Immigration, exogamie, polygamie

Posté par nofim le 13 novembre 2013

 

 

 

Le cas israélien et la question de l’immigration masculine

Par  Jacques Halbronn

 

Nous avons récemment développé  une thèse selon laquelle les femmes étaient plus faites pour les migrations que les hommes.  Si les hommes sont les principaux acteurs du changement temporel, diachronique, des représentations (artistiques, scientifiques, philosophiques),  en revanche les femmes seraient les championnes du changement spatial ‘(exogamie, migration,  expatriation etc.). Deux modes de changement complémentaires mais que la conscience moderne tend à ne plus considérer, ce qui est bien dommage.

Le cas israélien nous intéresse en ce qu’il offre des particularités assez remarquables de par le fait qu’il s’agit, avec le sionisme, d’une entreprise d’immigration qui  place les hommes en situation de migrants (au même titre que les femmes, ce qui conduit à un nouveau paradigme de la migration qui pourrait avoir fait école ailleurs et notamment en France, en ce qui concerne l’immigration maghrébine notamment), d’où notamment le phénomène du communautarisme.

Il ne peut selon nous y avoir d’immigration réussie si les femmes ne rejoignent pas les hommes indigènes, autochtones. donc si toute la famille émigre sans ouverture sur la société d’accueil. Or, dans le cas israélien, mais dès la fin du XIXe siècle, dans ce qu’on appelait alors encore la Palestine (d’où l’Agence Juive pour la Palestine) avant que ce nom ne soit confisqué par le monde arabe pour désigner les habitants non juifs d’Israël et des territoires « occupés », les Juifs n’avaient pas le loisir de s’agréger à un noyau juif  ancré localement de longue date, sauf à envisager des mariages mixtes judéo-arabes assez improbables. Si l’on prend le cas de la France, les  immigrés juifs trouvèrent su place une communauté juive parfaitement intégrée et assimilée à laquelle ils pouvaient s’unir. C’est la rencontre entre Juifs de souche française et Juifs « étrangers ». Or, il n’en fut pas de même pour l’immigration arabo-musulmane en France qui ne bénéficia pas de la même configuration, avec notamment le refus d’adopter des prénoms locaux comme l’avaient fait les Juifs, ce qui ne contribuait évidemment pas à leur intégration.

Notre diagnostic est le suivant : les hommes ne sont pas faits pour la migration et quand ils migrent, ils se comportent comme s’il ne s’était rien passé, s’il n’y avait pas besoin de s’adapter. Ce rôle de l’immigré, ils ne parviennent pas à l’assumer ou ils le font avec toutes sortes de restrictions mentales qui confinent à la (dé) négation au nom du pluralisme religieux, culturel, ce qui conduit inexorablement au communautarisme, au fantasme d’un Etat dans l’Etat.

Dans le cas israélien, l’absence d’un noyau significatif auquel se joindre aura abouti à un communautarisme israélien au sein du monde arabe et ce en dépit de l’adoption d’une langue sémitique laquelle toutefois était déconnectée depuis des siècles par rapport aux langues de la même famille linguistique. Autrement dit, s’il avait existé réellement existé un noyau juif local parlant un hébreu immergé dans l’environnement arabo-musulman, nul doute que les choses auraient été  autres.  On note ainsi que l’exogamie juive des femmes ne pouvait fonctionner puisqu’elle ne pouvait s’unir à des hommes juifs indigènes, et ce d’autant plus que la polygamie ne se pratiquait plus qui était pourtant un vecteur d’intégration assez commode permettant d’accueillir un maximum de femmes quitte à ce qu’à la génération suivante,  du fait des naissances masculines, la proportion d’hommes indigènes augmente sensiblement et progressivement.  On voit que selon nous exogamie et polygamie se complètent heureusement, à partir du moment  outil existe une structure masculine d’accueil et de fécondation.

Les hommes ont vocation à s’enraciner dans un terroir, ce qui va à l’encontre de la condition exogamique des femmes. Même s’ils émigrent, ils transportent avec eux leur ancien enracinement, ce qui crée une situation fausse et bancale. On aura donc compris que l’étude de l’immigration est indissociable du statut de l’homme et de la femme et que la question ne sera pas traitée correctement sans une grille appropriée de la distinction des genres et des sexes. Or, force est de constater que l’ensemble du sujet tend à devenir tabou ? On n’est donc pas sorti de l’auberge. Cela implique en effet de rétablir un fort processus exogamique qui évite le maintien des femmes au sein de leur culture d’origine, ce qui est cause de sclérose car leur mode de changement est externe et passe par la migration sous toutes ses formes. Les voyages forment les femmes. Inversement, les homme qui  ont tenté des expériences d’émigration (« alya », montée)  se sont trouvés devant un dillemme : soit de repartir (« yerida », descente) vers leur pays d’origine ou d’autres pays de même culture, de même langue, soit de se maintenir en vivant une forme ou une autre de communautarisme qui est d’ailleurs un problème majeur de la société israélienne puisque les Juifs qui émigrent en Israël, comme nous l’avions noté dans divers écrits, il y a déjà plusieurs décennies, -et c’est notamment le cas pour les récentes migrations des Juifs de l’ex URSS en Israël- tendent à perpétuer leur culture de départ.

Les mariages mixtes, interreligieux, apparaissent, au demeurant, comme une autre solution pour l’immigration féminine puisque le mariage avec un immigré ne garantit aucunement une  véritable intégration. C’est pourquoi beaucoup de femmes juives  sont tentées d’aller vivre avec des non juifs, d’autant qu’elles ne se sentent aucunement responsables du sort du judaïsme puisqu’elles sont porteuses d’un instinct allant vers le changement spatial. Il est clair que la formule la plus féconde consiste pour des Juifs indigènes de s’unir avec des femmes juives venues d’ailleurs. «  A contrario, la logique de l’homme juif indigène est de maintenir une certaine conscience juive mais en phase avec l’environnement local, quitte à obtenir la conversion du conjoint non juif, vu que les femmes sont très douées pour les processus de conversion.

Plus généralement, il faut repenser toute la politique d’immigration, d’intégration en  freinant au maximum toute migration masculine. Il fait que la France, l’Euro importent avant tour des femmes et que le brasage des femmes au sein même de l’Europe soir considérablement préparé et encouragé de façon à éviter que se constitue un type de femme qui n’a pas été formé par le changement et qui  tend à prendre des postures masculines inconvenantes. Il est malsain pour une femme de s’enfermer dans sa culture, dans son pays d’origine et ce faisant elles n’ont pas une vraie conscience de la condition féminine. Le voyage doit devenir un must incontournable du CV d’une femme cherchant un époux.

 

 

 

JHB

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la vie astrologique 1990-2000 en France

Posté par nofim le 12 novembre 2013

 

Histoire du mouvement astrologique français

Les crises du milieu astrologique dans les années 1990-2010

Par  Jacques Halbronn

 

Si la vie astrologique a existé avant les congrès organisés par Yves Lenoble à partir de  1990, nous allons voir qu’elle ne s’est pas non plus limitée aux activités de celui-ci pendant les deux décennies qui suivirent. Nous en profiterons pour appliquer nos théories cycliques à ce matériau chronologique foisonnant.

. Nous poursuivons nos travaux consacrés à l’  histoire du mouvement astrologique (au sens large, et non par rapport au seul MAU, Mouvement Astrologique Unifié) après ceux consacrés aux crises de 1974 et de 1986 qui impliquèrent respectivement le CIA et le GERASH en centrant notre étude sur la décennie 90 autour du RAO mais en abordant comme d’habitude tout le contexte de l’époque. Chaque fois, nous avons été un témoin assez impliqué dans le cours des événements, ce qui confère à nos propos la valeur d’un témoignage de première main, toutefois étayé, autant que faire se peut, par le recours à des périodiques associatifs, malheureusement trop souvent absents du dépôt légal par la négligence des responsables, même si nous disposons des ressources de la Bibliothèque Astrologique, fondée il y a maintenant une quarantaine d’années, notamment pour certaines archives..

En 1994, le lyonnais  Robert Jourda fonde le Rassemblement des Astrologues Occidentaux (RAO), ce qui montre bien que le CEDRA, fondé en 1986 n’avait aucunement rempli le vide du à l’effondrement du GERASH (cf. notre étude à ce sujet). Sa devise de rassembleur : que pouvez-vous faire pour l’Astrologie ? Mais un an plus tard, une première crise saisit le RAO avec une scission qui conduira à la fondation par Alain de Chivré de la Fédération des Astrologues Francophones (FDAF) qui connaitra des débuts assez impressionnants : congrès de Nantes (printemps 1995 (cf. Guide astrologique 1997, p. 342), campagne Astroculture (fin 1998(cf. infra), parution de la « Lettre des Astrologues. »(Totalement absente du dépôt légal de la BNF), parution d’une traduction française  du  « Primum Mobile » de Placidus de Titis (Ed FDAF, 1998), avec une préface de Giuseppe Bezza et une introduction de Robert Amadou.

 

On trouve de brefs échos de cette crise dans la revue Trois Sept Onze du RAO (nom qui se réfère aux trois signes d’air). Dès le n°1 paru en octobre 95, dans un texte de R. P. Oliva : le RAO  «  s’est doté  de nouveaux statuts suite aux leçons tirées d’une crise surgie au sein du mouvement durant l’hiver 1994 et dans le N°3 (juin 1996) : « Douze mois après les départs d’un certain nombre des fondateurs du RAO original ». Un premier Colloque du RAO se tiendra  à l’automne 1998 à Lyon  sur le thème Astrologie et Psychogénéalogie  (n°12  Trois Sept Onze) mais il faudra attendre trois ans et le début d’un nouveau siècle pour que se tienne un nouveau colloque (3 novembre 2001) sur le thème Astrologie et psycho généalogie. (Trois Sept Onze,  n°23-24-24 bis (sic, p.6).  Mais entretemps, le RAO aura été secoué par une nouvelle crise :

« L’année 2000-2001, lit-on, dans l’Editorial (« C’est dans l’adversité)» aura été une année charnière pour le RAO, année de remises en question sévères, de choix parfois difficiles et de décisions parfois douloureuses » (Trois Sept Onze juin 2001). On n’en saura pas plus de leur part. Mais nous avons d’autres modes de recoupement.

En effet, l’annonce d’un congrès MAU-CURA pour le mois de décembre 2000 « Frontières de l’Astrologie » figurera dans Trois  Sept Onze mais bien plus le RAO, d’ailleurs représenté au Colloque par Franck Nguyen, le directeur de la rédaction de la revue, publiera deux CD du dit colloque (par ailleurs filmé par nos soins) et envisagera une collaboration pour un prochain colloque avec les organisateurs pour 2001 Il est vrai que Saturne se situe, en astrocyclologie, à l’approche de sa conjonction avec Aldébaran..Finalement, cela ne se fera pas et on a vu qu’un nouveau congrès sera programmé pour novembre 2001. On peut donc dire que le Congrès MAU-CURA fut nettement soutenu par le RAO.

A partir de 2008,  la synergie MAU-RAO connaitra, pendant deux ans,  un nouveau souffle dans le cadre de Téléprovidence qui organisera sur Lyon toute une série de rencontres (au Café des Grands Négociants ou au local de Louis Mazuir) en présence d’Yvette Molier, de Robert Jourda, de Franck Nguyen et bien entendu de Mazuir.

Mais l’existence même de Téléprovidence, émanation du MAU (fondé en 1975, donc 20 ans avant le RAO et la FDAF) ne pouvait pas ne pas faire ombrage à la FDAF.  En plus d’un point, les deux structures n’occupaient-elles pas le même créneau ? Toutes deux ne se proposaient-elles pas de recenser un grand nombre de praticiens et ne classaient-elles pas ceux-ci par région, sur la base d’une carte de France que l’on retrouvait à peu près à l’identique sur les deux sites ?  Certes, Téléprovidence était-elle une entité plus tardive que la FDAF mais cela aurait été oublier que le MAU avait publié bien avant la FDAF des guides  astrologiques recensant les acteurs de la « vie astrologique » (1981, 1984, 1994, 1997, tous déposés à la BNF). Cela dit,  bien des astrologues recensés par la FDAF furent contactés pour figurer sur Téléprovidence qui ne se contentait de publier des présentations écrites parvenant dans ses bureaux mais tournait bel et bien des centaines de vidéo à domicile. On ajoutera que le CEDRA de Maurice Charvet assurait également une certaine mission de recension des acteurs de la vie astrologique mais sur la même base minimale que la FDAF si ce n’est que celle-ci apportait son label à ses membres ce qui était pour eux un gage précieux.

