Jacques Halbronn Saturne équinoxial comme clef du christianisme et de la Shoah

Posté par nofim le 13 septembre 2021

Jacques  Halbronn   Saturne équinoxial  comme clef du christianisme et de la Shoah

 

On trouvera  deux illustrations marquantes du climat  équinoxial par lequel passe Saturne, la moitié du temps, l’autre moitié étant solsticiale, ce qui n’est pas sans nous faire penser à l’accord conclu entre Cérés et Pluton à propos de Proserpine divisant l’année en deux parts égales;

Wikipedia

Proserpine , »  passe six mois aux Enfers, le chagrin de Cérès causant la mort des plantes sur la terre (ce qui symbolise notre automne et notre hiver), puis six mois avec sa mère, la joie de celle-ci redonnant vie aux cultures (ce qui correspond à nos printemps et été). »

L’équinoxe tend à abolir toutes les différences tant dans la verticalité que dans l’horizontalité. C »est en analogie avec l’aube et le crépuscule, ce  qui rend les perceptions indistinctes.

L’idéologie du christianisme  nous semble bien correspondre à l’équinoxialité  en télescopant les hiérarchies tant entre les hommes qu’entre les dieux   car Jésus reléve selon nous de plusieurs statuts de divinité, il est dans le « en même temps ».

Si l’on passe au XXe siècle, l’on trouve l’événement de la Shoah, de l’Holocauste qui se déroule pendant une période équinoxiale de Saturne  et l’on peut supposer que certains  textes de (saint) Paul auront été maqués au sceau d’une période équinoxiale  (cf Epitre aux Galates, aux Hébreux etc)

Dès 1939, Saturne passe sur le point vernal, à 0° Bélier et la « solution finale » sera mise en oeuvre en 1941 Saturne passera à 0°cancer, donc en phase solsticiale, en juillet  1944, et c’est la fin du rêve européen  si ce n’est que 7 ans plus tard, l’Union Européenne commencera à se mettre en place (1957  Le traité de Rome),  ce qui réalise en quelque sorte, sous d’autres modalités, la configuration de la phase équinoxiale précédente.

Ce passage équinoxial de 1941 sera fatal pour les Juifs tout comme, dans un autre registre, l’émergence du christianisme. On aura compris que les Juifs sont plus favorisés par la solsticialité qui conforte les repéres et les clivages que par l’équinoxialité.

On notera que la Guerre des Six Jours en 1967  éclate au moment où Saturne passe en bélier,  soit un cycle complet de Saturne après la Solution finale déclenchée en 1941 et  la survie de l’Etat d’Israel aura certainement été en jeu à ce moment là.

On terminea en précisant que les configurations astres, en anthropocosmologie,  ne permettent pas de connaitre à l’avance comment elles se traduiront exactement dans les faits. Il faut un Hitler ou un Nasser pour que les choses prennent telle ou telle tournure. Autrement dit,  ce n’est aucunement la « rareté » d’une configuration qui déterminera la gravité d’un événement, ce qui peut tenter les astrologues qui se servent des planétes au delà de Saturne.  C’est là une regrettable dérive.

 

 

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Jacques Halbronn La version de la maison d’Israel de l’édit de Cyrus, dans le Deutéro Isaïe

Posté par nofim le 13 septembre 2021

Jacques  Halbronn  La version de la maison d’Israel de l’édit de Cyrus, dans le Deutéro Isaïe,ouvrage signalé par la critique biblique comme ayant été « complété » par une addition en ses derniers chapitres, comme on le trouve également à propos des éditions successives des Centuries de Nostradamus.

 

Nous  étaierons notre thèse selon laquelle l’Ancien Testament aurait été, sous la forme qui nous en est parvenue, l’oeuvre de transfuges de la Maison, du Royaume d’Israel. On note la mention  « moi le Dieu d’Israel » puis « à cause de mon serviteur Jacob, d’Israel, mon élu. »

 

 

Isaïe 45, 1-4 ; 8

Ainsi parle le Seigneur à son messie, à Cyrus, qu’il a pris par la main pour lui soumettre les nations et désarmer les rois, pour lui ouvrir les portes à deux battants, car aucune porte ne restera fermée : Moi, je marcherai devant toi ; les terrains bosselés, je les aplanirai ; les portes de bronze, je les briserai ; les verrous de fer, je les ferai sauter.
Je te livrerai les trésors des ténèbres, les richesses dissimulées, pour que tu saches que Je suis le Seigneur, celui qui t’appelle par ton nom, moi, le Dieu d’Israël.
À cause de mon serviteur Jacob, d’Israël mon élu, je t’ai appelé par ton nom, je t’ai donné un titre, alors que tu ne me connaissais pas.
Cieux, distillez d’en haut votre rosée, que, des nuages, pleuve la justice, que la terre s’ouvre, produise le salut, et qu’alors germe aussi la justice. Moi, le Seigneur, je crée tout cela.

 

 

Ce texte entendait, selon nous, se substituer à l’énoncé du véritable documents

 

 

Edit de Cyrus (2 Chroniques 36.22-23)

22 La première année du règne de Cyrus sur la Perse, l’Eternel réveilla l’esprit de Cyrus, roi de Perse, afin que s’accomplisse la parole qu’il avait prononcée par Jérémie, et celui-ci fit faire de vive voix, et même par écrit, la proclamation que voici dans tout son royaume:
23 «Voici ce que dit Cyrus, roi de Perse: L’Eternel, le Dieu du ciel, m’a donné tous les royaumes de la terre et m’a désigné pour lui construire un temple à Jérusalem, en Juda. Qui parmi vous fait partie de son peuple? Que l’Eternel, son Dieu, soit avec lui et qu’il y monte!» Segond 21 Copyright © 2007 – 2021 Société Biblique de Genève

Pas question ici d’Israel mais de Juda et de Jérusalem  et de son templs. . Selon nous, la mention d’Israel  aura été substituée à celle de Juda.
Le   dernier verset du chapitre d’Isaie nous donne la clef en se référant aux « descendants d’Israël »   Kol zéra Israel: toute la semence d’Israel.
ה בַּיהוָה יִצְדְּקוּ וְיִתְהַלְלוּ, כָּל-זֶרַע יִשְׂרָאֵל. 25 En l’Eternel seront justifiés et glorifiés tous les descendants d’Israël. »
Parmi ces « descendants » on trouvera certainement  de nombreux Chrétiens que Jésus entendait réintégrer sur un pied d’égalite avec les descendants de Juda. Il reste que l’intégration de l’Ancien Testament dans la Bible chrétienne tient certainement  à une telle « parenté ».
Revenons  sur   Chroniques II  On y trouve la notion d’Alya au dernier verset de Chroniques II
כב וּבִשְׁנַת אַחַת, לְכוֹרֶשׁ מֶלֶךְ פָּרַס, לִכְלוֹת דְּבַר-יְהוָה, בְּפִי יִרְמְיָהוּ–הֵעִיר יְהוָה, אֶת-רוּחַ כּוֹרֶשׁ מֶלֶךְ-פָּרַס, וַיַּעֲבֶר-קוֹל בְּכָל-מַלְכוּתוֹ, וְגַם-בְּמִכְתָּב לֵאמֹר.  {ס}  22 Dans la première année de Cyrus, roi de Perse, à l’époque où devait s’accomplir la parole de l’Eternel, annoncée par Jérémie, l’Eternel éveilla le bon vouloir de Cyrus, roi de Perse; et celui-ci fit proclamer, dans tout son royaume, par la voix [des hérauts] et aussi par des missives écrites, ce qui suit.
כג כֹּה-אָמַר כּוֹרֶשׁ מֶלֶךְ פָּרַס, כָּל-מַמְלְכוֹת הָאָרֶץ נָתַן לִי יְהוָה אֱלֹהֵי הַשָּׁמַיִם, וְהוּא-פָקַד עָלַי לִבְנוֹת-לוֹ בַיִת, בִּירוּשָׁלִַם אֲשֶׁר בִּיהוּדָה:  מִי-בָכֶם מִכָּל-עַמּוֹ, יְהוָה אֱלֹהָיו עִמּוֹ–וְיָעַל. {ש} 23  »Ainsi parle Cyrus, roi de Perse: L’Eternel, Dieu du ciel, m’a mis entre les mains tous les royaumes de la terre, et c’est lui qui m’a donné mission de lui bâtir un temple à Jérusalem, qui est en Judée. S’il est parmi vous quelqu’un qui appartienne à son peuple, que l’Eternel, son Dieu, soit avec lui, pour qu’il monte!… »
Insistons par ailleurs sur les origines du « Ecoute Israel » récité à tort ar les Juifs comme  un texte sacré. Ouvrons le Livre d’Ezékiel et l’on sera fixé. C’est dire que l’Ancien Testament est en quelque sorte coupé en deux, un Pentateuque à la solide de la maison d’Israet et les livres des Prophétes qui  mettent en cause la dite maison d’Israel.  Cela n’est pas sans faire penser aux Centuries de Nostradamus dont le premier volet est du côté des Catholiques de la Ligue et le second au service de la cause dy futur Henri IV, un réformé  qui devra se convertir in extremis: « Paris vaut bien une messe ». A l’époque de l’édit de Nantes, en 1598, va régner pendant quelques décennies – jusqu’à la révocation du dit Edit de Nantes en 1685 une sorte de modus vivendi.

LIVRE D’EZEKIEL

01 Le Seigneur me dit : « Fils d’homme, ce qui est devant toi, mange-le, mange ce rouleau ! Puis, va ! Parle à la maison d’Israël. »

02 J’ouvris la bouche, il me fit manger le rouleau

03 et il me dit : « Fils d’homme, remplis ton ventre, rassasie tes entrailles avec ce rouleau que je te donne. » Je le mangeai, et dans ma bouche il fut doux comme du miel.

04 Il me dit alors : « Debout, fils d’homme ! Va vers la maison d’Israël, et dis-lui mes paroles.

JHB
13 09 21

Bibliographie

Marc  Vienot  Cyrus et le livre d’Isaïe Annuaires de l’École pratique des hautes études  Année 1998  107  pp. 551-553

 

 

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Jacques Halbronn Les Dix Commandements ou le manuel du converti.

