Jacques Halbronn Epistémologie. La preuve et la démonstration: deux approches de la « Science »

Posté par nofim le 2 septembre 2021

Jacques  Halbronn : La preuve et la démonstration : deux approches de la  « Science »

 

Que penser de celui qui demande des « preuves » de ce que l’on avance? Est ce de sa part un signe de rigueur ou bien dune certaine impuissance à penser par soi même? La plupart de ceux qui s’occupent d’Histoire nous semblent appartenir à ces chasseurs de preuves., quitte à les fabriquer ou à se voir berner par la production de oontrefaçons. Ils sont aisément victimes de supercheries littéraires puisqu’ils ne sont pas en mesure de développer une argumentation critique de qualité.

A l’opposé de ces amateurs de « preuves » tangibles, nous trouvons le monde des « vrais » scientifiques  qui sont sensibles à la force des arguments apportés quand bien même n’y aurait-il pas de « preuve » de ce qui est avancé. Les gens de la preuve parleront alors de « spéculations », ce qui sera, dans leur bouche, l’annonce d’une condamnation sans appel. Entre ces deux populations, c’est un dialogue de sourds  et il est recommandé quand on opte pour un directeur de thèse de savoir sur quel pied danser car cela risque fort sinon le pourrissement de la relation, du fait d’une certaine incompréhension mutuelle, chaque protagoniste étant déçu par l’autre. L’homme de la preuve attendait que l’on s’en tienne aux « faits », aussi invraisemblables soient ils  alors que l’homme de la « demonstration »  exigera que l’on évite les invraisemblance au regard d’un certain  « bon sens  » (Descartes) s aussi renseignées soient-elles.

Dans le cas des études nostradamologiques ou dans celui des études ptolémaiques, au regard de l’étude des textes,  il y a ceux qui ont une approche « factuelle » et apologétique  et ceux qui préconisent une méthode archéologique et critique si bien que les uns et les autres resteront sur leurs positions indéfiniment parce qu’il leur manquera toujours quelque chose chez leur interlocuteur.

Selon nous,  les tenants des « preuves »  ont fort peu confiance dans la « raison » raisonnante qui interroge les données disponibles pour les dépasser et les transcender. Ils se soutiennent entre eux dans leur résistance aux « thèses » qui « vont trop loin »,  comme pour un nageur qui se tient à distance du bord, de la rive. Ils attendent LA preuve « irréfutable », le document  « imaginé » par les gens de la démonstration  et dont ils font le pari qu’il n’existe pas et qu’ils n’auront donc pas à se plier face à un « raisonnement ». On retrouve là la dialectique déduction/induction.

Dans les deux corpus évoqués, celui de Nostradamus et celui de Ptolémée, l’un touchant au prophétisme astrologique , l’autre aux rapports astrologie.astronomie, les hommes de la « démo »  pourfendent les constructions des  « faussaires », imitant les quatrains des almanachs de Nostradamus, et rédigés dans le contexte de la Ligue face au futur Henri IV alors que les tenants de la « preuve » ne veulent pas croire à une telle imposture et n’entendent pas se contenter d’arguments « spécieux ». Pour cc qui est de Ptolémée, le débat que nous avons lancé depuis peu vise à déconstruire le dispositif des Dignités planétaires figurant dans la Tétrabible en montrant que le dit dispositif ne peut qu’être une version tardive, altérée, quand bien même ne retrouverait-on pas la dite  présentation  reconstituée selon une argumentation  structurelle et  géométrique. Pour les gens de a démonstration, la « raison » prime sur les  « traces », les « ruines »,  qui nous sont parvenues.

Dans le domaine linguistique, il est tout à fait légitime de vouloir reconstituer des états antérieurs d’une langue, quand bien  même nous ne disposerions point de l’accés direct  au stade en question  mais à des additions et à des altérations. En ce sens, nous sommes passés progressivement de l’Histoire des deux derniers millénaires à  leur « préhistoire » à reconstituer et à restituer, ce qui correspond à cette dialectique de la preuve et de la démonstration

Comme on l’a dit, d’entrée de jeu, les historiens  appartiendraient plutôt au type « preuve » qu’au  type « démo » alors que dans le domaine de des sciences dites dures, la qualité de l’argumentation, son élégance -selon le rasoir d’Occam- est  honorée et applaudie.  On a bien là la manifestation de deux « tempéraments », de deux modes de fonctionnement cérébral, que l’on retrouve dans nos travaux en anthropocosmologie., à savoir  que tantôt la mémoire ( solsticialité) est suractivée et tantôt c’est l’intelligence (équinoxialité). Mais d’un point de vue cyclique, nous pensons qu’il y a alternance de ces deux modes de pensée et qu’il est vain d’aller à contre-courant d’une « mode » tendanst à être consensuelle, pour un temps donné..

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

JHB

02 09 21

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Jacques Halbronn Sociologie des Entre sois. Seconde Partie. Le relativisme

Posté par nofim le 15 mai 2021

 

Sociologie des Entre sois. Seconde Partie. Le relativisme.

 

par Jacques Halbronn

 

Toute communauté, quel que soit le critère autour duquel elle s’est constituée, est amenée à produire un certain discours « identitaire » susceptible de renforcer les liens en son sein. Ce discours est donc aménagé en conséquence et vise à établir du consensus. Il semble toutefois qu’une telle façon de procéder est avant tout à usage interne. Et d’ailleurs, que se passerait-il si l’on faisait entendre simultanément tous les « entre soi » en circulation ? Quelle cacophonie !

On pourrait donc parler d’un droit pour tout groupe à élaborer, à faire circuler sa propre vision des choses.

Certaines communautés se plaignent, souvent à juste titre, de devoir de facto adopter le discours identitaire d’une communauté qui ne serait point la leur. On pense à « Nos ancêtres les Gaulois ». Les femmes, notamment, exigent de disposer d’un discours qui leur soit propre, qui présente les choses de leur point de vue. Elles protestent d’ailleurs à l’encontre de formulations qui les engloberaient sous la même bannière que les hommes. Elles dénoncent les pièges du langage, préférant parler des sciences humaines plutôt que des sciences de l’Homme sans parler de la féminisation accrue des noms de métiers, à l’instar de ce qui existe déjà depuis longtemps pour les avocates ou les institutrices, les romancières et les présidentes. D’ailleurs, les langues ménagent généralement une telle distinction : en anglais on dira « his » ou « her » selon que le sujet est un homme ou une femme, ce qui ne se pratique d’ailleurs pas en français où le possessif s’accorde avec le « genre » de l’objet et non du sujet. On peut dire indifféremment -en français et plus largement dans les langues dites latines- d’un homme ou d’une femme: « sa voiture » et les équivalents pour d’autres langues de la même famille.

Cela dit, l’égalité des « entre soi » ne revêt, selon nous, qu’un intérêt thérapeutique pour que personne ne se sente frustré. Mais est-ce que cela présente un quelconque intérêt « scientifique » ? Le probléme, c’est justement quand l’on commence à qualifier d’entre soi tout discours tenu par un membre d’un autre groupe. On tendrait ainsi à tout relativiser : l’entre soi devient un quant à soi, un chacun pour soi tendant vers une forme d’autisme. Quand un groupe s’est senti brimé dans ses prises de parole, il peut avoir envie de prendre sa revanche, de façon toute aussi abusive.

Le risque qui se présente, on l’aura compris, est de conduire à une remise en cause de la démarche « scientifique » que l’on voudra réduire à un entre soi parmi tant d’autres entre soi existants. On pense au jugement du roi Salomon à propos du conflit entre deux mères. Celle qui sait pertinemment que son enfant est mort ne verra aucun inconvénient à ce que l’on envisage de tuer l’enfant survivant.

Or, dans le cas de l’entre soi féminin, il nous apparaît qu’en leur fors intérieur, la plupart des femmes sont conscientes des limites de leur Entre soi quand il s’agit notamment de tenter d’expliquer comment on en est arrivé là. Elles qui sont nourries dans tant de domaines de la production masculine. Elles ne vont quand même pas se forcer à ne lire que des auteures (sic) et renoncer à apprécier les apports « masculins » alors que dans l’autre sens, les hommes pourraient fort bien se passer tout à fait de l’apport féminin sur le plan général de la culture.

En conclusion, il faut certes apprécier à sa juste mesure une nouvelle mise en perspective de l’Histoire des femmes si cela peut éviter, autant que faire se peut, le ressentiment.

Citons un texte de Lilly Scherr qui semble bien résumer les enjeux :

- « Elles deviennent à part entière co-auteurs de leur propre Histoire (…)Elles redonnent à l’histoire écrite comme à l’histoire orale cette mémoire de femmes dont elles ont été amputées. Participant à cette histoire, la femme juive va enfin apparaître. Confinée dans un rôle, dans une fonction, elle s’est vécue comme mutilée dans son essence (sic)» ( Les femmes et la mémoire juive »(1993) in Lilly Scherr. Une historienne juive insoumise » Dir Michèle Bitton, et Michèle Hassoun, Ed BLM  2005)

JHB

15 05 21

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Jacques Halbronn Saturne Neptune 1989, le chant du cygne de la cyclologie biplanétaire

Posté par nofim le 9 avril 2021

Saturne- Neptune 1989, le chant du cygne de la cyclologie biplanétaire (édition

augmentée)

par Jacques Halbronn

Il faut se méfier des coincidences en astronomie. Quand un événement se produit, plusieurs facteurs célestes sont en présence, ou en aspect. C’est la mésaventure qu’aura connue André Barbault en 1953 et en 1989 en croyant que la cause en était la conjonction de Saturne avec la transsaturnienne Neptune, invisible à l’oeil nu et inconnue de l’Antquité au point que le dieu Poséidon– Neptune fut avalé par son père Kronos-Saturne et ne fut réintégré dans le clavier astronomico-astrologique qu’à partir de 1846. C’est ainsi que Barbault aura manqué Mai 68 (avec Saturne à proximité du point vernal, en bélier) qui pourtant correspondait à la même configuration que celle de 1953, à savoir Saturne sur l’axe équinoxial (bélier-balance), à 14-15 ans d’intervalle, demi-cycle de Saturne. En revanche, Barbault pariera sur l’opposition de Saturne à Neptune quand Saturne sera ….en Gémeaux, signe mutable. Or, il apparaît que Saturne est valorisé en signe cardinal ! Ce qui sera le cas en 1989 avec Saturne en capricorne et en 1995, Saturne à l’approche du bélier. Il se trouve que les conjonctions de Saturne et de Neptune se produisent actuellement en signe cardinal, ce qui fait que Neptune profite indument d’une situation tout à fait aléatoire.A d’autres époques, les conjonctions Saturne Neptune n’eurent pas lieu et n’auront mathématiquement pas toujours lieu, en signe cardinal. De même d’ailleurs, en ce qui concerne l’indice cyclique, la concentration planétaire ne coincide pas automatiquement avec une guerre mondiale. L’extrapolation à partir de deux cas n’est pas viable.

Dès 1976, nous avions présenté des courbes associant les planétes avec les axes

équnoxiaux et solsticiaux (pp. 143 et seq). En 1993, nous écrivions dans la

nouvelle édition de nos Clefs,cette fois centrée sur la seule planète Saturne(p; 134)

« Deux cas de figure: la phase  équinoxiale qui était déclenchée par le passage de

Saturne sur l’un des deux points  équinoxiaux(0° bélier, 0°balance) faisait

diminuer le nombre d’entités indépendantes tandis que la phase solsticiale

(déclenchée par le passage de Saturne sur l’un  des points solsticiaux (0° cancer,

0° capricorne) provoquait leur  augmentation. Chaque phase correspondait à

7 années » suit une étude couvrant tout le XXe siècle. Contrairement à Barbault

qui se gardait bien de préciser dans les années 1953-1963 – qui furent celles qui le

focaliseront sur le cycle Saturne-Neptune- sur lequel il ne reviendra qu’après la

chute du Mur de Berlin  quinze ans plus tard- nous avions pris la peine de préciser

de quoi il retournerait : éclatement des ensembles aux solstices et consolidation aux équinoxes.

quel genre d’événement surviendrait en 1989. Or, en 1989, où se trouvait Saturne?

Réponse  en Capricorne, signe solsticial, guère favorable au renforcement d’un

empire.

Pour notre part, à partir de 1993 et 1994 nous avions opté pour le cycle unique de Saturne (cf Clefs pour l’Astrologie, Seconde édition, p. 135 et L’astrologie selon Saturne où nous annoncions des mouvements sociaux comparables à Mai 68 pour 1995. On notera que Barbault n’aura pas salué notre performance alors qu’étrangement, elle venait compléter son travail sur Saturne de 1989, Saturne étant en carré avec la position qu’il occupait en 1989.

Autrement dit, la fausse piste Saturne Neptune n’aura pas permis à Barbault de baliser correctement le Xxe siècle et sa suite, sauf dans le cas des conjonctions. L’opposition Saturne Neptune pour 1971 (cf La crise mondiale de 1965, Paris, Albin Michel, 1964) sera vécue par Barbault comme un grave échec prévisionnel (comme il le reconnaît dans le Pronostic Expérimental en Astrologie, Paris, Payot 1973) ce qui le conduira à abandonner- car il voyait déjà que cela ne « marcherait » pas, dès 1967 (Les Astres et l’Histoire Pauvert)-du moins jusqu’au lendemain de la chute du mur de Berlin- le cycle Saturne Neptune en lui substituant l’indice cyclique avec 5 planètes lentes avec un nouvel échec pour les années 1982-83 en termes pour ce qui est d’une troisième guerre mondiale.

Mais le véritable enjeu de cette affaire est bien plus grave que cela puisque cela remet carrément en question la théorie des frères Barbault sur la définition du cycle en astrologie. Pour eux, dès les années 40, un cycle s’articule autour de deux planètes, sans prise en compte des positions dans le Zodiaque. Ce qui explique qu’André Barbault n’ait pas attaché d’importance au signe où la conjonction Saturne Neptune avait lieu. Même après notre réussite prévisionnelle pour 1995, où Saturne était au centre mais en rapport avec une zone du zodiaque proche du 0° bélier, il ne se sera pas ressaisi. Il est vrai que la réussite de sa prévision pour 1989 ne l’invitait pas à le faire, les apparences étant sauves pour le cycle Saturne- Neptune.Dans un milieu vraiment scientifique, pourtant, l’on se serait interroge et on aurait rectifié le tir parce que l’on ne se risque pas à ignorer ce que font les « collègues » et de toute façon Barbault et ses disciples n’avaient pas entériné la prévision »saturnienne » de 1995, laquelle ne respectait le cycle biplanétaire mais allait dans le sens du cycle planète-Zodiaque voire planète-étoile, facteur mobile combiné avec facteur fixe. Rappelons que dans la théorie de la précession des équinoxes, on associe le point vernal avec le plan stellaire des constellations (cf notre ouvrage collectif Aquarius ou la Nouvelle Ere du Verseau, Paris, Albatros, 1979), actes d’un Colloque que Barbault dans sa revue L’Astrologue saluera avec mépris. L’affaire Saturne-Neptune serait donc, pour l’historien de l’astrologie française du Xxe siècle, malgré le « succés » de 1989 (cf les textes de Barbault Histoire d’une prévision, et La Mascarade astrologique, dans l’Astrologue), le chant du cygne de la théorie du cycle biplanétaire.

