jacques halbronn Linguistique comparée. La centralité du français, entre langues latines et germaniques

Posté par nofim le 27 mai 2022

jacques halbronn   Linguistique comparée.  La centralité du français, entre langues latines  et germaniques 

 

Le français ne peut, selon nous, s’appréhender qu’en croisant le monde latin et le monde germanique, d’où d’ailleurs son double nom de France (Frankreich) et de Gaulle (gallo-romain).A cela vient s’ajouter le rayonnement du français sur nombre de langues de l’Europe du Nord, de l’Angleterre à la Russie.

 

Si, effectivement, la langue « française » a pu être classée comme « langue latine », cela tient aux rapprochements flagrantes tant avec le latin qu’avec les langues de la famille latine. Toutefois, ces convergences ont leurs limites car en creusant un peu, des différences marquantes se font  jour qui mettent sur la piste du domaine germanique, non pas tant sur le plan lexical que sur le plan grammatical, sur celui des marqueurs  morphologiques. On ajoutera que le français aura ainsi refaçonné le latin sur le mode germanique et aura ainsi  impacté l’anglais langue à la base  germanique avec un « néo-latin » lui même germanisé.

 

La question des marqueurs n’est pas si facile à appréhender et certainement moins que celle du lexique et c’est pour cela que l’on n’aura pas su, nous semble-t-il, en prendre toute la mesure, au prisme de la linguistique comparée.   

Nous insisterons sur la suffixation du français qui s’apparente singulièrement à celle de l’allemand, notamment. Bien plus, il nous apparait que le français aura mieux su conserver et perpétuer le processus des marqueurs germaniques que ne l’aura fait l’allemand lui-même. 

Si, d’une part, le français ne comporte pas les marqueurs latins traditionnels du « o » et du « a » pour indiquer le masculin  et le féminin -marqueurs que l’on retrouve en latin pour le féminin  avec  pulchra, ce qui vaut aussi pour le marqueur de la première personne du masculin singulier avec le suffixe « o »:  quiero (espagnol),  voglio (italien), d’autre part, il se distingue de l’allemand à l’oral sinon à l’écrit : klein/kleine   et grand/grande. 

En effet, il est assez évident que le traitement français, à l’oral, des adjectifs est plus vraisemblable que celui de l’allemand en jouant sur la prononciation ou non de la consonne finale, notion totalement absente de l’allemand mais aussi du monde latin. Il y a un créativité dans la combinatoire des lettres en français qui reste sans égal, tant pour les voyelles que pour les consonnes, ce que nous avons exposé par ailleurs. Passons à présent à l’impact du français sur l’anglais, au point que l’on a pu dire que l’anglais s’était  considérablement,  ipso facto, latinisé.  Or, force est de constater que le lexique « latin » de l’anglais  reléve d’un latin systématiquement reconfiguré, remodelé par le français du fait justement de sa dimension germanique.  Mais là encore, force est de constater que le français aura mieux su conserver une morphologie germanique si bien que c’est bien le français oral qui nous restitue le mieux le génie, l’esprit germanique sur le plan linguistique.  En tout état de cause,  le français est une langue bien différente des langues dites latines et notamment par son rejet de la voyelle « o », qu’il combine avec le « n ». Rien à voir avec le « cogito », le « credo », du latin. Quant à la première  personnE du singulier, on ne trouve pas en français de « ego »"  que l’on retrouve en espagnol et en  italien: avec  » yo penso ». On notera qu’en latin,  si le féminin est marqué par le a » le masculin  se termine en « us » (magnus/magna)

On aura noté que nous insistons sur la question de l’oralité, ce qui peut surprendre du fait même que celle-ci est censée avoir été moins bien préservée que la forme écrite. Mais nous pensons que cette approche doit être révisée au prisme d’une tradition orale qui aura su se maintenir remarquablement dans le français du bassin parisien..

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

JHB  25 04 22

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jacques Halbronn Les notions essentielles de subconscience et de surconscience.

Posté par nofim le 22 mai 2022

jacques  Halbronn    Astrologie EXOLS  Les notions essentielles   de subconscience et de surconscience.   

