jacques halbronn Linguistique . Les deux conjugaisons du verbe en français, le ER et le IR.

Posté par nofim le 17 mai 2024

jacques  halbronn   Linguistique . Les deux conjugaisons du verbe en français, le ER  et le IR.

 

 

 

Il existe bel  et bien une dualité majeure en français au prisme de ces deux « familles » de verbe, l’une, la première, privilégiant le champ des voyelles et l’autre celui des consonnes. On abordera la question à propos de l’infinitif, du passé composé et  du futur. Le contraste est frappant.

Dans le cas de la seconde conjugaison – prenons le cas d’écrire-  on a écrire, écrit  et écrirai. et dans le cas de la première on a manger, mangé, mangerai La situation du « R » n’est pas du tout la même dans les deux cas puisque dans le second, le R final ne se prononce pas à l’infinitif (mangerai, manger) Bien plus, au participe passé, la forme ancienne en « ed »  est rendues par un e  accentué (mangé.manged). avec disparition à l’oral du son « d » ainsi qu’à l’écrit, où la forme « ed » devient « é » au masculin  et ‘ée », au féminin.

En revanche, pour le second type, rien de tel  et les consonnes ne sont pas affectées. le Participe passé sera « écrit » au masculin  et « écrite » au féminin.  En ce qui concerne le participe présent, la différence est également manifeste pour certains verbes en « IR’: finir. finissant, maudire/maudissant, pour la seconde conjugaison  et manger, mangeant, sans la forme en « iss ».(rendue en anglais par ish, blémir/blémissant, blemish (anglais),  vernir, vernissant,  vernish (anglais) Nous ne pensons pas qu’une telle dualité dans le traitement d’un certaine nombre de verbes soit le fait du hasard mais que cela est sous tendu  bel et bien par une dialectique voyelles/consonnes tout à fait délibérée!.

 

 

 

 

 

 

 

 

JHB  17 05 24

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jacques halbronn Linguistique . Le modéle cyclique ternaire: long-bref-long. féminin-masculin-pluriel

Posté par nofim le 13 mai 2024

jacques halbronn Linguistique Le modéle cyclique ternaire: long-bref-long, féminin-masculin-pluriel.

Pour nous, la grammaire obéit à une logique cyclique, donc circulaire Dans notre modéle ternaire, on passe du féminin -long- au masculin- abrégé- puis au pluriel (ou à un dérivé) – long. Exemple: grande,gran (d), grandement . constante, constan (t), constamment. Dans le cas de national, on commencera par le féminin « nationale » puis on passera au masculiin où la L final est occulté: nationa(l) en trosiéme position, celle du pluriel : nationaux
Se pose la question du marqueur de genre dans la conugaison. Les formes « Je mange », « tu manges » ne précisent pas (ou plus) le genre du locuteur ou de l’interlocuteur. En revanche, le verbe être associé à un participe verbal marque le genre sauf dans le cas du participe passé de la conjugaison du premier groupe (aimée/aimé au lieu de aiméde/aime(d). On peut dire je suis aimant, aimante mais j’aime, en revanche ne l’indique pas, et cela vaut aussi pour le pronom personnel de la première et deuxiéme personne du singulier et du pluriel , alors que la troisiéme personne distingue entre il et elle, ils et elles.

Rappelons que pour nous, contrairement à l’enseignement ordinaire du français, on ne passe pas du masculin au féminin mais bien du féminin au masculin, ce qui sous tend notre modéle circulaire.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

JHB 13 05 24

 

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jacques halbronn Linguistique comparée. Les langues syllabiques

Posté par nofim le 5 mai 2024

 

 

jacque s halbronn Linguistique   comparée. Les langues  syllabiques.

 

 Nos travaux ont mis en évidence le fait que le français possédait un clavier phonologique inaccessible aux locuteurs étrangers.   Il existe un premier état marqué par la syllabisation, c’est à dire la combinatoire consonne voyelle et un état supérieur, implliquant une séparation entres consonnes et voyelles, ce qui déterminait la formation d’une phonologie particulière à base de diphtongues d’une part  et de connexions entre consonnes de l’autre.

