Polygamie‏

Posté par nofim le 26 mai 2013

L’importance du monde sémitique  au XXIe siècle et le débat sur la polygamie.
Par Jacques  Halbronn
 
Pour celui qui observe le monde actuel, une des bizarreries les plus flagrantes a pour nom monogamie. En effet, rien  ne nous apparait sur aucun plan justifier un tel principe et ceux qui sont en faveur de la  monogamie seraient bien en peine de s’expliquer à ce sujet au regard des activités humaines en général lesquelles sont foncièrement l’illustration du modèle opposé, celui de la polygamie. Comment en est-on arrivé là ?  Quels sont les effets de la monogamie sur la crise de la civilisation ?
Tout observateur du monde ne peut que noter à quel point la dialectique de l’un au multiple, qui sous-tend le paradigme polygamique,  est universelle, dans l’établissement de toute forme de loi (sur les plans juridique (nul n’est censé ignorer la loi), religieux (monothéisme), scientifique, artistique (la partition et ses interprétations) etc.). En linguistique, le mot est porteur de diverses significations, d’autant qu’il peut se décliner, se conjuguer, se parer de nombre de préfixes et suffixes (substantifs). La Bible, elle-même, nous offre des exemples de polygamie chez les patriarches et notamment chez Jacob/Israël, le père des 12 tribus.   L’Islam a perpétué la polygamie dans ses mœurs  jusqu’à nos jours.
Il est clair, nous semble-t-il, que le monogamisme  (qui est à l’opposé du monothéisme, en fait) conduit dans les faits, à conférer aux femmes un statut égalitaire avec la constitution du tête à tête du couple même si la famille, en elle-même,  tend à une certaine forme de polygamisme, dès lors que naissent des enfants et notamment des filles, ce qui peut conduire à l’inceste. La prohibition de l’inceste  va dans le sens du monogamisme. Mais l’on peut aussi dire que le monogamisme  pousse, par compensation, à l’inceste de par les limitations qu’il provoque. L’inceste serait alors une façon de contourner le monogamisme, un retour du refoulé. La double prohibition de l’inceste, de la polygamie va de couple avec celle du viol qui est l’accès  sauvage à une autre femme.  Il nous semble que la prohibition de l’inceste va en sens inverse du polygamisme lequel ne saurait encourager l’inceste puisqu’il ne provoque pas une pénurie de partenaires.
La monogamie nous fait songer aux « 35 heures », c’est-à-dire que l’on recherche le plein emploi. Or la polygamie ne risque-t-elle pas  de condamner un grand nombre d’hommes au célibat.  En ce sens, le célibat imposé par l’Eglise catholique romaine ne serait-il pas  le corollaire d’ une certaine pénurie de femmes  dans les classes les plus démunies  un peu comme le végétarisme au niveau alimentaire, également lié à une certaine pénurie ?
En interdisant la polygamie, on aura voulu  instaurer une certaine justice sociale et  mettre fin aux privilèges des riches accaparant ainsi toutes les femmes. Les classes les plus démunies ne pouvaient se permettre la pratique de la polygamie. Avec la monogamie, on a donc affaire à  un nivellement par le bas. Mais à quel prix ?
Comme nous l’avons dit dans nos textes consacrés aux pratiques alimentaires, la pénurie n’est pas forcément une bonne conseillère. Pas plus d’ailleurs que toute forme de manque, naturel ou accidentel (handicap, incapacités etc.)
Il y aurait certainement moins de divorces si l’on admettait la polygamie et moins de solitude, plus de solidarité.   Le monogamisme a introduit toutes sortes de délits tels que l’adultère, c’est-à-dire la relation  hors mariage. L’aggravation des statistiques de divorces témoigne des insuffisances du modèle monogamique lequel va à l’encontre d’un certain besoin  de renouvellement et de diversité. Les femmes tendent à brandir le Surmoi du monogamisme  face à toute forme d’infidélité,  de « tromperie » et les rois de France n’ont respecté le monogamisme qu’à la lettre.  En pratique, le mot « maîtresse »  montre les limites de cet interdit qui peut être contourné.
.Alors que l’on vient d’entériner en France le « mariage pour tous », il semble que l’on aille encore plus loin dans le monogamisme. Le PACS était déjà un élargissement de ce principe au-delà du mariage stricto sensu.  Ceux qui nous lisent savent que le grand défaut du monogamisme tient au fait que la société n’offre pas de lisibilité sociale en termes de centralité alors que le polygamisme est une école de centralité.  Même lorsque l’enfant apprend une langue, il pratique le polygamisme et nous savons depuis Chomsky que la structure du langage  est le calque de celle de la pensée, c’est-à-dire qu’elle est dans notre ADN. Le polygamisme est certainement plus dans l’ ADN de l’Humanité que le monogamisme, ce qui  sous-tend –on l’a dit- la plupart des activités économiques, scientifiques, juridiques. Même la notion de « capitale » d’un Etat  est poligamique tout comme toute idée d’autorité, à commencer par l’organigramme d’une entreprise, d’une armée. Les élections sont placées également sous le signe du polygamisme, ce qui donne un Premier ministre entouré de ses ministes, dans de nombreux pays..
Dès lors, comment peut-on justifier le monogamisme, sinon, comme nous l’avons dit,  au nom d’une société paralléle qui s’est constituée dans un contexte de pénurie et qui a fini par faire de nécessité vertu ? On notera à quel point les solutions marginales tendent à envahir l’espace. On pense aux ascenseurs initialement réservé aux personnes à mobilité réduite qui sont devenues monnaie courante. On pense à ces plats traditionnels qui sont de la nourriture  de pénurie,  de substitution, et à laquelle la petite bourgeoisie est parvenue à donner des lettres de noblesse.
Il reste que la disparition du modèle polygamique constitue un sévère handicap  dans l’apprentissage de la vie,  en ce qu’elle correspond à la perte d’une clef épistémologique cruciale  tout comme le paritarisme hommes/femmes- qui en découle peu ou prou- diffuse un message erroné qui là encore égare quant à l’intelligibilité du monde.  Les données sociologiques et démographiques aggravent encore les erreurs de perception. Le quasi égalité des sexes sur le plan démographique  est  interprété comme la preuve que les deux sexes se valent et sont donc, si l’on peut dire, socialement interchangeables. Il est clair que dans une  société polygamique, les hommes devraient être en minorité mais vient se greffer la question du suffrage universel qui débouche sur une exigence de représentativité au plus haut niveau de la répartition démographique des électeurs.  Autrement dit, dès lors que la démographie et la démocratie sont ce qu’elles sont,  nous allons vers un « clash » à plus ou moins long terme qui ne peut se terminer que par la fin des démocraties, à moins évidemment  d’une  exclusion des femmes du suffrage universel, ce qui fut, rappelons-le, la position française jusqu’à la fin de la Seconde Guerre Mondiale.
Les femmes posent de fait la question du vote des étrangers. Elles sont en vérité étrangères au monde tel qu’il s’est constitué intellectuellement, artistiquement, depuis des millénaires. La lecture de toute histoire de l’Art est édifiante et l’on se dit dans la plupart des domaines que l’Humanité n’a aucunement eu besoin des femmes pour réaliser ce qu’elle a réalisé depuis des siècles et l’essor actuel de la technologie va encore aggraver la situation puisque cette technologie empiété avant tout sur les activités  féminines, la question de la procréation/prostitution  étant vouée à devenir  à terme  une forme d’esclavage et d’élevage  physiologique à la  Matrix.  On peut donc raisonnablement prophétiser le retour d’ici la moitié du XXIe siècle de la polygamie et en ce sens  nous pensons que nous allons vers une révolution islamique, à savoir que le monde arabo-musulman peut  prendre un avantage stratégique sur les sociétés pratiquant la monogamie en ce sens qu’à l’avenir, l’environnement dans lequel  vivront les gens sera un vecteur majeur de qualité de vie et d’exploitation des ressources humaines
Ce qui sous-tend en effet notre propos, c’est la question des modèles véhiculés par une société auprès de ses membres et notamment de ses enfants. Or, il y a là une très grosse marge de progression et d’amélioration, qui passe par la maitrise de toute une série de signaux qui peuvent éveiller l’esprit des membres ou au contraire les abrutir. On a déjà signalé au cours de divers textes les messages véhiculés par les modes alimentaires, par les modes linguistiques (certaines langues étant plus formatrices que d’autres, avec le problème des emprunts mis en évidence en son temps par Etiemble autour du « franglais »),  les structures juridiques (autour de la question du mariage, point particulièrement mis en avant actuellement, ce qui inclut évidemment le problème de la monogamie, qui est un très mauvais modèle), les structures politiques avec  une refonte des modes électoraux,  les structures économiques  avec  une réforme de la propriété intellectuelle qui protège beaucoup mieux les droits des »designers » de ceux qui créent non pas tant des œuvres que des styles, que des modèles qui seront appliqués par un grand nombre de personnes, ce qui est l’expression par excellence du polygamisme.  On peut souhaiter notamment que le monde juif, notamment en Israël,  revienne à terme à la polygamie qui n’a été abandonnée chez les Séfarades que dans le cours du XXe siècle. On ajoutera qu’une très grande vigilance devra également être activée à l’encontre de toute invasion technologique qui fausserait la perception de la valeur intrinsèque des personnes.  Face à ce monde « sémitique » qui  assumerait pleinement, à tous les niveaux, le modèle polygamique, l’on aurait un autre monde  qui verrait les humains totalement asservis aux machines et chaque humain ne se distinguant de l’autre que par son équipement externe et non par son ADN, ce qui garantirait une totale égalité  entre hommes et femmes. En  ce sens,  le sionisme dont la vocation était de s’inscrire au sein du monde arabe, par ses échecs répétés, en dépit de l’apprentissage d’ une langue sémitique, l’hébreu, devra repenser radicalement  son positionnement en se souvenant que l’Islam  a repris à son compte une grande part du judaïsme- à l’instar du christianisme.
 
