L »abandon de l’indice cyclique par Barbault en 1990

Posté par nofim le 4 octobre 2013

 

 

 

Barbault et le repli stratégique de 1990

Par  Jacques Halbronn

 

L’historien de l’astrologie du XXe siècle se doit  de signaler les évolutions et les revirements  des astrologues à l’aune des événements.  La carrière d’un astrologue n’est pas de toute repos  et ne s’écoule pas forcément comme le ferait un fleuve tranquille. Parfois il peut arriver qu’une réussite sur le terrain cache mal un échec théorique. Le théoricien de l’astrologie est parfois condamné à toutes sortes d’acrobaties. En tant qu’ingénieur es astrologie, il peut être tenté de modifier les règles du jeu astrologique pour mieux coller avec les « faits » ou    ce qu’il prend pour tels. Nous suivrons André Barbault sur cette voie glissante depuis les  années soixante  jusqu’aux  années 90 du siècle dernier, en mettant en évidence cette dialectique de la théorie et de la pratique qui chez cet auteur est particulièrement saisissante. Nous procéderons en une sorte de flash-back  à partir de l’année 1990, en nous appuyant sur les colletions des revues Astralis et L’Astrologue pour les années 89-90.(dépôt légal  BNF).

Ce qui frappe le lecteur actuel au vu de ces revues, c’est plus une absence qu’une présence, une absence d’autant plus criante qu’elle fait contraste avec l’écho d’une prévision pour 1989 au cours de la décennie suivante. On peut dire que le cycle Saturne-Neptune dont il sera question alors revient de loin, que c’est même un revenant.

.Non pas que ce cycle ne soit pas du tout mentionné avant le lendemain des événements de 89 mais il fait partie d’un ensemble plus vaste, et notamment d’un trio de planètes. Par ailleurs, le cycle en question est bien étudié dès 89 mais sans aucune référence à André Barbault qui semble avoir  été le seul à se souvenir de ce qu’il avait écrit au début des années Cinquante à ce sujet. Spontanément, en effet,  des astrologues vont-ils évoquer le cycle Saturne Neptune et même la mort de Staline en 1953 mais cela sera de leur propre chef avant que Barbault n’affirme son droit de propriété intellectuelle  sur le dit cycle. C’est dire que la prévision de Barbault effectuée en 52-53 était tombée dans les oubliettes.

. A en croire le Barbault de 1990, tout le monde était au courant de sa prévision de 1953 et lui-même y serait revenu à maintes reprises à mesure que l’on se rapprocherait de l’échéance. Or, si on lit Astralis, la revue du GERASH reprise par le CEDRA (dans des conditions sur lesquelles on ne reviendra pas ici), les chroniqueurs d’astrologie mondiale que sont Richard Rongier et Bernard  Hammond ne se référent pas (numéros 27 à 30 en 89)  à Barbault dans leurs travaux pas plus d’ailleurs qu’il n’en est fait mention dans la revue du dit Barbault, en 1988-89,  L’Astrologue.. Fin 1989, Barbault signale dans une brève étude forte discrète, mal indiquée au sommaire,  au demeurant, la « doriphorie » de 1990, c’est-à-dire la série de planètes dans une même zone du zodiaque et non Le  cycle Saturne-Neptune qui ne fournit qu’une conjonction parmi d’autres et ne tire pas toute la couverture à lui, loin de là ! Comment expliquer  ce statut  médiocre du cycle avant la fin 89 ? C’est que Barbault est écartelé !

Il est vrai que la définition même de cycle a évolué. En 1935, Gouchon dans son Dictionnaire Astrologique, définissait le cycle astrologique ainsi  (p. 144) : «  On appelle ainsi le temps que met une planéte soit pour accomplir une révolution complète du Zodiaque [à partir du 0° bélier], soit pour  revenir au bout  d’un nombre exact d’années à une même position  zodiacale ». Par la suite, on entendra par cycle le rapport entre deux planètes et ce sans rapport avec le Zodiaque et on ne trouvera donc pas de cycle correspondant aux révolutions des planètes : pas de cycle de 84 ans pour Uranus ou de 12 ans pour Jupiter mais des cycles  à géométrie variable en fonction des deux planètes concernées, avec des relations plus ou moins faciles selon la nature des dites planètes. C’est dire qu’avec les frères Barbaut et leur « cycle planétaire », la notion de conjonction était devenue quelque chose d’assez variable et complexe en dépit des apparences.

Nous disions donc qu’en cette fin 89, Barbault hésite encore à renoncer   à sa « Loi fondamentale de l’astrologie », à son supercycle qui est la résultante de toutes les planètes lentes.

Rappelons ce que Barbault écrit à la fin de 87 : (n° 80 de l’Astrologue). C’est devenu un ménage à trois : «  La rencontre Saturne-Uranus-Neptune » : « Maintenant qu’arrive le tournant de la triple rencontre Saturne  Uranus  Neptune il convient pour éviter l’artificiel du commentaire « après coup » de se livrer à un exercice d’interprétation prévisionnelles de ce grand phénomène »

Et fin  88,  dans le numéro 84  de l’Astrologue avec un  «  Ouragan sur 1989-1990 «

« Si l’on veut comprendre la conjoncture du cap de 1990, il faut dissiper un point d’obscurité de la lecture de l’indice cyclique. Au cours du XXe siècle, cet indice  est fait d’une série de fluctuations faisant se succéder 8 phases ascendantes et 8 phases descendante (.)On sait que cet indice se prête à une lecture relativement simple quant à son parcours général dans les valeurs de ses  variations positives et négatives. A l’indice montant, l’ascension d’une société mondiale qui se construit et s’améliore ; au descendant, une régression de celle-ci en proie à ses problèmes. (-..) On sait que ce temps du minimum cyclique est invariablement celui d’un état de conjonction. » Barbault tient à son indice. Il pense même que ce qui se passe va encore le sauver des déconvenues du début de la décennie. Que faire : conforter in extremis l’indice cyclique ou revenir sur une ligne de forte résistance, celle du seul  cycle Saturne-Neptune  d’autant que ce serait la fin du rêve d’un cycle universel?

Il ne peut donc encore se résoudre à un repli stratégique vers un seul et unique cycle planétaire, celui formé par Saturne et Neptune – lot de consolation- mais celui-ci n’a-t-il pas, tout de même, ses lettres de noblesse, sa légende dorée dans l’histoire même de Barbault ? Pensez donc une prévision effectuée 36 ans à l’avance et visant bel et bien la Russie ? A ce propos, l’année 89 concerne-t-elle vraiment la Russie ? On peut penser que Barbault va encore hésiter car la Pologne, la Roumanie ne sont pas la Russie et d’ailleurs la Russie ne perd pas alors son leader Gorbatchev. Barbault veut encore avoir une lecture positive de ce qui se passe en URSS. Après tout n’est ce pas là une sorte de « printemps » des peuples ? Mais bientôt il se mettra à comparer  ce qui se passe à la prise de Constantinople de 1453 par les Turcs ! Le problème, c’est que Barbault n’a à aucun moment   indiqué, en temps utile, c’est-à-dire à l’avance, que l’on allait vers un effondrement de l’empire russe. ..Tout se passe comme si cette catégorie de l’effondrement d’empire  n’existe pas dans son modèle et ce qui vient le prouver, c’est qu’il ne signale pas de cycle qui rendrait compte de tous les effondrements dans l’Histoire à commencer par ceux du XXe siècle et pourquoi pas celui qui affectera son propre pays, la France quand elle perdra ses « colonies », 29 ans plus tôt soit un cycle de Saturne. Même en 1990, Barbault ne propose pas un tel modèle. Il est vrai qu’il veut garder le lien entre Saturne- Neptune et la Russie. Mais tout le problème est là : Barbault a très peu d’éléments dans son dossier. Avec un cycle de 36 ans, il couvre en 3 fois tout un siècle et comme il se limite à la Russie, cela fait très peu de cas à considérer et à garantir. Là où un cycle plus ouvert et plus court impliquerait des dizaines voire des centaines de cas sur un siècle, Barbault n ‘a que trois échéances à couvrir dont une déjà acquise au départ, celle de 1917 et une  autre qui l’est dès 1953  avec la mort de Staline. Autrement dit, Barbault n’a qu’une carte à jouer, qu’il a gardé sous le coude, celle de 1989, la suivante étant  36 ans plus tard pour 2025 quand il aura 104 ans ! C’est quitte ou double !

Même en 1989 dans le numéro de l’Astrologue consacré au bicentenaire de la Révolution, Barbault n’en profitera nullement pour rappeler son échéance pour 1989 qui appartient  à une autre vie, celle de l’avant  Indice, celle où il n’était encore le petit frère de Rumelius et dont il pensait avoir tourné la page. Pour nous qui sommes un spécialiste de Nostradamus, nous ne pouvions qu’être fasciné par les tentatives de construire un nouveau mythe prophétique autour de l’astrologue André Barbault. Pour la bonne cause, nous dit-on..

 

 

JHB

04. 10  13

Publié dans ASTROLOGIE, HISTOIRE, POLITIQUE | Pas de Commentaire »

vers une refonte de la théorie des aspects

Posté par nofim le 4 octobre 2013

 

Réflexions sur les aspects en rapport avec la pensée de Rudhyar

Par  Jacques  Halbronn

 

Kepler avait raison d’accorder la plus grande importance aux aspects mais il n’est pas certain que l’on ait bien compris quels étaient les vrais enjeux du débat à savoir peut-on penser une astrologie centrée sur les aspects et  ne s’intéressant pas, par exemple, au Zodiaque en tant que signifiant. On n’oubliera pas que les aspects sont d’abord liés  à une dynamique cyclique et  n’ont pas grand-chose à faire au sein d’un thème, d’où un débat spécieux sur les « orbes » qu’a relancé récemment Christian Moysan.

En effet, si dans un thème, on doit se demander s’il y a ou non aspect, en astrologie prévisionnelle, la question est de savoir quand il y aura aspect, ce qui ne saurait tarder de toute façon. La notion d’aspect appliquant et séparant n’est en pratique prise en compte qu’en prévisionnelle. La maladie consistant à faire des thèmes à toute occasion, y compris en astrologie mondiale  est devenue chronique. On compense par un certain savoir historique les carences du modèle théorique, comme si tout pouvait se réduire à un point de départ que l’on agrémentera, ou pas, au moyen de transits mais là encore, cela reste assez théorique et par manque d’informations sur les dates de la vie d’un auteur, on préfère généralement s’en tenir à une vision globale à partir du thème de naissance ou de tout autre thème que l’on aura jugé bon de dresser..

 

On partira d’un texte de  René Ifrah,  paru dans la revue Astralis, en  1983, il y a 30 ans,  «  La pensée de Dane Rudhyar »  ( n°4  (I)  et  5 (II), 6 (III) ;

« Beaucoup d’astrologues « pensent pouvoir mesurer la valeur d’un aspect à sa seule position dans l’espace (…)Oubliant que la réalité existentielle ne se mesure pas mathématiquement (…) Dane Rudhyar  nous fait remarquer «  qu’un aspect est ce qu’il est : une étape nécessaire à l’intérieur d’un ensemble de processus réguliers qui reviennent régulièrement, donc cycliques et construits sur la base des phases à venir. (..))Ce qui compte ; ce n’est pas de connaitre le mouvement abstrait d’une planéte dans l’espace mais surtout le «  degré d’évolution cyclique » auquel  est parvenue toute relation planétaire (au moment choisi du thème) «

Et plus loin , Ifrah poursuit :

« Un aspect est certes l’image d’un instantané pris à la naissance mais aussi et surtout dit DR l’image d’un film qui se déroule de façon continue, régulière, c’est une phase d’un cycle donc un élément dynamique et non un mouvement arrêté, favorable ou défavorable »

 

Rudhyar avait le souci de conférer une dynamique au thème mais n’était-ce point-là une tâche impossible ?  En astrocyclologie nous avons résolu le problème en renonçant carrément au thème pour ne plus considérer que le cycle.  L’erreur, c’est d’utiliser les mêmes notions dans les deux cas, comme pour les transits qui sont un compromis boiteux  entre le thème et le cycle. Le problème des transits, c’est qu’ils véhiculent une idée d’hyper-précision tout comme la synastrie. Ce qui fait sens au niveau prévisionnel est  aberrant quand il s’agit de travailler sur les thèmes (radix/transit ou deux thèmes à comparer). On bascule alors dans une mathématique qui n’a pas lieu d’être dans le domaine psychologique alors qu’elle est tout à fait à sa place au niveau prévisionnel à condition bien entendu de se situer dans un processus fluide et continu et non dans le cadre d’un cliché ponctuel.  M. Moysan semble avoir confondu allégrement les règles d’interprétation des thèmes avec celles de lecture des cycles !