 

On appellera Subconscience, l’ensemble des processus qui sous-tendent les activités sociales de notre Humanité et Surconscience l’ensemble des processus établis par la dite  Humanité.   Dans le champ de la cyclologie, il existe un niveau surconscient qui est celui que nos congénéres plaquent sur la réalité à l’instar des Constitutions et de leurs calendriers électoraux, établis notamment depuis la fin du XVIIIe siècle  aux Etats Unis d’Amérique et en France mais cela vaut peu ou prou pour la fixation des fêtes, comme Pâques ou pour une astrologie dégénérée comme celle qui s’impose depuis des siècles. Et puis, il existe un niveau subconscient sur lequel les humains n’ont pas prise et qu’ils n’ont pas les moyens de modifier et qu’ils ont à subir néanmoins.

   En sociologie politique, nous dirons que la Droite s’ancre sur la Subconscience et la Gauche sur la Surconscience, ce qui se traduit par les épithètes respectifs de Libéralisme et de Dirigisme. Au regard de l’astrologie EXOLS  (cf nos écrits et nos vidéos les plus récents), la phase d’équinoxialité  correspondrait à la Subconscience et la phase de solsticialité à la Surconscience, ce qui constitue une dialectique déterminante. 

En phase de solsticialité, l’on tend à nier l’impact de la Subconscience tandis qu’en phase d’équinoxialité, l’on voudra minimiser l’impact de la Surconscience. La phase actuelle, par exemple, avec le conflit en Ukraine, est typiquement solsticiale en ce qu’elle insiste sur l’importance des frontières établies .   

Selon nous l’extréme gauche et l’extréme droite relévent de la Surconscience, d’un certain  forcing  solsticial alors que le « centre » correspondrait à la Subconscience, et à un libéralisme  équinoxial

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

JHB   22. 05 22

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jacques halbronn Langue et Musique. Pour une oralité non réductible à l’écrit. Le français.

Posté par nofim le 21 mai 2022

jacques  halbronn  Langue et Musique. Pour une oralité non réductible à  l’écrit. Le  français

 

Le  XXIe siècle a vocation à faire primer l’oral sur l’écrit du fait notamment de sa technologie  de plus en plus sophistiquée de l’enregistrement et en ce sens, on ne saurait prendre modéle sur les pratiques de notation et de dictée musicale d’antan.  En  tant que compositeur, nous mêmes, il nous semble difficile de « noter » notre musique tant les sons que nous produisons, au piano, sont complexes de par leur superposition. Cela peut semble paradoxal  en ce qui concerne justement le piano, lequel semble précisément conçu pour suivre à la lettre  les directives d’une partition tant et si bien que l’on peut programmer informatiquement un clavier en conséquence.

De la même façon  que le français enchaine les syllabes et les mots en les télescopant au moyen de liaisons, d’apostrophes, qui rendent difficile le passage à l’écrit; du fait de l’enchevêtrement, de l’intrication ainsi produites,  de même au niveau musical tendrons-nous à procéder pareillement en  n’isolant, ne séparant  pas les notes les unes des autres.  D’où l’idée d’une musique improvisée et  enregistrée et non d’une musique consignée  sur le papier comme cela fut le cas si longtemps. 

En  fait, le compositeur fut longtemps conditionné par l’aboutissement écrit et reproductible par n’importe quel interpréte alors que désormais, il devrait se sentir bien plus libre de laisser ses mains s »exprimer car pour nous, nos mains dirigent notre acte de composition et n’ont que faire de se plier à la nécessité d’une mise par écrit de la musique ainsi générée.    Lorsque nous composons, nous n’avons à nous soucier de quelque mode de reproductibilité puisque notre musique est enregistrée, et cela vaut pour le compositeur lui-même qui n’a pas à se reproduire à l’identique, à la demande. Pour nous, face à l’instrument, le compositeur est voué  à pratiquer une improvisation « déchainée », desenchainée. 

