Le texte prophétique en France. Vers une chrono-Histoire.

Posté par nofim le 11 juin 2014

Formation et fortune du texte prophétique en France

par  Jacques  Halbronn

 

Dans cette étude, nous voudrions revenir sur notre thèse d’Etat soutenue en janvier 1999, il y a donc un peu plus de 15 ans (Ed du

Septentrion) et que nous avions commencé à élaborer à la fin des années 80, sous la direction de Jean Céard. Rappelons que ce travail sur le prophétisme s’est poursuivi jusqu’en 2007 par un post doctorat sur la critique nostradamique, terme calqué sur la critique biblique, sous la direction de Louis Châtelier.(cf  le site propheties.it pour les lire ainsi qu’au Warburg  Institute, Londres) Plusieurs publications en ont découlé:  le catalogue de l’expositiion « Merveilles sans images » (Ed BNF; 1994),  deux volumes parus en 2002  aux Ed Ramkat, dont un consacré aux Protocoles des Sages de Sion, puis Papes et prophéties. Interprétation  et décodage (Ed Axiome 20005) et deux articles parus dans la Revue  Française d’Histoire du Livre en 2011-2012, dont un consacré au Mirabilis Liber et à Lichtenberger. Nous dirons que notre travail s’inscrivait dans le champ de la textologie, dans une méthodologie de la datation, laquelle a trouvé en 2013 (in RFH) une expression assez exemplaire avec notre dossier sur le Splendor Solis (Salomon Trismosin)/ Depuis, nous avons orienté nos recherches dans un autre registre, à savoir la période antique en rappelant que nous avions commencé par le Moyen Age espagnol (cf Le monde juif  et l’astrologie, Ed Arché, Milan 1985, thèse soutenue en 1979 sous  la direction de Georges Vajda)

*Mais nous avons ces derniers temps éprouvé le besoin de revenir sur les plus de 1300 pages de la dite  thèse d’Etat: « Le texte prophétique en France. Formation et Fortune ».

Avec le recul, ce qui ressort, dans un premier temps, c’est l’idée de recueil, de compilation qui est au coeur de la production

prophétique moderne d’une part et celle de recyclage qui permet à un texte de traverser les siècles au prix d’interpolations et de

retouches, ce qui peut conduire à des contrefaçons. Comme dans notre thèse de 1979, l’exégése est un angle déterminant dans notre travail.

Nous dirons que nous avons systématiquement « problématiser » les textes que nous abordons, ce qui signifie que chaque fois nous

avons  signalé des points qui méritaient d’être  reconsidérés ne nous contentant jamais d’une description factuelle (cf aussi notre méthode

in  Mathématiques Divinatoires,  Ed Trédaniel, 1983). Pour nous en effet, la carte n’est pas le  territoire et ce qui nous est parvenu n’est

qu’une trace d’un ensemble qu’il convient de tenter de reconstituer. Le raisonnement, la logique vont donc jouer un rôle déterminant d’autant que nombre d’historiens ne sont pas formés pour mener à bien un tel exercice  voire tout simplement d’en comprendre les

péripéties. C’est pourquoi tant de désaccords persistent entre chercheurs selon qu’ils s’en « tiennent » à ce qui a été conservé ou selon qu’ils

ne s’en servent que comme d’une amorce à leur recherche.  Nous parlerons d’une approche archéologique du savoir; parfois inspirée du

travail d’un Cuvier en paléontologie. De toute évidence; nos différents jurys de thèse auront été quelque peu décontenancés par nos

procédés. Nous avons commis l’erreur de ne choisir dans les jurys que des spécialistes des questions que nous traitions et non des experts en reconstitution des textes. Les historiens sont rarement des bibliographes et s’en tiennent trop souvent aux données fournies par ces

derniers/ Cela fait penser à ce qui se produisit en ethnologie, quand  la profession prit conscience que l’on ne pouvait compartimenter le

travail.  Donc, nous dirons que notre thèse d’Etat vise à fusionner l’activité de l’historien et celle du bibliographe pour parvenir à ce que l’on  pourrait appeler la « chrono-histoire » qui met en avant la priorité de reconstituer une chronologie, une succesion d’états, une genése

à partir de facteurs épars.   Ainsi, nous écrivions dans « Le temps prophétique en France » que l’ordre de formation des textes ne

coincidait pas nécessairement avec le corpus d’éditions dont on disposait. Parfois, un état plus ancien d’un texte ne nous sera connu

que par sa réédition tardive, ce qui doit nous autoriser à le placer antérieurement à des éditions se présentant, au vu de la date mise en exergue. Il y a donc là une critique des chronologies qui se déploie de façon systématique, au nom d’une « mise en doute ».

Nous avons ainsi proposé d’appeler « chronéme » tout critère permettant de dater un document et « choréme » ce qui  conduisait à le situer

spatialement, dans tel ou tel camp en cas d’affrontement. La recherche des critères est évidemment cruciale. Nous avons l’habitude de dire que nous mettons la synchronie au service de la diachronie. En effet, nous partons du principe selon lequel ce qui est premier offre une

cohérence, une géométrie qui peuvent tout à fait se dissoudre, se  corrompre par la suite. Rappelons aussi, que nous sommes très marqués

par nos travaux en linguistique, sous la direction de Louis-Jean Calvet et qui ne parvinrent pas au stade de la soutenance (à Paris V), ce

qui montre bien que même dans des domaines qui semblent mieux se préter à des exigences structurales, on rencontre de sévéres résistances, tout autant que dans le domaine de la recherche historique et c’est d’ailleurs bien là que le bât blesse, à savoir la question

de la reconstitution du passé et non simplement le commentaire non critique  des éléments disponibles. Ajoutons que nous avons également rencontré des difficultés du côté des bibliographes, notamment autour du corpus Nostradamus (chez Chomarat, Benazra,  Guinard etc) qui avaient une approche trop frileuse des matériaux accessibles car les bibliographe sont trop enclins à s’en tenir aux dates

indiquées sur les imprimés sans considérer suffisamment l »éventualité de contrefaçons, notamment dans le champ du prophétisme.

Pour nous, toute recherche doit remettre peu ou prou en question la chronologie en vigueur. Si un groupe de chercheurs, au bout de

nombreuses années, n’y parvient pas , c’est qu’il aura échoué étant donné que la recherche chronologique ne saurait jamais parvenir à son terme, selon nous.  Il nous semble que dans le domaine des études ésotériques, l’approche critique se révéle insuffisante et on expliquera ainsi un tel verdict : étant donné que ces « études » (cf la Ve Section de l’EPHE) ne sont pas censées se référer à un domaine  ayant une véritable assise, les chercheurs dans ce domaine ne se sentent pas en mesure de développer une approche critique qui supposerait l’existence de repéres. Donc ils marchent sur des oeufs et ne veulent pas se mettre en danger, n’ayant pas la conscience tranquille d’autant que la vogue du structuralisme est quelque peu passée.

Notre thèse d’Etat (et notre post-doctorat), non seulement suppose que les textes originels sont marqués au coi, à l’aune  d’une certaine

systématique de la part de leurs auteurs, mais aussi implique que des faussaires ingéniéux  interviennent au niveau de la transmission et de l’ajustement des textes en des contextes successifs et c’est d’ailleurs tout l’intérêt de notre travail que de suivre le travail ainsi entrepris

permettant à divers textes de continuer à exister d’un régne à un autre, à travers les siècles. C’est dire que nous ne sous-estimons ni

la créativité des auteurs initiaux ni  l’inventivité des  faussaires et là encore, nombreux ceuc qui n’entendent nous suivre  sur aucun de ces points. Il y a là, dirait Bachelard, bien des obstacles épistémologiques.

Actuellement, nous avons persévéré dans cette méthodologie en  abordant des périodes plus anciennes que le Moyen Age et la Renaissance et au delà – et des périodes récentes ne sont pas exemptes de nos interrogations car les chercheurs qui travaillent sur les impresions sont moins aguerris, moins formés  à l’opération de datation. Nous sommes notamment revenus vers l’Histoire de l’Astrologie que nous avions

quelque peu délaissée au profit de celle du prophétisme. S’il est vrai que depuis le Moyen Age, l’astrologie s’est cristallisée et qu’elle ne compile pas autant de matériaux et de données religieuses, historiques que le prophétisme moderne dont la dimension littéraire est

singulièrement plus attractive. La notion de recueil nous aura singulièrement passionnés au cours de notre période « prophétique ».(cf notre dossier sur le Mirabilis Liber in  RFHL)/ On essaie dans ce genre du recueil de montrer que les textes les plus divers convergent, vont dans le même sens et pointent vers les mêmes échéance.

