jacques Halbronn Epistémologie de l’anthropologie : se référer aux siècles précédents plutôt qu’au temps présent. Culture interne versus externe

Posté par nofim le 23 août 2022

 

 jacques  Halbronn    Epistémologie de l’anthropologie :  se référer aux siècles précédents plutôt qu’au temps présent. Culture interne versus externe 

 

Nous avions encore récemment  l’idée selon laquelle l’observation de notre époque proche permettait d’éclairer le passé lointain mais c’était ignorer à quel point nous avions de nos jours affaire à de faux semblants, à des trompe l’oeil/

   Il apparait  en vérit éque les dernières décennies  auront contribué à fausser  la perception des différences, si bien qu’il est préférable de travailler sur des périodes plus anciennes. Michel Gauquelin (1928-1991) se plaignait de l’incidence des accouchements provoqués sur ses résultats statistiques en matière d’astrologie. De nos jours, la machine  n’aura cessé de gagner du terrain, avec notamment la mode de téléphones portables et des applications et informations qui y sont véhiculées.  En phase solsticiale, qui est une phase unitaire, la machine contribue à unifier la société  mais en phase équinoxiale, elle risque fort de produire un certain nivellement des aptitudes au point de générer de l’indifférenciation, donc de la confusion.

C’est en ce sens que nous soutiendrons que le sociologue a tout intérêt à  mener ses recherches sur des temps relativement éloignés où le relief social  est encore suffisamment net. Quant à la tentation de laisser croire que l’absence de visibilité de  perception des différences indiquerait la disparition même  des dites perceptions, il serait bon  de s’efforcer d’y résister.

En  effet, il y a un prix  à payer à se complaire dans le déni en croyant que les gens seraient interchangeables car cela menace directement la bonne organisation de la société. Nous croyons à ce précepte : the right man, at the right place, at the right time  qui se voit présentement bafoué du fait d’un refus ou d’une incapacité à distinguer les différences dans le temps et dans l’espace et nous précipite dans un monde d’aveuglement. C’est en étudiant les sociétés d’autrefois que l’on sera désormais en mesure de se prémunir contre les mirages de la machine au nom d’une certaine constance des structures sous-jacentes à travers les âges.

De nos jours, on nous parle de l’égalité des sexes sur la base d’une société assistée par ordinateur. L’intégration sociale est désormais réduite à l’usage de tel ou tel appareil. Mais en réalité,  il s’agit de la mise en place d’une culture externe se substituant à une culture interne. Entendons par là que ce que nous appelons culture externe n’implique pas une capacité à connecter les informations, cette capacité étant dévolue à des réseaux informatiques  et non à des humains. A contrario, par culture interne, nous pensons à ce que nous sommes aptes à puiser et à relier dans notre mémoire.

Tout cela conduit à des dysfonctionnements dès lors que l’on ne repére pas les « bonnes personnes », les plus douées et que non sans un certain cynisme, on se dit que qui que ce soit, cela fera bien l’affaire.  C’est bien là un probléme écologique qui mine nos sociétés et la fausse monnaie risque fort de chasser la bonne.  Déjà le passage de l’oral à l’écrit(notamment avec l’invention de l’imprimerie à la fin du XVe siècle) aura certainement  contribué à encourager certaines formes d’imposture car en apprenant à lire, on apprend, par là même, à tromper son monde, à se payer d’artifices, et cela vaut aussi pour la musique.  Quant aux élections, l’on peut raisonnablement se demander si  elles ne créent pas artificiellement une élite. Nivellement par le bas.

 

 

 

 

 

 

 

JHB  23 08 22

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Jacques Halbronn Astrologie EXOLS L’équinoxialité: les empires et les génies face au déni solsticial

Posté par nofim le 24 juillet 2022

Jacques  Halbronn   Epistémologie.  Astrologie EXOLS    L’équinoxialité: les empires  et les génies face au déni solsticial   

 

 

On  ne saurait se lancer  en astrologie mondiale sans un certain bagage en sciences sociales ou en tout cas on ne saurait y  poursuivre des recherches  sans procéder à un certain nombre de mises au point structurelles. C’est ainsi que le passage d’une période équinoxiale à une période solsticiale exige d’apprendre à distinguer entre différents types de structures et donc de différences et bien entendu le chercheur en astrologie se doit d’expliciter sa méthodologie et  ne saurait laisser son interlocuteur dans le vague.   

La question sera donc la suivante : quelles sont les structures qui seront mises en cause en phase équinoxiale et quelles sont celles qui le seront en phase solsticiale. Les structures fragilisées en phase solsticiale seront celles qui sont les plus contingentes, c’est à dire celles qui dépendent de l’arbitraire du politique, comme c’est le cas pour la fixation des frontières et le découpage des entités  concernées., ce qui vise une multiplicité  et une multiplication de subdivisions, de clivages, de cloisonnements de toutes sortes qui risquent fort de « sauter » en phase équinoxiale. Inversement, l’arrivée d’une phase équinoxiale a  toutes les chances  d’ébranler -sept ans durant, la perception  et la  conscience des structures les plus  fondamentales à savoir les empires  et les divisions du travail, telles que celles concernant la création. 

