Le personnage d’Adam androgyne dans le Livre de la Genése

Posté par nofim le 7 octobre 2014

Adam, androgyne à l’image de Dieu,  dans les premiers chapitres du Livre de la Genése

par  Jacques  Halbronn

En fait, on ne trouve mention du nom d’Eve, que relativement tardivement. C’est ainsi que dans le Jardin d’Eden,  la « femme » n’a pas

encore été nommée Eve par Adam. Elle n’est que la femme ou la femme de l’Adam.

D’aucuns nous disent que l’Adam  (Ha-Adam) c’est l’humanité, ou en tout cas l’homme et la femme. Certes, il est des passages quelque

peu ambigus. Ainsi, à deux reprises,  il est dit qu’Adam fur crée à l’image de Dieu et ensuite qu’il  « les » créa homme et femme, mâle ou

femelle, c’est selon. C’est l’Adam qui est expulsé mais c’est  la femme qui s’adresse à l’Adam pour lui faire goûter du fruit de l’arbre de la connaissance du Bien et du Mal.

Notre commentaire est  le suivant:  le récit initial nous parle du seul Adam et d’ailleurs à l’instar de Dieu, on peut penser que Dieu  est  androgyne , sinon Dieu aurait eu droit à un partenaire puisque l’Adam a été crée à sa ressemblance.

Quelque part, on nous dit que l’Adam  passe du statut androgynal à celui de deux corps distincts. On renonce ainsi à

la parthénogénése. Selon Chouraqui  (cf  André Chouraqui;  La  Bible  Entête (La Génése), Ed J cl Lattés 1992  p49) « le thème de

l’Androgyne est foncièremet  lié à la vision que les Hébreux ont de l’homme  et de la femme/ C’es( ainsi qu’Adam est un terme

générique englobant l’Humanité toute entière »

La phrase concernée ne laisse pas de nous étonner:

Genése  I,  25   Dieu dit  « Faisons l’homme à notre image, à notre ressemblance. Qu’il domine sur les  poissons de la mer, sur les

oiseaux  du ciel, sur le bétail, ainsi sur toute la terre et sur tous les êtres qui s’y meuvent/ Dieu créa l’homme à son image, c’est

à l’image de Dieu  qu’il le créa.^Mâle et femelle furent crées à la fois*; Dieu les bénit/(trad  Zadoc Kahn). On préférera la traduction

de Chouraqui qui colle ici mieux au texte hébraïque:  » Mâle et femelle il les crée »

« On glisse du singulier au pluriel  » Betselem  Elohim barah oto  zakhar ounequéva barah otam »

Oto est «  lui » et Otam « eux » Dieu créa l’Adam à son image et  mâle et femelle il les créa ». On peut se demander

au vu de la suite, si la femme n’est pas faitre à l’image de l’homme tout comme Dieu l’est à l’image de Dieu.

Le sixiéme jour voit  Dieu créer des  « animaux » et puis l’on s’intéresse, toujours dans ce même chapitre, à l’Homme et il est dit

« Créons l’homme à notre image, ce qui aurait justifié un chapitre à part. Ce sixiéme jour est donc double.

Passons au chapitre II de la Genése:  cela commence par l’Homme seul : ce n’est que dans un second temps, encore une fois,

« L’homme imposa des noms à tous les animaux qui naissent, aux oiseaux du ciel et à toutes les bêtes sauvages mais pour lui-même il ne trouva poinr de compagne qui lui fut assortie (on pense à l’Arche de Noé)./ L’Eternel Dieu fit peser une torpeur sur l »homme qui

s’endormit. Il prit une de ses côtes et forma un tissu  de chair à la place. »Et l’Adam  réagit ainsi : » « Celle-ci  sera nommée Icha

parce qu’elle aura  été prise de « Ich »

Au chapitre III, on nous dit que « l’homme donna pour nom à sa compagne « Eve » et il ne le fait qu’après l’expulsion du Jardin d’Eden.

La femme ne porte pas encore ce nom dans l’épisode du serpent. et  c’est au chapitre IV que le nom d’Eve est repris  » Or l’homme s’était uni à Eve, sa femme. »  Mais l’Adam  lui même n’a pas reçu de nom puisque c’est lui qui confère les noms. C’est dire qu’il y a bien là une

dualité plus dans le temps que dans l’espace. D’abord Adam puis sa femme qui est créee à partir de lui et nommée par lui.

On  a bien là, comme l’ont signalé les commentateurs, un doublon du récit du Sixiéme Jour quand Dieu avait crée l’Adam

‘mâle et femelle » mais ne s’agit-il pas ici d’androgynat?

Un autre point que nous voudrions souligner est la façon dont Dieu réagit à certaines initiatives: d »‘une part, on l’ a vu

la consommation du fruit d’un arbre défendu  »

Chapitre III  « Et l’Eterne dit : » Voici l’Adam devenu comme l’un de nous en ce qu’il connait le bien et le mal. Et

maintenant il pourrait  étendre sa main et cueillir aussi du fruit de l’arbre de vie. Il en mangerait et vivrait  à jamais. l’Eternel le renvoya

du jardin d’Eden ». Plus question ici d’Eve!

Cet épisode est à rapprocher de celui de la  Tour de Babe: au chapitre XI de la Génése; après le Déluge, qui lui aussi apparait comme

un chatiment.

Comment Dieu réagit-il à l’édification de la dite Tour de Babel?

« Voici un peuple uni, tous ayant une même langue. C’est ainsi qu’ils ont pu commencer leur  entreprise et dès lors tout ce qu’ils

ont projeté leur réussira  et dès lors tout ce qu’ils ont projeté leur réussira également. Or ça paraissons et ici même confondons

leur langage de sorte que l’on n’entende pas le langage de l’autre.’  Le Seigneur les dispersa donc de ce lieu sur toute la face de la

terre »

On peut se demander si le dédoublement d’Adam ne s’inscrit  pas dans un projet de freiner l’élan de l’Adam en lui adjoignant

une femme? On assisterait ainsi à une « second thought », à un certain revirement, le projet initial étant de créer le seul Adam avant de se raviser.

On  terminera en citant ce passage apparemment insignifiant

à la fin du Chapitre II : « L’Adam s’unit  à sa femme

(Ishto, le O est ici la marque du possessif masculin) et ils

deviennent une seule  chair’ On voit que la femmes

n’est pas l’Adam. Mais cette « union » ne fait sens que parce

que l’Adam est différent de sa femme. Rappelons que l’hoemme

(mâle) est doté de tétons, ce qui n’est pas sans évoquer un passé

androgynique.

Nous pensons que cette précision dans le premier passage

concernant le fait que l’homme est crée  à l’image de Dieu

ne fait sens que dès lors que Dieu est lui-même

androgyne car il n’est nullement concevable que Dieu

soit doté d’une femme! En outre le fait de préciser

que l’homme est mâle et femelle indique selon nous

précisément qu’il est androgyne. On ne dit  pas ici

(Genése I,  25 et seq) qu’il est homme et femme mais bien mâle et femelle, selon

une autre terminologie (Zakhar et Neqéva, notamment

courante en grammaire et qui correspond au masculin

et au  féminin). L’autre récit (Genése   22 et seq) nous

conduit à penser que l’androgyne se voit décomposé pour

former deux êtres distincts, ish et isha, la similitude des

noms ayant encore une fois une tonalité grammaticale

isha étant dérivé de ish, comme dans le cas des

adjectifs hébraïques. On voit que les deux récits se

complétent et se recoupent et rendent tout à fait, l’un comme l’ai

l’autre la thèse de l’Androgyne, seul pouvant être dit à

l’image de Dieu.( cf Ennio Floris  La création de la femme

Génése II,  18 – 25)

Nicole Vray (Les mythes fondateurs de Gilgamesh à Noé

Desclée de Brouwer 2012) met en évidence les

convergences  entre le récit biblique et les mythes

mésopotamiens, et notamment le fait que l’on est passé

du polythéisme à une forme d’hénothéisme sinon de

monothéisme.

Il est également intéressant d’étudier la façon dont le  Coran du récit adamique

et notamment du verset 1 de la sourate (« Les femmes »)  4 /  Naima Dib écrit , (D’un islam textuel vers un islam contextuel. La traduction du

Coran et la construction de l’image de la femme,, Presses de l’Université d’Ottawa,, 2009, pp. 134 -152) « Je tente de voir  si, dans la

description du processus de création du genre humain, le Coran précise que la femme est  dérivée de l’homme, ce qui expliquerait  la « secondarité » de cette dernière ou s’il parle plutôt de l’être humain et de la nécessité des deux formes sous lesquelles celui-ci se

manifeste, à savoir l’homme et la femme (…) Nulle part dans le Coran, il n’est précisé que le premier être créé est mâle ».  Signalons ce passage extrait des prières musulmanes (cf  Célébrer Dieu (Ass. frd  écrivains croyants d’expression française. Textes traditionnels

et commentaires inédits/ Ed  Univers media; 1980,pp. 100-101)  lors du mariage : « 0 vous les hommes! Craignez votre Seigneur qui vous

a crées d’un seul être puis de celui-ci Il a créé son épouse et  il a fait naître de ce couple un grand nombre d’hommes et de femmes »

 

Bibliographie

Jacques Jomier. Bible et Coran. Ed Cerf 1959

Richard Friedmann Qui a écrit la Bible? La prodigieuse

quéte  des auteurs de l’Ancien Testament. Ed/Exergue 1997

Paul Nothomb   Eve dans le jardin, La Gloire de la Femme, Ed Phébus 2004, pp  35  et seq)

Jean-Paul  II  Homme et femme, il les créa,. Une spiritualité du corps. Ed Cerf, 2004

Robert Couffignal. « Aux premiers jours du mionde ». La paraphrase de la Genése (I, II, III) dans la poésie

française du Sacre de la Femme à la Fable du Monde,, Thèse, 1968

 

JHB

04  1214

Publié dans FEMMES, judaîsme, RELIGION, symbolisme | Pas de Commentaire »

La cartonomancie d’Etteilla (32 et 78)

Posté par nofim le 26 septembre 2014

 

La cartonomancie d’Etteilla: des cartes françaises aux

égyptiennes

par  Jacques Halbronn

 

En 1770, Etteilla se fit connaitre  pour son traitement des

jeux de cartes ordinaires, dites françaises. Son travail

connut deux rééditions en 1773 (Bib. Arsenal)

et 1783 (conservée au département des estampes de la BNF)

avec chaque fois de nouvelles introductions et préfaces.