En refusant toute prise en compte de la position zodiacale de  Saturne, Barbault

de par son rapport à Neptune, est tombé de Charybde en Scylla. Mais rappelons

que durant toute l’année 1989, il n’y a pas eu un mot  sur  sa prévision pour 1989!!!!!

Résumons- nous: ce qui importe c’est le passage de Saturne  à 0° capricorne, sur

l’axe solsticial  alors qu’en 1953 Saturne passait  avait déjà sensiblement

progressé  en balance  sur l’axe  équinoxial . On ne peut donc considérer que ces

deux dates s’équivalent au regard du cycle saturnien même si pour Barbault

elles se valent puisque dans les deux cas il y a conjonction Saturne-Neptune.La

position de Saturne au solstice menaçait d’un démantellement, pas celle du début

des années cinquante et d’ailleurs la mort de Staline n’eut pas d’effet déterminant

sur le maintien de l’URSS ni  quant à son contrôle sur ses « satellites » du Pacte de

Varsovie.  En revanche, quand on étudie nos graphiques tels qu’on peut les

trouver dans Clefs pour l’Astrologie de 1976, que trouve-t-on (pp. 147 et seq)

pour la « grande courbe « de Saturne – donc bien avant 1989- .la date de 1988 car

Saturne  était passé à 0° Capricorne  dans les derniers jours du mois de  novembre

de cette année là avec une série de dates: 1914, 1929, 1944,1959, 1973, à 14/145

ans d’intervalle, soit un demi cycle de Saturne. La lecture de notre courbe est nette:

on ne met pas sur le même plan les passages équinoxiaux  et solsticiaux de

Saturne. Dans l’édition de 1993 de nos Clefs, (p. 135)on  a la même série mais cette fois, nous nous étions centrés sur la seule courbe de Saturne.

Mais en 1976, Barbault n’était plus du tout  intéressé par le cycle Saturne Neptune et il

attendait  sa troisième guerre mondiale pour les années 1982-83 sur la base de

son « supercycle » , comme il le confirmait en 1973 dans le Pronostic Expérimental

en Astrologie (courbe  p. 129). Ce n’est que lors de la chute du Mur de Berlin

qu’il se décida à remettre sur le tapis ce cycle Saturne Neptune qui cette fois passait

par un temps solsticial et non plus un temps équinoxial

 

JHB

12  04 21

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jacques Halbronn Le trio Astrologie- Théologie- Politologie et la question de l’interdisciplinarité., D’ Eustache Lenoble à Dane Rudhyar

Posté par nofim le 2 mars 2021

 

Le trio  Astrologie- Théologie- Politologie et la question de l’interdiscipliarité  d’Eustache   Lenoble à Dane Rudhyar

par  Jacques  Halbronn

En 2017,   la BNF  et Hachette ont réédité  la somme d’Eustache Lenoble « Uranie ou les Tableaux des philosophes » dont nous avions  fait la découverte en lisant Pierre Bayle. En 1993, nous publiames une étude à  son sujet  ( Etudes  sur l’Histoire de l’Astrologie et du Tarot  à la suite du reprint de l’Astrologie du Livvre de Toth d’Etteilla (1785 (Trédaniel)qui l’avait utilisé. Patrice Guinard fit la promotion de notre découverte d’un ouvrage paru bien après 1666 (cf l’affaire Colbert). Il est vrai que l’ouvrage ne comporte pas le mot Astrologie en son titre, l’astrologie n’étant qu’une partie de celui-ci, ce qui nous relie au thème de l’interdisciplinarité et du désenclavement.

Le catalogue de la BNF nous apprend que Lenoble, baron  de Saint Georges (1643-1711) commença la publication en 1694, laquelle s’étala jusqu’en 1697, soit 30 ans après le prétendu bannissement de l’astrologie de France L’ouvrage reparut au sein des oeuvres complètes au siècle suivant en 1718 et 1726. On ne s’étonnera donc pas qu’en 1785 Etteilla ait jugé bon de le rééditer, ce point ayant été une fois plus de notre fait. Patrice  Guinard  a fourni une description de l’ensemble Eustache Lenoble (1643-1711): Un Bilan sur l’Astrologie à son déclin (Avec des extraits de son Uranie, ou les Tableaux des Philosophes) sur le site du CURA). On notera d’ailleurs que le Comte Henry de Boulainvillers qui ne publia point ses traités restés manuscrits (réédités  aux éditions du Nouvel Humanisme) ne connut pas semblable fortune, à la même époque.

Venons -en à la présentation que faite Lenoble de son Livre Cinquième (transcription de Véronique Lepage pour Patrice Guinard), présentation qui nous apparait largement comme un calque du Prologue de la Tétrabible de Ptolémée.

 

LIVRE CINQUIEME.

CHAPITRE PREMIER.

Projet du cinquième Livre.

  «   Dans les quatre premiers Livre que j’ai donnez au public sous le nom d’Uranie, j’ai suffisamment expliqué tous les sentimens des Philosophes tant anciens que modernes.
    L’on a pû voir dans le premier tout ce que les neuf sectes des Anciens avoient eu de commun ou de different sur les trois parties ausquelles ils avoient réduit la Philosophie, qui sont la Logique, la Morale, & la Physique, dont la derniere comprenoit aussi la Métaphysique ; & dans le second, j’y ai raporté fort exactement toute la substance abregée des deux Philosophies de Gassendi & de Descartes, qui sur les principes de quelques [p.126] anciens ont voulu établir de nouveaux Systême de cette science.
    Je ne l’ai point traitée à la maniere de l’Ecole, parce que je ne me suis point propose de décider sur leurs opinions ; mais mon unique but a été d’ajoûter à mon Ecole du monde cette instruction, pour donner à un honnête homme qui est dans le commerce des personnes d’esprit, une teinture assez forte de toutes ces differentes Philosophies pour en pouvoir discourir, & pour prendre parti s’il veut s’en instruire plus profondément.
    Il ne me reste plus donc pour acomplir cet ouvrage, que de donner mon Traité de la science Céleste, que j’avois promis non seulement dans la fin de mon quatrième Livre, mais dans cette curieuse Dissertation que j’ai faite touchant l’Année de la naissance de Jesus Christ ; & je m’aquite de cette promesse dont les persecutions injustes que j’ai souffertes par l’iniquité des hommes, & par le crédit de mes ennemis, avoient suspendu l’execution. Ainsi je prétends dans ce cinq & sixième Livre renfermer tout ce qui peut concerner le Ciel, soit pour la science solide & indubitable de l’Astronomie fondée sur des principes certains, soit pour l’Art fautif & conjectural de l’Astrologie judiciaire fondée sur des convenances tirées de quelques experiences.
    C’est ce que je vais traiter dans les deux parties de ce Volume, dans la premiere desquelles j’établirai les principes de la science certaine de l’Astronomie sur lesquels on a bâti l’Art fautif & conjectural de l’Astrologie judiciaire ; & dans la seconde, j’établirai [p.127] les justes bornes qu’on doit prescrire à cet Art, qui ne peut jamais rien produire d’absolument certain, & qui par le mépris des ignorans qui en parlent & le blâment sans le connoître, ou par la hardiesse témeraire des charlatans qui par interêt le poussent à l’excès & en abusent, est devenu l’oprobre pour ainsi dire des sciences, & de telle maniere que ceux qui semblent y vouloir donner quelque aplication, passent ou pour des esprits foibles, ou pour des ridicules.
    J’espere donc que lors qu’on aura lû ce dernier Livre, ou plûtôt cette partie que j’ai réservée pour la derniere de la Philosophie, on sera suffisamment instruit de la véneration qui est duë à la science sublime de l’Astronomie, dont je ne prétends établir que les principes pour mettre un homme dans la voie de s’en instruire plus profondément dans les Livres des grands Maîtres ; & qu’à l’égard de l’Art conjectural de l’Astrologie les prétendus esprits forts qui la blâment & la méprisent sans la connoître seront convaincus de leur erreur, & auront pour elle quelque indulgence ; & qu’enfin les ames foibles qui par une aveugle crédulité se rendent les dupes des charlatans qui outrent cette connoissance, & qui en passent les limites pour entreprendre des prédictions qui n’ont aucun fondement Physique, ne se laisseront plus si facilement abuser par les impostures présomptueuses des Astrologues, & ne leur demanderont que ce qu’ils peuvent leur donner suivant les bornes dans lesquelles je prétends que leur art doit être renfermé. [p.128]
    En un mot, ils verront que selon mon sentiment on doit également blâmer & ceux qui donnent trop dans l’Astrologie judiciaire en lui atribuant plus qu’elle ne peut, & ceux qui n’y donnent rien du tout. Que ceux qui lui attribuent au delà de ses bornes sortent des principes de la Physique, mais que ceux qui ne lui veulent rien donner n’entrent point dans ses principes, & qu’enfin les uns & les autres, ou par défaut, ou par excès, choquent la nature, & souvent la raison ; & entre ces deux extrémitez vicieuses, je tâcherai de montrer la route qu’on peut tenir pour ne tomber ni dans l’une ni dans l’autre. » Ainsi, à l’aube du XVIIIe siècle, certains prédisaient un certain renouveau de l’astrologie comme ce sera le cas au début du XXe siècle. Nous avons montré que Lenoble avait été récupéré par l’occultiste Etteilla, connu pour son tarot.

Depuis l’Uranie, il ne semble pas que l’on ait fait paraitre un tel ensemble   en français ni en une autre langue, incluant l’astrologie même sur un strapontin. Essayons ici d’analyser les raisons de cet échec d’intégration à trois siècles de distance et donc éventuellement d’aborder  les moyens d’y remédier. Notre diagnostic sera le suivant: on ne peut s’intégrer que si l’on fait évoluer les esprits et pas seulement en travaillant en interne, comme un Patrice Guinard, après d’autres, a cru devoir le  faire. (cf son Manifeste, 1999)

Autrement dit,l’interdisciplinarité ne saurait se réduire à s’aligner sur les savoirs en vigueur en  les prenant tels quels, comme a cru pouvoir le faire un André Barbault, dans les années soixante du siècle dernier avec de la Psychanalyse à l’astrologie et  Les astres et l’Histoire mais contribuer à les repenser de façon à faire apparaitre de nouvelles passerelles de façon à générer de la compatibilité. Il importe de mieux maitriser l’espace épistémologique  dans lequel l’on entend s’inscrire et en réussissant à lever un certain nombres d »obstacles, au sens de Bachelard. Un de ces obstacles est propre à l’astrologie contemporaine, autrement dit, l’astrologie aura été piégée par la modernité (cf Jean Pierre Nicola, Pour une astrologie moderne, Seuil,  1977) et notamment celle incarnée par l’astronomie du système solaire qui allait être bouleversée par la découverte, du fait du recours à des télescopes, de nouveaux astres en son sein (baptisés par les astronomes et non par les astrologues : Uranus, Cérés, Neptune, Pluton, Chiron etc) En effet, ce faisant l’astrologie se sabordait en laissant entendre que tout au long de son Histoire, elle n’avait véhiculé qu’un savoir incomplet et en quelque sorte  inutilisable par les sociétés réduites à ne considérer le ciel qu’à l’oeil nu. Une telle posture ferait problème à la fois au niveau de la philosophie politique et à celui de la pensée théologique. Pourquoi Dieu aurait il crée un système qui ne serait pas intelligible par l’homme? En quoi  un tel système techniquement resté si longtemps inaccessible confèrerait-il un rôle social à l’astrologie? En quoi ferait-il partie de l’Inconscient Collectif, ce qui passait par un stade de conscience? Mais, comme nous l’avons laissé entendre, il importait par ailleurs que les domaines que nous avons cités opèrent leur propre révolution copernicienne. Quelle théologie, quelle politologie? Autrement dit,  l’astrologie ne pourrait marquer des points qu’en débloquant un certain nombre de points de vue non pas tant sur elle-même que sur les domaines en question, de façon à parvenir à un ajustement.  On aura compris que l’intégration dont il s’agit  ne concerne point l’astronomie mais bien les sciences religieuses et sociales. Erreur stratégique, par conséquent que le dit alignement de l’astrologie contemporaine sur la nouvelle doxa astronomique!  D’où la nécessité  pour l’astrologue de se familiariser non point tant avec l’astronomie qu’avec le théologique et le politique! Ce qui ne saurait se limiter à acquèrir une certaine culture en ces domaines mais à contribuer à leur avancée. Car, en vérité, ces domaines  peuvent profiter d’une certaine synergie sur la base d’un tel triptyque, vu que l’on  ne saurait dire que  théologie et  politologie ne traversent point  quelque forme de crise  que l’on pourrait résumer comme étant celle de l’idée de pouvoir. Le point faible du Droit Constitutionnel tient  au caractère arbitraire  de la durée des mandats et à l’empirisme du choix des candidats. L’astrologie fournir un cadre bien plus fiable  en mettant en avant son aptitude à prévoir  les cycles des principaux leaders.  Quant à la théologie,   elle a besoin de s’articuler sur une discipline comme l’astrologie dont le fonctionnement ne peut s’expliquer par le seul fait de la Nature, ce qui exige d’admettre un « Créateur » qui se sera occupé spécialement de notre Terre et du système solaire qui l’encadre. Mais tout cela exige de renoncer pour l’astrologie, comme signalé plus haut, à une astrologie branchée sur une astronomie de pointe comportant des astres invisibles à l’oeil nu.  Le Créateur ne saurait avoir équipé toute notre Terre et notre Humanité de facteurs hors de portée de l’équipement sensoriel des humains, en exigeant le recours à  l’usage de techniques d’observation  ne faisant aucun sens dans l’Antiquité. De même,  le bon gouvernement de la Cité  exige  qu’elle soit conduite par une élite dotée de pouvoirs particuliers liés aux cycles célestes dont l’astrologie a la clef. L »astrologie est un don des dieux et non de la Nature paienne.  En fait, l’astrologie doit mettre en avant un seul et unique vecteur et n’a donc besoin que d’une seule planète  circulant  sur un parterre d’étoiles. Là encore, l’astrologie moderne fait complétement fausse route en ne tenant pas compte de l’emploi des étoiles pour baliser  la course des planètes..Le véritable cycle astrologique à restituer est celui de la relation ternaire entre  la planète centrale,  les étoiles et les leaders programmés dès leur naissance à réagir à certaines configurations périodiques. Autrement dit, l’astrologie doit retrouver la cohèrence qu’elle a perdue afin de fonctionner efficacement, non pas en ajoutant de nouvelles planètes mais en se restructurant sur la base d’un ciel visible par tous. C’est alors qu’elle pourra faire équipe avec la théologie et la politologie lorsque celles-ci auront de leur côté réussi à se ressourcer. Il s’agit donc bien d’une entreprise exigeant une triple révolution et restauration pour parvenir à la formation d’une nouvelle ère  théologico-politique (selon la formule de Spinoza)

On notera que Dane Rudhyar  évita de n’écrire que sur l’astrologie. C’est ainsi que  peu avant sa mort  en 1985, dans le Rythme de la totalité (Rythm of Wholeness,Theosophical Publishing House, 1983,  trad; fr. Ed du Rocher, 1988), le mot Astrologie ne figure qu’une fois parmi d’autres approches (p.300): « Que la prédiction soit astrologique,  psychologique, médicale, politique ou astronomique, toutes les formes de connaissance anticipée ou d’attentes mentalement décrites doivent être évaluées sous ce jour. La valeur  de l’information transmise  dépend entièrement du cadre de référence dans lequel elle a sens et valeur et du  tempérament, du caractère  et de la qualité de volonté et de compréhension de la personne ou du groupe qui est confronté à la connaissance anticipée  et à des nouvelles perspectives »

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

JHB

04 03 21

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jacques halbronn Cyclologie astrologique et cycle lunaire. Le piège.