Très tôt, la  question des empires nous apparut comme un sujet d’étude majeur pour la recherche  astrologique (cf  Clefs pour l’Astrologie, Seghers,  1976). Contrairement à une certaine idéologie anticolonialiste, anti-impérialiste, les empires sont une des manifestations les plus remarquables de la créativité politique et la solsticialité est le temps de l’ébranlement de toutes les formes d’empires au nom du « nationalisme ». L’ Historien ne peut qu’être fasciné par la dynamique « impériale » qui maintient et préserve une certaine unité du monde, c’est la constitution des empires qui marque le plus puissamment les esprits et qui place les créateurs d’empires  au dessus de ceux qui en auront compromis l’existence. De nos jours, d’ailleurs,  l’on reconnait toute l’importance à accorder aux ensembles les plus ambitieux à travers l’Histoire. 

L’astrologie mondiale a tout à gagner à s’atteler à la question de la formation des empires car c’est bien là un enjeu géopolitique de toute première importance, qu’il s’agisse  de l’empire russe en Europe ou de l’empire français en Afrique, sachant que la période actuelle de par son caractère solsticiale en est une remise en cause, pour une période bien circonscrite dans le temps car l’on aura trop souvent annoncé prématurément la fin de telle ou telle structure impériale  au niveau  horizontal..

De la même façon, ai niveau cette fois vertical, l’on assiste périodiquement à un déni utopique de la lutte des classes, d’une dialectique entre le monde d’en haut et le monde d’en base. Là encore,  le rôle des leaders nous semble bien être une des constantes de l’Histoire de notre Humanité. Mais cela n’est pas sans rapport avec la question du masculin et du féminin, ce que les périodes solsticiales  ont tendance à mettre en doute  tout comme d’ailleurs la question des « races » dont la présence reste un des faits les plus manifestes à observer.  On voit que l’on passe alternativement d’un mode de déni à un autre, d’un différencialisme à un autre, ce qui n’est pas sans impact  au niveau théologique;

En effet, la solsticialité fait la part belle à ce que les humains peuvent élaborer, constituer, inventer, modifier alors que l’équinoxialité est vouée à reconnaitre des constantes incompressibles et sur lesquelles nous n’avons guère prise. En termes de gauche et de droite,  il nous apparait  que la vocation de la gauche serait du coté de l’équinoxialité et celle de la droite du coté de la solsticialité mais une certaine confusion régne de nos jours dans les représentations politiques et autour de l’idée d’alternance. On siulignera en particulier que la reconnaissance de certains clivages n’implique pas pour autant leur acceptation, ce qui rend compte d’une certaine ambiguité des discours On pense notamment à la notion de lutte des classes voire de guerre  des sexes.. La solsticialité tend à atténuer la conscience de tels clivages en mettant l’accent sur la nation censée dépasser de telles différences. C’est ainsi qu’un Eric Zemmour  plaide en faveur d’une appropriation culturelle- sur la base d’un modéle français-  qui viendrait  abolir toutes les différences d’origines. En termes prévisionnels, le prochain passage de Saturne sur un axe équinoxial en 2025 devrait favoriser le renforcement des empires, des fédérations mais aussi creuser les clivages entre les élites  et le peuple. On reconnaira plus volontiers le rôle crucial des génies, quant à leur mission de guide de l’Humanité etlà encore, comment nier la formule du Panthéon, à Paris,  Aux grands hommes, la patrie reconnaissante.?

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

JHB  24 07 22

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Jacques Halbronn Epistémologie. La prise de conscience du caractère collectif de l’existence

Posté par nofim le 5 juin 2022

Jacques Halbronn   Epistémologie. De  la prise de conscience du caractère collectif de l’existence 

 

Une des questions les moins bien maîtrisées de nos jours est celle du passage de la conscience individuelle à la conscience collective et vice versa. Il y a là comme une sorte de dilemme dans un sens comme dans l’autre.

Soit, l’on part d’un déterminisme d’appartenance, de naissance, de milieu, soit l’on part d’observations personnelles que l’on ne connecte pas avec des données sociologiques. Dialectique du sociologique et du psychologique. Il y aurait là comme une sorte de hiatus.

Si l’on prend le cas juif, soit l’on est marqué par un « modéle dominant » (cf les Cahiers du CERIJ, Centre d’Etude et de Recherche sur l’Identité Juive), soit l’on existe en tant qu’individu ayant telle ou telle activité, au sein de tel ou tel milieu, non défini comme juif et que l’on pourrait qualifier a priori de « non juif ». Mais il arrive un moment où certaines connexions se présentent à l’individu quand il ne tarde pas à remarquer  des similitudes de situation autour de lui avec d’autres « individus », dont les origines « juives » lui apparaissent, sans qu’il y ait de lien avec un quelconque endoctrinement religieux. C’est  notamment las pour la mouvance des Juifs dits « laïcs ».

Mais passons à un autre domaine, celui de la cyclicité. Une chose est d’observer au niveau individuel le rôle de certains chiffres, de certains âges, une autre est de remarquer des corrélations avec ce qui vaut pour d’autres personnes, marquées pareillement alors même que se trouvant dans des contextes fort divers.

