jacques Halbronn Le deutéro Isaie et le syncrétisme de l’Ancien Testament

Posté par nofim le 19 juin 2022

Ésaïe 41:8-10

« Écoute, Israël, mon serviteur, peuple de Jacob que j’ai choisi, race de mon ami Abraham; toi que j’ai été chercher jusqu’au bout du monde, et que j’ai appelé des régions les plus lointaines; toi, à qui j’ai dit: «Non, je ne t’ai pas rejeté, au contraire, je t’ai choisi; mon serviteur, c’est toi.» N’aie pas peur maintenant, car je suis avec toi. Ne lance pas ces regards inquiets, car ton Dieu, c’est moi. Je viens te rendre courage, j’arrive à ton secours et je te protège, ma main droite tient sa promesse. »
Il nous semble donc incongru de présenter le Pentateuque comme un ensemble d’un seul tenant, dont le manuscrit est récité sur une année, découpé en péricopes hebdomadaires. Ce Pentateuque désigné par les fidéles  juifs sous le nom  de ‘Torah ».
S’il  y a syncrétisme quand on englobe sous le seul titre de « Bible » l’Ancien et le Nouveau Testaments, cela ne doit pas faire oublier le précédent qui tente d’harmoniser les divers courants qui traversent le Pentateuque mais aussi, on l’a vu,  le livre d’Isaie.
JHB  19 06 22

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jacques Halbronn Le Pentateuque Samaritain et le Livre de l’Exode

Posté par nofim le 19 juin 2022

jacques  Halbronn   Le Pentateuque Samaritain et le Livre de l’Exode

 

 

 

  Nos observations concernant  les particularités du Livre de l’Exode (cf sur NOFIM.fr) trouvent un écho remarquable  avec ce qui est désigné comme « Pentateuque samaritain ». (cf notice Wikipedia, entre autres).

 

Il apparait notamment que le texte des « Dix Commandements » a dû et pu être remanié, en ce qui concerne le dixiéme :

 

  »Les dix commandements de la Torah samaritaine intègrent ainsi en dixième commandement le respect du mont Garizim comme centre du culte Les deux versions des dix commandements existants dans la Torah juive (celle du Livre de l’Exode et celle du Deutéronome) ont été également uniformisées. Afin de conserver le nombre des commandements (dix), le 1er commandement juif (« Je suis l’Éternel (YHWH), ton Dieu, qui t’ai fait sortir du pays d’Égypte, de la maison de servitude ») est considéré comme une simple introduction, le premier commandement samaritain étant donc le second commandement juif : « Tu n’auras pas d’autres dieux devant ma face ». Le commandement relatif au mont Garizim est basé sur des citations de Deutéronome 11,29 et Deutéronome 27,4-7 11Dt 27,4 présente aussi une différence par rapport au texte massorétique. Dans la version juive, les pierres de la Loi doivent être placées sur le mont Ebal alors qu’il s’agit du mont Garizim dans la version samaritaine. Dans ce dernier cas, il est possible que le texte original parle effectivement du mont Garizim et que la référence au mont Ebal soit due à une modification judéenne »

On notera que d’emblée, il est référé à la « Sortie d’Egypte », événement au coeur du Livre de l’Exode lequel ne cesse de  traiter des « fils d’Israel » (Beney Israel)., ce  qui confère au Décalogue une teneur « israélite » prononcée. (cf , Deutéronome 11,29 et Deutéronome 27,4-7 11. ).

Deutéronome  XXIX

א וַיִּקְרָא מֹשֶׁה אֶל-כָּל-יִשְׂרָאֵל, וַיֹּאמֶר אֲלֵהֶם:  אַתֶּם רְאִיתֶם, אֵת כָּל-אֲשֶׁר עָשָׂה יְהוָה לְעֵינֵיכֶם בְּאֶרֶץ מִצְרַיִם, לְפַרְעֹה וּלְכָל-עֲבָדָיו, וּלְכָל-אַרְצוֹ.  1 Moïse fit appel à tout Israël, et leur dit: « Vous-mêmes, vous avez vu tout ce que l’Éternel a fait à vos yeux, dans le pays d’Egypte, à Pharaon, à tous ses serviteurs, à son pays entier;

Deutéronome  XXVII

יב אֵלֶּה יַעַמְדוּ לְבָרֵךְ אֶת-הָעָם, עַל-הַר גְּרִזִים, בְּעָבְרְכֶם, אֶת-הַיַּרְדֵּן:  שִׁמְעוֹן וְלֵוִי וִיהוּדָה, וְיִשָּׂשכָר וְיוֹסֵף וּבִנְיָמִן.  12  »Voici quelles tribus prendront position sur le mont Garizim, pour la bénédiction à donner au peuple, quand vous aurez passé le Jourdain: Siméon, Lévi et Juda; Issachar, Joseph et Benjamin.
יג וְאֵלֶּה יַעַמְדוּ עַל-הַקְּלָלָה, בְּהַר עֵיבָל:  רְאוּבֵן גָּד וְאָשֵׁר, וּזְבוּלֻן דָּן וְנַפְתָּלִי.  13 Et les suivantes se placeront, pour la malédiction, sur le mont Hébal: Ruben, Gad et Asher; Zabulon, Dan et Nephtali.

 

 Deutéronome  XI

כט וְהָיָה, כִּי יְבִיאֲךָ יְהוָה אֱלֹהֶיךָ, אֶל-הָאָרֶץ, אֲשֶׁר-אַתָּה בָא-שָׁמָּה לְרִשְׁתָּהּ–וְנָתַתָּה אֶת-הַבְּרָכָה עַל-הַר גְּרִזִים, וְאֶת-הַקְּלָלָה עַל-הַר עֵיבָל.  29 Or, quand l’Éternel, ton Dieu, t’aura installé dans le pays où tu vas pour le conquérir, tu proclameras la bénédiction sur le mont Garizim, la malédiction sur le mont Hébal.

Rappelons que le Mont Garizim  remplaçait, chez les Samaritains, le Mont du Temple, à Jérusalem et sa double mention dans le Livre du Deutéronome, cinquième partie du Pentateuque,  renforce le caractére éminemment syncrétique du dit Pentateuque.(cf  JP  Ciron « La Création : les deux récits du Pentateuque témoignent de nos lointaines Racines : Egypte Antique, Babylone, Perse », 2019)

 

 

Par ailleurs, le Shéma Israel (Ecoute Israel), texte  sacré par excellence pour le judaisme, se référe implicitement au Décalogue sans en mentionner précisément le contenu.

 

« Que les commandements que je te prescris aujourd’hui
soient gravés dans ton cœur
 
tu les inculqueras à tes enfants, tu en parleras (constamment),
dans ta maison ou en voyage, en te couchant et en te levant. »
 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

JHB 19 06 22

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jacques Halbronn La semence au coeur des relations homme-femme

Posté par nofim le 18 juin 2022

jacques  Halbronn  La semence au coeur des relations  homme-femme   

 

 

La semence, sous toutes ses formes, n’est guère spectaculaire, elle est discrète, risque de passer inaperçue et ses effets ne se manifestent qu’avec le temps, au bout d’un certain temps, si tant est qu’entre temps, en cours de  route, il n’y ait pas eu avortement.  On étudiera d’une part la faculté de semer chez l’homme et de l’autre chez la femme. Il importe d’avoir en tête un tel parallélisme même si la semence des uns ne se présente pas comme celle des autres. 