Posté par nofim le 21 février 2021

Cyclologie  astrologique et cycle lunaire. Le piège

par  Jacques  Halbronn

 

L »analogie nous interpelle  dès qu’il s’agit de cyclicité. En effet, plusieurs grilles de lecture semblent bien  s’affronter, chacune  ayant ses lettres de noblesse.  L’on peut, par exemple, arguer du fait que certains calendriers, comme le judaïque (Rosh Hodesh), font débuter chaque mois à la nouvelle lune et d’ailleurs le mot mois en hébreu est lié à Hadash, le nouveau. Or, la nouvelle lune se produit par la rencontre de la Lune qu rejoint mensuellement le soleil..Cette nouvelle Lune est marquée par la sortie de la nuit complète, avec le premier croissant. Et au bout d’une semaine environ, on en  arrive au premier quartier (demi-lune) et cette demi-lune nous fait penser à l’équinoxe par son « clair obscur ».

On comprend, en ce sens, que nombre d’astrologues voient dans la conjonction de deux astres le début de toute cyclicité (cf André Barbault et son commentaire des effets de la conjonction Saturne- Neptune  de 1952-53, dans les Cahiers Astrologiques. Numéros spéciaux sur l’Astrologie Mondiale) Pourtant, si l’on examine l’aspect de quadrature en astrologie, l’on note qu’il relie en principe deux signes de genre différent, l’un masculin, impair, l’autre féminin, pair, ce qui confère au dit aspect une certaine forme d’ambivalence équinoxiale  taureau-lion, cancer- balance etc A contrario  le trigone et l’opposition associent en principe deux signes de même genre:  gémeaux-balance,   vierge- poissons etcIl nous semble que le solstice correspond davantage à  un rapport  au sein d’un même genre et l’équinoxe à un rapport entre deux  genres différents, ce qui renvoie à la dialectique diurne-nocturne. (cf JP Nicola   sur le zodiaque photo-périodique) Que dire de tous ceux qui présentent le solstice d’hiver comme un commencement sous prétexte que la nuit ne continue pas- certes- à progresser par rapport au  jour, si ce n’est que la nuit va encore longtemps rester prédominante? Un tel argument nous semble tiré par les cheveux! Rappelons aussi qu’en France, l’année commençait à Pâques jusqu’à la réforme de 1564 qui la fit commencer en janvier. Le nom de ce mois est lié au dieu Janus, ce qui renvoie à la notion de « gond » De fait, le mois de janvier correspond à la fin du cycle de 12 mois et au début d’un nouveau cycle,   ce qui n empeche pas que le nom de nos mois  ne se comprend que si l’on commence l »année à Paques : le mois de septembre est le septième mois, comme son nom l’indique, mars étant ici le premier mois. Et d’ailleurs, en année bissextile, nous ajoutons un jour au mois de février, en tant que dernier mois de l’année.  Autrement dit, Janvier ne s’appellerait ainsi que du fait d’une réforme du calendrier mais c’est le mois de Mars qui devrait porter ce nom lié à Janus, la Porte.

Or, selon nous, le solstice d’hiver n’est  jamais que l’aboutissement d’un processus engagé à l’équinoxe d’automne, dans l’hémisphère , nord., trois mois plutôt mais  cette domination du nocturne sur le diurne durera jusqu’à l’équinoxe de printemps. Il semble donc que la nouvelle lune ne saurait servir de base pour la cyclologie astrologique car elle correspond à un second temps et non à un premier temps et d’ailleurs l’étymologie du mot printemps  -et la lettre P- est liée aux primeurs, au primitif, aux prémisses, au prince, au principe./ Un tel débat, au demeurant, est crucial au regard de l’interprétation cyclique et s’il y avait  existé une pratique astrologique viable,  une statistique prévisionnelle  digne de ce nom on aurait découvert depuis longtemps, qu’il y avait  erreur en la matière, en décidant que la conjonction marquait un commencement. Cela reviendrait à déclarer que l’accouchement devrait avoir lieu au 4e ou au 5e mois, ce qui serait « prématuré »!Les planètes d’un carré sont totalement incompatibles, ce qui peut être la source de tensions importantes et d’agressivité dans la vie d’une personne. Le trigone est quant à lui positif et harmonieux. Il sépare deux planètes de 120 degrés. Enfin, le sextile est également un aspect astrologique positif qui se forme lorsque deux planètes se retrouvent à 60 degrés l’une de l’autre. Ces combos assurent en général une vie sereine à la personne concernée. On trouve sur le site CELES la présentation suivante:

« La conjonction illustre en astrologie l’aspect majeur d’un thème. Cette dernière est à la fois synonyme de la fin d’un cycle, mais aussi du début d’un autre » Nous nous portons en faux contre une telle définition qui conduit d’ailleurs, par ricochetn à dévaloriser le « carré ». sous prétexte que le carré relie des signes « incompatibles »! Mais cette dualité du carré n’est elle pas ce qui caractérise tout commencement : l’aube comme le printemps et le signe du bélier n’est-il pas considéré comme le premier du Zodiaque? Au commencement, les choses ne sont pas claires et elles ne le deviennent qu’au bout d’un certain temps! Question de bon sens!On comprend qu’André Barbault ait voulu voir dans la conjonction Saturne Neptune la perspective d’une nouvelle ère mais il ne le fait que du fait d’une telle corrélation qu’il entendait établir aux dépends mêmes de la cohérence de la pensée astrologique tant au niveau mondial qu’individuel!

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

JHB

21. 02 21

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jacques Halbronn Histoire de la structuration astrologique du système solaire

Posté par nofim le 12 février 2021

 

 

Histoire de  la structuration astrologique du système solaire

 

Par Jacques Halbronn

 

On nous parle en astrologie mondiale de « planètes lentes » mais où passe réellement la frontière avec celles qui seraient donc « rapides » ? Ce clivage ne recoupe même pas la notion de planète « transsaturnienne » puisque sous une telle appellation, à la base de l’indice cyclique (indice de concentration planétaire de Gouchon) l’on englobe Jupiter et Saturne au sein d’un groupe comportant Uranus, Neptune et Pluton. Cote mal taillée. Faudrait-il alors parler de planète transmartiennes au lieu de transsturniennes  puisque l’indice cyclique va de Jupiter jusqu’à Pluton?Selon nous comme on va le montrer, la meilleure formulation devrait en fait être celle de planètes transjupitériennes. Aux dernières nouvelles, du côté des astronomes du système solaire, il existerait un clivage entre Jupiter et Saturne.

Or, dans un article datant de 1980, nous notions -et c’était donc avant le fiasco prévisionnel qui allait suivre- que la quantité de conjonctions marquant le début des Années 80 faisait la part belle à Jupiter. (in revue Nouvelle Acropole n° 58) alors que Jupiter serait absent à la fin des dites années. C’est dire que nous esquissions déjà, par avance, ce qui aurait pu conduire à une réforme de l’indice cyclique de Gouchon-Barbault si d’aucuns avaient pu imaginer de le repenser en amont (cf sur la liste de ceux qui exploitèrent ce sujet, in revue L’Astrologue 1978, n°42) On aura compris que notre critique aura précédé et non suivie le fiasco prévisionnel, ce qui est toujours préférable car une approche théorique bien conduite évite les aléas de la pratique en aveugle, c’est à dire du fait d’une préparation conceptuelle menée insuffisamment loin. Autrement dit, dès1980, nous avions tiré la sonnette d’alarme dans une revue dont le numéro était en grande partie consacré à l’astrologie mondiale et aux dites années 80. La lecture de notre mise en garde eut été la bienvenue. On aurait pu éviter de s’exciter sur les conjonctions jupitériennes et se focaliser sur les trois conjonctions des vraies planètes « lentes », transjupitériennes de la fin de la décennie, lesquelles furent effectivement marquantes, dont celle de Saturne avec Neptune. Un beau gachis !

Examinons btièvement les tentatives de structuration astrologique du système solaire. On pense évidemment au « RET’ de Jean Pierre Nicola qui regroupe les planètes de la sorte :

Soleil-Mercure- Vénus

Mars Jupiter Saturne

Uranus Neptune Pluton.

On note que Nicola s’en tient à la frontière transsaturnienne en incluant Saturne du côté de Jupiter et non du coté d’Uranus, ce qui est bien dommage. Il est vrai que l’histoire de l’astronomie nous enseigne que des milliers d’années séparent la connaissance de Saturne de celle d’Uranus. Mais cet argument d’ordre historique est-il recevable ? Le « septénaire » est -il une donnée sacro-sainte ?

Pour notre part, il fut un temps où nous avions placé la frontière au delà d’Uranus (cf Clefs pour l’Astrologie, Paris Seghers 1976 et ‘Astrologie Sensorielle », in magazine Cosmopolitan, décembre 1976) En effet, nous avions appris qu’Uranus était visible à l’oeil nu à la différence de Neptune qui exige une lunette. Notre idée à l’époque était de rechercher des « quatuors », des nombres pairs, et ainsi Uranus venait compléter le groupe incluant Mars, Jupiter et Saturne. Nous pensions notamment aux quatre tempéraments d’Hippocrate. En ce sens, il nous semblait devoir limiter le rapport astrologie-astronomie à 4 astres. Signalons aussi, toujours sur une base 4 la thèse de doctorat de Patrice Guinard « L »astrologie, fondements, logique et perspectives »  dont il donne le résumé suivant « Le système solaire, champ d’interactions magnétiques et gravitationnelles entre planètes, impressionne le système nerveux et le façonne selon une matrice, forme quadruple des structures astrales (planétaires, sectorielles, cycliques et zodiacales), et paradigme combinatoire de l’incidence astrale que la psyché différencie selon quatre registres ou décompose selon quatre milieux conditionnels (Énergie, Espace, Temps, Structure). Ces fondements structuraux (Planétaire, Dominion, Cyclade, Zodiaque) s’harmonisent au sein d’un nouveau modèle ayant valeur de compréhension pour l’individuel (éthique) comme pour le collectif (niveau anthropologique) ». Mais cela n’aura pas conduit Guinard à isoler 4 planètes mais à valider  son syncrétisme -entre astronomie rotationnelle et astronomie zodiacale

 

Par la suite, nous nous étions polarisés sur le monoplanétarisme et c’est probablement ainsi que nous avions suivi Jupiter dans sa course, en rapport avec les « planètes lentes » comme ce fut le cas en 1980 au point de parler d’une astrologie « jupitérienne ». D’ailleurs Barbault, dès 1946 dans les Cahiers Astrologiques « »n°4) avait parlé des « interférences » entre Jupiter et Saturne d’une part et Uranus et Neptune de l’autre, distinguant ainsi un groupe rapide et un groupe lent. Mais la lecture de l’indice de concentration planétaire de Gouchon l’aura conduit à adopter en bloc les cinq planètes sans opérer dès lors de distinction entre elles, selon une approche purement quantitative où Jupiter pesait d’un même poids dans la balance conjonctionnelle que Pluton.

On notera également que sur la base des travaux statistiques de Gauquelin, la dernière planère la plus lente donnant des résultats positifs est Saturne (L’influence des astres, 1955)

Dans notre étude critique de la Tétrabible de Ptolémée, nous avons montré qu’à l’origine le dispositif des maitrises planétaires ne comprenait pas Saturne et qu’il fallait parler de deux séries de six astres, l’un articulé sur les équinoxes, l’autre sur les solstices. Le sénaire avait précédé le septénaire avant que l’on ne s’ingénie, fort maladroitement à faire une place pour Saturne, quitte à évacuer les positions équinoxiales des luminaires. Si ce coup de force ne s’était pas produit l’on aurait respecté la frontière au delà de Jupiter et évité les dérives qui suivirent jusqu’à l’indice cyclique à 5 planères au lieu de 4. Chaque sénaire se divise en deux groupes de trois astres. D’une part deux fois  Lune-Soleil Mercure, de l’autre deux fois  Vénus Mars Jupiter.

En fait nous aurions trois astrologies en présence :

-une astrologie rotationnelle incluant ce qu’on appelle l’escorte solaire, avec Mercure et Vénus, limitées par leur élongation maximale, respectivement de 28° et 48°..

