Les hommes sur Mars et les femmes sur Vénus

Posté par nofim le 1 janvier 2014

 

Pour une stricte division des activités masculines et  féminines

Par  Jacques  Halbronn

 

 

L’économie est le reflet d’une société mais elle peut aussi transformer celle-ci. Elle est certainement à réformer car actuellement elle a des effets pervers dans sa façon de sanctionner le travail accompli par les uns et les autres et nous aborderons notamment le rapport des deux sexes au processus économique. La réforme demandée interpelle aussi bien la Droite que la Gauche .

Nul ne contredira le fait que le travail de bas de gamme est plus facile à quantifier que le travail de haut de gamme. Dans une société, les valeurs les plus porteuses sont généralement celles véhiculées par les hommes. Mais les hommes sont victimes de leur propre pouvoir, de leur fécondité. On pourrait dire que les effets masculins sont homéopathiques, sans vouloir faire de jeu de mots. Traduisez : il faut peu d’hommes pour vivifier toute une société ! Cela signifie que quelque part, ils sont en surnombre et qu’il faudrait probablement un homme pour dix femmes, ce qui nous rapprocherait d’une forme de polygamie et cela vaut d’ailleurs sur tous les plans, tant sexuel qu’intellectuel. Reconnaitre ce surnombre, serait mettre un terme à tous les discours sur l’égalité et la parité. L’économie se heurte là  à un tabou social et les sociétés qui seront capables de dépasser ce tabou prendront de l’avance et l’avantage.

Comment ne pas noter que certaines créations et réalisations fascinent des millions de personnes  et que d’autres laissent tout le monde indifférent. Si le monde fonctionnait mieux, la répartition ne serait pas aussi inégale. Donc on ne peut contester le polygamisme de facto de notre civilisation où quelques uns  suffisent à satisfaire le plus grand nombre. Entre ces foules et ces élus, il y a une population intermédiaire et cela tant dans le domaine du travail que des loisirs. La technologie n’a fait qu’aggraver la situation par le biais du cinéma, d’Internet, des médias et en fait de tout support susceptible d’être reproduit ou dupliqué, ce qui donne à quelques uns une sorte de don d’ubiquité, d’omniprésence.

Force est de constater que dans les faits, un tel statu quo n’est pas remis en cause dès lors que les gens d’en bas ont du travail et un certain pouvoir d’achat pour se procurer des produits  générés à grande échelle et donc  à bas prix. Lorsqu’un produit « marche », il donne de l’emploi à  beaucoup de gens, directement ou indirectement.

Qu’advient-il des hommes qui sont exclus de cette configuration polygamique  qui fonctionne de facto ? Ils peuvent certes se féminiser et  s’efforcer de correspondre à un certain profil  de personés qui ne se définissent pas parce qu’ils sont (ceux d’en haut) mais parce qu’ils ont. Car contrairement aux apparences, l’élite se définit par ses potentialités et c’est la masse qui se définit par ses « biens ». Ce qui fait la « valeur » d’un grand footballer n’est pas ce qu’il gagne, Ce qu’il gagne n’est que la résultante de sa valeur. A contrario, la plupart des  consommateurs et des spectateurs  ne font sens que par ce qu’ils reçoivent et obtiennent, par les appareils dont ils disposent et qu’ils ont acquis (on n’est pas avec eux dans l’inné sinon à un niveau très basique et minimal). On peut trouver là un vecteur  tendant vers  l’homosexualité masculine, d’une certaine forme de castration sociale face au mâle dominant.

Et pourtant, il y a beaucoup d’appelés et peu d’élus, ce qui signifie qu’à l’instar des spermatozoïdes, il y a énormément de gâchis, les hommes devant s’entredévorer pour atteindre le sommet, le centre. Certes, chaque homme peut nourrir en lui l’ambition, l’illusion, de faire parte de ces rares élus ! Le pire, c’est que ces élus perdurent après leur mort et sont en quelque sorte immortelle. Leur influence, leur référence ne disparait nullement avec eux, comme on peut le voir, par exemple, dans le domaine de la musique dite classique. C’est dire que ce polygamisme peut carrément pénaliser toute une génération en  quelque sorte phagocytée par  la précédente  (pour ne pas remonter plus haut). Il est d’ailleurs des sociétés où les femmes sont minoritaires comme en Chine, ce qui est un contresens, si ce n’est que les hommes sont porteurs de promesses, d’espérances à la différence des femmes promises à une certaine médiocrité.

