Jacques Halbronn Patrice Guinard et son scoop sur l’astrologie à la fin du XVIIe siècle.

Posté par nofim le 15 septembre 2021

 

Jacques  Halbronn  Patrice Guinard  et son « scoop » sur l’astrologie à la fin du XVIIe siècle.

 

En 1987, Patrice Guinard  publiait dans la revue Astralis un texte intitulé  »Apogée de l’astrologie française à la fin du XVIIème siècle » (in Astralis, 19, Lyon ».  Par la suite, on lira de lui sur son site du CURA, créé en 1999,   l’étude suivante  « Eustache Lenoble (1643-1711): Un Bilan sur l’Astrologie à son déclin (Avec des extraits de son Uranie, ou les Tableaux des Philosophes). » On notera le contraste entre les deux intitulés: apogée et déclin. Guinard  tirait son savoir de la fréquentation depuis 1983  de notre Bibliotheca Astrologica (renommée depuis Bibliothèque Universitaire de Recherche Astrologique). En 1993, nous avions publié un travail consacré notamment à notre  d’une réédition  partielle de son Uranie de 1697  en 1785,  par Etteilla  (L’Astrologie selon le Livre de Toth,  suivi de nos  Recherches  sur  l’Histoire de l’Astrologie et du Tarot, Ed Trédaniel, La grande Conjonction,) Il ne semble pas que Guinard ait mentionné  à l’époque (notamment en 1987) dans ses études ce qu’il nous devait dans la connaissance de l’Uranie de Lenoble, ce qui est pour le moins discourtois. Un geai paré des plumes du paon.

Or, on est surpris de noter que Guinard qui n’a pas à  son actif le mérite d’avoir retrouvé la trace de l’Uranie d’Eustache Le Noble n’ait pas au moins pris la peine d’examiner la situation de l’astrologie en 1697 lors de la parution de l’ouvrage en question dont l’intérêt tenait notamment au fait qu’il paraissait 30 ans après le fameux édit de Colbert dont les histoires de l’astrologie ont fait leur point d’orgue, des décennies durant.  Cela dit, parler d’apogée avec  Le Noble est tout à fait abusif car Le Noble  choisit plutôt de faire profil bas à la différence des rodomontades d’un Jean Baptiste Morin,  un demi siècle auparavant.

Pourtant, il aurait suffi à Guinard de prendre connaissance  du travail  de Renée Simon, qui fit d’ailleurs l’objet d’une thèse d’Etat dans les années 1940. (cf  le compte rendu de Paul Leulliot   en 1949  dans les Annales :Renée Simon, Un révolté du Grand Siècle: Henri de Boulainvillers. Il aurait découvert qu’en 1696, un an avant  la parution de l’Uranie de Le Noble, le Comte de Boulainviller, avait rédigé un Essai de justification de l’astrologie judiciaire, que reproduit et commente  Renée Simon. Une comparaison entre le ton de Le Noble et celui du compte aurait eu  certainement  toute sa place , notamment autour de la question des « objections »

Rappel de quelques  publications  de Renée Simon:

A la recherche d’un homme et d’un auteur. Essai de bibliographie des ouvrages du Comte de Boulainviller (1941)
Les éditions du Nouvel Humanisme ont publié les oeuvres astrologiques de Boulainviller.
Pratique abrégée des jugemens astronomiques sur les nativités]. [Henri Boulainvilliers, comte … Publisher: Garches,   1947

 et

Astrologie mondiale, histoire du mouvement de l’apogée du soleil, etc … R.Simon, Garches, Éditions du Nouvel humanisme, 1949, in8°.
 Ces ouvrage datant de 1711  et 1717 ne furent pas imprimés et ils  furent conservés à la Bibliothèque Municipale d’Angouléme, où vécut un certain temps Patrice Guinard.

On notera d’ailleurs que Renée Simon, de son côté ne mentionne pas l’Uranie d’Eustache Le Noble, baron de Saint Georges mort une dizaine d’années avant le comte de Boulainviller. Elle s’était pourtant intéressée à Pierre Bayle. Or, c’est la lecture de Bayle dans ses Pensées sur la Cométe qui nous avait conduit à Le Noble.

 

Selon nous, les personnes peu aptes à mener des recherches  poussées , extensives  et de longue halaine,  en bibliothèque – ce qui aurait produit notamment notre CATAF, en ligne sur le site du CURA de  Patrice Guinard- depuis 1999 devraient au moins  compenser par une approche aussi compléte que possible des travaux existants pour une période donnée  et par une certaine effort de synthèse. En fait, Patrice Guinard ne saurait se présenter ni comme seiziémiste ni comme dix septiémiste qu’il n’est que d’occasion, par le biais de Nostradamus et d’Eustache Le Noble et dont il n’a pas la surface.

 

 

 

JHB

15 09 21

Bibliographie de certaines de nos études!

« Yves de Paris, un capucin astrologue

 Le dominicain Jean Giffré de Réchac et la naissance de la critique nostradamique au XVIIe siècle

nostradamus Post Doctorat 2007.  https://www.scribd.com/document/358744723/Post-doc-Halbronn-Last

“L’Empire déchu ou l’Astrologie au XVIIe siècle”, Paris, Politica Hermetica, n° 11. (1998.1)

  Jacques Halbronn  Bilan de son activité dans le champ de la bibliographie astrologique et prophétique depuis 1986 (édition augmentée)

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Jacques Halbronn La version de la maison d’Israel de l’édit de Cyrus, dans le Deutéro Isaïe

Posté par nofim le 13 septembre 2021

Jacques  Halbronn  La version de la maison d’Israel de l’édit de Cyrus, dans le Deutéro Isaïe,ouvrage signalé par la critique biblique comme ayant été « complété » par une addition en ses derniers chapitres, comme on le trouve également à propos des éditions successives des Centuries de Nostradamus.

 

Nous  étaierons notre thèse selon laquelle l’Ancien Testament aurait été, sous la forme qui nous en est parvenue, l’oeuvre de transfuges de la Maison, du Royaume d’Israel. On note la mention  « moi le Dieu d’Israel » puis « à cause de mon serviteur Jacob, d’Israel, mon élu. »

 

 

Isaïe 45, 1-4 ; 8

Ainsi parle le Seigneur à son messie, à Cyrus, qu’il a pris par la main pour lui soumettre les nations et désarmer les rois, pour lui ouvrir les portes à deux battants, car aucune porte ne restera fermée : Moi, je marcherai devant toi ; les terrains bosselés, je les aplanirai ; les portes de bronze, je les briserai ; les verrous de fer, je les ferai sauter.
Je te livrerai les trésors des ténèbres, les richesses dissimulées, pour que tu saches que Je suis le Seigneur, celui qui t’appelle par ton nom, moi, le Dieu d’Israël.
À cause de mon serviteur Jacob, d’Israël mon élu, je t’ai appelé par ton nom, je t’ai donné un titre, alors que tu ne me connaissais pas.
Cieux, distillez d’en haut votre rosée, que, des nuages, pleuve la justice, que la terre s’ouvre, produise le salut, et qu’alors germe aussi la justice. Moi, le Seigneur, je crée tout cela.

 

 

Ce texte entendait, selon nous, se substituer à l’énoncé du véritable documents

 

 

Edit de Cyrus (2 Chroniques 36.22-23)

22 La première année du règne de Cyrus sur la Perse, l’Eternel réveilla l’esprit de Cyrus, roi de Perse, afin que s’accomplisse la parole qu’il avait prononcée par Jérémie, et celui-ci fit faire de vive voix, et même par écrit, la proclamation que voici dans tout son royaume:
23 «Voici ce que dit Cyrus, roi de Perse: L’Eternel, le Dieu du ciel, m’a donné tous les royaumes de la terre et m’a désigné pour lui construire un temple à Jérusalem, en Juda. Qui parmi vous fait partie de son peuple? Que l’Eternel, son Dieu, soit avec lui et qu’il y monte!» Segond 21 Copyright © 2007 – 2021 Société Biblique de Genève