Posté par nofim le 6 septembre 2021

Jacques Halbronn

Les Dix Commandements ou le manuel du converti.

Quelle est la véritable portée de ce qu’on appelle les Dix Commandements? On ne peut selon nous les dissocier du « Ecoute Israel » tant ce texte y renvoie et à qui s’adresse-t-il sinon à un certain « Israel »?  On retrouve d’ailleurs cette référence dans l’Evangile selon Marc Ch.12

29. Jésus répondit: « Voici le premier(commandement) : Écoute, Israël, le Seigneur, notre Dieu, est l’unique Seigneur »

Cela ne devrait point surprendre dans la bouche de celui qui déclarait:

Matthieu 15:24   » Je n’ai été envoyé qu’aux brebis perdues de la maison d’Israël »

Dans l’Epitre aux Hébreux,  c’est le texte de Jérémie qui est repris (Ch XXXI)

« .Je mettrai Mes lois dans leurs cœurs, Et Je les écrirai dans leur esprit… », ce qui reprend le texte du Ecoute Israel.

On voit bien que Jésus s’adresse à une population qui n’est ni celle des Juifs, ni celle des pâiens mais à  une société en marge du monde juif, qui est celle des Israélites. C’est là une distinction qui échappe à beaucoup de commentateurs qui ne comprennent pas  un tel  statut intermédiaire.

Autrement dit, les Dix Commandements seraient indissociables du  » Shéma Israel » et cette injonction se retrouve dans plusieurs passages des livres « prophétiques » de l’Ancien Testament. En aucune façon,  ce sont les Juifs qui sont ainsi interpellés!

Les recommandations qui leur sont faites visent une société jugée corrompue, comme celle des Israélites, qui se sont rebellés contre la maison de Juda, à la mort du roi Salomon et qui ont introduit leurs croyance au sein même du Pentateuque et notamment du Livre de l’Exode où il est constamment question des « fils d’Israel »; (Beney Israel). Certains objecteront, non sans une certaine dose de naiveté, que le Livre de l’Exode traite d’une époque antérieure au temps de Salomon. C’est  vouloir  ignorer le processus de l’antidatation qui est la clef de la rhétorique prophétique!

Si l’on étudie les Dix Commandements, l’on perçoit en creux qu’on est dans Sodome, face à  une société corrompue/ Que l’on pense au dialogue de Dieu avec Abraham à propos de l’absence de « Justes », de tsadiqim (Livre de la Genése)

comme celle des Israélites et qui va devoir se repentir, ce qui est à la base de l’enseignement « chrétien »  de Jésus.

Ce serait une insulte que d’adresser de tels commandements  aux membres de la maison de Juda et la référence à l’Egypte et donc au Livre de l’Exode est, comme on l’a dit plus haut, suspecte.  Est il besoin de rappeler à un Judéen  « Tu n’auras pas d’autre Dieu que moi ». ou le respect du Shabbat? Quant à la convoitise de la femme du prochain, qui se voit interdite, de quelle société peut-il bien s’agir sinon de Sodome? En fait, aucun de ces commandements ne fait sens pour un Juif qui se respecte tant ils relèvent de l’évidence. C’est donc bien aux gens de la maison d’Israel que cette liste s’adresse, à ceux qui voudraient s’amender, se corriger.

 

  1. Je suis l’Eternel, ton Dieu, qui t’ai fait sortir du pays d’Egypte, de la maison de servitude.
  2. Tu n’auras pas d’autre Dieu que moi.
  3. Tu ne prononceras pas le nom de Dieu en vain.
  4. Souviens-toi du jour du sabbat.
  5. Honore ton père et ta mère.
  6. Tu ne tueras point.
  7. Tu ne commettras pas d’adultère.
  8. Tu ne voleras point
  9. Tu ne feras pas de faux témoignage.
  10. Tu ne convoiteras ni la femme, ni la maison, ni la terre, ni rien de ce qui appartient à ton prochain.

On ne s’étonnera donc point que le Ecoute Israel récité à la synagogue ne mentionne pas explicitement cette liste insultante à la dignité/ Cette liste ne vaut que pour un public d’Israelites repentis (qui ont adoré le Veau d’Or(Exode)   alors qu’elle est gravée dans toutes les synagogues sur des « tablettes » murales.

Il reste que le texte du Ecoute Israel  ne mentionne pas ou plus les Commandements: il faut se contenter d’une formule vague:

« Que les commandements que je te prescris aujourd’hui soient gravés dans ton cœur » Quels commandements? On attend la suite  mais elle ne vient pas.  Pourquoi? Probablement parce qu’elle mentionne  des actes impurs!

Le simple fait de dire à quelqu’un  « ne fais pas ceci », laisse entendre que cela pourrait  se produire, qu’on peut le craindre. Rappelons que c’est Moise  qui délivre les Dix Commandements aux « Benei Israel »

On aura compris qu’une telle situation ne peut plus durer.  On ne peut tenir le même discours à deux populations de cultures et de moeurs différentes. Cela ne rime à rien:

L’on peut certes réciter le Shéma Israel  en présence de ceux à qui cela s’adresse. Mais tout se passe comme si, ceux qui le récitent de nos jours, y voyaient le nec plus ultra de la spiritualité juive à moins que l’on ne nous explique qu’il n’est pas ici question du Décalogue.  Mais dans ce cas,  pourquoi dire « Ecoute Israel ». On n’en sort pas!

Ce Shéma Israel nous fait penser à la prière chrétienne méprisante  sur les Juifs « impies »,  qui a été abandonnée il n’y a pas si longtemps.

Pour nous  le vrai message de la foi  juive est la reconnaissance à un Dieu qui a façonné notre humanité et non l’Univers, notre terre et notre Ciel  et non LE ciel en général, mais celui qui entoure la Terre. Ce Dieu est « notre » Dieu et les Juifs sont ‘son » peuple et ce possessif est exclusif. La lecture du premier verset de la Genése est faussée si on l’interpréte comme concernant Le Dieu à l’origine de l’ensemble de l’univers et ce n’est pas respecter ce Dieu que de l’assimiler à quelque principe premier, à un premier mobile. En ce sens, Spinoza est bien un hérétique!

Jésus a voulu  rapprocher les Israélites et les Juifs. C’était là ce pour quoi il est venu. Mais le clivage entre ces deux populations est bien antérieur au « schisme » puisque la cause du schisme  fut le refus du fils de Salomon de mettre fin à une situation inégalitaire. C’est dire que le récit de l’Exode est fallacieux en laissant entendre  que tous ces gens étaient issus d’un même ancêtre Jacob qui, comme par hasard, aurait reçu le surnom d’Israel (Livre de la Genése). Là encore, on nous rétorquera que tout cela est bien antérieur au temps du schisme mais la rédaction de l’Exode  est précisément marquée par ce temps là  tout comme les centuries de Nostradamus ne datent pas de son temps mais de celui de Ligue, C’est le rôle de l’historien de ne pas être victime de telles supercheries littéraires et de  » guider les égarés », comme disait Maimonide.

 

 

JHB

06 08 21

 

 

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Jacques Halbronn Le déni des repéres de temps et d’espace: astrologie et sexe

Posté par nofim le 30 août 2021

Le déni des repéres et temps et d’espace : anti-astrologie et accusation de sexisme et de racisme. E,njeux théologiques

par  Jacques  Halbronn

 

 

Quand nous nous interrogeons sur les clivages de temps et d’espace au sein de la Société, nous nous heurtons de nos jours à tout un systéme de brouillage des repéres en ce début de XXIe siècle.

L’idée de vouloir expliquer  les changements, les revirements dans le temps  comme celle de vouloir expliquer la fréquence de telle ou telle catégorie de personnes  présentant des traits distinctifs de sexe, de race, autant d’interdits qui entravent la démarche « scientifique »  d’autant que de telles recherches seront précisément stigmatisées comme « non scientifiques »!

En vérité,  cette double exigence de repéres nous semble parfaitement légitime et nous est apparue tout fait pertinente depuis fort longtemps. alors que cela pouvait condamner à une certaine marginalité. Il est peut être temps de remettre en question de tels préjugés qualifiés de discriminatoires et de changer de paradigme sous peine de générer un décalage entre ce que l’on perçoit et ce que l’on nous annonce comme non recevable.

Il est temps d’associer d’ailleurs au sein d’une même discipline cette double problématique de l’astre et du sexe., ce qui va à l’encontre de notre ressenti.  Il est certes plus difficile de parler des astres que des différences de couleur ou de sexe mais l’on note que dans les deux cas, l’on se heurte à un même déni. RAS. Circulez.

On nous brosse le portrait d’un personnage  bizarre qui serait à la fois partisan de l’astrologie et du racisme/sexisme. Mais cette stratégie se conçoit car dans les deux cas, il s’agit pour ces contempteurs,  de brouiller les pistes, ce qui permettrait plus de liberté de manoeuvre et d’invention;

 

 

JHB

30 08 21

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jacques Halbronn Théologie et Création: le grand débat sous jacent

Posté par nofim le 30 août 2021

Théologie et création: le grand débat sous-jacent

par  Jacques  Halbronn

 

Les  mots « Dieu »  et « création »   connaissent actuellement  un usage  qui semble délibérément , comme à plaisir, vicié, dévoyé   tant  on en reste sur des lieux communs au nom d’une culture judéo-chrétienne mal  assimilé. Nous nous proposons ici d’y apporter plus de clarté en distinguant plusieurs plans qui s’emboitent certes  les uns dans les autres  mais qu’il importe de ne pas confondre, de ne pas télescoper.

La thèse centrale que nous défendons est celle d’un dispositif à trois niveaux offrant une analogie structurelle mais que l’on ne saurait amalgamer. Les mots « Dieu » et « Création » sont intimement liés en  ce sens que tout créateur serait un « dieu » mais  ce  dieu est fonction de la création qu’on lui attribue. Il reste que tous les créateurs, du plus petit au plus grand, présentent certaines similitudes. On peut parler d’une guerre de religion  larvée de nos jours  et qui est une constante  qui ne s’avoue pas comme telle. Autrement dit, la plupart des controverses  toucheraient d’une façon ou d’une autre à la question du théologique.