Les hommes de haut de gamme semblent donc voués à être un produit d’exportation/ L’erreur, en France, aura été d’importer des hommes de bas de gamme dans les années Soixante-dix.  Grâce au développement technologique, les femmes seront de plus en plus en mesure d’effectuer des travaux de force réservés aux hommes. L’enjeu pour les femmes n’est pas de conquérir le haut de gamme, ce qui leur semble définitivement inaccessible mais bien d’investir le bas de gamme. Les grands perdants seront les hommes de bas de gamme- du fait notamment d’un manque de culture- laissés pour compte et de surcroit inexportables.

Il est important que l’éducation des garçons  ne passe pas par l’apprentissage des machines mais bien plutôt par l’éveil et l’exploration de leurs facultés « intérieures ». La mixité dans l’enfance doit être contrôlée et nous avons notamment mis en garde contre la mixité au niveau alimentaire (cf. nos textes sur la diététique).  Les femmes, quant à elles, sont indissociables des processus d’appareillage externe.  En ce sens, les hommes actuels sont devenus trop ambivalents et ne sont pas en mesure de vivre correctement leurs relations avec les femmes, contrairement  à leurs ainés qui laissaient aux femmes l’usage des machines à écrire/ Autrement dit, la génération d’hommes qui est née avec les ordinateurs  est mal partie et n’a pas pris possession des vrais créneaux qui sont les siens.

 

 

 

JHB

01 01 14

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La suffixation du futur

Posté par nofim le 28 décembre 2013

 

 

 

 

 

 

 

Réflexions sur la formation du futur. Le cas des formes en « ble ».

 

Par  Jacques Halbronn

 

D’un point de vue sociolinguistique et sémantique, il nous a semblé intéressant, vu l’intérêt que nous avons par ailleurs pour la cyclicité et la projection sur le futur, de  rechercher des signes d’une telle interrogation dans la formation des langues, et plus précisément dans la suffixation adjectivale et donc substantivale qui en dérive.

Récemment, nous avions consacré une étude à la dimension cyclique et dialectique de « up and down », faisant suite à une étude plus ancienne sur le préfixe « re » (cf. aussi.

Nous nous attacherons ici  au suffixe  en « able » qui vient du latin habilis. Si je dis que je me sens « capable » d’accomplir tel travail, cela n’engage-t-il pas en effet l’avenir ? N’est-ce pas une forme de futur ? Si je dis que telle chose est « probable », est-ce que   cela ne relève pas d’une certaine supposition qui sera (ou non) validée par la suit, tout comme le mot « valable » d’ailleurs

A contrario, le participe passé  traite de ce qui est acquis et n’est pas réellement en prise sur le futur.  Ce qui a été prouvé ne sera pas dit « probable » et ainsi de suite. Able serait une sorte de participe futur (à venir, à être).

On pourrait ainsi énumérer une longue liste de ces « futurs » comme c’est jouable, c’est tenable, c’est faisable, c’est payable (c’est-à-dire que l’on attend que cela soit payé), c’est rentable, jetable, calculable, préférable, envisageable, appréciable, agréable, adorable, exécrable, perméable, blâmable, acceptable, excitable, stable, mangeable, avouable, coupable, buvable, durable, passable, réparable, glissable,  transportable, coupable (celui que l’on peut inculper),  responsable (ce dont on aura à répondre) etc.

La variante en «ible »  a le même statut : comestible, lisible, risible, visible, audible, admissible, pénible,  sensible, compressible, réversible, traduisible. Ces deux suffixes sont liés à des verbes. Mais qu’en est-il de capable qui semble être le terme ayant servi à constituer le suffixe ?

