L’astrologie et la crise des leaders. Autour de 2011

Posté par nofim le 10 février 2015

Le rôle des femmes dans les mouvements sociaux cycliques

par  Jacques Halbronn

 

Les hommes programment ce qui est positif et non ce qui est négatif. Cela obligé le chercheur en astrologie à donner la préference au négatif. En  effet,  nous pouvons à tout moment  construire quelque chose, ce qui va polluer tout travail cyclique. On se marie, on signe des traités même si c’est sans lendemain.  Le Droit ne cesse d’édifier ainsi des châteaux

de carte.  On voit bien que ce n’est pas dans ce registre qu’il convient de  fonder l’astrologie  au regard des possibilités poppériennes de réfutabilité et de falsifiablité.

On abordera deux  grilles de lecture  : une négative, celle du collapse

et l’autre positive celle des manifestations de type printemps arabe.

 

I  La grille  de l’implosion du pouvoir

Ne serait-il pas payant de parier sur tout ce qui vient ébranler les constructions humaines car les humains ne programment pas le collapse, l’avortement - ce qui n’est pas la même chose qu’un processus qui parvient à son terme?.

Instinctivement,  nous avons assez tôt compris que ce qui était le plus remarquable à observer, c’était le démantélement, le démembrement de ce que les hommes bâtissent.  Car si le commencement des choses est imprévisible, en revanche, les moments d’ébranlement le sont et ne se produisent pas à n’importe quel moment. C’est pourquoi les phénoménes d’implosion constituent notre corpus de prédilection. L’échec ne ment pas!  Au tournant des années soixante, la fin de l’empire colonial français nous avait

fortement interpellé. Tout d’un coup, de nouvelles capitales  allaient figurer dans les atlas. Et dans la mémoire collective, ces moments de dislocation laissent des traces profondes. Que l’on songe à  1989!

Paradoxalement, ces « implosions » ne sauraient correspondre à des conjonctions – comme a pu le croire un André Barbault avec le cycle Saturne-Neptune  dont la conjonction était censée, après coup, expliquer le grand collapse du bloc communiste dans l’Est de l’Europe.

On serait plutôt face à  un vide, à un manque de signal  lequel est la cause même du collapse. Il est vrai que nous avons plus de facilit en général à capter la présence que l’absence et que  quand nous voulons expliquer quelque chose, nous sommes tentés de parler de ce qui est visible plutôt que de ce qui ne l’est pas. C’est là un obstacle épistémologique majeur pour l’Astrologie. Pourtant, la notion même d’aspect – et selon nous la conjonction ne saurait être qualifiée d’aspect – ne sert-elle pas à signaler un manque, une distance entre la conjonction et la configuration du moment. L »aspect  nous indique une absence et d’ailleurs on ne « voit » pas un aspect dans le ciel alors que les sociétés les plus anciennes contemplaient et attendaient les conjonctions. Mais de nos jours, alors que les astrologues n’observent plus le ciel, une conjonction équivaut à  n’importe quel aspect!

Nous dirons donc qu’il importe de distinguer  l’exposé du savoir astrologique et les conditions de sa démonstration. Le savoir

astrologique traite en effet de l’ascension des leaders poussés par leurs partisans en vue d’un nouveau consensus – et les femmes jouent un rôle majeur dans cette reconnaissance, dans cette découverte de nouveaux horizons en convergeant vers certains  hommes « élus ».

En revanche,  en raison du « bruit »  causé par les multiples entreprises des uns et des autres – et l’on songe à la « fabrique » des leaders par le suffrage universel  laquelle obéit à un calendrier qui n’a strictement rien d’astrologique -encore que certains astrologues ne dédaignent pas d’étudier les « thèmes » des dates ainsi mises en avant faute d’être en mesure d’en proposer de leur propre cru.- seul le collapse est en mesure de « prouver » l’astrologie, pour les raisons que nous avons précisées plus haut.

Or, l’astrologie aujourd’hui est en guerre. Elle doit se faire reconnaitre. Elle ne saurait se comportere comme si de rien n’était et pratiquer la politique de l’autruche en s’enfermant dans un ghetto. Il lui incombe donc en ce début de XXIe siècle d’être une

Cassandre, une prophétesse de malheurs car ce n’est qu’ainsi qu’elle parviendra à se faire respecter. Il nous faut donc annoncer des

catastrophes, c’est à dire l’impensé sinon l’impensable, le point aveugle.

Certes, le malheur des uns fait le malheur des autres. On nous objectera que 1960 ou 1989 sont des dates « heureuses » pour les  peuples

ainsi « libérés ».  Or, il doit être clair que notre point de vue ne saurait être tel : on entendra par  collapse l’ébranlement, la chute des

empires et en cela la conjonction  est  celle qui est censé garantir  le processus de rassemblement.  En ce sens, la disjonction

qui s’oppose, dans le cycle de 7 ans, à la conjonction,  qui correspond à une éclipse du signal « saturnien-stellaire »  est le talon d’Achille du système . A l’astrologie d’annoncer ces temps d’implosion.  Quand on regarde de près les prévisions de Barbault pour 1989 on ne peut que constater leur flou artistique: il nous parle d’un événements « important », « majeur » « grave » mais c’est très insuffisant car  cela aurait pu aussi bien être une avancée du bloc communisye tout autant qu’un recul ou un effondrement. Or,  confondre ces deux

éventualités opposées- comme  ne faisant qu’une -  ne saurait être plus longtemps   toléré.  Ce qu’on attend actuellement de l’astrologue

c’est qu’il annonce le collapse des structures en place et qu’il en donne une datation aussi précise que possible. En aucune façon, il ne saurait être  question de « localiser » astrologiquement – au nom de quelque chorographie associant tel signe ou telle planéte à telle ou telle partie du monde comme a cru pouvoir le faire André Barbault. Certes, il peut sembler, au premier abord, plus « sérieux » de tenter de situer géographiquement un impact cyclique. Mais, c’est là un leurre. On sait très bien que le collapse n’épargne aucun pays et que lorsqu’une région est atteinte, elle ne connaitre pas de nouveau collape de sitôt. A qui le tour?  On nous reprochera peut être de jouer sur du velours en laissant ouverte la question du point d’impact. Ce serait oublier que nous nous intéressons aux grands ensembles et que leur nombre est bien plus limité que celui des Etats lesquels sont voués précisément à être intégrés au sein de telle ou telle « Union »

« Communauté ».

Il revient  à la géopolitique de se servir de notre outil pour cerner les probabilités concerannt les prochaines victimes de l’impact

disjonctionnel à venir – ce qui se produit en moyenne tous les sept ans- et il s’agit bien de cela: fournir aux sociologues, aux politologues

un outil  ergonomique leur permettant de situer le ou les prochains collapses. On aurait pu ainsi annoncer le collapse correspondant au

« printemps arabe  » de 2011. Le mot « printemps » peut

évidemment ici préter à confusion comme on l’a souligné plus haut car pour les

empires, ce serait plutôt un hiver et l’on a pu observer d’ailleurs à quel point certains Etats que l’on pouvait croire n’être que d’un seul tenant étaient en réalité de fragiles mosaïques.

 

II  La grille  du pouvoir collectif

La grille que nous venons d’exposer nous semble cependant

laisser à désirer. Nous lui préférerons une dialectique

de type Yin Yang, opposant pouvoir d’un seul à pouvoir

collectif. Nous nous appuierons  pour ce faire sur

l’ouvrage d’Albert Ogien  et Sandra Laugier, Le principe

Démocratie. Enquéte sur les nouvelles formes du politique

Ed de la Découverte,  2014, consacré aux événements de

2011.

Les  auteurs y   montrent bien, en effet, que certains

mouvements de masse ne sauraient être confondus

avec  des processus institutionnels comme  les élections

(cf en ce sens  notre ouvrage  L’astrologie selon Saturne, Ed La

Grande Conjonction  1994 sur  la question des mouvements

sociaux)

Citons ce passage assez  éclairant du  Principe  Démocratie?