La notion de Création  dans le Livre de la Genése

Dès le premier verset de  la Genése apparait un verbe que l’on traduit par  « créer », c’est l’hébreu  « Bara ». Au commencement « Dieu »  « créa » le Ciel (notre  Ciel?) et la Terre (notre Terre?).  Il semble que l’on veuille dans le judaisme en général tel qu’il est devenu nier que l’humain puisse être capable de « créer », le verbe  « bara » étant censé jouir d’un usage exclusif dont on ne saurait se saisir impunément. Un autre terme hébraique est toutefois utilisé, celui de Yetsira, notamment autour du Sefer Yetsira qu’on traduit par Livre de la Création, dans la littérature de la Kabbale, ouvrage qui traite notamment des 22 lettres de l’alphabet hébreu, en rapport avec les Eléments, les Signes du Zodiaque et les 7 planétes.  Mais, en hébreu moderne,  le Mot Yetsira peut s’appliquer à toute forme de création, à différents niveaux.

Quand on interroge des Juifs sur la notion de Dieu, ils renvoient à un dieu premier, primordial  « créateur de l’univers » du « Olam ». Or, nous pensons que le dieu de la Genése et de l’Exode  est un dieu qui s’occupe de notre humanité  et au sein de celle-ci de « son peuple ». Que comprendre quand « Dieu »  se référe à « mon peuple » ? Au niveau chrétien,  il est question  de l’invocation  « Notre père qui êtes aux cieux ».

On soulignera ici l’importance déterminante  de l’usage du « possessif ». Comment un dieu « universel » pourrait-il  être la propriété de qui que ce soit? Le possessif  est doté d’un caractère exclusif et  l’enfant  sait pertinemment  que « son  père » n’est le père de tout le monde tout comme il n’est pas un fils  ou une fille interchangeable.

Le débat autour de Science et de Religion  est en lui même assez obscur  dans la mesure où  comme dirait Spinoza, Deus sive Natura. Parler de la Nature, c’est implicitement se référer au « dieu de l’univers ». En réalité, l’oppostion  entre Science et Religion vise un autre type de Dieu, un dieu   issu, émanant de ce « premier » dieu et dont les attributions sont infiniment plus limitées maiss qui serait bien plus proche de notre Terre, de notre Humanité voire de notre Ciel, si l’on va notamment  dans le sens de l’Astrologie. Mais en même temps, ce dieu créateur de « notre » Humanité -Adam – ne saurait être placé sur le même plan que nos propres constructions humaines. Une cathédrale n’est pas du même ordre que notre systéme solaire. On devra  donc distinguer trois niveaux de création que l’on confond si souvent allégrement.

Le cas de Jésus est source de malentendu car il semble vouloir  entremêler ces trois niveaux pour n’en faire qu’un seul. et cela est fâcheux.

Selon nous, Jésus se situe à ce que l’on pourrait appeler le niveau 3, celui des « dieux » voués à guider l’Humanité, programmés en quelque sorte pour ce faire. C’est le niveau des prophétes, des génies tant sur le plan politique que scientifique ou artistique. Mais ce niveau ne saurait être comparé  au niveau des dieux qui ont agencé notre Humanité et tout ce qui vient la structurer et dont selon nous traite le Livre de la Genése avec son récit de la « Création » pas plus que ces dieux ne sauraient être mis sur le même pied, que le Dieu du premier mobile.

Ce que nous devons constater, c’est que c’est le niveau intermédiaire  qui semble faire le plus probléme, se trouvant comme pris en étau entre les deux autres idées de la Création alors même que le Livre de la Genése  traite justement de cette interface. Cette civilisation judéo-chrétienne semble ne pas avoir pris la mesure de la théologie appropriée, d’où un certain malaise lié notamment à une certaine verticalité. Le niveau 3 qui a été ainsi instauré aura mis en place des éléments structurants, représentés, incarnés, par une certaine « elite » elle même soumise à un certain ordre cosmique, à condition de ne pas adopter une acception trop extensive du mot « cosmos » car il s’agit ici de « notre » cosmos et no du Cosmos en général..

Autrement dit, entre l’homme créateur, organisateur de notre société  et le Dieu premier, il y aurait un point aveugle, une solution  de continuité. On peut parler d’une crise théologique qui ne dit pas son nom.  Dans le cas de Jésus,  il n’est créateur ni de premier ni de deuxiéme niveau mais bien de troisiéme niveau. En fait, il faudrait parler d’une création de quatrième niveau, qui serait celle de l’homme ordinaire, du vulgum pecus. Jésus  est avant tout concerné par le culte au dieu de deuxiéme niveau  est fait lui même l’objet d’un culte de troisiéme niveau de la part des populations de quatriéme niveau.

Ce qui est notamment à souligner, c’est ce que signifie un certain rejet de l’astrologie qui est en fait ni plus ni moins qu’un rejet, un déni  de la Création de deuxiéme niveau tant au nom des tenants  du premier niveau que de ceux de   troisiéme niveau.   Le procés que l’on intente à l’encontre de l’astrologie  est double : elle ne serait ni « naturelle », ni  l’oeuvre des humains. Elle serait d’un troisiéme type  et inclassable.  Il s’agit donc pour nous de rétablir un paradigme qui permettre de déterminer la place qui lui revient en soulignant que l’attaque contre

l’astrologie est celle menée contre le deuxiéme niveau théologique. Et c’est en cela que nous asssstons à une conflictuallité d’ordre théologique qui ne se déclare pas comme telle. Au lieu d’accepter de situer l’astrologie au sein d’un ensemble, on s’en prend à elle  de façon biaisée, comme aux victimes du lit de Procuste, soit en l’installant sur un lit trop  grand, soit sur un lit trop petit.

Mais les astrologues eux mêmes semblent bien incapables de situer correctement le domaine qui est le leur et préferent se référer à la « Nature » alors même que la « Science » qui en serait la gardienne s’y refuse. Est-elle une création « humaine »? Nous avons envisagé cette hypothèse (cf  La pensée astrologique, Paris, Artefact 1986, en préambule  à ‘lEtrange Histoire de l’Astrologie  de Serge Hutin) et il est possible qu’à un certain stade, les sociétés soient parvenues à instrumentaliser le « Ciel » mais il s’agit là d’une forme d’astrologie rudimentaire. (cf les travaux de Michel Gauquelin et notre édition des Personnalités planétaires, Ed Trédaniel,  1992) Nous en sommes arrivés par la suite à la thèse d’une technologie avancée mettant en place, artificiellement, un ensemble reliant le minéral et l’animal, la planéte et l’homme. Ce qui renvoie au débat entre Science et Technique, entre Science et Art – on pense à la démarche du sculpteur qui choisit les matériaux qui serviront à son oeuvre sans être aucunement obligé d’employer tout ce qui existe dans son milieu. Or, les astrologues semblent encore victimes de l’idée selon laquelle tout ce qui  figure dans le systéme solaire devrait être intégré par l’astrologie, ce qui les conduit à produire un ensemble saturé d’informations et donc à la nécessité de vouloir tout expliquer de la sorte, et notamment la spécificité de chaque individu (cf l’ »Astrologie de la personnalité »  de D.  Rudhyar)

 

 

 

 

JHB

30 08 21

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Jacques Halbronn Sur le traitement du Judenstaat de Theodor Herzl (1896)

Posté par nofim le 10 août 2021

 

 

 

Sur le traitement du  Judenstaat  de Herzl.

Par Jacques  Halbronn

 

Il y  a près de 20 ans, nous avions  publié  dans Prophetica Judaica,  des documents concernant Theodor Herzl ( ed Ramkat 2002) –Le sionisme et ses avatars au tournant du XXe siècle.  Nous nous proposons ici, avec le recul, de revisiter ce dossier notamment quant à la question de la chronologie des éditions et du titre  français.

Claude Klein écrit (L’Etat des Juifs, La Découverte,  2003, p. 7) : » La Première édition française suivit de quelques mois seulement l’édition originale. Elle parut dans la Nouvelle Revue Internationale en deux parties, la première le 31  décembre 1896, la  seconde le 15 janvier 1897. Quelques semaines plus tard, cette même traduction  paraissait en brochure séparée comme Extrait de  la Nouvelle Revue internationale. Cette première traduction à l’impression très serrée ne couvre que quarante- trois pages. Curieusemenement, aucune indications n’est fournie quant au nom du traducteur » ‘ L’édition allemande date  du   15 février 1896 : Der Judenstaat, Versuch einer Modernen Lösung der Judenfrage  soit près d’un an avant la publication du texte en français sous le titre de l’Etat Juif.

On peut se demander pourquoi Claude Klein propose une traduction française  de l’allemand alors qu’il existe une traduction française d’époque, du temps de Herzl lui-même, qu’il aura probablement supervisée , la dite traduction ayant  été reproduite dans notre édition de 2002 avec pour titre l’Etat Juif.

Le probléme, c’est que la question de la traduction se pose à deux reprises dans le titre, ce qui conduit Klein à une certaine gesticulation : « L’Etat des Juifs. Contribution à une solution moderne de la question  juif ». Donc dans un cas, on rend Judenstaat par « Etat des Juifs »  et dans l’autre « Judenfrage » par  « Question Juive ! Klein se garde bien sur la page de titre de mentionner le sous- titre  quelque peu  embarrassant. Il substitue en quelque sorte, de facto,  le sous -titre d’origine en annonçant un ‘essai sur le sionisme ». Il est vrai que l’usage même du mot « solution » est génant,(Versuch einer Modernen Lösung der Judenfrage ) puisque cela fait songer à la « solution finale » des nazis. Endlösung. D’ailleurs, Claude Klein note (p. 6) que ce titre  (Versuch einer Modernen Lösung der Judenfrage )  avait été choisi au départ  par Herzl et  restera comme sous- titre par la suite. Klein se garde bien de  noter (p. 7) sous quel titre parut la traduction française d’ailleurs validée –par erreur ? -  par Herzl lui-même  lequel demeura à Paris un certain temps.

