Les différents supports Internet des publications de Jacques Halbronn depuis 1999

Posté par nofim le 23 mars 2021

 

 

 

Les différents supports Internet des publications de Jacques Halbronn depuis 1999

 

 

On trouvera nos textes -plusieurs centaines – sur les sites suivants :

 

prophéties. it

nofim.unblog.fr

maqor.unblog.fr

Ramkat.free.fr

CURA.free.fr

Hommes et faits www.hommes-et-faits.com

grande conjonction.org (suspendu pour l’instant sur OVH)

et

https://www.fichier-pdf.fr/2012/06/17/jba-mai-2012-1/jba-mai-2012.pdf

JOURNAL DE BORD D’UN ASTROLOGUE

MAI 2012

 

 

TABLE DES MATIÈRES

 

L’astrologie du temps présentLa première biographie de NostradamusDes Centuries au Splendor Solis. Exposé d’une nouvelle méthodologie bibliographiqueLa crise de notre civilisation. Manifeste pour un néolibéralismeAstrologie et science de l’ici et maintenantLes étoiles fixes royales comme structure cruciale pour l’AstrologiePhénoménologie de l’outil. L’exemple astrologiqueMaîtriser Mars et Vénus en astrologieVers une nouvelle idée de la consultation astrologiqueQuand l’astrologie abandonna les étoiles fixes….Le pari de la simplicité pour l’AstrologieDroit au but en Astrologie ! La méthode HalbronnLa dimension cyclique des modesAnnette Quintana nous écrit :La carence visuelle en AstrologieAstrologie et végétarismeVers une anthropologie sociale du FeuLa lecture, interface de la femme avec le monde masculinLe public astrologique et les classifications

 

JHB

23. 03 21

 

 

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jacques Halbronn Genése de notre alphabet « latin » actuel

Posté par nofim le 14 mars 2021

 

 

Genése de notre alphabet latin actuel

par  Jacques  Halbronn

 

Si l’on compare l’alphabet latin, l’alphabet  grec et l’alphabet hébraîque, il est possible de reconstituer  une certaine genèse de notre alphabet courant non pas tant sur la base de tel ou tel document mais par le processus même de la comparaison et de l’approche critique du document. On s »intéressera  particulièrement au sort de la lettre hébraique Tsadé, qui se situe à la fin de la colonnes des dizaines de l’alphabet hébreu  suivie des 4 dernières lettres, Qoph, Resh, Shin, Thav. Or, dans l’alphabet couramment utilisé en Occident, le tsadé, sous la forme de la lettre « Z » (prononcer Zéde) se retrouve tout à la fin et ne suit plus la lettre P comme dans l’alphabet hébreu dont il est séparé par la série QRST  qui correspond aux  quatre dernières lettres de l’alphabet hébreu, suivie de lettres voyelles (U,V, W (X),Y) Quant au X, figurant dans cette série, il se rapproche assez par sa sonorité du Tsadé. Tout se passe donc comme si on avait voulu placer le Tsadé à la fin et c’est cet état des choses qui aura été conservé dans notre ordre de l’alphabet « latin » postérieur à l’arrangement de l’alphabet hébreu à moins que tout au contraire, cela ne corresponde à un état antérieur  à ce qu’est devenu l’alphabet hébreu, l’emprunteur adoptant souvent un état qui sera dépassé lors de l’évolution de son modéle. Il apparait que l’alphabet latin est plus proche de l’hébreu que du grec du point de vue de son agencement   puisqu’il comporte la lettre Q  (QRST) qui ne figure pas dans la série commençant par la lettre Pi. On retrouve en revanche dans les trois alphabets la série KLMN, ce qui montre bien la parenté entre eux.

Selon nous, il conviendrait de replacer la lettre Z après la lettre P comme c’est le cas en hébreu. et de terminer par la lettre T, car les lettres qui suivent le T dans notre alphabet, comme on a dit, sont des voyelles qui ne sont qu’un appendice, en dehors du X..

Abordons à présent la translittération de la lettre hébraiqe  Qoph dans l’alphabet latin. Il convient de rendre le Qoph par le Q  et non , comme on l’observe trop souvent par un K en respectant l’ordre des lettres des deux alphabets.Le K correspond au  Kaf hébreu qui peut devenir un Khaf. Le Qoph précéde le Resh  tout comme Q précéde R. C’est ainsi qu’il faut écrire  Tsadiq  et non Tsadik.

 

 

 

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Jacques Halbronn Kabbale et Astrologie Tsadiq et Tsedeq

Posté par nofim le 12 mars 2021

Le  chef jupitérien  comme  Tsadiq,   « Juste » de la Bible

par  Jacques  Halbronn

 

 

 

 Le judaisme nous confirme quant à la centralité de la planète Jupiter à rétablir en astrologie.

Le  chef ne correspond-il pas au Tsadiq,, au « Juste » dont le nom est à rapprocher de Tsedeq, le nom hébraique de la planète Jupiter selon le Livre de la Formation (Sefer Yetsira) ? Rappelons aussi  le rapprochement possible  entre Yahwé  et Jove, une des formes du nom du Maitre de l’Olympe ( d’où l’adjectif   jovial)

Cela nous renvoie au dialogue biblique entre Yahwé et Abraham à propos de la destruction de Sodome  sur le nombre de Justes au sein d’une cité, à savoir, pour nous, de Jupitériens, au sens cyclique du terme.Sans jupitériens, que vaut une Cité  (cf Genése XVIII)

 

כו וַיֹּאמֶר יְהוָה, אִם-אֶמְצָא בִסְדֹם חֲמִשִּׁים צַדִּיקִם בְּתוֹךְ הָעִיר–וְנָשָׂאתִי לְכָל-הַמָּקוֹם, בַּעֲבוּרָם.

26 Le Seigneur répondit: « Si je trouve à Sodome au sein de la ville, cinquante justes -tsadiqim), je pardonnerai à toute la contrée à cause d’eux »

 

לב וַיֹּאמֶר אַל-נָא יִחַר לַאדֹנָי, וַאֲדַבְּרָה אַךְ-הַפַּעַם–אוּלַי יִמָּצְאוּן שָׁם, עֲשָׂרָה; וַיֹּאמֶר לֹא אַשְׁחִית, בַּעֲבוּר הָעֲשָׂרָה.

32 « De grâce, que mon Souverain ne s’irrite pas, je ne parlerai plus que cette fois. Peut-être s’en trouvera-t-il dix ? » Il répondit: « Je renoncerai à détruire, en faveur de ces dix. »

 

On aura compris que ce texte de la Genése comporte un enseignement majeur ; une ville qui ne serait pas dotée d’un minimum de Justes, de Tsadiqim, sous la domination de l’astre Tsedeq (qui signifie Justice) c’est à dire de Jupitériens, serait perdue, condamnée.