« Trois années  se sont  écoulées depuis la vague mondiale

de protestation  politique de 2011. Et  que constate-t-on?

Les gouvernements  légitimes ont partout repris la

main ; les peuples ont  été matés ou ont remis la

parole publique à ceux auxquels elle  était censée

appartenir; les protestataires  ont  été  rendus à

leurs illusions  romantiques » (p. 259)

Or, s’il est possible de manipuler la réalité à une petite

échelle, cela semble bien moins vraisemblable à grande

échelle. C’est pourquoi la consultation astrologique

individuelle ne pourra jamais être prise en considération

pour prouver l’astrologie. De même un événement se

produisant dans un seul pays est moins déterminant

que s’il a lieu dans divers pays et nous avons souligné

plus haut à quel point il était possible de déclencher

en quelque sorte artificiellement

certaines mobilisations notamment du fait d’une élection

fixée pour une certaine date.

Ce qui frappa nos auteurs pour 2011, c’est justement que l’on

assistait là  à une « vague » qui allait se propager dans un

grand nombre de pays, de villes, un peu partout dans le

monde.

A nos yeux,  ce phénoméne n’aurait rien de nouveau

(comme dirait l’Ecclésiaste) et il ne peut qu’être suivi

d’un processus en sens inverse, au bout de trois ans

environ. L’astrologie n’a pas à se faire prophétique de

temps nouveaux. Plus ça change, plus c’est la même

chose. Il leur manque à l’évidence un support

astrologique pour sous-tendre leur travail.

 

 

 

 

 

 

 

22. 02. 15

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Les juifs et la gestion des risques : de la synagogue à la vie en Israël

Posté par nofim le 27 janvier 2015

Les Juifs face au péril antisémite/antisioniste et le débat sur la laïcité

par  Jacques Halbronn

 

Selon nous, il est important que la communauté juive de France tienne un discours viable et il ne semble pas que ce soit le cas pour l’heure.

On abordera deux questions : la laïcité  et  le rapport à Israël.

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I  La Laïcité

Nous entendons des discours juifs sur l’importance de la laïcité. Or, cette notion convient parfaitement aux Juifs et bien moins aux Chrétiens et encore moins aux Musulmans. Et il n’est donc pas vraiment équitable de prôner la laïcité en tant que juif car cela ne peut qu’exacerber un certain antijudaïsme.

En effet,  hors de la synagogue – et l’on sait que les Juifs qui s’y rendent sont minoritaires- la langue hébraïque est à peu près totalement étrangère à la vie juive, la plupart des juifs ne parlant pas celle-ci et étant tout juste capables de la « lire », ce qui n’est pas du tout la même chose. On ne peut que regretter que l’hébreu moderne, langue vivante, soit aussi peu familière aux Juifs, pratiquants ou non  et cela ne semble pas du tout s’arranger au bout de tant de décennies!  Il y a un échec des communautés religieuses juives qui se sont contenté d’un « savoir lire » qui ne rime à rien;  Les maghrébins, en revanche, ne sont pas marqués par leur identité de façon aussi ponctuelle. Ils s’entretiennent dans cette langue,  ont des racines au Maghreb et  ont un physique bien reconnaissable, sans parler de leurs prénoms spécifiques. Ce qui n’est pas vraiment le cas des Juifs. La visibilité sociale  des uns et des autres n’est aucunement comparable.

Par conséquent, au regard de la laïcité, comme nous le disions, Juifs et musulmans ne sont pas logés à la même enseigne et en ce sens ces derniers sont bien plus vulnérables; A contario, les Juifs ne le sont qu’à la synagogue et dans certaines boutiques comme l’hyper-Kasher qui fut attaqué, au début du mois. S’ils le veulent, les Juifs ont tout loisir de se fondre dans la population

Nous avons assisté à des discussions sur la sécurité des synagogues. Mais il est clair- ce que ne veulent pas reconnaitre les fidéles – que la meilleure protection consisterait à ne pas les fréquenter. A aucun moment une tele option semble avoir pu être considérée : c’est un point aveugle. Certains déclaraient que s’ils ne pouvaient se rendre à ‘leur » synagogue, ils n’auraient d’autre choix que de partir en Israël comme s’ils ne pouvaient penser la possibilité de vivre en France sans se réunir dans des lieux spécifiquement juifs.  .

La laïcité semble avoir été conçus sur mesure pour les Juifs et  insister sur l’exigence de laïcité est donc assez mal venu.

Force est de constater que la laïcité n’est pas le régime idéal ni pour les Chrétiens ni pour les Musulmans et que l’attachement des Juifs à celle-ci pourrait être la cause de deux antijudaïsmes, l’un chrétien, l’autre musulman, ce que ne semble pas avoir compris un Paul Amar dans son dernier ouvrage.

 

II   Le rapport à Israël

En 1978, quand  l’on fonda  le CERIJ (Cercle d’Etudes et de Recherches sur l’Identité Juive) on avait  désigné deux « modéles dominants »  pour la conscience juive:  le religieux et le sioniste. 37 ans plus tard, le point commun, c’est le danger pour les Juifs d’aller à la synagogue et de vivre en Israël  Dans un cas, ce danger peut être évité en ne s’y rendant point et dans l’autre, en ne vivant pas en Israël, ce qui est un tant soit peu plus compliqué. Dans les deux cas, le danger physique vient des Arabes, ce qui crée un lien entre les deux modes juifs de société.Quant à la notion de diaspora, elle est anachronique associée aux Juifs d’aujourd’hui alors qu’elle est un phénoméne vivant pour les Musulmans. C »est dire que le fait pour les Juifs de ne pas se référer à Israël est plus facile que pour les Arabes  à l’égard de terres où vécurent leurs grands-parents. Là encore, le sacrifice demandé n’est pas le même. Et même pour les Chrétiens, on ne trouve pas de pape pour les Juifs et Israël n’est pas une condition incontournable de la religion  juive.

On nous dit que l’antisionisme doit être dissocié de l’antijudaïsme. Il est vrai, comme on l’a dit plus haut, qu’il y a des raisons pour les musulmans de s’en prendre à un judaisme laïcisant qui entend donner des civismes aux autres religions. Mais le sionisme affiché par nombre de Juifs est aussi un facteur aggravant en ce qu’il  a d’artificiel voire de virtuel quand on le compare aux liens qui unissent les Maghrébins musulmans à la terre de leurs ancêtres de l’autre côté de la Méditerranée. Les Juifs seraient même dans le déni de leurs origines proches respectives pour affirmer leur  rapport à Israël qui reléve du symbolique, de l’iconique voire du mythologique, affirmant ainsi une pseudo-unité, abolissant ce qui distingue Sépharades et Ashkénazes/

On peut tout à fait admettre que les maghrébins se sentent solidaires des Palestiens  plus que les Juifs des Israéliens. Car dans un cas il s’agit d’un lien objectif et dans l’autre d’un lien subjectif. Deux poids, deux mesures.

Si l’on considére ces deux populations, celle qui hante les synagogues et celle qui demeure en Israël, on observe le même syndrome qui consiste à ne pas supporter l’immersion des Juifs au sein d’un monde non juif, ce que pourtant les Juifs ont fait des siècles durant. C’est là une nouveauté née au XXe siècle et qui est étrangère à la conscience juive. Les Israéliens n’arrivent à penser que des Juifs puissent vivre au sein d’un Etat palestinien, d’où tout un débat sur les frontières qui ne devrait pas exister car pourquoi des Juifs ne demeureraient pas dans telle ou  telle ville au passé biblique sans avoir à être des citoyens israéliens? Cette maladie c’est celle de l’Alya, à savoir de ne plus supporter l’autre, le « non juif ». Or, les communautés religieuses en France  présentent  une symptomatique comparable avec ce processus que nous avons décrit: ou la synagogue ou Israël, sans autre alternative. Cela ne concerne en fait qu’une petite minorité mais on comprend qu’existent des liens entre  ces deux mondes du fait des mêmes phobies du non-juif.

