Alliance entre Dieu et Israël : le point de vue musulman

Posté par nofim le 16 mars 2015

Alliance avec Dieu : Alliance ancienne, avec les fils d’Israël

www.maison-islam.com/articles/?p=481

8 déc. 2008 – Ne savez-vous pas que c’est avec eux que Dieu a conclu Son Alliance ? Mahomet n’est pas un fils d’Israël, contrairement à Jésus-Christ qui, lui, l’est. ….. (« sawâd ‘azîm » ; « hâdhâ Mûssâ wa qawmuh ») (al-Bukhârî et Muslim).

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Les Chrétiens et la consommation de porc

Posté par nofim le 16 mars 2015

Pquoi Les Chrétiens nient l’interdiction de la consommation …

www.orientalement.com/q4190-pquoi-les-chretiens-nient-l-interdiction-d…

14 oct. 2006 – Je ne comprends pas ? tu fais référence à l’interdiction sur le porc ? et … je t’ai apporté des textes bibliques qui prouvent que le porc est interdit

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Judaïsme et astrologie

Posté par nofim le 16 mars 2015

Tradition juive et astrologie – Techouvot.com

www.techouvot.com › Pensée juive : Questions générales

27 juin 2005 – 2 messages – ‎2 auteurs

Dans le judaïsme, l’astrologie n’est pas considérée comme une forme d’idolâtrie, et ce bien que le nom hébraïque de l’idolâtrie soit : ‘avodath …

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Les deux facettes de la ségrégation : égalitarisme et refus de la différence.

Posté par nofim le 23 février 2015

Nouveaux regards sur les diverses formes de segrégation

par  Jacques  Halbronn

 

Toute approche cyclique se doit  de considérer  que les phénoménes présentent deux faces vouées à alterner. On insiste trop souvent sur

le cas de figure  où il y a refus de parité, d’égalité mais  il ne faudrait pas oublier l’autre option, celle où il y a refus de reconnaitre la

différence de l’autre. En fait, cela dépend du contexte.

Quand il s’agit de mobiliser massivement,  la consigne  doit être de ne pas distinguer les uns des autres car  il s’agit de constituer un

ensemble d’un seul tenant. Dans le cycle de 7 ans, cela concerne ce que nous appelons la phase disjonctionnelle.

En revanche, quand il s’agit de choisir un leader, de saluer l’excellence,   cette consigne ne fait plus guère sens car il s’agit alors

de découvrir  les personnes d’envergure exceptionnelle, qui feront la différence, qui sauveront la mise par leur génie.  Cet état de choses

correspond à ce que dans le cycle de sept ans, nous désignons sous le nom de phase conjonctionnelle.

C’est dire que les sociétés doivent apprendre à changer leur fusil d’épaule et de faire alterner  leurs valeurs car aucune valeur ne saurait

valoir indéfiniement et en  toute circonstance, contrairement à ce que d’aucuns croient pouvoir affirmer.

Appréhendons les questions de misogynie, de xénophobie, d’antisémitisme, à la lumière d’un tel modéle cyclique.

Qu’est ce au vrai, par exemple, qu’être « misogyne »? Est-ce affirmer que les femmes ne sont pas les égales des hommes ou au

contraire nier leur spécificité? Qu’est-ce qu’être antisémite?  Est-ce affirmer que les Juifs sont différents ou  au contraire leur

dénier une quelconque différence?

Il est clair que si l’on rassemble ce qui est dit au sujet de tel ou tel groupe, l’on trouvera les arguements les plus

contradictoires, dès lors qu’on ne les situera pas dans le temps.

Comme il est dit dans l’Ecclésiaste (Kohélet), il y a un temps pour chaque chose. Un temps pour insister ce qui se ressemble et

rassemble et un temps pour détecter ce qui distingue.  Et il importe de savoir à partir de quand l’on va devoir basculer d’un discours vers l’autre.

Au regard de la théorie du cycle de 7 ans que nous promouvons – et dont nous avons largement traité tant par écrit qu’oralement

(sur la télé de la Subconscience)- une telle alternance offre un caractère heuristique remarquable et nous apparait comme un

facteur majeur pour percevoir l’alternance que nous  observons au cours du cycle de 7 ans.

En fait, la prévision astrologique  ne saurait se passer de tels critères. Le passage – le glissement – d’une rhétorique à une autre est ce que nous avons mission d’annoncer et de baliser au prisme du cycle de 7 ans et cela ne saurait laisser les sociologues indifférents.

On sait que l’astrologie ne saurait faire cavalier seul, qu’elle a besoin d’avoir un interlocuteur en face d’elle de façon à corroborer ou

au contraire à infirmer ses dires (cf la falsifiabilité de Popper).

C’est pourquoi le barométre de la ségrégation nous semble des plus utiles dès lors que l’on  est en mesure de capter le changement progressif de ton et l’évolution du sentiment d’exacerbation  lequel s’oriente  tantôt dans un sens et tantôt dans l’autre.

Il suffirait pour cela de multiplier les sondages d’opinion afin de déterminer quel est le sens du vent, de la rumeur. De quoi se plaignent

les gens à un moment donné: est-ce  de la non reconnaissance de l’égalité ou au contraire du refus d’admettre le mérite de certains comparé à celui d’autres?

De nos jours,  la conscience de cette alternance est-elle réelleemnt  marquée? On peut sérieusement en douter. Il semble que ce qui

excite les esprits  soit surtout lié au refus  de l’égalité des sexes, des races, des religions, des peuples, des langues etc. Or, cette sensibilisation  ne considère qu’une des deux facettes du phénoméne que nous signalons.

Vient nécessairement un temps  du reflux, quand  l’on s’aperçoit que l’on ne peut pas mettre tout le monde dans le même sac, à la même

enseigne, que ce serait contre-productif et l’on sait que de tels revirements peuvent être observés dans le champ du discours

politique et ce sur des périodes relativement brèves. D’aucuns font mine de s’en offusquer de crier à la trahison des programmes, des

valeurs. Mais la roue tourne et pour paraphraser Montesquieu, ce qui est bien à telle date ne  l’est plus au delà.

C’est ainsi qu’actuellement, nous passons en phase conjonctionelle, ce qui implique de reconnaitre l’apport des plus doués, des esprits supérieurs, de ceux qui peuvent servir de moteur, de locomotive. C’est ainsi que certains de nos propos qui ont pu  choquer – être qualifiés de misogyne, de xénophobe- peuvent au contraire se révéler utiles pour  parvenir à distinguer le bon grain de l’ivraie (Evangile), à  ne pas prendre

des vessies pour des lanternes,  mélanger les torchons et les serviettes.