Le  français obéit selon nous à un tel impératif de non répétition. Le locuteur français n’est pas censé se répéter, chacune de ses formulations, de ses interprétations de l’écrit est unique et ne peut donc que continuer à exister telle quelle que sous une forme enregistrée. En ce sens, si le français se modéle sur  la musique, la musique doit s’inspirer du français,à l’ère de l’audiovisuel.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

JHB   21 05 22

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jacques halbronn Linguistique comparée. Méthodologie. La dégérmanisation de l’anglais

Posté par nofim le 20 mai 2022

jacques  halbronn Linguistique comparée. Méthodologie.  La dégérmanisation de l’anglais 

 

La meilleure façon de mettre en évidence le fait qu’une langue aura été victime d’emprunt à une autre langue consiste à comparer celle-ci avec les langues de la même famille en  mettant en évidence la mesure du remplacement.  C’est ainsi que l’anglais aura perdu, au cours des siècles, un grand nombre de termes qu’il avait initialement en commun avec l’allemand.

Entendons par là non pas nécessairement les mêmes mots, stricto sensu, mais des mots ayant le même profil. Ainsi  Day pour Tag reste bien dans le champ germanique, tout comme say pour sagen. 

Mais la liste est longue de présence en anglais de mots d’origine française à la place de leur équivalent germanique. C’est ainsi que lorsque l’on recherche la traduction « anglaise »  de l’allemand  Bauer, on trouve « peasant », de l’allemand « wenig », on trouve « few » qui vient du français « peu », de l’allemand  Fluss, on trouve river, de l’allemand Macht, on trouve power (du français pouvoir), de l’allemand Wagen, on trouve  car, de l’allemand  bezahlen, on trouve en « anglais »  pay,  wichtig donne important, Zweifel, donne doubt, möglich donne possible   et ainsi de suite sans parler de la série pork, mutton, veal, beef qui dérive du français.

Cela dit, l’allemand aura également beaucoup emprunté au français et si l’on trouve  « fruit » en anglais pour l’allemand ‘Frucht », cela tient à une influence du français sur ces deux langues. 

On pourrait appliquer une telle méthodologie pour la famille des langues dites sémitiques en montrant que dans plusieurs cas, l’équivalent du mot arabe en hébreu est un terme d’origine française, ce qui peut se présenter en sens inverse, avec un terme sémitique en hébreu correspondant en « arabe » à un terme français, puisque ces deux langues sémitiques ont été, chacune à sa façon, par le français. Dans le cas de la famille slave, la comparaison entre le russe et le polonais ferait également apparaitre des décalages entre ces deux langues, en raison des différences d’impact du  français; On pourrait également étudier le turc à la lumière de la famille   des  langues  altaïques. 

C’est ainsi que le français de par la fascination qu’il aura exercer -ce qui n’exclue nullement  le piratage du français par les dites langues – aura contribué à générer une certaine hétérogénéité lexicale au sein de diverses familles de langues. Les emprunts au français auront pu, en effet, favoriser le recul de l’apprentissage du français. 

Par ailleurs, il importe de comprendre que le français  aura germanisé le latin et en cela il diffère singulièrement des autres langues latines. Le non recours aux marqueurs de genre  en « o » et « a »  tout comme la  non utilisation du « o » comme marqueur de la première personne du singulier devraient nous interroger.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

JHB  20 05 22

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jacques Halbronn Astrologie et polysémie. Paradoxes sémantiques.

Posté par nofim le 19 mai 2022

jacques  Halbronn    Astrologie et polysémie. Paradoxes sémantiques.

 

 

Dilemme : qu’est ce qui est pire:  un mot qui a plusieurs sens  ou  des mots différents qui ont le même sens? C’est bien là un clivage social qui mérite réflexion.  Selon nous, la polysémie doit être préférée à l’univocité en ce qu’elle exige de la part du récepteur un travail  cérébral supérieur. 