Pas question ici d’Israel mais de Juda et de Jérusalem  et de son templs. . Selon nous, la mention d’Israel  aura été substituée à celle de Juda.
Le   dernier verset du chapitre d’Isaie nous donne la clef en se référant aux « descendants d’Israël »   Kol zéra Israel: toute la semence d’Israel.
ה בַּיהוָה יִצְדְּקוּ וְיִתְהַלְלוּ, כָּל-זֶרַע יִשְׂרָאֵל. 25 En l’Eternel seront justifiés et glorifiés tous les descendants d’Israël. »
Parmi ces « descendants » on trouvera certainement  de nombreux Chrétiens que Jésus entendait réintégrer sur un pied d’égalite avec les descendants de Juda. Il reste que l’intégration de l’Ancien Testament dans la Bible chrétienne tient certainement  à une telle « parenté ».
Revenons  sur   Chroniques II  On y trouve la notion d’Alya au dernier verset de Chroniques II
כב וּבִשְׁנַת אַחַת, לְכוֹרֶשׁ מֶלֶךְ פָּרַס, לִכְלוֹת דְּבַר-יְהוָה, בְּפִי יִרְמְיָהוּ–הֵעִיר יְהוָה, אֶת-רוּחַ כּוֹרֶשׁ מֶלֶךְ-פָּרַס, וַיַּעֲבֶר-קוֹל בְּכָל-מַלְכוּתוֹ, וְגַם-בְּמִכְתָּב לֵאמֹר.  {ס}  22 Dans la première année de Cyrus, roi de Perse, à l’époque où devait s’accomplir la parole de l’Eternel, annoncée par Jérémie, l’Eternel éveilla le bon vouloir de Cyrus, roi de Perse; et celui-ci fit proclamer, dans tout son royaume, par la voix [des hérauts] et aussi par des missives écrites, ce qui suit.
כג כֹּה-אָמַר כּוֹרֶשׁ מֶלֶךְ פָּרַס, כָּל-מַמְלְכוֹת הָאָרֶץ נָתַן לִי יְהוָה אֱלֹהֵי הַשָּׁמַיִם, וְהוּא-פָקַד עָלַי לִבְנוֹת-לוֹ בַיִת, בִּירוּשָׁלִַם אֲשֶׁר בִּיהוּדָה:  מִי-בָכֶם מִכָּל-עַמּוֹ, יְהוָה אֱלֹהָיו עִמּוֹ–וְיָעַל. {ש} 23  »Ainsi parle Cyrus, roi de Perse: L’Eternel, Dieu du ciel, m’a mis entre les mains tous les royaumes de la terre, et c’est lui qui m’a donné mission de lui bâtir un temple à Jérusalem, qui est en Judée. S’il est parmi vous quelqu’un qui appartienne à son peuple, que l’Eternel, son Dieu, soit avec lui, pour qu’il monte!… »
Insistons par ailleurs sur les origines du « Ecoute Israel » récité à tort ar les Juifs comme  un texte sacré. Ouvrons le Livre d’Ezékiel et l’on sera fixé. C’est dire que l’Ancien Testament est en quelque sorte coupé en deux, un Pentateuque à la solide de la maison d’Israet et les livres des Prophétes qui  mettent en cause la dite maison d’Israel.  Cela n’est pas sans faire penser aux Centuries de Nostradamus dont le premier volet est du côté des Catholiques de la Ligue et le second au service de la cause dy futur Henri IV, un réformé  qui devra se convertir in extremis: « Paris vaut bien une messe ». A l’époque de l’édit de Nantes, en 1598, va régner pendant quelques décennies – jusqu’à la révocation du dit Edit de Nantes en 1685 une sorte de modus vivendi.

LIVRE D’EZEKIEL

01 Le Seigneur me dit : « Fils d’homme, ce qui est devant toi, mange-le, mange ce rouleau ! Puis, va ! Parle à la maison d’Israël. »

02 J’ouvris la bouche, il me fit manger le rouleau

03 et il me dit : « Fils d’homme, remplis ton ventre, rassasie tes entrailles avec ce rouleau que je te donne. » Je le mangeai, et dans ma bouche il fut doux comme du miel.

04 Il me dit alors : « Debout, fils d’homme ! Va vers la maison d’Israël, et dis-lui mes paroles.

JHB
13 09 21

Bibliographie

Marc  Vienot  Cyrus et le livre d’Isaïe Annuaires de l’École pratique des hautes études  Année 1998  107  pp. 551-553

 

 

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jacques Halbronn Antoine Pluche et la méthode en histoire régénérative

Posté par nofim le 13 septembre 2021

jacques  Halbronn    Antoine Pluche  et la méthode en histoire régénérative

 

Par  histoire régénérative, nous entendons une méthode visant à restituer un document « dégénére »  dans son état premier, en remontant du complexe vers le simple/

 

 

En 1740,  Antoine  Pluche (1688-1761) publie  une Histoire du Ciel (cf reprint  BNF  1977)   qui sera complétée par le Spectacle  de  la Neture..  On y trouve de fort judicieuses réflexions à l’intention de l’historien  des traditions dont nous reproduirons ici quelques passages et don bien des chercheurs devraient prendre de la graine. Extrait de son chapitre  sur ‘l’origine de la semaine »

« On commence par le simple (.) Le simple se charge ensuite, se défigure (..) il s’altère par  des additions, par des broderie, par des commentaires »

« Tous les peuples (…)ont horriblement défigur » cette simplicité  majestueuse en chargeant sans fin la créance  d’opinions  fausses et le cérémonial de pratique superstitieuse.

« Nous suivons donc la nature  & l’expérience  quand  nous remontons du composé au simple

Ce ne fut que long temps après la naissance de ces nouveaux dieux qu’on s’avisa de leur assigner des places dans les planétes »

Pluche  rappelle que Moise avait instauré avec le Décalogue le Shabbat.  Mais  en cela, il ne tient pas compte de la critique biblique qui remet en question l’authenticité de certains textes et de certaines attributions;

 

JHB

13 09 21

 

Bibliographie  sur  la fortune de l’oeuvre de Pluche

Nadine Vanwelkenhuyzen  Langues des hommes, signes des dieux: Fréret et la mythologie · · Corpus: Revue de philosophie 29:63-73 (1995).

M. Davif. La notion de fétichisme chez Auguste Comte  www.persee.fr › doc › rhr_0035-1423_1967_num_171_2_8486

Brian  Juden, Traditions orphiques et tendances mystiques dans le romantisme français (1800-1855). Front Cover.  Slatkine, 1984 -

 

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Jacques Halbronn Epistémologie. La preuve et la démonstration: deux approches de la « Science »

Posté par nofim le 2 septembre 2021

Jacques  Halbronn : La preuve et la démonstration : deux approches de la  « Science »

 

Que penser de celui qui demande des « preuves » de ce que l’on avance? Est ce de sa part un signe de rigueur ou bien dune certaine impuissance à penser par soi même? La plupart de ceux qui s’occupent d’Histoire nous semblent appartenir à ces chasseurs de preuves., quitte à les fabriquer ou à se voir berner par la production de oontrefaçons. Ils sont aisément victimes de supercheries littéraires puisqu’ils ne sont pas en mesure de développer une argumentation critique de qualité.

A l’opposé de ces amateurs de « preuves » tangibles, nous trouvons le monde des « vrais » scientifiques  qui sont sensibles à la force des arguments apportés quand bien même n’y aurait-il pas de « preuve » de ce qui est avancé. Les gens de la preuve parleront alors de « spéculations », ce qui sera, dans leur bouche, l’annonce d’une condamnation sans appel. Entre ces deux populations, c’est un dialogue de sourds  et il est recommandé quand on opte pour un directeur de thèse de savoir sur quel pied danser car cela risque fort sinon le pourrissement de la relation, du fait d’une certaine incompréhension mutuelle, chaque protagoniste étant déçu par l’autre. L’homme de la preuve attendait que l’on s’en tienne aux « faits », aussi invraisemblables soient ils  alors que l’homme de la « demonstration »  exigera que l’on évite les invraisemblance au regard d’un certain  « bon sens  » (Descartes) s aussi renseignées soient-elles.

Dans le cas des études nostradamologiques ou dans celui des études ptolémaiques, au regard de l’étude des textes,  il y a ceux qui ont une approche « factuelle » et apologétique  et ceux qui préconisent une méthode archéologique et critique si bien que les uns et les autres resteront sur leurs positions indéfiniment parce qu’il leur manquera toujours quelque chose chez leur interlocuteur.

Selon nous,  les tenants des « preuves »  ont fort peu confiance dans la « raison » raisonnante qui interroge les données disponibles pour les dépasser et les transcender. Ils se soutiennent entre eux dans leur résistance aux « thèses » qui « vont trop loin »,  comme pour un nageur qui se tient à distance du bord, de la rive. Ils attendent LA preuve « irréfutable », le document  « imaginé » par les gens de la démonstration  et dont ils font le pari qu’il n’existe pas et qu’ils n’auront donc pas à se plier face à un « raisonnement ». On retrouve là la dialectique déduction/induction.

Dans les deux corpus évoqués, celui de Nostradamus et celui de Ptolémée, l’un touchant au prophétisme astrologique , l’autre aux rapports astrologie.astronomie, les hommes de la « démo »  pourfendent les constructions des  « faussaires », imitant les quatrains des almanachs de Nostradamus, et rédigés dans le contexte de la Ligue face au futur Henri IV alors que les tenants de la « preuve » ne veulent pas croire à une telle imposture et n’entendent pas se contenter d’arguments « spécieux ». Pour cc qui est de Ptolémée, le débat que nous avons lancé depuis peu vise à déconstruire le dispositif des Dignités planétaires figurant dans la Tétrabible en montrant que le dit dispositif ne peut qu’être une version tardive, altérée, quand bien même ne retrouverait-on pas la dite  présentation  reconstituée selon une argumentation  structurelle et  géométrique. Pour les gens de a démonstration, la « raison » prime sur les  « traces », les « ruines »,  qui nous sont parvenues.

Dans le domaine linguistique, il est tout à fait légitime de vouloir reconstituer des états antérieurs d’une langue, quand bien  même nous ne disposerions point de l’accés direct  au stade en question  mais à des additions et à des altérations. En ce sens, nous sommes passés progressivement de l’Histoire des deux derniers millénaires à  leur « préhistoire » à reconstituer et à restituer, ce qui correspond à cette dialectique de la preuve et de la démonstration

Comme on l’a dit, d’entrée de jeu, les historiens  appartiendraient plutôt au type « preuve » qu’au  type « démo » alors que dans le domaine de des sciences dites dures, la qualité de l’argumentation, son élégance -selon le rasoir d’Occam- est  honorée et applaudie.  On a bien là la manifestation de deux « tempéraments », de deux modes de fonctionnement cérébral, que l’on retrouve dans nos travaux en anthropocosmologie., à savoir  que tantôt la mémoire ( solsticialité) est suractivée et tantôt c’est l’intelligence (équinoxialité). Mais d’un point de vue cyclique, nous pensons qu’il y a alternance de ces deux modes de pensée et qu’il est vain d’aller à contre-courant d’une « mode » tendanst à être consensuelle, pour un temps donné..