On aura compris que l’enjeu est bien celui d’une prise de conscience du caractère collectif de l’existence par delà la seule appartenance d’origine. Il ne s’agit pas d’aller du passé vers le présent mais bien du présent que nous expérimentons  remonter vers le passé. Probléme de la poule et de l’oeuf.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

JHB  05 06 22

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jacques Halbronn Génie et préscience, science infuse. Le rapport oral/écrit.

Posté par nofim le 17 décembre 2021

jacques  Halbronn  Génie et préscience, science infuse.

 

 

Ce que Descartes appelle le « bon sens » (Début  du Discours de la Méthode) est une notion assez mal définie.(cf ‘ L héritage cartésien : l’égalité épistémiq due’ par  Louise Marcil-Lacost). Nous faisons partie de ceux qui pensent que la formule est soit ironique, soit erronée, fondée sur une certaine illusion puisque nous associons le bon sens au génie.  Pour nous, le bon sens est lié à une forme de préscience, qui donnerait des antennes à certains, leur permettant de s’orienter dans le dédale des savoirs et des « sciences », tel un fil d’Ariane. Ceux qui seraient dépourvus de ce « bon sens » ne seraient pas en mesure de séparer le bon grain de l’ivraie, le vrai du faux, seraient comme des « égarés » (cf le Guide de Maimonides). Seuls quelques élus, au fond, auraient cette grâce que l’on appelle aussi science infuse, ce qui renvoie au subconscient ou à la Subconscience versus la Surconscience. (cf notre mémoire sur SCRIBD  Réforme et réenchantement, 2014)

Nous  choisirons l’image du lecteur de l’hébreu qui doit connaitre la langue avant d’avoir accés à l’écrit. Il ne déchiffrera que ce qu’il connait déjà, par avance. L’oral ici est la clé, l’antichambre de l’écrit.  Il est vrai que ce qui nous est transmis par l’écrit est susceptible d’avoir subi bien des altérations, des corruptions de toutes sortes, problématique qui en vérité aura été au coeur de nos recherches. Et le conseil des Evangiles quant au bon grain et à l’ivraie  ne nous dit pas comment procéder pour y parvenir, pas plus que ne le fait Descartes, d’ailleurs. Quelque part, la préscience implique un certain sentiment de « déjà vu », une familiarité avec le sujet abordé qui permet de s’y retrouver, de s’y repérer dans le temps et dans l’espace, dans la diachronie comme dans la synchronie. C’est tout un art de savoir reconstituer, réparer ( le Tikoun des Kabbalistes) et ce n’est pas donné à tout le monde même si personne ne se plaint de manquer d’un certain « flair ». (cf nos Mathématiques Divinatoires, préface de Jean Charles Pichon, 1983). Le structuralisme  implique  probablement de telles dispositions d’esprit. Celui qui n’est pas « doué » est condamné pathétiquement  à une certaine vanité de ses entreprises et tentatives. Pour nous la philosophie s’inscrit dans une certaine quéte maieutique  de « vérité » (sophia)  mais l’on sait que « les grands esprits se rencontrent. »Nos avons pu remarquer que nous sommes inégaux dans notre aptitude à connecter, à croiser les données dont nous disposons et cela tient notamment à une certaine rigidité du langage, de la pensée chez ceux qui  sont privés de génie, du fait d’un manque de fluidité. Ils ne font assez marcher leurs méniges, faire remuer leur « matière grise ».

Pour en revenir au langage (cher à Chomsky), nous dirons que la langue française parlée comme il faut -et non écrite est propice  à développer l’intelligence en raison même de son économie de moyens, de son abstraction. Nous pensons notamment à ce sens de l’enchainement des mots, des liaisons, des apostrophes, qui exige une écoute très pointue  de l’auditeur, une forte concentration et en ce sens, notamment à la radio. Cela contraint l’auditeur à faire appel à toutes ses ressources pour décoder ce qu’il entend, ce qui exige en fait qu’il sache déjà, par avance, ce qui est en train d’être dit; ce qui nous raméne à l’idée de prescience, ce dont le nouveau né doit certainement être pourvu, lui qui ne peut s’aider des béquilles de l’écrit. A contrario, celui qui a trop pris l’habitude de lire risque fort de tarir  une certaine forme d’inspiration et donc d’improvisation… 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

JHB  17 12 21

 

 

 

 

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jacques Halbronn Les Juifs sont ils du côté de la forme ou de la matière, de l’ordre ou du désordre, du féminin ou du masculin?

Posté par nofim le 31 octobre 2021

Les  Juifs sont ils du côté de la forme ou de la matière, de l’ordre ou du désordre, du féminin ou du masculin? Par  Jacques Halbronn

 

Livre de la Genése Premier Chapitre

א בְּרֵאשִׁית, בָּרָא אֱלֹהִים, אֵת הַשָּׁמַיִם, וְאֵת הָאָרֶץ.  1 Au commencement, Dieu créa le ciel et la terre.
ב וְהָאָרֶץ, הָיְתָה תֹהוּ וָבֹהוּ, וְחֹשֶׁךְ, עַל-פְּנֵי תְהוֹם; וְרוּחַ אֱלֹהִים, מְרַחֶפֶת עַל-פְּנֵי הַמָּיִם.  2 Or la terre n’était que solitude et chaos; des ténèbres couvraient la face de l’abîme, et le souffle de Dieu planait à la surface des eaux.
ג וַיֹּאמֶר אֱלֹהִים, יְהִי אוֹר; וַיְהִי-אוֹר.  3 Dieu dit: « Que la lumière soit! » Et la lumière fut.
ד וַיַּרְא אֱלֹהִים אֶת-הָאוֹר, כִּי-טוֹב; וַיַּבְדֵּל אֱלֹהִים, בֵּין הָאוֹר וּבֵין הַחֹשֶׁךְ.  4 Dieu considéra que la lumière était bonne, et il établit une distinction entre la lumière et les ténèbres.

