Sur l’ histoire de l’astrologie par Serge Bret-Morel

Posté par nofim le 11 mars 2015

L’ASTROLOGIE face à ELLE-MEME

BILAN CRITIQUE de l’ASTROLOGIE

PROLOGUE à une RENOVATION de la CRITIQUE

Historia

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.Sur l’histoire de l’astrologie

 

Sur la page de garde de la catégorie Historia nous avons expliqué comment et pourquoi nous allons distinguer l’histoire de l’Astronomie de celle de l’Astrologie. Elles n’ont pas la même ancienneté, et n’ont pas toujours eu les mêmes préoccupations.  L’histoire de l’astrologie est telle, que les origines les plus lointaines de la divination astrale mésopotamienne se perdent dans la nuit des temps. Mais pas toutes quand même.

L’astrologie a traversé l’Histoire, mais nous aimerions remettre en question sur notre site, quelques points de vue admis comme des évidences tant chez les astrologues, chez les sceptiques que même chez certains historiens des sciences. Dès lors que l’on admet que ce sont les origines de la divination astrale mésopotamienne qui se perdent dans la nuit des temps et non celles « de l’astrologie » que nous connaissons, alors nous sommes obligés de prendre un peu de recul et nous demander 1) ce qui distingue tant les deux, 2) ce qu’implique pour la représentation de l’astrologie le fait qu’elle n’est pas si ancienne qu’elle le pense, 3) ce en quoi la critique de l’astrologie doit revoir aussi certaines de ses prétentions. L’astrologie nécessite en effet des outils mathématiques qui n’apparaîtront que tardivement et dépendent donc de l’histoire de l’Astronomie, et de ce fait elle a d’autres prétentions et des structures différentes (notamment mathématiques, ce que nous nommerons « techniques »). Ce pourquoi aussi l’astrologie soulèvera des problématiques différentes de celles de la divination astrale.

Nous ne voyons pas littéralement dans « la persistance historique de l’astrologie » la persistance « de l’astrologie » en elle-même, ce qui conduit au mythe de ses origines. Ou alimente l’idée selon laquelle c’est sa réalité qui lui a permis de traverser les siècles (alors que les astrologies diffèrent d’une époque à une autre). Nous y voyons d’abord la persistance du système astrologique (mathématique) sur lequel viennent se greffer des pratiques et des fondements propres à telle ou telle culture traversée. Puisque les fondements de l’astrologie sont indépendants de ses techniques, ils permettent surtout d’en gérer les applications, dont le contenu des interprétations symboliques (ce qui varie justement selon les croyances des utilisateurs). Cet aspect des choses rend la longévité de l’astrologie un peu moins mystérieuse… mais encore faut-il en avoir une représentation désacralisée. Nous voyons aussi dans « la persistance historique de l’astrologie » le simple reflet de la persistance de préoccupations divinatoires (consubstantielles à l’Homme) auxquelles elle permet effectivement de répondre par le biais d’un système hypercomplexe, mais sans pour autant qu’elle se réduise à cela.

C’est pourquoi nous pourrons nous interroger différemment ici, sur l’histoire de l’astrologie, sans nous poser par exemple la question de la véracité de ses propos les plus anciens (n’étant plus utilisés par les astrologues contemporains, la réponse est assez claire…), sans nous pencher non plus sur les prédictions réussies les plus célèbres : par exemple, exit Nostradamus ! Connu pour ses prophéties qui se réfèrent parfois au symbolisme astrologique, aucun de ses ouvrages astrologiques (s’il y en a, je ne connais pas le sujet) n’est encore cité comme référence. Par contre, cet amalgame entre prophéties et prédictions-prévisions astrologiques pollue régulièrement les débats.

Il est bien plus intéressant et agréable d’aborder l’histoire de l’astrologie sous l’angle purement culturel et technique. Si les astrologues ont plutôt tendance à privilégier les aspects positifs de la chose au détriment des constats froids mais clairs de l’histoire des sciences, les sceptiques évitent justement l’aspect positif de l’astrologie (tellement mal à l’aise, ils s’excuseraient presque des croyances des prestigieux astronomes) au profit de la critique appliquée à travers l’histoire de l’astronomie.

Nous espérons petit à petit proposer des articles sur différents moments de l’histoire de l’astrologie, notamment sur le 20ème siècle.

 

Aux origines de l’astrologie

Sur les origines de l’astrologie, présages et prévisions : en quoi les présages de la divination astrale mésopotamienne ne sont-ils pas des prévisions-prédictions astrologiques ? En quoi peut-on alors poser des limites à l’ancienneté de l’astrologie ? Le mythe des origines de l’astrologie se dévoile peu à peu…

L’ancienneté supposée des cycles astrologiques : La divination astrale de l’ancienne Mésopotamie ne pouvait pas se référer aux cycles astrologiques tels qu’ils sont définis et utilisés actuellement par les astrologues. Le lecteur trouvera ici quelques valeurs différentes et verra comment les cycles astronomiques utilisés par « les Anciens » étaient loin des cycles astrologiques actuels. La notion de tradition astrologique en prend encore un coup… et la critique devrait commencer à se demander ce que l’on peut bien appeler « astrologie » sans la possibilité de prévoir le retour des planètes (ce qui n’est pas possible avant 500 av. JC).

Faut-il rénover la critique de l’astrologie ? Bien que cet article vise essentiellement à montrer les limites de la critique traditionnelle de l’astrologie, la première partie est consacrée à la mise en évidence des limites techniques que pose l’idée d’une astrologie qui se perdrait soi-disant dans l’Histoire. Notamment sur la pertinence des critiques renvoyant à la précession des équinoxes. Il complète donc l’article précédent (bien qu’il lui soit antérieur).

Sur les origines de l’astrologie touchant à l’histoire de l’astronomie, on se reportera à la catégorie du même nom avec notamment un historique de la notion de planète allant des origines au fameux déclassement de Pluton.

NOUVEAU : On signalera aussi dans la catégorie Rationalis, Un dogmatisme des symboles astrologiques ?: cet article paru à l’automne 2004 dans le bulletin La Lettre des Astrologues de la FDAF, pose la question de la sélection des interprétations astrologiques au fil de l’Histoire. L’ancienneté et la stabilité des symboles astrologiques suffisent-ils vraiment pour assurer de la qualité de la tradition astrologique ?

 

La révolution copernicienne

Kepler rédigeait-il des horoscopes ? On lit ou entend encore de temps en temps que Kepler pratiquait l’astrologie seulement pour financer ses recherches, ou qu’il n’y croyait pas vraiment comme en témoigneraient ses critiques en direction des astrologues de son époque, etc… il y a là ce que l’on pourrait concevoir comme « un mythe sceptique » construit sur la conviction qu’il est impossible qu’un si bel esprit ait pu croire en des choses si triviales. En fait, il est vrai que ce sentiment a plané longtemps dans l’esprit des premiers historiens modernes de l’astronomie, et continue de se perpétuer chez les critiques d’un jour et chez les moins documentés. Signalons aussi que ce texte prend place dans les problématiques de la critique des horoscopes de la catégorie Mediatica.

Ce véritable mythe sceptique a pourtant été mis à terre par le travail de l’historien des sciences Gérard Simon à la fin des années 1970 (sa thèse fut consacrée à une partie des travaux astronomiques ET astrologiques de l’astronome). De plus, vue la fréquence des critiques de l’astrologie fondées sur l’analyse des horoscopes de presse, il est probable que la trivialité de cette pratique médiatique dont nous sommes abreuvés quotidiennement, alimente cette pseudo-contradiction : si l’astrologie est aussi triviale qu’il n’y paraît, alors un tel esprit ne peut y avoir cru ! Nous espérons sur notre site, montrer justement que l’astrologie des horoscopes n’est pas à l’image des problématiques complexes qui sous-tendent la tradition astrologique, mais surtout sa pratique. Kepler était bel et bien astrologue, comme en témoigne le petit opuscule Des fondements les plus certains de l’astrologie dont nous traduirons quelques passages ici. Kepler a révolutionné l’astronomie en inaugurant son passage vers une physique céleste (avant Kepler l’astronomie était exclusivement mathématique), et… il a tenté de faire de même avec l’astrologie. Non, ce n’est pas là une croyance de jeunesse ou une question de finances, toute sa vie Kepler dissertera sur l’astrologie et comme n’importe quel astrologue un peu savant de toute époque (même aujourd’hui) il critiquera durement les (nombreux) confrères astrologues sombrant dans la facilité… Il n’y a pas là de « preuve » d’un Kepler non astrologue.

Pour ceux qui douteraient encore, nous renvoyons vers la mise en ligne en français d’une traduction italienne de deux séries de prévisions-prédictions astrologiques keplériennes. Celles bien connues rédigées pour le Comte de Wallenstein. L’horoscope (selon l’ancien sens du terme) keplérien du comte Albrecht Von Wallenstein se trouve ici sur le site de Marie-Luce Piette. L’intérêt de ces DEUX textes ? La première rédaction de 1608 fut corrigée par Kepler lui-même en 1625, ce qui lui permit bien des commentaires sur sa vision de l’astrologie prévisionnelle. Nous étions seulement 5 ans avant sa mort, ce qui met à mal les mythes d’une croyance de jeunesse ou d’une activité seulement alimentaire ! Kepler explique certes ce que ne peut pas faire l’astrologie, mais uniquement dans le but de mieux cerner ce que l’on pourrait en tirer. Dans la version de 1625 il décidera même de rectifier l’heure de naissance du natif pour que les événements collent mieux aux configurations astrologiques…

Par ailleurs, des astrologues eux aussi se réfèrent à l’icône de Kepler pour justifier leurs pratiques personnelles. Pourtant, le travail de Kepler a souvent consisté en des justifications causales de l’astrologie s’ajoutant à des justifications harmoniques. Mais ses hypothèses ne sont plus utilisées de nos jours, même si l’astrologie a conservé quelques uns des nouveaux aspects astrologiques qu’il a voulu y introduire pour raisons harmoniques (pour ne pas dire « musicales »…). En somme on peut dire que Kepler pourrait être rangé aujourd’hui dans la catégorie des astrologues causalistes, voire des conditionalistes, ce qui ne renvoie qu’à une minorité d’astrologues…

NOUVEAU

Einstein, Kepler, et l’astrologie, échanges avec Denis Hamel : Denis Hamel nous a écrit pour réagir à notre article sur Einstein et l’astrologie (voir plus bas) S’en est suivi un fort courtois et intéressant échange de mails sur le thème des relations d’Einstein, puis Kepler, avec l’astrologie. Nous reproduisons avec son accord, une partie de ces échanges, rappelant notamment quelques prises de position bien tranchées de Kepler…

 

Le 20ème siècle

Sur les origines, l’apparition, le succès et quelques contradictions des horoscopes de presse : contrairement à ce que l’on entend ici et là les « horoscopes de presse » n’existent que depuis la première moitié du 20ème siècle. Il y a toujours eu des prédictions astrologiques, mais pas sous cette forme quotidienne ou hebdomadaire. Faute de publications dans lesquelles s’insérer, les prédictions astrologiques étaient soient présentes dans des almanachs contenant bien d’autres rubriques, soit publiées en un texte comme celui de Kepler pour l’année 1602 dont nous proposons un début de traduction ici. Les horoscopes quotidiens sont donc très récents à l’échelle de l’histoire de l’astrologie et n’ont pu intégrer la presse de masse que quand celle-ci a vraiment commencé à se développer. Il ne faut donc pas s’imaginer l’image de l’astrologie d’autrefois comme ce qu’elle est aujourd’hui au quotidien sur nos ondes et dans la presse. Ne serait-ce que parce que l’imprimerie ne date que du 15ème siècle… Une confusion sur « l’ancienneté des horoscopes » résulte en fait d’une confusion de vocabulaire : le terme existait déjà il y a plus de 2.000 ans mais sous un autre sens. En effet, l’Horoscope désignait à l’origine le paramètre technique que l’on appelle aujourd’hui « Ascendant ». Puis, il est devenu courant de nommer « horoscope » toute la carte astrologique de naissance (thème astral) dans laquelle l’Ascendant n’est qu’un point, ou par extension un arc frontière entre la maison XII et la maison I. C’est enfin, et seulement, au cours du 20ème siècle que le terme a pris le sens qu’on lui connaît, à savoir des prédictions énoncées par un astrologue de façon cyclique. Or, comme les astrologues ont gardé l’usage d’appeler « horoscope » le thème de naissance, pour les détracteurs et le grand-public il y a confusion entre ces deux sens amenant d’ailleurs, quelques déductions complètement hors-sujet (comme « Kepler publiait des horoscopes » !).

Einstein a-t-il condamné l’astrologie ? Une citation circule dans le milieu astrologique depuis quelques dizaines d’années. Selon elle, Einstein aurait eu une image très positive de l’astrologie… Mais dans la revue Le Québec sceptique (N°57) Denis Hamel a brillamment montré que la citation était probablement un faux. Cependant, il ressort de son article le sentiment qu’Einstein se serait en fait exprimé très négativement contre l’astrologie, la qualifiant même « d’ennemi intime » chez Kepler. Ceci a lancé en écho à la pseudo-croyance d’Einstein très répandue dans la communauté astrologique, une rumeur de pseudo-condamnation de l’astrologie par Einstein qui se répand à son tour dans le monde sceptique et au-delà. On l’a même trouvée sur Wikipedia (fr). Pourtant, à la lecture du texte d’Einstein contenant une seule fois le mot « astrology », nous allons voir qu’il est possible de relativiser l’interprétation de Hamel… Einstein n’aurait pas condamné l’astrologie au sens fort du terme. Il n’en avait que faire, mais n’est-ce pas pire encore ?

NOUVEAU

Einstein, Kepler, et l’astrologie, échanges avec Denis Hamel : Denis Hamel nous a écrit pour réagir à l‘article ci-dessus et nous faire part d’une référence qui n’est pas présente dans son article d’origine. Elle relate une prise de position d’Einstein sur l’astrologie finalement très explicite, et nous l’en remercions. S’en est suivi un fort courtois et intéressant échange de mails sur le thème des relations d’Einstein, puis Kepler, avec l’astrologie. Nous reproduisons avec son accord, une partie de ces échanges.