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

JHB

02 09 21

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Jacques Halbronn Sociologie des Entre sois. Seconde Partie. Le relativisme

Posté par nofim le 15 mai 2021

 

Sociologie des Entre sois. Seconde Partie. Le relativisme.

 

par Jacques Halbronn

 

Toute communauté, quel que soit le critère autour duquel elle s’est constituée, est amenée à produire un certain discours « identitaire » susceptible de renforcer les liens en son sein. Ce discours est donc aménagé en conséquence et vise à établir du consensus. Il semble toutefois qu’une telle façon de procéder est avant tout à usage interne. Et d’ailleurs, que se passerait-il si l’on faisait entendre simultanément tous les « entre soi » en circulation ? Quelle cacophonie !

On pourrait donc parler d’un droit pour tout groupe à élaborer, à faire circuler sa propre vision des choses.

Certaines communautés se plaignent, souvent à juste titre, de devoir de facto adopter le discours identitaire d’une communauté qui ne serait point la leur. On pense à « Nos ancêtres les Gaulois ». Les femmes, notamment, exigent de disposer d’un discours qui leur soit propre, qui présente les choses de leur point de vue. Elles protestent d’ailleurs à l’encontre de formulations qui les engloberaient sous la même bannière que les hommes. Elles dénoncent les pièges du langage, préférant parler des sciences humaines plutôt que des sciences de l’Homme sans parler de la féminisation accrue des noms de métiers, à l’instar de ce qui existe déjà depuis longtemps pour les avocates ou les institutrices, les romancières et les présidentes. D’ailleurs, les langues ménagent généralement une telle distinction : en anglais on dira « his » ou « her » selon que le sujet est un homme ou une femme, ce qui ne se pratique d’ailleurs pas en français où le possessif s’accorde avec le « genre » de l’objet et non du sujet. On peut dire indifféremment -en français et plus largement dans les langues dites latines- d’un homme ou d’une femme: « sa voiture » et les équivalents pour d’autres langues de la même famille.

Cela dit, l’égalité des « entre soi » ne revêt, selon nous, qu’un intérêt thérapeutique pour que personne ne se sente frustré. Mais est-ce que cela présente un quelconque intérêt « scientifique » ? Le probléme, c’est justement quand l’on commence à qualifier d’entre soi tout discours tenu par un membre d’un autre groupe. On tendrait ainsi à tout relativiser : l’entre soi devient un quant à soi, un chacun pour soi tendant vers une forme d’autisme. Quand un groupe s’est senti brimé dans ses prises de parole, il peut avoir envie de prendre sa revanche, de façon toute aussi abusive.

Le risque qui se présente, on l’aura compris, est de conduire à une remise en cause de la démarche « scientifique » que l’on voudra réduire à un entre soi parmi tant d’autres entre soi existants. On pense au jugement du roi Salomon à propos du conflit entre deux mères. Celle qui sait pertinemment que son enfant est mort ne verra aucun inconvénient à ce que l’on envisage de tuer l’enfant survivant.

Or, dans le cas de l’entre soi féminin, il nous apparaît qu’en leur fors intérieur, la plupart des femmes sont conscientes des limites de leur Entre soi quand il s’agit notamment de tenter d’expliquer comment on en est arrivé là. Elles qui sont nourries dans tant de domaines de la production masculine. Elles ne vont quand même pas se forcer à ne lire que des auteures (sic) et renoncer à apprécier les apports « masculins » alors que dans l’autre sens, les hommes pourraient fort bien se passer tout à fait de l’apport féminin sur le plan général de la culture.

En conclusion, il faut certes apprécier à sa juste mesure une nouvelle mise en perspective de l’Histoire des femmes si cela peut éviter, autant que faire se peut, le ressentiment.

Citons un texte de Lilly Scherr qui semble bien résumer les enjeux :

- « Elles deviennent à part entière co-auteurs de leur propre Histoire (…)Elles redonnent à l’histoire écrite comme à l’histoire orale cette mémoire de femmes dont elles ont été amputées. Participant à cette histoire, la femme juive va enfin apparaître. Confinée dans un rôle, dans une fonction, elle s’est vécue comme mutilée dans son essence (sic)» ( Les femmes et la mémoire juive »(1993) in Lilly Scherr. Une historienne juive insoumise » Dir Michèle Bitton, et Michèle Hassoun, Ed BLM  2005)

JHB

15 05 21

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Jacques Halbronn Saturne Neptune 1989, le chant du cygne de la cyclologie biplanétaire

Posté par nofim le 9 avril 2021

Saturne- Neptune 1989, le chant du cygne de la cyclologie biplanétaire (édition

augmentée)

par Jacques Halbronn

Il faut se méfier des coincidences en astronomie. Quand un événement se produit, plusieurs facteurs célestes sont en présence, ou en aspect. C’est la mésaventure qu’aura connue André Barbault en 1953 et en 1989 en croyant que la cause en était la conjonction de Saturne avec la transsaturnienne Neptune, invisible à l’oeil nu et inconnue de l’Antquité au point que le dieu Poséidon– Neptune fut avalé par son père Kronos-Saturne et ne fut réintégré dans le clavier astronomico-astrologique qu’à partir de 1846. C’est ainsi que Barbault aura manqué Mai 68 (avec Saturne à proximité du point vernal, en bélier) qui pourtant correspondait à la même configuration que celle de 1953, à savoir Saturne sur l’axe équinoxial (bélier-balance), à 14-15 ans d’intervalle, demi-cycle de Saturne. En revanche, Barbault pariera sur l’opposition de Saturne à Neptune quand Saturne sera ….en Gémeaux, signe mutable. Or, il apparaît que Saturne est valorisé en signe cardinal ! Ce qui sera le cas en 1989 avec Saturne en capricorne et en 1995, Saturne à l’approche du bélier. Il se trouve que les conjonctions de Saturne et de Neptune se produisent actuellement en signe cardinal, ce qui fait que Neptune profite indument d’une situation tout à fait aléatoire.A d’autres époques, les conjonctions Saturne Neptune n’eurent pas lieu et n’auront mathématiquement pas toujours lieu, en signe cardinal. De même d’ailleurs, en ce qui concerne l’indice cyclique, la concentration planétaire ne coincide pas automatiquement avec une guerre mondiale. L’extrapolation à partir de deux cas n’est pas viable.

Dès 1976, nous avions présenté des courbes associant les planétes avec les axes

équnoxiaux et solsticiaux (pp. 143 et seq). En 1993, nous écrivions dans la

nouvelle édition de nos Clefs,cette fois centrée sur la seule planète Saturne(p; 134)

« Deux cas de figure: la phase  équinoxiale qui était déclenchée par le passage de

Saturne sur l’un des deux points  équinoxiaux(0° bélier, 0°balance) faisait

diminuer le nombre d’entités indépendantes tandis que la phase solsticiale

(déclenchée par le passage de Saturne sur l’un  des points solsticiaux (0° cancer,

0° capricorne) provoquait leur  augmentation. Chaque phase correspondait à

7 années » suit une étude couvrant tout le XXe siècle. Contrairement à Barbault

qui se gardait bien de préciser dans les années 1953-1963 – qui furent celles qui le

focaliseront sur le cycle Saturne-Neptune- sur lequel il ne reviendra qu’après la

chute du Mur de Berlin  quinze ans plus tard- nous avions pris la peine de préciser

de quoi il retournerait : éclatement des ensembles aux solstices et consolidation aux équinoxes.

quel genre d’événement surviendrait en 1989. Or, en 1989, où se trouvait Saturne?

Réponse  en Capricorne, signe solsticial, guère favorable au renforcement d’un

empire.

Pour notre part, à partir de 1993 et 1994 nous avions opté pour le cycle unique de Saturne (cf Clefs pour l’Astrologie, Seconde édition, p. 135 et L’astrologie selon Saturne où nous annoncions des mouvements sociaux comparables à Mai 68 pour 1995. On notera que Barbault n’aura pas salué notre performance alors qu’étrangement, elle venait compléter son travail sur Saturne de 1989, Saturne étant en carré avec la position qu’il occupait en 1989.

Autrement dit, la fausse piste Saturne Neptune n’aura pas permis à Barbault de baliser correctement le Xxe siècle et sa suite, sauf dans le cas des conjonctions. L’opposition Saturne Neptune pour 1971 (cf La crise mondiale de 1965, Paris, Albin Michel, 1964) sera vécue par Barbault comme un grave échec prévisionnel (comme il le reconnaît dans le Pronostic Expérimental en Astrologie, Paris, Payot 1973) ce qui le conduira à abandonner- car il voyait déjà que cela ne « marcherait » pas, dès 1967 (Les Astres et l’Histoire Pauvert)-du moins jusqu’au lendemain de la chute du mur de Berlin- le cycle Saturne Neptune en lui substituant l’indice cyclique avec 5 planètes lentes avec un nouvel échec pour les années 1982-83 en termes pour ce qui est d’une troisième guerre mondiale.