A titre d’exemple, prenons le cas des formes possessives du français: au singulier, on observera une forte récurrence du registre « vocalique »: mon, mien, ton,tien, son  sien, autant de forme utilisant la lettre n; Or, le diphtongue est pratiquement inconnue dans les autres langues européennes. En ce qui concerne le puriel, on trouve en français: notre et votre, ce qui met fin à la syllabisation en juxtaposant des consonnes non suivies de voyelles. tout comme pour les adjectifs  en « ble » (ce que nous appelons un participe futur à coté du participe passé et présent) comme possible ou des noms comme trouble. L’anglais  en est resté au stade syllabique,ne pouvant prononcer « à la française », lors de ses  emprunts massifs  au français. possible se rend par « possibel », centre par « center » sucre par sugar etc. On ne saurait parler de dégradation par rapport au français si l ‘on admet  que la syllabisation est un état inférieur mais lors de l’emprunt, il  n’y en a pas moins une dégradation. On signalera que les chuintantes correspondent également à un état supérieur du processus phonologique avec des sonorités inaccessibles pour les langues inférieures; Lors de l’emprunt, chat devient cat, char devient car, roche devient rock. Le probléme se pose également pour n doté d’un tildé,  Bretagne devient Britain.

 

 

 

 

 

 

 

JHB 05 05 24

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jacques halbronn Linguistique La dimension matricielle de l’écrit;

Posté par nofim le 2 mai 2024

jacques  halbronn Linguistique   La dimension matricielle de l’écrit;

 

Le français a cela de commun avec les langues sémitiques qu’il confère à l’écrit une certaine polyvalence. Autrement dit, le même écrit est susceptible de produire prononciations, ce qui confère à l’écrit une dimension matricielle.

Cela dit, il est devenu difficile de s’apercevoir de l’existence d’un tel phénoméne en raison d’aménagements ultérieurs qui auront tenté d’aligner l’écrit sur l’oral, ce qui constitue un contre sens patent, comme une inversion comme celle consistant à affirmer que le féminin se construit à partir du masculin alors que c’est tout le contraire.

Prenons le cas de  l’adjectif « grand », il n’est nullement nécessaire de mettre un « e » après le « d » dans la mesure où c’est le sujet qui est déterminant; On devrait donc avoir  il ou  elle  est grand et prononcer ou non le »d » de grand, selon les cas. Il est redondant de placer un  « e » dès lors que la régle est connue; Voilà donc un exemple significatif d’un écrit pouvant être lu différemment selon le contexte, ce qui vaut aussi pour les « liaisons ».   On peut être tenté de supprimer la consonne finale quand elle ne se prononce pas mais c’est risquer de désarticuler tout un circuit. Ainsi Bretaigne (archaiique) pourra donner Breton (g) mais perdre son g comme  Britain (g), Espaigne (archaique), Spain  (g)

 

En fait, l’écrit  est dans l’indéterminé, dans la puissance alors que l’oral est dans l’acte, dans la réalisation de ce qui était potentiel. Autrement dit, l’écrit serait matriciel, dans le  sens féminin de matière et de mater (mère), c’est à dire porteur de sonorités variables selon son décodage. Le français manifeste plus nettement que d’autres langues ce pouvoir de l’oral face à la polyvalence de l’écrit. Le même mot écrit peut se rendre de diverses façons, ce qui est aussi le cas des langues sémitiques (arabe, hébreu) si ce n’est que l’on aura souvent cherché à circonscrire  l’écrit.

 

 

 

 

 

 

JHB 04 05 24

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jacques halbronn Linguistique Langues consonantiques versus langues vocaliques La prononciation des .formes écrites « che » et « je »;

Posté par nofim le 2 mai 2024

jacques halbronn Linguistique  Langues consonantiques féminines versus langues vocaliques, masculines.  La prononciation des formes écrites « ch » et  je »

 

La langue française est une des rares langues qui ait su conserver  phonologiquement son registre vocalique alors que les langues que nous pratiquons  sont surtout axées sur le  registre consonantique. En ce sens, il y aurait bien des langues « masculines » parce que vocaliques face à un pluralité de langues « féminines » parce que consonantiques. Il y a eu certainement une déperdition si l’on en juge par les potentialités offertes par leurs écris respectifs. C’est ainsi que l’allemand a beau voir  la forme « ein », il ne sait plus la gérer dans un sens vocalique puisqu’il prononce le « n » final et est incapable de diphtonguer une telle tournure, pas plus que son « nein » qui fait pendant au « non » du français; Quant à l’hébreu moderne, on ne trouve point de combinatoire des voyelles alors qu’il abonde en associations de consonnes: La domination du français pourrait s’expliquer par une certaine répartition des rôles, le français assumant le rôle du mâle pénétrant dans le corps de langues femelles;

Abordons à présent une autre particularité du français à savoir les lettres « chuintantes ».