 

 

Le 21ème siècle

(1999-2009) Terrible changement de millénaire pour l’astrologie française

1ère partie 1999 l’éclipse totale de soleil sur le nord de la France
2ème partie 2001 la soutenance de thèse de sociologie de l’astrologue Elizabeth Teissier
2001 les attentats imprévus du 11 septembre
3ème partie 2004 l’imprévu tsunami de Noël
2005 la réédition du fameux Que sais-je ? L’Astrologie
4ème partie 2006 le déclassement de Pluton
2008 Malgré son élimination, l’équipe de France devait gagner l’Euro de football…
5ème partie 2007-2009 La FDAF (Fédération Des Astrologues Francophones) demande la mise au second plan de la prévision astrologique
6ème partie Conclusions

Le tournant du millénaire a été terrible pour l’image de l’astrologie française au moins. En effet, la prévision-prédiction astrologique a été plusieurs fois prise en défaut publiquement, et le discours astrologique et ses fondements ont été de nouveaux mis à mal en direct. Mais ce que le grand-public sait moins, c’est qu’à l’intérieur même du milieu astrologique des voix de plus en plus nombreuses s’élèvent contre la prédiction astrologique à tout bout de champ et la mise en avant de l’outil de connaissance de soi que pourrait constituer une pratique astrologique qui relaierait la question métaphysique dans la sphère privée. Cela a mené à des débats violents au début de l’année 2008, l’astrologie traditionnelle sentant ses fondements vaciller, et le paysage astrologique français pourrait bien se voir bousculé quelque peu dans les années qui viennent… mais ce n’est pas là une prédiction astrologique !

DOSSIER DECLASSEMENT DE PLUTON

Le déclassement de Pluton comme nouveau marqueur des carences de l’astrologie introduit un long dossier sur les questions que ce déclassement aurait du poser au monde astrologique… pas un seul d’entre eux n’a souhaité y réagir… mais pas un sceptique non plus.  (Cet article est paru aussi sur le site Agoravox).

Après que les astronomes aient décidé de rétrograder Pluton au stade de planète naine, soit les astrologues rejettent aussi Pluton et cela signifiera que les interprétations faites depuis plus d’un demi- siècle étaient erronées. Soit… ils conservent Pluton et cela signifiera alors que le symbolisme construit en partie sur l’idée que cet astre était isolé et le dernier du système solaire est erroné (le planétoïde Eris est plus éloigné et plus important que Pluton… et combien d’autres ont des paramètres comparables ?). L’astrologie n’est-elle pas prise entre deux feux ???

A noter que l’article précédent est tiré d’un long dossier critique publié sur le site du RAMS. Il a été signalé à la communauté astrologique et au monde sceptique (zététique et Afis entre autres) et ils y ont réagi de la même façon : le silence… il y a pourtant du contenu ! Seul l’astrophysicien Philippe Zarka a pris le temps de nous répondre sur la partie du dossier que nous lui avions transmis, et nous l’en remercions encore, même s’il n’est pas entré dans le détail de l’argumentation.

Précisons ici qu’avant d’entrer dans le détail des questionnements que pose le déclassement de Pluton à l’astrologie, on pourra consulter les articles du dossier La notion de planète au fil de l’Histoire de la catégorie Histoire de l’Astronomie. Ils furent conçus au départ justement, pour introduire ce long dossier.

1ère partie : Le déclassement de Pluton, à moyen terme un enjeu majeur pour l’astrologie ?

(Cet article est aussi paru sur le site du Rams)

Si changer le statut de Pluton ne change rien à l’interprétation astrologique (il ne perd pas son statut d’astre errant), la question du statut astrologique à attribuer aux nouveaux astres errants découverts par les astronomes depuis quelques années devrait relancer le débat. En effet, le statut de Pluton n’est plus séparable aujourd’hui de celui de ces autres corps de même nature que lui et de dimensions proches. Il faudra donc déplacer le problème pour répondre à la question du statut de Pluton. Mais intégrer les nouveaux planétoïdes implique de gros problèmes techniques, et la mise en avant de la subjectivité d’un astrologue pour qui toute idée de synthèse sera définitivement interdite. Et rejeter Pluton bien sûr, reviendrait au même résultat : admettre que la subjectivité de l’astrologue prime sur tout autre chose puisque toutes les interprétations issues du symbolisme de Pluton depuis des dizaines d’années seraient considérées comme erronées. Terrible dilemme qui remettrait en cause aussi tous les classements traditionnels, donc le système astrologique ! Est-il surprenant qu’au jour d’aujourd’hui la réaction du monde astrologique se limite à un grand évitement sous couvert d’applications pratiques ?

2ème partie : Pluton, la future exilée astrologique ?

(Cet article est aussi paru sur le site du Rams)

Dans cette partie du dossier nous montrons les premiers enjeux astrologiques du déclassement de Pluton sur le plan théorique afin d’illustrer la question des limites de la critique de l’astrologie par des personnes ne maîtrisant pas en général, le formalisme astrologique, donc l’utilisation de l’outil astrologique. Le problème n’est-il pas aussi que la critique ne sait pas traduire ses propositions « en termes astrologiques » ? Pas seulement tout de même, puisque ce dossier n’a eu AUCUN écho officiel dans la communauté astrologique bien qu’il ait été signalé à plusieurs reprises…

3ème partie : Pluton et la critique sceptique, quelques faux problèmes : la technique astrologique comme tamis occasionnel de la critique

(Cet article est aussi paru sur le site du Rams)

Dans cette 3ème partie nous passons de la démonstration des limites de la critique à la mise en évidence de quelques unes de ses erreurs. Ces « erreurs » sont décrites sur le plan technique, non sur le plan idéologique. Elles ouvrent la voie à la possibilité d’un tamis critique par le biais de la technique astrologique. Nous aborderons donc ici quelques arguments classiques de la critique pour en montrer les limites ou les réfuter purement et simplement. La question des satellites plus gros que certaines planètes, le fait que Pluton et Neptune n’avaient même pas encore fait un tour du Zodiaque depuis leur découverte, le problème de l’empirisme « multimillénaire » revendiqué pour des planètes découvertes depuis moins de 2 siècles, etc. Le but est d’abord de montrer en quoi la chose est complexe et ne peut donc être résolue d’un coup de cuillère à pot.

4ème partie : Pluton et la critique sceptique, quelques critiques plus gênantes

(Cet article est aussi paru sur le site du Rams)

Mais toute la critique sceptique n’est pas à rejeter non plus, ce pourquoi nous en retiendrons quelques unes et les développerons en les traduisant « en termes astrologiques ».

 

Serge BRET-MOREL
le 27 janvier 2009
Mise à jour : 10 août 2009

Publié dans ASTROLOGIE, HISTOIRE | Pas de Commentaire »

Systèmes astrologiques des cultures anciennes

Posté par nofim le 11 mars 2015

HISTOIRE DE L’ASTROLOGIE

Extrait des tablettes de Ninive.
« si mars se lève à sa naissance, il deviendra un grand chef de guerre »
« quand saturne culmine dans son ciel natal il deviendra un prêtre respecté »
« si jupiter natal se couche sa femme prendra sur lui l’ascendant »

Tout astrologue, même le plus débutant, et tout astrologue venu après les travaux titanesques de Gauquelin, se rend compte que ces aphorismes sous-tendent déjà des siècles d’observation et de consultation horoscopique.

Voici l’Histoire Raisonnée de l’Astrologie écrite par deux astrologues. Il était plus que temps. Car les lobbying anti-astrologie ont même réussi à polluer les sites encyclopédiques contributifs. De sorte que, wikou wikant, pernicieux perniciant, sous couvert de présenter l’Astrologie, notre outil astrologique est assassiné en coupe réglée !

Un homme et une femme, astrologues de métier, sont ravis de produire la voix de l’Astrologie, vous présentant l’Histoire Raisonnée de l’Astrologie.

suite astrologie pratique
histoire de l’astrologie
le lexique

origines
systèmes historiques
au temps des châteaux
les domifications
en purgatoire
le renouveau
horreuroscope
modèles et courants
avancées techniques
richesse des pratiques
la fin les maisons
vivante et forte

Systèmes astrologiques des cultures anciennes

par  A. Marys  et  A.  Régent

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Les systèmes astrologiques sont attestés de longue date.

Dans l’Antiquité, des systèmes astrologiques se forment en Chine, en Inde, dans la péninsule Arabe et au Moyen-Orient (astrologie chaldéenne), en Égypte et en Grèce, en Amérique précolombienne.

Les astres sont observables de tous les lieux terrestres. Chaque culture découvre son horoscopie, la pratique divinatoire astrologique qui lui est propre. L’astrologie occidentale passe par l’astrologie chaldéenne dont elle vient. Elle peut aussi venir de l’Égypte via le Moyen-Orient.

Les premiers écrits connus concernant les astres remontent à 5000 ans. Ils sont astronomiques et horoscopiques (non pas astrologiques comme cela est souvent énoncé par erreur). On atteint là l’horizon des écritures conservées. Telle maturité signifie que l’antériorité des systèmes astrologiques, des astrologies, est bien supérieure à cette époque.

Il y a 5000 ans, à Ninive sont donc consignés sur des tablettes d’argile les relevés des mouvements planétaires observés par des savants de Mésopotamie. Y sont également consignés des aphorismes horoscopiques dont l’expression vieillie ne dissimule en rien la fulgurante actualité. Ces savants astronomes et astrologues occupent également des fonctions idéologiques de prêtres.

Cet épisode historique peut donc être considéré comme l’origine de l’astronomie occidentale. Et il peut être considéré comme l’origine de l’astrologie occidentale. La division du ciel en douze signes zodiacaux se perd, quant à elle, dans la nuit des temps méditerranéens.

Les plus vieux horoscopes rédigés connus proviennent de Babylone datés vers 400 avant JC. Ce qui ne signifie strictement rien, si ce n’est que ces documents-là précisément se sont conservés, tandis que d’autres se sont perdus.

Les échanges entre la Chaldée et la Grèce font d’une part progresser l’astronomie et, d’autre part, adopter par les uns ou les autres les connaissances astrologiques les plus pertinentes. Hippocrate et Galien observent que l’astrologie est l’un des fondements de la médecine et de la psychologie.

Avec Rome, la faveur de l’horoscopie individuelle va grandissante. Mécaniquement cela accroît le nombre d’astrologues. De ce fait, on peut supposer que la capitalisation de compétences y fut féconde.

Le Tetrabiblos fut rédigé par Ptolémée. C’est la première synthèse magistrale de l’astrologie qui nous soit parvenue, associée à la théorie des quatre éléments. Le fait qu’elle soit magistrale la rend forcément en accord avec le politiquement correct de l’époque.

Néanmoins, c’est un véritable ouvrage astrologique, une somme. Son mérire historique est de nous montrer que les bases de ce qui va devenir l’astrologie occidentale sont déjà posées et structurées. Cet ouvrage est donc un témoin dont les détracteurs de l’astrologie ne peuvent nier l’existence ni le contenu.

Systèmes géniteurs des astrologies    section suivante   section précédente   haut de page

En l’état de nos connaissances, trois blocs continentaux ont produit des systèmes astrologiques. Les systèmes maya ont disparu par l’extermination des populations durant le génocide des américains par les européens. De ce fait, deux grandes familles d’astrologies subsistent, et non trois comme il aurait pu se faire. Les systèmes d’astrologie actuellement pratiqués en dérivent.

L’astrologie arabo occidentale d’origine chaldéenne est une astrologie planétaire, zodiacale et équinoxiale. Les étoiles fixes y sont réduites à la portion congrue. L’articulation clé du zodiaque astrolgique est le point vernal, duquel tout le ciel horoscopique découle. Ce sont des astrologies solaires. Ces astrologies sont exclusivement astrologiques, sans lien aucun avec des systèmes numérologiques.

L’astrologie chinoise ou sino-tibétaine est une astrologie stellaire et planétaire. On y prend en considération les étoiles fixes. L’interprétation des symboles planétaires est reliée nettement aux étoiles, 111 étoiles exactement, et au cycle lunaire. L’astrologie chinoise est plus lunaire que solaire (c’est sans surprise pour un astrologue !!!)

L’astrologie chinoise est fortement couplée avec un système numérologique dont la dénomination occidentale « signes astrologiques chinois » est des plus impropres qui se puisse être. Ce système étant lui-même mâtiné du cycle circadien.

En termes simples, un cycle numérologique de douze ans, désigne pour l’année en cours une dominante universelle, le signe (qui n’a rien d’astrologique). S’y superpose, chaque jour, douze compagnons de route, par tranche de deux heures. Les mascottes et les compagnons de route sont les-mêmes, rat, buffle, tigre, lièvre, dragon, serpent, cheval chèvre, singe, coq, chien, cochon.

Le cycle duodécennal lui-même s’imbrique dans un cycle pentannuel d’éléments, le feu, l’eau, la terre, le bois et le métal. Et bien sûr, l’astrologue y superpose la couche astrologique à proprement parler qui prend en compte les données astrales de naissance de son client.

L’astrologie des 111 étoiles a été codifiée par l’Empereur Huang Di en 2637 avant JC. Mais, rapidement, les empereurs chinois en auraient interdit la pratique à tout autre que les astrologues royaux, de peur que des adversaires ne l’utilisent pour déterminer leurs périodes de faiblesse.

Soyons également conscient de la terminologie. Plusieurs sens sont attachés aux termes d’astrologie et d’horoscopie. Ici, nous employons de préférence le mot astrologie pour le modèle de toute la connaissance humaine que constitue l’astrologie. Néanmoins, nous l’employons aussi pour décrire le système structuré que forment les outils de l’astrologue (signes du zodiaque, planètes, directions célestes…)

Le terme horoscopie se rapporte à l’exploitation opérationnelle de la carte du ciel de naissance pour apporter une aide au consultant, le client, et répondre à son questionnement.

ASTROLOGIE. Moyen-Âge et Renaissance    section suivante   section précédente   haut de page

Longtemps les premières tables lunaires et planétaires furent destinées au travail des astrologues, avant de servir plus tard la marine au XVe siècle.

Cependant, l’astrologie est mise au ban de la société par l’Église, comme toutes les pratiques divinatoires, par le concile de Tolède en l’an 447. Ses plus ardents défenseurs sont les astronomes. Un danois, Tycho Brahé dresse les éphémérides de la planète mars qui allaient servir à Kepler pour établir les lois du mouvement des planètes. Il pratiquait couramment l’astrologie.