JHB
20. 05. 13

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Le problème social de l’homosexualité et du féminisme

Posté par nofim le 25 mai 2013

Une des lois fondamentales du vivant  est le rapport du un au multiple et vice versa. On pourrait parler de paradigme. Mais  dans quelle mesure en est-on conscient dans la praxis ? Prenons un exemple : on parle d’une supposition alors qu’il faudrait parler, au pluriel, de suppositions.   Il nous semble nécessaire de faire toujours apparaitre une certaine forme de multiplicité quand on passe du général au particulier.
Etre seul ou être membre d’un groupe, cela correspond à  deux statuts respectables. Mais il faut savoir où l’on se situe et l’assumer pour le meilleur et pour le pire. Le problème, c’est que le système politique dominant  ne tient pas compte de cette dualité, qui est aussi une symbiose de deux populations, l’une qui a vocation à assumer des positions solitaires et l’autre des positions grégaires, sachant que le groupe qui se place dans la diversité et la multiplicité est tributaire de personnages  incarnant l’unité voire l’unicité.  On nous accordera que l’unité propre à un groupe est d’un ordre différent de l’unité propre à un individu et qu’il est du domaine de la gageure pour  un groupe de s’affirmer uni. Et d’ailleurs, il ne peut l’être qu’au regard d’une matrice commune et non au regard d’actions forcément diversifiées et fonction de toutes sortes de contextes.
Il est important que notre société admette que  ce qui fait son unité relative dépend d’un petit nombre de personnes qui rayonnent sur un grand nombre de personnes.  Ce qui pose, on l’a dit dans un précédent texte, le problème des rapports entre minorité et majorité. On ne peut pas confondre en une seule et même structure, sur le même plan, dans le même sac, ceux qui sont des facteurs d’unité et ceux qui sont des facteurs de complexité et de diversité tout en dérivant peu ou prou des premiers.  On pense à la division ancienne prérévolutionnaire en trois Etats, noblesse, clergé, et « tiers Etat » qui se réunissaient périodiquement en « Etats Généraux », dont  les derniers eurent lieu à la veille de la Révolution de 1789, convoqués par le roi (Louis XVI).
Or,  force est de constater un certain dysfonctionnement qu’il convient de diagnostiquer à savoir le refus et le rejet du modèle de l’un et du multiple ou si l’on préféré l’idée selon laquelle le  groupe minoritaire serait déterminé par le groupe majoritaire, porteur, selon Jean-Jacques Rousseau, de la « souveraineté », dans le cours du XVIIIe siècle. Selon nous, si l’on peut admettre, comme nous l’avons suggéré dans un précédent texte, que le groupe majoritaire puisse faire son choix au sein du groupe minoritaire, il ne peut en aucun cas influer sur le contenu du dit groupe.  C’est comme pour un jury, il peut élire telle ou telle personne parmi les candidats mais il ne décide pas de qui sera candidat.
Mais comment, nous dira-t-on décider qui appartient au groupe minoritaire et qui appartient au groupe majoritaire ?  La réglé générale est que les hommes sont prioritairement concernés par  le premier groupe et les femmes par le second, tout en précisant que chaque groupe devrait avoir un droit de regard sur  l’autre. Il y a en effet des critères de validation à faire intervenir dans un deuxième temps en raison notamment de certaines déviances possibles. Force aussi est de constater que  les hommes sont beaucoup trop nombreux ou si l’on préféré que les femmes ne le sont pas assez encore qu’il convienne, éventuellement, d’inclure  à terme, certaines catégories de machines dans le second groupe, (cf.  Thierry Hoquet. Cyborg philosophie.   Penser contre les dualismes, Ed. Odile Jacob, 2011) voire d’animaux.
En fait, il nous semble que chacun des deux groupes n’a pas été correctement préparé dans l’enfance à assumer et à assurer son statut en raison de toutes sortes d’arrière-pensées « progressistes », voulant remettre en question un certain statu quo.  Et l’on pourrait le dire tant concernant la famille que l’école « mixte ». Tout se passe, en vérité, comme si  le statut de celui qui est dans le multiple n’était pas jugé aussi désirable que celui qui concerne le « un ».  En fait, il semble bien que la balance pencherait plutôt vers l’idée que tout le monde se place dans le deuxième ensemble, celui du multiple et que le premier ensemble   ne concerne pas tant des personnes que des institutions (cf. notre précédent article) à commencer par l’Etat. D’où l’idée actuellement que l’Etat doit résoudre les problèmes qui se posent. Or,  qu’est-ce que l’Etat sinon une représentation fantasmée du premier groupe constitué non pas d’une abstraction mais bien de personnes en chair et en os.
Au bout du compte,  la recension des individualités du premier groupe n’est pas menée de façon rigoureuse, loin de là même si de  facto il y a bien des employeurs et des employés, des producteurs et des consommateurs, avec chaque fois un petit nombre face à un grand nombre. Or, on doit déplorer que les personnes du second groupe n’étant pas bien formées, tendent à développer un certain minimalisme, à savoir qu’elles font preuve d’une certaine passivité et se limitent à  une valeur ajoutée médiocre.  Prenons un exemple en musique : une pianiste jouera la partition d’un compositeur mais elle ne se permettra guère de la prolonger, de la poursuivre, de l’arranger et elle n’en a  généralement même pas la compétence. Autrement dit, elle laisse aux individus du premier groupe  carte blanche pour fixer dans le détail ce que doivent faire les personnes du second groupe, minimisant ainsi son propre apport et limitant d’autant le champ de la diversification à partir d’un modèle unique. A la limité,  il faudrait que le modèle  déterminât par un processus de tirage au sort ce que chaque praticien doit faire, de sorte de limiter au maximum la portée de toute initiative.  En revanche,  tout le monde espère appartenir au  premier groupe, d’où une sorte d’exode du second groupe vers le premier, d’où une désertification du second groupe
Or, à quoi peut mener un tel surinvestissement par rapport au premier groupe – celui qui donne le la ?  A une situation d’échec avec beaucoup d’appelés et peu d’élus.  D’une part, une élite qui tire son épingle du jeu et qui a pour obligation d’être extrêmement dirigiste dans ses instructions, en laissant fort peu de latitude au niveau de l’exécution, ce qui fait l’impasse sur les ajustements sur le terrain et de l’autre un prolétariat qui ne sait faire qu’une chose : lire ce que d’autres ont écrit, qui n’a aucune prise sur le signifiant, sur le choix des mots et doit se contenter d’y  apporter un peu de vie, ce qui est médiocrement créatif.
On aura ainsi remplacé une structure duelle relativement équilibrée avec deux groupes complémentaires, l’un prolongeant l’autre dans la diversité  à une structure totalement inégalitaire où le second groupe est constitué de personnes  interchangeables, taylorisme oblige, et de plus en plus remplaçables par des machines.
Autrement dit, si les femmes ne se ressaisissent pas et  ne cessent pas de courir après des chimères d’appartenance au premier groupe, elles vont, sous peu,  voir leur rôle se réduire comme une peau de chagrin, coincées qu’elles seront entre les créatifs et les machines. Symboliquement, la disparition des secrétaires – métier essentiellement féminin par tradition – témoigne d’une telle évolution.
En tant que compositeur,  nous avons une idée assez clair du rôle que pourraient jouer les femmes si elles étaient correctement formées et préparées, à savoir que nous créons un certain style de jeu, de sonorité qui peut  contribuer à la constitution d’un certain nombre de personnes  travaillant sur  le processus que nous avons enclenché. Elles pourraient adapter notre musique à divers instruments,  à diverses formations instrumentales. (Quatuor, orchestre) et leur rôle ne consisterait pas seulement à suivre la partition. Elles auraient le droit de combiner  les choses à leur guise, de modifier l’ordre des « mouvements », d’improviser et  elles auraient ainsi en commun une matrice qui n’en ferait pas moins l’unité du groupe et que nous leur aurions fournie et dont elles seraient tributaires, à différents niveaux, y compris celui des royalties.
Il convient, en effet, de préciser le débat  actuel sur la question de savoir si les femmes peuvent faire ce que font les hommes, puisque c’est bien là une sorte de leit motiv.  Encore faut-il préciser ce que font les hommes. Hâtons-nous en effet de préciser que beaucoup d’hommes sont condamnés à assumer un statut féminin au sens où on l’a défini plus haut. Donc le fait qu’une femme effectue le travail de ces hommes-là n’est nullement concluant.  Le problème est donc délibérément mal posé. En revanche, il est assez probable que les femmes soient plus aptes à faire ce travail subalterne  que certains hommes se sont accaparés en aval et donc  ces hommes-là  prennent  effectivement leur place. C’est cette catégorie d’hommes qui  ne parviennent pas à « faire école », à rayonner, à polliniser  qui  généré de la confusion et relégué les femmes à un statut  ancillaire assez peu intéressant.  Car qu’on le veuille ou non la relation entre les membres du premier et du second groupe passe par  une certaine complémentarité  sexuelle.    Les homosexuels tendent à isoler les hommes des femmes et à constituer  les deux groupes sur la base uniquement d’hommes. Il revient donc aux femmes non pas de contester le pouvoir masculin mais de s’en prend aux déviances, dans tous les sens du terme, qui se manifestent. Et c’est là qu’il conviendrait de réviser  singulièrement la stratégie des femmes de nos jours.
On rappellera donc, en conclusion, que nous appelons hommes, au plein sens du termes, des personnes capables d’élaborer des structurs,d es méthodes, des styles pouvant employer un grand nombre de femmes.  Donc, une femme qui affirmerait le travail d’un homme en faisant abstraction de cette condition se tromperait de cible.  Une femme qui accomplirait une œuvre sans fournir de travail à d’autres  ne peut dire qu’elle fait le travail d’un homme même si des hommes, de facto, font cela. Le rôle d’une femme n’est pas de donner des modèles à autrui mais de collaborer collectivement à la mise en œuvre d’un projet. Les femmes se trouvent donc directement en concurrence avec les homosexuels qui prennent leur place parce qu’ils ne parviennent pas à affirmer leur propre centralité.  Nous définirons l’homosexuel  homme comme un homme qui ne parvient pas à trouver non pas son centre mais sa centralité sociale.  Le cas de la structure de couple fait également problème et généré bien des malentendus.  Comme on l’a dit plus haut,  la position centrale est difficilement compatible avec l’existence d’un seul partenaire. Il s’agit donc là d’une cote mal taillée et est peu ou prou assimilable à une forme d’homosexualité  au sens d’incapacité à assumer pleinement sa virilité dans le rapport du un au multiple. C’est évidemment une solution qui permet de « caser » un maximum d’hommes  mais elle fait problème en ce qu’elle ne permet pas bien d’apprendre le masculin qui n’a fondamentalement pas vocation à  vivre dans le cadre binaire. L’homme ne fait sens que face à la pluralité d’un groupe dont la diversité est compensée  par un même référentiel masculin.  La femme seule ne dépend donc pas de l’homme puisqu’elle n’a pas de cohérence collective à  constituer.  La disparition de la polygamie  est selon nous  le début d’une certaine forme de décadence. Jusqu’à présent,  cette polygamie se maintenait à toutes sortes de niveaux mais désormais, bien que dans les faits elle se perpétue, son dysfonctionnement est  probablement la cause de la décadence de l’Occident.  Nous pensons que si dans les prochaines années, on ne reprécise pas notre modèle de société selon les lignes que nous avons ici définies, on basculera dans une nouvelle ère, qui sera  centrée sur la machine et où les facultés spécifiques au premier groupe seront de plus en plus  négligées.  Que l’on songe au jugement de Salomon !.
JHB
19. 05.13