Dans bien des cas, ce suffixe « able » est complété par « abilité » : aimable, amabilité, probable- probabilité,  mais vraisemblable donne vraisemblance. Inversement, si l’adjectif est précédé d’un suffixe négatif ou d’une négation, il y a là un refus de tabler, de parier sur l’avenir. (Invisible, invraisemblable, inévitable etc.)  Parfois, seule la forme négative aura survécu comme pour indicible, intraitable.

Cela dit, l’usage n’est pas systématique : c’est ainsi que le verbe écrire n’a pas droit à l’un de ces suffixes. On ne dit pas écrivable ou écrivible.

Ces formes « able », « ible «  ainsi que leurs toujours possibles négations témoignent du poids du futur dans le langage usuel, par-delà la conjugaison stricto sensu.

On rappellera que le futur est marqué en français par un suffixe et ne fait pas l’objet de préfixe si ce n’est dans les formes comportant les verbes aller (going) ou vouloir voire pouvoir/  Je vais(veux, peux) le faire.

Le futur français se construit par suffixation  à partir de la forme infinitive à la différence du futur germanique qui implique une préfixation verbale (cf. supra) devant l’infinitif. C’est un trait du français qui n’a pas été exporté des langues latines vers les langues germaniques. Idem pour le conditionnel qui renvoie aussi à ce qui pourrait advenir. Ce conditionnel se construit avec l’imparfait du subjonctif : j’aimerais que tu fîsses. Le terme d’imparfait du subjonctif pose problème car il correspond non pas à l’imparfait mais au passé simple. D’ailleurs, le passé simple est un « imparfait », c’est-à-dire ce qui n’est pas achevé (inachevé) Ce qu’on appelle usuellement imparfait est un prétérit. Nous pensons que lorsque la forme « imparfait du subjonctif » s’est imposée dans la terminologie grammaticale, ce qu’on appelle imparfait désignait notre passé simple, lequel ressemble de façon flagrante à  l’imparfait du subjonctif au niveau du signifiant. (cf notre étude  « Le français comme langue matricielle » parue dans la Revue française d’Histoire du Livre, livraison 2011, n ° 132)..

 

 

 

 

Jhb

27  12  13

 

 

 

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Limites et limitations des femmes

Posté par nofim le 28 décembre 2013

 

 

Pour un classement de l’astrologie dans le champ du médical

Par  Jacques  Halbronn

 

L’astrologie est-elle inclassable ou bien s’inscrit-elle dans l’histoire d’un des grands domaines de la  Science et si oui, lequel ? Certes, l’astrologie a à voir avec l’Astronomie mais il nous semble assez dérisoire de l’inscrire dans ce domaine en dépit des tentations de certains astrologues qui veulent à tout prix aligner l’Astrologie sur les dernières avancées de l’Astronomie.  Par ailleurs, on pourrait vouloir la relier à l’histoire de la Psychologie mais ce serait faire largement abstraction de sa dimension « prédictive » et la condamner à un certain empirisme. Son classement au sein du champ médical nous semble stratégiquement le plus heureux et évite par là même un certain nombre de faux débats. Quand Harvey, il y a 400 ans, décrit la circulation du sang il ne traite pas de cas particuliers mais bien évidemment de l’espèce humaine en général, même si par la force des choses il n’a pu examiner qu’un nombre limité de cas mais il ne viendrait pas à l’esprit de supposer que notre corps fonctionne autrement que celui de notre prochain. Il est clair que la médecine s’accorde le droit de généraliser et nous pensons qu’il en est de même pour l’astrologie, du moins celle que nous préconisons. Est-ce pour autant que chacun va vérifier  que son sang circule bien comme celui de son voisin ? Il y a là une sorte de paradoxe : ce qui nous est le plus intérieur physiquement ne nous est pas nécessairement le mieux connu. Selon nous, il en serait de même pour l’astrologie. En tant que chercheur et théoricien dans ce domaine, nous avons conscience de décrire un « circuit », une « circulation », un « cycle » qui vaut pour tous sans qu’il soit nécessairement appréhendé/perceptible par chacun. L’écueil principal que l’astrologie au XXIe siècle devra impérativement éviter, c’est précisément de se situer au niveau individuel. Le mot médecine a plusieurs acceptions dans l’esprit du public. Le premier réflexe est de penser au médecin qui vient soigner son patient. Mais, par ailleurs, l’on sait pertinemment que lorsque l’on décerne le prix de  Nobel de Médecine, ce n’est pas parce qu’Un Tel aura été un « bon médecin » mais plutôt un « grand médecin ». Dabs le milieu astrologique, on tend aussi à distinguer le « bon astrologue » et le « grand astrologue », le premier accomplissant un travail sur lequel on ne dispose finalement guère d’éléments (secret professionnel oblige) alors que le second aura publié dans des revues, participé à des colloques, rédigé des ouvrages. Il convient donc de souligner le fait que l’astrologie ne peut être que dans le général, dans ce qui vaut pour tous, ce qui n signifie nullement qu’elle soit dans le vague. En ce sens, l’astrologie des média nous apparait comme plus «scientifique » que l’astrologie des cabinets, même si l’on est en droit de contester l’état actuel de cette astrologie. On distinguera la pertinence épistémologique d’ensemble et le fait qu’un savoir passe par des stades successifs et en ce sens, il est  clair que les formulations actuelles de l’astrologie des horoscopes sont à dépasser mais certainement pas par le moyen des thèmes individuels qui correspondent  à un autre niveau, celui des cas particuliers avec toutes les contingences que cela implique. La grande erreur serait de croire que le modèle astrologique traite du particulier. En ce sens, pour nous, l’astrologue praticien doit refuser la mainmise de la théorie astrologique sur sa pratique (tentation à laquelle semble céder un Roger Héquet qui ne laisse avec son ACB que peu de marge de manœuvre au praticien) et inversement cette pratique sur le terrain ne saurait interfèrer avec le modèle astrologique pas plus que le garagiste ne saurait être mis sur le même pied que l’ingénieur qui met au point de nouveaux modèles..