En fait, le MAU   n’avait cessé  de  jouer un rôle d’alternative, non seulement par rapport  à la FDAF d’Alain de Chivré mais aussi par rapport aux congrès d’Yves Lenoble (ARRC-Sep hermès) comme en témoigne  assez éloquemment (cf. le Livre Blanc de l’Astrologie) l’année 2004, donc avant  Teléprovidence, ce qui correspondit à une crise du pôle remarquable qu’avait réussi à constituer Lenoble depuis 1990, autour de ses congrès annuels et du Salon de l’Astrologue, qui était codirigé par Francis Santoni, Christophe de Céne et José Gonzalez, trois responsables de logiciels astrologiques. On nous pardonnera pour sous-tendre notre exposé de recourir  à l »’astrocyclon », c’est-à-dire au cycle de 7 ans (Saturne-4 étoiles fixes royales).Saturne  Fin 2004,  c’est la fin d’un cycle de 7 ans, avec Saturne se préparant à entrer en  Lion (cf. nos articles sur ce sujet, sur le blog  nofim), ce qui augure d’un « New Deal », d’une nouvelle donne. Le congrès que le MAU convoque pour le mois de novembre 2004 rencontre un écho inouï, comme si tout le milieu astrologique entendait célébrer dignement les 30 ans (-en présence de Julienne Mullette fondatrice de l’ISAR, qui avait accepté de tenir un congrès à Paris en 1974) du premier congrès de 1974, animé par JHB et d’ailleurs Lenoble lui-même y prendra part. Mais toute rétrospective renvoie aussi à une attente pour le futur et un nouveau protagoniste allait apparaitre, dans les années suivantes, en la personne du Lillois Didier Castille. En juin 2006, donc 18 mois plus tard alors que Saturne est encore au début du Lion, en pleine phase ascendante, il organise dans sa ville une réunion qui connait un assez vif succès et à laquelle d’ailleurs Y. Lenoble participe ainsi que le lyonnais Franck Nguyen du RAO, mais en l’absence du Nantais Alain de Chivré de la FDAF qui ce faisant s’isole. Mais c’est ensuite que les choses prirent une tournure plus dramatique. Lenoble avance son Congrès au mois de janvier 2007 alors qu’il le tenait habituellement au printemps et sans l’appoint du Salon de l’Astrologue. En fait, si nos souvenirs sont bons, déjà en 2004, il n’y avait plus eu que quelques stands dans les couloirs. Or, Castille (proche d’André Barbault) convoque un Congrès auquel s’associe Francis Santoni pour mars 2007, à Paris et auquel Lenoble n’est pas invité (cf. des interviews off sur teleprovidence). Saturne est à 20° Lion, toujours en pleine phase ascendante de l’astrocyclon. Cela n’empêchera pas Lenoble (Sep hermès associé à Catherine Gestas (Source) de tenir ses congrès au printemps de 2008,  puis tous les deux ans seulement en 2010  et 2012 (il n’en est pas prévu cependant pour 2014 si l’on s’en tient à ce qui figure sur le site de l’association Source) mais sans rétablir le Salon de l’Astrologue. Mais on l’a dit un autre phénomène vient changer la donne, la télévision astrologique, autour de Roger Héquet, assisté par jhb (TV Urania(en 2007) puis, à la suite d’un conflit,  de jhb avec téléprovidence à partir de mai 2008, donc dans la mouvance du MAU. (Saturne conjoint à Regulus, début Vierge, pic de l’ascension saturnienne) Quant à Castille, il va préférer se focaliser sur Internet avec son site international De Sphaeris. On rappellera aussi qu’en juin 2000, à Mykonos (Grèce), lors de la phase ascendante précédente,  s’était constituée la FAES (Fédération Astrologues de l’Europe du Sud)  Yves Lenoble représentait la France ,Ernesto Cordero l’Espagne,- et dont l’animateur était le Milanais Dante Valente (congrès de Montpellier 2002), avec un projet très ambitieux de numérisation (dont se chargeait Francis Santoni) des diverses revues astrologiques, dont le but était de faire pendant aux associations astrologiques de l’Europe du Nord (Angleterre, Allemagne, Suisse alémanique etc). Mais rappelons qu’en décembre 2000, un important congrès avait été organisé conjointement par le CURA et le MAU, à Paris. (Saturne fin taureau, proche de la conjonction avec Alderman). Mais saluons l’initiative de la FDAF avec Astroculture (série de manifestations sur les rapports de l’astrologie et de la culture, notamment de la peinture, parfois dans des musées, au niveau national), au début du même cycle de 7 ans (avec Saturne fin bélier, se rapprochant de la phase ascendante en taureau), à la fin de 1998 et qui correspond à un nouvel élan pour cette structure. D’ailleurs en 2000, une des responsables de la FDAF  interviendra au Congrès MAU CURA, Claudine Besset-Lamoine et  Jhb représentera la FDAF au congrès espagnol d’Andorre à l’automne 2001. Le monde est petit !. Il est d’ailleurs intéressant de noter qu’en cette fin 2013, on se retrouve dans la même configuration (astrocyclon) qu’en 1998  et 2006.

 

 

 

JHB

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Adolf Hitler au prisme de l’astrocyclon

Posté par nofim le 10 novembre 2013

 

 

 

Les guerres mondiales au prisme de l’astrologie

Par Jacques Halbronn

 

Dès 1939, la conviction d’un échec collectif  subi par les astrologues sinon  par l’astrologie était avérée. Dans le  N°37  octobre Novembre 1939 de « Sous le Ciel », publication du Collège Astrologique de France, on pouvait lire :

« La Guerre Sa leçon. Son destin »

« Le premier bateau torpillé : le bateau de l’astrologie scientifique

« La fantaisie insoutenable que l’on présente au public sous le vocable d’astrologie scientifique vient de faire faillite, cruellement, irrémédiablement/ Seul notre Collège (…) avait vu la guerre dans les configurations de 1939/ (…)Une revue d’astrologie qui se déclare modestement et confraternellement « le seul organe de la pensée  astrologique traditionnelle en France » écrit  dns son numérp de septembre-octobre, en caractères gras : « Ce numéro paraissant  aux heures troubles doit apporter  un apaisément  car la guerre mondiale n’est pas inscrite dans le ciel d’Europe »

 

°En 1946, le Bulletin du CIAS – (Centre International d’Astrologie Scientifique) annonçait la création d’une section d’astrologie mondiale sous la direction d’Armand Barbault (et non d’André) dont le plan de travail consistait à essayer de comprendre astrologiquement ce qui s’était passé au cours des dernières années. On sait que pour André Barbault, cela deviendra une hantise qui le poursuivra pendant 20 ans jusqu’à la publication des Astres et l’Histoire censé laver l’honneur de l’astrologie. Que devons- nous en penser alors que l’on s’apprête à célébrer le centenaire de 1914 ?

Selon nous, le problème est mal posé et l’on aura mis ainsi délibérément l’astrologie en situation d’échec pour des raisons qui restent à analyser.

Il nous semble d’abord que le souvenir de la « Grande Guerre », celle de 14-18 aura pesé immédiatement sur les esprits au point que dès 39, alors que la France n’a pas encore été envahie et que les Etats Unis ne sont pas encore en guerre, on parle déjà de « guerre mondiale », ce qui était alors encore prématuré.

Au regard de l’astrocyclologie, nous aurions pu prévoir de longue date  un « rebond » de la dynamique hitlérienne avec Saturne sortant de sa phase descendante, à la fin du bélier (un des quatre signes cardinaux qui marquent la phase descendante de l’astrocyclon), ce qui ramenait peu ou prou à la configuration de 1933 lors de l’accession de Hitler au pouvoir, en tant que chancelier. Entre ces deux phases ascendantes, il y aura eu des moments moins  brillants et justement la question était de savoir si Hitler, comme beaucoup le pensaient (et les astrologues ne faisaient bien souvent que s’en faire l’écho) allait »transformer »son essai, avec une »deuxième chance » ou bien s’enfoncer toujours plus…

La chance des astrologues aurait été d’annoncer un renversement de tendance qui permettrait à Hitler de montrer, si l’on peut dire, ce qu’il savait faire, ce dont il était capable et en ce sens, il n’est pas faux que le destin de l’Europe aura dépendu d’un très petit nombre d’acteurs, ce qui n’est nullement une raison pour dresser le thème de Hitler avec ses transits ou ses directions..

Jusqu’en 39, on pouvait penser que Hitler se limitait à des enjeux régionaux et pangermaniques (Sudètes, Autriche ‘Anschluss (Munich), bref à un nationalisme forcément géographiquement limité par l’Histoire.

Mais dès le mois de juillet 39, Saturne faisait une incursion dans le signe du taureau, se rapprochant donc de l’étoile fixe Aldébaran, d’environ 30°, ce qui correspond au « signal » de phase ascendante, avec une montée en puissance. Il était donc prévisible, selon l’astrocyclo, que l’Allemagne nazie allait dominer sous la férule de Hitler, parce que les mêmes causes produisant les mêmes effets, mais pas forcément avec la même intensité – on peut parler d’un processsus en spirale – ce qui avait été favorable en 32-33 le serait à nouveau en 39-40, sept ans plus tard. Mais on aurait pu remonter plus haut et observer qu’en 25’-26 Hitler avait conquis ses galons de grand leader politique sur la scène allemande. C’est ainsi (cf.   constitue l’occasion de la mise en scène de ce succès : selon les statuts du parti, Hitler est confirmé à sa place de dirigeant du NSDAP; mais surtout, par un cérémonial centré sur la personne du Führer, le rassemblement fournit l’occasion de prestations de serments de soumission et d’allégeance à la personne de Hitler, Führer du NSDAP », le parti « nazi » (national-socialiste) »,

De là à parler de guerre mondiale, alors que les affrontements avec la France et l’Angleterre se limitaient à la Scandinavie (Narvik) et que la Russie de Staline – autre personnage porté par la phase ascendante toit comme  d’ailleurs Mussolini  c’était aller un peu vite en besogne. D’autant qu’en 39, qui se serait douté que la France se laissa dominer comme ce fut le cas ? On pouvait alors supposer une nouvelle guerre de tranchées avec ses millions de morts (Verdun) alors que ce ne fut nullement le cas, une grande partie des victimes seront des  civils (Shoah). La frontière passerait désormais à la mer (la Manche) et ne serait plus  continentale.

»  Résumons-nous, il est inexcusable que les astrologues n’aient pas prévu ce dont Hitler était capable. Ils n’ont pas eu une vision cyclique de son destin politique. Il ne pratiquait pas le cycle de 7 ans. De là  à prévoir que les choses finiraient par prendre une telle ampleur, certainement pas et on ne leur en demandait pas tant. C’est d’abord des leaders que l’astrocyclologie doit traiter, le reste ne fait que suivre et dépendre.

Il eut probablement été plus sage, dans ces conditions, de ne pas répliquer aux provocations polonaises d’Hitler au lieu de lui déclarer la guerre, ce qui lui ouvrirait un boulevard le moment venu pout s’en prendre directement à la France au point de commencer par elle avec les résultats que l’on sait.

Pour savoir qui pouvait être « porté «  par la phase ascendante de l’astrocyclo il suffisait de regarder le passé et voir qui avait profité de son précédent passage en choisissant parmi les leaders ceux dont cela avait été le cas. Mais on est là dans l’uchronie puisque l’astrologie de l’époque en était encore dans sa période « pré-coperniciennes », engoncée dans ses épicycles.

En se focalisant non pas sur le causes mais sur les effets, André Barbault allait faire fausse route un peu  comme quand quelqu’un fait des statistiques sur les morts d’un accident de la route. Barbault allait faire d’un processus cyclique banal en soi, se produisant tous les sept ans, un super-événement et rechercher d’autres super-événements à commencer par la Première Guerre Mondiale

On dira petites causes et grands effets : Saturne progresse dans le Zodiaque, évènement qui passe évidemment totalement inaperçu, même au regard de l’astrologie « scientifique ». Ce mouvement est perçu subconsciemment- et de façon en quelque sorte hypnotique- par une toute petite minorité qui y trouvent une nouvelle impulsion pour rassembler et donc pour se situer, par là même, au centre. Et le processus va suivre son cours.