Mais à partir des années 1780, Etteilla se fera le

propagateur du « jeu de tarots » qui est chargé d’une autre

dimension, et qu’il présentera comme le Livre de  Thot, avec

un lignage égyptien. Et c’est par ce biais qu’Etteilla

s’inscrit dans l’histoire du Tarot de Marseille, rôle et mérite que

l’on ne saurait lui contester. Papus parle à son sujet d’une

« mutilation du tarot véritable  »

Comment expliquer que son magnum opus ait reçu le titre

de Manière de se récréer avec le jeu de cartes nommées

tarots, en 4 cahiers. Titre en effet qui nous apparait comme

emprunté aux méthodes d’apprentissage du tarot en tant

que divertissement, amusement, jeu de société.?  Force en

effet est de constater qu’une telle présentation risque fort

d’induire- délibérément- en erreur le lecteur non averti.

D’ailleurs, Etteilla se référe à   La Maison des jeux academiques , contenant un recueil general de tous les jeux divertissans pour se
réjoüir, & passer le temps agreablement   À Paris,  chez Estienne Loyson. M.DC.LXV

(BNF 8° S 16525) ouvrage de La Marinière,  paru dans les années  1660  et dont un chapitre traite du jeu de tarots

et de son introduction en France; après avoir connu une vogue à l’étranger et notamment dans les pays d’expression

allemande/ .

 

I  Les cartes françaises

Les titres changent d’une édition à l’autre :

1770 Etteilla ou manière de se récréer avec un jeu de

cartes, Amsterdam, Paris, Lesclapart (Arsenal  8°S 14395)

On note que ce titre sera repris dans sa Manière de se

récréer avec le jeu de cartes nommées Tarots. On aura

simplement ajouté qu’il s’agissait de Tarots (cf  J. M. Lhôte;  Court de

Gébelin, Ed Berg  1983 p. 177)

1773  Etteilla ou la seule manière  de tirer les cartes

revue, corrigée et augmentée.  Amsterdam et Paris, chez

Lesclapart.(Arsenal  NF 49167)

1783  Etteilla ou Instruction sur l’art de tirer les cartes

3e et dernière édition par l’auteur de la Cartonomancie

Amsterdam  et Paris

(Estampes Microfilm , BNF Richelieu, Arsenal NF 6894))

La dernière édition signale d’ailleurs la parution de la

Manière de se récréer avec le jeu de cartes nommées

Tarots pour servir de troisiéme cahier à cet ouvrage

par Etteilla

Au début des années 1780, La lecture du Monde Primitif de Court de Gébelin révéle

à Etteilla tout l’intérêt du jeu de Tarot, dont celui-ci avait probablement eu connaissance

sans en saisir la véritable portée. (cf  aussi  en annexe du Monde Primitif analysé et comparé avec le monde moderne (.) ou Dissertations mélées (pp. 395 et seq)  Recherches sur les Tarots et sur la divination par les cartes des Tarots par M. Le C. de M*** (in Jean-Marie Lhôte, op. cit. pp. 145 et seq)  Il  cite  La Maison des Jeux Académiques  1665   p. 34  (p 149) qui comporte un chapitre

sur les Tarots, sans la moindre connotation ésotérique.  On peut d’ailleurs parler d’une

ésotérisation d’un jeu de cartes et on notera que les éditions du Tarot que réalisera Etteilla dans le cours des années 1780

porte un titre insignifiant sans aucune allusion divinatoire, peut être pour tromper la censure..

.  En lisant le volume 8,  Etteilla découvre que la série (il appelle cela une

« galerie ») a probablement subi des permutations, ce qui ne laisse d’éveiller son intérêt. Très vite, il va faire paraitre

des travaux sur ce sujet en y exposant un certain nombre de réformes.

Le passage du jeu de 32 cartes à un « jeu » de 78 cartes  s’accompagnera d’un certains transfert . Le nom d’Etteilla y est repris pour

signifier le questionnant et la questionnante. Mais alors que dans le jeu de 32 cartes, Etteilla conseillait de créer une 33e carte

en effacçant par exemple l’as d’un autre jeu- ce qui donnait une carte blanche, dans  le jeu  de 78 cartes, il remplace deux lames

par des cartes correspondant aux dits questionnant et questionnante. Par ailleurs,  le traitement qu’il avait fait des cartes « mineures » du jeu de 32 cartes (c’est à dire les cartes qui ne sont pas des « honneurs », selon la terminologie que nous emploierons désormais (cf infra), réparties en 4 « couleurs »  ont des rois réprésentant l’homme de campagne, l’homme de robe, l’homme blond et l’homme brun tant

dans le jeu à 32 cartes que dans le jeu à 78 cartes que présente Etteilla. Dans les éditions plus tardives, au XIXe siècle, on les associera au pape, à l’empereur d’allemagne, au Soudan d’Egype et au roi de France.Le  terme cartonomancie  englobera les deux pratiques.

 

II  Les tarots et le Livre de Thot.

Entre 1783  et  1785  quatre « cahiers » paraissent

(le dernier étant consacré à l’astrologie, toujours sous

ce même intitulé, ce qui explique qu’il n’ait longtemps point

été identifié en cette qualité. (c reproduit in f Jean-Marie L’hôte,  Court de Gébelin, Le Tarot,

Berg, 1983 p.  162) : Jeu des Tarots ou le Livre de Toth, Memphis, Lesclapart)

Etteilla y développe une critique du Tarot quant à l’ordre

des Arcanes supérieurs, en reprenant en partie les arguments de

Court de Gébelin lequel met en cause l’ordre traditionnel des Arcanes majeurs : Etteilla s’en prend aux

Cartiers  qui « ont renversé l’ordre du livre de Toth (…) Effectivement, une galerie (une série) qui contiendrait une histoire de cette sorte

serait  bien sottement composée. Nous verrons l’ordre des premiers Egyptiens mais

avant il faut reprendre ce faux ordre dans l’esprit le plus vrai ainsi que nous venons de faire

pour la Cartonomancie.  ‘(Second Cahier de  la Manière de se récréer, 1785,   reprint Jobert 1977, p. 36).

L’ordre qu’il adopte – comme on l’a montré dans une précédente étude- se

voit considérablement « chamboulé » et rappelons qu’un autre ordre sera encore

proposé en 1807 qui place carrément en tête l’arcane du Monde dont  Papus

dira que c’est la clef du Tarot, carte qui comporte le tétramorphe, donc une division en 4. (cf Le Tarot des

Bohémiens. Clef absolue de la science occulte, le plus ancien livre du monde) Etteilla  s’efforce de reconstituer

les procédés des cartiers  en vue de « symmétriser la galerie », c’est à dire l’ordre des cartes. Selon Etteilla, « les copistes  qui se

sont succédés y ont mis suivant l’époque où ils vivaient les  objets relatifs à leur manière de voir emblématique » (cf  Leçons théoriques

et pratiques du Livre de Thot, Amsterdam, 1787; pp. 10-11)

Le titre quelque peu anodin de ces 4 cahiers semble avoir été imposé par la censure. Etteilla aurait parait-il préféré pour titre

« La Cartonomancie égyptienne ou le Tarot. »

Les travaux d’Etteilla se perpétueront après sa mort, apparememnt survenue à la fin de 1791  avec notamment

Hugan alias Jejajel sans oublier le fils d’ Alliettte qui se présente sous le nom d’Alliette fils.  Une édition pirate sans aucune mention

d’Etteillla reprendra textuellement son nouvel agencement,  sous le nom de Mlle Lemarchant : Les Récréations de la cartomancie, ou
Description pittoresque de chacune des cartes du grand jeu de l’oracle des
dames, avec des combinaisons pour expliquer le présent, le passé, l’avenir : Paris : tous  les marchands de nouveautés, (1856) BNF V 44599) cf aussi  Julia Orsini (alias  Simon  Blocquel), Le Grand Etteilla; Reed./ Paris,  Leymarie, 1990)

Etteilla aura donc réussi à imposer  sa « version » du  Tarot mais sera  finalement marginalisé au point qu’on ne le considérera pas comme appartenant à la littérature consacrée au Tarot « classique » (de Marseille) alors que selon nous, il en est un critique et un réformateur. (sur la place accordée à Etteilla dans l’histoire du Tarot,  cf  Helen  Farley  A Cultural  History of Tarot  From Entertainment to Esotericism; B. Taurus  2009,  pp. 106 et seq. ; Cynthia   Giles   The  Tarot History, Mystéry and Lore   Paragon House 1992, , pp..  26  et seq.  Stuart Kaplan,  La grande  Encyclopédie  du Tarot, trad. de l’anglais,  Paris,  Tchou 1979, pp. 154-158)

On notera qu’Etteilla n’était pas parvenu, cependant, comme nous le proposons désormais, à  la conclusion selon laquelle les

arcanes majeurs devaient initialement comporter non pas 22 lames mais 24.

En effet,  il nous apparait que le jeu de 78 est une amplification du jeu de 32 et en étend la division en deux groupes, les honneurs et

les cartes mineures, répartis en 4 couleurs, soit 4×8 et 8×4.

Roi  Dame Valet  As

Dix-neuf, huit, sept

En fait l’As remplace ici le cavalier que l’on retrouve dans le Tarot qui correspond donc  à un état plus ancien du jeu de 32 cartes. Mais sur 78 cartes, le décalage est compensé.

Par extension:  on ajouta donc  24 cartes mineures : 4×6 :  six, cinq, quatre, trois, deux,  as et 24 cartes majeures qui sont les

arcanes dits majeurs du Tarot si ce n’est que l’on n’en a plus que 22 et c’est cette lacune que n’ont pas signalé les tarologues. Ce faisant,

ils n’ont pas non plus cherché à répartir les arcanes majeurs en 4 groupe de 6 cartes s’ajoutant aux 16 honneurs du jeu initial de 32

cartes, ce qui donnait un total de 40  « majeurs » face à 40 « mineurs., le  défaut rédhibitoire du 22 é tant qu’il n’est pas divisible par 4.

Etteilla a proposé de  voir dans les arcanes majeurs

les 7 jours de la création, les 4 vertus cardinales mais cela ne suffit

nullement à notre requéte. Nous avons nous-mêmes en 1983  (Mathémétiques Divinatoires, Ed Trédaniel), proposé d’isoler

dix arcanes dans le cadre d’un « tarot séfirotique » reprenant le principe posé par Papus de regrouper les lames totalisant 22.

Mais nous allons reprendre le dossier de fond en comble sur la base d’une division en 4  familles de six à lames. Il nous semble que  cela implique  qu’il n’y ait pas

à rechercher une quelconque unité, que la continuité

du début  à la fin de l’ensemble ne soit pas de mise. Quelques

lignes de clivage semblent en tout cas ressortir:

le pouvoir terrestre  avec 4 cartes qui se suivent;

papesse  – impératrice-empereur  pape    : 2 -3-4 – 5

le pouvoir céleste  avec l »Etoile, La Lune, le  Soleil, trois

cartes qui se suivent. 17 18 19

Il semble qu’il y ait également de bonnes et de mauvaises

cartes et que si l’on additionne deux cartes qui totalisent

22 on  ait  autant de contrastes (cf Mathématiques

Divinatoires  1983, pp 37  et seq) mais on en reviendrait alors  au

nombre 22!

