échappera à la décadence.  Actuellement, c’est la confusion des genres à tous les niveaux, ce qui fait que dès lors que l’on ne sait pas distinguer le masculin du féminin, on se condamne à ne pas savoir distinguer entre phase 1 et phase 2 d’un cycle. C’est un cercle vicieux dont l’outil astrologique fait les frais.
Reconstruire la conscience féminine, c’est  comprendre qu’il y a un temps pour renouveler les idées et  les modèles en se délestant des applications anciennes –on fait la vaisselle, la lessive- on nettoie, on récure- et un temps pour appliquer, à nouveaux frais, un outil dégagé de ses scories et de ses incrustations. Or, les astrologues actuels  ne nettoient pas leurs outils, ce qui  rend l’Astrologie de moins en moins opérationnelle, en tant que telle et de moins en moins diffusable à grande échelle. D’où ces discours réitérés d’un savoir chèrement acquis et qui ne peut être communiqué que par le biais de traductions, de briefings, sans que le public puisse disposer, par lui-même, du dit outil pour l’appliquer à sa façon. En réalité,  le véritable dialogue se situe entre quelques concepteurs de modèles de plus en plus simples à connaturel et un public très large, ce qui, soit dit en passant, est exactement ce qui se passe dans le domaine technologique.  On n’échappe pas à la dialectique de l’un et du multiple qui est une loi fondamentale de l’univers et de toute civilisation, au cœur évidemment du monothéisme et de l’idée de monarchie. Il est probable que pour faire avancer une humanité de plusieurs milliards de personnes,  il faut un nombre très limité d’humains – quelques dizaines de millions-  qu’il convient de repérer, de recenser, que ce soit pour la création ou pour la procréation, pour vivre pleinement la phase 1 qui détermine la phase 2.  Le Nil est un bon exemple de cette irrigation et d’ailleurs c’est en observant les crues du Nil que l’on s’est intéressé aux étoiles fixes (Sirius/Sothis) avant d’appliquer  ce modus operandi à la structuration des sociétés humaines.
 
 
 
JHB
26. 05. 13

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La dimension collective du féminin