Mais le véritable enjeu de cette affaire est bien plus grave que cela puisque cela remet carrément en question la théorie des frères Barbault sur la définition du cycle en astrologie. Pour eux, dès les années 40, un cycle s’articule autour de deux planètes, sans prise en compte des positions dans le Zodiaque. Ce qui explique qu’André Barbault n’ait pas attaché d’importance au signe où la conjonction Saturne Neptune avait lieu. Même après notre réussite prévisionnelle pour 1995, où Saturne était au centre mais en rapport avec une zone du zodiaque proche du 0° bélier, il ne se sera pas ressaisi. Il est vrai que la réussite de sa prévision pour 1989 ne l’invitait pas à le faire, les apparences étant sauves pour le cycle Saturne- Neptune.Dans un milieu vraiment scientifique, pourtant, l’on se serait interroge et on aurait rectifié le tir parce que l’on ne se risque pas à ignorer ce que font les « collègues » et de toute façon Barbault et ses disciples n’avaient pas entériné la prévision »saturnienne » de 1995, laquelle ne respectait le cycle biplanétaire mais allait dans le sens du cycle planète-Zodiaque voire planète-étoile, facteur mobile combiné avec facteur fixe. Rappelons que dans la théorie de la précession des équinoxes, on associe le point vernal avec le plan stellaire des constellations (cf notre ouvrage collectif Aquarius ou la Nouvelle Ere du Verseau, Paris, Albatros, 1979), actes d’un Colloque que Barbault dans sa revue L’Astrologue saluera avec mépris. L’affaire Saturne-Neptune serait donc, pour l’historien de l’astrologie française du Xxe siècle, malgré le « succés » de 1989 (cf les textes de Barbault Histoire d’une prévision, et La Mascarade astrologique, dans l’Astrologue), le chant du cygne de la théorie du cycle biplanétaire.

En refusant toute prise en compte de la position zodiacale de  Saturne, Barbault

de par son rapport à Neptune, est tombé de Charybde en Scylla. Mais rappelons

que durant toute l’année 1989, il n’y a pas eu un mot  sur  sa prévision pour 1989!!!!!

Résumons- nous: ce qui importe c’est le passage de Saturne  à 0° capricorne, sur

l’axe solsticial  alors qu’en 1953 Saturne passait  avait déjà sensiblement

progressé  en balance  sur l’axe  équinoxial . On ne peut donc considérer que ces

deux dates s’équivalent au regard du cycle saturnien même si pour Barbault

elles se valent puisque dans les deux cas il y a conjonction Saturne-Neptune.La

position de Saturne au solstice menaçait d’un démantellement, pas celle du début

des années cinquante et d’ailleurs la mort de Staline n’eut pas d’effet déterminant

sur le maintien de l’URSS ni  quant à son contrôle sur ses « satellites » du Pacte de

Varsovie.  En revanche, quand on étudie nos graphiques tels qu’on peut les

trouver dans Clefs pour l’Astrologie de 1976, que trouve-t-on (pp. 147 et seq)

pour la « grande courbe « de Saturne – donc bien avant 1989- .la date de 1988 car

Saturne  était passé à 0° Capricorne  dans les derniers jours du mois de  novembre

de cette année là avec une série de dates: 1914, 1929, 1944,1959, 1973, à 14/145

ans d’intervalle, soit un demi cycle de Saturne. La lecture de notre courbe est nette:

on ne met pas sur le même plan les passages équinoxiaux  et solsticiaux de

Saturne. Dans l’édition de 1993 de nos Clefs, (p. 135)on  a la même série mais cette fois, nous nous étions centrés sur la seule courbe de Saturne.

Mais en 1976, Barbault n’était plus du tout  intéressé par le cycle Saturne Neptune et il

attendait  sa troisième guerre mondiale pour les années 1982-83 sur la base de

son « supercycle » , comme il le confirmait en 1973 dans le Pronostic Expérimental

en Astrologie (courbe  p. 129). Ce n’est que lors de la chute du Mur de Berlin

qu’il se décida à remettre sur le tapis ce cycle Saturne Neptune qui cette fois passait

par un temps solsticial et non plus un temps équinoxial

 

JHB

12  04 21

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jacques Halbronn Le trio Astrologie- Théologie- Politologie et la question de l’interdisciplinarité., D’ Eustache Lenoble à Dane Rudhyar

Posté par nofim le 2 mars 2021

 

Le trio  Astrologie- Théologie- Politologie et la question de l’interdiscipliarité  d’Eustache   Lenoble à Dane Rudhyar

par  Jacques  Halbronn

En 2017,   la BNF  et Hachette ont réédité  la somme d’Eustache Lenoble « Uranie ou les Tableaux des philosophes » dont nous avions  fait la découverte en lisant Pierre Bayle. En 1993, nous publiames une étude à  son sujet  ( Etudes  sur l’Histoire de l’Astrologie et du Tarot  à la suite du reprint de l’Astrologie du Livvre de Toth d’Etteilla (1785 (Trédaniel)qui l’avait utilisé. Patrice Guinard fit la promotion de notre découverte d’un ouvrage paru bien après 1666 (cf l’affaire Colbert). Il est vrai que l’ouvrage ne comporte pas le mot Astrologie en son titre, l’astrologie n’étant qu’une partie de celui-ci, ce qui nous relie au thème de l’interdisciplinarité et du désenclavement.

Le catalogue de la BNF nous apprend que Lenoble, baron  de Saint Georges (1643-1711) commença la publication en 1694, laquelle s’étala jusqu’en 1697, soit 30 ans après le prétendu bannissement de l’astrologie de France L’ouvrage reparut au sein des oeuvres complètes au siècle suivant en 1718 et 1726. On ne s’étonnera donc pas qu’en 1785 Etteilla ait jugé bon de le rééditer, ce point ayant été une fois plus de notre fait. Patrice  Guinard  a fourni une description de l’ensemble Eustache Lenoble (1643-1711): Un Bilan sur l’Astrologie à son déclin (Avec des extraits de son Uranie, ou les Tableaux des Philosophes) sur le site du CURA). On notera d’ailleurs que le Comte Henry de Boulainvillers qui ne publia point ses traités restés manuscrits (réédités  aux éditions du Nouvel Humanisme) ne connut pas semblable fortune, à la même époque.

Venons -en à la présentation que faite Lenoble de son Livre Cinquième (transcription de Véronique Lepage pour Patrice Guinard), présentation qui nous apparait largement comme un calque du Prologue de la Tétrabible de Ptolémée.

 

LIVRE CINQUIEME.

CHAPITRE PREMIER.

Projet du cinquième Livre.

  «   Dans les quatre premiers Livre que j’ai donnez au public sous le nom d’Uranie, j’ai suffisamment expliqué tous les sentimens des Philosophes tant anciens que modernes.
    L’on a pû voir dans le premier tout ce que les neuf sectes des Anciens avoient eu de commun ou de different sur les trois parties ausquelles ils avoient réduit la Philosophie, qui sont la Logique, la Morale, & la Physique, dont la derniere comprenoit aussi la Métaphysique ; & dans le second, j’y ai raporté fort exactement toute la substance abregée des deux Philosophies de Gassendi & de Descartes, qui sur les principes de quelques [p.126] anciens ont voulu établir de nouveaux Systême de cette science.
    Je ne l’ai point traitée à la maniere de l’Ecole, parce que je ne me suis point propose de décider sur leurs opinions ; mais mon unique but a été d’ajoûter à mon Ecole du monde cette instruction, pour donner à un honnête homme qui est dans le commerce des personnes d’esprit, une teinture assez forte de toutes ces differentes Philosophies pour en pouvoir discourir, & pour prendre parti s’il veut s’en instruire plus profondément.
    Il ne me reste plus donc pour acomplir cet ouvrage, que de donner mon Traité de la science Céleste, que j’avois promis non seulement dans la fin de mon quatrième Livre, mais dans cette curieuse Dissertation que j’ai faite touchant l’Année de la naissance de Jesus Christ ; & je m’aquite de cette promesse dont les persecutions injustes que j’ai souffertes par l’iniquité des hommes, & par le crédit de mes ennemis, avoient suspendu l’execution. Ainsi je prétends dans ce cinq & sixième Livre renfermer tout ce qui peut concerner le Ciel, soit pour la science solide & indubitable de l’Astronomie fondée sur des principes certains, soit pour l’Art fautif & conjectural de l’Astrologie judiciaire fondée sur des convenances tirées de quelques experiences.
    C’est ce que je vais traiter dans les deux parties de ce Volume, dans la premiere desquelles j’établirai les principes de la science certaine de l’Astronomie sur lesquels on a bâti l’Art fautif & conjectural de l’Astrologie judiciaire ; & dans la seconde, j’établirai [p.127] les justes bornes qu’on doit prescrire à cet Art, qui ne peut jamais rien produire d’absolument certain, & qui par le mépris des ignorans qui en parlent & le blâment sans le connoître, ou par la hardiesse témeraire des charlatans qui par interêt le poussent à l’excès & en abusent, est devenu l’oprobre pour ainsi dire des sciences, & de telle maniere que ceux qui semblent y vouloir donner quelque aplication, passent ou pour des esprits foibles, ou pour des ridicules.
    J’espere donc que lors qu’on aura lû ce dernier Livre, ou plûtôt cette partie que j’ai réservée pour la derniere de la Philosophie, on sera suffisamment instruit de la véneration qui est duë à la science sublime de l’Astronomie, dont je ne prétends établir que les principes pour mettre un homme dans la voie de s’en instruire plus profondément dans les Livres des grands Maîtres ; & qu’à l’égard de l’Art conjectural de l’Astrologie les prétendus esprits forts qui la blâment & la méprisent sans la connoître seront convaincus de leur erreur, & auront pour elle quelque indulgence ; & qu’enfin les ames foibles qui par une aveugle crédulité se rendent les dupes des charlatans qui outrent cette connoissance, & qui en passent les limites pour entreprendre des prédictions qui n’ont aucun fondement Physique, ne se laisseront plus si facilement abuser par les impostures présomptueuses des Astrologues, & ne leur demanderont que ce qu’ils peuvent leur donner suivant les bornes dans lesquelles je prétends que leur art doit être renfermé. [p.128]
    En un mot, ils verront que selon mon sentiment on doit également blâmer & ceux qui donnent trop dans l’Astrologie judiciaire en lui atribuant plus qu’elle ne peut, & ceux qui n’y donnent rien du tout. Que ceux qui lui attribuent au delà de ses bornes sortent des principes de la Physique, mais que ceux qui ne lui veulent rien donner n’entrent point dans ses principes, & qu’enfin les uns & les autres, ou par défaut, ou par excès, choquent la nature, & souvent la raison ; & entre ces deux extrémitez vicieuses, je tâcherai de montrer la route qu’on peut tenir pour ne tomber ni dans l’une ni dans l’autre. » Ainsi, à l’aube du XVIIIe siècle, certains prédisaient un certain renouveau de l’astrologie comme ce sera le cas au début du XXe siècle. Nous avons montré que Lenoble avait été récupéré par l’occultiste Etteilla, connu pour son tarot.