Ce qu’il faut comprendre c’est que même si les configurations sont analogues, les effets peuvent sensiblement varier. Hitler n’était pas en 26 ni en 33 capable de faire ce qu’il a réalisé en 39-40. Ce n »était pas encore le moment au regard de sa carrière.  Par ailleurs, s’il n’y avait pas eu un Hitler en Allemagne, en position de chancelier, les choses auraient certainement pris une toute autre tournure. Si l’on écoute Barbault, on a au contraire l’impression qu’Hitler n’est jamais qu’un épiphénomène, ballotté par les grandes conjonctions astrales et notamment le fameux « indice » concocté par les soins de Barbault. Ceci explique d’ailleurs l’échec de l’indice de Barbault pour les décennies qui suivront la parution du dit indice en 1967 (bientôt 50 ans !) car les rendez-vous exigent deux partenaires : les astres mais aussi les hommes et si les deux ne sont pas présents, cela ne marche pas, les astres sans les hommes sont aussi impuissants que les hommes sans les astres. Tels sont les termes de l’Alliance. Si Napoléon n’avait pas servi en France – ce qui dépendit du sort de la Corse à la fin du XVIIIe siècle-l ‘histoire de l’Europe eut pris un autre visage. C’est l’homme fort qui focalise l’impact céleste sur le plan géographique, mais aussi au niveau d’une entreprise, d’un domaine d’activité et non les astres eux-mêmes qui n’y peuvent mais. Que l’on cesse, une fois pour toutes, ce petit jeu consistant à attribuer un cycle planétaire à un pays ! Explore le passé des hommes d’un point de vue cyclique permet de déterminer leur avenir  mais ce passé n’est plus le thème natal ni les transits mais leur curriculum vitae (CV), tel est le vrai travail qui incombe désormais à l’astrologue lequel ne devrait jamais traiter d’une biographie sans l’avoir « cycliciser », ce qui exige un important travail préparatoire qui ne se limite plus à l’obtention d’un extrait d’acte de naissance auprès de quelque mairie comme le croyait la génération d’un Didier Geslain.. En réalité, l’échec de 39 n’en était pas un au regard des effets, mais il était bel et bien le symptôme d’un dysfonctionnement de la cyclicité astrologique. Et force est de constater que près  de 80 ans plus tard, la grande majorité des astrologues n’en a toujours pas tiré les vraies leçons et peut tout aussi bien demain faire le même constat d’impuissance qu’en 39. Elle n’est pas plus avancée. Or, en cette fin 2013, alors que Saturne « transite » le signe du scorpion, nous sommes en début de phase ascendante comme en 33 et comme en 39.  Qui serait susceptible d’occuper une place dominante sur l’échiquier mondial. ? On ne parle pas ici nécessairement de guerre (on ferait là complétement fausse route), il peut tout aussi bien s’agir de paix (et d’ailleurs dans le cas de Hitler, paix et guerre en arrivent à se confondre, d’où la collaboration). Cela aura été la grand erreur épistémologique de Barbault que d’opposer guerre et paix alors que la vraie dialectique est celle de centralité et de dispersion, à l’instar d’ailleurs de sa courbe de « concentration », de conjonction qu’il aura surinterprétée !

 

 

 

Jhb

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Exogamie et probléme d’immigration/émigration

Posté par nofim le 10 novembre 2013

 

 

 

 

Les femmes : le changement par et pour les hommes

Par  Jacques Halbronn

 

 

Quand une femme décide de faire ou de refaire sa vie –comme on dit- avec un homme, il faut que les règles du jeu soient claires, faute de quoi il y a malentendu et l’on n’est plus dans le « fair play » et dans le respect d’une certaine civilité qui doit régir les relations entre les deux sexes qui semble ne plus être consciente de nos jours. On essaiera donc d’être aussi clair que possible et sans faux fuyants…

Une femme qui se « met » avec un homme doit avoir en tête que cela implique pour elle du changement, que cet homme est un vecteur d’une certaine transformation. Ou si l’on préfère, sans les hommes, les femmes risqueraient d’être  enfermées dans une certaine sclérose, une routine qui à terme ne leur est guère profitable.

On nous répliquera peut être que les hommes, eux aussi, ont besoin de changement et que cela passe aussi par autrui.  Or, nous ne souscrirons pas à une telle forme de symétrie. Selon nous, les hommes n’ont besoin de personne pour changer car ce changement se produit de l’intérieur et non de l’extérieur. Autrement dit, même si un homme reste indéfiniment sur un même sujet, il évoluera considérablement dans sa façon de le traiter et cela sans l’aide de personne. L’homme est porteur de changement et en ce sens, il communique autour de lui un certain état d’esprit.

Nous pensons donc que les femmes doivent impérativement élire leurs partenaires non pas seulement au regard de l’attirance physique mais de ce qu’elles sont disposées à recevoir de leur partenaire non plus au niveau de la procréation mais d’une « œuvre » à accomplir ensemble en étant partie prenante de ce qui se tisse, se trame chez leur partenaire.  Très prosaïquement, cela peut se limiter à un déménagement, à un changement de ville, de langue – on retrouve là la dynamique de l’exogamie.  Nous dirons que les femmes doivent vivre plusieurs vies avec plusieurs hommes alors que les hommes peuvent se permettre d’être plus sédentaires  quant à leur environnement extérieur, vu que leur « nomadisme » est plutôt intérieur.

Nous avons déjà dans de précédents textes (sur le blog nofim) dénoncé un certain muflerie féminine qui consiste à infliger à un homme ce qu’elle a reçu d’un autre. Ce type de comportement est assez indécent.  Une femme qui fréquente un homme doit assumer pleinement la nécessité d’un nouvel ajustement, d’un changement qui la fera avancer, même si cela se fait aux dépens de la continuité de sa carrière en bousculant ses modes de vie ou /et de pensée. Il n’y a pas de coupe viable sans un tel « partage », au sens où cela vient d’être précisé ici.

C’est pourquoi nous pensons que l’’exil – dans tous les sens du terme- la migration, l’expatriation sont plus formateurs et fécond s pour les hommes que pour les femmes. Les femmes peuvent plus heureusement être exportées et c’est d’ailleurs tout le principe et le fondement de l’exogamie, le fait que la femme entre dans la famille de son mari et non pas l’inverse. On le voit notamment dans le fait qu’une princesse étrangère ne retournait jamais, en principe, dans son pays d’origine. Une Catherine de Médicis, née à Florence, n’a—t-elle pas totalement assumé les devoirs de sa régence à la mort accidentelle de son époux, pendant 30 ans ?

Cela n’empêche pas les femmes d’avoir certaines particularités qui se perpétueront d’un partenaire à un autre mais leur savoir- faire devra chaque fois être reconfiguré en conséquence. Elle doit se remettre en question et apprendre à relativiser ses valeurs et ses habitudes si elle entend échapper à un certain enlisement. Le changement de lieu, de langue, de contexte est un atout déterminant pour qu’une femme avance dans sa vie, même s’il y a des constantes ne serait-ce qu’au niveau anatomique et même si un certain exotisme de sa part peut avoir son charme, celui de l’étranger, de la femme venue d’ailleurs, ce qui la met au demeurant en situation d’être enseignée, initiée. Si elle doit transmettre, elle devra le faire au service du milieu dans lequel elle pénètre. Ce sont là des changements sains et  bénéfiques comme si elle était tombée enceinte d’un autre homme qui incarne non pas son passé mais son avenir ……

En ce sens, quand c’est l’homme qui débarque chez la femme, il y a une situation fausse, une certaine inversion des rôles. Il serait bon de ne pas encourage l’immigration masculine et de s’en tenir à l’immigration féminine. Or, ce n’est pas toujours loin de là ce qui se passe pour des raisons économiques, on a surtout importé des hommes pour des travaux relativement pénibles (bâtiment, terrassement  etc.). Le maintien notamment des pratiques islamiques en France est certainement dû à cette masculinisation de l’émigration maghrébine et plus généralement africaine.  L’exogamie, au contraire, implique que la femme adopte les pratiques et les valeurs de son pays d’accueil. C’est dans ce sens qu’il importe de repenser la politique européenne concernant l’immigration. Mais est-ce encore concevable sans prévoir une réaction hostile des femmes car ce serait entériner une image de la femme qu’elles sont nombreuses à rejeter. Autrement dit, l’Europe ne résoudra son problème d’immigration qu’en traitant la question du statut des femmes. Ces deux dossiers sont intimement liés. Cela signifie aussi qu’il faut encourager un certain brassage des femmes ne serait-ce qu’à l’échelle européenne et favoriser les mariages des européens avec des femmes étrangères  à  cette sphère. Le XXIe siècle ne pourra, en tout état de cause, trouver son équilibre qu’en prenant à bras le corps ces  dossiers.

 

 

 

JHB

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L’astrologie et le public : la stratégie Saturne

Posté par nofim le 8 novembre 2013

 

 

L’accessibilité de l’astrologie au public : 1951, l’occasion manquée

Par Jacques  Halbronn

 

Nous avons découvert au dépôt légal de la BNF une revue publiée par les Editions Mondiales Cino Del Duca (groupe de presse qui faisait paraitre entre autres « Nous Deux ») une revue appelée Astrologie (puis Astrologie-Psychanalyse) entre 1951 et 1955, à laquelle participa notamment Armand Barbault, alias Rumelius, le frère ainé d’André Barbault.

La revue est ainsi présentée dans le numéro 1 :

« Conçue et réalisée avec la collaboration d’astrologues choisis parmi les premiers pionniers de la recherche moderne, leur grande expérience jointe à leur conscience sont les plus sûrs garants de la documentation constructive qu’ils vous proposent Leurs conseils quotidiens (.) Feront d’Astrologie le premier conseiller intime du genre. C’est le livre de chevet indispensable à la conquête de votre bonheur »

 

Un article a particulièrement retenu notre attention dont l’auteur n’est pas indiqué dans cette revue où beaucoup de collaborateurs écrivaient sous des pseudonymes. Cela n’étonnera pas nos lecteurs puisque le texte en question traite de Saturne en lui accordant un rôle tout à fait déterminant, au sens propre de celui qui « détermine », qui « fixe » les choses.

Ce texte n’a visiblement pas eu l’impact qu’il aurait mérité et c’est pourquoi l’on peut parler d’une occasion manquée il y a plus de soixante ans !  L’astrologie aurait pu alors prendre une toute autre direction.

Nous le reproduisons en partie ci-dessous (Astrologie n° 1  et 2, juillet et août 1951)

:

« Les cycles de Saturne » :

« Retour d’événements ou retour d’émotions »

« Grande aiguille de l’horloge qui sonne les événements de notre terre, Saturne s’apprête à entrer  dans le signe de la Balance. Il y marquera des étapes importantes et jouera de ses influences aussi bien sur les développements de la politique mondiale que sue le déroulement des existences individuelles. Le tableau ci-contre permet de se rendre un compte exact des derniers parcours de Saturne à travers les signes du Zodiaque, dont il accomplit trois fois  le tour en 88 ans environ/ (.) Si les circonstances et les points de vue changent, en effet, ceux qui étudient de nombreuses vies d’hommes et de femmes dans leur rapport  avec le mouvement des planètes pendant une période de temps suffisante découvrent que les hommes tout comme l’Histoire tend à se répéter. Ou pour parler avec plus de précision ils ont tendance à vivre des événements similaires (quoique non identiques à différents niveaux de maturité, au cours de leur existence (…) Même au cas  où de telles répétitions d’événements  ne se produisent pas, il est à peu près certain que vous verrez se présenter des réactions émotionnelles et psychologiques  analogues/ D’après les enseignements de la psychologie et de la psychanalyse modernes dont l’astrologie tient le plus grand compte, ce sont les  réactions intérieures des individus qui tendent à dessiner  le contour des événements et des circonstances qu’ils auront à vivre »

Il est précisé par ailleurs ;

 

« Si vous examinez votre vie en remontant son cours vers le passé avec la volonté bien arrêtée de découvrir ce genre d’informations vous pourrez vous livrer à des comparaisons instructives entre votre vie en  1948-1950 et votre vie en 1919-1922, deux périodes au cours desquelles Saturne traversa le même signe de la V vierge (…) Vous aurez ainsi le loisir de juger comment les années 1948-1950 vous ont acheminé vers 1951-1953 et vous pourrez prévoir, d’une manière peut être générale mais néanmoins fort valable ce que vous pouvez attendre des années qui se présentent à vous et peut être ce que vous devez préparer ou éviter »

 

Et encore :

« Vous avez trouvé  (.) le tableau donnant les cycles de Saturne  à travers les signes du zodiaque.  (..) vous avez pu voir quelle maison de votre thème se trouve affectée par les passages de Saturne dans les signes. Si par exemple vous êtes né entre le 21 décembre et le 19 janvier, le Capricorne représente votre Iere maison solaire. (..) Vous trouverez sans peine que c’est votre Xe maison qui ressentira à partir du 13 aout les effets de Saturne, effets qui se prolongeront environ deux ans » En vous reportant à la « Signification des maisons » (… vous pourrez passer en revue les détails exacts de ce que représente chaque Maison. Remarquez que les domaines des Maisons se suivent dans un ordre naturel qui représente, en quelque sorte, le déroulement de la vie elle-même (…) Cette façon de comprendre la répartition des domaines régis par les Maisons nous fait voir comment chacun d’eux lorsque nous l’avons vécu nous amène tout droit au suivant en même temps que la planéte lourde qui agitait pour nous le domaine en question passe elle-même dans la Maison suivante. Vivre tous ces domaines de l’existence avec le calme et l’intensité nécessaire, selon  le rythme des périodes planétaires sera la meilleure façon d’employer les années qui nous sont données »

 

Comment situer l’importance potentielle d’un tel exposé datant du tout début des années Cinquante et précédant notamment de peu la campagne zodiacale des petits livres du Seuil, confiée à André Barbault en  1957 (date de parution mais il faut tenir compte de la période de préparation). C’est précisément à cela que nous voulons en venir à savoir que le binôme signe solaire/signe ascendant était une fausse bonne idée qui nous aura fait perdre beaucoup de temps (en fait des décennies) au regard de l’image de l’astrologie auprès du public.