En revanche,  si l’on remonte à  la Tétrabible de Claude Ptolémée (d’Alexandrie) au IIe siècle de notre ère, nous nous trouvons face à  à un corpus qui interpelle le chercheur ayant l’esprit critique. Ce faisant, nous renouons avec nos  recherches antérieures aux années 80 (qui nous plongèrent pour une bonne vingtaine d’années dans le chaudron du prophétisme). Un de nos créneaux les plus fascinants concerne l’ensemble très intriqué constitué des signes zodiacaux (et des étoiles fixes), des planétes (et des dieux), des maisons astrologiques, des aspects et qui constitue la base du « langage » astrologique encore en vigueur de nos jours. Autrement dit, nous abordons l’Astrologie à la façon dont nous entendions traiter de l’histoire des langues (et notamment du français et de l’anglais, mais rappelons que nous sommes passés par les Langues’O au département d’hébreu, dans les années 70)

En conclusion, il nous apparait qu’aucun document n’aura trouvé grâce auprès de nous. Tout document est a priori suspect par ce qu’on

essaie de lui faire dire.  Mais souvent une traduction est une excellente occasion de faire dire à un texte ce qu’il ne dit pas. Tradutore/traditore. La ruse consiste d’ailleurs, plus largement, à toucher au texte et donc à ne pas avoir à le commenter. Les premiers états d’un texte – on pense au corpus Nostradamus (qui occupait déjà un tiers de notre thèse d’Etat)  sont dépourvus de commentaires alors que par la suite, ceux-ci vont abonder. Cela s’explique par le fait que dans un premier temps, on retouche le texte et que ce n’est

que lorsque cela n’est plus possible car le texte est définitivement établi, que l’on bascule vers le commentaire. On a donc un premier stade

du commentaire intégré, du signifié s’iimposant au signifiant et le dégradant, le déflorant,  quant à sa « pureté » initiale,

Nous regrettons de ne pas avoir eu le loisir de former des étudiants au cours de notre périple de chercheur, ayant échoué notamment à obtenir la chaire des études ésotériques à l’EPHE en 2002. Nous avons été ainsi contraints d’être notre propre disciple et notre propre

succeseur.

 

JHB

11/ 06.  14

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Symbolisme astrologique et Ouroboros

Posté par nofim le 4 juin 2014

Polarités planétaires et ouroboros:  un concept négligé

par  Jacques  Halbronn

 

La notion d’ouroboros  a été trop longtemps négligé et cela aura produit un grave retard  au regard de l’Histoire de l’Astrologie mais il

n »est jamais trop tard pour bien faire. La thèse que nous développerons ici concerne notamment deux couples, Soleil et Lune d’une part

et Mars et Vénus d’autre part.  Selon nous, l’ouroboros est la jonction de la fin d’un cycle avec le début d’un autre. C’est le serpent qui se

mord la queue.

Par voie de conséquence, il est hors de question que l’ouroboros ne se situe pas de part et d’autre d’un axe ou si l’on préfére qu’il se situe d’un seul et même côté d’un axe. Or, si l’on admet que soleil et lune sont constitutifs d’un Ouroboros, il est clair qu’ils ne peuvent être

associés au sein d’un ensemble unique. Or c’est doublement le cas, tant au niveau des domiciles, en cancer et en lion qu’à  celui

des  exaltations, en bélier et en taureau.

La même anomalie est à observer pour l’autre ouroborors que constituent Mars et Vénus que là encore on ne trouve pas de

part et d’autre d’un axe mais d’un seul et même  côté  dans le  dispositif des doubles domiciles exposé dans la Tétrabible de

Ptolémée (IIe  siècle de notre ère) avec  Bélier Taureau  et  Balance Scorpion

Pour nous l’ouroboros relie deux saisons  successives entre elles,, il correspond aux équinoxes et aux solstices. Dans nos travaux antérieurs,  nous avons négliger de pointer une telle étrangeté et donc nous n’avons pas averti les astrologues au cours des 40

dernières années, d’où des  retards pris dans ce domaine par exemple chez Luc Bigé ‘(sur Baglis TV)

Le terme Ouroboros indique bien cette idée de fin de cycle et de début d’une nouvelle ère (cf Drunvalo Melchizédek  Ouroboros Maya. La

maturité  d’un grand cycle d’évolution.  Ed Ariane; Québec, 2013) et il est pour le moins étonnant qu’un tel concept n’ait pas été

correctemenr intégré et compris en Astrologie, qu’il soit en tout cas aussi peu opérationnel et marginal alors qu’il devrait être

absolument central. Cela explique notamment pourquoi l’astrologie est décentrée et en dysfonctionnement structurel et donc

incapable de se réformer, au sens de retrouver sa forme normale.

C’est en effet tout le discours planétaro-zodiacal de l’astrologie qui se trouve en défaut et qui est à revoir de fond en comble. Nous avions eu quelque pressentiment mais nous n’étions pas parvenus à dépasser une certaine démission de l’intellect face à une tradition millénaire

et nous avions docilement entériné l’idée que finalement il n’y avait rien à redire sur cette double anomalie des deux luminaires en tête

respectivement des deux premiers signes de l’Eté, en domicile, et des deux premiers signes du Printemps en exaltation alors que tout

aurait du nous conduite à relever un décalage d’un signe. Même les astrologues « sidéralistes » n’avaient pas signalé une telle anomalie.

Bien pis, quand nous avons opté pour les 4 étoiles fixes royales, il y a une quinzaine d’années pour ancrer notre cyclologie, nous n’avions

pas suffisamment relevé le fait que celles-ci correspondaient aux 4 signes fixes lesquelles se trouvaient en fait non pas au milieu des quartes zodiacales mais bien au début. Il nous aura donc fallu encore bien du temps pour tirer toutes les conclusions structurelles

qui s’imposaient. Mais désormais, les choses sont claires,  ce sont les 4 étoile fixes royales  qui inaugurent les 4 « quartiers »  saisonniers.

Les signes cardinaux sont dès lors rétrogradés de la première  à la troisiéme place, ils correspondent à des fins de cycles. Le fait que sur

ces signes, on trouve le bélier, animal  voué à être immolé par excellence, sous la forme du mouton et plus encore de l’agneau (pascal). On

retrouve cet animal lors du Sacrifice qu’Abraham se prépare à faire de son fils pour complaire à son Dieu. Au dernier moment, un animal

à cornes prendra sa place tant dans la tradition  juive qu’islamique.  On retrouve peu ou prou  dans l’histoire de Jésus avec la mort et

la  résurrection la problématique de l’Ouroboros.

Dans les couples planétaires, il nous semble donc que Mars correspond à une fin de cycle et Vénus à un début de cycle tout comme la Lune

correspond à un cycle qui se termine et le  Soleil à un cycle qui commence. Mais cela ne peut se faire que si – comme on s’en est expliqué-

le bélier et le cancer sont rétrogradés comme signes de fin et non de début, ce qui place  le taureau et le lion comme des signes qui

amorcent une nouvelle cyclicité.

On a pitié de ces astrologues qui nous expliquent que le bélier est le premier signe du zodiaque et qu’il est le marqueur du printemps

alors qu’il est le dernier signe du zodiaque, qui se termine par la mort de l’agneau (qui est aussi la mort de Jésus), la mort étant ici

synonyme de fin tout comme dans les maisons astrologiques, la dernière maison du systéme à 8 secteure  est celle de la Mort. Mars est une

planéte de l’automne et de l’hiver, en scorpion et en bélier et n’a aucunement à figurer, à aucun titre, au Printemps.  La Lune qui selon

nous est exaltée en bélier -et le  soleil en taureau, et la permutation qui s’est perpétuées bien trop longtemps, correspond à un

dysfonctionnement de l’ouroboros. Il revient au soleil de contrôler les signes de début de printemps et d’Eté que sont le taureau et le lion,

les deux principales composantes du Sphinx. Quant à la Lune, elle incarne à l’instar de Mars, la fin d’un cycle, tant en hiver (bélier) qu’au

printemps (cancer), si l’on considére son  exaltation et son domicile.

D’ailleurs, c’est étrangement en écoutant certains astrologues insister sur la dualité des luminaires que nous avons été choqués par l’idée

qu’ils puissent se suivre, sauf si entre eux passait un axe, ce qui est la définition  même de l’Ourobors, terme incontournable quand on

parle de cycle (et dont ne se sert pas Yves Lenoble, par exemple). Quelle situation insolite que de voir ces astrologues parler

des équinoxes et des solstices d’une part,  de la dualité Soleil Lune et Mars- Vénus de l’autre  sans s’apercevoir du décalage et donc du

déphasage! C’est dire à quel point il y a un manque d’esprit critique tant chez les astrologues que chez les historiesn. En 1899, Bouché-Leclercq , dans son Astrologie  Grecque, ne signale pas le probléme. C’est justement parce que nous sommes exigeants envers l’astrologie

et que nous sommes convaincus qu’au dépar, elle était fondé sur une structure parfaitement cohérente que nous avons creusé le sujte

plus que d’autres qui se sont arrêtés en chemin/

Signalons que nous avons 4 modes d’ouroboros: outre les luminaires et Mars-Vénus, on a aussi Mercure-Jupiter et  Saturne-Uranus

(comme nous nous en sommes expliqués dans de précédents textes)/  Mercure Jupiter est à l’opposé des positions de Mars et Vénus

tandis que Saturne- Uranus l’est  face aux luminaires.