Mais abordons un autre  point lié à la question du cycle chez Dane Rudhyar, toujours dans l’étude d’Ifrah :

« Tout cycle débute à la conjonction pour se développer en passant par l’opposition, pour s’achever à la nouvelle conjonction, elle-même point initial du cycle suivant. »

Une telle présentation est généralement admise (on l’a notamment relevée chez Y. Lenoble). Nous l’avons déjà rejetée (cf. nos textes sur le blog  nofim). Selon nous, le cycle commence avant la conjonction qui est un moment fort et non un point de départ. La conjonction a une fonction magnétique, elle est un signal qui se repère avant d’être atteint et qui perdure bien après

D’ailleurs, Rudyar décrit ainsi par ailleurs le cycle des saisons :

 

« Du Bélier à la Vierge, la « force de jour »  (.) permet à l’être de développer dès sa naissance ses potentialités individuelles d’une façon primitive, spontanée. (…) Avec l’apparition de l’équinoxe d’Automne,  (..) la force de  nuit  devenue l’égale de la force de jour (…) pourra  en tant que force centralisante et unifiante permettre aux tendances coopératives et sociales de se développer. «  Il situe donc le bélier en début de cycle, avec l’équinoxe de printemps. Mais la conjonction n’est pas une valeur équinoxiale mais solsticiale. La nouvelle lune est considérée conventionnellement comme le début du mois (notamment chez les Sémites) mais en réalité,  elle correspond au fonds du ciel, au nadir, à ce qui est le plus éloigné de la « lumière » conjonctionnelle (Saturne lié à une des 4 étoiles fixes royales). La nouvelle lune est en fait hivernale et c’est la pleine lune qui est estivale. Le commencement est équinoxial et prépare la montée vers la conjonction ou la descente vers la disjonction. Il y a deux commencements comme dans la religion juive : à Pâques (Nissan) au printemps et à l’automne (Nouvel An, Yom Kippour).

 

Nous avons divisé le cycle de 7 ans en trois et non en deux ou en quatre.  Nous pensons en effet,  que le fait de parvenir  ainsi à 12  secteurs de 28 jours a du fasciné les esprits des Anciens, d’autant que le 12  se retrouve dans le calendrier avec les 12 mois (mois à rapprocher de Lune, moon/month). De la sorte, la part obscure du cycle n’est que d’un tiers, c’est le temps intermédiaire entre la fin d’une phase conjonctionnelle de 56 mois  et le début d’une nouvelle phase conjonctionnelles. Nous employons volontiers le terme entonnoir mais la forme (horoscopique) « fonds du ciel » (opposée au Milieu du Ciel  MC)  nous parait très évocatrice, il y a une sorte de gravitation vers le bas, une chute, une descente aux Enfers.  Cette attraction négative peut se manifester dès les derniers mois de la période conjonctionnelle mais également décliner  dès les deniers mois de la période disjonctionnelle.

De toute façon,  la loi que nous posons est simple et n’exige pas une division aussi tranchée car les astres n’agissent que s’ils sont relayés par certains leaders et ces leaders peuvent capter les signaux plus ou moins promptement tout comme autrefois, le veilleur devait  voir le tout premier croissant de lune, aussi ténu fut-il pour que l’on puisse annoncer le nouveau mois (néoménie). Il y a deux types de leaders (cf. notre étude sur  la chute de l’Allemagne à la fin de la Seconde Guerre Mondiale), ceux qui vont mener vers les hauteurs et ceux qui vont  conduite vers le bas. Au risque de choquer certains, mais l’astrologie a le droit de regarder le monde avec les (nouvelles) lunettes qui sont les siennes, un De Gaulle ou un Gorbatchev ont été les fossoyeurs des empires dont ils avaient la charge, à 30 ans d’écart. De même, en sens inverse, d’autres leaders ont su bâtir, même pour une courte durée, de nouveaux empires, que ce soit par la guerre ou par la diplomatie.

Ce n’est pas en dressant les thèmes de De Gaulle ou de Gorbatchev que l’on aurait pu déterminer quels leaders ils seraient. Ce sont les circonstances qui font de tel homme un partisan de la cause impériale ou au contraire de la cause nationale. La paix franco-allemande (un processus assurément conjonctionnel précisément parce que contre-nature) de 1940 était insupportable pour De Gaulle., ce qui en fit un leader de type B, qui sera porté, notamment en 58, par une période B. Tout l’art de l’astrologue est de déterminer  la catégorie à laquelle associer tel leader. (cf. notre étude sur l’astrologie d’entreprise sur le blog nofim)

Or, quand nous lisons que la conjonction est le point de départ d’un cycle et que le premier carré correspond à l’exaltation de la dynamique cyclique, on ne peut se tromper davantage car  ce premier carré post conjonctionnel annonce au contraire le passage vers l’entonnoir du fonds du ciel. C’est comme confondre le printemps et l’automne, d’autant que ponctuellement on risque en effet de les confondre. On attend précisément de l’astrologue qu’il ne commette pas de pareilles bévues. Malheureusement, quand  un astrologue doit combiner plusieurs cycles, comment voudrait-on qu’il ne perdît pas le Nord ?

Pour en revenir à la théorie des aspects, l’on peut regretter que l’on confonde le plus souvent les carrés appliquants et les carrés séparants car c’est bien là que le clivage entre « bons » et « mauvais » aspects peut se faire et non entre carrés et trigones ! Les « bons » aspects sont ceux qui nous rapprochent de la conjonction de Saturne avec une des 4 étoiles fixes royales et les « mauvais » ceux qui nous conduisent tout droit vers le « fonds du ciel », en chute libre.

A propos d’orbes, en réalité, ce sont les aspects qui en astrologie prévisionnel jouent ce rôle.  Rappelons enfin qu’en astrocyclologie, on retrouve les systèmes des 90° d’Ebertin (neunzig Grad) et donc tout se joue sur 90° et non  sur 360°. Une opposition  passe à 45° et ainsi de suite. En astrocyclologie, les seuls aspects sont ceux qui mesurent la distance entre Saturne et les 4 étoiles fixes royales.  Kepler ne semble pas avoir, il y a 400 ans, songé à réintégrer les étoiles fixes dans sa réforme de l’astrologie. A partir du moment où l’on dispose des aspects, quel intérêt peut-on avoir pour les signes du zodiaque ?  On ne retiendra du Zodiaque que les étoiles fixes royales. On a là une dualité fondamentale entre le fixe et le mobile, ce qui renvoie peu ou prou  à celle qui distingue le soleil et la lune (12 fois plus rapide). Nous rejetons l’idée chère à Barbault de « cycle planétaire » reliant deux planètes  et qui ne respecte pas la numérologie inhérente au système solaire. Saturne n’est en lien avec la Lune, qu’autour du nombre 28 mais il ne produit ce nombre que lorsqu’il est connecté avec une étoile. Associé à une autre planéte, Saturne perd ipso facto cette similitude numérique avec la Lune (un an pour un jour).

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JHB

04. 10  13

Publié dans ASTROLOGIE, HISTOIRE | Pas de Commentaire »

De Gaulle et Hitler au regard de l’astrocyclologie

Posté par nofim le 3 octobre 2013

La chute de l’Allemagne nazie au prisme de l’astrocyclologie

Par Jacques  Halbronn

 

 

Nous avons déjà donné  de nombreux exemples de crises systémiques correspondant au passage de Saturne à la fin d’un signe mutable, ce qui correspond aux derniers mois de la période conjonctionnnelle de 56 mois (débutant au commencement d’un des 4 signes fixes), ce qui recoupe le début de la Seconde Guerre Mondiale, à la sortie d’un signe cardinal (cf. notamment notre article sur l’entonnoir,  blog nofim), avec une montée en puissance.  60° plus tard (et donc à peu près autant de mois), l’on entre dans la période de disruption, de démantèlement comme ce sera le cas en 1989 pour le bloc communiste et les pays satellites de l’URSS (rideau de fer) avec Saturne en capricorne. En 1943, c’est le début de la phase descendante (solsticiale), au lendemain de la conjonction de Saturne avec Aldébaran donc d’un certain reflux mais très progressif. En juillet 43, Saturne passe dans le troisième décan des Gémeaux  et pénètre en cancer, en juin 44, ce qui correspond au débarquement « allié » en Normandie. .

La comparaison entre la fin du « bloc » sous domination allemande et la fin du « bloc » sous domination russe est parfaitement mise en évidence par le fait que Saturne atteint alors le mi- point entre les deux étoiles fixes royales qui précédent et qui suivent, ce qui est la définition de la disruption et d’une difficulté croissante à coordonner les énergies, à maintenir  les « empires ». (cf. aussi 1960 et l’effondrement de l’empire colonial e français en Afrique, 30 ans plus tôt donc avec Saturne au même endroit, en capricorne)

Quels enseignements tirer de cette lecture et en quoi cela diffère-t-il  des conclusions de divers travaux d’historiens (cf.  P. Kennedy,  Le grand tournant. Pourquoi  les Alliés ont gagné la guerre  1943-1945, Ed  Perrin, 2012) ?  Il nous apparait que dans les deux cas il y  a eu implosion du fait d’une énergie conjonctionelle  défaillante.  Ceux, qui auraient pu maintenir  la cohésion de l’ensemble ainsi constitué d’un seul tenant (Europe Occidentale sans la Grande Bretagne, dans un cas, Europe Orientale dans l’autre).ne sont plus à la hauteur de la tâche et cela favorise les forces centrifuges.

L’erreur à surtout ne pas commettre serait de penser que la victoire des adversaires de l’Axe ou  du Communisme correspondrait à un moment fort sur le plan astrologique alors que l’on assiste dans les deux cas  à une dépression. (Anti-culmination), qui voit triompher les forces de dispersion, de déconstruction.

On ne comprend pas bien les enjeux autour des conjonctions de Saturne si l’on n’a pas admis le principe selon lequel la conjonction favorise les empires et la disjonction les menace de clivage et d’ébranlement.  La défaite allemande est liée à un essoufflement de l’Allemagne et de son leader Hitler tout comme la déconfiture soviétique est fonction d’une impuissance du leadership russe à garder le contrôle de la situation.

Cela signifie qu’au prisme de l’astrocyclologie,  la réussite des ennemis de l’Allemagne ou de celle des ennemis de la Russie  est considérablement  déterminée par un lâchage de l’énergie conjonctionnelle  au profit de forces de type B, selon la terminologie de l’astrocyclologie En août 45, Saturne est au milieu du signe du cancer, marquant ainsi une sorte de nadir. C’est le moment d’Hiroshima et de Nagasaki qui conduit à la capitulation nippone…La capitulation allemande de mai 45 est liée à la même configuration Saturne/signe cardinal, mais quelques degrés (et donc mois) plus tôt.

Le cas de De Gaulle est emblématique : il n’est nullement porté par  la phase conjonctionnelle mais bien par la phase disruptive. La chute de l’Allemagne coincide avec la remontée de la France qui parviendra à tirer son épingle du jeu honorablement et être membre du Conseil de Sécurité, contre toute attente, à l’ONU. L’entrée de Saturne en cancer favorise l’ascension de De Gaulle. En 58, à la fin du sagittaire, De Gaulle profitera du désordre algérien et de celui de la Ive République finissante. En ce sens, au regard de l’astrocyclologie, De Gaulle est un « petit » chef qui n’existe que par le déclin d »un « grand » chef. En 58, à la fin du sagittaire, De Gaulle profitera du désordre algérien et de celui de la Ive République finissante. En ce sens, au regard de l’astrocyclologie, De Gaulle est un « petit » chef qui n’existe que par le décli d »un « grand » chef…Il quitte le pouvoir au printemps  1969, alors que Saturne approche du signe du  taureau, à l’extreme fin du bélier, ce qui correspond au début d’une nouvelle phase conjonctionnelle. Au regard de l’astrocyclologie d’entreprise (cf notre texte sur ce sujet sur le blog « nofim »), l’homme De Gaulle est  favorisé par le « triangle » disjonctionnel et traverse péniblement l’espace conjonctionnel. On comprend mieux pourquoi il sera l’homme de la dissolution de l’empire colonial français en 1960. C’est une sorte de Gorbatchev  français ! De Gaulle est l’homme de la décadence française, d’une France qui tient certes sa place dans le concert des nations mais sur un mode mineur.

On aura compris que l’asrtrocyclologie n’a pas vocation à recouper des analyses éculées mais bien à porter un nouveau regard sur les hommes. Quitte à  démystifier certaines représentations.

A phase cononctionnelle, leader conjonctionnel qui va conduire à un remembrement, à phase disjonctionnel, leader disjonctionnel  qui va accompagner la dislocation.  D’où l’attitude ambiguë de de Gaulle envers le projet européen de dépassement des conflits. Rappelons que la Seconde Guerre Mondiale a d’abord été un processus de réunification de l’Europe auquel De Gaulle s’opposera vigoureusement en 1940. Alors que Saturne entame  une nouvelle phase conjonctionnelle, au début du taureau, extrêmement favorable à Hitler et à ses projets expansionistes.