  • une astrologie jupitérienne qui s’inscrit dans le parcours zodiacal et non plus dans le mouvement diurne. Selon l’astronomie actuelle, Jupiter serait le gardien du seuil du système solaire
  • une astrologie Saturnienne qui ouvre vers les faubourgs, la banlieue du système solaire. Selon l’astronomie actuelle, Saturne s’ouvrirait vers l’extérieur. On nous objectera que ces données n’étaient pas à la portée de la science des Anciens. Or nous pensons que certaines connaissances étaient accessibles, mais c’est là un autre débat.
  • Autrement dit, à une astrologie jupitérienne à échelle humaine avec son cycle de 12 ans, s’oppose une astrologie surdimensionnée qui agirait à notre insu, du fait de l’invisibilité des trois quarts du troisième groupe, ce qui ne permet évidemment pas d’un déterminer les phases à partir de la seule planète connue des Anciens, pour le dit groupe, à savoir Saturne. Jupiter et une astrologie du visible, de la conscience face à Saturne et une astrologie secrète, inaccessible. L’indice cyclique ne fait sens que dans le cadre de cette troisième astrologie et faute de quoi, c’est l’échec. La mythologie ne nous dit pas autre chose, Saturne Kronos est banni de l’Olympe par Jupiter Zeus Inversement, l’astrologie jupitérienne ne saurait se charger de prendre en compte l’astrologie saturnienne en les incluant dans le thème natal.. D’ailleurs, Barbault en traitant du cycle Saturne Neptune en rapport avec 1989 respecte cette séparation, ce qui n’est pas le cas lorsqu’il mobilise Jupiter, bien à tort, dans son indice cyclique, ce qui lui aura fait prendre des vessies pour des lanternes. II est vrai que Barbault avait récupéré le « business model «  de Gouchon. S’il en avait été l’auteur, il aurait eu conscience du caractère arbitraire et discutable de cette division au delà de Mars et non au delà de Jupier. C’est tout le problème des emprunts dont on ne maitrise pas les tenants et les aboutissants de façon à déterminer les options. S’il ne l’a pas fait avant le fiasco, il aurait pu au moins s’en charger mais non : tel un joueur, il aura parié qu’il ferait mieux la prochaine fois mais même un coup heureux par la suite pouvait il faire oublier les déboires connus ? Dans le domaine scientifique, les échecs doivent être réparés, expliqués, et non oubliés ou compensés !
  • Par ailleurs, nous avons montré que le traitement que Gouchon et Barbault font de l’aspect d’opposition n’est guère pertinent car la conjonction et l’opposition sont d’un côté et les quadratures de l’autre, le premier groupe étant solsticial et le second équinoxial . C’est le groupe solsticial qui génére les situations les plus extrémes (en analogie avec nouvelle lune et pleine lune) L’indice cyclique devrait par conséquent associer les conjonctions et les oppositions dans la courbe, ce qui n’est nullement le cas. Là encore, c’est une objection préalable à toute expérimentation qui aurait pu et dû être présentée. Pour nous, l équinoxialité comme la soslticialité assimilent la conjonction et l’opposition se produisant dans des signes de même profil, étant entendu que ces deux axes sont en carré. Autrement dit, le carré associe deux signes de genre différent, ce qui est en analogie avec l’équinoxe alors que l’opposition associe deux signes de même genre, ce qui est en analogie avec le solstice. Le modèle de Barbault aurait été plus lisible s’il avait associé la remontée de la courbe à l’équinoxialité, à un commencement et sa descente à la solsticialité, c’est à dire à un aboutissement, Mais Barbault avait adopté l’idée selon laquelle la conjonction correspondait à un début de processus alors qu’elle n’est qu’un temps intermédiaire, de basculement entre deux quadratures. En tout état de cause, une configuration s’étend sur une certaine période et s’achève à l’approche de la phase suivante, contrairement à ceux qui croient qu’elle correspond au seul temps de sa formation.

 

 

 

 

 

JHB 12 02 21

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jacques halbronn Recherches sur les origines de l’exposé des maîtrises planétaires dans la Tétrabible de Ptolémée.

Posté par nofim le 5 février 2021

Nouvelles recherches sur les origines de l’exposé  des maitrises planétaires dans la Tétrabible de Prolémée

par  Jacques  Halbronn

 

Nous  avons  traité cette question depuis une bonne cinqantaine d’années, puisque l’on peut remonter dans nos archives jusqu’en 1969. C’est en 1976 que nous avons, autant que nous nous en souvenions, publié nos travaux (Clefs pour l’astrologie, Paris,  Seghers 1976  cf « L’évolution de la pensée astrologique face aux découvertes des nouvelles planètes du système solaire ( 1781-1930) communication au Congrès des Sociétés Savantes, Nancy, 1978, sciences, fasc. V, pp/ 145-156) Mathématiques divinatoires, Paris, Trédaniel, pp. 79 et seq) ) pour la première fois mais nous en avions fait la base de notre enseignement dès les années 1970-71, notamment auprès de certains membres de l »association des Amis de Dom Néroman (Jacques Moine,  Max Duval, Maurice Béquart notamment), sujet qui les intéressait en raison du travail de leur maître dès les années trente.(cf  Grandeur et pitié de l »astrologie, Paris Sorlot 1940  pp 75 et seq  » Les dieux du zodiaque ». Durant l’Eté 1971, nous nous étions entretenus avec  l’Italienne Lisa Morpurgo, lors d’un Colloque international de l’ISAR, à Aalen(RFA) laquelle avait développé  des études de son coté, ce qui donnera en 1972  son Introduzione all’astrologia e decifrazione dello Zodiaco. Longanese, pp. 31  et seq.  L’ouvrage parut en français, en 1974  sous le titre Introduction à la Nouvelle Astrologie. En 1975, nous donnerons un exposé sur ce sujet, au séminaire de Bernard Jaulin (Jussieu, Paris VII). Sautons 25 ans : en 2000, les Congrès d’Hermés publient leurs Actes de leur rencontre parisienne  sous le titre « Les maitrises planétaires » avec des contributions  de Yves Lenoble,  Denis Labouré,  Danièle Jay, Gilles Verrier, Solange de Mailly Nesle Marie Noelle Baudron, Fanchon Pradalier Roy,  Jean de Larche. On ne nous y avait pas invité  à intervenir. D’ailleurs, c’est peu après que nous reprendrons notre travail sur ce sujet, nous étant longtemps consacré au prophétisme (cf notre thèse d’Etat 1999, Le texte prophétique en France. Formation et fortune. Presses Universitaires du Septentrion) mais nos Clefs étaient reparues en 1993. Toutefois, dans l’article « Astrologie » paru dans l’Encyclopaedia Universalis, à la même époque, nous avions consacré un développement à la question (p. 288  vol. 1) Nous avions signalé la possibilité d’une discordance entre les attributions planétaires et la symbolique des signes proposée:  » C’est ainsi que les deux signes de Vénus, tels qu’ils avaient été conçus à une période pré-ptoléméenne , correspondent bien  à deux signes représentés par un couple et par une vierge, souvent accompagnée d’une licorne aux  valeurs phalliques. Car  dans  l’iconographie astrologique, les Gémeaux sont souvent campés comme un couple  qui s’enlace (..) Dès lors, les deux signes de Mercure auraient d’abord été le taureau et la Balance » Plus loin, nous évoquions  la permutation soleil et lune dans le dispositif des exaltations : » Cela aurait  tenu à la prise en compte de la précession des  équinoxes qui aurait amené à constater  que le point vernal se trouvait plutôt dans la constellation du bélier que dans celle du  taureau »

En 2001 et 2002, nous ferons deux commmnications  dans des Colloques espagnols sur ces sujets.  On trouvera ces textes dans la revue Beroso n°5 (Primeras jornadas de Historia de la astrologia en la antiguedad, Barcelone) « Ptolomeo  y  las  astrologias del « Tetrabiblos » et dans le volume  « Homo Mathematicus » Actos  del Congreso Internacional sobre Astrologis griegos y  romanos, Malaga 2002  « Comparaison du Tétrabible attribué à Ptolémée de la Mathesis de Firmicus Maternus »

Dans le premier  exposé  l’on trouve un texte  « Las  exaltationes,  estructura verdadera  o  fictitia? » nous  signalions l’étrange opposition entre Mercure  exalté en Vierge et Vénus en poissons », ce qui était une impossibilité astronomique, du fait de leurs élongations limitées respectivement à 28° et 48° du soleil!  Dans le second exposé, quelques mois plus tard, nous constations que les explications fournies par les auteurs sur les rapports planètes-signes montraient que les dits dispositifs étaient transmis sans leurs clefs.(p. 151) On en arrivait à la conclusion que le Tétrabible pouvait ne pas avoir été l’oeuvre de Ptolémée  » Cette astronomie fictive  ne semble   pas correspondre aux intentions  affichées dans le premier livre et qui dénonce de tels procédés pseudo-astronomiques  qui ne pouvaient que choquer  un astronome comme l’auteur de l’Almageste » Rappelons que nous avons consacré une étude  à Nicolas Bourdin, l’auteur de la traduction française du Tétrabible ainsi que du Centiloque (Trédaniel, 1993): Etudes autour des éditions ptolémaiques de Nicolas de Bourdin (1640-1651) in Le Centilogue de Ptolémée ou la seconde partie de l’Uranie. et plutôt encore rappelons, dès 1976, notre édition des « Remarques Astrologiques sur le commentaire du Centiloque par Nicolas de Bourdin » de Jean-Baptiste Morin ou le Fanal de l’astrologie »(Ed Retz) Avant d’aborder notre nouvelle description des « Maitrises planétaires » selon une tradition certainement antérieure à Ptolémée,  il nous semble opportun, en effet, de nous intéresser quant à l’intérêt d’un tel dispositif pour l’astrologie et en ce sens, l’on comprend que Jean-Pierre Nicola ne l’ait point retenu dans son oeuvre. Bien des facteurs nous conduisent à penser que nous sommes en face d’une construction mathématique  d’astronomes, désireux d’intégrer dans une théorie générale de leur métalangage  les signes et les planètes, sans se préoccuper aucunement du symbolisme zodiacal ou mythologique (cf ce que nous avons signalé plus haut sur les domiciles de la déesse Vénus) Cela pose toute la question des rapports entre astronomie et astrologie et à n’en pas douter, ce petit jeu aura continué à partir de la fin du XVIIIe siècle lorsqu’il s’agira de nommer les astres nouvellement découverts : Uranus, Cérés et autres astéroides, Neptune – et à un certain moment l’ihtramercurielle Vulcain, Pluton et consorts en les intégrant dans un certain tissu mythologique, ce qui sera tout autant adopté avec enthousiasme par les astrologues, heureux de bénéficier d’une réelle complicité de fait 

Cela dit, il nous semble assez évident que les maitrises planétaires, telles qu’elles furent élaborées au départ, devaient observer une certaine cohèrence structurelle laquelle se sera altérée au fil des age tant et si bien qu’un Ptolémée, si tant est que ce soit lui,  transmet sans rien y comprendre  ou chercher à y comprendre grand chose.  A  ce propos, rappelons le traité d’Abraham Ibn Ezra (XIIe siècle) « le livres des raisons » (cf notre traduction, Retz 1977)  et son chapitre II  commentant  le chapitre correspondant  de son premier traité, Le Commencement de la Sapience (pp  238 et seq) « J’ai déjà cherché, écrit-il,  dans les oeuvres des astrologues  la raison des domiciles  et je n’ai rien trouvé de correct si ce n’est qu’ils disent « Ainsi veut l’expérience le résultat  auquel nous sommes arrivés  (..) Hénoch  dit que le  Cancer est le signe du monde, c’est à dire qu’il culminait  quand celui-ci fut créé » Ce qui nous renvoie à l’idée de « thema mundi » (cf R. Gleadow sur les exaltations,  in  Les origines du  zodiaque, trad. de l’anglais, Paris, Stock, 1971; pp. 251  et  seq)
Selon nous, la meilleure approche est celle consistant à restituer une vraisemblance astronomique minimale, si l’on admet justement qu’un tel dispositif émane du milieu astronomique lequel ne saurait se confondre avec le milieu astrologique, même si à certaines époques, des confusions auront pu se produire. On admettra que l’on aura respecté a minima le phénomène des élongations évoqué plus haut mais alors comment expliquer  que l’on puisse dans l’exposé des domiciles du Tétrabible (cf W .J Tucker, L’ astrologie de Ptolémée,  commentaire du Tetrabiblos de Ptolémée,  trad. de l’anglais, Paris, Payot, 1981  pp 73 et seq) avoir Mercure à la fois en gémeaux et en vierge, alors que le soleil est domicilié en lion, ce qui va pour Mercure en Vierge mais non en Gémeaux, car alors il serait trop éloigné du Soleil?  De même Vénus ne peut elle avoir domicile en  Taureau car la planète serait trop éloignée du dit soleil en Lion.   La clef du problème tient au fait que l’on a affaire à deux référentiels et non à un seul à savoir qu’aux luminaires en cancer et en lion, il faut joindre les luminaires en  bélier et  taureau. Pourquoi cette autre position des luminaires ne figure pas dans le tableau du Tetrabiblos? Réponse:parce qu’on les en a ôtés. Question: et pourquoi? Réponse: pour faire de la place à Saturne!
En effet,  si l’on enlève Saturne, on peut réintégrer une autre position des luminaires  et alors  Mercure en Gémeaux et Vénus en Poissons respectent les distances à condition toutefois, comme on l’a signalé plus haut, de placer la Lune en bélier et le soleil en taureau, ce qui  s’inscrit dans le tétramorphe des signes « fixes » avec le lion. On obtient ainsi le dispositif suivant:

Lune- Mercure -Soleil  deux fois   du Bélier à la Vierge et en face  Vénus Mars Jupiter puis Jupiter Mars Vénus, de la Balance aux Poissons. On est donc en présence d’une division en 4 puisque le sénaire est lui composé  de deux ternaires, ce qui sous tend une division en 12 à caractère jupitérien (cycle de 12 ans). Mais il importe de souligner que les attributions des planètes aux signes ne sont que nominales. Il s’agit de préciser la signification du signe en le reliant  à telle ou telle  dénomination planétaire mais le bon mode d’emploi ne consiste pas à justifier un quelconque pluriplanétarisme. C’est la planète élue  qui va ainsi se décliner et paradoxalement, nous pensons que la diversité des facteurs associés aux signes est la contrepartie de l’usage d’un seul et unique paramétre, tout comme un même verbe sera traité au prisme de la conjugaison .

 

Chaque planète  dispose  d’un signe masculin et d’un signe féminin,  ce qui n’est pas le cas si l’on garde  Soleil  en bélier et lion,  deux signes masculins,  Lune en taureau et en cancer, deux signes féminins

 

 

Soit un double sénaire en rapport  avec le duodénaire zodiacal  CQFD. L’ajout de Saturne aura conduit à déstructurer complément le système et le décrocher de la réalité astronomique  à laquelle Ptolémée substitue une logique symétrique factice du dédoublement des domiciles autour de l’axe Cancer-Lion

Autrement dit, le dispositif dit des domiciles du Tétrabible est en réalité un double dispositif  des domiciles et des exaltations avec un référentiel solsticial pour les uns et équinoxial pour les autres ..Selon nous,  le dispositif en question  reléve de l’astrologie rotationnelle, laquelle aura emprunté à l’astrologie zodiacale son découpage en 12 signes qui seront associés aux planètes. Mais pour actionner le dit agencement, il n’était pas question de traiter des planètes circulant réellement dans les signes mais de mouvoir l’Ascendant de naissance s’imprègnant ce faisant  de la symbolique planétaire correspondant à chaque signe. On notera que la solution exposée  dans l’Astronomicon par Manilius visait le même but mais en ne se limitant nullement aux dieux ayant donné leur nom aux planètes.  Ainsi la Tétrabible aurait entériné le rapprochement entre les deux formes d’astrologies pour n’en faire plus qu’une. On notera que les maitrises jouent le role  des aspects en astrologie  rotationnelle du fait qu’elles servent à connecter les maisons entre elles et donc les planètes qui s’y trouvent. Le projet Hindsight substitue à l’exigence de cohèrence celui de l’ancienneté.