De même Galilée et Kepler furent des astrologues connus. La carte du ciel natal de Kepler dressée par lui-même est encore conservée de nos jours. Cassini le français exerçait également cette comptétence astrologique. Il fut le premier directeur de l’Observatoire de Paris et son petit-fils est ce même Cassini auteur des « cartes de Cassini » si chères aux généalogistes.

On savait aussi que Newton avait étudié l’astrologie en détail et la pratiquait. Mais il aura fallu attendre la fin du vingtième siècle pour contourner le lobbying scientiste et publier les très volumineux écrits alchimiques de Newton. Quant aux cours royales européennes, il était impensable pour un gouvernant de ne pas prendre avis des astrologues.

Au plan technique, ont sait peu de choses sur les travaux, les échanges et la capitalisation du savoir de l’astrologie durant la période du Moyen-Âge. Les thèmes astrologiques ou cartes du ciel de naissance que l’on conserve sont déssinées selon un plan carré. Elles comportent toutefois l’ensemble des données habituellement présentes et pertientes sur un thème astral.

Depuis le temps de l’hégémonie romaine, l’astrologie avait quitté la seule sphère du conseil aux gouvernants. Des personnes plus modestes (tout étant relatif) consultaient à titre privé. Pour autant, l’astrologie socio-économique et socio-politique (que nous appelons de nos jours astrologie mondiale) faisait-elle l’objet de recherches ?

Les traités semblent le montrer. Et au moins un phare se dresse au milieu de l’océan. Il montre que les cycles dont l’astrologie constitue un indicateur pertinent étaient étudiés. Il s’agit de la phrase de Pierre d’Ailly, l’aigle des docteurs selon son surnom, dans son célèbre ouvrage Ymago mundi, immortalisé par la découverte de l’Amérique. Puisqu’il dit « selon l’étude des cycles astrologiques passés de jupiter et de saturne, la France connaîtra en 1789 un bouleversement qui affectera toutes les couches de la société ».

Soulignons à ce propos que cette phrase trouve son écho chez le voyant occidental le plus connu, Michel de Nostredame dit Nostradamus. Puisque dans la seconde préface aux centuries, celle qui introduit les quatre dernières centuries, il nous dit, « mes prophéties débutent ce jour le 14 mars 1557 où les temps ne sont ni meilleurs ni pires qu’il en a été auparavant et qu’il en sera demain… et durera cette période-ci jusqu’en l’annnée 1792 (écrit en toutes lettres) que l’on croira être une rénovation des siècles. »

Transition facile, Nostradamus, médecin de renom, homme avisé et clairvoyant, ne fut pas seulement un voyant. Il était un astrologue consulté par correspondance depuis l’Europe entière. La somptuosité des rémunérations reçues depuis le nord de l’Allemagne par des entrepreneurs en mines et carrières, et le fait que cette rémunération était versée après résultats, en disent long sur les compétences de cet homme dans son exercice. Un intriguant peut toujours obtenir un poste d’astrologue de cour par menées séductives (Jean Bon-Fond ou François Mite-Prend choisit à discrétion fifre ou mannequin en parodie d’astrologue, c’est le fait du prince). Mais il n’a jamais été dans les mœurs des grands brasseurs de capitaux de « payer pour voir ».

Quoi qu’il en soit, la remarque consignée par Pierre d’Ailly démontre que les cycles astraux, indicateurs des phases socio-économiques, conservaient l’attention de certains astrologues. C’est d’autant plus intéressant qu’uranus n’était pas connu. Or il a été montré depuis à quel point le cycle zodiacal d’uranus martelle et scande les crises de société, au niveau mondial.

Donc, pour y pallier, ces grands ancêtres tels Pierre d’Ailly ont dû faire preuve de toute leur expertise, la maturité dans leur métier d’astrologue, et d’une vaste connaissance d’historiographes.

Systèmes artificiels de domification HOROSCOPIQUE    section suivante   section précédente   haut de page

Dès l’époque de Ptolémée, la pression de la demande portait sur l’événement. « Dites-moi à quelle heure je vais rencontrer l’homme de ma vie et ses mensurations… » L’astrologie est absolument incapable de répondre à cela. Certains y ont cédé. De là sont nés les systèmes de maisons.

 

Cette division peut être une division du cercle lui-même. Ptolémée procédait ainsi en divisant chaque quadrant en trois parts égales. Chaque part est appelée maison.

Cette division peut être la division d’un autre élément cardinal, induisant à son tour une division du zodiaque. C’est le cas de presque tous les systèmes inventés entre les quinzième et dix-septième siècles. Ainsi, Regiomontanus (1436) divise-t-il le premier méridien et projette ensuite cette division sur l’écliptique ou zodiaque. Ainsi le système de Placidus (mi-dix-septième), le plus utilisé en France, divise-t-il l’équateur dans chaque quadrant et projette ensuite sur l’écliptique.

Les variantes abondent, et demandent toutes une ou plusieurs projections avant de se ramener sur l’écliptique. Les systèmes de ce type sont tous l’invention d’astrologues mathématiciens parmi les plus célèbres mathématiciens de leur temps (Campanus mi-treizième, Cardan 1501, Kepler 1571).

On comprend donc que ces savants se devaient de défendre leur rang de mathématiciens, fût-ce au prix de l’incongruïté opérationnelle de ces divisions.

Pour prendre un exemple contemporain d’une mode de même accabit, nous avons assisté entre 1930 et 1970, à la floraison d’une kyrielle d’indices calculés (indice de planète dominante, de densité planétaire, d’occupation par élément…). Cette mode opérait alors à l’identique en tous domaines, en psychologie par exemple (cœfficient d’introversion, d’expressivité, rapport visuel/auditif…)

Traversée du désert et travail en profondeur    section suivante   section précédente   haut de page

En Europe au XVIIe siècle puis au XVIIIe l’astrologie subit à la fois le lobbying des sectes religieuses et les attaques des penseurs à la mode. Pour ces derniers, combattre l’astrologie est un engagement sacerdotal, fer de lance d’un combat plus général.

Curieusement, l’engagement politique en faveur de la laïcité et du rationalisme sont de grandes thématiques publiques et politiques ; tandis que l’astrologie est simplement un outil d’aide à la décision disponible que chacun est libre d’utiliser ou de ne pas utiliser. On ne joue pas du tout sur le même plan.

Dans ces conditions, le choix d’un tel objet d’acharnement demeure énigmatique. Pourquoi ces imbéciles écharpent-ils l’astrologie et non pas la dorure sur bois ? La question demeure.

Pour les premiers cités, en France, sous la pression des jésuites, le poste d’astrologue royal est supprimé. Et en 1666 Colbert raye l’astrologie des disciplines enseignées en Sorbonne et en interdit l’enseignement.

Néanmoins, cet événement sera assez favorable à l’astrologie fondamentale. Cette dernière s’affranchit du carcan scolastique pour approfondir la pertience et accroître le corpus d’observations. Elle cesse de subir le bien-penser qui avait conduit par exemple au foisonnement arbitraire des systèmes de domifications horoscopiques.

L’astrologie se recentre alors sur l’observation et l’expérience, donc elle progresse.

Car l’astrologie est un système de représentation polysémique multi-partitionné. Il est donc sensible aux bonnes partitions, celles qui se complètent, s’enrichissent en ayant les éléments communs justes nécessaires.

En astrologie, il faut s’habituer à penser le multiple de façon holographique. On ne réduit pas le multiple, on en adosse les éléments féconds à d’autres éléments pertinents qui les mettent en exergue.

L’astrologie horoscopique est un système d’observations fortement reproductibles, dès lors que l’on se trouve à l’intérieur de la partition adaptée.

Les autres sciences sont plus ou moins logées à la même enseigne.

Exemple. Pour décrire la thermique du chauffage domestique, l’ingénieur s’encombrera rarement de la totalité de la thermodynamique. Il développera un modèle polynômial local dont la représentation contiendra les éléments osculateurs à une plus large représentation censée l’englober.

Dans toute traversée du désert, on revient à l’essentiel.

Des personnalités fortes perpétueront l’enseignement de l’astrologie et de l’horoscopie. Entretemps, deux nouvelles planètes sont découvertes, uranus et neptune. Il ne manquera pas de travail pour qualifier leur champ d’application symbolique, ni pour découvrir quels indicateurs opérationnels délivrent leurs cycles zodiacaux respectifs.

Les domaines d’application du symbole astrologique neptune seront longs à se préciser. Au contraire, uranus sera un fort encouragement pour les astrologues, comme plus tard le sera pluton au XXe siècle. La nouvelle planète astronomique uranus est découverte en 1786. Le nouveau symbole planétaire astrologique uranus dégagera rapidement les grandes problématiques de son ressort. De plus, en considérant l’histoire des deux ou trois siècles qui précèdent, les astrologues constatent vite à quel point le cycle zodiacal et inter-planétaire d’uranus est marqué dans l’histoire sociale et dans l’histoire des mouvements de pensée.

Vingtième siècle, le RENOUVEAU DE L’ASTROLOGIE    section suivante   section précédente   haut de page

Une grave erreur de certains anciens praticiens avait été de vouloir mimer la voyance et les mancies. Cela n’était pas possible. Son crédit n’en a pas été augmenté. Et l’astrologie y cèda du terrain sur son point fort essentiel, la responsabilisation du client, la prise de conscience du libre arbitre chez le client qui consulte l’astrologue.

Au XXe siècle l’astrologie cesse de s’auto flageller ainsi et revendique à nouveau son statut doublement unique, savoir entièrement transmissible et meilleur outil d’aide à la décision exigeant une responsabilisation de celui qui consulte l’astrologue.

Comme toutes les disciplines, l’astrologie recouvre plusieurs domaines d’application. Comme toutes les sciences, exactes ou humaines, l’astrologie fait valoir des approches complémentaires.

Comme dans tous les domaines du savoir, diverses écoles se font jour. C’est le propre de tous les systèmes de connaissance que chaque génération reformule les modèles de la connaissance et les outils épistémologiques.

Les écoles se reconnaissent dans de grands courants qui se sont appelés, astrologie humaniste, astrologie traditionnelle, astrologie psychologique, astrologie conditionnaliste. C’est la sensibilité des praticiens à tel ou tel aspect de l’aide à la personne qui oriente la pratique de chacun vers ses préférences.

Quel que soit le courant considéré, l’application horoscopique individuelle implique une partie psychologique, la considération du chemin de vie (moments de transformation, et périodes clés), les relations avec les autres, les facteurs transgénérationnels lisibles dans les cartes du ciel des ancêtres proches.

Les deux seules vraies grandes variantes de l’approche astrologique, aujourd’hui comme hier, sont l’astrologie individuelle, qui s’intéresse au thème de naissance d’un individu, et l’astrologie mondiale qui s’intéresse aux cycles historiques. Plus précisément une astrologie qui recherche les indicateurs les plus pertinents des événements marquants. L’astrologie mondiale est une astrologie bien moins horoscopique, une astrologie cycloscopique si l’on veut.

Encore là faut-il bien savoir de quoi on parle. Un tremblement de terre qui tue cent mille personnes n’est pas un événement marquant au sens de l’histoire. L’invention du processus de la vaccination oui, la naissance de l’Europe oui.

En proportion de sa profonde réflexion et de sa lumineuse mutation, l’astrologie au XXe siècle a été également en butte au fanatisme inattendu de sectes scientistes constituées au sein même des instiutions universitaires et de recherche. Inattendu car opérant sur des domaines sans lien, et touchant des personnes à qui l’astrologie ne pouvait enlever le pain de la bouche.

Ces sectes fanatiques, sous des noms très neutres en apparence, prônant le rationnalisme, le rationnel, ont aussi établi de véritables dictatures de pensée dans leurs milieux respectifs. Dans une capitale de l’Europe de l’Ouest, le directeur de l’institut d’astrophysique est allé jusqu’à exiger des étudiants thésards qu’ils adhérent à l’association de son crû pour pouvoir y travailler.

Curieusement l’astrologie s’est retrouvée dans la même situation en Europe qu’au XVIIIe siècle, subissant les attaques des penseurs à la mode. Et pourtant, l’astrologie horoscopique demeurait, par delà les siècles, un superbe mais simple outil d’aide à la décision, disponible, que chacun est libre d’utiliser ou de ne pas utiliser.

Abomination de la presse magazine, l’horoscope    section suivante   section précédente   haut de page

En complète aberration par rapport au contexte de renouveau de l’astrologie, ou peut-être attiré par la nouvelle vogue pour le mot astrologie, sont apparus durant le XXe siècle les horoscopes de la presse magazine.

Malheureusement, ces entrefilets utilisent le vocabulaire de base de l’astrologie. Et il n’y a guère moyen de lutter contre cela.

Cette pratique a fait beaucoup de tort à l’astrologie et à l’astrologie horoscopique auprès du public. D’autant qu’il fut de mieux en mieux connu, au fil du temps, que ces fameux horoscopes était écrits par la première personne venue, y compris en puisant chaque jour au hasard dans un vivier de quelques dizaines de rédactions déjà toutes prêtes, et autres pratiques similaires. Des astrologues ont également loué leur nom pour signer ces rubriques, alimentant la mascarade pour quelque menue monnaie.

Pour justifier cette pratique on dit que le public est friand de l’horoscope du matin. Tant de déviances se sont faites au nom de la demande supposée « du public »…

Modèles et courants astrologiques    section suivante   section précédente   haut de page

Un paradoxe nous serait-il permis ? Alors, le voici…
Durant le vingtième siècle, les astrologues traditionnels ont eu le grand courage de persévérer sans renier l’aspect prévisionnel de leur pratique horoscopique…
Et, au vingtième siècle, les astrologues des obédiences psychologiques ont eu beaucoup de courage en verbalisant différemment le modèle astrologique et en mettant entre parenthèses l’accuité prévisionnelle de l’astrologie horoscopique.

Dans la première moitié du vingtième siècle, l’astrologie dite traditionnelle a su utiliser à bon essient l’association loi de 1901 pour structurer un peu mieux l’enseignement, donc la transmission. Des astrologues comme Volguine ou Barbault sont les exemples d’artisans d’une œuvre tranquille et forte, simplement ancrée dans la conscience de leurs compétences. En cela je dis qu’ils ont eu le courage conserver toute la très riche étendue de l’horoscopie.