Il est clair que la semence masculine est un phénoméne bien connu, avéré de longue date, même si cela n’a pas toujours été le cas dans les temps anciens. Au bout de 9 mois, le fruit de ce qui a été semé apparait, du moins pour ce qui est de l’espèce humaine. L’homme est programmé pour se rapprocher des femmes et y déposer sa semence, par le biais des organes génitaux des deux sexes.

En revanche, la semence émanant de la femme est quelque chose de moins connu, de moins mesuré, ce qui crée un certain déséquilibre en ce que cela est moins bien renseigné, attesté. Ne serait-ce que par la matérialité, la substance  de cette semence  est plus impalpable. Mais il nous a semble heureux d’employer le même mot, dans les deux cas, quitte à préciser par un adjectif ce qui les distingue. Et dans ce cas, cette semence pourrait n’être que le propre, le privilége de la « femelle » humaine. 

Il s’agirait pour la femme de « semer » des graines, des germes, dans l’esprit de tel ou tel homme de son choix ainsi que dans sa progéniture masculine.  De même que la semence masculine est à destination du sexe féminin,  la semence féminine concernait les hommes et non les femmes. On pourrait dire que l’homme n’est pas équipé pour  traiter de la semence masculine et que la femme ne l’est pas pour traiter de la semence féminine. Il y a là comme un chassé croisé.

On  n’ignore pas les cas de femmes qui ont su encourager des hommes à se réaliser, à produire. Derrière une réussite masculine sur le plan social, il faudrait chercher la femme, la mère, l’épouse, la soeur, la grand mère, la cousine, l’institutrice etc. Dans les Evangiles, on voit les femmes jouer un certain rôle auprès de l’homme Jésus, de  Marie, sa mère à Marie de Magdaléna (Marie madeleine)   

Il  y a de part et d’autre, un devoir, un impératif de fécondation de l’autre sexe, selon les modalités que l’on vient de préciser. Accepter la semence de l’autre est une façon d’l'honorer. Entendons par là que l’avortement demandé par une femme reléverait d’une forme de déni de l’autre tout tout comme le refus de la part de  l’homme de donner, de confier, sa semence à une femme qui le demande en se contentant de se masturber, gaspillant ainsi cette semence.  Mais cela vaut tout autant en sens inverse, quand une femme refuse d’encourager un homme (un fils, un époux, un éléve etc), de le promouvoir ou quand un homme rompt ce lien, rejette un tel don, fait preuve d’ingratitude. Des traumatismes peuvent venir de tels dysfonctionnements relationnels. Dans le judaisme, une certaine tradition veut que l’épouse permette à l’époux de se réaliser en subvenant aux besoins du ménage.

Nous dirons que le couple doit se constituer en respectant ce double engagement, cette double condition : l’homme choisit la femme pour semer en son corps  et la femme choisit l’homme pour semer en son « âme », sa psyché. L’accomplissement devra donc être la procréation, la naissance de l’enfant, l’accouchement d’une part et de l’autre, l’on parlera de maieutique, qui transpose la problématique sur un autre plan.

On sait que notre modéle ne correspond pas vraiment à certaines revendications « féministes ».  Pourquoi l’homme aurait-il le monopole de la création, abandonnant à la femme celui de la procréation? Mais Antoine Fouque ‘(MLF) ne distingue-t-elle pas entre génitalité féminine et génialité masculine?  La semence, en tout cas, est dotée d’une vertu de génération et il importait de souligner le rôle déterminant de la « semence » au féminin. La femme qui aide l’homme à se réaliser, qui croit en lui, qui parie, investit sur lui, ne fait-elle pas preuve d’un certain génie, d’une forme de prémonition, d’intuition?

 

 

 

 

 

 

 

 

 

JHB  18 06 22

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Jacques Halbronn Théologie ; Jésus, Roi des Juifs ou Roi d’Israël?

Posté par nofim le 13 juin 2022

Jacques  Halbronn   Théologie ; Jésus, Roi des Juifs ou Roi d’Israël? 

 

Une  grave confusion existe et persiste quant à la mission dévolue à Jésus? Selon l’Evangile de Mathieu,  Il était annoncé pour « Roi des juifs »  alors que selon les Actes des Apôtres, il était attendu pour rétablir le Royaume d’Israel.  Rappelons les initiales  INRI, généralement rendu par  Jésus de Nazareth roi des Juifs mais selon nous le « I » vaut aussi bien pour roi d’Israel.

 

Evangile  Mathieu  I, 2 

 

01 Jésus était né à Bethléem en Judée, au temps du roi Hérode le Grand. Or, voici que des mages venus d’Orient arrivèrent à Jérusalem

02 et demandèrent : « Où est le roi des Juifs qui vient de naître ? Nous avons vu son étoile à l’orient et nous sommes venus nous prosterne

Actes des Apotres I, 6

Alors les apôtres réunis lui demandèrent: Seigneur, est-ce en ce temps que tu rétabliras le royaume d’Israël? 7Il leur répondit: Ce n’est pas à vous de connaître les temps ou les moments que le Père a fixés de sa propre autorité.…
Références Croisées

 Actes des Apôtres (13, 22-26)

En ces jours-là, dans la synagogue d’Antioche de Pisidie, Paul disait aux Juifs : « Dieu a, pour nos pères, suscité David comme roi, et il lui a rendu ce témoignage : J’ai trouvé David, fils de Jessé ; c’est un homme selon mon cœur qui réalisera toutes mes volontés. De la descendance de David, Dieu, selon la promesse, a fait sortir un sauveur pour Israël : c’est Jésus, dont Jean le Baptiste a préparé l’avènement en proclamant avant lui un baptême de conversion pour tout le peuple d’Israël. Au moment d’achever sa course, Jean disait : “Ce que vous pensez que je suis, je ne le suis pas. Mais le voici qui vient après moi, et je ne suis pas digne de retirer les sandales de ses pieds.” Vous, frères, les fils de la lignée d’Abraham et ceux parmi vous qui craignent Dieu, c’est à nous que la parole du salut a été envoyée. »

Certes, pour beaucoup, Israel  renvoie  aux Juifs. Pourtant historiquement le Royaume d’Israel  est bien distinct du Royaume de Judée., comme nous l’avons montré dans de précédentes études. Or, une confusion  est attestée en ce qui concerne Cyrus dont le chapitre 45 du Livre d’Isaie  fait le sauveur d’Israel  alors que la version officielle rappelle que ce sont bien les Juifs qui furent ramenés à Jérusalem.

Wikipedia

« Dans le Livre d’Esdras (1:1-4, décret en hébreu ; 3:6), Yahweh inspire à Cyrus un décret proclamant l’autorisation de reconstruire le Temple de Jérusalem, avec pour le financer la restitution des trésors dérobés par Nabuchodonosor II lors de la destruction du sanctuaire »

 

On mentionne nommément et exclusivement les  seules  tribus de Juda et de Benjamins.