L’émission consacrée aux Horoscopes sur Europe  Un a ainsi fait apparaitre un certain nombre de confusions et d’amalgames. On a entendu une dame parler de ses jumeaux qu’elle trouvait très différents. Mais le débat doit désormais se déplacer sur un autre terrain qui est celui de l’événementiel. D’ailleurs, les horoscopes des journaux ne  traitent pas de la psychologie zodiacale, contrairement aux apparences. Si l’on se réfère aux signes zodiacaux, c’est uniquement pour mieux focaliser la prévision, ce qui est aussi le cas des décans. Le présentateur croyait que les horoscopes de presse parlaient des types zodiacaux, ce qui ne se conçoit pas puisque dans le cas on répéterait tout le temps la même chose. Ce qui compte dans ce procédé, c’est de savoir quel sera l’impact du ciel du moment sur les gens et d faire varier le dit impact selon la position du soleil. Mais cela n’a pas grand-chose à voir avec la littérature sur le Zodiaque du type petits bouquins du Seuil (dans les années Cinquante) ou de Solar (collection que nous avons codirigée au début des années 80, réédition France Loisirs, avec Y. Othenin Girard)

Le débat doit donc se déplacer : est-ce que les gens qui sont placés dans le même cadre (l’un des 36 décans, par exemple soit dix degrés), ont des points communs dans ce qui leur « arrive » ? Avant de répondre que c’est absurde et trop général, encore faut-il préciser de quel type d’événement est censée traiter l’astrologie. Pour notre part, nous ne sommes pas spécialement convaincus de la valeur de  cette pratique mais il est souhaitable, en tout état  de cause, que le débat soit introduit correctement.

En fait, l’astrologie n’a pas à s’inscrire dans le cadre d’une journée, d’une semaine ou même d’un mois. L’année serait un cadre plus raisonnable et effectivement on pourrait en traiter au début de chaque année. En effet, pour nous l’astrologie ne peut s’appréhender sur des périodes trop courtes. C’est bien là le problème, tant les astrologues ont insisté sur la nécessité d’une heure de naissance précise que le public s’imagine que ce que dit l’astrologue doit également être très précis dans le temps. C’est donner des verges pour se faire fouetter !

Le problème, c’est que les gens sont plus à leur aisé pour mettre des étiquettes sur le caractère de leurs prochains que pour suivre la succession des périodes de la vie de ceux-ci. On connait ce personnage qui regarde non pas où il a perdu sa montre mais où c’est éclairé.