Si Saturne exalté en balance s’oppose à la Lune en bélier (fin d’hiver), tout comme Saturne en capricorne par rapport à la Lune en cancer (fin de printemps), l’autre polarité ouroborienne  Mars Vénus est moins bien documentée face à Mercure-Jupiter. Mais nous avons

des indices qui peuvent nous aider.   Mars exalté en capricorne fait face à Jupiter exalté en cancer et Vénus exaltée en poissons fait

face à Mercure en vierge. Donc deux dialectiques Mars-Jupiter et Vénus-Mercure. C’est au niveau des domiciles que régne une certaine

confusion car  si Mars est domicilié en bélier, il doit faire logiquement face à Jupiter en balance et  dans le cas de Vénus en taureau, elle doit avoir en face  Mercure en Scorpion, ce qui place logiquement Mercure et Jupitern, côté à côte en face de Mars et Vénus. Jupiter

termine ici  l’Eté en balance  et Mercure commence l’Automne.-en scorpion. Or, ce quatuor  Mars-Vénus -Mercure-Jupiter a une

particularité à savoir qu’il y a un signe intercalaire  entre Mars et  Vénus comme entre Mercure et Jupiter en exaltation -ce qui est attesté dans la Tétrabible, Livre I ch. 20. Nous pensons qu’il doit en être de même pour les domiciles,  ce qui déplacerait  Vénus en  Gémeaux en

domicile au lieu du Taureau et Mercure en Sagittaire, par voie de conséquence, Jupiter se trouvant domicilé en balance. On notera que toutes les positions de domicile d’une planéte sont ainsi au carré de ses positions d’exaltation. Dans le cas de Vénus en Gémeaux, nous avons depuis longtemps souligné le caractère Vénus du signe des Gémeaux dont  l’iconographie atteste de l’idée de couple

qui est ainsi  incarnée. (-cf les Enfants  des planétes (Kinderplaneten) de Vénus dans l’iconographie mythologique).  Si Vénus est domicilée en Gémeaux, Mercure le sera en Sagittaire au carré de son exaltation en vierge.  On pense au sage Chiron (-donc Hermés)  tué par la fléche d’Hercule (sagittaire, l’archer, Mars).  Si  Mars est domicilé en bélier,  Jupiter le sera en Balance (donc à la fin de l’Eté)  au carré de son exaltation en cancer, à la fin du printemps. Jupiter apparait ici avec la balance comme le Juge (Justice) et en hébreu, le nom de Jupiter est Tsédeq (la

Justice)

Une question reste posée:  est-ce  à dire que cette astrologie originelle était ancrée sur le cycle des saisons? Il y a assurément une

correspondance qui est ainsi établie. Le signe désormais vénusien des Gémeaux correspond au mois de Mai, le temps des amoureux, du

« compter fleurette » (flirt) comme on le voit dans les Très Riches  Heures du Duc de Berry.  Il est clair que le systéme zodiacal est calqué sur

les saisons mais il est tout aussi clair  que la cyclologie planétaire est liée aux 4 étoiles fixes royales qui correspondent aux débuts des 4 saisons (en signes fixes). Mais ce serait une erreur que de croire que les dites étoiles furent choisies du fait qu’elles coincidaient avec les

équinoxes et les solstices. En effet, le quadrilatère ainsi formé constitue une constante qui n’offre aucune flexibilité et qui n’est pas

interchangeable avec un quelconque autre quadrilatère. Il faut donc s’en tenir  à un simple principe d’analogie qui ne va nullement dans le sens d’une astrologie tropicaliste.  L’astrologie  a bel et bien pour socle les fixes royales/

En tout état de cause, les 4 ouroboros planétaires  que nous avons mis en évidence  (le cas d »Uranus a été abordé dans une précédente étude, il semble que l’on ait connu cette planéte mais qu’on en ait ensuite perdu la trace, mais cet astre redécouvert seulement  en 1781,  est bel et bien visible à l’oeil nu).

Jésus incarne bel et bien la problématique de l’Ouroboros avec sa Mort immédiatement suivie de sa Résurrection. La mort est liée aux

signes cardinaux et la Résurrection aux signes fixes. Mais nous avons vu que Vénus ne se situe pas initialement au taureau mais aux Gémeaux, le Taureau étant réservé au Soleil; d’où  le décalage d’un signe.

Ci desssous un tableau récapitulatif du Taureau jusqu’au Bélier:

Taureau:   Soleil (exalté)

Gémeaux : Vénus (domicile)

Cancer  Jupiter (exalté), Lune (domicile)

Lion  Soleil (domicile)

Vierge Mercure (exalté)

Balance Jupiter-(domicile) et Saturne (exalté)

Scorpion:  Uranus (exalté)

Sagittaire:  Mercure(domicile)

Capricorne   Mars(exalté) et Saturne (domicile)

Verseau  Uranus -domicile

Poissons  Vénus  (exalté)

Bélier – Lune (exalté)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Israël et la diaspora: une dimension

Posté par nofim le 2 juin 2014

La dimension « impériale  » de l’Etat d’Israël

par   Jacques  Halbronn

 

On sait que nous nous intéressons beaucoup à la notion

d’empire, terme auquel nous conférons des acceptions

qui ne sont probablement pas tout à fait « usuelles ».  Le terme

en lui-même tend à ne plus être très usité  alors que celui

d’impérialisme « fonctionne » toujours assez bien dans les

média.

Dans un précédent article, nous avions commencé à nous

interroger sur la difficulté de l’Etat d’Israël à assumer ses

conquétes de  1967 (Guerre des Six Jours) dont nous avons

été personnellement assez marqué.

Mais il convient évidemment de réfléchir sur la dimension

impériale des rapports de cet Etat avec la « Diaspora », ce qui

fait de ce « foyer » un lieu d’accueil et de « retour » pour les

Juifs du monde entier.

On ne saurait oublier, en effet, la très grande disparité de la

population juive en Israël laquelle refléte la diversité même

de la Diaspora juive dans le monde. Disparité des langues

parlées en dehors de l’hébreu qui apparait, selon nous, comme

la langue de l’Etat Hébreu faisant pendant à la multitude

des langues des communautés juives. Rappelons que ces

langues sont  dotées d’une vigueur du fait de l’ancienneté

de leur pratique supérieure  à celle de cette langue

nouvelle qu’est l’hébreu, en dépit du fait que l’hébreu a été

pratiqué dans l’Antiquité dans cette même zone où s’est

constitué l’Etat d’Israël.  Cela ne change rien au fait que

la tradition orale de l’hébreu moderne ne date que d’un

siècle environ ( Ben Yehouda).

Mais il n’y a rien de choquant à ce qu’un Empire impose

des lois communes à toutes les entités qui le composent.

Entités en effet dans la mesure où même si l’Alyah est

individuelle,  les Juifs tendent sur place à se regrouper

selon leurs langues véhiculaires d’origine.

On rappellera à quel point le terme de diaspora est devenu

anachronique en ce début de XXIe siècle puisque si on

compare la diaspora juive avec la diaspora maghrébine,

par exemple,  les Juifs de diaspora ne viennent pas d’Israël

pas plus que leurs parents et grands parents, à de très rares

exceptions près. Il y a là un abus de langage. Il y eut en effet

bel et bien une « diaspora » mais cela remonte à deux mille ans et

plus et d’ailleurs c’est cette diaspora qui servit de support

à l’implantation du christianisme antique.

L’hébreu ne saurait selon nous se substituer au

communautarisme de fait qui existe en Israël et ce n’est

d’ailleurs pas sa mission qui est de constituer un ciment

faisant contrepoids à la diversité de la présence juive en

Israël.   On se demandera s’il n’eut pas été préférable de

recourir à un alphabet au lieu de l’alphabet araméen.  Cette

option araméenne tend à isoler Israël tant au Moyen Orient

que par rapport à l’Occident latin et à l’Orient orthodoxe

(cyrillique). Mais nous pensons aussi à la facilité qu’il y

aurait eu pour les « nouveaux immigrants » juifs en Israël de

s’intégrer avec une langue en caractères latins.

Est-ce que la religion peut être considérée comme

un ciment pour unir les diverses « communautés » juives en

Israël? Ce serait assez logique mais cela se  heurte à

plusieurs obstacles ou empêchements:  d’ une part le fait

que nombreux sont les Juifs qui se veulent « laïques » et

d’autre part le fait que l’on ne peut ignorer l’importance

d’une population non juive en Israël. Les arabes israéliens

peuvent tout à fait apprendre l’hébreu, langue sémitique

comme l’arabe mais évidemment pas se « convertir » à la

religion juive qui ne saurait être le dénominateur commun

à la population israélienne dans son ensemble, sans oublier

bien entendu l’accroissement de la population arabe sous

contrôle israélien depuis 1967, soit bientôt un demi-siècle.