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Les femmes et l’Etat

Posté par nofim le 25 mai 2013

L’état, un mythe féministen mythe  féministe
Par Jacques  Halbronn
 
Nous vivons dans un  monde  marqué par une hypocrisie certaine  où l’on se garde d’appeler les choses par leur nom car cela impliquerait la reconnaissance de certains faits quelque peu gênants au regard de certaines idéologies égalitaristes de gauche.
Prenons le cas du « droit au  travail ».  Ceux qui revendiquent un tel droit  s’adressent à ce qu’on appelle l’Etat censé garantir et appliquer un tel « droit ». Mais ce qu’on appelle Etat est en fait un substitut au facteur « masculin » (cf.  Thierry  Hoquet, Cyborg philosophie. Penser contre les dualismes,  Ed Seuil  2011)
Le droit au travail, c’est en fait l’attente d’un emploi. Et pour qu’il y ait des emplois, il faut bien qu’il y ait des employeurs, des « chefs d’entreprise ». Mais on préféré parler de l’Etat, c’est plus abstrait, cela ne pose pas franchement la question des classes sociales, d’une certaine hiérarchie.  Pour quelqu’un qui a des difficultés à assumer la dualité socio-professionnelles, il est plus commode de se référer à l’Etat.
Mais l’Etat, c’est bel et bien  une façon déguisée de  traiter du pouvoir masculin si ce n’est qu’en situant le masculin  au sein de l’entité Etat,  l’on enlève leur masculinité aux hommes, ce qui permet de revendiquer une égalité des sexes  face à ce Léviathan qu’est l’Etat (Hobbes).  Le masculin ne serait plus incarné face au féminin, il serait une sorte de structure transcendantale,  une projection dans une autre dimension et de la sorte il serait évacué.
Il convient donc de se méfier de divers termes assez ambigus à l’instar de l’Etat comme le mot « langue » qui également  renvoie à quelque chose qui se situe dans un autre espace-temps qui nous échappe, qui nous dépasse, un « acquis » qui correspond au « droit à une langue », comme on a un « droit au travail ». Cette «langue »,  se substitue à la pensée. Autrement dit, tout le monde en apprenant à parler apprend à penser. C’est un héritage. Il n’est pas alors nécessaire de faire une place aux philosophes, aux penseurs qui sont – comme les employeurs- le plus souvent des hommes. Et l’on pourrait en dire de même des machines, presque toujours dans leur conception initiale l’œuvre de quelques hommes.
On pourrait aussi parler de la « Musique  classique », entité qui recouvre en fait une réalité essentiellement masculine mais que l’on tend à situer dans un passé, ce qui conduit à ne pas s’intéresser à la « musique contemporaine » en ce qu’elle concernerait des gens en chair et en os, ce qui serait pénible pour certaines catégories de personnes.  On préféré les compositeurs morts et la mort  est effectivement une forme de transcendance qui n’éveille pas  de douleur chez les gens qui ont du mal à assumer la dualité masculin/féminin et tentent par tous les moyens de la  « réduire » ou de la transposer sur d’autres plans.
Or, l’on s’aperçoit qu’une telle stratégie de communication conduit à une impasse. On voit bien que l’Etat est peu ou prou impuissant à créer des emplois. Il serait peut-être plus heureux d’accepter l’idée que les  hommes sont plus doués pour créer des emplois que les femmes. Autrement dit, la crise actuelle serait selon nous liée à la non reconnaissance par la société du rôle créateur des hommes.
Et cette crise est extrêmement difficile à résoudre quand on prend conscience que cela exigerait une réévaluation radicale de certaines idéologies utopiques. L’on peut cette fois  bel et bien parler de la nécessité d’une révolution copernicienne puisque tout est lié à la question : qui tourne autour de qui ? Est-ce le soleil autour de la Terre ou l’inverse. Ce n’est qu’en renonçant à tout postulat égalitaire entre les sexes que nous sortirons de la crise et ce sont les sociétés qui le comprendront le plus vite qui  prendront l’avantage. Or, la gauche est  plombée par un certain féminisme qui s’est manifesté de façon caricaturale avec la parité ministérielle. Ce signal est carrément en contradiction avec l’affirmation non pas d’une égalité mais bien d’une complémentarité.  
Mais pourquoi les femmes n’acceptent-elles plus l’idée de complémentarité au niveau socioprofessionnel ? Il faut comprendre que si les femmes ne jouent pas le rôle qui leur incombe, c’est une cause de déséquilibre et d’appauvrissement.  En effet,  les femmes ont vocation  à démultiplier l’impulsion masculine.   Logiquement un employeur emploie plus d’un employé, ce qui va totalement à l’encontre de l’idéologie du couple laquelle semble être devenue un schéma dominant bien que totalement décalé. Tout le monde est d’ accord cependant pour admettre qu’il puisse y avoir des centaines voire des milliers d’employés, de salariés dans une entreprise. Mais peut être le mot « entreprise «  aussi finit-il par devenir une abstraction qui évite de se référer au masculin.  On emploie même des sigles où le mot entreprise n’est plus qu’une initiale (genre PME etc.)
Combien de temps faudra-t-il à la France, à l’Europe pour se délester d’une mythologie féministe qui a fait long feu et qui est la cause principale et inavouable de la crise, qui  crée un double langage, un énorme gâchis de potentialités.  Ce n’est pas à l’Etat qu’il faut faire appel mais au monde masculin  que l’on a fini par appeler « Etat », ce qui aura conduit à une vision de plus en plus abstraite du masculin. ce qui confère aux débats actuels un caractère assez surréaliste.  
Il revient à la Droite  d’aller jusqu’au bout de l’idée d’une décroissance de l’Etat à condition de privilégier  le fait que l’Occident ne survivra qu’en maintenant puissamment son pôle masculin qui a toujours été le moteur de son rayonnement. Les sociétés qui ne seront pas disposées à cet aggiornamento seront condamnées à la décadence.
 