Car qui est antisémite, par exemple? Celui qui entend distinguer les Juifs des autres peuples ou celui qui leur nie leur différence?

L’antijudaïsme chrétien n’est-il pas fortement marqué par un certain déni de la mission d’Israël mais n’est ce pas aussi le fait des négationistes face à la Shoah que certains voudraient banaliser, relativiser? Et  qui est misogyne, celui qui entend comprendre ce

qui différencie les hommmes et les femmes ou celui qui nie  qu’il faille les distinguer? On sait que le probléme se pose actuellement au

regard de la laïcité (cf la manifestation du 11  janvier 2015) :  est-ce qu’il n’y a pas plusieurs façons, alternativement, d’envisager

les rapports entre les différentes communautés, populations?  Ne doit-on pas osciller entre un discours intégrateur qui ne veut

voir aucune tête dépassser  et un discours qui  entend rendre à César ce qui est à César (Evangile) et qui reconnait par exemple

la place des Juifs dans la société française, comme semble le souligner le Premier Ministre – et la perte que cela représenterait si ceux-ci

-même une partie seulement d’entre eux – s’en distançaient

Ne touche pas à mon pot  (juif) La France a donné des

signaux forts de la conscience  et la chance qu’elle a

de disposer d’une  présence  juive importante, ce qui

avait déjà été le cas lors de la Révolution Française.

. Le paradoxe, c’est que le 11 janvier ne débouchera pas, du moins

dans l’immédiat, sur un quelconque égalitarisme mais bien plutôt sur l’appréciation de l’apport des uns et des autres. Si unité il y  a , elle se constitue en fait

contre la communauté islamique,  comme marginalisée,

excentrée  et la pluie des Césars qui vient de tomber

sur le film Timbuktu -qui campe des musulmans

intolérants- ne laisse aucune équivoque à ce sujet.

Aucune société ne peut ignorer la nécessité de ne pas figer ses positions. L’on sent bien qu’en ce moment la France a besoin pour réussir  de  mobiliser ses éléments les meilleurs, les plus brillants, et que l’heure n’est pas/plus  à un égalitarisme mou.

Certains astrologues, comme Guy Taillade, ne parviennent

pas à accepter  cette succession de revirements de l’opinion,

des mentalités mais c’est là précisément tout l’enjeu

épistémologique que de mettre en évidence une telle

cyclicité au lieu de parier sur une longue durée qui

ne se préte guère aux statistiques en raison même de

la rareté des occurences et des récurrences que cela

implique. C’est en fait pour justifier l’usage des planétes

lentes que les astrologues sont entrainés dans  une

telle représentation surdimensionnée.

 

 

 

 

 

 

 

JHB

25 02 15

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La Kashrouth et le judaïsme. L’interdit du porc.

Posté par nofim le 19 février 2015

Le problème  de la Kashrouth

par  Jacques  Halbronn

 

Les lois alimentaitres  concernant la consommation de viande  montrent bien que celle-ci  n’est nullement interdite mais fait l’objet de

certaines régulations/ Ne jetons pas le bébé avec l’eau du bain!

De nos jours, dans nombre de réunions juives ( MJLF, Bnei Brith), on, préfére encore éviter toute consommation de viande, qu’elle soit déclarée ou non « kasher ». C’est bien là un luxe de précautions qui n’est pas sans faire probléme.

En effet, à ces réunions, on s’inflige ainsi ce qu’il  faut bien appeler une « malbouffe », à base de tourtes, de quiches, de tartes et autres mixtures, généralement – par dessus le marché- consommées froides,  because le Shabbat, quand cela se passe, comme c »est le cas bien souvent, en fin de semaine puisqu’autre interddit, on ne doit pas utiliser de matériel pendant cette période.

Nous pensons qu’il importe avant tout de se demander si nous pouvons ainsi nous priver de viande (rouge ou volaille) du fait qu’il y aurait le moindre doute sur sa provenance, sur son mode d’abattage (rituel)- dont on sait par ailleurs qu’il fait probléme.

La viande fait partie intégrante de l’alimentation  juive et c’est justement pour cela que sa consommation a été codifiée.

La question que nous posons est la suivante: qu’est ce qui est pire:

manger de la viande non  kashère ou ne pas manger de viande du tout?.

On pourrait transposer en se demandant:  qu’est-ce qui est pire:

avoir des relations sexuelles sans respecter certaines prescriptions liées à la menstruation

ou ne pas avoir du tout de relations sexuelles?

On pourrait ainsi multiplier les comparaisons et les dilemmes.

Visiblement, nombreux sont ceux, parmi les Juifs, qui préférent ne pas manger du tout de viande lors des réunions

communautaires.

Or, pour nous, la consommation de viande est une obligation et les sacrifices animaux d’ordre religieux   donnaient lieu à une telle consommation.

D’ailleurs il est des fêtes qui exigent que l’on mange de la viande et notamment de l’agneau.

Très franchement,  nous ne comprenons pas vraiment  pourquoi la viande de porc devrait rester interdite- elle l’est aussi pour les Musulmans.

Citons ce point de  vue  trouvé sur le web :

« Le porc est, physiologiquement, très proche de l’homme, à tel point que l’on peut greffer avec succès sur l’homme des organes de porc, reconnus donc comme « humains » par l’organisme. Plus que le singe, le porc serait donc notre « cousin ». (…) Mais une autre explication, très intéressante, est que cet interdit trouverait son origine dans la mythologie Egyptienne. En effet, le porc égyptien (plus proche du sanglier) était l’animal sacré du dieu Seth. Le Dieu égyptien Seth est  identifié au principe du mal, souvent représenté par un porc noir dévorant la lune, où l’âme d’Osiris est réfugiée. Seth est donc le démon de la mythologie égyptienne, adoré par les uns, honni par les autres, redouté par tous : une puissance pervertie. C’est en prenant l’apparence d’un sanglier noir que Seth combattit contre Horus et lui infligea une terrible blessure à l’oeil. Aussi, le porc est d’ordinaire rangé parmi les amis de Seth, l’assassin d’Osiris. Ainsi, il a été d’abord interdit aux prètres égyptiens et, avec le temps, a pris une image d’impureté et c’est ainsi qu’il fut interdit par les juifs. Donc, tout viendrait de la mythologie égyptienne dans laquelle Seth, l’incarnation du Mal, prend l’apparence d’un sanglier (porc) pour attaquer le Dieu préféré des Egyptiens.  »

On note que le porc a disparu  du zodiaque alors qu’il figure dans les représentations des mois, par exemple dans les Très Riches

Heures du Duc de Berry (voir aussi  Kalendrier et Compost des Bergers, les mois d’automne), où l’on trouve une scéne où l’on tue le cochon, ce qui s’apparente selon nous à une sorte de crucifixion, l’animal était suspendu sur une sorte d’échelle pour qu’on puisse mieux le saigner et le dépecer.