 

Le présent texte vise à préciser des représentations  autour de cette question si confusément traitée du masculin et du féminin. (comme on l’a montré récemment à propos de Jean Charles Pichon dans la revue Aurores, en 1981): Il nous faut placer les Juifs du côté du féminin  en une sorte de synergie. Les Juifs sont une infime minorité masculine en comparaison avec la foule des femmes lesquelles ont vocation à les mettre en valeur,  à les identifier, ce qui constitue une polygamie.. En face, il y a la très grande majorité des hommes et des couples homme-femme qu’ils forment pour faire des enfants, sur la base d’une monogamie.  Les Juifs sont du côté de la forme, du Féminin alors que les non Juifs seraient du côté de la matière, du Masculin.

En phase équinoxiale de 7 années, on est dans le chaos, comme le dit le début de la Genése et c’est alors que les Juifs sont en danger, comme l’a montré le temps de la Shoah, marqué par un Saturne équinoxial. (cf nos étude sur ce thème). En revanche, en phase solsticiale, de même durée, c’est alors que les Juifs apparaissent comme « providentiels » et censés apporter la « lumière » Fiat Lux.. (Yehi Or, en hébreu וַיְהִי-אוֹר).  C’est dire que pour nous, l’astrologie- du moins  telle que nous l’avons restaurée et restituée- se révéle absolument  nécessaire à la compréhension du fait juif. Nous avons introduit la notion de « Surnature » pour désigner le champ englobant trois domaines  à la fois l’astrologie, les Juifs et la dialectique hommes- femmes. Par Surnature, entendons ce qui s’est ajouté à la Nature et qui n’est donc plus  de la Nature, tout en en dérivant. Cela renvoie à une théologie spécifique qui ne saurait être réduite ni à la Nature, ni à la création propre à notre Humanité. Ni les Juifs, ni l’astrologie, ni le genre humain ne sauraient être réductibles à la Nature pas plus qu’ils ne sont des inventions  dues à notre Humanité. On peut se demander si la phase équinoxiale ne raméne pas périodiquement, pour  7 ans, chaque fois, l’Humanité à un état antérieur à l’ère de la Surnature?

 

 

 

 

 

 

 

JHB  30 10 21

 

 

 

 

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jacques Halbronn Antoine Pluche et la méthode en histoire régénérative

Posté par nofim le 13 septembre 2021

 

 Bulletin  de la BURA (Bibliothèque  Universitaire de Recherche Astrologique)

 

 

jacques  Halbronn    Antoine Pluche  et la méthode en histoire régénérative

 

Par  histoire régénérative, nous entendons une méthode visant à restituer un document « dégénére »  dans son état premier, en remontant du complexe vers le simple/

 

 

En 1740,  Antoine  Pluche (1688-1761) publie  une Histoire du Ciel (cf reprint  BNF  1977)   qui sera complétée par le Spectacle  de  la Neture..  On y trouve de fort judicieuses réflexions à l’intention de l’historien  des traditions dont nous reproduirons ici quelques passages et don bien des chercheurs devraient prendre de la graine. Extrait de son chapitre  sur ‘l’origine de la semaine »

« On commence par le simple (.) Le simple se charge ensuite, se défigure (..) il s’altère par  des additions, par des broderie, par des commentaires »

« Tous les peuples (…)ont horriblement défigur » cette simplicité  majestueuse en chargeant sans fin la créance  d’opinions  fausses et le cérémonial de pratique superstitieuse.

« Nous suivons donc la nature  & l’expérience  quand  nous remontons du composé au simple

Ce ne fut que long temps après la naissance de ces nouveaux dieux qu’on s’avisa de leur assigner des places dans les planétes »

Pluche  rappelle que Moise avait instauré avec le Décalogue le Shabbat.  Mais  en cela, il ne tient pas compte de la critique biblique qui remet en question l’authenticité de certains textes et de certaines attributions;

 

 

Dans le collectif  » Écrire la nature au XVIIIe siècle [Texte imprimé] : autour de l’abbé Pluch »e / Françoise Gevrey, Julie Boch, Jean-Louis Haquette, dir.

( Paris : PUPS, Presses de l’Université Paris-Sorbonne, DL 2006) la dernière partie est consacrée à l’Histoire du Ciel, parue après le Spectacle de la Nature On notera un texte reliant Pluche à Court de Gébelin (Monde Primitif, volume sur les fables,  1771) et Charles Dupuis (Origine des Cultesà  par A. M. Mercier-Faivre) et l’on notera l’intérêt que Pluche portait aux questions d’ordre linguistique, ce qui est également notre cas  (cf son   troisiéme opus La mécanique des langues), cf  également

Nadine Vanwelkenhuyzen  Langues des hommes, signes des dieux: Fréret et la mythologie · · Corpus: Revue de philosophie 29:63-73 (1995).