En conclusion nous dirons que le destin de l’Etat d’Israël

ne saurait échapper à la problématique impériale tant au

regard du fait diasporique que de la présence arabo-

musulmane sur place. L’idée qu’Israël puisse être un

« Etat-Nation » nous sembl totalement impraticable comme

elle l’est tout autant pour la France qui, elle aussi, a un

profil impérial qui, quelque part, la met en concurrence

avec l’Etat d’Israël au regard de la « question juive ». Mais

la France aussi a du mal à assumer cette dimension impériale.

même si elle a une tradition de laïcité qui est la clef même

de son existence impériale et même si la langue française

joue un rôle autrement plus puissant en France que ne le

fait l’hébreu en Israël, tant cette langue francaise est

perçue comme  ayant en quelque sorte une stature

universelle. Quant à la religion catholique, elle constitue

en France un cadre structurel dominant accepté

ou en tout cas toléré par tous les non -catholiques français

du fait du poids de l’Histoire, par delà toute question

d’adhésion religieuse. On peut aussi voir dans le sport un

ferment non négligeable pour l’empire français lequel doit

par ailleurs assumer son passé « colonial » tant hors de

ses frontières qu’au sein de l’hexagone-métropole. Le rôle de

Paris est également nous semble-t-il, un socle majeur de

cet empire, de par le caractère cosmopolite de cette ville..

 

 

 

JHB

02 06 14

 

 

 

 

 

Publié dans HISTOIRE, judaîsme, LINGUISTIQUE, POLITIQUE, RELIGION, SOCIETE | Pas de Commentaire »

Linguistique de l’erreur

Posté par nofim le 29 mai 2014

 

Le  rôle  de l’erreur dans la créativité linguistique

par  Jacques Halbronn

Dans les mémoires que nous avons rédigés à la fin des

années 80 sous la direction de Louis-Jean Calvet (Paris) – et

qui sont restés à ce jour inédits, certains ayant été repris

dans un DESS à Paris VIII, soutenu en 1995, sous la

direction d’Yves Lecerf- nous avons réfléchi sur la gestion

de l’emprunt linguistique, à savoir que la langue qui

emprunte dépend d’une certaine description qu’elle se

fait de la langue ainsi mise à contribution.

La thèse la plus courante voudrait, à ce qu’il  nous semble,

que la langue emprunteuse traite les mots « importés » selon

le statut général en vigueur dans la dite langue. Les différences

entre le mot d’origine et le mot tel qu’il devient du fait de

l’emprunt seraient dues à des modalités « internes » et

structurelles propres à la langue emprunteuse.

L’on distinguera donc les langues qui savent intégrer et donc

qui parviennent à maintenir une certaine unité – le paralléle

pourrait valoir au niveau des sociétés- et celles qui sont

conduites vers un état hybride, ce qui constitue un Etat dans

l’Etat. En ce sens, on pourrait parle d’une  glosso-pathologie

qui n’est pas sans offrir une certaine dimension créative,  voire

certaines mutations (cf le processus d’évolution selon Darwin).

Le cas de l’anglais, comme nous l’avons montré dans nos

mémoires universitaires est emblématique, notamment

en comparaison et au prisme du français.

Deux cas de figure se présentent:  soit l’anglais maintient

le mot français en l’état dans son orthographe d’origine

(donc parfois dans un état qui ne correspond plus au

français moderne, cela va sans dire sur une période de près

de mille ans (1066), soit l’anglais s’invente un français qui

n’existe pas dans l’original, ce qui donne des barbarismes.

Rarement, l’anglais transforme le mot emprunté selon le

systéme qui lui est propre, comme s’il n’ avait pas

conscience de celui-ci.  On pourrait citer l’utilisation des mêmes

articles, des mêmes conjugaisons au présent avec le « s »

à la troisiéme personne du singulier  au présent de

l’indicatif qui est imposé aux  verbes empruntés

au français. (he observes). Mais ce n’est déjà plus le cas

pour le prétérit où la finale « ed » caractérise à de rares

excptions près les seuls verbes « français » (ancien français

ed qui évoluera en français moderne vers le  ‘é » du moins

pour les verbes dont l’infinitif est en « er »). Cettte finale « ed »

est au demeurant appliquée à tous les verbes d’origine

française (dit « faibles ») y compris ceux dont l’infinitif est

en « ir ». Ce traitement des verbes français non conforme

au français ne l’est pas davantage à l’anglais, cela génére

donc en quelque sorte un franglais (dans le sens inverse

de celui entendu par Etiemble)

Comme nous le disions, dans la majorité des cas, les mots

français passent en anglais sans aucun changement, et leur

pluriel en « s » s’est imposé en anglais y compris pour les mots

de souche anglaise, pour les noms sinon pour les adjectifs qui

restent invariables, quant à eux. L’allemand, en comparaison,

n’use jamais de la finale « s » comme marqueur du pluriel

même pour les mots d’origine française.

Un cas particulièrement frappant concerne les verbes « anglais »

ou « franglais » se terminant par « ate » comme separate,

indicate, frustrate, animate etc qui n’existent pas en français sous cette

forme mais qui n’en sont pas moins d’origine française, mais

à la mode anglaise, si l’on peut dire. Or, il semble assez

évident qu’il s’agit là d’une dérivation anglaise à partir du

substantif : separation est ainsi décomposé en franglais

en separate plus la finale « ion ». Autrement dit, l’anglais a

produit des verbes à partir de substantifs et non à partir

de l’état des verbes français. On est là face à une erreur

anglais à l’encontre du « systéme » français. On notera en

revanche « act » à partir d’action, action ne comportant pas

la forme « ation », ce qui aurait donné « actation » et donc

actate en anglais. La forme française en « ation » peut être due

à la volonté de ne pas confondre avec la première personne

du pluriel, elle-même en « ions », à l’imparfait de l’indicatif et

au présent du subjonctif. (nous mangions, que nous mangions)

Or  action ne pose pas ce probléme, puisque nous avons

le verbe agir (agissions).

Un autre exemple concerne la féminisation des adjectifs

empruntés par l’anglais au français, du moins ceux se

terminant par « ive ». (active, passive, agressive etc). Cette

féminisation n’a rien à voir avec une quelconque structure

morphologique de l’anglais qui ne pratique pas le genre

pour les adjectifs. L’explication que nous avons proposé

tient au passage par la forme adverbiale française

activement, passivement etc, qui se forme à partir de

l’adjectif français au féminin : généralement, à partir

de générale et non de général etc. Si ce n’est que le

suffixe adverbial anglais en « ly » s’impose aux adverbes

français selon un moule valable pour tous les adverbes

anglais quelle que soit leur origine. Serait-ce donc là

un principe « anglais » s’imposant aux emprunts?  Nous n’en

sommes pas si sûrs et il est possible que la finale « ly » ait

une origine française néanmoins mais nous laisserons ce

point de côté.  Ce qui est sur, c’est que dans certains cas,

quand le suffixe d’un mot emprunté à un mot français ne

correspond pas à la source, cela tient à une généralisation

à partir d’une autre catégorie : poesie devient en anglais

poetry, du fait du suffixe français « rie » (library etc),

certitude devient en anglais certainty sur le modéle de

beauté/beauty, dignity, clarity etc.

Un autre cas est le « passage » de secrétaire à secretary. Est- ce là

l’effet d’un « principe » anglais?  Non car la forme « ary » figure

dans le français secrétariat. Là encore, l’anglais serait parti

d’une forme substantivale.

Au niveau oral, l’anglais sera mieux parvenu à imposer

sa loi à l’ensemble des mots appartenant à son corpus. Le

fait de prononcer les mots français avec leurs consonnes

finales -notamment au masculin-tend à « féminiser » le

franglais. Président s’entend en anglais comme « présidente »

etc. Mais cela ne correspond en réalité à aucune

prédominance de la forme féminine en anglais mais à une

ignorance des régles et des  codes  de la prononciation

à la française.(rôle du e final autorisant à prononcer la

consonne)

Mais l’on peut se demander si la prononciation du « ay » anglais

n’est pas dictée par celle du français car en allemand, cette

forme se prononce autrement (‘ »aye ».)  Et cette prononciation

s’est imposée à des mots qui n’ont rien de français comme

« say », « day », play,  clay, wait, way, may  sur le même modéle

que pay, relay, May (le mois), ray, bay, gay etc

A contrario, rapppelons que dans un très grand nombre de

cas, l’anglais aura récupéré les mots français tels quels. Nous

en avons dressé une litse dans nos mémoires. On pense

à tous les mots se terminant par « ine » (mine, line etc)

ou ‘ure »  (nature, culture etc) et bien

d’autres suffixes qui caractérisent les emprunts au français.

Non seulement l’anglais n’a que fort rarement imposé sa  loi

aux mots d’origine française, du moins au niveau de l’écrit-

mais il âura même étendu sa description du français aux

mots « locaux » germaniques comme le fameux « Wanted ».