 

 

 

 

Dans son journal, Herzl rcconnait qu’il lui aura fallu près d’un an (tout au long de 1896) pour « caser » la traduction française (L’Etat juif, suivi de Extraits du Journal, Préface de Moché Scharf,  Ed Stock, 1981,  p. 176) On peut penser que la forme « Etat Juif » posait moins  probléme que « l’Etat des Juifs » si tant est que ce point ait été même évoqué. Curieusement, la « Question des juifs »  nous apparait comme « passant » mieux que la « Question  juive »  alors que l’Etat Juif  « passerait » mieux que l’Etat des Juifs car ici « des » a la portée d’une possession, d’une appartenance.

Se pose d’ailleurs la question du sens même du mot « Etat ». On pense à Vichy avec son « Etat Français » comme on dit « République Française »  et non République des Français. Quant à Louis Philippe, il sera qualifié de « Roi des Français » et non roi de France. On connait la formule  « la France aux Français » ou encore «Algérie Française. » Selon nous la qualification de l’Etat est déterminante et n’est nullement exclusive d’une certaine diversité des populations, ce qui devient restrictif sous la forme « Etat des Juifs », c’’est à dire « pour les Juifs »  On sait d’ailleurs de quelle façons la question  est devenue cruciale ces dernières années et peu compatible  avec une ouverture. En ce sens, l’adjectif ‘Juif »  se situe plus sur un plan philosophique  alors que la forme « des Juifs »  serait plus d’ordre ethnique.( cf   Claude Raphael  Samama, Réflexions nouvelles sur des questions  juives . Du singulier à  l’universel,  Paris, ed. Maisonneuve & Larose, 2007) Ainsi, nous aurions tendance à traduire le titre  de Herzl : l’Etat Juif, essai de solution de la question des Juifs !

  1. En fait,  il convient de constater le mode de passage du français vers l’allemand et vice versal/ Pour dire « langue maternell e »  en allemand, cela devient « Muttersprache », la langue de la mère et pour dire taches solaires, cela devient en allemand Sonnenflecke/ Dans les deux cas l’adjectif  français est rendu en allemand par un nom et donc l’Etat Juit  devient en allemand « Judenstaat », l’Etat des Juifs si l’on devait traduire littéralement tout comme l’on dirait – à tort-   la langue de la mère ou les tâches du Soleil/ Tiergarten le jardin des animaux devient en français  jardin zoologique, avec la formation d’ un adjectif ais signe zodiacal.

 

JHB

06 08 21

 

 

 

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Jacques Halbronn : Gaffarel et Spinoza pionniers de la critique biblique

Posté par nofim le 5 août 2021

 

 

 

 

Contribution à l’histoire de la critique biblique De Gaffarel à Spinoza

 

par  Jacques  Halbronn

 

 

 

 

 

Cette étude entend compléter notre post-doctorat (2007) consacré à la naissance  de la critique nostradamique au XVIIe siècle

 

 

 

Est ce une coincidence si la traduction latine des Curiositez Inouyes  de Gaffarel (qui décédera en 1681) paraît en 1678 à Hambourg et à Amsterdam Curiositates Inauditae de Figuris Persarum talismanicis. Horoscopo Patriarchum  et Characteribus  Coelestibus Hambourg et Amsterdam (BNF) au lendemain de la parution de l’édition posthume des œuvres de Spinoza (mort en cette même année 1677)  dont le Tractatus Theologico Politicus, considéré comme une œuvre pionnière de la critique biblique ?

 

  1. On comparera des extraits des tables des matières des deux ouvrages en prenant pour base la traduction française du Tractatus  (Bib. Arsenal) parue sous le titre « La Clef du Sanctuaire » en 1678 à Leyde  (Hollande- habituée à publier en français on pense à Nostradamus dont les  quatrains  paraissent  chez le même éditeur que pour Gaffarel en latin :.Les Vrayes Centuries et Prophéties de maistre Michel Nostradamus, Amsterdam,  Jean Jansson [...], 1668, soit dix ans plus tôt.  Cette édition en langue  française-anonyme-  sous ce titre « Clef du Sanctuaire » -aura certainement rendu plus accessible la pensée de Spinoza  quasi simultanément  avec la parution en latin. :

 

 

 

 

 

Spinoza  Clef du Sanctuaire   table des  chapitres

 

I  de la prophétie  II Des  prophétes   IIIde la vocation des Hébreux & si le  don  de prophétie ne se trouvait que  parmi eux  IV De la loy divine   Les raisons pourquoy les ceremonies ont été instituées & de la foy des  histoires à scavoir en  quel sens  &  à qui elles sont  nécessaires

 

VI des miracles  VII de l’interprétation des Escritures

 

VIII Que les cinq premiers livres de la Genése n’ont pas  esté escrits par  Moyses ni ceux de  Josué, des Juges, de Rois de Samuel par ceux dont ils portent le nom

 

 

 

X  examen  du Vieux Testament

 

XII  Du  véritable original de la loy divine

 

XX Que dans une République libre   il doit estre permis d’avoir  telle opinion  que l’on  veut et mesme de la dire

 

 

 

 

 

Gaffarel  Curiositez  Inouyes  1631

 

  1. Partie   ch I   Qu’on  a    faussement imposé plusieurs  choses  auc Hébreux &  au reste des Orientaux qui ne furent  jamais

 

Sommaire :

 

  1. 1  Arguments  contre les Orientaux , sur quoy fondez

 

2 Juifs faussement accusez par Apion, Plutarque,  Strabon, etc  d’avoir adoré des asnes, des ceps de vigne & des nuées

 

3  Naissance de ces resveries. D’où  tirée

 

4 Faux, que les Syriens adoraient les poissons. Xénophon, Cicéron  etc  réfutez

 

5 Dagon  mais en forme de Triton Fable descouverte

 

6  Samaritains nullement idolastres non plus que Aaron & Jéroboam  pour avoir dressé des veaux d’or

 

7 Chérubins  non en forme de jeunes hommes contre tous les Autheurs grecs & Latin   et la plupart des Hébreux

 

8 Arguments pour l’innocence des Samaritains

 

9  Raisons  des Hébreux  &  de Caietan  touchant la figure des chérubins nulles

 

10 Faux, que les Hébreux brulassent leurs enfants à l’idole de Moloch & d’où est venue la coutume de sauter  par dessus les feux de la Saint Jean

 

seconde partie

 

Ch III

 

qu’à  tort, on a blasmé les Persans  & les curiositez de leur magie, sculpture  &  astrologie

 

1 Mauvaise coutume de blasmer les Anciens

 

Raisons  qu’on apporte contre les Persans& leur magie examinées & trouvées nulles. Erreurs ensuite  du Pseudo Bérose etc touchant Zoroastre

 

5  Erreurs (…) touchant Séraphins . Contes grotesques de Philon

 

sur ce sujet

 

7 Choses merveilleuses & admirables qui ont prédit les malheurs qu’on  a vu naistre

 

 

 

Ch IV Qu’à faute d’entendre Aristote  on a condamné la puissance des figures & conclu beaucoup de choses & contre ce Philosophe &  contre toute bonne philosophie.

 

1  Erreur que l’ignorance des langues a causé dans les lettres

 

2   non pas

 

3 !faux  qu’il faille dire

 

4  faux,  mal entendue

 

5 Sotte interprétation

 

6 Erreur que l’on commet es mots

 

7  Faux qu’on  tire d’Aristote que le feu soit humide, contre Du Villon

 

9 Fausse  interprétation

 

Ch VI

 

1  Vanité intolérable de quelques demy savants

 

7 Faux que le  veau d’or & le serpent  d’airain fussent  des talismans

 

Ch VII Que les objections qu’on fait contre les figures talismaniques n’ostent rien de leur puissance

 

sur les objections

 

6  quatriesme objection réfutée

 

7 cinquiesme objection nulle

 

8  Faux que  l’opération des talismans vienne  des  secrétes vertus de la pierre

 

9 Faux que la vertu des astres ne descende aussi  bien sur le scorpion vivant que sur son image

 

15 Objections contre les Figures par cy devant incognues & leur response.

 

 

 

Troisiesme Partie

 

Ch VIII Qu il est faux que l’Astrologie des Anciens ait donné commencement à l’Idolatrie. Sommaire

 

3 mescompte de Pline à ce sujet

 

4  astrologie  comment  bonne ou mauvaise

 

8 Raisons  qui prouvent l’innocence  de cette  curieuse antiquité

 

Quatriesme Partie Des estoilles et de tout ce qui est en l’air

 

8  contre les  rabbins

 

L’on perçoit aisément des convergences de ton entre les deux auteurs.

 

Revenons  sur l’organisation des Curiositez Inouyes. On note que la première partie est celle qui vise à démonter, à déconstruire les attaques et objections, d’où son titre « De la défence des Orientaux ». Or ce titre ne figure point au titre de l’ouvrage qui  met en avant  l’intitulé de la deuxiéme partie sans mentionner celui de la première partie. Et c’est précisément cette  première partie qui aura retenu ici notre attention et justifié le rapprochement avec le début du Traité théologico-politique de Spinoza. La deuxiéme partie, en dehors de  son premier chapitre (III  Qu’on a tort de blasmer  etc’ »), n’offre pas ce même caractère apologético-critique. Par ailleurs, la deuxième partie se termine par la formule « Concluons etc », ce qui nous améne  à penser que les troisiéme et quatriéme partie auront été rajoutées, ce qui ressort d’ailleurs de la disposition de la page de titre qui fournit les intitulés des troisiéme et quatriéme parties au lieu de les repértorier dans le corps de l’ouvrage. Dans l’édition latine de Hambourg 1678 (BNF), la disposition reste la même avec des différences typographiques marquantes  au titre de l’ensemble entre la présentation de la deuxième partie et celle des troisiéme et quatrième parties.