Le fait que le porc se soit maintenu comme un interdit même pour les Juifs les plus laïcisés et assimilés est assez stupéfiant. Et rappelons que cet interdit s’ajoute au refus de manger toute viande  d’un animal qui n’aurait pas été tué dans les formes. Que d’aucuns préférent devenir végétariens et  manger des produits qu’il faut bien appeler de substitution, des ersatz fait probléme car cela encourage à manger des produits de substitution. Or, pour les Juifs, tout ce qui prétend remplacer ce qui est authentique et vivant doit être suspect, artificiel.

La Bible d’ailleurs  ne mentionne pas précisément le porc comme animal interdit mais donne une description du type d’animal dont la  viande ne serait pas autorisée. L’Islam est, a contrario,  beaucoup plus catégorique.

Dans notre enfance, on nous avait bien mis dans la tête de ne pas manger de la viande de porc mais cela ne valait pas pour la charcuterie (saucisson, jambon, paté) et  nous avions développé une certaine forme de répulsion à l’encontre de cette viande jusqu’au jour où nous avons su surmonter cette phobie, étant nous -même né dans une année du porc. (Zodiaque chinois)

En ce qui concerne l’abattage rituel de tout animal, citons ce passage trouvé sur le net:

« La consommation du sang est interdite « car le sang c’est l’âme et tu ne dois pas manger l’âme avec la chair » (Dt 12:23; voir aussi Gn 9:4; Lv 17:12-14). De ce fait, l’animal doit être égorgé pour le vider de son sang, et ensuite sa viande est salée deux fois et rincée avec de l’eau trois fois pour supprimer toute trace de sang. On peut aussi recourir au grillage de la viande directement sur la flamme, et le jus ne peut alors être récupéré. (Gn 9:4). » Ainsi, le barbecue permettrait de pallier l’absence du rituel de mise à mort et de fait, pour notre part,  nous grillons toutes les viandes que nous consommons.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

JHB

19 02  15

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Du Dieu de l’Univers au Dieu de notre Humanité

Posté par nofim le 31 janvier 2015

Le Dieu créateur de l’univers et le Dieu créateur de notre humanité, un décalage diachronique majeur

par  Jacques  Halbronn

 

Le Récit de la Création comporte à l’évidence une solution de continuité quand on passe des premiers aux derniers jours. Ce n’est pas du même Dieu dont il est question au fils du récit.

Le Dieu de Hawking (cf le récent biopic) est celui du Premier Jour de la Création/ Quel rapport avec le Dieu qui crée Adam? Ce Dieu qui crée Adam a lui même été crée en amont. Adam en quelque sorte n’est pas notre ancêtre mais celui de nos créateurs. Notre humanité serait celle du chapitre II de la Genése, issue de la « cote » d’Adam. : nous descendons d’Ish et Isha. Entre nous et le Dieu architecte de l’Univers, il y a l’interface Adam.

Nous suivons le travail de Jean Sendy, sur une lecture « extra-terrestre » des Elohim  à condition de ne pas confondre, encore une fois, le Dieu de la Création et celui de notre Humanité, laquelle a été créee par  des êtres qui nous sont supérieurs mais qui ne sauraient être pour autant assimilés au Dieu de la Création. D’ailleurs, ce Dieu qui se repose au Septiéme jour ne nous semble guère correspondre à ce Dieu des origines de l’Univers. Ce Dieu là est le fils de  Dieu, au sens

où il a été généré par le Dieu « grand architecte de l’Univers »

et en cela Jésus comme « fils de Dieu »  pourrait incarner cette

seconde génération de  dieux, à la fois née de Dieu mais

aussi « dieux » au regard des hommes, qui sont leur propre

création.

Ce clivage, nous le percevons épistémologiquement dans la distinction entre  science « dure » et science « molle », l’une comme l’autre recourant puissamment aux mathématiques. C’est ce qui différencie  Hawking de Turing, l’homme u « cassé le code Enigma des nazis pendant la Seconde Guerre Mondiale (cf Imitation Game). L’un cherche à comprendre l’univers, l’autre à découvrir la clef d’une « machine » inventée par les hommes.  C’est l’opposition entre Science et Technique  qui selon nous est plus pertinente qu’entre sciences dures et molles.

La Technique se construit en fait contre la Science même si elle l’instrumentalise tout en la trahissant. C’est justement là dessus que butent tant d’astrologues qui n’ont pas encore compris, en ce début de XXIe siècle, que l’astrologie reléve de la Technique et non de la Science, ce qui signifie qu’elle ne prend de la Science que ce dont elle a besoin, à savoir tels astres et pas tels autres. C’est ce qui fait la différence entre un Jean Pierre Nicola qui incarne l’astrologie du xXe siècle et nous qui balisons le terrain de celle du XXIe siècle.

 

 

 

 

 

 

JHB

29 01 15

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Les juifs et la gestion des risques : de la synagogue à la vie en Israël

Posté par nofim le 27 janvier 2015

Les Juifs face au péril antisémite/antisioniste et le débat sur la laïcité

par  Jacques Halbronn

 

Selon nous, il est important que la communauté juive de France tienne un discours viable et il ne semble pas que ce soit le cas pour l’heure.

On abordera deux questions : la laïcité  et  le rapport à Israël.

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I  La Laïcité

Nous entendons des discours juifs sur l’importance de la laïcité. Or, cette notion convient parfaitement aux Juifs et bien moins aux Chrétiens et encore moins aux Musulmans. Et il n’est donc pas vraiment équitable de prôner la laïcité en tant que juif car cela ne peut qu’exacerber un certain antijudaïsme.

En effet,  hors de la synagogue – et l’on sait que les Juifs qui s’y rendent sont minoritaires- la langue hébraïque est à peu près totalement étrangère à la vie juive, la plupart des juifs ne parlant pas celle-ci et étant tout juste capables de la « lire », ce qui n’est pas du tout la même chose. On ne peut que regretter que l’hébreu moderne, langue vivante, soit aussi peu familière aux Juifs, pratiquants ou non  et cela ne semble pas du tout s’arranger au bout de tant de décennies!  Il y a un échec des communautés religieuses juives qui se sont contenté d’un « savoir lire » qui ne rime à rien;  Les maghrébins, en revanche, ne sont pas marqués par leur identité de façon aussi ponctuelle. Ils s’entretiennent dans cette langue,  ont des racines au Maghreb et  ont un physique bien reconnaissable, sans parler de leurs prénoms spécifiques. Ce qui n’est pas vraiment le cas des Juifs. La visibilité sociale  des uns et des autres n’est aucunement comparable.