Amoureux et Maison  dieu

Chariot  et Diable

Hermite et Mort

Roue de fortune  et   Pendu

Force et  Fou

En tout état de cause, il est étonnant qu’Etteilla n’ait pas perçu

que le jeu de tarot n’était  qu’une amplification, une

extension du jeu de piquet.  Dans les deux cas, il y a

des honneurs et des cartes « simples » sans images. Il nous

apparait donc clairement que l’on est passé de

deux  fois seize  à  deux fois  quarante et que face à  40

cartes sans images, il fallait   40 images, soit 16 + 24  et non

38.(16 +22). La recherche passe par la conscience du manque.

On notera que le Bateleur renvoie aux 4 séries sur sa

table:  coupe,  denier, épée  et  baton et qu ‘on en trouve

trace dans certaines arcanes majeurs:

le bâton, c’est aussi le sceptre de l’empereur et de l’impératrice

la coupe  figure sur les cartes de la tempérance et de l’Etoile.

l’épée s’observe avec la  Justice et la  faux de la mort

les deniers sont les disques du soleil  et de la  lune

Il faudrait d’ailleurs s’interroger sur le choix de ces 4

objets tant dans le jeu à 32 qu’à 78/80 cartes. En anglais,

l’on désigne le tréfle par club, bâton et pique par spade,

épée, carreau par diamond et seul coeur est rendu

par Heart et non pas Cup, ce qui souligne l’interaction

entre les deux « paquets » de 32  et de 78/80.

Bien entendu, les éxégétes n’ont pas manqué de relier

les 22 arcanes supérieurs aux 22 lettres de

l’alphabet hébreu et de  proposer une division en

trois groupes de  sept lames, ce qui nous semble être une

fausse piste. On notera ainsi que le Livre de

la Création (Sefer Yetsira) distingue 7 lettres doubles

alors que grammaticalement il n’y en a que 6, le resh

ne comportant pas de « daguesh » modifiant sa

prononciation. Cela a contraint le commentateur à

proposer  3 lettres mères au lieu de 4.(Eléments) et  douze

lettres « simples » pour les douze signes zodiacaux et les douze

mois. On notera aussi que 32 correspond à la somme de

22 lettres et des 10  sefiroth.

Le rôle de l’historien des textes est de déduire un certain

nombre de probabilités à partir de ce qui lui est donné à

voir, c’est à dire des « restes », des vestiges qui nous

parviennent, souvent hors contexte et sans la part de

l’oralité qui donne une autre portée à l’écrit. Face  à ces

24 cartes dont nous présumons l’existence dans le

projet initial, il y a en fait plusieurs découpages possibles entre

lesquels il nous faut choisir.

On peut ainsi diviser 24 par six mais aussi par quatre.  Ce

qui donne six groupes de 4 ou quatre groupes de 6. Or,

force est de constater que l’on trouve assez facilement

dans les arcanes majeurs des groupes  de 4 lames, qui se

succédent ou non.  Dans le cas des vertus cardinales, il y en

a 4 (cf  Court de Gébelin,   Du jeu des Tarots, p. 97, reprint

in  Jean-Marie Lhôte. Court de Gébelin,  Le Tarot, Berg, 1983)

et on ne peut donc guère songer à en ajouter deux pour

arriver à 6. Un autre groupe déjà signalé est celui

de l’empereur et du pape et de leurs contreparties féminines, ce

qui donne à nouveau 4.  C’est pourquoi nous pensons que

celui ou ceux qui ont pensé ce dispositif auront opté pour

six groupes de 4 et non 4 groupes de  6. Il nous

reste à tenter de reconstituer les 4 autres groupes mais

le cas des cartes comportant des astres s’offre aussi à nous:

soleil, lune, étoile et on peut y adjoindre le Jugement qui

fait immédiatement suite:  13   15 16 et 22

on revient aussi sur l’idée d’un groupe positif (Amoureux,

Ermite,  Chariot, Roue de  fortune et d’un

groupe négatif (mort, diable, maison dieu, Fou) en soulignant:

une certaine continuité numérique.

Restent deux lames de synthèse: le Bateleur et ses 4 objets

représentant les 4 séries des lames mineures et le Monde

avec le  tétramorphe. (aigle, lion, taureau, homme) On pourrait

ajouter les 4 tempéraments (comme dans le Kalendrier des

Bergers)

En fait, la principale erreur d’Etteilla est d’avoir cru que les 22 arcanes constituaient

un ensemble d’un seul tenant  et qu’il convenait d’en déterminer l’ordre  du commencement à la fin. Il

semble même qu’il ait voulu gommer la frontière entre arcanes majeures et mineures si l’on s’en

tient aux légendes qu’il associe aux diverses cartes.

Or, selon nous,  il s’agit d’une juxtaposition de 6 séries distinctes les unes des autres et ce sont les séries

qu’il faut ordonner et non leur contenu:  la série 1 est celle des personnages assis représentant le pouvoir

tant temporel que spirituel, puis lui fait suite la série des « bonnes cartes », puis celle des Vertus, puis celle

des « mauvaises cartes », puis celle des forces célestes. Quant à la sixiéme série, dont il ne nous reste que deux éléments, elle se situe à l’articulation entre la fin et le début de la « galerie », avec le Monde (XXI) et le Bateleur (I) formant une sorte d’ouroboros. Déjà en 1983,  nous avions (Mathématiques Divinatoires Ed  Trédeniel) opposé le groupe des  « bonnes » cartes et celui des « mauvaises « cartes. tant ces deux séries sont marquées par un expressionisme  qui ne se retrouve pas par ailleurs. Oswald Wirth

(cf Le Tarot des Imagiers du Moyen Age, Rééd.  Ed Tchou, 1978, pp. 51  et seq) avait distingué divers groupes d’arcanes. et opposé, par couples,é les lames totalisant deux par deux 23.(nous avions pour notre part opposer des lames totalisant 22)/ Wirth  avait circonscrit deux groupes de 4 lames  que nous avons nous -même isolés :

1  la Papesse et l’Impératrice  face à l’Empereur et au Pape

2 Les Etoiles, la Lune, le Soleil et le Jugement

 

Nous pensons que l’imagerie du Tarot en ce qui concerne

les arcanes majeurs puise dans le Kalendrier des Bergers.

(fin XVe siècle) mais on observe aussi que la Roue de

Fortune  s’origne dans le supplice de la roue pratiqué aux

Enfers et très représenté dans le dit Kalendrier au même

titre que le Diable et la  Mort. Inversement, selon Court de

Gébelin, le Pendu ne serait pas une mauvaise carte mais

l’allégorie de la vertu de Prudence. Quant  à la Maison Dieu,

est-ce une si mauvaise carte que cela? L’Hôtel – Dieu est un lieu

d’accueil pour les indigents, le symbole de la Charité.

On ne suivra certainement pas Wirth quand il écrit

 » Aux 22  arcanes primitifs ont été ajoutés 56 cartes à

jouer partagées entre 4 séries de  14″ Il est clair que pour nous

les arcanes supérieurs sont dérivés des 16 honneurs, ce qui

donne un total de 40 images. 22 n’est divisible ni par 6 ni

par 4. On notera cependant que le nombre 32 est important

en kabbale en ce qu’il totalise 22 + 10  sefiroth  et de fait

les 22  arcanes majeurs renouent avec  ce nombre 22 qui se

subdivise en 7,  12  et 3, selon le Sefer Yetsirah

Le Tarot est-il au départ un savoir divinatoire? On peut

sérieusement en douter. Il nous fait songer au Kalendrier des

Bergers où l’on retrouve les Vertus cardinales mais aussi

la Mort et les astres, à l’iconographie des Livres d’Heures.

Les historiens du Tarot ont d’ailleurs mis en évidence un tel

compartimentage:

« Ces images étaient réparties en cinq séries représentant les  états de la

vie, les muses ou arts, les sciences, des vertus et les planétes ou systéme du monde. Le tarot

serait né de l’adjonction à ces images de cartes numériques » (Cinq siècles de cartes à jouer

en France, Bibliothèque Nationale,   Bulletin du vieux papier,  facc 205, septembre 1963, p. 85)

 

.

Bibliographie

)
The Game of Tarot : from Ferrara to Salt Lake City / Michael Dummett ; with the assistance of Sylvia Mann
G. Duckworth
1980
Decker, Ronald
A wicked pack of cards : the origins of the occult tarot / Ronald Decker, Thierry Depaulis and Michael Dummett
Duckworth
1996
A history of games played with the tarot pack : the game of triumphs / Michael Dummett and John McLeod
the Edwin Mellen press
2004

R. Falconnier,  Les XXII Lames hermétiques du Tarot Divinatoire,

Ed Bélisane, Nice  1976, 2012

Gérard  Van Rijnberk, Le Tarot. Histoire, iconographie, ésotérisme,  Ed Trédaniel 1981

JHB

01  10  14

Publié dans ASTROLOGIE, divination, FEMMES, judaîsme, LINGUISTIQUE, NOSTRADAMUS, prophétisme, symbolisme | Pas de Commentaire »

L’astrologie et la Bible

Posté par nofim le 1 septembre 2014

 

L’astrologie  et les nombres au regard de la tradition juive

Par  Jacques Halbronn

Il y a près de 30 ans, nous avons publié un ouvrage intitulé Le Monde Juif et

l’Astrologie (Ed Arché 1985) et qui accordait beaucoup d’importance à tout ce qui

touchait au douze. Aujourd’hui,  notre  fascination pour le 12 s’est estompée et nous considérons

que la division en 12 mois, notamment, n’a été intégrée au sein du corpus astrologique que

relativement tard. Nous préférons  mettre en avant une astrologie fondée sur le 8 comme première.

Le livre d’Ezéchiel nous intéresse particulièrement car il se réfère à un » zodiaque » à 4 personnages, le Taureau, le Lion, l’Aigle et l’Homme qui correspond aux 4 étoiles fixes royales que sont Aldébéran,

Régulus, Antarés et Fomalhaut, du moins comme elles sont nommées encore de nos jours. Cette tradition a connu une  fortune certaine (le Sphinx, l’arcane Le Monde du Tarot,  les symboles des 4

Evangélistes etc). Selon nous, le symbolisme zodiacal tel qu’on le connait est la symbiose entre un Zodiaque à 8 divisions et ce Zodiaque à 4 divisions. Nous en avons apporté la preuve en montrant notamment que les exaltations  de Mars et de Vénus sont séparée par un signe qui est le Verseau, correspondant à l’Homme chez Ezéchiel et  celles de Jupiter et de Mercure le sont par le Lion, une autre composante du « tétramorphe » d’Ezéchiel. Selon nous, initialement, les signes attribués à des 4 planètes n’étaient pas ainsi séparés mais se suivaient. On aura intercalé par la suite les  4 signes dit

« fixe » (avec le taureau et l’Aigle qui forment un autre axe). Le même phénomène du passage du 8 au 12 s’observe pour les maisons astrologiques, ce que montre le fait que la maison VIII est celle de la mort, donc de la fin d’un cycle.