JHB
19.05.13

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Le distinguo hommes–femmes

Posté par nofim le 17 mai 2013

Le débat sur le masculin et le féminin  est faussé  notamment par le fait que l’on ne dépasse pas le stade d’une sorte de consensus sémantique d’assez médiocre facture, comme si les associations d’idées  qui nous viennent à l’esprit suffisaient à faire le tour de la question. Tout se passe comme si le langage était porteur d’un savoir, un réservoir de vérités, ce qui fait que l’on peut parler pendant des heures sur le sujet uniquement sur la base de connotations, de synonymes.   Il est vrai que le public a été laissé à l’abandon sur ce sujet et qu’au lieu de citer tel auteur, l’on se contente de jouer aux associations de mots qui sont souvent des jeux de mots.
Nous avons voulu, pour notre part, fournir des éléments un peu  plus sérieux que cette approche par trop impressionniste du sujet.
Il est clair que le débat ne se réduit pas au fait que les femmes peuvent accomplir certains travaux dévolus aux hommes car les travaux en question ne sont pas  les plus intéressants et  ils peuvent également, dans bien des cas, être réalisés par des machines et cela sera le cas de plus en plus à l’avenir.
Il  va de soi que nous vivons dans un monde où bien des perspectives sont faussées et là  encore évitons de faire preuve de trop de naïveté  en croyant qu’il suffit d’observer le monde  tel qu’il se présente à nous pour avancer sur le sujet.
Il  importe de regarder les choses sous le bon angle  et il est tentant de  mal poser le problème pour arriver à conclure que rien ne s’oppose à ce que la femme puisse, en toute circonstance- remplacer l’homme, quitte à se servir de la main à la place du phallus.
En fait, selon nous, la seule approche valable est celle qui s’appuie sur le modèle polygamique ou si  l’on préféré sur la dialectique de l’un et du multiple. Un homme « vrai » est celui qui est capable de laisser son empreinte sur un grand nombre de personnes.  Une personne qui serait simplement marquée par un homme ne correspondra donc point à cette définition car elle se situe à un autre stade, celui du récepteur et non celui de l’émetteur.
Le véritable critère serait donc, selon nous, celui de l’influence d’une personnalité sur une « communauté », quel qu’en soit le domaine. Un peu comme un homme fécondant et engrossant toute une série de femmes, ce qui renvoie à la notion de pollinisation (abeille et fleurs)
Une œuvre féminine ne peut jouer le rôle d’une œuvre masculine. L’une est le résultat d’une application, d’un prolongement, elle s’enferme donc dans le cadre d’un certain contexte et est ipso facto alourdie par l’intégration d’éléments extérieurs conjoncturels. L’autre n’a pas vocation à s’inscrire dans tel ou tel contexte puisqu’elle  émerge directement en préservant toutes ses potentialités.  Autrement dit,  l’œuvre au masculin est plus minimale -,  c’est un (premier) jet-  moins chargée que l’œuvre au féminin qui fait appel à toutes sortes d’ingrédients, s’apparentant en cela à de la cuisine. . L’œuvre au masculin est ouverte, l’œuvre au féminin est fermée sur elle-même, elle est ce qu’elle est, elle correspond en fait à  une certaine voie parmi d’autres possibles alors que l’œuvre au masculin préserve toutes ses virtualités.  
Bien évidemment, il ne faut jamais perdre de vue que, les femmes peuvent s’approprier tous les discours et parler comme des hommes.  Comment dans ce cas distinguer le vrai du faux ? On pense à Blade Runner (Philip Dick)  où l’on faisait passer des tests pour déceler les androïdes. Dans d’autres textes, nous avons signalé  que l’homme est plus autonome, ne craint pas la solitude, n’a pas un besoin compulsif de communiquer avec autrui alors que la femme  est viscéralement un être sociable, qui communique, qui partage.  Cela peut sembler paradoxal par rapport à ce qui a été dit plus haut : nous dirons que les hommes échappent plus facilement à leur milieu, à leur entourage, qu’ils  sont moins marqués par ce qui se dit et se fait, qu’ils savent mieux faire le ménage dans leur tête, ce qui  en fait parfois des êtres sans scrupules et capables de tourner la page plus facilement.  C’est cette autonomie de fonctionnement qui permet à certains d’entre eux de concocter des idées en avance sur leur temps et qui vont  marquer leurs contemporains, faisant ainsi époque.
 
JHB
14. 05.13

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Les femmes et la mémoire

Posté par nofim le 17 mai 2013

Tout vécu est subjectif.  Si quelqu’un affirme qu’il ne peut pas oublier ou pardonner, cela tient à une mauvaise maîtrise de son mental. Il est submergé par des informations  qui envahissent son psychisme et qu’il ne parvient à juguler, dont il n’arrive pas à faire le deuil. Ce faisant, quelque part, il se déconsidère quel le que soit la réalité obective de son ressenti qui est liée à un endiguement défectueux.
Autrement dit,  une personne qui  n’arrive pas à gérer ce qui se passe dans sa tête  se disqualifie et  elle tend à culpabiliser les gens qui sont la cause de ses maux alors qu’en réalité, c’est elle qui est débordée du fait d’une certaine incurie. On imagine ainsi qu’un acte ponctuel relativement anodin peut prendre des proportions inouies chez certaines personnes, donc totalement disproportionnées.   Comment  traiter la question des dommages intérêts, des préjudices ? 
On peut  certes jouer sur le mot « contrôle ». Il y a le manque de contrôle de celui qui se laisse aller à un acte de violence  maus il y a, bien plus graven le manque de contrôle de celui qui se laisse hanter par certains souvenirs traumatisants.  Tout dépend de la fragilité physique ou psychique de la personne concernée.  Ce qui fait probléme, ce n’est pas  le phénoméne ponctuel, l’accident, l’incident mais bien  la durée de l’impact. Et cette durée peut comporter une dimension pathologique.
Mais plutôt que de parler de pathologie individuelle, ne vaudrait-il pas mieux de parler de pathologie collective quand certains comportements sont récurrents chez  certaines catégories de personnes, comme les femmes ?
Les femmes sont marquées par la mémoire de l’affect. Elles ne parviennent pas à effacer certains souvenirs et cela finit par s’incruster dans leur psychisme du fait d’une insuffisance d’évacuation. Or, dans le domaine de la recherche, il faut savoir faire le deuil  de certaines sensations. Souvent ce sont les bons souvenirs qui sont plus difficiles à  rejeter que les mauvais.  Il y a des moments forts dans la vie qui nous  plombent et auquels on risque de s’accrocher alors même qu’ils ont pu être dus à une illusion, à un mirage.
On notera que les personnes qui  ont  un mental  qu’elles ne controlent pas  compensent  par une interactivité sociale que n’ont  pas les personnes qui  ne se laissent pas envahir par leur mémoire affective. Ce faisant, elles passent de l’invisible au visible, de l’intérieur  à l’extérieur. Elles sont plus à l’aise dans le rapport interpersonnel  que d ans le débat d’idées, plus aptes à rejeter une personne  perçue comme nuisible qu’une information dont elles ne sauront  prévenir les effets pernicieux dans leur tête.  Leur agressivité, leur systéme de défense se polarisera sur des personnalités et non sur  des idées, d’où des risques d’interférence.
Tout se passe comme si certains  espéraient  compenser un certain vide intérieur par  une certaine synergie et donc par une certaine synthèse. Mais fondamentalement, une personne en pleine possession de  ses moyens sera plus performante qu’un ensemble de personnes qui devront se mettre d’accord sur la marche  à suivre à moins de s’en tenir à une  discipline de fer, sans délégation.
 