Posté par nofim le 28 mai 2013

Dans notre travail de réflexion et de recherche sur le féminin et les femmes, la femme nous apparait de plus en plus comme un être collectif, beaucoup moins « individualiste » que l’homme, moins « personnel » et somme toute moins original, on le voit notamment dans les phénomens de mode avec des formules reprises à l’identique par un grand nombre ( Panurge), ce qui n’est pas sans faire penser à des « consignes », à des « interdits » (ce qui est dit ‘entre » plusieurs personnes).
Paradoxalement, les femmes sont attirées par le concept d’individu, on le voit dans leur engouement pour l’astrologie et les horoscopes avec des portraits « sur mesure ». Mais on est souvent fasciné par ce qui nous manque.
On reproche souvent aux femmes de ne pas savoir garder un secret, cela correspond effectivement à cette idée de conscience  collective.  Les proches d’une femme ne peuvent qu’entrer dans la confidence. Ils la conseillent et elle est en demande d’où d’inévitables fuites. Une arme de la femme est d’ailleurs la rumeur.
Face à la femme, hydre à plusieurs têtes, se dresse l’homme, le héros, tout seul. Voilà qui illustre bien la dialectique du masculin (un) et du féminin (multiple). Si la femme s’appuie  sur les « siens », l’homme, quant à lui, se repose sur lui-même,  il la joue « perso ». On est dans la communication « interne » et non pas « externe », ce qui signifie qu’il se passe beaucoup de choses dans sa tête, ça s’agite,  c’est le creuset des idées qui se succédent mais toujours en circuit fermé. En ce sens, l’homme, même dans la solitude, est «pluriel » à l’intérieur de lui-même, ce qui fait qu’il ne faut pas trop se fier à son « isolement ». A contrario, une femme seule est réellement handicapée car elle ne trouvera pas en elles assez de ressources. Opposition entre introversion et extraversion.
La femme, de ce fait,  est plus sociable que l’homme en ce sens qu’elle sera plus fidéle en amitiés, puisque ses amis font en quelque sorte partie d’elle-même, constituant une sorte d’organisme collectif, d’équipe, de réseau. L’homme, quant à lui, est plus libre de ses mouvements et s’attache et se détache plus facilement, du fait d’ailleurs de sa faculté à faire le deuil, à oublier, à se nettoyer de l’intérieur, à faire le vide dans sa tête. A l’intérieur de lui-même, il ne laisse guère de place aux sujets secondaires, évite de se disperser, se concentrant sur ce qui en vaut la peine. Par comparaison, la femme  perd beaucoup de temps à gérer ses relations avec autrui, elle ne peut se permettre de négliger ses proches avec lesquels elle est en symbiose alors que l’homme a des liens plus superficiels et plus précaires, du fait de son économie personnelle, plus égocentrique avec des performances individuelles supérieures.
Les relations entre les deux sexes ne sont certes pas de tout repos, du fait des différences de fonctionnement et donc de valeurs, de priorités.  Le probléme des femmes, c’est la lourdeur des communications, l’éparpillement des énergies. La femme est souvent absorbée par son entourage alors que l’homme  est plus en mesure de s’en délester, de s’en distancier, ne comptant finalement que sur ses propres performances.
Le point faible de l’homme est ce que Jean-Jacques Rousseau appelait « l’esprit de l’escalier », c’est-à-dire les idées qui viennent trop tard. La femme a besoin d’espace, l’homme a besoin de temps. Priver la femme de son espace et l’homme de son temps, c’est les affaiblir. Autrement dit, dans l’immédiat, l’homme ne donne pas le meilleur de lui-même mais s’il a du temps, il peut surprendre et trouver la parade, la solution, la faille. Il lui faut donc gagner du temps pour entrer en consultation avec lui-même. Là encore, l’astrologie nous apparait comme une sorte de prothèse pour les femmes en ce que le «thème » avec ses diverses planètes donne une assez bonne idée de la complexité du psychisme masculin alors que la femme, on l’a dit s’inscrit, s’épanouit  au milieu de personnages en chair et en os.  Chacun dispose ainsi de ses propres armes. Chez la femme, le consensus, la rumeur, le « mot d’ordre » et chez l’homme, le coup de génie,  l’idée à laquelle personne n’avait songé et qui rend obsolète les approches précédentes. Il est clair que lorsque l’homme a  pris une décision, en lui-même, il ne risque pas d’être freiné par qui que ce soit, à condition toutefois qu’il parvienne à faire régner la paix et l’harmonie dans sa tête, ce qui est crucial autant que pour la femme le calme autour d’elle. En ce sens, les femmes ont une certaine faculté à  gérer l’ordre extérieur, à diriger mais beaucoup moins à y voir clair dans leur tête. On voit donc qu’il y a une certaine complémentarité entre les deux sexes.  C’est un peu la tête et les jambes, l’idée et ses applications multiples. Pour dominer l’homme est contraint de mettre la barre toujours plus haute et de déstabiliser les gens par la nouveauté de sa démarche.  Sans cet atout, ce joker de la nouveauté, l’homme est rapidement débordé par la meute féminine. Et c’est pourquoi la femme se méfient de ce qui est inédit et qui risque de rendre obsolète son savoir-faire et la contraindre à s’initier auprès de l’homme en lui faisant allégeance.
 
 
 
