La cartonomancie d’Etteilla (32 et 78)

Posté par nofim le 26 septembre 2014

 

La cartonomancie d’Etteilla: des cartes françaises aux

égyptiennes

par  Jacques Halbronn

 

En 1770, Etteilla se fit connaitre  pour son traitement des

jeux de cartes ordinaires, dites françaises. Son travail

connut deux rééditions en 1773 (Bib. Arsenal)

et 1783 (conservée au département des estampes de la BNF)

avec chaque fois de nouvelles introductions et préfaces.

Mais à partir des années 1780, Etteilla se fera le

propagateur du « jeu de tarots » qui est chargé d’une autre

dimension, et qu’il présentera comme le Livre de  Thot, avec

un lignage égyptien. Et c’est par ce biais qu’Etteilla

s’inscrit dans l’histoire du Tarot de Marseille, rôle et mérite que

l’on ne saurait lui contester. Papus parle à son sujet d’une

« mutilation du tarot véritable  »

Comment expliquer que son magnum opus ait reçu le titre

de Manière de se récréer avec le jeu de cartes nommées

tarots, en 4 cahiers. Titre en effet qui nous apparait comme

emprunté aux méthodes d’apprentissage du tarot en tant

que divertissement, amusement, jeu de société.?  Force en

effet est de constater qu’une telle présentation risque fort

d’induire- délibérément- en erreur le lecteur non averti.

D’ailleurs, Etteilla se référe à   La Maison des jeux academiques , contenant un recueil general de tous les jeux divertissans pour se
réjoüir, & passer le temps agreablement   À Paris,  chez Estienne Loyson. M.DC.LXV

(BNF 8° S 16525) ouvrage de La Marinière,  paru dans les années  1660  et dont un chapitre traite du jeu de tarots

et de son introduction en France; après avoir connu une vogue à l’étranger et notamment dans les pays d’expression

allemande/ .

 

I  Les cartes françaises

Les titres changent d’une édition à l’autre :

1770 Etteilla ou manière de se récréer avec un jeu de

cartes, Amsterdam, Paris, Lesclapart (Arsenal  8°S 14395)

On note que ce titre sera repris dans sa Manière de se

récréer avec le jeu de cartes nommées Tarots. On aura

simplement ajouté qu’il s’agissait de Tarots (cf  J. M. Lhôte;  Court de

Gébelin, Ed Berg  1983 p. 177)

1773  Etteilla ou la seule manière  de tirer les cartes

revue, corrigée et augmentée.  Amsterdam et Paris, chez

Lesclapart.(Arsenal  NF 49167)

1783  Etteilla ou Instruction sur l’art de tirer les cartes

3e et dernière édition par l’auteur de la Cartonomancie

Amsterdam  et Paris

(Estampes Microfilm , BNF Richelieu, Arsenal NF 6894))

La dernière édition signale d’ailleurs la parution de la

Manière de se récréer avec le jeu de cartes nommées

Tarots pour servir de troisiéme cahier à cet ouvrage

par Etteilla

Au début des années 1780, La lecture du Monde Primitif de Court de Gébelin révéle

à Etteilla tout l’intérêt du jeu de Tarot, dont celui-ci avait probablement eu connaissance

sans en saisir la véritable portée. (cf  aussi  en annexe du Monde Primitif analysé et comparé avec le monde moderne (.) ou Dissertations mélées (pp. 395 et seq)  Recherches sur les Tarots et sur la divination par les cartes des Tarots par M. Le C. de M*** (in Jean-Marie Lhôte, op. cit. pp. 145 et seq)  Il  cite  La Maison des Jeux Académiques  1665   p. 34  (p 149) qui comporte un chapitre

sur les Tarots, sans la moindre connotation ésotérique.  On peut d’ailleurs parler d’une

ésotérisation d’un jeu de cartes et on notera que les éditions du Tarot que réalisera Etteilla dans le cours des années 1780

porte un titre insignifiant sans aucune allusion divinatoire, peut être pour tromper la censure..

.  En lisant le volume 8,  Etteilla découvre que la série (il appelle cela une

« galerie ») a probablement subi des permutations, ce qui ne laisse d’éveiller son intérêt. Très vite, il va faire paraitre

des travaux sur ce sujet en y exposant un certain nombre de réformes.

Le passage du jeu de 32 cartes à un « jeu » de 78 cartes  s’accompagnera d’un certains transfert . Le nom d’Etteilla y est repris pour

signifier le questionnant et la questionnante. Mais alors que dans le jeu de 32 cartes, Etteilla conseillait de créer une 33e carte

en effacçant par exemple l’as d’un autre jeu- ce qui donnait une carte blanche, dans  le jeu  de 78 cartes, il remplace deux lames

par des cartes correspondant aux dits questionnant et questionnante. Par ailleurs,  le traitement qu’il avait fait des cartes « mineures » du jeu de 32 cartes (c’est à dire les cartes qui ne sont pas des « honneurs », selon la terminologie que nous emploierons désormais (cf infra), réparties en 4 « couleurs »  ont des rois réprésentant l’homme de campagne, l’homme de robe, l’homme blond et l’homme brun tant

dans le jeu à 32 cartes que dans le jeu à 78 cartes que présente Etteilla. Dans les éditions plus tardives, au XIXe siècle, on les associera au pape, à l’empereur d’allemagne, au Soudan d’Egype et au roi de France.Le  terme cartonomancie  englobera les deux pratiques.

 

II  Les tarots et le Livre de Thot.

Entre 1783  et  1785  quatre « cahiers » paraissent

(le dernier étant consacré à l’astrologie, toujours sous

ce même intitulé, ce qui explique qu’il n’ait longtemps point

été identifié en cette qualité. (c reproduit in f Jean-Marie L’hôte,  Court de Gébelin, Le Tarot,

Berg, 1983 p.  162) : Jeu des Tarots ou le Livre de Toth, Memphis, Lesclapart)

Etteilla y développe une critique du Tarot quant à l’ordre

des Arcanes supérieurs, en reprenant en partie les arguments de

Court de Gébelin lequel met en cause l’ordre traditionnel des Arcanes majeurs : Etteilla s’en prend aux

Cartiers  qui « ont renversé l’ordre du livre de Toth (…) Effectivement, une galerie (une série) qui contiendrait une histoire de cette sorte

serait  bien sottement composée. Nous verrons l’ordre des premiers Egyptiens mais

avant il faut reprendre ce faux ordre dans l’esprit le plus vrai ainsi que nous venons de faire

pour la Cartonomancie.  ‘(Second Cahier de  la Manière de se récréer, 1785,   reprint Jobert 1977, p. 36).

L’ordre qu’il adopte – comme on l’a montré dans une précédente étude- se

voit considérablement « chamboulé » et rappelons qu’un autre ordre sera encore

proposé en 1807 qui place carrément en tête l’arcane du Monde dont  Papus

dira que c’est la clef du Tarot, carte qui comporte le tétramorphe, donc une division en 4. (cf Le Tarot des

Bohémiens. Clef absolue de la science occulte, le plus ancien livre du monde) Etteilla  s’efforce de reconstituer

les procédés des cartiers  en vue de « symmétriser la galerie », c’est à dire l’ordre des cartes. Selon Etteilla, « les copistes  qui se

sont succédés y ont mis suivant l’époque où ils vivaient les  objets relatifs à leur manière de voir emblématique » (cf  Leçons théoriques

et pratiques du Livre de Thot, Amsterdam, 1787; pp. 10-11)

Le titre quelque peu anodin de ces 4 cahiers semble avoir été imposé par la censure. Etteilla aurait parait-il préféré pour titre

« La Cartonomancie égyptienne ou le Tarot. »

Les travaux d’Etteilla se perpétueront après sa mort, apparememnt survenue à la fin de 1791  avec notamment

Hugan alias Jejajel sans oublier le fils d’ Alliettte qui se présente sous le nom d’Alliette fils.  Une édition pirate sans aucune mention

d’Etteillla reprendra textuellement son nouvel agencement,  sous le nom de Mlle Lemarchant : Les Récréations de la cartomancie, ou
Description pittoresque de chacune des cartes du grand jeu de l’oracle des
dames, avec des combinaisons pour expliquer le présent, le passé, l’avenir : Paris : tous  les marchands de nouveautés, (1856) BNF V 44599) cf aussi  Julia Orsini (alias  Simon  Blocquel), Le Grand Etteilla; Reed./ Paris,  Leymarie, 1990)

Etteilla aura donc réussi à imposer  sa « version » du  Tarot mais sera  finalement marginalisé au point qu’on ne le considérera pas comme appartenant à la littérature consacrée au Tarot « classique » (de Marseille) alors que selon nous, il en est un critique et un réformateur. (sur la place accordée à Etteilla dans l’histoire du Tarot,  cf  Helen  Farley  A Cultural  History of Tarot  From Entertainment to Esotericism; B. Taurus  2009,  pp. 106 et seq. ; Cynthia   Giles   The  Tarot History, Mystéry and Lore   Paragon House 1992, , pp..  26  et seq.  Stuart Kaplan,  La grande  Encyclopédie  du Tarot, trad. de l’anglais,  Paris,  Tchou 1979, pp. 154-158)

On notera qu’Etteilla n’était pas parvenu, cependant, comme nous le proposons désormais, à  la conclusion selon laquelle les

arcanes majeurs devaient initialement comporter non pas 22 lames mais 24.

En effet,  il nous apparait que le jeu de 78 est une amplification du jeu de 32 et en étend la division en deux groupes, les honneurs et

les cartes mineures, répartis en 4 couleurs, soit 4×8 et 8×4.

Roi  Dame Valet  As

Dix-neuf, huit, sept

En fait l’As remplace ici le cavalier que l’on retrouve dans le Tarot qui correspond donc  à un état plus ancien du jeu de 32 cartes. Mais sur 78 cartes, le décalage est compensé.

Par extension:  on ajouta donc  24 cartes mineures : 4×6 :  six, cinq, quatre, trois, deux,  as et 24 cartes majeures qui sont les

arcanes dits majeurs du Tarot si ce n’est que l’on n’en a plus que 22 et c’est cette lacune que n’ont pas signalé les tarologues. Ce faisant,

ils n’ont pas non plus cherché à répartir les arcanes majeurs en 4 groupe de 6 cartes s’ajoutant aux 16 honneurs du jeu initial de 32

cartes, ce qui donnait un total de 40  « majeurs » face à 40 « mineurs., le  défaut rédhibitoire du 22 é tant qu’il n’est pas divisible par 4.

Etteilla a proposé de  voir dans les arcanes majeurs

les 7 jours de la création, les 4 vertus cardinales mais cela ne suffit

nullement à notre requéte. Nous avons nous-mêmes en 1983  (Mathémétiques Divinatoires, Ed Trédaniel), proposé d’isoler

dix arcanes dans le cadre d’un « tarot séfirotique » reprenant le principe posé par Papus de regrouper les lames totalisant 22.