 

 

 

« On appelle consonnes chuintantes des fricatives dont le point d’articulation est compris entre les alvéoles et le début du palais (de postalvéolaire à prépalatal) : la sourde, [∫], apparaît en français à l’initiale de chat, et la sonore, [ž], à l’initiale de jeu.. »

Il semble bien que l’apprentissage de  l’anglais ne comporte pas l’accès aux chuintantes du français auquel il aura pourtant si massivement emprunté, au cours des siècles; Face à l’écrit qui voudrait l’usage d »un « ch » et d’un « j », il  les fait précéder d’une  » dentale », ce qui donne au lieu de chat, cat, (espagnol  gato) au lieu roche, rock; au lieu de  joie, « Djoye’,  au lieu de  « Jésus »  Djesus, James; Djames etc  Cela n’apparait pas nécessairement à l’écrit mais la prononciation  à l’oral fera la différence. On a ainsi:  chance, charm rendus « tchance », « tcharm » à l’oral. En ce qui concerne le cas de l’hébreu, l’on note que le français a « Jérusalem » alors que l’hébreu prononce « Yéroushalayim,  ou encore  Jonas face à Yona; Le J devient un Y. Ce qui pose la question de la lettre Yod, qui devrait être traitée comme un « J » On a ainsi Yérémyahou pour Jérémie: En revanche l’hébreu rend bien le son « che » comme pour Shalom (Shlomo pour Salomon),   Shnaym (deux), Asher etc

 

JHB 02 05 24

 

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jacques halbronn Anthropo Linguistique Pathologie de l’hébreu moderne. Le Tildé et le Shva.

Posté par nofim le 28 avril 2024

jacques  halbronn Linguistique  Pathologie de l’hébreu moderne. Les marqueurs de genre

 

Nous avons longtemps fait fausse route à propos des marqueurs de genre de l’hébreu. Cela tient au fait que l’hébreu est syncrétique et reléve de procédés successifs. C’est ainsi que la finale en « a » ne correspond pas à la structure première de cette langue, il s’agit d’un emprunt morphologique à d’autres langues : on pense notamment  à des langues latines comme l’italien ou l’espagnol. On ne devrait pas dire  at et Ata mais  Ant pour le masculin (avec diphtongue)  et   A-nt  pour le féminin L’arabe nous rappelle l’existence du ‘ant » pour la deuxiéme personne  du singulier comme du pluriel. Ce qui conduit à supposer l’existence d’une diphtongue pouvant se faire ou se défaire, alternativement. L’hébreu aura perdu en route  ce « n », qui correspond à un « tildé ».

  • انتَ » que l’on peut écrire “anta” en phonétique et qui se traduit par « toi » pour le masculin.
  • « انتِ » que l’on peut écrire “anti” en phonétique et qui se traduit par « toi » pour le féminin.
  • « انتما » que l’on peut écrire “antuma” en phonétique et qui se traduit par « vous deux » pour le masculin et le féminin.
  • « انتم » que l’on peut écrire “antum” en phonétique et qui se traduit par « vous » pour le masculin.
  • «انتن » que l’on peut écrire “antunna” en phonétique et qui se traduit par « vous » pour le féminin. 
  • L’arabe dialectal tunisien que nous avons appris à pratiquer en 1973 est capable de connecter les consonnes entre elles sans l’aide de voyelles, ce qui lui permet de respecter la « musique » du féminin alors que l’hébreu n’y parvient plus. En revanche, le français a gardé le sens du « sheva » à l’oral, en pratiquant volontiers le choc des consonnes tout comme il a également réussi à gérer la musique des voyelles en respectant à l’oral la diphtongaison. 

 

 L’inverse du tildé est le sheva, qui élimine la voyelle alors que le tildé l’amplifie.  Le « shva » sert à relier directement les consonnes entre elle alors que le tildé renforce le registre opposé, celui des sons « vocaliques ». On dira que le sheva peut être rendu par une apostrophe et le tildé par un « é » comme dans le cas des participes passés du français s’écrivant initialement « ed », ce qui a  été conservé dans l’emprunt anglais..