Le judaisme contemporain connait le personnage du tsadiq, dans le hassidisme où l’on trouve l’idée de 36 Justes (3×12) à chaque génération (cf article Wikipedia). » Selon une tradition issue du Talmud, il existerait de par le monde, à chaque génération, 36 justes. S’ils venaient à disparaître, cela entraînerait la destruction du monde. Rien ne les distingue en apparence des autres hommes et eux-mêmes ignorent souvent qu’ils en font partie, d’où l’idée qu’ils sont « cachés ». En hébreu, ils se nomment les Tsadikim Nistarim (צדיקים נסתרים), c.-à-d. les « Justes cachés », ou encore les Lamed Vav (lamed: 30 et Vav 6) Tsadikim (ל »ו צדיקים), c.-à-d. les « 36 Justes ». Cette dernière dénomination s’abrège souvent en « Lamed Vav ». Le roman d’André Schwarz-Bart, Le Dernier des Justes, se réfère à cette tradition. » (cf article Wikipedia, « tsadiq) Dans le Sefer Yetsira, l’on relie sept lettres de l’alphabet hébraique avec le septénaire astrologico-astronomique que l’on retrouve dans les jours de la semaine dans le monde latin. Comme pour le dispositif des maitrises planétaires, l’on aura perturbé le dispositif et ajoutant Saturne, passant ainsi de six à sept lettres doubles, ce qui obligeait à passer de quatre lettres mères à trois en dépit de la structure grammaticale qui ne reconnaissait que six lettres ayant une double prononciation (selon qu’il y a ou non un point, dagesh, à l’intérieur), le Resh ayant été ainsi déplacé du groupe des lettres mères à celui des lettres doubles.

Chapitre IV section 7 : Sept planètes dans l’Univers: Saturne (Shabtaï à rapprocher de Shabbat, le jour de Saturne (Saturday), Jupiter,(Tsedeq ,צדק ) Mars, (Maadim, de adom rouge) Soleil, Vénus, Mercure, Lune

C’est dire que l’astrologie a besoin de s’ouvrir à des traditions qui ne lui sont pas ou plus liées, dans le temps et dans l’espace, pour sortir de son isolement. De leur côté, les Juifs, de nos jours, ne semblent guère vouloir associer le Tsadiq avec la planète Tsedéq alias  Jupiter. Pourquoi ne pas utiliser le terme de Tsadiq pour désigne le chef digne de ce nom, plutôt que celui de Leader ou de Führer?

 

JH

12. 03 21

 

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Naissance en 1845 du père de ma grand mère maternelle à Clermont Ferrand. Il sera naturalisé en 1885

Posté par nofim le 10 mars 2021

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https://fr.scribd.com/document/425752414/Cahiers-Du-Cerij-dir-Jacques-Halbronn

Posté par nofim le 14 septembre 2019

Cahiers   du  CERIJ     1990-2006   en   ligne

 

 

CENTRE d’ETude  et  de Recherche  sur  l’IDENTIYE  JUIVE,    fondé  en    1978

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jacques Halbronn Le Livre de l’Exode commence à Genése chapitre XI

Posté par nofim le 2 février 2017

Le  Livre de l’Exode commence à Genése Chapitre XI . Les deux fils de Dieu le Père,  Yahvé et Jésus

par  Jacques  Halbronn

 

Après les 10 premiers chapitres de la Genése,  à  partir du Chapitre XI de la Genése, commence  l’alliance avec Abram (plus tard Abraham) d’un certain Yahvé dont il n’avait pas été question jusque là si l’on excepte son apparition au chapitre IV lors du meurtre d’Abel par Caïn. On trouve aussi aux chapitres II et III  une forme hybride attestée nulle part ailleurs, Yahvé Elohim.  qui semble avoir été une mauvaise lecture du Yahvé Elohénou ou Elohekha ou Eloé Abraham dans le Livre de l’Exode., ce qui donne cet étrange Yahvé Elohim. Or, le fait de préciser que ce Yahvé est le dieu d’un certain peuple n’est nullement indifférent: Yahvé notre dieu, Yahvé ton dieu, Yahvé, le dieu d’Abraham et pas simplement un Yahvé Elohim qui ne veut rien dire tel quel.

Les dix  premiers chapitres de la Genése sont une série de « toldoth », c’est à dire de généalogiques, littéralement d’enfantements (Léda) et cela commence par le sefer toldoth Adam, le livre des enfantements d’Adam, suivi par d’autres listes. La dernière généalogie   fait la jonction avec le chapitre XII, en annonçant Abram et Saraï.

Mais le changement s’opère dès le chapitrre XI, quand Yahvé intervient en remplacement d’Elohim, à propos de la Tour de Babel car il refuse l’unité de l’Humanité face à Elohim qui ne pense qu’en termes d’unité, de totalité (d’où le pluriel Elohim) et au chapitrre XII,  Yahvé chosit Abraham, le père du peuple hébreu..

C’est pourquoi nous pensons qu’à partir du chapitre XI du Livre de la Genése, nous avons affaire au premier volet du Livre de l’Exode (terme qui est emprunté à la Septante et qui désigne un départ d’une part vers le pays de Canaan et de l’autre vers l’Egypte puis un retour vers Canaan))

Deux volets donc pour le Livre de l’Exode, dont le premier aurait été intégré dans le Livre de la Genése.  Le premier volet traite des trois patriarches, Abraham, Isaac et Jacob mais aussi des 12 fils de ce dernier.

Le second volet (qui correspond au début de ce que l’on appelle généralement l’Exode, commence avec Yahvé se référant à ces patriarches dont il se déclare à Moïse  être le dieu..Rappelons que c’est déjà ce Yahvé qui figure à partir du chapitre XII et jamais Elohim, également absent de l’Exode si ce n’est sous la forme possessive que nous avons signalée, à savoir que Yahvé est le dieu de ces hommes puis de ce peuple des Bnéi Israel, des  « fils d’Israel », c’est à dire de Jacob.

Mais selon nous on ne peut séparer les premiers chapitres de la Genése de l’Evangile selon Mathieu, la preuve en étant que ce texte commence par une généalogie à l’instar des dits chapitres (jusqu’au XIe)

La thèse que nous soutenons, c’est qu’il y a rivalité entre  deux fils de Dieu, du Père et que Jésus se veut être ( ou que l’on veut qu’il soit- le frère cadet de Yahvé, lequel souhaite lui aussi faire alliance avec un peuple. En effet, si le Père fait alliance avec toute l’Humanité,  ses fils en revanche se concentrent sur une certaine portion de la dite Humanité.