M. Davif. La notion de fétichisme chez Auguste Comte  www.persee.fr › doc › rhr_0035-1423_1967_num_171_2_8486

Brian  Juden, Traditions orphiques et tendances mystiques dans le romantisme français (1800-1855). Front Cover.  Slatkine, 1984 -
En fait, il nous semble  que la méthode  « régénérative » de l’abbé Pluche n’avait pas encore pleinement décrite et que plus généralement,  cette méthode n’aura pas encore  impacté suffisamment jusqu’à maintenant  la recherche historique.

 

JHB

13 09 21

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jacques Halbronn L’épanouissement du monde juif. Un parcours, une quête. (1966-2021)

Posté par nofim le 8 juillet 2021

 

Jacques  Halbronn

L’épanouissement du monde  juif,  Un parcours,  une  quête,

Avant la création  du Cercle d’Etudes  et de Recherche  sur l’Identité  juive (CERIJ (cf les Cahiers du CERIJ, en ligne sur la plateforme  https://fr.scribd.com/document/425752414/Cahiers-Du-Cerij-dir-Jacques-Halbronn), en 1978,  il y avait eu la création 12 ans plus tôt du Mouvement International pour l’Epanouissement du Peuple  Juif

 

Document de base à approuver exposant les conceptions mipepjistes/

Nous soutenons trois thèses :

le génie et le non génie  constituent deux espèces différentes

Le peuple  juif  est un peuple de génies

Le  génie, le juif doivent refuser d’être exploités et s’unir

Ces thèses admises, l’épanouissement  du peuple  juif est possible

 

 

 

Israel n’est pas encore né. Israel vivra lorsque l’être juif apparaitra sans écran. Israel n’a été jusqu’alors qu’un embryon  traversant les stades inférieurs de l’évolution  juive. Je propose un combat à ceux qui se savent Juifs et pour qui Israel n’est pas autre qu’eux-mêmes, à ceux qui connaissent l’art de la guerre. Laissons nos frères sommeiller jusqu’après la bataille. Ne croyez pas, compagnons d’armes, ceux qui clament ; Israel est petit, les Juifs ne croient plus en eux-mêmes, Israel n’existe pas. Car si Israel est petit, le monde l’est encore plus car Israel encore naissant a construit l’homme et sa puissance. Car si les juifs ne croient plus en eux-même, c’est parce qu’ils se sont égarés, que le guide avait disparu. Mais irions-nous croire  ces Juifs qui n’ont pas de voix, qui anonnent ce qu’on leur a appris dans des écoles, dans des pays qui ne sont pas les écoles, les pays des Juifs ?

Car si Israel n’existe pas, si Israel n’est pas Peuple en face de toutes les peuplades interchangeables, qui nous dira pourquoi Israel ne s’est pas évanoui comme ceux qui lui contestent la vie- après avoir plongé dans le creuser où tout devient boue ?

 

Le peuple juif est un peuple de génies car les Juifs n’ont pu se stabiliser, s’assimiler dans la dispersion, ils sont restés dans une situation provisoire (…)La constitution d’un peuple de génies par le rassemblement  des génies dispersés dans le monde est impossible, utopique car seule l’histoire permet à des individus  de pouvoir  vivre paisiblement, constructivement, en communauté, pour  un but collectif.

(..) D’où est issue la  religion juivr, a-t-elle  été imposée à des individus  ne constituant rien auparavant qui fût cohérent ? On a coutume, parfois de voir dans l’acceptation de la religion  juive la naissance des juifs. Ce qui signifie qu’avant cette époque, celle de Moïse et des tables de la  Loi, les Juifs ne se distinguaient en rien des autres peuple.

La religion   n’a pas  fait le Juif, c’est le Juif qui a peu à peu forgé sa religion La religion n’a pas été conservée pour des raisons culturelles mais c’est parce qu’elle a  été conservée par nécessité intérieure du Juif que la culture juive s’est maintenue. (…)Si le peuple juif n’était qu’une création artificielle et éphémère, interchangeable et élastique, un siècle après la dispersion romaine, le peuple juif aurait rejoint les souvenirs des civilisations perdues

 

 

Le peuple de l’astrologie = peuple juif.

Démonstration non scientifique, non astrologique (l’astrologie est très limitée en Astrologie des peuples)

 

On s’efforcera d’abord de justifier le choix du peuple  jui f en tant que peuple qui mérite d’être mis à part et dont les membres possédent des facultés de création qui permettent à l’humanité de progresser/. Ensuite, l’on montrera que le peuple Juif  est en face, aujourd’hui, d’une reconsidération de ses traditions, qu’il doit prendre conscience de sa nature profonde.  Le Peuple juif est né non point de son histoire mais avant son Histoire.

