jacques Halbronn Le syncrétisme dans la littérature astrologique, biblique, centurique, anglaise

Posté par nofim le 8 avril 2021

 

Le syncrétisme dans la littérature astrologique, biblique, centurique,  anglaise

par Jacques Halbronn

 

Si le syncrétisme en politique peut faire sens – on pense à l’édit de Nantes (1598), on pense à la diversité au sein des empires, des fédérations – d’où l’adage diviser pour régner- qu’en est-il quand il s’agit de savoirs, de doctrines, de textes, de langues etc ? Le syncrétisme est-il une synthèse, un aboutissement, une tentative de concordance , de tout englober? Il est marqué par l’emprunt et le mimétisme.

Selon nous, le rôle de l’historien vise notamment à faire apparaître un processus syncrétique au sein de toutes sortes de corpus dont nous passerons ici certains en revue en vue de faire un état des lieux au regard du syncrétisme.

A L’astrologie malade du syncrétisme ?

Que dire par exemple de la combinaison bien connue du signe et de l’ascendant :( soleil en ) Lion Ascendant Scorpion et ainsi de suite.?Il faut savoir que l’ascendant reléve du mouvement diurne et d’une approche « rotationnelle » alors que le « mouvement » du Soleil est en quelque sorte annuel  et concerne le passage du Soleil à travers les 12 signes du Zodiaque. La temporalité est complétement différente et si la connaissance du lieu et de l’heure de naissance est capitale pour la détermination de l’Ascendant, en revanche, la détermination de la position du soleil n’exige pas une telle précision.

 

B La Bible

Nous dirons que le Pentateuque, lu semaine après semaine dans les lieux de culte juifs est déjà en soi tout à fait syncrétique en ce qu’il combine ce qui reléve du Royaume du Nord, Israel et ce qui tient au Royaume du Sud, soit la Judée et Jérusalem. C’est ainsi que le récit de la Sortie d’Egypte est complétement axé sur les « enfants d’Israël », les « Beney Israel » sans parler de la profession de foi « juive » du Ecoute Israel (Shéma). De même, nous dirons que le vendredi soir est lié aux Juifs et le samedi matin aux Israélites. On notera à ce propos que Juif et Israélite sont perçus comme des synonymes sans parler du nom de l’Etat d’Israel ! Dans le Talmud (de Babylone), au traité Shabbat, on trouve le « Ein Mazal leIsrael »- Israel n’a pas de « mazal »- à propos du rapport à l’astrologie

 

C Les Centuries

 

Nous nous sommes beaucoup intéressés aux contrefaçons des éditions des Centuries « nostradamiques »  , les faussaires ayant mélangé allégrement le faux et l’authentique. Les Centuries sont divisées en deux volets, le premier à 7 centuries précédé d’une Préface à César et le second à 3 centuries, précédé d’une Epitre à Henri II.. Le premier volet paraît sous la Ligue quelque temps avant le second. Mais on admet généralement qu’il aurait existé dès 1568 une édition « complète » à 10 centuries, le premier volet ayant connu une carrière à part sous la Ligue. Selon nous , le projet centurique daterait des années 1580 et aurait été une imitation des almanachs de Nostradamus, lesquels comportaient des quatrains dont le style et les vignettes auraient été imités dans les Centuries

 

D Le couple franco-anglais.

 

Terminons avec la question de la francophonie . Quand une langue comme l’anglais a pu être marquée aussi fortement par une autre langue appartenant qui plus est à une autre famille de langues, comme c’est le cas du français, sa pratique devient assez compliquée pour ses locuteurs, constamment, de façon récurrente, confrontés à des questions de synonymie au sein d’une même chaine sémantique. Par exemple pour Life (vital, survive) ou pour End. (final, finish).

Le syncrétisme brouille les pistes, les filiations, les généalogies et génére un phénoméne de bâtardise.

En fait , le syncrétisme est axé sur le futur et rend bien difficile le retour vers les origines., il correspond à un discours de « gauche ».