Par conséquent, au regard de la laïcité, comme nous le disions, Juifs et musulmans ne sont pas logés à la même enseigne et en ce sens ces derniers sont bien plus vulnérables; A contario, les Juifs ne le sont qu’à la synagogue et dans certaines boutiques comme l’hyper-Kasher qui fut attaqué, au début du mois. S’ils le veulent, les Juifs ont tout loisir de se fondre dans la population

Nous avons assisté à des discussions sur la sécurité des synagogues. Mais il est clair- ce que ne veulent pas reconnaitre les fidéles – que la meilleure protection consisterait à ne pas les fréquenter. A aucun moment une tele option semble avoir pu être considérée : c’est un point aveugle. Certains déclaraient que s’ils ne pouvaient se rendre à ‘leur » synagogue, ils n’auraient d’autre choix que de partir en Israël comme s’ils ne pouvaient penser la possibilité de vivre en France sans se réunir dans des lieux spécifiquement juifs.  .

La laïcité semble avoir été conçus sur mesure pour les Juifs et  insister sur l’exigence de laïcité est donc assez mal venu.

Force est de constater que la laïcité n’est pas le régime idéal ni pour les Chrétiens ni pour les Musulmans et que l’attachement des Juifs à celle-ci pourrait être la cause de deux antijudaïsmes, l’un chrétien, l’autre musulman, ce que ne semble pas avoir compris un Paul Amar dans son dernier ouvrage.

 

II   Le rapport à Israël

En 1978, quand  l’on fonda  le CERIJ (Cercle d’Etudes et de Recherches sur l’Identité Juive) on avait  désigné deux « modéles dominants »  pour la conscience juive:  le religieux et le sioniste. 37 ans plus tard, le point commun, c’est le danger pour les Juifs d’aller à la synagogue et de vivre en Israël  Dans un cas, ce danger peut être évité en ne s’y rendant point et dans l’autre, en ne vivant pas en Israël, ce qui est un tant soit peu plus compliqué. Dans les deux cas, le danger physique vient des Arabes, ce qui crée un lien entre les deux modes juifs de société.Quant à la notion de diaspora, elle est anachronique associée aux Juifs d’aujourd’hui alors qu’elle est un phénoméne vivant pour les Musulmans. C »est dire que le fait pour les Juifs de ne pas se référer à Israël est plus facile que pour les Arabes  à l’égard de terres où vécurent leurs grands-parents. Là encore, le sacrifice demandé n’est pas le même. Et même pour les Chrétiens, on ne trouve pas de pape pour les Juifs et Israël n’est pas une condition incontournable de la religion  juive.

On nous dit que l’antisionisme doit être dissocié de l’antijudaïsme. Il est vrai, comme on l’a dit plus haut, qu’il y a des raisons pour les musulmans de s’en prendre à un judaisme laïcisant qui entend donner des civismes aux autres religions. Mais le sionisme affiché par nombre de Juifs est aussi un facteur aggravant en ce qu’il  a d’artificiel voire de virtuel quand on le compare aux liens qui unissent les Maghrébins musulmans à la terre de leurs ancêtres de l’autre côté de la Méditerranée. Les Juifs seraient même dans le déni de leurs origines proches respectives pour affirmer leur  rapport à Israël qui reléve du symbolique, de l’iconique voire du mythologique, affirmant ainsi une pseudo-unité, abolissant ce qui distingue Sépharades et Ashkénazes/

On peut tout à fait admettre que les maghrébins se sentent solidaires des Palestiens  plus que les Juifs des Israéliens. Car dans un cas il s’agit d’un lien objectif et dans l’autre d’un lien subjectif. Deux poids, deux mesures.

Si l’on considére ces deux populations, celle qui hante les synagogues et celle qui demeure en Israël, on observe le même syndrome qui consiste à ne pas supporter l’immersion des Juifs au sein d’un monde non juif, ce que pourtant les Juifs ont fait des siècles durant. C’est là une nouveauté née au XXe siècle et qui est étrangère à la conscience juive. Les Israéliens n’arrivent à penser que des Juifs puissent vivre au sein d’un Etat palestinien, d’où tout un débat sur les frontières qui ne devrait pas exister car pourquoi des Juifs ne demeureraient pas dans telle ou  telle ville au passé biblique sans avoir à être des citoyens israéliens? Cette maladie c’est celle de l’Alya, à savoir de ne plus supporter l’autre, le « non juif ». Or, les communautés religieuses en France  présentent  une symptomatique comparable avec ce processus que nous avons décrit: ou la synagogue ou Israël, sans autre alternative. Cela ne concerne en fait qu’une petite minorité mais on comprend qu’existent des liens entre  ces deux mondes du fait des mêmes phobies du non-juif.

Herzl avait certes pensé son Etat Juif (Judenstaat, Juden étant ici adjectival) comme un refuge pour les Juifs persécutés et dont il ne souhaitait pas qu’ils refluent vers les communautés juives heureuses de l’Ouest de l’Europe et il est un fait que l’afflux de Juifs étrangers  fut  aussi un facteur d’antijudaïsme du fait de leur visibilité,   de leur étrangeté qui les plaça dans une situation assez compables à celle des immigrés maghrébins.  Mais c’est déjà de l’histoire ancienne et le fossé entre Juifs et  Arabes n’a cessé depuis de se creuser en raison de l’assimilation réussie des Juifs, laquelle, on l’a dit, leur aura relativement peu coûté. On pense au jugement de Salomon où les protagonistes n’ont pas autant à perdre.

D’aucuns ont suggéré, à juste titre, d’intensifier le dialogue entre les Juifs et les musulmans mais aussi les Chrétiens. Cela nous semble une excellent idée à condition de ne pas pas partir sur de fausses bases et c’est la raison du présent article. Evitons de polémiquer sur une laicité obsoléte et qui ne fait sens que pour les Juifs. Evitons de faire le procés des solidarités arabes sans se croire obligés de manifester pour Israël.

