jacques Halbronn Le Livre de l’Exode commence à Genése chapitre XI

Posté par nofim le 2 février 2017

Le  Livre de l’Exode commence à Genése Chapitre XI . Les deux fils de Dieu le Père,  Yahvé et Jésus

par  Jacques  Halbronn

 

Après les 10 premiers chapitres de la Genése,  à  partir du Chapitre XI de la Genése, commence  l’alliance avec Abram (plus tard Abraham) d’un certain Yahvé dont il n’avait pas été question jusque là si l’on excepte son apparition au chapitre IV lors du meurtre d’Abel par Caïn. On trouve aussi aux chapitres II et III  une forme hybride attestée nulle part ailleurs, Yahvé Elohim.  qui semble avoir été une mauvaise lecture du Yahvé Elohénou ou Elohekha ou Eloé Abraham dans le Livre de l’Exode., ce qui donne cet étrange Yahvé Elohim. Or, le fait de préciser que ce Yahvé est le dieu d’un certain peuple n’est nullement indifférent: Yahvé notre dieu, Yahvé ton dieu, Yahvé, le dieu d’Abraham et pas simplement un Yahvé Elohim qui ne veut rien dire tel quel.

Les dix  premiers chapitres de la Genése sont une série de « toldoth », c’est à dire de généalogiques, littéralement d’enfantements (Léda) et cela commence par le sefer toldoth Adam, le livre des enfantements d’Adam, suivi par d’autres listes. La dernière généalogie   fait la jonction avec le chapitre XII, en annonçant Abram et Saraï.

Mais le changement s’opère dès le chapitrre XI, quand Yahvé intervient en remplacement d’Elohim, à propos de la Tour de Babel car il refuse l’unité de l’Humanité face à Elohim qui ne pense qu’en termes d’unité, de totalité (d’où le pluriel Elohim) et au chapitrre XII,  Yahvé chosit Abraham, le père du peuple hébreu..

C’est pourquoi nous pensons qu’à partir du chapitre XI du Livre de la Genése, nous avons affaire au premier volet du Livre de l’Exode (terme qui est emprunté à la Septante et qui désigne un départ d’une part vers le pays de Canaan et de l’autre vers l’Egypte puis un retour vers Canaan))

Deux volets donc pour le Livre de l’Exode, dont le premier aurait été intégré dans le Livre de la Genése.  Le premier volet traite des trois patriarches, Abraham, Isaac et Jacob mais aussi des 12 fils de ce dernier.

Le second volet (qui correspond au début de ce que l’on appelle généralement l’Exode, commence avec Yahvé se référant à ces patriarches dont il se déclare à Moïse  être le dieu..Rappelons que c’est déjà ce Yahvé qui figure à partir du chapitre XII et jamais Elohim, également absent de l’Exode si ce n’est sous la forme possessive que nous avons signalée, à savoir que Yahvé est le dieu de ces hommes puis de ce peuple des Bnéi Israel, des  « fils d’Israel », c’est à dire de Jacob.

Mais selon nous on ne peut séparer les premiers chapitres de la Genése de l’Evangile selon Mathieu, la preuve en étant que ce texte commence par une généalogie à l’instar des dits chapitres (jusqu’au XIe)

La thèse que nous soutenons, c’est qu’il y a rivalité entre  deux fils de Dieu, du Père et que Jésus se veut être ( ou que l’on veut qu’il soit- le frère cadet de Yahvé, lequel souhaite lui aussi faire alliance avec un peuple. En effet, si le Père fait alliance avec toute l’Humanité,  ses fils en revanche se concentrent sur une certaine portion de la dite Humanité.

Autrement dit,  l’Evangile selon Mathieu tend à se substituer au Livre de l’Exode qui traite de ce frère ainé de Jésus, auprès du Père. Si Yahvé a choisi Abram et le peuple qui en découle, Jésus aurait choisi Pierre, pour qu’il soit le départ, le fondement, d’une Eglise qui est en fait l’émergence d’un « peuple ». Sur cette pierre, je bâtirai mon église, déclare-t-il à Simon qu’il surnomme Céphas, en grec pierre.. On parlera alors d’un nouvel Israêl.