Herzl avait certes pensé son Etat Juif (Judenstaat, Juden étant ici adjectival) comme un refuge pour les Juifs persécutés et dont il ne souhaitait pas qu’ils refluent vers les communautés juives heureuses de l’Ouest de l’Europe et il est un fait que l’afflux de Juifs étrangers  fut  aussi un facteur d’antijudaïsme du fait de leur visibilité,   de leur étrangeté qui les plaça dans une situation assez compables à celle des immigrés maghrébins.  Mais c’est déjà de l’histoire ancienne et le fossé entre Juifs et  Arabes n’a cessé depuis de se creuser en raison de l’assimilation réussie des Juifs, laquelle, on l’a dit, leur aura relativement peu coûté. On pense au jugement de Salomon où les protagonistes n’ont pas autant à perdre.

D’aucuns ont suggéré, à juste titre, d’intensifier le dialogue entre les Juifs et les musulmans mais aussi les Chrétiens. Cela nous semble une excellent idée à condition de ne pas pas partir sur de fausses bases et c’est la raison du présent article. Evitons de polémiquer sur une laicité obsoléte et qui ne fait sens que pour les Juifs. Evitons de faire le procés des solidarités arabes sans se croire obligés de manifester pour Israël.

Sur le plan théologique, il est vrai que les Juifs sont un « peuple » -élu entre tous les peuples – mais en 2015, l’on sait que la richesse juive est d’abord celle de ses individualités qui oeuvrent pour toute l’Humanité.  D’aucuns demandent aux Juifs de ne pas s’afficher autant non pas en tant que Juifs mais de par leur réussite personnelle. Cela est, du coup, inadmissible et  les Juifs s’ils sont plus doués que les autres n’ont pas à rentrer dans le rang. La voie du Juif est celle de l’excellence personnelle non de la grégarité et cette voie doit être respectée par les Chrétiens comme par les Musulmans, c’est tout ce que nous leur demandons en échange de notre respect pour leurs cultures et leurs allégeances respectives.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

JHB

27 01 15

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Un nouveau style de café philo « autour d’un mot u

Posté par nofim le 20 janvier 2015

la philosophie autour du mot.

par  jacques  Halbronn

Jouons sur les mots et  disons que le café philo, c’est parler autour d’un pot mais aussi autour d’un mot.

On  choisit au début de la réunion un mot et l’on commence par déballer tout ce à quoi ce mot s’associe, tous les contenus que l’on a pu y mettre  à travers le temps. C’est le choix du SIGNIFIANT.

C’est le mot « étoile », celui que tous les autres mots servent à définir et on appellera ces mots  des « définissants ».  On parlera alors de mots satellites gravitant tout autour.

Dans un deuxiéme temps,  on s’efforce de proposer une nouvelle définition du mot, donc lui instiller un nouveau contenu puisque aucun contenu ne saurait être définitivement « lié  » à un contenant, aucun signifié  à un quelconque signifiant.

On passe ainsi de l’ancien consensus à un nouveau consensus., d’un consensus mou consistant à supposer que chacun met la même chose sur un  même mot à un consensus qui est celui des participants au dit café philo, ici et maintenant, ce qui est donc très relatif

Pas d’exposé introductif  mais un débat à bâtons rompus où l’on cherche vraiment à avancer en

signalant les différences pour les dépasser, en   désamorçant  les blocages..

chaque  jeudi  de 19h 30 à 21h30

dans son local  8, rue de la Providence. 75013  Paris

accès  direct  rue

Bus Arrêt Bobillot-Tolbiac (62, 57, 67) T3  Stade Charléty

M° Tolbiac, Place d’Italie, Corvisart   RER Cité Universitaire

Pas de conso. Chacun apporte  quelque chose.

Limité à  douze personnes/

Un  nouveau  style plus vivant, plus  tonique  animé par un vrai penseur

(cf ses textes et ses vidéos  par Google)

Première réunion.   le 29  janvier 2015

Ouverture des portes à partir de 19h.

contact  06 60 75 52 48  halbronn@yahoo.fr

Bibliographie: Jacques Diament. Les  « Cafés de Philosophie ». Une forme inédite de socialisation par la philosophie ».

Ed L’Harmattan, 2001

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Nouvelle approche du cycle de 7 ans : syntropie et dystropie

Posté par nofim le 14 janvier 2015

Une révolution copernicienne pour l’interprétation de la conjonction en astrologie cyclique

par  Jacques  Halbronn

 

Nous avons, par le passé, beaucoup  discuté de la question du début d’un cycle et de la signification de la conjonction. La conjonction, se demandait-on , est-elle un point de départ, un point d’arrivée ou bien, comme on va le voir ici, un temps critique situé entre deux phases?

Nous introduirons désormais les notions se syntropie et de dystropie pour désigner les dynamiques cycliques. Il faut entendre par là que ce qui nous intéressera sera l’orientation, l’objectif en ligne de mire, ce vers quoi on tend, ce qui est en perspective. Autrement dit, la

syntropie signifiera pour nous  un mouvement en direction de la conjonction en formation de Saturne avec l’une des 4 étoiles fixes

royales. Et ce mouvement s’amorce longtemps à l’avance, un peu comme le solstice d’hiver  amorce une remontée du jour par rapport à la nuit, ce qui a conduit  à fixer la date du Ier janvier comme début d’année (sans parler de la date de la naissance de Jésus le 25 décembre, à 0h.)

Une fois le but atteint, il y a selon nous une période d’interrogation:  veut-on poursuivre ou bien faire une pause voire carrément faire avorter le processus avant de basculer dans la phase suivante, celle de la dystropie qui se caractérise par un plus grand ancrage dans la réalité. On passe ainsi du principe de plaisir (syntropie) au principe de réalité (dystropie) pour reprendre la formulation freudienne.

Contrairement à ce qu’on peut lire dans la littérature astrologique sur les cycles, la conjonction ne joue qu’en tant que perspective à atteindre et non comme point de départ. Ellle est en analogie avec la notion de solstice.(littéralement : le soleil s’arrête, cf armistice)

On sait à quel point la question de la confiance est important tant dans le domaine économique que politique. La crise des subprimes correspond ainsi à un temps conjonctionnel (2007-2008) et actuellement, nous nous situons dans un contexte comparable cycliquement.

La crise conjonctionnelle qui débouche sur la  dystropie  est l’occasion d’un ressaisissement, d’une réaction salutaire ou bien d’un effondrement si l’on n’a pas assez de  ressort.  On l’a vu  récemment, le dimanche 11 janvier 2015 face à la série d’attentats dans la région parisienne.

L’outil que nous proposons au monde politico-économique peut être un apport précieux en ce qu’il permet de prévoir ce qui se prépare, ce qui est en gestation, dans les tuyaux. Entendons par là il  signale ce qui est en oeuvre subconsciemment et donc ce qui se prépare comme c’est le cas en agriculture  (cf le cas du blé d’hiver)

La phase syntropique  est celle de l’idéal, de l’idylle, de l’enchantement, elle tend  asymptotiquement vers la conjonction.

Elle débute en gros, tour à tour,  au milieu de chacun des 4 signes cardinaux et se poursuit jusqu’à l’approche du 0° des 4 signes mutables, donc sur environ 45°/

Passé le cap de la conjonction, on est comme Sisyphe qui a monté son rocher jusqu’au sommet et doit ensuite redescendre et ainsi de suite,

indéfiniment.

La dystropie n’est pas en soi  néfaste mais on n’est moins naîf, on veut du concret., un ancrage plus solide.

Nous proposons de lancer des consultations selon cette méthode en abordant successivement plusieurs cycles de 7 ans, au cours de plusieurs sessions mais nous admettons tout à fait la possibilité d’ un travail de

groupe.  puisque le modéle utilisé est universel et donc concerne tout un chacun, à la différence de l’astrologie traditionnelle.