Mais nous allons reprendre le dossier de fond en comble sur la base d’une division en 4  familles de six à lames. Il nous semble que  cela implique  qu’il n’y ait pas

à rechercher une quelconque unité, que la continuité

du début  à la fin de l’ensemble ne soit pas de mise. Quelques

lignes de clivage semblent en tout cas ressortir:

le pouvoir terrestre  avec 4 cartes qui se suivent;

papesse  – impératrice-empereur  pape    : 2 -3-4 – 5

le pouvoir céleste  avec l »Etoile, La Lune, le  Soleil, trois

cartes qui se suivent. 17 18 19

Il semble qu’il y ait également de bonnes et de mauvaises

cartes et que si l’on additionne deux cartes qui totalisent

22 on  ait  autant de contrastes (cf Mathématiques

Divinatoires  1983, pp 37  et seq) mais on en reviendrait alors  au

nombre 22!

Amoureux et Maison  dieu

Chariot  et Diable

Hermite et Mort

Roue de fortune  et   Pendu

Force et  Fou

En tout état de cause, il est étonnant qu’Etteilla n’ait pas perçu

que le jeu de tarot n’était  qu’une amplification, une

extension du jeu de piquet.  Dans les deux cas, il y a

des honneurs et des cartes « simples » sans images. Il nous

apparait donc clairement que l’on est passé de

deux  fois seize  à  deux fois  quarante et que face à  40

cartes sans images, il fallait   40 images, soit 16 + 24  et non

38.(16 +22). La recherche passe par la conscience du manque.

On notera que le Bateleur renvoie aux 4 séries sur sa

table:  coupe,  denier, épée  et  baton et qu ‘on en trouve

trace dans certaines arcanes majeurs:

le bâton, c’est aussi le sceptre de l’empereur et de l’impératrice

la coupe  figure sur les cartes de la tempérance et de l’Etoile.

l’épée s’observe avec la  Justice et la  faux de la mort

les deniers sont les disques du soleil  et de la  lune

Il faudrait d’ailleurs s’interroger sur le choix de ces 4

objets tant dans le jeu à 32 qu’à 78/80 cartes. En anglais,

l’on désigne le tréfle par club, bâton et pique par spade,

épée, carreau par diamond et seul coeur est rendu

par Heart et non pas Cup, ce qui souligne l’interaction

entre les deux « paquets » de 32  et de 78/80.

Bien entendu, les éxégétes n’ont pas manqué de relier

les 22 arcanes supérieurs aux 22 lettres de

l’alphabet hébreu et de  proposer une division en

trois groupes de  sept lames, ce qui nous semble être une

fausse piste. On notera ainsi que le Livre de

la Création (Sefer Yetsira) distingue 7 lettres doubles

alors que grammaticalement il n’y en a que 6, le resh

ne comportant pas de « daguesh » modifiant sa

prononciation. Cela a contraint le commentateur à

proposer  3 lettres mères au lieu de 4.(Eléments) et  douze

lettres « simples » pour les douze signes zodiacaux et les douze

mois. On notera aussi que 32 correspond à la somme de

22 lettres et des 10  sefiroth.

Le rôle de l’historien des textes est de déduire un certain

nombre de probabilités à partir de ce qui lui est donné à

voir, c’est à dire des « restes », des vestiges qui nous

parviennent, souvent hors contexte et sans la part de

l’oralité qui donne une autre portée à l’écrit. Face  à ces

24 cartes dont nous présumons l’existence dans le

projet initial, il y a en fait plusieurs découpages possibles entre

lesquels il nous faut choisir.

On peut ainsi diviser 24 par six mais aussi par quatre.  Ce

qui donne six groupes de 4 ou quatre groupes de 6. Or,

force est de constater que l’on trouve assez facilement

dans les arcanes majeurs des groupes  de 4 lames, qui se

succédent ou non.  Dans le cas des vertus cardinales, il y en

a 4 (cf  Court de Gébelin,   Du jeu des Tarots, p. 97, reprint

in  Jean-Marie Lhôte. Court de Gébelin,  Le Tarot, Berg, 1983)

et on ne peut donc guère songer à en ajouter deux pour

arriver à 6. Un autre groupe déjà signalé est celui

de l’empereur et du pape et de leurs contreparties féminines, ce

qui donne à nouveau 4.  C’est pourquoi nous pensons que

celui ou ceux qui ont pensé ce dispositif auront opté pour

six groupes de 4 et non 4 groupes de  6. Il nous

reste à tenter de reconstituer les 4 autres groupes mais

le cas des cartes comportant des astres s’offre aussi à nous:

soleil, lune, étoile et on peut y adjoindre le Jugement qui

fait immédiatement suite:  13   15 16 et 22

on revient aussi sur l’idée d’un groupe positif (Amoureux,

Ermite,  Chariot, Roue de  fortune et d’un

groupe négatif (mort, diable, maison dieu, Fou) en soulignant:

une certaine continuité numérique.

Restent deux lames de synthèse: le Bateleur et ses 4 objets

représentant les 4 séries des lames mineures et le Monde

avec le  tétramorphe. (aigle, lion, taureau, homme) On pourrait

ajouter les 4 tempéraments (comme dans le Kalendrier des

Bergers)

En fait, la principale erreur d’Etteilla est d’avoir cru que les 22 arcanes constituaient

un ensemble d’un seul tenant  et qu’il convenait d’en déterminer l’ordre  du commencement à la fin. Il

semble même qu’il ait voulu gommer la frontière entre arcanes majeures et mineures si l’on s’en

tient aux légendes qu’il associe aux diverses cartes.

Or, selon nous,  il s’agit d’une juxtaposition de 6 séries distinctes les unes des autres et ce sont les séries

qu’il faut ordonner et non leur contenu:  la série 1 est celle des personnages assis représentant le pouvoir

tant temporel que spirituel, puis lui fait suite la série des « bonnes cartes », puis celle des Vertus, puis celle

des « mauvaises cartes », puis celle des forces célestes. Quant à la sixiéme série, dont il ne nous reste que deux éléments, elle se situe à l’articulation entre la fin et le début de la « galerie », avec le Monde (XXI) et le Bateleur (I) formant une sorte d’ouroboros. Déjà en 1983,  nous avions (Mathématiques Divinatoires Ed  Trédeniel) opposé le groupe des  « bonnes » cartes et celui des « mauvaises « cartes. tant ces deux séries sont marquées par un expressionisme  qui ne se retrouve pas par ailleurs. Oswald Wirth

(cf Le Tarot des Imagiers du Moyen Age, Rééd.  Ed Tchou, 1978, pp. 51  et seq) avait distingué divers groupes d’arcanes. et opposé, par couples,é les lames totalisant deux par deux 23.(nous avions pour notre part opposer des lames totalisant 22)/ Wirth  avait circonscrit deux groupes de 4 lames  que nous avons nous -même isolés :

1  la Papesse et l’Impératrice  face à l’Empereur et au Pape

2 Les Etoiles, la Lune, le Soleil et le Jugement

 

Nous pensons que l’imagerie du Tarot en ce qui concerne

les arcanes majeurs puise dans le Kalendrier des Bergers.

(fin XVe siècle) mais on observe aussi que la Roue de

Fortune  s’origne dans le supplice de la roue pratiqué aux

Enfers et très représenté dans le dit Kalendrier au même

titre que le Diable et la  Mort. Inversement, selon Court de

Gébelin, le Pendu ne serait pas une mauvaise carte mais

l’allégorie de la vertu de Prudence. Quant  à la Maison Dieu,

est-ce une si mauvaise carte que cela? L’Hôtel – Dieu est un lieu

d’accueil pour les indigents, le symbole de la Charité.

On ne suivra certainement pas Wirth quand il écrit

 » Aux 22  arcanes primitifs ont été ajoutés 56 cartes à

jouer partagées entre 4 séries de  14″ Il est clair que pour nous

les arcanes supérieurs sont dérivés des 16 honneurs, ce qui

donne un total de 40 images. 22 n’est divisible ni par 6 ni

par 4. On notera cependant que le nombre 32 est important

en kabbale en ce qu’il totalise 22 + 10  sefiroth  et de fait

les 22  arcanes majeurs renouent avec  ce nombre 22 qui se

subdivise en 7,  12  et 3, selon le Sefer Yetsirah

Le Tarot est-il au départ un savoir divinatoire? On peut

sérieusement en douter. Il nous fait songer au Kalendrier des

Bergers où l’on retrouve les Vertus cardinales mais aussi

la Mort et les astres, à l’iconographie des Livres d’Heures.

Les historiens du Tarot ont d’ailleurs mis en évidence un tel

compartimentage:

« Ces images étaient réparties en cinq séries représentant les  états de la

vie, les muses ou arts, les sciences, des vertus et les planétes ou systéme du monde. Le tarot

serait né de l’adjonction à ces images de cartes numériques » (Cinq siècles de cartes à jouer

en France, Bibliothèque Nationale,   Bulletin du vieux papier,  facc 205, septembre 1963, p. 85)

 

.

Bibliographie

)
The Game of Tarot : from Ferrara to Salt Lake City / Michael Dummett ; with the assistance of Sylvia Mann
G. Duckworth
1980
Decker, Ronald
A wicked pack of cards : the origins of the occult tarot / Ronald Decker, Thierry Depaulis and Michael Dummett
Duckworth
1996
A history of games played with the tarot pack : the game of triumphs / Michael Dummett and John McLeod
the Edwin Mellen press
2004

R. Falconnier,  Les XXII Lames hermétiques du Tarot Divinatoire,

Ed Bélisane, Nice  1976, 2012

Gérard  Van Rijnberk, Le Tarot. Histoire, iconographie, ésotérisme,  Ed Trédaniel 1981

JHB

01  10  14

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Café philo ou Salon philo?

Posté par nofim le 16 septembre 2014

Du café philo au salon philo. Les formes de sociabilité.

par  Jacques Halbronn

Aucun principe n’est valable de façon constante. Cela dépend.

Il est des solutions d’attente qui ne sauraient être confondues

avec l’idéal. Cela nous raméne aux exemples tirés de  notre

mode d’alimentation. Tout  tourne en fait autour de la

question du partage. Partage de la nourriture, du temps de

parole, des responsabilités dans le cas des réunions de

type café-philo qui sont emblématiques de notre

problématique, d’où l’intérêt que nous leur avons

récemment accordé sous un angle ethnométhodologique en

tant qu phénoméne révélateur au point d’avoir envisagé

d’interviewer des gens sur ce sujet. En effet, certains

ont rédigé des « régles », qui visent en fait à modéliser un

mode de communication selon leurs voeux, ce qui n’échappe

pas à l’utopie parfois la plus cauchemardesque.