Autrement dit,  l’Evangile selon Mathieu tend à se substituer au Livre de l’Exode qui traite de ce frère ainé de Jésus, auprès du Père. Si Yahvé a choisi Abram et le peuple qui en découle, Jésus aurait choisi Pierre, pour qu’il soit le départ, le fondement, d’une Eglise qui est en fait l’émergence d’un « peuple ». Sur cette pierre, je bâtirai mon église, déclare-t-il à Simon qu’il surnomme Céphas, en grec pierre.. On parlera alors d’un nouvel Israêl.

Mais force est de constater que dans le premier volet de l’Exode, tel que nous l’avons précisé, il est question de rivalité entre  frères, ce qui montre bien que la question de la rivalité entre les fils du Père est déjà mise en scène, notamment entre Jacob et Esaü mais aussi  entre les fils de  Jacob, autour notamment de Joseph sans parler de celle entre Ismaël et Isaac, les deux fils d’Abraham, de mères différentes, comme d’ailleurs les fils de Jacob.

Il  importe de bien comprendre qu’il est rare qu’un père n’ait qu’un fils, cela n’est jamais attesté  dans la Bible, à commencer par les trois fils d’Adam ou les trois fils de Noé. On ne saurait donc dire que Jésus est « le » fils du  Père, il ne saurait être que l’un de ses fils tout comme les  Hébreux sont désignés comme les Bnei Israel, les fils d’Israel (ben, fils, correspondant à l’arabe Ibn). Il y a donc déjà dans le discours chrétien  en vigueur un abus de langage: il n’y a qu’un Père mais il y a plusieurs fils et tout le Livre de la Genése dans son acception habituelle en témoigne.

On ne saurait donc supprimer les possessifs, les génitifs:  fils de qui? Quel fils?  Répondre « Le fils » au sens de fils unique n’est guère acceptable! Un Père mais des fils. Et le Père peut préférer un de ses fils à un autre, ce qui relativise la perte de l’un d’entre eux.

Tout se passe donc comme si le Livre de l’Exode que nous faisons commencer au chapitre XII de la Genése avait été, à un certain stade, carrément, mis de côté et remplacé par l’Evangile de Mathieu (voire par d’autres Evangiles) On ne reviendra pas ici sur l’ambivalence de ce Jésus qui est présenté dans les Evangiles comme Messie, c’est à dire roi  d’une part et comme Fils de Dieu de l’autre. Le chapitre I de l’Evangile de Mathieu est marqué par une telle dualité avec d’une part une généalogie royale qui va jusqu’à Joseph et de l’autre la naissance de Jésus sans l’aide du dit Joseph!

En tout état de cause, il ressort que si Juifs et Chrétiens reconnaissent le mème Dieu en tant que Père, ils suivent des « fils » différents,  respectivement Yahvé et Jésus. Malheureusement, les théologiens juifs ne semblent pas disposés à qualifier Yahve de ‘fils de Dieu », ils veulent qu’il soit le Père alors qu’il n’est que l’un des fils.  On voit donc que des deux côtés, il y a des dérives. On peut penser que le dialogue judéo-chrétien serait clarifié et assaini si les Juifs reconnaissaient en Yahvé l’un des flls de Dieu et que les Chrétiens cessaient d’affirmer que Jésus est le seul fils de Dieu, ce qui va à l’encontre de toute la problématique des fratries récurrente tout au long du Live de la Genése, dans l’acception classique du terme!

 

 

 

 

 

 

JHB

15. 02 17

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jacques Halbronn Le Livre de l’Exode,émanation du Royaume d’Israel contre celui de Judah

Posté par nofim le 13 décembre 2016

Le Livre de l’Exode  émanation du Royaume d’Israël contre celui de Judah?

par  Jacques  Halbronn

 

Au Livre de l’Exode quand l’Eternel -qu’on le nomme comme on voudra importe peu ici- s’adresse à Moïse, il se présente comme le dieu d’Abraham,  d’Isaac et de Jacob, oubliant en quelque sorte la génération suivante, à savoir celle des fils de Jacob, qui constituent -excusez du peu- le fondement des douze tribus d’Israël. A quoi tient une telle omission dont apparemment les Juifs, de nos jours, ne semblent guère s’offusquer?

L’histoire de Tamar est assez complexe et c’est par la ruse qu’elle obtiendra de Judah qu’il lui « fasse » un enfant (en fait ce seront des jumeaux comme dans le cas des enfants d’Isaac) . En effet Judah était son beau père, dont elle avait épousé précedemment deux fils.  On sait que Rébecca avait été complice de la ruse qui permit à Jacob d’obtenir la bénédiction d’Isaac. On notera que Judah avait eu deux fils avant  de concevoir avec Tamar mais que ce sont les enfants de Tamar qui seront pris en compte dans la généalogie « royale » de l’Evangile de Mathieu.

Nous signalerons aussi le paralléle entre la naissance d’Isaac et celle de Jésus, avec dans les deux cas un sacrifice. (Ismael, fils d »‘Agar, s’étant substituée à Sarah auprès d’Abraham,  étant préféré dans la tradition coranique à) Isaac). On connait aussi les ruses qui firent de Léa  la première femme de Jacob qui entendait épouser Rachel.

Pourtant le personnage de Juda est bel  et bien central, il a donné son nom à la Judée et donc aux Juifs (en hébreu Yehoudi) et  Jérusalem fut la capitale de cette région liée  à la tribu de Juda.

Etrangement,  lorsque Dieu répond qu’il est « celui qui est », (quelle que soit ici la traduction), cela donne un « tétragramme » Ioud Hé Vav Hé où l’on retrouve en partie les lettres qui composent le nom de Juda, si ce n’est qu’il y manque le Daleth. Or, le tétragramme tel qu’on le connait est  bancal puisqu’il comporte deux fois la lettre Hé et donc seulement trois lettres différentes et non quatre.

On notera que le tétramorphe (cf Le Livre d’Ezéchiel) comporte bien 4 « personnages  » distincts et pas de doublon l’homme, le  boeuf, le lion et l’aigle. On note aussi toute l’importance du 4 dans le découpage du mois, lequel comporte grosso modo, 4 semaines.(en rapport avec les phases de la Lune), et le découpage en 4 est aussi celui de l’année et des 4 saisons. Nous avons montré dans une précédente étude que le Daleth faisait partie intégrante du tétragramme, ce que l’on retrouve dans le Deus latin, à l’origine de notre « Dieu ». Cela correspond à une racine qui signifie  remercier, louer (d’où le « toda » , merci en hébreu moderne).

