Vulcainjh Le meilleur choix ésotérique. Une collection unique

Posté par nofim le 24 août 2021

 

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Le meilleur choix ésotèrique, une collection unique

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Jacques Halbronn Sur le traitement du Judenstaat de Theodor Herzl (1896)

Posté par nofim le 10 août 2021

 

 

 

Sur le traitement du  Judenstaat  de Herzl.

Par Jacques  Halbronn

 

Il y  a près de 20 ans, nous avions  publié  dans Prophetica Judaica,  des documents concernant Theodor Herzl ( ed Ramkat 2002) –Le sionisme et ses avatars au tournant du XXe siècle.  Nous nous proposons ici, avec le recul, de revisiter ce dossier notamment quant à la question de la chronologie des éditions et du titre  français.

Claude Klein écrit (L’Etat des Juifs, La Découverte,  2003, p. 7) : » La Première édition française suivit de quelques mois seulement l’édition originale. Elle parut dans la Nouvelle Revue Internationale en deux parties, la première le 31  décembre 1896, la  seconde le 15 janvier 1897. Quelques semaines plus tard, cette même traduction  paraissait en brochure séparée comme Extrait de  la Nouvelle Revue internationale. Cette première traduction à l’impression très serrée ne couvre que quarante- trois pages. Curieusemenement, aucune indications n’est fournie quant au nom du traducteur » ‘ L’édition allemande date  du   15 février 1896 : Der Judenstaat, Versuch einer Modernen Lösung der Judenfrage  soit près d’un an avant la publication du texte en français sous le titre de l’Etat Juif.

On peut se demander pourquoi Claude Klein propose une traduction française  de l’allemand alors qu’il existe une traduction française d’époque, du temps de Herzl lui-même, qu’il aura probablement supervisée , la dite traduction ayant  été reproduite dans notre édition de 2002 avec pour titre l’Etat Juif.

Le probléme, c’est que la question de la traduction se pose à deux reprises dans le titre, ce qui conduit Klein à une certaine gesticulation : « L’Etat des Juifs. Contribution à une solution moderne de la question  juif ». Donc dans un cas, on rend Judenstaat par « Etat des Juifs »  et dans l’autre « Judenfrage » par  « Question Juive ! Klein se garde bien sur la page de titre de mentionner le sous- titre  quelque peu  embarrassant. Il substitue en quelque sorte, de facto,  le sous -titre d’origine en annonçant un ‘essai sur le sionisme ». Il est vrai que l’usage même du mot « solution » est génant,(Versuch einer Modernen Lösung der Judenfrage ) puisque cela fait songer à la « solution finale » des nazis. Endlösung. D’ailleurs, Claude Klein note (p. 6) que ce titre  (Versuch einer Modernen Lösung der Judenfrage )  avait été choisi au départ  par Herzl et  restera comme sous- titre par la suite. Klein se garde bien de  noter (p. 7) sous quel titre parut la traduction française d’ailleurs validée –par erreur ? -  par Herzl lui-même  lequel demeura à Paris un certain temps.

 

 

 

 

Dans son journal, Herzl rcconnait qu’il lui aura fallu près d’un an (tout au long de 1896) pour « caser » la traduction française (L’Etat juif, suivi de Extraits du Journal, Préface de Moché Scharf,  Ed Stock, 1981,  p. 176) On peut penser que la forme « Etat Juif » posait moins  probléme que « l’Etat des Juifs » si tant est que ce point ait été même évoqué. Curieusement, la « Question des juifs »  nous apparait comme « passant » mieux que la « Question  juive »  alors que l’Etat Juif  « passerait » mieux que l’Etat des Juifs car ici « des » a la portée d’une possession, d’une appartenance.

Se pose d’ailleurs la question du sens même du mot « Etat ». On pense à Vichy avec son « Etat Français » comme on dit « République Française »  et non République des Français. Quant à Louis Philippe, il sera qualifié de « Roi des Français » et non roi de France. On connait la formule  « la France aux Français » ou encore «Algérie Française. » Selon nous la qualification de l’Etat est déterminante et n’est nullement exclusive d’une certaine diversité des populations, ce qui devient restrictif sous la forme « Etat des Juifs », c’’est à dire « pour les Juifs »  On sait d’ailleurs de quelle façons la question  est devenue cruciale ces dernières années et peu compatible  avec une ouverture. En ce sens, l’adjectif ‘Juif »  se situe plus sur un plan philosophique  alors que la forme « des Juifs »  serait plus d’ordre ethnique.( cf   Claude Raphael  Samama, Réflexions nouvelles sur des questions  juives . Du singulier à  l’universel,  Paris, ed. Maisonneuve & Larose, 2007) Ainsi, nous aurions tendance à traduire le titre  de Herzl : l’Etat Juif, essai de solution de la question des Juifs !

  1. En fait,  il convient de constater le mode de passage du français vers l’allemand et vice versal/ Pour dire « langue maternell e »  en allemand, cela devient « Muttersprache », la langue de la mère et pour dire taches solaires, cela devient en allemand Sonnenflecke/ Dans les deux cas l’adjectif  français est rendu en allemand par un nom et donc l’Etat Juit  devient en allemand « Judenstaat », l’Etat des Juifs si l’on devait traduire littéralement tout comme l’on dirait – à tort-   la langue de la mère ou les tâches du Soleil/ Tiergarten le jardin des animaux devient en français  jardin zoologique, avec la formation d’ un adjectif ais signe zodiacal.

 

JHB

06 08 21

 

 

 

Publié dans judaîsme, Juifs | Pas de Commentaire »

Jacques Halbronn : Gaffarel et Spinoza pionniers de la critique biblique

Posté par nofim le 5 août 2021

 

 

 

 

Contribution à l’histoire de la critique biblique De Gaffarel à Spinoza

 

par  Jacques  Halbronn

 

 

 

 

 

Cette étude entend compléter notre post-doctorat (2007) consacré à la naissance  de la critique nostradamique au XVIIe siècle

 

 

 

Est ce une coincidence si la traduction latine des Curiositez Inouyes  de Gaffarel (qui décédera en 1681) paraît en 1678 à Hambourg et à Amsterdam Curiositates Inauditae de Figuris Persarum talismanicis. Horoscopo Patriarchum  et Characteribus  Coelestibus Hambourg et Amsterdam (BNF) au lendemain de la parution de l’édition posthume des œuvres de Spinoza (mort en cette même année 1677)  dont le Tractatus Theologico Politicus, considéré comme une œuvre pionnière de la critique biblique ?

 

  1. On comparera des extraits des tables des matières des deux ouvrages en prenant pour base la traduction française du Tractatus  (Bib. Arsenal) parue sous le titre « La Clef du Sanctuaire » en 1678 à Leyde  (Hollande- habituée à publier en français on pense à Nostradamus dont les  quatrains  paraissent  chez le même éditeur que pour Gaffarel en latin :.Les Vrayes Centuries et Prophéties de maistre Michel Nostradamus, Amsterdam,  Jean Jansson [...], 1668, soit dix ans plus tôt.  Cette édition en langue  française-anonyme-  sous ce titre « Clef du Sanctuaire » -aura certainement rendu plus accessible la pensée de Spinoza  quasi simultanément  avec la parution en latin. :

 

 

 

 

 

Spinoza  Clef du Sanctuaire   table des  chapitres

 

I  de la prophétie  II Des  prophétes   IIIde la vocation des Hébreux & si le  don  de prophétie ne se trouvait que  parmi eux  IV De la loy divine   Les raisons pourquoy les ceremonies ont été instituées & de la foy des  histoires à scavoir en  quel sens  &  à qui elles sont  nécessaires

 

VI des miracles  VII de l’interprétation des Escritures

 

VIII Que les cinq premiers livres de la Genése n’ont pas  esté escrits par  Moyses ni ceux de  Josué, des Juges, de Rois de Samuel par ceux dont ils portent le nom

 

 

 

X  examen  du Vieux Testament

 

XII  Du  véritable original de la loy divine

 

XX Que dans une République libre   il doit estre permis d’avoir  telle opinion  que l’on  veut et mesme de la dire

 

 

 

 

 

Gaffarel  Curiositez  Inouyes  1631

 

  1. Partie   ch I   Qu’on  a    faussement imposé plusieurs  choses  auc Hébreux &  au reste des Orientaux qui ne furent  jamais

 

Sommaire :

 

  1. 1  Arguments  contre les Orientaux , sur quoy fondez

 

2 Juifs faussement accusez par Apion, Plutarque,  Strabon, etc  d’avoir adoré des asnes, des ceps de vigne & des nuées

 

3  Naissance de ces resveries. D’où  tirée

 

4 Faux, que les Syriens adoraient les poissons. Xénophon, Cicéron  etc  réfutez

 

5 Dagon  mais en forme de Triton Fable descouverte

 

6  Samaritains nullement idolastres non plus que Aaron & Jéroboam  pour avoir dressé des veaux d’or

 

7 Chérubins  non en forme de jeunes hommes contre tous les Autheurs grecs & Latin   et la plupart des Hébreux

 

8 Arguments pour l’innocence des Samaritains

 

9  Raisons  des Hébreux  &  de Caietan  touchant la figure des chérubins nulles

 

10 Faux, que les Hébreux brulassent leurs enfants à l’idole de Moloch & d’où est venue la coutume de sauter  par dessus les feux de la Saint Jean

 

seconde partie

 

Ch III

 

qu’à  tort, on a blasmé les Persans  & les curiositez de leur magie, sculpture  &  astrologie

 

1 Mauvaise coutume de blasmer les Anciens

 

Raisons  qu’on apporte contre les Persans& leur magie examinées & trouvées nulles. Erreurs ensuite  du Pseudo Bérose etc touchant Zoroastre

 

5  Erreurs (…) touchant Séraphins . Contes grotesques de Philon

 

sur ce sujet

 

7 Choses merveilleuses & admirables qui ont prédit les malheurs qu’on  a vu naistre

 

 

 

Ch IV Qu’à faute d’entendre Aristote  on a condamné la puissance des figures & conclu beaucoup de choses & contre ce Philosophe &  contre toute bonne philosophie.

 

1  Erreur que l’ignorance des langues a causé dans les lettres

 

2   non pas

 

3 !faux  qu’il faille dire

 

4  faux,  mal entendue

 

5 Sotte interprétation

 

6 Erreur que l’on commet es mots

 

7  Faux qu’on  tire d’Aristote que le feu soit humide, contre Du Villon

 

9 Fausse  interprétation

 

Ch VI

 

1  Vanité intolérable de quelques demy savants

 

7 Faux que le  veau d’or & le serpent  d’airain fussent  des talismans

 

Ch VII Que les objections qu’on fait contre les figures talismaniques n’ostent rien de leur puissance

 

sur les objections

 

6  quatriesme objection réfutée

 

7 cinquiesme objection nulle

 

8  Faux que  l’opération des talismans vienne  des  secrétes vertus de la pierre

 

9 Faux que la vertu des astres ne descende aussi  bien sur le scorpion vivant que sur son image

 

15 Objections contre les Figures par cy devant incognues & leur response.

 

 

 

Troisiesme Partie

 

Ch VIII Qu il est faux que l’Astrologie des Anciens ait donné commencement à l’Idolatrie. Sommaire

 

3 mescompte de Pline à ce sujet

 

4  astrologie  comment  bonne ou mauvaise

 

8 Raisons  qui prouvent l’innocence  de cette  curieuse antiquité

 

Quatriesme Partie Des estoilles et de tout ce qui est en l’air

 

8  contre les  rabbins

 

L’on perçoit aisément des convergences de ton entre les deux auteurs.