 

 

JHB

29. 05 14

 

 

 

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Les femmes et les ressorts de la postérité

Posté par nofim le 28 mai 2014

Les femmes au prisme de la postérité et de la créativité

par  Jacques  Halbronn

 

Quelle est la probabilité pour que la proportion de femmes

au panthéon de l’Humanité soit plus élévée au XXIe siècle

qu’elle le fut dans les deux précédents siècles? On peut

sérieusement en douter. Laissons de côté les explications

sociologiques convenues  sur les obstacles que

rencontreraient les femmes ou les conditionnements qu’elles

auraient à subir, les pauvres!  En fait, il faudrait déjà

commencer à s’interroger sur ce qu’on entend par postérité

et l’insuccés des femmes dans ce registre  nous interpelle.

Qu’est ce donc qui leur manque pour que leurs noms ne

survivent pas car la postérité, comme son nom l’indique,

implique un certain recul au delà des apparences du moment.

Et que faudrait-il faire, le cas échéant, pour que cela change

car comment changer ce que l’on ne comprend pas? On ne

va quand même fixer on ne sait quel quota dans les musées

pour qu’il y ait parité entre les peintres hommes et les

peintres femmes!

Il faudrait faire l’expérience et aller dénicher dans les réserves

publiques et privées des oeuvres des femmes d’autrefois et

voir comment le public réagirait. Il serait bon aussi que

le public ne sache pas par avance si telle oeuvre est d’un homme

ou d’une femme.

Car, pour l’instant, si l’on s’en tient aux arts visuels que

sont le cinéma, la peinture, la sculpture et l’on sait

pertinemment qu’il en serait de même dans à peu près

n’importe que domaine, la présence masculine est

écrasante. Si l’on prend ainsi les collections du Musée d’Orsay,

on ne trouve comme artistes femmes peintres

que Marie Laurencin, Berthe Morisot et Suzanne Valladon.

En revanche, les femmes sont immensément représentées

sur les toiles.  Un tel contraste mérite à lui seul réflexion car

il signifie que les peintres  représentent volontiers les femmes

à telle enseigne que si l’on s’en tenait à l’étude des sujets

des peintures ou des sculptures, on pourrait croire que

les femmes sont largement  présentes parmi les peintres.

On pourrait en dire à peu près autant pour le cinéma: forte

présence devant la caméra et faible présence derrière, au regard

-précisons-le- des personnalités les plus remarquables, celles

que la postérité désigne..

Dans nos précédents textes, nous avions mis en avant

deux principes celui de rareté et celui de vigilance. La postérité

est puissamment liée à la notion de rareté. Les oeuvres

féminines se ressembleraient trop  entre elles et en quelque

sorte se neutraliseraient mutuellement. En effet, quand

on trouve de telles ressemblances, on cherche la source qui

est forcément unique et  cette source est presque

inévitablement masculine. Autrement dit, ce seraient les

femmes elles-mêmes qui, collectivement, désigneraient leurs

maîtres. Une femme seule peut faire illusion, dix femmes

ne peuvent que révéler ce qu’elles doivent à un homme. C’est

ce qu’il nous est arrivé d’appeler une forme de polygamie

spirituelle.

Quant à la vigilance, nous dirons que la postérité récompense

ceux qui ont le mieux servi la cause de l’Humanité, qui lui ont

évité la décadence, la sclérose, la stagnation en ouvrant de

nouvelles voies,  en signalant des erreurs, des omissions.

Les femmes seraient-elles moins performantes dans ce

registre et pire encore seraient-elles résistantes aux

réformes, aux changements?

On nous objectera qu’il  y a en tout cas un domaine où

les femmes prônent le changement, c’est justement en

ce qui concerne leur propre statut, leur « condition ».  La

belle affaire!  Nous pensons, bien au contraire, pour notre

part, qu’un certain féminisme constitue un danger à dénoncer

avec la plus grande vigueur et rigueur.

Donc pour nous, (cf notre texte sur le plaisir), toute entité

se doit de veiller à ce qui est susceptible de menacer son

existence. Nos sens ont comme première fonction de nous

alerter et non de nous divertir ‘( Blaise Pascal) et les « grands

hommes » sont ceux qui ont su nous éviter de mourir en

tant que société, en dénonçant les menaces d »où qu’elles

viennent. . Qu’est ce qu’un grand savant sinon quelqu’un

qui nous évite de n’être que les répliques de nos prédecesseurs?

C’est ce point là qui justifie notre reconnaissance et d’ailleurs

bien des hommes ont demandé que la condition féminine

évolue et elle a évolué mais l’on risque  fort de passer d’une

extréme à l’autre, la solution devenant le probléme. Et c’est

pourquoi nous pensons que désormais il y a un péril

féminin qui est à traiter avec le plus grand sérieux.

Dans un précédent texte, nous avons signalé que dans bien

des cas, les alertes féminines touchent à des sujets

parfaitement secondaires  et ancillaires

parce que relevant de l’évidence au sens littéral du terme

à savoir ce qui se voit, ce  qui saute aux yeux. Si je note

qu’une assiette est sale, tout le monde peut s’en rendre

compte et l’on sait comment la nettoyer. C’est un peu à ce

niveau que se situent  en général les remarques féminines.

On ne va pas leur accorder  une médaille pour cela! Il

faudrait qu’elles mettent la barre plus haut mais le probléme

c’est que souvent ce qui est le plus essentiel à signaler n’est

pas le plus « évident », le plus facile! Il faut dépenser

énormément d’énergie pour faire avancer les choses, pour

faire évoluer les consciences par delà les évidences et c’est

notamment le cas  pour le dossier du sexe/genre (gender

studies)

Parmi les périls à dénoncer, tout ce qui  concerne la

corruption, dans tous les sens du terme et vient fausser le

cours, le flux normal des choses, ce qui fait barrage, écran,

obstacle au « progrés » au fait d’aller de l’avant. Ce sont les

risques de rouille, de cristallisation. On serait tenté

d’opposer l’eau qui coule, irrigue, fluidifie,  relie  et la terre  qui

sédimente, cristallise, cloisonne, sépare. C’est selon nous

le solide qui donne « forme » au liquide, notamment par le

processus de glaciation.

Un des principaux en enjeux des prochaines décennies

du XXIe siècle devrait justement concerner la question de

la femme, ce qui n’est pas sans évoquer, toutes proportions

gardées- la « question juive » à la charnière du XIXe et du

XX siècle et nous pensons que l’on a perdu beaucoup de

temps en se polarisant sur la « solution » de la question

juive  alors que la condition des femmes est un probléme

autrement plus grave et menaçant/ Dans les deux cas, on

notera ainsi que l »intégration des Juifs est apparue dès le début

du XIXe siècle comme un signe de progrés (cf l »Abbé

Grégoire)- cela a conduit notamment au phénoméne

judéo-palestinien-à l’instar de ce qu’il en est actuellement

à propos des femmes. On nous parle de « normalisation ». Or,

nous sommes, pour notre part, persuadés que la confusion

des genres est un terrible danger pour  l’avenir de

l’Humanité bien plus que toutes les menaces écologiques.

L’idée d’une Humanité une et indivisible nous semble

éminemment pernicieuse, il faut préférer une dialectique

cyclique, en mouvement et ne pas tenter de sanctuariser

et de rigidifier l’idée même d’Humanité.

Mais on a l’impression que les femmes sont une fois de plus

traitées en objets car ce sont certains hommes qui

manipulent les femmmes tout comme les  sionistes  juifs le

furent par certaines sectes obsédées par la fin du monde.

Tout comme ceux qui ont voulu « aider » les Juifs à avoir un

Etat  « normal » à eux ont abouti  au désastre

que l’on sait, nous pensons que ceux qui

entendent persuader le monde  que l’avenir exige que l’on

accorde aux femmes une égalité  à tous les niveaux, au nom

du Progrés,  se fourvoient gravement.

 

 

 

JHB

28 05 14

 

 

 

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Pour une éthique impérialiste

Posté par nofim le 22 mai 2014

L’idéal impérialiste

par  Jacques  Halbronn

 

Selon nous, le monde oscille entre deux temps, le temps

de l’Etat et le temps de la Nation.Le temps de l’Etat est

celui de l’Empire, le temps de la Nation est celui  de la

Société.

L’Empire est exigeant au centre et laxiste sur les marges

tandis que la Nation est exigeante sur les pratiques et

insignifiante sur la Loi.

Expliquons-nous.  L’Empire a vocation à faire cohabiter

des cultures différentes et donc il n’interviendra pas en

vue de les unifier. En revanche, il imposera un certain

modus vivandi sur certains points qui devront être

respectés par toutes ses composantes.  A l’inverse, la Nation

va exiger au sein de communautés censées être homogénes

des pratiques quotidiennes sous peine d’excommunication

chez  tous  ses membres mais ne posera pas de principe

de centralité bien défini et n’a pas vocation à intégrer

des éléments étrangers, préférant faire appel à des membres

de la dite communauté qui se situent dans une diaspora.

Si l’on applique notre modéle à un certain nombre de

situations historiques, on comprend pourquoi l’Allemagne

se voulut dans les années trente, « national-socialiste » (nazi,

début de nazional), en quéte d’une unité  « naturelle », liée

à un même passé.  D’où la Shoah qui n’aurait pu avoir lieu

sous un régime impérial, au sens où nous l’avons défini.