 

JHB

03. 10  13

Publié dans ASTROLOGIE, HISTOIRE, POLITIQUE | Pas de Commentaire »

la guerre de 1870 au prisme de l’astrocyclologie

Posté par nofim le 2 octobre 2013

 

La fin du Second Empire, la
Commune au prisme de l’astrocyclologie

Par  Jacques
Halbronn

 

 

Le grand avantage de
l’astrocyclologie, c’est qu’elle a le mérite d’être prévisible outre son
aptitude à prévoir. (prévoyante). On ne pourrait  en dire autant de l’astrologie ordinaire qui,
elle, est totalement imprévisible au sens où le nombre de combinaisons qui
peuvent intervenir est quasiment infini d’une fois sur l’autre.  A chaque coup, on a droit à un autre
scénario ! Toujours, certes, au nom de l’astrologie mais d’une astrologie
protéiforme et de ce fait imprévisible et éminemment changeante. Or, on dira
tout ce qu’on veut de l’astrocyclologie mais elle ne présente pas une telle
particularité et il n’y a pas 36 scénarrios possibles, ce qui peut, à la
longue, peut se révéler ennuyeux et notamment ne pas exiger de dons
particuliers pour  faire son choix au
sein d’une carte du ciel assez touffue. Autrement dit, l’astrocyclologie est
beaucoup plus répétitive que l’astrologie actuellement dominante et donc sans
surprise même pour le tout débutant
voire pour le profane qui peut s’initier en un rien de temps.

Comment se présente la fin du
Second  Empire et ce qui suivit au prisme
de notre système ? Consultons les Grandes Ephémérides de Gabriel (Ed
Trédaniel, 1990)

Napoléon se rend aux
Allemands le 2 septembre  1870. Saturne
est à 262° de longitude, soit à 22° Sagittaire, ce qui correspond à la fin de
la longue période de 56 mois qui s’articule sur la conjonction avec l’étoile
fixe Antarès. Le contexte est d’ailleurs assez semblable à celui de
l’assassinat de Jaurès en juillet  1914 (cf.
notre récent  article à  lire sur le blog  nom), à la fin des Gémeaux, ce qui correspond
à une configuration analogue selon l’astrocyclologie…Le 4 Septembre de la
même année 1870, c’est la République et donc la fin de l’Empire. Nous savons
qu’en astrocyclologie que l’extréme fin de la phase descendante de la phase A
est une « descente aux enfers » pour tous les processus unitaires,
comme ce fut le cas en 1960 ou en 1989 mais aussi en mai 68, avec des
incidences diverses mais l’astrocyclologie ne prétend pas appréhender un
contexte global – ce qui est complétement chimèrique mais constitue une
tentation parfois compulsive et irrépressible chez plus d’un praticien – mais
constituer un élément de ce contexte.
Cette phase « B » va s’accompagner (cf. l’armistice de
Versailles de fin janvier  1871, Saturne
est alors à 5° capricorne) d’une ponction de 5 milliards de francs ainsi que  d’une perte de l’Alsace (hormis Belfort) et de
la Lorraine septentrionale.(autour de Metz), ce qui n’est pas sans nous faire
songer à la Guerre des Six Jours qui ébranla le monde arabe et lui fit perdre
certains territoires (Golan, Gaza, Sinaï et bien entendu la Cisjordanie (avec
ses lieux bibliques)  et les lieux
saints  de  Jérusalem), Saturne étant alors au début du
bélier, à  45° environ (x4= 180°) de
Fomalhaut.. On en arrive à une véritable Guerre civile entre
« Versaillais »  et
« Communards » (notamment près de la Butte aux Cailles). La capitale
se soulève.

C’est dire que ce tiers de
temps du cycle de 7 ans qui ne dure que 28 mois, soit un peu plus de 2 ans,
laisse des marques profondes en ce qu’il menace l’unité des diverses entités
existantes.  L’astrologie nous parle
d’une lutte entre les forces centrifuges et les forces centripètes. Quand
l’énergie cosmique n’est plus reçue, ne passe plus, du fait de signaux qui ne
sont plus lisibles, l’on voit se développer un monde  parallèle, nocturne.  En septembre 2008,  Saturne était en phase A descendante.  Dès la fin octobre, il entrait en balance,
qui est le côté « obscur » de la force, comme tout  passage en signe cardinal (du fait de la
précession des équinoxes, cf. notre article sur ce sujet, sur le blog  nofim. Initialement cela se produisait en
signe mutable). On  a assisté à une
désorganisation qui est liée au fait que l’énergie capable de coordonner un système
très complexe faisait ponctuellement défaut (pour 28 mois).

Nous voudrions terminer en
mettant en garde les astrologues sur certains pièges. Ce  serait une erreur de croire qu’il y ait un
consensus en quoi que ce soit, dans d’autres domaines, auquel l’astrologie
puisse se raccrocher- pour masquer sa propre inconsistance actuelle. La plupart
des astrologues sont marqués par le besoin de s’appuyer sur autre chose que sur
l’astrologie (cf. notre texte sur l’astroculture (blog nofim) On assise ainsi
souvent à des exposés où l’astrologie n’occupe plus qu’une petite place (cf la
série des conférences de Didier Geslain sur Astrologie et  Histoire de la chanson française dont on
trouvera des extraits sur teleprovidence.com), l’astrologie se contentant de
refléter (de façon très lunaire) ce qui se dit par ailleurs. Nous avons déjà expliqué
à M. Moysan qu’il devait éviter de confondre les « données » et les
« faits ». Les faits sont
composés de données arrangées d’une certaine façon, et des données
peuvent être appréhendées très diversement.
Affirmer qu’il y a des « faits » univoques, se prêtant à une
seule interprétation, que l’astrologie doit recouper est une plaisanterie.
C’est le syndrome du peintre qui demande à son modèle de ne pas bouger !
Car quelque part, l’astrologue est à comparer à un peintre du dimanche qui
reproduit tel paysage ou tel visage, avec ses petits moyens, mais il faut que
cela soit ressemblant. L’astrologie a besoin pour s’en sortir d’astrologues
d’une toute autre trempe capables de proposer de nouvelles lectures du monde.
Alors, on nous reproche de ne pas «coller » à certaines représentations de
type images d’Epinal, à quelques lieux communs. Mais la vérité est que l’unité
de façade entre les astrologues eux-mêmes n’est obtenue qu’en se mettant
d’accord sur ce qui n’est pas astrologique. Voilà comment procéder pour faire
illusion dans une réunion  d’astrologues
: on prend un sujet extérieur et chaque astrologue se réfère à ce même sujet
(tel événement, tel personnage autour de quelques clichés plus ou moins
éculés), à partir de son propre système et le tour est joué : on va dire
qu’ils sont tous d’accord puisque tous se recoupent !

Le nouvel ordre astrologique
n’admet pas de tels expédients. Il est conscient que sans le savoir
astrologique, la perception des « données » extérieures  ne peut être identique à ce qu’elle est quand
le dit savoir joue pleinement son rôle. Mais cela implique que l’astrologie
trouve son unité autrement que par référence à
de  prétendus  faits « établis », qui ne sont que
des synthèses parmi d’autres, qui ne sont pas sous tendues par une théorie
cyclique viable. En ce sens, la sociabilité astrologique fait problème car  quand des astrologues communiquent entre eux,
ils sont acculés à privilégier  leur
culture non astrologique pour donner le change et maintenir une certaine façade
unitaire en trompe l’œil.  La solution
consistant à doter les          astrologues
d’une même culture externe (y compris astronomique)  risque fort de perpétuer
artificiellement  le statu quo, en
faisant illusion.

On nous reproche de renoncer
à une certaine forme de précision en privilégiant le cyclique sur le ponctuel
(astronomie de position). Pour notre part, tant que l’astrologie ne sera pas
capable de répondre à cette simple question : où va-t-on, où en
est-on  au sein du cycle actuel, il
serait vain d’entrer dans des détails dans l’espoir d’avoir raison sur les
détails (les lignes de banlieue) tout en errant en ce qui concerne les grandes lignes.
L’astrologie nous fait en effet penser, dans sa condition actuelle, à un réseau
très performant sur de très courtes distances mais absolument  erratique sur des distances moyennes qui sont
celles dont nos sociétés et nos politiques, nos entreprises ont  cruellement besoin. Quand on regarde un objet
de très près, il est infiniment complexe et il fait penser  à une auberge espagnole où l’on trouve tout
ce qu’on y apporte.  En revanche, quand
on contemple les choses de plus haut, les choses se simplifient et par
conséquent, le risque d’erreur s’accroit d’autant. Notre audit nous conduit à
affirmer que l’astrologie actuelle ne dispose pas d’un modèle cyclique valable
et qu’elle ne peut répondre à des questions simples (qui ne permettent plus
l’infalsifiabilité, c’est-à-dire l’impunité des propos). L’astrocyclologue est
la seule approche qui pallie une telle incurie, une telle pénurie liée plus à
un trop plein d’ailleurs qu’à un manque. Il vaut mieux que l’on indique à
quelqu’un la « bonne » direction d’une ville, que l’on dise de
tourner à gauche et non à droite (l’astrologie fait singer à l’âne  de Buridan qui restait indéfiniment aux
carrefours) en lui montrant d’un geste dans quel sens aller – ce qui dépendra
de sa vitesse- que  de dire une chose et
son contraire.   Si l’on dit à quelqu’un
que le niveau baisse ou monte, c’’est là une information vitale. même si elle
est générale . Mais si l’on dit que le niveau baisse alors qu’il monte ou qu’il
monte alors qu’il baisse- ce qui est le sort quotidien des astrologues actuels-
c’est alors qu’il faut commencer à se demander si  une certaine astrologie doit être encore
longtemps tolérée…

 

 

JHB

01.10. 13

..

 

 

 

 

 

 

 

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Les crises de 2008 et de 1929 au prisme de l’astrocyclologie

Posté par nofim le 2 octobre 2013

 

 

L’entonnoir, concept clé de
l’astrocyclologie

Par  Jacques Halbronn

 

 

Nous avons  défini une zone à risque au fur et à mesure
que Sature se sépare de sa conjonction avec une des 4 étoiles fixes royales. Il
n’est pas question de fixer un seuil, à tel degré du zodiaque, l’important
tient à la détermination d’une tendance forte et qui va s’amplifiant. A
l’inverse, au sortir de cette zone à risque,
de nouvelles solutions vont apparaitre à mesure que Sature se rapproche,
applique en direction de l’une des 4 susdites étoiles.

Pour simplifier la lecture de
notre schéma, il suffira de dire qu chaque degré passé par Saturne correspond à
un mois environ. Cela facilite singulièrement la lecture. En effet, si saturne
met 28 ans environ pour faire le tour du Zodiaque, cela signifie qu’il lui faut
un mois pour couvrir  un degré (sur
360°). Cela n’est pas sans évoquer les directions astrologiques  qui font correspondre des degrés avec des
durées. (Primaires, secondaires, secondaires) si ce n’est qu’ici cela correspond
à une réalité astronomique et non à une convention, à une correspondance de
temps.

On s’intéressera donc tout
particulièrement aux entrées et aux sorties par rapport à ce « triangle
des Bermudes » qu’est la période de « disruption » (disjonction
planéte/étoile), soit grosso modo un tiers du cycle de Saturne de 7 ans. (cf.
nos précédents textes sur ce sujet sur le blog nofim)

Si l’on examine astrocycliquement,
les deux grandes crises  qui sont
séparées par 80 ans, on note qu’en Octobre
1929, Saturne était à 25° sagittaire
et en  fin  2008
à  21°° Vierge.   Inversement,
la « sortie «  de Saturne de ce « triangle », sans
qu’il soit nécessaire d’autrement préciser quand cela a  lieu,
est également tout  à fait utile.

En quoi consiste ces crises
de fin de période conjonctionnelle  sachant que cette période est marquée
par un temps ascendant avant la conjonction et un temps descendant après la
conjonction (en analogie avec le solstice d’Eté)? Il ne s’agit pas en effet de
parler de « crise » sans autre précision comme c’est encore trop
souvent le cas car comment reconnaitre une crise avant qu’elle n’en devienne
une si on ne sait pas à quoi elle ressemble et vice versa pour la
« sortie » du triangle ?

