jacques halbronn La technique des aspects et des cycles en astrologie, une para-épi-astronomie/ Conjonction/constellation

Posté par nofim le 15 mars 2024

jacques  halbronn  La technique des aspects et des cycles  en astrologie, une para-épi-astronomie/ Conjonction/constellation/horoscope

 

 

Il apparait que l’astrologie francophone des années soixante flirtait  tant avec la psychanalyse qu’avec  l’Histoire, sous la houlette d’André Barbault, auteur d’une part De la psychanalyse à l’astrologie (Seuil, 1961) et des Astres et l’Histoire (Ed pauvert 1967) Or, avec le recul, on est amené à penser que ce faisant, elle s’égarait doublement. Nous pensons, en effet, que l’épistémologie de l’Astrologie se situerait bien plutôt dans le champ de la sociologie et de la politique, au sens de gouvernance de la Cité; Par ailleurs, l’astrologie aurait eu plus à gagner d’une alliance avec la Religion qu’avec  une « Science » dure, telle que l’Astronomie.  L’on comprend assez bien pourquoi les choses ont évolué de la sorte, cela tient probablement au bagage délivré à l’école, avec  l’accent mis sur le narratif   et le roman, ce qui conduit à former une culture de base,  historique et psychologique. Le cas le plus remarquable est probablement celui de l’histoire de l’astronomie laquelle fascinera et excitera les astrologues quand on découvrire en l’espace de 150 ans, trois « nouvelles » planétes, à savoir Uranus (1781), Neptune (1846) et Pluton (1930), constituant ainsi les bases de l’astrologie « contemporaine ». Or, pour nous, en tant qu’historien (thèse d’Etat  Université Paris X, 1999), l’Histoire n’est jamais qu’un épiphénoméne assez aléatoire et il aura été mal venu pour l’astrologie de chercher à s’y appuyer! Mais reconnaissons que le mariage des dates relevées par l’histoire  avec celles fournies par l’astronomie peut être tentant; Mais de quelles dates l’astronomie nous gratifie-t-elle? A cette question, André Barbault répond que les rencontres  entre planétes peuvent servir de matériau, à commencer par les « conjonctions », quand deux astres se trouvent à une même longitude sur l’écliptique,  à tant de degrés de tel signe zodiacal. En ce sens, astronomie et Histoire se partagerait un même langage « chronologique ». Il est vrai que de telles informations sont relativement faciles à rassembler et à amasser. Par ailleurs, en matière de dates, on dispose également de celles des naissances,  conservées par l’état civil et là encore, l’on peut étudier la disposition du ciel à ces moments là, en vue d’une étude psychologique. Face à une telle accumulation de données « objectives », la sociologie apparait comme  un  parent pauvre, somme toute  assez démuni, se rapprochant plus de l’abstraction  de  la philosophie avec ses catégories, ses structures sociales, mises en évidence par un Karl Marx.  La sociologie ne dispose pas de la même précision chronologique que l’Histoire événementielle  et la Nouvelle Histoire d’un Marc Bloch se sera d’ailleurs rapprochée de la Sociologie. Certes, la politique fournit-elle des calendriers électoraux qui varient d’un pays à l’autre, ces calendriers  se projettent dans le futur, sur la bases des diverses constitutions avec des mandats  variant le plus souvent  entre 4 et 7 ans.   Il  est clair, pour nous, que les aspects planétaires relévent d’une  para/épi-astronomie   puisque les rapports planéte-planéte ne font guère sens pour la science astronomique à la différence des rapports planété-étoile, Soleil Lune, ou  soleil-axes saisonniers. On peut certes, observer le moment d’une Nouvelle Lune, soit la conjonction des luminaires qui sert à marquer le début des mois dans certains calendriers. En  fait, les conjonctions de planétes sont des constructions aussi arbitraires que les constellations ou ensemble d’étoiles. . sur Internet Les conjonctions « Les conjonctions sont simplement dues à notre perception, mais elles ne possèdent pas de symbolique en particulier (même si l’astrologie peut leur en attribuer, mais ce n’est pas une science). On peut les décrire comme une « rencontre » ou un « rapprochement » d’astres, toutefois ce n’est qu’apparent ».  Sur Internet  Les constellations « Par une belle nuit d’été à la campagne, il est surprenant de constater combien le ciel est couvert d’étoiles: il y en a des milliers! Malgré ce fait, il est possible d’identifier la plupart de ces étoiles grâce à l’apprentissage des constellations.   « Il y aurait environ 7646 étoiles visibles pour les deux hémisphères et donc, pour notre hémisphère, la moitié de ces étoiles serait visible. Toutefois, l’on ne voit que 2600 étoiles à cause de la forte absorption de la lumière des astres près de l’horizon et à cause également de la pollution lumineuse.   « Mais de quoi sont donc constituées les constellations et à quoi ressemblent-elles? Ce sont tout simplement des groupements d’étoiles reliées par des lignes imaginaires. On a donné des noms aux constellations selon leur forme d’humain, d’animal ou d’objet et ces noms proviennent très souvent de la mythologie grecque. » Dès 1976, dans Clefs pour l’Astrologie, nous avons refusé de combiner les planétes entre elles et opté pour les rapports planéte-axes saisonniers qui étaient bel et bien opérationnels du moins en ce qui concerne le Soleil. En 1979;  dans Aquarius ou la Nouvelle Ere du Verseau (Ed Albatros) s’était posé la question du rapport entre le point vernal de l’hémisphère nord  et la série des constellations dites zodiacales, car articulées par rapport à l’écliptique.  Mais nous rejetions également le thème natal, considérant que la « carte du ciel » était également une fiction articulée sur la disposition des astres à un moment donné.   Certes, dans ces trois cas de figure, il y a bien visuellement une certaine forme de réalité mais l’astrologie courante lui accorde une importance tout à fait indue car l’on peut tout à fait envisager une astrologie qui n’y aurait point recours. Dans le cas de Barbault, ces différentes combinaisons sont au centre de son travail, de ses recherches à tel point que l’on pourrait définir une telle astrologie comme une combinatoire planétaire tant en astrologie mondiale qu’en astrologie individuelle.  Il s’agit là d’une  déviance par rapport à la science astronomique qui étudie les astres séparément sans chercher à les mélanger même si l’on sait qu’il y a une interférence  gravitationnelle laquelle aura présidé à la découverte d’une planéte comme Neptune. (1846)   Sur   Internet