Depuis l’Uranie, il ne semble pas que l’on ait fait paraitre un tel ensemble   en français ni en une autre langue, incluant l’astrologie même sur un strapontin. Essayons ici d’analyser les raisons de cet échec d’intégration à trois siècles de distance et donc éventuellement d’aborder  les moyens d’y remédier. Notre diagnostic sera le suivant: on ne peut s’intégrer que si l’on fait évoluer les esprits et pas seulement en travaillant en interne, comme un Patrice Guinard, après d’autres, a cru devoir le  faire. (cf son Manifeste, 1999)

Autrement dit,l’interdisciplinarité ne saurait se réduire à s’aligner sur les savoirs en vigueur en  les prenant tels quels, comme a cru pouvoir le faire un André Barbault, dans les années soixante du siècle dernier avec de la Psychanalyse à l’astrologie et  Les astres et l’Histoire mais contribuer à les repenser de façon à faire apparaitre de nouvelles passerelles de façon à générer de la compatibilité. Il importe de mieux maitriser l’espace épistémologique  dans lequel l’on entend s’inscrire et en réussissant à lever un certain nombres d »obstacles, au sens de Bachelard. Un de ces obstacles est propre à l’astrologie contemporaine, autrement dit, l’astrologie aura été piégée par la modernité (cf Jean Pierre Nicola, Pour une astrologie moderne, Seuil,  1977) et notamment celle incarnée par l’astronomie du système solaire qui allait être bouleversée par la découverte, du fait du recours à des télescopes, de nouveaux astres en son sein (baptisés par les astronomes et non par les astrologues : Uranus, Cérés, Neptune, Pluton, Chiron etc) En effet, ce faisant l’astrologie se sabordait en laissant entendre que tout au long de son Histoire, elle n’avait véhiculé qu’un savoir incomplet et en quelque sorte  inutilisable par les sociétés réduites à ne considérer le ciel qu’à l’oeil nu. Une telle posture ferait problème à la fois au niveau de la philosophie politique et à celui de la pensée théologique. Pourquoi Dieu aurait il crée un système qui ne serait pas intelligible par l’homme? En quoi  un tel système techniquement resté si longtemps inaccessible confèrerait-il un rôle social à l’astrologie? En quoi ferait-il partie de l’Inconscient Collectif, ce qui passait par un stade de conscience? Mais, comme nous l’avons laissé entendre, il importait par ailleurs que les domaines que nous avons cités opèrent leur propre révolution copernicienne. Quelle théologie, quelle politologie? Autrement dit,  l’astrologie ne pourrait marquer des points qu’en débloquant un certain nombre de points de vue non pas tant sur elle-même que sur les domaines en question, de façon à parvenir à un ajustement.  On aura compris que l’intégration dont il s’agit  ne concerne point l’astronomie mais bien les sciences religieuses et sociales. Erreur stratégique, par conséquent que le dit alignement de l’astrologie contemporaine sur la nouvelle doxa astronomique!  D’où la nécessité  pour l’astrologue de se familiariser non point tant avec l’astronomie qu’avec le théologique et le politique! Ce qui ne saurait se limiter à acquèrir une certaine culture en ces domaines mais à contribuer à leur avancée. Car, en vérité, ces domaines  peuvent profiter d’une certaine synergie sur la base d’un tel triptyque, vu que l’on  ne saurait dire que  théologie et  politologie ne traversent point  quelque forme de crise  que l’on pourrait résumer comme étant celle de l’idée de pouvoir. Le point faible du Droit Constitutionnel tient  au caractère arbitraire  de la durée des mandats et à l’empirisme du choix des candidats. L’astrologie fournir un cadre bien plus fiable  en mettant en avant son aptitude à prévoir  les cycles des principaux leaders.  Quant à la théologie,   elle a besoin de s’articuler sur une discipline comme l’astrologie dont le fonctionnement ne peut s’expliquer par le seul fait de la Nature, ce qui exige d’admettre un « Créateur » qui se sera occupé spécialement de notre Terre et du système solaire qui l’encadre. Mais tout cela exige de renoncer pour l’astrologie, comme signalé plus haut, à une astrologie branchée sur une astronomie de pointe comportant des astres invisibles à l’oeil nu.  Le Créateur ne saurait avoir équipé toute notre Terre et notre Humanité de facteurs hors de portée de l’équipement sensoriel des humains, en exigeant le recours à  l’usage de techniques d’observation  ne faisant aucun sens dans l’Antiquité. De même,  le bon gouvernement de la Cité  exige  qu’elle soit conduite par une élite dotée de pouvoirs particuliers liés aux cycles célestes dont l’astrologie a la clef. L »astrologie est un don des dieux et non de la Nature paienne.  En fait, l’astrologie doit mettre en avant un seul et unique vecteur et n’a donc besoin que d’une seule planète  circulant  sur un parterre d’étoiles. Là encore, l’astrologie moderne fait complétement fausse route en ne tenant pas compte de l’emploi des étoiles pour baliser  la course des planètes..Le véritable cycle astrologique à restituer est celui de la relation ternaire entre  la planète centrale,  les étoiles et les leaders programmés dès leur naissance à réagir à certaines configurations périodiques. Autrement dit, l’astrologie doit retrouver la cohèrence qu’elle a perdue afin de fonctionner efficacement, non pas en ajoutant de nouvelles planètes mais en se restructurant sur la base d’un ciel visible par tous. C’est alors qu’elle pourra faire équipe avec la théologie et la politologie lorsque celles-ci auront de leur côté réussi à se ressourcer. Il s’agit donc bien d’une entreprise exigeant une triple révolution et restauration pour parvenir à la formation d’une nouvelle ère  théologico-politique (selon la formule de Spinoza)

On notera que Dane Rudhyar  évita de n’écrire que sur l’astrologie. C’est ainsi que  peu avant sa mort  en 1985, dans le Rythme de la totalité (Rythm of Wholeness,Theosophical Publishing House, 1983,  trad; fr. Ed du Rocher, 1988), le mot Astrologie ne figure qu’une fois parmi d’autres approches (p.300): « Que la prédiction soit astrologique,  psychologique, médicale, politique ou astronomique, toutes les formes de connaissance anticipée ou d’attentes mentalement décrites doivent être évaluées sous ce jour. La valeur  de l’information transmise  dépend entièrement du cadre de référence dans lequel elle a sens et valeur et du  tempérament, du caractère  et de la qualité de volonté et de compréhension de la personne ou du groupe qui est confronté à la connaissance anticipée  et à des nouvelles perspectives »

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

JHB

04 03 21

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jacques halbronn Cyclologie astrologique et cycle lunaire. Le piège.

Posté par nofim le 21 février 2021

Cyclologie  astrologique et cycle lunaire. Le piège

par  Jacques  Halbronn

 

L »analogie nous interpelle  dès qu’il s’agit de cyclicité. En effet, plusieurs grilles de lecture semblent bien  s’affronter, chacune  ayant ses lettres de noblesse.  L’on peut, par exemple, arguer du fait que certains calendriers, comme le judaïque (Rosh Hodesh), font débuter chaque mois à la nouvelle lune et d’ailleurs le mot mois en hébreu est lié à Hadash, le nouveau. Or, la nouvelle lune se produit par la rencontre de la Lune qu rejoint mensuellement le soleil..Cette nouvelle Lune est marquée par la sortie de la nuit complète, avec le premier croissant. Et au bout d’une semaine environ, on en  arrive au premier quartier (demi-lune) et cette demi-lune nous fait penser à l’équinoxe par son « clair obscur ».