 

Revenons  sur l’organisation des Curiositez Inouyes. On note que la première partie est celle qui vise à démonter, à déconstruire les attaques et objections, d’où son titre « De la défence des Orientaux ». Or ce titre ne figure point au titre de l’ouvrage qui  met en avant  l’intitulé de la deuxiéme partie sans mentionner celui de la première partie. Et c’est précisément cette  première partie qui aura retenu ici notre attention et justifié le rapprochement avec le début du Traité théologico-politique de Spinoza. La deuxiéme partie, en dehors de  son premier chapitre (III  Qu’on a tort de blasmer  etc’ »), n’offre pas ce même caractère apologético-critique. Par ailleurs, la deuxième partie se termine par la formule « Concluons etc », ce qui nous améne  à penser que les troisiéme et quatriéme partie auront été rajoutées, ce qui ressort d’ailleurs de la disposition de la page de titre qui fournit les intitulés des troisiéme et quatriéme parties au lieu de les repértorier dans le corps de l’ouvrage. Dans l’édition latine de Hambourg 1678 (BNF), la disposition reste la même avec des différences typographiques marquantes  au titre de l’ensemble entre la présentation de la deuxième partie et celle des troisiéme et quatrième parties.

 

On signalera que Gaffarel recourt fréquemment à l’hébreu dans son texte et que Spinoza  est l’auteur d’une  Grammaire hébraïque – il met notamment en question la validité  de la vocalisation du texte biblique, qu’il trouve sujette à caution-

 

Spinoza, dans sa Préface au TTP, s’en prend aux superstitions et à la crainte qui les alimente. Il met l’accent sur la problématique du prophétisme.

 

On se contentera de citer les têtes  des premiers  chapitres  qui donnent une assez bonne idée de la méthode de Gaffarel,  laquelle combine  apologétique et critique : «  « Du premier chapitre  des Curiositez Inouyes  qui sert à monstre qu’on a faussement imposé plusieurs choses aux Hébreux &  au reste des Orientaux qui ne furent jamais »

 

Du second chapitre ; pour monstrer qu’on a estimé plusieurs choses ridicules & dangereuses dans les livres des Hébreux qui sont  soustenues sans blasme parles Docteurs Chrestiens

 

Du troisiesme chapitre  pour montrer qu’à tort on blasme les Persans &  les curiositez de leur Magie, Sculpture & Astrologie »

 

L’ouvrage de Gaffarel comporte en sa troisiéme partie une défense de l’astrologie  reprise dans l’édition latine de Hambourg 1678. : « Qua Orientales defenduntur ».  « Falsum astrologia veterum «  L’astrologie des Anciens,  y affirme-t-on, ne saurait se voir imputer l’idolatrie.   Sous le terme Orientales, on s’est demandé si cela ne désignait pas en particulier les Hébreux.

 

En 1637,  Gaffarel  avait publié à Paris  en italien  de  Léon de Modène (1571-1648)

 

Historia de gli riti hebraici, dove si ha’ breve e total relatione di tutta la vita, costumi, riti et osservanze de gl’Hebrei di questi tempi, di Leon Modena,…

 

accompagné d’une lettre de sa plume en latin. L’ouvrage paraitra en français en 1674  et  aura suscité l’intérêt de Richard Simon, le père de la critique biblique.  Cérémonies et coutumes qui s’observent aujourd’huy parmy les juifs, Traduites de l’Italien de Léon de Modene, Rabin de Venise. Avec un supplément touchant les sectes de Caraïtes & des Samaritains de nostre temps par Don Recared Sçimeon (Richard Simon), Paris, Chez Louis Billaine, 1674,

 

Un collectif  remarquable parut en 2014  comprenant diverses contributions : Jacques  Gaffarel  Between Magic and Science/  Edited  Hiro Hirai.  ¨Pise Rome   Fabrizio Serra  2014  /

 

Mais si la dimension apologétique est soulignée, il ne semble que la dimension critque l’ait été suffisamment, ce qui nuit à la perception d’un Gaffarel  impulsant  une démarche critique. Or,  celle-ci est intimement liée à l’apologétique dans la mesure où il convenait de discréditer toutes sortes d’arguments traités par Gaffarel de « faux », de « nuls » etc Il convient par ailleurs de préciser que les Curiositez Inouyes  ont fait l’objet d’additions à savoir Horoscope des Patriarches  et Lecture des Etoiles qui ne sont que des appendices que l’on aura fini par considérer-à tort- comme faisant partie du projet initial des Curiositez Inouyes.

 

Abordons  briévément la critique de Charles  Sorel (Sieur D. L.)  dans  Des Talismans, ou Figures faites sous certaines constellations, pour chasser les bestes nuisibles, détourner les orages, guerir les maladies, & accomplir d’autres effets merveilleux [Texte imprimé] ; Avec des observations contre le livre des curiositez inouyes de M.I. Gaffarel ; Et un traicté de l’unguent des armes ou unguent sympathetique & constellé,… : le tout tiré de la seconde partie de la Science des choses corporelles / par le sieur de l’Isle en 1636   donc avant la publication de 1637 en italien de Léon de Modéne (cf supra);   puis  en 1640 in Secrets astrologiques (…) a quoy l’on a rajouté des Observations contre le livre des  Curiositez Inouyes de M. J. Gaffarel, chez Antoine de Sommaville lequel libraire publiera en 1659  l’Astrologie  Naturelle de Blaise de Pagan.(cf nos études à la suite du reprint du Commentaire du Centilogue de Nicolas Bourdin, Paris, Trédaniel, 1993)

 

 

 

Bibliographie :  textes extraits de “Jacques Gaffarel; Between Magic  and Science” (cité plus haut):

 

Peter  Foshaw   Concealed Mysteries and Unheard of Curiosities :Jacques : Gaffarel’s Defence of Celestial Writing and divine Kabbalah.

 

S. Taussig  La réception des Curiositez  Inouies par  Gassendi  et Mersenne  L’auteur  cite à propos de Gaffarel notre  Monde Juif et l’astrologie. Milan, Arché 1985

 

Images, Talismans  and Medicine in Jacques  Gaffarels » Unheard of  Curiosities   Hiro Hirai

 

 

 

 

 

JHB

 

10 08 21.

 

 

 

 

 

 

 

Publié dans Bible, judaîsme, Juifs, POLITIQUE | Pas de Commentaire »

jacques halbronn La question du colonisé et autres thèmes compliqués

Posté par nofim le 1 août 2021

 

La question du colonisé,  et autres thèmes compliqués

par Jacques Halbronn

 

La Colonisation qu’elle soit subie ou désirée, à l’instar de l’emprunt génére des situations hybrides difficiles à gérer sociologiquement, politiquement, psychologiquement., linguistiquement. Nous aborderons le probléme dans la Bible comme au prisme de l’histoire contemporaine. Rien de nouveau sous le Soleil et il est bon de traiter de sujets récurrents et non de partir de particularités propres à une époque donnée, comme les guerres mondiales ou les pandémies.

La colonisation est donc un facteur de confusion et l’on pense à l’image de la chauve souris dans les fables de La Fontaine. Je suis oiseau, voyez mes ailes etc.

Nous avons accordé beaucoup de temps dans nos recherches à l’emprunt linguistique et notamment à l’empreinte du français sur l’anglais. Mais plus récemment nous avons voulu traiter de la situation dans l’Histoire de la « Palestine », depuis le temps de Salomon jusqu’à celui de Jésus et notamment autour du mot « Israel » qui figure dans le « credo » juif avec le ‘Ecoute (shema) Israel » Rappelons cette formule des Evangiles : Je suis venu pour les brebis perdues de la maison d’Israel, ce qui renvoie expressément, dans les Livres des Prophétes aux population du Royaume du Nord appelé Royaume d’Israel.

Selon nous, ces populations auront été colonisées par les fondateurs de la Maison de Juda siége de la royauté de David et Salomon.Et à la mort de Salomon, les dites populations demandèrent un changement du « contrat » de vassalisation. Mais ce que l’on appelle la Bible est essentiellement marqué par Israel, tant pour l’Ancien que pour le Nouveau Testament et c’est ce que les « Juifs » d’aujourd’hui ne comprennent pas, ce qui est source de bien des malentendus.

Le cas de l’Algérie illustre bien une telle problématique d’une colonisation qui crée une configuration particulière, réductible ni à l’étranger ni au colonisateur tout comme la langue anglaise n’est ni du français ni une langue « étrangère » stricto sensu. De même l’Algérien avant l’indépendance et même après, à plus d’un titre, et par delà les critères purement juridiques, linguistiques et géographique, ne serait ni vraiment français ni vraiment étranger. Dans l’Epitre aux Hébreux, dans le  Nouveau Testament, qui reprend un passage du Livre de Jérémie (ch. XXXI) autour de la question de l’Alliance  ancienne et nouvelle, l’on perçoit bien cette situation « invivable » de citoyens de seconde zone qui entretient du ressentiment de par un mélange de proximité et de différence. On est dans le « presque », dans le pas tout à fait, pas pleinement. Jésus, on l’a vu, s’était attaché au sort des descendants du Royaume d’Israel, détruit au VIIIe siècle et s’étant en partie repliés vers le Royaume du Sud.

Abordons un autre point d’ordre théologique à propos de la « divinité «  de Jésus. De quel type de dieu reléve Jésus ? Selon nous, il est le fils des créateurs de notre Terre et de notre Ciel (cf Genése I) et non du Dieu premier de l’Univers. Il se situe donc en troisiéme position, ce qui correspond au statur de Jupitérien,selon notre anthropocosmologie. Le Jupitérien est celui qui a vocation à générer du nouveau et donc à produire de l’ancien. Cette dialectique ancien -nouveau qui se retrouve avec l’Ancien et le Nouveau Testaments, l’ Ancienne et la Nouvelle Alliances, est au cœur de la démarche « jupitérienne ».

Abordons, pour terminer, un dernier point qui concerne la dialectique de l’individuel et du collectif : c’est le probléme de la poule et de l’oeuf . Est ce le collectif qui impacte l’individuel ou bien l’inverse ? Actuellement, la question se pose avec une intensité particulière dans le rapport Israel/synagogue d’une part et Diaspora et judéité de l’autre. Nous pensons que la première exprérience est individuelle (Connais-toi toi même), à tous les niveaux et qu’elle ne revêt une dimension collective que dans un second temps. Mais par un biais cognitif, le stade individuel apparaît comme telescopé par le stade collectif et par voie de conséquence, cela conduit à un certain désaroi, flottement existentiel qui se manifeste autour de la théorie du genre laquelle tend à minimiser le stade premier de la découverte de ses propres potentialités.