« La découverte de Neptune est la première découverte d’un objet céleste réalisée grâce au calcul mathématique avant de l’être par l’observation. Longtemps objet de débats quant à sa paternité, elle est aujourd’hui attribuée sans conteste à l’astronome français Urbain Le Verrier, qui a prédit mathématiquement l’existence et la position de la planète. Les résultats de Le Verrier, publiés fin août 1846 après deux ans de calculs à partir de la trajectoire et des caractéristiques d’Uranus, conduisent l’astronome allemand Johann Gottfried Galle, assisté par son compatriote Heinrich Louis d’Arrest, à observer dans la nuit du 23 au 24 septembre 1846 à l’Observatoire de Berlin la planète à moins d’un degré de la position théorique déterminée par Le Verrier. » Pour notre part, on l’aura compris, vouloir bâtir une astrologie  sur les aspects entre planétes est une tentation à laquelle l’astrologie contemporaine n’aura pas su résister. Par conséquent,  l’indice cyclique  traite  d’un ciel  artificiel, en porte à faux avec  le phénoméne de la révolution sidérale.
Sur Internet
« Dans le système solaire, la période sidérale d’un astre désigne couramment la période de révolution sidérale, c’est-à-dire le retour à la même position sur l’orbite solaire relativement aux étoiles, notion distincte de la période de rotation sidérale définie ci-dessus. » Il s’agit donc ici  d’une conjonction planéte/étoile et quand on parle du temps de révolution d’une planéte, il s’agit du retour de celle-ci par rapport à un point du ciel fixe, à savoir une étoile dite « fixe ».  Or, quand Barbault note qu’il faut 36 ans pour qu’une nouvelle conjonction se forme entre Saturne  et Neptune, il substitue en quelque sorte  celle ci à la vraie révolution de 28 ans propre à Saturne!
Lu  sur le site Echelle Humaine

« Prenons le cas du cycle Saturne – Neptune. Plaçons-les au même endroit sur un cercle. Tandis que Saturne effectue son cycle de 30 ans, Neptune, plus lent d’une centaine d’années  (;..) , chemine a son allure. Lorsque Saturne revient à sa position initiale, Neptune est  un peu plus avancé dans le cycle. Il faudra quelques années à Saturne, 6 ans, pour rattraper Neptune à un autre point du zodiaque et former ce qu’on appelle une nouvelle conjonction. À ce moment-là, un cycle de 36 ans est terminé. Les astrologues, qui observent ces cycles en les rapportant aux événements terrestres, constatent que ce manège correspond à des évolutions géopolitiques mondiales. » 

JHB  16 03 24

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Jacques halbronn Le roman de science fiction « Dune » et la colonisation de la Palestine.

Posté par nofim le 13 mars 2024

 

 Jacques  halbronn  Le roman  de science fiction « Dune »  et la colonisation de la Palestine.

 

Selon nous, la lecture de Dune, ouvrage que nous avions découvert dix ans après sa parution, éclaire la situation de la Palestine au prisme d’un processus de colonisation entrepris par les Hébreux par rapport aux Israélites, dont le nom correspond à celui de la Terre  ‘Eretz Israel) C’est ce nom qui sera revendiqué lors du schisme qui survint, nous dit-on, au lendemain de la mort de Salomon, lors du rejet par les populations locales de la domination hébraïque, laquelle sera appelée maison de « Judah ». Dès lors, il faut considérer le récit pseudo généalogique autour des fils d’un Jacob surnommé Israel, comme une pure fiction dès lors que cela englobe Judah. laissant ainsi croire à une origine commune entre ces deux populations, la majoritaire (Dix tribus et la minoritaire (Deux tribus). Or, dans Dune, on retrouve l’orchestration d’une telle division socio-politique avec un Paul Atreides issu de la dynastie dominante faissant alliance avec les Freemen, tout comme Moise avec les Fils d’Israel dans le Livre de l’Exode (cf le film  de Denis Villeneuve, Dune, Chapter II)

 

 

Sur  Internet

 

Dune (titre original : Dune) est un roman de science-fiction de l’écrivain Frank Herbert, publié aux États-Unis en 1965.

« L’histoire se déroule dans un empire interstellaire féodal, où plusieurs maisons s’affrontent pour le contrôle de la planète Arrakis, également baptisée Dune par ses habitants. Bien que la planète soit un désert inhospitalier, elle est la seule source d’épice gériatrique, drogue nécessaire à la navigation spatiale. L’histoire explore les interactions des différentes factions au prisme de la politique, de la religion et de la technologie.