Reste la question de Saturne. Notons que Saturne est le seul dieu- planéte qui n’appartient pas à l’Olympe.  Il a  du exister une tradition qui mettait cet astre à part et d’ailleurs de nos jours, les astronomes placent une frontière entre Jupiter et Saturne quant à leurs fonctions respectives au sein du système solaire. Au fond Saturne ouvrirait au monde « transjupitérien »  avec Uranus, Neptune etc. et il faudrait renoncer à la formule  » transsaturnien » car Saturne est déjà dans un autre champ.. A propos d’exemples de tentatives de faire correspondre le premier groupe au 7 au lieu du 6, nous renvoyons au Sefer Yetsira ou Livre de la Création où le classement des 22 lettres en trois groupes : 4 plus 6  plus 12 a laissé la place à 3 plus 7 ¨plus 12 (cf Clefs pour l’astrologie, 1976 p. 191) et ce aux dépends de la réalité  grammaticale puisqu’en hébreu, il n’y a que six lettres qui ont une double prononciation (en abrégé : bagadkaphat)

 

JHB  05 02 21

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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jacques halbronn La véritable histoire de l’astrologie « solaire »

Posté par nofim le 30 janvier 2021

La  véritable histoire  de l’astrologie solaire

par  Jacques  Halbronn

 

Le créateur de l’astro-horoscopie se devait de préciser la question du signe solaire et des « horoscopes de presse », dont Serge Bret Morel traite avec tant de désinvolture. (1936 Le premier horoscope de presse  avec 12 signes astrologiques  Scepticisme scientifique #431: L’origine des horoscopes de presse)Il y a certainement dans les travaux de Serge Bret Morel des éléments tout à fait intéressants pour la période des années 1930 -qui constituent son seul corpus – mais cela est malheureusement  gâché par une méconnaissance flagrante de l’histoire des types zodiacaux, ce qui est d’ailleurs partagé par  le milieu astrologique dans lequel il aura baigné.

A l »évidence, Bret Morel confond la question de la typologie zodiacale  et celle des horoscopes de presse et de ce quiproquo il tire des conclusions visant à montrer que cette forme d’astrologie « moderne » serait une nouveauté. A la différence des vidéos que nous avions analysées et dont il nie la portée de certains propos dans ses réponse précédentes à nos observations  qu’il a pu tenir,  nous nous référerons ici à un article  fourni  en annexe.

On partira de cette déclaration abrupte, expéditive  de SBM

 

 » Or, si la position du Soleil en signe astrologique (qui va caractériser l’horoscope de presse) n’est qu’un facteur astrologique parmi bien d’autres, elle est la seule qui fonde notre calendrier ! La nouveauté de cette forme de prédiction est donc qu’elle crée tout à coup de véritables groupes astrologiques à la fois fixés à tout jamais (on ne change pas de date de naissance) et aisés à retrouver dans l’année. Commence ainsi la possibilité d’une continuité dans le temps des prédictions collectives, donc la possibilité d’une fidélisation du lecteur, toujours concerné par l’une ou l’autre des prédictions ». »

Or,, l »exitence d’une typologie zodiacale  est attestée au moins, selon nos propres travaux (cf notre bibliographie)  dont SBM semble ignorer l’existence , dès le XIIe siècle avec Abraham Ibn Ezra

 

SBM  cite  N. Campion dans sa maigre bibliographie avec  Astrology and Popular Religion in the Modern West,  2016   Or, en 1992, Campion avait conytibué à nore ouvrage LA vie astrologique , il y a cent ans avec une étude Alan Leo  père de l’astrologie  anglaise du XXe siècle » ‘pp.  15-29)  et ile était donc bien placé pour savoir qu’Alan Léo dès le début du XXe siècle pratiquait les signes solaires, comme cela ressort de notre reprint de 1987 de son édition d »Astrology for  All   traduit en français dès 1906. sous le titre  L’Astrologie pour tout le monde:

Dans ce petit manuel , on peut lire  « l »individu du Taureau ne gaspille pas  ses énergies  et il  a  besoin d’ etre fortement  aiguilloné  ec « (p. 20) et idem pour chaque signe. C’est dire que SBM n’aura pas resitué correctement l’apport d’un Naylor, d’où il partait! Que Naylor ait greffé sur cette base des prédictions est une autre histoire mais SBM instrumentalise   son action par une incroyable extrapolation, un non sens historique

En  effet, nous avions déjà signalé un almanach de 1793   dans notre série Zodiaque, chez Solar,  en 1981 en , reprise dans France Loisirs en 1992. Ainsi pour  notre introduction  (pp 6-8)  au  signe du Lion (de Brigitte Chéret) Nous mentionnions ce passage « Ceux  nés  sous le signe du lion  sont impulsifs et passionnés, honnêtes et fidèles etc » (cf   nos Recherches  sur l’histoire  de l’Astrologie et du Tarot, Paris, 1993,   pp. 36 et seq)

Mais déjà dans notre édition des traités astrologiques datant d’environ 1148  d’Abraham Ibn Ezra  (parue en 1977), on pouvait trouver des références du même ordre. (trad de l »hébreu en ancien  français au milieu du XIIIe siècle)

Le Lion (p. 87):  » Celui qui sera né en lui (..) sera homme de principe et ingénieux  etc »

On nous objectera peut etre que cela ne renvoie pas nécessairement au signe solaire, ce qui est un autre aspect du probléme puisque SBM nie  jusqu’à l’existence de toute  astro-typologie zodiacale, quel  que soit le critère utilisé.

On lit chez Alan Leo   (p 10): « Le   caractère réel et la destinée  de tous les gens  qui sont nés  lorsque le Soleil  occupait le signe céleste du Bélier « 

On lit dans Ibn Ezra : » Il y a six signes nommés  septentrionaux car lorsque le soleil les parcourt  etc »

Donnons pour terminer  quelques extraits de la prose de M. Bret Morel :

« Aujourd’hui pourtant, combien d’astrologues pourraient se passer de leurs douze signes astrologiques ? Pire, combien croient qu’ils ont été délimités par les premiers astrologues « il y a des milliers d’année, après des siècles d’observations attentives » ?! Au cas où on en douterait, les circonstances dans lesquelles sont apparus les horoscopes de presse démontrent le contraire. »

Par un tour de passe passe, SBM passe de la question des prédictions établies en référence aux signes zodiacaux  à celle de la préexistence des dits signes zodiacaux. Or, si précisément, il a pu semble heureux de référer les  prédictions aux 12 signes, c’est que ceux-ci précisément préexisitaient à un tel   dispositif  et d’ailleurs la fortune des livrets zodiacaux, sans aucune prévision – on pense à la série des éditions du Seuil à la fin des années 50- montre bien qu’il s’agit là de deux questions qui n’ont été liées que dans un certain cadre, celui des horoscopes de presse mais qui ont fonctionné séparément par ailleurs puisqu’au départ  les dits horoscopes de presse ne se référaient pas aux signes zodiacaux et donc ne pratiquaient pas la technique des maisons solaire.

SBM  aura voulu  faire d’une pierre deux coups mais qui trop embrasse mal étreint. *

Cela dit,  si l’on se situe dans une perspective de plus longue durée, nous  pensons que cette typologie zodiacale est le résultat d’un contresens car le zodiaque est avant tout une structure à caractère temporel doént on peut éventuellement se servir en astrologie mondiale quand une planète change de signe, comme cela se pratique pour les planètes transsaturniennes du fait de la durée de leur révolution. Autrement dit, se servir de cette typologie comme trait de caractère serait une déviance. Ajoutons que l’on peut tout à fait, tant en astrologie qu’en astrobomie,  s’en servir comme métalangage pour situer un astre dans le ciel mais sans en tirer d’enseignemenent en soi, le positionnement d’un astre relevant avant tout de la théorie des aspects. En revanche, comme l’a montré Gauquelin, le dispositif des maisons, quant à lui, aurait une certaine valeur typologique, lorsque une planète se lève au moment de la naissance et il ne faudrait pas confondre les signes calculés  à partir de l’axe équinoxial et qui dans le cas du soleil, se succédent sur une année et les maisons et notamment l’ascendant, lequel, d’ailleurs,recourt au symbolisme zodiacal , qui se succédent sur une seule journée. En ce qui concerne ce que nous nommons l’astro-horoscopie, ce qui compte c’est le transit entre planètes dans le ciel et planètes dans le thème-selon des modalités qu’il ne s’agit pas de préciser ici et pour nous le référentiel zodiacal n’est qu’un moyen de repère comme un autre et qui donc n’est pas en lui-même porteur d’information. En astro horoscopie, la position du soleil renvoie à une étoile fixe proche en longitude et non à tel ou tel signe ou telle ou telle constellation qui ne sont que des conventions et notamment quand il s’agit du passage d’un signe à l’autre car ces subdivisions sont factices, si ce n’est qu’elles servent aussi bien aux astrologues qu’aux astronomes. C’est ainsi que la « grande conjonction » Jupiter- Saturne qui se présente en ce moment existe sans dépendre en quoi que ce soit du zodiaque.

En tout état de cause, le présent article visait à dénoncer une grave erreur au regard de l’Histoire de l’Astrologie qui en dit long sur la qualité et le sérieux  des dossiers et des conclusions  que présente sur différents points l’auteur.

 

 

 

 

 

 

 

Notre  Bibliographie

 

Alan Leo and Early Modern Astrology, with Kim Farnell (video)

Jacques  Halbronn  Article  Astrologie in Encyclopédie thématique,  I,  Encyclopaedia  Universalis   Le Figaro, 2004, p. 456

Alan Léo L’astrologie  de tout le monde, ( (trad. de l’anglais) Paris,  Trédaniel, 1987 (reprint  Paris, Publications  astrologiques, 1906

Abraham  Ibn Ezra , Le Commencement de la Sapience des signes, Paris, Retz 1977

Jacques Halbronn  Recherches sur l’Histoire de l’Astrologie et du Tarot (avec le reprint  de  Etteilla,  l’astrologie du Livre de Toth, 1788), Paris, Trédaniel 1993

Jacques  Halbronn   Le texte prophétique en France, tome III,  Presses Universitaires du Septentrion, pp 913 et  seq  (sur le Kalendrier des Bergers)

Jacques  Halbronn,  Histoire des Livres d’Heures. La fortune du Kalendrier et Compost des Bergers en Angleterre et en Italie autour de 1500.  » in Revue Française Histoire du Livre, 2015 (n° 136)

David Ovason,  The History of the Horoscope,  UK  2005

James  Herschel Holden   A History of Horoscopie Astrology  From  the Babylonan Period to the Modern Ages, 1996

Jacques Halbronn   La Vie Astrologique, il y a cent ans, Paris, Trédaniel 1992  et  La Vie Astrologique, années trente cinquante, ibidem 1995

 

 

JHB  31 01 21

Annexe

Serge Bret-Morel
« 1936: le 1er horoscope de presse européen avec 12 signes astrologiques »

 

On pourrait croire que, comme l’astrologie dont elles proviennent, les prédictions horoscopiques signe par signe existent depuis la nuit des temps. Ce n’est pas du tout le cas. Il y a exactement 80 ans, l’astrologue Richard Harold Naylor (dont même les astrologues ont oublié le nom et, surtout, les publications) achève la mise en forme d’une rubrique nouvelle appelée au succès que l’on connait.

Ci-après : chronologie et conséquences

Chronologie

En décembre 1936, Naylor publie le premier horoscope de presse, tel que nous le connaissons, dans la toute jeune revue occulte Prediction. Mais il travaille déjà pour un journal populaire à grand tirage, le Sunday Express. Six ans plus tôt, en effet, Naylor est devenu célèbre du jour au lendemain quand, le dimanche 5 octobre 1930, on lui attribua (injustement) la prédiction du crash du dirigeable R101. Avec une cinquantaine de morts, dont un ministre et un vice-amiral, la catastrophe fit les gros titres. Profitant d’un autre concours de circonstances, il s’était déjà fait remarquer un mois et demie auparavant en publiant des prédictions astrologiques généralistes à l’occasion de la naissance de la princesse Margareth, petite sœur de la future reine Elizabeth. Remarquons que sa carte de naissance ne met pas encore en avant les signes astrologiques, comme on le fait aujourd’hui.
Sunday Express, 24 août 1930

Sunday Express, 24 août 1930

Pendant six années, sa rubrique hebdomadaire resta sans comparaison avec l’horoscope de presse actuel. Elle contenait surtout des prédictions destinées aux personnes nées aux dates du moment ou à des groupes définis indépendamment de l’astrologie : les politiques, les boursiers et même… les turfistes. Entretemps, Naylor varia les supports de diffusion de ses prédictions : livres, disques 78 tours et même courts-métrages destinés aux salles de cinéma ! Sa notoriété crût au point qu’on raconte que s’il conseillait de ne pas investir en bourse le lundi, les investissements reprenaient le mardi (prophéties auto-réalisatrices) ! (note 1)

L’année 1936 va donc être celle de la gestation des futurs horoscopes. Précédé de cette notoriété nouvelle pour un astrologue, il est accueilli en fanfare dans le premier numéro de la revue occulte Prediction. Il y tiendra une rubrique mensuelle mais, c’est la nouveauté, pourra aussi publier des articles de fond.

En février, son article « Qu’est-ce que l’astrologie ? » présente des colonnes séparées dans lesquelles apparaissent ce qu’il présente comme « les grandes lignes de douze types astrologiques » : le type Verseau, le type Poissons, etc. Ils sont accompagnés de leurs dates calendaires et titrés dans le pur jargon technique de l’astrologie : « Soleil en Verseau », « Soleil en Poissons » etc. (note 2). Pour preuve que le format des horoscopes signe par signe n’avait rien d’évident, ces douze passages dédiés disparaissent le mois suivant pour ne revenir qu’en août. Cette fois-ci, les titres renvoient aux dates du calendrier (« né n’importe quand entre le 21 janvier et le 19 février inclus ») et les références aux signes du zodiaque ne sont qu’en sous-titre (« le type Verseau », etc.). On sent la tentative d’intégration des deux données.