Nous dirons que la phase
conjonctionnelle de 56 mois (donc d’environ 60°) et marquée par une systémique,
une synergie, de plus en plus puissante et sophistiquée, qui exige une très
grande maîtrise des facteurs et des indicateurs, donc énormément de vigilance,
de « vista ».  Il n’y a qu’un
très petit nombre d’acteurs qui sont capables de mener à bien de telles
performances et ces acteurs sont dépendants de la qualité du signal
conjonctionnel. Si celui-ci s’estompe avec l’éloignement croissant de Saturne
par rapport à sa « source » stellaire, des dysfonctionnements  ne manqueront pas de devoir  s’observer et peu à peu, l’on basculera vers
une régression, à savoir un certain protectionnisme qui n’exige pas les mêmes
talents et qui conduit inexorablement à
une déstructuration de la dynamique globale à grande échelle.
Inversement, lorsque Saturne commence à capter le prochain signal stellaire,
s’observe un frémissement, c’est-à-dire que l’on commence à débloquer, à
désenclaver les situations et à trouver des issues, des solutions, ce qui exige
de changer sa perception des données. Croire que les données ne se prétent qu’à
une seule lecture est un grossier contresens que ne manque notamment pas de
commettre un Christian Moysan.

Bien entendu, même si
astronomiquement, l’on peut projeter notre cycle de sept ans  à des décennies  à l’avance mais cela n’est que d’une utilité
rélative car il manquerait le contexte qui ne se connait qu’à l’approche de la
configuration.

Comme l’écrit Yves
Lenoble :  « Reste que la
prévision fine n’est pas dans le thème astral mais dans sa confrontation avec
d’autres informations d’ordre sociologique. C’est là que l’astrologue se doit
de bien connaitre la vie politique française »  -«  Le XXIe siècle a commencé en
1993 » in revue «  Trois Sept Onze «   n°32
Décembre 2003)

Il y a là en fait un certain
dilemme car la connaissance du contexte est en effet en mesure de seconder
singulièremet l’astrologue. Il y a donc un juste milieu  à trouver car il est clair que l’astrologue
qui intervient trop tard n’apporte qu’une dimension explicative, a posteriori
et l’on peut dans biend des cas penser que l’astrologie dont il se sert n’a que
fort de peu de valeur en soi et qu’elle fait bonne figure uniquement du fait de
la connaissance du contexte. C’est pourquoi, il convient de disposer au moins
d’un schéma préétabli et qui ne change pas au vu du dit contexte lequel ne
devrait concerner que le « signifié « et non le « signifiant ».  Traduisons de ce jargon linguistique, que le
schéma de base doit être établi une bonne fois pour toutes mais que sa lecture
peut et doit être contextualisée. Or, dans bien des cas, à de rares exceptions
près, le modèle astrologique est à géométrie variable au stade même du
« signifiant », c’est-à-dire du schéma et pas seulement à celui du
« signifié », son interprétation. Autrement dit, actuellement, le
signifiant astrologique fait suite au signifié contextuel au lieu de le précéder
et de le sous-tendre. C’est ce que nous appelons un signifiant astrologique
imprévisible. Qu’est-ce à dire que l’on ignore quelle configuration
astronomique l’astrologue va mettre en avant parmi toutes celles dont il
dispose virtuellement, quel cycle parmi les centaines qu’il peut mobiliser.
Donc sur cette question du contexte, nous dirons oui  à condition que le schéma de base reste
inchangé. Le problème, c’est que certains dispositifs dont se servent les
astrologues comme le thème astral  sont
par eux –même protéiformes et donc  ne
sauraient tenir lieu de signifiant
viable et fiable.

Si l’on prend le cas du thème
natal –auquel Lenoble fait référence dans le texte cité plus haut- on ne peut
sérieusement soutenir qu’il existe en dehors du contexte. C’est un signifiant
« mou » qui ne saurait faire l’affaire et qui n’existe d’ailleurs par
le signifié qu’on veut bien lui assigner !,. Claire Santagostini  écrivait : « Dans la pratique astrologique,
les astrologues, une fois leur étude faite, ont bien des moyens d’arriver
à  une extrême précision de l’heure de
naissance, en particulier en interrogeant le sujet étudié sur un point ou sur
un autre, selon le cas, point particulier qui leur permet d’opérer la
rectification  nécessaire «

Depuis des décennies, nous
luttons contre tout ce qui a trait au thème astral (cf. Clefs pour
l’Astrologie, Ed Seghers  1976) et cela
vaut aussi pour les transits (que Lenoble pratique parallèlement aux
« cycles »)

(cf.   « Cycles et transits » in Revue
Trois Sept Onze  in « Astrologie et
Prévisions «  Octobre  2007)

Contrairement  à ce que pensent encore tant d’astrologues,
on n’a nullement besoin de connaitre le thème natal pour déterminer si telle
personne sera ou non, ou plus ou moins, affectée par une configuration astrale
en un instant T, ce qui donne lieu à la technique des transits en aspect avec
le « radix ». Ce qui permet de savoir comment une personne sera
affectée par un cycle planétaire n’est pas fourni par le thème mais par l’étude
du C.V. de la personne, c’est-à-dire ses dates. Et le moment de la naissance
n’est pas une date pertinente. (cf. notre étude sur l’astrologie en entreprise,
sur le blog  nofim). Nous avons relu
récemment les cours de Claire Santagostini dans lesquels elle accorde une
grande importance au fait que la personne soit un homme ou une femme, un garçon
ou une fille (Initiation à l’astrologie globale qui reprend ses cours de 53-54,
Ed Traditionnelles) et qui propose d’interpréter le thème  à partir de cette information. Elle ajoutait :
« Une  grande somme de connaissances
astrologiques peut aboutir à un grand

embarras  quand il s’agit de faire une interprétation
juste «

Il nous faut aussi signaler
que pour l’astrocyclogie, les planètes au-delà de Saturne n’ont pas voix au
chapitre. Dans le même article, Lenoble écrit (pp. 82 et seq) : « Les
cycles les plus lents concernent l’astrologie mondiale (/)  A une époque où l’astrologie individuelle se
développait de plus en plus, Ptolémée rappelait
la suprématie de l’Astrologie Mondiale, les pronostics individuels
devant nécessairement être subordonné aux pronostics collectifs. Evoquons à ce
sujet le cycle Uranus-Pluton »  Or,
il est évident que la Tétrabible ne connaissait ni Uranus ni Pluton et que pour
l’astrologie antique, les planètes « lentes » étaient bel et bien
Jupiter et Saturne, comme le rappelle Pepita Sanchis (« Les
conjonctions  Jupiter et Saturne »,
in Trois Sept Onze, n°  48 Décembre 2007
et 49)

« Puisque  Jupiter et Saturne sont des planètes du
septénaire classique, visibles à l’œil nu et dont le cycle a une durée inférieure
à la moyenne de vie humaine, ces deux planètes sont probablement les plus
importantes au niveau social. Les planètes
qui ne sont pas visibles sont plus importants pour l’espèce que pour
l’individu ».  D’ailleurs la théorie
des Ages s’arrête à Saturne comme le note André Barbault(Les  4 Eléments

p. 37 Ed.  Traditionnelles) : » De la Lune,
astre le plus proche et le plus rapide à Saturne astre le plus lointain et le
plus lent ainsi s’échelonne le parcours de l’existence entre l’enfance et la
vieillesse, à travers les diverses étapes planétaires vécues comme une double
traversée ascendante et descendante des 4 Eléments »

 

Laissons la parole à un
chercheur quelque peu méconnu, Guy Fradin (in collectif « Jupiter-Saturne »,
reed  Ed Traditionnelles,  1980)  sur la  vanité de dresser des thèmes à tout bout de
champ :

 

.

« Quand bien même l’instant de la
conjonction  aurait été déterminé avec la
dernière précision, est-il raisonnable de penser que le flux astral ait attendu
cet instant pour s’écouler et a-t-on jamais vu des manifestations naturelles se
produire à la seconde, à la minute ou même à l’heure assignée par la
théorie ? (…) La recherche de cet instant
est vaine comme est illusoire le thème érigé d’après lui (..) La vérité
est que la nature se rit des injonctions des calculateurs/ Elle procédé
par  graduations insensibles tout aussi
indiscernables que les passages d’un des règnes à l’autre (…) On saura d’après
cela comment apprécier les pronostic tirés du thème des conjonctions de  Saturne avec Jupiter ou n’importe quoi
d’autre  et s’il faut, comme je le
propose, les mettre avec les retours solaires, les ingrés, les directions  primaires etc. au rang des inventions
malheureuses de l’Astrologie décadente »
.

Nous pensons que l’astrologie
de demain sera une astrologie des flux et
non plus une astrologie ponctuelle. Certains nous disent carrément que
ce ne sera plus de l’astrologie. En tout cas, il est vrai que cela demandera d’autres
qualifications et d’autres outils.

 

 

 

 

JHB

02. 10 13

 

 

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La mort de Jaurés et la phase B en astrocyclologie

Posté par nofim le 30 septembre 2013

L’astrocyclogie et la mort de Jaurès en Juillet 1914

 Par  Jacques Halbronn

 

 

Le 31  juillet 14, date de l’assassinat  de Jean Jaurès où est Saturne ? Il est à  27° Gémeaux, c’est-à-dire à la fin de ces 56 mois « conjonctionnels». La planéte entre en cancer à la fin du  mois suivant. Jaurès est victime de son pacifisme. C’est un personnage de type A  qui ne survit pas au passage en phase B. La mort de Jaurès est bien plus significative que celle de Staline qui meurt dans son lit en 1953, même si ses conséquences sont éventuellement moindres, mais cela ne relève plus de l’astrologie qui n’a que faire des répercussions liées à des contextes qui lui échappent et qui varient indéfiniment d’un cycle de 7 ans au suivant. La Grande Guerre qui éclate alors sera marquée par la violence et l’extrême dureté des affrontements qui en feront un véritable carnage.  Rien à voir avec la Seconde Guerre Mondiale, on en conviendra qui se conclut, pour un temps, par l’armistice de  juin 40 ! Ce qui montre à quel point il était vain de la part de Barbault de coupler ces deux événements comme étant le socle de son indice de concentration planétaire.

Mais lisons de nouveaux  extraits  de  la prose de Christian Moysan – qu’il faudrait inventer s’il n’existait pas  concernant nos travaux (sur Face Book aldébaran) au prisme de cette mort de Jaurés à Paris, à la veille de l’ordre de mobilisation générale, il y a 99 ans.

C.M.

 «  On notera « l’allongement » significatif de la phase A halbronnienne, passée depuis le 7 mars dernier de la moitié du cycle de 7 ans à ses deux tiers.
Relevons encore la précision – nouvelle chez l’auteur – de la durée de la phase A : 56 mois, pas un de plus ni de moins. »

Ou encore :

« Bien sûr cette durée ne doit pas être stupidement prise au pied de la lettre comme certains esprits bornés seraient tentés de le faire! Car on sait que selon l’astrocyclologie s’intercale entre les phases A et B une troisième qui correspond à un temps « interstitiel », « équinoxial », période de transition, imprécise par définition. Et comme cette phase intermédiaire peut aussi bien être invoquée qu’ignorée par l’astrocyclologue, la durée des phases A et B pourra donc fluctuer opportunément dans des proportions très sensibles, de sorte que cette « géométrie variable » du système lui permettra toujours de « s’ajuster aux faits ». On mesure par-là les avantages de l’astrocyclologie, système invertébré à force de souplesse, sorte de mollusque protéiforme spécialement conçu pour épouser les contours des faits, y « coller » à volonté. »

Notre commentaire :

En aucun cas, il n’est question de ne pas tenir  compte de la phase B comme le prétend Moysan. Nous lui avons attribué le tiers du cycle de 7 ans, soit 28 mois, ce qui n’est pas rien. Certes, cette phase est d’abord marquée par un manque (cf. notre  récente étude sur l’anthropologie du manque sur le blog  Nofim). La première Guerre Mondiale est puissamment marquée par cette phase B d’absence conjonctionnelle que nous appelons désormais de disruption et qui dure  en gros tout au long du passage de Saturne en signe cardinal. (En l’occurrence le cancer). L’Europe se déchire mais la configuration est analogue à celle de 1989 qui se déroule sans sang versé (le sang n’est pas le critère) et il y a plusieurs façons pour un bloc de s’autodétruire. Saturne est alors en capricorne, en plein milieu d’une phase , donc à un stade un peu plus avancé, appliquant au point  opposé en quelque sorte à la conjonction, soit 45° dans le cadre du cycle de 7 ans.(qui divise tout par 4) Bien au contraire, ces phases disruptives nous passionnent peut ère plus encore que les phases conjonctionnelles du fait d’un certain lâcher prise par rapport aux forces centrifuges que l’on ne parvient plus à tenir, à contenir. M. Mosan nous reproche de ne pas découper  nos périodes selon des critères spatiaux. Nous préférons nous fier au temps qui s’écoule. On sait que ce débat existe pour la domification et les critères de  trisection des angles. Nous pensons, en effet, que les êtres humains ont un sens aigu de la durée des choses, du compte à rebours et qu’ils conçoivent aisément ce qu’est un début, un milieu et une  fin de phase, comme s’ils avaient un sablier dans la tête. Plutôt que de découper en se fondant sur des notions aussi  confuses que les signes zodiacaux dont le processus de continuité d’un signe à l’autre est pour le moins problématique, nous préférons  user d’un langage aussi simple que possible et qui n’est pas plombé par une tradition  obscure et opaque. Il est vrai que certaines personnes ont besoin qu’on les prenne par la main. Nous préférons nous adresser à des adultes….De même que dire quand M. Moysan nous reproche de perfectionner notre modèle, de le compléter ? C’est l’aveu qu’il a un gros problème avec le temps ! Nous croyons au « work in progress »et si nos aménagements améliorent nos performances, qui irait s’en plaindre, ?  Moysan veut en quelque sorte opposer ce que nous écrivons maintenant à ce que nous avons écrit  il y a 6 mois (en mars 2013), non pas en termes de prévision mais en terme de modèle ! A quoi rime cette petite guérilla  qui ressemble à une sorte de vendetta ? Il nous reproche de signaler que chaque tiers de 7 ans correspond à 28 mois (cf. notre récente étude sur ce nombre, sur le blog  nofim). Il oublie de préciser que ces 28 mois sont marquées par des évolutions et que le passage d’une phase de 28 mois à une autre n’est aucunement rigide. Mais ailleurs, il nous  reproche d’avoir un modèle trop souple !