Genése: XXIX   Léa: « Cette  fois  je vais  chanter la louange du Seigneur. C’est pourquoi elle donne à son fils le nom de Juda. Ensuite, elle cesse d »avoir des enfants’

Le cas de Rachel est intéressant en ce qu’il semble calqué sur l’histoire de Sarah. D’abord, elle ne peut donner de fils à Jacob  qu’en recourant à une servante et ensuite elle pourra enfanter directement (Genése XXX 22) :  Alors Dieu se souvint de Rachel. Il entend  sa prière et la rend capable d’enfanter (…)Elle done à son fils le nom de Joseph en disant:  Que le seigneur me donne un autre fils »   En effet, le nom de Joseph témoigne de l’attente d’un autre fils,  puisque la racine du nom signifie  ajout. Nous avons affaire à d’étranges naissances: tantot,  l’enfant nait d’un père qui se substitue au vrai père (naissance de Jésus)  et tantôt l’enfant nait d’une mère qui se subestitue à la vraie mère (quand une esclave prend la place de la mère stérile).

 

Revenons donc à cette question: pourquoi Dieu  ne se référe-t-il qu’à 3 patriarches et non à 4?. La tradition véhiculée par les Evangiles  met en évidence une telle carence.

Mathieu I, 1-17

Abraham  est le père d’Isaac, Isaac est le père  de Jacob,  Jacob est le père de Juda, Juda est le père de  Pérés et de Zéra, leur mère est Tamar etc. » et cette liste se termine ainsi : »  Jacob est le père de Joseph , Joseph a pris Marie  pour femme et Marie est le père  de Jésus qu’on appelle Christ ».  Un certain mystère régne sur l’identité du père de Jésus comme d’ailleurs sur celle du père d’Isaac dont certains commentateurs laissent entendre que ce dernier pourrait avoir eu pur père Abimelekh, à l’époque ou Abraham avait préféré présenter Sarah non comme son épouse mais comme sa soeur, lors de son séjour en Egypte.

En ce qui concerne Juda, Genése ch 49  nous dit : »

Jacob bénit ses fils :  » Juda, tes frères  chanteront ta louange (..) tes frères  se mettront à  genoux  devant toi, Juda mon fils (…) Le pouvoir  royal  restera  dans la famille  de Juda. Le bâton  des  chefs restera  dans la main  de ceux qui naitront de lui.  »

Ce passa  ge n’est pas sans faire penser au songe de Joseph ‘cf  Genèse  XXXVII) , versets  7 et seq) où l’on voit ses frères se prosterner devant lui.(les gerbes, et les étoiles). Il y a là comme une dissonance entre deux versions. On notera qu’il n’y aura pas de tribu de Joseph mais les demi- tribus de ses fils, Ephraim et Manassé.

..Comment donc  expliquer cet « omission » de Judah dans le Livre de l’Exode et ce tétragramme lui même quelque peu malmené (Genése  ch. III,   16  et  VI, 2)?

Nous remarquons que dans le Livre de l’Exode, c’est le nom d’Israël qui est récurrent:  « Va rassembler les anciens  d’Israël et dis leur  L’Eternel Dieu de vos pères, Dieu  d’Abraham, d’Isaac et de Jacob. le nom de  ( Jacob, on le sait sera changé en Israel.(Genése  XXXII 29) : « Jacob ne sera plus désormais  ton nom mais bien Israël »

On sait qu’il exista deux royaumes à la suite de la mort de Salomon, on parle d »‘un schisme  : celui d’Israel au nord et de Judah au sud et bien des éléments conduisent à penser que la rédaction du Livre de l’Exode est marquée par la rivalité entre les deux royaumes, et que la version retenue est à l’évidence plus favorable au royaume du Nord, avec cette affirmation selon laquelle Jacob aurait pris le nom d’Israël. La disparition du nom de Judah dans le livre  de  l’Exode tranche avec le contenu du Livre de la Genése. On aura donc arrêté la série à Jacob en oblitérant notamment la bénédiction de Jacob en faveur de Judah.

Ironie du sort, le nouvel  Etat hébreu prendra en mai 1948 le nom d’Israël au lieu de celui de Judée (Judah). On notera que ‘idée de deux frères rivaux n’est probablement pas sans rapport avec le schisme qui instaure deux royaumes, dont celui du Nord  disparaitra en premier au VIIIe siècle avant notre  ère (cela alimentera le mythe des Dix Tribus perdues)

Un tel phénoméne nous est connu de par nos travaux concernant l’impact des guerres de religion sur les Centuries de Nostradamus, le premier volet semblant plutôt favorable à la Ligue et le second aux parisans du réformé Henri de Navarre (cf nos travaux à ce sujet, notamment sur propheties.it  et dans la Revue Française d’Histoire du Libre 2011)

 

 

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JHB

14 12 16

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Jacques Halbronn La notion de peuple élu comme dynamique impériale

Posté par nofim le 11 juillet 2016

La notion de peuple élu comme dynamique impériale

par Jacques Halbronn

 

Il importe d’approcher les textes avec un minimum de sens critique et cela n’est pas sans exiger une certaine rigueur, et un sens certain de la vraisemblance et donc de l’invraisemblance qui permet de se rendre compte que telle formule ne fasse sens que dans un certain contexte. En menant des travaux dans des domaines apparemment distincts, l’on parvient ainsi à aborder tel ou tel texte avec un œil nouveau?

Chez les juifs,  on trouve un tel énoncé chez le  prophète Amos (Livre d’Amos 3:2): « C’est vous seuls que J’ai distingués entre toutes les familles de la terre, c’est pourquoi Je vous demande compte de toutes vos fautes. »

Nous voulons parler ici de la notion d’empire qui implique effectivement qu’un certain peuple puisse occuper une place centrale au milieu d’autre peuple. Les exemples abondent dans l’Histoire de la prise de pouvoir d’un peuple sur d’autres peuples et c’est selon nous une bonne définition de la notion d’empire avec notamment l’idée de capitale d’empire  que ce soit pour Istamboul (Empire Ottoman) ou Vienne (Empire austro-hongrois). On peut aussi parler de « métropole » dans le cas d’un empire colonial.

En ce qui concerne l’usage de l’expression « peuple élu », on la trouve au XXe siècle utilisée , par exemple, par la secte Moon.(Eglise de l’Unification) qui voit dans la Corée le « peuple élu » .

Au fond, tout projet impérial ne passe-t-il point par l’idée d’un « peuple élu » ayant vocation à « englober »" diverses nations et à en constituer le centre?