Entretemps, Naylor produit plusieurs articles dans lesquels les signes astrologiques deviennent suffisamment investis symboliquement pour autoriser à décrire le caractère d’une personne. Depuis plus de 2000 ans en effet, le signe astrologique est utilisé comme technique de repérage (dans le ciel) mais pas vraiment comme support d’interprétation. Contrairement à aujourd’hui, presque personne ne sait qu’il a « un signe astrologique de naissance » au début des années 30. Les portraits signe par signe de Naylor vont probablement le renforcer dans l’idée que le signe astrologique est plus important que ce qu’en a fait la tradition jusque-là. Les astrologues des différents pays du monde n’ayant jamais vraiment coordonné leurs pensées, il semble que les astrologues d’Angleterre ne connaissaient pas (ou bien rejetaient) les réflexions allant déjà dans ce sens tant aux Etats-Unis qu’en France.

Il faut attendre le mois de décembre 1936 pour que la rubrique prenne sa forme définitive : celle que nous trouvons encore aujourd’hui avec des prédictions selon les signes astrologiques émancipés des « types » et de la donnée « Soleil en ». Ils sont définis, en sous-titres, par leurs dates dans le calendrier comme on le fait encore aujourd’hui. Sa rubrique intègre le Sunday Express dès début 1937.

Mais ces événements amènent à quelques remarques plutôt surprenantes.
Conséquences

Les horoscopes de presse ont moins d’un siècle d’existence, 80 ans exactement : aucune tradition astrologique multimillénaire ne peut donc justifier leur pertinence de fait : ils constituent vraiment une forme nouvelle de prédiction astrologique, aussi contradictoire soit-elle. Bien sûr, les prédictions individuelles existent depuis bien plus longtemps mais elles nécessitent des calculs si complexes qu’il était techniquement insensé de les étendre à toute une partie de la population. C’est ce qu’osa le premier « horoscopeur ».

Jusque-là, via les almanachs, les configurations astrologiques sont considérées à l’échelle globale : si la planète Mars est dans le signe du Taureau à un moment donné, elle l’est pour tout le monde, c’est « l’astrologie mondiale ». Ou alors les prédictions s’adressent à des groupes éphémères (« ceux qui passent des examens », « ceux qui partent en voyage », etc.), voire à des professions. En somme, l’astrologie s’adresse à des groupes qui ne sont pas définis astrologiquement et elle ne vise pas à recomposer techniquement toute la population.

Or, si la position du Soleil en signe astrologique (qui va caractériser l’horoscope de presse) n’est qu’un facteur astrologique parmi bien d’autres, elle est la seule qui fonde notre calendrier ! La nouveauté de cette forme de prédiction est donc qu’elle crée tout à coup de véritables groupes astrologiques à la fois fixés à tout jamais (on ne change pas de date de naissance) et aisés à retrouver dans l’année. Commence ainsi la possibilité d’une continuité dans le temps des prédictions collectives, donc la possibilité d’une fidélisation du lecteur, toujours concerné par l’une ou l’autre des prédictions.

Et puis, techniquement parlant, les premiers horoscopes de presse réussissent la prouesse de paraître « personnalisés » (alors que chaque ligne concerne un douzième de la population mondiale, soit des centaines de millions de personnes !) et de toucher 100% de la population ! Une autre conséquence surprenante, la taille de la cellule familiale étant réduite, une personne est toujours l’un des seuls représentants de son signe astrologique dans son entourage familial ! A l’échelle individuelle, la prédiction signe par signe permet l’illusion d’une différenciation d’avec la plupart de nos proches.

Toutefois, on ne s’identifie pas psychologiquement « à un signe astrologique » mais à un « type astrologique », c’est-à-dire un ensemble de traits de caractères attribués à un signe astrologique. Or, comble du luxe, les astrologues n’ont jamais vraiment attribué ces traits de caractère aux signes astrologiques avant le XXe siècle. Autrement dit, ils n’ont jamais été définis à cette fin à leur origine, ce que confirment les travaux des historiens des sciences (note1).

L’horoscope de presse est donc tout sauf une tradition astrologique et les astrologues en place en Angleterre ne vont pas s’y tromper en dénonçant un usage qu’ils jugent abusif : le signe astrologique serait même « l’un des moins importants de toute la tradition astrologique » ! Aujourd’hui pourtant, combien d’astrologues pourraient se passer de leurs douze signes astrologiques ? Pire, combien croient qu’ils ont été délimités par les premiers astrologues « il y a des milliers d’année, après des siècles d’observations attentives » ?! Au cas où on en douterait, les circonstances dans lesquelles sont apparus les horoscopes de presse démontrent le contraire.

Une autre conséquence surprenante de cette suite d’événements est que le succès (ou la mode, c’est selon) des interprétations par les signes astrologiques est dû à la notoriété d’un astrologue qui n’a laissé aucune trace théorique. La tradition astrologique reste un géant aux pieds d’argile.

On est donc très loin du prestige « des Anciens » (s’ils ont vraiment existé, note3) et si les horoscopes ont très vite fait le tour du monde c’est aussi pour une raison purement technique : la syndication. C’est l’un des outils de la communication de masse, laquelle prend son essor justement dans les années 30. Apparue dans les années 20, la syndication consiste à vendre à des diffuseurs le droit de reproduire un contenu particulier. Les horoscopes de Naylor (et d’autres astrologues anglais) vont ainsi, juste par syndication, être diffusés dans tout l’empire britannique.

L’apparition et le succès des horoscopes de presse relèvent donc de circonstances inattendues mais en rien mystérieuses.

Serge Bret-Morel

Notes :
1 – Astrologie : la fin des mystères (tome 1), Mensa France, 2016.
2 – Astrology and Popular Religion in the Modern West, Nicholas Campion, Routledge, 2016

 

 

 

 

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jacques Halbronn Manifeste pour une astrologie minimale. Le principe d’Occam

Posté par nofim le 18 janvier 2021

Manifeste pour une astrologie minimale ou le principe d’Occam

pat  Jacques  Halbronn

Nous pouvons dire que dans le paysage astrologique français, nous représentons le courant d’une astrologie que l’on pourrait qualifier de « minimale » voire « minimaliste » et tel devrait d’ailleurs être lé véritable débat de nos jours ente notre courant et celui d’une astrologie liée à l’astronomie et donc vouée  à gérer un grand nombre de facteurs planétaires, au nom d’une certaine « modernité ».Encore est-il  conseillé  de prendre conscience que si une astrologie minimale est minoritaire parmi les astrologues, tel n’est nullement le cas dans le public lequel se satisfait de se voir signer le seul signe « solaire », ce qui relève bel et bien du courant minimaliste et d’un monoplanétarisme. De même les travaux statistiques de Michel Gauquelin nous semblent, eux aussi, pouvoir s’inscrire au sein d’une telle mouvance, marquée par un goût pour la simplicité des moyens mais aussi des fins., l’une n’allant pas sans l’autre.

La philosophie de la sensibilité  astro-minimaliste  passe par l’idée selon laquelle  notre cerveau sature assez vite, confronté à de la complexité. Or, c’est bien à de la complexité que l’astrologue expose son client/patient. En ce sens, modernité et complexité feraient bon ménage car l’astrologue de la modernité se voit doter d’un clavier assez riche, notamment avec l’apport de planètes inconnues de l’Antiquité.  C’est d’ailleurs l’avis de l’auteur de »Pour une astrologie Moderne » -Ed du Seuil,  Jean-Pierre Nicola et de  ses disciples. En adoptant et en intégrant des astres découverts grâce aux nouveaux moyens techniques, depuis  Galillée et sa lunette, l’astrologie disposerait d’un meilleur arsenal, ce qui lui aurait manqué, à les entendre. Plus on est de fous, plus on rit! 

On allait ainsi mieux baliser minutieusement la psyché personnelle  mais aussi accompagner l’Historien dans son découpage du Temps, grâce aux planètes « lentes », sur des siècles.-cf Barbault  De la psychanalyse à l’astrologie, 1961 et Les astres et l’Histoire. 1967) Et tout cela grâce à cette modernité  soutenue par l’informatique, laquelle serait en mesure de gérer les schémas les plus sophistiqués.(Astroflash 1967, cf Wikipedia) Les années soixante auront donc été l’âge d’or de cette modernité, garante du microcosme comme du macrocosme alors que les années cinquante avaient été la scène où  circulaient les  douze types zodiacaux, dont, paradoxalement, Barbault avait été le chantre avec la Collection par au Seuil, dont l’emploi  avait été singulièrement simple avec à la fois un matériel astronomique réduit à un seul vecteur, le Soleil natal  et une typologie permettant d’encadrer toute notre Humanité avec la plus grande économie de moyens. Toutefois, au niveau statistique, Michel Gauquelin, dès 1955, préconiserait une typologie planétaire avec trois puis cinq astres,en rapport avec  diverses activités professionnelles (L’influence des astres, Ed du Dauphin)

Les années soixante-dix  verraient-elles, encore, une autre représentation de l’astrologie?En1976, nous publiâmes Clefs pour l’Astrologie, chez Seghers, qui ouvraient une nouvelle voie, celle de l’astrologie minimale.(cf aussi Astrologie Sensorielle, in magazine Cosmopolitan, Décembre 76). On prenait ses distances par rapport à l’astronomie en n’en retenant que quelques données, tendant ainsi vers le monoplanétarisme. Avec un seul vecteur planétaire, passant successivement par un certain nombre de périodes,  l’on pouvait faire de sérieuses économies logistiques.  Complexité cette fois dans le temps mais non plus dans l’espace, le thème natal, support de complexité par excellence,  n’était plus incontournable. On allait vers une formulation sinusoidale et non plus statique. André Barbault proposait d’ailleurs un graphique couvrant plusieurs décennies, certes constitué de cinq planètes mais  débouchant sur une courbe au profil simple, binaire, montante ou descendante. (indice cyclique) Rappelons aussi qu’au Xe siècle, Albumasar avait proposé un modèle axé sur la seule conjonction de Jupiter et de Saturne et qui fera référence  longtemps  

Force est de constater d’ailleurs que le découpage en 12  types se sera perpétué depuis les années trente en dépit d’une rhétorique moderniste axée sur le culte de ces nouveaux prophètes que seraient les astronomes des temps modernes, oracles capables de baptiser les astres comme l’avaient fait leurs ancétres,leurs prédécesseurs  des millénaires auparavant! Astrologie, astronomie, mythologie convergeaient avec la psychologie, la poésie et la Science. Merveilleux cocktail. On peut donc parler d’une guerre « civile » des astrologues, dont profitaient les astrosceptiques, les astrologues « scientifiques » n’ayant pas de mots trop durs à l’encontre d’une astrologie bien trop simpliste, à leur gout! Quelque part il y avait une astrologie des planètes face à une astrologie des signes zodiacaux, discréditée notamment par la précession des équinoxes et l’attente de la religion du nouvel  âge du Verseau (Aquarius Age), avec le passage du point vernal dans une nouvelle constellation. Deux mystiques face à face. Les astrologues « scientifiques » s’en tenaient aux seules planètes du système solaire  -cf Nicola et  ses Nombres et formes du cosmos 1977) et excluaient tout recours aux étoiles fixes bien plus lointaines. Nicola  en utilisant l’expression « Astrologie moderne »  reprenait le titre  de l’organe mensuel  du Centre International d’astrologie des années cinquante.  https://www.astrolearn.com/astrology-bibliography/lastrologie-moderneParadoxalement,  l’astrologie des 12 types  évitait le biais personnel, les gens sav/aient qu’ils n’étaient pas formatés sur un modèle, un moule, unique comme les partisans du thème individuel. L’astrologie minimale évitait un tel écueil du fait même de ses moyens limités alors que l’autre astrologie était la proie de la pléthore et de l’inflation, en une sorte de fuite en avant, sous tendue par les performances des ordinateurs! 

Certes, l’on pouvait objecter que l’Humanité avait vécu des millénaires durant sans pouvoir même voir ces planètes invisibles à l’oeil nu mais précisément, la technologie  le permettait désormais, ce qui ferait progresser considérablement l’outil astrologique! Toutefois, il ne semble pas que cet ajustement, ce rattrapage historique, cet aggiornamento, cette mise à jour, ait vraiment favorisé l’intégration de l’Astrologie en ce début du XXIe siècle et le passage dans le Troisième Millénaire pas plus que les psychanalystes et les historiens n »aient adopté les outils astrologiques   comme si l’étrangeté de cette « science » atteinte de surpoids,surdimensionnée, la condamnait à rester en marge, en dépit de tous les gages de bonne volonté!Comme si quelque chose « clochait ». Il est vrai comme nous le disions d’entrée de jeu que les gens aiment ce qui est simple, accessible , compréhensible et finalement binaire, faute de quoi, ils se sentent démunis face au discours astrologique.  Une sorte de bon sens protégeait contre un certain délire mathématique. Cette astrologie moderne n’était guère compatible avec une approche statistique puisqu’elle générait  une diversité insondable, une véritable usine à gaz, outre le fait qu’une telle astrologie empiétait sur le terrain des thérapeutes, d’une part et des historiens de l’autre,  sans disposer des outils appropriés de connaissance du terrain ici bas..

Autrement dit, l’on semble se rapprocher d’un renversement de tendance : l’astrologie qui se trouve stigmatisée serait désormais l’astrologie hyper-sophistiquée  de la personnalité (selon la formule d’un Dane Rudhyar) alors que l’astrologie « minimale » aurait le vent en poupe.  On met en avant en faveur de cette dernière la parabole de la banane, du bon grain et de l’ivraie ainsi que la devise communiste. D’une part, dans la banane, tout ne se mange pas et pas plus au niveau des astres et de l’autre, de chacun selon ses besoins et ses capacités: l’argument de l’anachronisme mis en avant par un Yves Lenoble (L’astronomie base de l’astrologie. 1978) selon lequel  l’astrologie devait impérativement évoluer  ne résiste pas face à la parabole de la maison que l’on ne va pas reconstruire sous prétexte que l’on aura trouvé entre temps d’autres matériaux et d’autres techniques!  En optant pour les planètes nouvellement découvertes, l’astrologie ne se trouvait-elle pas déracinée, quittant la proie pour l’ombre? Ne valait-il pas mieux s’en tenir à un schéma simple astronomiquement, avec une interprétation  également dépouillée sur le plan cyclique, laissant à d’autres disciplines la tâche en aval  de rentrer dans le détail? L’astrologie devait reprendre de la hauteur et retrouver une certaine légèreté, quitte à se mettre au régime. Selon nous, l’astrologie du signe solaire est l’avenir, quitte à la perfectionner  en rationalisant la pratique des « transits » sur le soleil natal selon un modèle duel :  phases de conjonction/opposition alternant avec des phases de quadrature mais uniquement pour les leaders, car ceux ci seraient les relais entre le ciel et la terre.; autrement dit, un nombre très limité d’acteurs, d’agents,ce qui correspond à l’organisation de nos sociétés et à notre système d’élections de députés, de représentants, de sénateurs. C’est ainsi que l’astrologie minimale fournirait des clefs précieuses pour comprendre et suivre  le fonctionnement d’une certaine élite.. Ce serait la fin d’une astrologie démesurée « pour tout le monde ». L’astrologie minimale n’a pas besoin de l’astronomie pour exister et surtout pas des télescopes et des ordinateurs. On en reste à des choses simples: sous quel signe est ne le leader, au début, au milieu ou à la fin du signe  et  quels angles les planètes forment avec  le soleil natal. Parmi ces planètes de « transit », on ne retiendra pas les astres trop rapides comme la Lune, Mercure, Vénus ou le Soleil et selon nous, l’astre astrologiquement le plus  en vue serait Jupiter avec son cycle de 12 ans, divisible en deux hémicycles de 6 ans, ce qui donne des sous périodes de trois ans, dont on nous dit, en dehors du milieu astrologique, que c’est un temps structurant.  Cela dit, il nous faut rejeter la division spatiale en 12  caractères; ce qui distingue les leaders c’est avant tout le calendrier  déterminé par la position du soleil, lequel calendrier  fera passer les leaders par la même succession d’états mais pas au même moment. Il n’y a pas de synchronisation des leaders mais leur parcours est structurellement identique et se repète à plusieurs reprises, en moyenne une douzaine de fois, mais chaque fois à frais nouveaux, ce qui permet néanmoins l’approche statistique laquelle fait apparaitre du semblable derrière l’apparence de la diversité.  