Autrement dit, à l’origine,l’hébreu marquait le genre en passant d’une domination des consonnes à une domination des voyelles. L’arrivée du marqueur féminin en « a » est venue perturber cette dialectique. 

On retrouve un cas du même ordre en allemand avec  le passage de eine à ein (de une à un); avec une prononciation  du e final au féminin  alors que le « e » sert à renforcer la consonne et non à servir de voyelle, le fémin étant à domination consonantique. Mais comme l’allemand a perdu l’usage de la diphtongue, il ne réalise plus celle du « ein »,  voué à la diphtongaison de par la présence du « n » et n’élimine pas le son consonantique  « n ». 

 

 

JHB 29 04 24

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jacques halbronn Linguistique . Les marqueurs de négation (en N) en hébreu et en français? Hybridité de l’hébreu.

Posté par nofim le 28 avril 2024

jacques halbronn  Linguistique . Les marqueurs de négation en hébreu et en français. Hybridité de l’hébreu

 

Dans la présentation des Dix Commandements, on remarque la répétition de la négation « Lo » dans le texte hébreu « lamed aleph » n2, 3, 6, 7, 8, 9  et 10. Mais ce mode de négation  est en concurrence avec un autre,  Ein Mazal , Pas de dépendance astrologique,  « Ein » (Ein Soph, l’infini, Ein davar (pas d’importance), Eyn baya (pas de probléme), Eyn safek (pas de doute); Ein Brekha (pas le choix), Ein Li moussag (je n’ai pas d’idée) et on peut dire en hébreu Ani Lo rotsé ou Eineni  rotsé (je ne veux pas), ce dernier relevant d’une langue plus recherchée. Eineni medaber, Ani Lo medaber, je ne parle pas.

CHEMOT   Exode  ch. 20 ; 1 à 13

וַיְדַבֵּר אֱלֹהִים, אֵת כָּל-הַדְּבָרִים הָאֵלֶּה לֵאמֹר. 
(1) אָנֹכִי יְהוָה אֱלֹהֶיךָ, אֲשֶׁר הוֹצֵאתִיךָ מֵאֶרֶץ מִצְרַיִם מִבֵּית עֲבָדִים
(2) לֹא-יִהְיֶה לְךָ אֱלֹהִים אֲחֵרִים, עַל-פָּנָי. לֹא-תַעֲשֶׂה לְךָ פֶסֶל, וְכָל-תְּמוּנָה, אֲשֶׁר בַּשָּׁמַיִם מִמַּעַל, וַאֲשֶׁר בָּאָרֶץ מִתָּחַת–וַאֲשֶׁר בַּמַּיִם, מִתַּחַת לָאָרֶץ. 
לֹא-תִשְׁתַּחֲוֶה לָהֶם, וְלֹא תָעָבְדֵם:  כִּי אָנֹכִי יְהוָה אֱלֹהֶיךָ, אֵל קַנָּא–פֹּקֵד עֲו‍ֹן אָבֹת עַל-בָּנִים עַל-שִׁלֵּשִׁים וְעַל-רִבֵּעִים, לְשֹׂנְאָי. וְעֹשֶׂה חֶסֶד, לַאֲלָפִים–לְאֹהֲבַי, וּלְשֹׁמְרֵי מִצְו‍ֹתָי. 
(3) לֹא תִשָּׂא אֶת-שֵׁם-יְהוָה אֱלֹהֶיךָ, לַשָּׁוְא:  כִּי לֹא יְנַקֶּה יְהוָה, אֵת אֲשֶׁר-יִשָּׂא אֶת-שְׁמוֹ לַשָּׁוְא. 
(4) זָכוֹר אֶת-יוֹם הַשַּׁבָּת, לְקַדְּשׁוֹ. שֵׁשֶׁת יָמִים תַּעֲבֹד, וְעָשִׂיתָ כָּל-מְלַאכְתֶּךָ. וְיוֹם, הַשְּׁבִיעִי–שַׁבָּת, לַיהוָה אֱלֹהֶיךָ:  לֹא-תַעֲשֶׂה כָל-מְלָאכָה אַתָּה וּבִנְךָ וּבִתֶּךָ, עַבְדְּךָ וַאֲמָתְךָ וּבְהֶמְתֶּךָ, וְגֵרְךָ, אֲשֶׁר בִּשְׁעָרֶיךָ. כִּי שֵׁשֶׁת-יָמִים עָשָׂה יְהוָה אֶת-הַשָּׁמַיִם וְאֶת-הָאָרֶץ, אֶת-הַיָּם וְאֶת-כָּל-אֲשֶׁר-בָּם, וַיָּנַח, בַּיּוֹם הַשְּׁבִיעִי; עַל-כֵּן, בֵּרַךְ יְהוָה אֶת-יוֹם הַשַּׁבָּת–וַיְקַדְּשֵׁהוּ. 
(5) כַּבֵּד אֶת-אָבִיךָ, וְאֶת-אִמֶּךָ–לְמַעַן, יַאֲרִכוּן יָמֶיךָ, עַל הָאֲדָמָה, אֲשֶׁר-יְהוָה אֱלֹהֶיךָ נֹתֵן לָךְ.
(6) לֹא תִרְצָח,  
(7) לֹא תִנְאָף
(8) לֹא תִגְנֹב,
(9) לֹא-תַעֲנֶה בְרֵעֲךָ עֵד שָׁקֶר.  
(10) לֹא תַחְמֹד, בֵּית רֵעֶךָ; לֹא-תַחְמֹד אֵשֶׁת רֵעֶךָ, וְעַבְדּוֹ וַאֲמָתוֹ וְשׁוֹרוֹ וַחֲמֹרוֹ, וְכֹל, אֲשֶׁר לְרֵעֶךָ. 