Il faut donc pour bien appréhender les vrais enjeux de l’astrologie que le public fasse beaucoup plus attention à ce qui se passe dans la vie des gens et ce sur des périodes relativement longues.  Il n’est pas question qu’un pronostic astrologique vaille pour des millions de gens au cours de la même semaine ou du même mois, En revanche, si l’on élargit la plage de temps à trois ans par exemple, les similitudes vont se présenter de façon beaucoup plus flagrante. L’idéal, c’est de travailler sur 7 ans avec note dispositif de l’Astrocyclon. Mais de toute façon, quelle que soit la technique employée, il faut donner du temps au temps.

Or, il est clair que les gens sont tributaires de leur documentation. Quelqu’un pourra vous décrire tous ses amis par quelques traits de caractères, par leur métier mais il n’aura pas le plus souvent emmagasiné assez d’informations sur les étapes de la vie de toute une série de personnes. Ne parlons donc pas des enfants en bas âge dans ce cas ! Il faut avoir un certain vécu existentiel pour tester l’astrologie.

Maintenant, reste la question de ce que l’astrologie peut « suivre » en matière de périodes (et non de dates trop strictement circonscrites comme le voudraient les quotidiens, les hebdomadaires ou les mensuels). Nous pensons que l’astrologie doit étudier les récurrences et montrer que ces récurrences se retrouvent dans la vie de beaucoup de gens.  Ce qui n’est pas cyclique n’intéresse pas l’astrologie du moins telle que nous la concevons. Voilà qui déjà délimite beaucoup plus le domaine et on est bien loin de discours sur la psychologie basique et constante des gens comme le voudrait une certaine littérature zodiacale ou même planétaire.

L’autre critère que nous avons mis en avant et qui permet de mieux préciser encore ce qui est en jeu est celui des périodes alternant entre les tendances à l’union et les tendances à la désunion et notamment dans le couple. Car pour nous ce qui se joue entre les hommes et les femmes – et pas seulement dans le « couple » est au cœur du champ astrologique. Tantôt les femmes épaulent les hommes, tantôt, elles les « contrent »  et cela constitue pour les hommes un contexte fort  contrasté qui joue aussi bien dans la sphère privée que publique. On connait le terme de trois ans et demi souvent observé par les psychologues et cette durée relèverait selon nous directement de l’astrologie et du cycle de Saturne (28 ans /8).

On aura compris que pour nous les femmes sont les premières concernées par les cycles astrologiques, ce qui se comprend assez bien puisque l’on connait déjà leur rapport menstruel à la Lune. Mais ce qui affecte les femmes se répercute sur les hommes par ricochet.

En bref, ce qui est surprenant dans ce débat sur Europe Un, ce sont ces auditeurs péremptoires pour traiter de questions qui méritent d’être abordées avec méthode. Chacun de nos jours parle d’astrologie alors que dans d’autres domaines, il ne se le permettrait pas. Que n’a-t-on pas entendu sur le caractère scientifique ou non de l’astrologie ? Qu’est ce qui est scientifique ? Ce qui est « précis » pour chaque cas ? Certainement pas. Il n’y a pas de science de l’individuel.  Il n’y a dit-on de science que du général. Mais autrement ne risque-t-on pas d’être dans les « généralités » ? On voit que le niveau de réflexion sur la Science est assez fluctuant.   Tout se passe comme si l’astrologie devait se conformer aux fantasmes scientifiques des uns et des autres. Si le phénomène astrologique était si facule que cela à appréhender, on n’en serait plus là. Il convient de trouver le bon angle d’attaque et de ne tomber ni dans  une hyperprécison surréaliste qui ferait que nous soyons tous des sosies ni dans des formules creuses et passe partout qui valent pour n’importe qui. La solution consiste à dire clairement ce dont traite l’astrologie et ce dont elle ne traite pas et de fixer des critères crédibles, intelligibles. Il faut apprendre aussi à percevoir les similitudes et les analogies derrière des différences contingentes, ce qui n’est pas donné à tout le monde. Et comme on l’a dit, il importe d’accorder de l’importance au sexe lequel ne relève pas de l’astrologie mais détermine les modalités de sa réception et de son influence. Mais là on butte sur le tabou de la différence hommes-femmes et l’on se rend compte qu’à terme l’astrologie risque fort de consolider et non point d’infirmer le fossé existant entre les deux sexes. Nous pensons que l’astrologie doit s’inscrire dans l’orbite du domaine médical.  Non pas la thérapie, le soin, mais la compréhension de notre fonctionnement psychophysiologique, celui de notre espèce. L’astrologie devrait apporter un jour des découvertes majeures dans le domaine du vivant.