Quel est le caractère révolutionnaire de cet article de la revue Astrologie ? Il met tout le paquet sur un seul vecteur, à savoir Saturne, ce qu’aucun astrologue n’a osé faire. Même Néroman préférait faire avancer le Milieu du Ciel mais il n’aurait jamais eu l’audace de « sortir » une planéte du lot et de lui accorder les pleins pouvoirs, en dehors évidemment du Soleil servant de marqueur pour savoir de quel signe on est. Idem pour l’Ascendant comme si les planètes, elles, devaient être forcément prises comme un tout, credo qu’André Barbault ne parvint jamais à abandonner tout au long de sa longue carrière, notamment avec son « bouquet » planétaire des planètes lourdes (1967) censé introduire une unité fictive, factice..

La grande idée de  « Les cycles de Saturne » -entendez que dans une vie, on connait plusieurs cycles de Saturne, jusqu’ à trois (soit 88 ans), c’est que le public doit avoir un accès simple à l’astrologie en comprenant que Saturne va transiter le thème de chacun au même endroit, dans le même signe mais pas dans la même maison. Précisons qu’il s’agit de maisons solaires et dans la revue on nous donne pour chaque signe solaire – cela prend une demi-page- les signes correspondant à chaque maison. Si on est bélier, on a la maison II en taureau la maison III en gémeaux et ainsi de suite. On demande aux gens de consulter le tableau qui est le même pour tous mais que chacun applique à son cas, en sachant ainsi quelle maison sera touchée. Un autre tableau vient donner la signification des 12 maisons. Enfin un troisième tableau nous dit où se trouve saturne en telle année, sachant qu’il reste en moyenne deux ans par signe. Donc tout le monde saura en quel signe est Saturne à tel moment, et selon son signe solaire, on saura quelle maison sera activée. Un point c’est tout. On est plus dans une astrologie qui panace les planètes, les signes, les maisons. A un instant T, on a une planéte  saturne et une seule et cela restera toujours la même, on a un signe qui est le même pour tous, à cet instant et la seule variable c’est la maison qui est impactée par Saturne, avec 12  options. On  ne parle pas du thème natal ! –On ne parle même pas de la psychologie du signe solaire. On fait de la prévision et l’on dit le domaine concerné pendant en gros deux ans. On n’est même  plus dans une logique de prévision annuelle.

Et qu’est- ce qu’on a eu à la place ou du moins le public pendant cinquante ans ? La combinatoire des deux signes (ascendant-signe solaire) avec ses  144 possibilités et pas une once de prévision datée si ce n’est que le destin c’est le caractère. Or, cette combinatoire zodiacale fausse l’image de l’astrologie qui, contrairement à ce que d’aucuns soutiennent, n’est pas un « art » du mélange des couleurs. Saturne, ici, dans notre article, n’est pas Saturne. C’est un vecteur neutre tout comme le soleil. Le seul facteur qui est mis en évidence c’est la maison astrologique ; Certains feront la fine bouche en disant « Et c’est tout ? », toujours prêts à verser dans la surenchère pour vendre leur marchandise,  en jouant  à l’astrologue qui va plus loin que les autres,  au Monsieur Plus de l’Astrologie :

Oui, on aurait pu depuis plus de 60 ans offrir au public une toute autre communication. Un public qui aurait compris ce qu’était la prévision astrologique, qui connaitrait par cœur les douze maisons et  n’aurait pas à s’intéresser aux types zodiacaux et encore moins aux « mélanges » imbuvables concoctés par des générations d’astrologues du type  qu’est-ce que ça donne bélier plus cancer ou vierge plus scorpion et tout à l’avenant. ? On connait les délices et les affres de l’astropsychologie de papa !

Bien entendu, on a là affaire à une œuvre de pionnier et nous ne cherchons nullement  à entériner un tel modèle mais cela aurait été un sacré grand pas de franchi, dans la bonne direction !

D’abord,  l’élection de Saturne comme étant le marqueur du temps par excellence aurait été un point acquis sur lequel on ne revient pas. Ensuite, non, on ne saurait garder le signe solaire. Nous mettons, avec l’astrocyclo, tout le monde au même régime. Quant aux maisons, comme il est dit dans le texte, c’est très progressif et l’on peut aussi bien diviser  autrement, l’idée d’une certaine cyclicité des situations étant le point  essentiel à retenir. De fil en aiguille on en serait arrivé là où nous en sommes de nos jours, à savoir que l’on regarde où est Saturne, que l’on ne divise pas son cycle en 12 mais en 4. Douze c’est beaucoup trop compliqué ! Bref quatre « semaines » de 7 ans. Et cela le public peut aisément l’apprendre et le comprendre. Qu’est ce qu’il attend le public de l’astrologie ? Qu’elle lui dise dans quel sens les choses sont en train de se dérouler, si on est en train de monter ou de redescendre la pente.  C’est peu mais si c’est vrai et seulement si c’est vrai, alors c’est une information inestimable. Ne  quittons pas la proie pour l’ombre ! Mais le grand truc, c’est de donne aux gens un calendrier, un mode d’emploi qui ne bouge pas, au lieu de sortir une fois tel cycle une autre fois tel autre, – cela donne le tournis-  avec tous les cocktails que l’astrologue «-barman pourra vous préparer.Mais il n’est jamais trop tard pour bien  faire !

Revue intéressante, on l’avouera et le fait qu’elle ait pris rapidement le nom d’ »Astrologie Psychanalyse » n’est peut-être pas tout à fait étranger au titre qu’André Barbault publiera en 1961, au Seuil,  De la psychanalyse à l’Astrologie.

 

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JHB

08  10 13

 

Publié dans ASTROLOGIE, HISTOIRE, PSYCHOLOGIE | Pas de Commentaire »

Prévision et prédiction. Le malentendu

Posté par nofim le 7 novembre 2013

 

 

 

L’astrologie et les chronologies décalées

 

Par  Jacques Halbronn

 

 

On connait cette tendance des gens à privilégier les données qu’ils ont sous la main alors que les données pertinentes sont ailleurs. Prenons le cas d’un livre. Sa date de parution fait-elle sens pour l’astrologie quand on sait qu’il peut exister un certaine intervalle de temps ente le moment où un livre est terminé et celui où il parait. Et tout est comme ça dans la vie réelle et le temps de préparation ne saurait être négligé. Si l’on prend le cas de Pearl Harbour, faut-il spécialement s’intéresser au jour de l’attaque sur Hawaï ? Nous ne le pensons pas tout comme nous ne pensons pas que la vie se définit par des dates précises si précieuses il est vrai pour les astrologues de la vieille école qui veulent à tout prix Fai entrer l’Histoire dans les éphémérides, au jour le jour. Certes, les historiens sont-ils en effet en mesure d fournir des dates aux astrologues, les registres d’état civil et les livrets de famille fournissent des jours précis pour les naissances, les mariages, les divorce, les décès, tout comme les astronomes sont en mesure d’indiquer où se trouvaient les planètes, dans quels signes, à telle date. Et après, on est bien avancé ! On nous répliquera : mais a-t-on le choix, que faire, sinon ? En fait, c’est la question qui est mal posée : on n’a pas à se polariser sur un jour, une heure précis car la vie est un flux, un processus, il y a une montée en puissance ou au contraire une baisse de régime de plus en plus manifeste – pas les deux à la fois  n’en déplaise à certains astrologues! – .et  il faut suivre le cours des choses et d’ailleurs dans le cas de Pearl Harbour –dont nous a encore récemment parlé Christian Moysan avec un enthousiasme quelque peu forcé- les historiens peuvent nous raconter par le menu comment les choses ont pris tournure progressivement. On nous objectera qu’il faut bien s’entendre sur une date et pourquoi pas dès lors la date de l’aboutissement, du « résultat » final ?

Tout d dépend en réalité des outils dont dispose l’astrologue. S’il est un adepte des thèmes astraux, il lui faudra tout passer à la moulinette du « thème » qui est son fonds de commerce, le cœur de son savoir-faire. C’est bien tout ce qu’il sait faire et il faudra donc bien en passer par là ! Mais le plus beau thème du monde ne peut donner que ce qu’il a.

En revanche, si l’on a affaire à un astrologue qui maitrise la technique des cycles, il sera ravi de pouvoir suivre le cours des choses et de situer des états successifs et exploiter toute une série de dates. Bien entendu, pour ce faire, il conviendra de s’adresser à des gens qui ont  ces dates sous la main et cela exige des recherches et des connaissances nettement plus pointues que celles que l’on trouve dans les dictionnaires basiques. Bien pis, l’astrologue ne peut dialoguer qu’avec des spécialistes et non avec un auditoire de profanes qui ne peuvent avoir une approche critique de son corpus. Attention à la vulgarisation de l’astrologie auprès de publics peu avertis du sujet traité astrologiquement. On pense à la date de l’assassinat de Kennedy par exemple. Ce qui compte est-ce sa réalisation finale ou sa conception, sa mise en œuvre ?

Il est vain  de dresser des thèmes pour chaque stade d’un processus car chaque thème peut fort bien être contradictoire avec le précédent ou le suivant, un thème étant un ensemble fort aléatoire et en discontinuité par rapport aux autres thèmes que l’on pourrait vouloir dresser en rapport avec tel « événement » bel et bien daté !

Bien plus, il peut fort bien arriver que tel processus avorte – (abort comme disent les anglo-saxons), soit enrayé,  rate,  bref  doive s’interrompre ou se suspendre. Est-ce pour un autant quelque chose qui n’intéressera pas l’astrologue ?  Les chercheurs en Histoire sont  habitués à traiter de ces tentatives non abouties mais les astrologues ne sauraient en ignorer l’existence car cela  doit entrer dans leurs statistiques.  Inversement, certains événements sont dus au hasard et  peuvent être atypiques au regard du modèle astrologique.

A l’heure des mises en ligne expresses sur Internet, il est vrai que certains décalages entre la coupe et les lèvres tendent à se résorber, tout comme la durée des voyages, entre le moment du départ et celui de l’arrivée, mais l’établissement d’une chronologie reste délicat à mener à bien et ne d’ailleurs pas faire l’unanimité des spécialistes.

Cette façon de privilégier ce qui a atteint son état final fait en soi problème et tend à accorder plus d’importance à la naissance qu’à la conception et l’on peut dès lors parler d’une féminisation de la pratique astrologique qui  préfère s’intéresser aux résultats qu’aux moyens Or, il nous semble bien que l’astrologie ne puisse analyser que les moyens engagés. Il vaut mieux regrouper des recours aux mêmes moyens que de mettre dans le même sac des résultats plus ou moins analogues et qui occultent des moyens employés totalement différents. On nous dira que c’est la fin qui compte. Selon nous, la fin est  contingente. Demander à l’astrologue qu’il nous dise comment cela va finir nous parait  impropre à l’exercice sain de l’astrologie. La fin ne justifie pas les moyens et ne saurait les éclipser.