Mais force est de constater que dans le premier volet de l’Exode, tel que nous l’avons précisé, il est question de rivalité entre  frères, ce qui montre bien que la question de la rivalité entre les fils du Père est déjà mise en scène, notamment entre Jacob et Esaü mais aussi  entre les fils de  Jacob, autour notamment de Joseph sans parler de celle entre Ismaël et Isaac, les deux fils d’Abraham, de mères différentes, comme d’ailleurs les fils de Jacob.

Il  importe de bien comprendre qu’il est rare qu’un père n’ait qu’un fils, cela n’est jamais attesté  dans la Bible, à commencer par les trois fils d’Adam ou les trois fils de Noé. On ne saurait donc dire que Jésus est « le » fils du  Père, il ne saurait être que l’un de ses fils tout comme les  Hébreux sont désignés comme les Bnei Israel, les fils d’Israel (ben, fils, correspondant à l’arabe Ibn). Il y a donc déjà dans le discours chrétien  en vigueur un abus de langage: il n’y a qu’un Père mais il y a plusieurs fils et tout le Livre de la Genése dans son acception habituelle en témoigne.

On ne saurait donc supprimer les possessifs, les génitifs:  fils de qui? Quel fils?  Répondre « Le fils » au sens de fils unique n’est guère acceptable! Un Père mais des fils. Et le Père peut préférer un de ses fils à un autre, ce qui relativise la perte de l’un d’entre eux.

Tout se passe donc comme si le Livre de l’Exode que nous faisons commencer au chapitre XII de la Genése avait été, à un certain stade, carrément, mis de côté et remplacé par l’Evangile de Mathieu (voire par d’autres Evangiles) On ne reviendra pas ici sur l’ambivalence de ce Jésus qui est présenté dans les Evangiles comme Messie, c’est à dire roi  d’une part et comme Fils de Dieu de l’autre. Le chapitre I de l’Evangile de Mathieu est marqué par une telle dualité avec d’une part une généalogie royale qui va jusqu’à Joseph et de l’autre la naissance de Jésus sans l’aide du dit Joseph!

En tout état de cause, il ressort que si Juifs et Chrétiens reconnaissent le mème Dieu en tant que Père, ils suivent des « fils » différents,  respectivement Yahvé et Jésus. Malheureusement, les théologiens juifs ne semblent pas disposés à qualifier Yahve de ‘fils de Dieu », ils veulent qu’il soit le Père alors qu’il n’est que l’un des fils.  On voit donc que des deux côtés, il y a des dérives. On peut penser que le dialogue judéo-chrétien serait clarifié et assaini si les Juifs reconnaissaient en Yahvé l’un des flls de Dieu et que les Chrétiens cessaient d’affirmer que Jésus est le seul fils de Dieu, ce qui va à l’encontre de toute la problématique des fratries récurrente tout au long du Live de la Genése, dans l’acception classique du terme!

 

 

 

 

 

 

JHB

15. 02 17

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jacques Halbronn Le Livre de l’Exode,émanation du Royaume d’Israel contre celui de Judah

Posté par nofim le 13 décembre 2016

Le Livre de l’Exode  émanation du Royaume d’Israël contre celui de Judah?

par  Jacques  Halbronn

 

Au Livre de l’Exode quand l’Eternel -qu’on le nomme comme on voudra importe peu ici- s’adresse à Moïse, il se présente comme le dieu d’Abraham,  d’Isaac et de Jacob, oubliant en quelque sorte la génération suivante, à savoir celle des fils de Jacob, qui constituent -excusez du peu- le fondement des douze tribus d’Israël. A quoi tient une telle omission dont apparemment les Juifs, de nos jours, ne semblent guère s’offusquer?

L’histoire de Tamar est assez complexe et c’est par la ruse qu’elle obtiendra de Judah qu’il lui « fasse » un enfant (en fait ce seront des jumeaux comme dans le cas des enfants d’Isaac) . En effet Judah était son beau père, dont elle avait épousé précedemment deux fils.  On sait que Rébecca avait été complice de la ruse qui permit à Jacob d’obtenir la bénédiction d’Isaac. On notera que Judah avait eu deux fils avant  de concevoir avec Tamar mais que ce sont les enfants de Tamar qui seront pris en compte dans la généalogie « royale » de l’Evangile de Mathieu.

Nous signalerons aussi le paralléle entre la naissance d’Isaac et celle de Jésus, avec dans les deux cas un sacrifice. (Ismael, fils d »‘Agar, s’étant substituée à Sarah auprès d’Abraham,  étant préféré dans la tradition coranique à) Isaac). On connait aussi les ruses qui firent de Léa  la première femme de Jacob qui entendait épouser Rachel.