L’astrologie est une clef pour la connaissance du psychisme féminin. A ce propos, nous pensons que certains femmes perçoivent mieux que d’autres les « signaux » célestes (selon l’Astrocyclon) et donc savent mieux se faire valoir auprès des hommes que d’autres. Celles qui ne captent pas ou peu les dits signaux sont vouées à être rejetées face à la concurrence des femmes qui captent les dits signaux.

 

 

JHB

28  12  13

 

 

 

 

 

 

 

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Langue nationale ou langue impériale?

Posté par nofim le 25 décembre 2013

Du français national au français impérial

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Par  Jacques  Halbronn

 

 

 

La France se caractérise par son double caractère, national et impérial.  Cette distinction que nous nous proposons d’introduire devrait éviter de noyer le débat. Ce qui est impérial est voué à subir des résistances périodiques, ce qui donne  une forme de francophobie qui est directement lié à la dimension impériale de l’entité France. Sans une dynamique impériale, il n’y a pas de dépassement des clivages nationaux ce qui fait que la France est écartelée entre ses deux identités, nationale et impériale.

On ne peut unifier un ensemble que si l’on en comprend la genèse et l’unité sous-jacente. Cela exige de remonter en amont sans remonter au  Déluge. Pour l’avenir de l’Occident et plus singulièrement pour celui de l’Europe et plus précisément encore de l’Union Européenne, il est essentiel d’aborder la question linguistique et notamment le rôle central dévolu au français dès lors que l’on abandonne l’idée d’un cloisonnement rigide entre les langues.

On peut parler d’une forme de francophobie qui vise à relativiser le rôle du français (le bashing) en la réduisant à une langue latine parmi les autres. Cette francophobie linguistique est très fréquente et  agit aussi sur les locuteurs francophones qui tendent à minimiser le poids du français dans le monde en mettant en avant des critères peu pertinents même s’ils reposent  sur certaines statistiques.

Quand nous parlons du français, nous ne nous référons pas nécessairement au français tel qu’il est pratiqué de nos jours  ni même à la notion classique de langue française en tant que langue pratiquée par un certain ensemble de locuteurs de par le monde (cf. la notion de francophonie) mais plutôt à un certain corpus de mots, de « signifiants » qui peuvent avoir  été  accommodés de diverses manières, au cours des siècles, tant sur le plan sémantique que morphologique ou autre.

Dès lors, on peut trouver du français au sein d’un grand  nombre de langues et donc bien au-delà des limites de la seule francophonie, d’autant que cette francophonie peut accueillir, de son côté, des mots étrangers, et notamment ce qu’Etiemble appelait du « franglais ».

Le corpus français qui nous intéresse est d’un autre type et l’on pourrait parler d’une sorte de « diaspora » du français (cf. les ouvrages d’Henriette Walter sur ce sujet). A l’échelle de l’Europe du Nord depuis l’Angleterre jusqu’à la Russie, le  français constitue une sorte de dénominateur commun entre diverses langues et l’on aura compris qu’il n’est pas ici question de la langue française au sens sociolinguistique de l’expression, à savoir celle qui est organisée comme un savoir d’un seul tenant et qui s’apprend en tant que telle.

Pour nous, une langue, ce sont des mots mais la forme de ces mots est marquée par un certain pattern, ce qui leur confère une certaine unité les rendant reconnaissables. C’est ainsi que l’on ne saurait confondre les mots français et les mots latins. En revanche, les emprunts au français sont bien plus proches du français que les mots français le sont par rapport au latin et il y a, en vérité, très peu de mots « latins » en anglais, c’est-à-dire venus directement du latin sans passer par le français. Le francophobe arguera du fait que le français est une langue latine pour minimiser la dette de l’anglais par rapport au  français. Il sera également tenté de prôner une linguistique éclatée ainsi que de privilégier  le signifié par rapport au signifiant. .