Puis le courant systémiste de Palo Alto fut très populaire dans tous les domaines des sciences humaines et psychologiques. Cette science humaine l’astrologie ne pouvait pas s’exonérer de donner au moins une traduction de ses modèles dans les termes du modèle émergeant en sciences de l’homme.

On a appelé ces relectures l’astrologie psychologique. Gardons présent à l’esprit que toutes les pratiques astrologiques sont à la fois psychologiques, prédictives, de conseil et psycho-généalogiques. Néanmoins, laissons le crédit de l’épithète à ces modèles.

Les modèles élaborés par les systémistes ne comportaient pas de volet prédiction, au sens fort où l’entend l’astrologie. Les astrologues qui ont joué le jeu ont donc bien fait de ne traduire que là où cela était possible, afin de ne pas biaiser. En cela je dis qu’ils ont eu le courage de laisser de côté pour un temps la dimension prédictive de l’astrologie horoscopique. Car ils savaient en toute connaissance de cause que c’est une perte sèche ; on s’aliène volontairement un point fort.

On retient souvent deux courants, l’astrologie humaniste et l’astrologie conditionnaliste. Des astrologues comme Ruperti ont donné de très riches déclinaisons du modèle humaniste. S’attachant plus à la découverte des phases de crises du chemin de vie, plutôt qu’à leur prédiction, ces astrologues ont recherché le meilleur de l’expression des cycles planétaires, simples ou imbriqués.

L’astrologie conditionnaliste a été touchée par la mode stérile des indices calculés. Néanmoins, cela a permis aux tenants de l’astrologie conditionnaliste de pressentir la faiblesse extrême des systèmes de maisons. Il est très étrange qu’aucun de ses théoriciens ne soit allé jusqu’au bout. Puisqu’il faudra attendre 1991, dans un tout autre contexte, la publication du fameux « Requiem pour les maisons astrologiques » par Chavazas dont l’œuvre considérable s’inscrit pour le moins dans une pratique astrologique « traditionnelle ».

En astrologie saturne représente le temps. Le temps dicte ce qui demeurera. Et la vraie nature d’un phénomène, d’un mouvement de pensée, n’est connue qu’avec le recul.

Avec le recul, on a pu constater que l’astrologie humaniste aura été très proche de l’astrologie dite traditionnelle. Elle aura aussi bénéficié de la richesse humaine de plusieurs de ses tenants.

En alertant encore et toujours son client sur le potentiel de transformation, d’évolution, à chaque étape de sa vie, l’astrologue humaniste est très proche de ce qu’aujourd’hui nous appelons l’astrologie d’aide à la décision.

Il s’agit d’une vision responsabilisante de notre métier. C’est aussi celle de l’astrologie dite traditionnelle.

Mais, historiquement, peut-on parler d’un modèle astrologique humaniste ? C’est plutôt la confluence d’une pratique, une vision et une déontologie. De la confiance en la vie également.

L’astrologie conditionnaliste, quant à elle, a mis au point un modèle simplifié appliqué aux planètes astrologiques, le RET. Les planètes astrologiques sont divisées en trois groupes, Représentations, Existence, Transcendance. Chaque symbole planétaire représente, fait exister ou transcende l’un des trois grands mots-clés. Et la lune représente le RET tout entier.

En contrepartie de son côté réducteur et sommaire, cette représentation possède deux atouts. Attirer une nouvelle fois l’attention sur les angulaires, et laisser vide de sens les maisons astrologiques.

Ce modèle simplifié de quelques qualités des planètes astrologiques peut permettre aussi à l’étudiant de systématiser plus facilement, et de fixer une première approche.

Par contre, s’y borner ensuite conduit à négliger toute la richesse des symboles planétaires. En outre, on passe facilement à côté des dominantes de structure. À l’extrême le terrain exprimé par les signes du zodiaque est sous-valorisé.

Ce modèle était apparu durant la mode des indices calculés. Sa simplification bien carrée se prêtait au calcul d’une myriades d’indices et de pondérations. Il rentrait également bien dans les offres « l’interprétation de votre thème astral en une minute sur ordinateur ».

En effet, au moment où cette réduction était lancée, des commerçants eurent aussi l’idée de produits rapidement rentables comme « votre thème astral en une minute par ordinateur ». La puissance des ordinateurs était limitée et le programmeur avait besoin de hiérarchiser les planètes dans le thème. Cette réduction propre au calcul s’est trouvée disponible pour leur propos.

 

Le terme astrologie structuraliste se retrouve lui aussi sous plusieurs acceptions.

À point nommé, il permet mieux encore de sérier, courants, modèles, modèles réduits ou réducteurs, et orientation personnelle de chaque praticien.

Astrologie structuraliste désigne souvent la primauté du développement du plein potentiel de chacun, après avoir compris et médité la structure profonde du thème astral. Ceci sans égard aux aspects prédictifs de l’astrologie horoscopique.

Il s’agit donc d’une orientation personnelle de l’astrologue que l’on peut rattacher à l’astrologie humaniste. Ce n’est pas un modèle astrologique.

Avancées techniques de l’astrologie    section suivante   section précédente   haut de page

Une autre dimension croise celle des modèles, celle des avancées techniques.

Les modèles sont attachés aux générations successives. Ils ont une chronologie. L’un vient puis s’estompe laissant place au suivant. Le fils s’émancipe du père, mais tous deux seront confrontés aux mêmes étapes de la vie.

Les avancées techniques sont les améliorations de l’outil, la découverte d’un nouvel outil, l’élargissement du champ de connaissance. Trois avancées techniques majeures auront marqué le vingtième siècle.

Volguine aura montré que les encadrements planétaires sont aussi, sinon plus, signifiants que les aspects. Autrement dit, l’ordre a un sens, indépendamment de la distance angulaire.

Ceci est un clin d’œil à l’avancée de Gauquelin, qui démontra à grande échelle ce que les praticiens avaient toujours désigné comme une pierre angulaire. Les planètes péri-angulaires confèrent une signature forte, visible même socialement (pas seulement dans la caractérologie) donc objective, constatée par les tiers.

Enfin, opérant la synthèse des courants astrologiques en une œuvre ne comportant pas moins de vingt-sept titres, Chavazas réexamina la totalité des systèmes de domifications. Il en démontra l’inanité mais aussi l’aspect pénalisant. Son ouvrage, « Requiem pour les maisons astrologiques » a replacé au centre de l’astrologie horoscopique les directions célestes universellement partagées par les astrologues.

Avec Chavazas, le seul point qui avait surpris dans les travaux de Gauquelin (intensification des zones post-angulaires dans le sens circadien) n’en prit que plus de relief. Cet aspect de la découverte statistique et scientifique de Gauquelin devint alors logique et non plus surprenant.

Nous avons débuté par un paradoxe. Une citation pourrait finir cette section. L’astrologue Morin de Villefranche (1583-1656) écrivit dans l’un de ses derniers ouvrages publiés :

« J’avais eu deux desseins qui n’étaient pas petits, à savoir de réformer l’Astronomie, laquelle Ptolémée, Copernic ou Tycho Brahé avaient fondée sur de faux principes et de réformer encore l’Astrologie, laquelle jusqu’à présent avait été si décriée par ses ennemis qui l’ignoraient et ce, avec quelque apparence de raison, vu qu’outre les absurdités et sottises dont elle était farcie dans les livres, elle n’avait ni face ni forme de science, bien qu’elle soit la plus noble et divine des sciences naturelles. ».

Il y a toujours eu du pain sur la planche, au XVIIe siècle comme au XXIe siècle.

ASTROLOGIE, modèles, matrices et théorie de la connaissance    section suivante   section précédente   haut de page

Empruntons au site de l’association Astrologie Vivante la définition suivante :

« Dans son aspect psychologique et psycho-évolutionniste, l’astrologie est une compréhension structurale de la psyché. Elle révèle une organisation matricielle de la représentation, un peu comme une tomographie en trois dimensions. L’astrologie rend compte de l’organisation multiple de la psyché, sans dégrader la cohérence que l’on observe quelle que soit la coupe effectuée. Une compréhension astrologique aboutie oblige à une pensée matricelle et s’oppose à la pensée unidimensionnelle. Penser la pluralité de façon composite, matricielle, plurielle, sans réductionnisme. »

Ceci est essentiel pour comprendre trois choses,
- le cheminement de l’histoire de l’astrologie,
- le fait que l’astrologie soit le modèle des modèles de la connaissance humaines,
- enfin la pérennité de l’astrologie. Cette dernière va de pair avec la souplesse et la rigueur.

Richesse des pratiques de l’astrologue    section suivante   section précédente   haut de page

Plus que les différences d’orientations des praticiens, il est fécond de considérer la richesse des pratiques dans l’aide apportée aux clients.

L’astrologie se prête bien à la consultation d’écoute et de conseil. Il s’agit d’une consultation unique où le client demande l’éclairage de l’astrologue sur une problématique actuelle.

L’astrologie se prête tout aussi bien à un travail suivi, où la connaissance astrologique vient en concours, en synergie ou en appoint avec l’écoute de l’astrologue. Ce dernier est alors en posture de thérapeute.

C’est un travail de développement personnel ou un travail d’accompagnement psychothérapeutique.

En coaching individuel par exemple on nous demande cela.

Mais l’astrologue est encore un intervenant qui a une riche expérience de l’être humain en relation avec les autres. En tant que praticien de l’écoute, il peut aussi intervenir en mettant entre parenthèses son outil astrologique.

Chaque fois que nous intervenons en coaching d’équipe en entreprise, nous ne sommes pas cette astrologue ou cet astrologue. Nous sommes le coach répondant à la mission de coaching qui lui est confiée. Toutefois, notre expérience d’astrologue nous offre encore d’autres atouts, par surcroît, pour mener à bien et réussir notre mission.

Par exemple, et ce n’est qu’un aspect des choses, l’astrologue est par définition un praticien systémiste. Si l’on peut dire, il respire ainsi. Quel spécialiste serait-il mieux indiqué pour répondre à des missions à fort contenu systémique ?! C’est notre expertise même !

REQUIEM POUR LES MAISONS ASTROLOGIQUES    section suivante   section précédente   haut de page

Si vous souhaitez en pénétrer tous les aspects techniques, nous renvoyons à l’œuvre citée, Requiem pour les maisons astrologiques. Titre actuel, Tour d’Horizon ISBN 2-9506572-4-9 Coll. Aujourd’hui l’Astrologie.

Dans le contexte présent, ajoutons simplement ceci, dicté par notre longue pratique du coaching d’équipes : le retour aux seules directions celestes et le sens accru conféré aux quadrants mettent en avant la dynamique et le projet.

Toute construction est projet qui naît au fond du ciel, le méridien inférieur,
et cherche sa réalisation avec les qualités signifiées au méridien supérieur, le milieu du ciel.
Tout projet demande le concours des moyens – compétences, le quadrant nocturne ascendant.
Tout projet intervient dans un contexte, avec ses facilitateurs et ses freins, le descendants nocturne.

J’y vois les angles, les quadrants, point de maisons…!

L’équipe y travaille sous les conditions signifiées par l’hémisphère diurne. Et nous nous retrouvons au méridien pour faire le bilan de l’accompli. Tout notre travail est là. Et le projet, ce peut être aussi le projet de tout une vie.

Sancta simplicitas !

Fondamentaux et opportunités de l’Astrologie    section précédente   haut de page

L’horoscopie demeure le meilleur outil d’aide à la décision, pour qui veut l’utiliser. Son maître-mot, la responsabilisation. Le modèle astrologique demeure le modèle contenant les modèles de la connaissance humaine, meta-modèle si l’on veut.

Quant à sa transmission, l’astrologie est intégralement transmissible avec des mots. Un voyant peut enseigner bien des choses à une personne prise au hasard, peut-il assurer qu’elle deviendra voyante ? Quiconque suivant un enseignement d’astrologie sera à même, et de pratiquer au même niveau que l’enseignant, et d’échanger par les mots la totalité de son expérience d’astrologue.

Forte de cela, l’astrologie se fait connaître plus largement des professions d’aide à la personne et d’aide à la décision.

Enfin, en France ou en Italie, un engouement sans précédent pour la généalogie a fait mieux connaître une pratique systémique émergente, la psychogénéalogie. Cela durera-t-il ? Si oui l’astrologie est, par essence et par construction, sur-équipée pour y jouer plus qu’un rôle.

Vivante et forte l’astrologie accompagne les professions de l’aide à la personne.

Les hommes et les femmes qui la pratiquent font évoluer l’astrologie et élargissent à leur tour leurs pratiques.

astrologie coaching astro-psychogénéalogie

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Une brève histoire de l’astrologie occidentale

Posté par nofim le 11 mars 2015

Une brève histoire de l’astrologie occidentale
par  Richard Pellard
Avec l’astronomie, l’astrologie est une des plus vieilles sciences de l’humanité : environ 50 siècles d’une existence chaotique entre palais et ghettos, essor et stagnation. Et ce n’est pas fini : l’astrologie est en pleine forme pour aborder le XXIe siècle !

Une brève histoire de l'astrologie occidentale dans ASTROLOGIE HistoireAstro1

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Article paru dans le n° 1 d’Astrologie naturelle (décembre 1997) et remanié.

Ouvrages conseillés :

Il n’existe pas actuellement d’ouvrages traitant de l’Histoire de l’astrologie d’une façon exhaustive et objective. Voici néanmoins quelques lectures instructives :

- Histoire de l’astrologie, Wilhem Knappich, éd. Vernal/Philippe-Lebaud
- L’astrologie et le pouvoir, Henri Stierlin, éd. Payot
- Les astrologues à la fin du Moyen Age, Maxime Préaud, éd. J.C. Lattès
- Les rois et leurs astrologues, Anne Soprani, M.A. éditions
- La passion des astres au XVIIe siècle, Micheline Grenet, éd. Hachette

Voir aussi :

- Une histoire officielle et non-critique (donc criticable) de l’astrologie sur WIKIPÉDIA

Une histoire officielle et non-critique (donc criticable) de l’astrologie sur ce site

Cet article vous a été proposé par :Richard Pellard

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Michael Howard on Mathématiques Divinatoires by Jacques Halbronn 1983

Posté par nofim le 10 mars 2015

  1. This essay is a reflection on a Tarot History Forum post by « Huck » at http://forum.tarothistory.com/viewtopic.php?f=11&t=873#p12778. It also is an attempt to raise to a more general level discussion some issues initiated by Marcos (mmfilesi) about tarot, chess, and geomancy. I will give links at the proper points.
    My immediate impetus, besides « Huck’s » post just mentioned, is some thing else. I have been looking at Jacques Halbronn’s 1983 book Les Mathematiques divinatoires. Its first three chapters are about tarot, geomancy, and the I Ching, looking at the structure of each. He sees each of them as binary, and the first two even as « manichean », in that there are fundamental divisions between « good » elements and « bad » ones.
    TAROT
    Halbronn has five good vs. five bad in tarot (p. 46). In 4 cases the sum of the numbers of the Marseille cards is 22. In the fifth case, involving the unnumbered Fool, Halbronn assigns the number 11, as the average between two natural and frequent placements, 0 and 22; That number is also the average of all the numbers, with 10 below and 10 above.