Pourtant le personnage de Juda est bel  et bien central, il a donné son nom à la Judée et donc aux Juifs (en hébreu Yehoudi) et  Jérusalem fut la capitale de cette région liée  à la tribu de Juda.

Etrangement,  lorsque Dieu répond qu’il est « celui qui est », (quelle que soit ici la traduction), cela donne un « tétragramme » Ioud Hé Vav Hé où l’on retrouve en partie les lettres qui composent le nom de Juda, si ce n’est qu’il y manque le Daleth. Or, le tétragramme tel qu’on le connait est  bancal puisqu’il comporte deux fois la lettre Hé et donc seulement trois lettres différentes et non quatre.

On notera que le tétramorphe (cf Le Livre d’Ezéchiel) comporte bien 4 « personnages  » distincts et pas de doublon l’homme, le  boeuf, le lion et l’aigle. On note aussi toute l’importance du 4 dans le découpage du mois, lequel comporte grosso modo, 4 semaines.(en rapport avec les phases de la Lune), et le découpage en 4 est aussi celui de l’année et des 4 saisons. Nous avons montré dans une précédente étude que le Daleth faisait partie intégrante du tétragramme, ce que l’on retrouve dans le Deus latin, à l’origine de notre « Dieu ». Cela correspond à une racine qui signifie  remercier, louer (d’où le « toda » , merci en hébreu moderne).

Genése: XXIX   Léa: « Cette  fois  je vais  chanter la louange du Seigneur. C’est pourquoi elle donne à son fils le nom de Juda. Ensuite, elle cesse d »avoir des enfants’

Le cas de Rachel est intéressant en ce qu’il semble calqué sur l’histoire de Sarah. D’abord, elle ne peut donner de fils à Jacob  qu’en recourant à une servante et ensuite elle pourra enfanter directement (Genése XXX 22) :  Alors Dieu se souvint de Rachel. Il entend  sa prière et la rend capable d’enfanter (…)Elle done à son fils le nom de Joseph en disant:  Que le seigneur me donne un autre fils »   En effet, le nom de Joseph témoigne de l’attente d’un autre fils,  puisque la racine du nom signifie  ajout. Nous avons affaire à d’étranges naissances: tantot,  l’enfant nait d’un père qui se substitue au vrai père (naissance de Jésus)  et tantôt l’enfant nait d’une mère qui se subestitue à la vraie mère (quand une esclave prend la place de la mère stérile).

 

Revenons donc à cette question: pourquoi Dieu  ne se référe-t-il qu’à 3 patriarches et non à 4?. La tradition véhiculée par les Evangiles  met en évidence une telle carence.

Mathieu I, 1-17

Abraham  est le père d’Isaac, Isaac est le père  de Jacob,  Jacob est le père de Juda, Juda est le père de  Pérés et de Zéra, leur mère est Tamar etc. » et cette liste se termine ainsi : »  Jacob est le père de Joseph , Joseph a pris Marie  pour femme et Marie est le père  de Jésus qu’on appelle Christ ».  Un certain mystère régne sur l’identité du père de Jésus comme d’ailleurs sur celle du père d’Isaac dont certains commentateurs laissent entendre que ce dernier pourrait avoir eu pur père Abimelekh, à l’époque ou Abraham avait préféré présenter Sarah non comme son épouse mais comme sa soeur, lors de son séjour en Egypte.

En ce qui concerne Juda, Genése ch 49  nous dit : »

Jacob bénit ses fils :  » Juda, tes frères  chanteront ta louange (..) tes frères  se mettront à  genoux  devant toi, Juda mon fils (…) Le pouvoir  royal  restera  dans la famille  de Juda. Le bâton  des  chefs restera  dans la main  de ceux qui naitront de lui.  »

Ce passa  ge n’est pas sans faire penser au songe de Joseph ‘cf  Genèse  XXXVII) , versets  7 et seq) où l’on voit ses frères se prosterner devant lui.(les gerbes, et les étoiles). Il y a là comme une dissonance entre deux versions. On notera qu’il n’y aura pas de tribu de Joseph mais les demi- tribus de ses fils, Ephraim et Manassé.

..Comment donc  expliquer cet « omission » de Judah dans le Livre de l’Exode et ce tétragramme lui même quelque peu malmené (Genése  ch. III,   16  et  VI, 2)?