Autrement dit, il nous semble ben plus approprié statistiquement de rassembler des moyens identiques que des fins identiques. On peut avoir des vies très différentes et une même mort. Ce qui nous intéresse en astrologie, c’est le classement, la typologie des moyens. Soit, le processus va vers le rassemblement soit il va vers la dispersion, c’est cela qui importe. Quand Barbault se contente de prévoir un événement « important », cela nous semble tout à fait insuffisant, même si les gens attendent de l’astrologue des « résultats », ce qui relève plus de la voyance. D’ailleurs, on devrait plutôt  employer « prédire » pour l’astrologue et « prévoir » pour le voyant (ou le clairvoyant, comme disent les Anglais). Et d’ailleurs, les anglo-saxons emploient fréquemment « predict » dans un contexte tout à fait scientifique. L’astrologue dit plus qu’il ne voit, donc prédit plutôt qu’il ne prévoit. Et rappelons que dans le récit de la Gensés, il est écrit « Et Dieu dit que » (Vayomer Elohim) et c’est ensuite qu’il est écrit « Et il vit » quand les choses sont faites, donc après coup.. « Dieu vit que cela était bon »

 

 

JHB

07  11 13

Publié dans ASTROLOGIE, HISTOIRE, LINGUISTIQUE, PSYCHOLOGIE | Pas de Commentaire »

La dimension cyclique de la peinture

Posté par nofim le 5 novembre 2013

 

La perte de cyclicité de l’objet pictural et le cas du thème astral.

Par Jacques Halbronn

A Larissa Blimann

 

Il arrive qu’un objet, qu’un outil ne soit pas employé comme il devrait l’être ou du moins le soit autrement, différemment. On peut ainsi penser que la fonction de la peinture ou plutôt du « tableau », a évolué. Il est probable qu’initialement, la raison d’être du tableau, de la fresque, Comportait un caractère diachronique comme de nos jours les plans de métro, les parcours de chaque line dans les wagons, de nos jours ponctués par un voyant lumineux qui se déplace comme c’était le cas autrefois quand on appuyait sur le nom d’une station et que le trajet pour y parvenir se dessinait sur l’écran en points lumineux.

Nous pensons, comme l’avait d’ailleurs compris Dane Rudyar, que le thème astral n’est activé que progressivement et de façon cyclique. Il ne doit pas être pris comme un tout d’un seul tenant  mais comme ne faisant sens qu’en se déployant dans le temps, ce qui va à l’encontre de la pratique généralement admise actuellement.

Il semble que la lecture spatiale qui s’est imposée ait suivi une évolution parallèle à la façon dont on appréhende de nos jours un tableau et notamment dans la mouvance de la peinture non figurative, abstraite.

On mentionnera ce passage qui nous semble assez instructif  concernant la description d’une gravure qui  « réunit dans une représentation unique- comme seuls savent le faire les images et les rêves- les deux pôles complémentaires et opposées de la passion : d’un côté le « chaud brillant » comme disent les adolescentes d’aujourd’hui, caractérisé par l’excitation et le débordement des émotions et de l’autre l’emprise glacée, qui relève aussi de la passion mais bien différemment puisque celle de la toute-puissance du pouvoir sur autrui. Or si ces deux pôles sont séparés sur l’image, ils sont bel et bien réunis chez  chaque adolescent et adolescente  (.) Ces deux formes de passion coexistent d’ailleurs également dans le fanatisme lorsque l’individu parvient à partager avec d’autres ses convictions idéalistes et morbides »  (L’adolescente et le cinéma   Ed.  Erés  2013,  Préface Serge Tisseron    pp. 7-8) En ce sens le  cinéma ne fait que restituer à la peinture sa dimension « cinétique », évolutive, sa temporalité et on rappellera que la renaissance de l’astrologie est à peu près contemporaine de l’invention du cinéma mais  qu’elle n’a pas pu être marquée par celui-ci. Mais un siècle plus tard, il nous semble parfaitement envisageable, concevable de restituer à l’espace une dimension temporelle voire de penser une nouvelle conception cyclique de la peinture ou  au sein d’une même toile, on représenterait des états successifs, un peu c comme ce qui se passe dans nombre de jeux (Monopoly et plus anciennement, Jeu de l’oie etc.). Il s’agit de jeux qui, à la différence du jeu d’échecs ou de dames ou du jacquet – toutes les possibilités sont indiquées dès le départ mais  où celles-ci ne sont actualisées qu’au bout d’un certain temps,  souvent en se servant de  dés. On pourrait aussi parler des jeux de cartes qui sont selon nous issus de ce type de « tableaux ». Dans le cas du tarot, nous avons ainsi montré que plusieurs arcanes majeurs avaient été empruntés à des « roues »  représentant les signes zodiacaux mais aussi les maisons astrologiques  voire les mois de l’année. (cf. notre postface à l’Astrologie du Livre de Toth, Ed  Trédaniel-La Grande Conjonction 1993)

On peut représenter l’astrocyclologie selon ce même modèle : les 4 étoiles fixes royales sont présentes dès le départ et ne bougent pas, comme leur nom l’indique. Ce qui va bouger sur ce plan, c’est la planéte Saturne et cela ne dépendra pas d’un lancer de dés mais bien d’un mouvement régulier et parfaitement prévisible grâce au savoir astronomique.

Autrement dit, tout tableau comporterait un certain ordre, une certaine succession et donc offrirait une portée prévisionnelle avérée. Le thème astral, et notamment le thème natal,  devra donc désormais être interprété comme un parcours et non comme un portrait psychologique comportant une quelconque constante, si ce n’est que le retour d’un cycle réactualise le passé du moins au niveau des potentialités, des moyens mais certainement pas des résultats ou des effets terminaux. C’est la fin de  ce qu’on appelle l’astropsychologie, de ces pratiques consistant à télescoper tout ce que l’on sait d’une personne comme si tout était présent et actif dès la naissance. Il vaut mieux parler d’un déroulement comme on roule et  déroule un tapis.

Quant au Zodiaque, inspiré du cycle des saisons, il représente de façon emblématique  un exposé de temps successifs et qui ne succéderont que de façon alternative et exclusive. Dès lors, il est absurde de considérer un thème astral dans sa totalité à moins de le situer dans une certaine durée de déploiement et d’exposition. La pratique des combinatoires, des panachages de signes doit être donc abandonnée. A un moment donné, même si l’on n’adopte pas l’astrocyclologie, il importe de disposer d’un vecteur mobile qui se trouve à tel endroit du zodiaque en un instant T avec des planètes s’y trouvant, y demeurant éventuellement. Certains astrologues ont proposé de faire « progresser » l’ascendant, d’autres le Milieu du Ciel (Néroman parle de « fatum » pour désigner le MC) selon un certain « pas » tout au long du zodiaque. Ce qui nous amène à penser que ce qu’on appelle le signe ascendant n’est jamais que le signe que désigne l’ascendant (appelé aussi horoscope) à un moment donné.

Selon nous, la peinture entretient de rapports intimes avec l’Histoire et  narre  forcément une certaine histoire, à la fois passée  et future. La théorie des ères précessionnelles rétablit d’ailleurs cette dimension dynamique du zodiaque : il n’y a qu’une ère à la fois, désignée par le point vernal.  L’astrologie selon nous doit être monozodiacale (au sens d’un signe à la fois), on ne peut pas être à la fois au four et au moulin. Elle doit probablement être aussi monoplanétaire mais cela ne concerne là que les adeptes de l’astrocyclologie qui préfèrent d’ailleurs  au référentiel zodiacal le référentiel stellaire….Nous pensons aussi, en outre, qu’il n’existe qu’une seule et même « histoire astrologique » pour tout le monde, ce qui met fin à l’idée d’une myriade de thèmes de naissance (contrairement au point de vue spiritualiste et peu ou prou karmique de Rudhyar)

 

 

JHB

05. 11.13

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histoire du mouvement astrologique français: la crise du GERASH en 1986

Posté par nofim le 2 novembre 2013

 

 

Histoire du Mouvement Astrologique Français. La  « dissolution » du GERASH  en 1986 et ses séquelles jusqu’en 1996

Par  Jacques Halbronn

 

Nous venons de découvrir un article, qui nous avait échappé – mais dont nous avons retrouvé la trace grâce à Google-  sous forme d’interview (qui doit dater de 1996  environ) intitulé  « L’aveugle philosophe peut-il promouvoirle paralytique astrologue ? Louis Saint Martin », paru dans le cadre du RAO  lyonnais  (revue 3 -7 – 11) et qui comporte certaines inexactitudes qu’il nous importe de corriger à l’intention des futurs historiens du mouvement astrologique français de la fin du XXe siècle. . Comme l’on sait, nous sommes particulièrement bien placés pour traiter d’une question que nous avons suivie de très près et qui concerne les conditions assez  particulières de la création de l’association lyonnaise CEDRA en 1986 par Maurice Charvet  et son épouse. (Anne-Claire Dupont)   Cette association importante est en effet née comme d’ailleurs beaucoup d’associations très humblement. Faisons justice d’emblée des propos véhiculés par certains (peut-être par ignorance ou par incompétence) selon lequel le CEDRA serait la « continuation »du GERASH, également lyonnais comme s’il s’était agi d’un simple changement de nom. Il n’en est rien. Mais ce n’est pas le cas, heureusement,  du texte dont il est ici question. On notera que nous avons ici affaire à trois associations lyonnaises.

 

Trois-Sept –Onze : au sujet De Louis saint Martin : « Nous l’avons interrogé sur un épisode de sa vie relationnelle astrologique, à savoir cette époque où, sortant de sa réserve, LSM prit part à un événement associatif qui compte dans l’histoire de l’astrologie française : la fin du GERASH, créé par Patrice Louaisel et présidé alors par Maurice Charvet (vice-présidé par Jacques Halbronn) et la création du CEDRA, conçu, institué et dirigé par M. Charvet. C’était en 1986-87. Nous avons demandé à notre interlocuteur quelle opinion il a de cette aventure et quelle leçon il en tire.

LSM : Pour progresser en astrologie, il est mieux de ne pas rester tout seul. A un moment donné de mon parcours j’ai donc eu envie de me rapprocher d’une association existante. Il y avait le GERASH. Mais en 86, les fondateurs du GERASH étaient en train de tuer leur propre enfant .Je me suis évertué à sauver cet enfant, à savoir : permettre l’heureuse transmission des avoirs du GERASH dont j’avais été élu Président, puis liquidateur administratif en A.G.E., au CEDRA, et contribuer de manière décisive à la création de celui-ci.  (…) Ce qui s’est passé au allant du ridicule au franchement odieux – avec, au passage, une tentative de détournement de biens sociaux heureusement déjouée – n’est qu’une illustration parmi tant d’autres du syndrome associatif astrologique.

RAO : Les faits n’étaient pas aussi simples : d’après nos propres constatations, des membres importants et compétents du GERASH et en particulier un ou deux cercles locaux se plaignaient de ne pas être assez associés à l’animation de l’association. Maurice Charvet se sentant mis en minorité a laissé le GERASH aux contestataires, en leur disant en quelque sorte « faites-le marcher comme vous le voulez, puisque vous vous prétendez si forts ». Or ils n’ont pas su tenir le gouvernail. Alors Maurice Charvet a créé une nouvelle association, le CEDRA, dont la structure pourrait assurer la bonne marche en évitant ce genre de conflit intérieur paralysant »

 

Notre commentaire :

Intéressant en effet ce regard rétrospectif qui peut  excuser certains oublis et confusions volontaires ou non (on se reportera au Guide Astrologique.  Ed  OIivier Laurens, Paris,  1997). L’’article a raison de préciser que Charvet avait claqué la porte du GERASH  en 1986 en laissant le champ  libre à Patrice Louaisel qui en était redevenu le Président, ce que l’on oublie ici de part et d’autre de préciser en le présentant comme « président fondateur »(en 1974). Ce « retour «  de Louaisel  (qui était parti à l’Ile de la Réunion) fut certainement la cause d’une crise au sein du GERASH (on signalera au regard de l’astrocyclogie que ce retour correspond à une phase ascendante de Saturne, en scorpion, avec en ligne de mire Antarés). Mais Charvet pour contrer Louaisel le nouveau Président n’avait rien trouvé de mieux que de nous faire élire Vice-Président à l’assemblée générale d’avril 1986, en pensant ainsi rendre le GERAS ingouvernable, tout en disposant au sein du Conseil de quelques personnes à sa solde, dont nous-mêmes qui lui devions notre élection à la vice-présidence, alors que par ailleurs nous présidions le MAU à Paris(mais avec un large réseau provincial (cf. le congrès d’Amiens en 86 par exemple) et avions, en 1985,  mis en orbite la FEA (Fédération des Enseignants en Astrologie) de Denise Daprey, dont plusieurs membres étaient des responsables de cercles locaux du GERASH dont la présidente Denise Daprey (Alain de Chivré était membre de la FEA tout comme d’ailleurs Louaisel). D’ailleurs, c fut lors du congrès de Lyon que nous avions organisé à Lyon en 1984, à la Bourse du Commerce (cf. vidéo sur teleprovidence),  que Denise Daprey avait été recrutée par Maurice Charvet, ce qui était assez risqué de sa part.