Nous tendons d’ailleurs à rapprocher le 7 et le 8 et nous ne croyons pas une seconde que l’on ait

distribué, du moins au départ, 7 planètes entre 12 signes mais bien plutôt entre 8 signes. Le huitième facteur fait défaut et il est intéressant que la circoncision ait lieu le huitième jour et soit perçue comme quelque chose que l’on enlève (le prépuce), qui indique une absence en quelque sorte . Dans le récit de la Création (du Monde), au Livre de la Genèse, il n’est nullement  fait référence au 12, ni d’ailleurs des planètes mais seulement des étoiles fixes, du Soleil et de la Lune

Quand on regarde comment un mois est divisé, il l’est en 4 semaines  et donc en principe entre quatre

Sabbats.  La semaine n’a rien à voir avec le 12, si ce n’est qu’il y a 12 mois mais  la Lune  avec la nouvelle lune, la pleine lune et les quartiers intermédiaires incarne bel  et bien le 4 comme le fait d’ailleurs le tétragramme (nom de Dieu que d’aucuns rendent par Jéhovah et autres lectures). Il est certes indéniable que le 12 est entré dans la tradition juive avec les 12 fils de Jacob, les 12 tribus mais  cela nous apparait comme une interpolation  due à une certain syncrétisme ayant tenté de rapprocher le 7/8  et le 12. Mais rappelons que le Songe de Pharaon nous parle des 7 vaches grasses et des 7 vaches maigres et non de douze ! Et cela donne aussi une alternance de 7 années, en rapport avec les 7 astres  « mobiles » que sont les luminaires, Mercure, Vénus, Mars ; Jupiter et Saturne.

Quand on veut découper un gâteau, on le divise d’abord en deux, puis en quatre, et de là en  8 mais non en 12 car notre intelligence est plus à son aise dans le binaire que dans le ternaire. Même le Christianisme qui met en avant la Trinité est représenté par les 4 Evangélistes.

Le fait de diviser chaque saison en 3, à cause des 12 lunaisons n’est nullement obligatoire et on peut tout à fait diviser chaque saison en 2 avec un pôle masculin et un pôle féminin (Adam et Eve, Jour et Nuit etc.).  A partir du moment  où je commence à couper chaque fois par deux, je n’arrive jamais à 12 mais à 16  (8×2) et 32. Le 32  ne dérive évidemment pas du 12 mais du 8.

On nous dit  que les  « 32 sentiers ou chemins de la Sagesse, comprennent les 10 Sephirot, la Séphira « cachée », Da’ath, Connaissance n’étant pas comprise dans les 10, et les 22 lettres de l’Alphabet Hébraïque l’Alephbeth. » C’est une explication comme une autre mais ce que nous retiendrons ici  c’est que 32 est avant tout un multiple de 8 et non de 12.

Les lettres mères dans le Sefer Yetsira  (Livre de la Création)

sont au nombre de 4 et non de 3  (cf Clefs pour l’Astrologie).  Si l’on aligne les lettres en deux colonnes de 9 lettres,  il reste une troisiéme colonne avec seulement 4 lettres. Le Sefer Yetsira témoigne d’un alphabet hébraïque différent de celui qui nous est parvenu

(12 lettres simples,  6  lettres doubles et 4 lettres mères). Il y a une lettre double en trop, le Resh, qui est la quatriéme lettre mère. En effet cette lettre n’a pas une double prononciation à la différence  des cinq autres.(Bagadakaphath)

Il y a en fait ici une lutte entre le 3  et le 4  et  dans bien des cas le 4 devient 3 (comme au bridge, où il y a toujours  un des 4 joueurs qui ne joue pas (on l’appelle le « mort »). En astrologie, on retrouve cette dialectique entre le trigone (120°) et le carré (90°) mais on voit bien ce qu’il y a d’artificiel à vouloir découper  un cercle en 3 quand on sait qu’il y a  4 saisons.(4 points cardinaux)  Or, le 12 apparait quand on  multiplie 4 par 3. Rappelons aussi les 4 Eléments.(Feu, terre, Air, Eau). Bien des astrologues d’ailleurs proposent 8 types (comme Dane Rudhyar) et non douze en divisant le cycle lunaire en 8 fois 45°.

Même la semaine selon nous devrait être divisée par deux et reconnaissons que l’on préfère un nombre pair à un nombre pair. En France, on a eu le jeudi puis le mercredi pour diviser la semaine en 2.  En allemand comme en russe, mercredi signifie « milieu » (de la semaine, Mittwoch,  sriéda) et il est dommage qu’en Israël de nos jours, on ne marque pas cette césure. Le Shabbat n’introduit pas un dualité équilibrée avec 1 + 6. Selon nous, le Shabbat correspond à la phase 2  du cycle en décalage avec la phase première et il devrait

couvrir la moitié de la durée de la semaine mais le probléme est que l’on a un nombre impair de jours. Autre question: le Shabat doit-il

correspondre à une configuration soli-lunaire spécifique comme dans le cas du début du mois (Rosh Hodesh)? Il semble qu’il y ait eu

des tentatives d’ajustement entre divers dispositifs, ce qui donne une cote mal taillée.( Les mois ne correspondent pas aux saisons, par exemple)

Pour notre part, nous accordons  la plus grande importance à Saturne qui offre bien des ressemblances avec la Lune. On peut diviser les 28 ans de  la révolution de Saturne en 4 périodes de 7 ans, ce qui fait un jour pour un an, une correspondance que l’on retrouve dans la Bible 40 ans pour 40 jours.

On nous objectera  que le 7 n’est  pas le 8 mais c’est là le signe de l’imperfection du monde, de la dialectique entre l’idéal et la réalité.  Mais il nous faut naviguer entre ces 2 chiffres, l’un qui est dicté par le nombre « objectif » des astres que nos ancêtres  voyaient (sans télescope) et l’autre par  une dimension plus transcendantale. Il  y  a dans le 8 quelque chose qui relie l’hébreu au français : le huit

Ressemble  à l’huile comme  Shemoné (8 en hébreu) ressemble à l’huile (Shémen, en hébreu)

Le 8 hébraïque (Shemoné) nous fait penser au CHEMIN  en français.

Cette huile on la trouve dans la célébration de Hanouka mais aussi dans le couronnement des rois de France  à Reims. Le Messie est celui qui reçoit l’onction,  il est l’oint donc il accède au 8 (en latin octo)

On peut donc regretter que dès que l’on publie un ouvrage sur Astrologie et Judaîslme, on nous parle du  douze.  Les noms des mois hébraiques ne sont même pas de l’hébreu.

Quelques exemples parmi bien d’autres :

G. Lahmi, L’astrologie hébraïque, Ed Lieu Commun, 1984

Marcel-Marceau  Guez  Torah  et Astrologie  Ed Thélés 2008

(sur les  Conférences de  David G  Temstet)

Phillip  Berg  La connexion astrale Centre de Recherche  de la Kabbale 1989

M. Glazerson Les secrets de l’Astrologie  Hébraïque Israël au-dessus de la prédestination astrale

trad. G. Guggenheim, Paris, Edistar,  1989

Joel Dobin  To  rule both day and night. Astrology  in the

Bible, Midrash and Torah, New Yor  1977

Jerry Exel  Bible  et Astrologie,  Ed Atlantic   trad. de l’anglais

1988

On rappellera que dans le judaïsme, la journée débute à la tombée du jour, ce qui est assez logique vu que l’on ne voit apparaitre

le ciel étoilé quà ce moment là, quand le soleil se couche. Nous pensons que l’Ascendant qui est la base de l’horoscope devrait

laisser la place au Descendant et que l’on devrait compter les « maisons » à partir du Descendant. Encore faudrait-il préciser

que cela implique selon nous de prendre en compte les étoiles qui  se présentent alors et c’est à partir d’une de ces étoiles que l’on

pourra construite le « thème ».. L’astrologie juive doit  réintroduire les étoiles  fixes qui ont disparu de l’astrologie occidentale depuis

déjà quelques siècles, le mot « scope » d’horoscope impliquant du visuel. (comme dans miscroscope) On notera aussi que le début

de l’année juive se fait en automne (sous le signe de la balance) ce qui pourrait être lié à la précession des équinoxes, à savoir que

telle étoile qui initialement correspondait au printemps  se situe désormais aux alentours de l’équinoxe d’automne. Soit un décalage

d’environ 12000 ans.

Rappelons enfin l’affaire de la Tour de Babel avec les deux temps, celui de la construction et celui de la destruction qui

correspondent selon nous aux deux phases principales de toute forme de cyclicité.

On notera que dans le récit de la Génése, il n’est jamais

fait mention des planétes mais seulement des luminaires

(Soleil-Lune) et des étoiles fixes. En revanche, les

constellations sont souvent citées comme dans le livre de

Job. (cf voir le chapitre  de Nicholas Campîon : « The Hebrews

Prophets and Planets » in The Dawn of Astrology. A cultural History of Western

Astrology. The Ancient and Classical worlds.  (Ed Continuum

2008)

JHB

22 09 14

Publié dans ASTROLOGIE, judaîsme, RELIGION | Pas de Commentaire »

Retour sur « Le monde juif et l’astrologie » (1985)

Posté par nofim le 29 août 2014

 

« Le monde juif et l’astrologie, histoire d’un vieux couple », revisité (1985-2014)

Par  Jacques  Halbronn

Il est bon de revenir sur des travaux réalisés il y a plus de trente ans en vue éventuellement  d’une

Edition «  revue et corrigée ».

Nous y traitions de l’anti-talmudisme  qui aurait conduit les Juifs à rejeter l’Astrologie au XIXe siècle. Or, nous avons montré que les Protocoles des Sages de Sion ont été inspirés et précédés par un

anti-talmudisme  dû à une meilleure connaissance par les « non juifs » du contenu d’un  corpus

comme le Talmud.

En ce qui concerne Abraham  Ibn Ezra (cf. pp. 163 et seq), nous pensons désormais que ce qu’on pouvait appeler son « diptyque astrologique » comporterait en fait un volet critique qui ne serait pas de la plume de cet auteur mais bien de l’un de ses adversaires. (cf. p. 168 et seq)

Nous ne sommes pas spécialement  fiers de notre traitement de Nostradamus.  En 1985, nous ne faisions que commencer à explorer le corpus des Centuries et  on voit le chemin parcouru depuis au niveau critique et comme dans le cas d’Ibn Ezra, le principal écueil est celui des fausses attributions  et des contrefaçons.