 

 

 

JHB

01 08 21

 

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Jacques halbronn La crise identitaire du monde contemporain. La question juive

Posté par nofim le 30 juillet 2021

La crise identitaire  du monde contemporain. La question  juive

Par  Jacques  Halbronn

 

Tout se passe de nos jours comme si l’on voulait mettre en doute tous les repéres identitaires passés, présents et à venir. On dévalue ceux d’hier et l’on ne donne pas cher de ceux de demain, ce qui fait qu’on ne sait plus qui est qui, si ce n’est au moyen de certaines étiquettes interchangeables et dont on nous souligne toute la relativité. On ne sait plus de quoi, de qui on parle et peut être ne veut-on pas le savoir.

Or, relisons le dialogue entre Dieu et Abraham à propos de Sodome, dans le Livre de la Genése. « Mais peut-être des cinquante justes en manquera-t-il cinq : feras-tu, pour cinq, périr toute la ville ? » Il répondit : « Non, si j’y trouve quarante-cinq justes. » Abraham reprit encore la parole et dit : « Peut-être n’y en aura-t-il que quarante », et il répondit : « Je ne le ferai pas à cause des quarante. »

La question que nous posons est la suivante : comment Abraham peut-il détecter les Justes ? On ne prend pas la peine de nous l’expliquer comme si leur identification  allait de soi, que l’on savait de quoi l’on parlait.  Imaginons un tel débat de nos jours : ces justes qu’il nous faut dénombrer, comment les retrouver ?

On a l’impression étrange que là où nous aurions de déterminer des critères, l’on n’en dispose guère et là où certains critères semblent pouvoir s’offrir à nous, l’on s’empresse de nous expliquer à quel point  ils sont discutables comme avec la « théorie du genre ».

La thèse que nous défendrons ici est celle d’une perte de perception. Du temps de Sodome, on savait qui était et qui n’était pas « juste ». Aujourd’hui,  on dira a posteriori qu’Un tel est un « génie ». Le génie reste une valeur plus sûre que celle de « dieu » ou de « juste ».

L’astrologie pourrait se présenter comme permettant de se repérer à partir des signes zodiacaux  et des planétes selon certaines configurations. Mais l’on sait à quel point,  elle est mise à l’écart dans tant d’enceintes et de cénacles.

On peut certes être tenté par le recours à certaines « étiquettes » de provenance, par l’appartenance d’un individu à un groupe donné. L’on a même parfois recours à des signes ostensibles que les gens adoptent ou qu’ils sont contraints d’adopter. ( port de la rouelle, de l’ étoile jaune  pour les Juifs). L’on peut évidemment  utiliser des critères juridiques, géographiques, linguistiques.

Rappelons que selon le passage de la Genése relatif au salut de Sodome, les Justes ne seraient qu’une minorité, une aiguille dans un meule de foin mais tout de même repérables justement du fait de leur rareté. Il semble, en tout état de cause, que l’on soit jugé sur ses œuvres, ses « bonnes » actions, son bilan et donc  après coup, avec du recul.

Pourtant, certaines sociétés ont montré que la « valeur n’attendait pas le nombre des années » (Cid de Corneille) et que l’on parvenait à distinguer assez tôt l’élite à venir, par un processus de sélection voire d’élection, quand on donne leur chance à de nouveaux venus.

Pour nous centrer sur la question  juive, est-il possible d’attribuer aux Juifs des aptitudes particulières propres à tous ceux qui seraient marqués par une telle origine ? Est-ce que ces aptitudes seraient liées à une certaine culture, à une certaine pratique traditionnelle apprise, acquise, reçue ou bien, au contraire, l’individu Juif  s’affirmerait-il en dehors de tout cadre « judaique » de façon innée ? Dans ce cas,  on se contenterait de noter statistiquement que la proportion de « Juifs »  au sein de l’élite, dans les domaines les plus divers,  est assez  « remarquable », ce qui déterminerait une certaine probabilité, une propension, quant à cette population, à voir apparaitre des personnalités d’exception. Autrement dit,  le fait d’apprendre que la proportion  de Juifs – forcément minoritaires- au sein d’une certaine société  forcément « non juive »- est élevée, pourrait conditionner l’image que le jeune Juif se fait de lui-même, en dehors de toute considération « religieuse ». Mais ne faut -il pas penser qu’au sein même du monde juif,  seule une minorité pourrait faire l’affaire à moins de soutenir que c’est le monde juif dans son ensemble qui constituerait un « vivier » de génies, ce qui correspondrait à une certaine idée du « peuple élu » ?  Pour notre part,  nous pensons que le type « jupitérien » tel que nous l’avons cerné, au sein d’une anthropocosmologie » correspondrait à ce personnage du « Juste » d’autant plus que le nom hébraique de la planéte Jupiter est en corrélation étymologique avec celui de Juste :  Tsadiq  et Tsédeq.

Il nous semble que le Juste a le pouvoir de renouveler les structures de façon à éviter leur sclérose, de faire bouger les lignes et c’est cela qui permettrait de le repérer, de l’identifier. Et en même temps, comment le Juste ne rencontrerait-il pas de résistance comme le fera un patient que l’on veut opérer  sans anesthésie ? On comprendrait alors que le Juste peut générer une certaine hostilité.

Nous avons proposé en vue de repérer le Jupitérien un critère cyclique, celui d’une « recharge », d’un nouvel élan, impact,  tous les 12 ans (durée du cycle de cet astre). Reste un certain nombre de points en suspens dans le rapport entre Juif-Juste-Jupiter-Génie sur lequel nous travaillons depuis plus d’un demi-siècle.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

JHB

30 07 21

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jacques Halbron L’épanouissement du monde juif. Un parcours, un quéte

Posté par nofim le 23 juillet 2021

 

 

Jacques  Halbronn

L’épanouissement du monde  juif,  Un parcours,  une  quête,

Nous disinguerons trois temps, celui du MIPEPJ, celui du CERIJ  et celui d’Hebraiquetélé.

 

I Le temps du MIPEPJ

Avant la création  du Cercle d’Etudes  et de Recherche  sur l’Identité  juive (CERIJ (cf les Cahiers du CERIJ, en ligne sur la plateforme  https://fr.scribd.com/document/425752414/Cahiers-Du-Cerij-dir-Jacques-Halbronn), en 1978,  il y avait eu la création 12 ans plus tôt du Mouvement International pour l’Epanouissement du Peuple  Juif

 

Document de base à approuver exposant les conceptions mipepjistes/

Nous soutenons trois thèses :

le génie et le non génie  constituent deux espèces différentes

Le peuple  juif  est un peuple de génies

Le  génie, le juif doivent refuser d’être exploités et s’unir

Ces thèses admises, l’épanouissement  du peuple  juif est possible

 

 

 

Israel n’est pas encore né. Israel vivra lorsque l’être juif apparaitra sans écran. Israel n’a été jusqu’alors qu’un embryon  traversant les stades inférieurs de l’évolution  juive. Je propose un combat à ceux qui se savent Juifs et pour qui Israel n’est pas autre qu’eux-mêmes, à ceux qui connaissent l’art de la guerre. Laissons nos frères sommeiller jusqu’après la bataille. Ne croyez pas, compagnons d’armes, ceux qui clament ; Israel est petit, les Juifs ne croient plus en eux-mêmes, Israel n’existe pas. Car si Israel est petit, le monde l’est encore plus car Israel encore naissant a construit l’homme et sa puissance. Car si les juifs ne croient plus en eux-même, c’est parce qu’ils se sont égarés, que le guide avait disparu. Mais irions-nous croire  ces Juifs qui n’ont pas de voix, qui anonnent ce qu’on leur a appris dans des écoles, dans des pays qui ne sont pas les écoles, les pays des Juifs ?

Car si Israel n’existe pas, si Israel n’est pas Peuple en face de toutes les peuplades interchangeables, qui nous dira pourquoi Israel ne s’est pas évanoui comme ceux qui lui contestent la vie- après avoir plongé dans le creuser où tout devient boue ?

 

Le peuple juif est un peuple de génies car les Juifs n’ont pu se stabiliser, s’assimiler dans la dispersion, ils sont restés dans une situation provisoire (…)La constitution d’un peuple de génies par le rassemblement  des génies dispersés dans le monde est impossible, utopique car seule l’histoire permet à des individus  de pouvoir  vivre paisiblement, constructivement, en communauté, pour  un but collectif.

(..) D’où est issue la  religion juivr, a-t-elle  été imposée à des individus  ne constituant rien auparavant qui fût cohérent ? On a coutume, parfois de voir dans l’acceptation de la religion  juive la naissance des juifs. Ce qui signifie qu’avant cette époque, celle de Moïse et des tables de la  Loi, les Juifs ne se distinguaient en rien des autres peuple.

La religion   n’a pas  fait le Juif, c’est le Juif qui a peu à peu forgé sa religion La religion n’a pas été conservée pour des raisons culturelles mais c’est parce qu’elle a  été conservée par nécessité intérieure du Juif que la culture juive s’est maintenue. (…)Si le peuple juif n’était qu’une création artificielle et éphémère, interchangeable et élastique, un siècle après la dispersion romaine, le peuple juif aurait rejoint les souvenirs des civilisations perdues

 

 

Le peuple de l’astrologie = peuple juif.

Démonstration non scientifique, non astrologique (l’astrologie est très limitée en Astrologie des peuples)

 

On s’efforcera d’abord de justifier le choix du peuple  jui f en tant que peuple qui mérite d’être mis à part et dont les membres possédent des facultés de création qui permettent à l’humanité de progresser/. Ensuite, l’on montrera que le peuple Juif  est en face, aujourd’hui, d’une reconsidération de ses traditions, qu’il doit prendre conscience de sa nature profonde.  Le Peuple juif est né non point de son histoire mais avant son Histoire.

 

La  situation  aujourd’hui

L’observateur qui revient d’un voyage en Israël se croit le droit d’utiliser l’expression  Juif  israélien. Cela est condamnable non en tant qu’objet d’étude  mais parce qu’il ne sait rien du Juif, de l’être juif  pas plus ,semble-t-il d’ailleurs  que de l’être non juif ou d’autres  séries d’êtres. Il y a simple manque de cohérence dans sa pensée.