 
JHB
28. 05.13

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Les femmes, force d’appoint

Posté par nofim le 26 mai 2013

Le problème qui se pose pour les femmes reléve en grande partie du discours, plus probablement que des « faits ». Entendons par là qu’en pratique, il y a un décalage entre les propositions et les actions. Il y a une sorte de religion féministe qui ne résiste pas aux réalités sur le terrain si ce n’est sur un mode symbolique, comme dans les instances représentatives dont la fonction reste avant tout emblématique par opposition à la « société civile ».
En vérité, tout dans le comportement féminin  se présente dans une logique d’appoint, quand celui-ci n’est pas biaisé par quelque idéologie – et toute l’astuce des féministes consistent à présenter la résistance à cette idéologie comme une autre idéologie qui aurait pour nom le « machisme » alors que c’est le féminisme qui est une utopie décalée, liée à une idéologie progressiste caractéristique du XIXe siècle.
Il convient, en effet, de classer les femmes comme une force d’appoint, comme un « renfort » au même titre que l’immigration, l’une venant de l’intérieur, l’autre de l’extérieur de la société considérée, les femmes, de par le processus exogamique, ayant une vocation très ancienne de déracinement. Mais qui dit appoint dit, quelque part, intrusion (odd man out), pièce rapportée.  Le débat, soulignons-le, se situe au niveau des discours. Qu’il y ait des étrangers au sein d’une société est une chose, que ceux-ci soient assimilés ou se considèrent comme tels – assimilation valant pour similitude- en est une autre. Il est sain, pour une société, de garder une certaine conscience de la différence et ce d’autant plus qu’il pourrait y avoir risque de confusion.
Les femmes, instinctivement, viennent se placer dans une dialectique de l’appoint, du complément, du prolongement, de la valeur ajoutée par rapport à un monde qui existe  elles  et qui peut, le plus souvent s’en passer, si l’on met de côté la question de la procréation qui les instrumentalise et ne fait pas appel à leur intelligence humaine. On est plutôt dans l’ordre de l’animalité pré-humaine.
Il y a certes des périodes où une société donnée peut être tentée de faire appel à des éléments extérieurs mais c’est à terme un facteur de fragilisation avec des risques de « virus » comme dans le cas de l’ordinateur branché sur Internet. Toute forme de communication externe est d’ailleurs problématique, sujette à interférences. Nous opposons communication externe et communication interne, intégrée. Tout recours  à un objet extérieur (machine, personne) génère de la vulnérabilité, des risques d’infection,  de pollution. Mais de même qu’un ordinateur a une certaine autonomie, des processus intégrés, de même certains êtres humains sont fortement autonomes et peuvent en tout cas se couper de l’extérieur si nécessaire, ce qui renforce leur faculté de résilience, par un certain mouvement de repli stratégique, de retraite.
Pour reprendre le cas des ordinateurs, nous avons pu observer que la meilleure manière de lutter contre une infection extérieure consiste à privilégier les fonctions intégrées, ce qui correspond à un recentrage. ce qui évite l’implosion. Une société qui implose est une société dont le centre se vide et dont la périphérie est envahissante. Or, les femmes appartiennent à la périphérie, laquelle tente d’occuper le centre, à la façon d’un coucou voulant s’emparer d’un nid étranger. Les femmes sont mues par un besoin de conquéte non pas d’elles-mêmes mais du monde extérieur, c’est ce qui les distingue des hommes qui privilégient l’exploration intérieure, ces deux explorations intérieure et extérieures étant paralléles.
Il ne semble donc pas que les femmes puissent  être placées sur un pied d’égalité avec les hommes, en dépit de leurs prétentions abusives. On l’a dit, la procréation se situe à un stade très primaire et qui risque de le devenir de plus en plus avec de nouvelles formes de gestation qui vont peu à peu s’imposer et être mieux conformes à l’ordre social. De deux choses l’une, soit les femmes adopteront un profil plus bas et accepteront un statut s’inscrivant dans une forme de polygamie, c’est-à-dire de dialectique de l’un au multiple, soit elles chercheront l’épreuve de force, en s’appuyant sur le champ technologique externe- ce qui est déjà en soi un aveu de décalage- et dans ce cas, l’on irait vers un scénario  à la Matrix avec des femmes uniquement utilisées pour leur corps et n’ayant pas droit à une existence à part entière. C’est cette nouvelle lecture de Matrix que nous proposons tout comme la Planéte des Singes préfigure un monde dominé par les femmes.
JHB
28. 03. 13