On comprend, en ce sens, que nombre d’astrologues voient dans la conjonction de deux astres le début de toute cyclicité (cf André Barbault et son commentaire des effets de la conjonction Saturne- Neptune  de 1952-53, dans les Cahiers Astrologiques. Numéros spéciaux sur l’Astrologie Mondiale) Pourtant, si l’on examine l’aspect de quadrature en astrologie, l’on note qu’il relie en principe deux signes de genre différent, l’un masculin, impair, l’autre féminin, pair, ce qui confère au dit aspect une certaine forme d’ambivalence équinoxiale  taureau-lion, cancer- balance etc A contrario  le trigone et l’opposition associent en principe deux signes de même genre:  gémeaux-balance,   vierge- poissons etcIl nous semble que le solstice correspond davantage à  un rapport  au sein d’un même genre et l’équinoxe à un rapport entre deux  genres différents, ce qui renvoie à la dialectique diurne-nocturne. (cf JP Nicola   sur le zodiaque photo-périodique) Que dire de tous ceux qui présentent le solstice d’hiver comme un commencement sous prétexte que la nuit ne continue pas- certes- à progresser par rapport au  jour, si ce n’est que la nuit va encore longtemps rester prédominante? Un tel argument nous semble tiré par les cheveux! Rappelons aussi qu’en France, l’année commençait à Pâques jusqu’à la réforme de 1564 qui la fit commencer en janvier. Le nom de ce mois est lié au dieu Janus, ce qui renvoie à la notion de « gond » De fait, le mois de janvier correspond à la fin du cycle de 12 mois et au début d’un nouveau cycle,   ce qui n empeche pas que le nom de nos mois  ne se comprend que si l’on commence l »année à Paques : le mois de septembre est le septième mois, comme son nom l’indique, mars étant ici le premier mois. Et d’ailleurs, en année bissextile, nous ajoutons un jour au mois de février, en tant que dernier mois de l’année.  Autrement dit, Janvier ne s’appellerait ainsi que du fait d’une réforme du calendrier mais c’est le mois de Mars qui devrait porter ce nom lié à Janus, la Porte.

Or, selon nous, le solstice d’hiver n’est  jamais que l’aboutissement d’un processus engagé à l’équinoxe d’automne, dans l’hémisphère , nord., trois mois plutôt mais  cette domination du nocturne sur le diurne durera jusqu’à l’équinoxe de printemps. Il semble donc que la nouvelle lune ne saurait servir de base pour la cyclologie astrologique car elle correspond à un second temps et non à un premier temps et d’ailleurs l’étymologie du mot printemps  -et la lettre P- est liée aux primeurs, au primitif, aux prémisses, au prince, au principe./ Un tel débat, au demeurant, est crucial au regard de l’interprétation cyclique et s’il y avait  existé une pratique astrologique viable,  une statistique prévisionnelle  digne de ce nom on aurait découvert depuis longtemps, qu’il y avait  erreur en la matière, en décidant que la conjonction marquait un commencement. Cela reviendrait à déclarer que l’accouchement devrait avoir lieu au 4e ou au 5e mois, ce qui serait « prématuré »!Les planètes d’un carré sont totalement incompatibles, ce qui peut être la source de tensions importantes et d’agressivité dans la vie d’une personne. Le trigone est quant à lui positif et harmonieux. Il sépare deux planètes de 120 degrés. Enfin, le sextile est également un aspect astrologique positif qui se forme lorsque deux planètes se retrouvent à 60 degrés l’une de l’autre. Ces combos assurent en général une vie sereine à la personne concernée. On trouve sur le site CELES la présentation suivante:

« La conjonction illustre en astrologie l’aspect majeur d’un thème. Cette dernière est à la fois synonyme de la fin d’un cycle, mais aussi du début d’un autre » Nous nous portons en faux contre une telle définition qui conduit d’ailleurs, par ricochetn à dévaloriser le « carré ». sous prétexte que le carré relie des signes « incompatibles »! Mais cette dualité du carré n’est elle pas ce qui caractérise tout commencement : l’aube comme le printemps et le signe du bélier n’est-il pas considéré comme le premier du Zodiaque? Au commencement, les choses ne sont pas claires et elles ne le deviennent qu’au bout d’un certain temps! Question de bon sens!On comprend qu’André Barbault ait voulu voir dans la conjonction Saturne Neptune la perspective d’une nouvelle ère mais il ne le fait que du fait d’une telle corrélation qu’il entendait établir aux dépends mêmes de la cohérence de la pensée astrologique tant au niveau mondial qu’individuel!

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

JHB

21. 02 21

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jacques Halbronn Histoire de la structuration astrologique du système solaire

Posté par nofim le 12 février 2021

 

 

Histoire de  la structuration astrologique du système solaire

 

Par Jacques Halbronn

 

On nous parle en astrologie mondiale de « planètes lentes » mais où passe réellement la frontière avec celles qui seraient donc « rapides » ? Ce clivage ne recoupe même pas la notion de planète « transsaturnienne » puisque sous une telle appellation, à la base de l’indice cyclique (indice de concentration planétaire de Gouchon) l’on englobe Jupiter et Saturne au sein d’un groupe comportant Uranus, Neptune et Pluton. Cote mal taillée. Faudrait-il alors parler de planète transmartiennes au lieu de transsturniennes  puisque l’indice cyclique va de Jupiter jusqu’à Pluton?Selon nous comme on va le montrer, la meilleure formulation devrait en fait être celle de planètes transjupitériennes. Aux dernières nouvelles, du côté des astronomes du système solaire, il existerait un clivage entre Jupiter et Saturne.

Or, dans un article datant de 1980, nous notions -et c’était donc avant le fiasco prévisionnel qui allait suivre- que la quantité de conjonctions marquant le début des Années 80 faisait la part belle à Jupiter. (in revue Nouvelle Acropole n° 58) alors que Jupiter serait absent à la fin des dites années. C’est dire que nous esquissions déjà, par avance, ce qui aurait pu conduire à une réforme de l’indice cyclique de Gouchon-Barbault si d’aucuns avaient pu imaginer de le repenser en amont (cf sur la liste de ceux qui exploitèrent ce sujet, in revue L’Astrologue 1978, n°42) On aura compris que notre critique aura précédé et non suivie le fiasco prévisionnel, ce qui est toujours préférable car une approche théorique bien conduite évite les aléas de la pratique en aveugle, c’est à dire du fait d’une préparation conceptuelle menée insuffisamment loin. Autrement dit, dès1980, nous avions tiré la sonnette d’alarme dans une revue dont le numéro était en grande partie consacré à l’astrologie mondiale et aux dites années 80. La lecture de notre mise en garde eut été la bienvenue. On aurait pu éviter de s’exciter sur les conjonctions jupitériennes et se focaliser sur les trois conjonctions des vraies planètes « lentes », transjupitériennes de la fin de la décennie, lesquelles furent effectivement marquantes, dont celle de Saturne avec Neptune. Un beau gachis !

Examinons btièvement les tentatives de structuration astrologique du système solaire. On pense évidemment au « RET’ de Jean Pierre Nicola qui regroupe les planètes de la sorte :

Soleil-Mercure- Vénus

Mars Jupiter Saturne

Uranus Neptune Pluton.

On note que Nicola s’en tient à la frontière transsaturnienne en incluant Saturne du côté de Jupiter et non du coté d’Uranus, ce qui est bien dommage. Il est vrai que l’histoire de l’astronomie nous enseigne que des milliers d’années séparent la connaissance de Saturne de celle d’Uranus. Mais cet argument d’ordre historique est-il recevable ? Le « septénaire » est -il une donnée sacro-sainte ?

Pour notre part, il fut un temps où nous avions placé la frontière au delà d’Uranus (cf Clefs pour l’Astrologie, Paris Seghers 1976 et ‘Astrologie Sensorielle », in magazine Cosmopolitan, décembre 1976) En effet, nous avions appris qu’Uranus était visible à l’oeil nu à la différence de Neptune qui exige une lunette. Notre idée à l’époque était de rechercher des « quatuors », des nombres pairs, et ainsi Uranus venait compléter le groupe incluant Mars, Jupiter et Saturne. Nous pensions notamment aux quatre tempéraments d’Hippocrate. En ce sens, il nous semblait devoir limiter le rapport astrologie-astronomie à 4 astres. Signalons aussi, toujours sur une base 4 la thèse de doctorat de Patrice Guinard « L »astrologie, fondements, logique et perspectives »  dont il donne le résumé suivant « Le système solaire, champ d’interactions magnétiques et gravitationnelles entre planètes, impressionne le système nerveux et le façonne selon une matrice, forme quadruple des structures astrales (planétaires, sectorielles, cycliques et zodiacales), et paradigme combinatoire de l’incidence astrale que la psyché différencie selon quatre registres ou décompose selon quatre milieux conditionnels (Énergie, Espace, Temps, Structure). Ces fondements structuraux (Planétaire, Dominion, Cyclade, Zodiaque) s’harmonisent au sein d’un nouveau modèle ayant valeur de compréhension pour l’individuel (éthique) comme pour le collectif (niveau anthropologique) ». Mais cela n’aura pas conduit Guinard à isoler 4 planètes mais à valider  son syncrétisme -entre astronomie rotationnelle et astronomie zodiacale

 

Par la suite, nous nous étions polarisés sur le monoplanétarisme et c’est probablement ainsi que nous avions suivi Jupiter dans sa course, en rapport avec les « planètes lentes » comme ce fut le cas en 1980 au point de parler d’une astrologie « jupitérienne ». D’ailleurs Barbault, dès 1946 dans les Cahiers Astrologiques « »n°4) avait parlé des « interférences » entre Jupiter et Saturne d’une part et Uranus et Neptune de l’autre, distinguant ainsi un groupe rapide et un groupe lent. Mais la lecture de l’indice de concentration planétaire de Gouchon l’aura conduit à adopter en bloc les cinq planètes sans opérer dès lors de distinction entre elles, selon une approche purement quantitative où Jupiter pesait d’un même poids dans la balance conjonctionnelle que Pluton.