Que voit l’observateur superficiel ? Des existants présentant des caractères originaux mais ni plus ni moins  originaux que les caractères nationaux de chaque Etat, des structures  agricoles,  industrielles, propres à la région. Bref cela semble comparable à celle de toute étude politico-sociale. Ainsi, l’observateur conclut que dans les cadres actuels, le Juif israélien est ceci ou cela. Aucun doute ne traverse son esprit ; il a décrit  ce qu’il a vu, ce qui était. Voilà l’existant  juif ou mieux un des existants  juifs Il ne saurait être contesté  coutumièrement  l’exactitude de la description même sous les angles les plus délicats. Toutefois, l’erreur est évidente dans le principe même du travail entrepris ; il est inadmissible de ne pas situer l’existant juif  1967 dans son évolution de même qu’il est inadmissible  de ne pas déterminer  -ou chercher à déterminer -et en cas d’échec le reconnaître – la source de cette « évolution » même. Sinon  à quoi rime  cet effort de définition que l’observateur considère comme bien innocent ?         (…) Ainsi, l’observateur  qui revient d’Israel revient avec une série d’énigmes, de questions à résoudre.(…) Ces questions sont : quel est l’être  juif, que peut-il devenir, quelle est la politique préférable pour accentuer  l’évolution de l’être puisque toute politique doit avoir cet objectif ? Le grand tort des dirigeants juifs et cela concerne donc l’ensemble de la population israélienne (..) c’est d’essayer de faire progresser des êtres qu’ils ne connaissent pas,

 

Une politique  juive

Le Peuple  juif est formé d’individus juifs alors que les autres  peuples forment  des individus par l’emprise  de leur cadre sans que ces individus  aient conservé une nature indépendante. Le Juif  conserve des capacités  créatrices disparues sous l’emprise  du Social. (…) Le Juif  est un génie en puissance . Il est doué de la faculté de dépassement (par opposition à celle d’assimilation passive) qui  évite la dégénérescence -(…) mais la question se pose de déterminer les capacités des individus non à l’ombre de critères dégénérés  et manquant l’essence de l’individu mais à l’aide de critères neufs et indépendants de la culture non juive. L’astrologie est ce moyen  parfaitement objectif. L’Astrologie plonge au fond de l’être  et en dégage sa vocation unique (..) L’Astrologie, loin de détruire la liberté et l’indépendance humaine les rend effectives alors qu’elles ne l’étaient pas en n’obligeant pas l’individu  à suivre une voie qui ne le  concerne pas en profondeur (..) Une  véritable   démocratie  est enfin possible où ceux  qui sont les plus  capables d’épanouir les autres  soient  connus et suivis en sachant  que le  cours de l’histoire est un perpétuel renouvellement (..) L’astrologie  si elle  est répandue et pratiquée par tous les  citoyens d’Israel mettra obligatoirement les  meilleurs à  sa tête (pour une période  donnée) et puisera  dans les ressources  juives enfin mises à  jour les moyens de remplir  son  destin  biblique »

 

 

 

II

Le  temps  du  CERIJ (Cercle d’Etude et de Recherche sur l’Identité  Juive)

En 1978,  nous fondions  le CERIJ avec Claude Raphael Samama (http://plus.wikimonde.com › wiki › Claude-Raphaël_Samama, voir  ses  Réflexions nouvelles sur des questions juives. (Maison-neuve et Larose, 2007,

 

La première période ne dura que 2 ans et nous relançames le CERIJ dix ans plus tard  lors de la  dynamique  propre  au  judaisme laic, représentée notamment par Albert Memmi.  Les Cahiers du CERIJ connurent également ces deux temps (.https://fr.scribd.com/document/425752414/Cahiers-Du-Cerij-dir-Jacques-Halbronn)

Revenons sur les textes fondateurs du CERIJ, que l’on comparera avec ceux du MIPEPJ, 12 ans plus tôt, donc après la Guerre  du Kippour (1973) ainsi qu’une nouvelle expérience israélienne en 1976.

 

 

Genése  du CERIJ, par Jacques Halbronn

En Juin 78, le projet de constituer une association juive axée sur les problémes d’une diaspora moderne, avait été lancé. Un texte signalait qu’il fallait « trouver  un moyen terme entre le repli sur la famille des Juifs religieux et le nationalisme en un lieu  étroit, véritable lit de Procuste- qui fait passer l’essence juive par un moule singulièrement  apauvrissant »  (…) Lors d’un entretien avec Claude Samama, en novembre 78, l’idée de retenir le principe d’un refus de cette alternative comme point de départ  d’une association  était reprise et aboutissait à l’idée de « modéles dominants ». Le CERIJ s’est constitué autour de cette problématique.

Les premières réunions du CERIH firent bientôt apparaitre la nécessité d’un autre type de clivage, celle du vécu et celle des idéologies. L’une puiserait dans la mémoire et la sensibilité de chacun, l’autre cernerait  les grands mythes qui pésent sur le judaisme moderne. En d’autres termes, à la notion de « modèle dominant » comme axe dominant (..) allait se substituer , au cours des réunions,  un autre axe, celui d’un judaisme viscéral, naturel, vivant et celui d’une confrontation avec un certain terrorisme idéologique qui serait aussi bien celui du Sioniste que celui de l’Antisémite (au sens sartrien)

Comment le principe des « modéles dominants » se fond –il dans celui  que l’on a appelé des « orientations méthodologiques » ? En ce que la dialectique religieux/sioniste  se ventile précisément  entre le Vécu- le religieux- et l’idéologique –le Sionisme. On ajoutera que le religieux  est en dialectique, lui-même, avec l’assimilation tout comme le sionisme l’est avec l’antisémitisme.

Le Juif se trouve donc bien pris entre deux déterminismes : celui qui l’accroche à son passé et où il puise partie de son identité et celui qui lui propose des représentations du futur – l’aboutissement sioniste. On dira donc que leVécu est lié (..) à un héritage et l’idéologique à une interprétation  à usage collectif de l’Histoire du Peuple Juif,  à la fin du XIXe siècle.

Il va de soi que le sionisme – tout comme l’antisémitisme – se nourrissent du vécu juif pour le lire d’une certaine manière. On ne saurait nier, en particulier,  que les facteurs religieux inspirent certaines formulations sionistes (retour à Jérusalem) ou antisémites (peuple déicide) mais il n’y a pas, au sens strict, au XXe siècle, d’idéologie religieuse en tant que telle, à part entière, puisqu’il s’agit d’une donnée culturelle extrémement riche (…) Cela dit, il est certain que l’identité juive-sujet central de la réflexion du CERIJ- se forme à partir d’un certain nombre de représentations mais aussi – pourquoi pas – de qualités intrinséques qui n’ont que peu de rapport avec les modéles politiques du sionisme et de l’antisémitisme car on s’accordera pour reconnaitre que ni l’assimilation, ni la croyance religieuse ne donnent actuellement prise à un mouvement politique qui les incarnerait en tant que telles. Assimilation et pratique ou foi religieuse restent même pour les idéologies sioniste et antisémite des questions individuelles sur lesquelles on ne cherche pas à avoir vraiment prise »

 

Problématique : que signifie être juif en 1979 ?

La question nous viendrait déjà d’un héritage depuis toujours reprise : douter, réfléchir sur soi, entreprendre la quéte  de son identité., contester l’idéologie régnante et les définitions figées , se remettre en question sans cesse semble bien être une des constantes  d’une inquiétude  spirituelle  juive  qui traverse le temps.

La question n’est donc pas nouvelle. Elle se pose néanmoins aujourd’hui  avec une acuité nouvelle. Un nombre de plus en plus  grand de juifs  ne se satisfont plus  des réponses  apportées par les institutions officielles du judaisme et se reconnaissent moins  encore  dans ce qu’on pourrait appeler les « modéles dominants » , en tout cas dans les discours qui nous environnent. (…) Ce long passé religieux nous a pourtant transmis une tradition, une culture, une histoire qui nous marquent profondément et dont il ne s’agit pas de minimiser l’importance . La  question  est justement de savoir comment intégrer cet héritage dans une culture juive  actuelle et plus vivante. Le sionisme, l’autre pôle du discours moderne de l’identité juive peut-il jouer ce rôle ? Il ne constitue pas une idéologie monolithique et ses dimensions, les courants dont il est traversé, sont multiples. (..) Mais ce qui reste incontesté, ce qui fait l’unité des sionistes et qui constitue  le sionisme en modèle dominant dans lequel un certain nombre de juifs ne se reconnaissent pas, c’est qu’il pose l’Etat d’Israel comme le seul destin historique possible.

Les Juifs qui n’adhèrent pas à ce principe fondamental  de centralité et qui ne sont plus intégrés à la comunauté religieuse se trouvent ainsi , de fait, relégués à la périphèrie fautive et honteuse du judaisme. Si ces femmes et ces hommes juifs qui ne s’y retrouvent plus s’engagent alors sur la voie d’une assimilation plus ou moins radicale,forcée ou factice, c’est bien souvent au prix du refoulement de cette dimension constitutive de leur être, ce processus entrainant des conséquences néfastes pour leur personnalité et leur existence »

Le CERIJ  se propose justement –tel fut son premier texte- de « favoriser une réflexion de groupe sur les modéles historiques et psychosociologiques qui servent de référence à la conscience et à l’identité juive : promouvoir des recherches  concernant l’évolution des modéles . (…) Pour mener à bien ces travaux (…) il  a  été envisagé de constituer dans un avenir proche des groupes d’échange sur des thèmes liés à l’existence juive en tous ses aspects culturel,  éducatif, sociologique, psychanalytique.  Deux grandes méthodologies  y seront mises en œuvre : l’une ‘exitstentielle » permettant à chacun de faire le point avec lui-même ; de  mettre en jeu un discours qui n’est plus, le plus souvent,  conscient, de confronter son identité avec celle d’autres Juifs sans partir nécessairement  du principe que tous sont d’accord sur l’essentiel, bref de faire exprimer au réel  les  conditions cachées d’un certain imaginaire mais aussi de son univers symbolique où se jouent destin  et histoire collective. L’autre « épistémologique » en quête d’une  information aussi  lucide et complète  que possible sur les modéles  prédéterminés, préétablis, qui se sont accumulés et combinés sans fin. Par delà toute dérobade dans le dialogue indispensable avec le non Juif, sans refuser de préter l’oreille au discours  antisémite, quelles que soient les formes dans lesquelles il se love ou  peur de réveiller les problémes pour peu qu’on s’y arrête.

 

 

Le CERIJ  est né d’un constat et d’une volonté . Il se voudrait ce lieu où s’expriment les individus qui ont jusqu’ici leur judaisme dans le silence d’une solitude où ; non reconnus par les leurs, ils ne sont pas forcément acceptés  par les autres. »

Bibliographie :  site  Hommes et faits . J. Halbronn » Pour une approche ésotérique de la question juive » »

 

Lors de la deuxième période du CERIJ, à partir de 1989 et son ralliement à la mouvance judéo-laique,  le CERIJ se fit connaitre avant tout par l’organisation de Colloques –« journées d’études’ – dont nous avions l’expérience, dans le champ astrologique depuis 1974. Ces Colloques du CERIJ étaient des événements de la vie du judaisme laïc comme en témoignent les Cahiers du CERIJ qui s’articulaient dessus. Cet impact du CERIJ allait trouver son point culminant lorsque le président d’une autre association, Elie Garbarz, demanda à Jacques Halbronn de devenir Secrétaire général de Liberté du Judaisme et  dans la foulée, Halbronn fera appel à son ancien professeur à l’INALCO Doris Bensimon, une vingtaine d’années auparavant qui présidera longtemps l’association.

Quand on examine la série des Cahiers ( en ligne sur SCRIBD),  on s’arrête sur le numéro du premier semestre 1994 indiquant comme directeur de publication  Jacques Halbronn  et directeur  de la rédaction Claude Raphael Samama, la revue, produite par Antonia Leibovici (AdR) étant publiée par les Editions de la Grande Conjonction dirigées par Halbronn, le siège du CERIJ se situant dans les locaux des dites Editions.  Halbronn  publiera des textes dans les Cahiers sous des pseudonyme : Sophie Escher,  Emile Carcassonne.

