jacques Halbronn Surnature et Colonisation

Posté par nofim le 22 novembre 2021

jacques  Halbronn  Surnature et Colonisation

 

 

On a parfois du mal à retrouver ce qui a pu être « rangé » car le rangement introduit une dimension nouvelle et il ne sera pas toujours aisé de se rappeler où telle chose a pu être rangée. Ce qui signifie que l’on fasse appel à la mémoire davantage que pour ce qui n’a pas été rangé. On touche là, selon nous, à la problématique de la Surnature et de quelle façon, celle-ci nous dérange. 

Il y aura eu intervention, intrusion, quelque chose qui aurait pu ne pas se produire et donc qui va interférer peu ou prou avec le cours « normal » des choses. C’est pourquoi les gens qui rangent font probléme car il va falloir retrouver le processus suivi, le reconstituer.

En ce sens, toute forme de colonialisme produit de la Surnature, quelque chose d’improbable, n’obéissant pas à un nécessité absolue. C’est ainsi que la langue anglaise aura subi une forte dose, empreinte de surnature, du fait de l’influence lourde du français avec des combinaisons morphosémantiques improbables, ce qui va faire jouer la mémoire, plus qu’en français langue plus fluide, plus simple à explorer et à baliser du fait du faible niveau de ses emprunts, ce qui signifie que le français aura moins été « colonisé » que l’anglais. 

Quand les choses ne sont pas là où elles devraient être, on glisse vers la Surnature et c’est d’ailleurs ainsi que l’on est en mesure de déceler un tel phénoméne.

 

 

 

 

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Jacques Halbronn Du bon usage des tournures anglaises en français. Le cas du « leader ».

Posté par nofim le 21 novembre 2021

Jacques  Halbronn  Du  bon usage des tournures anglaises en français. Le cas du « leader ».

 

On n’est pas toujours à l’aise, en tant que francophone, face au statut  et  à l’impact de l’anglais. Il conviendrait de produire une charte à ce sujet. Nous préconisons d’éviter d’utiliser des termes anglais qui ne seraient pas issus d’un emprunt au français. En ce sens, le mot « leader » entré en français devrait être remplacé par le mot « master » lequels dérive du français « maître » (plus anciennement maistre, que l’on retrouve en allemand avec « Meister » (comme dans l’opéra de Wagner). Master a donné « Mister et « mistress ». Cela viendrait du latin « magister » que l’on retrouve dans « magistral ». Par conséquent,  on évitera de se servir de leader lequel n’a aucune origine franco-latine selon le principe de maintenir un état de la langue aussi transparent, sur le plan morphosémantique, que possible de sorte que le locuteur, dès le plus  jeune âge, puisse circuler aussi librement que possible, sans risquer de trébucher sur quelque étrange et improbable synonymie. Que va penser un petit françophone quand il entend parler de ‘leader », ce qui brouille ses repéres étymologiques? Laissons ce genre de désarroi à un petit Anglophone!

Mais peut-on sérieusement opposer l’anglais au français? Nous avons déjà insisté, dans d’autres textes, sur l’impérialité du français s’exerçant sur d’autres langues, ce qui nous fait qualifier le français d’Archi-langue (sur le modéle de l’Archi-leader ou de l’archi-master), c’est à dire d’une instance régissant d’autres instances qui lui sont devenues subalternes, satellites. 

En ce sens, une telle impérialité incite à un certain libéralisme, à tolérer de la diversité, que ce soit sur le plan linguistique, religieux,  géographique ou politique, au sein d’une nébuleuse. C’est ainsi que nous considérons que l’anglais ferait bel et bien partie de la nébuleuse francophone, avec les particularités qui sont les siennes. L’anglais prolongerait le français source,ce qui le situerait dans la diachronie plutôt que dans la synchronie.

 

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Jacques Halbronn Linguistique : pour une occultation de la consonne « L » en position finale

Posté par nofim le 27 octobre 2021

Jacques  Halbronn  Linguistique : pour une occultation de la consonne « L » en position  finale.

 

Peut-on lire national et nationale de la  même façon? On sait pourtant que la régle veut que l’on ne prononce pas une consonne finale, sauf dans certaines configurations. On respecte cette régle dans la plupart des cas et le L fait exception: on prononce artificiel et artificielle comme si cela s’ écrivait pareillement! Pourtant les exemples abondent en sens inverses: prononce-t-on le « r » des verbes à l’infinitif pour la première conjugaison? Prononce-t-on le « z » de la deuxiéme personne du pluriel?  Prononce-t-on le T à la fin de petit, prononce -t-on  ou non le D de grand, au masculin pour éviter de confondre avec « grande »? Prononce-t-on le « S » de vous, sinon devant une voyelle  de tous devant un mot débutant par une consonne? Ces régles ne sont pourtant pas compliquées et sont d’ailleurs respectées le plus souvent. On ne s’étonnera pas que les étrangers ne s’y retrouvent pas et répercutent à l’écrit la confusion de l’oral comme quand on lit « carte d’identité national  » au lieu de « nationale ». Il est grand temps de réformer l’enseignement du FLE, du français langue étrangère mais aussi de corriger certaines mauvaises habitudes par des campagnes. On se demandera si le phénoméne que nous décrivons d’occultation des consonnes émane du peuple, en tant que gardien de très anciennes traditiond ou si c’est là un apport d’une culture de Cour? Nous avons pu observer que dans le dialecte arabo-tunisien, lors d’un stage à la Bourghiba School,  durant l’Eté 1973, la combinaison des consonnes est largement repandue.

 

JHB  26  10 21

 

 

 

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Jacques Halbronn Le mauvais copieur est il un créateur?

Posté par nofim le 16 octobre 2021

Jacques  Halbronn   Le mauvais copieur est il un créateur?

 

En 1990, il y a 30 ans, nous avions participé à un collectif avec Anne Rose et Alain Kieser sur les Eloges paradoxaux ( Ed Le Lierre et le Coudrier). Nous avions notamment contribué par un texte, issu de l’un de nos mémoires de linguistique,( LINGUISTIQUE DE L’ERREUR ET EPISTEMOLOGIE POPULAIRE.1987)   intitulé « Créativité de l’erreur ». Il y a là en effet comme une sorte de paradoxe: si le copieur est fidéle à son modéle, il se verra accusé de plagiat alors que s’il trahit peu ou prou celui-ci,on insistera sur ce qui différe du dit modéle, ce qui permettra de relativiser l’ampleur de l’emprunt; L’erreur de copie, le contre-sens seraient alors la planche de salut du plagiaire, de l’emprunteur, du pillard.