On notera également que sur la base des travaux statistiques de Gauquelin, la dernière planère la plus lente donnant des résultats positifs est Saturne (L’influence des astres, 1955)

Dans notre étude critique de la Tétrabible de Ptolémée, nous avons montré qu’à l’origine le dispositif des maitrises planétaires ne comprenait pas Saturne et qu’il fallait parler de deux séries de six astres, l’un articulé sur les équinoxes, l’autre sur les solstices. Le sénaire avait précédé le septénaire avant que l’on ne s’ingénie, fort maladroitement à faire une place pour Saturne, quitte à évacuer les positions équinoxiales des luminaires. Si ce coup de force ne s’était pas produit l’on aurait respecté la frontière au delà de Jupiter et évité les dérives qui suivirent jusqu’à l’indice cyclique à 5 planères au lieu de 4. Chaque sénaire se divise en deux groupes de trois astres. D’une part deux fois  Lune-Soleil Mercure, de l’autre deux fois  Vénus Mars Jupiter.

En fait nous aurions trois astrologies en présence :

-une astrologie rotationnelle incluant ce qu’on appelle l’escorte solaire, avec Mercure et Vénus, limitées par leur élongation maximale, respectivement de 28° et 48°..

  • une astrologie jupitérienne qui s’inscrit dans le parcours zodiacal et non plus dans le mouvement diurne. Selon l’astronomie actuelle, Jupiter serait le gardien du seuil du système solaire
  • une astrologie Saturnienne qui ouvre vers les faubourgs, la banlieue du système solaire. Selon l’astronomie actuelle, Saturne s’ouvrirait vers l’extérieur. On nous objectera que ces données n’étaient pas à la portée de la science des Anciens. Or nous pensons que certaines connaissances étaient accessibles, mais c’est là un autre débat.
  • Autrement dit, à une astrologie jupitérienne à échelle humaine avec son cycle de 12 ans, s’oppose une astrologie surdimensionnée qui agirait à notre insu, du fait de l’invisibilité des trois quarts du troisième groupe, ce qui ne permet évidemment pas d’un déterminer les phases à partir de la seule planète connue des Anciens, pour le dit groupe, à savoir Saturne. Jupiter et une astrologie du visible, de la conscience face à Saturne et une astrologie secrète, inaccessible. L’indice cyclique ne fait sens que dans le cadre de cette troisième astrologie et faute de quoi, c’est l’échec. La mythologie ne nous dit pas autre chose, Saturne Kronos est banni de l’Olympe par Jupiter Zeus Inversement, l’astrologie jupitérienne ne saurait se charger de prendre en compte l’astrologie saturnienne en les incluant dans le thème natal.. D’ailleurs, Barbault en traitant du cycle Saturne Neptune en rapport avec 1989 respecte cette séparation, ce qui n’est pas le cas lorsqu’il mobilise Jupiter, bien à tort, dans son indice cyclique, ce qui lui aura fait prendre des vessies pour des lanternes. II est vrai que Barbault avait récupéré le « business model «  de Gouchon. S’il en avait été l’auteur, il aurait eu conscience du caractère arbitraire et discutable de cette division au delà de Mars et non au delà de Jupier. C’est tout le problème des emprunts dont on ne maitrise pas les tenants et les aboutissants de façon à déterminer les options. S’il ne l’a pas fait avant le fiasco, il aurait pu au moins s’en charger mais non : tel un joueur, il aura parié qu’il ferait mieux la prochaine fois mais même un coup heureux par la suite pouvait il faire oublier les déboires connus ? Dans le domaine scientifique, les échecs doivent être réparés, expliqués, et non oubliés ou compensés !
  • Par ailleurs, nous avons montré que le traitement que Gouchon et Barbault font de l’aspect d’opposition n’est guère pertinent car la conjonction et l’opposition sont d’un côté et les quadratures de l’autre, le premier groupe étant solsticial et le second équinoxial . C’est le groupe solsticial qui génére les situations les plus extrémes (en analogie avec nouvelle lune et pleine lune) L’indice cyclique devrait par conséquent associer les conjonctions et les oppositions dans la courbe, ce qui n’est nullement le cas. Là encore, c’est une objection préalable à toute expérimentation qui aurait pu et dû être présentée. Pour nous, l équinoxialité comme la soslticialité assimilent la conjonction et l’opposition se produisant dans des signes de même profil, étant entendu que ces deux axes sont en carré. Autrement dit, le carré associe deux signes de genre différent, ce qui est en analogie avec l’équinoxe alors que l’opposition associe deux signes de même genre, ce qui est en analogie avec le solstice. Le modèle de Barbault aurait été plus lisible s’il avait associé la remontée de la courbe à l’équinoxialité, à un commencement et sa descente à la solsticialité, c’est à dire à un aboutissement, Mais Barbault avait adopté l’idée selon laquelle la conjonction correspondait à un début de processus alors qu’elle n’est qu’un temps intermédiaire, de basculement entre deux quadratures. En tout état de cause, une configuration s’étend sur une certaine période et s’achève à l’approche de la phase suivante, contrairement à ceux qui croient qu’elle correspond au seul temps de sa formation.

 

 

 

 

 

JHB 12 02 21

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jacques halbronn Recherches sur les origines de l’exposé des maîtrises planétaires dans la Tétrabible de Ptolémée.

Posté par nofim le 5 février 2021

Nouvelles recherches sur les origines de l’exposé  des maitrises planétaires dans la Tétrabible de Prolémée

par  Jacques  Halbronn

 

Nous  avons  traité cette question depuis une bonne cinqantaine d’années, puisque l’on peut remonter dans nos archives jusqu’en 1969. C’est en 1976 que nous avons, autant que nous nous en souvenions, publié nos travaux (Clefs pour l’astrologie, Paris,  Seghers 1976  cf « L’évolution de la pensée astrologique face aux découvertes des nouvelles planètes du système solaire ( 1781-1930) communication au Congrès des Sociétés Savantes, Nancy, 1978, sciences, fasc. V, pp/ 145-156) Mathématiques divinatoires, Paris, Trédaniel, pp. 79 et seq) ) pour la première fois mais nous en avions fait la base de notre enseignement dès les années 1970-71, notamment auprès de certains membres de l »association des Amis de Dom Néroman (Jacques Moine,  Max Duval, Maurice Béquart notamment), sujet qui les intéressait en raison du travail de leur maître dès les années trente.(cf  Grandeur et pitié de l »astrologie, Paris Sorlot 1940  pp 75 et seq  » Les dieux du zodiaque ». Durant l’Eté 1971, nous nous étions entretenus avec  l’Italienne Lisa Morpurgo, lors d’un Colloque international de l’ISAR, à Aalen(RFA) laquelle avait développé  des études de son coté, ce qui donnera en 1972  son Introduzione all’astrologia e decifrazione dello Zodiaco. Longanese, pp. 31  et seq.  L’ouvrage parut en français, en 1974  sous le titre Introduction à la Nouvelle Astrologie. En 1975, nous donnerons un exposé sur ce sujet, au séminaire de Bernard Jaulin (Jussieu, Paris VII). Sautons 25 ans : en 2000, les Congrès d’Hermés publient leurs Actes de leur rencontre parisienne  sous le titre « Les maitrises planétaires » avec des contributions  de Yves Lenoble,  Denis Labouré,  Danièle Jay, Gilles Verrier, Solange de Mailly Nesle Marie Noelle Baudron, Fanchon Pradalier Roy,  Jean de Larche. On ne nous y avait pas invité  à intervenir. D’ailleurs, c’est peu après que nous reprendrons notre travail sur ce sujet, nous étant longtemps consacré au prophétisme (cf notre thèse d’Etat 1999, Le texte prophétique en France. Formation et fortune. Presses Universitaires du Septentrion) mais nos Clefs étaient reparues en 1993. Toutefois, dans l’article « Astrologie » paru dans l’Encyclopaedia Universalis, à la même époque, nous avions consacré un développement à la question (p. 288  vol. 1) Nous avions signalé la possibilité d’une discordance entre les attributions planétaires et la symbolique des signes proposée:  » C’est ainsi que les deux signes de Vénus, tels qu’ils avaient été conçus à une période pré-ptoléméenne , correspondent bien  à deux signes représentés par un couple et par une vierge, souvent accompagnée d’une licorne aux  valeurs phalliques. Car  dans  l’iconographie astrologique, les Gémeaux sont souvent campés comme un couple  qui s’enlace (..) Dès lors, les deux signes de Mercure auraient d’abord été le taureau et la Balance » Plus loin, nous évoquions  la permutation soleil et lune dans le dispositif des exaltations : » Cela aurait  tenu à la prise en compte de la précession des  équinoxes qui aurait amené à constater  que le point vernal se trouvait plutôt dans la constellation du bélier que dans celle du  taureau »

En 2001 et 2002, nous ferons deux commmnications  dans des Colloques espagnols sur ces sujets.  On trouvera ces textes dans la revue Beroso n°5 (Primeras jornadas de Historia de la astrologia en la antiguedad, Barcelone) « Ptolomeo  y  las  astrologias del « Tetrabiblos » et dans le volume  « Homo Mathematicus » Actos  del Congreso Internacional sobre Astrologis griegos y  romanos, Malaga 2002  « Comparaison du Tétrabible attribué à Ptolémée de la Mathesis de Firmicus Maternus »