Nous commenterons un texte récemment distribué  et qui

date de 2003 intitulé « Café débat : régles de fonctionnement »

dont l’auteur est  Robin Branchu, animateur d’un café

philo à Bernay (Eure).

On en citera quelques passages remarquables qui méritent un

commentaire:

« retarder ses réflexes d’intervention »

« les interventions doivent être concises »

-en principe le rôle de l’animateur  s’arrête là, c’est  à dire

après avoir présenté les régles de fonctionnement »

-deux types de débats:  ordonnés et  désordonnés.

-tentation de  couper la parole

-Si on accepte les discussions par petits groupes, nous

ne formons plus un groupe(…) ça n »est plus un café

philosophique »

-Il me faudra intervenir  pour empêcher quiconque  de couper

la parole »

-Si!  On peut  laisser dire même n’importe quoi et y répondre

plus tard!

 

Notre commentaire:

On est là en face d’un texte qui prône une égalité dans

la distribution du temps entre tous les participants et qui

va jusqu’à  considérer que l’on peut carrément se passer

d’un « meneur de jeu »,ayant la charge de « recentrer » les

prises de parole. Et de conclure que cela se passe très bien

et que tout le monde est content de la sorte.

A notre avis, on fait là de nécessité vertu et cela nous fait

penser à la formule « quand le chat n’est pas là, les souris

dansent ». On est visiblement dans un rejet du « centre » et

en faveur d’une forme d’anarchie  non pas quant aux régles

mais sur le fond du débat qui est de traiter d’une certaine

question ensemble certes mais en avançant au fil du temps

qui passe (qui est généralement de deux heures).  Nous y

voyons le symptome d’un certain malthusianisme qui n’attend

pas de progrès mais gère les acquis, ce qui débouche sur

le partage entre tous puisque l’on ne croit plus à un nouvel

apport qui pourrait en émerger.

Robin Branchu  s’en tient à des régles qui constitueraient

l’identité du  genre « café philo » mais il semble au contraire

qu’il passe à côté de l’essentiel.

Cela dit, nous même, avons organisé en 2004 un grand

congrès sur 3  jours( on le trouve filmé sur  You Tube

(chaîne  Jacques  Halbronn) qui correspondait assez bien

à cette méthode. Nous étions ainsi parvenu à faire intervenir

un très grand nombre de personnes, autour de six

commissions qui pourraient correspondre à autant de

café philos. On pourrait d’ailleurs annuellement organiser

ainsi un grand congrès réunissant plusieurs café philos

en plusieurs salles et sur plusieurs jours, le tout dûment

enregistré (audio/vidéo).

Mais l’on en revient au fonctionnement idéal des cafés

philo : faut-il s’en tenir à des prises de parole réparties

-et donc rationnées- entre tous les participants s’étant

inscrit pour s’exprimer autour d’un thème central ou bien

s’agit-il  de constituer un débat qui peut en effet devenir un

combat d’idées entre des gens qui savent défendre leur

point de vue aussi bien qu’interpeller les autres

intervenants? A partir de quel moment, peut-on parler d’un

vrai « débat » (titre du texte de Robin Branchu) Est ce que

le seul fait de découper le gâteau du temps de parole entre

tous ceux qui veulent dire quelque chose peut faire un débat?

Qu’est ce qu’un débat? Voilà un bon sujet de café philo.

Nous dirons que dans un débat celui qui expose, s »expose et

il doit en assumer les conséquences de façon responsable.

Nous trouvons notamment un peu léger de voter sur des

sujets que l’on n’a même pas pris la peine de préciser par delà

une formulation des plus « sibyllines ». On nous répond que

lorsque le  sujet sera choisi,  on s’en expliquera. Mais ce sera

après le vote alors qu’il faudrait que cela se passât avant le

vote.  Un exemple d’une dérive surréaliste des cafés philo

où l’on se délecte de lancer des sujets dont on a absolument

pas la maîtrise et qui sont en fait simplement des questions

que l’on pose et que l’on se pose. Dans ce cas, qui va gérer

le débat si le sujet est lancé et voté de façon aussi

désinvolte? La personne qui a fait passer son sujet sans

le définir  va-t-elle porter le poids du débat si elle n’a pas

la faculté de comprendre ce que disent les uns et les autres?

Il arrive que les personnes censées responsables ne sont

pas à la hauteur et donc il faut bien que d’autres dans

l’assistance prennent le relais. Mais il y a là une crise du

systéme car  ce faisant, ceux qui assument une tâche mal

assumée se verront reprocher de perturber la réunion alors

qu’ils cherchent au contraire à la sauver en dépit des dites

insuffisances.  On voit donc que l’on nous oblige à accepter

l’autorité de personnes incompétentes à animer , et à recentrer

le débat après chaque prise de parole  (cf Raphaël Prudencio

comme exemple à suivre). En fait, c’est bien là que le bât

blesse: les personnes qui se mettent en avant vont, comme

le veut le principe de Peter, dépasser leur seuil de compétence.

Il est donc bon selon nous, que la responsabilité du débat

soit mise en place au cours du débat au vu des personnes

qui interviennent dans la première demi-heure.  Il ne suffit

pas de voter un sujet mais de déterminer qui va en garantir

la dynamique et ce ne sera pas forcément ni celui qui aura

suggéré initialement le sujet ni le préposé à l’animation

On évitera donc toute rigidité. L’incompétence est la plus

grande source de désordre et la compétence, on l’aura

compris, ne saurait se réduire à la tenue des listes de ceux

qui ont levé le doigt et du temps de parole.  Etre concis

ne se limite pas à parler peu de temps mais exige un vrai

contenu qui ne parte pas dans tous les sens.

Robin Branchu nous fait un éloge du »retard ». Il faudrait

apprendre aux gens à attendre pour prendre la parole. Ce serait

meme là tout l’enjeu de l’exercice.  C’est en fait le seul

bénéfice que son « traitement » apporterait: s’habituer à ne

pas réagir tout de suite à ce qui a été dit. On bascule là

dans une forme de thérapie ou de jeu pour enfants de 8 ans.

Ce qui n’est pas la vocation, il nous semble des cafés philo

mais un fantasme d’éducateur. Robin Branchu s’est donné

pour mission de nous éduquer, d’acquérir de bonns manières.

Cela dit,  nos travaux sur la cyclicité nous enseignent qu’il

est des périodes (altérité extérieure) où la dynamique

externe prévaut, celle du groupe, sur la dynamique interne,

celle du cerveau. Dix personnes discourant entre elles feraient

selon Robin Branchu, un meilleur travail que deux philosophes

reconnus (Ferry/ Sponville) comme »professionnels ». On est

en pleine démagogie! Mais il est vrai qu’à certains moments

de pénurie « intérieure » – et cela dépendrait d’une certaine

cyclicité energétique- on est bien obligé de recourir à de tels

pis allers, à des ersatz, à des succédanés, comme dans le

domaine alimentaire et  vestimentaire sous l’Occupation.

On est dans le nivellement par le bas et non plus par le haut.

Et puis revient le temps d’un réveil energétique et  les

solutions d’attente n’ont alors plus leur raison d’être et

doivent être remisées jusqu’à nouvel ordre.

Pour le cyclologue, la période actuelle est intéressante

précisément du fait du passage qui est en train de s’opérer et

dont nous avons traité ailleurs et l’on assiste en effet depuis

quelque temps à une remontée de la cote des leaders, pas

forcément de ceux qui sont actuellement au pouvoir d’ailleurs.

Si l’on en revient aux extraits du texte de Robin Branchu,

on note que le seul moment où on a le droit d’intervenir

sans que ce soit notre tour c’est pour dénoncer les manquements

des autres. C’est en fait à cela qu’il faudrait surtout être

attentif, aux aguets. On peut aussi demander à un Chinois

qui ne comprend pas le français d’animer le débat puisque

la seule chose qui compte, ce sont les comportements

extérieurs: on parle trop longtemps, on parle avec son

voisin, on coupe la parole. On peut envoyer Robin Branchu

animer un débat chez des gens dont il ne comprend pas

la langue, il fera très bien l’affaire!

En ce qui concerne le risque que se constituent de « petits

groupes » dans une assemblée nombreuse, nous ne voyons

pas réellement d’objection  pourvu qu’à certains intervalles

chaque groupe résume son travail de groupe. Nous avons

d’ailleurs filmé le Forum de l’évolution de la conscience

(octobre 2013) qui prévoyait un tel mode de fonctionnement.

La formule de groupes de six personnes autour d’une table

nous semble bien fonctionner quand cela est complété par

une ‘ »assemblée plénière » où les porte paroles de chaque

groupe interviennent. Il est clair que lorsque l’on est trop

nombreux et que l’on n’est pas dans a proximité  visuelle,

tout devient artificiel. On communique certes  par la parole mais

la relation  est d’abord non verbale. Evitons que le café

philo devienne une usine à gaz. Il est  bon de préciser les

régles implicites des conditions du débat mais les régles

ainsi devenues explicites se révélent souvent très

appauvrissantes et réductrices et ne font pas la part de ce

qui  « va de soi », du « non dit » qui sous tend le rapport social.

On nous dit qu’il ne faut pas céder à nos ‘réflexes » mais

notre rapport à l’autre passe par le réflexe qui nous permet

d’être en phase avec la dynamique en cours au lieu de la

casser en intervenant sans prendre en compte celle-ci qui

est -rappelons-le- dans ce qui se dit.  Celui qui parle sans

se faire l’écho de ce qui est en train d’être pensé ne respecte

pas le véritable esprit du café philo qu’il ne faut pas confondre

par exemple avec un autre phénoméne que nous avons suivi

il y a quelques années qui est celui des soirées poésie, autour

d’un thème, où chacun arrive avec son texte. (cf la Cave à

poémes de J. F. Trougnoux). On peut aussi penser aux

scénes ouvertes (comme l’Echelle à Coulisses de Marielle

Frédérique Turpaud qui tient aussi un café « honoré-philo)

mais il semble bien qu’il y ait là le risque d’une certaine

confusion des genres.  Le texte proposé par Robin Branchu

correspond mieux à la formule des clubs de poésie!

A propos de réactivité,  on rappellera qu’avant de réagir, il

importe de prendre le temps de comprendre ce qui est dit

et donc nous pensons que dans un premier temps de la réunion,

il importe déjà de clarifier de quoi il retourne au lieu de

partir sur les chapeaux de roue. Il est donc souhaitable d’attendre

avant même de demander la parole et il y a des gens qui

demandent la parole prématurément et qui feraient mieux

de profiter du débat  qui prend forme peu à peu .