א וּבִשְׁנַת אַחַת, לְכוֹרֶשׁ מֶלֶךְ פָּרַס, לִכְלוֹת דְּבַר-יְהוָה, מִפִּי יִרְמְיָה:  הֵעִיר יְהוָה, אֶת-רוּחַ כֹּרֶשׁ מֶלֶךְ-פָּרַס, וַיַּעֲבֶר-קוֹל בְּכָל-מַלְכוּתוֹ, וְגַם-בְּמִכְתָּב לֵאמֹר.  1 Dans la première année de Cyrus, roi de Perse, à l’époque où devait s’accomplir la parole de l’Eternel annoncée par Jérémie, l’Eternel éveilla le bon vouloir de Cyrus, roi de Perse; et celui-ci fit proclamer dans tout son empire, par la voix [des hérauts] et aussi par des missives écrites, ce qui suit:
ב כֹּה אָמַר, כֹּרֶשׁ מֶלֶךְ פָּרַס–כֹּל מַמְלְכוֹת הָאָרֶץ, נָתַן לִי יְהוָה אֱלֹהֵי הַשָּׁמָיִם; וְהוּא-פָקַד עָלַי לִבְנוֹת-לוֹ בַיִת, בִּירוּשָׁלִַם אֲשֶׁר בִּיהוּדָה.  2  »Ainsi parle Cyrus, roi de Perse: L’Eternel, Dieu du ciel, m’a mis entre les mains tous les royaumes de la terre, et c’est lui qui m’a donné mission de lui bâtir un temple à Jérusalem, qui est en Judée.
ג מִי-בָכֶם מִכָּל-עַמּוֹ, יְהִי אֱלֹהָיו עִמּוֹ, וְיַעַל, לִירוּשָׁלִַם אֲשֶׁר בִּיהוּדָה; וְיִבֶן, אֶת-בֵּית יְהוָה אֱלֹהֵי יִשְׂרָאֵל–הוּא הָאֱלֹהִים, אֲשֶׁר בִּירוּשָׁלִָם.  3 S’il est parmi vous quelqu’un qui appartienne à son peuple, que son Dieu soit avec lui, pour qu’il monte à Jérusalem, qui est en Judée, et bâtisse le temple de l’Eternel, Dieu d’Israël, de ce Dieu qui réside à Jérusalem!
ד וְכָל-הַנִּשְׁאָר, מִכָּל-הַמְּקֹמוֹת אֲשֶׁר הוּא גָר-שָׁם–יְנַשְּׂאוּהוּ אַנְשֵׁי מְקֹמוֹ, בְּכֶסֶף וּבְזָהָב וּבִרְכוּשׁ וּבִבְהֵמָה; עִם-הַנְּדָבָה–לְבֵית הָאֱלֹהִים, אֲשֶׁר בִּירוּשָׁלִָם.  4 Tous ceux qui restent [de ce peuple], quelle que soit leur résidence, leurs compatriotes devront les gratifier d’argent, d’or, d’objets de valeur et de bêtes de somme, en même temps que d’offrandes volontaires destinées au temple de Dieu à Jérusalem. »
ה וַיָּקוּמוּ רָאשֵׁי הָאָבוֹת, לִיהוּדָה וּבִנְיָמִן, וְהַכֹּהֲנִים, וְהַלְוִיִּם; לְכֹל הֵעִיר הָאֱלֹהִים, אֶת-רוּחוֹ, לַעֲלוֹת לִבְנוֹת, אֶת-בֵּית יְהוָה אֲשֶׁר בִּירוּשָׁלִָם.  5 Alors s’apprêtèrent les chefs de famille de Juda et de Benjamin, les prêtres et les Lévites, tous ceux en qui Dieu avait éveillé le désir d’aller bâtir le temple de l’Eternel à Jérusalem.

 

 On est donc en droit de consiférer  que l’Evangile de Mathieu a subtitué  à Israel  la référence aux Juifs, ce qui évidemement fausse totalement  le projet. Si Jésus s’adressaut aux Israélites, on ne saurait reprocher aux Juifs de ne pas l’avoir reconnu pour roi d’autant que le Royaume de Judée était en place sous Hérode. Il faut se demander si le narratif de la naissance de Jésus n’aurait pas été calqué sur celui de la naissance de Moïse (cf Le monde juif  et l’astrologie, Milan, Arché, 1985)

 

 Exode I

טו וַיֹּאמֶר מֶלֶךְ מִצְרַיִם, לַמְיַלְּדֹת הָעִבְרִיֹּת, אֲשֶׁר שֵׁם הָאַחַת שִׁפְרָה, וְשֵׁם הַשֵּׁנִית פּוּעָה.  15 Le roi d’Égypte s’adressa aux sages femmes hébreues, qui se nommaient, l’une Chifra, l’autre Poûa
טז וַיֹּאמֶר, בְּיַלֶּדְכֶן אֶת-הָעִבְרִיּוֹת, וּרְאִיתֶן, עַל-הָאָבְנָיִם:  אִם-בֵּן הוּא וַהֲמִתֶּן אֹתוֹ, וְאִם-בַּת הִוא וָחָיָה.  16 et il dit: « Lorsque vous accoucherez les femmes hébreues, vous examinerez les attributs du sexe: si c’est un garçon, faites-le périr; une fille, qu’elle vive. »
 
כב וַיְצַו פַּרְעֹה, לְכָל-עַמּוֹ לֵאמֹר:  כָּל-הַבֵּן הַיִּלּוֹד, הַיְאֹרָה תַּשְׁלִיכֻהוּ, וְכָל-הַבַּת, תְּחַיּוּן.  {פ} 22 Pharaon donna l’ordre suivant à tout son peuple: « Tout mâle nouveau-né, jetez-le dans le fleuve et toute fille laissez-la vivre. »

 

Le scénario  de la  condamnation à mort des  jeunes enfants  est en effet repris dans l’ Evangile de JC  selon  mathieu ,  Chapitre  II

 

13 Après leur départ, voici que l’ange du Seigneur apparaît en songe à Joseph et lui dit : « Lève-toi ; prends l’enfant et sa mère, et fuis en Égypte. Reste là-bas jusqu’à ce que je t’avertisse, car Hérode va rechercher l’enfant pour le faire périr. »

16 Alors Hérode, voyant que les mages s’étaient moqués de lui, entra dans une violente fureur. Il envoya tuer tous les enfants jusqu’à l’âge de deux ans à Bethléem et dans toute la région, d’après la date qu’il s’était fait préciser par les mages.

 

Dans l’Epitre aux  Hébreux; au chapitre XII, il est écrit 

 

25″ Prenez garde, ne refusez pas d’entendre celui qui vous parle ; car si les fils d’Israël n’ont pas échappé au châtiment quand ils ont refusé d’entendre celui qui les avertissait par un oracle sur la terre, à plus forte raison nous n’y échapperons pas non plus, si nous nous détournons de celui qui nous parle depuis les cieux »

Ce sont les  « fils d’Israel », selon la forme récurrente dans le Livre de l’Exode (Beney Israel) qui sont ici visés, c’est à dire cette « maison d’Israel », que Jesus désignait comme « les  brebis perdues ». auxquelles il s’adressait., dont il entendait  changer le sort. Ce sont eux qui ‘ont refusé d’entendre » et non les Juifs.

 

 

 

 

JHB  16  06 22

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Jacques Halbronn Le judaisme laïc est la voie vers une nouvelle théologie

Posté par nofim le 11 juin 2022

Jacques  Halbronn   Le judaisme laïc est la voie vers une nouvelle théologie   

 

En 1978, nous avions fondé le CERIJ (Centre d’Etude et de Recherche sur l’Identité Juive) lequel rejoindrait en 1989  la mouvance judéo-laïque avec notamment Liberté du Judaisme  et l’AJHL (Association pour un judaisme  humaniste et laïc) d’Albert Memmi. Nous avions affirmé vouloir nous émanciper des « modéles dominants » du sionisme et de la synagogue sans parvenir à établir une véritable doctrine, en raison d’une impasse qui semblait aller de soi par rapport à la théologie alors qu’il eut fallu ne pas jeter le bébé avec l’eau  du bain. De même n’avions nous pas su tirer les leçons de la Shoah  pour la connaissance  de la présence juive au monde, du fait de la carence d’une lecture verticale et non plus horizontale, comme le proposait le sionisme..