Nous remarquons que dans le Livre de l’Exode, c’est le nom d’Israël qui est récurrent:  « Va rassembler les anciens  d’Israël et dis leur  L’Eternel Dieu de vos pères, Dieu  d’Abraham, d’Isaac et de Jacob. le nom de  ( Jacob, on le sait sera changé en Israel.(Genése  XXXII 29) : « Jacob ne sera plus désormais  ton nom mais bien Israël »

On sait qu’il exista deux royaumes à la suite de la mort de Salomon, on parle d »‘un schisme  : celui d’Israel au nord et de Judah au sud et bien des éléments conduisent à penser que la rédaction du Livre de l’Exode est marquée par la rivalité entre les deux royaumes, et que la version retenue est à l’évidence plus favorable au royaume du Nord, avec cette affirmation selon laquelle Jacob aurait pris le nom d’Israël. La disparition du nom de Judah dans le livre  de  l’Exode tranche avec le contenu du Livre de la Genése. On aura donc arrêté la série à Jacob en oblitérant notamment la bénédiction de Jacob en faveur de Judah.

Ironie du sort, le nouvel  Etat hébreu prendra en mai 1948 le nom d’Israël au lieu de celui de Judée (Judah). On notera que ‘idée de deux frères rivaux n’est probablement pas sans rapport avec le schisme qui instaure deux royaumes, dont celui du Nord  disparaitra en premier au VIIIe siècle avant notre  ère (cela alimentera le mythe des Dix Tribus perdues)

Un tel phénoméne nous est connu de par nos travaux concernant l’impact des guerres de religion sur les Centuries de Nostradamus, le premier volet semblant plutôt favorable à la Ligue et le second aux parisans du réformé Henri de Navarre (cf nos travaux à ce sujet, notamment sur propheties.it  et dans la Revue Française d’Histoire du Libre 2011)

 

 

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JHB

14 12 16

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Jacques Halbronn Le mal et la maladie, comme signaux de carence immunitaire . Le recrutement des sociétés de sécurité

Posté par nofim le 21 juillet 2016

L e mal  et la maladie comme signaux de carence immunitaire. Le recrutement des sociétés de sécurité.

par  Jacques  Halbronn

 

Si le service de sécurité niçois avait bien fonctionné,  il n’y aurait pas eu le massacre du 14 juillet 2016. Le mal est toujours révélateur d’un mal  plus en amont. Que l’on ne confonde donc pas la cause et la conséquence. Un adage résume bien cette

problématique: l’occasion fait le larron.  Un voleur ne passe à l’action que lorsqu’il en a l’opportunité, quand  une éventualité s’offre à lui, lorsque le préventif n’est pas à la hauteur de la tâche. En ce sens, le mal est un signal des plus utiles  tant pour un corps social que pour un corps physique.

Quand nous signalons certains risques, c’est pour que l’on puisse se prémunir. Rien n’est en soi inévitable.

Le terrorisme ne fait qu’exploiter nos insuffisances immunitaires.

On peut ainsi observer l’inanité de nombre de mesures de protection qui ont été prises ces derniers temps.  C’est ainsi que les dispositifs de contrôle sont généralement mal placés et que les agents de sécurité semblent ne pas comprendre ce qu’il faut faire pour limiter les risques. Que dire ainsi de ces agents qui sont placés à l’interieur et non à l’extérieur des bâtiments? En effet, à partir du moment où on laisse entrer un terroriste avant de le fouiller, quelle protecion offre-t-on? Or, force est de reconnaite si on prend le cas de la BNF qu’il est aberrant de vérifier les entrées à l’intérieur des batiments. Or, la mode est à présent à mettre les agents à l’intérieur comme c’est le cas pour les supermarxhés qui préférent contrôler les sacs des clients à la sortie qu’à l’entrée,  détournant ainsi le dispositif pour traquer les voleurs. Il est vrai qu’il fauta aussi se protéger des vols, même si les enjeux ne sont pas les mêmes que pour une attaque à main armée.