On nous parle d’interventions qui doivent être « concises »

mais de deux choses l’une, ou bien  l’on s’exprime librement

« à bâtons rompus » et aussi souvent que l’on veut mais en

se greffant sur ce que les autres disent, en très peu de mots

ou bien on léve le doigt, figure sur une liste d’attente et

ce qu’on aurait pu dire en 20 secondes on l’exprime en

7 minutes puisque l’on ne parlera qu’une seule fois. Pour

notre part, nous préférons un travail réellement collégial

où les phrases « concises » fusent et se précisent au fur

et à mesure de l’échange. Au nom de la concision,  on entend proposer

des sujets formulés de façon lapidaire et l’on nous demande parfois de voter

pour élire un des sujets que personne n’a pris la peine de préciser et de développer

préalablement à tout vote. La personne qui propose le sujet dans bien des cas n’en a pas

la maitrise. La concision masque souvent mal une pensée creuse.

 

Evitons le double bind!

La formule du café philo se distingue de la scéne ouverte

(souvent liée à un squatt) au fait que l’on n’y distingue pas

ceux qui sont acteurs et ceux qui sont spectateurs. Il n’y a pas

de « scéne », on ne monte pas sur une estrade pour prendre la

parole, on s’exprime de sa place, en restant assis. Il serait

peut être dissuasif  de demander que toute prise de parole

implique de se mettre en avant ne serait-ce que le temps

de l’intervention. Mais en même temps, l’on tend à se

rapprocher des conversations de salon au point que l’on

pourrait parler d’une nouvelle ère des salons et que la formule

des « salons-philo »  serait  au fond la plus heureuse. On

dirait ainsi le salon d’Un tel ou d’ Un tel qui recevrait chez lui

ou dans un lieu mis à sa disposition régulièrement comme

cela se pratique. (cf Raphael Prudencio à la Rotonde de la

Muette,  cf site accord philo)

Nous dirons que les participants à ces réunions doivent

prendre conscience que leur discours est nécessairement

influencé par tel ou tel auteur, quand bien même ne

l’auraient-ils pas lu ou n’en auraient-ils point gardé le

souvenir. Il serait quand même étonnant que parce que l’on

ignore les influences qui pésent sur notre pensée, nous

puisssions nourrir l’illusion d »une quelconque originalité.

Le  rôle des « convives » et du maître de céans est de

participer , de contribuer  à une telle prise de conscience

mais aussi de  faire apparaitre de vraies lignes de clivage

qui sont la condition nécessaire à toute tenue d’un débat

authentique qui doit être  l’aboutissement de la rencontre.

Recentrer les interventions de la part de l’animateur impliquera

donc qu’il sache resituer les prises de parole des uns et

des autres en « élevant » le débat.

 

 

 

.

 

 

 

JHB

22 09  14

 

 

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Un Code de déontologie astrologique en 1773

Posté par nofim le 14 septembre 2014

 

Le « généliate » dans les années 1770. Un premier code

d’éthique pour les astrologues

par  Jacques Halbronn

 

Lorsqu’il y a un peu plus de 20 ans nous avons publié

l’Astrologie du Livre de Toth (Ed  Trédaniel 1993), nous avions négligé de

consulter certains documents, à savoir la production

d’ »Etteilla dans les années 1770, nous étant    concentré

alors sur la décennie suivante. (cf aussi  chez Jobert, en 1977

des premier et deuxiéme cahiers de la Manière de se

récréer avec le jeu de cartes nommées Tarots. On trovera

le troisiéme cahier à la Bibliothèque de l’Arsenal et le

quatriéme fut réédité par nos soins en 1993. Ces 4 cahiers

sont associés aux 4 vertus cardinales qu’Etteilla perçoit

dans les Arcanes majeurs du Tarot.

Dans les années 1770, l’astrologue est désigné sous le terme

de généliate, à partir de  généthliaque- c’en est une

déformation  peu connue  mais qui n’en est pas moins

avérée- à l’oral on devait prononcer  « généliaque » la forme écrite

« généthliaque »-

l’astrologue étant souvent désigné par « généthliaque »-  et  on

lira ci-après les conseils qu’Etteilla dispense aux

astrologues de son temps- faisant ainsi son examen de

conscience- et qui probablement restent peu

ou prou valables par delà le type d’astrologie pratiqué ici et là;

« Etteilla ou la seule manière de tirer les carts, Amsterdam »

extrait du « Petit avant-Tout ayant rapport à l’art de la

divination » (Amsterdam  1773, Cote Arsenal NF 49167, la

première édition  parue 3 ans plus tôt ne comportait pas ce

texte(cf  Bib Arsenal) ;

« Y a -t-il un mal réel à être  Généliate  (sic)? Oui, si le

faiseur d’horoscopes est un perfide, un imposteur de guet à

pend , une âme sordide, un mauvais citoyen; sans doute ,

ce Généliate est  un homme à bannir de la Société et même à

châtier dès l’instant que l’on a la preuve non pas de qu’il

s’est dit Généliate mais de ce qu’il a abusé de la confiance de

ses Consultans  & il  faut encore remarquer  si ce

Généliate, qui a les apparences d’être coupable l’est

bien effectivement  (..) Mais si ce généliaque  est reconnu

homme droit, sage et vertueux politique ne  visant point

tant aux pronostics qu’à la bonne intelligence de ses

semblables, oh! pour le coup voilà nos réfutateurs  obligés

de mettre bas les armes. Mais dit-on le Généliate alors cesse

de l’être et moi je certifie au contraire qu’il est plus

que jamais  Généliate, digne de l’être,d’en porter le nom. Il est

droit  ses pronostics  seront dégagés d’iniquité. Il est

sage, ses oracles tiendront tous du poids, de la mesure, de la

plus saine réflexion.Il est vertueux politique, il ne condamnera

pas  avec un sourcil froncé les fautes des hommes mais

faisant semblant de prendre le change sur l’affreuse

conduite qu’ils tiennent, il les raménera insensiblement au

bien par sa sage et adroite prévoyance; bref il aime le

vertueux accord de la Société et cimentera dans le silence ce

que dix familles assemblées ne pourront faire en grand tumulte.

Exemple: le Sage et savant Généliate dit : je respecte

votre libre arbitre, le Ciel vous a protégé mais Mercure

dominant dans le signe du Verseau à l’instant de votre

naissance m’assure que  vous recevrez  telle nouvelle

en tel tems. Et il arrive que ce tems est demain. L’annonce

se trouve  effective par quelque motif que le Sage ou le

Critique veuille admettre mais enfin certaine confiance

établit l’espoir du consultant et le Généliate  vraiment honnête

homme profite de la disposition et de la circonstance pour

amener la paix et le bon accord.

Mais puisque je connais mieux que nos théoricien le fort et le

faible de la Divination et ce que cette Science renferme de

juste et d’injuste, je conseille absolument d’approuver à fond

le Généliate  : il peut faire un bien  dans la Société au dessus de tout ce que l’on

peut présumer ou au contraire si ce Généliate n’en ayant

que le nom est un mauvais citoyen, il occasionnera divers

maux (…) Il n’y a pourtant guères à se tromper pour

reconnaitre  le Généliate sciencié (sic, au fait de sa science) d’avec

le Généliate toujours ignorant, ce dernier à l’âme sordide et

méchante, il fuit l’inclination de son Consultantpour être

mieux payé mais le vrai Généliate est bien différent; il

accepte parce qu’il  faut subsister.  Revenons à cette  sévère défense   qui

sans jamais  anéantir toute l’espèce convernait  le sage Généliate

soumis aux lois de son Prince  existnt alors à

réserver dans  son sein une science qu’il ne met en usage que

pour le seul plaisir de faire le bien mais comme cet ordre

effectué bannirait les vrais  généliates, il ferait renaitre

une foule d’âmes cupides que le châtiment léger,

proportionné à la faute du délinquant, l’expulserait jamais;

Laissons le  bénévole (sic bénin)  mal tel qu’il est sans ôter

la vue de dessus tous deux  et conseillons au curieux de se

bien consulter lui-même avant d’interroger un Généliate

sciencié (sic) ou ignorant mais si la curiosité entraîne l’homme,

qu’il se garde de donner à la faible créature ce qui est

absolument  réservé au Divin Créateur et ce point

fondamentalement établi de son esprit qu’il pense comme moi

à ce sujet en parlant à un Généliate : tu as certain talent

et l’art de pronostiquer au dessus de tes semblables : travaille

sur le passé et le présent et nous jugerons de ta science

pour l’avenir (..) »

L’auteur (cf  notre étude « Reecherches sur l’ histoire de

l’astrologie et du Tarot,  1993, p. 11) passe à la présentation de sa propre  démarche :

Etteilla n’a pas besoin de voir ses

Curieux (sic  ses consultants) : il ne veut ni leur parler

ni les connaitre pour leur faire un  horoscope amusant et

quelquefois utile, dans lequel il parlera également du passé, du

présent  et de l’avenir avec une justesse qui les surprendra

agréablement; il lui suffit, comme il en a déjà averti le

public, de recevoir sur  un quarré (sic carré) de papier

les initiales de leurs noms (sans qu’il soit question de ceux

des titres, ni de famille) , l’an et la quantiéme du mois de

leur naissance avec la couleur (sic) favorite du Questionnant.

Ce petit billet  de leur  état  lui  étant  parvenu par telle voie qu’il vous

plaira, revenez quelques jours après chercher sa réponse. Il

croit pouvoir assurer qu’il aura su vous satisfaire. Si un

songe vous a frappé par ses charmes ou par les horreurs qu’il

aura répandues dans votre imagination, communiquez lui

par écrit  et vous serez emerveillé car bien son interprétation

flattera ou rassurera vos esprits.   Etteilla, jaloux de prouver

sa science en vous amusant ne manquera pas de vous

donner le nom du bon génie qui a soin de veiller à votre

conversation »

On retiendra cet excellent précepte:

« conseillons au curieux de se

bien consulter lui-même avant d’interroger un Généliate

sciencié (sic) ou ignorant »

On signalera que sous l’anagramme d’Etteilla à part

d’Alliette, on ne désigne pas seulement un auteur mais un

jeu (le jeu de  cartes tout préparé nommé Etteilla »,

qui se caractérise par  un élément qui a pour nom

Etteilla. D’où des expressions telles que ; «  »on regarde si

Etteilla y est », « le Etteilla sur Saturne », « l’Etteilla à côté de.. »

«  »on prend l’Etteilla et l’on le met au milieu », « Le Etteilla vous même,

cette carte doit être toute blanche ».

Dans les « cahiers »  qui paraitront dans la décennie suivante

c’est le terme « astrologue » qui prévaudra sous la plume

d’Etteilla, probablement du fait d’une meilleure connaissance

de la littérature astrologique mais il reste que l’expression

« généliate » devait être couramment employée pour

désigner un praticien oeuvrant à partir de la date de

naissance, le terme se rapprochant de « géniteur », de

« génital ».