Il nous faut donc sensiblement relativiser le role de Claude Samama dans la dynamique du CERIJ jusqu’ici d’autant que Luc Boudal un des collaborateurs techniques des Editions de la Grande Conjonction  sera en charge de la réalisation technique jusqu’en 2002  En 2000, un Colloque interdisciplinaire sur la Dualité sera organisé qui conclura la série des Colloques organisés par Halbronn. Parmi les colloques :

1992  Quelle Unité pour la Communauté Juive de France ? »

1994 La paix des Juifs

1995  Discours identitaire et antisémitisme

1996 La condition minoritaire des Juifs

2000 Penser la  ‘Dualité »

 

Revenons sur la « plateforme du CERIJ’  figurant dans chaque numéro des Cahiers où ressort l’idée d’un judaisme à la  française comme « solution » à la sortie des « modéles dominants » de la synagogue et du sionisme. On lira à ce propos, sous la plume de Claude Samama,  les » Réflexions nouvelles sur des questions juives/ Du singulier à l’universel » (ed Maisonneuve & Larose, 2007) qui débute par une « analyse spectrale de l’identité judéo-française contemporaine » suivie par « la production intellectuelle juive français » et « Pour une laicité juive à la française », avec de nombreux textes parus dans les Cahiers du CERIJ.

 

 

 

Commentaires  sur la série des Cahiers du CERIJ (Dépôt légal, BN 8° 02F 4353

1990-1991

Double question Un paradigme « cérijien ».

1       On notera que nous pensons devoir dialoguer avec les « antisémites »

2       Le sionisme fragilise- t-il la diaspora ?

Quéte individuelle ou collective ?

 

1992-1994

Le Colloque de 1992, premier rassemblement de représentants de diverses associations juives laiques avec une présence « non juive » Trouver une représentation  juive intégrant toutes les sensibilités juives, dépassant les clivages. Savoir qu’Un tel est Juif  sans déterminer ce que cela signifie. Parler de « culture » juive. La France lieu privilégié de la présence juive ?

Le Colloque « Discours identitaire et antisémitsme (13 juin 1993) note le refus de la fuite vers le ghetto ou vers Israel.

 

 

1996-2004

Le Colloque de Juin 1996 « La condition minoritaire des Juifs » était marqué par une synergie CERIJ-LDJ Il importe de repenser les bases des différentes formes de judéités  Le sionisme de Herzl  fut applaudi par les antisémites. Si le texte français du Judenstaat parut après le texte allemand, il n’en fut pas moins probablement premier tant Herzl entendait s’adresser aux Juifs de l’Ouest avant  les juifs de l’Est non pas pour qu’ils s’expatrient mais pour qu’ils aident les juifs qui en avaient le désir ou le besoin.  Penser, donner du sens à  la dialectique Juif-non Juif et accepter la spécificité  structurelle juive, pas une religion ni un Etat comme les autres..

 

Treiziéme et dernier numéro des Cahiers du CERIJ  2005-2006   Récapitulatif des 12 numéros parus (nouvelle formule) Le site  www.cerij.org  animé par Claude Raphael Samama  ne semble plus être actif

 

La plateforme  du CERIJ reste inchangée si ce n’est qu’elle   ne mentionne plus le nom de Jacques Halbronn et de Claude Samama.  Il y a rupture/ En fait, la rencontre entre Halbronn  et Samama était basée sur un malentendu. La notion de modéle dominant pour Samama  avait en réalité perçue comme obstacle à l’intégration des Juifs dans la société française, lui qui venait d’Afrique du Nord (Sfax, en Tunisie) et qui avait vécu 14 ans sous le protectorat français – ces modéles dominants, Israel et a synagogue risquaient de détoner, de mettre en péril une assimilation en métropole, avec une approche différente des communautés. Pour Halbronn, le probléme se situait à  un autre niveau, à savoir une fausse réponse à la conscience juive. et d’ailleurs, paradoxalement,  Halbronn, de famille de souche française (Alsace, Avignon,  Rhénanie,  Pyrénéees ), avait vécu dans sa vingtaine, une expérience israélienne et hébraisante forte. (1967-1969)/ La France restait pour Samama l’horizon identitaire non pas seulement en tant que Juif mais en tant qu’issue d’une expérience migratoire  familiale. Ambiguité que nous avions relevée: l’immigration des Juifs   récemment arrivés en France tant d’Afrique du Nord que d’Europe Centrale ou de l’empire ottoman,  se référait plus à une image de la France qu’à une volonté de s’inscrire dans une histoire de la présence  juive en France, dans la logique de l’Emancipation de la fin du XVIIIe siècle, une Emancipation qui au demeurant n’était pas une immigration culturelle ou géographique  pour des populations depuis longtemps insérées dans le tissu social  français et chrétien., ce qui notamment  conduisait à vivre l’antisémitisme autrement.

 

Troisiéme Temps  Hébraiquetélé

 

Nous  avons créé en 2014  une télévision du  CERIJ  sur Internet, HEBRAIQUETELE LA CHAINE DE L’IDENTITE JUIVE …

https://hebraiquetele.blogspot.com › 2015/12 Dans ce cadre, nous avons  interviewé, à l’occasion de salons du Livre Juif  un grand nombre de personnalités dont Benjamin Duvshani.

 

En 2013, nous avions commencé à fréquenter régulièrement les synagogues « libérales » et avons amorcé une « critique biblique ».(cf sur SCRIBD notre mémoire sur la notion d’Alliance qui nous aura conduit à une remise en cause de la pratique religieuse en vigueur.  En effet, l’on ne peut s’en prendre à un modèle sans l’avoir étudié en profondeur car sans cela, le dit modèle risque fort de se perpétuer indéfiniment. De même, avons-nous revisité les conditions d’émergence du christianisme, notamment  autour du clivage entre les deux royaumes qui se firent face à la mort de Salomon, la maison d’Israel  et celle de Juda, ce qui nous a conduit à nous interroger sur la pertinence du nom d’Israel pour nommer l’Etat « juif ».

En 1966, on l’a vu, nous avions rapproché le Juif de notre description du génie et certains traits nous étaient  apparus communs à ces deux phénoménes. De fait, il nous semble heureux, méthodologiquement, de procéder par rapprochement voire par analogie plutôt que de rester polarisé sur un seul et même domaine. Traiter du génie, quelque part, était plus facile à gérer que de traiter du Juif. De même nous avons récemment proposé de rapprocher le Juif du type « jupitérien », ce qui constitue une approche ternaire ayant valeur heuristique , selon une démarche inter/trans-disciplinaire. En montrant la conflictualité entre le monde jupitérien et le monde saturnien,  nous apportions un nouvel éclairage à la problématique de l’antisémitisme.  La fonction du Jupitérien – dont le personnage de Jésus nous semblait une illustration édifiante-  a vocation  à libérer une société des « modéles » dont elle est tributaire et bien entendu, cela ne va pas sans résistance de la part des membres du groupe concerné. Bien entendu, le Jupitérien –le génie-le Juif  ne peuvent être que minoritaires  et dispersés pour mener à bien leur mission « salvatrice ». S’ils ne disparaissent pas, c’est qu’il y a là un systéme qui maintient  et perpértue cette dialectique Jupiter-Saturne, et l’on pourrait dire qu’il s’agit là d’un plan « divin «  si l’on  entend par divin non pas la Nature (Deus sive Natura) mais une Création dans la Création, le Jupitérien  introduisant un troisiéme niveau de création. Or, c’est le deuxiéme niveau qui exige de repenser la théologie car le Dieu de la Bible n’est ni l’homme comme créateur ni le premier moteur mais un état intermédiaire. Il nous aura donc fallu –comme on peut le voir, plusieurs décennies pour trouver la bonne perspective. Déjà en 1966, l’astrologie était présente dans notre discours  et nous disposions peu ou prou de toutes les pièces du puzzle sans effectuer toutes les corrélations nécessaires, du fait que cette astrologie aura dû entre- temps se transformer profondément. L’interdisciplinarité exige en effet de faire avancer les différents domaines en présence et de n’en figer aucun.

On aura compris que le rapport Juifs non Juifs est dialectique et que la notion d’intégration des Juifs au sein de quelque communauté que ce soit implique la conscience d’une certaine dualité, point qui était déjà au cœur du Colloque « Discours identitaire et antisémitisme » en 1993 (cf supra)

Il nous apparait que l’on ne peut se contenter de prendre ses distances avec tel ou tel modèle dominant mais d’en faire la critique de fond notamment en ce qui concerne la pratique synagogale avec éventuellement son renouvellement.

 

 

JHB

29 07 21

 

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jacques Halbronn Théologie. « Crées à l’image de Dieu »: une structure duelle.

Posté par nofim le 19 juillet 2021

Théologie.  « Crées à l’image de Dieu » :  une structure duelle.

Jacques  Halbronn

On connait cette formule du chapitre premier du Livre de la Genése -dont nous avons montré qu ’il commençait réllement au chapitre V  avec le « Sefer Toldoth » , le livre des  générations,  Toldoth ayant été rendu par Genése.  D’ailleurs, le chapitre V  comporte des éléments figurant déjà dans les chapitres précédents. Il y a bien là un probléme de chronologie.

La Genèse – Chapitre 5 – בְּרֵאשִׁית

א זֶה סֵפֶר, תּוֹלְדֹת אָדָם:  בְּיוֹם, בְּרֹא אֱלֹהִים אָדָם, בִּדְמוּת אֱלֹהִים, עָשָׂה אֹתוֹ. 1 Ceci est l’histoire des générations (toldoth) de l’humanité.(Adam) Lorsque Dieu créa l’être humain (Adam), il le fit à sa propre ressemblance.
ב זָכָר וּנְקֵבָה, בְּרָאָם; וַיְבָרֶךְ אֹתָם, וַיִּקְרָא אֶת-שְׁמָם אָדָם, בְּיוֹם, הִבָּרְאָם. 2 Il les créa mâle et femelle, (Zakhar  Neqéva) les bénit et les appela l’homme ‘Adam), le jour de leur création.
ג וַיְחִי אָדָם, שְׁלֹשִׁים וּמְאַת שָׁנָה, וַיּוֹלֶד בִּדְמוּתוֹ, כְּצַלְמוֹ; וַיִּקְרָא אֶת-שְׁמוֹ, שֵׁת. 3 Adam, ayant vécu cent trente ans, produisit un être à son image et selon sa forme, et lui donna pour nom Seth.
ד וַיִּהְיוּ יְמֵי-אָדָם, אַחֲרֵי הוֹלִידוֹ אֶת-שֵׁת, שְׁמֹנֶה מֵאֹת, שָׁנָה; וַיּוֹלֶד בָּנִים, וּבָנוֹת. 4 Après avoir engendré Seth, Adam vécut huit cents ans, engendrant des fils et des filles.

Il n’est d’ailleurs  pas ici question de la femme « sortie » de la cote d’Adam , ce qui prend le contre pied du chapitre II-

 

Selon nous,   en effet,  les 4 premiers chapitres auront été rajoutés en préambule et cela comporte notamment la création de la Femme aux chapitres II et III  En ce sens,  on ne saurait voir dans le chapitre I le récit de la création du couple homme – femme.