    Positive/Negative 6Lover/16Maison-Dieu 7Chariot/15Devil 9Hermit/13Death 10Fortune/12Hanged Man 11Strength/11Fool

    The images are also complementary (pp. 48-49). The Lover card has a flash from above resulting in conjunction; the Maison-dieu has a flash from  above resulting in rupture. The Hermit wears a heavy cloak, while Death is as nude as he can be. The Chariot shows victory; the Devil is a similar configuration showing enslavement of the losers. Strength shows a person confronting and mastering an animal; the Fool shows the person running away from an animal. The Wheel of Fortune signifies changes; the Hanged Man signifies immobility, a dead end.
    Halbronn also identifies 7 other pairs that are complementary in the sense that each completes the other in adding up to 22; he doesn’t attach « positive » or « negative » labels to the members of the pair.

    21World/1Bateleur 20Judgment/2Popess 19Sun/3Empress 18Moon/4Emperor 17Star/5Pope 14/Temperance/8Justice

    But I find it tempting to go further than Halbronn. It seems to me that maybe even these seven consist of good/bad pairs, with a few assumptions.  First, you have to make all of Pope, Popess, Emperor, and Empress « bad » cards. I think that is a reasonable assumption, if you assume that the Popess = the Church. Humanists mostly endured these figures as evils that they had to endure, and small business people such card makers probably had no use for them at all. Sometimes they were already undifferentiated, although probably for a different reason: the « four papi ». Humanists regularly castigated all four (unless one of them happened to be the superior of the humanist’s patron). By Etteilla’s time, it was acceptable to simply replace all of them (except the Bateleur, who as Magus would have been too dear to his heart) with others that were quite different, which he did even before the Revolution.  And second, I think a case can be made for putting Justice, even though a virtue, in the « bad » camp. Justice is bad if taken to an extreme, either without enough mercy or with too much mercy. Temperance, i.e. Moderation, is better, as not only a virtue in itself but as that which guides all the other moral virtues (from Aristotle). Alternatively, if we see the mixing of water with wine as symbolic of the Eucharist, it becomes Mercy, which traditionally complements the severity of Justice.
    So we get:

    positive/negative 21World/1Bateleur 20Judgment/2Popess 19Sun/3Empress 18Moon/4Emperor 17Star/5Pope 14/Temperance/8Justice

    To these one could add the four suits, of which two, coins and cups, are « good », and two, batons and swords, are « bad ». This sometimes shows up in the sequences, which are sometimes reversed, for trick-taking purposes, and it is certainly true for the interpretations, starting with Etteilla, the larger numbers being worse than the smaller ones for batons and swords. I think the same is true of the pictures on the Sola-Busca number cards.
    Such a structure of the tarot would be in line with the prisca theologia (ancient theology) doctrine of the times (16th-18th centuries), of a pre-Greek, pre-Hebrew theology common to all civilized nations, which the « dualist » Zoroaster was one of the first to put in writing.
    GEOMANCY
    Halbronn’s second chapter is about geomancy. That system of divination seems to be an Arab invention. It borrows much of its terminology from astrology. Another source suggests that it may be a « poor man’s astrology », a way of casting a pseudo-horoscope without having to know anything about the stars at the time of the querent’s birth (see the « poor man’s astrology » quote at http://forum.tarothistory.com/viewtopic.php?f=11&t=505&hilit=geomancy#p6957), You just need a way of randomly generating a few numbers, and some rudimentary mathematical ability: specifically, being able to add a few single-digit numbers and recognize whether they are are even or odd. After the first ones, moreover, all you’re adding is 1′s and 2′s.
    I won’t go into the details, as you can read about them anywhere, but here is a digest. The sequence starts with four « mothers ».Then, going row by row, you get a « daughter » configuration by adding the dots in each row of two of the « mothers ». If the result is 1, you put one dot in the « daughter » row; if it’s 2, you put  2 dots. If it’s 3, you put 1 dot; if it’s 4, you put 2 dots. Then you get a « niece » (sometimes « nephew ») by adding dots again, and from them four final figures: two witnesses, a judge, a conciliator. There are exactly 16 possible « binary tetragrams » generated by such means:

    Michael Howard  on Mathématiques Divinatoires by  Jacques  Halbronn  1983 dans ASTROLOGIE cattan-figureslist

    (Image from http://www.renaissanceastrology.com/astrologicalgeomancy.html#B) Out of these 16, 8 pairs can be formed, in which the pattern of each is the reversal of the pattern of the other. (In the above, the reversal of the one in the lower right is the one in the lower left; otherwise, they are next to each other. And if you can’t make out the words, don’t worry; I’ll give them as we go.) Not only do the paired designs complement each other geometrically, but in most cases the words associated with the pairs are related and form binary oppositions between « internal » and « external », of which the internal are « good » and the external « bad ». Halbronn says (p. 59) « L’interioritie serait [i.e. were] benefique et l’exteriorite malefique ». (He cites Hadji Kamballah, La Geomancie tradionnelle, p. 16.)  The « internal » are called « dakhila » in Arabic, and the « external » are « kharidjah ».
    So we have
    Fortuna Major = nosrat ou-i-dakhilah = internal victory. while  Fortuna Minor = Al nosrat ou-i-kharidjah = external victory.
    Well, right away there is a problem: it is not clear how « external victory » is bad. In fact, Halbronn or his source is oversimplifying. As presented by anthropologist Wim van Binsbergen (http://www.shikanda.net/ancient_models/BINGHAMTON%201996.pdf, found by Marcos), the Arabs actually had four conditions: good, good-neutral, bad-neutral, and bad. Fortuna Minor is actually « good-neutral », good but not as good as Fortuna Major. So we must reformulate Halbronn’s generalization: the two sides of the opposition are better and worse relative to each other.
    Let us go on.
    Caput  Draconis (Head of the Dragon) = internal threshold Cauda Draconis (Tail of the Dragon) = external threshold
    One is internal expansion of consciousness; the other is outward expansion into illusion, as good vs. bad (I get this from http://www.shikanda.net/ancient_models/BINGHAMTON%201996.pdf, p. 15).
    Next:
    Aquisitio [Acquisition] = taken internally Amissio [Loss] = taken externally
    The other pairs (p. 57) are
    Puer [Boy]/Puella [Girl], Tristitia [Sadness]/Loetitia [Joy], Carcer [Prison]/Coniunctio [Union], Rubeus [Red]/Albus [White], and Via [Road]/Populus [People].
    Rubeus and Albus are aggressive masculine and gentle feminine. Carcer means Prison, i.e. Separation, the opposite of Conjunction. Prison is negative, joining together usually positive. Tristitia is Sadness, Loetitia is Joy.  For Via, i.e. Road, and Populus, i.e. People, one is the journey and the other a destination, i.e. a city (one meaning of the Arabic, as listed by van Binsbergen). For this last, it’s not clear from these words whether either one is positive or negative.
    GEOMANCY AND TAROT
    Halbronn does not propose that tarot originated from geomancy. One might wonder whether the divinatory tarot in Balogna of the mid-18th century, with its single-word card interpretations, might have been influenced by geomancy. But the words (Decker, Dummett, & Depaulis, Wicked Pack of Cards p. 49) are different, and there is not much bad/good dichotomizing.
    I also wonder if there are any parallels between the structure of geomancy and that of lot books. Geomancy had a lot of prestige in the late Middle Ages and Renaissance. For example, three of the dozen or so small book collections enumerated by Susan Connell in her article, « Books and their owners in Venice » (Journal of the Warburg and Courtauld Institutes 35 (1972), pp. 163-186) contained a book listed as « geomantia ». Other systems might not have wanted to blatantly contradict this system.
    The influence of geomancy on the « books of destiny » of 18th-19th century France and England is more probable.Van Binsbergen cites a « Napoleon’s Book of Fate » that explicitly uses a five row 32 figure geomantic system. He explains that 32 figures is « sufficient to accomodate all lunar mansions » (p. 53). This book, which he knows from a 1925 English edition, « does not seem to be older than the nineteenth century. » Such a system also exists in « the standard commentaries on Dante », he adds, unfortunately without citing examples. Perhaps they are older.
    In any case, Etteilla, although ignoring the « internal/external » distinction, manages to incorporate most of the words, or at least ideas, attached to the 16 traditional geomantic figures into his number-card keywords (for Etteilla’s list in various translations and versions, see my posts 15, 18, and 20 at http://www.tarotforum.net/showthread.php?t=180963&page=2 and 21 at http://www.tarotforum.net/showthread.php?t=180963&page=3).
    Another system is in the « Spiel Der Hoffnung » of 1799. Its words are different from those of geomancy and Etteilla, but still has the good/bad dichotomy (http://forum.tarothistory.com/viewtopic.php?f=11&t=844&start=10#p12089).
    One way tarot might have arisen from geomancy is exemplified in the Michelino of 1420s Milan. This is where Marcos’s posts, starting at around http://forum.tarothistory.com/viewtopic.php?f=11&t=365&hilit=binary&start=200#p6944, are very helpful. He says that  Petrus Albanus wrote a major text of Geomancy at Pavia in the 14th century, probably the one listed in the Visconti Library inventory (http://trionfi.com/0/l/11/ ) as « Geomancia » (it is at http://books.google.es/books?id=fwY6AAAAcAAJ&pg=PT43&dq=geomantia&hl=es&ei=jVjcS5PKOIGiOOH7oYUH&sa=X&oi=book_result&ct=result&resnum=1&ved=0CDYQ6AEwAA#v=onepage&q&f=false. I get this from the « Geomancy » thread, short but very meaty.)  Given Filippo Visconti’s superstitious nature, it is hard to imagine that he wouldn’t have known it.  Petrus’s structure looked like this, in the excellent diagram that Marcos constructed:

     dans divination

    (from http://forum.tarothistory.com/download/file.php?id=421)
    As you can see, it has a « relatively good/relatively bad » dichotomy for all the pairs except Via/Populus, for which both are « good-neutral ». (Marcos gives the specific passage in Albanus at http://forum.tarothistory.com/viewtopic.php?f=11&t=365&p=6953&hilit=albanus.jpg#p6953.)
    For another schema, I have already given the link to the Arabic-based one on p. 15 of http://www.shikanda.net/ancient_models/BINGHAMTON%201996.pdf. As far as I can tell, the results for our purposes are the same as in Petrus.
    In another text, Bartholomew of Parma, 128-1300, Populus is positive and Via negative (Huck at http://forum.tarothistory.com/viewtopic.php?f=11&t=505&hilit=geomancy#p6957). The journey is bad, the goal is good (http://a-tarot.eu/p/jan-10/geo3.jpg).

    geo3 dans HISTOIRE

    It is easy to imagine the Michelino constructed with an eye to his sort of geomancy. For one thing, in each, 12 figures go together, the Olympian gods in one, the mothers-daughters-nieces in the other, with four of a nonconforming character.
    Another similarity (not dealt with by Marcos) is that in both geomancy and the Michelino there are 8 « better » figures and 8 « not as good » figures. In the Michelino, 8 are in the « good » suits of « virtues » and « virginities », and 8 in the « not as good » suits of « riches » and « pleasures ».
    I don’t see that the similarity extends any further than this. It might have, with individual cards corresponding to individual geomantic figures, but since we are not trying to do geomancy with the cards (we’re just playing a game), such a schema (although Marcos gives us one just as a possibility) is not necessary.
    Then we come to an ur-Cary-Yale, if there was one (before 1440), with 16 trumps. Does it have a similar binary structure,  in the sense of « better » and « worse »? Its cards, as Marcos observes, are mostly in the « good » category. But even here I think we can make a distinction between more or less good. The seven virtues and the Petrarchan Chastity (i.e. the lady on the Chariot) are very good. The other cards–Emperor, Empress, Love, Death, Fame, Time, and Judgment, to which I add Fortune–are good sometimes, bad sometimes.
    CHESS
    We also have, in both the Michelino and the CY, something else, the parallel with chess, which also has 16 figures and many other binary features. Unlike geomancy, chess isn’t a system of divination, and so while it has features that might make for dichotomies between « good » and « not so good », these, unlike in a divinatory system, can be ignored. if desired.
    For chess there first of all is the black team and the white team; black is customarily associated with evil (even though in chess the white group is the aggressor). For each group, there is a good side–right–and bad side–left–for which there are two of the special pieces for each rank (royalty, bishops, knights, rooks).
    There is also the division into two rows: special pieces and undifferentiated pawns.
    Huck has compared the pairing of pieces between the two sides to a similar pairing of tarot cards in two early decks, the Cary-Yale and the Charles VI. The pairs are not the same as in geomancy, but there is no reason why they should be. It’s the structure that matters.
    I myself have analyzed the 22 card early tarot in terms of Giotto’s binary opposition of 7 virtues to 7 vices (http://forum.tarothistory.com/viewtopic.php?f=12&t=848#p12119), deriving not from any divinatory system but from the struggle between virtues and vices in Prudentius’s Psychomachia. In a sense, the other part of my analysis, Petrarch’s 6 Triumphi, also has its binary oppositions: Love with its good and bad aspects, followed by Chastity good, followed by Death, bad, and Fame, good, Time, bad, and Eternity, bad or good.
    Halbronn does promote the idea that tarot originated from chess, based on the similarity of « Mat » to « Mate » (Arabic for « death ») and « Fil »–he says that’s a name for the Rook, or Elephant–to « Fol » (a rather tenuous connection, I think). Another consideration, which seems to me to apply to ordinary cards as well, is that three of the courts correspond to three of the special chess pieces. He says these ideas are not original with him, they are in a 1950 book by R. Ambelain, Les Tarots.
    And of course chess as played in India, with four sets of royalty, parallels the four suits in cards.
    THE I CHING
    Halbronn’s third chapter is on the I Ching. I don’t know much about its binary structure except that its configurations are made up of open and closed lines and go in pairs, too. I don’t read French well enough to follow Halbronn’s analysis without a lot of work. Wikipedia notices similarities between geomancy and the I Ching, and also differences: the I Ching uses binary trigrams, as opposed to geomancy’s binary tetragrams. The eight trigrams form four complementary pairs, in comparison to geomancy’s sixteen tetragrams forming eight pairs (image from http://en.wikipedia.org/wiki/Geomancy).