Mais nous avons gardé le meilleur pour la fin :

CM : «  JHB ne part pas de la constatation objective des faits pour y relever d’éventuelles récurrences de nature à fonder a posteriori un modèle théorique, mais pose a priori ce modèle comme axiome, comme un carcan – mais paradoxalement souple! – dans lequel il entend faire entrer les faits, lesquels devront donc nécessairement présenter dans la phase où ils se produiront ses caractéristiques supposées. »

Notre commentaire : on aime assez que Moysan emploie l’adverbe « paradoxalement » qui trahit le fait qu’il n’y comprend rien Mais on a le droit de parler même quand on n’a rien à dire, n’est-ce pas ? Quelle constatation « objective des faits » ?  Est-ce que les deux guerres mondiales sont un «fait » à prendre en bloc comme le propose Barbault ? ou bien est-ce que l’astrologie de Moysan dresse un thème spécifique pour chaque « fait », de façon à éviter toute généralisation ? M.. Moysan semble bien en effet partisan de l’astrologie explicative par le biais du thème et là on ne piourra pas lui reprocher un quelconque rapprochement entre deux faits, les seuls rapprochements qu’il s’autorise sont ceux qui relient les faits  aux astres ! La synchronie pour des astrologues type Moysan, est avant tout une affaire de relation entre le haut et le bas. On est dans la verticalité. On peut certes, à son avis – il  ne le dit pas aussi clairement  mais cela va de soi dans sa tête- relier des astralités entre elles mais pas des « faits ». Entre eux, ce qui est inévitablement source de débats sans fin selon la grille utilisée par les uns et par les autres. C’est cela que Moysan ne supporte pas.

On pensait que les gens étaient plus à l’aise dans le rapprochement entre les faits sur terre que dans celui des astralités mais pour Moysan c’est tout l’inverse et cela mérite le détour. Nous avions en effet, il y a déjà quelque temps, lancé une invitation à la recherche chez les astrologues en l’incitant à collecter des séquences de faits récurrents mais évidemment on peut se demander ce que c’est que cela. Evidemment pas des faits   en copié collé, nécessairement désignés selon les mêmes mots. Nous avions laissé le champ  ouvert sans mettre en avant le modèle de l’astrocyclologie puisqu’il s’agissait seulement d’une collecte de données à traiter ultérieurement en rapport avec d’éventuelles configurations célestes  avec la probabilité  de devoir éliminer une grande partie des techniques astrologiques en vigueur et de ne garder que celles qui se révéleraient viables. On attend toujours que M. Moysan nous fournisse sa liste de récurrences socio-historiques mais comment le pourrait-il  tant il a de mal à relier les choses qui se passent ici-bas entre elles. Idem d’ailleurs, très vraisemblablement pour ce qui est de relier les personnes entre elles, sans passe par l’astrologie. Gageons que cela lui est totalement impossible !

Et c’est d’ailleurs pour cela que Moysan est venu à l’astrologie et c’est cet avantage insigne qu’offre l’astrologie, comme dirait Patrice Guinard, par rapport à la philosophie. C’est l’astrologie qui nous dit ce que l’on peut rapprocher et non à l’esprit humain qui ne peut qu’errer sur cette voie, n’est-il pas vrai. Des gens comme Moysan sont plus à leur aise dans les cieux que sur terre où ils ne cessent de trébucher d’où leur recours à l’astrologie qui radiographie tout. M. Moysan se prend dès lors pour un grand savant qui n’avance rien qui ne soit étayé mathématiquement et astronomiquement et il regarde avec condescendance ceux qui ne peuvent pas se rattacher à une astrologie en bonne et due forme (c’est-à-dire plantureuse, généreuse) ou qui n’auraient droit pour tout potage qu’à la maigrichonne astrocyclologie qui vous laisse en plan avec ses indications par trop vagues en terme de dates, sous prétexte qu’elle veut garder la ligne. M. Moysan nous a fait amplement la démonstration de son impuissance  à décoder sans le recours de l’astrologie les récurrences et les cycles qui se déroulent autour de nous. Pour lui, chaque événement est unique n son genre et seul le thème, de par sa complexité même, est, en mesure de lui rendre  justice. Idem pour les personnes. C’est pourquoi M. Moysan a horreur des classements par signes dans lesquels on voudrait faire entrer des tas de gens qui n’ont selon lui pas grand-chose en commun.  Le mot  classement d’ailleurs lui donne des boutons dès lors qu’il n’est pas validé par des configurations qui se recoupent car dès lors le rapprochement est indiscutable. C’est pourquoi nous demandons à nouveau à M. Moysan qu’il nous soumette des listes d’événements récurrents (sans l’aide de l’astrologie) pour que l’on puisse juger de sa capacité opérer des rapprochements. Car il ne faut pas mettre la charrue avant les bœufs : il est évidemment plus facile de rapprocher des planètes que des gens mais toute la question était de parti de certains faits récurrents ou semblables pout trier les configurations astrales qui font sens. Mais alors, on va voir M. Moysan  hésiter indéfiniment pour rapprocher quoi que ce soit car la réalité humaine est infiniment plus complexe, du moins en apparence, quand on ne sait pas la décanter, que les planètes qui ont moins l’avantage d’être « cash ». C’est Mars ou ce n’est pas Mars qui est à tel endroit.. Certes il peut être configuré avec autre chose mais on ne peut perdre de vue que c’est bien Mars. A contrario dans le monde qui est le notre , tout est tellement  plus sinon  trop compliqué, n’es-ce pas M. Moysan ?…Et c’est pourquoi nous dit-il il faut partir avec des biscuits. Sinon on a vite fait de se casser le nez. Il y a chez Moysan comme une peur de manquer et disons le une certaine boulimie. Une tête bien pleine plutôt que  bien faite, on l’aura constaté au fil de ses prestations successives…..

 

 

 

 

 

JHB

30. 09 13

Publié dans ASTROLOGIE, HISTOIRE | Pas de Commentaire »

les classement zodiacaux et la précession des équinoxes

Posté par nofim le 29 septembre 2013

 

La
quadruplicité (les trois modes) et la précession des équinoxes

Par  Jacques
Halbronn

 

 

Les
astrologues d’aujourd’hui  pratiquent la
politique de l’autruche par rapport à la précession des équinoxes. Certes, ils
s’intéressent  à l’ère du verseau par une
sorte de vanité à traiter de la « grande » Histoire  (cf. Aquarius ou la Nouvelle Ere du Verseau,
Ed Albatros, 1979) mais cela n’est pas censé affecter leur pratique de
l’astrologie ordinaire et notamment individuelle. Quelle erreur !

Dane
Rudhyar avait bien compris que l’entrée de Regulus, étoile du Lion, dans le
signe (tropique) de la Vierge était importante mais cela vaut pour l’ensemble
du Zodiaque et notamment pour les trois autres étoiles fixes royales  Aldébaran, Antarès et Fomalhaut qui sont
toutes passées dans un autre signe tropique, à savoir, respectivement les Gémeaux,
le Sagittaire et les Poissons…

Il
convient en effet d’admettre que ces étoiles fixes  imprègnent la partie du zodiaque
tropique  qu’elles atteignent.  En réalité, il vaudrait mieux dire  que le passage d’une planéte  est affecté par les étoiles fies qu’elle
rencontre – en laissant de côté pour l’instant la question du choix des planètes
et en admettant pour l’heure que cela concerne toutes les planètes y compris
les transsaturniennes.

On
admettra donc que toute conjonction d’une planéte du système solaire avec une
étoile fixe royale détermine la structure de son cycle. Certes, on peut vouloir
s’en tenir aux combinaisons de deux planètes mais dans ce cas l’on manque la
dualité planéte/zodiaque et l’on a des cycles qui ne correspondent pas à la
disposition des dites planètes dans le système solaire – (Loi de Bode). Il est
pour le moins étrange de parler du cycle de 84 ans d’Uranus et de ne
s’intéresser qu’à la combinaison d’Uranus avec une autre planéte, ce qui ne
restitue ni le cycle de l’une ni de l’autre mais une sorte de temps
intermédiaire. (C’est le « cycle planétaire » défini par les frères
Barbault).

On nous
objectera qu’il est tout à fait loisible à l’astrologue de suivre une planéte à
travers le Zodiaque mais dans ce cas l’on en revient à l’objection
initiale  à savoir la place des étoiles
fixes royales sur le parcours de la planéte considérée à moins de se contenter
de prendre pour repère le point vernal (0° Bélier), mais peut-on alors parler
d’une conjonction et donc d’un cycle car sans conjonction il n’y a pas de
cycle ?

Nous
avons montré en astrocyclologie que les trois modes avaient changé de
positionnement.  C’est ainsi que les
signes fixes sont devenus mutables,  les signes
mutables sont devenus cardinaux et les signes cardinaux sont devenus fixes. Il
y a eu « shift », glissement précessionnel.

Du fait
donc de la précession,  les signes
cardinaux ne sont plus cardinaux, les signes fixes ne sont plus fixes et les
signes mutables ne sont plus mutables, si tant est que ces trois
« modes » (on dit aussi en Inde « gunnas ») soient
clairement définis. On pourrait d’ailleurs en dire autant des classements des
signes selon les 4 Eléments mais cela ne nous intéresses pas au même degré, vu
que nous ne leur accordons pas une place déterminante dans l’interprétation, ne
serait-ce que la question problématique de l’ordre des Eléments (feu-terre-air-eau).
En revanche, les trois modes nous parlent : ils correspondent à la
division du cycle de 7 ans en trois secteurs de 28 mois. Les signes cardinaux,
initialement, correspondent au temps qui précède la conjonction. Les signes
fixes sont  le lieu où se défait    progressivement  la conjonction et les signes mutables sont le
temps de la « disruption », d’un état intermédiaire assez trouble
(que nous appelons phase B).

Or,
cette disposition est décalée du fait de la précession des équinoxes : les
signes cardinaux sont « mutables », les signes mutables sont
« fixes » et les signes fixes sont « cardinaux » ! Ils
ne balisent plus de la même façon le parcours des planètes dans le Zodiaque, si
l’on admet que le cycle d’une planéte est lié aux conjonctions successives
qu’elle connaitra avec les dits étoiles fixes royales.

On peut
certes continuer à nier l’importance de telles conjonctions comme alternative à
celles entre deux planètes dont nous avons vi quels problèmes cela posait. Mais
dans ce cas, l’on se retrouve avec de pseudo-conjonctions des planètes avec le
début des  12 Signes et qui n’a aucune
réalité céleste et est une simple projection
sans aucun intérêt astronomique si ce n’est en tant que commodité
aléatoire et dont on peut fort bien se passer (expendable- c’est-à-dire non
indispensable), ce qui n’est pas très glorieux de la part d’astrologues
désireux de se mettre en conformité avec la réalité astronomique. Ce n’est pas
parce que les éphémérides utilisent tel ou tel langage, telle ou telle
représentation, que cela fait de ces conventions des vérités
astronomiques ! Ne jouons pas sur les mots : c’est le cas de le
dire ! A contrario, si les astrologues disent qu’ils tiennent compte des
conjonctions (certes totalement  dues à
un effet de perspective), entre planètes et étoiles, les astronomes seront en
mesure de « visualiser » la chose et même d’en faire des clichés.