 

Genése  II

כא וַיַּפֵּל יְהוָה אֱלֹהִים תַּרְדֵּמָה עַל-הָאָדָם, וַיִּישָׁן; וַיִּקַּח, אַחַת מִצַּלְעֹתָיו, וַיִּסְגֹּר בָּשָׂר, תַּחְתֶּנָּה. 21 L’Éternel-Dieu fit peser une torpeur sur l’Homme, qui s’endormit; il prit une de ses côtes, et forma un tissu de chair à la place.
כב וַיִּבֶן יְהוָה אֱלֹהִים אֶת-הַצֵּלָע אֲשֶׁר-לָקַח מִן-הָאָדָם, לְאִשָּׁה; וַיְבִאֶהָ, אֶל-הָאָדָם. 22 L’Éternel-Dieu organisa en une femme la côte qu’il avait prise à l’homme, et il la présenta à l’homme.
כג וַיֹּאמֶר, הָאָדָם, זֹאת הַפַּעַם עֶצֶם מֵעֲצָמַי, וּבָשָׂר מִבְּשָׂרִי; לְזֹאת יִקָּרֵא אִשָּׁה, כִּי מֵאִישׁ לֻקְחָה-זֹּאת. 23 Et l’homme dit: « Celle-ci, pour le coup, est un membre extrait de mes membres et une chair de ma chair; celle-ci sera nommée Icha, parce qu’elle a été prise de Ich. »
כד עַל-כֵּן, יַעֲזָב-אִישׁ, אֶת-אָבִיו, וְאֶת-אִמּוֹ; וְדָבַק בְּאִשְׁתּוֹ, וְהָיוּ לְבָשָׂר אֶחָד. 24 C’est pourquoi l’homme abandonne son père et sa mère; il s’unit à sa femme, et ils deviennent une seule chair.
כה וַיִּהְיוּ שְׁנֵיהֶם עֲרוּמִּים, הָאָדָם וְאִשְׁתּוֹ; וְלֹא, יִתְבֹּשָׁשׁוּ. 25 Or ils étaient tous deux nus, l’homme et sa femme, et ils n’en éprouvaient point de honte.

 

 

Ce qui fait d’Adam  un être à l’image (Tselem,  Demouth) de « Dieu », c’est sa dualité décrite en  hébreu comme « Zakhar » et « Neqéva », souvent rendu en traduction par masculin  et féminin.

כו וַיֹּאמֶר אֱלֹהִים, נַעֲשֶׂה אָדָם בְּצַלְמֵנוּ כִּדְמוּתֵנוּ; וְיִרְדּוּ בִדְגַת הַיָּם וּבְעוֹף הַשָּׁמַיִם, וּבַבְּהֵמָה וּבְכָל-הָאָרֶץ, וּבְכָל-הָרֶמֶשׂ, הָרֹמֵשׂ עַל-הָאָרֶץ. 26 Dieu dit: « Faisons l’homme à notre image, à notre ressemblance, et qu’il domine sur les poissons de la mer, sur les oiseaux du ciel, sur le bétail; enfin sur toute la terre, et sur tous les êtres qui s’y meuvent. »

 

כז וַיִּבְרָא אֱלֹהִים אֶת-הָאָדָם בְּצַלְמוֹ, בְּצֶלֶם אֱלֹהִים בָּרָא אֹתוֹ:  זָכָר וּנְקֵבָה, בָּרָא אֹתָם. 27 Dieu créa l’homme à son image; c’est à l’image de Dieu qu’il le (oto) créa. Mâle (Zakhar) et femelle (Neqéva) il les (otam) créa.

 

Or Zakhar est à  rapprocher du verbe « Zakhor », se souvenir dont le terme opposé est nécessairement « oublier » selon une dialectique du souvenir et du devenir/advenir que nous retrouvons en anthropocosmologie  avec la dialectique Equinoxialité Solsticialite, le Solstice correspondant à une hypermnésie  et l’équinoxe à une amnésie, nécessaire au commencement d’un nouveau cycle

. Cela signifierait une dualité cyclique, donc diachronique et non pas comme on l’entend la plupart du temps synchronique.

On a bien affaire à un singulier « oto » mais il est suivi du pluriel « otam « / Certaines traductions  préfèrent occulter ce décalage  de façon assez cavalière. On note aussi que nous avons ici un vav renversif « Yivra » alors que le premier verset du même chapitre premier n’y recourt pas : Beréchit bara Elohim etc », ce qui  trahit le caractère hétérogéne du dit chapitre. Bien pis, dans le même verset 27, on a à la  fois  Yivra et bara !

 

כז וַיִּבְרָא אֱלֹהִים אֶת-הָאָדָם בְּצַלְמוֹ, בְּצֶלֶם אֱלֹהִים בָּרָא אֹתוֹ:  זָכָר וּנְקֵבָה, בָּרָא אֹתָם. 27 Dieu créa (Yivra) l’homme à son image; c’est à l’image de Dieu qu’il le créa. Mâle et femelle furent créés à la fois. (bara otam)

Comparons les passages des chapitre I  et V quant à la manifestation de cette dualité : dans Genése I,  la dualité  est affirmée d’entrée de jeu alors que dans Genése V, ce point n’est précisé que dans un deuxième temps/

I, 27

כז וַיִּבְרָא אֱלֹהִים אֶת-הָאָדָם בְּצַלְמוֹ, בְּצֶלֶם אֱלֹהִים בָּרָא אֹתוֹ:  זָכָר וּנְקֵבָה, בָּרָא אֹתָם. 27 Dieu créa l’homme à son image; c’est à l’image (tselem) de Dieu qu’il le (oto) créa. Mâle (Zakhar) et femelle (Neqéva) il les (otam) créa.

V

 

א זֶה סֵפֶר, תּוֹלְדֹת אָדָם:  בְּיוֹם, בְּרֹא אֱלֹהִים אָדָם, בִּדְמוּת אֱלֹהִים, עָשָׂה אֹתוֹ. 1 Ceci est l’histoire des générations (toldoth) de l’humanité.(Adam) Lorsque Dieu créa l’être humain (Adam), il le fit à sa propre ressemblance.(demouth)
ב זָכָר וּנְקֵבָה, בְּרָאָם; וַיְבָרֶךְ אֹתָם, וַיִּקְרָא אֶת-שְׁמָם אָדָם, בְּיוֹם, הִבָּרְאָם. 2 Il les créa (baram) mâle et femelle, (Zakhar  Neqéva) les bénit et les appela l’homme  (‘Adam), le jour de leur création.

 

 

 

JHB

19 07 21

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Jacques Halbronn Sur le traitement du Judenstaat de Herzl

Posté par nofim le 17 juillet 2021

 

Sur le traitement du  Judenstaat  de Herzl.

Par Jacques  Halbronn

 

Il y  a près de 20 ans, nous publions  dans Prophetica Judaica,  des documents concernant Theodor Herzl ( ed Ramkat 2002) –Le sionisme et ses avatars au tournant du XXe siècle.  Nous nous proposons ici, avec le recul, de revisiter ce dossier notamment quant à la question de la chronologie des éditions et du titre  français.

Claude Klein écrit (L’Etat des Juifs, La Découverte,  2003, p. 7) : » La Première édition française suivit de quelques mois seulement l’édition originale. Elle parut dans la Nouvelle Revue Internationale en deux parties, la première le 31  décembre 1896, la  seconde le 15 janvier 1897. Quelques semaines plus tard, cette même traduction  paraissait en brochure séparée comme Extrait de  la Nouvelle Revue internationale. Cette première traduction à l’impression très serrée ne couvre que quarante- trois pages. Curieusemenement, aucune indications n’est fournie quant au nom du traducteur » ‘ L’édition allemande date  du   15 février 1896 : Der Judenstaat, Versuch einer Modernen Lösung der Judenfrage  soit près d’un an avant la publication du texte en français sous le titre de l’Etat Juif.

On peut se demander pourquoi Claude Klein propose une traduction française  de l’allemand alors qu’il existe une traduction française d’époque, du temps de Herzl lui-même, qu’il aura probablement supervisée , la dite traduction ayant  été reproduite dans notre édition de 2002 avec pour titre l’Etat Juif.

Le probléme, c’est que la question de la traduction se pose à deux reprises dans le titre, ce qui conduit Klein à une certaine gesticulation : « L’Etat des Juifs. Contribution à une solution moderne de la question  juif ». Donc dans un cas, on rend Judenstaat par « Etat des Juifs »  et dans l’autre « Judenfrage » par  « Question Juive ! Klein se garde bien sur la page de titre de mentionner le sous- titre  quelque peu  embarrassant. Il substitue en quelque sorte, de facto,  le sous -titre d’origine en annonçant un ‘essai sur le sionisme ». Il est vrai que l’usage même du mot « solution » est génant,(Versuch einer Modernen Lösung der Judenfrage ) puisque cela fait songer à la « solution finale » des nazis. Endlösung. D’ailleurs, Claude Klein note (p. 6) que ce titre  (Versuch einer Modernen Lösung der Judenfrage )  avait été choisi au départ  par Herzl et  restera comme sous- titre par la suite. Klein se garde bien de  noter (p. 7) sous quel titre parut la traduction française d’ailleurs validée –par erreur ? –  par Herzl lui-même  lequel demeura à Paris un certain temps.

Dans son journal, Herzl rcconnait qu’il lui aura fallu près d’un an (tout au long de 1896) pour « caser » la traduction française (L’Etat juif, suivi de Extraits du Journal, Préface de Moché Scharf,  Ed Stock, 1981,  p. 176) On peut penser que la forme « Etat Juif » posait moins  probléme que « l’Etat des Juifs » si tant est que ce point ait été même évoqué. Curieusement, la « Question des juifs »  nous apparait comme « passant » mieux que la « Question  juive »  alors que l’Etat Juif  « passerait » mieux que l’Etat des Juifs car ici « des » a la portée d’une possession, d’une appartenance.

Se pose d’ailleurs la question du sens même du mot « Etat ». On pense à Vichy avec son « Etat Français » comme on dit « République Française »  et non République des Français. Quant à Louis Philippe, il sera qualifié de « Roi des Français » et non roi de France. On connait la formule  « la France aux Français » ou encore «Algérie Française. » Selon nous la qualification de l’Etat est déterminante et n’est nullement exclusive d’une certaine diversité des populations, ce qui devient restrictif sous la forme « Etat des Juifs », c’’est à dire « pour les Juifs »  On sait d’ailleurs de quelle façons la question  est devenue cruciale ces dernières années et peu compatible  avec une ouverture. En ce sens, l’adjectif ‘Juif »  se situe plus sur un plan philosophique  alors que la forme « des Juifs »  serait plus d’ordre ethnique. Ainsi, nous aurions tendance à traduire le titre  de Herzl : l’Etat Juif, essai de solution de la question des Juifs !