Sur le plan théologique, il est vrai que les Juifs sont un « peuple » -élu entre tous les peuples – mais en 2015, l’on sait que la richesse juive est d’abord celle de ses individualités qui oeuvrent pour toute l’Humanité.  D’aucuns demandent aux Juifs de ne pas s’afficher autant non pas en tant que Juifs mais de par leur réussite personnelle. Cela est, du coup, inadmissible et  les Juifs s’ils sont plus doués que les autres n’ont pas à rentrer dans le rang. La voie du Juif est celle de l’excellence personnelle non de la grégarité et cette voie doit être respectée par les Chrétiens comme par les Musulmans, c’est tout ce que nous leur demandons en échange de notre respect pour leurs cultures et leurs allégeances respectives.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

JHB

27 01 15

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Recherches kabbalistiques sur le Livre de la Création et le tétramorphe

Posté par nofim le 24 janvier 2015

Etudes kabbalistiques sur le Sefer Yetsira  et le tétramorphe.

par  Jacques  Halbronn

L’étude des traditions nous a appris que certaines données pouvaient avoir été déplacées et non point perdues, à la manière du sort qui peut être celui d’un livre au sein d’une bibliothèque.

Il y a une quarantaine d’années, nous avions consacré un travail à l’alphabet hébraïque tel qu’il nous apparaissait au prisme du Sefer Yetsirah (cf Clefs pour l’Astrologie; Ed Seghers, 1986 , pp . 188 et seq - traduction espagnole Las Claves de la Astrologia). Nous y montrions que la première lettre de l’alphabet hébraïque avait du être non pas le Aleph mais le Quph, soit une des 12 lettres simples, la forme grecque alpha béta étant donc relativement tardive, par voie de conséquence. Notre « alphabet » devrait donc s’appeler un « Qafabet’.

Par ailleurs, toujours à propos de l’alphabet, nous avions montré la possibiité pour l’aphabet hébraïque primitif (soit la cursive hébraïque et non la forme araméenne) d’avoir donné naissance au dessin des chiffres dits arabes, ce qui ne signifie pas pour autant que le savoir correspondant ait été hébraique. (cf nos Mathématiques Divinatoires, Ed Trédaniel-La Grande Conjonction, pp/ 153  et seq)

Notre propos, ici, concerne la question du verbe être mais nous sommes ici encore confrontés à une tradition, à un « système » qui nous semble avoir été perturbé et qu’il nous importe de tenter de restituer comme nous l’avons fait pour le français (cf notre étude parue dans  la Revue Française d’Histoire du Livre livraison 2011/2012). Notre démarche englobera aussi bien l’hébreu que l’arabe, soit deux langues dites sémitiques.

On sait qu’il est de coutume de dire que le verbe être n’existe pas dans ces deux langues, au  présent. Force est de constater qu’il est en pratique remplacé par le pronom personnel. Or, il nous semble qu’il existe des similitudes assez nettes entre le pronom personnel et le verbe être tant dans l’usage que dans la forme.

L’hébreu  supprimé la première consonne qui est maintenue en arabe comme dans « lev » au lieu de « qalb ». Il remplace par un Aleph le Quph  dans Ani (au

pluriel anahnou) si l’on rappelle que le verbe être en arabe : kana. Mais l’arabe lui-même a son pronom sans Quph (Ana) Ajoutons que le ata/atem hébreu est en fait un Anta/Antum, ce qui a été conservés en arabe ( deuxiéme personne  du singulier et du pluriel)

En passant on notera l’anomalie d’une finale en a pour le Ata

masculin alors que le At (deuxiéme personne au féminin)

correspond à un marqueur masculin.

Si l’on replace le Quph à la place du Aleph, on restitue le verbe être « Kana ». pour les premières et deuxiémes personnes du singulier et du pluriel. Quant à la troisiéme personne (Hou, hi, Hem, Hen), elle est à rapprocher du verbe être au passé : »haya » , hayou  etc etc. (cf aussi le tétragramme, Iud  Hé Vav Hé).

On, a vu plus haut que dans le Sefer Yetsira,  le Qoph et le Aleph ont permuté, ce qui vient confirmer notre thèse selon laquelle, le Ani, Ata, Anahnou, Atem  de l’hébreu (première et deuxiéme personnes  du singulier et du pluriel) étaient anciennement des formes comemnçant par Quph, ce qui les relie au verbe être arabe.

Rappelons brièvement notre argumentation  à propos de la

permutation du Qoph et du Alef. Les lettres mères du Sefer

Yetsira sont aleph,  Mem et Shin (cf chapitre III  du SY) censées correspondre aux

4 Eléments (et la Terre est ici mise de côté pour qu’il n’en reste plus que trois)

. Les quatre dernières lettres de

l’alphabet hébraïque sont Qoph, Resh, Shin, Thav. Les sept

lettres doubles du SY ( chapittre IV) sont  B eith, Guimel, Daleth, Kaph,

Pé et Thav plus le Resh (qui grammaticalement n’est pas double

à la différence des six autres, pour arriver au 7 en analogie

avec les 7 astres (luminaires plus cinq planétes de Mercure

à Saturne)  On notera que les dix Sefiroth qui sont un élément essentiel du SY

seraient à rapprocher des 3 lettres mères et des 7 lettres doubles, d’autant qu’elles se  divisent

effectivement en trois plus sept. Le 22 serait simplement l’addition de 12 à 10, ce qui vient en correspondance avec les 12 signes

du zodiaque et les 12 tribus d’Israël (cf notre ouvrage Le Monde Juif et l’Astrologie. Histoire d’un vieux couple, Milan, Ed Arché, 1985)

Mais il est clair que le système était initialement construit sur le nombre pair, ce qui excluait le 7. Le carré devait être préféré au triangle. Au lieu de 4-6 on serait ainsi passé à 3-7. Mais  rappelons les six jours de la création (Yetsira) auxquels fait suite un septiéme jour.(Shabbat) et l’on sait que chaque jour de la semaine est associé à un astre. Mais cela nous laisse un 3 au lieu d’un 4, ce qui n’est pas sans faire songer à la Trinité chrétienne.

Il semble que l’on puisse rapprocher la dixième sephira  Malkhouth de  Kether, ce qui restitue le rapport 4/6/ puisque Kether signifie en hébreu couronne et Malkhouth, royauté. Et yesod, la neuviéme deviendrait la dernière. Or Yesod signifie la base, le fondement, en quelque sorte le tronc de l »arbre séfirotique/

Nous avions développé (cf nos Mathématiques Divinatoires, op. cit) un « tarot sefirotique » (cf aussi article in revue Autre Monde en 77.778) en isolant 10 arcanes majeurs sur les 22 (Diable, Chariot, Hermite, Roue de fortune etc)  formant 5 groupes de 2 totalisant 22.