 

On signalera que Gaffarel recourt fréquemment à l’hébreu dans son texte et que Spinoza  est l’auteur d’une  Grammaire hébraïque – il met notamment en question la validité  de la vocalisation du texte biblique, qu’il trouve sujette à caution-

 

Spinoza, dans sa Préface au TTP, s’en prend aux superstitions et à la crainte qui les alimente. Il met l’accent sur la problématique du prophétisme.

 

On se contentera de citer les têtes  des premiers  chapitres  qui donnent une assez bonne idée de la méthode de Gaffarel,  laquelle combine  apologétique et critique : «  « Du premier chapitre  des Curiositez Inouyes  qui sert à monstre qu’on a faussement imposé plusieurs choses aux Hébreux &  au reste des Orientaux qui ne furent jamais »

 

Du second chapitre ; pour monstrer qu’on a estimé plusieurs choses ridicules & dangereuses dans les livres des Hébreux qui sont  soustenues sans blasme parles Docteurs Chrestiens

 

Du troisiesme chapitre  pour montrer qu’à tort on blasme les Persans &  les curiositez de leur Magie, Sculpture & Astrologie »

 

L’ouvrage de Gaffarel comporte en sa troisiéme partie une défense de l’astrologie  reprise dans l’édition latine de Hambourg 1678. : « Qua Orientales defenduntur ».  « Falsum astrologia veterum «  L’astrologie des Anciens,  y affirme-t-on, ne saurait se voir imputer l’idolatrie.   Sous le terme Orientales, on s’est demandé si cela ne désignait pas en particulier les Hébreux.

 

En 1637,  Gaffarel  avait publié à Paris  en italien  de  Léon de Modène (1571-1648)

 

Historia de gli riti hebraici, dove si ha’ breve e total relatione di tutta la vita, costumi, riti et osservanze de gl’Hebrei di questi tempi, di Leon Modena,…

 

accompagné d’une lettre de sa plume en latin. L’ouvrage paraitra en français en 1674  et  aura suscité l’intérêt de Richard Simon, le père de la critique biblique.  Cérémonies et coutumes qui s’observent aujourd’huy parmy les juifs, Traduites de l’Italien de Léon de Modene, Rabin de Venise. Avec un supplément touchant les sectes de Caraïtes & des Samaritains de nostre temps par Don Recared Sçimeon (Richard Simon), Paris, Chez Louis Billaine, 1674,

 

Un collectif  remarquable parut en 2014  comprenant diverses contributions : Jacques  Gaffarel  Between Magic and Science/  Edited  Hiro Hirai.  ¨Pise Rome   Fabrizio Serra  2014  /

 

Mais si la dimension apologétique est soulignée, il ne semble que la dimension critque l’ait été suffisamment, ce qui nuit à la perception d’un Gaffarel  impulsant  une démarche critique. Or,  celle-ci est intimement liée à l’apologétique dans la mesure où il convenait de discréditer toutes sortes d’arguments traités par Gaffarel de « faux », de « nuls » etc Il convient par ailleurs de préciser que les Curiositez Inouyes  ont fait l’objet d’additions à savoir Horoscope des Patriarches  et Lecture des Etoiles qui ne sont que des appendices que l’on aura fini par considérer-à tort- comme faisant partie du projet initial des Curiositez Inouyes.

 

Abordons  briévément la critique de Charles  Sorel (Sieur D. L.)  dans  Des Talismans, ou Figures faites sous certaines constellations, pour chasser les bestes nuisibles, détourner les orages, guerir les maladies, & accomplir d’autres effets merveilleux [Texte imprimé] ; Avec des observations contre le livre des curiositez inouyes de M.I. Gaffarel ; Et un traicté de l’unguent des armes ou unguent sympathetique & constellé,… : le tout tiré de la seconde partie de la Science des choses corporelles / par le sieur de l’Isle en 1636   donc avant la publication de 1637 en italien de Léon de Modéne (cf supra);   puis  en 1640 in Secrets astrologiques (…) a quoy l’on a rajouté des Observations contre le livre des  Curiositez Inouyes de M. J. Gaffarel, chez Antoine de Sommaville lequel libraire publiera en 1659  l’Astrologie  Naturelle de Blaise de Pagan.(cf nos études à la suite du reprint du Commentaire du Centilogue de Nicolas Bourdin, Paris, Trédaniel, 1993)

 

 

 

Bibliographie :  textes extraits de “Jacques Gaffarel; Between Magic  and Science” (cité plus haut):

 

Peter  Foshaw   Concealed Mysteries and Unheard of Curiosities :Jacques : Gaffarel’s Defence of Celestial Writing and divine Kabbalah.

 

S. Taussig  La réception des Curiositez  Inouies par  Gassendi  et Mersenne  L’auteur  cite à propos de Gaffarel notre  Monde Juif et l’astrologie. Milan, Arché 1985

 

Images, Talismans  and Medicine in Jacques  Gaffarels » Unheard of  Curiosities   Hiro Hirai

 

 

 

 

 

JHB

 

10 08 21.

 

 

 

 

 

 

 

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Jacques halbronn La crise identitaire du monde contemporain. La question juive

Posté par nofim le 30 juillet 2021

La crise identitaire  du monde contemporain. La question  juive

Par  Jacques  Halbronn

 

Tout se passe de nos jours comme si l’on voulait mettre en doute tous les repéres identitaires passés, présents et à venir. On dévalue ceux d’hier et l’on ne donne pas cher de ceux de demain, ce qui fait qu’on ne sait plus qui est qui, si ce n’est au moyen de certaines étiquettes interchangeables et dont on nous souligne toute la relativité. On ne sait plus de quoi, de qui on parle et peut être ne veut-on pas le savoir.

Or, relisons le dialogue entre Dieu et Abraham à propos de Sodome, dans le Livre de la Genése. « Mais peut-être des cinquante justes en manquera-t-il cinq : feras-tu, pour cinq, périr toute la ville ? » Il répondit : « Non, si j’y trouve quarante-cinq justes. » Abraham reprit encore la parole et dit : « Peut-être n’y en aura-t-il que quarante », et il répondit : « Je ne le ferai pas à cause des quarante. »

La question que nous posons est la suivante : comment Abraham peut-il détecter les Justes ? On ne prend pas la peine de nous l’expliquer comme si leur identification  allait de soi, que l’on savait de quoi l’on parlait.  Imaginons un tel débat de nos jours : ces justes qu’il nous faut dénombrer, comment les retrouver ?

On a l’impression étrange que là où nous aurions de déterminer des critères, l’on n’en dispose guère et là où certains critères semblent pouvoir s’offrir à nous, l’on s’empresse de nous expliquer à quel point  ils sont discutables comme avec la « théorie du genre ».

La thèse que nous défendrons ici est celle d’une perte de perception. Du temps de Sodome, on savait qui était et qui n’était pas « juste ». Aujourd’hui,  on dira a posteriori qu’Un tel est un « génie ». Le génie reste une valeur plus sûre que celle de « dieu » ou de « juste ».

L’astrologie pourrait se présenter comme permettant de se repérer à partir des signes zodiacaux  et des planétes selon certaines configurations. Mais l’on sait à quel point,  elle est mise à l’écart dans tant d’enceintes et de cénacles.

On peut certes être tenté par le recours à certaines « étiquettes » de provenance, par l’appartenance d’un individu à un groupe donné. L’on a même parfois recours à des signes ostensibles que les gens adoptent ou qu’ils sont contraints d’adopter. ( port de la rouelle, de l’ étoile jaune  pour les Juifs). L’on peut évidemment  utiliser des critères juridiques, géographiques, linguistiques.

Rappelons que selon le passage de la Genése relatif au salut de Sodome, les Justes ne seraient qu’une minorité, une aiguille dans un meule de foin mais tout de même repérables justement du fait de leur rareté. Il semble, en tout état de cause, que l’on soit jugé sur ses œuvres, ses « bonnes » actions, son bilan et donc  après coup, avec du recul.

Pourtant, certaines sociétés ont montré que la « valeur n’attendait pas le nombre des années » (Cid de Corneille) et que l’on parvenait à distinguer assez tôt l’élite à venir, par un processus de sélection voire d’élection, quand on donne leur chance à de nouveaux venus.

Pour nous centrer sur la question  juive, est-il possible d’attribuer aux Juifs des aptitudes particulières propres à tous ceux qui seraient marqués par une telle origine ? Est-ce que ces aptitudes seraient liées à une certaine culture, à une certaine pratique traditionnelle apprise, acquise, reçue ou bien, au contraire, l’individu Juif  s’affirmerait-il en dehors de tout cadre « judaique » de façon innée ? Dans ce cas,  on se contenterait de noter statistiquement que la proportion de « Juifs »  au sein de l’élite, dans les domaines les plus divers,  est assez  « remarquable », ce qui déterminerait une certaine probabilité, une propension, quant à cette population, à voir apparaitre des personnalités d’exception. Autrement dit,  le fait d’apprendre que la proportion  de Juifs – forcément minoritaires- au sein d’une certaine société  forcément « non juive »- est élevée, pourrait conditionner l’image que le jeune Juif se fait de lui-même, en dehors de toute considération « religieuse ». Mais ne faut -il pas penser qu’au sein même du monde juif,  seule une minorité pourrait faire l’affaire à moins de soutenir que c’est le monde juif dans son ensemble qui constituerait un « vivier » de génies, ce qui correspondrait à une certaine idée du « peuple élu » ?  Pour notre part,  nous pensons que le type « jupitérien » tel que nous l’avons cerné, au sein d’une anthropocosmologie » correspondrait à ce personnage du « Juste » d’autant plus que le nom hébraique de la planéte Jupiter est en corrélation étymologique avec celui de Juste :  Tsadiq  et Tsédeq.

Il nous semble que le Juste a le pouvoir de renouveler les structures de façon à éviter leur sclérose, de faire bouger les lignes et c’est cela qui permettrait de le repérer, de l’identifier. Et en même temps, comment le Juste ne rencontrerait-il pas de résistance comme le fera un patient que l’on veut opérer  sans anesthésie ? On comprendrait alors que le Juste peut générer une certaine hostilité.