  »Œuvre incontournable de la science-fiction, le roman Dune, écrit par l’américain Frank Herbert en 1965 (bien avant Star Wars), est un livre-univers exceptionnel. Héroïsme, science et ésotérisme s’y entremêlent de manière fascinante. Au cœur des enjeux narratifs, aussi bien pour les personnages que pour les grandes forces extra-planétaires, émerge la question du peuple autochtone de la planète Arrakis dite « Dune » : les Fremen. De leur domination pour les uns, de leur anéantissement pour d’autres ou encore de l’assimilation à leur culture pour certains dépendra le sort de millions d’individus. Ainsi, comment cette œuvre majeure aborde-t-elle les rapports de domination d’un peuple sur un autre ? Peut-on y lire une critique des processus de colonisation et des politiques impérialistes ? Comment aborde-t-elle également les grands enjeux qui ont secoué le monde d’après-guerre ? »

L’on peut également penser à l’Occupation Allemande de  la France – ce qui correspondrait à l’Empire- et au rôle des colonies africaines et notamment en Algérie (par ailleurs, terre pétrolière, en analogie avec l’épice nécessaire aux voyages) dans la reconquéte du territoire.

 

 

 

 

JHB  13 03 24

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jacques halbronn De l’importance des dates pour la recherche astrologique.

Posté par nofim le 29 février 2024

jacques  halbronn  De l’importance des dates pour la recherche  astrologique.

 

  La question des dates  se révéle tout à fait déterminante pour le champ astrologique alors qu’elle a pu paraitre aléatoire pour la « Nouvelle Histoire » d’un Marc Bloch:

 Sur Internet

 » A l’encontre de cette histoire dite « événementielle », Simiand affirmait qu’il fallait « écarter l’accidentel pour s’attacher au régulier ; éliminer l’individuel pour étudier le social, entendu comme activité collective ». Cette dispute, qui avait débuté sous la forme d’un conflit entre disciplines, affecta fortement la recherche historique à partir des années 1930, sous l’impulsion des Annales, la nouvelle revue fondée par Marc Bloch et Lucien Febvre. Ce dernier prit ses distance avec l’histoire événementielle en inaugurant ce qu’on appelle l’histoire des mentalités, alors que Marc Bloch impulsa une histoire sociale comparative du Moyen-Age à nos jours », 

 Une telle  orientation  de la recherche historique témoignait du désintérêt pour toute forme d’astrologie et d’astronomie, ou encore  d’hémérologie.  Il ne semblerait pas utile de connecter les dates entre elles  en vue de mettre en évidence des intervalles de temps qui se représenteraient, ce qui conduirait à quelque rapport à la numérologie. On était donc  très loin du modéle biblique  des 7 années. (cf le Livre de Daniel). Les romanciers pourraient continuer à forger de pseudo-chronologies tout comme la science politique pourrait jongler avec les calendriers électoraux,  constitutionnels, d’un pays à l’autre. C’est donc tout un pan du corpus chronologique que l’exploration historique du XXe siècle se condamnait à ignorer, à laisser pour compte, l’ »abandonnant aux astrologues du type Barbault (Les astres et l’ Histoire, 1967). Un Albumasar mille ans plus tôt avait pourtant montré le bon exemple en produisant des périodes de durées égales à partir des conjonctions de Jupiter à Saturne, ce qui était de bien meilleur aloi que l’indice cyclique du dit  Barbault, basé sur un bouquet de cinq planétes, dont trois inconnues des Anciens et donc dont la connaissance aura été absente tout au long de l’Histoire de l’Humanité jusqu’à la fin du XVIIIe siècle pour Uranus, jusqu’au milieu du XIXe siècle pour Neptune et jusqu’au deuxiéme tiers du XXe siècle pour Pluton. L’astrologie aura d’ailleurs été victime collatérale  de cette « longue durée » prônée par l’Ecole des Annales, ce qui l’aura conduite à intégrer des planétes dont les cycles sidéraux respectifs étaient de 81, 165 et 248 ans au lieu des 28 ans de Saturne, la planéte la plus lente connue jusqu’alors, base du cycle de 7 ans (28/4).

 wikipedia

« La longue durée (ou temps long) est un concept utilisé en histoire par l’École des Annales. Il a été élaboré par Fernand Braudel en 1949 dans sa thèse sur La Méditerranée et le Monde méditerranéen à l’époque de Philippe II où il introduit ce nouveau concept permettant une approche nouvelle des faits historiques. À côté de l’histoire traditionnelle (c’est l’histoire dite évènementielle, condamnée par l’école des Annales) « à oscillations brèves, rapides, nerveuses » et de l’histoire cyclique et conjoncturelle (histoire économique et sociale) caractérisée par des phases lentes, il introduit l’histoire quasi immobile qui s’intéresse aux phénomènes extrêmement longs (évolution des paysages, histoire de l’homme dans ses rapports avec le milieu). » 

Nous avons montré en revanche qu’il était vain de découper un cycle planétaire en 12, pour tenir compte des signes zodiacaux, ce qui générait toute une série de  distorsions et  qu’il valait mieux se limiter comme Albumasar à  4 voire à 2 types de périodes, ce qui facilitait singulièrement le processus de comparaison et de connexion entre périodes et facilitait notamment l’épreuve de falsifiabilité   demandée par Karl Popper.