 

« e

JHB

15  09  14

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Les femmes et le déficit d’altérité intérieure (cogito)

Posté par nofim le 2 septembre 2014

La  rente des femmes  et la question du mérite

Par  Jacques  Halbronn

 

Peut-on assimiler les femmes à des « retraitées », à des « rentières » ? Il  convient,  avant de répondre à  une telle question  de cerner la psychologie du « pensionné ». Il s’agit de quelqu’un qui perçoit une certaine sommes, sur une base souvent mensuelle, à l’instar d’un salarié mais ce versement n’est pas lié à une activité présente mais disons décalée.

Il y a donc certaines apparences qui rapprochent les personnes retraitées de celles qui  gagnent

leur  vie, ici et maintenant et  en proportion de leur travail, quantitativement et qualitativement.

Elevons le débat : prenons  une pianiste qui  joue une sonate de Beethoven ou un nocturne de Chopin, peut-on l’assimiler à une retraitée ? Au premier abord, non, puisqu’elle fournit un travail

qui lui apporte des rentrées d’argent, au prorata de son activité. Mais à y bien réfléchir, le doute est permis.

Quand cette pianiste est applaudie, le  mérite-t-elle réellement ? That is the question.

On est là dans une certaine ambigüité, dans une zone assez mal définie.  Oui et non.

Certes, elle aura travaillé pour arriver à un certain résultat lié à la partition que Beethoven

a laissé de la sonate. Mais la sonate, en tant que tel, lui aura été donnée, délivrée sur un plateau d’argent et tout le travail en amont  aura été épargnée à la dite pianiste de notre exemple. On pourrait en dire autant d’un lecteur de CD mais on n’applaudit pas, en général, une machine. Une pianiste, si !

Les femmes vivent dans un monde qui n’a pas été construit par elle et sur les 1000 génies qui ont fait que  l’Humanité est ce qu’elle est, le pourcentage de femmes est proche de zéro.

D’ailleurs, cela ne devrait même pas être sujet de débat car les femmes sont viscéralement

respectueuses  du statu quo. Seuls des hommes ont pu penser à modifier celui-ci.. Rien n’est plus suspect  qu’une discipline (la féminologie) qui peut agir sur son objet.  On peut au moyen de quelque

décret  balayer la réalité dont témoignent des millénaires. Rien n’est plus facile que le progrès quand cela  dépend de la volonté, du bon vouloir d’un seul.  Quand tout est truqué. C’est ainsi que l’on nomme la première femme « ¨Premier Ministre » en France par la grâce de François Mitterrand,  Edith Cresson. Qu’est-ce que cela prouve surtout quand on sait qu’une moitié de l’électorat est féminin ? On veut ainsi créer des précédents . Là encore, on  voit des résultats  qui ne sont pas fondés sur un vrai rapport de cause à effet, ce qui nous ramène  à notre matrice de la « retraite ». C’est-à-dire qu’il y a bien une chose à observer mais d’où cela vient-il. On a la même problématique

avec le vol.  Cela nous renvoie aussi au phénomène du cadeau,  de ce qui n’est pas vraiment mérité.

 

 

Cadeau empoisonné,   qui sait ?  De la même façon, les Juifs ont-ils reçu en 1917, avec la Déclaration

Balfour (Foreign Office)  la Terre Promise en cadeau. (cf.  S. Sand . Comment la Terre d’Israël  fut inventé. Paros ; Flammarion, 2012,   pp. 155  et seq)

On peut parler de situation d’assistés  quand quelqu’un profite des fruits d’un travail

qu’il n’a pas fourni en  amont et qu’il n’aurait probablement pas pu obtenir par ses

propres moyens. Comment ceux qui se trouvent dans une telle situation se justifient-ils  à savoir  quant à leur mode d’appropriation ?

Certes, nous sommes tous redevables, peu ou prou, envers autrui. Nous avons opposé

altérité extérieure et altérité intérieure. La notion d’altérité intérieure nous semble assez

éclairante car elle implique un dialogue, un débat au sein de la personne elle-même tandis

que celle d’altérité extérieure est plus commune puisqu’elle évoque  le rapport à autrui, à la

Société.  Autrement dit, les femmes  ne développeraient pas suffisamment  leur

altérité « intérieure » si tant est qu’elles aient conscience d’une telle problématique.

En effet,  les créateurs sont avant tout redevables à leur altérité intérieure. Ce qu’ils doivent

à un autrui extérieur  reste relativement mineur et souvent purement euristique.

En termes linguistiques nous dirons que l’altérité intérieure permet  de produire de

nouveaux signifiants tandis que l’altérité extérieure se limite au niveau des signifiés, à une

médiocre valeur ajoutée à l’instar de celui ou celle qui se contente de « lire » à voix haute

l’œuvre de tel ou tel auteur. Il lui aura suffi que  cela passe par sa bouche, par sa voix, pour qu’il se l’approprie sans le moindre état d’âme ou si l’on préfère sa « conscience »  s’en contente, s’en satisfait, à bon compte. Autrement dit,  c’est lui-même qu’il trompe comme d’autres trompent autrui sur l’origine de ce qui est arrivé en leur possession.

Mais d’où vient cette altérité intérieure ? Il faudrait peut-être plus s’étonner de son maintien que de sa disparition. Ce qui caractériserait l’Humanité tiendrait au fait qu’au moins  certains de ses membres continueraient à en bénéficier.  On pourrait dire qu’à un certain stade, cette altérité intérieure a pu être la chose du monde la mieux partagée, comme dirait Descartes en 1637.

 

Le Discours de la méthode s’ouvre sur la fameuse phrase :

« Le bon sens est la chose du monde la mieux partagée ; car chacun pense en être si bien pourvu, que ceux même qui sont les plus difficiles à contenter en toute autre chose n’ont point coutume d’en désirer plus qu’ils en ont »

Eh bien, nous proposerons de remplacer  bon sens par altérité intérieure et pour nous le « cogito » est une façon de décrire celle-ci.

 

Nous dirions donc que l’évolution des espèces – et pas seulement de l’Humanité-

est  liée à l’activation de la dite altérité intérieure. Mais dans bien des cas  il y aura eu désactivation.

On peut d’ailleurs sérieusement se demander si  certains ne souhaitent pas que cela se produise aussi pour notre Humanité actuelle tant  ils se déclarent satisfaits ce qui a déjà été obtenu. Ils ne comprennent pas que cela corresponde  à un besoin vital par-delà toute question d’utilité. Les  gens ont cela en eux, cela les travaille tout comme les femmes mettent au monde des enfants sans se demander si cela sert à quelque chose, au  vu des excès démographiques, des « bouches à nourrir ».

Ce que nous disons implique la découverte d’une faculté de dualité en nous-mêmes qui peut éventuellement basculer dans la schizophrénie (cf   le film de Hitchcock ; « Psychose » avec

Anthony Perkins). Les femmes seraient protégées d’un tel  risque et seraient plus enclines à la maladie de la persécution, c’est-à-dire à

envisager l’idée d’un ennemi extérieur et non intérieur.

La femme ne vivra pas la solitude comme l’homme  car en fait l’homme, du fait de son altérité intérieure, n’est jamais seul  puisqu’il a

en lui-même un alter ego. Paradoxalement, c’est quand l’environnement est trop bruyant autour de lui qu’il est perturbé. (cf Robert Misrahi,  La joie d’amour Pour  une érotique du bonheur.  Ed Autrement 2014 , pp. 116  et seq)

Quand on attend trop des autres, on renonce à attendre

de soi-même.

 

 

 

JHB

18/ 09/ 14

 


 

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Les altérités intérieure et extérieure au prisme de l’astrologie

Posté par nofim le 1 septembre 2014

Le cycle de 7 ans et les phases externe et interne

par  Jacques  Halbronn

Il est probablement plus facile pour un enfant d’apprendre

à faire de la trottinette qu’à  développer ses propres

facultés. Plus facile d’allumer un appareil que de déclencher

en soi-même une certaine énergie. Nous allons devenir des

analphabétes de nos propres potentialités « intérieures » ou du moins

comme par le passé, seule une élite en sera capable et seuls

qui en seront capables formeront l’élite, le  reste étant

réduit à n,exister que par le truchement des

machines.

La phase première (conjonctionnelle,

donc  consensuelle du cycle de 7 ans est qualifiée par

nous, désormais, de période d’altérité extérieure par

opposition à la phase suivante (disjonctionelle, donc

dissonante) d’altérité intérieure. on pense à l’opposition

entre ressources du sol et du sous -sol.

La phase première est en analogie  avec  la nuit et

l’Eté  et nous avons signalé à quel point  Shéhérazade

ne vivait, comme les vampires, que la nuit. La nuit et

l’hiver, tout est beaucoup plus artificiel que le jour et l’Eté.

Le feu y remplac le Soleil tant pour s’éclairer que pour

se chauffer.

 

La phase première est  celle de la façade,  de l’affichage,

de ce que l’on veut montrer  au monde pour être dans

le monde. Tous ceux qui savent se servir des mêmes

objets éprouvent ipso facto un certain sentiment d’une

même appartenance ( à qui?,  à quoi?) Une appartenance

d’appareillage.

C’est dire que la phase 1   n’est guère sélective et

nourrit des mythes égalitaires, paritaires, unitaires qui peuvent

coduite à une forme de fascisme,  de conformisme

(conjonction). Elle a cetainement son charme car elle

entretient  un  climat d’harmonie (plus trigone donc que

carré)

A contrario, la phase 2 qui lui fait suite quand Saturne a

franchi 45°  (mais il faut  faire la part de l’anticipation

quand on vit quelque chose à maintes reprises. Prévoir, c’est

faire arriver les choses plus vite, ne serait-ce qu’en s’y

préparant.

C’est alors, la phase qui exige de  « creuser » en soi même

pour en extraire des perles, des pépites. Nous sommes tous

comme des terrains qui recélent plus ou moins de

richesses enfouies. et c’est le temps de les extraire, de les

exploiter. Ce sont les ressources humaines. Et celles-ci

il faut savoir les détecter, les  découvrir, les déceler. On est là*dans

une dynamique  d’altérité intérieure, en quelque sorte

souterraine. Et les hommes dans l’ensemble font de meilleurs

partis que les femmes, dans  un tel registre. Aux femmes

de savoir  trouver le « bon cheval », faute de

pouvoir faire mieux. Le mariage est un peu comme un

contrat, un bail,  un titre de propriété quand  il s »‘agit

de se   lier, de s’allier  à quelqu’un de prometteur, qui a

de l’avenir .

Si l’on prend donc un cycle de 7  ans, on va passer d’une

phase qui est celle de l’avoir, de l’acquisition, du mode

d’emploi  de l’objet.  Même l’apprentissage de la lecture

est un des principaux  garants de cette altérité extérieure, de*

l’acquis, une fois que l’on a appris -ce qui est minimal-

à  prononcer des sons et à les reproduite à volonté.