 
 
 
 
JHB
11.05.13

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Les femmes et le Temps

Posté par nofim le 17 mai 2013

Lorsque quelqu’un  lit un texte écrit par un autre, dans un autre temps, il y a comme une distorsion temporelle qui se produit, une rupture de causalité.  Il se produit des interférences entre le présent et le passé même si l’on cherche à donner le change en mettant une petite couche de présent par-dessus. Or, c’est ce qui se produit quand quelqu’un lit un texte devant nous : il est certes devant nous, il sort de sa bouche des sons ici et maintenant mais quelque part cela sonne faux et  si nous ne sommes pas totalement abrutis, nous le ressentons ainsi.
De plus en plus, notre temps est pollué par  de tels décalages diachroniques qui tendent à aplanir le temps, à lui ôter de son relief. C’est flagrant quand on nous fait passer certains messages en boucle. On entend quelque chose mais cela  émane d’une source absente, lointaine avec laquelle il n’y a pas de communication possible. Car tel est bien là le problème, celui qui s’exprime devant nous n’est pas responsable de ce qu’il dit, puisque ce qu’il dit appartient  à une autre temporalité.
On en arrive à  une certaine forme d’abstraction de par un tel nivellement temporel qui  justifie que l’on puisse croire que ce qui était « vrai » hier puisse l’être aujourd’hui.  Par « vérité », ici, nous entendons la vérité de l’instant, de l’interaction avec un lieu donné, avec un interlocuteur donné. La vérité de la relation est de moins en moins respectée. On tient des propos qui ne s’adressent  à personne en particulier même si celui qui les profère fait semblant de les improviser et de nous les adresser.  Le contact est truqué.
Les femmes sont particulièrement concernées par une telle problématique et elles ne peuvent d’ailleurs y faire grand-chose sinon le reconnaitre. Cela nous renvoie d’ailleurs aux machines qui sont dans l’intemporalité. Une machine ne tient pas compte de l’instant, de l’environnement. Le temps ne compte pas si ce n’est au niveau quantitatif, de la durée. C’est une autre façon de vivre le temps, de parler du temps et il ne faut pas se leurrer.
Chaque fois qu’une femme lit un texte écrit par un autre, joue une musique composée par un autre, elle se trouve en porte à faux avec le temps. La femme est constamment entre deux temps, celui de la source et celui de l’expression ponctuelle qui souvent passera par une répétition indéfinie du même propos, inlassablement. Or, en bonne logique, on ne saurait se répéter, ne pas tenir compte d’autrui. Or faire semblant de s’adresser à l’autre avec un support déjà constitué, c’est un simulacre, c’est une farce. Même dans le rapport sexuel, il peut y avoir une part de comédie de la part de la femme. Quand est-elle dans l’authenticité, à force de maquillage, d’adjuvants, de suppléments et de compléments ?
Or, faire appel à des supports préétablis, c’est bien ne pas se contenter de ce que l’on peut faire  à un instant T. En ce sens, la femme est fortement aliénée par le passé qui  envahit son présent. On a des exemples dans la Bible de tels subterfuges.  Jacob veut épouser Rachel mais on le force à prendre aussi Léa, par-dessus le marché.  Souvent, il y a un passager clandestin dans l’accord proposé, une clause qui  modifie    ce qui avait été convenu, qui vient s’ajouter. On a parlé dans un précédent texte des expédients ordinaires de la cuisine qui fait que l’on ne mange pas ce que l’on croit manger, car notre goût est délibérément trompé par une sorte de tour de passe-passe, de quiproquo.
De plus en plus,  il faudra exiger de vivre au présent et d’évacuer tout ce qui est importé d’un autre temps.  On interdira toute lecture de texte, de partition. Tout devra émaner de la personne en chair et en os et on n’acceptera plus les clones sauf à ce que cela soit reconnu explicitement. Mais on ne discute pas avec un clone. C’est une communication à sens unique.
 
 
 