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JHB

08 04 21

 

 

 

 

 

JHB

08 03 21

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Jacques Halbronn Judaisme: Culte du vendredi soir versus culte du samedi matin

Posté par nofim le 4 avril 2021

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Les différents supports Internet des publications de Jacques Halbronn depuis 1999

Posté par nofim le 23 mars 2021

 

 

 

Les différents supports Internet des publications de Jacques Halbronn depuis 1999

 

 

On trouvera nos textes -plusieurs centaines – sur les sites suivants :

 

prophéties. it

nofim.unblog.fr

maqor.unblog.fr

Ramkat.free.fr

CURA.free.fr

Hommes et faits www.hommes-et-faits.com

grande conjonction.org (suspendu pour l’instant sur OVH)

et

https://www.fichier-pdf.fr/2012/06/17/jba-mai-2012-1/jba-mai-2012.pdf

JOURNAL DE BORD D’UN ASTROLOGUE

MAI 2012

 

 

TABLE DES MATIÈRES

 

L’astrologie du temps présentLa première biographie de NostradamusDes Centuries au Splendor Solis. Exposé d’une nouvelle méthodologie bibliographiqueLa crise de notre civilisation. Manifeste pour un néolibéralismeAstrologie et science de l’ici et maintenantLes étoiles fixes royales comme structure cruciale pour l’AstrologiePhénoménologie de l’outil. L’exemple astrologiqueMaîtriser Mars et Vénus en astrologieVers une nouvelle idée de la consultation astrologiqueQuand l’astrologie abandonna les étoiles fixes….Le pari de la simplicité pour l’AstrologieDroit au but en Astrologie ! La méthode HalbronnLa dimension cyclique des modesAnnette Quintana nous écrit :La carence visuelle en AstrologieAstrologie et végétarismeVers une anthropologie sociale du FeuLa lecture, interface de la femme avec le monde masculinLe public astrologique et les classifications

 

JHB

23. 03 21

 

 

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jacques Halbronn Genése de notre alphabet « latin » actuel

Posté par nofim le 14 mars 2021

 

 

Genése de notre alphabet latin actuel

par  Jacques  Halbronn

 

Si l’on compare l’alphabet latin, l’alphabet  grec et l’alphabet hébraîque, il est possible de reconstituer  une certaine genèse de notre alphabet courant non pas tant sur la base de tel ou tel document mais par le processus même de la comparaison et de l’approche critique du document. On s »intéressera  particulièrement au sort de la lettre hébraique Tsadé, qui se situe à la fin de la colonnes des dizaines de l’alphabet hébreu  suivie des 4 dernières lettres, Qoph, Resh, Shin, Thav. Or, dans l’alphabet couramment utilisé en Occident, le tsadé, sous la forme de la lettre « Z » (prononcer Zéde) se retrouve tout à la fin et ne suit plus la lettre P comme dans l’alphabet hébreu dont il est séparé par la série QRST  qui correspond aux  quatre dernières lettres de l’alphabet hébreu, suivie de lettres voyelles (U,V, W (X),Y) Quant au X, figurant dans cette série, il se rapproche assez par sa sonorité du Tsadé. Tout se passe donc comme si on avait voulu placer le Tsadé à la fin et c’est cet état des choses qui aura été conservé dans notre ordre de l’alphabet « latin » postérieur à l’arrangement de l’alphabet hébreu à moins que tout au contraire, cela ne corresponde à un état antérieur  à ce qu’est devenu l’alphabet hébreu, l’emprunteur adoptant souvent un état qui sera dépassé lors de l’évolution de son modéle. Il apparait que l’alphabet latin est plus proche de l’hébreu que du grec du point de vue de son agencement   puisqu’il comporte la lettre Q  (QRST) qui ne figure pas dans la série commençant par la lettre Pi. On retrouve en revanche dans les trois alphabets la série KLMN, ce qui montre bien la parenté entre eux.

Selon nous, il conviendrait de replacer la lettre Z après la lettre P comme c’est le cas en hébreu. et de terminer par la lettre T, car les lettres qui suivent le T dans notre alphabet, comme on a dit, sont des voyelles qui ne sont qu’un appendice, en dehors du X..

Abordons à présent la translittération de la lettre hébraiqe  Qoph dans l’alphabet latin. Il convient de rendre le Qoph par le Q  et non , comme on l’observe trop souvent par un K en respectant l’ordre des lettres des deux alphabets.Le K correspond au  Kaf hébreu qui peut devenir un Khaf. Le Qoph précéde le Resh  tout comme Q précéde R. C’est ainsi qu’il faut écrire  Tsadiq  et non Tsadik.

 

 

 

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Jacques Halbronn Kabbale et Astrologie Tsadiq et Tsedeq

Posté par nofim le 12 mars 2021

Le  chef jupitérien  comme  Tsadiq,   « Juste » de la Bible

par  Jacques  Halbronn

 

 

 

 Le judaisme nous confirme quant à la centralité de la planète Jupiter à rétablir en astrologie.