Cela
signifie qu’actuellement, le signe du Bélier, par exemple, ne correspond pas à
un signe cardinal mais à un signe mutable, ce qui change considérablement, son
interprétation. En effet, le signe mutable est un temps de « disruption »,
le plus grand écart avec les étoiles fixes royales. C’est d’ailleurs dans les
signes cardinaux qu’ont eu lieu au XXe siècle tous les démembrements de blocs
de celui de l’empire colonial français à celui du bloc communiste en Europe,
sans parler de Mai 68. Mais ces signes cardinaux doivent en réalité être
appréhendés comme des signes mutables. Cela vaut actuellement pour Uranus en
Bélier ou Pluton en capricorne, entre autres. Il faut tenir de la réalité
cyclique sur le terrain et non d’un simple discours symbolique déconnecté de la
réalité astronomique. D’ailleurs Barbault se méfiait comme de la peste de la
prise  en compte des signes zodiacaux en
astrologie mondiale encore que ce faisant il jetait le bébé avec l’eau du bain.
Il ne s’agit pas en effet d’ignorer le Zodiaque mais bien de le décaler du fait
de la précession des équinoxes. En effet, le Zodiaque ne fait sens qu’en fonction
des étoiles fixes qui sont en son sein. Si l’on s’en tient aux 4 étoiles fixes
royales qui  permettent – mieux que le carrés
qui sont des fictions qui là encore ne correspondent à rien d’intéressant au
regard de l’astronomie- de découper en 4 toute révolution planétaire, un
principe qu’Yves Lenoble reconnait comme récurent (cf. son traité des cycles)-
la nouvelle théorie cyclique exige de tout relier aux conjonctions des planètes
avec ces 4 points sidéraux.  Que par
ailleurs, l’astrocyclologie privilégie Saturne ne doit pas être une excuse pour
ne pas aborder le problème plus largement, même dans le cadre d’’une multicyclicité…

Alors,
on nous répondra que le zodiaque tropique actuel donne entière satisfaction,
que l’entrée d’une planéte dans un signe est déterminante et que le  début d’un signe cardinal est puissamment  significatif d’une nouvelle énergie. Or, avec
le décalage précessionnel, on est passé d’une série de signes qui
correspondaient à la phase post-conjonctionnelle à des signes  qui  désormais
sont  disjonctionnels,
c’est-à-dire tout en bas de la courbe d’intensité (en analogie avec le fonds du
ciel, le nadir, à 45° environ des deux étoiles fixes royales, celle qui précède
et celle qui suit). Quant à l’argument des observations sur le terrain, nous
avons montré qu’il ne tient pas et l’exemple de 1989 devrait faire école. On
peut certes soutenir que cela aura correspondu à la renaissance de toutes
sortes d’Etats (comme d’ailleurs 28 ans plus tôt en Afrique) Mais ce serait là
commettre une grave erreur géopolitique. N’oublions pas que pour nous
Européens, l’Union Européenne est une victoire qui l’emporte singulièrement sur
la dislocatiin des empires aussi problématiques seraient-ils. Or, cette Union
ne correspond évidemment nullement  à la
« dynamique » de 89 qui va en sens inverse. (En dépit de la
conjonction Saturne-Neptune mais c’est là une autre histoire liée à la valeur
des « cycles planétaires » -(à deux planètes). Rappelons aussi le
contresens historique  commis par
Barbault (en 1967. Les Astres et l’Histoire) quand il associe le processus
conjonctionnel au bas de son diagramme et le haut à l’opposition (donc à la
disruption). Non, il serait bon que les astrologues comprissent que la conjonction
est liée à un phénomène de rassemblement, d’union, de fédération. La guerre
n’est pas une union mais une rupture et croire qu’une Guerre Mondiale est un phénomène
unitaire parce qu’elle englobe tout le monde est une plaisanterie, car un tel affrontement
ne relève évidemment pas d’une dynamique conjonctionnelle pas plus d’ailleurs
que toute guerre civile ! On ne confondra pas l’acte de se battre avec
celui de s’unir, même si parfois la guerre débouche sur la paix, lorsque la
nouvelle conjonction se profile à l’horizon. En définissant mal les processus,
on ne sera pas surpris de faire des prévisions qui échouent. Quant à jouer à
pile ou face avec les prévisions en annonçant que cela se passera « bien »
ou « mal », ce n’est pas de l’astrologie sérieuse. L’astrologie n’a
pas vocation à se servir d’un tel langage, elle doit décrire des comportements et
non des conséquences ultimes tellement aléatoires et contingente. Pour faire
image, je peux annoncer qu’il pleuvra mais non les dégâts que cela produira
sauf à prendre connaissance du contexte, peu de temps avant l’évènement
annoncé. Ce qui disqualifié toute prévision précise 36 ans à l’avance, comme
prétend l’avoir fait Barbault. L’astrologie n’a pas à  jouer aux dés !

 

 

 

 

 

JHB

29. 09.
13

 

 

 

 

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les mirages de l’astrologie mondiale

Posté par nofim le 28 septembre 2013

 

Des guerres mondiales à la décolonisation : itinéraires d’astrologues

Par  Jacques Halbronn

 

Notre adolescence aura été marquée par la décolonisation et les débuts de la Ve République  tout comme celle d’André Barbault le fut par la Guerre d’Espagne et  les prémisses de la Seconde Guerre Mondiale.

En  1976, nous écrivions dans Clefs pour l’Astrologie (Ed. Seghers, p ; 159) : « En  1944,  un grand nombre  de nouveaux Etats apparaissent  dans la communauté internationale : l’Inde, la Chine, Israël, les deux Allemagnes, l’Indonésie etc. Puis en  1951 et jusqu’en 1959 on replonge  dans les guerres coloniales ‘(Indochine, Algérie, Corée). A partir de 1959, nouvelle période de  cristallisation, on voit des dizaines de nouveaux Etats apparaître en l’espace de quelques années, en particulier en Afrique

Enfant, dès l’école primaire, nous étions fascinés par l’apprentissage des capitales des Eats et donc nous avons été sensibilisés par l’émergence de nouvelles capitales de nouveaux Etats, ce qui compliquait singulièrement notre tâche. C’est probablement  l’observation d’un tel phénomène ; bien antérieure à l’apprentissage de l’Astrologie qui nous aura marqués. Par la suite, nous avons pensé qu’un tel phénomène devrait s’expliquer par l’astrologie si l’astrologie avait une quelconque valeur mais nous étions également  conscients qu’il resterait à définir de quelle astrologie il s’agirait.

En 1980, nous revenions sur ces travaux ; «  Quelques constations, écrivions-nous (in revue Nouvelle Acropole  « L’astrologie mondiale et les années 80, p. 26, n°58  Juin 1980) guidèrent nos premières réflexions qu’il fut possible de systématiser  dans un deuxième temps.  Ainsi le passage de Saturne en  Bélier au début de la Seconde  Guerre Mondiale tout comme lors de la Guerre des Six Jours qui allait permettre  d’ «étendre  considérablement  son territoire (…) A l’inverse, le passage de Saturne en Capricorne en 59 allait sonner le glas de l’Empire colonial français etc. »

Bien entendu, c’était il  y  a 33 ans et nous avons  avancé dans notre réflexion structurelle tant sur le plan astronomique qu’historique. Mais l’essentiel de la problématique était déjà bien en place à savoir la dialectique expansion des empires et au contraire leur démantèlement, ce qui préfigurait ce qui allait se passer en 89 à l’Est de l’Europe, environ trente ans après la décolonisation africaine du début des années 60..Et déjà Saturne était le vecteur principal ainsi qu’un cycle de 7 ans (le quart de la révolution de Saturne).

Mais à l’époque, nous n’avions cure des étoiles fixes et nous arrangions du passage d’une planéte sur les axes équinoxiaux et solsticiaux qui relèvent d’une pure  projection aucunement visible à l’œil nu.  De même nous posions une période d 7 ans contre la précédente et la suivante alors qu’à présent, la  dualité se situe au sein même de la période de 7 ans.

Dans le cas de la Guerre des Six  Jours – qui nous aura marqué existentiellement-  nous allions être conduits à inverser l’analyse : ce n’est pas tant Israël qui s’était étendu que le monde arabe qui avait été mis à mal. Il est vrai que nous avions découvert qu’un événement n’est pas nécessairement lié à une présence mais pouvait l’être à une absence et les aspects ont vocation à traiter de cette absence, l’opposition étant l’aspect d’absence par excellence, c’est-à-dire le point d’écart maximum entre les deux planètes (ou planéte  face à étoile)  formant cycle… Le passage de saturne en signe cardinal  était à l’évidence génératrice de bouleversement et cela sera confirmé en 89.

Il est d’ailleurs étonnant que Barbault n’ait pas été davantage marqué intellectuellement par la question de la décolonisation et du maintien des empires et autres unions ou communautés. Il était par trop obnubilé par le modèle des Deux Guerres Mondiales au lieu de resituer celles-ci dans une problématique plus large, celle des rapprochements et des séparations. Cela lui eut permis d’étoffer un peu plus pertinemment son cycle Saturne-Neptune. Encore en 67, dans Les Astres et l’Histoire, il en restait à des formulations vagues comme « grave » ou « pas grave » qui appartiennent plus à l’astrologie individuelle qu’à l’astrologie mondiale. Si une personne  peut se contenter de telles expressions,  cela ne fait pas vraiment le poids au niveau géopolitique. Et par ailleurs, nous ne pensons pas que l’astrologie puisse nous dire que le contexte  fera que tel processus se terminera bien ou mal,  ce qui est de l’ordre du « terminal » étant radicalement étranger à l’astrologie et ne pouvant être atteint qu’en recourant à d’autres informations liées au contexte immédiat. C’est pourquoi il est inconcevable qu’une prévision faite à 36 ans d’intervalles ne soit pas « précisée » au fil du temps par des compléments contextuels qui ne se manifestent que par la suite.

De fait, dès 1976, nous avions mis l’accent sur le passage de Saturne en signe cardinal (cf. supra), ce qui correspond au « bas » de la courbe cyclique, en quelque sorte à l’opposition, ce qui donne 45° si l’on divise par 4 dans le cadre d’une division quaternaire du cycle de Saturne. Ajoutons qu’en décembre 89,  Saturne était  au milieu du signe du capricorne. Rappelons notre passage concernant la même position en 59.  Visiblement, Barbault n’avait pas situé son cycle Saturne-Neptune dans le cadre des empires qui se défaisaient, où que ce soit dans le monde mais dans celui des Guerres Mondiales. :

Mais surtout comme nous l’avions dit un tel démantèlement n’est absolument pas lié à une conjonction mais à une disjonction ! C’est donc totalement par hasard que 89 aura correspondu à une disjonction de Saturne au même e moment que le même saturne se trouvait conjoint à la transsaturnienne invisible Neptune, jouant en quelque sorte, chez Barbault, le rôle d’un étoile fixe. Faut-il aussi rappeler que dans l’astrologie mondiale selon Barbault, le signe où se produisent les configurations est totalement indifférent puisque les conjonctions sont mouvantes,  à l’instar de la fête du Ramadan alors que dans notre système elles  restent fixes d’une fois sur l’autre. A trente ans d’intervalle, Saturne se retrouvera en conjonction ou en disjonction exactement  dans les mêmes lieux,, du fait d’un mouvement précessionnel insensible à l’échelle d’un siècle….Rappelons que  dans la théorie des grandes conjonctions Jupiter-Saturne, il y a un intervalle d’un trigone, environ, d’une conjonction à l’autre et que même pour  les conjonctions soleil-Lune, il y a un intervalle d’un semi-sextile d’une fois sur l’autre, ce qui fait que toutes ces conjonctions  se baladent dans tout le zodiaque d’autant que par leur nombre, elles se manifestent  un peu partout en même temps../

On aura compris que la notion d’empire est parfaitement compatible avec celle d’union, de fédération tout comme celle de dislocation l’est avec celle de guerre civile, sans qu’il y ait quelque fatalité astrologique à ce que les choses se terminent comme ceci plutôt que comme cela. C’est pourquoi l’astrologie est un outil qui exige d’être manié par des non astrologues. La prévision globale incluant l’astrologie mais l’incluant seulement est une affaire trop^ sérieuse pour être laissée aux mains des seuls astrologues.

On  a déjà dit aussi- mais on ne le répétera jamais assez- que ce processus dialectique ne fait guère sens au niveau individuel, ce qui fait que l’astrologie individuelle  débouche sur une impasse théorique, puisqu’elle fait abstraction du seul facteur auquel l’astrologie puisse s’accrocher à savoir le tissu social.