JHB
10.05.13

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Les femmes et la cuisine

Posté par nofim le 17 mai 2013

Dis-moi comment tu manges et je te dirai qui tu es.  On parle ici des habitudes, des réflexes alimentaires. C’est ainsi que les personnes qui ont la manie d’ajouter systématiquement des sauces, des ingrédients de toutes sortes à tout ce qu’ils mangent  nous font entendre qu’elles se moquent  quelque peu de produit d’origine  et privilégient le résultat final.  Tout se passe comme si ce qui  était donné au départ était comme indéfinissable.
Il y a tout un art de la cuisine qui consiste à précisément  « truquer » le produit, à le « sauver » par le jeu des additions, lesquelles deviennent plus importantes, plus récurrentes  que les produits dont on part et qui, eux, peuvent varier. La cuisine homogénéise le goût  et  unifie en quelque sorte la diversité des apports.
Mais ce faisant, est-ce que cet art de la cuisine n’est pas plus généralement art de vivre, une éthique  qui privilégie  ce qui est ajouté sur ce qui est, une critique de la démarche ontologique, un existentialisme  où l’existence  se superpose sur l’être, au nom du devenir ? On connait la formule de Simone de Beauvoir, la compagne de Sartre,  sur la femme et le devenir qui nous apparait comme une fuite en avant où le futur, au fond, est censé révéler un passé qui autrement nous échapperait.
Tout ce qui est de l’ordre de l’être, de l’ordre du passé  serait en fait inaccessible et, faisant ainsi de nécessité vertu, ce qui compte c’est ce qui vient après (qui de-vient, qui dé-vie (via). On pense à la parabole de celui qui cherche un objet non pas où il l’a laissé  mais où il y a de la lumière.
Visiblement,  cette  passion « culinaire » qui est celle des ingrédients, du « plat » et non du produit en soi, révélé une certaine impuissance à accéder à l’essence des choses, à leur origine. Et cela caractérise  le psychisme féminin ainsi que celui des homosexuels qui  se situent plus dans le signifié que dans le signifiant. Car là encore,  le signifié est ce qu’on ajoute comme sens au mot alors que le signifiant c’est la production du mot  par-delà toute application spécifique, contextuelle.
Celui qui se nourrit  de nourritures  complexes, constituées de produits de base en quelque sorte « neutres », comme l’est tout ce qui se  fait au moyen des céréales, que l’on va enrichir en recourant à un arsenal d’ingrédients qui vont exciter le goût par-delà tout rapport avec la qualité intrinsèque du produit, confesse qu’il se considéré comme un profane, à qui l’entrée dans le temple de l’être est interdit. Nous opposerons ainsi vigoureusement le « plat » et le « produit ». Le couscous ou la paella sont des plats, un poisson, un steak, un fruit sont des produits dont la qualité peut certes varier mais qui est ce qu’elle est, qui ne ment pas, qui ne se farde pas.
Les femmes, dès lors qu’elles s’éloignent du produit pour aller vers le « plat » (ce qui désigne au départ un contenant (les Anglais appellent l’assiette « plate ») ce qui tient ensemble des choses diverses en une pseudo-unité),  se situent ipso facto en aval, après la bataille de l’être pour s’inscrire dans une problématique de l’avoir. Leur philosophie n’est pas celle du début des choses mais de la fin des choses  et c’est pour cela qu’elles sont attirées par l’annonce de la fin des temps, par les signes qui annoncent  que les choses ont radicalement et définitivement changé, ce qui revient à relativiser le statut de l’être qui n’est plus que provisoire, précaire. Les femmes  tentent  viscéralement de précariser l’être, le début, l’origine et à la limite le pouvoir, ce qui est en puissance pour se réserver le domaine du « passage à l’acte ». Ce qui compte pour elles, c’est la touche finale qui prévaut sur tout système. Comment cela va se terminer ? Les hommes déterminent, définissent, les femmes terminent, finissent.  L’existentialisme a quelque chose de féminin, jusque dans cette importance accordée à la mort et à l’absurde, chers à un Albert Camus,  auteur d’un Sisyphe. La philosophie existentialiste  correspond bien à une sorte de cuisine de la vie et elle  sous-tend en fait une montée en puissance de la démarche féminine.  Il  conviendrait de s’intéresser aux engagements politiques  d’un Martin Heidegger ou d’un   Jean-Paul  Sartre, en rapport avec les deux totalitarismes du XXe siècle. Nous y reviendrons dans de prochaines études. Il n’est pas surprenant qu’une des rares philosophes de haut rang du XXe siècle soit  Hanna Arendt, un disciple d’Heidegger.
On est consterné de la façon dont les mères de famille initient leurs enfants   à manger des gâteaux plutôt que des fruits, à consommer  des plats qui ne sont justifiés que par la pénurie et qui ne sont que des expédients.  Est-ce par hasard si le pain  a souvent la forme d’un rôti et dans les deux cas on  les coupe en tranche  notamment au petit déjeuner et au goûter.  Quant aux frites, l’on sait qu’elles visaient à imiter la friture de poissons. Il faudrait parler du fallafel, cher au Moyen Orient, c’est-à-dire de ces boulettes végétariennes qui singent les boulettes de viande. On est en plein dans la malbouffe. Or, celui qui trompe son propre corps sur ce qu’il lui donne à manger, qui lui fait prendre des vessies pour des lanternes, ne vise—t-il pas à  étourdir sa conscience, à détraquer son  baromètre intérieur ? On remarquera que celui qui mange n’importe quoi est souvent condamné à faire preuve d’un faible esprit critique.  Celui qui triche avec les nourritures matérielles se prépare à tricher avec les nourritures intellectuelles. Il a l’esprit faussé. En fait, tout se passe comme si l’on nous préparait à vivre dans un monde de pénurie, de vaches maigres, où  l’avoir  remplacera l’être au point que les hommes qui prétendront  accéder à l’être ne seront plus écoutés et donc ne pourront plus affirmer leur supériorité.  Cette cuisine – dans tous les sens du terme,  est le vecteur d’un complot contre l’être et donc contre l’Homme. On nous parle du végétarisme comme d’une solution en oubliant de préciser que le végétarien se hâte de rajouter à ses « légumes » du sel, des sauces de toutes sortes alors que ni les fruits ni les viandes ou les poissons n’ont besoin d’adjuvants.  Le végétarisme  comme le féminisme et l’existentialisme  sont des armes  qui visent  à nous résigner à la décadence.  Ajoutons à cela le machinisme  qui de plus en plus  fera que les dons propres à une personne n’auront plus guère d’intérêt par rapport aux  outils (externes) qu’on lui offrira, ce qui d’ailleurs aboutit à ce qu’on appelle la fracture technologique et à un certain jeunisme, le jeune étant aussi celui qui n’est pas porteur d’être et qui se réduit à un certain formatage, l’éducation étant la panacée universelle du discours féministe..
 
JHB
09.05. 13

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Les femmes et le viol

Posté par nofim le 17 mai 2013

Que nous apprend la question du viol sur le psychisme féminin ?  On entend que  la personne n’arrive pas à gérer  le souvenir de cet événement. On nous parle aussi d’un secret « trop lourd à porter ». Ce qui justifie des peines très sévères. Mais est-ce que le viol est vécu de la même façon pour une femme que pour un homme (par exemple en prison) dans une relation  à caractère homosexuel, si l’on, admet que le viol implique une pénétration ou du moins une tentative ?
Le phénomène du viol nous incite à réfléchir à la façon dont fonctionne le psychisme féminin. Pourquoi les femmes sont-elles si  perturbées par  un tel événement  si  mal vécu   et qui va hanter leur esprit ?
A la lumière des travaux que nous avons consacrés à l’organisation du monde intérieur et du monde extérieur et ce que cela représente pour chaque sexe, nous dirons que ce qui bouleverse la femme,  qu’elle soit plus ou moins jeune, c’est  qu’elle se trouve en face d’un environnement extérieur  hostile, et dans lequel  elle ne saurait avoir confiance. Désormais,  le rapport au monde extérieur se voit hypothéqué car comment  contrôlerait-il  parfaitement  ce qui se passe autour d’elle. Cela peut conduire à un e hypervigilance dans ses fréquentations, à un degré zéro de tolérance de tout ce qui  est perçu comme intrusif.  Mais cela  dénote aussi  une certaine difficulté à  contrôler ce qui se passe dans sa propre tête, l’émergence d’une conflictualité interne que la femme ne parvient pas à juguler. Et c’est probablement cette agression de l’intérieur qui l’emporte sur le spectre d’une agression de l’extérieur.
En effet,  les femmes parviennent assez bien  à organiser le monde dans lequel elles vivent, à se protéger des personnes qui lui font problème. Il leur suffit de ne pas/plus les fréquenter. Mais comment vivre avec  un monde intérieur agité ? C’est cela la vraie torture que quelque part l’on impose à soi-même car comment divorcer d’avec  soi-même ? On en arrive à se détester et en même temps l’on n’arrive pas à garder ses pensées, ses impressions pour soi-même. D’où le besoin, tôt ou tard, de faire quelque déclaration, de dénoncer, de « confesser » ce qu’on a eu à subir. Cela produit une certaine caisse de résonance.
Selon nous,  les hommes ne vivent pas les choses de la même façon  parce que leur relationnel, comme nous l’avons expliqué ailleurs,  n’est pas comparable.  Nous dirons que les hommes sont moins agités de regrets, de remords que les femmes. Ils ont un meilleur contrôle de leur vie « intérieure », ce qui leur permet de neutraliser  leurs pensées.  Ils parviendront assez vite à calmer l’agitation de leur psychisme, à digérer les choses et de plus ils  n’idéalisent pas  les gens autour d’eux et n’éprouvent pas le besoin de communiquer sur ce qu’ils éprouvent, ce qui évite d’autant  tout e amplification du vécu.  Tout événement de ce type sera donc singulièrement minoré chez  un homme « normal ».
Nous avons insisté sur le fait que les hommes n’entretiennent pas une relation  vitale avec les autres, du fait de leur égocentrisme. Toute déconvenue au  niveau relationnel sera donc relative et relativisée. A partir du moment où l’autre est vécu très tôt comme une rencontre passagère, précaire, conditionnelle,  il ne peut  porter atteinte en profondeur. L’investissement relationnel de l’homme est  faible non pas sur le plan quantitatif mais sur le  plan qualitatif  En ce sens, l’homme se liera facilement mais aussi se déliera tout aussi vite. Pour l’homme,  la facilité à renouveler ses relations est  un gage d’immunisation face à ce qui peut venir d’autrui. Certes, il risque fort de se retrouver seul  mais il est, lui-même,  son meilleur ami, avec  des tensions intestins qui se résorbent assez vite alors même qu’il peut supporter un climat d’hostilité ou d’indifférence autour de lui, n’appréciant d’ailleurs que peu les familiarités surtout entre hommes, le style « copain ». A contrario, les femmes ont des « copines » triées sur le volet, et elles restent  souvent très attachées à leur mère car, en fait,  leur entourage fait partie intégrante d’elles-mêmes ; elles vivent en symbiose avec leurs « proches  au point de dire les aimer autant qu’elles-mêmes…En fréquentant autrui, elles évitent de se retrouver seules en face d’elles-mêmes, avec une « conscience » hostile, qui les travaille, qui revient indéfiniment sur  ce qu’il aurait fallu faire ou ne pas faire.
La question du viol   mettrait ainsi en évidence la différence entre hommes et femmes sur le plan du relationnel  interne et externe en ce qu’elle se  situe à l’articulation précisément entre ces deux plans.  Quand on  a un rapport compliqué avec soi-même, est ce que l’on va se lancer dans une dialectique intérieure, dans une réflexion critique sur ses propres opinions ?  Les femmes sont plus ouvertes à la discussion externe qu’à la confrontation interne.  L’inconvénient, c’est que cette dépendance d’autrui pour avancer dans la réflexion accorde trop de place à la rencontre, est trop aléatoire en comparaison avec la puissance, l’excitation du cerveau quand il n’est pas victime d’inhibitions comme c’est bien souvent  le cas chez les femmes. Nous dirons que les femmes  sont capables d’obtenir plus de leur entourage que d’elles-mêmes,  ce qui correspond à une ergonomie moins performante. C’est dire qu’il n’y a rien d’extraordinaire à trouver des femmes en position de direction.,  de Margaret Thatcher à telle souveraine (Catherine II de Russie par exemple)  Ce qui est beaucoup plus rare, ce sont les femmes qui sont capables de fournir des modéles, des structures pouvant se décliner, se valider  sous les formes les plus diverses.
 