Or que se passa-t-il ? Louaisel,  réélu président, après une si longue absence, démissionne peu après l’AG  qui nous place comme vice-président, et  il est vrai que nous étions de longue date en concurrence… Il nous convoque et nous demande de venir récupérer, en les faisant venir de Lyon, transmis par Charvet,  tous les biens du GERASH qu’il avait stocké à Puteaux (92), dans la maison familiale. Ce n’était pas la faute de Louaisel si nous étions devenus vice-président (profitant aussi de la dynamique  de la phase ascendante de Saturne mais avec les reins plus solides). Note mère (alors âgée de  73 ans) était venue à Puteaux pour tout  transborder dans sa voiture en direction de Paris XIIIe. Aucun inventaire n’avait été dressé de ce que Louaisel nous avait transmis en juin 86 (date approximative) et seul existait l’inventaire réalisé lors de la passation entre Charvet et Louaisel, ce qui allait par la suite sensiblement compliquer les choses et nous mêles n’avions nullement vérifié si ce que nous passait Louaisel  était complet. Quelque part, ce faisant, Louaisel transmettait ainsi au responsable d’une association concurrente tous les biens du GERASH, ce qui en disait long sur l’amour que Louaisel et Charvet nourrissaient pour cette association.

Quand la revue Trois-Sept Onze, indique que nous étions « vice-président » sous la présidence de Charvet, cela n’a jamais été le cas puisque nous  sommes devenu vice-président sous Louaisel  et pas avant!

Or, qu’impliquait la démission de Louaisel sinon que nous devenions le nouveau président, tout au moins par intérim et doté des pouvoirs statutaires du Président, à savoir la faculté de réunir le Conseil d’Administration.  Autrement dit, si nous n’avons pas obtenu cette faculté, le Conseil n’aurait pu être réuni  statutairement, sauf à suivre une procédure consistant à  réunir les signatures ‘d’une majorité de membres du CA, selon les statuts, ce qui n’eut jamais lieu, ce qui prouve que nous exercions bel et bien la présidence de  plein droit… Donc, on peut se demander quand M. Saint Martin a-t-il pu être élu Président et par quelle instance ? Ce qu’il se garde bien de préciser. A aucun moment M. Saint Martin n’a exercé les droits relatifs à la Présidence ni en convoquant le CA ni l’AG extraordinaire, en septembre 86,  à Lyon, qui allait statuer au sujet de l’avenir du GERAS.  On notera en passant que ni M. Saint Martin, ni nous-mêmes n’étions des membres historiques du GERASh encore que nous l’ayons été au début de l’association avant de fonder le MAU et d’ailleurs grâce à des membres parisiens du GERASH (cf. le Guide de la  Vie Astrologique, Paris Trédaniel, 1984)

Mais quel aura été finalement le statut et le rôle de Louis de Saint Martin en cette année 1986, lui qui était un simple membre du Conseil d’administration, fraichement élu ? Comment démêler le vrai du faux ? Et à quel moment le CEDRA fait-il son apparition dans l’affaire ?

Sur ce dernier point, il est clair que la fondation du CEDRA visait à récupérer les biens du GERAS et notamment la revue Astralis auquel Charvet était très attaché.  Cela ne pouvait se faire que par une dissolution du GERASH avec dévolution des biens à une association, le CEDRA,  créée pour la circonstance, à la veille de l’assemblée générale extraordinaire  par d’anciens membres du GERAS, à savoir le couple Charvet, ce qui correspond à une manœuvre sur le bien-fondé de laquelle on pourrait s’interroger. Le fait que l’ AGE ait eu lieu  à Lyon, explique d’ailleurs la suite des évènements vu que Charvet y avait gardé une influence évidente sur les membres  du GERASH, tout démissionnaire qu’il était.

Il est donc vrai que M Saint Martin fut désigné par l’AGE comme liquidateur des biens du GERASH mais nullement en sa qualité de Président qu’il n’a jamais été. Mais alors, demandera-t-on  par quel tour de passe-passe en était on arrivé à cette extrémité ?  Le CA de Paris que nous présidions, face à  une situation assez critique avait voté une motion selon laquelle M. Saint Martin pourrait se présenter à la présidence du GERASH en vas de non dissolution, ce qui semblait permettre de calmer le jeu. Mais comme la dissolution fut votée, cette possibilité pour Saint Matin de devenir président devenait nulle été non avenue. Et M. Saint Martin, qui devait éviter la dissolution du GERASH – ce qui lui aurait permis de se faire élire par l’assemblée comme nouveau Président, selon ce dont le CA avait convenu, allait en  devenir le liquidateur  au profit du CEDRA, ce qui était une véritable journée des dupes ! Mais le problème, c’est que cette AGE allait bel et bien être présidé par M. Saint Martin comme s’il en avait reçu mandat par le CA alors même que c’est l’AG qui élit le Président du GERAS et non le CA et à notre connaissance  aucune élection d’un nouveau bureau du GERAS ne prit place lors de cette AGE puisque celle-ci vota la dissolution. Il eut fallu que nous-mêmes, président par interim du GERAS, élu par l’AG d’Avril, nous présideons la dite AGE et non M. Saint Martin qui n’avait pas été élu par l’AG d’avril 86 ! En laissant les choses de  faire ainsi, c’ était la dissolution elle-même qui ne se déroulait pas statutairement. Il y eut donc là un imbroglio qui allait pourrir la situation pendant des années…

Que se passa-t-il ensuite ?  Nous avons refusé toute transmission des biens au CEDRA lequel ne peut que s’emparer que du titre de la revue Astralis, ce que nous lui contesterons des années durant par ministère d’huissier.

Il faudra attendre 1995 pour que la justice rende un arrêt demandant que les biens du GERASH soient transmis au liquidateur Saint Martin mais  comme on l’a dit, sans disposer d’un inventaire  en bonne et due forme  de ce que nous avions reçu de Louaisel en 86.C’est dire que l ’arrêt était très vague à ce sujet. Contrairement à ce qu’affirme M ? saint Martin, le CEDRA ne bénéficia en réalité que du tire Astralis dont il avait commencé à se servir dès la dissolution, le reste luii étant parfaitement indifférent. Astralis était en fait un Etat dans l’Etat au sein du GERASH. Que récupéra M. Saint Martin ? Quasiment rien ! Quelques meubles, quelques anciens numéros d’Astrolabe (la revue antérieure à Astralis)  et d’Astralis..On ne savait pas ce que Louaisel avait gardé par devers lui et M. Saint Martin n’en avait pas la moindre idée. Est-ce que le CEDRA a récupéré les archives du GERAS, les registres  des réunions administratives ? La réponse est négative. Nous aurions pu facturer à M ? Saint Martin  l’occupation d’une cave pendant 9 ans. Nous ne l’avons pas fait. Nous n’avions fait que conserver certains éléments tant qu’une décision de justice n’avait pas été prise. En 89, Charvet avait été débouté en référé et nous avions été désigné comme gardien –en attendant- de biens dont aucune liste ne précisait la teneur. En 95, en appel, la Cour avait demandé  à ce que le liquidateur récupère ces biens, nous avons fait un geste dans ce sens, ce quo nous débarrassa. Et M. Saint Matin qui  en reçut livraison à Nîmes se hâta de les  transmettre à Charvet  à Lyon..

Mais il ne faudrait pas oublier le congrès  du GERASH que nous organisâmes  en mars 87 à Paris, au Couvent Saint jacques sur le thème « La Lune au Clair », ce qui montre que la « dissolution » était largement restée lettre morte.iIl est vrai qu’alors le srapports de force étaient totalement  inégauxx. D’un côté, une petite association lyonnaise qui venait de naitre et qui n’existait que sur la Bse du groupe de Lyon qui avait voté la dissolution  et de l’autre un ensemble considérable et bien plus puissant quant à son rayonnement comment témoigne le succès du dit Congrès (en partie en audio sur teleprovidence). On rappellera qu’une partie des forces vives du GERAS était passé dans le diton de la FEA.  Que par la suite le CEDRA soit devenu une association importante ne change rien à la situation des forces en présence dans les années 86-89.  Le CEDRA ne peut que se féliciter  rétrospectivement que nous n’ayons pas pris l’initiative d’un procès ou tout simplement en référé de l’interdiction jusqu’à nouvel ordre de l’usage du titre Astralis. Car le jugement qui déboutait Charvet en 1989  en nous instituant comme gardien, sans autre précision, des biens du GERASH jusqu’à nouvel ordre incluait ipso facto les biens immatériels que constituait le titre Astralis- c’était même le seul bien avéré et incontestable- et le nom d’Astralis dont le CEDRA  se servit pour ses éditons « CEDRA-Astralis » au début des années 90, donc avant d’y être autorisé par la justice. On peut dire que dans l’affaire Saint Martin fut le dindon de la farce. Qu’il vienne en 96, donc au lendemain de l’arrêt se pavaner pour se présenter comme celui qui a « sauvé » le GERASH en nous visant directement sans nous nommer pour « abus de biens sociaux » est purement  diffamatoire, ce qui exige une correction sauf à encourir un délit pour diffamation par voie de presse. En tout état de cause nous avons conservé certains biens qui nous avaient été transmis par Louaisel  en notre qualité de vice-président devenant ipso facto président par intérim, jusqu’à ce qu’il soit statué en 95 par la Cour d’Appel de Paris. (Suite à un premier jugent de 92 dont il avait été fait appel par nos soins). Et  à cette date, nous nous sommes débarrassés des biens dont l’inventaire restera toujours un mystère. M. Saint Martin sait pertinemment que la part la plus intéressante de ces biens ne lui ait jamais parvenue et il n’a pas fait diligence, il y aura bientôt 20 ans, à la réception des dits biens, pour s’assurer, en tant que liquidateur, de leur conformité avec la liste que Charvet avait communiquée à Louaisel, lequel d’ailleurs ne sera jamais inquiété…Mais chacun sait que le véritables enjeux étaient l’affaiblissement du GERASH par-delà toutes les arguties juridiques et que ce fut la cause de la marginalisation de Lyon par rapport à Paris. Rappelons quand même que le congrès que nous organisâmes en 84 donc bien avant l’affaire de 86 avait pour but de narguer le GERAS et cela a abouti  à une sorte de Cheval de Troie, Charvet- qui était présent- recrutant des personnes qui nous étaient proches pour ses cercles locaux, polir atteindre à une dimension nationale. C’est dans cette perspective qu’il convient de situer la création du CEDRA par le couple Caver, en catastrophe, quelques jours avec une Assemblée Générale Extraordinaire qui serait une victoire à la Pyrrhus et un lot de consolation au Gut assez amer.  Nous nous souviendrons toujours de Charvet débarquant à Paris, lors du congrès GERAS de mars 87- donc post dissolution -  pour tenter de recruter bien vainement…quelques brebis égarées. Par la  suite, il reviendra au RAO et non au CEDRA d’apparaitre comme le véritable successeur spirituel du GERASH (les GRAOLS évoquant les cercles locaux du GERASH), à l’instigation de Robert Jourda mais rappelons aussi qu’en 95-96, une scission au sein du RAO, conduite par le Nantais Alain de Chivré, un ancien de la FEA,.(une réunion avait eu lieu non  loin de Nantes, à Pornic, en 86, où nous étions présent )qui déboucha sur la fondation de la FDAF… Quant à M.  Saint Martin, il  ne jouera plus aucun rôle au niveau associatif après  sa performance de 86  qui fut un très joli retournement de veste, qui trompa son monde. C’est dans ces conditions en tout cas, au prix de certains expédients, que le CEDRA put récupérer le seul bien qui lui importait,  çà savoir le tire Astralis auquel Charvet était resté très attaché. D’ailleurs quand on lit les collections d’Astralis, à la BNF, (dépôt légal)  rien ne transparait de cette solution de la continuité ! RAS. Et la revue semble ainsi poursuivre sa parution (en 86-87) comme si de rien n’était.