 

JHB

17  07 21

Publié dans judaîsme, Juifs | Pas de Commentaire »

jacques Halbronn L’épanouissement du monde juif. Un parcours, une quête. (1966-2021)

Posté par nofim le 8 juillet 2021

 

Jacques  Halbronn

L’épanouissement du monde  juif,  Un parcours,  une  quête,

Avant la création  du Cercle d’Etudes  et de Recherche  sur l’Identité  juive (CERIJ (cf les Cahiers du CERIJ, en ligne sur la plateforme  https://fr.scribd.com/document/425752414/Cahiers-Du-Cerij-dir-Jacques-Halbronn), en 1978,  il y avait eu la création 12 ans plus tôt du Mouvement International pour l’Epanouissement du Peuple  Juif

 

Document de base à approuver exposant les conceptions mipepjistes/

Nous soutenons trois thèses :

le génie et le non génie  constituent deux espèces différentes

Le peuple  juif  est un peuple de génies

Le  génie, le juif doivent refuser d’être exploités et s’unir

Ces thèses admises, l’épanouissement  du peuple  juif est possible

 

 

 

Israel n’est pas encore né. Israel vivra lorsque l’être juif apparaitra sans écran. Israel n’a été jusqu’alors qu’un embryon  traversant les stades inférieurs de l’évolution  juive. Je propose un combat à ceux qui se savent Juifs et pour qui Israel n’est pas autre qu’eux-mêmes, à ceux qui connaissent l’art de la guerre. Laissons nos frères sommeiller jusqu’après la bataille. Ne croyez pas, compagnons d’armes, ceux qui clament ; Israel est petit, les Juifs ne croient plus en eux-mêmes, Israel n’existe pas. Car si Israel est petit, le monde l’est encore plus car Israel encore naissant a construit l’homme et sa puissance. Car si les juifs ne croient plus en eux-même, c’est parce qu’ils se sont égarés, que le guide avait disparu. Mais irions-nous croire  ces Juifs qui n’ont pas de voix, qui anonnent ce qu’on leur a appris dans des écoles, dans des pays qui ne sont pas les écoles, les pays des Juifs ?

Car si Israel n’existe pas, si Israel n’est pas Peuple en face de toutes les peuplades interchangeables, qui nous dira pourquoi Israel ne s’est pas évanoui comme ceux qui lui contestent la vie- après avoir plongé dans le creuser où tout devient boue ?

 

Le peuple juif est un peuple de génies car les Juifs n’ont pu se stabiliser, s’assimiler dans la dispersion, ils sont restés dans une situation provisoire (…)La constitution d’un peuple de génies par le rassemblement  des génies dispersés dans le monde est impossible, utopique car seule l’histoire permet à des individus  de pouvoir  vivre paisiblement, constructivement, en communauté, pour  un but collectif.

(..) D’où est issue la  religion juivr, a-t-elle  été imposée à des individus  ne constituant rien auparavant qui fût cohérent ? On a coutume, parfois de voir dans l’acceptation de la religion  juive la naissance des juifs. Ce qui signifie qu’avant cette époque, celle de Moïse et des tables de la  Loi, les Juifs ne se distinguaient en rien des autres peuple.

La religion   n’a pas  fait le Juif, c’est le Juif qui a peu à peu forgé sa religion La religion n’a pas été conservée pour des raisons culturelles mais c’est parce qu’elle a  été conservée par nécessité intérieure du Juif que la culture juive s’est maintenue. (…)Si le peuple juif n’était qu’une création artificielle et éphémère, interchangeable et élastique, un siècle après la dispersion romaine, le peuple juif aurait rejoint les souvenirs des civilisations perdues

 

 

Le peuple de l’astrologie = peuple juif.

Démonstration non scientifique, non astrologique (l’astrologie est très limitée en Astrologie des peuples)

 

On s’efforcera d’abord de justifier le choix du peuple  jui f en tant que peuple qui mérite d’être mis à part et dont les membres possédent des facultés de création qui permettent à l’humanité de progresser/. Ensuite, l’on montrera que le peuple Juif  est en face, aujourd’hui, d’une reconsidération de ses traditions, qu’il doit prendre conscience de sa nature profonde.  Le Peuple juif est né non point de son histoire mais avant son Histoire.

 

La  situation  aujourd’hui

L’observateur qui revient d’un voyage en Israël se croit le droit d’utiliser l’expression  Juif  israélien. Cela est condamnable non en tant qu’objet d’étude  mais parce qu’il ne sait rien du Juif, de l’être juif  pas plus ,semble-t-il d’ailleurs  que de l’être non juif ou d’autres  séries d’êtres. Il y a simple manque de cohérence dans sa pensée.

Que voit l’observateur superficiel ? Des existants présentant des caractères originaux mais ni plus ni moins  originaux que les caractères nationaux de chaque Etat, des structures  agricoles,  industrielles, propres à la région. Bref cela semble comparable à celle de toute étude politico-sociale. Ainsi, l’observateur conclut que dans les cadres actuels, le Juif israélien est ceci ou cela. Aucun doute ne traverse son esprit ; il a décrit  ce qu’il a vu, ce qui était. Voilà l’existant  juif ou mieux un des existants  juifs Il ne saurait être contesté  coutumièrement  l’exactitude de la description même sous les angles les plus délicats. Toutefois, l’erreur est évidente dans le principe même du travail entrepris ; il est inadmissible de ne pas situer l’existant juif  1967 dans son évolution de même qu’il est inadmissible  de ne pas déterminer  -ou chercher à déterminer -et en cas d’échec le reconnaître – la source de cette « évolution » même. Sinon  à quoi rime  cet effort de définition que l’observateur considère comme bien innocent ?         (…) Ainsi, l’observateur  qui revient d’Israel revient avec une série d’énigmes, de questions à résoudre.(…) Ces questions sont : quel est l’être  juif, que peut-il devenir, quelle est la politique préférable pour accentuer  l’évolution de l’être puisque toute politique doit avoir cet objectif ? Le grand tort des dirigeants juifs et cela concerne donc l’ensemble de la population israélienne (..) c’est d’essayer de faire progresser des êtres qu’ils ne connaissent pas,

 

Une politique  juive

Le Peuple  juif est formé d’individus juifs alors que les autres  peuples forment  des individus par l’emprise  de leur cadre sans que ces individus  aient conservé une nature indépendante. Le Juif  conserve des capacités  créatrices disparues sous l’emprise  du Social. (…) Le Juif  est un génie en puissance . Il est doué de la faculté de dépassement (par opposition à celle d’assimilation passive) qui  évite la dégénérescence -(…) mais la question se pose de déterminer les capacités des individus non à l’ombre de critères dégénérés  et manquant l’essence de l’individu mais à l’aide de critères neufs et indépendants de la culture non juive. L’astrologie est ce moyen  parfaitement objectif. L’Astrologie plonge au fond de l’être  et en dégage sa vocation unique (..) L’Astrologie, loin de détruire la liberté et l’indépendance humaine les rend effectives alors qu’elles ne l’étaient pas en n’obligeant pas l’individu  à suivre une voie qui ne le  concerne pas en profondeur (..) Une  véritable   démocratie  est enfin possible où ceux  qui sont les plus  capables d’épanouir les autres  soient  connus et suivis en sachant  que le  cours de l’histoire est un perpétuel renouvellement (..) L’astrologie  si elle  est répandue et pratiquée par tous les  citoyens d’Israel mettra obligatoirement les  meilleurs à  sa tête (pour une période  donnée) et puisera  dans les ressources  juives enfin mises à  jour les moyens de remplir  son  destin  biblique »

 

 

 

DEUXIEME PARTIE  Le CERIJ (Cercle d’Etude et de Recherche sur l’Identité  Juive)

En 1978,  nous fondions  le CERIJ avec Claude Raphael Samama (http://plus.wikimonde.com › wiki › Claude-Raphaël_Samama, voir  ses  Réflexions nouvelles sur des questions juives. (Maison-neuve et Larose, 2007,

 

La première période ne dura que 2 ans et nous relançames le CERIJ dix ans plus tard  lors de  la dynamique  propre  au  judaisme laic, représentée notamment par Albert Memmi.  Les Cahiers du CERIJ connurent également ces deux temps  et  Claude Samama fut chargé  à partir de 1992  de la rédaction en chef des Cahiers dont nous étions l’éditeur et le Directeur de la publication, avec un siége social sis à dans les locaux de nos Editions de la Grande Conjonction.. (.https://fr.scribd.com/document/425752414/Cahiers-Du-Cerij-dir-Jacques-Halbronn)  Nous représentions le CERIJ au sein du Comité de Liaison des Associations Juives Laïques et en 1993,  tout en étant président du CERIJ, nous devenions à l’instigation de son président Elie  Garbartz, Secrétaire Général  de l’association Liberté du Judaisme et nous fimes appel à Doris Bensimon, en 1994, que nous avions eu comme professeur à l’ INALCO pour présider l’association.  C’est dans  le cadre  de cette relation LDJ- CERIJ que fut organisé notamment un Colloque en 1995-(cf  l’historique. http://www.liberte-du-judaisme.fr/1-notre-histoire)

Revenons sur les textes fondateurs du CERIJ, que l’on comparera avec ceux du MIPEPJ, 12 ans plus tôt, donc après la Guerre  du Kippour (1973) ainsi qu’une nouvelle expérience israélienne en 1976.

 

 

Genése  du CERIJ,

En Juin 78, le projet de constituer une association juive axée sur les problémes d’une diaspora moderne, avait été lancé. Un texte signalait qu’il fallait « trouver  un moyen terme entre le repli sur la famille des Juifs religieux et le nationalisme en un lieu  étroit, véritable lit de Procuste- qui fait passer l’essence juive par un moule singulièrement  apauvrissant »  (…) Lors d’un entretien avec Claude Samama, en novembre 78, l’idée de retenir le principe d’un refus de cette alternative comme point de départ  d’une association  était reprise et aboutissait à l’idée de « modéles dominants ». Le CERIJ s’est constitué autour de cette problématique.

Les premières réunions du CERIH firent bientôt apparaitre la nécessité d’un autre type de clivage, celle du vécu et celle des idéologies. L’une puiserait dans la mémoire et la sensibilité de chacun, l’autre cernerait  les grands mythes qui pésent sur le judaisme moderne. En d’autres termes, à la notion de « modèle dominant » comme axe dominant (..) allait se substituer , au cours des réunions,  un autre axe, celui d’un judaisme viscéral, naturel, vivant et celui d’une confrontation avec un certain terrorisme idéologique qui serait aussi bien celui du Sioniste que celui de l’Antisémite (au sens sartrien)

Comment le principe des « modéles dominants » se fond –il dans celui  que l’on a appelé des « orientations méthodologiques » ? En ce que la dialectique religieux/sioniste  se ventile précisément  entre le Vécu- le religieux- et l’idéologique –le Sionisme. On ajoutera que le religieux  est en dialectique, lui-même, avec l’assimilation tout comme le sionisme l’est avec l’antisémitisme.

Le Juif se trouve donc bien pris entre deux déterminismes : celui qui l’accroche à son passé et où il puise partie de son identité et celui qui lui propose des représentations du futur – l’aboutissement sioniste. On dira donc que leVécu est lié (..) à un héritage et l’idéologique à une interprétation  à usage collectif de l’Histoire du Peuple Juif,  à la fin du XIXe siècle.