 En astrologie, nous avons récemment  plaidé en faveur d’un nombre limité de facteurs  à gérer, ce qui va évidemment dans le sens de la polysémie,d’une économie de « signifiants » (au sens de Saussure). Cela vaut aussi bien pour un nombre limité de planétes – voire même en faveur d’un seul curseur  que pour un nombre limité de secteurs – des périodes de 7 ans et non de quelques mois.  Si une période de 7 ans recouvre la même signification, on est bien dans un cas de polysémie à l’encontre d’une astrologie multipliant le nombre de combinatoires, sous prétexte d’une recherche de précision maximale (cf l’ACB  de Roger Héquet)

  La polysémie fait appel à la prise en compte du contexte lequel permettra de déterminer le sens à accorder à tel « signifiant ». En français, nous avons le cas des homonymes, qui se prononcent pareillement mais ne s’écrivent pas de la même manière. « Il mange »  s’entend comme « ils mangent », donc le singulier comme le pluriel.  L’anglais a un double visage  car il pratique une très forte synonymie avec plusieurs mots Signifiants censés correspondre grosso modo à un seul et même signifié mais en même temps, il ne marque pas le genre: l’adjectif big peut aussi bien valoir pour un masculin que pour un féminin alors qu’en français, la forme masculine et la forme féminine d’un adjectif-sauf exception- est explicite. Cela vaut aussi pour le pluriel,  « big » s’appliquant aussi bien à un singulier qu’à un pluriel.. En hébreu, les marqueurs de genre et de nombre offrent  un certain degré de précision, notamment au niveau des verbes, dont le traitement diffère selon le genre et le nombre. 

Il convient ici de distinguer l’émetteur et le récepteur. Celui qui parle n’effectue pas le même travail de décryptage que celui qui écoute. Une langue qui se plie à une forte précision ne développera pas la capacité de décryptage de ses utilisateurs en position de réception.

Le besoin de précision conduira à la multiplication des « signifiants » et favorisera l’importation de mots étrangers, de façon à éviter la polysémie, jugée  funeste.  C’est ainsi que si l’anglais s’est tant endetté en termes de lexique, cela tient à une difficulté face à la polysémie. Mais paradoxalement, à un certain stade,  cette diversité  conduit à de la synonymie et des mots différents seront par la suite considérés comme recouvrant le même signifié. 

Si l’on en revient à l’astrologie, il n’en reste pas moins que le discours de l’astrologie traditionnelle n’est pas à l’abri d’un certain flou sémantique et dépend en partie de la compréhension du consultant, du client, notamment dans le domaine de l’astropsychologie.  Cela tient notamment au fait qu’une trop grande diversité de signifiants  génére une saturation cognitive  alors qu’un nombre restreint de signifiants facilite l’intercompréhension/.

C’est ainsi que le découpage en 12 signes zodiacaux, liés aux activités mensuelles des sociétés traditionnelles, nous apparait comme  contradictoire avec le choix d’un curseur solaire. Cohabitent ainsi  une approche baroque  et une approche ergonomique.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

JHB  19 05 22

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jacques halbronn Eveil de la Conscience. Cognition et connexion.

Posté par nofim le 18 mai 2022

 

Jacques halbronn   Eveil de la   Conscience. Cognition et connexion. 

 

Selon nous, la faculté de connexion  varie considérablement selon le niveau d’étude et le développement de la conscience.  Prenons le cas de la conscience linguistique si peu développée chez certains, ce qui est censé développer une aptitude à opérer des rapprochements par delà la diversité des contextes car l’intelligence ne consiste pas à connecter ce qui est absolument et rigoureusement identique mais bien ce qui ne l’est pas tout à fait. Il suffira d’une légére, infime différence, variation entre deux données pour que l’on ne capte pas leur similarité.  Il y aura ainsi d’innombrables connexions qui ne viendront pas à la conscience.

Le domaine des langues est un excellent exercice pour tester (QI/IQ) l »intelligence d’un sujet, tant au sein d’une même langue que dans la comparaison du lexique propre à deux ou plusieurs langues. Le faible éveil de la conscience linguistique conduit à se représenter -bien à tort- les langues comme des ensembles radicalement différents et ce en dépit de recoupements assez évidents, au demeurant. Le cas des locuteurs bilingues ou trilingues (ou plus)est particulièrement édifiant en la circonstance.