    220px-Family_Ba_Gua dans NOSTRADAMUS

    Considering that the I Ching is Chinese and the tarot is European, the Arabs’ geomancy might be the link between the other two, historically. The 8 trigrams are expanded one way in the I Ching, another way in geomancy. You can read more at Huck’s post http://forum.tarothistory.com/viewtopic.php?f=11&t=505&hilit=geomancy#p6940).
    KABBALAH
    Although neither a divinatory system nor a game, there are binary oppositions similar to those of geomancy in Kabbalah. The Seferotic Tree.has two sides, one of severity and the other of mercy, again associated with the colors red and white (for aggression and gentleness, just as in geomancy), starting with Chochmah and Binah. This characterization is especially clear in the Portae Lucis, (Gates of Light), as translated into Latin by Ricci and published in 1516 (http://www.literature.at/viewer.alo?viewmode=overview&objid=13463&page=). So we have Chesed/Gedullah, Love, with Gevurah, Severity; and Netzach, an agent of love/mercy, with Hod, an agent of severity/justice. The other four sefirot are mixed (for documentation, see my essay at http://latinsefiroth.blogspot.com/).
    And the terminology of the Sefer Yetsira somewhat corresponds to that of geomancy.  « Mother letters » which by this terminology suggest the generation of the rest, « single letters » and « double letters », like « daughters » and « nieces ». Also, the 32, the number of paths, is another power of 2.
    Both the Sefirotic Tree and the Sefer Yetsira are probably in some form earlier than any form of geomancy. However the details I have mentioned may have been post-geomancy. In general, however, are independent example of binary thinking (including a third, the synthesis), derived from the interaction of Hebrew and Greek thought. The Greeks had their own binary oppositions: hot/cold and dry/wet generated the four elements and humors; Aristotle even attributed to the Pythagoreans a doctrine of 10 basic pairs: « finite and infinite, even and odd, one and many, right and left, male and female, rest and motion, straight and crooked, light and darkness, good and bad, square and oblong » (http://history.hanover.edu/texts/presoc/pythagor.html#commentary2).
    CONCLUSION
    Admittedly, binary divisions are a natural, liable to spring up anywhere, without the necessity of prior history, especially good/evil, yes/no, and male and female: in Romance languages, everything is one or the other. This polarity makes a similar structure, in games and divination, a natural way of extending life into imagination. All the same, the specific ways in which these dichotomies are expressed in those areas in the time of the historical tarot makes the notion of mutual influence and history a suggestive one.
    For more on binary systems relating to tarot, the Sefer Yetsira, and the I Ching, see http://forum.tarothistory.com/viewtopic.php?f=12&t=880&start=0 of which this blog is the first post.

          Posted 20th October 2012 by

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Le signifiant comme outil, support

Posté par nofim le 27 février 2015

L’outil  comme signifiant  et sa  réparation ou son  remplacement  en cas de dysfonctionnement

par  Jacques  Halbronn

 

Le praticien est comparable à un garagiste.  Il n’est pas celui qui construit le véhicule  et il n’est pas non plus un usager ordinaire. Il

est censé intervenir en cas de panne – il dépanne- et si l’outil est bien conçu, cela ne devrait concerner qu’une petite proportion de ses

utilisateurs.  Le praticien se situe donc à un niveau  intermédiaire, assez  bâtard. Il lui incombe d’aider un usager qui peine à  faire

fonctionner un certain outil soit parce que l’outil est défectueux, soit parce que l’usager ne parvient pas à en saisir le mode

d’emploi. Cela doit rester l’exception.

Autrement dit,  le praticien  est lié à la présence d’une certaine pathologie. Si l’outil et l’utilisateur sont à la hauteur, nul besoin de

faire appel à lui.

Or, si l’on prend le cas de l’astrologie, force est de constater que l’astrologie dont on se sert généralement ne peut servir qu’au

praticien et constitue une sorte de check list pour déterminer la cause de la panne.

Mais selon nous il doit aussi  exister une astrologie « normale » bien plus simple dans sa conception et qui offre une bonne ergonomie

intuitive tout comme  une langue doit  présenter une ergonomie accessible à tous et dès le plus jeune âge (cf nos travaux sur

la didactique des langues). C’est cette astrologie  accessible à tous et n’impliquant pas l’intervention d’un « praticien » qui est au coeur de notre travail. C’est cette astrologie qui a du naitre il y a des milliers d’années et qui recourait à un outil cyclique extrémement

simple mais qu’il revenait à chaque utilisateur de s’en servir à bon escient et en connaissance  de  cause.

Pour parvenir à restituer et à reconstituer une telle astrologie des origines, il nous aura fallu évacuer cette astrologie de réparation qui

consiste à déterminer ce qui ne va pas bien plus qu’à envisager un  fonctionnement normal.

Que l’on nous comprenne bien, il est bien plus difficile d’établir – de deviner – ce qui est venu perturber un processus, de l’intérieur comme de l’extérieur, que  de chercher simplement à comprendre un processus donné.

L’astrologie du XXIe siècle devra donc se concentrer sur le normal et non sur le pathologique et ce faisant elle aura à simplifier

singulièrement son outil et à la restituer à sa forme originelle. L’astrologie réparatrice est une voie de garage:!

La normalité nous rapproche d’autrui, la pathologie nous en éloigne si ce n’est  pour ce qui est de la demande d’aide par rapport

au praticien supposé capable de réparer.  Ce qui est normal est simple, ce qui est pathologique est complexe. Il est bien plus

difficile de réparer que de faire marcher un appareil.

En  tant qu’historien, nous nous considérons comme un réparateur et pou ce qui est de restituer l’astrologie à sa normalité, il aura

bien fallu engager un processus de réparation qui n’est pas à la portée du premier astrologue venu.

Le terme d’astrologue recouvre des acceptions fort différentes et son usage exige de recourir à des adjectifs qui viendront

en préciser le sens. D’ailleurs, on a pris l’habitude dans le monde astrologique d’ajouter tel ou tel qualificatif après le mot

astrologie (ou avant dans les langues germaniques)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

JHB

27 02  15

Publié dans ASTROLOGIE, divination, ECONOMIE, HISTOIRE, LINGUISTIQUE, Technologie | Pas de Commentaire »

Les limites du temps astrologique : sept ans

Posté par nofim le 25 février 2015

Pour une unité de temps astrologique (T.A.) : le cycle de 7 ans

par  Jacques  Halbronn

 

Il faut se faire une raison,  le temps astrologique n’a que faire des décennies, des siècles et encore moins des millénaires. Certes,

tout se répéte indéfiniment en ce sens, on est dans le temps long mais  structurellement, le temps astrologique doit se limiter à  un « bail » de 7 années.

Car au cours de ce laps de temps, il peut se passer bien des choses tout comme en une journée, la nuit n’est pas le jour, l’Eté n’est pas l’Hiver. Foin de cette astrologe surdimensionnée que l’on tend à nous imposer  au nom d’une astrologie qui ne veut rien laisser

perdre des données astronomiques. Nous nous sommes déjà expliqué sur ce point  en  soulignant qu’il ne s’agit là que d’une

forme d’astromancie mise à jour et dont la modernité dissimule mal le caractère divinatoire primitif.

En tant qu’historien, nous avons appris à ne pas télescoper le temps et à suivre année après année l’évolution des choses. Mais ceux qui ne sont historiens que de seconde main,  se font une toute autre idée du temps historique et croient pouvoir découper l’Histoire en

grandes périodes de temps. Cela aura été un des mythes de la seconde partie du XXe siècle que de croire que l’Astrologie mondiale

avait vocation du fait même des planétes transsaturniennes, à  correspondre aux grands découpages proposés par les historiens

vulgarisateurs. Ces astrologues entendent surfer sur la longue durée et parlent de périodes de plusieurs siècles en accord avec

les combinatoires des planétes lentes. C’est là se fourvoyer totalement!

L’approche socio-historique que nous préconisons  n’est nullement linéaire. On pourrait dire qu’elle est fractale en ce sens que

sur un cycle de 7 ans, on trouve ce que d’autres mettent en avant sur des périodes bien plus longues.

Il y a malheureusement parmi les astrologues des gens un peu trop pressés de parvenir à une nouvelle ère et ce sans retour. C’est le résultat d’un certain type de prophétisme idéologique dont les manifestations les plus flagrantes au siècle dernier auront été

le communisme et le féminisme.  Un André Barbault s’est  entiché dans les années Cinquante du projet communiste et en 1963

dans sa Crise Mondiale de 1965 (Albin Michel), il mettait l’astrologie au service des espérances soviétiques, annonçant le grand

rattrapage de l’URSS par rapport aux USA. L’arrivée des Américains sur la Lune en 1969 allait doucher et ses attentes politiques et ses calculs astrologiques, eux qui  avaient entre temps dépassé les Russes (Gagarine, spoutnik)

Quant a féminisme censé marquer l’avenir de l’Humanité, il lui fallait aussi recourir à l’astrologie pour démontrer que les temps anciens

étaient définitivement révolus et que l’on ne reviendrait plus jamais en arrière.

Il est vrai que la théorie des ères précessionnelles, élaborée à la fin du XVIIIe siècle (Dupuis, Volney etc) visait quant à elle à annoncer la fin de l’Eglise de Rome, identidiée au signe des Poissons.

Nous nous situons aux antipodes de tels délires apocalyptiques de fin du monde ou d’un monde qui excite tant le public féminin qui domine quantitativement sinon qualitativement le monde astrologique actuel.

On ne doit pas opposer astrologie « historique » et astrologie « sociologique », comme si l’une se situait dans le temps long et l’autre dans

le temps court.  Sept ans, c’est court, mais cela peut aussi être vécu comme une éternité. Que l’on songe à la façon dont le temps

passa durant les deux guerres mondiales du XXe siècle qui ne durèrent pourtant que quelques années!  Il peut se révéler extrémement

précieux  d’être en mesure de baliser une période de 7 ans avec un minimum de fiabilité et de clarté.

Le paradoxe c’est que ces astrologues qui disposent d’un arsenal surdimensionné  ne sont pas en position de pouvoir s’en servir et sont

contraints de recourir à des subterfuges pour faire bonne figure!

Nous pensons que ces astrologues au fond ne sont guère en mesure de dépasser le cadre d’une année, grâce notamment à la

révolution solaire.  Mais c’est encore trop et la consultation astrologique  se situe en pratique dans le cadre des problémes immédiats, ce

qui permet à l’astrologue de limiter d’autant les données à traiter.  Paradoxalement, la consultation astrologique reste  du domaine du  secret professionnel, elle  qui est probablement le lieu de la plus grande efficacité de l’astrologie traditionnelle – car  on a le client en face de soi qui fournit complaisamment toutes les données chronologiques dont  l’astrologue a besoin – car l’astrologue moyen a horreur de faire des recherches biographiques (et compulser des éphémérides sur des décennies  lui répugne)  et préfére généralement s’en tenir à un seul et unique « thème » (natal ou horaire) quitte à  bricoler quelques directions ou progressions qui n’ont plus rien à voir avec la réalité astronomique mais relévent de l’extrapolation. Autrement dit,  le lieu où l’astrologue est le plus performant est un lieu auquel on n’a pas accés et qui pourtant est la source de sa foi en son métier.(cf  Arnaud Esquerre  Prédire. L’astrologie au XXIe siècle en France, Ed Fayardn, 2013) La consultation apparait comme le lieu par excellence de la validation de l’astrologie mais  le probléme c »’est que cela confère au client une importance exorbitante  dans la mesure où c’est lui qui juge du travail de l’astrologue et donc par extension de la valeur de

l’Astrologie, toutes tendances confondues.

Contrairement à ce que croit Guy Taillade,  il n’est pas

question dans la théorie des grandes conjonctions de

déterminer ce que signifient Jupiter ou Saturne mais de

considérer la conjonction comme un marqueur de temps.

Ce sont les Eléments qui apportent du contenu et non les

planétes tout comme dans le cycle de 7 ans, les

configurations astrales (Satirne avec les étoiles fixes

royales) ne sont pas dotées de signification, c’est la

distance entre les deux facteurs qui fait sens et non la

« nature » des facteurs en tant que tels. C’est  ce que

Barbault avait compris dans son indice rassemblant

5 planétes (cf Les astres et l’histoire, Paris, Pauvert, 67)

où il n’est plus question de s’intéresser à la signification

de telle ou telle planéte mais de considérer les écarts

angulaires.   L’idée d’une astrologie où les astres seraient

porteurs de sens est dépassée. Ce sont les écarts

angulaires qui sont à interpréter et éventuellement les

signes  indiqués par les astres.  Taillade en reste  à l’idée

éculée de planétes significateurs. Même dans le cycle

Saturne-Neptune,  Barbault ne s’amuse pas à préciser

le sens des deux astres mais tient compte avant tout

des aspects qu’ils forment entre eux.L’astrologie doit prendre ses

distances par rapport à la mythologie planétaire. On voit

que Taillade   est en décalage par rapport au progrès de

la pensée astrologique française qui a pris ses distances

par rapport à un certain romantisme  ringard  des planétes-dieux.

Ce qui importe, c’est l’évolution du cycle et non ses

composantes. En outre,  il est assez clair que l’astrologie

doit combiner non pas deux planétes mais une planéte et

une étoile – de façon à préserver  la structure numérique

de Saturne en rapport avec celle de la Lune. Dès lors

que l’on combine Saturne avec une autre planéte, l’analogie

Saturne-Lune disparait.