Nous avons proposé en vue de repérer le Jupitérien un critère cyclique, celui d’une « recharge », d’un nouvel élan, impact,  tous les 12 ans (durée du cycle de cet astre). Reste un certain nombre de points en suspens dans le rapport entre Juif-Juste-Jupiter-Génie sur lequel nous travaillons depuis plus d’un demi-siècle.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

JHB

30 07 21

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jacques Halbron L’épanouissement du monde juif. Un parcours, un quéte

Posté par nofim le 23 juillet 2021

 

 

Jacques  Halbronn

L’épanouissement du monde  juif,  Un parcours,  une  quête,

Nous disinguerons trois temps, celui du MIPEPJ, celui du CERIJ  et celui d’Hebraiquetélé.

 

I Le temps du MIPEPJ

Avant la création  du Cercle d’Etudes  et de Recherche  sur l’Identité  juive (CERIJ (cf les Cahiers du CERIJ, en ligne sur la plateforme  https://fr.scribd.com/document/425752414/Cahiers-Du-Cerij-dir-Jacques-Halbronn), en 1978,  il y avait eu la création 12 ans plus tôt du Mouvement International pour l’Epanouissement du Peuple  Juif

 

Document de base à approuver exposant les conceptions mipepjistes/

Nous soutenons trois thèses :

le génie et le non génie  constituent deux espèces différentes

Le peuple  juif  est un peuple de génies

Le  génie, le juif doivent refuser d’être exploités et s’unir

Ces thèses admises, l’épanouissement  du peuple  juif est possible

 

 

 

Israel n’est pas encore né. Israel vivra lorsque l’être juif apparaitra sans écran. Israel n’a été jusqu’alors qu’un embryon  traversant les stades inférieurs de l’évolution  juive. Je propose un combat à ceux qui se savent Juifs et pour qui Israel n’est pas autre qu’eux-mêmes, à ceux qui connaissent l’art de la guerre. Laissons nos frères sommeiller jusqu’après la bataille. Ne croyez pas, compagnons d’armes, ceux qui clament ; Israel est petit, les Juifs ne croient plus en eux-mêmes, Israel n’existe pas. Car si Israel est petit, le monde l’est encore plus car Israel encore naissant a construit l’homme et sa puissance. Car si les juifs ne croient plus en eux-même, c’est parce qu’ils se sont égarés, que le guide avait disparu. Mais irions-nous croire  ces Juifs qui n’ont pas de voix, qui anonnent ce qu’on leur a appris dans des écoles, dans des pays qui ne sont pas les écoles, les pays des Juifs ?

Car si Israel n’existe pas, si Israel n’est pas Peuple en face de toutes les peuplades interchangeables, qui nous dira pourquoi Israel ne s’est pas évanoui comme ceux qui lui contestent la vie- après avoir plongé dans le creuser où tout devient boue ?

 

Le peuple juif est un peuple de génies car les Juifs n’ont pu se stabiliser, s’assimiler dans la dispersion, ils sont restés dans une situation provisoire (…)La constitution d’un peuple de génies par le rassemblement  des génies dispersés dans le monde est impossible, utopique car seule l’histoire permet à des individus  de pouvoir  vivre paisiblement, constructivement, en communauté, pour  un but collectif.

(..) D’où est issue la  religion juivr, a-t-elle  été imposée à des individus  ne constituant rien auparavant qui fût cohérent ? On a coutume, parfois de voir dans l’acceptation de la religion  juive la naissance des juifs. Ce qui signifie qu’avant cette époque, celle de Moïse et des tables de la  Loi, les Juifs ne se distinguaient en rien des autres peuple.

La religion   n’a pas  fait le Juif, c’est le Juif qui a peu à peu forgé sa religion La religion n’a pas été conservée pour des raisons culturelles mais c’est parce qu’elle a  été conservée par nécessité intérieure du Juif que la culture juive s’est maintenue. (…)Si le peuple juif n’était qu’une création artificielle et éphémère, interchangeable et élastique, un siècle après la dispersion romaine, le peuple juif aurait rejoint les souvenirs des civilisations perdues

 

 

Le peuple de l’astrologie = peuple juif.

Démonstration non scientifique, non astrologique (l’astrologie est très limitée en Astrologie des peuples)

 

On s’efforcera d’abord de justifier le choix du peuple  jui f en tant que peuple qui mérite d’être mis à part et dont les membres possédent des facultés de création qui permettent à l’humanité de progresser/. Ensuite, l’on montrera que le peuple Juif  est en face, aujourd’hui, d’une reconsidération de ses traditions, qu’il doit prendre conscience de sa nature profonde.  Le Peuple juif est né non point de son histoire mais avant son Histoire.

 

La  situation  aujourd’hui

L’observateur qui revient d’un voyage en Israël se croit le droit d’utiliser l’expression  Juif  israélien. Cela est condamnable non en tant qu’objet d’étude  mais parce qu’il ne sait rien du Juif, de l’être juif  pas plus ,semble-t-il d’ailleurs  que de l’être non juif ou d’autres  séries d’êtres. Il y a simple manque de cohérence dans sa pensée.

Que voit l’observateur superficiel ? Des existants présentant des caractères originaux mais ni plus ni moins  originaux que les caractères nationaux de chaque Etat, des structures  agricoles,  industrielles, propres à la région. Bref cela semble comparable à celle de toute étude politico-sociale. Ainsi, l’observateur conclut que dans les cadres actuels, le Juif israélien est ceci ou cela. Aucun doute ne traverse son esprit ; il a décrit  ce qu’il a vu, ce qui était. Voilà l’existant  juif ou mieux un des existants  juifs Il ne saurait être contesté  coutumièrement  l’exactitude de la description même sous les angles les plus délicats. Toutefois, l’erreur est évidente dans le principe même du travail entrepris ; il est inadmissible de ne pas situer l’existant juif  1967 dans son évolution de même qu’il est inadmissible  de ne pas déterminer  -ou chercher à déterminer -et en cas d’échec le reconnaître – la source de cette « évolution » même. Sinon  à quoi rime  cet effort de définition que l’observateur considère comme bien innocent ?         (…) Ainsi, l’observateur  qui revient d’Israel revient avec une série d’énigmes, de questions à résoudre.(…) Ces questions sont : quel est l’être  juif, que peut-il devenir, quelle est la politique préférable pour accentuer  l’évolution de l’être puisque toute politique doit avoir cet objectif ? Le grand tort des dirigeants juifs et cela concerne donc l’ensemble de la population israélienne (..) c’est d’essayer de faire progresser des êtres qu’ils ne connaissent pas,

 

Une politique  juive

Le Peuple  juif est formé d’individus juifs alors que les autres  peuples forment  des individus par l’emprise  de leur cadre sans que ces individus  aient conservé une nature indépendante. Le Juif  conserve des capacités  créatrices disparues sous l’emprise  du Social. (…) Le Juif  est un génie en puissance . Il est doué de la faculté de dépassement (par opposition à celle d’assimilation passive) qui  évite la dégénérescence -(…) mais la question se pose de déterminer les capacités des individus non à l’ombre de critères dégénérés  et manquant l’essence de l’individu mais à l’aide de critères neufs et indépendants de la culture non juive. L’astrologie est ce moyen  parfaitement objectif. L’Astrologie plonge au fond de l’être  et en dégage sa vocation unique (..) L’Astrologie, loin de détruire la liberté et l’indépendance humaine les rend effectives alors qu’elles ne l’étaient pas en n’obligeant pas l’individu  à suivre une voie qui ne le  concerne pas en profondeur (..) Une  véritable   démocratie  est enfin possible où ceux  qui sont les plus  capables d’épanouir les autres  soient  connus et suivis en sachant  que le  cours de l’histoire est un perpétuel renouvellement (..) L’astrologie  si elle  est répandue et pratiquée par tous les  citoyens d’Israel mettra obligatoirement les  meilleurs à  sa tête (pour une période  donnée) et puisera  dans les ressources  juives enfin mises à  jour les moyens de remplir  son  destin  biblique »

 

 

 

II

Le  temps  du  CERIJ (Cercle d’Etude et de Recherche sur l’Identité  Juive)

En 1978,  nous fondions  le CERIJ avec Claude Raphael Samama (http://plus.wikimonde.com › wiki › Claude-Raphaël_Samama, voir  ses  Réflexions nouvelles sur des questions juives. (Maison-neuve et Larose, 2007,

 

La première période ne dura que 2 ans et nous relançames le CERIJ dix ans plus tard  lors de la  dynamique  propre  au  judaisme laic, représentée notamment par Albert Memmi.  Les Cahiers du CERIJ connurent également ces deux temps (.https://fr.scribd.com/document/425752414/Cahiers-Du-Cerij-dir-Jacques-Halbronn)

Revenons sur les textes fondateurs du CERIJ, que l’on comparera avec ceux du MIPEPJ, 12 ans plus tôt, donc après la Guerre  du Kippour (1973) ainsi qu’une nouvelle expérience israélienne en 1976.

 

 

Genése  du CERIJ, par Jacques Halbronn

En Juin 78, le projet de constituer une association juive axée sur les problémes d’une diaspora moderne, avait été lancé. Un texte signalait qu’il fallait « trouver  un moyen terme entre le repli sur la famille des Juifs religieux et le nationalisme en un lieu  étroit, véritable lit de Procuste- qui fait passer l’essence juive par un moule singulièrement  apauvrissant »  (…) Lors d’un entretien avec Claude Samama, en novembre 78, l’idée de retenir le principe d’un refus de cette alternative comme point de départ  d’une association  était reprise et aboutissait à l’idée de « modéles dominants ». Le CERIJ s’est constitué autour de cette problématique.