Nous avons souligné à quel point- paradoxalement- la crise du processus unitaire était souvent plus manifeste que  le moment où ce processus agit sans trop d’encombres contextuels (extra-astrologiques).  Ce sont donc les disjonctions de 180° ramenées à 45° par une réduction par 4 qui correspondent au passage de Saturne dans les signes cardinaux. On comprend mieux, dès lors, pourquoi nous avions été  attirés par les équinoxes et les solstices qui correspondent aux dits signes cardinaux si ce n’est que ces passages sur les axes saisonniers étaient tout à fait aléatoires, ceux-ci correspondant à un mi- point entre deux étoiles fixes royales et donc à une absence et non point à une présence. Une telle coïncidence aurait pu nous figer indéfiniment dans l’erreur tout comme  ce fut le cas pour les tenants du cycle Saturne- Neptune tombant en signe cardinal en 89 tout comme d’ailleurs en 53, lors de la précédente conjonction Saturne-Neptune.36 ans, c’est très proche de 5 cycles de 7 ans ! En revanche en 1917, la conjonction Saturne-Neptune  est approximative et rappelons qu’il y eut deux révolutions à quelques mois d’intervalle en cette même année. Fin signe cardinal (en cancer) en début d’année et début signe fixe en fin d’année. Si l’on  considère le signe, l’on note que la conjonction est séparante en octobre/

Novembre 17 et appliquante en février 17, Neptune se trouvant dans les deux cas au début du Lion…

Mais les victimes collatérales de ces  coïncidences sont ceux qui vont partir sur une fausse piste du fait d’une fausse interprétation des facteurs qui rendent compte des « faits ». En fait, dans tous les cas où Saturne-Neptune se forme, cela correspond à une « disjonction «  du cycle de 7 ans ! Et  l’on pourrait prouver que  les échéances ne sont pas sur 36 ans mais bien sur 7 ans, avec des fortunes diverses d’ordre contextuel extra-astrologique. Ainsi en 68, le printemps de Prague eut lieu avec saturne en disjonction bélier, trois cycles de 7 ans avant  1989…

Certains horoscopistes nous diront que quand il y a un événement, il faut regarder la totalité du ciel et que « tout » joue. Nous pensons au contraire que le thème est un artefact sans aucune valeur intrinsèque et que si l’on veut  travailler sur les cycles, on doit faire abstraction de ce qui n’en fait pas partie, même sur le plan astronomique.

 

JHB

28. 09  13

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L’interprétation astrologique des événements

Posté par nofim le 28 septembre 2013

La  « guerre civile »  de 1961. Un débat sans enjeu prédictif

Par  Jacques Halbronn

« Il n’y a rien de nouveau sous le soleil » ‘(L’Ecclésiaste)

 

 

M. Moysan nous entreprend à nouveau sur la situation de la France en 1961. Nous sommes d’autant plus libres pour en parler qu’il ne s’agit nullement ici d’une prévision que nous aurions faite pour cette période car à cette époque, nous étions vraiment trop jeune et ne connaissions rien de l’astrologie. Nous ne sommes donc pas dans la situation d’un Barbault défendant la qualité de  son pronostic pour 1989, formulé en 1953.

Voilà donc un nouvel échantillon de la prose que Moysan dépose sur le site Aldébaran où nous l’accueillons volontiers car il apporte sans le vouloir de l’eau à notre moulin, en dépit des apparences.

C.M. : « On ne doute pas un seul instant que le Professeur Halbronn saura utiliser les infinies ressources d’une astrocyclologie qu’il a habilement conçue « tout terrain » et à géométrie variable. Et si, en dépit de cette remarquable souplesse native, l’astrocyclologie ne parvient pas à faire « coïncider » la vraie phase A ou la fausse B avec les faits historiques, reste toujours, en dernier recours, la possibilité de substituer à l’interprétation historique de référence la « vision halbronnienne de l’Histoire ». Vision « originale » dont on n’a pu constater la pertinence dans l’exemple du putsch avorté d’un « quarteron de généraux », élevé par Jacques HALBRONN au rang de véritable guerre civile. Ou encore dans la politique de collaboration de la France de Vichy avec l’Allemagne nazie, récemment mise sur le même pied que la construction européenne du Traité de Rome, puisque se produisant toutes deux en phase A!  Ainsi, contrairement à ce qu’il ne cesse d’affirmer par ailleurs, JHB ne part pas de la constatation objective des faits pour y relever d’éventuelles récurrences de nature à fonder a posteriori un modèle théorique, mais pose a priori ce modèle comme axiome, comme un carcan – mais paradoxalement souple! – dans lequel il entend faire entrer les faits, lesquels devront donc nécessairement présenter dans la phase où ils se produiront ses caractéristiques supposées ».

Notre commentaire : M ; Moysan nous reproche nos rapprochements alors que toute l’astrologie est une affaire de rapprochements car qu’est ce que l’analogie sans le rapprochement ?  Or, quand on ne fait pas de rapprochement, on bascule irrésistiblement dans l’astrologie au jour le jour, à l’astrologie du thème pour un lieu et une heure donnés de sorte que ce n’est jamais la même chose. Pensez-vous, même des jumeaux nés à quelques minutes d’intervalle on arrive astrologiquement à les distinguer. M. Moysan appartient à une astrologie qui distingue et nous à une astrologie qui rapproche. M. Moysan dispose d’un mode de saucissonnage du cosmos extrêmement sophistiqué, il découpe des tranches très fins pour qu’il y en ait pour tout le monde, on est dans le rationnement vu le nombre de bouches  à nourrir. Et quand on parle de simplifier l’astrologie, en deux temps, c’est lui qui nous accuse dessaisonner l’astrologie ! C’est  la paille et la poutre.  Il nous pale de géométrie variable pour notre astrologie mais alors celle qu’il défend  elle l’est mille fois plus !  On notera d’ailleurs qu’il nous retourne systématiquement les formules que nous utilisons à son encontre.

M. Moysan nous reproche de vouloir faire entrer une série de données dans un même modèle au lieu d’adapter l’astrologie à la différence des faits « spécifiques ». On peut dire qu’il n’a strictement rien compris à l’esprit de l’astrologie. Que dirait Moysan de l’indice de concentration planétaire de Gouchon-Barbault. Moysan est un astrologe aux méthodes de l’astrologie individuelle égaré dans l’astrologie mondiale !

Certes, une théorie doit se constituer sur des données qui sont mise en avant avec la théorie et ce sont des données particulièrement  marquantes bien évidemment. On ne va bâtir une théorie sur des cas embrouillés, sans lisibilité. La pomme de Newton était un exemple simple alors que la loi de la gravitation concerne des phénomènes bien plus complexes à cerner.  On passe ensuite au stade de l’application de la « loi » et peu à peu l’on montre l’ampleur de son champ d’application même dans des cas particulièrement intriqués, où il  y a, comme on dit, du « bruit » qui vient parasiter la perception des choses.  Résumons-nous : une loi s’élabore sur des cas flagrants et s’applique à des cas qui le sont parfois beaucoup moins. M. Moysan semble ne pas avoir compris l’existence de ces deux temps et les confondre allégrement.

Cela dit, il est tout à fait légitime de  débattre de la pertinence des analogies et  Roger Héquet, il y a quelques années, lors d’un de nos colloques (cf. sur teleprovidence.com) avait déjà avancé un argument  contre certains travaux en disant que pendant la même période des choses très différentes pouvaient avoir lieu. C’est là un argument qui souvent  tient à un refus de percevoir des similitudes  et qui ne tient pas compte de l’évolution du cycle. On rappellera à ce sujet un principe simple : dès lors que l’on sait que l’on applique ou que l’on se sépare du « centre » conjonctionnel, les choses évoluent dans un sens ou dans un autre, non pas parce que l’on aura compartimenté le cycle, mais tout bêtement parce que le temps passe, s’écoule. Ce que Moysan ne comprend pas, c’est que tout découpage d’un cycle n’est jamais qu’un pense-bête, qu’une « borne » indicative comme on en trouve sur les panneaux routiers. Ce que l’on demande à l’astrologue est très simple : qu’il nous dise à quel endroit on est par rapport au « centre ».  Et le malheur, c’est qu’à cette  question très simple il n’est pas à même de répondre pour la simple raison qu’il est perdu dans son fouillis cyclique, dans ses ingres successifs (tous les  trois mois ! ) qui partent tantôt dans un sens, tantôt dans un autre. Une astrologie girouette. Alors pour masquer ses échecs, on n’a rien de plus pressé que d’affirmer qu’il est impossible de généraliser ; de se référer à un seul et unique cycle. Car de  quoi aurait-on l’air.  C’est comme ces statisticiens qui ont fait chou blanc et qui juraient que l’on ne pouvait pas faire de staitisyqiues en astrologie parce qu’ils ne savaient pas s’y prendre. Jusqu’où va la vanité (et l’acrimonie)  de ceux qui ont échoué et qui ne supportent pas que d’autres réussissent ?

Mais venons-en au corps de notre sujet à savoir les événements que nous aurions abusivement rapprochés sous prétexte qu’ils correspondaient à une même phase de notre système, encore que nous préférons  parler de notre  « échelle ». (Comme on parle de celle de Richter). Notre ami Stanislas Marquis avait élaboré une sorte de coefficient pour notre cycle saturnien te finalement c’est plus sain que de découper ne phase tout en ayant des repérés indicatifs.

Donc M. Moysan nous affirme que le « putsch » des généraux  de 61  n’était pas une « guerre civile » et n’avait rien à voir avec Mai 68, que l’armistice de 40  n’avait rien à voir avec le Traité de Rome de 57 ! Défendant son approche d’une astrologie « ponctuelle », tout rapprochement  est carrément insupportable pour le sieur Moysan.

Il est vrai que M. Moysan veut  appréhender le monde dans ses manifestations ultimes. Il n’a que mépris pour ce qui est de l’ordre de tentatives sans lendemain comme ce fameux putsch d’un « quarteron » de généraux, selon la formule de De Gaulle. M. Moysan ne craint pas l’anachronisme qui vient d’un trop grand recul et qui n’est pas de mise en astrologie. Nous ne sommes pas pour télescoper les «événements » en les regardant depuis Sirius et ne retenant que les plus marquants du moins au stade de l’application et non plus de la constitution d’une théorie. Il y a un temps pour chaque chose.

Comme on l’a dit plus haut, nous ne sommes pas en train de défendre une prévision que nous aurions faite pour l’avenir et sur laquelle nous chipoterions, comme le fait Barbault. Nous avons choisi cet événement de notre propre chef et donc délibérément. Nous avons souligné, maintes fois, que l’astrologie n’était pas là pour nous dire si une entreprise va ou non réussir mais si elle va être initiée. Et qui contestera que ce  qui fut  déclenché en 61 portait les potentialités d’une guerre civile ? Que cela ait été enrayé est une autre affaire que l’astrologue doit toujours envisager. Ce qui compte ce n’est pas le « quoi » mais le «comment »,  non pas le résultat mais les « moyens ». Et du coup, nous avions vécu à l’époque, même si cela n’a duré que peu de temps, ces « incidents » comme gravissimes, avec des appels e Michel Debré à la population, le 23 avril.  A  0h45  il  apparaît à la télévision et appelle la population à se rendre sur les aéroports « à pied ou en voiture », « dès que les sirènes retentiront », pour « convaincre les soldats engagés trompés de leur lourde erreur » et repousser les putschistes6  (cf. Wikipédia)

A vouloir trop  « spécifier » chaque « fait », M. Moysan n’arrivera à rien et ne pourra rien rapprocher  mais il a choisi le parti inverse ! Comment dans ce cas, pourrait-on rapprocher à 7 ans d’intervalle 68 de 61 ?  On peut discuter indéfiniment sur ce qui distingue tel « fait » de tel autre et oui, en effet, une « loi » (terme utilisé par Barbault «  Loi fondamentale de l’astrologie » est censée dépasser les cas d’espèces et constitue une grille de lecture, en effet qui implique de « nettoyer » les événements comme on fait la vaisselle. Et ce dont précisément les historiens depuis les années Trente du siècle dernier sont en quête, à  la suite de Marc Bloch  c’est précisément d’une telle loi.Même si  cela défrise M. Moysan qui crie à l’imposture :

..Passons au second exemple, celui  du rapprochement franco-allemand de 40 et de 57.  Que les circonstances aient été des plus différentes, ne saurait nous empêcher de le proposer. Mais là encore, nous ne défendons pas nos « prévisions » pour une époque où  nous ‘n’étions pas encore en activité. Les « faits » » subsistent, les » partenaires » sont les mêmes ! A quoi bon pinailler ? L’astrologie ne sort pas grandie par les procédés d’un Moysan qui ne voit pas plus loin que le bout de son nez !