La question qui se pose ici est celle de la cause du décalage entre la copie et l’original. Autrement dit, ce qu’on appelle erreur ne serait-il pas, au contraire, la preuve de l’originalité, de l’idiosyncrasie de l’emprunteur?  IL est clair que nombre d’emprunts du  français à l’italien sont marqués par un refuse du français de recourir au « o » et au « a » à la fin des mots. Si Leonardo devient Léonard, cela ne tient pas à une erreur de lecture mais à une volonté de profiler le terme emprunté de façon à ce que celui-ci ne détone pas dans le paysage.  En revanche, dans le cas de l’anglais, le résultat obtenu ne reléverait pas d’un processus d’intégration, d’assimilation de tel mot ou de telle série de mots mais d’une sorte d’apartheid linguistique, comme dans le cas des participes  avec finale en « ed » (à une époque où le français traitait ainsi le  participe avant de passer  au « é », ce qui permet de dater l’emprunt. En fait, l’emprunt parfaitement fidéle à l’original est l’exception si l’on considéré la question de la prononciation orale et ne se limite pas à la forme écrite. C’est ainsi que l’anglais n’aura pas réussi à capter les régles de prononciation de l’écrit français qui d’ailleurs sont en grande partie « non écrites ». A de rares exceptions près, il ne proinonce pas « correctement » les mots français, ce qui lui permet  ipso facto de se différencier du français. 

Si l’on passe du champ linguistique au champ  culturel, l’on se demandera par exemple si certaines spécificités du christianisme ne sont pas dues à des erreurs d’interprétation de textes bibliques plutôt qu’à une idéologie au départ radicalement différente. Comme on dit : errare humanum est, perseverare diabolicum.  Une fois l’erreur décelée, convient -il de la corriger?

 

 

JHB

16 10 21

 

 

 

 

 

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Jacques Halbronn La question des ajouts : du Livre de la Création et de son traitement de l’alphabet hébraïque aux Centuries nostradamiques/ Les alphabets grec, phénicien, arabe

Posté par nofim le 15 octobre 2021

Jacques  Halbronn La question des ajouts : du Livre de la Création et de son traitement de l’alphabet  hébraïque aux Centuries nostradamiques. Les alphabets grec, phénicien, arabe.

 

Dans le cas des Centuries, l’on sait que la centurie VIéme se terminait par un Avertissement de cloture/

 LEGIS CAUTIO CONTRA INEPTOS CRITICOSQui legent hos versus, mature censunto;Prophanum vulgus & inscium ne attrectato.Omnesque Astrologi, Blenni, Barbari procul sunto,Qui aliter faxit, is rite sacer esto dont on connait une variante Cantio au lieu de Cautio (cf P. Brind’amour,  Nostradamùs astrophile, Klincksieck; 1993). Mais cela n’empêcha pas d’ajouter des quatrains qui donneront une « septiéme centurie » d’ailleurs restée incompléte avec une quarantaine de quatrains seulement.Il exitse d’ailleurs  une série de 58 sixains  qui permettent de compléter les 42 quatrains de la VIIe centurie. Mais   une telle addition s’accompagnera (cf édition Saint Jaure, Anvers 1590) de la suppression du dit Avertissement latin, ce qui permettait de laisser entendre que dès le départ, il était bel et bien prévu 7 centuries pour le premier volet (cf les tentatives de Patrice Guinard dans ce sens). Or l’on trouve un précédent remarquable mais à notre connaissance non signalé en ce qui concerne la genése de l’alphabet hébraïque lequel comporte 22 lettres (sans compter les 5 lettre finales qui permettent de compléter la troisiéme colonne des  centaines..(cf  http://andre.gagnoud.free.fr/HEBREU/andre.gagnoud.free.fr_-_Alphabet_Carre_et_Cursif_-_Consonnes.pdf) de façon à arriver  à 27 (22+ 5). 

 

Ce qui joue le rôle de marqueur conclusif  que joue dans les Centuries le sceau latin  à la fin de la VIe centurie, est la lettre Tsadé qui se trouve en 18e position dans l’alphabet hébraique leque s’organise en deux colonnes de neuf lettres, une pour les unités de Aleph à teith et une pour les dizaines de Iod à Tsadé. Et au delà nous avons 4 lettres pour la colonne des centaines, ce qui est insuffisant d’où l’expédient signalé des 5 lettres finales, permettant de dédoubler 5 lettres déjà présentes parmi les 18 lettres des deux colonnes. On nous objectera que « rien » ne prouve que le tsadé ait jamais joué un tel rôle.

Notre argumentation  est la suivante:

 

 

1: dans l’alphabet « latin » à 26 lettres  que nous utilisons, la dernière lettre n’est-elle pas le  « z » dont le nom se dit « Zéde », ce qui est extrémement proche du » tsadé » on en conviendra surtout dans la prononciation allemande du « z » en ‘ »ts » (Zwei: deux, Zeit: temps etc) qui s’est perdue en français.

 

2 le Tsadé est la seul lettre composée de deux sons : T et S, soit le teith et le samekh, ce qui en fait la lettre « ultime ».

 

3 Nous avons montré il y  a déjà 45  ans (Clefs pour l’astrologie, Seghers 1976, pp. 188 et seq) que la première lettre de l’alphabet de l’hébreu était non pas le Aleph mais le Qoph, au vu du Sefer Yetsira ou Livre de la Création (Yetsira comportant d’ailleurs le tsadé). Ce qui donne Qoph (une des 12 lettres simples)au début et Tsadé à la fin. Or, ces deux lettres forment « Qets » qui signifie « bout », ‘extrémité. (Qatsé, Qitsoni)

 

On aurait donc ajouté 4 lettres aux 18 du systéme initial tout comme on ajoutera une quarantaine de quatrains aux 6 centuries regroupant, comme leur nom l’indique, 600 quatrains Mais le tsadé sera resté en 18e position (en tant que l’une des 12 lettres simples, liées aux 12 signes du zodiaque, selon le Sefer Yetsira. Les six autres lettres , pour arriver à 18  étant associées aux planétes (Bagadkaphat: beith guimel, daleth, Kaph, Pé, Thav). On les appelle doubles parce qu’elles ont une double prononciation C’est ainsi que la lettre Péh donne soit le son « pé » soit le son « ef », dualité que l’on retrouve avec le p suivi ou non d’un h,  tout comme le T suivi ou non du h (en anglais)/  Mais comment se fait il alors que le Thav se retrouve en 22e position, donc dans le groupe additionnel alors qu’il devrait figurer parmi le groupe des 18? Et pourquoi le Qoph, signalé par le Sefer Yetsira comme une des lettres simples, se trouverait lui aussi dans ce groupe additionnel de 4? On ajoutera que dans le SY, la lettre Resh  est comptée comme une septiéme lettre double, probablement parce qu’il y a 7 planétes alors que grammaticalement elle n’a pas ce statut en hébreu.(cf  https://boowiki.info/art/juifs-textes-sacres/sefer-yetzirah.html)