Il  nous apparait que le Aleph et le Mem devraient se situer  dans les 4 dernières lettres.  Quant au

Resh, il est bien dans ce groupe et n’a rien à faire avec les six

lettres doubles. Le Mem ne fait pas partie des lettres

grammaticalement doubles et ne doit donc pas se situer

dans le périmétre qui leur réservé enclavé au sein de la

série des lettres simples.( chapitre V  du SY, valeurs 2, 3, 4, 20, 30, 40) Il s’agit

d’une lettre simple alors que pour nous le Noun serait une

lettre mère/ pas plus que le Thav, lettre double ne saurait figurer en

dernières position, dans le groupe des 4 lettres mères

(réduit à trois pour permettre de passer de six à sept)

Le péh a été décalé et placé à tort dans le groupe des douze

lettres simples alors que c’est une lettre double.

Les 4 mères sont selon nous Aleph, Noun, Shin,  Resh. Elles sont

sont à rapprocher du tétramorphe ézéchielien (Haioth)

constitué de ces mêmes lettres : Arieh (Lion) avec le Aleph

et le Resh; Shor (boeuf) avec le Shin et le Resh, Nesher (Aigle

avec le Noun, le Shin et le Resh. Reste le cas d’Adam (Aleph,

Daleth, Mem) (l’homme) qui ne  correspond pas et comporte

une lettre double, le daleth, et une lettre simple, le Mem.

Toutefois,  si on remplace Adam par Enoch (Aleph, Noun,Shin)

une autre désignation de l’homme, cela convient.(cf Genésee

IV, 26, Enoch fils de Seth (qui remplace Abel tué par Cain)

, donc petit fils d’Adam. cf  Henri Rossier, « Enoch », bibliquest.org)/ Ce n’est qu’avec Enoch

que  « l’on commença à évoquer  le nom de l’Eternel » Dieu

s’adresse  au « fils de l’homme » (Ben Adam, fils d’Adam) notamment dans

Ezéchiel. C’est dans  Ezéchiel Ch  1 et 10 que se situe l’apparition

du tétramorphe. Mais on trouve aussi  Henoch (ou Hanokh)- avec une toute autre orthographe (Heith Noun, Khaf), comme fils de Jared  (Genése 5, 18) .

Par delà la signification accordée à ces 4 assemblages, ce qui renvoie  à  des « êtres vivants » -Hayoth)

nous devons considérer un tel ensemble en tant que structure, en tant que signifiant et oublier(-Léthé)  provisoirement les signifiés qu’on leur a fait correspondre. Rappelons cependant que le tétramorphe renvoie aux 4 étoiles fixes royales qui sont les lieux de la conjonction avec la planéte Saturne (28 ans de révolution divisés en 4 fois sept) dont nous avons fait le fondement de l’astrologie originelle. Des considérations astronomiques ont mis à mal la structure en son état premier.

Ce quatuor Aleph Resh Shin Noun devra être étudié de près. On retrouve la combinatoire Aleph Noun dans le Ani/Anokhi, Moi en hébreu mais on a vu que ce pronom doit être associé au Qoph pour donner le verbe « kana » (être) attesté en arabe mais non en hébreu. On, penese aussi à Chir (Shin Resh) que l’on retrouve sous la forme du Cantique des Cantiques (Shir haShirim). Ou encore dans la forme  du relatif Asher qui mobilise trois des dites  quatre lettres.  Mais le cas  le plus remarquable est celui de Ish (Aleph, Shin)

qui apparait dès le deuxiéme chapitre de la Genése alors que dans le premier il était question d’Adam. Ish et Isha sont, selon nous, le résultat. Ish, c’est  l’homme. On a donc ici trois termes pour désigner l’homme :  Adam, Ish et Enosh

de’ la fin de l’androgynat d’Adam ‘(chapitre I de la Genése),

. On peut penser que la présence du Mem    vient du fait que le groupe des trois lettres est celui des mères et en hébreu, cela s’écrit Aleph Mem.(Em, Ima). On notera que le Noun fait immédiatement suite au Mem dans l’alphabet hébreu comme d’ailleurs dans notre alphabet occidental. Ce mem figure d’ailleurs dans la topographie de l’alphabet hébreu- en trois colonnes (2×9 plus 4)  dans l’espace réservé aux lettres doubles, ce qui est une anomalie. alors que le Péh, lettre double se situe lui à tort au sein du groupe des lettres simples, selon notre topographie. Le Thav qui se trouve en dernière position, soit la 22e lettre est en fait une lettre double (Bagadkaphat). C’est dire que l’ordre alphabétique aura été trituré!

Rappelons notre schéma tel qu’exposé dans Clefs pour l’Astrologie:

Colonnes 1  et 2   une lettre simple, trois lettres doubles, cinq lettres simples

Colonne 3:  4 lettres doubles.

On notera cependant que la Terre qui est absente du Sefer

Yetsira du fait du passage de 4 à 3 lettres mères se dit

Adama, ce qui est évidemment à rapprocher de Adam

On trouve Adam et Adama dans Genése: II, 19  et  III, 17

On notera que Ish est à rapprocher d’un autre Elément, le

Feu, Esh, qui s’écrit également Aleph Shin.

. Nous en traiterons dans un prochain texte et en vidéo.

Autrement dit la disposition des trois colonnes devait à l’origine correspondre  aux trois groupes de lettres dont traite le Sefer Yetsira. Mais aussi bien le SY s’en est éloigné  avec un dispositif 7-12-3 au lieu de 6-12-4   et l’alphabet tel qu’il nous est parvenu a également été perturbé, à commencer par   la permutation du aleph et du Qoph qui est au coeur de notre propos sur le

verbe être en hébreu, passant ainsi que Kana à (K)Ani, (K)A(n)ta  etc.

(cf les  recherches de Christian Gourdain   www.gourdain-

christian.com, dans la revue Parapsy (de 1999 à 2015)

Les grammaires hébraïques nous disent que le pronom personnel  doit figurer ente le sujet et son attribut mais cela recoupe la définition du verbe être.  On note d’ailleurs que cet usage du pronom personnel (appelé « copula ») n’est indispensable qu’au présent. On rappellera que le pronom personnel en hébreu est redondant dans la mesure où la conjugaison au passé et au futur comporte un marqueur correspondant.

Dans notre étude parue dans la Revue Française du Livre, (n°132, 2011)  - »Le français comme langue matricielle » – nous avons montré que l’article défini en français reprenait en fait la forme accusative:  le livre, je le veux alors que dans les autres langues latines,  le nominatif ne commençait pas par une consonne, ce qui  se rapproche du pronom personnel à la troisiéme personne :il, elle, ils, elles.

On assiste donc à de tels déplacements  tant en français qu’en hébreu  qui touchent au statut du pronom personnel et de ses rapports avec les articles mais aussi avec les auxiliaires.