Le  chef ne correspond-il pas au Tsadiq,, au « Juste » dont le nom est à rapprocher de Tsedeq, le nom hébraique de la planète Jupiter selon le Livre de la Formation (Sefer Yetsira) ? Rappelons aussi  le rapprochement possible  entre Yahwé  et Jove, une des formes du nom du Maitre de l’Olympe ( d’où l’adjectif   jovial)

Cela nous renvoie au dialogue biblique entre Yahwé et Abraham à propos de la destruction de Sodome  sur le nombre de Justes au sein d’une cité, à savoir, pour nous, de Jupitériens, au sens cyclique du terme.Sans jupitériens, que vaut une Cité  (cf Genése XVIII)

 

כו וַיֹּאמֶר יְהוָה, אִם-אֶמְצָא בִסְדֹם חֲמִשִּׁים צַדִּיקִם בְּתוֹךְ הָעִיר–וְנָשָׂאתִי לְכָל-הַמָּקוֹם, בַּעֲבוּרָם.

26 Le Seigneur répondit: « Si je trouve à Sodome au sein de la ville, cinquante justes -tsadiqim), je pardonnerai à toute la contrée à cause d’eux »

 

לב וַיֹּאמֶר אַל-נָא יִחַר לַאדֹנָי, וַאֲדַבְּרָה אַךְ-הַפַּעַם–אוּלַי יִמָּצְאוּן שָׁם, עֲשָׂרָה; וַיֹּאמֶר לֹא אַשְׁחִית, בַּעֲבוּר הָעֲשָׂרָה.

32 « De grâce, que mon Souverain ne s’irrite pas, je ne parlerai plus que cette fois. Peut-être s’en trouvera-t-il dix ? » Il répondit: « Je renoncerai à détruire, en faveur de ces dix. »

 

On aura compris que ce texte de la Genése comporte un enseignement majeur ; une ville qui ne serait pas dotée d’un minimum de Justes, de Tsadiqim, sous la domination de l’astre Tsedeq (qui signifie Justice) c’est à dire de Jupitériens, serait perdue, condamnée.

Le judaisme contemporain connait le personnage du tsadiq, dans le hassidisme où l’on trouve l’idée de 36 Justes (3×12) à chaque génération (cf article Wikipedia). » Selon une tradition issue du Talmud, il existerait de par le monde, à chaque génération, 36 justes. S’ils venaient à disparaître, cela entraînerait la destruction du monde. Rien ne les distingue en apparence des autres hommes et eux-mêmes ignorent souvent qu’ils en font partie, d’où l’idée qu’ils sont « cachés ». En hébreu, ils se nomment les Tsadikim Nistarim (צדיקים נסתרים), c.-à-d. les « Justes cachés », ou encore les Lamed Vav (lamed: 30 et Vav 6) Tsadikim (ל »ו צדיקים), c.-à-d. les « 36 Justes ». Cette dernière dénomination s’abrège souvent en « Lamed Vav ». Le roman d’André Schwarz-Bart, Le Dernier des Justes, se réfère à cette tradition. » (cf article Wikipedia, « tsadiq) Dans le Sefer Yetsira, l’on relie sept lettres de l’alphabet hébraique avec le septénaire astrologico-astronomique que l’on retrouve dans les jours de la semaine dans le monde latin. Comme pour le dispositif des maitrises planétaires, l’on aura perturbé le dispositif et ajoutant Saturne, passant ainsi de six à sept lettres doubles, ce qui obligeait à passer de quatre lettres mères à trois en dépit de la structure grammaticale qui ne reconnaissait que six lettres ayant une double prononciation (selon qu’il y a ou non un point, dagesh, à l’intérieur), le Resh ayant été ainsi déplacé du groupe des lettres mères à celui des lettres doubles.

Chapitre IV section 7 : Sept planètes dans l’Univers: Saturne (Shabtaï à rapprocher de Shabbat, le jour de Saturne (Saturday), Jupiter,(Tsedeq ,צדק ) Mars, (Maadim, de adom rouge) Soleil, Vénus, Mercure, Lune

C’est dire que l’astrologie a besoin de s’ouvrir à des traditions qui ne lui sont pas ou plus liées, dans le temps et dans l’espace, pour sortir de son isolement. De leur côté, les Juifs, de nos jours, ne semblent guère vouloir associer le Tsadiq avec la planète Tsedéq alias  Jupiter. Pourquoi ne pas utiliser le terme de Tsadiq pour désigne le chef digne de ce nom, plutôt que celui de Leader ou de Führer?