 Sur Internet

  « La falsifiabilité, au sens où l’entend Popper, désigne la capacité d’une théorie scientifique de se soumettre à une méthode critique sévère, comportant des tests expérimentaux cruciaux susceptibles de la réfuter. »

Il nous semble éminemment souhaitable d’améliorer l’ergonomie du modéle astrologique à savoir une série de séquences de même durée et de significations nettement opposées, quand elles se font suite. Il importe de mettre à distance un corpus astronomique foisonnant et étouffant, qui favorise en fait une forme d’astromancie articulée sur la « carte du ciel » et le thème natal, lequel place la femme-mère au centre de l’image que renvoie toujours de nos jours l’Astrologie. Place à une astrologie « masculine », que chacun peut comprendre et qui n’exige même pas de recourir aux éphémérides lesquelles ne servent que pour dresser le thème natal.  Il importe que le chercheur ait en tête un corpus important de dates qu’il soit en mesure de « caser » dans le cadre de la succession de périodes de 7 ans, au vu et au su de tous. On est à cent lieues de ces manuels qui prétendaient mettre l’astrologie scientifique à la portée de tous -comme le Manuel de Maurice Privat paru chez Grasset en 1935- le terme « scientifique » signifiant avec une lourde charge de données astronomiques véhiculées par les éphémrides. Nous sommes  en faveur d’une astrologie « partagée », c’est à dire qui s’appuie un savoir « public », accessible à tous, et qui ne dépende pas du témoignage individuel et personnel, autour du kaléidoscope constamment en mouvement du thème natal. Il y a 50 ans environ, nous avions donné les bonnes vraies orientations pour bâtir une astrologie désenclavée, sortie de son ghetto (Clefs pour l’Astrologie. Ed Seghers 1976, traduction espagnole, Madrid  1978 Las claves de la Astrologia). 

 

 

 

 

 

 

JHB 01 03  24

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jacques halbronn Bible. Quand le « rapatriement » sert de prétexte au bannissement.

Posté par nofim le 30 décembre 2023

jacques  halbronn  Bible. Cyrus ou  quand le « rapatriement » sert de prétexte au bannissement. 

 

L’Histoire  juive aura été profondément marquée, à travers les âges, par une mystique du Retour. Or, c’est bien là une notion des plus ambigues. C’est souvent la proie pour l’ombre; On fait miroiter toute l’importance des racines, des origines plus moins mythiques pour justifier  une dynamique de départ, une « invitation » à quitter les lieux éventuellement sous la conduite d’un leader charismatiques de type « Moïse ».

Le cas de Cyrus nous semble tout à fait emblématique et l’on est en droit de s’interroger sur les vraies motivations sous tendant la décision de raccompagner les Hébreux à Jérusalem depuis Babylone où on les avait installés (déportés) quelques décennies plus tôt. On nous présente dans la Bible, à deux reprises (Isaïe XLV  et Esdras I) comme une sorte de sauveur – et le qualificatif de Messie (Mashiah) est utilisé à son sujet dans le Deutéro Isaie.

Wikipedia

« Dès 538, Cyrus promulgua un édit permettant le retour des exilés dans leur pays d’origine et ordonnant la reconstruction du temple de Jérusalem aux frais du trésor royal. Bien plus, il restituait « les objets de la Maison de Dieu en or et en argent que Nabuchodonosor avait enlevés du temple de Jérusalem et emportés à Babylone » (Esd 1, 2-4 ; 6, 5). »

Or   si l’on observe ce qui s’est passé en Allemagne, sous le régime nazi, ne s’agissait-il pas d’abord et avant tout d’évacuer les Juifs du pays, vers la France ou vers la Palestine ou encore l’Argentine?. Quand cette stratégie n’a pas « marché », on en est passe à la « Solution Finale », en dernier ressort. 

En 1962, à la suite des Accords d’Evian, on a appelés « rapatriés » des  gens dont ce n’était pas matériellement la patrie. Mais en usant d’une telle terminologie, l’on évitait aux personnes concernées le stigmate de bannis, d’expulsés. Cela permettait de mieux faire passer la pilule.  En 1870, d’ailleurs, le décret Crémieux avait par avance, en quelque sorte, naturalisé comme citoyens français les indigénes  juifs d’Algérie, ce qui permettrait de valider par la suite un tel « rapatriement ». Theodore Herzl, dans son Judenstaat, ne parle pas de la sorte et la Palestine n’y est présentée que comme une « solution » (c’est le sous titre de son essai) comme une autre (en concurrence notamment avec l’ Argentine, selon le projet du  Baron Maurice de Hirsch mais en 1917, la Déclaration du ministre britannique  Balfour allait pointer le retour en Palestine, désormais occupée par son pays, ce qui faisait écho à des attentes évangéliques liés à la fin des temps. La Société des nations adoptera, au lendemain de la Grande Guerre, la  terminologie de  » Foyer juif « ( Jewish Home) qui sera reprise en 1947, à l’ONU dans le plan de « partition » entre Juifs et arabo-musulmans. La  Loi du Retour accordera aux Juifs du monde entier la nationalité israélienne  sur le modéle du Décret Crémieux.(cf supra) On conçoitt tout l’intérêt d’un pays souhaitant évacuer des ressortissants étrangers  de pouvoir compter sur un chef pronant leur retour, dans le style d’un Moïse vers la Terre Promise! S’il n’existait pas, il faudrait l’inventer! 

Si l’on s’interroge, à présent, sur la façon dont les Juifs « rapatriés » du Maghreb sont conduit à lire la Bible, cela ne peut pas ne pas faire écho à la Sortie d’Egypte, célébrée tous les ans à « Pessah » (Paques) si ce n’est que la France se substitue ici à la Palestine, constituant bel et bien une alternative voire une alternance. Dans l’imaginaire de cette population, le départ vers une autre destination se trouve mis  en scéne dans le Pentateuque, dès l’émergence du personnage d’Abraham, quittant  le pays d’Harran, au Nord. 