Souvent le développement de l’altérité intérieure en restera

à cette maitrise de la parole. Mais il faut aussi savoir

qu’en phase 2, il va falloir concourir pour l’emporter, pour

gagner et non plus seulement pour  participer (Coubertin)

Cette phase 2  est assez éprouvante pour les femmes. C’est

un peu le revers de la médaille.  Il est bon de consommer,

d’appliquer mais il faut bien que des gens créent, inventent,

renouvellent, fassent progresser et c’est là que les femmes

prennet conscience,  si elles sont de bonne foi, de leur

dépendance et que ce que les hommes leur ont donné, ils

peuvent le leur reprendre. Parce que tout veillit et que

les hommes ont les clefs de la nouveauté et pas

seulement les grands coutueriers. Souhaitons qu’au cours

des prochains décennies, peut être justement grâce à

l’astrologie, chacun sache quelle est sa vraie place.

Vient de paraitre un livre  de François Xavier Bellamy

« Les déshérités ou l’urgence de transmettre » (Plon)

qui entend prendre le contre pied de l’Emile de Rousseau

en  fustigeant les méthodes pédagogiques en vigueur. Il

apparait qu’il faudrait, selon nous, ne pas avoir le même

programme  pour les garçons et pour les filles et d’ailleurs

tout projet qui ne distingue pas les sexes est voué à

l’échec ou au nivellement par le bas. Bellamy défend une

altérité extérieure alors que nous préconisons  une

altérité intérieure. L’une dépend d’un apport « externe » et

l’autre exige  une dynamique interne.  La culture devient ici

un enjeu car Bellamy veut  que l’on transmette la connaissance

du passé, on y lit une louange de l’apprendre « par coeur ». Bref

il  ne comprend pas que ce qu’il défend  est une voie

vers la décadence.

 

JHB

02 09 14

Publié dans ASTROLOGIE, FEMMES | Pas de Commentaire »

Le couple et l’altérité dans le cycle de 7 ans

Posté par nofim le 26 août 2014

 

Le couple  et  La dialectique des altérités intérne et externe dans

le cycle de 7 ans l

par  Jacques  Halbronn

 

Le couple reléve-t-il d’une ouverture à l’autre ou d’un repli

sur soi? il y a là une certaine ambivalence qui risque de

fausser toute réflexion  sur l’altérité. En fait, il nous

apparait que l’homme et la femme sont les deux piliers de

ce que nous avons appelé  l’altérité intérieure et que le couple

tend à nous couper du monde extérieur plutôt qu’à nous

y relier. Le couple est une entité virtuellement autosuffisante

y compris bien entendu au niveau de la procréation. Un seul

couple (cf L’Arche de Noé) suffirait à récréer le monde. On

peut dire aussi que tous les couples que nous avons

formés au cours de notre vie feraient partie intégrante,

peupleraient  cette  altérité intérieure.

Il est important de comprendre cela au  vu de ce qui se

passe en ce moment dans le monde puisque nous sommes

entrés dans une phase d’altérité  intérieure.

 

 

La démission du gouvernement correspond à une certaine crise de confiance ou si l’on préfére

à une exigence de plus en plus forte de confiance que chacun ressent par rapport à autrui. Or,

la confiance est toujours un pari, une gageure dans la mesure où on se fie à un autre qu’à

soi-même si ce n’est qu’il faut aussi avoir « confiance en soi » ce qui résume bien la dialectique

que nous avons posée: alterité interieure alternant avec altérité extérieure. Le passage d’un

mode de fonctionnement à un autre est  un moment délicat sur le plan relationnel car cela

reléve d’une autre « économie » , d’un autre mode de fonctionnement qui d’ailleurs ne peut durer qu’un

temps.

Selon notre modéle cyclique sur 7 ans,  le processus débuterait

par l’altérité  intérieure, qui englobe les proches (ce sont

les premières « maisons »  en astrologie). On pense

 

 

à l’enfant qui dépend de parents, qui n’est pas autonome. On voit donc que cette première

période du cycle de 7 ans quand elle survient  à un âge certain et non dans la prime enfance

peut être vécue comme une forme de régression. Mais justement, la phase I du cycle est

marquée par le préfixe « RE », qui dérive du latin RETRO. La conjonction est une « révolution », un

retour même si le mot révolution est associé à l’idée de progrès, ce qui peut fausser la

perception des choses.

Il semble que la crise actuelle est marquée par une défiance jugée intempestive par l’éxécutif

bicéphale. Or, en phase I,  la défiance est très mal tolérée. Le  mot clef c’est « croire » (en hébreu

Amen, un des rares mots de l’hébreu passé dans la langue courante) et ce, en dépit

de tous les doutes que l’on peut éprouver au sujet d’une politique. Cela vaut tant pour un

gouvernement que pour un couple.

Le « crime » des « dissidents aura donc été de manifester des doutes, des réserves en un temps

où cela n’a pas droit de cité. Ces ministres se voient  ainsi   »débarqués ». On pouvait prévoir

que la période actuelle serait un tournant pour le quinquennat et visiblement le remaniement

effectué il y a quelques mois n’aura pas suffi car le cycle n’avait pas encore suffisamment

progressé et la nécessité de la confiance n’était pas ressentie alors de façon aussi aigue qu’à

présent.

 

 

Il y a deux types de demande:  en phase d’altérité extérieure, on veut connaitre l’autre alors

qu’en cas d’altériré intérieure, on cherche d’abord à se connaitre. Ce qui correspond  aux deux

types d’attente  que le praticien est tenu de satisfaire avec les moyens qui sont les siens.

De toute façon,  à terme, le dialogue intérieur fait long feu. Un certain besoin de changement

d’attitude face à la vie se ressent qui nous invite à ‘essayer » de se relier à l’autre, de tenter le « coup »

en tout cas. C’est actuellement ce dont il s’agit pour tous autant que nous sommes. Il faut sauter le

pas, s’engager.  Ne serait-ce que pour quelques années car selon le cycle de 7 ans, chaque phase

ne bat son plein que pendant 2 ans environ. (24 mois) On retrouve là approximativement le

28 qui est la marque de la Lune comme de Saturne. Et 28 mois serait une bonne estimation

pour délimiter chacune des deux phases. Un peu plus que le cycle sidéral de la planéte Mars.

Il est clair qu’en période conjonctionnelle,  on est un peu dans le flou,  dans le brouillard mais cela

a son charme car cela met en jeu notre intuition, notre aptitude à anticiper, à capter les « signes »

avant coureurs. Nul doute que cette période n’encourage la prière, la « croyance » (même

clignotante, dirait Edgar Morin)., le retour au religieux.

Inversement,  à terme, se profilera la phase 2 disjonctionnelle caractérisée par le passage à

l’altérité , extérieure par un certain repli sur soi, pour se recentrer, se ressourcer.   On ne veut

plus compter que sur soi, se sentir aussi fort que possible.

Il est probable que les femmes vivent mieux la phase 1 que la phase 2. Elles sont plus

performantes quand on leur fait confiance, leur confie une mission que lorsqu’elles doivent

faire cavalier seul et ne dépendre de personne.

En conclusion, nous dirons que l’humanité actuelle passe

par une phase d’altérité intérieure. On voit le  gouvernement

se réduire dans ses ouvertures et ne plus fonctionner que

sur un « cercle » de  proches. On est loin des grandes

alliances d’il y a quelques années et qui relevaient d’une

altérité extérieure, impliquant un certain décloisonnement

(.disjonction) dans tous les domaines, politique,

artistique, scientifique, ce qui exige des leaders d »‘une autre trempe

et ce qui ne convient pas aux femmes qui  ont besoin

d’un cadre relativement étroit et spécialisé, marqué par

une certaine division du travail qui peut conduire

à toutes sortes d’excés, comme  l’industrie de

l’extermination (Shoah) qui ne serait selon Gunther

Anders que la conséquence d’une certaine taylorisation.

Il est certes difficile, contrairement à ce que certains

astrologues  tendent à vouloir croire , de déchiffrer le

monde sans le recours à des outils, à l’instar de la lunette de

Galilée pour explorer le  cosmos. Un mauvais modéle

trouve toujours une certaine forme de justification tant

ce qui se passe se préte à une pluralité d’interprétations. C’est

pourquoi  on ne peut faire l’économie d’ »une très grande

exigence structurelle ouverte sur le plus grand nombre

possibles de disciplines avec lesquelles des convergences

sont indispensables.

La péritode actuelle dans la mesure où elle s’inscrit dans

une phase d’altérité interne correspond  au contraire

 

à un certain repli., ce qui est la  raison de la crise

gouvernementale actuelle. Les « frondeurs » du PS sont

marqués par un certain  protectionisme, qui

les conduit à refuser l’interdépendance européenne.

A contrario,  quand on passe en phase disjonctionnelle,

il y a une forte volonté d’ouverture : on étouffe dans un cadre

trop étroit. C’est ce qui s’est passé en 67  (Guerre des Six

Jours qui élargit considérablment les frontièrs de l’Etat

Hébreu,, son Lebensraum),  ou en 89 (Mur de Berlin et la symbolique du mur

 

 

est très parlante ici).

Le gouvernement actuel n’a pas compris que le temps n’est

plus à l’ouverture et que chaque pays, chaque groupe doit

d’abord se constituer et se reconstituer, se ressourcer avant

de s’ouvrir à nouveau. Il y  a un temps pour chaque chose.

(Ecclésiaste)  Rien d’étonnant à voir que le Front National

ait le vent en poupe, lui qui est viscéralement en phase

avec ce que nous appelons l’alterité intérieure et qu’il

soit  dirigé par une femme

 

 

 

 

JHB

27 08 14

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Publié dans ASTROLOGIE, Conscience, divination, ECONOMIE, FEMMES, POLITIQUE, RELIGION | Pas de Commentaire »

Ephémérides saturniennes -4 etoiles

Posté par nofim le 25 août 2014

De l’usage  des Ephémérides  saturniennes

par  Jacques  Halbronn

 

Nous vous rapppelons  notre découpage actuel

du cycle de 7  ans  lequel.

est divisé en 4 temps :

Phase 1  conjonctionnelle

mi-signe fixe-mi- signe mutable (c 30°)

Phase intermédiaire.  (c 15°) Mi-signe mutable- début signe cardinal)

Phase 2  (c 30°)= disjonctionnelle

début signe cardinal- fin signe cardinal

Phase intermédiaire (c 15°)=  Début signe fixe- mi-signe fixe.

On aura compris que les phases intermédiaires sont

ambivalentes, ambigues, en quelque sorte équinoxiales,

périodes correspondant analogiqumennt au lever et au

coucher du soleil.