 

Il apparait assez clairement que le Tsadé ou le Zéde est censé marquer la fin de l’alphabet et que dans le cas de l’hébreu,  l’on n’aura pas su changer la place du Tsadé après l’addition de 4 lettres supplémentaires, désignées par le Sefer Yetsira comme « lettres mères » : Aleph, Mem, Shin mises en  rapport avec les 4 Eléments -feu, terre, air, eau) On observe que le Mem est en fait une des 12 lettres simples au sein des 2 colonnes de 9 et qu’elle aura été placée cependant  parmi les lettres mères!

 

/ On  a vu que le aleph à un certain stade aura été placé en tête de l’alphabet hébraique alors qu’il n’était qu’en tête du groupe des lettres mères. Autrement dit, le Aleph aura été perçu, à un certain stade, comme ouvrant l’alphabet. Ce qui obligeait à permuter avec le Qoph/ On a donc ici le probléme des deux marqueurs, le Aleph pour le début et le Tsadé pour la fin mais en réalité,  le Aleph aurait du rester en tête du groupe additionnel/ En effet, selon nous, le Sefer Yetsira nous fournit une description  symétrique en deux colonnes:

 

niveau 1   Qoph et Yod: deux lettres simples

niveaux 2, 3  et 4 : six lettres doubles

niveaux 5, 6, 7, 8 et 9  : dix lettres simples.

 

En quel honneur, ces déplacements du Qoph,lettre simple  permutée avec le Aleph , lettre mère, et du Mém,  lettre simple  permuté avec le Pé, lettre double et devenue lettre mère? La seule lettre mère qui n’aura pas bougé est le Shin. Mais là encore, pourquoi trois lettres mères pour un groupe de 4 dans la troisiéme colonne  incomplète? Parce que le Resh aura été ajouté au groupe des lettres  doubles pour arriver à 7 (planétes dont les luminaires, que l’on retrouve dans les jours de la semaine). Mais le Resh est en fait à sa place dans l’alphabet hébraique devant le Shin et est bien une des 4 et non des 3 lettres mères.

Quand on sait toute l’importance qu’a le classement des lettres de l’alphabet hébreu pour la pratique de la guématrie, laquelle permet de calculer la valeur numérique d’un mot et de rapprocher deux mots ayant même valeur numérique, on conçoit que notre recherche est susceptible de perturber quelque peu tout une sémantique.(J. P.Brach dans son Que Sais je sur la symbolique des nombres ne signale pas nos Mathématiques Divinatoires, Paris, 1983, parues dix ans plus tôt et qui posent notemment le rapport entre les chiffres et les lettres.

 

Référons nous à présent au tableau ci-dessous qui place en paralléle l’alphabet grec et le phénicien dont le nom des lettres est très proche de celui de l’hébreu/

 

 

 

 

 

 

Lettre
capitale
Lettre
minuscule
Nom Translittération Phonème principal Lettre
phénicienne
Grec
ancien
Grec
médiéval
(polytonique)
Grec
moderne
Français
(grec classique)
Français
(grec moderne)
Grec
ancien
Grec
moderne
1 Α α ἄλφα άλφα alpha alfa a [a] Aleph (ʾāleph)
2 Β β (var. ϐ) βῆτα βήτα bêta vita b (classique) ; v (moderne) [b] [v] Beth (bēth)
3 Γ γ γάμμα γάμμα
γάμα
gamma gama g [g] [ɣ], [ʝ] Gimel (gīmel)
4 Δ δ δέλτα δέλτα delta delta d ; parfois dh (moderne) [d] [ð] Daleth (dāleth)
5 Ε ε εἶ ἒ ψιλόν έψιλον epsilon epsilon e [e] [ɛ] He ()
6 Ζ ζ ζῆτα ζήτα zêta zita z [d͡z] [z] Zayin (zayin)
7 Η η ἦτα ήτα êta ita ê (classique) ; i (moderne) [ɛː] [i] Heth (ḥēth)
8 Θ θ θῆτα θήτα thêta thita th [] [θ] Teth (ṭēth)
9 Ι ι ἰῶτα ιώτα
γιώτα
iota iota i [i] Yodh (yōdh)
10 Κ κ κάππα κάππα
κάπα
kappa kapa k [k] Kaph (kaph)
11 Λ λ λάϐδα λάμϐδα λάμδα
λάμβδα
lambda lamda l [l] Lamedh (lāmedh)
12 Μ μ μῦ μι
μυ
mu mi m [m] Mem (mēm)
13 Ν ν νῦ νι
νυ
nu ni n [n] Nun (nun)
14 Ξ ξ ξεῖ ξῖ ξι ksi/xi xi ks, x [ks] Samekh (sāmekh)
15 Ο ο οὖ ὂ μικρόν όμικρον omicron omikron o [o] [ɔ] Ayin (ʿayin)
16 Π π πεῖ πῖ πι pi pi p [p] Pe ()
17 Ρ ρ ῥῶ ρω rhô ro r [r] [ɾ] Res (rēš)
18 Σ σ (var. ς) σῖγμα σίγμα sigma sigma s [s] Sin (šin)
19 Τ τ ταῦ ταυ tau taf t [t] Taw (tāw)
20 Υ υ ὒ ψιλόν ύψιλον upsilon ipsilon u (classique) ; y, v, f (moderne, selon contexte) [y] [i] Waw (wāw)
21 Φ φ/ϕ φεῖ φῖ φι phi fi ph (classique) ; f (moderne) [] [f] origine
discutée
22 Χ χ χεῖ χῖ χι khi/chi chi kh [] [x], [ç]
23 Ψ ψ ψεῖ ψῖ ψι psi psi ps [ps]
24 Ω ω ὦ μέγα ωμέγα oméga omega ô [ɔː] [ɔ] Ayin (ʿayin)

 

 