Nous avions souligné à quel point Moysan a du mal à comprendre les exposés les plus simples.   Un peu comme un aveugle qui se meut  merveilleusement dans un espace encombré mais familier mais qui trébuche sur le premier meuble venu dans un espace qu’il n’a pas eu le temps de baliser :

J.H. : Bien plus, qu’est-ce qu’un aspect sinon un orbe ? Si nous avions dit qu’il fallait accorder de l’importance au semi-sextile qui précédé la conjonction et au semi-sextil qui la suite, cela aurait été du pareil au même. Le semi-sextil si on le resitue non plus dans une périodisation de 90° mais de 360°, c’est tout simplement le trigone (4×30).
C.M. : On appréciera la clarté et la rigueur du raisonnement alambiqué que le Professeur Halbronn met en œuvre quand il mixe dans sa cornue monocyclique le trigone et le semi-sextile en un improbable mixte pour justifier son orbe de 30°! »
 Notre commentaire :  il n’est quand même pas très compliqué de comprende que lorsque l’on divise un cycle en 4, on doit aussi diviser les aspects par 4 et donc, oui,  le trigone d’un cycle d’un seul tenant devient un semi-sextile tout comme l’opposition devient un semi-carré. C’est vraiment élémentaire mais . M. Moysan n’a pas l’habitude et donc pour la énième fois, il commet un contresens. Il est vrai qu’il n’a eu que quelques semaines pour comprendre notre système alors qu’il a mis 20 ans pour comprendre celui qu’on lui a enseigné ! Mais un rien le déstabilise, le trouble par rapport à l’idée qu’il se faisait de l’astrologie  et il veut que tout le monde le sache, et en témoigner urbi et orbi !.Il a une vocation de martyr.

 

 

 

 

 

JHB

28. 09 13

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Nostradamus et l’astrologie bas de gamme

Posté par nofim le 25 septembre 2013

 

Nostradamus, un astrologue à la petite semaine

Par  Jacques Halbronn

 

 

On nous dit que Nostradamus était astrologue parce qu’il faisait des almanachs et autres pronostications annuelles. On ne parle pas ici de ses consultations manuscrites (cf. sa Correspondance éditée par Jean Dupébe). On sait aussi que dans certains cas, Nostradamus se lançait dans des prévisions à plus long terme, en tenant compte notamment de certaines éclipses, au point de verser dans des perspectives de fin du monde, avec Antéchrist à la clef (pour 1567) que l’on connait surtout par ce qu’il en reste dans les traductions italiennes et dans un   manuscrit réédité au début du XXe siècle, ce dont nous avons traité dans de précédentes études….

Dans la présente étude, nous entendons en effet nous concentrer sur le type d’astrologie véhiculée dans la production annuelle, ce dont  Michel de Nostredame n’avait évidemment pas l’exclusivité mais dont il est certainement exemplaire et emblématique. On pourrait parler d’une astrologie à la petite semaine tant il est vrai que l’astrologue dressait un thème pour chaque nouvelle lune, chaque pleine lune et pour les demi-lunes intermédiaires, soit en moyenne quatre interprétations par mois plus  le thème des ingrès saisonniers dans ses Pronostications qui partaient non plus de janvier mais du printemps, ce qui  impliquait donc seize fois moins de travail que pour les almanachs et était probablement un produit plus bas de gamme et moins volumineux. Il est d’ailleurs probable que ce second produit a plus fait pour la réputation de Nostradamus, du moins dans les années 1550, étant donné qu’il était agrémenté d’une vignette sur sa page de titre, ce à quoi n’avait pas droit l’almanach. C’est d’ailleurs une vignette assez semblable qui sera reprise pour les contrefaçons des Prophéties, rangées en centuries. (1555, 1557). En revanche,  à partir des années 1560, des almanachs pirate (Barbe Regnault) comporteront une vignette inspirée de celle des Pronostications de Nostradamus et c’est cette vignette-là qui servira pour les dites contrefaçons centuriques, dont les quatrains reprennent peu ou prou certains textes en prose de Nostradamus, dont certains ne nous sont pas parvenus sous leur forme imprimée de départ…….

Quid donc de cette astrologie de bas étage propulsée dans les almanachs et dans les pronostications de Nostradamus et notamment des « ingrés » qui ont encore de nos jours les faveurs de certains astrologues ?

Ces « ingrés » (ou entrées, en latin), sont calculés pour le moment exact où le soleil passe- si l’on peut dire- sur un des deux équinoxes ou un des deux solstices, soit au rythme d’un « thème » par trimestre saisonnnier. En dressant le thème pour cet instant-là, l’astrologue entend balayer trois mois au lieu d’une semaine dans les almanachs. Ce qui est  à la fois peu et beaucoup.

C’est peu en comparaison d’une astrologie des grandes conjonctions qui œuvre sur 20 ans voir sur 200 ou 400 ans, à partir d’une conjonction de Jupiter vers Saturne mais c’est beaucoup en comparaison des prévisions hebdomadaires des almanachs à la Nostradamus.

Il ne faut pas se leurrer : nous sommes là aux antipodes d’une astrologie à long terme, d’une astrologie « perpétuelle » sans parler des Centuries et des épitres qui les accompagnent. (À Henri II notamment avec l’échéance de 1792). Cette astrologie annuelle ne l’est même pas, elle est, on l’a dit, trimestrielle et/ou hebdomadaire, une astrologie au petit pied, sans grande envergure, à l’évidence, réduite  à la portion congrue .Encore que l’on puisse penser que le thème de la nouvelle lune mensuelle (lunaison) l’emporte sur celui des autres configurations soli-lunaires. Au niveau de la consultation privée, rappelons le rôle des révolutions (ou retours) solaires dressées pour l’anniversaire du client et qui sont des thèmes valables pour douze mois. selon une méthodologie comparable qui est celle d’une astrologie de calendrier et non d’une astrologie authentiquement cyclique avec son rythme propre. Car cette astrologie soli-lunaire ou seulement solaire (ingrés, retours solaires) est-elle-même à proprement parler de l’astrologie au regard des « puristes » ?….Certes, le thème ainsi dressé constitue-t-il une carte du ciel en un instant T avec les positions planétaires correspondantes mais  la cyclicité d’une telle astrologie n’en est pas moins  à la base hémérologique, liée au calendrier et aux cycles des luminaires (comme il est dit dans le récit de la Création/Genèse) face aux étoiles  fixes du firmament. Notons cependant  des considérations plus amples avec la « Disposition générale de la présente année 1558 selon la plus parfaite prédiction des Astres’ sur laquelle nous reviendrons.

Que voulons-nous dire par une astrologie soli-lunaire ? Que le cycle de planètes (extérieures) comme Mars, Jupiter ou Saturne, totalement distinct de celui de Vénus et de Mercure (directement fonction de la position du soleil du fait de leur faible élongation) n’est pas pris en considération si ce n’est que ponctuellement.  On assiste là à un tour de passe-passe : il est question de ces planètes mais on n’a cure de tenir compte de leur cycle réel à la différence de l’astrologie des conjonctions Jupiter-Saturne. On voit donc émerger une astrologie qui n’est ni vraiment individuelle (ce n’est pas un thème natal) ni vraiment « mondiale » et qui est celle de cette production astrologique populaire qui n’est pas si éloignée de celle des « horoscopes » de presse actuels, qui est d’ordre solaire. (Signe zodiacal). Une astrologie bâtarde en quelque sorte dont  Nostradamus est l’artisan, plus ou moins convaincu. En fait, cette astrologie soli-lunaire  serait pré-astrologique, pré-planétaire et initialement axée sur le Zodiaque.

Examinons un instant la collection de reprints (publiés au Seuil, en 1999, par B. Chevignard. Présages de Nostradamus) comme cette Pronostication pour 1558(Paris Guillaume Le Noir) que nous avions retrouvée à la Bibliothèque de La Haye, il y a une vingtaine d’années. (pp. 429 en annexe de l’ouvrage cité)

« Du Printemps 1558 : Le Printemps commencera ceste année le XI. Iour de Mars etc » . Quels que soient les développements qui suivent, ils sont censés ne concerner que le dit printemps 1558,  ce qui d’ailleurs  oblige le public à se procurer les volumes suivants qui ne paraitront d’ailleurs qu’à la veille d’un  nouveau cycle saisonnier. On notera d’ailleurs les deux débuts d’année (millésimes), celui de janvier pour les almanachs  et celui du printemps pour les pronostications qui sont en concurrence au  XVIe siècle…

Pour l’historien de l’astrologie que nous sommes, il nous intéresse, en effet, de resituer cette astrologie des années 1550 dans le cours de la pensée astrologique  à l’aune de la longue durée. On y voit les signes d’une certaine décadence comme si l’astrologue ne maitrisait plus  la prévision cyclique et se repliait sur une astrologie du thème astral s’inscrivant dans un cadre qui, en dépit des apparences, lui est étranger. En effet, le cadre soli-lunaire est un carcan qui  se révélé excessivement contraignant et limitatif. En dépit des efforts sporadiques  de Nostradamus, pour évoquer le mouvement des planètes, force est de constater que le trimestre suivant va constituer une nouvelle échéance et ainsi de suite, sans  grande continuité d’une fois sur l’autre. Tel ingrés comportera une certaine tonalité et tel autre une tonalité bien différente et ne parlons pas évidemment du cas extrême des almanachs avec leurs thèmes dressés pour chaque semaine :

Dans l’ouvrage de Chevignard qui édite un recueil manuscrit – (Bibl. Lyon Part Dieu) des almanachs et pronostications de Nostradamus (parfois assez différent des impressions. On regrettera que Chevignard n’ait pas fourni de reprint d’almanach (comme celui de 1557), alors même qu’il se réfère à des imprimés dans son travail), on lit ainsi : « En ce dernier quart (…) Du 20 jusqu’à la fin naitront  de lieu infime deux qui parviendront à grand honneur » (mois d’août 1554, p. 213)). Il s’agit du dernier thème du mois pour ce qui ne correspond d’ailleurs pas à la semaine du calendrier. D’ailleurs, cette astrologie ne s’articule même pas sur celui-ci et s’y trouve en porte à faux puisque le calendrier soli-lunaire n’est plus alors pratiqué dans le monde chrétien…

Décadence, disions-nous, liée  à une crise de la pensé cyclique mais aussi aux obligations du marché, avec l’application au niveau collectif qui est celui des almanachs et des pronostications de techniques qui ‘ne font sens qu’au regard de la vie privée, aux enjeux plus ponctuels. On pense à ces astrologues qui sont encore aujourd’hui sollicités en début d’année.

Tendance que l’on pourrait qualifier de divinatoire et qui constitue, selon nous, un détournement de l’esprit astrologique. On remplace peu ou prou l’étude fouillée de quelques cycles planétaires, étudiés un par un, par  une étude des interactions entre ces planètes pour un moment qui n’est fixé que par le processus soli-lunaire (qui tient lieu ainsi de date de naissance). Le ciel entier doit faire sens pour ce moment-là en vérité étranger à la réalité astronomique sauf  à jouer sur les mots. On dira pour emprunter au langage culinaire, que Nostradamus (qui savait fabriquer des confitures et des onguents)  pratique là une astrologie à partir d’un matériau vil qu’il tente de relever par quelques expédients planétaires comme l’on jetait  quelques lardons dans la soupe ou fourrait quelque petit pain. Quelle farce !

Nous savons certes que Nostradamus ne se contentait pas de cette discipline fastidieuse au jour le jour et il est d’ailleurs probable qu’il se faisait assiste pour une telle corvée. On rappellera que les quatrains de ses almanachs sont des compilations de ses textes en prose, comme d’ailleurs certains quatrains des Centuries.

Dans l’almanach pour 1562, dédié au pape, dont on ne connait qu’une version  française imprimée tronquée (mais qui nous est parvenue en italien et en manuscrit français), Nostradamus fixe dans une annexe (apparemment censurée) des considérations à plus long terme et notamment en rapport avec une certaine éclipse d’avril 1567, repérée dans les ouvrages comme ceux de Leovitius. Il est remarquable que cet aspect de son travail soit le moins connu et on peut d’ailleurs se demander s’il n’a pas été occulté du fait même d’une certaine dérive prophétique que l’on peut y observer. Mais là encore,  cette fixation sur  une éclipse ponctuelle  n’est-elle pas l’aveu d’une perte de maîtrise dans l’interprétation des cycles planétaires ?

Qu’on le veuille ou non, cette astrologie de trimestre en trimestre pour ne pas parler de cette astrologie laborieuse à la petite semaine n’est quasiment d’aucun intérêt  au regard d’une astrologie des cycles planétaires. A chaque trimestre, une nouvelle programmation se met en place et ainsi de suite, sans aucun suivi, sans aucune continuité astronomique. Nostradamus annonce le triomphe des techniques  d’interprétation des cartes du ciel  sur  celles de lecture des cycles planétaires. Il incarne la montée en puissance du petit peuple astrologique qui peu à peu va imposer ses méthodes jusqu’à l’astrologie mondiale.

 

 

 

 

JHB

25. 09 13

 

 

 

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