Qu’écrivions-nous alors  en si peu de pages (pp./131-134) sur  Michel de Nostredame et les Centuries ?   Etrangement nous y citions de Jean-Aimé de Chavigny ses « Commentaires….sur les Centuries » (1596)  en ne signalant pas qu’ils reprenaient le Janus Gallicus (1594)/ L’étude que nous consacrions à l’Epitre à Henri II  signale des données astronomiques mais  nous n’avions pas alorscompris que  celles-ci visaient  l’année 1606. (cf. notre post-doctorat  Le dominicain Giffré de Réchac et la naissance de la critique nostradamique au XVIIe siècle, EPHE  Ve section 2007, numérisé sur le site propheties.it –Halbronn’s Library)

On notera que notre développement sur Nostradamus s’intitulait «  La famille Nostradamus » du fait que l’on connaissait des ouvrages signés » Nostradamus le  Jeune » outre e le cas de la Préface à César.  Ce qui était une façon de signaler que la dimension posthume de l’œuvre nostradamique  pourrait se révéler  déterminante.

Il y a certainement un parallèle à établir, à 20 ans de distance, avec notre thèse d’Etat « Le texte prophétique en France. Formation et fortune » (Paris X Nanterre, 1999, Ed Presses du Septentrion) qui englobe également un champ très vaste. Dans le premier cas, il s »’agit du monde juif et dans l’autre du monde français.

Mais il nous apparait que le principal intérêt de notre Monde Juif et l’Astrologie est  l’importance

accordée au rôle de l’astrologie dans le commentaire des textes.  L’astrologie aurait été instrumentalisée ‘ pour élucider certains passages  au prisme du futur.

Un autre aspect  remarquable tient au fai t que l’astrologie n’est pas considérée  ici  comme n’existant pas mais comme pouvant être neutralisée par la pratique religieuse. Le Juif pieux échapperait aux  perspectives fâcheuses de son destin astral.

Ajoutons que notre publication de 1985 est sensiblement mieux documentée que notre thèse de 1979. Entre temps, nous avions basculé vers le domaine français et y avions collecté tout ce que nous  trouvions en rapport avec le « monde juif », titre qui nous semble avoir été assez heureusement choisi. En tout état de cause,  nous  avions souhaité quitter le domaine des études juives et de l’astrologie explorer le monde chrétien, non plus tant au regard de l’astrologie que du prophétisme.

Patrice Guinard suivra ce même cheminement en passant de l’astrologie au « corpus Nostradamus » (site CURA.free.fr) . Mais nous avions abordé le dossier Nostradamus dans le cadre d’une approche beaucoup  plus large que lui, dans le temps et dans l’espace.

Rappelons que notre  thèse fut motivée au départ  par les publications de Georges Vajda .  Nous

y trouvions ainsi l’occasion de combiner deux « formations » que nous avions  suivies- en quelque sorte en marge de l’Université, à savoir l’apprentissage de l’hébreu en Israël dans les années 1967-69 et notre passion pour l’astrologie développée parallèlement. Par  le biais de cette thèse, nous  conférions ainsi à ces « bagages »  la possibilité de nous intégrer dans le champ académique.

Notre idée de l’Histoire de l’Astrologie a sensiblement évolué. Notre intérêt s’est porté vers des enjeux plus chronologiques, bibliographiques. Le fait de s’intéresser à la réception de l’astrologie

au sein d’une culture et d’une époque données nous apparait comme  d’un intérêt relatif.  Notre thèse d’Etat et bien entendu notre post-doctorat vont privilégier la critique et la datation des textes.

Plus tard,  nous nous consacrerons en priorité à la question de la genése de l’Astrologie en

développant  une archéologie des corpus. La dimension spéculative de la démarche historique  -passera avant  une dimension purement descriptive.

 Signalons qu’en 1985, année de la parution de notre thèse de 1979, Colette Sirat  consacra un

important développement  de  A History of Jewish Philosophy  in the Middle Ages (Cambridge

University Press et Ed. de la maison des Science de l’homme, Paris) à « Astrology and Israel »

(pp. 93 à  112), autour d’Abraham Bar Hiyya   et d’Abraham Ibn Ezra, deux des auteurs qui sont au

coeur de notre travail. Au siècle suivant,  l’un des principaux auteurs sur cette question sera

l’israélien Shlomo Séla (Ed Brill) notamment avec la traduction des deux versions du

Book of Reasons (2007), trente ans après notre édition du diptyque d’Ibn Ezra (Ed Retz 1977

avec une préface de Georges Vajda). On peut regretter que Séla n’y  signale pas notre travail.

 

JHB

29 09 14

Publié dans ASTROLOGIE, HISTOIRE, judaîsme | Pas de Commentaire »

Du sionisme au scoutisme : une question d’observance

Posté par nofim le 13 août 2014

L’identité juive, entre Sionisme et  Scoutisme

par  Jacques  Halbronn (CERIJ)

 

Peu avant sa mort Freud publia Moïse et le Monothéisme

(selon le titre de la traduction française. En fait « l’homme Moïse

et la religion monothéiste, littéralement de l’allemand). Freud

s’appuie sur le fait qu’un certain pharaon, qui prendra le nom

d’Akhenaton avait développé un culte monothéiste. Selon Freud,

Moses serait ce pharaon qui aurait ainsi instruit un peuple

dans cette croyance en un dieu unique..Dans le présent essai,

nous développons une autre thèse qui tend à déterminer ce qui

a pu conduire à une certaine spécificité des Juifs. Quant à Jung, il

tint également des propos sur les Juifs, en phase avec l’époque

(La situation présente de la psychothérapie, 1934,  ( Richard Nolle.  Jung, « le Christ Aryen ».

Les secrets d’une vie. Ed Plon 1999)  en distinguant l’inconscient aryen

et l »inconscient juif  (cf René Major et Chantal Talagrand,

Freud,  Paris, Folio,   Gallimard  , 2005, p. 185)

En 1978,  nous avions  lancé une association consacrée à

la recherche sur l’Identité Juive, le CERIJ.  Ce questionnement

identitaire vaut pour les domaines les plus divers et il s’agit

de déterminer ce qui est  le plus vital pour une discipline, pour

une culture. On perd souvent  conscience de ce qui est

vraiment  lessentiel.

Nous opposons ici sionisme  et ce que nous appelons le

scopisme, du latin Scopus. qui est la traduction de l’hébreu

Tsofé/im.  qui commence par la lettre Tsadé  comme Tsion.

Il y  a à Jérusalem  un Mont Scopus, où se  trouve l’Université

Hébraïque. (Har Hatsofim) comme il y a un Mont Sion. Depuis

1993, tous les 4 ans, nous avons participé à un Congrès

Mondial  des Etudes  Juives,  sur ce Mont.

L’expression renvoie à la Bible, elle désrigne ces

explorateurs envoyés vers la Terre Promise et qui en firent

un compte rendu.

Pour nous,  l’identité juive est celle du Tsofé, de l’explorateur

plus que celle du prophéte Nabi, Hozé, qui s’en rapproche.

Le Tsofé est à l’avant garde, aux avants postes, c’est un

« colon », en « mission » (celui que l’on envoie en éclaireur)

Il importe donc de dédramatiser l’Histoure Juive quand

on parle d’expulsion  alors qu’il faudrait parler d’exploration.

L’envoi peut aussi être vécu comme un renvoi, dans le cas

du sionisme,  renvoi vers une mission passée sinon dépassée.

Pour nous, les Juifs ont dans leur ADN  quelque chose qui

en fait des explorateurs, et ce dans tous les domaines

et pas seulement sur le plan de la découverte territoriale

mais  dans le domaine de la Science, de l’Art, de la

Technique..

Les Juifs seraient donc des  « envoyés », des pionniers et

quand Herzl  a écrit l’Etat Juif (1896) , il n’était pas

encore voué au Retour des Juifs en Palestine, Ce n’était

pour lui, alors qu’une  option  avec l’Argentine. Même à la

veille de sa mort, il avait agréé  l’idée de l’Ouganda,

proposée par l’Angleterre. La Première Guerre Mondiale

remettra la Palestine au coeur du débat avec la  chute

de l’empire ottoman dans cette région. (Déclaration

Balfour 1917) Nous mêmes nous somme issus par notre

famille maternelle  des Juifs partis en Argentine et notre

mère naquit là  bas. Notre grand mère publia un

livre s’intitulant « Une femme dans la Pampa ».

Nous présentons donc  ce projet du Scopisme ou

du  Tsofisme  en remplacement du Sionisme. En ce sens

les Juifs du XXIe siècle, assumeraient ce rôle

d’explorateur  dans tous les sens du terme: on  peut

explorer l’Histoire, le psychisme,  la Peinture, la Musique,

le Cosmos, Les Juifs seraient la tête de pont de l’Occident

Européen  vers  le reste du monde.

Le fait que les Européens aient voulu les « détacher » en dehors

de l’Europe n’a donc pas à être dramatisé. Ce n’était pas

pour s’en débarasser mais pour les ramener à leur mission

qui est d’aller au delà.

Le terme Eclaireurs  est une bonne  traduction de Tsofim

-mais c’est évidemment à rapprocher de Scoutisme

 

et d’ailleurs  on parle pour les jeunes Juifs des Eclaireurs.

En ce sens la notion de diaspora peut englober cette

notion  d’éclaireur si ce n’est que tout dépend de

quel centre il est question. Pour nous, le centre reste

l’Europe et la terre de mission (Terre Promise)

au delà de ses frontières.

L’eclaiteur est celui qui observe mais l’on sait que ce

 

verbe a aussi une connotation religieuse. On parle de

l’observance des commandements (shomer); celui qui sert de

vigie, qui veille, le veilleur et l’éveilleur. Le Juif est un éveilleur.

 

 

 

 

 

 

 

JHB

28  08  14

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

portit

 

 

dvciininLa

 

 

 

 

 

 

asésé  niosti

 

 

Publié dans Culture, judaîsme, prophétisme, RELIGION | Pas de Commentaire »

Les piéges de la délégation. Vers la déshumanisation.

Posté par nofim le 13 août 2014

Les piéges de l’instrumentalisation

par  Jacques Halbronn

Conférer à un sujet ou à un objet des vertus  qui ne lui sont

pas inhérentes peut conduire à des renversements de

situation assez dramatiques. Le cas de l’astrologie est en ce

sens assez exemplaire. En effet, les hommes ont accordé

aux astres des pouvoirs auxquels ils ne pourront plus par la

suite se soustraire et cela pourrait bien être la véritable

raison  d’une certaine « anti-astrologe » et il est probable

qu’il en ait été ainsi pour la xénophobie, pour la judéophonbie,

pour  diverses formes de racisme.