Nous sommes tombés sur une publicité pour un parfum « Lancôme » appelé « La vie est  belle » et nous sommes demandés si ce parfum vendu sous ce nom dans les pays dits  anglo-saxons, était ou non associé dans l’esprit des populations des dits pays  avec l’adjectif « beautiful », par delà le simple processus de traduction. Au vrai, peut-on parler de « traduction » quand les mots impliqués sont « semblables », dérivent d’une même morphosémantique? Certains diront qu’il ne s’agit que d’une coincidence quand le mot servant à la traduction ressemble au mot traduit (cf notre DEA. Lille, 1981 sur la traduction anglaise d’un traité français d’Auger Ferrier, voir sur la plateforme   » SCRIBD)  et la plus petite différence entres les deux mots les en persuadera. Au vrai, il est  probablement plus aisé, plus commode, de distinguer que de rapprocher car on n’a pas à justifier une différence mais bien plutôt une ressemblance. Il nous semble que s’il y avait un meilleur éveil de la conscience linguistique, l’on pourrait considérablement réduire le nombre de racines en circulation dans le monde dans la mesure où chaque racine se verrait associée à l’ensemble de ses dérivés.

Cela dit, la réduction du nombre de radicaux allégerait certes grandement  le processus d’apprentissage de radicaux mais exigerait, en revanche, de mémoriser les multiples variations  se greffant sur les dits radicaux.

 

 

 

 cf  notre étude  sur le même support

 jacques Halbronn   Linguistique. Etymologie et/ou emprunt linguistique?

 

 

 

 

 

 

 

 

 

JHB 18 05 22

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Jacques Halbronn Epistémologie. Le critère démonstratif du mouvement. La question juive.

Posté par nofim le 17 mai 2022

Jacques  Halbronn   Epistémologie.  Le critère démonstratif  du mouvement     

 

 

 

Une question récurrente  est celle de l’identification des catégories sociales, dans le temps et dans l’espace. Qui est qui?  Voilà qui pose le probléme du mouvement et de  ce qu’il nous enseigne. Cela reléve du visuel, de l’observable au regard du cinétique.  A un premier degré, l’on peut tenir compte de l’apparence, celle de l’âge, du sexe, de la race, de la « couleur » de la peau tout comme sur un tableau de bord,  on a affaire à différents signaux, éventuellement dotés de teintes différentes. On pense aux feux de signalisation. C’est là un critère objectif immédiatement identifiable et perceptible.

Mais il y a un second  degré qui exige du temps et donc une observation prolongée, « durable ». Nous entendons par là le repérage de personnes  se  distinguant, sortant du rang, se mettant en avant,  bref se faisant remarquer d’une façon ou d’une autre.  On ne contestera pas que le propre d’un leader c’est de savoir mobiliser, rassembler, à la façon d’un aimant agissant sur de la limaille de fer. A contrario, il n’y aura pas grand mérite si le groupe préexiste. A vaincre sans péril, on triomphe sans gloire. (Corneille)  Il est important que certaines personnes soient capable de faire bouger les lignes. La Bible nous parle de « Justes » dans le dialogue du Livre de la Genése relatif au sort de la cité de Sodome. Sans une certaine proportion d’entre eux, la ville est condamnée à la destruction de la même façon qu’un organisme déficient en globules, par exemple, sera, à terme, voué à dépérir. 

Il nous semble que c’est un assez bon critère que celui du mouvement que tel ou tel acteur aura su générer. Et on reste bien dans le cadre du mouvement, du changement  perceptibles. Ce critère vient, en effet, heureusement compléter celui, évoqué plus haut,  de l’apparence. Dans les deux cas, on est bien dans le visuel. S’agit-il d’une complémentarité ou  d’une dialectique voire d’une opposition?. Pour nous, produite du mouvement au sein d’une société reléve du miracle, bien plus que ceux que l’on met en exergue dans la Bible autour d’un Moïse ou d’un Jésus. Nous leur préférerons un Cyrus en ce sens que le fait d’avoir ramené les Juifs dans leurs pays d’origine mérite d’être qualifié de miracle et selon nous le personnage de Moise a été inspiré par celui de Cyrus, par delà la chronologie  antidatée, fournie dans l’Ancien Testament.