On y note l’absence du Vav avant le Zayin ou le Zéta grec, ce qui place le teith en huitiéme et non en neuvième position.  Quant au Tsadé de l’hébreu.Le  vav occupe une position dans ces alphabets correspondant à notre lettre « U » (upsilon) en 20e position. Ainsi, il ressort que le Vav de l’hébreu aura été placé  à cet endroit pour obtenir une série de 9 plaçant le Yod en tête de la seconde colonne, avec valeur 10 alors que sur le dit tableau, le iota est en neuviéme et non en dixiéme position.. Il y aura eu réaménagement. Quant au tsadé, il s’apparente à la lettre grec Psi (psyché) Or, dans l’alphabet phénicien tel ‘que il est présenté dans le dit tableau, on ne trouve rien qui ressemble de près ou de loin à Tsadé ou à Psi. On trouve également dans le dit alphaber grec le « Ksi » correspondant au Samekh de l’hébreu  puisque situé après le mem et le noun, le son du samekh renvoyant au « s » que l’on trouve dans le Psi comme dans le Ksi.. Nous en concluons que c’est bien l’alphabet hébreu qui aura impacté l’alphabet grec et non l’alphabet phénicien lequel n’aurait pu donner lieu à Psi ou à Ksi, ce qui correspond dans notre alphabet au X et au Z.

Examinons à présent l’alphabet arabe selon l’ordre de ses  « valeurs numériques. On note que c’est la lettre sad   qui correspond comme en hébreu à 90 mais plus généralement il y a un alignement parfait entre les deux séries alphabétiques et nous en concluons que l’alphabet hébreu aura servi de référence à l’agencement de l’alphabet arabe sous sa forme actuelle et non sous sa forme restituée que nous avons proposée. C’est ainsi que la série 100-200 300  400 est en tous points identique entre l’arabe et l’hébreu. Ce serait donc un emprunt relativement tardif.

 

Sād صـــــصـــــص

 

 

 

Isolée Nom Finale, médiane, initiale Valeur numérique DIN-31635 EI Phonème en arabe
ء (†) hamza أ, إ, ؤ, ئ - ʾ ʔ
ا Alif اـــــا (*) 1 ā / â (‡) ā / â (‡)  (‡)
ب بـــــبـــــب 2 b b b
ت تـــــتـــــت 400 t t t
ث Thā ثـــــثـــــث 500 th θ
ج Jīm جـــــجـــــج 3 ǧ dj d͡ʒ
ح Ḥā حـــــحـــــح 8 ħ
خ Khā خـــــخـــــخ 600 ḫ / ẖ kh x
د Dāl دـــــــد 4 d d d
ذ Dhāl ذـــــــذ 700 dh ð
ر رــــــر 200 r r r
ز Zāy زـــــــز 7 z z z
س Sīn ســـــســـــس 60 s s s
ش Shīn شـــــشـــــش 300 š sh ʃ
ص Sād صـــــصـــــص 90
ض Ḍād ضـــــضـــــض 800
ط Ṭā طـــــطـــــط 9
ظ Ẓā ظـــــظـــــظ 900 ðˁ
ع Ayn عـــــعـــــع 70 ʿ / ‘ ʿ / ‘ ʕ
غ Rhayn غـــــغـــــغ 1000 ġ gh ɣ
ف فـــــفـــــف 80 f f f
ق Qāf قـــــقـــــق 100 q q
ك Kāf كـــــكـــــك 20 k k k
ل Lâm لـــــلـــــل 30 l l l
م Mīm مـــــمـــــم 40 m m m
ن Nūn نـــــنـــــن 50 n n n
ه هـــــهـــــه 5 h h h
و Wāw وــــــو 6 w w w ou 
ي Yāʾ يـــــيـــــي 10 y y j ou 

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Jacques Halbronn L’incohérence de l’ordre alphabétique de l’hébreu et du français

Posté par nofim le 14 octobre 2021

Jacques  Halbronn   L’incohérence de l’ordre alphabétique de l’hébreu et du français

 

Les alphabets témoignent de la dégradation des  séries alphabétiques, ce qui pourrait sembler tout à fait secondaire si la numérologie, l’onomancie, ne s’appuyaient sur les dites séries lesquelles font correspondre lettres et chiffres. Rappelons que les chiffres romains sont extraités des lettres et que les chiffres arabes (cf nos Mathématiques Divinatoires, Paris, Trédaniel, 1983) dériveraient selon nous de l’alphabet cursif tel que conservé en hébreu. Comme dans le cas de l’astrologie, nous voyons la divination instrumentaliser un méta-langage en le prenant, c’est le cas de le dire, à la lettre, ce qui aura sous tendu la critique de l’astrologie à propos de la précession des équinoxes.

 

I l’alphabet hébreu L’on dispose d’un commentaire de l’alphabet hébreu  avec le Sefer Yetsira (Livre de la Création ou de la Formation) qui classe les 22 lettres en trois groupes, les lettres mères, les doubles, les simples, ce qui correspondrait respectivement aux Eléments, aux planétes et aux signes  zodiacaux. Dès 1976, dans Clefs pour l’astrologie, nous signalions certains décalages (pp. 188 et seq), ce qui nous amena à proposer de permuter le Aleph (lettre mère) et le Qoph (lettre simple selon le classement du S. Y.) Si l’on prend la première lettre d’une série de 18 lettres (2×9) correspondant aux unités et aux dizaines, et la dernière lettre, l’on a le Qoph  et le Tsadé, ce qui donne Qets, l’extrémité, le « bout » Qatsé). Ce Tsadé final  apparait dans l’alphabet l »atin » avec la lettre « z » dernière lettre du dit alphabet dont l’intitulé « Zéd » renvoie au Tsadé, surtout si l’on prononce le z à l’allemande comme un « ts » « 

 

 

 

II. L’alphabet « latin »

 

L’on sait que l’ordre des lettres dans l’alphabet latin est calqué sur celui de l’alphabet  grec et celui-ci sur l’alphabet hébreu ou en tout cas phénicien. La comparaison entre les séries alphabétiques fait ressortir certaines anomalies. C’est ainsi que la lettre Samekh de l’hébreu correspond numériquement à la lettre « O » du français. Cela tient au fait que cette lettre samekh a la forme d’un O! Normalement, cet alphabet latin ne devrait pas comporter de voyelles. Or, la lettre Hé de l’hébreu est rendue dans notre alphaber par un « é » parce que le son é sert à désigner cette lettre , alors que la consonne correspondante est un « h »‘ Quant au H de notre alphabet, il correspond numériquement  au Heith de l’hébreu, qui est une gutturale(comme dans le cas du « ch » allemand) Mais pour le reste des lettres, les correspondances sont tout à fait fidéles, ce qui  justifie notre méthodologie. En fait,  les  adaptateurs  de l’alphabet hébreu à l’alphabet latin, se trouvèrent face à deux lettres « T » en hébreu, le teith et le Thav et ils optèrent pour le Thav, ce qui explique que notre « t » se trouve à la suite de q, de r et de s et que le teith a été remplacé comme on a vu par la lettre ‘i ». Même chose dans le cas du « S », qui correpondait à la fois au shin et au samekh. Ils optèrent pour le shin et le samekh fut associé, comme on a vu, avec la lettre « O »