On pointera notamment les moments de formation de la conjnction Saturne/étoile fixe royale- laquelle se produit tous les 7 ans environ et qui est censée correspondre à un moment crucial.. Ce moment est ignoré des astrologues ou si l’on préfére est noyé dans la masse d’informations que l’astrologue moderne a pris sur lui de devoir gérer.

Selon nous, il importe en priorité de sensibiliser le public

au retour de la « grande conjonction » Saturne-étoiles fixe

royale tous les sept ans.Ce serait déjà une considérable

victoire pour l’astrologie que d’obtenir la reconnaissance

de ce phénoméne par les sciences de l’Homme (y compris

celles du vivant)

JHB

27 01 15

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

JHB

14 01 15

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Le meilleur des mondes possibles chez Leibnitz

Posté par nofim le 7 janvier 2015

 

La question des possibles chez Leibnitz

par  Jacques  Halbronn

 

 

On  sait l’intérêt que nous portons depuis déjà quelque temps à la question de l’élection, du choix, dans les rapports entre Dieu et les hommes et plus spécifiquement les peuples Toute élection  est fonction de la liberté et de l’arbitraire. Si Dieu n’était pas libre, il n’aurait pas le choix du monde parmi d’autres mondes, un peuple parmi d’autres peuples,  tout comme les Juifs ne seraient pas libres s’ils n’avaient d’autre choix possible que celui d’un seul Dieu.

Nous ne pouvions donc rester indifférent à l’usage du mot « possible » dans la Théodicée de Leibnitz dont on connait la fortune dans le

Candide de Voltaire :   »Tout va pour le mieux  dans le meilleur des mondes. » Ce Candide est une sorte de Job moderne.

La question qui se pose est celle de la formulation initiale de Leibniz et dans quelle langue elle se fit, puisqu’il écrivit  en français une partie de son oeuvre.  Il convient donc d’étudier les Essais de Théodicée, parus à Amsterdam  en 1710  et nous avons consulté l’index qui nous renvoie à la  deuxiéme partie de l’ensemble, qui est liée à une polémique avec Pierre Bayle, un auteur que nous avons fréquenté pour ses Pensées sur la Cométe. (sur

les réponses à Bayle,  cf le recueil de textes constitué

par  Christiane  Frémont, à la suite du Système nouveau

de la Nature et de la communication des substances, Ed GF Flammarion, 1994)

 

Quant à Jean-Michel Robert, dans so Leibniz, vie et oeuvre(Pocket 2003), il rend par la forme « le meilleur monde possible », ce qui est selon nous assez éloigné de l’esprit de Leibniz, dès lors qu’il évacue la question des possibles et de leur pluralité virtuelle.

 

Citons  Leibnitz  sur la question de l’infinité des possibles dans ce français qui est la langue d’origine:

« Dieu  a  choisi entre de différents partis  tous possibles ainsi métaphysiqsuement parlant, il pouvoit  choisir ou faire  ce qui ne fut point

le meilleur mais il ne le pouvoit point moralement parlant. Servons-nous d’une comparaison de Géométrie. Le meilleur  chemin d’un point à un autre (…)  est unique, c’est  celuy qui va par la ligne la plus courte qui est la  droite. Cependant il y a une infinité de chemins d’un point à un autre. Il n’y a donc point de nécessité qui m’oblige d’aller par la ligne droite mais  aussitôt que je choisis le meilleur je suis déterminé à y aller, quoyque ce ne soit  qu’une  nécessité morale (…) Il y a bien des  choses qui ne sont  jamais  arrivées & n’arriveront  jamais & qui  cependant sont concevables distinctement (…) comment peut-on dire qu’elles sont absolument impossibles?

‘(…) Dieu  choisit parmi les possibles & c’est pour cela qu’il  choisit librement  »

 

(..) Dieu choisit parmi les possibles & c ‘est pour cela qu’il  choisit librement & qu’il n’est point nécessité. il n’y aurait point de choix ny de liberté s’il n’y avoit qu’un seul parti possible »"  (pp. 412- et seq  ed 1712   BNF R 25709 etc.)

On notera que l’on ne trouve pas la formule  célébre sous quelque forme que ce soit. Il semble qu’il s’agisse d’un résumé. Dans les publications en langue allemande,   une autre expression circulé (cf Wikipedia, en allemand  Theodizee) : Nous vivons dans le meilleur des mondes »  Wir leben in der besten aller möglichen Welten » sans la forme voltairienne: « tout est bien  » ou « tout va bien »

 

Il  est assez navrant de devoir constater que certains

commentateurs de cette célébre formule  contrefaite n »ont pas pris la

peine de remonter à la source et se sont contentés d »une

approche de seconde main.  Dans l’article « Leibnitz » (Wiipedia)

il est noté à juste titre : « En 1759, dans le conte philosophique Candide, Voltaire fait de son personnage Pangloss le porte-parole du providentialisme de Leibniz. Il y déforme volontairement sa doctrine en la réduisant à la formule : « tout est au mieux dans le meilleur des mondes possibles ». Cette formule ne se trouve pas dans l’œuvre leibnizienne »

Signalons l’article de Wikipedia  en  anglais   sur  cette formule ::

« The phrase « the best of all possible worlds » (French: le meilleur des mondes possibles; German: Die beste aller möglichen Welten) was coined by the German polymath Gottfried Leibniz in his 1710 work Essais de Théodicée sur la bonté de Dieu, la liberté de l’homme et l’origine du mal (Essays on the Goodness of God, the Freedom of Man and the Origin of Evil). The claim that the actual world is the best of all possible worlds is the central argument in Leibniz’s theodicy, or his attempt to solve the problem of evil. »

L’auteur de l’article s’est contenté de traduire la formule française en allemand et en anglais mais nous ne pensons pas que celle-ci se trouve en allemand, dont nous avons d’ailleurs indiqué qu’elle était connue sous une autre tournure.

Notre commentaire sera le suivant :  Leibniz  accorde que Dieu est libre de ses choix mais que moralement il lui faut faire le meilleur choix parmi tous les possibles à moins que l’on ne puisse dire, selon nous, qu’il s’agit là du  meilleur choix mais qu’un choix n’est

qu’un choix : obligation de moyens mais non de résultats. Dieu ne choisirait donc pas le meilleur monde- ce que l’on ne sait par avance, mais ferait le meilleur choix parmi les choix possibles.

Si l’on aborde le premier chapitre de la Genése, le fait qu’il soit indiqué « Et Dieu vit que c’était bon » à la fin de chaque jour, montre bien

que Dieu ne pouvait savoir exactement par avance ce qu’il en serait. Il est clair que Dieu portera in fine un jugement sur ses propres choix en se réservant le droit de dire si son choix qui était supposé être le meilleur  s’est vu confirmer ou non comme tel.

Il  conviendrait de resituer un tel débat  dans le cadre du protestantisme sur la question de la grâce, de la foi et des oeuvres.

D’ailleurs,  on est là face à un clivage qui distingue entre elles les diverses religions monothéistes. Quelque part, pour les Juifs, il est clair que Dieu n’a pu faire que le meilleur des choix en élisant ce peuple parmi les autres peuples mais en même temps, il avait bel et bien le choix parmi les com-possibles. Pour les Catholiques, le résultat est ce qui compte et Dieu peut s’apercevoir qu’il s’est trompé dans ses choix et c’est ce qui conduit à l’idée du Jugement Dernier où Dieu est juge de ses propres choix.

Martine de Gaudemar.( Le vocabulaire

de Leibniz/  Ed. Ellipses, pp. 58-59  sur le mot

« meilleur »)  écrit : « Dieu  a  choisi  la  meilleure parmi

l’infinité des  séries de choses possibles. Mais le

meilleur  dans le tout  n’est pas  exempt de mal (…) Le

meilleur serait-il  équivalent  au moindre mal? » On dira

aussi  que « le mieux est l’ennemi du bien ».

Aldous  Huxley se référe à une telle formule déjà  dans le  titre de   son ouvrage (Le Meilleur des mondes)

«  Brave New Wold « , sorte d’utopie techjnologique qui laisse entendre que les mondes possibles ne se situent pas

nécessairement dans un autre espace mais dans un autre temps et donc nous attendent dans le futur.