JHB
08.05. 13

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Les femmes et la musique‏

Posté par nofim le 17 mai 2013

La musique  est une affaire mystérieuse  qui concerne beaucoup de monde en tant que récepteurs mais  une « élite » en tant que producteur, comme le remarquait Claude Lévi Strauss, sans donner d’explication.  On touche du doigt en effet  avec la musique plus qu’avec toute autre activité l’existence d’un certain clivage qui trouve une de ses manifestations les plus flagrantes dans le fait que les compositeurs de musique, du moins ceux retenus par la postérité, sont quasiment tous des hommes.
De nos jours, les concerts publics ont comme programme des œuvres de compositeurs décédés pour la très grande majorité, même s’il existe des espaces voués à la musique contemporaine. Rarement, les deux groupes se combinent. Il serait bon qu’au moins une pièce contemporaine soit jouée à chaque concert et de préférence, pendant qu’on y est, improvisée, ce qui apporte un contrepoint à la musique fossilisée de Bach, Beethoven ou Debussy.  Il y a là une situation étrange que ce rapport  à la musique du passé comme si les compositeurs actuels n’étaient pas à la hauteur de leur ainés. Tout se passe comme si la créativité musicale appartenait à un temps révolu, ce qui irait dans le sens d’une ère décadente, égalitaire. Au fond, la revendication égalitaire des femmes se nourrirait de la déchéance masculine telle qu’elle se manifeste dans le champ musical. Même le jazz serait fondamentalement  une affaire  du passé en ce qui concerne ses « standards » On pourrait aussi imaginer des formules hybrides avec un orchestre jouant une œuvre bien déterminée et un soliste improvisant, ce qui existait peu ou prou avec la pratique dite de la « cadence ». Cela a évolué vers  une partition écrite pour le soliste, ce qui enlève de son intérêt et de son enjeu  à ce dualisme.
Il est clair que pour les œuvres anciennes,  le compositeur est éclipsé par l’interprété qui n’est pourtant qu’un interprètes parmi d’autres. C’est le privilège de la musique contemporaine de permettre la présence du compositeur. Or, une telle absence n’est certainement pas innocente, elle entretient, plus ou moins sciemment, consciemment, une certaine confusion.  L’interprété s’arroge ainsi un  mérite de façon quelque peu indue, son mérite étant en l’occurrence d’avoir fidèlement restitué l’œuvre concernée, ce qui n’est pas en soi un acte hautement créatif et personnel, même si chaque interprété y met du sien, par la force des choses, parfois à son corps défendant. Le traducteur est, comme on dit en italien, un traitre (tradutore-traditore), non pas tant parce qu’il ne rendrait pas la « pensée » de l’auteur mais parce qu’il se substitue à lui.
Mais revenons à ce mystère de la musique qui explique d’ailleurs certains stratagèmes, ce qui fait penser quelque peu à  une problématique alchimique et à ceux qui font vraiment de l’or face aux  charlatans.
A l’origine, selon nous, la musique était émise par la bouche, elle s’articulait sur ce que nous appelons le « toucher interne », qui ne passe pas par les mains. Les mains sont initialement étrangères à la production musicale et font  basculer d’une dynamique intérieure, invisible,  organique à une dynamique extérieure, visible, instrumentale.
Ce toucher interne est d’ailleurs ce qui permet à l’être humain de parler, de pratiquer une langue en reproduisant tel ou te son à volonté,  ce qui ne vas pas sans un certain tâtonnement, donc une tactilité interne qui ne fait aucune place à la main. Que dire de cette formule discutable : l’homme pense parce qu’il a une main ? Or, la main n’est pas le seul vecteur tactile que nous ayons et il serait faux de décider qu’à l’intérieur de notre corps, il n’y a pas de toucher. L’acte de siffler, par exemple, implique un tel toucher « intérieur » que l’on peut tenter de résumer  par une projection de souffle sur certaines parois, sur les « cordes vocales ». Mais cette tactilité interne vaut probablement aussi pour le fonctionnement du cerveau, sur les connexions qui y opèrent et qui peuvent impliquer une forme de « toucher » au niveau du rapport émetteur/récepteur, au sein même de l’organisme et non dans un rapport intérieur/extérieur. Il y aurait en ce sens une dialectique interne yin yang. En ce sens, l’homme autonome disposerait de cette dualité que l’on retrouve au niveau chromosomique. La femme, dans ce cas, se caractériserait par une fonction en moins et non par une fonction complémentaire et d’ailleurs nous sommes très sceptiques sur la notion de complémentarité entre hommes et femmes. Selon nous, il n’y a pas  de complémentarité systémique externe mais seulement interne. Cela dit, de facto,  les femmes prolongent l’impulsion masculine si ce n’est qu’une partie de la population masculine peut tout aussi bien jouer ce rôle, en ne développant pas une certaine polarité interne.
Selon nous, l’acte de création musicale sous-entend une activation interne du toucher, ce qui devrait tôt ou tard être mis en évidence par les neurosciences. Même lorsque le compositeur ne chante pas, ne siffle pas,  il est probable qu’une certaine forme de toucher  interne s’exerce néanmoins dans sa tête  et c’est cette dimension tactile interne qui ne s’éveillerait pas chez les femmes, même si tous les humains sont, à quelques exceptions près, dotés du pouvoir de la parole, ce qui exige une certaine maitrise « tactile ».. Pourquoi donc la parole et non pas la musique ? Nous  répondrons que la parole n’est pas originale dès lors qu’elle passe par l’apprentissage d’une certaine langue codifiée. Ce qui distinguerait précisément la parole de la musique, c’est que  l’une est commune à une population, dans le temps et dans l’espace alors que l’autre est une affaire personnelle qui peut communiquer sans qu’il y ait eu accord préalable. La musique est un langage sans paroles, donc foncièrement libre. La musique est à la source du langage mais le langage échappe à la musique  en  se cristallisant. Autrement dit, tous les humains seraient capables de reproduire des sons mais non de les produire. On n’insiste pas suffisamment sur ce distinguo sémantique entre production et reproduction et souvent une production n’est qu’une reproduction, ce qui est source de confusion. Les femmes reproduisent bien plus qu’elles ne produisent et  elles se sentent surtout capables d’ajouter  quelque chose à la production du fait même de la reproduction, ce qui confère à leur reproduction des apparences de production. On peut l’observer même au niveau externe : si l’on prend le cas de la préparation des « plats » face au produit initial, le souci des femmes est ce qu’elles vont pouvoir ajouter et non pas tant l’amélioration du produit. Là encore, l’on peut jouer sur le mot « améliorer ». Pour un homme, améliorer, c’est  donner un produit de meilleure qualité. Pour une femme, améliorer, c’est  ajouter au produit des éléments qui le rendront plus attractif. C’est tout un programme même ou surtout  si on est peu ou prou dans le non-dit. Selon nous, les femmes se situent dans le monde extérieur, « profane » (hors du temple), elles ne sont pas censées entrer dans la « Cité interdite » mais inversement, les hommes sont censés passer par les femmes, non pas dans le cadre du couple monogamique mais bien sur une base polygamique.
Le grand problème posé par nos sociétés dites démocratiques tient au fait que le nombre est déterminant. Or nous avons vu que l’humanité fonctionne sur le rapport de l’un au multiple. On ne peut mettre sur le même plan les producteurs et les reproducteurs  tout comme on ne peut mettre les producteurs à la merci des reproducteurs sous prétexte que ceux-ci, fort logiquement, sont les plus nombreux.  Le système démocratique tend d’ailleurs à créer une minorité, celle de ses représentants (Parlement), qui est constituée d’une infime partie de la population, ce qui est encore plus flagrant au niveau du gouvernement, de l’exécutif. Mais cette minorité, d’aucuns se plaignent qu’elle ne représente pas la population, d’où des revendications de paritarisme, ce qui est en fait une subversion du système qui longtemps n’a pas inclus  les femmes (y compris à Athènes). C’est dire que la pensée constitutionnelle a du pain sur la planche pour élaborer un système qui tienne compte d’une certaine dualité producteurs/reproducteurs mais aussi, ce qui est un autre sujet que nous avons abordé dans d’autres travaux  d’une certaine cyclicité, au lieu de fixer arbitrairement les échéances.  Nous sommes en faveur d’un constitutionalisme plus scientifique et moins abstrait.
JHB
08. 05. 13