Il va de soi que le sionisme – tout comme l’antisémitisme – se nourrissent du vécu juif pour le lire d’une certaine manière. On ne saurait nier, en particulier,  que les facteurs religieux inspirent certaines formulations sionistes (retour à Jérusalem) ou antisémites (peuple déicide) mais il n’y a pas, au sens strict, au XXe siècle, d’idéologie religieuse en tant que telle, à part entière, puisqu’il s’agit d’une donnée culturelle extrémement riche (…) Cela dit, il est certain que l’identité juive-sujet central de la réflexion du CERIJ- se forme à partir d’un certain nombre de représentations mais aussi – pourquoi pas – de qualités intrinséques qui n’ont que peu de rapport avec les modéles politiques du sionisme et de l’antisémitisme car on s’accordera pour reconnaitre que ni l’assimilation, ni la croyance religieuse ne donnent actuellement prise à un mouvement politique qui les incarnerait en tant que telles. Assimilation et pratique ou foi religieuse restent même pour les idéologies sioniste et antisémite des questions individuelles sur lesquelles on ne cherche pas à avoir vraiment prise »

 

Problématique : que signifie être juif en 1979 ?

La question nous viendrait déjà d’un héritage depuis toujours reprise : douter, réfléchir sur soi, entreprendre la quéte  de son identité., contester l’idéologie régnante et les définitions figées , se remettre en question sans cesse semble bien être une des constantes  d’une inquiétude  spirituelle  juive  qui traverse le temps.

La question n’est donc pas nouvelle. Elle se pose néanmoins aujourd’hui  avec une acuité nouvelle. Un nombre de plus en plus  grand de juifs  ne se satisfont plus  des réponses  apportées par les institutions officielles du judaisme et se reconnaissent moins  encore  dans ce qu’on pourrait appeler les « modéles dominants » , en tout cas dans les discours qui nous environnent. (…) Ce long passé religieux nous a pourtant transmis une tradition, une culture, une histoire qui nous marquent profondément et dont il ne s’agit pas de minimiser l’importance . La  question  est justement de savoir comment intégrer cet héritage dans une culture juive  actuelle et plus vivante. Le sionisme, l’autre pôle du discours moderne de l’identité juive peut-il jouer ce rôle ? Il ne constitue pas une idéologie monolithique et ses dimensions, les courants dont il est traversé, sont multiples. (..) Mais ce qui reste incontesté, ce qui fait l’unité des sionistes et qui constitue  le sionisme en modèle dominant dans lequel un certain nombre de juifs ne se reconnaissent pas, c’est qu’il pose l’Etat d’Israel comme le seul destin historique possible.

Les Juifs qui n’adhèrent pas à ce principe fondamental  de centralité et qui ne sont plus intégrés à la comunauté religieuse se trouvent ainsi , de fait, relégués à la périphèrie fautive et honteuse du judaisme. Si ces femmes et ces hommes juifs qui ne s’y retrouvent plus s’engagent alors sur la voie d’une assimilation plus ou moins radicale,forcée ou factice, c’est bien souvent au prix du refoulement de cette dimension constitutive de leur être, ce processus entrainant des conséquences néfastes pour leur personnalité et leur existence »

Le CERIJ  se propose justement –tel fut son premier texte- de « favoriser une réflexion de groupe sur les modéles historiques et psychosociologiques qui servent de référence à la conscience et à l’identité juive : promouvoir des recherches  concernant l’évolution des modéles . (…) Pour mener à bien ces travaux (…) il  a  été envisagé de constituer dans un avenir proche des groupes d’échange sur des thèmes liés à l’existence juive en tous ses aspects culturel,  éducatif, sociologique, psychanalytique.  Deux grandes méthodologies  y seront mises en œuvre : l’une ‘exitstentielle » permettant à chacun de faire le point avec lui-même ; de  mettre en jeu un discours qui n’est plus, le plus souvent,  conscient, de confronter son identité avec celle d’autres Juifs sans partir nécessairement  du principe que tous sont d’accord sur l’essentiel, bref de faire exprimer au réel  les  conditions cachées d’un certain imaginaire mais aussi de son univers symbolique où se jouent destin  et histoire collective. L’autre « épistémologique » en quête d’une  information aussi  lucide et complète  que possible sur les modéles  prédéterminés, préétablis, qui se sont accumulés et combinés sans fin. Par- delà toute dérobade dans le dialogue indispensable avec le non Juif, sans refuser de préter l’oreille au discours  antisémite, quelles que soient les formes dans lesquelles il se love ou  peur de réveiller les problémes pour peu qu’on s’y arrête.

 

 

 

Texte élaboré par  Denise  Bartfeld,  Claude Raphael Samama, Jacques  Halbronn

 

Le CERIJ  est né d’un constat et d’une volonté . Il se voudrait ce lieu où s’expriment les individus qui ont jusqu’ici leur judaisme dans le silence d’une solitude où ; non reconnus par les leurs, ils ne sont pas forcément acceptés  par les autres. » (à compléter)

 

 

 

 

Troisième temps

 

 

En 2013, nous avons commencé à fréquenter régulièrement les synagogues « libérales » et avons amorcé une « critique biblique ».(cf sur SCRIBD notre mémoire sur la notion d’Alliance qui nous aura conduit à une remise en cause de la pratique religieuse en vigueur. Rappelons que  dès 1979, nous avions obtenu un Doctorat en Etudes Orientales, à l’EPHE en Sciences des Religions, à la suite de notre diplôme aux Langues ‘O (INALCO). Nous avons également fréquenté certains milieux Chrétiens marqués par diverses  formes d’antijudaisme, notamment dans le cadre de « cafés philos » que nous avons animés et filmés  2017-2020.

En effet, l’on ne peut s’en prendre à un modèle sans l’avoir étudié en profondeur car sans cela, le dit modèle risque fort de se perpétuer indéfiniment. De même, avons-nous revisité les conditions d’émergence du christianisme, notamment  autour du clivage entre les deux royaumes qui se firent face à la mort de Salomon, la maison d’Israel  et celle de Juda, ce qui nous a conduit à nous interroger sur la pertinence du nom d’Israel pour nommer l’Etat « juif ».

En 1966, on l’a vu, nous avions rapproché le Juif de notre description du génie et certains traits nous étaient  apparus communs à ces deux phénoménes. De fait, il nous semble heureux, méthodologiquement, de procéder par rapprochement voire par analogie plutôt que de rester polarisé sur un seul et même domaine. Traiter du génie, quelque part, était plus facile à gérer que de traiter du Juif. De même nous avons récemment proposé de rapprocher le Juif du type « jupitérien », ce qui constitue une approche ternaire ayant valeur heuristique , selon une démarche inter/trans-disciplinaire. En montrant la conflictualité entre le monde jupitérien et le monde saturnien,  nous apportions un nouvel éclairage à la problématique de l’antisémitisme.  La fonction du Jupitérien – dont le personnage de Jésus nous semblait une illustration édifiante-  a vocation  à libérer une société des « modéles » dont elle est tributaire et bien entendu, cela ne va pas sans résistance de la part des membres du groupe concerné. Bien entendu, le Jupitérien –le génie-le Juif  ne peuvent être que minoritaires  et dispersés pour mener à bien leur mission « salvatrice ». S’ils ne disparaissent pas, c’est qu’il y a là un systéme qui maintient  et perpértue cette dialectique Jupiter-Saturne, et l’on pourrait dire qu’il s’agit là d’un plan « divin «  si l’on  entend par divin non pas la Nature (Deus sive Natura) mais une Création dans la Création, le Jupitérien  introduisant un troisiéme niveau de création. Or, c’est le deuxiéme niveau qui exige de repenser la théologie car le Dieu de la Bible n’est ni l’homme comme créateur ni le premier moteur mais un état intermédiaire. Il nous aura donc fallu –comme on peut le voir, plusieurs décennies pour trouver la bonne perspective. Déjà en 1966, l’astrologie était présente dans notre discours  et nous disposions peu ou prou de toutes les pièces du puzzle sans effectuer toutes les corrélations nécessaires, du fait que cette astrologie aura dû entre- temps se transformer profondément. L’interdisciplinarité exige en effet de faire avancer les différents domaines en présence et de n’en figer aucun.

 

 

JHB

12  07 21

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Jacques Halbronn La mémoire de la langue orale en hébreu et en français

Posté par nofim le 30 juin 2021

 

 

La mémoire de la langue orale  en hébreu et en français

Par  Jacques  Halbronn

 

 

Le drame de l’hébreu, c’est la perte de sa tradition orale en raison des vicissitudes de l’Histoire. Le français semble avoir été en partie épargné par une telle mésaventure du fait d’une certaine stabilité territoriale. C’est un point qui d’ailleurs aura souvent été négligé probablement parce qu’il aura semblé que la recherche d’une oralité à rétablir a longtemps du paraitre comme une gageure au même titre que la détermination d’une langue première.

Ot, nos travaux auront visé à montrer  toute l’importance de la dialectique de l’écrit et de l’oral et notamment de la conservation des codes de prononciation de telle ou telle langue. Certes, on nous enseigne la « lecture », la « prononciation » des mots mais que peut valoir une telle transmission, peut-on s’y fier ? Bien des éléments tendent à nous en  faire douter.

Dans le cas du français, il semble que l’on puisse espérer parvenir à restituer la langue « parlée » et à préciser le passage de l’écrit à l’oral, notamment à partir des emprunts de l’anglais au  français qui restituent une prononciation française  perdue en route (lost in translation). Mais l’essentiel consiste à montrer la vitalité de la tradition orale du français telle qu’elle peut s’observer et qui diffère singulièrement de l’enseignement du français  « lu » à haute voix.  Autrement dit, le français fonctionnerait « à deux vitesses », le français « lu » et le français « parlé » étant entendu que nombre de locuteurs s’expriment dans un français de « lecture », sous l’influence d’autres langues.

Quant à l’hébreu, il y a certes eu des tentatives d’apporter des « voyelles »à une transmission purement consonantique. (Massoret) puisque cette langue s’écrivait sans ces voyelles censées aider à la prononciation. Un cas remarquable est le marqueur de genre du pronom personne hébraique au masculin  et au féminin qui est inversé : Ata masculin, At féminin !  D’où d’étranges formules dont personne ne semble se soucier telle que  « Baroukh Ata », avec deux modes contradictoires !

Le charme du français tient à son rapport subtil entre l’écrit et l’oral avec un oral qui prend ses distances par rapport à l’écrit, ce que ne fait pas l’hébreu. En français, tout ce qui s’écrit ne se prononce pas pour autant, les mots ne sont pas séparés nettement les uns des autres mais au contraire fortement connectés entre eux , la phrase l’emportant sur le mot, les mots constituant une chaine, ce qui ne peut que dérouter le non initié.  Certes, l’hébreu semble avoir conservé l’idée d’un passage ésotérique entre l’écrit et l’oral, puisqu’il n’écrit pas les voyelles comme il a été dit plus haut et l’on connait la question de la (non) prononciation du tétragramme mais on n’y trouve pas de ‘liaison » au sens du français même s’il y  a le « sheva », correspondant au « e muet » du français, ce qui d’ailleurs rapproche les deux langues, puisque ce « e muet » est inconnu des autres langues latines. La sonorité du français est bien plus complexe à maitriser que celle de l’hébreu telle qu’on entend l’enseigner de nos jours.

 

JHB

30 06 21

 

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