En mai  1958, avec le retour de De Gaulle,Saturne est placé

à la fin du Sagittaire (rétrograde), il remonte jusqu’à 19°

sagittaire, au mois d’août 58,  donc en direction de la phase conjonctionnelle

qui se termine autour de 15° sagittaire.Mais le début

de la phase intermediaire reste marqué par  une tonalité

conjonctionnelle. Donc on serait encore dans ce que nous

appelons la phase « hégémonique » liée à  une regression

vers des « males dominants »

Il faut considér qu’un quadrilatère  constitué des milieux

des 4 signes cardinaux (bélier, cancer, balance, capricorne)*est

l’indication d’un  risque de démembrement, de secession,

de séparation. Cela vaut  pour 1989 comme pour 1960, et

aussi pour 1968 où le « printemps de Prague » apparait

comme une répétition  de ce qui va se passer en  1989.

Mais le cas de la Guerre des Six Jours  s’inscrit aussi

dans ce même quadrilatère et cette fois c’est le monde

arabe qui va perdre des territoires (Cisjordanie, Sinaï,

Golan). Le cas de la Cisjordanie est le plus intéressant

car de la sorte la Jordanie  se débarrrasse de la

Cisjordanie palestinienne et vice versa.

Le cas de la perte de l’Alsace  en 1871 au tout début

du Capricorne  nous parait assez emblématique.

Mais comme pour la Guerre des Six Jours un siècle

plus tard, il s’agit  d’une région qui se détache  d’un

ensemble mais  .dans les deux cas,  cette région était

quelque peu en porte à faux par rapport à l’ensemble

auquel elle était agrégée? L’Alsace parce qu’elle était

d’expression allemande et la Cisjordanie parce que les

Palestiniens  étaient en quéte d’un Etat qui leur

avait été  confisqué par le Royaume de Jordanie

avec la complicité d’Israël lors de l Indépendance de

l’Etat Hébreu.

On nous objectera qu’en ce  moment, en phase de

conjonction,  il  y a eu l’affaire de Crimée et  des

populations russophones de l’Est de l’Ukraine dont on dit

qu’elles sont séparatistes..

Il reste que nous avons d’abord face à face deux

dynamiques  d’expansion, de la part de la Russie comme

de la part  de l’Union Européenne se disputant l’Ukraine

comme il fut un temps où les puissances se partagèrent

la Pologne (Allemagne, Autriche, Russie)/ Paralléllement,

on voit la France se poser  fortement en Afrique au sein

de son ex Empire  et  la création  de cet Etat islamique

briguant carrément le califat en Syrie et en Irak. On voit

aussi  ce qui se passe en Israël qui semble  vouloir

reprende le contrôle de Gaza, dont il s’était désengagé

à la fin du siècle dernier.

Autrement dit,  la Russie aurait bien aimé s’emparer

de l’Ukraine dans sa totalité  mais  la confrontation avec

l’UE   aboutit  à un partage entre deux entités qui

sont l’une comme l’autre étrangères à l’Ukraine  comme

dans le cas de la Pologne autrefois

On aura compris que toute la question  est de déterminer

quelle formulation   employer pour une prévision. Il faut

prendre la peine d’expliquer le modéle utilisé et ne pas

se contenter d’annoncer une « date importante ». Le cas

d’André  Barbault à ce propos est assez déconcertant. SOn plus

grave échec est d’avoir annoncé en 1963  que l’URSS

dépasserait les USA  en 1965   et son plus grand succés

serait d’avoir annoncé dès 1952  la déconfiture de cette

même URSS. en 1989. il est clair pour nous qu’en

1963, Barbault  pariant sur l’avenir  glorieux de  l’URSS

n’avait certainement pas dans l’idée que 1989  se passerait

comme cela s’est passé.

Force est de constater  que  sans le recours à une grille,

le réel  est souvent  ambivalent et que la question se pose

toujours  ponctuellement de la signification, du

« sens » (orientation) de ce  qui se passe, de ce qui est

en train d’arriver. Mais il est clair que l’astrologie apporte

à l’historien de nouveaux outils qui lui permettront de s’ériger

comme science à condition  de s’épurer et de ne

pas se complaire  dans  une telle ambiguité, ce qui reste

une tentation. En effet, une approche trop laxiste de la

prévision conduit à valider des modéles qui ne sont pas

viables

 

 

,

 

JHB

25. 08 14

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Publié dans ASTROLOGIE, FEMMES, POLITIQUE | Pas de Commentaire »

La dialectique hégémemonie-émergence et le cycle de 7 ans

Posté par nofim le 23 août 2014

 

La phase première du cycle de 7 ans et la dialectique  hégémonie/émergence.

Par  Jacques  Halbronn

 

Jean-Pierre Chevénement (1914-2014 L’Europe sortie de l’Histoire ?  Paris, Fayard, 2013) met à juste titre en avant la responsabilité des puissances hégémoniques. On observe actuellement que les USA

Sont obligés d’assumer leur statut hégémonique en dépit de leur récente  démarche de désengagement. La roue tourne. Les temps changent et cela se fait à un rythme soutenu, toute période ayant un compte à rebours.

La notion d’hégémonie n’est pas particulièrement bien comprise en général car  elle est une prime au « sortant », une sorte de rente de situation qui perpétuerait indéfiniment un certain statu quo qui ferait que ce seraient les mêmes qui seraient toujours sur la bréche, comme s’ils étaient incontournables.

Le « drame » c’est que cela  vaut aussi pour les relations entre hommes et femmes, domaine où la notion d’hégémonie ne saurait être absente sur la  très longue durée. En phase I –hégémonique,  l’on en revient  en effet à une certaine domination –terme synonyme d’hégémonie- masculine, du « mâle dominant », l’homme étant place devant ses responsabilités tradditiionnellles avec tout le poids que cela implique et suppose.

Entre deux périodes hégémoniques, il y aurait en tout état de cause des parenthèses laissant certains espoirs à des entités  « émergentes », selon l’expression actuellement  à la mode et qui dit bien ce qu’elle veut dire et que nous placerons en dialectique avec celle d’hégémonie.

Il reste que cette notion d’hégémonie est au centre de toute la problématique astrologique et qu’elle la sous-tend et en serait  même la manifestation la  plus évidente. On aura compris  que ce qui caractérise l’hégémonie, c’est son retour. On n’est pas hégémonique ponctuellement mais de façon

récurrente,  répétée,  ce qui veut dire aussi qu’il y a  forcement une dynamique de retour après une absence, une parenthèse qui pouvait laisser croire à la fin de la dite hégémonie. En ce sens, la phase I est celle d’une certaine déception chez les émergents dont on  s’aperçoit qu’ils ne font pas le poids et surtout pas l’unanimité.

La notion  d’hégémonie est donc  indissociable de celle de retour car sans retour  il n’y a pas la preuve de l’hégémonie.

On aura compris que la phase 1 est comparable à l’affaire de Canossa, où ceux qui croyaient pouvoir supplanter le pouvoir  institué  doivent faire amende honorable, ce qui ne va pas sans une certaine

forme d’humiliation.

Alors que nous amorçons une nouvelle phase hégémonique avec  Saturne se rapprochant  inexorablement de l’étoile fixe royale d’Antarés ( Cœur de la constellation du Scorpion), il est bon de se  faire une raison quant  à la reconnaissance du fait hégémonique, tant dans la vie privée –(domination de l’homme) que dans la vie publique (l’homme providentiel, le recours). C’est dans

l’ordre des choses.  Dans le meilleur des mondes possibles.(Candide).  Il faut s’y résigner ne serait-ce que temporairement.

Dans le champ de la vie politique,, sociale, religieuse, il y aurait ainsi des personnalités incontournables. On pense au Pape, au Président des Etats Unis d’Amérique, à l’Allemagne, bref à tout ce qui est hégémonique tant au niveau mondial qu’au niveau local, à celui d’un milieu donné , tant au niveau des personnes physiques que morales.

 

I L’hégémonie dans l a  vie privée

Il faut s’attendre à ce que les femmes fassent  plus appel aux hommes, sentent qu’elles

ont besoin de leur présence dans leur vie. Cela correspond –on l’a dit- au passage de

Saturne dans la seconde moitié de l’un des 4 signes fixes (taureau, lion, scorpion ou verseau)

On est là dans un processus que l’on peut  qualifier d’instinctif mais qui reléve aussi

d’une certaine prise de conscience, d’un certain esprit grégaire. Les femmes éprouvent un

vif besoin de s’unir à l’homme, avec tout ce que la mémoire ancestrale peut véhiculer à ce

sujet.  Cela peut être le début d’une relation ou le retour vers quelqu’un qui a déjà « marqué » telle ou telle femme mais de toute façon, on est là dans des rôles assez stéréotypés, genre image d’Epinal, ce qui peut passer par le mariage, par un rituel, une certaine mythologie.

Bien entendu, quand le processus va s’estomper au bout d’environ 3 ans – mais tout dépends si la relation a commencé  en début de cycle ou  non. Plus cela aura pris du retard et plus le temps restant sera court..

Toujours est-il que passé ce cap,  les femmes  basculeront dans un certain désenchantement ou en tout  cas seront mues par un besoin de rééquilibrer la relation de couple, ce qui peut aller par une

prise de distance, des  vélléités de désengagement. La relation va devoir en tout cas peu ou prou devoir être renégociée.

 

II L’hégémonie dans la vie sociale/publique

L’hégémonie  se joue en fait sur les deux tableaux et  souvent  les deux plans,  le privé et le public, vont communiquer car l’image du mâle au niveau privé ne peut que se renforcer  si elle a son pendant au niveau social. L’un va rarement sans l’autre, quel que soit l’ordre dans lequel les choses se déroulent.

Les femmes, de toute façon, sont attirées, en phase première du cycle (conjonctionnelle) par des hommes qui se mettent en avant  ou qui sont mis en avant par la société, par un certain milieu socio-professionnel.

C’est le phénoméne des leaders qui va peser ici.  L’on pense ainsi qu’à la rentrée,  il est des personnages qui feront leur retour dans l’aréne et que l’on avait peut être enterrés un peu vite,

Prématurément, comme des « has been ». Mais  ici, il est clair que le passé  nous renseigne sur l’avenir, et que le scénarios risquent fort de se reproduire pour la éniéme fois. On pense notament  sur la scéne politique française à un Nicolas Sarkozy  vers qui de plus en plus d’appels et de rappels devraient converger, à l’occasion des prochains enjeux de l’UMP. En tout cas, si nous étions son astrologue nous lui conseillerions de se tenir prêt à reprendre du service. Non pas du tout sur la  base de son thème natal – donnée qui nous est parfaitement indifférente- mais parce qu’il est chargé d’une certaine force symbolique  indéniable et que l’heure n’est pas aux nouveaux venus comme cela serait le cas en phase seconde du cycle de Saturne.