Que l’on songe à ce qui se passerait en France si l’on encourageait ainsi  un « retour » des populations  « immigrées » vers leur « patrie » historique, « pour leur salut », à la façon d’un Cyrus dont le texte ne se référe nullement au précédent de Moise, ce qui laisse à penser que Moise sera calqué sur Cyrus et non l’inverse.

 

 

 

 

 

 

 

 

JHB 30 12 23

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jacques halbronn Astrologie. La tentation des repéres socioprofessionnels, sociohistoriques chez Gauquelin et André Barbault

Posté par nofim le 27 décembre 2023

Jacques  halbronn  Astrologie. La tentation des repères socioprofessionnels,   sociohistoriques  chez  Gauquelin et André Barbault

 

Il est assez patent que ce qui aura guidé la travail d’un Michel Gauquelin, des décennies durant  passe par la référence à des clivages socioprofessionnels  traditionnels qu’il s’agissait de retriouver tout comme d’ailleurs sur le plan des catégories mythologique, autre référentiel à l’arrière plan de  toute son oeuvre. L’importance accordée à l’heure de naissance (cf La pensée astrologique, in Histoire de l’Astrologie de Serge Hutin, Ed Artefact, 1986) privilégie  une hyperprécision des données alors que selon nous, l’astrologie a vocation à oeuvrer sur des périodes d’une certaine durée et sur des comportements collectifs. De même, en ce qui concerne Barbault (à la sute de Gouchon) s’agissait-il d’ancrer l’astrologie sur les deux guerres mondiales mais l’on pourrait rappeler l’implication de ce chercheur  en ce qui concerne le mouvement communiste comme mode de validation  de ses recherches. Nous avons mis en cause les travaux de ces deux chercheurs majeurs du siècle dernier. D’une part en reprochant à Gauquelin  (retenant  Lune Vénus, Mars, Jupiter  et Saturne mais ni Mercure, ni Jupiter) de ne pas avoir compris que la diversité ne dépend pas tant de l’émetteur que des récepteurs, tout comme un homme peut faire des enfants  à plusieurs femmes, chacune d’entre elle impactant différemmént sa progéniture. D’autre part, en reprochant à Barbault d’avoir mobilisé, recruté des planétes transsaturniennes,  trois astres sur les cinq retenus, Uranus, Neptune et Pluton et notamment de ne pas avoir respecté (avec son indice cyclique, un principe de périodes égales et strictement récurrentes, se coupant ainsi de toute une tradition ignorant les dits astres invisibles à l’oeil nu. . Certes, nous objectera-t-on, il faut bien que la recherche astrologique (RA) s’appuie sur quelque référence « objective »…Pourquoi pas  le critère professionnel, pourquoi pas le critère événementiel? Où est le piège? Il est tapi dans le langage courant. Or, il existe toutes sortes de guerres et il revient justement à l’astrologie de savoir les distinguer, les différencier. Une guerre civile n’est pas une guerre interétatique et la première guerre mondiale  n’a nullement le même profil que la seconde. Or, l’on voit Barbault, à partir de la fin des années soixante du XXe siècle annoncer une prochaine « guerre mondiale », sur la base d’un certain graphique, pour le début des années quatre vingt alors même qu’il aura raté la crise mondiale du début des années soixante (Berlin, Cuba), la dernière en date, jusqu’à ce jour, la crise de 1989-1991  ayant été une crise interne au monde communiste et non une confrontation de bloc à bloc!

Il eut été préférable d’établir un modéle cohérent, ergonomique sur le plan structurel, respectant notamment une structure à base 4 (les saisons) en opposant le temps équinoxial et le temps solsticial – ce que la décolonisation des années soixante aura mis en évidence (cf nos Clefs pour l’astrologie. 1976, 1993) en dialectique avec la formation d’empires. Mais on est là otage d’une vision universelle de l’astrologie, prétendant tout expliquer par le seul mouvement des astres alors que nous devrions plutôt nous situer dans le cadre d’une anthropocosmologie prenant en compte non seulement le plan des astres mais aussi celui des sociétés. Un critère crucial est le sexe, ce qui est le grand absent du champ couvert par Michel Gauquelin et son épouse Marie-Françoise Schneider Gauquelin; ce point aveugle étant commun à tous les tenants du thème natal, partant du principe que ce sont les astres -mêmes qui feraient loi et foi Nous avons en ce sens, développé la question des « topiques sensorielles » (à partir du modéle freudien du ça et du Surmoi) qui constituent une détermination majeure pour la réussiste dans telle ou telle profession, sans rapport aucun avec une configuration astrale quelle qu’elle soit. Il est d’ailleurs étonnant que le couple Gauquelin  familier des questions psychologiques -(cf leur bibliographie) ait en quelque sorte cru pouvoir ainsi révolutionner la recherche psychologique par le biais de l’astrologie de sorte que leur travail  ne prendrait tout son sens que par rapport à la psychologie plutôt que par rapport à  une astrologie ainsi instrumentalisée. En fait, Gauquelin aurait ainsi exhumé une astrologie antérieure à l’intervention divine, n’obéissant à aucun plan d’ensemble, à aucun dessein intelligent et donc ne pouvant servir à la mise en oeuvre d’une quelconque politique à l’échelle d’une société.

 

 

JHB 29 12 23

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jacques halbronn Astrologie de la Surconscience versus Astrologie de la Subconscience.