Pour en venir à la question  juive contemporaine,  nous pensons que le critère du mouvement s’applique assez aisément  en ce sens que parmi les personnages qui ont su faire  bouger les choses, la proportion de  Juifs est impressionnante, notamment sur les cinq derniers siècles et cela vaut pour le présent siècle. Ce serait donc un signe distinctif, non visuel au niveau de l’apparences physique certes -come d’aucuns ont cru bon de le penser- mais de leur présence dans toutes sortes de processus  de mouvement observables. De la sorte, c’est une toute nouvelle définition, identification du Juif  qui se voit  ainsi proposée.  Le caractère minoritaire de la présence juive dans le monde confère à une telle aptitude une portée démonstrative d’autant plus marquante.

 

 

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JHB  17 05  22

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jacques Halbronn Sociologie. Intégration. Les handicaps temporaires et les pérennes.

Posté par nofim le 15 mai 2022

jacques  Halbronn  Sociologie.  Intégration. Les  handicaps  temporaires  et les pérennes   

 

En matière d’intégration, toutes les différences ne pésent pas du même poids.  Il est clair que l’enfant qui vient au monde sera confronté à des obstacles temporaires qui se résorberont avec le temps. Ce ne sera qu’une question de temps.  L’obstacle linguistique est également voué à s’estomper, à des degrés divers,  avec l’apprentissage des langues pour un étranger. Quant à l’obstacle religieux, il pourra  être franchi par la conversion ou par une pratique privée, ce qui peut relever de la laîcité plus ou moins marquée d’une société à l’autre.

Il  en est autrement des « handicaps » -au prisme de l’intégration- liés au sexe, à la couleur de la peau qui ne disparaissent pas avec le temps et ce, même sur des générations, ce qui montre les limites de la francophonie des immigrés. Le conflit ukrainien a mis en évidence cet apparent paradoxe, à savoir que les immigrés ukrainiens, quelle que soit leur méconnaissance de la langue française, auront à terme des perspectives d’intégration, plus  heureuses que les originaires de pays « francophones » d’Outre mer. On est là face à des « handicaps » pérennes que ni la naturalisation, ni la conversion ne sont en mesure de dépasser. Il en est de même pour le sexe, même si l’on peut envisager des opérations « transgenre ».  La différence, c’est qu’une femme peut  éventuellement engendrer des garçons alors qu’en ce qui concerne la couleur de la peau, il faudrait passer par le métissage, ce qui ne résout pas totalement le probléme « visuel », celui de la perception « immédiate », laquelle reste déterminante. Entendons par là que ce n’est que dans un second temps, que l’on pourra prendre connaissance d’autres données chez autrui que celle qui « sautent aux yeux » (le  rôle du  « faciés » pour les contrôles d’identité, de police) et relévent de certains automatismes,  car, qu’on le veuille ou non,  les contacts sociaux impliquent un premier tri, qui ne donne pas du temps au temps.    

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

JHB   15 05 22

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Jacques Halbronn La création de l’Etat d’Israel (1948). Le bilan.

Posté par nofim le 7 mai 2022

Jacques  Halbronn  La création de l’Etat d’Israel (1948). Le bilan.   Nous entendons dresser un bilan de   la contribution israélienne à la « solution » de la question juive, pour reprendre le sous titre du Judenstaat de Theodor Herzl (1896).

 

On commencera par la dimension linguistique avec la  » renaissance » de l’hébreu. 