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La femme au présent

Posté par nofim le 26 mai 2013

La femme et le rapport au présent
Par Jacques Halbronn
 
La conscience de l’absence  n’est pas chose simple.  L’absence renvoie à un passé  qui se dérobe. Mais face à une œuvre, comment savoir d’où elle vient, ce qui  l’a précédée, préparée ?  Sans conscience du passé, il reste que l’on tend à survaloriser le présent. Quand on va à un concert de musique classique, comment  avoir à l’esprit le compositeur alors même  que ses interprètes occupent le devant de la scène ici et maintenant ?
Remonter dans le temps exige une toute autre culture que de s’en tenir à l’apparence des choses ici et maintenant. Quand  quelqu’un joue une œuvre, n’est-on pas tenté de lui en attribuer tout le mérite, quand bien même ne ferait-il que reprendre, une fois de plus,  une partition jouée mille fois auparavant ? Tout le monde ne peut se permettre d’aller au-delà de cette impression  du moment.
En fait, notre jugement est le plus souvent superficiel. Il ne fait sens que par rapport à notre subjectivité.  L’historien aura un tout autre regard sur le monde. Il ne saurait se contenter des apparences.  Il dénonce le plagiat, l’imitation car il connait les précédents et en recherche toujours d’autres de façon à rendre à César ce qui est à César et à ne pas consacrer un imposteur, un voleur.
Selon nous, les femmes vivent dans le présent, dans la spatialité et pour elles les absents auront toujours tort.  Or, la conscience du manque exige une certaine forme d’intelligence. Ce manque nous ouvre les portes du passé. Le présent se décompose et se déconstruit par ses incohérences, ses déviances. Mais comment percevoir une déviance quand  on ne connait pas l’origine des choses ?  L’historien répond que  le passé  se perpétue par diverses traces, par des « pistes » que l’observateur à l’œil aiguisé sait déceler. Les hommes sont plus doués que les femmes pour remonter le temps et se libérer de l’emprise du présent.
Quant au futur, il semble qu’il soit également promis plus aux hommes qu’aux femmes. Qu’est-ce qu’arpenter le futur, sinon  dépouiller le passé  de ses scories, de ses particularités.  Le philosophe est un prophète en ce que son propos, par son abstraction même vaut aussi bien pour le passé  que pour le futur. On laissera donc le présent, l’immédiat aux femmes, un présent coincé entre le passé et l’avenir.  En général, les femmes sont broyées par Chronos, le temps qui le traite bien mal comme on peut le voir dès que l’on ouvre un livre d’histoire, que ce soit de l’art, des sciences, de la philosophie, dont elles sont quasiment absentes.  En fait, les femmes n’ont d’existence que collective et c’est pourquoi la notion de propriété intellectuelle leur est assez étrangère. Elles s’approprient sans état d’âme tout ce qui s’offre à elles, dans le « partage ».  Le monde masculin leur est étranger car c’est avant tout un monde intérieur, invisible, organique alors que le monde féminin est un monde extérieur, visible, instrumental. Or, l’on peut dire que le passé  est à l’intérieur du présent, qu’il en est le noyau. Dans un monde idéal,  il suffirait de quelques hommes pour  que l’Humanité existe.  Les hommes appartiennent à des lignées historiques avec lesquelles ils se connectent alors que les femmes se situent dans la spatialité du présent, dans la « synthèse ».  La société des hommes traverse, transperce  le temps. C’est pourquoi la solitude des hommes n’est qu’une apparence car ils sont animés d’une vie intérieure qui s’ouvre à l’extérieur tandis que les femmes remplissent leur intériorité de ce qui se situe autour d’elles-mêmes. L’image de la femme dont sort l’enfant induit en erreur. L’enfant qui sort n’existerait pas sans la semence masculine, comme chacun sait. Dire que la femme « donne la vie » est  un abus de langage. La naissance est déjà un aboutissement et non pas un commencement. Là encore, le présent tente d’effacer le passé. .
 