Le  coup de pied de l’âne  avec Patrice Guinard, dans son Manifeste, dénonçant  « l’activisme mercantile des charlatans et la pseudo-astrologie des rubriques horoscopiques des journaux et des services télématiques » ou encore en  citant l’auteur  de Clefs pour l’Astrologie    » On trouve aussi parmi les plus acharnés certains ex-astrologues désillusionnés sur leur capacité à apporter une contribution originale à l’édifice astrologique: « ceux qui ont essayé d’être astrologues mais qui ont échoué » Guinard pose, dans le même Manifeste,  comme postulat  à accepter par l »astrologue « l’adéquation des facteurs à la réalité physique et astronomique »ce qui signifie, entre autres, pour lui l’acceptation de la totalité du système solaire faute de quoi l’on serait victime d’un « réductionnisme ».

 

 

 

 

JHB

19 01 21

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Jacques Halbronn Histoire du fédéralisme en milieu astrologique IIe Partie. Le facteur juif.

Posté par nofim le 14 janvier 2021

 

Jacques  HALBRONN

 Histoire du fédéralisme en milieu  astrologique  IIe Partie. Le facteur  juif.

 

Le  lecteur sera peut être  surpris que l’auteur se positionne à la fois comme observateur et comme acteur, ce qui tient à sa démarche ethnologique, consistant à être à la fois à l’intérieur et à l’extérieur du terrain étudié, dans les affaires contemporaines. Ne pas le faire serait d’ailleurs se condamner à  effectuer un travail de seconde main lequel n’évite aucunement les positions partisanes.

On ne peut appréhender la vie astrologique dans l’Europe du XXe siècle sans tenir compte des structures supranationales. Avant la Première Guerre Mondiale, la France fut sous influence britannique  avec la parution des petits volumes du groupe d’Alan Leo, traduits en français (‘Reprint Trédaniel 1987, à notre initiative) et on lira à ce sujet notre étude consacrée à la Société Astrologique de France (en ligne sur SCRIBD  et La Vie Astrologique il y a 100 ans, Trédaniel 1992. Après la « Grande Guerre », c’est l’Allemagne qui va prendre le leadership notamment à partir des années Trente et spécialement pendant la période nazie. C’est ainsi que les congrès de Bruxelles  1935 et de Paris 1937  (à la Mutualité) s’inscriront dans le cadre d’une Fédération Internationale des Astrologues Scientifiques contrôlée par le Dr Hubert Korsch depuis Dusseldorf  (cf Herbais de Thun Encyclopédie du Mouvement Astrologique de langue française.(Bruxelles 1944) d’où leur intitulé de II et IVe Congrès Internationaux (cf la  revue Zenit, à la Bibliotheca Astrologica,  bientôt en ligne sur la Bibliothèque Astrologique numérisée  et les Actes des Colloques de 1935-37 dans les mêmes conditions).  La découverte de Pluton en 1930  excitera les esprits des astrologues allemands, Pluton annonçant un nouvel ordre du monde! . Le texte de Brunhubner paraitra dès 1937 en français et ressortira   en 1953, l’année du congrès de Paris présidée par la Comtesse autrichienne Wassilko Serecki (cf La Vie Astrologique. Années trente cinquante, Ed Trédaniel 1995)

On s’intéressera surtout ici  à la situation au lendemain de la Seconde Guerre Mondiale  à commence par la situation liée aux congrès de Paris et de Strasbourg 1953-54. Il apparait en effet que l’influence allemande aura perduré jusque dans les années Cinquante comme en témoigne le Congrès de Paris qui s’intitule VIIeCongrès International d’Astrologie.   Paris, Centre International d’Astrologie. Pierre Rouland éditeur) Dans leur présentation André Barbault et Roger Knable précisent d’entrée de jeu « Nous rappelons qu’il fut organisé par le Centre international d’Astrologie , l’Oesterreischische  Astrologische Gesellachatt et la Federation  für klassische Astrologie »(cf Astrologie Moderne  n°10), cette dernière étant parfaitement allemande née en 1951 ( https  dans la continuité  d’une  lignée remontant au début du siècle (://www.astrologenverband.de/ Il reste que la septième édition reprenait la suite des congrès des années Trente. étant entendu que l’on est ici dans une optique fédérale et international avec pour précédent le congrès de Paris de 1937,  en pleine période nazie, le souvenir de la guerre n’étant pas très lointain en 1953.  Et cella vaudra pour celui de Strasbourg dans la foulée, ville qui avait été annexée quelques années plus tôt. D’ailleurs, une grande part des participants étaient germanophones.. Rappelons que nous sommes à l’époque de la création du Marché Commun à six membres (France, Allemagne, Italie, BENELUX), avec en perspective le Traité de Rome de 1957. Autrement dit,  on est ici en présence d’une série de Congrès à initiative allemande puis austro-allemande, entre 1931 et 1954,. ( sur le  nazisme  et les  astrologues, cf  Georges Antarés. Ce que peut l’astrologie pour l’Humanité. Ed Flandre), pp. 185 et seq, Ellic  Howe Le monde  étrange des astrologues,  trad. de l’anglais, Paris, Robert Laffont)

Il semble que ce processus fédérale ait fait long feu par la suite, malgré la réitèrration à Strasbourg d’une Fédération  Intetnationale des Astrologues Scientifiques soit dans les mêmes termes qu’avant guerre. Il serait intéressant d’étudier les filiations  autour des associations allemandes en activité par la suite sises  à Wuppertal  et à Aalen,  et des astrologues qui participèrent à leurs congrès et publications.. Le fait est que l’on ne trouve plus d’interférence manifeste de leur part dans le monde francophone, dans les années soixante et suivantes.

La question au centre de notre étude  concerne la prise de relais  fédéraliste et international  au cours des soixante dernières années  en Europe et particulièrement dans le monde francophone, d’où le titre de notre travail qui pourra intriguer. Rappelons tout de même que le second conflit mondial fut souvent présenté fans la perspective d’une confrontation  entre nazisme et judaisme.(cf certaine couverture de la revue belge Demain)

Force, en tout cas, est de constater que durant une vingtaine d’années, en gros entre 1954 et 1974 aucun congrès national ou international ne se tint à Paris, ce qui montre bien que sans le support   germanique, les congrès susnommés n’auraient probablement pas eu lieu! Il convient ici en effet de préciser que si ces congrès  bénéficièrent d’une logistique locale, il n’en reste pas moins que celle-ci devait avoir été mobilisée pour la circonstance, la preuve étant que le Congrès de Paris de la fin d’année 1953  ne connut pas d’autre édition, ce qui tendra à se vérifier pour les décennies suivantes

La thèse que nous soutiendrons ci après concerne le rôle judaique dans la poursuite d’un  certain fédéralisme à partir des années soixante dix et plus précisément à partir de 1973, lorsque Jacques Halbronn accéda au poste de Vice-Président du Centre International d’Astrologie (CIA), du fait de certains troubles au sein de cette association parisienne liés à la démission en  68 d’André Barbault du bureau du CIA, au sort de la revue L’Astrologue etc. A partir de cette date,  Halbronn, âgé de 25 ans, lors de son entrée en fonction, prenant la direction de la revue Trigone,  va devenir un élément essentiel de la vie astrologique francophone voire européenne. Or, Halbronn  est comme on dit d’origine juive  et avait effectué  un important séjour en Israel dans les années 67-69, au point de devenir quasiment bilingue français hébreu. Dès le début des années 70, il avait fréquenté  les congrès astrologiques, en Angleterre,  en Allemagne (Aalen), en Belgique (Bruxelles) et aux Pays Bas et c’est ainsi qu’il avait pris contact avec l’ISAR, International Society for Asytological Research pour que se tienne en 1974 à Paris, un congrès international. Mais cette fois, cet événement ne  fut nullement sans lendemain! En fait, ce congrès ne fut pas au niveau français le seul fait du Centre International d’astrologie  puisque son ex-vice président, – statut qu’il avait perdu quelques mois plus tôt , du fait d’une sorte de coup d’Ettat,  Jacques  Halbronn, avait obtenu d’y associer  ses Journées Internationales Astrologiques de Paris, sous le nom desquels il organisera une série de congrès. La quatrième de couverture de ses Clefs pour l’Astrologie (Seghers 1976) le rappelle.  Halbronn  avait réussi à l’occasion à rapprocher deux entités qui  avaient fait sécession avec le CIA, à savoir le CEFA de  Jean-Pierre Nicola  et le GERAS  de Patrice Louaisel.

C’est ainsi qu’Halbronn, au sein d’une nouvelle structure dès juin 1975 lancera la date d’ un nouveau congrès parisien pour le mpos de décembre de la cette même année, suivi d’autre  tout au long de l’année 1976 (cf la liste in Guide de la Vie Astrologique. Trédaniel 1984)., à Paris mais aussi à Reims en novembre. On trouvera la liste des participanyts ans l’ouvrage susnommé et on renverra à l’Enquéte de Victot Bouvies, parue dans des numéros des  Cahiers Astrologiques de 1976, auprès des astrologues gravitant autour des dites rencontres. On y notera la présence de Gustave Lambert Brahy, animateur du Congrès de Bruxelles 1935, et responsable de la revue Demain  comme un marqueur de continuité ainsi qu’Adolfo Lopez, représentant d’une astrologie espagnole sortant à peine du franquisme et d’ailleurs la revue de Halbronn,  Grande Conjonction,  comportera un volet en langue espagnole.. Halbtonn maitrisait d’ailleurs aussi bien l’anglais et l’allemand que l’italien et l’espagnol. Le Congrès de Lille, en 1978,  près de la frontière belge mais aussi  à proximité de l’Angleterre, verra la création d’une Fédération Internationale regroupant l’INAC (Institut Ntaional d’Anthropocosmologie  de Liége,  une délégation espagnole,  le GERASH représenté par sons président en exercice Denis Labouré (cf la photo de groupe dans le Guide de la Vie Astrologique), le Collége Astrologique de Metz de Pierre Heckel,   et la présence de l’Anglais Geoffrey Cornelius et la responsable de la Kosmobosophische  Gessellschaft dEdith Wangemann.  Certes, Halbronn  avait -il obtenu , comme il se devaitt l’appui d’un groupe local (CERCLE de Egé) mais il ne s’agissait plus du tout d’une initiative étrangère comme par le passé. Un tel scénario devait se répéter maintes et maintes fois jusqu’en 2016, qui voit la fin (provisoire) des rencontres du MAU tant en France en un grand nombre de villes,  qu’en Belgique, en Suisse, en Grèce, en  Israel, en Angleterre, au Luxembourg,   en Argentine (pays de naissance de sa mère),  jusqu’au Québec. (cf les Guides successifs jusqu’en 2006 et les vidéos en ligne sur la chaine You Tube Teléprovidence Subconscience) Ajoutons à partir de 1978, une synergie de fait entre la British Association et le MAU,   ce dernier organisant le plus souvent un congrès juste avant ou juste après celui des Britanniques; ce qui permettait aux astrologues américains de faire coup double.  Furent ainsi diffusées le  week end  suivant, outre Manche, les résolutions sur  l’enseignement astrologique prises  à Paris,  et en 1981, le MAU organisera un Congrès à Londres  A  titre de comparaison, lisons ce texte de Gustave Lambert Brahy paru dans les Cahiers Astrologiques de novembre-décembre 1962 :Congrès  astrologique mondial en 1963? qui  témoigne de l’inertie du monde  astrologique francophone en matière de congrès, dix ans après le congrès de Paris. Cela  dit Brahy finira par organiser son congrès à Brucelles en 1971 auquel nous assistames qui devança de trois ans celui de  Paris en 1974.  En 1980, le MAI  tint un congrès à Bruxelles qui vit la naissance d’une Fédération Française des  astrologues de langue français.

Certes, l’on peut toujours isoler chaque cas comme relevant chaque fois de quelque initiative locale dont aurait profité Halbronn mais qui ne voit la mise en oeuvre d’un plan général, dont le centre décisionnaire est bien ce Juif et ce des décennies durant d’autant que le plus souvent rien ne sera plus organisé dans les lieux en question, du moins pour ce qui est de la province française écumée de façon systématique et en quelque sorte cartographique. dans tout l’hexagone  y compris les zones francophones limitrophes, de Lille à Nice, de Toulouse à Rennes, de Montluçon à Dijon,  de Tournai à Lausanne,  d’Angoulème à Metz.,  du Havre à Strasbourg,  de Reims  à  Rouen  , de Nantes  à Saint Maximin, d’Orléans à Lyon. de Toulon à  Amiens  etc..sans oublier les rencontres parisiennes comme celles qui associa le MAU au CURA de Patrice Guinard , en l’an 2000  -lequel avait mis en ligne son CATAF (le catalogue alphabétique des textes astrologiques français) ou celles de 2004 dont le caractère  fédéral était évident, même si cela ne fit pas l’objet de déclarations formelles  tant   il semble que la fédération  doit être un fait observable et non un projet sans véritable contenu. Chaque fois, comme par hasard, comme dénominateur commun à un tel pluralisme le même personnage,le  Juif jacques Halbronn.. Il importe de signaler en parallèle l’existence de réseaux, comme le RAH  (Réseau d’Astrologie Humaiste) ou le COMAC  (Centre d’Organisation du Mouvement d’Astrologie Conditionaliste) qui diffusent une certaine pensée en divers centres locaux -avec la tenue de congrès à Paris), ce qui ne correspond pas à ce que nous entendons par  fédéralisme . Pour nous, il ne s’agit pas tant de créer des structures que d’intégrer celles qui existent. Signalons aussi la Fédération des Astrologues Sidéralistes (FAS) de Marie Delclos.