Mais que penser dès lors de l’usage qui en est fait dans le cadre hébraïque? On peut certes être tenté – mais ce serait bien anachronique sinon « prophétique »- de soutenir que le judaïsme aura essaimé, et se sera diffusé par le biais du christianisme voire de l’Islam mais une telle « leçon » nous semble bien tirée par les cheveux et nous pensons plus sage de nous en tenir à une problématique impériale « classique » comme L’historiographie est en mesure de l’illustrer, à travers les âges, de l’Antiquité à nos jours,  témoignant de fortunes bien diverses, au demeurant. Rappelons que cette notion implique un élargissement de l’espace-temps: un empire débordant les frontières et  exerçant des effets durables, même après sa période la plus intense, à l’image de certaines étoiles qui éclairent encore alors qu’elles ont disparu. L’Historien aura pour tâche-épistémologiquement,  de rassembler les traces de telles entreprises tant dans le domaine politique qu’intellectuel, artistique ou religieux. Est ce que les empires ne seraient pas-tous domaines confondus- l’entreprise la plus remarquable et la plus mémorable pour l’Humanité?

Que dire par conséquent de l’usage qui figure dans le monde juif? Revenons un instant sur l’Etat Juif de Herzl. Est-ce que cette formule (parfois contestée dans sa « traduction » français de « Judenstaat)  ne pourrait être interprétée comme signifiant précisément un tel projet impérial, faisant des Juifs un « peuple élu » exerçant son pouvoir sur un certain nombre de « nations »  (goyim).? La promesse de Dieu à Abraham de faire de sa descendance un « grand peuple » (Genése) n’est-elle pas liée à une telle idée impériale puisque « grand peuple » est en quelque sorte synonyme de « peuple élu »? Mais l’on voit bien que tout cela sonne faux au prisme de la réalité historique propre au peuple hébreu/juif  à telle enseigne que nous avons, opté au contraire pour l’idée d’un Etat Hébreu au sein d’un empire et non comme centre d’un empire, soit un cas de figure radicalement  inverse? On pense à Herzl demandant au sultan de lui accorder une place au sein de l’empire ottoman ou obtenant juste avant sa mort l’Ouganda au sein de l’empire britannique. (1905)

Tout semble au contraire indiqué que cet usage de « peuple élu,  de « grand peuple »  ne fasse sens que pour  les origines d’un empire. Autrement dit, on conçoit aisément qu’un empire se dote d’un certain mythe des origines. Or,  la formule tombe à plat dans le cas hébreu même si les antisémites ont pu déclarer au XIXe siècle,  que les Juifs contrôlaient le monde. (cf  notamment  notre ouvrage  Le sionisme et ses avatars, Ed Ramkat 2002)

Notre thèse est la suivante : une telle formulation a du appartenir à un « véritable » empire, elle lui aura été empruntée comme bien d’autres éléments du Pentateuque.  Rappelons que le phénoméne de l’emprunt se situe au cœur de nos travaux, notamment en linguistique.

En conclusion, il nous semble que cette expression est décalée par rapport au judaïsme, qu’elle n’y a pas sa place. Bien au contraire, ce peuple a besoin de s’inscrire au sein d’un empire, d’un ensemble supranational,  bien plus qu’il ne serait en mesure d’en constituer l’axe central, ce qui nous semble sensiblement mieux convenir à la France. Paradoxalement, la France de nos jours a une destinée impériale qu’elle ne parvient plus à assumer du fait d’une crise identitaire alors que les Juifs sont porteurs d’un modèle qui ne correspond pas à leur destin.

La plus grande source de conflits tient au déclin de la conscience impériale, ce qui conduit les Etats à ne plus savoir assumer leur héritage. La notion d’empire est créative, elle s’attelle à des combinatoires, à des coexistences  inédites, inouïes. L’Etat ne trouve selon nous sa légitimité qu’en tant que régulateur, harmonisateur  des différences au sein de l’ensemble dont il a la charge. On sait à quel point la crise de l’Etat conduit à  la dislocation, au démantélement et ce n’est qu’après coup, que l’on en prend vraiment conscience, quand l’ensemble existant ne tient plus. Le nationalisme  retrouve une dynamique quand l’Empire échoue, quand aucun peuple n’est  » élu » pour assumer une certaine centralité.  Toute nation posséde son bâton de maréchal et peut en principe briguer l’Empire mais il y a beaucoup d’appelés et peu d’élus.

 

 

 

 

 

 

 

JHB

12 07 16

Publié dans Conscience, Culture, HISTOIRE, judaîsme, Juifs, NOSTRADAMUS, POLITIQUE, prophétisme, RELIGION, symbolisme | Pas de Commentaire »

La promiscuité judéo-arabe en France.

Posté par nofim le 16 juillet 2015

L’identité  des  Juifs et des Arabes en France  face  au phénoméne de diaspora

par  Jacques  Halbronn

 

 

I Le déni des Juifs de France quant à leurs origines  migratoires

 

 

On lit souvent que la présence juive en France est très ancienne et qu’elle l’est bien davantage que celle des Arabes. Mais les Juifs qui vivent aujourd’hui  en France sont-ils pour autant culturellement  les descendants de ces Juifs de « souche »  française  auxquels ils  affirment   se rattacher? On est un peu dans le gag de Nos ancêtres les Gaulois.

Tout le monde sait que la communauté juive de France est très largement constituées d’immigrés issus de l’Est de l’Europe et d’Afrique du Nord, c’est à dire d’ environnements culturels, linguistiques, politiques  très différents de ceux  qui concerne la France métropolitaine et la politique de conquête, de colonisation ne transforme pas en Juifs français  des juifs maghrébins même si en effet ces immigrés juifs trouvent en France un noyau juif très anciennement à demeure,  s’exprimant dans la même langue qu’eux le français. .Mais la pratique d’une même langue ne signifie pas le partage d’une même culture, d’une même mentalité. L’apprentissage d’une langue ne suffit pas à garantir  l’intégration pas plus d’ailleurs que l’obtention d’un même statut  juridique ou le fait  de cohabiter dans une même ville dont on sait par ailleurs qu’elle comporte des facteurs de différenciation sociale..

Dans ce même ordre d’idée l’on pourrait  dire que les Juifs qui viennent à présent s’installer en Allemagne ne font que perpétuer une présence juive  séculaire dans ce pays alors que les Juifs de souche allemande ont quasiment disparu de la dite Allemagne, pour les raisons que l’on sait.   Force est donc de parler d’une diaspora judéo-maghrébine en France à l’instar d’une diaspora islamo- maghrébine. De même, on pourrait parler de la diaspora judéo-polonaise en France mais aussi en Israël, ce qui vaut d’ailleurs également pour la diaspora judéo-maghrébine en Israël. On noter qu’en Israël, le poids des origines  diasporiques est considérable.

Il serait donc heureux que l’on commençât – mieux vaut tard que jamais ! -  à reconnaitre la centralité, la prééminence  des Juifs de souche française en France, lesquels constitue un noyau dur, correspondant à une réalité objective, à une filiation et non à un choix personnel, subjectif, celui de l’immigrant. Le juif arrivé en  France, récemment, se situerait dans un processus de conversion et d’appropriation qui ne correspondrait pas vraiment à une image clair de l’être juif.