 

Bibliographie

Eike Christian Hirsch/ Der berühmte Herr Leibniz.  Eine Biographie.  Munich   Beckl, 2001  (pp 460 et seq)

Wenchao Li/ Wilhelm  Schmidt-Biggemann, Dir. « 300  Jahre Essais de Théodicée. Rezeption und Transformation ».   Franz Steiner Verlag  2013

 

JHB

07 01  15

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Les Protocoles des Sages de Sion et le cimetière de Prague d’Umberto Eco

Posté par nofim le 29 décembre 2014

Le chapitre d’Umberto Eco sur les Protocoles des Sages de Sion

par  Jacques  Halbronn

 

Eco, dans le Cimetière de Prague,  a étudié de près la question des Protocoles des Sages de Sion en reprenant peut être ce que l’on trouve chez Norman Cohn ou chez tel autre.. Il  semble qu’Eco y  considére que son héros, Simone Simonini- nom inspiré de celui de Jean-Baptiste Simonini lié à Barruel au début du XIXe siècle – aurait été l’auteur des Protocoles des Sages de Sion en combinant  un texte de Maurice Joly (Dialogues)  et un autre d’Hermann Goesche ( Le discours du rabbin, in Biarritz), l’un  quant à la forme, l’autre quant au fond, ce qui situerait la rédaction de ce faux  dans les années  1870 bien avant l’émergence des Protocoles   vingt  ans plus tard. Le nom de Gougenot des Mousseaux  figure également comme un des ingrédients utilisés pour la composition de ce feux et d’ailleurs en 1909 c’est le nom de cet auteur qui est associé aux Protocoles des Sages de Sion.

Etrangement, la 4e de couverture indique   que ce Simon Simonini est une invention due à Eco mais soulignons que ce nom de Simonini

n’aura nullement été  choisi au hasard.  Simon Simonini serait ainsi le  petit fils  d’un Jean-Baptiste Simonini.

La thèse romancée d’Eco est intéressante d’une part en ce qu’elle met l’accent sur la ville de Prague qui accueillera en 1909 les

premières traductions du russe, en tchéque et en allemand et de l’autre parce qu’elle recentre cette production des Protocoles  vers l’Ouest au lieu de la situer en Russie, autour de Nilus (cf notre ouvrage Le sionisme et ses avatars au tournant du XXe siècle). Cela dit, il est possible que le titre même de l’ouvrage, Protocoles des Sages de Sion, ait été plus tardif et notamment inspiré par les premiers congrès sionistes, depuis 1897.

Il semble à lire Eco  et son Cimetière de Prague, qu’un tel travail ait été commandité par les Jésuites et se soient inscrits dans une croisade voule par le pape (probablement Pie IX, cf  nos Papes et prophéties. Ed Axiome, 2005)  Eco imagine que tant Joly que Goedsche seront coup sur coup assassinés après qu’on ait utilisé leurs travaux.

On nous dit que les Protocoles furent rédigés à Paris pour le compte de la police secréte tsariste par un certain Matveï (Matthieu)  Golovinski et l’on nous dit que le tsar refusa finalement d’en faire usage.

Il y a une certaine ironie de l’Histoire à voir la Russie être le théatre vers 1900 d’une telle publication tout comme elle le sera  dans les 20 années suivantes   de la Révolution, contrairement aux prophéties   de Marx.

Nous rappellerons que Prague est aussi  le lieu d’activité du chanoine Rohling, un des chantres de l’anti-talmudisme, une telle

littérarure préfigurant les Protocoles des Sages de Sion, ce que ne signale pas Eco. Selon nous ces Protocoles veulent être une sorte

de Talmud moderne, dans le même style visant à dénoncer les propos que les Juifs tiennent sur les Chrétiens.

Il faut bien comprendre, en effet, que l’antisémitisme moderne  laisse la parole aux Juifs, les fait parler et dire des « horreurs » sur les Chrétiens.  Cet antisémitisme est né de la connaissance approfondie du Talmud par  des non Juifs.

Le mouvement sioniste présente la même ambiguité:  il envisage le départ des Juifs pour un lieu plus ou moins éloigné mais c’est en fait aux Juifs russes qu’il pense pour constituer les gros bataillons d’émigrés (Olim)  vers la Palestine (Israel).  Faire partir la conception des

Protocoles depuis la Russie nous parait assez improbable.

ll nous semble d’ailleurs que les dits Protocoles aient été au départ t davantage dirigés contre les Maçons que contre les Juifs ou si l’on préfére l’on entend viser les Maçons en les présentant comme les suppôts, les agents de la « juiverie » et  ce n’est qu’ensuite que la dimension antijuive serait devenue le coeur du sujet, notamment avec leur attribution en 1909 à Gougenot des Mousseaux (dans les compte rendus  (du parlement de Vienne). Or, on notera que ces compte-rendus sont eux-mêmes appelés « protocoles », terme qui ne nous semble pas courant en russe.

Il nous semble que l’on doit s’intéresser à l »usage du mot « Protocoles ». On rappellera que les premières éditions françaises comportaient la forme anglaise « Protocols » du fait que l’ouvrage s’était fait connaitre en France, au lendemain de la Grande Guerre par la presse anglaise. On peut de même penser que l’usage de ce mot en russe ne fait sens qu’en référence à un texte paru dans une autre langue dans laquelle il était plus courant. C’est ainsi qu’il y eut des « protocoles » des premiers congrès sionistes, lesquels précédérent de peu les premières occurances en russe de cet ouvrage. Autrement dit,  c’est doublement un faux : d’une part, c’en est un parce qu’il a été

fabriqué de toutes pièces et de l’autre parce qu’il  ne se présente pas explitement comme une traduction à partir d’une autre langue, ce qu’il est en tout état de cause de par son usage des Dialogues de Maurice Joly. Le fait même qu’il comportât  un tel titre devait cependant  laisser penser au public russophone que l’ouvrage était  bel et bien une traduction, ce qui ne pouvait que contribuer à son prestige.

 

JHB

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Prévoir l’imprévisble par l’astrologie

Posté par nofim le 29 décembre 2014

La phase  disjonctionnelle  du cycle de 7 ans et  les nouvelles opportunités

par  Jacques  Halbronn

 

 

Ce texte comporte deux volets relatifs à deux descriptions différentes  de la phase disjonctionnelle.

 

I  La phase disjonctionnelle comme début du cycle de 7 ans

Dans la vie, il arrive que  des choses inattendues surviennent. C’est, selon nous, la marque de la phase première du cycle de 7 ans, ce qui

correspond au passage  de la puissance à l’acte qui implique des choix, des orientations entre une infinité virtuelle de possibles.

Vivre au mieux la phase 1 disjonctionnelle du cycle de 7 ans (grosso modo, autour de la moitié de chaque signe cardinal (cancer, balance, capricorne ou bélier), c’est se préparer à l’inespéré, à être surpris par ce que  la vie a à  nous offrir.

On demandera à notre lecteur de repérer ces moments magiques où nous est donné  ce que nous n’attendions pas ou plus, dans quelque domaine que cela soit. Le temps des cadeaux du ciel! On pourrait parler d’un temps providentiel, qui pourvoit à nos attentes.

A contrario, la phase seconde du cycle de 7 ans – qui dure 3 ans et demi environ à l’instar de la première- aura pour raison d’être d’exploiter au mieux le « fait accompli » de la phase première. Le temps n’est plus alors  celui de la surprise mais bien de la gestion au mieux de la nouvelle « donne ».

Autrement dit, l’astrologie servirait  à prévoir l’imprévisible. L’astrologue, au vu d’une phase première, n’hésitera donc pas à annoncer

un événement imprévu alors qu’au vu de la phase seconde, il se contentera de poursuivre sur la lancée de qui a été

précédemment enclenché.