Le cas israélien nous interpelle, car on est dans le cas

d’une nation, qui comme l’Allemagne, toutes proportions

gardées,  se retrouve du fait de la guerre, en situation

« impériale », ce qui est dévastateur.(post 39-40  et post 67,

respectivement).

Il est clair que lorsqu’une Nation se retrouve dans une

situation impériale, elle doit  s’ajuster à ses nouvelles

responsabilités comme semblent l’avoir mieux compris la

France et la Russie révolutionnaires qui proposèrent des

normes qui dépassaient le stade d’une culture nationale. A

juste titre,  le terme d’empire fut revendiqué par Napoléon

Bonaparte. Quand louis XIV dénonce l’édit de Nantes, il

enléve à la France une certaine aura impériale pour faire

prévaloir une pratique catholique romaine.

Prenons le cas d’une communauté que nous connaissons

bien ethnologiquement comme celles des astrologues. (cf

notre DESS Paris VIII  Le milieu astrologique, ses

structures et ses membres  1995). Ce milieu  est

relativement homogéne  dans ses pratiques qui couvrent

un champ très large d’applications. En ce sens, tous les

astrologues ont en commun un certain langage, un

certain savoir faire mais par ailleurs, il ne dispose pas

d’un modéle central, d’une véritable colonne vertébrale.

Une nation peut vivre dans l’anarchie en ce sens que ses

membres sont marqués par une seule et même culture.

En revanche, un empire a besoin pour exister d’un ordre

s’imposant à tous, précisément du fait des différences

d’origines, de culture, chez  ses membres..

Nous avions déjà remarqué, il y a de nombreuses années,

à quel point un Etat faible pouvait cohabiter avec une

société que l’on pourrait qualifier de dictatoriale, qui

impose d’elle-même ses normes à  ceux qui

s’inscrivent dans son territoire. A contrario,un Etat

fort supportera une grande diversité de pratiques, de

coutumes.

Autrement dit,  l’intolérance  nous semble plus pesante

quand elle émane de la société que lorsqu’elle est dictée

par l’Etat. Dans le cas de la France de Vichy, la société

française joua peu ou prou un rôle de contrepoids qui

atténua de facto l’impact d’un discours plus nationaliste

qu’impérialiste. On sait que la France a été très tôt un

pays d’immigration donc d’accueil, selon une vocation

impérialiste et colonialiste, d’où un principe de laïcité

passant outre les critères de différenciation religieuse ou

raciale.  La France impérialiste n’est pas chauvine.

Hitler n’aurait pu,  a contrario, mener à bien une

politique d’extermination des Juifs sans le relais de la société

allemande, foncièrement xénophobe.

Nous avons montré par nos travaux cyclologiques, que

certaines phases  tendaient vers l’impérialisme et d’autres

vers le nationalisme. Il importe de pouvoir faire

alterner ces deux sensibilités et de savoir être en phase. Ce

qui peut passer au cours d’une phase sera contre productif

à un autre moment. L’heure actuellement est à la

démarche impériale qui combine expansion et tolérance, ce

qui se rapproche du droit d’ingérence.

 

 

 

JHB

22 05 14

Publié dans ASTROLOGIE, ECONOMIE, HISTOIRE, judaîsme, LINGUISTIQUE, POLITIQUE, SOCIETE | Pas de Commentaire »

Un Sionisme hors de l’Europe Chrétienne

Posté par nofim le 21 mai 2014

Le sionisme et ses liens avec l’empire ottoman

par  Jacques Halbronn

 

Dans ce texte,  nous voudrions  faire la synthèse de plusieurs études que nous avons

consacrées à l’histoire du sionisme. La thèse principale que nous avons développée est

la suivante: l’Europe Chrétienne a voulu évacuer ses Juifs vers l’empire ottoman et cela

a commencé avec l’Expulsion des Juifs d’Espagne, à la fin du XVe siècle dont on sait qu’ils

furent fort bien accueillis dans le monde turc. Mais le processus allait se poursuivre et

se confirmer aux XIXe et XXe siècles et notamment à partir de 1870 et de la guerre franco-

prussienne qui provoqua la chute du Second Empire et la perte de l’Alsace( à l’exception de Belfort)

et d’une partie de la Lorraine (Moselle)

C »est en effet en 1870 qu’Adolphe Crémieux décréta que les Juifs d’Algérie seraient citoyens

français à la différence des Arabes de cette même Algérie.. Cette discrimination n’est pas sans annoncer

celle qui présidera en Israël. Or l’Algérie avait appartenu à l’empire ottoman jusqu’à la conquéte

française (1830)/De facto, ce décret créait les conditions d’installation des  Juifs de l’autre côté

de la Méditerranée.

Quelques années plus tard, la « solution » de la question juive  fut envisagée par les Européens du

côté de la Roumanie, ou plus précisément des deux principautés qui la constituaient. Or ces

territoires avaient encore récemment appartenu au même empire ottoman.

On en arrive au moment où entre en scéne Theodor Herzl qui défend devant le Sultan, le

projet d’installer une entité juive en Palestine, laquelle faisait déjà depuis les années 80 l’objet de

colonies, notamment sous l’égide Rotschild.

Ce n’est qu’en 1917 que l’option palestinienne prit vraiment tournure, des suites de la  » Grande

Guerre » avec la Déclaration Balfour de Novembre. Cela fut peu après entériné par la Société

des Nations (League of Nations) puis confirmé par l’ONU fin 1947, lorsqu’il fut mis un

terme au mandat britannique.

C’est dire que les Européens  furent concernés par l »installation des Juifs en dehors de la

sphère chrétienne, c’est à dire au sein de l’empire ottoman. On n’insiste pas assez en régle

général sur la continuité depuis la fin du XVe siècle d’une volonté chrétienne de refouler

les juifs vers le monde  turc, soit au delà des mers, soit à l’Est du continent.

D’autres options avaient existé à la fin du XIXe siècle, comme l’envoi de Juifs en Argentine, ex

possession espagnole (cf notre ouvrage, Le sionisme et ses avatars,  Ed Ramkat, 2002) à

l’instigation du Baron de Hirsch (nos grands parents maternels firent ainsi le voyage en

Argentine, avant la Première Guerre Mondiale et notre mère y naquit).

En ce sens, le sionisme nous apparait comme une forme d’antijüdaïsme et d’ailleurs il est

contemporain à la charnière des XIX et XXe siècles d’un regain d’antisémitisme notamment avec

la production des Protocoles des Sages de Sion, par ailleurs texte inspiré des premiers congrès

sionistes (à partir de 1897, Bâle). Edouard Drumont salua la parution de l’Etat Juif de Herzl. Il est

assez ironique de noter que de nos jours on parle d’un antisémitisme qui revêt la forme d’un

antisionisme. On oublie en effet ce que révélait le sionisme en tant qu’installation des Juifs

à Jérusalem (Sion)/ C’était un excellent prétexte pour faire partir les Juifs et d’ailleurs, ce point

étant admis, on pouvait aussi bien leur proposer vers 1905 l’Ouganda sous contrôle britannique/

A cette époque, les colonies ne manquaient pas dans les « empires »  français et anglais mais on

préférait encore les envoyer hors de ces empires, sauf lorsque l’empire ottoman dut renoncer à ses

« satellites », ce qui donna lieu au régime des mandats français et britanniques sur les dits

satellites, l’Angleterre obtenant in fine le mandat sur la Palestine (qui était une partie de la Syrie,

laquelle revenait à la tutelle française).

Mais  il eut été probablement bien préférable de maintenir l’empire ottoman  sur la Palestine

que de confier  la mission  à l’Angleterre. On peut penser en effet que les Turcs auraient fait

moins de concessions aux Arabes que n’en firent les Britanniques  lesquels n’avaient aucune

légitimité historique dans la région, si ce n’est du fait de récentes victoires, donc de la violence.

D’ailleurs, du temps de Herzl (mort en 1905), c’était bien avec le Sultan de Constantinople qu’il

s’était agi de négocier, non pas d’ailleurs en vue de la constitution d’un Etat indépendant mais

d’une entité juive au sein de l’empite ottoman, un empire qui, par définition, était censé

imposer une certaine tolérance et co-existence entre ses composantes. On sait en effet à quel

point les Britanniques ne furent pas à la hauteur de la mission dont Lord Balfour avait entendu

charger son pays (dans une lettre adressée à un Rotschild) et les concessions et les

restrictions, les partitions  qui se succédèrent pendant 30 ans jusqu »à la fin du dit mandat et les

effets que cela produisit sur le sort des Juifs en Europe. En ce sens, le sionisme tant de la part des

Juifs (au départ pour des raisons plus historiques que religieuses) que des Anglais (pour des

raisons géopolitiques mais aussi religieuses), avait une valeur prophétique visant à empêcher

le drame (Shoah) qui se produirait et qu’il était censé prévenir.

La position arabe actuelle est la suivante : pourquoi le monde arabe devrait-il récupérer ces Juifs

dont les Européens ne voulaient pas chez eux?. A cette question, que répond l’Europe? Le moins

que l’on puisse dire est que la réponse n’est pas claire.