Le cas d’Obama est également  à l’ordre du jour- on l’ a dit. Les USA sont de retour et notamment  pour la défense des Chrétiens d’Orient actuellement persécutés.  Un nouvel esprit de croisade est en

train de germer ce qui nous promet une rentrée  marquée par des initiatives fortes. Il est aussi

probable qu’un Poutine a également  des cartes à jouer dans  cette mise en avant des leaders désignés par l’Histoire et le Temps.

Mais on l’a  dit, le phénoméne se manifeste à tous les niveaux, à toutes les échelles avec une certaine

forme de régression (noter le préfixe de phase 1  en « re »), de retour en arrière qui  va relativiser les

perspectives de changement qui ont pu s’épanouir dans la phase seconde (avec le préfixe « de », comme dans dépassement, désengagement etc) Telle est la dure loi du cycle qui implique que  tout cycle tend à mourir pour renaitre et  l’hégémonie est un principe qui ne cesse de renaitre (le ‘re ») de

ses cendres.  Ceux qui ont cru que l’on avait tourné la page, que le passé était révolu, en seront pour leurs  frais.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

JHB

23. 08 14

Publié dans ASTROLOGIE, FEMMES, LINGUISTIQUE, POLITIQUE | Pas de Commentaire »

La femme et l’homme: la paille et la poutre

Posté par nofim le 22 août 2014

Le désordre  caché des  femmes

par  Jacques  Halbronn

Les défauts des hommes sont plus faciles à cerner que

ceux des  femmes. La société tolère mieux  les reproches

féminins quue les reproches masculins et elle  sait mieux

y remédier parce qu’ils sont plus en surface, en évidence.

Il n’est pas rare que les femmes fassent aux hommes des

réflexions sur un certain désordre extérieur, tant

vestimentaire que concernant leur lieu de vie. Le mot

propreté revient souvent  avec son corollaire l’odeur, la

puanteur. Il semble que  les femmes soient très réactives

aux « mauvaises »  odeurs, qui les alertent..En ce sens, elles

se montrent assez  intrusives.

Le probléme, c’est celui de la paille et de la poûtre. Car

sont-elles, de leur côté, irréprochables? Non point mais

ce qu’on peut leur reprocher est plus subtil;  moins tangible

car il s’agit d’un désordre  interne,  psychique, mental.

C’est une « puanteur »  d’un autre  genre et ce n’est plus

l’odorat qui la détecte  mais  l’ouie. Il y a d’ailleurs un adage

qui dit « mieux vaut entendre cela que d’être sourd » qui

montre que l’on peut souffrir de ce que l’on est amené

à supporter   au niveau auditif tant sur le plan quantitatif

que qualitatif.

On pourrait dire que chaque sexe se défoule à sa façon: les

hommes en se permettant de ne pas veiller à leur propreté

externe, les femmes en s’autorisant  des  dérives sur le plan

interne. Mais on ne visite pas un appartement comme on

visite un cerveau. LEs deux peuvent présenter d’étranges

similitudes si l’on  admet que  le cerveau  des femmes

peut ressembler à un grenier,  à une cave où les choses

les plus  bizarres sont entassées sans que personne

ne vienne  y faire le ménage.

Il y  a certes des thérapeutes, des  confesseurs,  des

ami(e)s  qui peuvent aider à nettoyer,  à évacuer ce qui s’est

accumulé.  Ces « conseillers », ces « praticiens »  ont l’oreille

qui leur permet  de capter des anomalies notamment par

le biais du langage. Il y a des propos qui ne passent pas ou

qui semblent décalés, qui dénotent  des dysfonctionnements

cognitifs. La personnne ne se souvient plus de ce qu’elle a

dit ou n’a pas dit, tant son mental est en désordre. Elle a

oublié de fornir telle ou telle information, elle n’a pas

bien compris ce qui lui a été dit. Elle comprend « de travers »

et c’est la cause de « malentendus », de frictions. Or, ces

dysfonctionnements sont selon nous plus fréquents chez

les femmes que chez les hommes.

Souvent,  par analogies, nous dirons que ce qui sort de la

bouche des femmes  ne  sent pas très bon à l’oreille. Cela sent

le renfermé, le pourri,  le manque d’aération. C’est parfois

irrespirable et l’on comprend que les femmes aiment se

retrouver entre elles car elles ne s’indisposent pas

mutuellement du fait des mêmes carences sensorielles

sur le plan auditif. Elles sont beaucoup  moins réactives

à la bêtise,  aux propos décalés et intempestifs, bref au

contenu qui compte moins que la forme. On l’observe dans

les cafés philo par exemple où elles attendent beaucoup

de tolérance sur ce qui est dit par les uns et par les autres

et ne comprennent pas ce qu’on leur reproche. En revanche,

les hommes sont conscients du malaise olfactif qu’ils

peuvent générer et  laissent plus facilement les femmes

y remédier que l’inverse et en ce sens les femmes sont moins

perfectibles que les hommes car leurs dysfonctionnements

sont moins faciles à mette en évidence, si ce n’est par

les réactions qu’ils provoquent mais que l’on peut mettre

sur le compte de l’étrangeté masculine. En bref,  l’on

comprend que chaque sexe puisse préférer vivre  sans l’autre

sexe du fait des perturbations que cela occasionne

de par la vie en commun.

Mais le couple est justement l’occasion pour la femme

de bonne foi  et de bonne volonté de  s’amender

intérieurement et plus généralement le fait d’avoir des amis

hommes qui ne les ménagent pas trop. Qui aime bien châtie

bien.

 

De tels dysfonctionnements ont  un coût pour les femmes.

Cela explique leurs sous-performances dans bien des

domaines de la recherche car elles perçoivent mal les

anomalies qui pourraient mettre sur la voie, la piste d’une

découverte, d’une prise de conscience. Elles risquent fort de

passer à côté  tant  elles  sont peu exigeantes et regardantes

en matière d’ordre intérieur. Souvent, elles se contentent

de relever des erreurs  de forme, de langage au regard

de l’usage des dictionnaires. Elles n’ont pas assez confiance

en elles, sur le plan intellectuel, pour sortir des sentiers

battus, elles sont trop  à la merci du doute. Car cette belle

assurance volontiers affichée ne cache le plus souvent qu’une

grande incertitude avec notamment la crainte de

représailles, tant elles se sentent vulnérables.  Le plus

souvent,  les femmes préférent emboiter le pas des hommes

et broder sur ce que les hommes ont produit, et elles

se sentent mieux quand il y a un filet et qu’elles n’ont

qu’à interpréter, à traduire les propos d’autrui. Le travail

de traductrice, d’interpréte,

dans tous les sens du terme, de commentateurconvient *

mieux à  leur profil, à leurs compétences, outre bien

entendu tout ce qui concerne le toilettage, le nettoyage,

(lessive, vaisselle etc) qui leur est occasion de prendre

l’ascendant sur les hommes, et qui englobe l’écologie, leur

grand cheval de bataille (d’un mot grec qui signifie la maison

comme économie).

Un dernier point:  il ne suffit pas de mettre de bonnes

odeurs pour masquer les mauvaises  ni de tenir

des propos intelligents pour faire oublier  les énormités.

 

 

 

 

JHB

22 08 14

 

Publié dans Conscience, Culture, ECONOMIE, FEMMES, LINGUISTIQUE, machine, PSYCHOLOGIE | Pas de Commentaire »

Démographie et pédophagie

Posté par nofim le 20 août 2014

Sur le tabou de l’anthrophagie et de la pédophagie, autour

de la question de l’autosuffisance.

par  Jacques  Halbronn

 

La façon dont le probléme de la démographie est traité

actuellement  est  le symptome inquiétant d’une  crise de la

pensée anthropologique, victime d’un certain nombre de

tabous et de principes contradictoires. La question de

l’alimentation  est notamment  mise en avant sans que l’on

ne l’articule sur celle de la démographie et de l’écologie, comme

il conviendrait.

Nous pronons  l’autosuffisance  de l’Humanité, c’est à dire

la nécessité de faire le moins possible appel à des apports

extérieurs en privilégiant la production  en interne et ce, dans

tous les domaines.., y compris dans le domaine alumentaire.

Il se pose ainsi la question  de savoir si l’Humanité génére

ou non sa propre  nourriture comme elle génére sa propre

musique,  sa propre  science, sa propre descendance. C’est en

ce sens que nous ne pouvons esquiver le débat autour de

l’anthrophagie et plus spécialement de la pédophagie, lequel

débat  est refusé d’entrée de jeu comme s’il sagissait d’un tabou

absolu dont on ignore l’origine et la raison d’être. Mais

l’humanité joue là sa propre survie. On  est là en plein

irrationnel et il conviendrait de déterminer quel est le

traumatisme sous jacent  à  une  telle fin de non recevoir.

L »homme est un arbre dont  il ne peut consommer les fruits

alors qu’il peut consommer le fruit d’autres animaux, à

commencer par les oeufs,

Peut-on imaginer une humanité qui  se laisserait

mourir de faim  sous  prétexte qu’elle ne saurait manger

le « fruit de ses entrailles ».parce que la vie c’est « sacré »?

On a voté l’IVG, l’interruption

volontaire de grossesse mais on n’est pas prêt à admettre

la consommation de nouveaux nés, même en cas de famine. .

Etrange argument des adversaires de la consommation de

viande qui mette en avant le coût de celle-ci mais

n’est-il pas étrange que l’on dépense autant  pour produire

un bien que l’on ne consomme même pas? A une époque où

l’on sait à l’avance ce qu’il adviendra d’un enfant

avant sa naissance, où  la

fécondation  in  vitro se  développe, n’est-il pas possible de

mettre en place une politique cohérente de natalité ?

On aura compris que nous privilégions ici la pédophagie, c’est

à dire le droit de consommmer  des enfants en bas âge, et ce

exclusivement plutôt que de porter atteingte à la nature, aux

autres espéces,  avec toutes les conséquences écologiques que

l’on peut concevoir. Les relations entre les humains et le reste

des régnes animaux et végétaux en seraient inévitablement apaisées.

On aura  compris que le thème central ici est celui d’une

humanité auto-suffisante et qui ne cherche pas d’office à

fair appel à des apports extérieurs.

Il sera intéressant d’entendre les arguments  hostiles à un

tel projet pour le XXIe siècle. S’il existe d’autres « humanités »

dans l’univers, il serait  fort utile de savoir comment elles

ont  abordé ce probléme  qui  consiste à ne pas compter avant

tout sur sa propre production comme richesse, comme

ressource.

 

 

 

JHB

20. 08 14

 

Publié dans Conscience, Culture, DIETETIQUE, ECONOMIE, FEMMES, RELIGION, SCIENCE | Pas de Commentaire »

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