 

La  situation  aujourd’hui

L’observateur qui revient d’un voyage en Israël se croit le droit d’utiliser l’expression  Juif  israélien. Cela est condamnable non en tant qu’objet d’étude  mais parce qu’il ne sait rien du Juif, de l’être juif  pas plus ,semble-t-il d’ailleurs  que de l’être non juif ou d’autres  séries d’êtres. Il y a simple manque de cohérence dans sa pensée.

Que voit l’observateur superficiel ? Des existants présentant des caractères originaux mais ni plus ni moins  originaux que les caractères nationaux de chaque Etat, des structures  agricoles,  industrielles, propres à la région. Bref cela semble comparable à celle de toute étude politico-sociale. Ainsi, l’observateur conclut que dans les cadres actuels, le Juif israélien est ceci ou cela. Aucun doute ne traverse son esprit ; il a décrit  ce qu’il a vu, ce qui était. Voilà l’existant  juif ou mieux un des existants  juifs Il ne saurait être contesté  coutumièrement  l’exactitude de la description même sous les angles les plus délicats. Toutefois, l’erreur est évidente dans le principe même du travail entrepris ; il est inadmissible de ne pas situer l’existant juif  1967 dans son évolution de même qu’il est inadmissible  de ne pas déterminer  -ou chercher à déterminer -et en cas d’échec le reconnaître – la source de cette « évolution » même. Sinon  à quoi rime  cet effort de définition que l’observateur considère comme bien innocent ?         (…) Ainsi, l’observateur  qui revient d’Israel revient avec une série d’énigmes, de questions à résoudre.(…) Ces questions sont : quel est l’être  juif, que peut-il devenir, quelle est la politique préférable pour accentuer  l’évolution de l’être puisque toute politique doit avoir cet objectif ? Le grand tort des dirigeants juifs et cela concerne donc l’ensemble de la population israélienne (..) c’est d’essayer de faire progresser des êtres qu’ils ne connaissent pas,

 

Une politique  juive

Le Peuple  juif est formé d’individus juifs alors que les autres  peuples forment  des individus par l’emprise  de leur cadre sans que ces individus  aient conservé une nature indépendante. Le Juif  conserve des capacités  créatrices disparues sous l’emprise  du Social. (…) Le Juif  est un génie en puissance . Il est doué de la faculté de dépassement (par opposition à celle d’assimilation passive) qui  évite la dégénérescence -(…) mais la question se pose de déterminer les capacités des individus non à l’ombre de critères dégénérés  et manquant l’essence de l’individu mais à l’aide de critères neufs et indépendants de la culture non juive. L’astrologie est ce moyen  parfaitement objectif. L’Astrologie plonge au fond de l’être  et en dégage sa vocation unique (..) L’Astrologie, loin de détruire la liberté et l’indépendance humaine les rend effectives alors qu’elles ne l’étaient pas en n’obligeant pas l’individu  à suivre une voie qui ne le  concerne pas en profondeur (..) Une  véritable   démocratie  est enfin possible où ceux  qui sont les plus  capables d’épanouir les autres  soient  connus et suivis en sachant  que le  cours de l’histoire est un perpétuel renouvellement (..) L’astrologie  si elle  est répandue et pratiquée par tous les  citoyens d’Israel mettra obligatoirement les  meilleurs à  sa tête (pour une période  donnée) et puisera  dans les ressources  juives enfin mises à  jour les moyens de remplir  son  destin  biblique »

 

 

 

DEUXIEME PARTIE  Le CERIJ (Cercle d’Etude et de Recherche sur l’Identité  Juive)

En 1978,  nous fondions  le CERIJ avec Claude Raphael Samama (http://plus.wikimonde.com › wiki › Claude-Raphaël_Samama, voir  ses  Réflexions nouvelles sur des questions juives. (Maison-neuve et Larose, 2007,

 

La première période ne dura que 2 ans et nous relançames le CERIJ dix ans plus tard  lors de  la dynamique  propre  au  judaisme laic, représentée notamment par Albert Memmi.  Les Cahiers du CERIJ connurent également ces deux temps  et  Claude Samama fut chargé  à partir de 1992  de la rédaction en chef des Cahiers dont nous étions l’éditeur et le Directeur de la publication, avec un siége social sis à dans les locaux de nos Editions de la Grande Conjonction.. (.https://fr.scribd.com/document/425752414/Cahiers-Du-Cerij-dir-Jacques-Halbronn)  Nous représentions le CERIJ au sein du Comité de Liaison des Associations Juives Laïques et en 1993,  tout en étant président du CERIJ, nous devenions à l’instigation de son président Elie  Garbartz, Secrétaire Général  de l’association Liberté du Judaisme et nous fimes appel à Doris Bensimon, en 1994, que nous avions eu comme professeur à l’ INALCO pour présider l’association.  C’est dans  le cadre  de cette relation LDJ- CERIJ que fut organisé notamment un Colloque en 1995-(cf  l’historique. http://www.liberte-du-judaisme.fr/1-notre-histoire)

Revenons sur les textes fondateurs du CERIJ, que l’on comparera avec ceux du MIPEPJ, 12 ans plus tôt, donc après la Guerre  du Kippour (1973) ainsi qu’une nouvelle expérience israélienne en 1976.