Il apparait que l’hébreu moderne ne s’est guère répandu en dehors de l’Etat « hébreu ». Ce n’est pas devenu la langue de communication en diaspora et même à la synagogue, si les fidéles savent « lire » l’hébreu, ils ne le parlent et ne le comprennent pas, tout juste capable de le prononcer au moyen de signes phonétiques durant l’office et pour les bénédictions. On peut penser que si l’on avait opté pour l’alphabet latin pour transcrire l’hébreu, les nouveaux immigrantes eussent été mieux intégrés linguistiquement. Au bout du compte, en ce début de XXIe siècle, les immigrés se réunissent selon leur pays ou leur langue d’origine et ne communiquent en hébreu qu’accessoirement et minimalement.   

 

Le statut de la diaspora du fait de la création de l’Etat

 

A plus d’un titre, le sionisme aura déstabilisé la situation des Juifs, bien avant la création de l’Etat et aura « siphonné » la diaspora. Il aura placé en situation de précarité les Juifs quittant le pays de leurs aieux pour aller vivre en Palestine/ Israël et d’ailleurs, un antisémite comme Edouard Drumont  félicitera Herzl pour son  Etat Juif (ou Etat des Juifs) . Les Juifs se seront mis de facto sur le départ et auront perdu leur légitimité à vivre en diaspora. Dès lors, l’on ne peut pas ne pas s’interroger sur les interactions qui ont pu découler d’un tel processus au XXe siècle, lors de la Seconde Guerre Mondiale, notamment, sans parler des tensions entre Juifs et Arabo-Musulmans,  en diaspora, du fait des guerres israélo-arabes, à partir de 1948.

 

L’obsession  majoritaire en provenance d’Israel.

 

Du fait de son régime démocratique, la démographie arabe est devenue la hantise de la société israélienne. Pour pallier ce probléme, la solution passait, aux yeux des Sionistes, par un afflux continu de Juifs de la diaspora.   La diaspora, dès lors,  si elle devait se maintenir, apparaissait comme en situation de non assistance à Etat en danger.   Or, une telle problématique majoritaire ne nous semble pas correspondre avec la « condition »  juive dans le monde, laquelle serait vouée à assumer une position minoritaire. On assiste là à une forme de paranoïa qui rend invivable une telle position de faiblesse quantitative laquelle ne serait pas compensée par une force qualitative.  Il s’agirait de comprendre que le paradoxe de toute démocratie est de mettre en place une minorité constituée de députés, de délégués voire, par le suffrage universel, LE Président. 

Selon nous, un Juif ne peut/pourra donner ce qu’il a de plus valable qu’au milieu de « non Juifs ». Autrement dit,  se retrouver entre Juifs n’est probablement la meilleure façon d’assumer sa judéité. Le rassemblement – toute concentration – des Juifs serait alors une forme de stérilisation du génie  juif, aussi dommageable  spirituellement que physiquement..

Enfin, nous ne saurions assez protester quant au choix du nom d’Israel  pour désigner le nouvel Etat fondé en 1948. Ce choix trahit une méconnaissance de l’Histoire des Juifs, car le nom d’ Israel désigne en fait une population vassalisée par les Juifs et la formule Ecoute Israel est une injonction récurrente dans les Livres des Prophétes.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

JHB 07 05 22

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jacques Halbronn Linguistique. Etymologie et/ou emprunt linguistique?.

Posté par nofim le 7 mai 2022

jacques Halbronn   Linguistique. Etymologie et/ou emprunt linguistique?

 

Nous nous sommes depuis longtemps intéressé aux variantes lexicales.  Récemment, nous avons fait le rapprochement entre la numérotation grecque et la numérotation latine.D’aucuns proposent une origine commune  plutôt qu’un emprunt. On rencontre le même type de débat à propos des emprunts de l’anglais au français, en arguant là encore d’une origine commune. Comment  trancher entre ces deux thèses?

 

On commencera par le cas du rapport entre le grec et le latin.   On observe que le grec « hexa » correspond au latin « sex) tout comme le grec hepta correspond au latin septem avec un passage du h  au s. Est ce une racine commune ou un emprunt, that is the question. Nous ferons remarquer qu’un tel cas de figure n’est pas rare, c’est ainsi que l’espagnol (castillan) comporte une série commençant par « ll » alors qu’en français, on a la lettre « p »:  pleurer.llorrar, pleuvoir, llover, plein, lleno etc On sait que la forme française est proche du latin alors que la forme espagnole serait « déviante ». Mais  l’espagnol a-t-il emprunté au latin ou à telle ou telle langue « latine » ou bien s’agit-il d’une dérivation à partir d’une langue commune antérieure?