Nous serons ainsi  tentés de relier la phase I au masculin et la phase  II  au féminin. Les femmes prolongeant et  reprenant ce qui a été

déclenché par les hommes.

En ce sens, la contribution féminine serait particulièrement manifeste en phase conjonctionnelle dont le rôle est de prolonger ce qui a été instauré de façon toujours surprenante, en phase disjonctionnelle, quand le signifiant est « nul » et s’ouvre à de nouveaux apports, inédits, à de nouvelles expériences.

Nous pourrions donner une longue liste de ces « divines surprises » que furent  la Guerre des Six Jours, Mai 68, décembre 89 ou le Printemps arabe de 2011 sans oublier 1940 où l’on a justement employé une telle formule à propos de l’arrivée de Pétain au pouvoir.

La difficulté en cette phase 1 consistera à être à la hauteur d’opportunités inespéréee, comme tombées du ciel. On parlera alors de « chance » à savoir saisir et d’aucuns y parviennent mieux que d’autres.

Ces aubaines (l’occasion fait le larron) nous ouvrent de nouvelles voies à suivre. C’est ainsi que paradoxalement, la prévision serait marquée par l’annonce de la surprise et après tout il est assez logique que le plus difficile à prévoir soit ce à quoi l’on s’attendrait le moins.

Cela exige pour que cela arrive, une certaine disponibilité, de faire le vide en soi pour accueillir ce que l’on n’attendait plus guère.

Comment expliquer un tel phénoméne?  On peut songer à l’intervention d’instances supérieures nous ayant choisis pour réceptacles ou

ayant décidé de nous récompenser pour nos mérites. Cela apporte du baume au coeur et  (re)donne du goût à la vie.

Ce sont de tels  moments qui structurent notre destin et déterminent  notre destination.

Il n’y a pas à chercher ici l’influence d’un Uranus dont les astrologues ont fait depuis 200 ans l’agent des surprises. C’est le nouveau cycle de Saturne qui enclenche cela et non quelque aspect d’un astre inconnu jusqu’à la fin du XVIIIe siècle!

Il y a là une nouvelle Histoire à écrire qui mettrait l’accent sur ces moments privilégiés qui jalonnent l’histoire des individus et des nations- ce qui est souvent lié d’ailleurs. Epistémologiquement, on se méfiera d’une Histoire articulée de facto sur la phase 2 du cycle de 7 ans et non sur la phase 1. La phase 2  en effet tend à rationnaliser ce qui a été engagé par la phase 1, ce qui tend à  fausser les

perspectives. Il y a donc ici matière à révolution copernicienne  dès lors que l’on mettrait désormais l’accent sur la phase 1, celle qui est la plus mystérieuse et en même temps la plus cruciale. Tous les sept ans, l’humanité aurait rendez-vous avec des événements surprenants qui seraient la marque d’une certaien Providence. Et en ce sens, l’astrologie serait la « science » de la Providence, une sorte de calendrier qui serait le théatre de « miracles », avec tout ce que cela comporte d’arbitraire et qui reléverait de la Grâce et c’est bien

cela que les hommes bénissent en Dieu que ce don    du  Ciel.

 

II  La phase disjonctionelle comme phase II du cycle de 7 ans

Nous proposerons à présent la thèse inverse qui nous semble, en l’état, plus probable mais les faits décrits restent dans l’ensemble

comparables quelle que soit l’option choisie. En fait, ce qui va changer, c’est la description de la phase conjonctionnelle comme on le verra plus loin.

On dira donc dans le cadre de cette autre présentation que la phase disjonctionelle remet en question  un certain cours normal des

choses/  Elle introduit une interférence, une déviance, une distorsion un divorce , un départ en jouant sur les mots avec préfixe  dis/ di/des/dé.

Cette phase se terminera donc par un retour à la normale, par une régularisation, à une rétablissement, un retour -on se ressaisit- en jouant sur les mots avec préfixe  re/ré. correspondant à la phase conjonctionnelle. C’est le passage de la cigale à la fourmi.

Ce qui était somme toute toléré en phase disjonctionnelle ne l’est plus en phase conjonctionnelle. La récréation est finie

Contrairement à ce qui figure au premier volet de notre exposé, la phase conjonctionnelle ne va plus, dans ce cas de figure, prolonger la

phase disjonctionnelle mais au contraire en prendre le contre-pied.

Mais il convient, en définitive, de situer la disjonction APRES la conjonction, comme un relâchement. Après la disjonction, on commence un nouveau cycle de 7 ans.

On voit donc qu’il y a une philosophie différente de la vie selon que l’on adopte l’une ou l’autre des options. C’est dire que le discours que l’on tiendra sur les gens ne sera pas le même d’un scénario à l’autre.

Il est essentiel pour l’astrologie de disposer d’une théorie aussi cohérente que possible sachant que la réalité se préte à diverses

lectures, surtout à une échelle individuelle. Sur le plan collectif, la suggestion de l’astrologue sera forcément plus faible que sur le plan

individuel. Or, on notera que dans les siècles passés, l’astrologie était jugée à une grande échelle alors que depuis quelques décennies, elle ne fonctionne qu’à une petite échelle, celle de l’individu. Or, il est évidemment plus facile d’influer sur une personne que sur cent, de produire un événement que cent.  C’est pourquoi tout travail astrologique s’articulant sur un cas unique ne saurait être recevable et c’est en ce sens que dans le débat sur les horoscopes de masse et les thèmes personnels, nous préférons encore, épistémologiquement, les premiers.  L’astrologie du XXIe siècle sera synchronique et collective – c’est à dire fera des prévisions globales ou elle ne sera pas.

Le temps de l’astrologie individuelle est révolu. Entendons par là  que cela ne signifie nullement que l’on puisse utiliser un pattern

général pour appréhender une situation donnée mais en aucune façon, il ne saurait être question de croire au thème personnel.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

JHB

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Epistémologie de la propreté/saleté et du Mal.

Posté par nofim le 27 décembre 2014

 

Le Mal et le sale. La puanteur de ce qui ne se renouvelle pas.

par  Jacques  Halbronn

 

Le Mal c’est ce qui n’a pas été nettoyé en temps utile, qui s’est incrusté sur le signifiant, dans le « vase » et qui perpétue des traces qui vont

affecter la pureté du signifiant et l’empêcher d’être un réceptacle fidéle, le Mal introduit de la mélmoire , de la réminiscences.

Le génie est celui qui a le flair qui lui permet de dénoncer ce qui n’a pas été nettoyé (c’est le « clean » anglo-saxon), c’est ce qui n’a pas

été dévoilé ‘(alethéia). Quand le génie fait défaut au sein d’une société, celle-ci va se rouiller, pourrir, se scléroser, dépérir et l’on a des exemples de ces mondes qui restent bloqués (on pense au monde arabe au delà d’un Moyen Age brillant)

Il est naturel de salir, de souiller  mais il y a  obligation de nettoyer. Il ne suffit pas de ne pas salir car il faut garder le doute qu’il y a toujours de la saleté qui dure, se perpétue.

Ce qui fait obstacle au progrès, c’est la souillure, la pollution qui nous empêche d’y voir clair,. C’est l’obstacle épistémologique de Bachelard qui est avant tout une question de propreté, donc de propriété.

Tout comme l’on parle de cécité mentale, on peut parler d’une incapacité à « sentir » les choses, à capter tout ce qui persiste et aurait du

être éliminé en temps utile.

Le signifiant est inévitablement souillé par le signifié, tout comme la femme est souillée par sa grossesse qui met fin à sa pureté

(Immaculée Conception) et c’est pourquoi l’accouchement est libérateur, purificateur mais  permet ipso facto qu’elle soit à nouveau

souillée par une  grossesse à venir.  Un vide à remplir.  Quand un signifiant n’est pas lavé de ses signifiés successifs, on a le syncrétisme.

Le fait que les signifiés se succédent autour d’un même signifiant reléve de la diachronie, cela exige un flux.