Posté par nofim le 12 décembre 2023

jacques  halbronn  Astrologie de la Surconscience  versus Astrologie  de la Subconscience.

 

 

Le Zodiaque et ses 12 signes reléve  d’une astrologie de la Surconscience, c’est à dire oeuvre de l’homme et non de Dieu, comme l’est, selon nous, l’astrologie de la Subconscience. Les ère précessionnelles (cf notre ouvrage Aquarius ou la Nouvelle Ere du verseau, Ed Albatros, 1979)  illustrent cette astrologie inventée par les hommes projetant dans le Ciel leurs représentations des 12 mois de l’année, que l’on retrouve dans les Livres d’Heures (Très Riches Heures du duc de Berry, entre autres). Le public est notamment familier des 12 signes (notamment par la production de livrets pour chaque signe, de la collection des Editions du Seuil, dans les années 50 du siècle dernier jusqu’à celle des Editions Solar à vingt ans de distance, dont nous avons eu la charge (Reedition France Loisirs, au début des années 90) sans oublier les « grands livres » des Ed Tchou. Cette symbolique à base 12 (du fait des 12 mois soli-lunaires) aura été particulièrement popularisée dans la presse, depuis les années trente. si bien que tout un chacun est censée connaitre sous quel signe il est né (Soleil  et éventuellement Ascendant).

Face à cette astrologie de la Surconscience, existe donc une astrologie de la Subconscience, plus ésotérique mais la Bible est marquée par le 12 : les 12 Fils de Jacob, les 12 tribus d’Israel, les 12 apotres (cf notre ouvrage Le monde Juif  et l’astrologie. Ed Arché, 1985) mais à côté nous trouvons le modéle d’une cyclicité à base 4 et à base 7, du tétramorphe (Livre d’Ezékiel) aux vaches maigres (Songe de pharaon), ce qui structure l’astrologie Subconsciente. Selon nous,  seule l’astrologie subconsciente peut être qualifiée de scientifique, en ce qu’elle repose sur  un agencement du systéme solaire et non sur les imageries mensuelles.

 

Mais, force est de constater que l’on est en face d’un syncrétisme qui mélange ces deux formes d’astrologie dans l’esprit de la grande majorité des astrologues. En France, André Barbault et Jean pierre Nicola auront,chacun à sa façon,  cherché à tenir à distance le symbolisme zodiacal..  On pourrait d’ailleurs ajouter que l’usage de la mythologie pour baptiser les planétes du systéme solaire, y compris celles découvertes depuis la fin du XVIIIe sièvle, reléve également d’une astrologie surconsciente dont l’astrologie subconsciente se doit de s’éloigner, de se démarquer. André barbault, dans son Astrologie mondiale, laisse de coté les noms mythologiques des astres pour une approche quantitative; et Jean pierre Nicola plaque son systéme RET. JHB  12 12 23

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jacques halbronn Les Adamites, véritable nom des juifs. Le lien avec le sang (Dam)

Posté par nofim le 4 décembre 2023

jacques halbronn   Les Adamites, véritable nom des juifs. Le lien avec le sang (Dam)

 

La solution  consistant à appeler une population sur la base de critères géographiques est source de bien des confusions  car un espace peut être occupé  et/ou revendiqué par plusieurs entités politico-religieuses.  En ce sens l’usage du terme « juif » (en allemand  Jude)  nous parait contre-productif en ce qu’il renvoie à la Judée. Il nous semble préférable de se référer à l’Histoire, même mythique,  plutôt qu’à la géographie.

Le personnage qui nous semble  le plus approprié pour situer les « Juifs »  est celui d’Adam, dont le nom figure dès le premier chapitre du Livre de la Genése. En effet, ce nom ne saurait désigner le père de toute l’Humanité mais bien la matrice d’une certaine filiation, que nous connectons avec le « peuple  juif ». Le nom d’Adam est à rapprocher d’Adom, la couleur rouge. Rappelons que l’un des fils d’Isaac, Esaü, le jumeau de Jacob,  était « roux ».  Il sera appelé Edom tout comme Jacob sera surnommé Israel.

Dans Adam, on trouve « Dam », le sang en hébreu, ce qui évoque la planéte Mars (Maadim  en hébreu) mais aussi la circoncision qui fait verser du sange, à partir d’Isaac.  Ce sang ainsi versé, dès le plus jeune âge,  signe le rapport avec Adam.  De même , la Terre (Eretz) prend le nom d’Adama. La femme est exclue de l’alliance du fait qu’elle ne peut être circonscrite et ce n’est pas par  hasard que la marque de l’alliance ne peut s’inscrire  que pour les mâles

Récemment, nous nous étions interrogés, sur la compatibilité entre circoncision et devoir de respecter l’interdit pour l’homme de porter atteinte à l’oeuvre du « Créateur ». Mais, une chose  de bâtir une maison, de façonner une idole, une autre de secréter une substance à partir du corps humain, quand bien même le ferait-on au moyen de quelque instrument  En tout état de cause, il est clair que la circoncision, sous quelque forme que ce soit, marque l’appartenance à un certain ensemble: cela montre bien que le christianisme est une voie censée conduire vers la judéité comme il ressort de l’Epitre aux Romains:

« Le Juif, ce n’est pas celui qui en a les apparences; et la circoncision, ce n’est pas celle qui est visible dans la chair. Mais le Juif, c’est celui qui l’est intérieurement; et la circoncision, c’est celle du cœur, selon l’Esprit et non selon la lettre. La louange de ce Juif ne vient pas des hommes, mais de Dieu ».