Qu’il y ait eu échec des diverses tentatives est assez évident. Qu’il s’agisse de la Roumanie qui

se rebella contre le diktat européen sous forme de chantage: votre indépendance en échange

de votre ouverture aux Juifs des pays européens limitrophes, sous la forme d’un déversoir ou de la

négociation împliquant l’instauration d’un Foyer Juif en Palestine, en contre partie de l’aide

apportée aux Arabes pour se libérer du joug séculaire ottoman en

passant par le rejet des Pieds noirs d’Algérie (dont beaucoup de Juifs)

au lendemain des Accords d’Evian de 1962.

Au fond, la meilleure « solution » n’est-elle pas celle qui s’est instaurée de facto, à savoir le

maintien des Juifs en Europe, ce qui est paradoxalement favorisé par l’émigration

maghrébine en France. En effet; cette présence est devenu un fait accompli et  rappelle à

la France sa vocation « impériale » et donc laïque. Parler de sionisme en France tend à

devenir anachronique depuis une quarantaine d’années, du fait même de la présence arabo-

musulmane qui fait écran entre  Juifs et Chrétiens  à moins que ce ne soient plutôt les

Juifs qui fassent  les intermédiaires entre Chrétiens et Musulmans, comme ce fut le cas,

au demeurant  au Moyen Age. En ce sens, l’élection d’un président de la République Juif ne serait

pas inconcevable d’ici la moitié du présent siècle, à conditon, bien entendu, que la question du

sionisme cesse d’apparaitre comme une perspective viable, vu qu’elle était fondée sur le rejet

des Juifs, la question d’un retour des juifs  n’ayant jamais été qu’un prétexte, qu’un habillage.

 

JHB

18 05  14

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Publié dans judaîsme, RELIGION | Pas de Commentaire »

Le retour de la musique à la danse

Posté par nofim le 21 mai 2014

Pour une musique sans son

par  Jacques  Halbronn

 

Chaque fois que nous assistons à un concert de musique

« classique », nous éprouvons un malaise comme si quelque

chose « sonnait  » faux.

« Est spontané ce qui vient de soi-même (..) non d’une

force ou d’une contrainte extérieures » ( A Comte-Sponville

Dictionnaire philosophique, ed PUF, 2001, p. 965).

Quelle est donc la spontanéité de l’interprète? Lui qui

n’avance pas un doigt sans que cela ne lui soit dicté par la

partition qu’il lit ou qu’il a apprise par coeur? Il y a là une

farce, une comédie, à notre sens, un faire semblant.

Est-ce à dire que le spectateur éprouve cette musique que

l’on peut qualifier de réchauffée autrement que si cette musique

était jouée par son auteur ou mieux improvisée? Est-ce que si

l’on s’en tient à celui de la lecture en général, à voix haute,

de quelque texte, il n’en est pas de même, à savoir qu’il y a

mascarade, substitution, appropriation? Est-ce que l’enfant qui

entend quelqu’un parler spontanément reçoit les mêmes

sensations que s’il s’agit de quelqu’un qui lit un texte, qu’il

soit ou non de lui?

Il nous faut revenir sur la question de la lecture, de l’acte de

lire et sur le passage de l’écrit à l’oral, à la production de

sons (langage, musique). Nous dirons que l’oral appartient

à la nuit et l’écrit, le signe, (au sens visuel du terme, à

distinguer du signal) au jour tout comme le rire s’adresse

à l’ouie et le sourire à la vue (cf Dictionnaire philosophique,

op. cit. p.  947). Dualité majeure qui renvoie à des temps

très anciens, liés à l’invention ou la découverte du feu, à la vie

dans l’obscurité ou dans la lumière. Quand on est dans la

lumière, la parole n’est pas nécessaire et dérange ceux qui

se servent de leurs yeux (langage des signes). Le bruit n’est

tolérable que la nuit. Ce qui est paradoxal car de nos jours, la

nuit, il ne faut pas faire de bruit (tapage nocturne)

Lire un texte, jouer une partition, c’est passer du jour à la nuit.

Parler, c’est reconnaitre que l’on ne voit pas, plus. Mais

pourquoi lire, pourquoi ne pas parler sans lire, ne pas jouer

d’un instrument sans avoir à passer par la lecture et donc

l’écrit. Dans ce cas, la parole est serve, tributaire de l’écrit

et cela vaut évidemment pour la musique. Cette parole est

d’autant plus serve qu’elle se sert d’une langue qui est

codifiée, qui n’est pas libre de ses formulations.

On pourrait évidemment dire que celui qui dicte à un scribe,

à un secrétaire, opére l’action inverse, en mettant l’oral par écrit

en transcrivant de l’oralité. C ‘est dire que l’écrit est un

passage obligé, un lieu de pouvoir.

Car en mettant par écrit  de l’oral,  je permets à quelqu’un

de revenir à l’oral à partir de l’écrit. Il y a un aller-retour.

En réalité, le passage de l’oral à l’écrit est un leurre car

c’est pour mieux repasser de l’écrit à l’oral en créant de

nouvelles chaînes. Car celui qui lit est enchainé.

Celui qui joue une oeuvre musicale porte des chaînes

invisibles mais que quelque part nous ne pouvons nous

empêcher de percevoir. C’est un esclave, un mercenaire,

quasiment une machine qui fonctionne parce qu’on y a mis

un message, un disque, un CD.

Revenons donc à notre interrogation: qu’est ce que ça

change pour l’auditeur qu’il y ait ou non de la

spontanéité non feinte? Quelque part, ce qui est écrit est

mort, figé et celui qui « lit » part de ce qui est ainsi devenu en

vue de lui redonner un semblant de vie. Il met sa vie au

service de la mort. Quel rapport avec quelqu’un qui est devant

nous dans la spontanéité de l’expression, qu’elle soit d’ailleurs

orale ou écrite, ou plus largement visible, faite de signes, ce

qu’est à la base l’écriture. Car l’écriture en soi n’est pas au

départ morte au moment où j’écris, où je trace des signes

sur quelque support ou dans l’air, ce qui peut correspondre

à une danse, à une gestuelle.

Tout se passe comme si celui qui s’exprime par le son et

non pas par le geste  était tributaire de celui qui commandait

par le geste, l’index. Le maitre fait un geste et l’esclave

traduit par des sons car il communique avec des aveugles,

des non voyants. Celui qui communique avec  moi par le son

me traite comme si j’étais non voyant.  La musique ne serait

alors que la traduction de la danse à destination des

aveugles ou du moins de ceux qui n’ont pas accés, droit  à

la lumière.  On peut dès lors concevoir que mes mains.

dansent sur le piano sans qu’il y ait besoin de produire du son

ou si l’on préfére que la dynamique des pieds se transmute

en celle des mains lesquelles  produisent du son mais aussi

de l’écrit qui sera voué à produire du son. Que je joue d’un

instrument ou que j’écrive,  dans les deux cas avec mes

mains, je produirai du son ou en ferai produire.

Il nous apparait donc peu à peu que le son  est un pis aller, une

sorte de prothèse  pour les aveugles. L’écrit ne serait que

le moyen de conserver le son, de le mettre en conserve.

Rappelons que Beethoven était sourd et il est possible qu’il

ait composé  en fait des pas de danse qu’il aurait ensuite

restitué, codifié. Le mot rythme est emprunté à la danse, est

visuel au départ.

.On peut concevoir que la danse produise  du  son, avec les

pieds qui tapent, qui piétinent le sol et que c’est ainsi que

progressivement, le son serait apparu.  D’où l’intérêt qu’il y

a à  regarder jouer ‘(film, vidéo) et non pas à écouter de la

musique. C’est en fait le spectacle visuel qui est l’élement

essentiel dansun orchestre, chez un interpréte, cela reléve

d’une chorégraphie.

Autrement dit, ce qui importe c’est la dynamique du

mouvement des corps qui nous nourrit comme c’est aussi

le cas dans le rapport sexuel même quand celui -ci est muet.

On en revient donc à notre question: qu’est ce que cela

change, selon que ce que je vois est spontané ou « réchauffé »?

Il nous semble que si nous somms plus génés par quelqu’un

qui a une gestuelle qui n’est pas sienne que par celui qui

prononce des mots ou des sons qui sont issus d’une gestuelle

émanant au départ d’un autre. Le son ici vient occulter  ce

qu’il y a de faux dans la gestuelle de l’interprète. A la limite,

l’on pourrait tout à fait concevoir des vidéos

sans le son où l’on verrait le corps, le visage, les mains les

pieds du « joueur », ou des salles où les spectateurs porteraient

des casques qui supprimeraient le son, sauf pour les

aveugles ou les mal voyants mais ces derniers n’auraient

qu’un accés  édulcoré au spectacle – ce serait un pis aller.

De même, serait un pis aller le spectacle donné par des

personnes qui ne seraient pas dans la spontanéité. La

musique doit redevenir un spectacle, une danse, un

mouvement et s’émanciper du son qui n’en serait qu’un

sous produit.  En ce sens, voir un match de tennis ou de foot

serait plus nourrissant que d’aller au concert à moins de

considérer qu’une performance musicale reléve du sport.