Voilà donc quelques éclaircissements que nous avons jugé utile de préciser à la suite de ce passage de Trois Sept Onze et nous espérons que l’on nous accordera un droit de réponse à ce sujet :  «  événement associatif qui compte dans l’histoire de l’astrologie française : la fin du GERASH, créé par Patrice Louaisel et présidé alors par Maurice Charvet (vice-présidé par Jacques Halbronn) » Mais nous ne pouvons qu’agréer :oui, ce fut un moment intéressant  dont nous espérons avoir  réussi à communiquer toute la saveur. D’autres épisodes de la vie astrologique française mériteraient des éclaircissements. On pense à la période où le CIA frisa la dissolution et devint, après quelques tribulations, la SFA, en gardant la revue Trigone (dont nous fûmes rédacteur en chef)  en 1975-77, dix ans plus tôt, et à cette occasion nous étions déjà devenu vice-président au milieu des tiraillements divers notamment entre Jean-Pierre Nicola et Jacques Berthon, voilà bientôt 40 ans. C’est alors que firent sécession du CIA ce qui allait devenir le GERAS (H), avec Patrice Louaisel  et le MAU, que nous avions fondé. Deux  leaders –on dira de jeunes loups qui  éclipseraient, chacun à sa façon, l’un au niveau provincial (GERAS, d’abord situé à Oyonnax (Ain 01), l’autre au niveau international (MAU),  le CIA- qui allaient  se mesurer dans des conditions assez inattendues en 1986, à l’instigation de Maurice Charvet avec les effets que nous connaissons, Louaisel ne faisant plus par la suite parler de lui, en tant que leader du milieu astrologique, ce qui exige d’avoir les nerfs assez solides, dirait-on…

 

JHB

31 10 13

 

 

 

 

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Publié dans ASTROLOGIE, HISTOIRE | Pas de Commentaire »

Histoire du mouvement astrologique: la crise du CIA en 1974

Posté par nofim le 2 novembre 2013

 

 

 

Histoire du  Mouvement
Astrologique. 1974, il y a 40 ans,  la
crise du CIA.

Par  Jacques  Halbronn

 

 

Dans une précédente étude, nous
avions montré que la  crise
qu’avait connue le GERASH en 1986 était due au retour de son fondateur Patrice
Louaisel.  Nous montrerons ici que celle
qu’avait traversée 12 ans plus tôt le CIA
fut largement le résultat du « retour » d’André Barbault, ce
qui allait conduire en très peu de temps à la diversification des structures
astrologiques. Comme en 86, nous étions aux premières loges pour suivre le
mouvement, à la fois acteur et observateur, en quelque sorte, dans une posture
peu ou prou ethnologique.  Nous  nous appuierons sur un corpus de revues
astrologiques paraissant à l’époque (Dépôt Légal BNF) et sur des documents
photographiques concernant le Colloque de 1974 (repris dans l’Epopée du
MAU,  sur teleprovidence.com), donc
autant d’éléments accessibles à tout chercheur/

Nous commencerons avec quelques passages des numéros 5  et 6
de la  revue Trigone (Centre
International d’Astrologie) dont nous étions d’ailleurs le rédacteur en chef.

N°6 (2e trimestre 1974) : « transformation du
C.I. A. (…)  L’Assemblée générale a
adopté le principe de la transformation du CIA en une nouvelle société, la
première manifestation devant être le choix
d’un nouveau nom. André Barbault, promoteur de cette idée, l’avait
vigoureusement défendue, précisant que le changement de nom devait
s’accompagner d’un changement d’esprit, dans l’oubli des querelles, qu’elles
soient de dogmes ou de personnes. (..) Après avoir considéré le nom de
« Société française d’Astrologie » son choix s’est porté sur l’Union
Astrologique de France.  (..) Pourquoi
renoncer à l’adjectif  « international ». ?
Parce qu’il ne correspond pas à la réalité »

On apprend aussi que la composition du CA a changé (le 17 juin) à
la suite de l’élection de nouveaux candidats par l’AG (10 juin)  à commencer par Barbault. Nous même
apparaissons comme  Directeur de la
publication de Trigone et Directeur de la Bibliothèque. Le n°7 de Trigone
allait d’ailleurs  donner une place de
choix à la Bibliothèque (cf. pp. 13 et seq)  en publiant le « Catalogue  général des Livres de la Bibliothèque
Astrologique » (au Ier octobre 1974).
Nous rappelions en avant-propos que « 90% des ouvrages n’ont pas
été déposés par des membres du CIA »
et  que « la Bibliothèque
Astrologique  accueille la Bibliothèque
du CIA dans ses locaux ». Quant aux revues, elles  étaient en partie une contribution d’André
Barbault.+

Mais nous n’avons pas été
reconduit en tant que Vice-Président (élu
par le CA l’année précédente.  On
notera qu’à la différence du GERAS, ce n’est pas l’AG qui élit le bureau mais
le CA), les statuts différant d’une association à l’autre.

Paradoxalement, c’est au moment même où Paris s’apprête à accueillir
un congrès international que le CIA
renonce à son « I » pour prendre le qualificatif de « France ».
Or, ce mot « international »
est d’actualité puisque nous avions mis en orbite les JIAP, c’est à dire
les Journées Internationales Astrologiques de Paris. Nous écrivions dans
Trigone n°5 (Ier trimestre 74) : « Voici un  nouveau sigle qui monte au firmament de la
vie astrologique ». En fait nous annoncions deux manifestations pour le
mois de septembre 74 « L’on se demandera pourquoi tenir ces journées de
rencontre et d’accueil à quelques jours du congrès CIA-ISAR . N’y a-t-il
pas risque de double emploi, voire de rivalité ? (…) Seront conviés à ces
tables rondes tous les groupements astrologiques sans distinction, le CIA, le
GERAS, le Journal Astral se sont déjà inscrits (..) Il ne saurait y  avoir compétition avec le Congrès CIA-ISAR,
je suis vice-président du CIA et membre du bureau directeur de l’ISAR,  c’est-à-dire que je me sens pleinement
responsable du succès du Congrès qui fait suite à ces JIAP ». Les JIAP
devaient être accueillies Square Rapp, à la Société Théosophique de Paris, avec
l’accord de S. Lancri son président, salle Adyar. Mais dans le n°6 postérieur à
l’AG et au CA de juin 74, nous annoncions : »Les deux événements
distincts qui devaient se produire en septembre ont fusionné. Tout se tiendra à
l’Hôtel Méridien, aussi bien le Congrès ISAR-CIA que les JIAP (…) Mes deux
enfants se sont réconciliés : en effet, atteint de congressite, je suis
responsable pour tout ce remue-ménage qui saisira l’astrologie française à la
Porte Maillot. Vingt ans après » (le dernier congrès parisien s »était
tenu à la Mutualité, à la fin de l’année 1953 !, avec André Barbault
vice-président). Pour notre part, la disparition programmée –mais  non encore entérinée-du nom CIA n’allait pas
sans risque de « prolifération de groupuscules astrologiques qui ne
seront plus écrasés par les 28 années d’existence  du CIA. Alors il serait à craindre que la vie
astrologique française ne se disloquât complétement et que l’instabilité d’hier
ne soit rien comparée à celle de demain »

On peut en tout cas se demander si les motivations du retour de
Barbault en se portant candidat au Conseil d’administration de juin 74 n’étaient
pas en réaction par rapport à nos activités.  Rappelons que le mot « international »
concernait aussi bien les JIAP que l’ISAR : International Society for
Astrological Research. En tout cas, ce n’’est pas par hasard que notre vice-présidence
fut écourtée (elle ne dura qu’un an) alors même que nous avions obtenu que l’ISAR
organisât  un Congrès à Paris.

Dans le n°6, on trouve une « Rubrique du GERAS » (Groupe Européen
de Recherches en Astrologie Scientifique) avec un Editorial de Patrice Louaisel
qui était devenu « secrétaire général intérimaire » du CIA (ce qui
signifie qu’Henri Le Corre était déjà démissionnaire de son poste de
Secrétaire  Général fraichement acquis)
outre le fait qu’il était « Directeur du GERAS.  Son statut de secrétaire général aura d’ailleurs
été fluctuant tout au long de 1974.  Louaisel  note qu’il aurait pu, s’il l’avait voulu,
succéder à Jacques Berthon comme responsable de Trigone, ce qui signifie que
nous avions été un « second choice ». Mais dans le n°6, on lit « « Le
GERAS (anciennement Laboratoire de recherche du CIA) nous prie de vous informer
qu’il prend désormais son autonomie complété »

Dans le n°7 de Trigone, toujours en 1974, paru après le congrès de
septembre, nous revenons sur notre « disgrâce » : « C’est
peut être  grâce à cette légère disgrâce
que j’ai pu associer au congrès le CEFA et le GERAS dont les liens avec le  CIA ne sont pas particulièrement étroits
ainsi que devenir le secrétaire général de l’ISAR au-dessus des partis ».
Les relations CEFA-GERAS se poursuivront sous la forme de conférences
organisées en commun au FIAP, à Paris (cf. Astrolabe  Automne 75 n°8 ), ce lieu allant devenir par
la suite familier des congrès du MAU à partir de décembre 1975.
De  fait,  le meeting astrologique de 74 ne saurait
historiquement être désigné comme le « congrès CIA-ISAR » mais  bien comme le congrès CIA-ISAR-JIAP et par
ailleurs, le ralliement du GERAS de Louaisel et du CEFA de Jean-Pierre Nicola s’inscrivait
bel et bien dans la dynamique des JIAP. A noter que le CEFA était né au sein du
CIA tout comme d’ailleurs la revue de Barbault «  L’Astrologue » et
Trigone allait succéder à cette revue du fait du départ de Barbault (en 68, peu
après sa création) avant que celui-ci ne revint (en 74) mais sans que l’Astrologue
ne soit restitué au CIA.

Voyons justement comment les événements du CIA sont relatés à l’époque
dans L’Astrologue (n° 25 à 27)  dans la rubrique « Aux quatre coins
du Zodiaque »

N°25 : »jusqu’à l’assemblée
générale de juin 74, le Bureau est constitué
par  Paul Colombet, Président,
Jacques Halbronn Vice-président, Patrice Louaisel  Secrétaire Général  (qui) publie l’Astrolabe, organe du Groupe d’études
et de recherches en astrologie scientifique) » En fait, Jacques Berthon
avait démissionné en janvier de son poste de secrétaire général. Quand nous lui
avions succédé pour la revue Trigone, il nous avait également transmis divers
documents qu’il détenait en cette qualité de Secrétaire Général, ce qui faisait
de nous de facto un secrétaire général par intérim, outre notre poste de
vice-président.

N°26 « Notre prochain numéro donnera la composition du nouveau
conseil et de son bureau directeur. »On se demande pourquoi ce délai.  Il est ajouté ; » Les efforts du
CIA se concentrent cet Eté sur la préparation des journées astrologiques de
langue française au sein du symposium de l’ISAR » On  a l’impression que cela fait pendant aux
JIAP.

N°27 :  Barbault donne
enfin la composition du bureau dont ont disparu les deux jeunes loups, Jacques
Halbronn et Patrice Louaisel, mis au pas et  rétrogradés au rang de simple membre du CA,
leurs postes respectifs étant occupés par des vieux de la vieille, des fidèles
des premières heures: Henri Fortin, Régine Ruet, Henri Le Corre.(qui travaille
à Astroflash) sans compter le fidèle Paul Colombet qui reste à son poste, quant
à lui, le seul rescapé de la troïka de 73. Barbault  annonce
« la première réunion de l’U .F. A. », le nouveau sigle
du CIA, pour le 9 octobre 74. On sait que finalement le CIA prendra le nom de
SFA.

 

Du côté de J. P. Nicola, nous avons également des témoignages intéressants
et qui permettent de recouper les informations. Dans son Anthologie
Astrologique 1980-1988 (Ed COMAC 2006, première édition 1993) ; on lit à
la rubrique « L’histoire au point n°2, pp. 183 et seq), on trouve une « Communication
aux Journées Internationales Astrologiques de Paris-septembre  1974, Un chapeau précède cet exposé que nous
reproduisons mais  les faits sont
antérieurs de près de 20 ans : Nicola laisse entendre que c’est tout le
congrès qui s’intitulait «  Journées Internationales Astrologiques de
Paris » , on a vu que la réalité était plus complexe. En fait, un  grand panneau
à l’entrée du Méridien indiquait en toutes lettres les noms du CEFA et
du GERAS en dessous de celui de la Bibliothèque Astrologique. (cf.  archives photos in L’épopée du MAU, sur  DVD et sur teleprovidence.com) mais sans
référence à l’ISAR ni au CIA.  Le congrès
était bel  et bien  celui d’un partenariat entre deux pôles, eux-mêmes
constitués de leurs propres composants.
Nicola, lisant notre GVA (Guide de la Vie Astrologique, Ed  Trédaniel, 1984) précise : » J’apprends
avoir été réconcilié par ses soins (ceux de JHB) à Patrice Louaisel avec qui j’étais,
sans être fou de lui,  pourtant en
correspondance. Ce  qu’Halbronn ne dit
pas (..) : la rencontre  a eu lieu
chez moi (..) c’est moi qui ai suggéré à Halbronn de fonder une Associations
des Associations qui commençaient à se multiplie. Comment lui en vouloir, nous
avons tous des trous de mémoire ! ».