Toute forme de rejet pourrait être liée à un sentiment

insupportable de dépendance mais comment  a-t-on pu

en arriver là? Dans le cas de l’astrologie, les hommes ont

cru bon  découper dans le ciel des configurations auquelles

se conformer pour mieux s’organiser.  Ce procédé n’a pu

faire sens que du fait d’un sentiment que les sociétés

humaines ne pouvaient  instaurer de par elles-mêmes un

certain ordre et qu’il fallait donc en  constituer un par

ailleurs, à l’extérieur. Les Juifs appelelnt d’ailleurs l’astrologie

« Avoda Zara », Zar signifiant étranger.(cf Le monde juif

et l’astrologie; Milan, Ed Arché, 1985)

On sait que dans le cas des Juifs, le prêt, l’usure leur

avaient été dévolus, ce qui ne pouvait manquer de leur

conférer un certain pouvoir, lequel n’a pas manqué d’alimenter

une certaine hostilité à leur égard du  fait du pouvoir qui leur

avait été accordé.

Un exemple assez récent s’offre à nous, il concerne le personnel

de securité dans toutes sortes de magasins, d’entreprises, de

lieux publics (comme à la BNF). Ce personnel est très

majoritairement  composé d’Africains mais aussi de toutes sortes

de populaitions étrangères.  C’est devenu llà une sorte de norme

à savoir que le vigile doit différer de la population « normale »

qu’il est chargé de surveilller et de protéger, ce qui est déjà

une mission fort ambivalente. On en arrive ainsi à ce que

les « Blancs  » soient soumis au contrôle des Noirs, ce qui n’est

pas sans faire songer à la Planète des Singes.  Certes, il s’est

agi  là d’une initiative prise par les Blancs mais qui ne s’en

impose pas moins à ceux-ci. On est en droit de se demander

s’il n’y a pas de la part de ceux qui ont instauré de facto

une telle situation assez  paradoxale quelque forme de

perversion. Il y aurait une étude ethnométhodologiqiue à

entreprendre sur le recrutement  des personnels de

sécurité  tant cela devient caricatural. Ainsi à la BNF, le

personnel d’encadrement n’est quasiment  jamais « blanc » . Or

à plus d’un titre,le dit personnel exerce un certain pouvoir

qui peut offritr un caractère humiliant pour ceux sur lesquels

il s’exerce. Les « blancs  » se plient à cet exercice consistant

dans le ccadre du plan Vigie pirate, à vider ses poiches, à

se  justifier quand le portique sonne, ce qui confère à la

machine également un caractère coercifitif mis à la disposition

du personnel de sécurité.  Est-ce  à dire que les Blancs

préférent être contrôlés par des gens qui ont un autre

« profil » qu’eux et qui sont en quelque sorte assimilés à des

machines.? Ces personnels s’expriment d’ailleurs parfois

dans un français très approximatif comme s’ils n’étaient pas

pleinement dotés de parole ou en tout cas pouvaient

communiqer entre eux dans une autre langue..

On en arrive, évidemment, à la question des postes dévolus

à des femmes. Est-ce que le phénoméne est du même ordre que le

pour les cas déjà décrits?/

Nul doute que le rôle des femmes dans l’éducation des enfants

leur confère un certain pouvoir susceptible de se perpétuer

d’une façon ou d’une autre sur des adultes et là encore, le

choix se porte sur des populations présentant un profil

différent, donc « étranger ». .

Les femmes  recourent fortement à la technologie pour

asseoir leur pouvoir, notamment par l ‘accés à l’informatique

qui leur permet à bon compte de disposer d’un savoir

tentaculaire. Mais même le seul fait de savoir lire permet

aux femmes de se subtituer   aux hommes, de les remplacer.

Mais là encore, contrairement à ce que nombre de femmes

laissent entendre, non sans une certaine naiveté, cette option

ne s’imposait aucunement et aura été initialement le fait

des hommes.  Le taylorisme est allé dans le même

sens et  la gréve est un moyen de coercition pouvant

pénaliser toute une société,voire la paralyser (ex la grève

de Décembre 1995),  Rappelons que le taylorisme aura

notamment été un mode très actif d’intégration de la

population noire du Sud des Etats Unis dans les villes du

Nord comme Detroit. De même la population maghrébine a-t-elle été

intégrée en France  du  fait de travaux que la population

blanche ne voulait pas ou plus réaliser.

Résumons notre thèse:  une société décide que certains

travaux, certaines tâches seront effectuées par une population

repérable par sa différence et donc instrumentalisable du

fait même qu’elle est perçue comme étrangère,  à l’instar des

planétes.  Un être dont on ne sait rien peut être déclaré   »bon » à

faire n’importe quoi.  Mais cette délégation  cohabite

notamment avec  des droits consiérés commme valables poir

tous d’où le vote accordé aux  femmes à la fin de l a

Secvonde Guere Mondiale;, le droit de vote revendiqué

pour les étrangers, aux municipales. Or, cette politique

d’instrumentalisation et d’intégration    ne justifie absolument

pas que l’on aille aussi loin et il y a  certainement un seuil

à ne pas dépasser. Mais  le probléme se pose à un autre niveau

à savoir que tous les « travaux » sont finalement

censés  se valoir, du  moment qu’il y a une feuille de paie

alors même qu’il s’agit d’un type de’ travail « à part ». D’où le

cercle vicieux qui conduit à un nivellement par le bas. A la

longue, c’est carrément le pouvoir politique qui est voué à

tomber  dans les mains de populations « extérieures  » et qui

de toute  façon font pression pour renforcer leurs position.

D’autant que ces populations instrumentalisées s’imaginent

que ce ui nous distinguue les uns des autres ce sont les

« formations », l’accès aux outils, en niant totalement les

potentialités internes de lamêmefaçon que les astrologues

n’ont rien à faire de savoir ce que sont en soi les astres.

Il y a là une spirale de l’instrumentalisation qui nourrit

le mythe de l’acquis primant sur l’inné, de l’avoir primant

sur  l’être. Mais, au départ,  le mal est venu d’un  appel à des

entités étrangères en un temps où il n’était absolument pas

question d’une quelconque égalité .

On se demandera si l’on n’assiste pas  à une certaine forme de déshumanisation du fait de

cette instrumentalisation qui  réduit l’autre, celui dont on ne sait rien et ne veut rien

savoir à un contenant plus qu’à un contenu. Bien évidemment, les rôles peuvent

s’inverser dans le cas des étrangers et les Occidentaux peuvent tout à fait être eux mêmes

instrumentalisés, notamment lorsqu’ils interviennent pour rétablir l’ordre en Afrique ou

ailleurs. Dans ce cas de figure, ils ne sont plus perçus comme des humains à part entière

mais comme des androïdes et en quelque sorte assimilables à des machines, à des robots.

 

 

 

JHB

13  07  14

 

 

 

 

 

 

 

 

Publié dans ASTROLOGIE, Culture, FEMMES, HISTOIRE, judaîsme, PSYCHOLOGIE, RELIGION, SOCIETE | Pas de Commentaire »

Les aléas de la division en douze

Posté par nofim le 23 juillet 2014

 

 

Le caractère artificiel de toute division en douze

par  Jacques  Halbronn

 

On peut découper un gâteau en autant de parts que l’on veut

et bien évidemment les parts seront d’autant plus petites

qu’elles seront nombreuses, compte tenu du volume du

gâteau. On peut aussi diviser le temps entre le nombre

de candidats, si le temps est compté.

La plupart des divisions sont arbitraires et  un des rares

domaines où celles-ci semblent être prise au sérieux,  à la lettre

est  l’astrologie et ses dérivés.

Il est admirable que des astrologues puissent croire qu’il  y a

douze types de personnnes parce qu’il y a douze signes ou

que la vie comporte douze secteurs parce qu’il y a douze

« maisons » astrologiques. Toute tentative pour montrer qu’une

saison doit impérativement être divisée en trois sombre dans

le ridicule. En fait, tout le monde sait qu’à la base il y a la

Lune qui se joint environ douze fois par an au Soleil. De là

tout le reste découle, y compris les alexandrins et le

dodécaphonisme. (Schoenberg, Mallarmé)

Certes, il est possible de choisir pour chaque saison ou pour

chaque âge de la vie  trois exemples comme on pourrait en

trouver deux, quatre ou six. L’ordre dans lequel les dits

exemples sont donnés est évidemment toutalement

arbitraire et réversible!  Pour les maisons astrologiques, nul

doute qu’aucun ordre des « domaines » abordés n’est

intangible et il ‘est pathétique de voir des astrologues

se disputer pour savoir si une planéte est dans un signe ou

dans le précédent, dans une maison ou dans la suivante.

Il serait plus sage de se contenter d’une division en 4 voire en

2 de l’espace ou du temps, quitte à énumérer une série

d’activités mais sans les agencer selon quelque ordre rigide.

Est-ce que les gens se cassent la tête pour distinguer entre

eux les mois d’automne ou les mois de printemps? On dit

« c’est l’automne » ou « c’est le printemps.  Maintenant, quand

un peintre  décide de réaliser un certain nombre de motifs

pour illustrer par exemple une salle comportant un certain

nombre d’ouvertures, il lui faut subdiviser en autant de

parts qu’il sera nécessaire. Cela vaut pour n’importe quel

récit, et notamment dans le domaine de l’art sacré. Le contenant

détermine ici le contenu ou du moins  le structure en autant de

divisions qu’il le faudra pour que tout le monde soit servi, ait sa

part, son lot..En ce sens, les nombres sont le plus souvent la

clef de toutes sortes de séries de significateurs et de

signifiacations et imposent leur loi.

Il est difficile de reconstituer le passé, de retrouver la logique

qui a présidé  à tel ou tel dispositif (cf Mathématiques

Divinatoires, Ed Trédaniel,  1983) quand ce sont les hommes qui

l’ont élaboré. Il en est autrement dans le domaine des

sciences qui ne sont pas « humaines » car  le sujet n’y interfére

pas autant avec  l’objet.  On ne peut remonter le temps qu’en

faisant l’archéologie des textes (et on inclue les langues sous

ce terme) et c’est important parce que les anciennes

représentations ont déterminé peu ou prou ce que nous

sommes encore  à ce jour. Non point les textes bruts qui nous

sont parvenus mais  les données  que l’on peut en extraire, à

force de recoupements. Mais même ainsi, il importe de s’en

tenir à certains impératifs cognitifs qui font que nos sociétés

ne peuvent fonctionner et  se perpétuer que sur des bases

simples. Même si l’on admet que les douze mois constituent

une structure importante – mais moins probablement que

le 4 ou le 8 (rappelons si l’on coupe quoi que ce soit de deux

en deux, on n’arrive jamais à douze, mais l’on passe de 8

à 16)- on sera bien avisé de dire que tous les mois

s’équivalent, comme nous le faisons de nos jours, où l’on ne

distingue pas les mois les uns des autres, sur le plan

juridique. Chez les Juifs, tous les Sabbats s’équivalent.

L’idée de différencier une division de la suivante comme le font

les astrologues avec leurs signes ou leurs maisons (qui

correspondent aux heures de la journée à la bas, ce dont

témoignent encore les cadrans de nos montres, divisés non

pas en 24 mais en 12) ne fait sens que dans la dualité

jour/nuit,  Eté/hiver (avec un changement d’heure). Seule,

selon nous, la dualité  fait sens au niveau anthropologique.