 

 

 

Il convient ici d’accorder la plus grande importance au tsadé qui ne saurait se confondre avec le zayin, comme cela se pratique en française dans la prononciation de la lettre z » qui a valeur 7  alors que le tsadé a  valeur 90. Dans notre alphabet,  le Zayin correspond à la septiéme lettre le « g » qui devrait en fait être associé à la lettre « c », qui correspond au « guimel ».. Quand au Vav de l’hébreu, en sixiéme position, il donne dans notre alphabet la lettre « F ». Enfin, on note l’absence de la correspondance avec la lettre « teith », en neuvème position, le son T étant limité dans notre alphabet à la lettre « thav » Ce qui fait que notre lettre « I » se situe en neuvième position et non en dixiéme position comme dans l’alphabet hébreu! Mais comme le I  est suivi du J- ce qui correspond à un dédoublement, dans notre alphabet, l’on obtient bien une correspodance entre Yod et « J », en onziéme position.

Cette lettre ultime Tsadé est la seule de l’alphabet hébreu à donner un son comportant deux consonnes, d’où le son « TS ». On retrouve cette lettre Tsadé dans Tsadiq, le Sage, Tsedeq, Jupiter, dans Erets, la Terre. En français, la lettre Z  s’entend très peu car dans le suffixe « ez (deuximéme personne du pluriel de notre conjugaison), elle ne se prononce pas, pas plus que le « er, sauf en cas de liaison. Selon nous, le système s’arrêtait initialement à la I8e lettre, le Tsadé et au delà il s’agira d’une addition de 4 lettres. On retrouve la même problématique dans le cas des Centuries attribuées à Nostradamus avec l’insertion d’appendices. (cf nos travaux sur ce sujet, par exemple le groupe Nostradamus recherche,  sur Face Book)

 

 

 

JHB 15 10  21

 

 

 

 

 

 

 

 

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Jacques Halbronn Les troubles morphosémantiques liés à l’emprunt linguistique.

Posté par nofim le 6 octobre 2021

Jacques  Halbronn  Les  troubles morphosémantiques liés à l’emprunt linguistique.

 

En principe, les champs morphosémantique doivent présenter une certaine homogénéité morphologique  et étymologique, bref les mots qui ont grosso modo le même sens doivent se ressembler, avoir un air de famille.

Ce qui vint perturber un tel idéal tient pour une grande part à l’emprunt linguistique, ce qui va  accroitre les cas de synonymie, lorsque le sémantique l’emporte sur le morphologique.

Lorsqu’une langue échappe à ce travers, elle offre une certaine transparence et une forte prévisibilité. L’enfant face à une langue ayant ce profil n’aura pas de mal à se retrouver dans cette langue. Inversement, une langue qui est marquée par des troubles morphosémantiques  ne pourra se fier à ses perceptions sensrielles et devra intégrer une tradition orale sous tendant le phénoméne de synonymie.

Dans un précédent article traitant du passage de l’écrit à l’oral, nous avions insisté, notamment dans la cas du  français sur le poids d’une  tradition orale venant corrige l’écrit. Or, dans le cas de l’anglais, le probléme va se poser en raison de l’hétérogénéité  des composantes d’un même ensemble morphosémantique. C’est ainsi  que pour indiquer la  « fin » en français on a  final, finir, finalement, etc , en revanche en anglais on a tantôt  finish tantôt end, du fait du poids du français au sein de cette langue que l’on peut ipso facto qualifier d’hybride.

Or dans le cas de l’anglais, la question est d’autant plus inquiétante qu’il s’agit de la langue actuellement dominante et partie pour le rester tout au long du présent siècle voire bien au delà., se substituant au français lequel domina l’Europe durant les siècles précédents et qui aura marqué l’anglais depuis le XIe siècle ( Conquéte normande, 1066) Nous dirons que la langue française est riche d’une double fluidité, tant sonore que sémantique. Sonore en ce qu’elle enchaine les mots les uns aux autres au lieu de les tenir séparés  et sémantique en ce qu’elle n’utilise qu’une seule et même racine pour couvrir un certain champ quand l’anglais en utilise deux, n’ayant aucun rapport entre eux sur le plan formel (morpho)

 

 

 

 

 

 

 

 

JHB

06 10 21

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jacques Halbronn Le français et l’hébreu autour du « sheva » et du « e ».

Posté par nofim le 6 octobre 2021

jacques  Halbronn    Le français et l’hébreu  autour du « sheva » et du « e ». 

 

Nous pratiquons ces deux langues,  l’une comme langue maternelle et l’autre acquise autour de nos 20 ans et il  se trouve  que celles-ci offrent quelques points communs  quant à leur traitement de la dialectique consonne. voyelle, au prisme de l’oral et de l’écrit. Cela dit, l’hébreu aura connu bien des tribulations et des discontinuités dans sa pratique et c’est pourquoi le français permettrait mieux de restituer  une certaine idée du traitement de la langue à laquelle tant de langues sont largement étrangères, de nos jours.

Quand on interroge un francophone sur les régles de prononciation du français, il faudra le plus souvent et dans le meilleur des cas, se contenter de formules indiquant que les consonnes  finales en français sont en quelque sort « masquées » quand on passe de l’écrit à l’oral. C’est ainsi que le pluriel du français  est peu rendu: on pense au « s » qui est censé ne pas se prononcer  en position terminale, sauf en cas de « liaison ».  La langue anglaise en dépit de tous ses emprunts au français ne sera pas parvenue à respecter cette régle aura  suivi l’exemple de l’espagnol et d’une façon générale, elle n’aura pas maintenu une pratique d’occultation comparable à celle du français. Quant à  l’hébreu, il dispose du « sheva »..