Les premières réunions du CERIH firent bientôt apparaitre la nécessité d’un autre type de clivage, celle du vécu et celle des idéologies. L’une puiserait dans la mémoire et la sensibilité de chacun, l’autre cernerait  les grands mythes qui pésent sur le judaisme moderne. En d’autres termes, à la notion de « modèle dominant » comme axe dominant (..) allait se substituer , au cours des réunions,  un autre axe, celui d’un judaisme viscéral, naturel, vivant et celui d’une confrontation avec un certain terrorisme idéologique qui serait aussi bien celui du Sioniste que celui de l’Antisémite (au sens sartrien)

Comment le principe des « modéles dominants » se fond –il dans celui  que l’on a appelé des « orientations méthodologiques » ? En ce que la dialectique religieux/sioniste  se ventile précisément  entre le Vécu- le religieux- et l’idéologique –le Sionisme. On ajoutera que le religieux  est en dialectique, lui-même, avec l’assimilation tout comme le sionisme l’est avec l’antisémitisme.

Le Juif se trouve donc bien pris entre deux déterminismes : celui qui l’accroche à son passé et où il puise partie de son identité et celui qui lui propose des représentations du futur – l’aboutissement sioniste. On dira donc que leVécu est lié (..) à un héritage et l’idéologique à une interprétation  à usage collectif de l’Histoire du Peuple Juif,  à la fin du XIXe siècle.

Il va de soi que le sionisme – tout comme l’antisémitisme – se nourrissent du vécu juif pour le lire d’une certaine manière. On ne saurait nier, en particulier,  que les facteurs religieux inspirent certaines formulations sionistes (retour à Jérusalem) ou antisémites (peuple déicide) mais il n’y a pas, au sens strict, au XXe siècle, d’idéologie religieuse en tant que telle, à part entière, puisqu’il s’agit d’une donnée culturelle extrémement riche (…) Cela dit, il est certain que l’identité juive-sujet central de la réflexion du CERIJ- se forme à partir d’un certain nombre de représentations mais aussi – pourquoi pas – de qualités intrinséques qui n’ont que peu de rapport avec les modéles politiques du sionisme et de l’antisémitisme car on s’accordera pour reconnaitre que ni l’assimilation, ni la croyance religieuse ne donnent actuellement prise à un mouvement politique qui les incarnerait en tant que telles. Assimilation et pratique ou foi religieuse restent même pour les idéologies sioniste et antisémite des questions individuelles sur lesquelles on ne cherche pas à avoir vraiment prise »

 

Problématique : que signifie être juif en 1979 ?

La question nous viendrait déjà d’un héritage depuis toujours reprise : douter, réfléchir sur soi, entreprendre la quéte  de son identité., contester l’idéologie régnante et les définitions figées , se remettre en question sans cesse semble bien être une des constantes  d’une inquiétude  spirituelle  juive  qui traverse le temps.

La question n’est donc pas nouvelle. Elle se pose néanmoins aujourd’hui  avec une acuité nouvelle. Un nombre de plus en plus  grand de juifs  ne se satisfont plus  des réponses  apportées par les institutions officielles du judaisme et se reconnaissent moins  encore  dans ce qu’on pourrait appeler les « modéles dominants » , en tout cas dans les discours qui nous environnent. (…) Ce long passé religieux nous a pourtant transmis une tradition, une culture, une histoire qui nous marquent profondément et dont il ne s’agit pas de minimiser l’importance . La  question  est justement de savoir comment intégrer cet héritage dans une culture juive  actuelle et plus vivante. Le sionisme, l’autre pôle du discours moderne de l’identité juive peut-il jouer ce rôle ? Il ne constitue pas une idéologie monolithique et ses dimensions, les courants dont il est traversé, sont multiples. (..) Mais ce qui reste incontesté, ce qui fait l’unité des sionistes et qui constitue  le sionisme en modèle dominant dans lequel un certain nombre de juifs ne se reconnaissent pas, c’est qu’il pose l’Etat d’Israel comme le seul destin historique possible.

Les Juifs qui n’adhèrent pas à ce principe fondamental  de centralité et qui ne sont plus intégrés à la comunauté religieuse se trouvent ainsi , de fait, relégués à la périphèrie fautive et honteuse du judaisme. Si ces femmes et ces hommes juifs qui ne s’y retrouvent plus s’engagent alors sur la voie d’une assimilation plus ou moins radicale,forcée ou factice, c’est bien souvent au prix du refoulement de cette dimension constitutive de leur être, ce processus entrainant des conséquences néfastes pour leur personnalité et leur existence »

Le CERIJ  se propose justement –tel fut son premier texte- de « favoriser une réflexion de groupe sur les modéles historiques et psychosociologiques qui servent de référence à la conscience et à l’identité juive : promouvoir des recherches  concernant l’évolution des modéles . (…) Pour mener à bien ces travaux (…) il  a  été envisagé de constituer dans un avenir proche des groupes d’échange sur des thèmes liés à l’existence juive en tous ses aspects culturel,  éducatif, sociologique, psychanalytique.  Deux grandes méthodologies  y seront mises en œuvre : l’une ‘exitstentielle » permettant à chacun de faire le point avec lui-même ; de  mettre en jeu un discours qui n’est plus, le plus souvent,  conscient, de confronter son identité avec celle d’autres Juifs sans partir nécessairement  du principe que tous sont d’accord sur l’essentiel, bref de faire exprimer au réel  les  conditions cachées d’un certain imaginaire mais aussi de son univers symbolique où se jouent destin  et histoire collective. L’autre « épistémologique » en quête d’une  information aussi  lucide et complète  que possible sur les modéles  prédéterminés, préétablis, qui se sont accumulés et combinés sans fin. Par delà toute dérobade dans le dialogue indispensable avec le non Juif, sans refuser de préter l’oreille au discours  antisémite, quelles que soient les formes dans lesquelles il se love ou  peur de réveiller les problémes pour peu qu’on s’y arrête.

 

 

Le CERIJ  est né d’un constat et d’une volonté . Il se voudrait ce lieu où s’expriment les individus qui ont jusqu’ici leur judaisme dans le silence d’une solitude où ; non reconnus par les leurs, ils ne sont pas forcément acceptés  par les autres. »

Bibliographie :  site  Hommes et faits . J. Halbronn » Pour une approche ésotérique de la question juive » »

 

Lors de la deuxième période du CERIJ, à partir de 1989 et son ralliement à la mouvance judéo-laique,  le CERIJ se fit connaitre avant tout par l’organisation de Colloques –« journées d’études’ – dont nous avions l’expérience, dans le champ astrologique depuis 1974. Ces Colloques du CERIJ étaient des événements de la vie du judaisme laïc comme en témoignent les Cahiers du CERIJ qui s’articulaient dessus. Cet impact du CERIJ allait trouver son point culminant lorsque le président d’une autre association, Elie Garbarz, demanda à Jacques Halbronn de devenir Secrétaire général de Liberté du Judaisme et  dans la foulée, Halbronn fera appel à son ancien professeur à l’INALCO Doris Bensimon, une vingtaine d’années auparavant qui présidera longtemps l’association.

Quand on examine la série des Cahiers ( en ligne sur SCRIBD),  on s’arrête sur le numéro du premier semestre 1994 indiquant comme directeur de publication  Jacques Halbronn  et directeur  de la rédaction Claude Raphael Samama, la revue, produite par Antonia Leibovici (AdR) étant publiée par les Editions de la Grande Conjonction dirigées par Halbronn, le siège du CERIJ se situant dans les locaux des dites Editions.  Halbronn  publiera des textes dans les Cahiers sous des pseudonyme : Sophie Escher,  Emile Carcassonne.

Il nous faut donc sensiblement relativiser le role de Claude Samama dans la dynamique du CERIJ jusqu’ici d’autant que Luc Boudal un des collaborateurs techniques des Editions de la Grande Conjonction  sera en charge de la réalisation technique jusqu’en 2002  En 2000, un Colloque interdisciplinaire sur la Dualité sera organisé qui conclura la série des Colloques organisés par Halbronn. Parmi les colloques :

1992  Quelle Unité pour la Communauté Juive de France ? »

1994 La paix des Juifs

1995  Discours identitaire et antisémitisme

1996 La condition minoritaire des Juifs

2000 Penser la  ‘Dualité »

 

Revenons sur la « plateforme du CERIJ’  figurant dans chaque numéro des Cahiers où ressort l’idée d’un judaisme à la  française comme « solution » à la sortie des « modéles dominants » de la synagogue et du sionisme. On lira à ce propos, sous la plume de Claude Samama,  les » Réflexions nouvelles sur des questions juives/ Du singulier à l’universel » (ed Maisonneuve & Larose, 2007) qui débute par une « analyse spectrale de l’identité judéo-française contemporaine » suivie par « la production intellectuelle juive français » et « Pour une laicité juive à la française », avec de nombreux textes parus dans les Cahiers du CERIJ.

 

 

 

Commentaires  sur la série des Cahiers du CERIJ (Dépôt légal, BN 8° 02F 4353

1990-1991

Double question Un paradigme « cérijien ».

1       On notera que nous pensons devoir dialoguer avec les « antisémites »

2       Le sionisme fragilise- t-il la diaspora ?

Quéte individuelle ou collective ?

 

1992-1994

Le Colloque de 1992, premier rassemblement de représentants de diverses associations juives laiques avec une présence « non juive » Trouver une représentation  juive intégrant toutes les sensibilités juives, dépassant les clivages. Savoir qu’Un tel est Juif  sans déterminer ce que cela signifie. Parler de « culture » juive. La France lieu privilégié de la présence juive ?

Le Colloque « Discours identitaire et antisémitsme (13 juin 1993) note le refus de la fuite vers le ghetto ou vers Israel.

 

 

1996-2004

Le Colloque de Juin 1996 « La condition minoritaire des Juifs » était marqué par une synergie CERIJ-LDJ Il importe de repenser les bases des différentes formes de judéités  Le sionisme de Herzl  fut applaudi par les antisémites. Si le texte français du Judenstaat parut après le texte allemand, il n’en fut pas moins probablement premier tant Herzl entendait s’adresser aux Juifs de l’Ouest avant  les juifs de l’Est non pas pour qu’ils s’expatrient mais pour qu’ils aident les juifs qui en avaient le désir ou le besoin.  Penser, donner du sens à  la dialectique Juif-non Juif et accepter la spécificité  structurelle juive, pas une religion ni un Etat comme les autres..