 

JH

12. 03 21

 

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Naissance en 1845 du père de ma grand mère maternelle à Clermont Ferrand. Il sera naturalisé en 1885

Posté par nofim le 10 mars 2021

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https://fr.scribd.com/document/425752414/Cahiers-Du-Cerij-dir-Jacques-Halbronn

Posté par nofim le 14 septembre 2019

Cahiers   du  CERIJ     1990-2006   en   ligne

 

 

CENTRE d’ETude  et  de Recherche  sur  l’IDENTIYE  JUIVE,    fondé  en    1978

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jacques Halbronn Le Livre de l’Exode commence à Genése chapitre XI

Posté par nofim le 2 février 2017

Le  Livre de l’Exode commence à Genése Chapitre XI . Les deux fils de Dieu le Père,  Yahvé et Jésus

par  Jacques  Halbronn

 

Après les 10 premiers chapitres de la Genése,  à  partir du Chapitre XI de la Genése, commence  l’alliance avec Abram (plus tard Abraham) d’un certain Yahvé dont il n’avait pas été question jusque là si l’on excepte son apparition au chapitre IV lors du meurtre d’Abel par Caïn. On trouve aussi aux chapitres II et III  une forme hybride attestée nulle part ailleurs, Yahvé Elohim.  qui semble avoir été une mauvaise lecture du Yahvé Elohénou ou Elohekha ou Eloé Abraham dans le Livre de l’Exode., ce qui donne cet étrange Yahvé Elohim. Or, le fait de préciser que ce Yahvé est le dieu d’un certain peuple n’est nullement indifférent: Yahvé notre dieu, Yahvé ton dieu, Yahvé, le dieu d’Abraham et pas simplement un Yahvé Elohim qui ne veut rien dire tel quel.

Les dix  premiers chapitres de la Genése sont une série de « toldoth », c’est à dire de généalogiques, littéralement d’enfantements (Léda) et cela commence par le sefer toldoth Adam, le livre des enfantements d’Adam, suivi par d’autres listes. La dernière généalogie   fait la jonction avec le chapitre XII, en annonçant Abram et Saraï.

Mais le changement s’opère dès le chapitrre XI, quand Yahvé intervient en remplacement d’Elohim, à propos de la Tour de Babel car il refuse l’unité de l’Humanité face à Elohim qui ne pense qu’en termes d’unité, de totalité (d’où le pluriel Elohim) et au chapitrre XII,  Yahvé chosit Abraham, le père du peuple hébreu..

C’est pourquoi nous pensons qu’à partir du chapitre XI du Livre de la Genése, nous avons affaire au premier volet du Livre de l’Exode (terme qui est emprunté à la Septante et qui désigne un départ d’une part vers le pays de Canaan et de l’autre vers l’Egypte puis un retour vers Canaan))

Deux volets donc pour le Livre de l’Exode, dont le premier aurait été intégré dans le Livre de la Genése.  Le premier volet traite des trois patriarches, Abraham, Isaac et Jacob mais aussi des 12 fils de ce dernier.

Le second volet (qui correspond au début de ce que l’on appelle généralement l’Exode, commence avec Yahvé se référant à ces patriarches dont il se déclare à Moïse  être le dieu..Rappelons que c’est déjà ce Yahvé qui figure à partir du chapitre XII et jamais Elohim, également absent de l’Exode si ce n’est sous la forme possessive que nous avons signalée, à savoir que Yahvé est le dieu de ces hommes puis de ce peuple des Bnéi Israel, des  « fils d’Israel », c’est à dire de Jacob.

Mais selon nous on ne peut séparer les premiers chapitres de la Genése de l’Evangile selon Mathieu, la preuve en étant que ce texte commence par une généalogie à l’instar des dits chapitres (jusqu’au XIe)

La thèse que nous soutenons, c’est qu’il y a rivalité entre  deux fils de Dieu, du Père et que Jésus se veut être ( ou que l’on veut qu’il soit- le frère cadet de Yahvé, lequel souhaite lui aussi faire alliance avec un peuple. En effet, si le Père fait alliance avec toute l’Humanité,  ses fils en revanche se concentrent sur une certaine portion de la dite Humanité.