Romains 2 :28-29 

 Or,  Jésus a revendiqué une filiation (Evangile selon Luc) remontant jusqu’à Adam, ce qui  n’a rien à voir avec la « solution » du baptéme.. Dans un cas, on est face au long terme, dans l’autre au court terme. Selon nous, la solution passant par le bapteme ponctuel constituait une autre voie accessible aux « non Juifs », et donc non associée avec le versement de sang. Le sang renvoie à une transmission génétique, généalogique, de génération en génération. JHB 04 12 23

 

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Jacques halbronn De l’appropriation géographique: du Royaume d’Israel aux Palestiniens.

Posté par nofim le 28 novembre 2023

 

Jacques  halbronn  De l’appropriation géographique:  du Royaume d’Israel aux Palestiniens. 

 

 

 Le nom d’Israel a  été utilisé dans des sens bien différents selon qu’il vise la géographie ou la politique. A la mort de Salomon, les populations asservies  constituèrent un Royaume d’Israel, ce qui aura pu préter à confusion car il s’agit là d’une appropriation, d’une récupération d’une dénomination géographique: Eretz Israel. Quand l’Etat Hébreu se (re)constitua en 1948, on adopta le nom d’Israel sans probablement avoir eu en tête ce « Royaume d’Israel ». Mais quand on récite dans les synagogues le « Ecoute Israel », l’on devrait savoir que cela renvoie directements aux tenants du dit Royaume. Dans la Déclaration Balfour de 1917 il est question de la Palestine, comme entité géographique mais l’on sait que 30 ans plus tard, c’est le nom d’Israel qui sera choisi, soit une forme d’appropriation, le terme Palestine étant adopté par le monde arabe au point que l’on parlera du peuple palestinien, par opposition à peuple israélien.  Cette confusion  entre l’Israel  géographique et les différents  Israels politiques est problématique., on en conviendra. Quand le mot Israel est récurrent dans le Livre de l’Exode, il s’agit bien d’une référence antidatée au  Royaume d’Israel et non à la Terre d’Israel.   Les exemples ne manquent pas de ce type de récupération à l’instar de ces « Américains » qui se sont appropriés le nom de tout un continent  ou encore l’Union Européenne. On pense aussi aux Anglais qui ont adopté le nom de la Bretagne: British ou aux Chrétiens qui se sont emparé du nom de « Christ », lequel désigne un messie et pas forcément le leur.

Résumons-nous, le terme Israel est utilisé dans les contextes et les acceptions les plus divers. On le trouve dans le Livre de l’Exode, dès les premiers versets, les Beney Israel sont guidés par Moise qui est envoyé vers eux (Ch III). Dans le Coran « , banû Isrâ’îl (fils d’Israël), désigne les descendants d’Israël à l’époque biblique ; en de rares occasions, il s’emploie pour les juifs contemporains de Muhammad. Dans la majorité des cas, l’emploi de « fils d’Israël » se révèle ambivalent. Il est parfois utilisé de manière très favorable : les « fils d’Israël » sont le peuple élu (Q. 2:47 et Q. 2:122) que Dieu a délivré de la servitude en le faisant sortir d’Égypte et entrer en Terre sainte (Q. 5:21). Toutefois, l’expression sert aussi à désigner péjorativement les Hébreux quand ils commettent des fautes : les « fils d’Israël » brisent l’alliance avec Dieu (Q. 5:13) en se prosternant devant le veau d’or. Ils sont aussi appelés « fils d’Israël » quand on les accuse de tuer les prophètes (entre autres Q. 2 :61) »(sur Internet). On retrouve la référence à Israel lors de la formation d’un « Royaume d’Israel », à la mort du roi Salomon (Xe siècle avant JC) Mais selon nous, le Livre de l’Exode est postérieur à l’émergence d’un tel Royaume. On parle également de la « Terre d’Israel » (Eretz Israel) sans parler du choix de cette appellation pour désigner en 1948  l’Etat  (Medina) Israel;

Wikipedia

 

 

Dans la Bible, « Terre d’Israel » désigne :

  • un terme religieux, car renvoyant à un don divin ; il est utilisé pour la première fois dans Samuel 1 13:191 ;
  • un terme géographique. La définition géographique donnée par la Bible est d’ailleurs floue : dans certains textes bibliques, on parle de la Terre donnée comme allant du « fleuve d’Égypte jusqu’au grand fleuve, au fleuve d’Euphrate » (de l’Égypte à l’actuel Irak), d’autres se limitent à une zone comprise entre la mer et le fleuve Jourdain, correspondant peu ou prou à la région appelée Palestine ;
  • un terme politique : c’est la terre donnée aux Juifs pour s’y installer, puis à partir du roi Saül pour s’y construire un État.

 

 Documentation Déclaration Balfour 1917

« Cher Lord Rothschild, J’ai le grand plaisir de vous transmettre, de la part du gouvernement de Sa Majesté, la déclaration suivante de sympathie avec les aspirations juives sionistes, qui a été soumise au cabinet et approuvée par lui. Le gouvernement de Sa Majesté envisage favorablement l’établissement en Palestine d’un foyer national pour les Juifs et fera tout ce qui est en son pouvoir pour faciliter la réalisation de cet objectif, étant clairement entendu que rien ne sera fait qui puisse porter atteinte soit aux droits civiques et religieux des collectivités non juives existant en Palestine, soit aux droits et au statut politique dont les Juifs disposent dans tout autre pays. Je vous serais obligé de porter cette déclaration à la connaissance de la Fédération sioniste  » — Arthur James Balfour   

 

 

.  JHB 30 11 23 

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jacques halbronn Méthodologie. Les contrefaçons au crible des marqueurs de temps et de lieu.