Nous trouvons pathétique qu’un leader censé représenter la communauté juive de France évoque  des ascendants étrangers. Si encore, ces Juifs de souche française (les « Israélites ») avaient disparu, on pourrait à a rigueur admettre un tel tour de passe-passe. Mais ce n’est pas le cas et le fait que ces Juifs soient ne minorité n’y change strictement rien à moins que l’on prenne le mot « représenter » pour indiquer à l’image de la communauté juive  actuelle. Mais est-ce là une approche bien raisonnable quand on revendique une ancienneté de plusieurs siècles pour les Juifs de France? Il serait plus sage de traiter cette « minorité » des Juifs de souche française (alsacienne, comtadine notamment) comme une aristocratie. Nous pensons qu’un certain accent mis sur le sionisme  tend à  évacuer la question de ces israélites français, d’en miner la légitimité  à gouverner la communauté juive de France. Il y a là une conflictualité non avoué. Il est vrai que les Juifs étrangers sont  venus en France au nom d’une certaine idée de la France bien plus que pour venir rejoindre leurs coreligionnaires déjà installés.

On ajoutera que l’antisémitisme est en partie lié à une présence juive perçue  comme étrangère qui vient remettre en question –ce qu’avait bien compris  Théodor Herzl- un certain modus vivendi  de la coexistence des Juifs et des Non Juifs en un lieu donné. Ce que les gens appellent « juif » est en fait une certaine façon de vivre en un lieu donné et qui n’est pas nécessairement exportable. En ce sens,  la judéophobie se confond avec la xénophobie et il est peu souhaitable de compliquer les choses, tout comme la judéité est  inévitablement marquée par la culture familiale d’origine. Les Juifs  assument-ils vraiment l’idée d’un peuple qui n’a pas besoin d’une terre  mais qui dispose d’un dieu alors que certains peuples ont une terre mais point de dieu qui leur soit propre ? On ne peut pas avoir le beurre et l’argent du beurre ?

 

II  La question du parallèle entre communautés  juives et musulmanes

 

Le terme de diaspora serait donc  assez illusoire dans le cas juif et il est en fait anachronique et ne faisait véritablement  sens que dans l’Antiquité mais il a été  réactivé anachroniquement dans une perspective sioniste.  Il est donc bien plus aisé pour les Juifs de ne  pas  se référer à une origine commune et c’est bien la France qui est leur véritable dénominateur commun par-delà leurs différences/  En revanche, pour les Musulmans – et notamment les personnes issues de l’immigration maghrébine, sur deux ou trois générations- la notion de diaspora et de langue d’origine est bien plus prégnante.  Certes, il s’est créé artificiellement un parallèle  avec la référence à l’Etat d’Israël qui parfois tend à devenir un nouveau ciment pour les Juifs de France. Le parallèle est certes renforcé par l’existence d’une « loi du retour » permettant à chaque juif  de demander la nationalité israélienne. Le problème de la langue est révélateur d’un certain artifice car pour la plupart des juifs de France, l’hébreu n’est pas une langue qui se pratique, qui se parle,  au quotidien mais qui relève d’une référence que l’on pourrait qualifier de liturgique, d’artistique, de liturgique. L’hébreu des Juifs de France en reste au stade d’un signifiant quasiment vide (vidé)  de tout signifié et qui se perpétue intangible ment, sans changer un iota.  Le prix à payer pour vivre sous le régime de laïcité sera donc bien plus faible pour les Juifs que pour les Musulmans, ce dont les Musulmans n’ont pas forcément conscience.

Les événements de l’Eté 2014  lors de l’intervention israélienne à  Gaza ont établi un faux parallèle entre les manifestations  juives et arabes dans Paris qui explique ce qui s’est passé  au début de 2015. On peut en effet se demander si les Juifs de France n’ont pas du fait de leur attachement affiché pour Israël déclenché un processus parallèle  de la part des Maghrébins de France,

Et en même temps,  le comportement des Juifs par rapport à Israël aurait pu être influencé par celui des Maghrébins en voulant donner un sens au mot diaspora. Il suffit cependant d’aller sur les radios liées à ces deux « communautés » pour que la différence saute aux yeux. L’idéologie sioniste conduit à  une telle représentation  anachronique de la diaspora juive. De nos jours, il y a des  diasporas juives issues de toutes sortes de lieux, parfois d’Israël (les « Yordim », par opposition aux Olim, ceux qui sont montés (Alya) et non descendus (Yerida), parfois de France ou d’ailleurs .

Sur la  « fréquence juive », l’hébreu joue un rôle quasiment décoratif – des chants comme d’ailleurs à la synagogue  sauf que ce ne sont pas les mêmes-  alors que sur « Radio Orient », les auditeurs s’expriment de préférence en arabe (dialectal ou pas) et sont tous peu ou prou bilingues.

Actuellement, il serait bon que ceux qui parlent au nom de la communauté juive de France réévaluent leur ordre de priorité et modèrent des propos qui ne peuvent que faire empirer les relations judéo-arabes en France tant en ce qui concerne le conflit israélo-palestinien qu’en ce qui concerne les exigences de la laïcité.

Le rapport des juifs à la question du Foyer (Home) Juif qui prendra en 1948 le nom d’Israël et qui précédemment était désigné par les Juifs sous celui de Palestine doit être resitué historiquement, à savoir avant ou après cette création . Le CRIF (Conseil Représentatif des Institutions Israélites  de France) fut fondé en 1943-44  soit quatre ans avant la création proprement dite de l’Etat d’Israël.  Il était bien normal à l’époque de placer cette question en bonne place dans les objectifs à atteindre.  Il en est de même de l’hymne israélien (Hatikva, l’espérance) bien antérieur  (1878) à la création de l’Etat ou même à l’instauration d’un Foyer Juif sous mandat britannique. Mais une fois cet Etat fondé, les priorités auraient dû évoluer. Or 70 ans plus tard, cette question occupe encore l’horizon du CRIF alors même qu’il n’encourage pas pour autant l’émigration (Alya) vers Israël mais qu’il prend tout de même  des positions susceptibles de provoquer des tensions avec la communauté arabo-musulmane. Là encore,  force est de constater comme sur le plan religieux des positionnements assez peu cohérents.

On a l’impression que le judaïsme contemporain à la française est constitué  de divers ingrédients, à la façon d’une salade niçoise. Un peu d’Israël, ; un peu de Kashrouth,  un peu d’hébreu (que l’on sait tout juste lire avec les voyelles ajoutées),  un peu de prières et de bénédictions,  un peu  d’histoire de France,  un peu de laïcité et de diaspora, au nom d’une tradition fourre-tout , fourbis,  un patchwork- jugée indivisible, à prendre ou à laisser. Cela fait un peu désordre.