 

I L’écueil  théologique 

 

  Il nous est apparu qu’il fallait repenser l’idée de Dieu  plutôt que d’adopter une position de rejet ou d’indifférence. Pour y parvenir, il était nécessaire de bien maîtriser les axes du judaisme en vigueur et d’en élaborer une critique, non pas à la façon d’un judaisme « libéral » (MJLF) ou « réformiste », non pas en instaurant une sorte de rabbinat laïc (secular  Judaism) , comme aux Etats Unis mais en mettant en évidence certaines dérives conceptuelles. autour de l’idée même de Dieu.  

Autrement dit,  il ne s’agit pas de rejeter des notions instrumentalisées par tel ou tel mouvement mais de nous les réapproprier à partir d’une relecture des Ecritures en refusant notamment l’idée d’un Dieu universel, au sens aristotélicien  et spinozien  (Deus sive Natura). Il ne s’agissait pas de renoncer à certaines formulations sous prétextes qu’elles avaient pu être adoptées par le Christianisme comme celle de « Fils de Dieu » dont il s’agirait de repréciser le sens, par delà ce qui en est dit autour du personnage de Jésus et de la « Trinité ». Il s’agissait aussi  de prendre en compte l’Astrologie qui est une clef de la théologie juive authentique, alors que le judaisme s’en était éloigné, notamment au XIXe siècle  (cf notre ouvrage Le monde  juif   et  l’astrologie. Histoire d’un vieux Couples, Milan, Ed Arché, 1985) Autant d’obstacles épistémologiques à désamorcer. D’ailleurs, l’antisémitisme apparaissait comme un révélateur de cette nouvelle identité /conscience  juive, en ce qu’il relevait, soulignait précisément ce rôle des Juifs dans le monde moderne, notamment depuis la fin du XVe siècle.

 

 

 

 

II L’écueil  nationaliste 

 

En ce qui concerne la notion de « peuple »  juif, là encore fallait-il repenser ce qu’il convenait d’entendre par là en remettant en question le schéma classique dont s’inspira le sionisme (cf notre ouvrage Le sionisme et ses avatars au tournant du XXe siècle. ed Ramkat, 2002) La Shoah aurait du nous mettre sur la voie d’une nouvelle acception du mot peuple, plus verticale qu’horizontale, plus transnationale que nationale, plus diasporique que centrée sur Jérusalem (Sion).  Il convenait d’aborder le judaisme à partir de la modernité, à savoir  ce que l’on pouvait observer au vu de l’Histoire des derniers siècles et  non en plaquant des textes d’un autre temps, dont la corruption pouvait être signalée. D’une part, en effet, les leçons de la Shoah laquelle  avait montré que la judéité ne pouvait se réduire à quelque « confession mosaique  » ou qu’elle ne disparaissait pas du fait de quelque conversion (cf le cas des Conversos, des « nouveaux chrétiens ») et de l’autre, la contribution remarquable d’individus Juifs à la pensée contemporaine, en tous ses aspects et là encore par delà une quelconque appartenance religieuse. Se dire juif ne signifiait plus  avoir été  formaté par quelque Yeshiva. La question de l’individu  juif   interpellait et l’on découvrait que de facto l’on pouvait vivre sa judéité par son rôle social au milieu d’un monde « non juif » et même que c’était la seule façon d’exister comme juif que d’être entouré de « non Juifs ».

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

JHB  11 06 22

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Jacques Halbronn Gougenot des Mousseaux et les Juifs selon les travaux de J. Halbronn et d’Emmanuel Kreis. (1997-2017)

Posté par nofim le 8 juin 2022

Jacques  Halbronn    Gougenot des Mousseaux  et  les  Juifs selon les travaux de J. Halbronn  et d’Emmanuel Kreis. (2002-2017) 

 

Par curiosité, nous avons voulu  étudier la façon dont Emmanuel Kreis se référe (ou pas) à nos travaux autour de la question  juive et,  si l’on peut dire, nous n’avons pas été déçu sur les moeurs propres à un certain milieu  universitaire où nous avions croisé  E. Kreis, à plusieurs reprises (notamment aux réunions Politica Hermetica).

 

 

Commençons par un bref rappel  bibliographique à toutes fins utiles:

 

1991  JH  Antisémitisme  et occultisme  en France. aux XIXe et XX  siècles. Revue des Etudes juives

1997  JH  Pour une approche ésotérique de la question  juive,  site Hommes et faits.com

 

1997  J. H.     The term Protocols from  the Zionist Congresses to the Protocols  of the Wise Men of Zion and thereception of the Russian Protocols in Central  Europe before  1917, Proceedings of the twelfth Congress og Jewish Studues, Jerusalem

 

1999 JH   Le texte prophétique en France. Formation et fortune   3  tomes. 1356 p.

Thèse d’Etat Paris X  Nanterre Ouest  et Presses Universitaires du Septentrion( 2002)

 

2002 JH.  Prophetica  Judaica Beith. Le sionisme et ses avatars au tournant du XXe siècle. suivi d’un dossier de Documents  sionistes et pseudo-sionistes comportant  notamment  L’Etat  Juif  de théodore Herzl (Paris, 1896) & Divers texes relatifs aux Protocoles des Sages de Siib, Préface de Hervé Gabrion  440 pages/Ed Ramkat.   Repris en partie de la thèse d’Etat.

 2011  Géostratégie des Protocoles des Sages de Sion – Baglis TV    https://www.baglis.tv › Esprit › Esotérisme

  Table ronde de 54 minutes animée par Jacques Halbronn avec les historiens Daniel Lindenberg, Emmanuel Kreis (doctorant) et Pierre Barrucand et filmée 
2011 Emmanuel  Kreis.   Thèse en Histoire des religions et Anthropologie religieuse – Histoire des courants ésotériques dans l’Europe moderne et contemporaine. Sujet : « Quis ut Deus ? » Antijudéo-maçonnisme et occultisme en France sous la IIIe République, sous la direction de Jean-Pierre Brach à l’École pratique des hautes études, section Sciences religieuses. Jury composé de MM. Steven Englund (rapporteur), Bertrand Joly (rapporteur), Jean-Pierre Laurant, Émile Poulat, Philippe Portier. Mention Très Honorable, avec les félicitations unanimes du jury

2009

EK Les puissances de l’ombre Juifs, Jésuites, franc-maçons, réactionnaires.. la théorie du complot dans les textes. CNRS Editions  309 p.

 

 

 2017 ,  

 EK   Quis ut Deus? Antijudéomaçonnisme et occultisme en France sous la IIIe République. Paris, Belles Lettres.  760p.

 

 2017

Jacques Halbronn Les Protocoles des Sages de Sion La source oubliée de l’antitalmudisme (hébraiquetélé)

 

Nos observations/

 

  Si nous consultons les chapitres consacrés à Gougenot des Mousseaux  dans la production d’Emmanuel Kreis,(pp. 76-88 dans les Puissances de l’ombre  et  pp. 85 -101 dans Quis ut Deus?) nous remarquons que nos travaux (notamment  ceux de 2002, pp.  236-243)  ne sont jamais signalés, tant en note, qu’en bibliographie ou  dans  le riche indes des noms de personnes (p. 746 756 de Quis ut Deus?) Nous n’avons pas vérifié si Kreis avait ou nom emprunté à nos publications mais il s’agit bien là, en tout état de cause, d’une lacune remarquable et qui suscite plusieurs hypothèses, d’autant plus que Kreis avait participé avant la soutenance de sa thèse à une table ronde que nous avions réunie  animée et qui a été filmée (sur Baglis TV). Faut il y voir quelque forme de « complot »? En ce qui concerne nos apports sur la question, nous noterons  les rapports entre le texte de  Gougenot des Mousseaux et les Protocoles du Parlement de Vienne en 1909, reproduisant les Protocoles des Sages de Sion.. Kreis  écrit en 2009: « Après la Première Guerre Mondiale,  Le Juif, le judaisme et la judaisation des peuples Chrétiens acquiert une renommée internationale puisqu’il est traduit et édité par Alfred Rosenberg au moment du lancement des Protocoles des Sages de Sion en 1920″ (p. 77). Kreis semble donc ne pas avoir pris connaissance sérieusement de notre publication de 2002, laquelle reprenait des passages de notre thèse d’Etat de 1999. En fait,  c’est, faussement,  sous le nom de Gougenot des Mousseaux que la traduction allemande des Protocoles russes  sera  alors publiée dans les « Protocoles » du Parlement de Vienne(cf à propos de Chabauty  et  la chambre roumaine, E.   Kreis  Quis  ut Deus? Belles Lettres  2017, pp. 102-103).