 

Alors Dieu prononça toutes ces paroles, savoir :
(1) Je suis l’Éternel, ton Dieu, qui t’ai fait sortir du pays d’Égypte, d’une maison d’esclavage.
(2) Tu n’auras point d’autre dieu que moi. Tu ne te feras point d’idole, ni une image quelconque de ce qui est en haut dans le ciel, ou en bas sur la terre, ou dans les eaux au-dessous de la terre. Tu ne te prosterneras point devant elles, tu ne les adoreras point ; car moi, l’Éternel, ton Dieu, je suis un Dieu jaloux, qui poursuis le crime des pères sur les enfants jusqu’à la troisième et à la quatrième génération, pour ceux qui m’offensent ; et qui étends ma bienveillance à la millième, pour ceux qui m’aiment et gardent mes commandements.
(3) Tu n’invoqueras point le nom de l’Éternel ton Dieu à l’appui du mensonge ; car l’Éternel ne laisse pas impuni celui qui invoque son nom pour le mensonge.
(4) Pense au jour du Chabbat pour le sanctifier. Durant six jours tu travailleras et t’occuperas de toutes tes affaires, mais le septième jour est la trêve de l’Éternel ton Dieu : tu n’y feras aucun travail, toi, ton fils ni ta fille, ton esclave mâle ou femelle, ton bétail, ni l’étranger qui est dans tes murs. Car en six jours l’Éternel a fait le ciel, la terre, la mer et tout ce qu’ils renferment et il s’est reposé le septième jour ; c’est pourquoi l’Éternel a béni le jour du Chabbat et l’a sanctifié.
(5) Respecte ton père et ta mère, afin que tes jours se prolongent sur la terre que l’Éternel ton Dieu t’accordera.
(6) Ne commets point d’homicide.
(7) Ne commets point d’adultère.
(8) Ne commets point de vol.
(9) Ne rends point contre ton prochain un faux témoignage.
(10) Ne convoite pas la maison de ton prochain ; ne convoite pas la femme de ton prochain, son esclave ni sa servante, son bœuf ni son âne, ni rien de ce qui est à ton prochain   

Nous pensons que l’usage du « lo » comme marqueur négatif   atteste d’une certaine dualité.