Il a manqué au judaïsme une contre-réforme face au christianisme et c’est précisément ce que nous tentons ici d’établir et cela passe par  une réflexion sur  le distinguo entre le contextuel et le structurel, et c’est ce qui manque cruellement à ceux qui prétendent aujourd’hui en être les porte-paroles.

 

 

III La différence identitaire  entre Juifs et Arabes.

 

Il ne faut pas  se voiler la face, l’identité  juive est  quand même plus complexe que l’identité arabo-musulmane et paradoxalement  cela explique la faveur dont jouit le régime assez ambigu  de la laïcité  auprès  des  Juifs  de France.

Les arabo-musulmans n’ont certes  pas en effet à endosser  le lourd passé de persécutions qui est le lot de tant de Juifs, et n’ont pas connu le marranisme lequel n’est   d’ailleurs sans s’apparenter au laïcisme à la française. Leur rapport à la France est sensiblement différent : pour les maghrébins (arabes et kabyles), la France a été  l’ennemie, le colonisateur alors que pour les Juifs, elle apparait comme un havre, un refuge, en concurrence avec Israël d’ailleurs. Cette France qui a fait des juifs  d’Algérie  des citoyens français à part entière dès 1870

On comprend l’incompréhension des  immigrés maghrébins,  quelle que soit leur génération, pour une certaine forme de dissimulation qui passe aussi par une stratégie d’assimilation.  On parlait autrefois de « Juifs assimilés »  et l’on se disait  pudiquement  Français « d’origine juive ». . En ce sens, nous pensons que la laïcité pourrait être qualifiée de déni identitaire. Nous ne voyons pas pourquoi n’existerait pas un certain communautarisme plutôt que de fausses ressemblances, notamment autour de la question de « Dieu ».  Ce n’est pas tant aux musulmans de se mettre en retrait qu’aux Juifs de se mettre plus en avant en prenant, selon nous, leurs distances, par ailleurs, avec  les enjeux du Proche Orient., en  cessant de se présenter comme une Diaspora au même titre que celle des Maghrébins, ce qui est une pure fiction parfaitement anachronique qui nie l’histoire réelle de la communauté juive de France laquelle, pour la plus grande part,  ne concerne ni la France ni la Palestine en rappelant que les Juifs français ne parlent pas l’hébreu moderne mais  balbutient dans un hébreu archaïque et intemporel, ce qui n’incline pas vraiment à analyser les textes en profondeur.

 

 

 

 

IV Les arabes et le spectacle  de  la réussite  juive

 

La judéophobie arabo-musulmane  se plait – se complait- à dresser  la liste des Juifs  qui ont accès à des postes de pouvoir. Il y a en effet deux modes d’intégration, l’une quantitative, l’autre qualitative   ()  Les arabo-maghrébins ont  été plus effectifs  au prisme de la première que de la seconde et sont  cinq ou six fois plus nombreux que les juifs issus de l’immigration, leur communauté est bien plus homogène. culturellement et ses repères sont plus  réels.  En revanche, ils ne sont pas montés aussi haut que les Juifs dans la hiérarchie sociale. On parlera d’intégration féminine et masculine, l’une visant à se conformer aux normes, l’autre à  les déborder par le haut et non par le bas. Rappelons par ailleurs que notre société  est plus  opérationnelle pour veiller aux minima sociaux qu’aux maxima, les uns étant normatifs alors que les autres impliquent un certain dépassement. Force est de constater que les franco-arabes profitent davantage des minima que des maxima.

Il ne  faudrait pas réduire  l’ascension sociale à l’obtention de postes et confondre la cause et l’effet.  Il ne s’agit pas de s’assurer d’un certain quota de postes à tel ou tel niveau, comme le soutiennent  notamment des féministes. La véritable hiérarchie ne fonctionne pas sur la base de postes et les postes ne font que sanctionner une certaine qualité. Un tel procès de la part des arabes à l’encontre des Juif, en France,  doit cesser ! Mais cela passe par la reconnaissance d’une certaine exception juive qui n’est pas ici  une question  de pratique communautaire  mais  tient à de  fortes  personnalités, dans les domaines les plus divers,  qui constituent un atout majeur pour la France du XXIe siècle, qui dispose de la plus forte présence juive en Europe (Russie comprise), une Europe qui  a bien failli faire ou laisser disparaitre tous ses Juifs, il  y a un peu plus d’un demi-siècle, ce qui fait des Juifs  qui y vivent de nos jours  des survivants, des rescapés, y compris pour ceux qui sont nés après la Shoah. Signalons en passant que les Juifs sont aussi encombrants  aux yeux des féministes. Alors qu’ils ne représentent qu’une toute petite portion  de la société, le nombre de fortes individualités  issues de leur  rang, connues  depuis le XIXe siècle dépasse très largement  celui des femmes lesquelles constituent une bonne moitié de l’Humanité !

Il nous apparait que les arguments mis en avant au nom de l’égalité – c’est le Démos – alimentent  un certain antisémitisme. On passe en effet  aisément des protestations quant à la suprématie   jugée inadmissible des  hommes (par opposition aux femmes), en termes de postes, de promotions à celle des Juifs.  On l’observe notamment sur Internet sur le  thème « les juifs à la télévision » avec des documents qui sont l’occasion d’une judéophobie débridée. Au nom de la lutte contre le ‘racialisme » (sic), l’on voudrait établir un numerus clausus dans les média. Etrangement, ces musulmans qui revendiquent le droit d’afficher  leur appartenance religieuse  instrumentalisent la laïcité comme un moyen de se protéger du pouvoir juif.

On s’interrogera par ailleurs sur la possibilité pour un Musulman de vivre dans un milieu qui ne le serait pas.  On peut se faire plusieurs idées de la tolérance : une chose est d’accepter que l’autre ne suive pas la même religion que nous, une autre d’accepter qu’il n’ait pas les mêmes pratiques que nous, comme de manger du porc ou de boire du vin. Faut-il, comme semblent le souhaiter certains musulmans, que l’on s’abstienne de boire du vin en leur présence, par exemple, alors qu’ils se trouvent dans un lieu public ? Si certains pratiquants ont une sensibilité exacerbée, ils risquent de se sentir agressés par le seul fait d’un non respect de tel ou tel interdit. La notion de blasphéme ne vaut selon nous qu’à l’encontre du membre de telle ou telle communauté religieuse. Un  non juif qui ne respecte pas le Shabbat ne risque pas l’excommunication et un non Musulman n’a aucun devoir au regard du ramadan. Traiter un non musulman de blasphémateur, c’est le traiter comme s’il s’agissait d’un Musulman renégat.

 

V

Les Hébreux  et le déni de l’engagement  sioniste

 

Dans le débat sur l’insécurité des  Hébreux  en France, on évite complétement de se demander si ceux-ci devraient se dispenser de certaines provocations, d’une part en ce qui concerne Israël, de l’autre la laïcité.