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JHB 08 06 22

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jacques Halbronn Astrologie EXOLS Le nombre 7 dans la Bible. Les deux épouses de Jacob et les vaches de Pharaon.

Posté par nofim le 4 juin 2022

 

Jacques Halbronn Le nombre 7 dans la Bible . Les deux épouses de Jacob et les vaches de Pharaon

 

Si l’on admet que le nombre 7 renvoie nécessairement à l’Astrologie, cela devrait mettre fin à tout débat quant aux rapports entre judaisme et astrologie (cf notre ouvrage Le Monde Juif et l’astrologie, Milan, Ed Arché, 1985). On trouve ce nombre avec le Shabbat, le septiéme jour en référence avec le temps de la Création du Monde mais également avec la Shemita, qui régit la question des dettes, sur la base d’une période de 7 ans. (cf article Wikipedia). Portons notre attention en la Pentecôte (Cinquantième jour)actuellement célébrée:

wikipedia

« Dans le calendrier juif, Chavouot se déroule « sept semaines entières » ou cinquante jours jusqu’au lendemain du septième shabbat »v 1, après la fête de Pessa’h. De là, son nom de Fête des Semaines (Chavouot, en hébreu) et celui de Pentecôte (cinquantième [jour], en grec ancien) dans le judaïsme hellénistique. Cinquante jours constituent sept semaines, selon la façon de compter de la Bible, et le chiffre 7 est éminemment symbolique »

Nous sommes en présence de trois degrés: celui des 7 jours, celui des 7 semaines et celui des 7 années. Ajoutons que, dans le Livre de l’Exode, le Songe de Pharaon interprété par l’Hébreu Joseph, aligne deux phases contrastées de 7 ans, celle des vaches grasses suivies de celle des vaches maigres. La référence au 7 nous semble plus pertinente que celle au 12, liée au calendrier soli-lunaire des 12 mois, ce qui a donné les 12 tribus.

Or, cette série de deux années se trouve déjà dans le Livre de la Genése et selon nous le songe de Pharaon aurait été calqué sur les deux épouses de Jacob. Ici, le mot semaine équivaut chaque fois à 7 ans (shéva Shanim) En effet, selon nous, le Livre de l’Exode est essentiellement une oeuvre à la solde du Royaume d’Israel d’où sa mention constante des Fils d’Israel (Beney Israel) tout comme le personnage de Moise aurait été calqué sur celui de Cyrus.

 

Genése XXIX

יח וַיֶּאֱהַב יַעֲקֹב, אֶת-רָחֵל; וַיֹּאמֶר, אֶעֱבָדְךָ שֶׁבַע שָׁנִים, בְּרָחֵל בִּתְּךָ, הַקְּטַנָּה. 18 Jacob avait conçu de l’amour pour Rachel. Il dit: « Je te servirai sept ans pour Rachel, ta plus jeune fille. »
יט וַיֹּאמֶר לָבָן, טוֹב תִּתִּי אֹתָהּ לָךְ, מִתִּתִּי אֹתָהּ, לְאִישׁ אַחֵר; שְׁבָה, עִמָּדִי. 19 Laban répondit: « J’aime mieux te la donner que de la donner à un autre époux: demeure avec moi. »
כ וַיַּעֲבֹד יַעֲקֹב בְּרָחֵל, שֶׁבַע שָׁנִים; וַיִּהְיוּ בְעֵינָיו כְּיָמִים אֲחָדִים, בְּאַהֲבָתוֹ אֹתָהּ. 20 Jacob servit, pour obtenir Rachel, sept années et elles furent à ses yeux comme quelques jours, tant il l’aimait.
כא וַיֹּאמֶר יַעֲקֹב אֶל-לָבָן הָבָה אֶת-אִשְׁתִּי, כִּי מָלְאוּ יָמָי; וְאָבוֹאָה, אֵלֶיהָ. 21 Jacob dit à Laban: « Donne-moi ma femme, car mon temps est accompli et je veux m’unir à elle. »
כב וַיֶּאֱסֹף לָבָן אֶת-כָּל-אַנְשֵׁי הַמָּקוֹם, וַיַּעַשׂ מִשְׁתֶּה. 22 Laban réunit tous les habitants du lieu et donna un festin.
כג וַיְהִי בָעֶרֶב–וַיִּקַּח אֶת-לֵאָה בִתּוֹ, וַיָּבֵא אֹתָהּ אֵלָיו; וַיָּבֹא, אֵלֶיהָ. 23 Mais, le soir venu, il prit Léa sa fille et la lui amena et Jacob s’unit à elle.
כד וַיִּתֵּן לָבָן לָהּ, אֶת-זִלְפָּה שִׁפְחָתוֹ–לְלֵאָה בִתּוֹ, שִׁפְחָה. 24 Laban avait aussi donné Zilpa, son esclave, à Léa, sa fille, comme esclave.
כה וַיְהִי בַבֹּקֶר, וְהִנֵּה-הִוא לֵאָה; וַיֹּאמֶר אֶל-לָבָן, מַה-זֹּאת עָשִׂיתָ לִּי–הֲלֹא בְרָחֵל עָבַדְתִּי עִמָּךְ, וְלָמָּה רִמִּיתָנִי. 25 Or, le matin, il se trouva que c’était Léa; et il dit à Laban: « Que m’as-tu fait là! N’est ce pas pour Rachel que j’ai servi chez toi? Et pourquoi m’as-tu trompé? »
כו וַיֹּאמֶר לָבָן, לֹא-יֵעָשֶׂה כֵן בִּמְקוֹמֵנוּ–לָתֵת הַצְּעִירָה, לִפְנֵי הַבְּכִירָה. 26 Laban répondit: « Ce n’est pas l’usage, dans notre pays, de marier la cadette avant l’aînée.
כז מַלֵּא, שְׁבֻעַ זֹאת; וְנִתְּנָה לְךָ גַּם-אֶת-זֹאת, בַּעֲבֹדָה אֲשֶׁר תַּעֲבֹד עִמָּדִי, עוֹד, שֶׁבַע-שָׁנִים אֲחֵרוֹת. 27 Achève la semaine de celle ci et nous te donnerons également celle là en échange du service que tu feras encore chez moi pendant sept autres années. »
כח וַיַּעַשׂ יַעֲקֹב כֵּן, וַיְמַלֵּא שְׁבֻעַ זֹאת; וַיִּתֶּן-לוֹ אֶת-רָחֵל בִּתּוֹ, לוֹ לְאִשָּׁה. 28 Ainsi fit Jacob, il acheva la semaine de la première; puis Laban lui accorda Rachel, sa fille, pour épouse.
En effet, en astrologie EXOLS, il s’agit du cycle de Saturne découpé alternativement par les axes équinoxiaux et solsticiaux soit 28/4, et l’on observe l’analogie numérique entre Lune et Saturne, autour du 7.