 WIKI Etymologie de Lo

« Du proto-sémitique la qui donne aussi لَاla (« non ») en arabe ». 
 La forme « Ein » nous intéresse car on la retrouve en français dans « im » (impossible, infini, indépendant etc), en anglais (unable, unfair), en allemand (unmöglich, impossible) outre qu’elle comporte des éléments disphtongables avec la présence du « n ».  On trouve également ce « n » dans  le double  n  du français « non » (diphtongué), « nein » (allemand) et « nicht  » alors qu’il se réduit à un seul  dans le « no »  et le not (qui devient don’t) de l’anglais, de l’italien, de l’espagnol. En russe, on trouve « niet ». Il y aurait un lien  entre la diphtongaison et la marque du négatif si ce n’est que celle ci aura le plus souvent disparu à l’exception notoire du français (à l’oral). S’agirait-il de l’impact des langues latines sur l’hébreu – en tout cas d’un lien – que l’on ne trouve nullement avec  « lo »? Il n’est pas indifférent que cette forme « lo » se trouve dans le Pentateuque (cf supra) dès le chapitre II, à propos de ce qu’il interdit de manger à Adam. Or nous avons montré que ce chapitre comportait une dénomination de la divinité distincte de celle du premier  chapitre à savoir Yahvé Elohim  au lieu de Yahvé. On  ajoutera que le verbe avoir en hébreu se construit avec la dite négation Ein, chaque fois que  l’on veut dire que l’on n’a pas, qu’il n’a pas. L’opposé du Ein est le Yesh, qui est affirmatif et qui n’est pas sans évoquer le « Yes » anglais ou le Ja allemand.

 

 Genése II 

יז וּמֵעֵץ, הַדַּעַת טוֹב וָרָע–לֹא תֹאכַל, מִמֶּנּוּ:  כִּי, בְּיוֹם אֲכָלְךָ מִמֶּנּוּ–מוֹת תָּמוּת.  17 mais l’arbre de la science du bien et du mal, tu n’en mangeras point: car du jour où tu en mangeras, tu dois mourir! »

 

Dans Exode III, on trouve la forme négative « Al » (Aleph, Lamed)

 

ה וַיֹּאמֶר, אַל-תִּקְרַב הֲלֹם; שַׁל-נְעָלֶיךָ, מֵעַל רַגְלֶיךָ–כִּי הַמָּקוֹם אֲשֶׁר אַתָּה עוֹמֵד עָלָיו, אַדְמַת-קֹדֶשׁ הוּא.  5 Il reprit: « N’approche point d’ici! Ote ta chaussure, car l’endroit que tu foules est un sol sacré! »

 Il  est clair  que la forme « lo » est moins intéressante que la forme « EIn ». Elle ne se conjugue pas au moyen de suffixes personnels à la différence du « Ein » et nous pensons que cela reléve d’un hébreu israélite.

Cette forme  négative « Ein », on la retrouve en français avec le préfixe « in » (incroyable), impossible, invincible -avec  diphtongue-  ou plus simplement « i »  irrationnel, illicite; L’on peut donc se demander si le « Ein » hébreu ne serait pas la marque d’une influence latine : Sol Invictus (Mithra) plutôt que l’inverse. Nous disposons de trois préfixes majeurs en  français, outre ce « im »(impossible), le « re » (retour) et le « de » (départ) Au  vrai, l’hébreu nous apparait comme l’anglais en tant que langue hybride avec ses deux modes de négation. On peut considérer l’impact de la dualité Ashkénazes/séfarades sur l’évolution duelle de l’hébreu

 

JHB 30  04 24

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jacques halbronn Du bon usae des traductions et des emprunts pour restituer des états antérieues

Posté par nofim le 24 avril 2024

Jacques Halbronn Du bon usage des traductions et des emprunts pour restituer des états antérieurs.

 

Les travaux consacrés à la traduction des Septante, notamment ceux de Jean Auwers illustrent la célébre formule tradutore/traditore à savoir que les traducteurs peuvent être tentés de présenter les textes à leurs façons. Bien plus,

 

Auwers;
« Plutôt qu’une traduction, la Septante est la Traduction : la première qui acquit ce statut dans la civilisation gréco-romaine et judéo-chrétienne » [1]
[1]
Alexis Léonas, L’aube des traducteurs. De l’hébreu au grec :…. Les premiers traducteurs n’avaient probablement aucun modèle de traduction auquel se référer pour traduire un corpus comme la Torah [2]
[2]
Cf. Sebastian P. Brock, « The Phenomenon of Biblical…. Quels choix ont-ils opérés ? Ces choix ont-ils été suivis par les traducteurs des livres suivants, puis par les Africains qui, au IIe s. de l’ère chrétienne, firent passer l’Ancien et le Nouveau Testament du grec en latin ? Quelles options sont solidaires du choix effectué par saint Jérôme de revenir à l’hebraica veritas ? Telles sont les questions auxquelles les pages qui suivent voudraient répondre.