Articke Wikipedia;

« Un shewa est un signe diacritique de l’alphabet hébraïque. Il sert à noter :

  • soit une voyelle très brève [ə], analogue à un e « muet » en français (« maintenant »). Dans ce cas, il est appelé shewa mobile.
  • soit l’absence totale de voyelle (). Dans ce cas, il est appelé shewa quiescent »

 

De fait, si l’on prend la conjugaison d’un verbe en hébreu  on trouve, par exemple:  ani Kotev, au présent (Iere personne du singulier)  mais Likhtov, à l’infinitif . Dans le premier cas, les consonnes sont  séparées par une voyelle, dans le second cas, deux consonnes s’enchainent, le Kaph n »étant pas sépare du Thav. Cela vaut aussi pour le présent pluriel :  Kotvim/

En français  la négation  « ne »  permet le plus souvent de lier deux consonnes entre elles   je ne trouve pas, se prononcera « je n’trouve pas » ce qui a été repris par l’anglais avec  I don’t,  I can’t, avec usage de l’apostrophe, ce qui n’est pas le cas du français au niveau de l’écrit. C’est là une particularité du français de l’existence de pratiques non explicitement marquées à l’écrit. Il y a donc là une tradition non écrite qui entre en jeu et qui a pu se perdre en hébreu, ne se maintenant que pour la conjugaison.

Essayons de reformuler cette pratique orale du français, et ce, en dépit du fait que l’on ne dispose pas d’enregistrements, de notations de cette oralité  avant le milieu du XIXe siècle si ce n’est par le biais de quelques  chansons ou poémes.

Nous dirons que la lettre « e » en français ne saurait être considérée comme une voyelle ordinaire mais plutot comme une interface entre voyelles et consonnes.  Si une consonne est suivie d’un « e », elle se prononce. Si elle n’est pas suivie d’un « e » elle n’est pas censée se  faire entendre, c’est notamment le cas pour marquer le masculin et le féminin.. Exemple: grand et grande et l’on observe ainsi un principe assez proche de ce qu’on a signalé plus haut pour l’hébreu mais à un autre niveau.

Nous dirons  par ailleurs que le « e » situé entre deux consonnes au sein d’un même mot ou dans le cas d’une séquence permet de les combiner, comme on l’a vu pour la négation. Mais le e s’éclipse devant une voyelle:  on ne dira pas je te aime mais je t’aime mais cette fois cette régle aura impacté l’écrit. On a donc en français deux cas de figure: l’occultation du « e » indiquée à l’écrit  et l’occultation du « e » non indiquée à l’écrit mais ne s’imposant pas moins. Cette double pratique peut évidemment dérouter. Ainsi, au lieu de « je vois », on dira « j’vois » alors que l’écrit ne marque pas d’apostrophe même si parfois, cela est indiqué:  petit  se prononce « ptit » et est parfois indiqué à l’écrit « p’tit » notamment dans les partitions de chant qui étaient très populaires autrefois.  On en donnera un exemple ci dessous avec  Le « p’tit Quinquin » de  Raoul de Godewarsvelde

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Dors min, min ptit quinquin,
Min ptit pouchin,
Min gros rogin !
Te m?fras du chagrin
Si te n?dors poin chqu?à dmain.
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Ainsi l?aute jour unne pauve dintelière,
In amiclotant sin ptit garchon
Qu?i, dpui tros carts d?eure, ene faijot qu?brère,
Tachot d?l?indormir par unne canchon.
Èle li dijot : Min Narcisse,
Dmain t?aras du pain d?épice,
Du chuke à gogo
Si t?es sache et qu?te fais dodo?
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Dors min, min ptit quinquin,
Min ptit pouchin,
Min gros rogin !
Te m?fras du chagrin
Si te n?dors poin chqu?à dmain.
————————————————-
Et si te m?laiches faire unne bonne semainne,
J?irai dégager tin biau sarau,
Tin pantalon d?drap, tin gilliet d?lainne,
Comme un ptit milord te sras faraud !
J?tacatrai, l?jour del ducasse,
Un polichinel cocasse,
Un turlututu
Pour juer l?air du Capiau-pointu
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Dors min, min ptit quinquin,
Min ptit pouchin,
Min gros rogin !
Te m?fras du chagrin
Si te n?dors poin chqu?à dmain.
————————————————-
Nous irons din l?cour Jannète-as-Vakes
Vir les marionnètes. Conme te riras,
Quant t?intindras dire : ?Une doupe pou Jake !?
Pa l?polichinel qu?i parle maga.
Te li metras din s?menote,
Au lieu d?doupe, un rond d?carote !
I t?dira merci,
Pinse conme nous arons du plaisi !
————————————————-
Dors min, min ptit quinquin,
Min ptit pouchin,
Min gros rogin !
Te m?fras du chagrin
Si te n?dors poin chqu?à dmain.
————————————————-
Et si par asard sin maite I s?fache,
Ch?est alor, Narcisse, que nous rirons.
San nn?avoir invie, j?prindrai mn?air mache,
J?li dirai sin nom et ses sournoms !
J?li dirai des fariboles,
I m?in répondra des droles,
Infin, un chacun
Vera deus pestakes au lieu d?un ?
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Dors min, min ptit quinquin,
Min ptit pouchin,
Min gros rogin !
Te m?fras du chagrin
Si te n?dors poin chqu?à dmain.
————————————————-
Alor, sère tes ieus, dors min bononme,
J?va dire une prière à Ptit-Jésus
Pour qu?i vyinne ichi, pindan tin sonme,
T?faire réver qu?jai les mains plainnes d?écus !
Pour qu?i t?aporte une cokile
Avec du chiro qu?i guile
Tout l?long d?tin minton,
Te t?poulèkras tros eures de long !
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Dors min, min ptit quinquin,
Min ptit pouchin,
Min gros rogin !
Te m?fras du chagrin
Si te n?dors poin chqu?à dmain.
————————————————-
L?mos qu?i vyint, d?Saint-Nicola ch?est l?fiète,
Pour sûr, au soir, i vyindra t?trouver.
I t?fra un sermon et t?laichra mète
In-dzou du balo un grand painnié ?
I l?rimplira, si t?es sache,
D?séquois qu?is t?rindront bénache,
San cha, sin baudet
T?invoira un grand martinet.
————————————————-
Dors min, min ptit quinquin,
Min ptit pouchin,
Min gros rogin !
Te m?fras du chagrin
Si te n?dors poin chqu?à dmain.
————————————————-
Ni les marionnètes, ni l?pain d?épice,
N?ont produit d?éfet, mais l?martinet
A vite rapagé l?petit Narcisse
Qu?i crainiot d?vir ariver l?baudet.
Il a dit s?canchon dormoire,
S?mère l?a mis din sn?ochinnoire,
A rpis sin coussin
Et répété vint fos che rfrain :
————————————————-
Dors min, min ptit quinquin,
Min ptit pouchin,
Min gros rogin !
Te m?fras du chagrin
Si te n?dors poin chqu?à dmain.