 

 

JHB 04 06 22

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jacques Halbronn Théologie du Right God/ Wrong God/

Posté par nofim le 29 mai 2022

jacques  Halbronn   Théologie du Right God / Wrong God/

 

 

 

  Nous avons toujour trouvé suspecte la formule « Dieu », délivrée sans autre préision, , sans possessif, sans génitife.  Or, dans Exode III,  on peut lire des versets qui ne laissent aucun doute sur le besoin de préciser qui parle et à qui il est parlé. On est bien loin du « Dieu » tout court!

 

ו וַיֹּאמֶר, אָנֹכִי אֱלֹהֵי אָבִיךָ, אֱלֹהֵי אַבְרָהָם אֱלֹהֵי יִצְחָק, וֵאלֹהֵי יַעֲקֹב; וַיַּסְתֵּר מֹשֶׁה, פָּנָיו, כִּי יָרֵא, מֵהַבִּיט אֶל-הָאֱלֹהִים.  6 Il ajouta: « Je suis la Divinité de ton père, le Dieu d’Abraham, d’Isaac et de Jacob… » Moïse se couvrit le visage, craignant de regarder le Seigneur.
ז וַיֹּאמֶר יְהוָה, רָאֹה רָאִיתִי אֶת-עֳנִי עַמִּי אֲשֶׁר בְּמִצְרָיִם; וְאֶת-צַעֲקָתָם שָׁמַעְתִּי מִפְּנֵי נֹגְשָׂיו, כִּי יָדַעְתִּי אֶת-מַכְאֹבָיו.  7 L’Éternel poursuivit: « J’ai vu, j’ai vu l’humiliation de mon peuple qui est en Égypte; j’ai accueilli sa plainte contre ses oppresseurs, car je connais ses souffrances.
 
 
י וְעַתָּה לְכָה, וְאֶשְׁלָחֲךָ אֶל-פַּרְעֹה; וְהוֹצֵא אֶת-עַמִּי בְנֵי-יִשְׂרָאֵל, מִמִּצְרָיִם.  10 Et maintenant va, je te délègue vers Pharaon; et fais que mon peuple, les enfants d’Israël, sortent de l’Égypte. »
יא וַיֹּאמֶר מֹשֶׁה, אֶל-הָאֱלֹהִים, מִי אָנֹכִי, כִּי אֵלֵךְ אֶל-פַּרְעֹה; וְכִי אוֹצִיא אֶת-בְּנֵי יִשְׂרָאֵל, מִמִּצְרָיִם.  11 Moïse-dit au Seigneur: « Qui suis-je, pour aborder Pharaon et pour faire sortir les enfants d’Israël de l’Égypte? »
 
יג וַיֹּאמֶר מֹשֶׁה אֶל-הָאֱלֹהִים, הִנֵּה אָנֹכִי בָא אֶל-בְּנֵי יִשְׂרָאֵל, וְאָמַרְתִּי לָהֶם, אֱלֹהֵי אֲבוֹתֵיכֶם שְׁלָחַנִי אֲלֵיכֶם; וְאָמְרוּ-לִי מַה-שְּׁמוֹ, מָה אֹמַר אֲלֵהֶם.  13 Moïse dit à Dieu: « Or, je vais trouver les enfants d’Israël et je leur dirai: Le Dieu de vos pères m’envoie vers vous… S’ils me disent: Quel est son nom? que leur dirai-je? »
יד וַיֹּאמֶר אֱלֹהִים אֶל-מֹשֶׁה, אֶהְיֶה אֲשֶׁר אֶהְיֶה; וַיֹּאמֶר, כֹּה תֹאמַר לִבְנֵי יִשְׂרָאֵל, אֶהְיֶה, שְׁלָחַנִי אֲלֵיכֶם.  14 Dieu répondit à Moïse: « Je suis l’Être invariable! » Et il ajouta: « Ainsi parleras-tu aux enfants d’Israël: C’est l’Être invariable qui m’a délégué auprès de vous. »
טו וַיֹּאמֶר עוֹד אֱלֹהִים אֶל-מֹשֶׁה, כֹּה-תֹאמַר אֶל-בְּנֵי יִשְׂרָאֵל, יְהוָה אֱלֹהֵי אֲבֹתֵיכֶם אֱלֹהֵי אַבְרָהָם אֱלֹהֵי יִצְחָק וֵאלֹהֵי יַעֲקֹב, שְׁלָחַנִי אֲלֵיכֶם; זֶה-שְּׁמִי לְעֹלָם, וְזֶה זִכְרִי לְדֹר דֹּר.  15 Dieu dit encore à Moïse: « Parle ainsi aux enfants d’Israël: ‘L’Éternel, le Dieu de vos pères, le Dieu d’Abraham, d’Isaac et de Jacob, m’envoie vers vous.’ Tel est mon nom à jamais, tel sera mon attribut dans tous les âges.
 
יח וְשָׁמְעוּ, לְקֹלֶךָ; וּבָאתָ אַתָּה וְזִקְנֵי יִשְׂרָאֵל אֶל-מֶלֶךְ מִצְרַיִם, וַאֲמַרְתֶּם אֵלָיו יְהוָה אֱלֹהֵי הָעִבְרִיִּים נִקְרָה עָלֵינוּ, וְעַתָּה נֵלְכָה-נָּא דֶּרֶךְ שְׁלֹשֶׁת יָמִים בַּמִּדְבָּר, וְנִזְבְּחָה לַיהוָה אֱלֹהֵינוּ.  18 Et ils écouteront ta voix; alors tu iras, avec les anciens d’Israël, trouver le roi d’Égypte et vous lui direz: ‘L’Éternel, le Dieu des Hébreux, s’est manifesté à nous. Et maintenant nous voudrions aller à trois journées de chemin, dans le désert, sacrifier à l’Éternel, notre Dieu’

 

 

On nous objectera qu’au début du Livre de la Genése, on est dans le vague: on a en fait comme deux représentations bien différentes de Dieu au sein du Pentateuque, observation qui reléve de la critique biblique.

 

 

א בְּרֵאשִׁית, בָּרָא אֱלֹהִים, אֵת הַשָּׁמַיִם, וְאֵת הָאָרֶץ.  1 Au commencement, Dieu créa le ciel et la terre.
ב וְהָאָרֶץ, הָיְתָה תֹהוּ וָבֹהוּ, וְחֹשֶׁךְ, עַל-פְּנֵי תְהוֹם; וְרוּחַ אֱלֹהִים, מְרַחֶפֶת עַל-פְּנֵי הַמָּיִם.  2 Or la terre n’était que solitude et chaos; des ténèbres couvraient la face de l’abîme, et le souffle de Dieu planait à la surface des eaux.
ג וַיֹּאמֶר אֱלֹהִים, יְהִי אוֹר; וַיְהִי-אוֹר.  3 Dieu dit: « Que la lumière soit! » Et la lumière fut.

 Rappelons le début des Dix Commandements et il semble bien que les Chrétiens qui ne cessent d’invoquer « Dieu » ne respectent guère l’ impératif  de ne  pas le faire en vain.

2 Je suis l’Éternel, ton Dieu, qui t’ai fait sortir du pays d’Égypte, de la maison de servitude.

3 Tu n’auras pas d’autres dieux devant ma face.

7 Tu ne prendras point le nom de l’Éternel, ton Dieu, en vain; car l’Éternel ne laissera point impuni celui qui prononcera son nom en vain.