Cette complexité existentielle de la diachronie ne saurait peser sur notre perception de la synchronie, c’est à dire du réseau de

signifiants, lequel implique un modéle simple mais vouée diachroniquement à se complexifier, ce qui menacerait à terme sa

« propriété » s’il n’y avait une vigilance de la vidange.

On traitera probablement de misogyne l’affirmation selon laquelle, les femmes seraient rarement dotées d’un « flair » leur permettant

de détecter la corruption et la sclérose des savoirs, des connaissances. Paradoxalement, la propreté est un terme récurrent dans les

préoccupations féminines : toilette, lessive, vaisselle  mais cela  concerne les choses et non les savoirs.

Rares sont les gens capables de détecter ce qui « cloche » dans un savoir, ce qui a été rajouté et qui n’a pas été évacué à temps. Le plus souvent ce qui est ajouté est perçu comme un enrichissement alors que cela se fait aux dépends de l’essence des choses, de leur

« propriété ».

Le ravalement nous apparait comme  une nécessité tout comme la restauration de ce qui a été abimé quand cela concerne le signifiant, c’est à dire le contenant, le « médium » (par rapport au message). Les hommes sont les gardiens du signifiant et les femmes du

signifié, ce qui signifie que ces dernières sont enclines à  vouloir préserver ce qui ne saurait perdurer sans porter atteinte au

signifiant qui constitue le contenant  dont la pureté doit être préservée, protégée.

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La question du Mal

Posté par nofim le 8 décembre 2014

Le mal et le changement. Les affres du Pouvoir.

par  Jacques  Halbronn

Il est beaucoup question de nos jours de « changer » le monde  mais n’est-ce pas là s’engager dans la voie du mal? Est ce que la tentation

diabolique n’est pas liée à l’idée de changement, de rupture?  Ce qui sous-tend le changement, c’est le pouvoir. Il semble que le pouvoir

soit le levier du changement. Celui qui n’aurait pas de pouvoir serait incapable de changer quoi que ce soit.

Si l’on prend l’exemple de la Shoah, on est- bel et  bien face à un délire, à une fièvre de/du changement; Il faudrait que rien ne soit plus comme avant.  Mais cette IVG dont on salue actuellement le  quarantième anniversaire n’est-elle pas aussi de l’ordre d’un changement passant par une « prise » de pouvoir – si l’on en croit les dires des femmes elles-mêmes.

En tant qu’historien,  la corruption des textes génére du changement (cf Eloge de l’erreur. Créativité de l’erreur,  Collectif avec Alain Kieser et Anne Rose,  Ed Le Lierre et le Coudrier 1990, qui reprend notre mémoire de linguistique : » Linguistique de l’erreur » (1987) et  de

l’évolution qui nous éloigne du plan, du projet, de la structure  de départ dont d’aucuns nient jusqu’à l’existence. Restituer la genése d’un « savoir », d’une tradition, c’est relever les déviances, les syncrétismes qui ont pu l’impliquer.

On dira aussi que tout ajout qui vient perturber notre autonomie sous couvert de nous compléter, de nous prolonger, pourrait tout à fait, également,  s’inscrire dans  cette nébuleuse du Mal.

Il y aurait donc, selon nous, on l’aura compris, une Tentation du Mal sous couvert du Progrès et on trouve déjà cette pente avec le Serpent

de la Genése.

A l’encontre du Mal, le Bien n »existerait en fait que pour défaire les oeuvres du Mal, pour nettoyer ce qui  a été souillé,  perverti par le Mal

au nom de la Nouveauté.

L’historien, à nos yeux, serait un artisan majeur du Bien car il perce à jour les impostures, les faux semblants, les mirages et en ce sens

c’est un trouble fête qui ne confond pas les vessies avec les lanternes. L’historien s’inscrit, on ne le dit pas asssez, dans une éthique dont

il serait le gardien, et le garde-fou.  Est ce que les livres d’Histoire ne sont pas détestées par nombre de femmes  qui leur reprochent

d »oublier les femmes, de tenir un discours biaisé qui ne veut retenir in fine, au nom de la postérité que le nom de « grands hommes »;  Sans

les historiens, le passé serait totalement trafiqué au service de telle ou telle idéologie.  L’historien authentique est capable de restaurer un

passé et donc un présent qui auront été falsifiés. il est le dernier rampart contre l’imposture de ceux qui veulent faire table rase du passé au nom d’un dressage, d’un bourrage de crâne, non sans un certain cynisme; L’historien est Saint Georges  (ou Saint Michel) terrassant

le dragon du déni ou de l’ubris du changement.   Mais cet historien ne doit pas non plus oublier  de faire une histoire de la Technique, depuis l’Antiquité, laquelle est forcément aliénante, à commencer par la mise par écrit qui ne peut que nous couper de l’amour de soi -même (Aime ton prochain comme toi-même) au profit d’une dépendance aux objets qui se  fabriquent  aux dépends de notre

environnement (écologie).

Le Pouvoir, disions-nous, serait, selon d’aucuns le pouvoir de changer -on pense à Macbeth. Les femmes ont cru que le pouvoir

du politique pourrait changer le monde, qu’il suffirait de décréter l’égalité pour qu’il en soit ainsi, en maniant la baguette magique de la Loi, du « Droit » (égalité des droits) et de fait certains hommes politiques auront contribué – ou du moins auront-ils essayé- de mettre des femmes en avant, de Giscard d’Estaing (Veil) à Mitterrand (Cresson) jusqu’à François Hollande et au paritarisme gouvernemental- on n’oubliera pas le poids de l’électorat féminin depuis  1944, cadeau de De Gaulle. Un Alain Juppé en 1995 s’était essayé à l »exercice avec ses

« jupettes » et l’on voudrait maintenant intervenir sur les plus jeunes enfants. Et le pire, c’est que le Mal a une vraie marge de manoeuvre.

Il ne faudrait pas croire en effet que l’on ne peut dévoyer les gens, les pervertir, les dénaturer et ce d’autant mieux que l’on s’y prendra de

bonne heure. Le bien est fragile, il peut aisément s’abimer;

Tuer quelqu’un est chose plus aisée que de savoir comment un être humain est fait. Cela prend très peu de temps. Le Mal n’a pas besoin

de savoir, il se contente de pouvoir et quand nous parlons avec certaines personnes, l’on voit bien qu’elles n’ont que faire de connaitre

le cours des choses. Elles n’ont qu’une idée en tête: le changement à tout prix; Et comme dirait Obama, « yes we can », nous « pouvons ».

On opposera ainsi le savoir et le pouvoir qui n’est jamais qu’un savoir faire.

C’est dire que notre monde actuel est terriblement confronté à la tentation du Pouvoir. La Technologie s’oppose ainsi à la Science

à l’instar de la bombe d’ Hiroshima; La tentation, c’est de faire ce qu’on peut faire. En ce sens, science sans conscience n’est que ruine de l’âme.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

JHB

08 12 14

 

Bibliographie

Louis Millet  Le mystère du mal  Ed Sicre 2001

Patrick Vignoles  La perversité. Essai et textes sur le mal   Ed Hatier 2000

Frederic Laupiès  Leçon philosophique sur le mal.  PUF  2000

Jérîome Jabotin  Hanna Harendt face au probléme du mal . Une lecture de la banalité du mal  Ed Le Portique 2011

Antoine de  L’Escale  Le mystère du mal. Méditation spirituelle   Ed Salvator  2000

André Jacob  Aliénation et déchéance  Post Scriptum à une théorie du mal.  Ed. Ellipses  2000

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Les printemps politiques au regard de l’ Astrologie. Les années 1989-1990.