 

 

 Voilà un excellent exemple du français « oral »  restitué à l’écrit et qui met en évidence la dialectique propre au français mais dont la plupart des locuteurs francophones ne semblent pas avoir pris pleinement conscience, ce qui mériterait une vaste enquête, ce qui confine à une forme de schizophrénie comme le  veut la  Bible: « . Pour toi, quand tu fais l’aumône, que ta main gauche ignore ce que fait ta droite, en sorte que ton aumône demeure secrète ; et ton Père qui voit dans le secret te le revaudra. » L’enseignement du français Langue Etrangère (FLE) aurait certainement à en prendre de la graine. Il est d’ailleurs assez net que le midi de  la France est resté en partie étranger à cette pratique plutôt du  nord de la France , ce qui est le cas du p’tit quinquin (cf supra).

Voyons ce qu’il en est pour l’allemand.  Au premier abord, on trouve des similitudes entre le français et l’allemand . Ainsi, Klein et Kleine (traduction petit et petite) si ce n’est que « klein » a sa consonnes finale non occultée et que le « e » finale de « kleine »ne sert donc pas à faire entendre le « n » de Klein. Nous en conclurons que l’allemand semble avoir perdu en cours de route la régle de prononciation édictée plus haut. Autrement dit, le français aurait mieux conservé le processus du passage de l’écrit à l’oral que l’allemand mais  cette régle de la non prononciation  conduit à produire de nouveaux sons en français puisque  le « an » de grand donne un son nouveau. Le « e » non seulement  agit sur la non prononciation mais génére une prononciation additionnelle qui sera reprise par l’anglais  : I can’t, I don’t, calqué sur le « an » et le « on » du français. C’est ce qui nous  fait dire que l’on assiste à l’émergence de nouveaux sons tant pour les voyelles que pour les consonnes, du fait des combinatoires ainsi générées.

La  suffixation   grammaticale va générer fréquemment des contractions notamment. Le marqueur du passé  en anglais avec l’addition du « ed »  issu de l’ancien français avec un « e » occulté à l’oral:  he worked s’entend work’d.  La marque de la troisiéme personne du singulier en anglais et en allemand conduira à un jonction consonantique: he wants,    er sagt. En hébreu   le suffixe du passé:  katva,  katvou, elle écrivit, ils écrivirent / En français, la suffixation du futur provoque une jonction à l’oral; ils mangeront,  s’entend mang’ront.

 

Le français nous apparait comme sensiblement plus riche à l’oral qu’à l’écrit et la question qui se pose est la suivante: est ce que c’est cette richesse sonore qui aura conféré au français un prestige particulier bien plus que son lexique en tant que tel. Les langues qui ont emprunté, qui se sont calquées sur le français n’en auront pas saisi les secrets et auront cru  à  tort que l’importation des mots écrits ferait l’affaire. C’est d’ailleurs le sort de bien des emprunts tant au niveau de la forme que du fond, du mot que du texte-de ne pas capter correctement ce qui exerçait véritablement un impact!

 

JHB 06 10 21

 

 

 

 

 

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Jacques Halbronn Linguistique comparée. La question du bi-consonantisme

Posté par nofim le 26 septembre 2021

Jacques  Halbronn   Linguistique comparée.  La question du bi-consonantisme

 

Certaines langues ont fait preuve d’un certain rejet du biconsonantisme et veulent absolument une séparation des consonnes au moyen de « voyelles ».: place (fr)  et piazza, en italien  plein  et lleno (fr) en espagnol    Avec  l’anglais,  lors  de ses emprunts au français;  centre  devient center , septembre devient september, pauvreté devient poverty  et tout à l’avenant. Mais l’on retrouve  à l’identique  question (cf  Hamlet  de Shakespeare)/ L’anglais pratique  aussi le bicononantisme avec les mots  word et world;

Abordons à présent le cas  de l’hébreu. On observera que le biconsonnantisme dans cette langue a  valeur morphologique  plus encore que lexicale. Ani Hoshev (présent)  Ani Hashavti (prétérit) L’adjonction d’un suffixe ou d’un préfixe, selon que l’on veut marquer le passé ou le futur exploitera le biconsonnantisme. Tout se passe comme si un ajout provoquait en contre partie une  contraction si l’on admet que le biconsonnantisme constitue une contraction. Mais en français aussi dans le cas de la formation du futur, on aboutit mai seulement à l’oral à du biconsonnantisme. Je mange,   je mangerai qui fait apparaitre le duo « mang’rai ». Le  biconsonnantisme du français ne  se manifeste pas  nécessairement à l’écrit si ce n’est que dans certains cas l’écrit a pu s’ajuster sur l’oral de façon à éviter une certaine distorsion entre ces deux plans, d’où l’usage des apostrophes et  des accents.  Des  prénoms comme Charles ou Georges ont un facteur consonnantique.

On retrouve  justement  un forte dose de biconsonnantisme  au  niveau des prénoms  hébraico -bibliques : Rivka (pour Rébecca),  Shlomo (pour Salomon), Shmouel (Samuel),  Israël,  Esther, Avraham , Yitshaq (Isaa, Yehezkiel (Ezéchiel) etc Mais comme on l’a dit,  telle forme d’un mot usera du biconsonnantisme mais pas telle autre/ Ani Zokher (je me souviens) alors que l’on dira « lizkor » à l’iinfinitif.. D’où l’impact de la préfixation  et  de la suffixation quant  à la  contraction  liée au biconsonnantisme;

On aura  donc noté certaines affinités entre le français et l’ hébreu sous l’angle du consonnantisme.

Il ne faut pas confondre les lettres comportant deux consonnes  comme le tsadé, (en hébreu),  le « x » (français  Exercice), le « z » (allemand  Zeit)  ou le  « j » (Anglais John) et le phénoméne que nous venons de décrire qui consiste à joindre deux lettres au sein d’un mot ou d’une phrase.