Dans le premier cas,  l’attachement affiché de diverses structures juives à l’Etat d’Israël ne peut que jeter de l’huile sur le feu. Et après les Juifs viennent  se plaindre d’un amalgame entre antijudaïsme et antisionisme! Mais ne prêtent-ils pas le flanc à la critique, ne donnent-ils pas de verges pour se faire fouetter? Dans les années Cinquante, la question des musulmans restait assez secondaire et on était avant la Guerre des Six Jours qui allait créer le problème palestinien du fait des ‘ »territoires occupés » et ranimer la blessure des réfugiés de 1948 lors du partage de la Palestine.  Cette « partition »  fut déterminée selon des critères d’occupation. Là où il y avait une majorité de Juifs, on aurait l’Etat juif  et là où il y aurait une majorité d’arabes (chrétiens ou musulmans), on aurait l’Etat Arabe. Or, les « colons » juifs avaient négligé d’occuper les lieux bibliques comme Jéricho ou Hébron, lesquels furent attribué au secteur « arabe », d’où par la suite le probléme des colons religieux désireux de se fixer dans une terre « biblique ». Cette partition avait d’ailleurs le tort de fixer un certain statu quo alors qu’il s’agissait d »accueillir de nouveaux immigrants juifs. C’était déjà en soi un contre-sens au regard de la logique du projet visant à trouver une « bonne » solution à la question juive.

Notons que les effets de cette guerre seront également déterminants aux  USA et perturberont durablement les relations – jusque-là  heureuses- entre Juifs et noirs, à partir des années soixante-dix.

En effet, les processus ne sont pas linéaires mais cycliques et certains acquis peuvent être remis en question par la suite.  Or, force est de constater que la situation a évolué et que ce qui était possible hier ne l’est plus cinquante ans plus tard du fait de la montée en puissance de la communauté musulmane et de la focalisation du monde arabe sur la Palestine. Autrement dit, on ne peut plus parler chez les Juifs de leur rapport à Israël comme cela pouvait se faire autrefois, avant la Guerre des Six Jours.

Dans le second cas,  celui de la laïcité,  les Juifs restent attachés à une certaine idée de la laïcité qui ne semble plus possible et cela aussi est devenu une pomme de discorde entre Juifs et musulmans qui exacerbe et exaspéré les esprits.  Rappelons tout de même que l’instauration de la laïcité  ne prévoyait pas un afflux d’étrangers mais la cohabitation entre des populations déjà présentes sur le sol français et donc déjà largement intégrées. En ce sens, la laïcité n’était pas conçue pour accueillir des étrangers.

On ne peut comparer en tout état de cause le rapport des Juifs de France  à Israël et celui des arabes en  France au monde arabe. Le lien au religieux, à la langue n’est pas du même ordre/ Chez les Juifs, il reste plus virtuel, plus discret.  La laïcité n’a donc pas le même impact pour les deux communautés.  Que les Juifs réussissent mieux socialement soient mieux intégrés que les Arabes est déjà en soi une satisfaction  et que les attaches des Arabes à leur culture d’origine les stigmatise est le prix qu’ils acceptent de payer.  De toute façon,  tout se paie, ce n’est pas la peine d’en rajouter par des procès en laïcité. Les arabes se condamnent ainsi à une certaine marginalité et selon nous, une société n’a pas à être homogène car elle n’est pas égalitaire, ne serait-ce que du fait de l’âge qui ne joue pas le même rôle chez les hommes et les femmes, que ce soit dans la prime enfance ou au « troisième âge ». Autrement dit, celui qui assume sa marginalité n’a pas à être stigmatisé puisqu’il assume déjà existentiellement sa condition. On peut vivre en étranger dans la cité et dans une certaine transparence. Entendons par là que dans une société, chacun est libre d’agir à sa guise- tant que cela ne porte pas atteinte à l’intégrité  physique d’autrui.  Mais qu’il ne vienne pas  ensuite se plaindre d’être victime d’ostracisme ! On ne peut avoir le beurre et l’argent du beurre. L’ascension sociale exige d’adopter un certain profil et il y a là des lois comparables à celles du marché.

 

 

 

 

 

 

JHB

15 07 15

 

Publié dans judaîsme, RELIGION | Pas de Commentaire »

Jacques Halbronn Altérités. Trois essais

Posté par nofim le 26 avril 2015

Altérités

  publié  en 1999 sur le site hommes-et-faits.com

 

Trois essais sur le langage, l’écologie et la temporalité

 

Jacques Halbronn

Les trois essais sont à télécharger au formatJacques  Halbronn   Altérités. Trois essais dans ASTROLOGIE arrow-10x10 RTF – 630ko

Résumé Jacques Halbronn s’interroge sur la manière dont l’homme fait passer le monde au niveau du sens, de la puissance – comme virtualité – à l’acte. Partant de la notion d’altérité, de l’homme à son environnement, puis à lui-même, il introduit la nécessité d’établir des ponts, un tropisme entre des objets qui n’ont pas a priori de rapport entre eux.
Dans Virtualité et Langage, l’auteur met en question ces artefacts que sont la langue, le texte à propos de l’emprunt, de la traduction et de la contrefaçon.
Dans Tropismes et Écologie, Jacques Halbronn montre comment l’Homme s’approprie son environnement – animal, minéral, végétal – après l’avoir reconnu.
Avec Topos et Temporalité, l’auteur relie les mouvements qui entraînent les hommes à bouger, à changer d’espace, selon des cycles du Temps. Jacques Halbronn, docteur ès lettres, a publié nombre d’études tant historiques qu’anthropologiques, notamment sur l’astrologie, le prophétisme et sur le judaïsme.

Resume

Dr Jacques Halbronn develops an idea about the way of man does the world pass on the level of the direction, of the power – as virtuality – to the act. On the basis of the concept of otherness, of the man to his environment, then with itself, he introduces the need of setting bridges, a tropism between objects which never have relationship.
In « Virtualité et Langage » (Virtuality and Language), the author questions these artifacts like the language, the text in connection with the loan, the translation and the counterfeit.
In « Tropismes et Écologie » (Tropisms and Ecology), Jacques Halbronn shows how Man adapts to his animal, mineral and vegetal environment after recognized it.
With « Topos et Temporalité » (Topos and Temporality), the author connects the movements which conduct Man to move and change his space, with the existence of a cyclic temporality.
Jacques Halbronn, PhD in Human Sciences and Oriental Languages, has published many historical and anthropological studies, specially about astrology, prophecy and Judaism.

Télécharger Virtualité et langageTropismes et ÉcologieTopos et temporalité – RTF, 304ko, 180ko, 150ko

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