 

 

Genése  du CERIJ,

En Juin 78, le projet de constituer une association juive axée sur les problémes d’une diaspora moderne, avait été lancé. Un texte signalait qu’il fallait « trouver  un moyen terme entre le repli sur la famille des Juifs religieux et le nationalisme en un lieu  étroit, véritable lit de Procuste- qui fait passer l’essence juive par un moule singulièrement  apauvrissant »  (…) Lors d’un entretien avec Claude Samama, en novembre 78, l’idée de retenir le principe d’un refus de cette alternative comme point de départ  d’une association  était reprise et aboutissait à l’idée de « modéles dominants ». Le CERIJ s’est constitué autour de cette problématique.

Les premières réunions du CERIH firent bientôt apparaitre la nécessité d’un autre type de clivage, celle du vécu et celle des idéologies. L’une puiserait dans la mémoire et la sensibilité de chacun, l’autre cernerait  les grands mythes qui pésent sur le judaisme moderne. En d’autres termes, à la notion de « modèle dominant » comme axe dominant (..) allait se substituer , au cours des réunions,  un autre axe, celui d’un judaisme viscéral, naturel, vivant et celui d’une confrontation avec un certain terrorisme idéologique qui serait aussi bien celui du Sioniste que celui de l’Antisémite (au sens sartrien)

Comment le principe des « modéles dominants » se fond –il dans celui  que l’on a appelé des « orientations méthodologiques » ? En ce que la dialectique religieux/sioniste  se ventile précisément  entre le Vécu- le religieux- et l’idéologique –le Sionisme. On ajoutera que le religieux  est en dialectique, lui-même, avec l’assimilation tout comme le sionisme l’est avec l’antisémitisme.

Le Juif se trouve donc bien pris entre deux déterminismes : celui qui l’accroche à son passé et où il puise partie de son identité et celui qui lui propose des représentations du futur – l’aboutissement sioniste. On dira donc que leVécu est lié (..) à un héritage et l’idéologique à une interprétation  à usage collectif de l’Histoire du Peuple Juif,  à la fin du XIXe siècle.

Il va de soi que le sionisme – tout comme l’antisémitisme – se nourrissent du vécu juif pour le lire d’une certaine manière. On ne saurait nier, en particulier,  que les facteurs religieux inspirent certaines formulations sionistes (retour à Jérusalem) ou antisémites (peuple déicide) mais il n’y a pas, au sens strict, au XXe siècle, d’idéologie religieuse en tant que telle, à part entière, puisqu’il s’agit d’une donnée culturelle extrémement riche (…) Cela dit, il est certain que l’identité juive-sujet central de la réflexion du CERIJ- se forme à partir d’un certain nombre de représentations mais aussi – pourquoi pas – de qualités intrinséques qui n’ont que peu de rapport avec les modéles politiques du sionisme et de l’antisémitisme car on s’accordera pour reconnaitre que ni l’assimilation, ni la croyance religieuse ne donnent actuellement prise à un mouvement politique qui les incarnerait en tant que telles. Assimilation et pratique ou foi religieuse restent même pour les idéologies sioniste et antisémite des questions individuelles sur lesquelles on ne cherche pas à avoir vraiment prise »

 

Problématique : que signifie être juif en 1979 ?

La question nous viendrait déjà d’un héritage depuis toujours reprise : douter, réfléchir sur soi, entreprendre la quéte  de son identité., contester l’idéologie régnante et les définitions figées , se remettre en question sans cesse semble bien être une des constantes  d’une inquiétude  spirituelle  juive  qui traverse le temps.

La question n’est donc pas nouvelle. Elle se pose néanmoins aujourd’hui  avec une acuité nouvelle. Un nombre de plus en plus  grand de juifs  ne se satisfont plus  des réponses  apportées par les institutions officielles du judaisme et se reconnaissent moins  encore  dans ce qu’on pourrait appeler les « modéles dominants » , en tout cas dans les discours qui nous environnent. (…) Ce long passé religieux nous a pourtant transmis une tradition, une culture, une histoire qui nous marquent profondément et dont il ne s’agit pas de minimiser l’importance . La  question  est justement de savoir comment intégrer cet héritage dans une culture juive  actuelle et plus vivante. Le sionisme, l’autre pôle du discours moderne de l’identité juive peut-il jouer ce rôle ? Il ne constitue pas une idéologie monolithique et ses dimensions, les courants dont il est traversé, sont multiples. (..) Mais ce qui reste incontesté, ce qui fait l’unité des sionistes et qui constitue  le sionisme en modèle dominant dans lequel un certain nombre de juifs ne se reconnaissent pas, c’est qu’il pose l’Etat d’Israel comme le seul destin historique possible.