On conclura donc que c’est à tort que les descriptions de l’hébreu (mais aussi  de l’arabe)  font état d’une absence du verbe être en hébreu et en arabe. Le pronom personnel ne remplace le verbe être mais est bel et bien celui-ci et cela devrait avoir des effets sur l’enseignement de l’hébreu et éviter de présenter cette langue comme une sorte  de « petit négre ». Moi Tarzan toi Jane!

Désormais il importe de considérer la série des pronoms personnels en hébreu comme la forme du présent du verbe être qui aura été déplacée.

Nous rappellerons qu’il est courant qu’une langue « supprime » les consonnes initiales de la langue mère. *Pour les langues latines,  en espagnol,  le p disparait  devant un l et se double:  pleuvoir   correspond à  llover, plein  à   »lleno » , clamer  à  llamar etc ; en  italien,  le L disparait dans piazza  correspondant en français à  place, clamer  a en italien pour correspondant  chiamare etc, plaisir  a piacere etc Quant à l’anglais, on dira que  l’on trouve un w pour le g du français dans war, wages, William, Walter etc et que le f de l’anglais correspond au p du français dans fear pour peur,  dans for  au lieu de pour ou par (avec le calque forgive pour pardonne). En français, on note le passage du L au U  comme dans cheval qui donne au pluriel chevaux, dans « du » qui se substitue à « de le » (génitif) sans parler à l’oral de la non prononciation des finales non suivies de voyelles dans le mot suivant (liaison)

Nous sommes là bien évidemment dans le champ du signifiant, de la formation (morphologie)  d’outils de langage par delà les significations qui peuvent être accordées ponctuellement- même si le provisoire peut se perpétuer indéfiniment.

 

Bibliographie

James C. Vanderkam  Enoch and the growth of an apocalyptic  tradition,  The Catholic Biblical Quarterly Monograph Series 16 , 1984

Andrei A. Orlov  The Enoch-Metatron tradition,   Texts and studies in Ancient Judaism  107. Mohr Siebeck  2005

Cristiana  Tretti,  Enoch e la Sapienza celeste. Alle origine della mistica ebraica,  Associazione  italiana per lo studio del Giudaismo,  Giuntina, 2007

Charles-F. Jean  Grammaire hébraïque élémentaire. Ed Letouzey et Ané, 1997

Spinoza Abrégé de grammaire hébraïque. Ed Vrin  1968

Carlo Suarés  Le Sepher Yestsira. Le livre de la structuration.  Ed Arma Artis 2004

Virya (Georges Lahy) Le Sepher Yetsirah, Ed Lahy  1995

Sepher Yezirah.  Ed Rosicruciennes  1989

Sepher Yetsirah. intr. Paul Fenton,  Ed Rivages, 2002

 

 

 

JHB

06 02  15

Publié dans judaîsme, LINGUISTIQUE, RELIGION, symbolisme | Pas de Commentaire »

Un nouveau style de café philo « autour d’un mot u

Posté par nofim le 20 janvier 2015

la philosophie autour du mot.

par  jacques  Halbronn

Jouons sur les mots et  disons que le café philo, c’est parler autour d’un pot mais aussi autour d’un mot.

On  choisit au début de la réunion un mot et l’on commence par déballer tout ce à quoi ce mot s’associe, tous les contenus que l’on a pu y mettre  à travers le temps. C’est le choix du SIGNIFIANT.

C’est le mot « étoile », celui que tous les autres mots servent à définir et on appellera ces mots  des « définissants ».  On parlera alors de mots satellites gravitant tout autour.

Dans un deuxiéme temps,  on s’efforce de proposer une nouvelle définition du mot, donc lui instiller un nouveau contenu puisque aucun contenu ne saurait être définitivement « lié  » à un contenant, aucun signifié  à un quelconque signifiant.

On passe ainsi de l’ancien consensus à un nouveau consensus., d’un consensus mou consistant à supposer que chacun met la même chose sur un  même mot à un consensus qui est celui des participants au dit café philo, ici et maintenant, ce qui est donc très relatif

Pas d’exposé introductif  mais un débat à bâtons rompus où l’on cherche vraiment à avancer en

signalant les différences pour les dépasser, en   désamorçant  les blocages..

chaque  jeudi  de 19h 30 à 21h30

dans son local  8, rue de la Providence. 75013  Paris

accès  direct  rue

Bus Arrêt Bobillot-Tolbiac (62, 57, 67) T3  Stade Charléty

M° Tolbiac, Place d’Italie, Corvisart   RER Cité Universitaire

Pas de conso. Chacun apporte  quelque chose.

Limité à  douze personnes/

Un  nouveau  style plus vivant, plus  tonique  animé par un vrai penseur

(cf ses textes et ses vidéos  par Google)

Première réunion.   le 29  janvier 2015

Ouverture des portes à partir de 19h.

contact  06 60 75 52 48  halbronn@yahoo.fr

Bibliographie: Jacques Diament. Les  « Cafés de Philosophie ». Une forme inédite de socialisation par la philosophie ».

Ed L’Harmattan, 2001

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Le meilleur des mondes possibles chez Leibnitz

Posté par nofim le 7 janvier 2015

 

La question des possibles chez Leibnitz

par  Jacques  Halbronn

 

 

On  sait l’intérêt que nous portons depuis déjà quelque temps à la question de l’élection, du choix, dans les rapports entre Dieu et les hommes et plus spécifiquement les peuples Toute élection  est fonction de la liberté et de l’arbitraire. Si Dieu n’était pas libre, il n’aurait pas le choix du monde parmi d’autres mondes, un peuple parmi d’autres peuples,  tout comme les Juifs ne seraient pas libres s’ils n’avaient d’autre choix possible que celui d’un seul Dieu.

Nous ne pouvions donc rester indifférent à l’usage du mot « possible » dans la Théodicée de Leibnitz dont on connait la fortune dans le

Candide de Voltaire :   »Tout va pour le mieux  dans le meilleur des mondes. » Ce Candide est une sorte de Job moderne.

La question qui se pose est celle de la formulation initiale de Leibniz et dans quelle langue elle se fit, puisqu’il écrivit  en français une partie de son oeuvre.  Il convient donc d’étudier les Essais de Théodicée, parus à Amsterdam  en 1710  et nous avons consulté l’index qui nous renvoie à la  deuxiéme partie de l’ensemble, qui est liée à une polémique avec Pierre Bayle, un auteur que nous avons fréquenté pour ses Pensées sur la Cométe. (sur

les réponses à Bayle,  cf le recueil de textes constitué

par  Christiane  Frémont, à la suite du Système nouveau

de la Nature et de la communication des substances, Ed GF Flammarion, 1994)

 

Quant à Jean-Michel Robert, dans so Leibniz, vie et oeuvre(Pocket 2003), il rend par la forme « le meilleur monde possible », ce qui est selon nous assez éloigné de l’esprit de Leibniz, dès lors qu’il évacue la question des possibles et de leur pluralité virtuelle.