 

Treiziéme et dernier numéro des Cahiers du CERIJ  2005-2006   Récapitulatif des 12 numéros parus (nouvelle formule) Le site  www.cerij.org  animé par Claude Raphael Samama  ne semble plus être actif

 

La plateforme  du CERIJ reste inchangée si ce n’est qu’elle   ne mentionne plus le nom de Jacques Halbronn et de Claude Samama.  Il y a rupture/ En fait, la rencontre entre Halbronn  et Samama était basée sur un malentendu. La notion de modéle dominant pour Samama  avait en réalité perçue comme obstacle à l’intégration des Juifs dans la société française, lui qui venait d’Afrique du Nord (Sfax, en Tunisie) et qui avait vécu 14 ans sous le protectorat français – ces modéles dominants, Israel et a synagogue risquaient de détoner, de mettre en péril une assimilation en métropole, avec une approche différente des communautés. Pour Halbronn, le probléme se situait à  un autre niveau, à savoir une fausse réponse à la conscience juive. et d’ailleurs, paradoxalement,  Halbronn, de famille de souche française (Alsace, Avignon,  Rhénanie,  Pyrénéees ), avait vécu dans sa vingtaine, une expérience israélienne et hébraisante forte. (1967-1969)/ La France restait pour Samama l’horizon identitaire non pas seulement en tant que Juif mais en tant qu’issue d’une expérience migratoire  familiale. Ambiguité que nous avions relevée: l’immigration des Juifs   récemment arrivés en France tant d’Afrique du Nord que d’Europe Centrale ou de l’empire ottoman,  se référait plus à une image de la France qu’à une volonté de s’inscrire dans une histoire de la présence  juive en France, dans la logique de l’Emancipation de la fin du XVIIIe siècle, une Emancipation qui au demeurant n’était pas une immigration culturelle ou géographique  pour des populations depuis longtemps insérées dans le tissu social  français et chrétien., ce qui notamment  conduisait à vivre l’antisémitisme autrement.

 

Troisiéme Temps  Hébraiquetélé

 

Nous  avons créé en 2014  une télévision du  CERIJ  sur Internet, HEBRAIQUETELE LA CHAINE DE L’IDENTITE JUIVE …

https://hebraiquetele.blogspot.com › 2015/12 Dans ce cadre, nous avons  interviewé, à l’occasion de salons du Livre Juif  un grand nombre de personnalités dont Benjamin Duvshani.

 

En 2013, nous avions commencé à fréquenter régulièrement les synagogues « libérales » et avons amorcé une « critique biblique ».(cf sur SCRIBD notre mémoire sur la notion d’Alliance qui nous aura conduit à une remise en cause de la pratique religieuse en vigueur.  En effet, l’on ne peut s’en prendre à un modèle sans l’avoir étudié en profondeur car sans cela, le dit modèle risque fort de se perpétuer indéfiniment. De même, avons-nous revisité les conditions d’émergence du christianisme, notamment  autour du clivage entre les deux royaumes qui se firent face à la mort de Salomon, la maison d’Israel  et celle de Juda, ce qui nous a conduit à nous interroger sur la pertinence du nom d’Israel pour nommer l’Etat « juif ».

En 1966, on l’a vu, nous avions rapproché le Juif de notre description du génie et certains traits nous étaient  apparus communs à ces deux phénoménes. De fait, il nous semble heureux, méthodologiquement, de procéder par rapprochement voire par analogie plutôt que de rester polarisé sur un seul et même domaine. Traiter du génie, quelque part, était plus facile à gérer que de traiter du Juif. De même nous avons récemment proposé de rapprocher le Juif du type « jupitérien », ce qui constitue une approche ternaire ayant valeur heuristique , selon une démarche inter/trans-disciplinaire. En montrant la conflictualité entre le monde jupitérien et le monde saturnien,  nous apportions un nouvel éclairage à la problématique de l’antisémitisme.  La fonction du Jupitérien – dont le personnage de Jésus nous semblait une illustration édifiante-  a vocation  à libérer une société des « modéles » dont elle est tributaire et bien entendu, cela ne va pas sans résistance de la part des membres du groupe concerné. Bien entendu, le Jupitérien –le génie-le Juif  ne peuvent être que minoritaires  et dispersés pour mener à bien leur mission « salvatrice ». S’ils ne disparaissent pas, c’est qu’il y a là un systéme qui maintient  et perpértue cette dialectique Jupiter-Saturne, et l’on pourrait dire qu’il s’agit là d’un plan « divin «  si l’on  entend par divin non pas la Nature (Deus sive Natura) mais une Création dans la Création, le Jupitérien  introduisant un troisiéme niveau de création. Or, c’est le deuxiéme niveau qui exige de repenser la théologie car le Dieu de la Bible n’est ni l’homme comme créateur ni le premier moteur mais un état intermédiaire. Il nous aura donc fallu –comme on peut le voir, plusieurs décennies pour trouver la bonne perspective. Déjà en 1966, l’astrologie était présente dans notre discours  et nous disposions peu ou prou de toutes les pièces du puzzle sans effectuer toutes les corrélations nécessaires, du fait que cette astrologie aura dû entre- temps se transformer profondément. L’interdisciplinarité exige en effet de faire avancer les différents domaines en présence et de n’en figer aucun.

On aura compris que le rapport Juifs non Juifs est dialectique et que la notion d’intégration des Juifs au sein de quelque communauté que ce soit implique la conscience d’une certaine dualité, point qui était déjà au cœur du Colloque « Discours identitaire et antisémitisme » en 1993 (cf supra)

Il nous apparait que l’on ne peut se contenter de prendre ses distances avec tel ou tel modèle dominant mais d’en faire la critique de fond notamment en ce qui concerne la pratique synagogale avec éventuellement son renouvellement.

 

 

JHB

29 07 21

 

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Jacques Halbronn Sur le traitement du Judenstaat de Herzl

Posté par nofim le 17 juillet 2021

 

Sur le traitement du  Judenstaat  de Herzl.

Par Jacques  Halbronn

 

Il y  a près de 20 ans, nous publions  dans Prophetica Judaica,  des documents concernant Theodor Herzl ( ed Ramkat 2002) –Le sionisme et ses avatars au tournant du XXe siècle.  Nous nous proposons ici, avec le recul, de revisiter ce dossier notamment quant à la question de la chronologie des éditions et du titre  français.

Claude Klein écrit (L’Etat des Juifs, La Découverte,  2003, p. 7) : » La Première édition française suivit de quelques mois seulement l’édition originale. Elle parut dans la Nouvelle Revue Internationale en deux parties, la première le 31  décembre 1896, la  seconde le 15 janvier 1897. Quelques semaines plus tard, cette même traduction  paraissait en brochure séparée comme Extrait de  la Nouvelle Revue internationale. Cette première traduction à l’impression très serrée ne couvre que quarante- trois pages. Curieusemenement, aucune indications n’est fournie quant au nom du traducteur » ‘ L’édition allemande date  du   15 février 1896 : Der Judenstaat, Versuch einer Modernen Lösung der Judenfrage  soit près d’un an avant la publication du texte en français sous le titre de l’Etat Juif.

On peut se demander pourquoi Claude Klein propose une traduction française  de l’allemand alors qu’il existe une traduction française d’époque, du temps de Herzl lui-même, qu’il aura probablement supervisée , la dite traduction ayant  été reproduite dans notre édition de 2002 avec pour titre l’Etat Juif.

Le probléme, c’est que la question de la traduction se pose à deux reprises dans le titre, ce qui conduit Klein à une certaine gesticulation : « L’Etat des Juifs. Contribution à une solution moderne de la question  juif ». Donc dans un cas, on rend Judenstaat par « Etat des Juifs »  et dans l’autre « Judenfrage » par  « Question Juive ! Klein se garde bien sur la page de titre de mentionner le sous- titre  quelque peu  embarrassant. Il substitue en quelque sorte, de facto,  le sous -titre d’origine en annonçant un ‘essai sur le sionisme ». Il est vrai que l’usage même du mot « solution » est génant,(Versuch einer Modernen Lösung der Judenfrage ) puisque cela fait songer à la « solution finale » des nazis. Endlösung. D’ailleurs, Claude Klein note (p. 6) que ce titre  (Versuch einer Modernen Lösung der Judenfrage )  avait été choisi au départ  par Herzl et  restera comme sous- titre par la suite. Klein se garde bien de  noter (p. 7) sous quel titre parut la traduction française d’ailleurs validée –par erreur ? –  par Herzl lui-même  lequel demeura à Paris un certain temps.

Dans son journal, Herzl rcconnait qu’il lui aura fallu près d’un an (tout au long de 1896) pour « caser » la traduction française (L’Etat juif, suivi de Extraits du Journal, Préface de Moché Scharf,  Ed Stock, 1981,  p. 176) On peut penser que la forme « Etat Juif » posait moins  probléme que « l’Etat des Juifs » si tant est que ce point ait été même évoqué. Curieusement, la « Question des juifs »  nous apparait comme « passant » mieux que la « Question  juive »  alors que l’Etat Juif  « passerait » mieux que l’Etat des Juifs car ici « des » a la portée d’une possession, d’une appartenance.

Se pose d’ailleurs la question du sens même du mot « Etat ». On pense à Vichy avec son « Etat Français » comme on dit « République Française »  et non République des Français. Quant à Louis Philippe, il sera qualifié de « Roi des Français » et non roi de France. On connait la formule  « la France aux Français » ou encore «Algérie Française. » Selon nous la qualification de l’Etat est déterminante et n’est nullement exclusive d’une certaine diversité des populations, ce qui devient restrictif sous la forme « Etat des Juifs », c’’est à dire « pour les Juifs »  On sait d’ailleurs de quelle façons la question  est devenue cruciale ces dernières années et peu compatible  avec une ouverture. En ce sens, l’adjectif ‘Juif »  se situe plus sur un plan philosophique  alors que la forme « des Juifs »  serait plus d’ordre ethnique. Ainsi, nous aurions tendance à traduire le titre  de Herzl : l’Etat Juif, essai de solution de la question des Juifs !

 

JHB

17  07 21

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