Mais même dans le cas de la protection contre les clients indélicats qui emporteraient de la marchandise sans la régler,  force est de constater qu’il y a bien des insuffisances.  On ^pense notamment à ces caisses placées l’une à côté des autres non pas horizontalement mais latéralement, ce qui est le cas notamment des caisses sans caissières..  Cela laisse un large couloir pour laisser passer les clients et  le voleur n’aura aucun mal à emprunter cette allée, vu qu’une des caisseières ne peut savoir ce qi s’est passé avec ses collégues, si le client qui passe dans l’allée s’est ou non acquitté de ce qu’il devait. C’est là que les vigies de sécurité entrent en jeu pour  vérifier les sacs des clients au lieu de controler les personnes qui pénétrent dans le magasin!

Dans tous ces cas de figure,  la victime est à la merci de la moindre faute d’attention qui sera exploitée.

Mais revenons sur le filtrage des entrées et sur la capacité des agents de sécurité à intervenir: divers  problémes se posent qui concernent le recrutement même des dits agents:

1  ce sont à 90% des gens de couleur, des arabes. Ce n’est pas d’hier que les sociétés de vigie nous ont habitués à associer homme de couleur et vigie. Ne nous voilons pas la face:   d’une « race » à l’autre,  on a beaucoup du mal à distinguer les membres d’un même groupe,  à percevoir les individualités respectives. Tout le monde se ressemble aux yeux d’un étranger.

2  ce sont des gens qui, dans bien des cas, ressemblent aux terroristes quant à leur facies, vu que l’on trouve dans ces sociétés de vigie un grand nombre de ressortissants étrangers. Cela ne peut que faciliter les infiltrations.

3  ces personnes n’ont aucune autorité « naturelle » pour interpeller les suspects puisqu’ils n’appartiennent pas au même milieu social., n’ont pas les mêmes codes.

4  ces personnes indisposent dans bien des cas les personnes qu’elles doivent controler voire fouiller et doivent jubiler de se trouver dans une situation à fronts renversés où les controles ne sont plus à l’encontre des noirs et des arabes mais des « blancs ».  Cela crée un climat assez malsain voire pervers!

Pour notre part, nous aimerions que l’on nous explique comment on en est arrivé là. au niveau du recrutement dans un domaine aussi sensible et comment remédier à de telles pratiques? Est-ce parce que les « blancs » ne veulent pas ce type de job? Est-il humiliant d’être agent de sécurité? Est-il dissuasif de mettre un noir plutôt qu’un blanc à l’entrée d’un magasin ou d’un établissement?  Ces gens là se recrutent-ils entre eux par quelque forme de cooptation?  On nous trouve « raciste »? Mais ce sont ces agences qui le sont en pratiquant une forme de « racialisme » consistant à opter pour des populations bien typées; On sait que ces pratiques sont susceptibles d’aggraver un certain processus raciste à la façon de l’antisémitisme qui fut alimenté par le fait que le métier de préteur à gages étai, à une certaine époque,  reservé aux seuls Juifs. Nul doute en effet que la présence de ces populations en positon de controler avec plus ou moins de ménagement une population blanche  ne peut qu’aggrave,  attiser une certaine forme de  conflictualité comme l’avenir ne manquera pas de le montrer.

Une chose aura été l’intégration des immigrés dans les métiers du Bâtiment par exemple, une autre dans ceux de la sécurité à moins que l’on assimile carrément ces gens ayant un faciés différent à  des machines, elles aussi, à la fois étrangères et présentes,  visibles et invisibles.

Rappelons par ailleurs qu’il ne nous semble pas heureux d’expliquer le terrorisme par l’Islam mais qu’il importe bien plutôt de considérer les critères géographiques, les  mêmes milieux sociaux lesquels accueillent les religions les plus diverses.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

JHB

21 097 16

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Jacques Halbronn La notion de peuple élu comme dynamique impériale

Posté par nofim le 11 juillet 2016

La notion de peuple élu comme dynamique impériale

par Jacques Halbronn

 

Il importe d’approcher les textes avec un minimum de sens critique et cela n’est pas sans exiger une certaine rigueur, et un sens certain de la vraisemblance et donc de l’invraisemblance qui permet de se rendre compte que telle formule ne fasse sens que dans un certain contexte. En menant des travaux dans des domaines apparemment distincts, l’on parvient ainsi à aborder tel ou tel texte avec un œil nouveau?