Les Juifs qui n’adhèrent pas à ce principe fondamental  de centralité et qui ne sont plus intégrés à la comunauté religieuse se trouvent ainsi , de fait, relégués à la périphèrie fautive et honteuse du judaisme. Si ces femmes et ces hommes juifs qui ne s’y retrouvent plus s’engagent alors sur la voie d’une assimilation plus ou moins radicale,forcée ou factice, c’est bien souvent au prix du refoulement de cette dimension constitutive de leur être, ce processus entrainant des conséquences néfastes pour leur personnalité et leur existence »

Le CERIJ  se propose justement –tel fut son premier texte- de « favoriser une réflexion de groupe sur les modéles historiques et psychosociologiques qui servent de référence à la conscience et à l’identité juive : promouvoir des recherches  concernant l’évolution des modéles . (…) Pour mener à bien ces travaux (…) il  a  été envisagé de constituer dans un avenir proche des groupes d’échange sur des thèmes liés à l’existence juive en tous ses aspects culturel,  éducatif, sociologique, psychanalytique.  Deux grandes méthodologies  y seront mises en œuvre : l’une ‘exitstentielle » permettant à chacun de faire le point avec lui-même ; de  mettre en jeu un discours qui n’est plus, le plus souvent,  conscient, de confronter son identité avec celle d’autres Juifs sans partir nécessairement  du principe que tous sont d’accord sur l’essentiel, bref de faire exprimer au réel  les  conditions cachées d’un certain imaginaire mais aussi de son univers symbolique où se jouent destin  et histoire collective. L’autre « épistémologique » en quête d’une  information aussi  lucide et complète  que possible sur les modéles  prédéterminés, préétablis, qui se sont accumulés et combinés sans fin. Par- delà toute dérobade dans le dialogue indispensable avec le non Juif, sans refuser de préter l’oreille au discours  antisémite, quelles que soient les formes dans lesquelles il se love ou  peur de réveiller les problémes pour peu qu’on s’y arrête.

 

 

 

Texte élaboré par  Denise  Bartfeld,  Claude Raphael Samama, Jacques  Halbronn

 

Le CERIJ  est né d’un constat et d’une volonté . Il se voudrait ce lieu où s’expriment les individus qui ont jusqu’ici leur judaisme dans le silence d’une solitude où ; non reconnus par les leurs, ils ne sont pas forcément acceptés  par les autres. » (à compléter)

 

 

 

 

Troisième temps

 

 

En 2013, nous avons commencé à fréquenter régulièrement les synagogues « libérales » et avons amorcé une « critique biblique ».(cf sur SCRIBD notre mémoire sur la notion d’Alliance qui nous aura conduit à une remise en cause de la pratique religieuse en vigueur. Rappelons que  dès 1979, nous avions obtenu un Doctorat en Etudes Orientales, à l’EPHE en Sciences des Religions, à la suite de notre diplôme aux Langues ‘O (INALCO). Nous avons également fréquenté certains milieux Chrétiens marqués par diverses  formes d’antijudaisme, notamment dans le cadre de « cafés philos » que nous avons animés et filmés  2017-2020.

En effet, l’on ne peut s’en prendre à un modèle sans l’avoir étudié en profondeur car sans cela, le dit modèle risque fort de se perpétuer indéfiniment. De même, avons-nous revisité les conditions d’émergence du christianisme, notamment  autour du clivage entre les deux royaumes qui se firent face à la mort de Salomon, la maison d’Israel  et celle de Juda, ce qui nous a conduit à nous interroger sur la pertinence du nom d’Israel pour nommer l’Etat « juif ».

En 1966, on l’a vu, nous avions rapproché le Juif de notre description du génie et certains traits nous étaient  apparus communs à ces deux phénoménes. De fait, il nous semble heureux, méthodologiquement, de procéder par rapprochement voire par analogie plutôt que de rester polarisé sur un seul et même domaine. Traiter du génie, quelque part, était plus facile à gérer que de traiter du Juif. De même nous avons récemment proposé de rapprocher le Juif du type « jupitérien », ce qui constitue une approche ternaire ayant valeur heuristique , selon une démarche inter/trans-disciplinaire. En montrant la conflictualité entre le monde jupitérien et le monde saturnien,  nous apportions un nouvel éclairage à la problématique de l’antisémitisme.  La fonction du Jupitérien – dont le personnage de Jésus nous semblait une illustration édifiante-  a vocation  à libérer une société des « modéles » dont elle est tributaire et bien entendu, cela ne va pas sans résistance de la part des membres du groupe concerné. Bien entendu, le Jupitérien –le génie-le Juif  ne peuvent être que minoritaires  et dispersés pour mener à bien leur mission « salvatrice ». S’ils ne disparaissent pas, c’est qu’il y a là un systéme qui maintient  et perpértue cette dialectique Jupiter-Saturne, et l’on pourrait dire qu’il s’agit là d’un plan « divin «  si l’on  entend par divin non pas la Nature (Deus sive Natura) mais une Création dans la Création, le Jupitérien  introduisant un troisiéme niveau de création. Or, c’est le deuxiéme niveau qui exige de repenser la théologie car le Dieu de la Bible n’est ni l’homme comme créateur ni le premier moteur mais un état intermédiaire. Il nous aura donc fallu –comme on peut le voir, plusieurs décennies pour trouver la bonne perspective. Déjà en 1966, l’astrologie était présente dans notre discours  et nous disposions peu ou prou de toutes les pièces du puzzle sans effectuer toutes les corrélations nécessaires, du fait que cette astrologie aura dû entre- temps se transformer profondément. L’interdisciplinarité exige en effet de faire avancer les différents domaines en présence et de n’en figer aucun.

 

 

JHB

12  07 21

Publié dans ASTROLOGIE, génie, judaîsme, Juifs | Pas de Commentaire »

 

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