Posté par nofim le 18 novembre 2023

jacques  halbronn   Méthodologie. Les contrefaçons au crible des marqueurs de temps et de lieu   

  On entend par marqueur de temps ou chronéme, ce qui permet sinon de dater précisément un texte -et ses diverses interprétations,, du moins de déterminer des bornes (terminus) à sa production  et  à  diffusion, ce qui a l’avantage de détecter des documents antidatés et donc des contrefaçons.  Parallélement, on entendra par marqueur d’espace ou choréme, ce qui permet de situer  dans quel cadre, il a pu apparaitre, se constituer et donc, là encore, de  rejeter  ou de discerner certaines attributions Un travail de thèse, selon nous, devra s’articuler sur cette double problématique et donc être en mesure de signaler,  de  corriger   certaines erreurs d’appréciation sur le plan tant biographique que bibliographique.  Nous appliquerons une telle méthodologie  dans l’esprit de la critique biblique.

C’est ainsi qu’il est possible de circonscrire certains discours attribués à Jésus dans les Evangiles à tel ou tel stade -chronéme- de sa carrière ainsi que de cerner à quel public il s’adressait (choréme).  Nous soutenons que Jésus, au début de sa vocation  s’adressait aux « brebis » de la maison d’Israel – voir la parabole du bon pasteur et de la brebis égarée, éloignée du troupeau. Selon nous, le Messie est ici celui qui va « sauver » la  brebis qui s’est- dans tous les sens du terme- perdue, avec une idée de rédemption.

Autrement dit, Jésus visait une population bien située dans l’espace palestinien, à savoir au Nord, dans les terres de l’ancien Royaume d’Israel fondé à la mort de Salomon et regroupant 10 des 12 tribus qui s’étaient partagés la région. Certaines prophéties avaient en effet annoncé, promis, un tel retour de l’enfant prodigue qui se voit pardonner ses fautes et Jésus, lui le Judéen, entend « accomplir » celles-ci,d’une façon ou d’une autre. Il importe en effet de comprendre que le Sauveur n’appartient pas au peuple qu’il va devoir guider, il lui est étranger tout comme Cyrus le roi de Perse (Esaie XLV) aura à s’occuper des diverses populations de son empire. Moise, dans le Livre de l’Exode, est envoyé vers les Enfants d’Israel dont il ne fait pas partie. En ce sens le personnage de Jésus est peu ou prou calqué sur celui de Moïse. Cette « étrangeté  » reléve de la notion de choréme, et cela exige de  bien situer les protagonistes les uns par rapport aux autres.

Au niveau « chronématique », à ce stade, il n’est nullement question de déborder de l’espace palestinien -celui de la Judée du roi Hérode- et c’est à une toute autre époque que  l’on ira au delà d’un tel espace. L’usage fréquent du mot ‘paien »  crée de la confusion car il met dans le même sac les descendants du Royaume d’Israel  et un monde situé bien au delà sur le pourtour méditerranéen, un monde qui n’a certainement pas les mêmes motivations pour adhérer au christianisme et qui n’a pas de compte à régler avec des colonisateurs, des énvahisseurs judéens, dont il aura fallu subir le joug, des siècles durant. On évitera donc l’anachronisme et l’anachorisme et les telescopages.

 

 

 

 

 

JHB 18 11 23

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Jacques halbronn Théologie. Le christianisme n’a pas la même qualité de relation avec les Juifs que l’Islam Le double décalage temporel.

Posté par nofim le 13 novembre 2023

Jacques  halbronn théologie.  Le christianisme n’a pas la même qualité  de  relation avec les Juifs que l’Islam .

 

 

Il importe de revenir à l’origine de la démarche qui aura conduit au christianisme à savoir la conversion au judaisme au moyen d’un rite de passage, à savoir le baptéme. Cette conversion s’adressait non pas à la totalité du monde paien mais à la population vivant dans le même espace que les Juifs, sous le régne d’Hérode Ier le Grand  fils d’Antipater, (qui) fait partie de la dynastie des Hasmonéens,  né à Ascalon en 73 av. J.-C. et mort à Jéricho en av. J.-C.2 , roi de JudéeÉtat client de Rome, de 37 av. J.-C. à sa mort en av. J.-C. » (wikipedia)

 Or, nombre de Chrétiens ne prennent pas la mesure d’un tel processus de ralliement et d’intégration  au sein du  monde juif . Quant à l’Islam, il ne se présente pas ainsi en dépit de l’influence judaique qu’il subit au départ.   Le lien entre Juifs et Musulmans, de nos jours, semble circonscrit à la question de l’Etat d’Israel, assimilé à l’histoire des Croisades quand les Chrétiens controlèrent Jérusalem alors  que le lien entre Juifs  et ceux  qui se convertiront au christianisme pour être intégrés dans le monde juif, date d’un millénaire plus tôt.  Au regard des Amitiés judéo chrétiennes, il est hautement souhaitable qu’il y ait reconnaissance d’un tel tropisme, ce qui passe par une forme de psychanalyse du fait d’un refoulé qui rend illisible la situation. La France avec l’Emancipation des Juifs en 1791,à la fin du régne de Louis XVI  n’aura connu la présence musulmane en métropole  que plus d’un siècle plus tard et même lors de la Loi de 1905, les musulmans n’étaient pas  vraiment impliqués ni concernés. 

 

 

 

 

 

 

 

JHB  13 11 23

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