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L’altérite des hommes et des femmes

Posté par nofim le 17 mai 2013

Selon nos travaux, les hommes et les femmes n’ont pas le même relationnel. Cela tient au fait que les hommes n’ont pas le même mode de fonctionnement mental. .
Nous avons fortement insisté dans de précédents textes sur le fait qu’il convenait de distinguer  activité « interne » et activité « externe », notamment en ce qui concerne le sens du toucher qui ne saurait se limiter à l’usage de la main, loin  s’en faut.
Le principal interlocuteur de l’homme (par opposition à la femme), c’est lui-même. C’est avec lui-même qu’il établit des relations de plus grande proximité et aussi de tolérance. On pourrait parler de sociabilité interne. En ce sens, la notion de solitude doit être repensée dans la mesure  où il y a une solitude interne et une solitude externe.
Inversement, les femmes seraient marquées par une sociabilité externe, ce qui implique une plus grande cordialité dans les relations avec autrui alors que la relation avec soi-même est plus pauvre  que chez les hommes. Et c’est cette pauvreté intérieure compensée par une certaine richesse extérieure qui fait toute la différence entre les sexes.
On notera d’ailleurs que chez les homosexuels,  il en est autrement. Les hommes homosexuels ont une plus grande sociabilité externe, communiquent davantage, ménagent  plus leurs relations en ce qu’ils en dépendent davantage pour bien fonctionner. Ils ont un sens plus développé de l’amitié. Pour un homme « normal », l’amitié  est d’abord celle que l’on développe avec soi-même. L’homme vise à créer un travail d’équipe en lui-même, la femme le fait autour d’elle-même.
On a là des ergonomies fort différentes et  l’on peut dire que celle des femmes est inférieure en efficience à celle des hommes du fait  des composantes qui interviennent.  L’homme doit gérer son monde intérieur avec une grande économie de moyens tandis que la femme dépend de son monde extérieur, avec tout ce que cela suppose de complications au niveau des relations entre personnes distinctes, d’où un réseau moins fiable et une plus faible autonomie/.
Si l’on se sert du modèle « polygamique » ou « pollinique »,  on comprend qu’il en soit ainsi : l’homme en effet est censé nourrir un certain nombre de femmes lesquelles constituent un ensemble dont le point commun est l’homme qu’elles se partagent. Chaque femme du groupe diffère par la façon de vivre la relation avec l’homme. Cela doit se transposer sur le rapport  de la théorie une aux pratiques et applications  multiples et variées et plus généralement  dans la dialectique de l’un et du multiple, la femme se situant dans le champ de l’interprétation, de la traduction, de l’arrangement, de l’ajustement,
La priorité pour un homme est son bon fonctionnement interne, tant psychique que physique. D’où son égocentrisme et  son refus des attaches exclusives puisqu’il est voué à  diffuser au maximum ce qu’il produit. Mais il ne s’agit pas de relations d’égal à égal.   L’homme attend surtout de lui-même, de ses propres performances bien plus que d’autrui. En cela, il pardonne plus facilement à autrui qu’à lui-même puisqu’il ne compte guère sur l’autre.
Quelque part, le fantasme de la femme consiste à se dire que l’union fait la force, qu’à plusieurs, l’on peut vaincre l’homme en constituant à l’extérieur comme une réplique de son intérieur à lui, de son organisme. D’où l’importance que les femmes accordent  à la cohérence du groupe, qui doit marcher « comme un seul homme ». Le problème, c’est que cette exigence de cohérence sociale  ne garantit pas une grande mobilité, l’espace ici  primant sur le temps alors que chez l’homme, la progression de la pensée dans le temps est primordiale, c’est ce qu’on appelle la réflexion, le cogito.  Quand l’homme doit  quelque chose à  quelqu’un, il le ressent quelque part comme un échec de son fonctionnement interne. Il se dit qu’il aurait du y penser par lui-même. Il s’efforce de corriger tout dysfonctionnement interne. Il a parfois l’esprit de l’escalier, c’est-à-dire qu’il lui faut un certain temps pour faire le tour d’une question, sans cependant avoir à recourir à une aide extérieure.
Dans la confrontation entre les individualités fortes et les groupes bien soudés,  ce sont le plus souvent les premières qui l’emportent. Les groupes n’ont d’ailleurs souvent comme  atout que de résister collectivement aux propositions, aux formulations masculines, sans oublier la force de l’inertie. C’est  là une forme de nuisance dont les femmes souvent abusent.  D’où l’importance pour les hommes de ne pas s’attacher à tel ou tel groupe et de pouvoir en constituer d’autres à frais nouveaux. La sociabilité externe de l’homme se limite à trouver des personnes qui se laisseront féconder par lui,  tant physiquement que psychiquement. Chez la femme, la sociabilité  permet de constituer une entité viable qui est non pas la personne mais le groupe, l’équipe…
Il faut ajouter que les femmes accordent une grande importance à ce qui vient de l’extérieur. Elles empruntent volontiers, ont une forte faculté é d’appropriation, d’identification. Elles dépendent énormément de leur entourage dont elles surveillent  avec la plus grande vigilance la composition, en évacuant tout élément perturbateur. Si l’homme accorde la plus grande valeur à l’authenticité personnelle, la femme  assume pleinement  de récupérer des données externes qui viendront compléter, compenser  son état. Ces données font partie intégrante de son environnement.  Les machines de toutes sortes sont les bienvenues chez les femmes. (Notamment tout ce qui concerne l’informatique, les média). La femme ne s’imagine pas toute seule, dans la « nudité » de l’être. Elle ne veut pas se priver de l’avoir qui vient compléter, prolonger un être qu’elle n’arrive pas à appréhender. Ce qui compte, ce n’est pas tant ce qu’elle est intrinsèquement que ce qu’elle peut acquérir, annexer, recruter. En ce sens, les femmes tendent à considérer la technique, sous toutes ses formes, comme son alliée pour faire pièce au pouvoir masculin.  La fragilité  du pouvoir masculin, c’est qu’il se limite souvent à un  très petit nombre de personnes qu’il suffit  de supprimer alors que la masse féminine  a conscience d’une certaine invincibilité, du fait de l’interchangeabilité de ses membres. La tentation chez les femmes conduit à vouloir profiter de l’énergie masculine, sous toutes ses formes, pour ensuite se débarrasser de l’émetteur, d’une façon ou d’une autre. Les héros du passé  sont préférables à ceux du présent ou du futur. La hantise des femmes au XXIe siècle c’est qu’un siècle de plus ne passe sans remettre en question la suprématie du génie masculin. Elles savent qu’il y a un compte à rebours. Si dans les trente prochaines années, elles ne prouvent pas qu’elles aient un « cerveau » comparable à celui des hommes, elles savent qu’elles risquent fort de devoir définitivement fermer la parenthèse d’un certain prophétisme féministe. Il ne s’agit nullement ici de faire ce que font les hommes car  il y a bien des activités masculines qui sont à leur portée mais qui sont d’un degré inférieur. Il s’agit d’atteindre les sommets de l’intelligence  et de la créativité et de parvenir ainsi à devenir elles-mêmes des éléments centraux, fécondants. Force est de constater que les revendications féministes actuelles ont mis la barre trop bas de façon à pouvoir crier victoire. Les sociétés qui ne laissent pas aux hommes la domination sont vouées à la décadence.  Les femmes douées peuvent prolonger très heureusement l’élan masculin. En se prétendant l’égal des hommes,  elles manquent  là où l’on a besoin d’elles. Mais le problème, c’est que les femmes actuelles  sont moins performantes que par le passé dans ce rôle de mise en pratique, de diversification. Cela conduit à un androgynat  croissant  de gens qui ne sont ni vraiment des hommes, ni vraiment des femmes, ce qui condamne à une médiocrité certaine.
JHB
07. 05.13

Publié dans FEMMES, POLITIQUE, SOCIETE | Pas de Commentaire »

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