 
JHB
23.05.13

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Sionisme et féminisme

Posté par nofim le 26 mai 2013

Féminisme et sionisme :  le mythe et la manipulation.
Par  Jacques Halbronn
 
Dans la présente étude, nous établissons un parallèle entre l’histoire du sionisme et celle du féminisme, deux  sujets que nous avions jusque-là traité séparément. Selon nous, ces deux populations ont été manipulées et quelque part mystifiées, au point d’épouser totalement les thèses  développées par certains utopistes à leur sujet, dans le cours du XIX e siècle et dans la foulée de la Révolution de 1789…
On notera que le couple Sartre-Beauvoir a traité de ces deux « questions » au lendemain de la Seconde Guerre Mondiale.  Le premier dans ses Réflexions sur la Question Juive et la seconde dans  Le Deuxième sexe. Dans les deux cas, on a l’impression que tant le juif que la femme sont des êtres en devenir   qui n’existent que par le regard de l’autre et donc aptes à assumer et à s’identifier à  tout projet qui se présenterait à eux.
Il est  difficile, comme dit la chanson, d’être  femme de nos jours sans être un tantinet schizophrène tant le décalage est grand entre l’idéologie et la réalité et il ne semble pas que les femmes  puissent, toutes seules, se tirer de ce mauvais pas qui a tout d’une chimère.  En quittant la proie pour l’ombre, les femmes risquent gros tout comme les Juifs en se rassemblant – ce qui a donné les camps de concentration tout comme l’Etat d’Israël.
   Les femmes  peuvent raisonnablement  se demander si elles n’ont pas été manipulées par certains hommes.  On donnera l’exemple des sionistes qui ont probablement, il y  a une centaine d’années,  été « coachés » par les millénaristes chrétiens pour mener à bien leur « retour » en Palestine alors qu’eux-mêmes n’en demandaient pas tant, comme l’a montré Herzl  lors de sa mort  envisageant  sérieusement la proposition britannique, autour de 1904,  concernant  l’Ouganda (cf. notre ouvrage Le sionisme et ses avatars.  Ed Ramkat, 2002). Herzl lui-même, dans son Etat Juif (1896-97)  signalait la solution argentine comme une option parallèlement à la solution « palestiniennes ». Installer les Juifs ailleurs qu’en Palestine aurait évidemment contrarié les « sionistes chrétiens » dont le scénario de fin des temps exigeait que les Juifs retournent  à Jérusalem. Et d’ailleurs, les Juifs religieux  auraient mieux admis une installation ailleurs car elle aurait été, à leurs yeux, moins sacrilège. Mais au cours de la Première Guerre Mondiale, les Anglais parvinrent à  prendre pied au Moyen Orient et à  la fin de  1917, la Déclaration Balfour  formalisait le projet d’installation d’un Foyer Juif en Palestine.  On sait, d’ailleurs,  que ce processus de retour à Sion n’est pas totalement étranger à la Shoah et en tout cas n’a pas été en mesure de l’éviter, de  prévenir l’holocauste.
En ce qui concerne la promotion des femmes,  il est assez clair que nombre d’hommes avancèrent  l’idée que le « progrès » passait en particulier par l’amélioration de la condition féminine, qu’il pouvait servir de critère de modernité de sorte que le monde de demain soit sensiblement différent de celui d’hier.  On voit que ceux qui poussaient les Juifs comme ceux qui poussaient les femmes avaient en tête de créer un monde nouveau, de produire une « révolution » au sens d’un recommencement, d’une redistribution des cartes, d’un New Deal. Juifs et Femmes devenaient les gages, les otages d’un nouvel Age.
L’autre jour, nous regardions une émission de télévision où il n’y avait que des hommes qui débâtaient et à un moment donné, l’animateur a demandé que l’on lût un passage d’un livre et alors une femme est arrivée pour faire la lecture et aucun des mots qu’elle a prononcés n’était de son cru. Elle avait simplement le « droit » de lire ce qui était marqué et elle s’en contentait, y trouvait son bonheur  en y apportant sa petite touche.  Cette scène se déroule en 2013, elle est  révélatrice de certaines contradictions majeures au regard de la condition féminine. On a parfois l’impression qu’il y a une pression qui s’exerce sur les femmes pour dépasser leur condition et qu’elles n’y parviennent que très marginalement, alors même qu’elles tendent à déserter ce qu’elles savent faire avec talent. On peut parler dans les deux cas d’une certaine « haine de soi «, une volonté de devenir l’autre, de passer de l’autre côté de la barrière, ce que les Israéliens ont réussi  à leur façon. Mais comme on dit,  rien n’est parfois pire que la réalisation de ses attentes et de ses rêves.