Posté par nofim le 3 décembre 2014

La période 1989-1990 au prisme de l’Astrologie, en Europe et en Afrique

par  Jacques  Halbronn

 

L’astrologie mondiale doit-elle localiser les évenements? Certains astrologues ont été tentés de renouveler la « géographie sacrée », chère à un Jean Richer – la chorographie-  en associant certains planétes ou certains « cycles » planétaires à telle ou telle région du globe. C’est  ainsi que dans les années cinquante,  André Barbault  avait proposé à ses pairs d’associer le cycle Saturne-Neptune au destin de la Russie et cela avait été en quelque sorte « confirmé » par la mort de Staline, en 1953, 36 ans après la Révolution d’Octobre (1917). Toutefois au cours des années soixante, le même auteur semblait avoir abandonné  une telle géographie astrale au profit d’une approche globale, centrée d’ailleurs notamment sur les deux grands conflits « mondiaux ». (Les Astres et l’Histoire, Ed J. J. Pauvert, 1967). On pouvait donc penser qu »André Barbault avait abandonné la théorie des binomes planétaires, chère à son frère, Armand (alias Rumelius), ce qui s’explique d’ailleurs par son échec prévisionnel de 1965 : il avait annoncé en 1963 que l’URSS égalerait les USA en 1965.(La crise mondiale, Albin Michel) Or, les années 80 allaient mettre à mal le nouveau modéle (indice de concentration planétaire) avec l’attente vaine d’une troisiéme guerre mondiale annoncée mais si l’astrologue peut influer sur le destin de ses clients, il ne saurait  y parvenir pour celui du monde, sauf si bien entendu il dispose des bonnes clefs, ce qui  ne s’avère que si le phénoméne étudié ne se limite pas à un pays donné et si de par sa diversité il ne s’explique que par le dénominateur astrologique, si cette diversité est compensée par une certaine simultanéité, une contemporanéité.

On conçoit donc que l’astrologie dite mondiale exige une culture toute aussi mondiale et on ne saurait notamment ignorer ce qui se passe en Afrique en patralléle avec ce qui se passe en Europe ou au Moyen Orient. Dans le cas des années 1989-90, force est de constater que les astrologues, à notre connaissance, ont négligé ce que l’on appelle habituellement le ‘printemps africain » que l’on situe autour de 1990 et qui selon d’aucuns aurait servi de modéle au « printemps arabe » de 2010-2011, soit 21 ans plus tôt, ce qui correspond à

trois phases saturniennes de 7 ans. Pourtant la France est directement concernée et Mitterrand donna à La Baule en juin 1990 un discours mémorable à destination de l’Afrique (cf infra)

. Pour notre part, nous nous étions intéressés aux indépendances africaines  de 1960 mais avions négligé le phénoméne qui se produirait 30 ans plus tard, au sein de cette même Afrique sub-saharienne. Nous n’en avons pris conscience que très récemment quand ce qui s’est passé au Burkina Fasso fut rapproché du dit « printemps africain ».

A partir du moment où des événements comparables se produisirent en Europe et en Afrique, cela remettait ipso facto en question

toute tentative de localisation des événements.  Selon nous, cette période de 89-90, dans des contextes par ailleurs fort diférents – ce qui en constitue tout l’intérêt au demeurant- est marquée par ce que nous appelons la « disjonction », c’est à dire par  un nouveau cycle  qui débouchera trois ans plus tard sur la « conjonction ». Le terme « printemps » est particulièrement approprié en ce qu’il est suivi d’un Eté, ce qui montre qu’il ne s’agit là que d’un commencement, d’une équinoxialité. Il n’est pas sans rapport avec le printemps français du mois de Mai 68, également placé sous le signe de la disjonction.(avec un Saturne au milieu d’un des 4 signes cardinaux) qui conduisit

De Gaulle au départ l’année suivante 1969. 2011 viendra valider cette approche puisque la configuration du printemps arabe repose également sur une telle présence de Saturne au milieu d’un des signes « cardinaux ».

Revenons un instant sur ce printemps africain si mal connu de nos astrologues et qui éclaire d’un jour nouveau

ce qu’on a pu écrire sur le pronostic d’André Barbault relatif à la Russie de 1989, lequel pronostic- faut-il le souligner  -et quoi qu’il en dise- avait été mis aux oubliettes dès les années soixante au profit d’un autre modéle. Mais il eut été difficile de désavouer un tel

pronostic de jeunesse, 36 ans plus tard, qui arrivait comme un lot de consolation. Cela nous fait penser à ce « magicien » qui prétend

avoir écrit la bonne réponse sur un papier, par avance et qui en fait a disposé toute une série de papiers, ce qui lui laisse le loisir de

tirer le bon!

Voici donc quelques éléments cueillis sur Internet  :

 

« Chroniqueur des bouleversements africains depuis près de quarante ans, l’écrivain congolais Emmanuel Dongala observe avec prudence les révolutions arabes, qui lui rappellent l’euphorie du printemps africain des années 1990 et les désillusions qui lui ont succédé.  [...] Avant le printemps arabe – on l’a un peu oublié -, il y eut le +printemps d’Afrique noire+, lorsque les partis uniques se sont effondrés au profit du multipartisme, observe l’auteur de 71 ans, invité des Assises internationales du roman à Lyon, dans un entretien à l’AFP.  [...] Dans un discours fameux prononcé à La Baule en 1990, François Mitterrand avait conditionné l’aide française à la démocratisation des régimes africains, suscitant beaucoup d’espoir, rappelle ce scientifique de formation, proche de l’écrivain Philip Roth, qui enseigne la chimie aux Etats-Unis.  [...]Le début de la décennie 90 est donc un nouveau moment d’espoir. Un peu partout, des présidents tout-puissants sont obligés de lâcher du lest. Dans le meilleur des cas, ils quittent leur siège au terme de scrutins démocratiques (Kenneth Kaunda, en Zambie, 1991 , André Kolingba en République centrafricaine, en 1993, Didier Ratsiraka, Madagascar, 1993) ou à la suite de conférences nationales (Mathieu Kérékou, Bénin, 1990, Denis Sassou-Nguesso, Congo-Brazzaville, 1991, Ali Saibou, Niger, 1991-1993). Parfois ce sont des militaires qui jouent les arbitres, contraignant les dictateurs à quitter le pouvoir pour permettre la tenue d’élections libres (Amadou Toumani Touré au Mali). Dans de nombreux cas aussi, le multipartisme est instauré, en réalité, pour permettre à l’ancien parti unique de rester aux affaires (Togo, Guinée, Côte d’Ivoire, Cameroun, Sénégal, Mauritanie, Gabon, Zaïre, Kenya, Tanzanie). Dans certains pays, le pouvoir change de mains par la force (Tchad), voire au cours d’une sanglante guerre civile (Liberia). Même si le niveau de démocratisation est inégal, le sentiment, à l’époque, est que l’État de droit et la démocratie ont fait un bon en avant au sud du Sahara. De nombreux pays adoptent de nouvelles constitutions, le plus souvent par référendum, instituant – ou rétablissant – les principes d’une démocratie libérale, respectueuse des droits et libertés, prévoyant même parfois un statut pour l’opposition (1). Certains se risquent, alors, à qualifier ces changements d’irréversibles. D’autant qu’au même moment, le régime d’apartheid sud-africain s’essouffle et libère le plus célèbre prisonnier politique du monde, Nelson Mandela, tandis que la Namibie, ex-satellite de Pretoria accède à l’indépendance. »

Mais bien évidemment, vient ensuite le temps des désillusions et ce dès le début des années 90;  en particulier en Afrique centrale et dans la région des Grands Lacs.((cf   Vernon Damani  Johnson The structural origins of Revolution in Africa.    African Studies  Vol 69;   2003)   Le parallèle avec ce qui se passe actuellement dans un deuxième temps est assez frappant, notamment

en Egypte sans parler du cas de la Syrie et de l’Etat Islamique, ce dernier nous apparaissant comme l’enfant monstrueux du « printemps

arabe » mais aussi quelque part comme son aboutissement voire sa consécration, ce qui correspond à la période conjonctionnelle dans laquelle on se trouve actuellement et qui n’est nullement celle d’un « printemps » mais bien d’un ‘Eté » avec ce qu’il a de pesant.

 

JHB

03 12 14

 

 

 

Publié dans ASTROLOGIE, HISTOIRE, POLITIQUE | Pas de Commentaire »

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