De facto, l’oeuvre fédérale d ‘un Korsch  avait  bel  et bien rouvé son relais à partir des années soixante dix en ce personnage  qui, par ailleurs avait publié  dès  1976  le  volume Astrologie dans la Collection Clefs de Seghers mais aussi l’article Astrologie de l’Encyclopaedia Universalis. Son rapport au judaisme est par ailleurs indéniable : en 1977, Halbronn publie les traités d’Abraham Ibn Ezra, chez Retz, en 1985 Le Monde Juif  et l’Astrologie, chez Arché, qui est sa thèse en Etudes Orientales soutenue en 1979 En 1978, Halbronn fonde le Cercle d’Etudes et de Recherche sur l’Identité Juive (cf la collection numérisée sur la plateforme SCRIBD), En 2002, il  publie un diptyque Prophetica Judaica Aleph sur Nostradamus  et  Beith sur les Protocles des Sages de Sion.. (Ed Ramkat, Feyzin 69) à partir de sa thèse d’Etat, Le texte prophétique en France (Presses Universitaires du Septentrion, 1999) D’ailleurs, Halbronn passa le premier semestre de 1976, en Israel, dans le cadre de la préparation de son doctorat et  anima le MAU à distance, depuis  Jérusalem,  en sa première année d’existence. Toutes proportions gardées, l’on pense au rôle majeur  du   juif américain Milton  Friedman, prix Nobel d’économie en 1975. Il ne s’agit pas ici de dire si cet impact aura été ou non positif mais d’observer qu’il aura exercé  un effet socialement structurant car rien n’est pire que le morcellement lorsqu’il perdure.

Mais  quid de son impact au niveau international.? En 1979, Halbronn lance la Fédération International Méditerranéenne d’Astrologe (FMA), à Nice, à 1980, dont le siège est fixé à Milan,. Citons aussi  Bruxelles, où nait une Fédération Internationale d’Astrologues de Langue française  (FIALF)  avec  Charles Aubert  (Suisse)  Jacques de Lescaut (Belgique) , Jacques  Halbron et  Denis Labouré (france), Jean-Nicolad Scheuer -Luxembourg  qui réunira l’année suivante notamment  les représentants du GERASH (Labopuré, Charvet)   du MASR (Mouvement Astrologique de Suisse Romande (Francine Mercier)., Collége Astrologique de Metz (Heckel)  Tut cela aura été enregistré, photographié, filmé (cf la Collection sur Face Book  Album photo des astrologues, à partir des  archives de  la Bibliotheca Astrologica)  Halbronn coache également Denise Daprey pour sa Fédération des Enseignants en Astrologie (FEA, 1985). En 1978, Halbronn avait organisé un  congrès international de l’enseignement astrologique, à Paris  avec le soutien du Congress of Astrological  Organisations de l’Américain Al Morrison ( cf la revue CAO Times, à la Biblioteca Astrologica)),  dont il sortira une résolution reproduite dans le  Guide de la Vie Astrologique tout comme la réponse du Congrès de Paris  de 1975 au Manifeste des 186 rédigé par Brahy et Ruperti.

Halbronn organise ainsi le premier congrès helvétique d’astrologie, avant les Congrès de Lucerne et de Zurich. des années 80 animés par un  Claude Weiss qui avait participé aux rencontres de Genéve. et  franchit carrément la Manche en 1981 pour réunir l’élite britannique à Londres avec John Addey  et  Julia   Parker.  En 1984, Halbronn   organise  avec un support local  un colloque en Histoire de l’Astrologie dans le cadre du prestigieux Warburg Institute, il publie à cette occasion un Répertoire des historiens de la question. Comment, par ailleurs, ne pas percevoir des calques de l’oeuvre organisatrice  de Halbronn chez certains leaders du milieu astrologique dans les années 90? Rappelons que très tôt le Mouvement Astrologique Universitaire va se changer en Mouvement Astrologique Unifié et Union et Fédération sont synonymes.  De fait, on ne saurait juger le MAU en tant qu’association parmi d’autres mais bien comme une structure fédérale  coiffant toutes sortes de mouvements locaux. En ce sens, il est vrai,  le MAU ferait quelque peu penser au FBI (Federal Bureau of Investigations)  luttant contre l »enclavement de telle ou telle association, ce qui a pu le conduire à des effets de déstabilisation. On ne peut pas avoir le beurre et l’argent du beurre.  Avec la parution de ses Guides  entre 1981  et 2006, Halbronn  rassemblait  l’ensemble de ses activités et de ceux qui y participèrent, et constitua une mémoire précieuse relayée par une considérable somme de vidéos en ligne sur la chaine You Tube citée, à partir de 2008, concrétisant  la dynamique de TV Urania de Roger Héquet auquel il avait fourni toute une série de films dont le congrès de 2004..

D’aucuns diront que nous avons exagéré la dimension judaique de l’action fédérale de Jacques Halbronn. De fait,  avant lui, les Juifs auront été fort peu nombreux à investir le milieu astrologique. On pense à un Henri Selva (alias Vlés) au début du XXe siècle? Incontestablement l’on a avec Halbronn un exemple emblématique de l’apport d’un seul élément juif au sein d’un milieu professionnel, ce qui se caractérise par un refus des limites spatiales.. On a du mal à  imaginer ce qui se serait passé si le jeune  Halbronn âgé de 20  ans,  n’avait pas atterri  dans les années soixante dans ce milieu. On nous objecter qu’une hirondelle ne fait pas le printemps et que toute notre démonstration repose sur un seul personnage mais tel est  justement tout l’enjeu  et ce qui rend le phénomène particulièrement repérable.

Le  coup de pied de l’âne,  Patrice Guinard ‘CURA: dans son Manifeste  sur l’Astrologie : « Il est donc inutile de singer les modes d’organisation des savoirs institutionnalisés et de revendiquer une reconnaissance de pratiques douteuses par les autorités socio-culturelles, au moyen d’assemblées, de colloques, d’associations, de fédérations et de « codes de déontologie », qui favorisent par ailleurs la prolifération de petits jeux de pouvoir. »

 

 

JHB  14. 01  21

 

 

En annexe

L’image des astrologues dans la presse francophone (1953 -1985)

par Jacques Halbronn

 

Nous avons constitué, au fil des années, un corpus d’articles, de coupures de presse sur plusieurs décennies, notamment à l’occasion de congrès et autres rencontres astrologiques dont une grande partie eut d’ailleurs lieu à notre initiative. Il apparaît que ce type d’événement est l’occasion providentielle pour les journalistes de s’interroger et d’interroger autour de cette discipline assez particulière et intrigante. Un filon que nous n’avions pas su jusqu’à présent exploiter. Bien évidemment, nous ne donnerons que des extraits de ce type de matériau, nous réservant ultérieurement la possibilité de le numériser dans son ensemble.

Nous fournissons ci dessous un premier balisage que nous étofferons par la suite. Mais ce qui nous frappe singulièrement, c’est quand même l’écho de la prévision des astrologues pour le début des années 80, telle qu’elle apparaît lors des colloques de septembre 1974 et février 78 et dont on sait qu’elle sera démentie. Le Congrès de septembre 1974 aura été fortement marqué par une telle perspective. On notera l’absence de congrès français entre 1953-54 et 1974.

 

VIIe Congrès International d’Astrologie Paris, La Mutualité

31 12 53 Combat « Les étant en guerre, nous ne saurons que l’an prochain de quoi sera fait 1954 Article de Marcel Bondy

 

31 12 53 Samedi Soir 70 hommes se penchent sur l’astrologie

Photos en médaillon du Colonel Maillaud, président de la Société Astrologique de France etc Photo du bureau du Congrès . Avec Zoé Wassilko Serecki, Arnould de Grémilly etc Georges Moinard La Villedieu à la tribune. Dessin humoristique sur le Sagittaire

03 01 54 Gilet Rouge, Soleil blanc et lune noire au Congrès International des astrologues

Caricatures d’Arnould de Gremilly et de la Comtesse Zoé Wassilko, Colonel Maillaud article signé Cara.

08 01 54 La Dépeche du Midi

«  Au lendemain du VIIe congrès International de l’Astronomie (sic) ‘L’astronomie (sic), science royale »

Ici Paris 17 01 54 Pour 300 astrologues réunis à Paris,  l’an 2000 marquera le triomphe de leur savoir déjà favorablement influencé par le Verseau

29 septembre 1974 Le Journal du dimanche

Alerte dans le ciel pour 1990. Les plus grands astrologues réunis à Paris sont tous d’accord. Ils s’attendent à une catastrophe. Ça commencera à être très critiques à partir de 1983

En espagnol Lo advierten los futurologos en el Congreso de Paris

Mardi 2 octobre 1974 Le Canard Enchainé

Quand le Président se tait les astrologues se taisent

 

9- 11 décembre 1975 Au Congrès d’astrologie d’Automne Organisé par le Mouvement Astrologique Universitaire sous la présidence de Jacques Halbronn , au FIAP

Photo Jacques Halbronn,

En espagnol , article de Adolfo Lopez 28 12 75 Solidaridad Nacional

Respuesta el Manifesto de los 186

traduction espagnole du texte adopté à Paris

 

septembre 1977

L’Autre Monde « L’autre monde et le MAU vous offrent les clés de ‘Ere du Verseau  Un Congrès d’astrologie pas comme les autres ».

 

Congrès MAU « La grande conjonction ‘ FIAP, février 1978   « 21 de junio de 1982. La gran catastrofe / Ese dia ocho planetas se encontraran en perfecta alineacion con respecto a la Tierra Article de Rafael Lafuente ‘ Colombet como Barbault, como todos los astrologos serios esta preocupado por las configuraciones planetarias de los anos 1981-82

Paul Colombet : «  Barbault y yo creemos que una guerra mundial sera dificilmente evitable. « 

Photos Jacques Halbronn, R. Lafuente

 

19 juin 1978 Nice Matin

article de Vincent Tivoli

Sous la photo avec Danielle Fournier (RMC)  le mage de Bargemon, Guy Jourdan, Jacques Halbronn, Alexandre Ruperti face au public Autre photo avec l’Allemand Christian Meier Parm

« Elisabeth Teissier au colloque de Saint-Maximin « Il vaut mieux une mauvaise astrologie que rien du tout »

Nord Matin 9  12 78

Le temps d’un congrès, les astres se donnent rendez vous à la halle au sucre. En astrologie comme ailleurs, l’ordinateur est roi.

Photo : on reconnaît Denis Labouré, Jacques Halbronn, Blanca Hernandez Lupion Pierre Heckel

 

01 09 79 La Suisse

Premier congr-s en Suisse Romande L’astrologie ; et si c’était sérieux. Photo : Jacques Halbronn « chercheur du CNRS »

9-15 juin 1980 Au Centre universitaire protestant. Séminaire international d’astrologie Il est organisé par le Groupement astrologique de Suisse Romande et des Provinces françaises limitrophes sous le patronage du Mouvement Astrologique Unifié de Paris

Orne Metz 7 novembre 1982

Congrès International de Metz. La « science des astres » sur les bancs de l’Université.

Photo « une nombreuse assistance à l’amphithéatre n°2

Photo ; Les trois premiers conférenciers Au centre M . Heckel, président fondateur du collége astrologique de Metz, M  Jacques Halbronn, Président du mouvement astrologique Unifié, , M. Alain Vassy, ancien secrétaire général de la Chambre de Commerce et d’industrie de Saint Dié et actuellement directeur général adjoint de la société informatique « Alsy »

La dépeche du Midi Toulouse Actualité. 13.12 82

Dépasser les querelles des chapelles

Etre astrologue chez Descartes. L’astrologie est une science, pas une magie/Dur à faire accepter au pays du rationalisme

Astrologie mode d’emploi. Les enfants de Nostradamus sont en congrès jusqu’à dimanche. Au « Pharaon » bien entendu.

Photo ; les deux organisateurs du congrès des astrologues ; M.. Alain Kieser M. Jacques Halbronn

31 juillet 1983 Congrès international d’astrologie à la Coupiane ( La Valette, près de Toulon)

Deux photos Jacques Halbronn, Guy Jourdan, Daniel Renard etc

Presses Océan 01 08 83 L’astrologie à Nantes. Un congrès en septembre. Sur l’initiative d’une association parisienne, le MAU et en collaboration avec une association nantaise l’ADREA

Le Parisien 25 octobre 1983

Le cours des astres. La faculté d’astrologie de Paris

Article de Marie-Aline Janneau

Votre Avenir Mars 1984 Congrès de Lucerne. L’astrologie se montre en Suisse

Photos médaillons Liz Green, Alexandre Ruperti, Claude Weiss co organisateur du Congrès L’astrologie au Xxe siècle

Photo de groupe; R. Idemon C  Weiss, Bruno Huber, Jacques Berthon ; A Ruperti, Michel Gauquelin, Danièle Rousseau, Joelle de Gravelaine, P. Niehenke etc

Midi Libre 26 09 84

Rendez vous de l’étrange au Cap d’Agde qui devient capitale des sciences occultes

Le Parisien 02. 01 85 Article de Yolain de la Bine.

Elle a aujourd’hui sa fédération. L’astrologie croit en son étoile. Photo de Jean Pierre Nicola

Avril 1985 Science et Astrologie au Palais des Congrès

Photo Danièle Rousseau, J. de Gravelaine, Fernand Schwartz, A Ruperti, Y. Lenoble etc

 

13 juin 1985 La République du Centre

 

Astres à vendre. Dans le cosmos des sciences occultes, l’astrologie se porte comme un charme. Etes vous branché sur le langage et les rythmes planétaires ? Orléans sous les signes du Zodiaque Un attrait pour l’irrationnel.

11-15 Décembre 1985 L’Expansion* » Symbolium » , c’est le nom du premier forum de symbolisme et d’astrologie qui vient de se tenir à Cannes. Photo de Daniele Rousseau

Sources. Forum Astrologie et symbolisme. L’astrologie s’est voulue Star article d’Alain Chevillat

Photos ; Joelle de Gravelaine, Daniéle Rousseau, André Barbault, Alexandre Ruperti

Vous et votre avenir L’autre « festival de Cannes »

« Une photo de famille aux marches du Palais » On reconnaît Marielle Garrel, Jacques Halbronn, Gérard Sabian Jeanne Elazard ; André Bourquerod,

En médaillon : Joelle de Gravelaine et Alexandre Ruperti

 

 

JHB

11. 02 21

 

 

 

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