Nous lisons actuellement des ouvrages sur l’histoire de la peinture et nous sommes frappés par l’absence des femmes aussi frappante et flagrante que dans le domaine de la Science ou de la Philosophie, même quand l’ouvrage, excellent, est rédigé par une femme. (cf. Françoise  Barbe- Gall. Comment regarder un tableau. Ed. Chéne, 2008).   Quelque part, c’est normal si l’on s’en tient à un certain paradigme que nous défendons. Qui mieux qu’une femme peut apprécier le génie masculin ?  Et on l’a vu plus haut pour cette lectrice qui rendait si bien ce texte d’un homme. L’autre soir, nous assistions à une soirée en l’honneur du compositeur Camille Saint Saëns. Deux femmes assuraient le spectacle,  jouant sa musique,  chantant ses  textes mais aussi lisant ses notes personnelles. Cela ne leur faisait aucun problème que de se mettre dans la peau de  cet homme et quelque part c’était, en effet, assez naturel. Mais de là à revendiquer  que les femmes doivent conquérir le terrain des hommes, il y  a quand même un certain fossé,  si l’on va au-delà d’un prolongement, d’une imitation formelle, ce qui est tout à fait différent de la possibilité  de jouer un rôle comparable à  celui des hommes, notamment  en termes d’influence, comme nous le notions pour la peinture. Mais désormais vouloir limiter et préciser la place des femmes dans notre monde ne peut plus, au regard d’une certaine idéologie féministe  volontariste et révisionniste, voire négationniste,  que paraitre assez choquant voire révoltant et on nous sort la thèse d’un complot contre les femmes, thèse qui est rarement rejetée par les femmes et qui conduit à exiger des réparations du fait d’une culpabilité masculine qui aurait, par ailleurs,  à son passif l’esclavage et le colonialisme.
Comment les femmes se sont-elles laissé ainsi manipuler par quelques Pygmalions les prenant comme cobayes en jouant aux apprentis sorciers ? Dans nos précédentes études, nous avons montré que les femmes  étaient marquées par leur milieu, leur époque et qu’elles avaient une propension à s’approprier les choses, les idées des autres comme si leur moi était une sorte de trou noir aspirant inlassablement  ce qui passait à proximité (cf.l’Etre et le Néant de Sartre).  Le mimétisme féminin  ne pouvait d’ailleurs qu’être sensible à tout discours égalitaire, à la poursuite de tout projet de « normalisation », d’assimilation (terme très usité dans le monde juif diasporique), d’intégration, d’ascension sociale. Quelque part, on peut penser que les Juifs  qui viennent, qui « montent » (Alya),  en Israël ont été manipulés, qu’on leur a fait miroiter des perspectives qui mettraient fin à la condition juive comme les femmes veulent échapper à la condition féminine.
Libération « du » Juif, libération de « la » femme. Deux singuliers, deux concepts.….
Dès que l’on émet des doutes sur le sionisme, on est traité d’antisémite et dès que l’on s’interroge sur la vraisemblance d’un certain prophétisme féminin, on est  traité de misogyne. La question qui se pose est effectivement de définir quelle est la place des femmes dans notre société ainsi que celle des Juifs. Pour ce qui est des femmes, nous pensons qu’elles ont vocation à  « porter » à leur terme les projets masculins et elles le font instinctivement. En fait, le problème, c’est l’interprétation de leurs actes et non pas leurs actes en tant que tels.  Il est fréquent en effet, dans de nombreux domaines, que le discours soit décalé par rapport  à la réalité.   Pour ce qui est des Juifs, le problème se situe en quelque sorte à l’autre extrémité du spectre. Ils nous paraissent incarner  une certaine masculinité par leur capacité à marquer les esprits, par l’influence qu’ils exercent dans le monde, et il en serait ainsi même si l’Etat d’Israël n’existait pas. Il est d’ailleurs possible que les Juifs apparaissent comme un obstacle à la victoire du féminisme, tant les Juifs illustrent   la faculté de certains hommes à  montrer le chemin alors que les femmes sont plutôt en position de suiveuses. Avant-garde contre arrière garde. Nous dirons plutôt que ce ne sont pas tant les femmes qui en veulent aux Juifs que ceux qui  manipulent celles-ci. Dans les années soixante, le sociologue Georges Friedmann avait publié  Fin du peuple juif ?  à propos du destin des Juifs en Israël.  Les Juifs ont vocation à être très minoritaires car les meilleurs d’entre eux sont de fortes individualités qui rayonnent sur un environnement non juif alors que les femmes ont vocation à être très majoritaires tant  à partir d’une seule et même impulsion, il est possible de  donner naissance à un grand nombre de réalisations.
La démarche des femmes et des Juifs engagés dans certains mouvements messianiques   nous semble voué à provoquer le rejet et donc pourrait se révéler contre-productrice, ce que l’on a déjà pu observer mais ce n’est encore qu’un début. Ce rejet est dû à une réaction viscérale de l’ADN humain – on peut parler d’anticorps- à réagir face aux contre-vérités qu’on voudrait lui infliger. Il ne faudrait pas que l’exaltation de quelques ultras  aboutît  à des « solutions finales ».   Ces populations par trop influençables collectivement sont des proies toutes trouvées pour  ceux qui veulent accélérer artificiellement le cours de l’Histoire en raison d’une croyance en la fin des Temps ou à l’avènement d’une Ere nouvelle dont le statut des Juifs et des Femmes serait le signe avant-coureur..
JHB
24. 05.13

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