A cela nous répondrons que le fait que la « rencontre »
ait eu lieu chez X ou Y ne prouve strictement rien et qu’on voit mal ce
que  JHB y faisait lui qui n’était responsable
d’aucune association sinon pour  faciliter les relations entre Louaisel et
Nicola, par-delà une « correspondance ». Mais de fait, et quoi qu’il
en soit,  à l’ouverture du Congrès du
Méridien,  nous primes la parole pour
évoquer une « confédération » des associations.  On sait qu’en matière de projets de
fédération, nous avons fait, plus que e quiconque, abondamment nos preuves
depuis 40 ans.

 

Que trouvons-nous dans les
Cahiers Astrologiques d’Alexandre (André) Volguine à la rubrique  « Les nouvelles  astrologiques » ?

N°168 : on y revient sur les souvenirs du précédent congrès du
CIA, vingt ans plus tôt : «  Il n’est pas question d’éliminer qui que
ce soit  contrairement à ce qui s’est
passé  pour le Congrès de Paris de 1954
où une bonne moitié  d’astrologues en vue
a été  purement et simplement
volontairement éliminée par les organisateurs » Volguine évoque une crise
du CIA « depuis 7 ans’ « laquelle se manifeste encore en janvier par
la démission de son secrétaire général J. Berthon, directeur de Trigone dont
il décline désormais toute responsabilité »
N° 169  Volguine annonce  nos JIAP
parallèlement au symposium ISAR et non avant  celui-ci. (p. 174) Il écrit «  Cette
année s’annonce de plus en plus comme une année de suractivité astrologique et
de manifestation de la vitalité de l’astrologie »

N°° 170-171   Volguine
associe bien «  les Journées Astrologiques de Paris  et le Symposium d’ISAR » (p. 233), sans
mentionner le nom du CIA.  Il rapporte «
Dès le premier  jour  jusqu’au dernier, c’était l’improvisation
continuelle allant du recrutement  urgent
des conférenciers  jusqu’à l’interruption
de l’exposé avant la fin ». C’est ce même Volguine qui un an plus tard
nous invitera à  le rencontrer à Nice en
vue de prendre la succession de ses Cahiers, à la suite de sa collaboration
avec Michel Bustros que nous avions connu à la Société Théosophique, où il assurait
un cours d’astrologie  hindoue (Jyotti).
Quant au jugement que rapporte Volguine, nous n’y voyons nullement, pour notre
part, un probléme car la dynamique était excellente comme le rappelait
justement Paul Colombet  dans la revue
Trigone  n°7 (p.6) : « Nombreux
sont ceux qui, au moment du départ, m’ont dit que malgré les imperfections, ils
gardaient de ces huit jours le meilleur des souvenirs ». On sait à quel
point les congrès trop bien préparés et huilés sont une plaie !

Que conclure de ces divers rappels vieux de 40 années ? Est-ce
que Barbault ne fut pas plutôt un pompier pyromane ? Il ne semble pas en
tout cas que ses interventions au cours de l’année 74 aient été salutaires pour
le CIA dont il avait été si longtemps un des piliers ?  Le « nouveau CIA » débaptisé allait
y perdre sa centralité. Période d’ailleurs assez ingrate pour André
Barbault  qui ne parviendrait pas à
publier « Clefs pour l’Astrologie » aux éditons Seghers, celles-ci,
in fine, préférant lui préférer un certain Jacques Halbronn. (1976) Un procès
en diffamation à propos d’un article incendiaire  de la revue L’Astrologue sur le dit ouvrage
allait se conclure à son encontre en 78.

Etrange comportement anti-jeunes chez Barbault qui, en son temps,
aussi, avait été « jeune », ayant été élu vice-président à la
trentaine mais né dans le sérail, du fait de son frère Armand (Rumélius). Force
est de constater que Barbault n’organisa aucun congrès entre 54 et 74, celui de
53-54, d’ailleurs, étant suscité par une association autrichienne. L’ère des congrès
allait d’ailleurs changer sensiblement la donne : les conférences, les
revues alalient prendre un coup de vieux et l’oralité prendre le pas sur l’écrit.
Le plus étonnant, c’est cette fixation sur le mot « international »
qui animait Barbault au sujet du CIA alors même que l’astrologie française
allait entrer dans la période la plus internationale de la seconde partie du
XXe siècle. Il y a là un échec prévisionnel retentissant !

. On assiste en fait à une fin de régne mais aussi à ce qu’on
appelle le « coup » de trop. De même Louaisel, en 85-86 aurait-il
mieux fait de ne pas revenir au GERAS, en refaisant l’erreur de Barbault et en
précipitant sa déconfiture, la solution devenant le problème. Mais  la condition humaine n’’est-elle pas  cyclique et
articulée sur la dialectique du rassemblement et de la dispersion, ce qu’illusteraient
à merveille les événements de 1989 dont on sait que grâce à eux, Barbault  connut un certain  réconfort après avoir vécu une décennie 80 si
frustrante au regard de ses prévisions astrologiques ?. En septembre  74, les cieux (phase descendante en
Astrocyclologie), de toute façon, n’étaient guère favorables au maintien d’un « Centre »
et en fait c’est ce mot de « centre » qu’il était impératif de
corriger(Force en tout cas est de constater que nombreuses furent les
structures  et entités astrologiques qui
naquirent au sein du CIA : du CEFA (Centre d’Etudes et de Formation en
Astrologie  qui se transformera en COMAC)  en passant par le GERAS (par la suite GERASH),
et le MAU (issu de la Bibliothèque Astrologique) sans  oublier  l’Astrologue. La SFA actuelle doit, quant à
elle, son existence au « retour » de Barbault mais elle aussi connut
des aléas avec la Société Astrologique de France, titre qu’elle s’était choisi
avant de devoir en changer, du fait que le titre était déjà pris ! Mais le
plus rageant aura peut-être été pour Barbault, de voir se constituer en dehors
de cette SFA un nouveau centre terriblement actif, avec le MAU (ce Mouvement
Astrologique Universitaire puis unifié qui portera ce U  de l’UFA mort née voulue par Barbault)  aux congrès duquel il ne participera jamais.
Est-ce que le mot « Union » n’était pas somme toute aussi irréaliste
que le mot «  International » ?

 

 

JHB

02. 11. 13

Publié dans ASTROLOGIE, HISTOIRE | Pas de Commentaire »

L’omniprésence du deux pour l’évolution de la conscience

Posté par nofim le 30 octobre 2013

Le seuil infranchissable de la dualité en astrologie et ailleurs.

Par  Jacques Halbronn

 

 

Selon nous, le deux est absolu, on ne peut aller ni en deçà,  ni au-delà. On ne peut aller en deçà en prônant
l’unité, ni au-delà on évoquant une pluralité qui commence après le deux.
D’ailleurs, trois est    à rapprocher de
« très », c’est-à-dire beaucoup. C’est tout dire. Quitter le deux, c’et
s’exposer inéluctablement à la confusion. Or, notre civilisation semble tentée
par ces deux types de dépassement, tant en deçà qu’au-delà du Deux. Et
l’astrologie, dont on sait que c’est un de nos terrains favoris, incarne assez
bien les dérives d’une telle aventure.

Selon nous, l’intelligence
humaine ne peut  maitriser
pleinement et en pleine conscience ce qui ne passe par le deux.  Tout discours qui ne s’articule pas sur le
deux est inaudible, inintelligible. Et même en musique, il n’y a rien d’autre,
au fond, que le mouvement lent et le mouvement rapide sans parler du
manichéisme du positif et du négatif, du chaud et du froid, de l’humide et du
sec, du cru et du cuit, du nu et du vêtu, du vrai et du faux, du petit et du
grand et bien entendu de l’.homme et de la femme, de l’animus et de l’anima, du
maître et de l’esclave etc., etc. Tout cycle exige deux  temps
de façon à marquer précisément la cyclicité. Toute prévision exige pour
exister une alternance et une alternative. Si le monde était constant, que
resterait –il  à  prévoir ? D’aucuns  répondront que la diversité infinie est aussi
source de découvertes/ Mais la diversité n’alimente pas l’attente d’un retour
et c’est bien là que le bât blesse.  On enlève
du piment à la vie en bafouant la dualité, en la niant, en la noyant dans un
entrelacs de possibles où l’on finit par se perdre.

Cette dualité est nécessairement dialectique, c’est à dire que
chaque chose ne se définit bien que par son contraire et toute prévision
annonce un contre-pied sinon elle n’est pas intéressante et ce qui tue
l’astrologie, c’est qu’elle en devient ennuyeuse. Renouer avec la dualité
ferait le plus grand bien à l’image de l’Astrologie et la mettrait en phase
ipso facto avec un grand nombre de domaines au lieu qu’elle continue à jongler
avec, le 3, le 7 ou le 12

Mais encore faudrait-il que l’on en finisse-et cela semble être une
pilule bien difficile à avaler pour les astrologues avec la multiplicité des
cycles et des planètes car que deviendrait alors la dualité ? Ce serait un
jeu de dupes !

La vraie dualité exige un cycle unique et non pas deux cycles ou
plus. De même, la vraie dualité exige une seule planéte passant par des stades
opposés et non deux principes différents, ce qui serait le cas en combinant
deux planètes. Autrement dit, une seule planéte doit porter à elle seule tout
le poids, l’élan de la dynamique en se conjoignant, non pas comme le préconisaient
les frères Barbault dans les années trente-quarante  sous la forme d’un « cycle
planétaire » constitué de deux planètes mais. Sous celle d’un intervalle
variable entre une planéte et une étoile fixe ou une planéte et l’axe des
équinoxes et des solstices (solution que nous avons abandonné depuis longtemps
mais que nous avions envisagé initialement, cf. Clefs pour l’Astrologie, Ed Seghers,
1976), cet intervalle étant le vecteur même de la dualité de par le rapport
conjonction-opposition (ou ses équivalents au sein d’un cycle de 7 ans,  cf. nos études à ce sujet, sur nofim)

En ce qui concerne la déontologie de l’astrologue, ces
considérations ne sauraient être sans effet. Nécessité d’un seul cycle
monoplanétaire,  d’une prévision à deux
temps avec indication d’une phase A  et
d’une phase B, séparées par un délai raisonnable. On n’en est plus au temps où
l’astrologue se croyait obligé de brusquer son client, de lui mettre la
pression pour qu’il passe à l’acte. Combien d’astrologues se sont enfermés dans
un tel rôle en croyant se rendre utiles quitte à instrumentaliser l’astrologie
à des fins de coaching de bas étage ! Un de nos premiers souvenirs
d’astrologue concerne une prévision que nous avions faite à notre mère en lui
signalant astrologiquement une période favorable sur le plan relationnel. Or,
cette prévision, nous confiera-t-elle plus tard l’avait incité à faire preuve
d’un peu d’initiative, ce qui l’avait conduit à entrer dans une relation qui
d’ailleurs s’avéra durable.

Nous ne sommes pas en faveur d’une astrologie stressante qui vous
dit que les choses doivent se faire tel jour à telle heure. Le temps court
n’est pas celui de notre astrologie même si certaines personnes ont besoin de
ce caractère contraignant (cf. notre article sur les femmes et l’emploi du
temps, sur nofim).

Gros sacrifice que de devoir renoncer à ce chapelet de planètes, de
signes, de maisons et qui chargent la mémoire. De nos jours, le mot clef est « Conscience »
(cf. sur teleprovidence, notre reportage sur le Forum de l’Evolution de la
Conscience) et c’est par le Deux que notre conscience se structure. Le mieux
est l’ennemi du bien. Cela dit, on peut introduire des subdivisions plus fines
au sein d’un cycle mais à condition que celles-ci  se situent dans la diachronie, la succession et
non dans la synchronie, la juxtaposition (cf. notre étude sur l’habitat de la
pièce unique et polyvalente, sur nofim)

 

JHB

30. 10.13

Publié dans ASTROLOGIE, DIETETIQUE, ECONOMIE, FEMMES, HISTOIRE, LINGUISTIQUE, MUSIQUE, POLITIQUE, PSYCHOLOGIE | Pas de Commentaire »

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