 Or, selon nous,  l’expression    »autres dieux » renvoient au Père, par opposition au Fils. En fait, la  référence à un Dieu « universel » au commencement de toute choses n’est pas compatible avec une théologie juive authentique, à la « bonne »  théologie, au sens de »right » Certes,  il n’y a pas idolatrie à invoquer un Dieu à la Spinoza (excommunié) – qui fait équivaloir  Deus sive Natura mais cela n’en est pas moins fâcheux, et marqué au coin de l’ingratitude. alors que les Juifs (Yéhoudim), étymologiquement, sont ceux qui remercient leur dieu, le « bon »  Dieu, celui de leur alliance. En ce sens, il y aurait un quiproquo théologique  en ce sens que tout indique que les Chrétiens ont le culte du Père et non du Fils . Mais selon nous Jésus ne saurait être assimilé ni au Père ni au Fils, car il n’est pas en position de Créateur, ni au premier degré ni au second degré et ses « miracles » sont d’un statut inférieur,  de troisiéme ordre. Le probléme, c’est que l’expression « Fils de Dieu » correspond précisément à la « bonne » théologie juive mais que la formule a été abandonnée car revendiquée par les Chrétiens. Rappelons que la formule « Ichtus » censée résumer la théologie chrétienne traite du Fils de Dieu.

Autrement dit, nous entendons placer le débat sur la question « Right God/Wrong God » sur le modéle Right Man/Wrong Man. Force est de constater de nos jours une sorte de consensus monothéiste selon lequel Dieu engloberait le « Père », tant chez les Musulmans que chez les Juifs en une sorte de nivellement par le haut, de surenchère bien signifiée par le Allah Akbar, Allah est « le plus grand ». Nous sommes tout à fait disposés à laisser aux Chrétiens et aux Musulmans  leur « Dieu le Père » et à nous contenter d’un « Dieu le Fils », chargé de notre microcosme, notre Terre, notre Humanité, notre soleil et ses planétes..

 

 

 

 

JHB  29 05  22

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Jacques Halbronn Psychosociologie. Leadership L’archétype « Moïse » , la solitude du chef face au peuple.

Posté par nofim le 28 mai 2022

Jacques  Halbronn  Psychosociologie. Leadership  L’archétype « Moïse » , la solitude du chef face au peuple. 

 

 

La critique des textes – textologie- ne saurait se passer de schémes , de  grilles censés sous tendre une certaine anthropologie. Cela lui permet de corriger ou/et de compléter certaines lacunes ou de signaler certaines interpolations en établissant une norme de référence. Sans disposer de tels outils, le chercheur se trouvera bien démuni (on pense à la Fourmi de la Fable) et impuissant face à la corruption des textes, des corpus.   Nous nous intéresserons ici plus spécialement à dessiner le portrait type du chef, avec ses forces et ses faiblesses.   Il est clair que le leader, paradoxalement, peut sembler devoir souffrir d’une certaine fragilité, pour des raisons en quelque sorte numériques et quantitatives puisqu’il est condamné à être minoritaire face à la masse de ceux auxquels il aura affaire.. On pourrait en ce sens parler de mystère, de miracle du chef, Certes, la vie d’un leader n’est pas une partie de plaisir et la Roche Tarpéienne est proche du Capitole. Il est dépendant du processus de cycicité, d’alternance et il entre en rivalité avec d’autres prétendants au commandement, à l’exercice du pouvoir. 

C’est sous cet angle que nous entendons traiter de la question du Messie, dans la Bible (Ancien et Nouveau Testaments) et plus généralement du Juif autour de cette formule « Nul n’est prophéte en son pays » (Evangile). Une confusion fort répandue consiste à croire que le leader a vocation à guider « son » peuple alors qu’en réalité, le leader est envoyé, délégué, vers un peuple qui n’est pas le sien, comme dans le cas de Moïse, de Cyrus ou de  Jésus.. Le cas de Cyrus, le roi de Perse, est matriciel en ce qu’il génére moins de contre sens Il est présenté comme « messie » (oint) envoyé vers les Hébreux en vue de les ramener à leur terre d’origine dont ils ont été déportés ‘(c VIe siècle avant JC) Cyrus aura, selon nous, servi de modéle pour dessiner les profils de Moïse et de Jésus; Or, la plupart du temps, on nous asséne que Moïse était un Hébreu et que Jésus s’adressa à son peuple, les juifs. Certaines interpolations et ajouts  auront d’ailleurs créé, entretenu délibérément  le doute quant à leur appartenance et à leur mission. Comme nous l’exposions plus haut,  il est nécessaire de repérer de telles additions et distorsions en se servant d’une grille de lecture fiable et viable.  Dans Le monde juif et l’astrologie ( Ed Arché 1985), nous avons montré qu’il existait un scénario de naissance tant chez Moise que chez Jésus (le berceau, la créche.

D’ailleurs, Mahomet n’est-il point appelé ‘envoyé ( rassoul) d’Allah? 

 

Exode  III  Le verbe sholeah a donné « shaliah » en hébreu, l’envoyé.

 

י וְעַתָּה לְכָה, וְאֶשְׁלָחֲךָ אֶל-פַּרְעֹה; וְהוֹצֵא אֶת-עַמִּי בְנֵי-יִשְׂרָאֵל, מִמִּצְרָיִם.  10 Et maintenant va, je te délègue (Eshlakhkha) vers Pharaon; et fais que mon peuple, les enfants d’Israël, sortent de l’Égypte. »

 

 En fait, les deux premiers chapitres du Livre de l’Exode ont été ajoutés et l’ouvrage devrait débuter au chapitre III tout comme celui de la Genése, au chapitre V d’où  ses premiers mots (Toldoth) qui rendent compte du nom du titre  grec (Septante) Genése. On notera les redondances avec le Ier Chapitre de ce Livre. « Lorsque Dieu créa Adam, il le fit à sa propre ressemblance. »(à son image)

 

א זֶה סֵפֶר, תּוֹלְדֹת אָדָם:  בְּיוֹם, בְּרֹא אֱלֹהִים אָדָם, בִּדְמוּת אֱלֹהִים, עָשָׂה אֹתוֹ.  1 Ceci est l’histoire des générations (Toldoth) d’Adam Lorsque Dieu créa  Adam, il le fit à sa propre ressemblance.

 

 Venons en à présent au personnage du Juif dont il est couramment rappelé la condition d’étranger.  Mais n’est ce pas justement le lot du chef d’être étranger au groupe auquel il a affaire,  à ses risques et périls ? Or,  le discours sioniste en vigueur ne semble pas avoir intégré une telle problématique et se lamente sur le sort des Juifs, à la merci des pogroms. Il n’arrive pas à penser valablement  la condition minoritaire du chef en appliquant aux Juifs un modéle inadéquat et inapproprié, ce qui est toujours facheux. La notion même de peuple  convient-elle en la circonstance? On peut en douter.  On pense au cas des femmes, vouées, du fait de l’exogamie à se trouver également « étrangères » au sein de la famille de leur époux.  En ce qui concerne Jésus, il est clair qu’il a été envoyé vers un une autre population que la sienne, selon le modéle que nous exposons ici.  Ceux qui usent de l’argument de la judéité de Jésus pour laisser entendre qu’il ne pouvait que s’adresser aux siens font fausse route, en jouant sur une prétendue synonymie entre maison d’Israel et maison de Juda, ce qui est une falsification caractérisée.