 

 

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Jacques Halbronn Son parcours universitaire de 40 ans, de 1974 à 2014

Posté par nofim le 25 septembre 2021

Jacques Halbronn Son parcours universitaire de 40 ans, de 1974 à 2014

 

Nos relations avec nos directeurs de thèse successifs n’ont pas été simples et probablement les « torts » sont « partagés ». En fait, nous avons le plus souvent préparé plusieurs thèses en paralléle ou en alternance sans parler des diverses publications qui auront accompagné une période de plus de trente ans. Les thèmes principaux auront été la linguistique, l’astrologie, le prophétisme.

En 1973, Georges Vajda accepte de diriger une thèse de troiséme cycle (INALCO EPHE VE section Paris III) qui aura pour titre La problématique astrologique chez les principaux penseurs juifs du Moyen Age Espagnol. Ce n’est qu’en 1979 que nous serons invité à soutenir/ Entre temps, Vajda en 1977 nous avait accordé une préface pour notre édition de traités astrologiques d’Abraham Ibn Ezra.(Ed Retz) qui avait été précédée dans la même collection dirigée par René Alleau, de notre édtiion des Remarques Astrologiques de Jean Baptiste Morin, astrologue du XVIIe siècle. Mais il y avait eu aussi en 1976 la parution de nos Clefs pour l’Astrologie, chez Seghers dans la collection dirigée par Luc Decaunes. En 1976-1977, nous avions fait des séjours d’étude en Israël. Mais par ailleurs, depuis 1976, sous la direction de Jacques Merleau Ponty, nous préparions une thèse d’Etat en épistémologie à Paris X Nanterre. Notre soutenance avec Vajda fut suivie d’un contrat d’un au CNRS mais Vajda allait décédé peu après.

En 1980, nous nous inscrivimes à l’Université Lille III (Villeneuve d’Ascq) en Etudes anglophones avec André Joly et décrochions l’année suivante un DEA à propos de la traduction anglaise d’un traité astrologique du milieu du XVIe siècle d’Auger Ferrier. Nous primes ensuite comme directeur de thèse, à Paris V Louis Jean Calvet auquel nous présentames en 1987 un mémoire qui fut contesté par l’un des rapporteurs, ce qui nous conduisit à en présenter un nouveau en 1989 qui allait subir le même sort. C’est alors que nous allions nous inscrire à Paris VII avec Yves Lecerf en ethnométhodologie, qui avait été un des rapporteurs du mémoire de 1989.  Description du français à la lumière des relations interlinguistiques.

Mais ce n’est qu’en 1995, juste avant sa mort, que Lecerf nous accorda….. la soutenance d’un DESS (sur Paris VIII). Le milieu astrologique et ses membres. En 1986, nous avions publié dans les actes du Colloque de Bayeux, une bibliographie su les Cométes., grâce à Réné Pilllorget (192(-2015) - Professeur d’histoire contemporaine de l’Université de Lille III qui nous avait ouvert certaines portes

Mais dès 1985, nous avions obtenu que Jean Céard, spécialiste de la Renaissance et ayant écrit sur les prodiges, nous dirigeât pour thèse d’Etat à Paris XII Créteil. Ce n’est qu’à la fin de 1998 que Céard, à la veille de prendre sa retraite, nous invitera à soutenir. Mais entre temps, il était passé à Paris X Nanterre. Pendant toute cette période, on retiendra qu’en 1990, Céard fera une préface au Répertoire

Chronologique Nostradamus de Robert Benazra, paraissant dans une collection que nous dirigions (La Grande Conjonction, chez Trédaniel). En 1994, nous fumes chargés d’une exposition Astrologie et Prophéties. Merveilles sans images, à la Réserve de la Bibliothèque Nationale, peu avant son transfert sur le site Tollbiac. En 1993, nous avions publié deux éditions de textes astrologiques,avec Trédaniel, l’un sur Nicolas Bourdin (XVIIe siècle), l’autre sur Etteilla (XVIIIe siècle). Notre thèse d’Etat s’intitulera Le texte prophétique en France, Formation et fortune et couvrait une période allant de la fin du XVe siècle au début du XXe. Elle paraitra aux Presses Universitaires du Septentrion (Villeneuve d’Ascq). Nous passions beaucoup de temps à visiter des bibliohèques de par le monde; pour réaliser notre Catalogue Alphabétique des Textes Astrologiques Français. (mis en ligne sur le site du CURA de Patrice Guinard, en 1999.

Dans la foulée de notre thèse d’Etat, nous décidames de préparer à l’EPHE un post doctorat sous la direction de Louis Chatelier (Histoire du catholicisme) qui ne sera soutenu qu’en 2007 sous le titre Le dominicain Giffré de Réchac et la naissance de la critique nostradamique en France (XVIIe siècle). là encore, les choses trainèrent quelque peu. En 2002, nous avions fait acte, sans succés,  de candidature pour la succession d’Antoine Faivre, à la chaire des Courants Esotériques (EPHE VE section) et publions (Ed Ramkat) deux ouvrages, Prophetica Judaica Aleph et Beith, issus de notre thèse d’Etat, l’un sur Nostradamus et l’autre sur Theodore Herzl et son Etat Juif, ce qui comprenait un développement important sur les Protocoles des Sages de Sion. En 2005, à la mort de Jean Paul II, nous avions fait paraitre Papes et prophéties.(Ed Axiome)

En 2011, Gérardf Morisse,, historien  et  bibliographe, Bordeaux, - Société des bibliophiles de Guyenne , Revue française d’histoire du livre) nous donna l’occasion de publier une série de travaux, un par an pendant 4 ans, dans la Revue Française d’Histoire du livre, (Ed Droz), : dont notamment l’exposé de nos méthodes de travail  sur le corpus Nostradamus, le Tarot et le Kalendrier des Bergers, le Splendor Solis, Lichtenberger et le Mirabilis Liber. Voilà donc un parcours d’une quarantaine d’années, dans un cadre universitaire mais qui ne fut absolument pas couvert par une quelconque aide financière. Selon nous, la chaire d’Antoine Faivre aurait du nous revenir au vu de l’importance de nos travaux.

Nous avons à peine mentionné ici nos contributions sur Internet. : Hommes et sites, Bibliotheca Hermetica, Propheties.it, Arka. CURA, sans parler de nos propres sites.

Les difficultés que nous avons rencontré tiennent à notre méthodologie , à ce que nous avons appelé ailleurs une approche régénérative, visant à restituer un corpus par delà ses dérives et ses imitations.

 

 

 

JHB

25 09 21

Publié dans ASTROLOGIE, LINGUISTIQUE, NOSTRADAMUS, prophétisme | Pas de Commentaire »

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