 

 

ils peuvent présenter un état du texte plus authentique que des versions certes dans la langue d’origine mais plus tardives. D’aucuns ont même soutenu que les versions hébraiques pourraient dériver de la Septante. Nous même avons montré que l’anglais pourrait à l’avenir servir, du fait de ses emprunts, à reconstituer des états anciens du français et plus généralement, cela implique la comparaison des langues dans le cadre de la méthode du puzzle que nous avons préconisée.. Car traduction et emprunt vont de concert et l’on aurait bien tort de négliger un tel apport, et il ne faudrait pas négliger le processus des calques.

A ce propos, on s’intéressera à l’usage du « to » en anglais calqué sur le « à » français. To day est à rapprocher de ‘Au jour (d’hui) comme to morrow de A demain. Mais le cas de l’infinitif est assez remarquable Pourquoi l’infinitif anglais est il précédé de ce « to »? C’est qu’en français, on dit je veux à boire, donne-moi à manger, je n’ai rien à dire etc. (I have nothing to say). Mais c’est dans le registre de la prononciation que l’anglais nous est précieux en nous restituant des sonorités disparues en français comme joie devenu en anglais « joy » ce qui nous rappelle que le « y » vaut pour un « ie ». On devrait donc revenir à cette forme en français. D’ailleurs, au pluriel, city devient « cities ». De même, quand l’anglais prononce « possible » sous la forme « possibel », il nous fournit la prononciation du mot au féminin alors que le français n’a gardé que la prononciation plus condensée au masculin que l’anglais n’a pas pu intégrer. Il en est de même pour les formes en « ing » que l’anglais rend « au féminin et que le français assure au masculin, par la diphtongue (poing), qui devient au féminin poignée, la forme ing se transformant en ign. D’ailleurs, dans bien des cas, le français, à l’écrit, aura perdu le g : loin, soin,foin etc que l’on retrouve dans des textes plus anciens avec « juing » Mais là encore, l’anglais restitue la prononciation du « oin », quand il propose « point », « joint » sans la diphtongue. Nous avons déjà signalé le passage de nuit à night, de droit à right et il serait érronné de voir dans night et right des productions germaniques alors qu’elles derivent du français, le gh valant un y comme le français « ll »(vaille) C’est dire que sans l’anglais, on serait bien empéché de prétendre restituer les régles de l’oralisation du français lesquelles devraient être rétablies dans un avenir plus ou moins proche.

 

 

 

 

JHB 23 04 24

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jacques halbronn Anthropolinguistique et Société. Le singulier et le pluriel

Posté par nofim le 19 avril 2024

jacques  halbronn   Anthropolinguistique et Société. Le singulier et le pluriel 

 

Selon nous, l’usage du masculin et du féminin comme celui du singulier et du pluriel  est la marque d’un certain modéle d’organisation sociale.  On a déjà traité de la question du genre. On abordera ici celle du nombre.  Selon nous, le singulier concerne le langage du chef et le pluriel celui de la masse et il est clair que la masse doit subir une décantation pour parvenir à la singularité du capitaine (caput)

Ce n’est que progressivement que la masse aura fini par s’octroyer l’usage du singulier, renonçant  au  nous et au vous  pour le  je et le tu. Le seul fait d’utiliser les mêmes termes que l’élite aura contribué à affirmer une certaine égalité. entre le haut et le bas, chacun prétendant pouvoir se servir de la première personne du singulier, ce qui esr un contre sens au regard d’une anthropolinguistique au même titre que la  confusion  entre le masculin  et le féminin.

C’est là toute la question de l’usage d’un même signifiant  quand il est perçu comme référant à un même signifié. C’est ainsi que si deux personnes emploient le mot « dieu », on dira que cela renvoie nécessairement à une seule et même entité, ce qui est une prime à l’imitation et au mimétisme. 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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jacques halbronn La méthode du puzzle linguistique : recoller les morceaux

Posté par nofim le 19 avril 2024

jacques  halbronn   La  méthode du  puzzle linguistique : recoller les morceaux 

 La connaissance d’un certain nombre de langues nous permet de reconstituer un état antérieur dont les éléments se sont éparpillés mais cela vaut aussi pour décloisonner telle ou telle langue. 