 

 

 

 

JHB

23. 07. 14-

Publié dans ASTROLOGIE, Culture, divination, judaîsme, RELIGION, SCIENCE, symbolisme | Pas de Commentaire »

L’astrologie sous la Révolution et la Restauration

Posté par nofim le 19 juillet 2014

La survivance de l’astrologie par l’histoire des religions et

la Kabbale (de la Révolution à la Restauration)

par  Jacques  Halbronn

 

Nous avons signalé la parution en 1785 d’un traité

astrologique d’Etteilla (cf L’Astrologie du Livre de Toth,

Ed  Trédaniel  1993). Dix ans plus tard, l’astrologie trouve une

place dans l’Origine de tous les Cultes de Charles François

Dupuis. En 1823, Lazare Lenain  n’oubliera pas l’astrologie

dans sa  Science Cabalistique de Lenain (Lazare), rééditée

avec la bénédiction de Papus et  notamment en 1972  aux Ed. Taditionnelles.

On signalera donc ici les données astrologiques qui sont ainsi

véhiculées en depit d’un certain « divorce » d’avec l’astronomie qui

ne justifie aucunement de parler d’une interruption de la transmission et donc de la tradition, par delà la conservation des ouvrages dans les bibliothèques.

On trouve donc chez Lenain  une « Table des 28 maisons de la Lune » qui découpent le zodiaque à partir du début du Bélier. L’auteur

se référe d’ailleurs aux « anciens astroogues indiens et chaldéens ». On note qu’en 1823, on utilise encore le mot « écrevisse »‘ » et non

le latin « cancer » dont on ignore pourquoi il n’est pas traduit de nos jour à l’instar des autres signes.

On trouve un peu plus  l’ Explication des Quatre Triangles,  en rapport avec les Quatre Eléments.

Lenain puise , de son propre aveu; une partie de ses connaissances  astrologiques

chez Dupuis et son Origine de tous les Cultes.  le- Idem pour les « trônes » des planétes. Malgré la

récente découverte d’Uranus, il n’est pas encore question de lui faire une place au sein des dispositifs traditionnels. (cf La Vie Astrologique, il y a cent ans. Ed Trédaniel 1992)

Ce que nous retiendrons, c’est l’importance que Lenain accorde aux « anges ». En effet, selon nous,  l’astrologie ancienne s’intéressait

aux divinités sans se référer pour autant aux planétes qui vont par la suite porter le nom de certaines d’entre elles, du fait

d’une reprise en main de l’astrologie par l’astronomie, notamment dans la Tétrabible de Ptolémée. De nos jours, les astrologues ont pour réflexe de référer toute donnée symbolique à l’astronomie (Zodiaque, planétes) Mais la lecture de Manilius (Ier siècle)

témoigne d’une autonomie de l’astrologie par rapport à l’astronomie.

Voyons quel savoir  astrologique véhicule Charles François

Dupuis. Il expose que les Douze travaux d’Hercule s’expliquent

par la clef  zodiacale. Mais surtout il s’intéresse à la

précession des équinoxes en expliquant que le point vernal

se déplace d’une constellation à une autre, notamment

de celle du Taureau vers celle du Bélier qu’il assimile à un

agneau (pascal).  C’est en effet à la fin du XVIIIe siècle

que se développe en France la théorie précessionnelle

du cycle des religions (avec Volney et De Laulnaye) qui

conduira à l’attente de l’ère du Verseau.

(cf Aquarius ou la Nouvelle Ere du Verseau, Ed Albatros;

1979)  Dupuis entend, non sans arrière pensée antichrétienne

fonder les sciences religieuses sur le socle  du

symbolisme astrologico-astronomique et notamment sur

une cetaine forme de cyclicité qui prend le relais de

la théorie médiévale des Grandes Conjonctions Jupiter-Saturne

d’Albumasar.

.  Dupuis publie en 1795 son magnum opus L’origine de tous les cultes, ou

la religion universelle, en trois volumes de textes et un volume de planches

in-4, ou douze volumes in-8 abondamment illustrés (1795).

Réédité en 1822 et en 1835-1836.

suivi en  1798 d’un Abrégé de l’origine de tous les cultes

Dupuis ne semble pas avoir compris que l’exaltation du soleil

se déplace en rapport avec la précession des équinoxes et

qu’initialement l’exaltation du soleil était en taureau et non

pas, comme par la suite, en bélier. Pourtant Dupuis

s’intéresse au  tétramorphe   (cf son Abrégé de l’Origine

de tous les cultes) « Les quatre figures étaient le lion, le

taureau, l’homme du verseau et l’aigle qui partageaient

tout le Zodiaque en quatre parties (..) Les étoiles  qui

y répondaient  s’appelaient les quatre étoiles’ » (Royales)

On retrouve ici les traces d’une astrologie originelle

divisant le cycle d’une planéte « reine » en 4 temps.  On

n’oublierapas non plus l’engouement pour le Zodiaque

égyptien de Dendérah -à la suite de la Campagne d’Egypte

de Bonaparte, qui fut installé au Louvre/(cf  A. Slosman

Ed du Rocher) et dont on se servira abusivement pour

établir une chronologie  surdimensionnée fondée sur la

position du point vernal, chaque  ère couvrant plus de

2000 ans.. Cette astrologie stellaire que ressuscite Dupuis

ne se référe guère aux planétes mais bien plus donc aux

étoiles. Etrangement, elles cohabitera au XXe siècle avec une

astrologie  qui se détourne des constellations et des étoiles

fixes.

Il ne fait pas de doute que Dupuis ait été perçu en son temps  comme un avocat de l’astrologie :un de ses adversaires

Destut de Tracy écrit à son sujet en 1799: « L’astronomie et la métaphysique ont produit l’astrologie et la théologie en s’égarant

mutuellement dans leur enfance et de nos jours, elles anéantissent ces prestiges par leur secours réciproque qu’elles se donnent dans

leur maturité. C’est sous ce rapport que le citoyen Dupuis a traité ces deux sciences dans son immortel ouvrage de L’Origine de tous

les cultes. (Analyse de l’Origine de tous les culyes et  de l’Abrégé qu’il donne à cet ouvrage », Paris, Agasse, An VII. (p.7). C’est dire que l’oeuvre de Dupuis semble annoncer un retour en force de l’Astrologie faisant alliance avec la Religion pour asseoir sa légitimité à l’aube

du XIXe  siècle.

 

 

 

JHB

19 07. 14

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

JHB

18. 07 14

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

JHB

18. 07. 14

 

 

La véritable importance des maisons

au sein du savoir astrologique

par  Jacques  Halbronn

Nous avons récemment posé la question du mode d’emploi

des dispositifs astrologiques et avons mis en garde contre

certains a priori dont il est difficile, d’ailleurs, de ne pas

être peu ou prou victimes. C’est ainsi à une reconsidération

du statut des « Dignités » planétaires et au delà de cela de la place

des symbolismes zodiacal et mythologique en astrologie que nous

procéderons.

 

 

 

 

Le passage à l’acte de la fin de la rétrogradation

par  Jacques  Halbronn

Récemment, nous avions signalé, suffisamment à l’avance,

les échéances de la fin du mois de juillet 2014 du fait de la

fin annuelle de la rétrogradation de Saturne, notion qui

ne fait point partie de l’arsenal actuel des astrologues et que

nous avons donc été le seul à pointer correctement, en

connaissance de cause et non après coup,comme c’est

la coutume désormais.

 

 

 

 

Publié dans ASTROLOGIE, judaîsme, NOSTRADAMUS, POLITIQUE, PSYCHOLOGIE, RELIGION | Pas de Commentaire »

Le piége de la fin des temps: femmes, israéliens, machines

Posté par nofim le 7 juillet 2014

Féminisme, sionisme, machinisme ou la manipulation des esprits

Par  Jacques  Halbronn

 

On sait que les Juifs du début du XXe siècle ont été manipulés par un prophétisme

Protestant anglo-saxon qui voyait dans le « retour » des Juifs en « Terre Promise/Sainte »  l’accomplissement  d’une attente apocalyptique et antéchristique (cf.  Le texte prophétique en France. Formation et fortune.  Ed  du Septentrion, 1999). On parle de Sionistes chrétiens plus royalistes que le Roi. On sait que Herzl envisagea pour les Juifs d’autres destinations que Jérusalem, même au sein du mouvement dit sioniste, sans oublier l’option argentine du baron de Hirsch (qui fit venir notre grand-père maternel Edmond Carcassonne dans la Pampa,  où naquit notre mère). Finalement, une occasion inespérée se présenta avec le démantèlement de l’empire ottoman, les arabes étant eux-mêmes instrumentalisés par les Britanniques (cf. Lawrence d’Arabie) en vue de vaincre l’ennemi turc, allié aux Allemands.

Mais quid du féminisme ? Si l’on connait la psychologie féminine, on sait que les femmes n’ont pas tendance à tout confondre. Elles mettent au contraire un point d’honneur à distinguer encore et encore, de façon plutôt pointilleuse, toute tentative de rapprochement qui irait à l’encontre des définitions et des classements en vigueur qu’elles tendent à prendre pour argent comptant. L’idée que les hommes et les femmes, ce serait « pareil » (paritarisme) leur serait, selon nous, étrangère. Il se trouve que l’industrie ayant besoin de main d’œuvre avait tout intérêt – notamment pendant la Première Guerre Mondiale mais déjà au siècle précédent- à persuader les femmes qu’elles pouvaient très bien faire l’affaire et « remplacer » les hommes. Solution fort ingénieuse mais qui nous semble « masculine » si l’on admet que le génie masculin tend  plus à rapprocher qu’à séparer,  à unifier plutôt qu’à diviser.

Dans les deux cas, nous avons affaire, selon nous, à des populations que l’on a influencées dans le sens de certains intérêts, spirituels ou matériels, peu importe et qui auront pris très au sérieux – peut être trop- les missions- « impossibles » ? -  qui leur furent imparties. Le fait est que de nos jours, ces deux processus comportent un certain niveau de nuisance et que l’on aura joué aux apprentis sorciers, ce qui fait parfois penser au golem ou à Frankenstein.  Bien entendu, un autre cas remarquable, apparemment quelque peu différent, est celui de l’instrumentalisation des machines sur lesquelles on aura également énormément fantasmé et sur lesquelles on aura fondé les espoirs les plus fous et qui, là encore, ne laisse de nous inquiéter.

On est là face à trois fléaux qui ne tiennent pas tant au départ aux créatures mais bien plutôt aux  créateurs. Nous allons revenir sur ces trois dossiers.