Chez les juifs,  on trouve un tel énoncé chez le  prophète Amos (Livre d’Amos 3:2): « C’est vous seuls que J’ai distingués entre toutes les familles de la terre, c’est pourquoi Je vous demande compte de toutes vos fautes. »

Nous voulons parler ici de la notion d’empire qui implique effectivement qu’un certain peuple puisse occuper une place centrale au milieu d’autre peuple. Les exemples abondent dans l’Histoire de la prise de pouvoir d’un peuple sur d’autres peuples et c’est selon nous une bonne définition de la notion d’empire avec notamment l’idée de capitale d’empire  que ce soit pour Istamboul (Empire Ottoman) ou Vienne (Empire austro-hongrois). On peut aussi parler de « métropole » dans le cas d’un empire colonial.

En ce qui concerne l’usage de l’expression « peuple élu », on la trouve au XXe siècle utilisée , par exemple, par la secte Moon.(Eglise de l’Unification) qui voit dans la Corée le « peuple élu » .

Au fond, tout projet impérial ne passe-t-il point par l’idée d’un « peuple élu » ayant vocation à « englober »" diverses nations et à en constituer le centre?

Mais que penser dès lors de l’usage qui en est fait dans le cadre hébraïque? On peut certes être tenté – mais ce serait bien anachronique sinon « prophétique »- de soutenir que le judaïsme aura essaimé, et se sera diffusé par le biais du christianisme voire de l’Islam mais une telle « leçon » nous semble bien tirée par les cheveux et nous pensons plus sage de nous en tenir à une problématique impériale « classique » comme L’historiographie est en mesure de l’illustrer, à travers les âges, de l’Antiquité à nos jours,  témoignant de fortunes bien diverses, au demeurant. Rappelons que cette notion implique un élargissement de l’espace-temps: un empire débordant les frontières et  exerçant des effets durables, même après sa période la plus intense, à l’image de certaines étoiles qui éclairent encore alors qu’elles ont disparu. L’Historien aura pour tâche-épistémologiquement,  de rassembler les traces de telles entreprises tant dans le domaine politique qu’intellectuel, artistique ou religieux. Est ce que les empires ne seraient pas-tous domaines confondus- l’entreprise la plus remarquable et la plus mémorable pour l’Humanité?

Que dire par conséquent de l’usage qui figure dans le monde juif? Revenons un instant sur l’Etat Juif de Herzl. Est-ce que cette formule (parfois contestée dans sa « traduction » français de « Judenstaat)  ne pourrait être interprétée comme signifiant précisément un tel projet impérial, faisant des Juifs un « peuple élu » exerçant son pouvoir sur un certain nombre de « nations »  (goyim).? La promesse de Dieu à Abraham de faire de sa descendance un « grand peuple » (Genése) n’est-elle pas liée à une telle idée impériale puisque « grand peuple » est en quelque sorte synonyme de « peuple élu »? Mais l’on voit bien que tout cela sonne faux au prisme de la réalité historique propre au peuple hébreu/juif  à telle enseigne que nous avons, opté au contraire pour l’idée d’un Etat Hébreu au sein d’un empire et non comme centre d’un empire, soit un cas de figure radicalement  inverse? On pense à Herzl demandant au sultan de lui accorder une place au sein de l’empire ottoman ou obtenant juste avant sa mort l’Ouganda au sein de l’empire britannique. (1905)

Tout semble au contraire indiqué que cet usage de « peuple élu,  de « grand peuple »  ne fasse sens que pour  les origines d’un empire. Autrement dit, on conçoit aisément qu’un empire se dote d’un certain mythe des origines. Or,  la formule tombe à plat dans le cas hébreu même si les antisémites ont pu déclarer au XIXe siècle,  que les Juifs contrôlaient le monde. (cf  notamment  notre ouvrage  Le sionisme et ses avatars, Ed Ramkat 2002)

Notre thèse est la suivante : une telle formulation a du appartenir à un « véritable » empire, elle lui aura été empruntée comme bien d’autres éléments du Pentateuque.  Rappelons que le phénoméne de l’emprunt se situe au cœur de nos travaux, notamment en linguistique.

En conclusion, il nous semble que cette expression est décalée par rapport au judaïsme, qu’elle n’y a pas sa place. Bien au contraire, ce peuple a besoin de s’inscrire au sein d’un empire, d’un ensemble supranational,  bien plus qu’il ne serait en mesure d’en constituer l’axe central, ce qui nous semble sensiblement mieux convenir à la France. Paradoxalement, la France de nos jours a une destinée impériale qu’elle ne parvient plus à assumer du fait d’une crise identitaire alors que les Juifs sont porteurs d’un modèle qui ne correspond pas à leur destin.