Autrement dit,  l’Evangile selon Mathieu tend à se substituer au Livre de l’Exode qui traite de ce frère ainé de Jésus, auprès du Père. Si Yahvé a choisi Abram et le peuple qui en découle, Jésus aurait choisi Pierre, pour qu’il soit le départ, le fondement, d’une Eglise qui est en fait l’émergence d’un « peuple ». Sur cette pierre, je bâtirai mon église, déclare-t-il à Simon qu’il surnomme Céphas, en grec pierre.. On parlera alors d’un nouvel Israêl.

Mais force est de constater que dans le premier volet de l’Exode, tel que nous l’avons précisé, il est question de rivalité entre  frères, ce qui montre bien que la question de la rivalité entre les fils du Père est déjà mise en scène, notamment entre Jacob et Esaü mais aussi  entre les fils de  Jacob, autour notamment de Joseph sans parler de celle entre Ismaël et Isaac, les deux fils d’Abraham, de mères différentes, comme d’ailleurs les fils de Jacob.

Il  importe de bien comprendre qu’il est rare qu’un père n’ait qu’un fils, cela n’est jamais attesté  dans la Bible, à commencer par les trois fils d’Adam ou les trois fils de Noé. On ne saurait donc dire que Jésus est « le » fils du  Père, il ne saurait être que l’un de ses fils tout comme les  Hébreux sont désignés comme les Bnei Israel, les fils d’Israel (ben, fils, correspondant à l’arabe Ibn). Il y a donc déjà dans le discours chrétien  en vigueur un abus de langage: il n’y a qu’un Père mais il y a plusieurs fils et tout le Livre de la Genése dans son acception habituelle en témoigne.

On ne saurait donc supprimer les possessifs, les génitifs:  fils de qui? Quel fils?  Répondre « Le fils » au sens de fils unique n’est guère acceptable! Un Père mais des fils. Et le Père peut préférer un de ses fils à un autre, ce qui relativise la perte de l’un d’entre eux.

Tout se passe donc comme si le Livre de l’Exode que nous faisons commencer au chapitre XII de la Genése avait été, à un certain stade, carrément, mis de côté et remplacé par l’Evangile de Mathieu (voire par d’autres Evangiles) On ne reviendra pas ici sur l’ambivalence de ce Jésus qui est présenté dans les Evangiles comme Messie, c’est à dire roi  d’une part et comme Fils de Dieu de l’autre. Le chapitre I de l’Evangile de Mathieu est marqué par une telle dualité avec d’une part une généalogie royale qui va jusqu’à Joseph et de l’autre la naissance de Jésus sans l’aide du dit Joseph!

En tout état de cause, il ressort que si Juifs et Chrétiens reconnaissent le mème Dieu en tant que Père, ils suivent des « fils » différents,  respectivement Yahvé et Jésus. Malheureusement, les théologiens juifs ne semblent pas disposés à qualifier Yahve de ‘fils de Dieu », ils veulent qu’il soit le Père alors qu’il n’est que l’un des fils.  On voit donc que des deux côtés, il y a des dérives. On peut penser que le dialogue judéo-chrétien serait clarifié et assaini si les Juifs reconnaissaient en Yahvé l’un des flls de Dieu et que les Chrétiens cessaient d’affirmer que Jésus est le seul fils de Dieu, ce qui va à l’encontre de toute la problématique des fratries récurrente tout au long du Live de la Genése, dans l’acception classique du terme!

 

 

 

 

 

 

JHB

15. 02 17

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jacques Halbronn Le Livre de l’Exode,émanation du Royaume d’Israel contre celui de Judah

Posté par nofim le 13 décembre 2016

Le Livre de l’Exode  émanation du Royaume d’Israël contre celui de Judah?

par  Jacques  Halbronn

 

Au Livre de l’Exode quand l’Eternel -qu’on le nomme comme on voudra importe peu ici- s’adresse à Moïse, il se présente comme le dieu d’Abraham,  d’Isaac et de Jacob, oubliant en quelque sorte la génération suivante, à savoir celle des fils de Jacob, qui constituent -excusez du peu- le fondement des douze tribus d’Israël. A quoi tient une telle omission dont apparemment les Juifs, de nos jours, ne semblent guère s’offusquer?