Dans le cas de la relation entre le français et l’anglais, il importe dans la plupart des cas d’emprunt direct de l’anglais au français et non d’une dérive de l’anglais à partir du latin ou -plus en amont-  de l’indo-européen.Si l’on compare l’anglais à l’allemand, dans le champ germanique, les variantes de l’anglais sont beaucoup plus marquées que dans le rapport de l’anglais au français. C’est ainsi  que enough est à rapprocher de genug, que Luck est à rapprocher de Glück  etc. Autrement dit, quand il y a une évolution « normale » de la langue, les variantes sont plus marquées que lors de l’emprunt et il est inutile, ici, de donner des exemples dans ce sens, tant il est flagrant que les mots français sont généralement passés tels quels, au niveau de l’écrit, vers l’anglais.

Pour en revenir au cas litigieux du rapport entre le grec et le latin (et les autres langues latines, dont le français), il conviendrait de se demander de quelle manière le latin  dériverait d’une langue commune avec le grec ou bien si cela ne vaut que pour un certain lexique, comme dans notre exemple, de la numérotation. Nous suggérerons la possibilité d’un emprunt « technique »  circonscrit à la question même du champ propre à la numérotation. On pourrait  faire les mêmes observations pour la transmission de l’alphabet qui reste une exception d’origine grecque (alpha-béta etc)/ Entendons par là que les rapprochements entre le latin et le grec n’interpellent pas souvent l’attention du lecteur/locuteur et cela vaut pour l’exemple du rapport hepta/septem, hexa/sex.    Dans le cas des rapports entre le français et l’italien, les similitudes ne concernent qu’un ensemble assez bien délimité, ce qui exclue la seule explication d’une origine commune, par delà l’appartenance, par ailleurs, à une même famille « latin » de langue.   

Abordons, pour compléter notre tableau, le cas des rapports entre le français et l’allemand avec en perspective celui des rapport déjà évoqué entre le français et l’anglais. L’influence du français sur l’anglais est bien plus forte que celle du français sur l’allemand. C’est ainsi que l’anglais  ne dispose pas de l’adjectif correspondant à l’allemand  möglich alors qu’il a le verbe « may » (en allemand mögen) tant et si bien qu’il ne dispose que du français « possible », qui s’écrit exactement comme en français, ce qui témoigne de l’ampleur de la « francisation » de l’anglais, par delà la question de l’indo-européen.

On aura compris qu’il serait souhaitable d’éviter le télescopage consistant à faire passer  l’influence française sur l’anglais comme n’étant en réalité que le fait d’une origine commune aux deux langues ou encore d’une influence directe du latin sur l’anglais, comme si l’on était en pratique  incapable de distinguer entre le latin et le français. Il importe donc de revoir les explications « etymologiques » proposées et qui tendent à évacuer les influences directes et récentes au nom d »influences plus anciennes bien moins attestées.

Exemple:  Zweifel  (qui derive de Zweil, deux,  two en anglais) est rendu en anglais pat « doubt » venu du français doute.

 

Zweifel  noun, plural (singular: Zweifel m)

 

doubts pl 

Trotz unserer Zweifel war das eine lukrative Investition. Despite our doubts, this was a profitable investment.
Die Sache ist klar, es gibt keine Zweifel. The matter is clear, there are no doubts.
Quant à wichtig, il correspond en anglais à ‘important » alors que l’anglais  à « weight », le poids qui correspond  à l’allemand Gewicht/ Le champ morphosémantique de l’anglais est bel et bien sinistré!

On aura compris que la mise en évidence  d’une langue sur une autre met ipso facto en doute la thèse d’une influence commune, d’une même origine. Pour que cette thèse soit validée, il faudrait qu’une telle influence récente soit très improbable.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

JHB  07 05 22

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