On est là aux antipodes du propos d’un Richard Wagner car

il est clair que la musique n’a aucunement besoin de la

parole pour exister mais bien davantage de la danse, du

ballet et quelque part le Sacre du Printemps ( 1913) nous

renverrait à la source même de la musique, dont les

percussions sont probablement le fondement.

JHB

14  05 14

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Publié dans ASTROLOGIE, FEMMES, judaîsme, LINGUISTIQUE, MUSIQUE, PSYCHOLOGIE, RELIGION, SOCIETE | Pas de Commentaire »

Régénérescence de la structure

Posté par nofim le 18 mai 2014

La problématique de la régenérescence

par  Jacques  Halbronn

 

Est-ce que cela fait sens de mettre en avant un impératif

de regénerescence? Mais est-ce que les gens comprennent

ce que cela signifie et ce que cela implique? La regenerescence

n’est pas la conservation d’une tradition dont on aurait

perdu les clefs.

La notion de régénerescence est mal connue et  généralement

mal comprise alors qu’elle absolument essentielle. La

naissance d’un enfant est une régénérescence de l’humanité, un

retour à la case départ, un « New Deal ». Mais les savoirs sont-ils

capables de se régénerer et quid des machines? On touche là

au phénoméne de la biotechnologie dont le principe est

justement la régénerescence. Le peuple juif semble un

bon exemple de régéneresence à travers les siècles même

au prisme de la Shoah car le fait que l’on puisse planifier

son anéantissement est la preuve qu’il a su se régénérer

sinon quel besoin y aurait-il de tenter  de l’exterminer?Il y

a de la cyclicité au coeur du processus de régenérescence.

A l’opposé de cette idée, il y a celle d’une linéarité qui

interdirait tout recommencement, tout  ressourcement,

tout retour au point de départ. En fait, il y a ceux qui ne

croient pas que l’on puisse accéder au concept d’origine, le

passé leur apparaissant plus opaque que l’avenir, l’un, le

futur (ce qui est à être, en latin) étant à instituer et constituer

(constitution), l’autre, le passé, à restituer, à restaurer

(Restauration après la Révolution qui pourtant, elle aussi

renvoie à la régérescence).

Peut-on ainsi régénérer une langue? Cela ne signifie pas

seulement la remettre en vigueur comme pour le grec ou

l’hébreu modernes mais la rendre à sa dynamique

première avant qu’elle n’ait  commencé à se dégrader. Cela

peut sembler aux yeux de beaucoup entreprise parfaitement

utopique. Et pourtant c’est ainsi que nous envisageons

l’avenir de la science historique sur lequel on s’interrogeait

déjà dans l’Entre Deux Guerres au siècle dernier (Marc

Bloch, les Annales) en optant dans d’autres directions. Pour

nous histoire et archéologie du savoir sont liées et le

structuralisme  est ici méthodologiquement incontournable

tant il contribue à l’exploration diachronique.

Car la régérescence des savoir passe nécessairement, selon

nous, par la quéte de la structure si l’on admet que les

hommes ont un besoin inné de cohérence, d’équilibre, de

symétrie, sorte de paradis  perdu.

En fait le texte, le monument, la langue semblent les moins

aptes à se régénérer et condamnés à la corruption, à la

déliquescence,  à la déperdition. Il y a eu de grands

restaurateurs comme Viollet Leduc, d’ailleurs assez

contestés comme lorsqu’ils construisaient des tours qui

étaient restées en plan. Mais pourquoi pas, dirons-nous!

La régénerescence, c’est revenir au projet même esquissé,

même empêché/  Cela ne signifie pas le retour au chaos mais

bien à sa formalisation, son organisation subséquentes.

Il est clair qu’il faut faire appel à la logique pour retrouver

la structure perdue, oubliée, abimée et il serait bien naif

de croire que l’on puisse la retrouver telle quelle quelque

part, elle ne peut qu’être l’objet d’une spéculation plus ou

moins jugée probable tout comme dans le domaine de la

Science qui est elle aussi intrinséquement rétrospective.

Retour en arrière dont nous avons montré qu »il est attesté

linguistiquement par le préfixe « re », qui est rapprocher de

« rétro » et qui est en dialectique avec le préfix « de » (dis) qui

indique au contraire une dislocation, un détournement, un

départ, un début. Recommencer n’est pas la même chose

que partir (démarrer) mais dès que la structure est

réactivée, elle est condamnée à commencer à se défaire, à

se détruire (Sisyphe) et ainsi de suite.

Ce qui est donc crucial, c’est que périodiquement il y ait

regénérescence, que l’on abolisse toutes les fioritures, les

additions aléatoires pour renouer avec la pureté initiale

du plan fondateur (divin, de l’architecte, du Créateur.), avec

la qualité de l’élan primordial.

 

 

 

JHB

18 04 14

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Publié dans ASTROLOGIE, judaîsme, LINGUISTIQUE | Pas de Commentaire »

Le début de la phase martienne de l’Astrocyclon

Posté par nofim le 9 mai 2014

La conjonction  saturno-stellaire  et la phase martienne du  cycle de Sept Ans

par  Jacques  Halbronn

 

Nous avons  évolué par rapport à nos précédentes représentations sans que cela remette

en question pour autant notre propos. Seul l’angle d’approche aura changé. La phase martienne

est désormais  le centre du systéme et non la phase vénusienne. En effet,

dès lors que l’on définit la phase « vénusienne » comme celle où les gens se libérent des carcans et des cloisonnements, cela ne peut

correspondre qu’à une éclipse du systéme et non à son apogée.

Les expressions « montante »  et « descendante » sont donc mal venues. Car la phase « montante » est vénusienne. Ce serait plutôt la phase descendante qui devrait l’être.(cf infra)

On peut appréhender l’Astrologie sous différents angles et ce n’est que lorsque l’on a pris compte tous les paramétres que l’on peut

penser être parvenu à compléter le puzzle. L’Astrologie est-elle du côté de la Nature ou de la Culture : telle était la question que nous

posions en  1986  L’Etrange Histoire de l’Astrologie. Ed Artefact (Veyrier). En 2014, nous avons remplacé Culture par Technique. Pour

nous l’astrologie est une construction biotechnologique qui certes emprunte certaines données à l’Astronomie (du seul point de vue visuel) et au bout du compte, la conjonction  de Saturne

avec l’une ou l’autre des quatre étoiles fixes royales renforce le poids martien du dispositif

astrologique alors que lorsque Saturne a passé la conjonction, c’est alors que débute la phase

vénusienne qui correspond à une suspension du processus. Vénus serait ainsi à Mars, ce

que la nuit serait au jour et l’hiver à l’Eté si ce n’est qu’en réalité, tout est inversé puisque

Mars est la Technique et Vénus la Nature, un monde sans appareillage. Or, il est clair que

c’est en hiver que les machines prennent le dessus et en ce sens l’on n’a pas tort en

astrologie d’associer le signe du verseau (et Uranus) à la technologie. On a là un triptyque

Mars-Saturne-Pluton  face à un autre  Vénus- Jupiter-Proserpine. On se souvient de la dispute

qui conduisit Proserpine à partager son temps entre ce qui est aux Enfers et ce qui est

en surface.

Pour l’Humanité, le premiet triptyque est connoté  « infortune », « maléfique » mais c’est en

fait tout le systéme astrologique qui est ainsi « diabolisé » et l’humanité ne respire que

lorsque le systéme est débranché (on parle de Satan enchainé et désenchainé dans l’Apocalypse)

Selon nous, les femmes sont plus tributaires de l’ordre astrologique que les hommes et cela

expliquerait que de nos jours elles se retrouvent quasiment entre elles pour la célébrer avec le

thème astral qui considére les gens comme des appareils, des rouages (cf les transits, les

synastrie

L’autre lecture de l’Astrocyclon aurait consisté à valoriser astrologiquement la phase

vénusienne alors que celle-ci  correspond non pas à une suractivité du systéme mais au

contraire à sa mise en sommeil, en veille. Dès lors, on aurait été conduit à présenter Mars

comme le moment de veille du systéme, ce qui n’était guère plausible.

On dira que la phase vénusienne, qui échappe peu ou prou à l’emprise de Saturne, redonne

sa liberté aux hommes  et que la phase martienne les encadre strictement. Or, il semble bien

que la mise en place de l’Astrologie n’ait eu d’autre objet que de soumettre les hommes, d’où

l’émergence des femmes et des machines alors que les hommes étaient en mesure de se

développer par eux-mêmes, en leur propre corps sans faire appel à un apport extérieur. Cela nous

invite à une nouvelle lecture de l’épisode de la Tour de Babel. La progression des hommes est

stoppée parce que l’on a peur qu’ils aillent trop loin et  c’est alors selon nous que l’astrologie

aurait été mise en place, entrainant ainsi la division des langues et des groupes, la

multiplication des frontières.

 

JHB

09/ 05  14

 

 

 

 

 

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