I  Le féminisme

Affirmer pour les besoins de la cause qu’hommes et femmes sont interchangeables relève de la philosophie tayloriste qui vise à décomposer le travail en tâches simples n’exigeant que peu de compétence et de formation. C’est le mot « simple » qui est souvent oublié en cours de route et qui change tout. De nos jours, les femmes ont oublié cet épithète et extrapolent volontiers en ne voulant  pas reconnaitre leurs limites.  Nous avons déjà traité des dysfonctionnements socio-économiques induits par de telles croyances égalitaires, qui confèrent à la machine le rôle central : les gens se définiraient d’après le poste qu’on leur attribue.

 

II Le machinisme

Nous avons tendance à ne penser le progrès qu’en termes technologiques. Les machines apparaissent comme des enfants qui  porteraient notre avenir sur leurs épaules. On a noté plus haut le lien entre féminisme et machinisme et  il est fréquent que la promotion de la condition des femmes au sein d’une société soit perçue comme un critère déterminant de progrès.

Nous avons distingué ailleurs technologie « interne » et technologie « externe » et la seconde l’emporte largement actuellement sur la première. Dans le cas des femmes, en effet, leur avancement semble devoir relever davantage de la technologie « externe » celle qui pose d’ailleurs le plus de problème au niveau écologique. C’est pourquoi les femmes ont un rapport difficile avec l’écologie dans son rapport avec l’exploitation des ressources « naturelles » alors que la technologie

Interne  ne pose de rapport avec la Nature qu’au seul niveau alimentaire, à celui de l’hygiène. De même sur le plan économique, la technologie externe est constamment confrontée avec la question de l’argent alors que la technologie interne s’inscrirait, selon nous, dans une logique de gratuité ;

 

III Le sionisme

Comme on l’ a dit, les Arabes ont été manipulés par les Britanniques – et les Français ( Accords Sykes-Picot) et un élément de l’accord était la création d’un Foyer Juif en Palestine. Ce « marché » est la continuation d’une politique qui datait déjà des années 70 du XIXe siècle visant à utiliser les dépouilles balkaniques  de l’empire ottoman- lequel avait commencé à se décomposer à partir de 1830 (Algérie, Grèce) et nous avons consacré notamment une étude au cas de la Roumanie et de l’Algérie (décret Crémieux) et cette même stratégie géopolitique vaut évidemment pour la Palestine.

La question de la présence « occidentale » -judéo-chrétienne au Moyen Orient nous renvoie aux Croisades mais bien avant les Juifs ont, selon nous, constitué une tête de pont de la « race » blanche, en Asie (Mineure), ce qui nous conduit à penser que Juifs et Arabes n’appartiennent pas au même « groupe » en dépit de l’adoption d’une langue sémitique par les Juifs (d’où l’expression étrange d’antisémitisme, basée sur des considérations linguistiques au départ).

La manipulation consiste ici à persuader les Juifs qu’ils seraient mieux ailleurs et notamment au Moyen Orient ou plus largement  dans les dépouilles européennes (les principautés roumaines)  de l’empire ottoman. Edouard Drumont applaudira à la parution de l’Etat Juif (titre français) de Theodore Herzl lequel parlait en 1896/97 d’une migration juive massive vers la Palestine ou vers l’Argentine. Mais on sait qu’avant sa mort, Herzl avait considéré la possibilité de la solution « ougandaise » en Afrique noire. Encore du temps d’Hitler,  il fut proposé d’envoyer les Juifs dans quelque colonie comme Madagascar. On peut parler ici  d’une « solution finale » – sous-titre de l’Etat Juif de Herzl, qui  traiterait collectivement du problème et non individuellement.

En pratique, la solution palestinienne (Déclaration Balfour 1917) avec le mandat britannique qui suivit, dans le cadre de la Société des Nations (League of Nations, Genève) se montra délicate à mettre en œuvre pour l’Angleterre qui était à la merci de ses autres engagements. Il eut été plus sage de confier le mandat à une puissance non coloniale. Il apparut ainsi que la Palestine ne pourrait servir que très partiellement et sporadiquement de « refuge », d’ »asile » pour les Juifs européens persécutés ou jugé indésirables et le nombre de Juifs admis à s’installer en Palestine allait se réduire comme une peau de chagrin. D’où la Shoah, orchestrée, dans les années  40,  par l’Allemagne nazie notamment dans les pays nouvellement conquis et comportant une population juive abondante. (Pologne etc.)

Il est vrai que d’une certaine façon, les Juifs ne font sens qu’au sein du monde arabe car en Occident, ils ne se distinguent qu’artificiellement du reste de la population blanche (on ne parle pas ici des émigrés arabes, noirs ou asiatiques)/ En revanche, face au monde arabe, ils apparaissent comme  racialement différents –du moins pour ce qui est des Ashkénazes.

L’Occident se voit  ainsi contraint d’intervenir au Moyen Orient – les Juifs d’Israël apparaissant parfois comme des otages-  et cela ne lui réussit pas trop, notamment pour ce qui est des Américains, dont on a dit plus haut qu’ils avaient été particulièrement motivés par le retour des Juifs à un Sion (Jérusalem) stricto sensu. Et quelque part, le phénoméne sioniste échappe à ceux qui l’ont instrumentalisé.

 

Conclusion : nous avons ainsi désigné trois enjeux majeurs pour le XXIe siècle qui correspondent

étrangement à trois représentations plus ou moins prophétiques  de l’avenir puisque dans les trois cas, il s’agit bien d’entreprises engagées au nom du Progrès et d’une fin  (dans tous les sens du terme) de l’Histoire.

 

JHB

07  07 14

Publié dans FEMMES, judaîsme, machine, RELIGION | Pas de Commentaire »

Le mythe de l’ennemi intime

Posté par nofim le 30 juin 2014

Les femmes et le mythe de l’ennemi de l’intérieur

par  Jacques  Halbronn

 

Nous avons déjà évoqué l’idée selon laquelle  la Shoah serait due à un malentendu lié au mythe de l’ennemi de l’intérieur, c’est à dire d’une

population à la fois très proche, voisine et en même temps ayant d’autres valeurs qui la rendraient au bout du compte

inassimilable. L’antijudaïsme serait né de la conviction que les Juifs correspondraient à une telle description. Mais ne se serait-on

pas trompé de cible?

En nous plaçant dans l’optique d’une symbiose entre deux humanités (depuis 2003:  homo sapiens d’un côté,  Néanderthal de l’autre), on a la un scénario qui recouperait ce mythe d’une proximité factice. Mais faut-il  considérer les Hébreux comme appartenant à cette humanité

autre? La solution par l’extermination serait relativement simple du fait même de leur très petit nombre à l’échelle de toute l’Humanité.  Leur extinction pouvait être  programmée si l’occasion se présentait, notamment à l’occasion de victoires militaires.

Mais pour nous ce serait là une fausse piste et d’abord pour une raison très simple, ce qui compliqua singulièrement une telle entreprise, à savoir l’absence de visuel. Or, nous accordons la plus grande importance dans notre anthropologie  aux apparences par delà les questions d’habillement.  Les Juifs appartiennent à la « race » blanche et se fondent aisément en elle. Nous avons montré dans de précédents textes qu’ils n’avaient été qu’une tête de pont aux confins du monde arabe, lequel  reléverait en revanche d’une autre race

qui ne serait ni la blanche, ni la noire.

Or, si l’on s’en tient au critère visuel, il s’agirait de trouver une population qui est à la fois sembable et différente. Pour nous, la

réponse est simple: les femmes qui ne sauraient visuellement se confondre avec les hommes tout en partageant intimement leur vie.

Nous avons évoqué à l’occasion d’une étude sur les Mille et une Nuits  cette fièvre meurtrière qui s’était emparée du Sultan, rendu

furieux par le comportement féminin et désireux de se venger sur autant de femmes que possible en les faisant exécuter au

rythme d’une par jour, sort auquel Shéhérazade parvint à échapper. Mais cette femmes offrait d’étranges particularités en ce qu’elle

ne pouvait rien faire pendant qu’il faisait jour et c’est en cela que nous l’avons assimilée à un vampire condamné à vivre dans les

ténébres.

Nous nous sommes fréquemment interrogés sur les rapports existant entre les femmes et les machines (cf notre ouvrage chez

Eric le Nouvel). Nous avons ainsi développé la thèse selon laquelle face à l’invasion des machines, les femmes avaient reflué vers

les positions tenues par les hommes, d’où les revendications égalitaristes contemporaines, nées avec l’essor de la technologie.

Et en effet, l ‘on peut se demander si à terme, les femmes ne feront pas double emploi avec les machines du fait que leur espérance

quant à l’accés aux positions masculines les plus elevées – celle de l’élite  auraient échoué, entendons par là la perspective d’une contribution significative des meilleures d’entre elles.

Quelque part, la Shoah aura donné un sursis aux femmes en se reportant sur le bouc émissaire  juif.Or  les Juifs ont réalisé

précisément ce que les femmes n’ont pas su faire, en dépit de leur nombre, infiniment plus elevé. Ils ont montré qu’ils avaient

pleinement leur place – du moins certains d’entre eux et il y a toujours beaucoup d’appelés et peu d’élus-  au sein de l’élite

masculine blanche et ce en dépit de toutes sortes de discriminations et d’obstacles identitaires. En ce sens, l’existence des Juifs si

brillants depuis notamment la fin du XVIIIIe siècle font probléme pour les femmes quant à leurs prétentions.

Quel avenir pour les femmes? Avec l’essor de la technologie, contrairement à ce qu’elles semblent croire, elles ne trouveront pas à

terme dans la machine un allié mais un adversaire. Certes, en apparence, l’on pourrait penser que les femmes compenseront

leurs manques  ou si l’on préfére leur « retard » en se servant des machines, ce qui les mettrait à égalité avec les hommes. Mais en réalité,

les machines (cf notre article « Tselem »  site hommes-et-faits.com) plafonnent et si elles accomplissent les tâches de  base

de  gamme des femmes, elles restent en de ça des tâches des hommes, au plus haut niveau.  En ce sens, nous pensons que l’avenir

des femmes au XXIe siècle est sérieusement menacé et ce d’autant que les hommes prendront de plus en plus conscience de ce

qui les distingue des femmes et l’on comprend pourquoi les femmes voient d’un très mauvais oeil toute recherche concernant

la question du différentiel sexuel.  On notera, pour l’anecdote qu’au moment où Satre écrivait ses Réflexions sur la Question Juive, sa

compagne, Simone de Beauvoir allait bientôt faire paraitre « Le deuxiéme sexe ». Or,  à terme, l’avenir des Juifs nous semble mieux

assuré que celui des femmes, sauf à imaginer une humanité castrée par la machine.

 

 

 

 

 

 

JHB

30. 06. 14

 

 

 

 

 

 

 

 

.

 

 

Publié dans FEMMES, judaîsme, POLITIQUE, prophétisme, RELIGION, SOCIETE | Pas de Commentaire »

1...1011121314...16
 

Hertiuatipo |
L'actualité du droit d... |
Beats Pas Cher |
Unblog.fr | Annuaire | Signaler un abus | Lixueosche
| Kenpkcv
| Luivaterfoxs