C’est ainsi que nous connecterons d’une part le français et l’anglais -mais pas seulement-  au prisme du passage de l’écrit à l’oral mais aussi au sein même du français  l’indicatif et le subjonctif,  le premièr (type manger)  et le second « groupe » (type écrire) mettant ainsi fin à divers cloisonnements qui tiennent plus à la diachronie qu’à la synchronie   

 

I les marqueurs de genre pour les participes et les adjectifs

 

II le subjonctif complément de l’indicatif. Si l’on compare les deux groupes de verbes en français, on note que le second groupe aura conservé la consonne finale des participes passés (écrit) alors que le premier aura opté pour le e accentué se substituant à la consonne finale : j’ai mangé  versus j’ai écrit, ce qui donne au féminin  mangée  et écrite. Cette forme « mangée » aura succédé à ‘manged/e et dans ce cas les deux groupes se retrouvent sur  la même longueur d’ondes.

Mais le probléme du premier groupe ne se limite pas à ce traitement malheureux du féminin du participé passé – alors que pour le participe présent en « ant » son traitement est équivalent pour les deux groupes :saignant/e;  finissant/finissante.

En effet, le premier groupe ne marque pas de différence entre l’indicatif présent et le subjonctif présent: je mange, que je mange alors que le second groupe distingue nettement les deux formes: j’écris, que j’écrive, je sors, que je sorte etc   Notamment, l’on relévera que le présent singulier du premier groupe ne distingue pas les genres, je chante M et F.  En fait, le subjonctif pourrait être considéré comme une forme féminin en ce qu’il est plus long que l’indicatif – critère  que nous avons déjà exposé ailleurs- (que) j’écrive est plus long que j’écris,   (que) Je suive, plus long que je suis etc On pourrait donc décider d’utiliser « j’écrive » comme le féminin de j’écris, à l’indicatif tout comme « je sorte » comme le féminin « je sors ». Si l’indicatif présent du français n’est pas genré, je chante, il chante, elle chante, ils/elles  chantent etc , il peut être remplacé par le participe présent: je suis chantant (e), elle est chantant(e), ils/elles  sont chantants. Je suis pressé (e) aura remplacé pressed(e) comme attesté par l’emprunt anglais (limited, wanted)

 

 

 

 

II les marqueurs de genre pour le participe « futur » en « ble »

Nous appelons participe futur, un participe du troisiéme type que nous plaçons vis à vis de signifiant et signifié  en tant que « signifiable », condition préalable.  On observe que ce « participe futur » ne marque pas le  genre à l’oral du français actuel. Or, l’anglais apporterait ici une solution en ce qu’il prononce « possible » , écrit à l’identique, comme étant « possibele », ce qui est plus long surtout si l’on s’en tient à la prononciation contractée à la française « possibl »/ Autrement dit,  toutes les formes en « ble » seraient prononcée pour le féminin à l’anglaise et pour le masculin à la française. On retrouve d’ailleurs, selon le modéle ternaire (long/bref/long) exposé ailleurs, le substantif : possibilité, la forme courte étant encadrée par deux formes longues

  En ce qui concerne le participe présent (gérondif), l’anglais dispose du suffixe « ing » lequel comporte une possibilité de diphtongaison tout comme d’ailleurs l’allemand avec « end » ou l’espagnol avec ‘ando » alors que le français use da la forme « ant » qui est genrée (ant/ante).  Normalement, seule le masculin est voué à la diphtongaison, la place du « e » après la consonne finale devant dissoudre la dite diphtongue  comme  bonne/bon ou si l’on préfére, c’est la disparition du e qui permet l’abréviation puisque nous avons montré que l’on passait du féminin au masculin et non l’inverse comme c’est trop souvent enseigné. En ce sens, la forme anglaise ing devrait être diphtonguée au masculin comme dans « soin », « loin » etc en français et se prononcer « ing » mais avec une finale en « e  » Mais le ing peut s’inverser en « ign »,ce qui permet de constituer un marqueur de genre. Malin(g)/maligne.  On trouve par ailleurs poing et poignée, (blanc) seing  et signe.  Le français  Bretaigne devient Britain pour éviter la prononciation « gn » qui est aussi sophistiquée que celle du « ble », et du « tre » d’autant plus qu’il faut une bouce et une oreille formée à produire de telles sonorités, ce qui constitue un aspect peu connu de la phonologie, à notre connaissance. D’ailleurs, la frontière entre consonnes et voyelles est à géométrie variable, le E pouvant donner des effets inverses selon qu’il se trouve devant ou derrière une consonne. Le cas de la forme « ouie » est caractéristique, la combinaison IE  étant souvent rendue par le Y ou le LL voire par l’usage du tréma (ouïe) 

 

 

 

 

 

 

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