L’histoire de Tamar est assez complexe et c’est par la ruse qu’elle obtiendra de Judah qu’il lui « fasse » un enfant (en fait ce seront des jumeaux comme dans le cas des enfants d’Isaac) . En effet Judah était son beau père, dont elle avait épousé précedemment deux fils.  On sait que Rébecca avait été complice de la ruse qui permit à Jacob d’obtenir la bénédiction d’Isaac. On notera que Judah avait eu deux fils avant  de concevoir avec Tamar mais que ce sont les enfants de Tamar qui seront pris en compte dans la généalogie « royale » de l’Evangile de Mathieu.

Nous signalerons aussi le paralléle entre la naissance d’Isaac et celle de Jésus, avec dans les deux cas un sacrifice. (Ismael, fils d »‘Agar, s’étant substituée à Sarah auprès d’Abraham,  étant préféré dans la tradition coranique à) Isaac). On connait aussi les ruses qui firent de Léa  la première femme de Jacob qui entendait épouser Rachel.

Pourtant le personnage de Juda est bel  et bien central, il a donné son nom à la Judée et donc aux Juifs (en hébreu Yehoudi) et  Jérusalem fut la capitale de cette région liée  à la tribu de Juda.

Etrangement,  lorsque Dieu répond qu’il est « celui qui est », (quelle que soit ici la traduction), cela donne un « tétragramme » Ioud Hé Vav Hé où l’on retrouve en partie les lettres qui composent le nom de Juda, si ce n’est qu’il y manque le Daleth. Or, le tétragramme tel qu’on le connait est  bancal puisqu’il comporte deux fois la lettre Hé et donc seulement trois lettres différentes et non quatre.

On notera que le tétramorphe (cf Le Livre d’Ezéchiel) comporte bien 4 « personnages  » distincts et pas de doublon l’homme, le  boeuf, le lion et l’aigle. On note aussi toute l’importance du 4 dans le découpage du mois, lequel comporte grosso modo, 4 semaines.(en rapport avec les phases de la Lune), et le découpage en 4 est aussi celui de l’année et des 4 saisons. Nous avons montré dans une précédente étude que le Daleth faisait partie intégrante du tétragramme, ce que l’on retrouve dans le Deus latin, à l’origine de notre « Dieu ». Cela correspond à une racine qui signifie  remercier, louer (d’où le « toda » , merci en hébreu moderne).

Genése: XXIX   Léa: « Cette  fois  je vais  chanter la louange du Seigneur. C’est pourquoi elle donne à son fils le nom de Juda. Ensuite, elle cesse d »avoir des enfants’

Le cas de Rachel est intéressant en ce qu’il semble calqué sur l’histoire de Sarah. D’abord, elle ne peut donner de fils à Jacob  qu’en recourant à une servante et ensuite elle pourra enfanter directement (Genése XXX 22) :  Alors Dieu se souvint de Rachel. Il entend  sa prière et la rend capable d’enfanter (…)Elle done à son fils le nom de Joseph en disant:  Que le seigneur me donne un autre fils »   En effet, le nom de Joseph témoigne de l’attente d’un autre fils,  puisque la racine du nom signifie  ajout. Nous avons affaire à d’étranges naissances: tantot,  l’enfant nait d’un père qui se substitue au vrai père (naissance de Jésus)  et tantôt l’enfant nait d’une mère qui se subestitue à la vraie mère (quand une esclave prend la place de la mère stérile).

 

Revenons donc à cette question: pourquoi Dieu  ne se référe-t-il qu’à 3 patriarches et non à 4?. La tradition véhiculée par les Evangiles  met en évidence une telle carence.

Mathieu I, 1-17

Abraham  est le père d’Isaac, Isaac est le père  de Jacob,  Jacob est le père de Juda, Juda est le père de  Pérés et de Zéra, leur mère est Tamar etc. » et cette liste se termine ainsi : »  Jacob est le père de Joseph , Joseph a pris Marie  pour femme et Marie est le père  de Jésus qu’on appelle Christ ».  Un certain mystère régne sur l’identité du père de Jésus comme d’ailleurs sur celle du père d’Isaac dont certains commentateurs laissent entendre que ce dernier pourrait avoir eu pur père Abimelekh, à l’époque ou Abraham avait préféré présenter Sarah non comme son épouse mais comme sa soeur, lors de son séjour en Egypte.