Dans le premier  exposé  l’on trouve un texte  « Las  exaltationes,  estructura verdadera  o  fictitia? » nous  signalions l’étrange opposition entre Mercure  exalté en Vierge et Vénus en poissons », ce qui était une impossibilité astronomique, du fait de leurs élongations limitées respectivement à 28° et 48° du soleil!  Dans le second exposé, quelques mois plus tard, nous constations que les explications fournies par les auteurs sur les rapports planètes-signes montraient que les dits dispositifs étaient transmis sans leurs clefs.(p. 151) On en arrivait à la conclusion que le Tétrabible pouvait ne pas avoir été l’oeuvre de Ptolémée  » Cette astronomie fictive  ne semble   pas correspondre aux intentions  affichées dans le premier livre et qui dénonce de tels procédés pseudo-astronomiques  qui ne pouvaient que choquer  un astronome comme l’auteur de l’Almageste » Rappelons que nous avons consacré une étude  à Nicolas Bourdin, l’auteur de la traduction française du Tétrabible ainsi que du Centiloque (Trédaniel, 1993): Etudes autour des éditions ptolémaiques de Nicolas de Bourdin (1640-1651) in Le Centilogue de Ptolémée ou la seconde partie de l’Uranie. et plutôt encore rappelons, dès 1976, notre édition des « Remarques Astrologiques sur le commentaire du Centiloque par Nicolas de Bourdin » de Jean-Baptiste Morin ou le Fanal de l’astrologie »(Ed Retz) Avant d’aborder notre nouvelle description des « Maitrises planétaires » selon une tradition certainement antérieure à Ptolémée,  il nous semble opportun, en effet, de nous intéresser quant à l’intérêt d’un tel dispositif pour l’astrologie et en ce sens, l’on comprend que Jean-Pierre Nicola ne l’ait point retenu dans son oeuvre. Bien des facteurs nous conduisent à penser que nous sommes en face d’une construction mathématique  d’astronomes, désireux d’intégrer dans une théorie générale de leur métalangage  les signes et les planètes, sans se préoccuper aucunement du symbolisme zodiacal ou mythologique (cf ce que nous avons signalé plus haut sur les domiciles de la déesse Vénus) Cela pose toute la question des rapports entre astronomie et astrologie et à n’en pas douter, ce petit jeu aura continué à partir de la fin du XVIIIe siècle lorsqu’il s’agira de nommer les astres nouvellement découverts : Uranus, Cérés et autres astéroides, Neptune – et à un certain moment l’ihtramercurielle Vulcain, Pluton et consorts en les intégrant dans un certain tissu mythologique, ce qui sera tout autant adopté avec enthousiasme par les astrologues, heureux de bénéficier d’une réelle complicité de fait 

Cela dit, il nous semble assez évident que les maitrises planétaires, telles qu’elles furent élaborées au départ, devaient observer une certaine cohèrence structurelle laquelle se sera altérée au fil des age tant et si bien qu’un Ptolémée, si tant est que ce soit lui,  transmet sans rien y comprendre  ou chercher à y comprendre grand chose.  A  ce propos, rappelons le traité d’Abraham Ibn Ezra (XIIe siècle) « le livres des raisons » (cf notre traduction, Retz 1977)  et son chapitre II  commentant  le chapitre correspondant  de son premier traité, Le Commencement de la Sapience (pp  238 et seq) « J’ai déjà cherché, écrit-il,  dans les oeuvres des astrologues  la raison des domiciles  et je n’ai rien trouvé de correct si ce n’est qu’ils disent « Ainsi veut l’expérience le résultat  auquel nous sommes arrivés  (..) Hénoch  dit que le  Cancer est le signe du monde, c’est à dire qu’il culminait  quand celui-ci fut créé » Ce qui nous renvoie à l’idée de « thema mundi » (cf R. Gleadow sur les exaltations,  in  Les origines du  zodiaque, trad. de l’anglais, Paris, Stock, 1971; pp. 251  et  seq)
Selon nous, la meilleure approche est celle consistant à restituer une vraisemblance astronomique minimale, si l’on admet justement qu’un tel dispositif émane du milieu astronomique lequel ne saurait se confondre avec le milieu astrologique, même si à certaines époques, des confusions auront pu se produire. On admettra que l’on aura respecté a minima le phénomène des élongations évoqué plus haut mais alors comment expliquer  que l’on puisse dans l’exposé des domiciles du Tétrabible (cf W .J Tucker, L’ astrologie de Ptolémée,  commentaire du Tetrabiblos de Ptolémée,  trad. de l’anglais, Paris, Payot, 1981  pp 73 et seq) avoir Mercure à la fois en gémeaux et en vierge, alors que le soleil est domicilié en lion, ce qui va pour Mercure en Vierge mais non en Gémeaux, car alors il serait trop éloigné du Soleil?  De même Vénus ne peut elle avoir domicile en  Taureau car la planète serait trop éloignée du dit soleil en Lion.   La clef du problème tient au fait que l’on a affaire à deux référentiels et non à un seul à savoir qu’aux luminaires en cancer et en lion, il faut joindre les luminaires en  bélier et  taureau. Pourquoi cette autre position des luminaires ne figure pas dans le tableau du Tetrabiblos? Réponse:parce qu’on les en a ôtés. Question: et pourquoi? Réponse: pour faire de la place à Saturne!
En effet,  si l’on enlève Saturne, on peut réintégrer une autre position des luminaires  et alors  Mercure en Gémeaux et Vénus en Poissons respectent les distances à condition toutefois, comme on l’a signalé plus haut, de placer la Lune en bélier et le soleil en taureau, ce qui  s’inscrit dans le tétramorphe des signes « fixes » avec le lion. On obtient ainsi le dispositif suivant:

Lune- Mercure -Soleil  deux fois   du Bélier à la Vierge et en face  Vénus Mars Jupiter puis Jupiter Mars Vénus, de la Balance aux Poissons. On est donc en présence d’une division en 4 puisque le sénaire est lui composé  de deux ternaires, ce qui sous tend une division en 12 à caractère jupitérien (cycle de 12 ans). Mais il importe de souligner que les attributions des planètes aux signes ne sont que nominales. Il s’agit de préciser la signification du signe en le reliant  à telle ou telle  dénomination planétaire mais le bon mode d’emploi ne consiste pas à justifier un quelconque pluriplanétarisme. C’est la planète élue  qui va ainsi se décliner et paradoxalement, nous pensons que la diversité des facteurs associés aux signes est la contrepartie de l’usage d’un seul et unique paramétre, tout comme un même verbe sera traité au prisme de la conjugaison .

 

Chaque planète  dispose  d’un signe masculin et d’un signe féminin,  ce qui n’est pas le cas si l’on garde  Soleil  en bélier et lion,  deux signes masculins,  Lune en taureau et en cancer, deux signes féminins

 

 

Soit un double sénaire en rapport  avec le duodénaire zodiacal  CQFD. L’ajout de Saturne aura conduit à déstructurer complément le système et le décrocher de la réalité astronomique  à laquelle Ptolémée substitue une logique symétrique factice du dédoublement des domiciles autour de l’axe Cancer-Lion

Autrement dit, le dispositif dit des domiciles du Tétrabible est en réalité un double dispositif  des domiciles et des exaltations avec un référentiel solsticial pour les uns et équinoxial pour les autres ..Selon nous,  le dispositif en question  reléve de l’astrologie rotationnelle, laquelle aura emprunté à l’astrologie zodiacale son découpage en 12 signes qui seront associés aux planètes. Mais pour actionner le dit agencement, il n’était pas question de traiter des planètes circulant réellement dans les signes mais de mouvoir l’Ascendant de naissance s’imprègnant ce faisant  de la symbolique planétaire correspondant à chaque signe. On notera que la solution exposée  dans l’Astronomicon par Manilius visait le même but mais en ne se limitant nullement aux dieux ayant donné leur nom aux planètes.  Ainsi la Tétrabible aurait entériné le rapprochement entre les deux formes d’astrologies pour n’en faire plus qu’une. On notera que les maitrises jouent le role  des aspects en astrologie  rotationnelle du fait qu’elles servent à connecter les maisons entre elles et donc les planètes qui s’y trouvent. Le projet Hindsight substitue à l’exigence de cohèrence celui de l’ancienneté.

Reste la question de Saturne. Notons que Saturne est le seul dieu- planéte qui n’appartient pas à l’Olympe.  Il a  du exister une tradition qui mettait cet astre à part et d’ailleurs de nos jours, les astronomes placent une frontière entre Jupiter et Saturne quant à leurs fonctions respectives au sein du système solaire. Au fond Saturne ouvrirait au monde « transjupitérien »  avec Uranus, Neptune etc. et il faudrait renoncer à la formule  » transsaturnien » car Saturne est déjà dans un autre champ.. A propos d’exemples de tentatives de faire correspondre le premier groupe au 7 au lieu du 6, nous renvoyons au Sefer Yetsira ou Livre de la Création où le classement des 22 lettres en trois groupes : 4 plus 6  plus 12 a laissé la place à 3 plus 7 ¨plus 12 (cf Clefs pour l’astrologie, 1976 p. 191) et ce aux dépends de la réalité  grammaticale puisqu’en hébreu, il n’y a que six lettres qui ont une double prononciation (en abrégé : bagadkaphat)

 

JHB  05 02 21

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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