 

Citons  Leibnitz  sur la question de l’infinité des possibles dans ce français qui est la langue d’origine:

« Dieu  a  choisi entre de différents partis  tous possibles ainsi métaphysiqsuement parlant, il pouvoit  choisir ou faire  ce qui ne fut point

le meilleur mais il ne le pouvoit point moralement parlant. Servons-nous d’une comparaison de Géométrie. Le meilleur  chemin d’un point à un autre (…)  est unique, c’est  celuy qui va par la ligne la plus courte qui est la  droite. Cependant il y a une infinité de chemins d’un point à un autre. Il n’y a donc point de nécessité qui m’oblige d’aller par la ligne droite mais  aussitôt que je choisis le meilleur je suis déterminé à y aller, quoyque ce ne soit  qu’une  nécessité morale (…) Il y a bien des  choses qui ne sont  jamais  arrivées & n’arriveront  jamais & qui  cependant sont concevables distinctement (…) comment peut-on dire qu’elles sont absolument impossibles?

‘(…) Dieu  choisit parmi les possibles & c’est pour cela qu’il  choisit librement  »

 

(..) Dieu choisit parmi les possibles & c ‘est pour cela qu’il  choisit librement & qu’il n’est point nécessité. il n’y aurait point de choix ny de liberté s’il n’y avoit qu’un seul parti possible »"  (pp. 412- et seq  ed 1712   BNF R 25709 etc.)

On notera que l’on ne trouve pas la formule  célébre sous quelque forme que ce soit. Il semble qu’il s’agisse d’un résumé. Dans les publications en langue allemande,   une autre expression circulé (cf Wikipedia, en allemand  Theodizee) : Nous vivons dans le meilleur des mondes »  Wir leben in der besten aller möglichen Welten » sans la forme voltairienne: « tout est bien  » ou « tout va bien »

 

Il  est assez navrant de devoir constater que certains

commentateurs de cette célébre formule  contrefaite n »ont pas pris la

peine de remonter à la source et se sont contentés d »une

approche de seconde main.  Dans l’article « Leibnitz » (Wiipedia)

il est noté à juste titre : « En 1759, dans le conte philosophique Candide, Voltaire fait de son personnage Pangloss le porte-parole du providentialisme de Leibniz. Il y déforme volontairement sa doctrine en la réduisant à la formule : « tout est au mieux dans le meilleur des mondes possibles ». Cette formule ne se trouve pas dans l’œuvre leibnizienne »

Signalons l’article de Wikipedia  en  anglais   sur  cette formule ::

« The phrase « the best of all possible worlds » (French: le meilleur des mondes possibles; German: Die beste aller möglichen Welten) was coined by the German polymath Gottfried Leibniz in his 1710 work Essais de Théodicée sur la bonté de Dieu, la liberté de l’homme et l’origine du mal (Essays on the Goodness of God, the Freedom of Man and the Origin of Evil). The claim that the actual world is the best of all possible worlds is the central argument in Leibniz’s theodicy, or his attempt to solve the problem of evil. »

L’auteur de l’article s’est contenté de traduire la formule française en allemand et en anglais mais nous ne pensons pas que celle-ci se trouve en allemand, dont nous avons d’ailleurs indiqué qu’elle était connue sous une autre tournure.

Notre commentaire sera le suivant :  Leibniz  accorde que Dieu est libre de ses choix mais que moralement il lui faut faire le meilleur choix parmi tous les possibles à moins que l’on ne puisse dire, selon nous, qu’il s’agit là du  meilleur choix mais qu’un choix n’est

qu’un choix : obligation de moyens mais non de résultats. Dieu ne choisirait donc pas le meilleur monde- ce que l’on ne sait par avance, mais ferait le meilleur choix parmi les choix possibles.

Si l’on aborde le premier chapitre de la Genése, le fait qu’il soit indiqué « Et Dieu vit que c’était bon » à la fin de chaque jour, montre bien

que Dieu ne pouvait savoir exactement par avance ce qu’il en serait. Il est clair que Dieu portera in fine un jugement sur ses propres choix en se réservant le droit de dire si son choix qui était supposé être le meilleur  s’est vu confirmer ou non comme tel.

Il  conviendrait de resituer un tel débat  dans le cadre du protestantisme sur la question de la grâce, de la foi et des oeuvres.

D’ailleurs,  on est là face à un clivage qui distingue entre elles les diverses religions monothéistes. Quelque part, pour les Juifs, il est clair que Dieu n’a pu faire que le meilleur des choix en élisant ce peuple parmi les autres peuples mais en même temps, il avait bel et bien le choix parmi les com-possibles. Pour les Catholiques, le résultat est ce qui compte et Dieu peut s’apercevoir qu’il s’est trompé dans ses choix et c’est ce qui conduit à l’idée du Jugement Dernier où Dieu est juge de ses propres choix.

Martine de Gaudemar.( Le vocabulaire

de Leibniz/  Ed. Ellipses, pp. 58-59  sur le mot

« meilleur »)  écrit : « Dieu  a  choisi  la  meilleure parmi

l’infinité des  séries de choses possibles. Mais le

meilleur  dans le tout  n’est pas  exempt de mal (…) Le

meilleur serait-il  équivalent  au moindre mal? » On dira

aussi  que « le mieux est l’ennemi du bien ».

Aldous  Huxley se référe à une telle formule déjà  dans le  titre de   son ouvrage (Le Meilleur des mondes)

«  Brave New Wold « , sorte d’utopie techjnologique qui laisse entendre que les mondes possibles ne se situent pas

nécessairement dans un autre espace mais dans un autre temps et donc nous attendent dans le futur.

 

Bibliographie

Eike Christian Hirsch/ Der berühmte Herr Leibniz.  Eine Biographie.  Munich   Beckl, 2001  (pp 460 et seq)

Wenchao Li/ Wilhelm  Schmidt-Biggemann, Dir. « 300  Jahre Essais de Théodicée. Rezeption und Transformation ».   Franz Steiner Verlag  2013

 

JHB

07 01  15

Publié dans ASTROLOGIE, Conscience, HISTOIRE, judaîsme, RELIGION | Pas de Commentaire »

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