En ce qui concerne Juda, Genése ch 49  nous dit : »

Jacob bénit ses fils :  » Juda, tes frères  chanteront ta louange (..) tes frères  se mettront à  genoux  devant toi, Juda mon fils (…) Le pouvoir  royal  restera  dans la famille  de Juda. Le bâton  des  chefs restera  dans la main  de ceux qui naitront de lui.  »

Ce passa  ge n’est pas sans faire penser au songe de Joseph ‘cf  Genèse  XXXVII) , versets  7 et seq) où l’on voit ses frères se prosterner devant lui.(les gerbes, et les étoiles). Il y a là comme une dissonance entre deux versions. On notera qu’il n’y aura pas de tribu de Joseph mais les demi- tribus de ses fils, Ephraim et Manassé.

..Comment donc  expliquer cet « omission » de Judah dans le Livre de l’Exode et ce tétragramme lui même quelque peu malmené (Genése  ch. III,   16  et  VI, 2)?

Nous remarquons que dans le Livre de l’Exode, c’est le nom d’Israël qui est récurrent:  « Va rassembler les anciens  d’Israël et dis leur  L’Eternel Dieu de vos pères, Dieu  d’Abraham, d’Isaac et de Jacob. le nom de  ( Jacob, on le sait sera changé en Israel.(Genése  XXXII 29) : « Jacob ne sera plus désormais  ton nom mais bien Israël »

On sait qu’il exista deux royaumes à la suite de la mort de Salomon, on parle d »‘un schisme  : celui d’Israel au nord et de Judah au sud et bien des éléments conduisent à penser que la rédaction du Livre de l’Exode est marquée par la rivalité entre les deux royaumes, et que la version retenue est à l’évidence plus favorable au royaume du Nord, avec cette affirmation selon laquelle Jacob aurait pris le nom d’Israël. La disparition du nom de Judah dans le livre  de  l’Exode tranche avec le contenu du Livre de la Genése. On aura donc arrêté la série à Jacob en oblitérant notamment la bénédiction de Jacob en faveur de Judah.

Ironie du sort, le nouvel  Etat hébreu prendra en mai 1948 le nom d’Israël au lieu de celui de Judée (Judah). On notera que ‘idée de deux frères rivaux n’est probablement pas sans rapport avec le schisme qui instaure deux royaumes, dont celui du Nord  disparaitra en premier au VIIIe siècle avant notre  ère (cela alimentera le mythe des Dix Tribus perdues)

Un tel phénoméne nous est connu de par nos travaux concernant l’impact des guerres de religion sur les Centuries de Nostradamus, le premier volet semblant plutôt favorable à la Ligue et le second aux parisans du réformé Henri de Navarre (cf nos travaux à ce sujet, notamment sur propheties.it  et dans la Revue Française d’Histoire du Libre 2011)

 

 

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JHB

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Jacques Halbronn La notion de peuple élu comme dynamique impériale

Posté par nofim le 11 juillet 2016

La notion de peuple élu comme dynamique impériale

par Jacques Halbronn

 

Il importe d’approcher les textes avec un minimum de sens critique et cela n’est pas sans exiger une certaine rigueur, et un sens certain de la vraisemblance et donc de l’invraisemblance qui permet de se rendre compte que telle formule ne fasse sens que dans un certain contexte. En menant des travaux dans des domaines apparemment distincts, l’on parvient ainsi à aborder tel ou tel texte avec un œil nouveau?

Chez les juifs,  on trouve un tel énoncé chez le  prophète Amos (Livre d’Amos 3:2): « C’est vous seuls que J’ai distingués entre toutes les familles de la terre, c’est pourquoi Je vous demande compte de toutes vos fautes. »

Nous voulons parler ici de la notion d’empire qui implique effectivement qu’un certain peuple puisse occuper une place centrale au milieu d’autre peuple. Les exemples abondent dans l’Histoire de la prise de pouvoir d’un peuple sur d’autres peuples et c’est selon nous une bonne définition de la notion d’empire avec notamment l’idée de capitale d’empire  que ce soit pour Istamboul (Empire Ottoman) ou Vienne (Empire austro-hongrois). On peut aussi parler de « métropole » dans le cas d’un empire colonial.

En ce qui concerne l’usage de l’expression « peuple élu », on la trouve au XXe siècle utilisée , par exemple, par la secte Moon.(Eglise de l’Unification) qui voit dans la Corée le « peuple élu » .

Au fond, tout projet impérial ne passe-t-il point par l’idée d’un « peuple élu » ayant vocation à « englober »" diverses nations et à en constituer le centre?