 

 

 

 

JHB  28 05 22

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Jacques Halbronn La mention d’Israel dans le Nouveau Testament

Posté par nofim le 26 mai 2022

Jacques Halbronn   La mention d’Israel dans le Nouveau Testament 

 

A  un lecteur s’interrogeant sur la référence spécifique à la « maison d’Israel », il est répondu par un pasteur (sur Internet):!

  »Pourquoi est-ce que Jésus dit « Je n’ai été envoyé qu’aux brebis perdues de la maison d’Israël » (Matthieu 15:24) ? Ce ne peut absolument pas être de la xénophobie, ni du nationalisme, bien sûr. Le projet est bien que toute personne de tout peuple, de toute génération soit au bénéfice de son action. »  On lui répond que Jésus était pressé par le temps mais que « comme de bien entendu », il était venu sans exclusive et sans préférence.  Nous nous portons en faux par rapport à une telle interprétation et d’abord, il nous faut préciser que la « maison d’Israel » ne désigne nullement les Juifs, comme la lecture des Livres des Prophétes (comme celui de Jérémie en son chapitre  XXXI) en témoigne sans ambiguité où l’on oppose maison d’Israel (Beyt Israel) et maison de Juda.(Beyt Yehouda)

 

כו הִנֵּה יָמִים בָּאִים, נְאֻם-יְהוָה; וְזָרַעְתִּי, אֶת-בֵּית יִשְׂרָאֵל וְאֶת-בֵּית יְהוּדָה, זֶרַע אָדָם, וְזֶרַע בְּהֵמָה.  26 Voici, des jours vont venir, dit le Seigneur, où je féconderai la maison d’Israël et la maison de Juda par une graine d’hommes et une graine d’animaux

 Passons à présent aux Actes des Apotres, second volet de la production de  Luc, le premier étant dénommé Evangile selon  Luc)

Actes 1:6 – Les apôtres sont donc réunis avec Jésus et ils lui demandent : « Seigneur, est-ce maintenant que tu vas rétablir le royaume d’Israël ? » Il importe de préciser que le royaume de Judée avait bel et bien été rétabli bien avant la venue de Jésus et le Temple de Jérusalem s’appelle Temple d’Hérode , « né à Ashkelon en 73 av. J.-C. et mort à Jéricho en av. J.-C.2 Il est roi de Judée, de 37 av. J.-C. à sa mort en av. J.-C.« (-Wikipedia) Il ne pouvait donc s’agit  du rétablissement du « royaume de Judée » mais bien de l’autre royaume, au Nord, celui dit d’Israel. Il faudrait donc lire la formule ‘ »INRI » en sa finale en I, comme désignant non pas les juifs mais les israélites, les deux populations portant un nom commençant par la même lettre, le Yod et l’on comprend mieux, dès lors, que Jésus ait insisté pour être venu  exclusivement, pour « la maison d’Israel », lui le Judéen, de la même façon que Moïse (cf Exode III) avait été envoyé -selon un texte antidaté) pour libérer les Israélites (  Bney Israel) car les Juifs ne sont pas mentionné dans le Livre de l’Exode, lequel prend modéle sur le personnage de Cyrus, le roi de Perse, lequel décréta le retour des Juifs vers leur patrie. (cf aussi Isaie ch XLV). On peut même rendre INRI  par Jésus de Nazareth, roi d’Israel, au sens du Royaume d’Israel, lequel n’est nullement assimilable à celui de Judée.

 

א כֹּה-אָמַר יְהוָה, לִמְשִׁיחוֹ לְכוֹרֶשׁ אֲשֶׁר-הֶחֱזַקְתִּי בִימִינוֹ לְרַד-לְפָנָיו גּוֹיִם, וּמָתְנֵי מְלָכִים, אֲפַתֵּחַ–לִפְתֹּחַ לְפָנָיו דְּלָתַיִם, וּשְׁעָרִים לֹא יִסָּגֵרוּ.  1 Ainsi parle l’Eternel à son Oint, à Cyrus je l’ai pris par la main pour mettre les nations à ses pieds et délier les ceintures des rois, pour ouvrir devant lui les battants et empêcher que les portes lui soient fermées :
ב אֲנִי לְפָנֶיךָ אֵלֵךְ, וַהֲדוּרִים אושר (אֲיַשֵּׁר); דַּלְתוֹת נְחוּשָׁה אֲשַׁבֵּר, וּבְרִיחֵי בַרְזֶל אֲגַדֵּעַ.  2  »Je marcherai devant toi, j’aplanirai les hauteurs, je briserai les portes d’airain et abattrai les verrous de fer.
ג וְנָתַתִּי לְךָ אוֹצְרוֹת חֹשֶׁךְ, וּמַטְמֻנֵי מִסְתָּרִים:  לְמַעַן תֵּדַע, כִּי-אֲנִי יְהוָה הַקּוֹרֵא בְשִׁמְךָ–אֱלֹהֵי יִשְׂרָאֵל.  3 Je te donnerai des trésors enfouis dans les ténèbres, des richesses cachées dans des lieux secrets, pour que tu saches que je suis l’Eternel, le Dieu d’Israël, qui t’appelle par ton nom.
ד לְמַעַן עַבְדִּי יַעֲקֹב, וְיִשְׂרָאֵל בְּחִירִי; וָאֶקְרָא לְךָ בִּשְׁמֶךָ, אֲכַנְּךָ וְלֹא יְדַעְתָּנִי.  4 C’est en faveur de mon serviteur Jacob, d’Israël mon élu, que je t’ai appelé par ton nom, que je t’ai décerné un titre, bien que tu ne me connusses pas.

 

 

 

 On voit que le Sauveur d’Israel est étranger à ce peuple et c’est donc un contre sens que de laisser entendra que Jésus s’adressait à son propre peuple. Nul n’est prophéte en son pays.. Dans Exode III; il est clair que Dieu ne dit pas « ton peuple » mais « mon peuple ».
 
Exode III Dieu à Moïse:

ט
 וְעַתָּה, הִנֵּה צַעֲקַת בְּנֵי-יִשְׂרָאֵל בָּאָה אֵלָי; וְגַם-רָאִיתִי, אֶת-הַלַּחַץ, אֲשֶׁר מִצְרַיִם, לֹחֲצִים אֹתָם. 
9 Oui, la plainte des enfants d’Israël est venue jusqu’à moi; oui, j’ai vu la tyrannie dont les Égyptiens les accablent.
י וְעַתָּה לְכָה, וְאֶשְׁלָחֲךָ אֶל-פַּרְעֹה; וְהוֹצֵא אֶת-עַמִּי בְנֵי-יִשְׂרָאֵל, מִמִּצְרָיִם.  10 Et maintenant va, je te délègue vers Pharaon; et fais que mon peuple, les enfants d’Israël, sortent de l’Égypte. »
 

 

 En conclusion, il est assez évident que Jésus entendait rétablir le Royaume, la « Maison » d’Israel et que son message, sa  Bonne Nouvelle, s’adressait à cette population opprimée et ostracisée par la maison de Judée.  C’est le premier verset du Livre de l’Exode qui induit en erreur en ce qu’il énumére les fils de Jacob,  ceux reliés à la maison de Juda comme ceux reliés à la maison d’Israel. En réalité, comme il ressort des causes du Schisme à la suite de la mort de Salomon, les « tribus » du Nord étaient un ensemble rapporté , intégré artificiellement, dans l’empire judéen tout comme ce sera le cas à l’époque moderne pour l’Algérie par rapport à la Métropole. Jésus nous apparait typiquement comme en analogie avec les  tenants de l’Algérie Française.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

JHB 26 05 22

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