Les planétes ne sont que des « pointeurs » qui ne signifient

pas par  eux-mêmes. Deux exemples: le signe solaire

n’a rien à voir avec la valeur Soleil. Cela ne fait qu’indiquer

le signe où se trouve le soleil et ce qui importe, c’est bien

entendu le signe. Idem pour l’ascendant.  La répartition

des 4 Eléments  est également déterminée par la

répartition des planétes dans les 4 triangles sans tenir

compte de la nature des planétes.  A partir de là on

se rend compte qu’une seule planéte suffit  en

astrologie dès lors qu’elle ne sert qu’à pointer.Disposer de

trop de marqueurs ne peut que créer de la confusion. (cf

Quand le paranormal manipule la science, par  Serge Larivée, Presses Universitaires Grenobl. 2014″)

Teerminons en précisant que l’astromancie  horoscopique qui se présente comme « sérieuse » du fait qu »elle

est supposée l’acquisition d’un certain bagage ne l’est que pour l’astrologue qui n’a pas de don particulier. On apprend

alors à lire une partition. C’est toute la question des supports mais les « vrais » voyants  n’ont pas  besoin d’une telle aide. Moins on est doué,

plus il faut apprendre. L’astrologie des horoscopes  n’ a pas éprouver un sentiment d’infériorité du fait qu’elle ne fournirait pas un « mandala » individuel,  personnel.  Mais l’un dans l’autre, elle nous semble s’adresser à des personnes plus saines psychiquement que celles

qui ont besoin qu’on leur montre à quoi ressemble leur petit moi, à nul autre pareil.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

JHB

25 02 15

Publié dans ASTROLOGIE, FEMMES, HISTOIRE, RELIGION | Pas de Commentaire »

L’alternance des programmes droite/gauche au prisme du cycle de 7 ans

Posté par nofim le 24 février 2015

L’astrologie  peut-elle rendre compte du clivage des programmes politiques  Droite/Gauche?

par  Jacques  Halbronn

Le grand probléme de l’astrologie c’est de  pouvoir s’articuler sur des catégories  connues et reconnues. Celles de droite et de gauche nous paraissent appropriées pour tester la valeur d’un systéme cyclique à condition toutefois  de maitriser un certain nombre de paramétres tant sociologiques qu’astronomiques.

I  Les paramétres sociologiques

On sait qu’un gouvernement peut changer de politique en cours de route et ne pas ou plus appliquer le programme pour lequel il

est censé  avoir été élu,  tant aux législatives qu’aux présidentielles.  D’où l’importance de suivre de près l’actualité et de ne pas

se contenter de compulser des livres d’histoire forcément schématiques qui ne peuvent se permettre – faute de place- de rendre

compte de tous les aléas de la vie politique. Le regard rétrospectif tend à écraser le relief des événements et cela risque de

fourvoyer le chercheur désirieux de recourir aux données politiques.  Il est pourtant assez évident que ce qui se passe de nos

jours s’est toujours passé ainsi avec  toutes sortes de revirements se succédant à de courts intervalles de temps.

Nous préférons parle de programmes plutot que de personnes car une personne peut passer d’un programme à un autre, comme on

l’a vu, entre autres, avec Mitterrand, lors de son premier septennat, qui a conduit au remplacement de Pierre Mauroy par Laurent

Fabius, en cours de mandat. La roche tarpéienne est proche du Capitole, disait-on déjà à Rome.

II Les paramétres astronomiques

Les élections, même si les dates sont déterminées très longtemps à l’avance n’en sont pas moins marquées par le climat astral

du moment. En France, depuis 1974, les élections présidentielles ont lieu au printemps, cela tient au fait que Pompidou est mort

en exercice au début de cette année là. Le passage du septennat au quinquennat (à partir de l’élection de 2007) n’y a rien changé.

On pourrait penser que tous les sept ans,  la position de Saturne ne change pas au regard du cycle de  7 ans mais le phénoméne

astronomique n’est pas aussi simple qu’on pourrait le croire. Déjà  au X » siècle Albumasar avait noté que les conjoncions

de Jupiter avec Saturne subissaient un certain glissement de triplicité en triplicité, au bout de 200 ans environ, ce qui lui

permettait de diviser le processus en 4 sur une période d’environ 800 ans pour revenir au même point du ciel.

Nous devons observer que la conjonction de Saturne avec l’une des 4 étoiles fixes royales  si elle ne varie guère ne s’effectue pas

exactement tous les 7 ans si bien qu’au printemps, d’une élection à la suivante,  Saturne peut se trouver plus ou moins éloignée

de l’étoile fixe royale la plus proche, ce qui change sensiblement l’interprétation. En effet, si Saturne est proche de la conjonction, on est en phase « conjonctionnelle » favorisant l’avénement, le retour de la Droite comme en 1995 et 2002 mais aussi 2007 alors que si

Saturne en est éloignée, on est en phase « disjonctionelle » et dans ce cas la configuration favorisera plutôt un programme de gauche

comme en 1981 et 1988. On voit donc que le glissement aura conduit à passer d’une victoire de la Gauche à une victoire de la Droite.

André Barbault  entend ne pas accorder d’importance au signe où se forme une conjonction (constitutive du « cycle planétaire »). Nous

ne travaillons pas sur les mêmes bases que lui mais il nous semble que l’on ne peut totalement faire abstraction de la partie du zodiaque qui est concernée à un moment donné car ce serait passer à côté d’une certaine dualité qui est au coeur de la grille astrologique.

Autrement dit,  nous disposons de trois donnés:  la donnée planétaire, la donnée stellaire (ou zodiacale) qui sont célestes  et la donnée électorale qui est terrestre. Il convient d’articuler ces trois informations.  Quelle planéte, quel signe, quelle date ? Et ce quelle que

soit l’astrologie pratiquée.

Si l’on prend l’élection d’avril  2002, nous avons Saturne en un certain point du ciel, ce qui influera sur la réussite de tel ou tel

programme devant les électeurs.

Revenons sur ces notions de Droite et de Gauche,  nous les formulerons ainsi de façon assez schématique:

La Droite est conjonctionnelle, elle  favorise la compétition, la sélection des meilleurs

La Gauche est disjonctionnelle, elle tend vers le partage, l »égalité de tous les membres.

On l’ a dit, il faut peu de temps pour que tout  en vienne à basculer dans un sens ou dans l’autre. Cela tient à

un  insensible glissement  (shift) d’un signe cardinal vers un signe fixe, d’un signe fixe vers un signe mutable, du fait de l’astre  considéré

qui parcourt le Zodiaque.

Il semble donc qu’il soit enfin devenu possible de prévoir de tels « glissements » programmatiques.  Car cela n’implique pas

nécessairement un changement de personnel mais avant tout un changement de  programme même si certaines personnes restent

emblématiques d’une certaine politique.

Le cas de 1997 est emblématique en ce qu’il favorise la Gauche entre deux conjonctions qui favorisent la Droite en 1995 et 2002. Entre deux conjonctions, il y a nécessairement une disjonction.

 

Nous avons établi le principe suivant:  en astrologie, il importe de relier pour une même période deux événementsse déroulant

au même moment mais pas au même endroit mais il importe aussi de relier deux dates différentes pour des événements

s’étant produits dans un seul et même lieu. C’est là une précaution éléméntaire à respecter pour éviter de tirer trop vite des conclusions sur la portée d’un événement ou d’une configuration.

 

 

 

 

 

 

 

JHB

24 02 15

Publié dans ASTROLOGIE, HISTOIRE, POLITIQUE, SOCIETE | Pas de Commentaire »

Signifiant et signifié: une nouvelle approche

Posté par nofim le 19 février 2015

Faut-il repenser Saussure au regard du signifiant/signifié?

par  Jacques  Halbronn

Il nous apparait que le clivage entre signifiant et signifié

se situe  au sein même de la langue et non point entre la

langue  et le monde, les mots et les choses. Une langue

n’est pas un tout à considérer comme étant d’un seul

tenant.

Nous opposerons ainsi le nom et l’adjectif, le verbe et

l’adverbe, le sujet et le complément d’objet, c’est à dire

l’élément central et ce qui vient le prolonger de diverses

façons. De même, nous distinguerons entre le radical et

les flexions susceptibles de l’affecter (préfixes, suffixes,

dérivés)

Autrement dit, le signifiant se décline au prisme d’une

constellation de signifiés qui sont satellisés  autour de

lui. Nous dirons que le signifiant est un contenant et les

signifiés des contenus affectés  à un signifiant donné.

Comme on l’a dit dans un précédent texte, le signifié

vient préciser le signifiant tout en l’appauvrissant, en en

réduisant le champ des com-possibles. Le passage du

signifiant au signifié est celui de la puissance à l’acte.

Parmi l’infinité des signifiés possibles pour un signifiant

donné, un choix s’opére nécessairement dans un certain

espace-temps.

Si l’on prend l’exemple du dictionnaire,  le signifiant est

le mot qui constitue l’entrée et tous les mots qui servent

à le définir sont des signifiés. Et  ainsi à tour de rôle. C’est

un signifiant conjoncturel et non plus structurel.

En principe, comme son nom l’indique, un signifiant

n’est pas censé être associé à un signifié plutôt  qu’à un

autre. Chaque locuteur a le droit de se servir d’un

signifiant comme il l’entend mais cela ne va pas sans

quiproquo si chacun croit l’entendre pareillement. D’où

l’importance des adjectifs et des adverbes qui ont

vocation à préciser et  qui sont en fait mieux circonscrits

dans leur signification que les signifiants, d’où leur nom

même de signifié, qui indique un fait accompli, sans appel.

Autrement dit,  l’apprentissage des adjectifs et des adverbes

devrait être prioritaires en ce qu’ils sont les vecteurs

d’un certain manichéisme comme bon et mauvais, bien

et mal etc.

Ce n’est point là une nouveauté puisque les langues sont

décrites depuis longtemps  au moyen d’une telle

terminologie que chaque éléve apprend très tôt à

utiliser et à repérer. Le préfixe « ad » est par lui-même

tout à fait parlant (adjectif,  adverbe) tout comme

d’ailleurs le terme de « pronom »  qui veut bien dire

ce qui se met à la place du nom.(pronoms possessifs,

personnels). Il en est d’ailleurs de même de l’article

(défini et indéfini) qui a bel et bien une valeur

pronominale. D’où en espagnol, par exemple, « El » qui

signifie aussi bien  l’article défini que le pronom

personnel à la troisiéme personne qui est selon nous

le cas matriciel. En italien, le rapprochement est

également assez flagrant : il, ello.  En français,   le lien

entre l’article et le pronom à la troisiéme personne du

singulier s’est  perdu. ( article Le  et pronom personnel  il)

Cela tient à l’emprise de la forme accusative se substituant

à la forme nominative : je le vois, je lui parle.

Dans certaines langues, le rapprochement

entre ces deux catégories est en effet  moins flagrant du fait d’une

corruption  du système de la langue. En allemand, le Der

(article défini au masculin ) est à rapprocher du « Er » (troisiéme personne du masculin singulier)

et le Die (article au féminin)  du Sie (au féminin)  et le Es

(pronom neutre) du Das (article neutre)

Quant à l’anglais, on pourrait rapprocher l’article  « the » du

pronom personnel au  puriel  « they » (them, démonstratif

this, that)) alors que la troisiéme personne du singulier a perdu le t initial

(he).

On aura compris que la linguistique que nous

préconisons n’exclue pas la reconstitution d’un systéme

qui a pu se corrompre pas plus qu’elle ne considére  tous

les mots d’une langue en vrac. Nous sommes très

conscients de l’impact des emprunts linguistiques

venant perturber l’ordre, l’agencement d’une langue et

si l’on admet que la langue est un outil, nous concevons

tout à fait que l’on puisse en améliorer l’ergonomie.

Nous dirons que le  réseau de signifiants se situe dans

la subconscience du locuteur alors que celui des

signifiés se situe au plan du conscient. La preuve en est

que les gens sont bien plus capables de connecter des

signifiés entre eux que des signifiants. Même le lien

prendre/comprendre/apprendre n’est probablement

pas conscient dans l’esprit du locuteur français moyen

tout en jouant certainement un rôle à un certain niveau

et c’est le probléme des langues hybrides- comme l’anglais-

de disposer d’un réseau très médiocre de liaisons  sur le

plan subconscient. (cf l’approche lacanienne)

 

 

 

 

 

JHB

22  02 15

Publié dans couple, Culture, HISTOIRE, LINGUISTIQUE | Pas de Commentaire »

Histoire de l’astromancie

Posté par nofim le 18 février 2015

La très vieille  histoire de l’astromancie

par Jacques  Halbronn

 

 

L’astrologie actuelle  ne peut  se comprendre que si

l’on remonte très loin dans le temps, en un temps où

l’astronomie  était  dans les limbes,  et nous parlerons

alors d’astromancie plutôt que d’astrologie. L’astrologie

est sensiblement plus  tardive et nait avec l’astronomie

planétaire étant bien entendu que la connaissance des

luminaires est bien antérieure à  celle-ci (cf le premier

chapitre de la Genése). Nous  aurions donc  trois  stades

un stade où le ciel est perçu spatialement,  un stade

soli-lunaire  qui introduit une cyclicité et un calendrier

et un  stade  planétaire  qui s’articule sur une combinatoire

planéte/étoiles  fixes. Ensuite, nous basculons dans le

syncrétisme qui va mélanger ces  trois stades. Le premier

stade correspond  au  « thème » horaire dont le thème

natal n’est qu’un cas particulier, le deuxième à l’astrologie

des douze signes (cf les horoscopes des journaux)

et le troisiéme  à l’astrologie mondiale.

L’astromancie entretient un rapport symbiotique avec

la connaissance du ciel et il n’y a rien de surprenant

à ce qu’elle prenne en compte les nouvelles planétes

(satellites, astéroïdes, transsaturniennes) que l’on a

commencé à découvrir  depuis le début du XVIIe siècle,

avec la lunette de Galilée sans parler d’autres phénoménes

comme les éclipses (noeuds lunaires), les cométes, les nouvelles

étoiles (nova stella)etc). D’où ce paradoxe qui fait que

cette astromancie archaïque soit dévoreuse des

toutes dernières trouvailles de l’astronomie, en ce qui

concerne la description du ciel. En effet, l’astromancien

se doit d’appréhender le ciel dans sa  globalité car tout

y fait  sens.