La plus grande source de conflits tient au déclin de la conscience impériale, ce qui conduit les Etats à ne plus savoir assumer leur héritage. La notion d’empire est créative, elle s’attelle à des combinatoires, à des coexistences  inédites, inouïes. L’Etat ne trouve selon nous sa légitimité qu’en tant que régulateur, harmonisateur  des différences au sein de l’ensemble dont il a la charge. On sait à quel point la crise de l’Etat conduit à  la dislocation, au démantélement et ce n’est qu’après coup, que l’on en prend vraiment conscience, quand l’ensemble existant ne tient plus. Le nationalisme  retrouve une dynamique quand l’Empire échoue, quand aucun peuple n’est  » élu » pour assumer une certaine centralité.  Toute nation posséde son bâton de maréchal et peut en principe briguer l’Empire mais il y a beaucoup d’appelés et peu d’élus.

 

 

 

 

 

 

 

JHB

12 07 16

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Jacques Halbronn Le texte français précéde le texte allemand. Judenstaat. Etat Juif

Posté par nofim le 31 mai 2016

Le texte français précéde le texte allemand. Judenstaat. Etat Juif

par Jacques  Halbronn

Nous avions consacré une étude à la question des traductions du Judenstaat fr Herzl  ’ Le contrôle par l’auteur des traductions de l’allemand vers le français: de Marx à Herzl (1870-1897)’ sur le présent site / (cf aussi notre ouvrage Le sionisme et ses avatars au tournant du XXe siècle. Ed Ramkat 2002° et nous avons souhaité reprendre l’étude à nouveaux frais.

Nous aborderons deux points :

I  Fantaisie et Combinaison

Au tout début de l’ouvrage, la version française comporte Fantaisie et Combinaison et la version allemande « Phantaise » et « Combination » mais cette fois entre guillemets. Il nous semble que l’on peut raisonnablement inférer que la traduction allemande même si elle est due à Herzl lui-même, se calque ici sur la mouture française,  du fait même qu’il s’agit de termes français.

On pourrait ajouter, entre autres,  le terme « Souverainität » dans la version allemande  même si le nombre d’emprunts de l’allemand au français est considérable. Mais souvent le traducteur est tenté de produire des formes dérivées du modèle.

 

II  La monnaie de  référence

Dans le texte allemand, les exemples donnés sont en francs. Ce qui montre au minimum que Herzl avait eu d’abord en vue un public français pour son texte. On trouve ainsi « 1 franc 50. »

 

 

II  Une solution moderne

Le titre allemand comporte en sous titre « Versuch einer modernen Lösung der Judenfrage » alors qu’en français l’on a

« Essai d’une solution de la Question Juive ».

Mais le probléme, c’est que dans le corps du texte allemand, c’est la version « Versuch einer Losung’ qui figure et non « Versuch einere modernen Lösung ».

Autrement dit, tout indique que l’édition allemande a ajouté  « modernen » au titre mais sans changer le corps du texte. Si la version allemande avait précédé la version française, on aurait dans le titre français, très vraisemblablement,  Essai d’une solution moderne de la question  juive.

 

Revenons, en conclusion, sur le titre français de l’ouvrage,  L’Etat Juif dont d’aucuns nous disent qu’il aurait fallut  que ce fut Etat des Juifs, pour rendre Judenstaat. Etrangement, ils ne proposent pas que l’on rende Judenfrage par « question des Juifs ».  Nous sommes très sceptiques sur la valeur d’un tel argument car   en allemand,  les noms deviennent en quelque sorte des adjectifs, comme en latin, quand ils sont placés devant un autre nom  En  tout état de cause, on l’aura compris,  le probléme ne saurait se poser ainsi puisque

le texte français est selon nous antérieur au texte allemand mêmes si l’édition allemande est parue après l’édition française, en feuilleton. A ce propos d’ailleurs, il ne semble pas que l’édition allemande ait connu un premier stade au sein d’une revue. On reste donc perplexe sur la date de parution allemande car  la forme feuilleton est souvent  à observer dans la genése d’un ouvrage. Il serait bon de s’assurer que la première édition allemande n’ait pas été antidatée pour appraittre antérieure  à l’édition française. Ce sont, on le sait, des choses qui arrivent (cf nos travaux sur les éditions des Centuries). Il conviendra de recenser les premiers échos de la parution allemande dans la presse.

 

 

 

 

 

 

JHB

31 05 16

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