Mais que penser dès lors de l’usage qui en est fait dans le cadre hébraïque? On peut certes être tenté – mais ce serait bien anachronique sinon « prophétique »- de soutenir que le judaïsme aura essaimé, et se sera diffusé par le biais du christianisme voire de l’Islam mais une telle « leçon » nous semble bien tirée par les cheveux et nous pensons plus sage de nous en tenir à une problématique impériale « classique » comme L’historiographie est en mesure de l’illustrer, à travers les âges, de l’Antiquité à nos jours,  témoignant de fortunes bien diverses, au demeurant. Rappelons que cette notion implique un élargissement de l’espace-temps: un empire débordant les frontières et  exerçant des effets durables, même après sa période la plus intense, à l’image de certaines étoiles qui éclairent encore alors qu’elles ont disparu. L’Historien aura pour tâche-épistémologiquement,  de rassembler les traces de telles entreprises tant dans le domaine politique qu’intellectuel, artistique ou religieux. Est ce que les empires ne seraient pas-tous domaines confondus- l’entreprise la plus remarquable et la plus mémorable pour l’Humanité?

Que dire par conséquent de l’usage qui figure dans le monde juif? Revenons un instant sur l’Etat Juif de Herzl. Est-ce que cette formule (parfois contestée dans sa « traduction » français de « Judenstaat)  ne pourrait être interprétée comme signifiant précisément un tel projet impérial, faisant des Juifs un « peuple élu » exerçant son pouvoir sur un certain nombre de « nations »  (goyim).? La promesse de Dieu à Abraham de faire de sa descendance un « grand peuple » (Genése) n’est-elle pas liée à une telle idée impériale puisque « grand peuple » est en quelque sorte synonyme de « peuple élu »? Mais l’on voit bien que tout cela sonne faux au prisme de la réalité historique propre au peuple hébreu/juif  à telle enseigne que nous avons, opté au contraire pour l’idée d’un Etat Hébreu au sein d’un empire et non comme centre d’un empire, soit un cas de figure radicalement  inverse? On pense à Herzl demandant au sultan de lui accorder une place au sein de l’empire ottoman ou obtenant juste avant sa mort l’Ouganda au sein de l’empire britannique. (1905)

Tout semble au contraire indiqué que cet usage de « peuple élu,  de « grand peuple »  ne fasse sens que pour  les origines d’un empire. Autrement dit, on conçoit aisément qu’un empire se dote d’un certain mythe des origines. Or,  la formule tombe à plat dans le cas hébreu même si les antisémites ont pu déclarer au XIXe siècle,  que les Juifs contrôlaient le monde. (cf  notamment  notre ouvrage  Le sionisme et ses avatars, Ed Ramkat 2002)

Notre thèse est la suivante : une telle formulation a du appartenir à un « véritable » empire, elle lui aura été empruntée comme bien d’autres éléments du Pentateuque.  Rappelons que le phénoméne de l’emprunt se situe au cœur de nos travaux, notamment en linguistique.

En conclusion, il nous semble que cette expression est décalée par rapport au judaïsme, qu’elle n’y a pas sa place. Bien au contraire, ce peuple a besoin de s’inscrire au sein d’un empire, d’un ensemble supranational,  bien plus qu’il ne serait en mesure d’en constituer l’axe central, ce qui nous semble sensiblement mieux convenir à la France. Paradoxalement, la France de nos jours a une destinée impériale qu’elle ne parvient plus à assumer du fait d’une crise identitaire alors que les Juifs sont porteurs d’un modèle qui ne correspond pas à leur destin.

La plus grande source de conflits tient au déclin de la conscience impériale, ce qui conduit les Etats à ne plus savoir assumer leur héritage. La notion d’empire est créative, elle s’attelle à des combinatoires, à des coexistences  inédites, inouïes. L’Etat ne trouve selon nous sa légitimité qu’en tant que régulateur, harmonisateur  des différences au sein de l’ensemble dont il a la charge. On sait à quel point la crise de l’Etat conduit à  la dislocation, au démantélement et ce n’est qu’après coup, que l’on en prend vraiment conscience, quand l’ensemble existant ne tient plus. Le nationalisme  retrouve une dynamique quand l’Empire échoue, quand aucun peuple n’est  » élu » pour assumer une certaine centralité.  Toute nation posséde son bâton de maréchal et peut en principe briguer l’Empire mais il y a beaucoup d’appelés et peu d’élus.

 

 

 

 

 

 

 

JHB

12 07 16

Publié dans Conscience, Culture, HISTOIRE, judaîsme, Juifs, NOSTRADAMUS, POLITIQUE, prophétisme, RELIGION, symbolisme | Pas de Commentaire »

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