L’astrologie actuelle nous apparait dès lors l’héritière

de cette astromancie qui s’articule sur le « thème » censé

dire ce qu’il en est à partir d’un temps donné, en un lieu

donné, d’où les maisons astrologiques. Comment

travaille l’astromancien?  Pas très différemment de tout

autre praticien de quelque autre forme de divination, à

commencer par la cartomancie. Même lorsque l’astromancien

fait des prévisions, il le fait à partir de la carte du ciel

considérée par un systéme de progressions, de « directions »

(et autres dispositifs  fictifs qui ne tiennent pas compte

de la réalité astronomique postérieure au thème). En ce

sens, l’on note que ‘l’astronomie dont se sert l’astromancien

est de position et qu’elle n’est pas cyclique même si de

nos jours les éphémérides sont confectionnées sur la base

d’une connaissance des cycles planétaires. Cela ne doit pas

faire illusion: l’astronomie ne sert ici qu’à restituer les

conditions d’observation  du ciel pour un temps et un

lieu donné et l’astromancien pourrait en principe se

contenter de regarder le ciel  qu’il a sous les yeux lord

de  sa consultation,  pourvu que celle-ci ait lieu de nuit.

L’habillage informatique de l’astromancie ne saurait

faire illusion  et tromper son monde.

Or, cette astromancie tend à vouloir se faire prendre

pour l’astrologie avec laquelle elle vit dans  une

certaine promiscuité. Au demeurant, l’astromancie

est bien plus foisonnante que l’astrologie cyclique et en ce

sens plus proche de’ l’astronomie que cette dernière. En

effet, l’astrologie cyclique qui combine une planéte et

une étoile pou restituer la structure soli-lunaire et sa

périodisation de sept jours en sept jours qui  devient

-avec Saturne- de sept ans en sept ans-  n’emprunte que

quelques données à l’astronomie, au niveau

quantitatif  mais ne s’en sépare point sur le plan

qualitatif, à savoir que cette astrologie cyclique  se base

sur une cyclicité astronomique réelle mais réduite à la

portion congrue.

L’astromancie ne saurait être une science en ce qu’elle

est avant tout divinatoire -ce qui confère au praticien

un rôle clef, même s’il existe moult  manuels d’initiation

et de perfectionnement.

Il est temps que l’astrologie cyclique se démarque de la

façon la plus nette de cette astromancie et que l’on ne mélange

plus les deux. Quant à l’astrologie des douze signes, elle

est une déviance, en ce qu’initialement, elle était vouée

à baliser le cycle soli-lunaire et non à diviser l’humanité

en douze familles. Encore une fois, l’on ne peut que

relever le fait qu’il existe une astrologie de l’espace

(astromancie,  types zodiacaux) et une astroogie du

temps (astrologie mondiale, astro-cyclologie etc). Nous

avons déjà dénoncé la tendance, chez certains

astrologues, notamment dans les réunions publiques, à tout

vouloir baser sur le seul thème natal ou d’événement

sans prendre la peine de tenir compte du suivi

chronologique; On trouve des formulations hybrides

qui ajoutent à la confusion quand on étudie les transits,

c’est à dire la rencontre entre un ciel de naissance avec

le ciel d’un autre moment, sans recourir aux  directions.

On est en plein syncrétisme et l’on accumule en un seul

et même corpus tout ce qui se présente comme un discours

sur le rapport des hommes aux astres.

Il convient d’insister sur l’impact de certaines coincidences

D’une part,  il est clair que la Lune et Saturne offrent une

parenté numérique autour du 28 et du 7 (d’où le rythme

hebdomadaire, du grec hepta, sept) mais, d’autre part, il est aussi

clair que le fait d’affirmer l’importance d’un septénaire est

une imposture car il n’y a aucun rapport entre les 7

jours ou les 7 ans du cycle Lune/Saturne et le fait

qu’il y ait sept »planétes », même si les jours de la semaine

se sont vus attribuer chacun une « planéte ». Ce Septénaire

est une construction artificielle qui  mélange les torchons

et les serviettes. Les luminaires ne sont pas assimilables

à des planétes et on les connait depuis bien plus longtemps/

Une astrologie à 7 « planétes »  ne correspond à rien: elle

n’est pas acceptable astronomiquement depuis que l’on

a découvert Uranus en 1781 (astre d’ailleurs visible à

l’oeil nu) et elle ne l’est pas davantage d’un point de vue

cyclique car l’astrologie cyclique travaille non pas sur

le sept mais sur le deux (avec un astre rapide et un

astre lent). Mais rappelons aussi que pour que puisse

s’instaurer des périodes de 7 ans,  en paralléle avec  celles

de 7 jours, seule Saturne fait l’affaire avec ses 28 ans de

révolution, à condition toutefois d’être relié à des points

fixes (étoiles) sinon  on a des périodes qui différent selon

qu’on relie Saturne à Jupiter, à Uranus ou à Neptune!

Seule Uranus fait apparaitre les phases de 7 ans quand

on divise par douze sa révolution de 84 ans mais on n’est

plus alors dans un schéma soli-lunaire de 4 phases.

Il n’est pas douteux, certes, que l’astromancie, comme

d’ailleurs toute forme de divination, a vocation à

appréhender les individus et les événements dans leur

spécificité. Mais telle n’est pas la raison d’être de l’astrologie

laquelle a vocation à faire ressortir des récurrences de

façon quantitative et statistique. Mais l’astromancie

n’ a pas plus à compléter en ce sens l’astrologie que toute

autre forme de divination puisque le ciel n’est pour

l’astromancie qu’un support..

 

 

 

JHB

18 02  15

Publié dans ASTROLOGIE, divination, HISTOIRE | Pas de Commentaire »

Les électrices et les élus. La force des réseaux

Posté par nofim le 11 février 2015

La rapport du peuple à ses leaders  au prisme du clivage

hommes/femmes

par Jacques  Halbronn

 

Il y    a beaucoup d’appelés et peu d »élus, dit-on. La thèse

que nous défendrons ici veut que l’on distingue les

électeurs et les éligibles et que les uns ne puissent être

les autres. Ce n’est pas la première fois que l’on distingue

ceux qui peuvent élire  de ceux qui peuvent être élus et

d’ailleurs-in fine,toute élection revient à cela: faire élire

par le plus grand nombre quelques personnages,eux mêmes

passés, le cas échéant, par des primaires.

Ce qui n’avait pas été dit, en revanche, c’est que les

électeurs devraient être des femmes et les éligibles, les

élus des hommes. Un tel principe n’a pas été respecté ne

serait-ce que lorsque les femmes ne pouvaient voter

(en France avant 1944) si bien que des hommes élisaient

des hommes. Mais la situation hybride, mixte, actuelle est loin

d’être à recommander. Ce qui est clair, en revanche, c’est

que le plus souvent, les élus sont bel et bien des hommes,

alors même que les femmes votent

On aura compris qu’un électeur isolé ne fait pas sens alors

qu’un éligible peut être un homme seul. Soit deux destins

différents,deux histoires différentes, celle des hommes et

celle des femmes, cette dernière étant collective. D’ailleurs,

les femmes qui militent pour la cause des femmes savent

pertinemment qu’elle doivent se rassembler, que c’est

leur union qui fait leur force.

Ce n’est pas une mince responsabilité que d’avoir à choisir

à élire, on l’admettra mais il nous apparait que le fait pour une

population de converger vers une même personne,

une même oeuvre, est une affaire assez mystérieuse qui

est au coeur de l’idée démocratique.

Les femmes peuvent être des leaders d’opinion, qui

entrainent, mobilisent, motivent beaucoup de monde mais

elles n’en deviennent point pour autant éligibles.

Une femme seule ne fait pas le poids devant un homme.

Il lui faut rassembler autour d’elle, servir de porte-parole

quitte à répéter des consignes, à reprendre des slogans.

Nous avons souligné dans d’autres textes l’importance

de l’élection. Dieu  choisit Israël parmi tous les peuples;

Est-ce à dire que Dieu est Femme? On notera en tout cas

le pluriel « Elohim » (Adonaï, mes  seigneurs – ce sont des

marqueurs de pluriel)

Les femmes ont un talent pour propager des rumeurs,

créer du « buzz », c »est là leur force. Mais une femme

seule est démunie, elle doit persuader, convaincre,

entrainer.

Mais quel talent si particulier auraient les hommes pour

avoir ainsi  le privilége de l’éligibilité? Il y a une fragilité

chez l’homme seul,  celui qui n’est pas suivi, et cela tient

à la nature même de toute  créativité authentique qui ne

saurait dans un premier temps,  s’imposer sans trouver

des soutiens, ce qui n’est pas la même chose que des accords.

Celui qui innove permet au groupe de dépasser,  de

transcender ses différences internes et donc pour

survivre un groupe doit se donner de nouveaux défis.

Un groupe qui se sclérose du fait de la routine est voué

à échouer dans son processus d’intégration des nouveaux

éléments, à commencer par sa propre jeunesse sans

parler des nouveaux immigrants.- les deux peuvent se

recouper. Il n’y a pas d’équité sociale sans une nouveauté

pour tous et c’est cela que garantit l’innovation, la remise

en question des anciens schémas..

Nous dirons que les homme ont accés à la Subconscience,

ce qui est une affaire individuelle alors que les femmes

s’inscrivent dans des objectifs à atteindre collectivement

Il convient, en conclusion  de resituer les vrais enjeux :

le paralléle entre femmes et machines nous semble

pertinent surtout si l’on prend en compte le cas des

animaux dits domestiques : le cheval (vapeur)  ne sert il pas encore

à déterminer la puissance d’un véhicule (cf la Deux CV

(Deuch)? Il y a là une instrumentalisation par les hommes

(au sens de vir, de mâle) de son environnement et l’on

peut certes s’extasier des performances de tel ou tel

appareil, de tel ou tel animal, de telle ou telle femme mais

il ne s’agit jamais que d’un probléme de dressage qui a

ses limites à la façon- au XVIIIe siècle, de cet automate joueur d’échecsqui dissimulait en son sein un homme. De nos jours,

d’ailleurs, l’ordinateur n’a plus besoin de ce stratagéme.

Il reste que les femmes semblent fonctionner en réseau,

ce qui leur permet de peser sur le cours des choses à

un niveau quantitatif. Mais la question qui se pose

alors  sera la suivante : est-ce que les femmes dont on

sait qu’elles sont marquées par une certaine cyclicité

(menstruation et donc ménopause) ne feraient-elles pas

partie intégrante  d’un systéme social tel que nous l’avons

décrit par ailleurs dans nos travaux de cyclologie (cf  sur

la disjonction)?

Il y aurait donc une phase favorable à la mise en avant

de leaders (cf  le post 2011) et une autre de  relais qui la précéde

et qui la suit qui  s’en passerait provisoirement.(type

printemps arabe)

En termes de falsifiabilité, il est essentiel que l’on ne soit

pas à la merci de processus de manipulation, de suggestion

pouvant se produire à une petite échelle mais non  à une

grande échelle et dans des contextes par ailleurs très

différents les uns des autres.  C’est d’ailleurs une question

fondamentale que de définir le champ possible de

l’imposture dans le cadre poppérien. Plus il sera possible

de falsifier, plus la question de la falsification devra être

reformulée en connaissance de cause.

Revenons sur certaines observations  de l’ouvrage « Le

principe Démocratie », le terme démocratie désignant

ici l’idée d’un processus émanant   de la base. Les

auteurs  distinguent  la « carte du collectif » (p274) et

le  recours  à  une « figure  charismatique »

En fait lorsque cette « figure » ne parvient pas ou plus

à s’imposer (cf 2011), qu’est ce qui prend le relais et est-ce

là un pis aller, une solution d’attente,une politique du

pauvre substituant la quantité à la qualité (cf nos travaux

sur la cuisine) ?

Faut-il dès lors parler d »  implosion »  ou bien  de relais?

Dans le premier cas, cela se produirait  en rupture avec

le système alors que dans l’autre, il s’agirait d’une forme

de « nuit », d’hibernation dont on percevrait la nécessité/

Crise inhérente à la structure  ou crise conjoncturelle?

Il est vrai que ces deux lectures tendent à se superposer.

La faillite du leader  sera vécue comme une crise mais n’est

ce pas aussi le cas du coucher du soleil? On retrouve là

une dialectique Soleil-Lune dans la mesure où la Lune ne

se voit qu’en l’absence du Soleil et vice versa même si

la Lune n’est aucunement cause de la nuit à la différence

du soleil pour ce qui est du  jour.

On nous relate ainsi le fil des événements (pp 35

et seq) : « Tout a débuté  le 14 janvier 2011 avec la chute

de (…) Ben Ali  suivie de celle de Hosni Moubarak en

Egypte le 11 février.  Ces deux renversements

consécutifs   ont subitement  redonné vie à une idée

dont on pensait  qu’elle  était  définitivement révolue :

le fait qu’un peuple qui se réunit de sa seule initiative

pour faire valoir sa souveraineté absolue parvient à

reprendre son destin en main et à chasser des

dirigeants  tyranniques et corrompus sans faire

actede violence directe et organisée »

Il est remarquable que les auteurs du Principe

Démocratie intitulent  un chapitre « 1968,1989,2011″ car

pour nous ces trois dates correspondent aux mêmes

moments d’une cyclicité que nous avons établie ailleurs

Dans les trois cas,  la « rue » se sera fait entendre et en de

multiples « places ». On peut parler d’une « nuit » du pouvoir

lorsque le pluriel  remplace le singulier – et l’on notera

que nos grammaires, nos langues font état de cette dualité-

Dans nos travaux relatifs au Droit constitutionnel nous

avons suggéré que toute  constitution s’ancre sur une telle

cyclicité et non sur des points de départ parfaitement

arbitraires et artificiels. L’élection doit avoir lieu au moment

où symboliquement le « soleil » se lève, où la nuit s’achève,

où le peuple passe le relais à  ceux qu’il élit et qui auront

pour tâche non plus de souder le consensus mais bien

d’en préparer un nouveau. On ne peut pas être au four

et au moulin et il est un temps pour chaque chose

(Ecclésiaste) sans oublier qu’il n’y a « rien de nouveau

sous le soleil ».  C’est cette quéte d’un nouveau consensus

qui permet  d’éviter à une société de se scléroser et de

se fermer  à ceux qui la rejoignent soit par la naissance,

soit par l’immigration et ce nouvel horizon ne peut être

que le fait d’un petit nombre, d’une avant-garde et

c’est quand ce nouveau consensus est mis en place que

le soleil peut enfin se coucher  en passant le relais au

plus  grand nombre.

.

 

JHB

22  02 15

 

Publié dans couple, Culture, FEMMES, HISTOIRE, POLITIQUE | Pas de Commentaire »

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