Une certaine théorie linguistique qui fut très en vogue tout au long du XXe siècle a tenté de montrer que chaque langue constitue une entité séparée, où il s’agit de distinguer oralement, phoniquement, les mots qui pourraient se ressembler (phonologie). Selon une telle conception que l’on peut qualifier de structuraliste,  la provenance des mots importe peu.

Pour nous, au contraire, la dimension orale est secondaire tout comme la variété des signifiés associés à tel ou tel signifiant. Ce qui compte, c’est la provenance du signifiant, éventuellement son orthographe. Dans le cas de l’anglais il y a des milliers de mots français qui sont passés avec  armes et bagages c’est-à-dire avec leur forme écrite d’origine  inchangée. Dans de nombreuses langues (notamment en anglais et en allemand), les mots français se regroupent au sein d’un même groupe grammatical ou autour de quelques suffixes qui leur sont en quelque sorte réservés. Il est donc aisé de repérer les mots de provenance française qui constituent un Etat dans l’Etat. (Ex. Les verbes « faibles » en anglais (au passé « ed ») sont presque tous d’origine française

En outre, le français sert d’interface entre langues du Nord et du Sud de l’Europe, et même en ce qui concerne le Maghreb dont on sait  que les formes dialectales sont truffées de mots français. On peut donc dire que le français est la langue pivotale de toute l’Europe voire de tout le bassin  méditerranéen.

Mais il s’agit de revaloriser le plan de l’écrit, ce que fait d’ailleurs Internet et les textos, qui tendent à marginaliser l’oral. Nous pensons qu’une approche globale d’une langue ne permet pas de suivre les flux linguistiques. Dans une logique que l’on peut qualifier d’impériale, nous dirons que certes chaque langue de la zone concernée est autonome par rapport aux autres à l’exception du français qui coiffe tout l’ensemble. En ce sens, c’est de la francophobie que de nier ce statut central au français, ce qui empêche de reconnaitre u français un rôle de socle. Il est clair, mais on ne saurait assez le répéter, que  le français « impérial » n’est pas le français « national », tout comme au sein d’un empire, la capitale est souvent à la fois celle de l’empire et celle du noyau de l’empire à partir duquel celui-ci s’est constitué. A ce propos, la France est porteuse d’une autre  dimension impériale en tant qu’ancienne puissance coloniale. A ce titre, Paris, outre qu’il s’agit de la capitale de la France et du français est aussi la capitale de deux empires, celui de ses ex-colonies  qui continuent, comme on peut le croire encore  à présent, à entretenir des relations privilégiées avec l’ancienne « métropole » et celui des diverses langues qu’elle a « colonisées » si ce n’est que dans ce cas, ce n’est pas tant le français qui s’est exporté mais le français qui  a été importé par les langues considérées, même si la conquête normande de l’Angleterre aura été déterminante (1066, il y a près d’un millénaire).. Les empires ne meurent jamais tout à fait, ils ont maintes occasions de rebondir/

 

 

 

 

JHB

24 12 13

 

 

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Sémantique et cyclicité

Posté par nofim le 24 décembre 2013

 

Les particules up et down en anglais

Par Jacques Halbronn

 

Ces particules nous sont singulièrement familières en informatique en ce qui concerne le téléchargement : download  et upload. (cf. notre étude in Revue Française  d’Histoire du Livre, n+° 132, 2011)  Nous pensons qu’il convient de les considérer comme des équivalents des préfixes « de » et « ré » en  français On sait qu’en anglais, les deux systèmes, le français et l’anglais cohabitent non sans une certaine redondance synonymique.

Download, c’est retirer quelque chose qui se trouvait quelque part. On le rapproche d’autant plus aisément du préfixe « de » que cela commence par la même lettre.  On sait qu’en anglais, un équivalent est le préfix « dis » archaïque  comme dans décharge

Upload, à l’inverse, implique  que l’on va revenir sur un lieu dont on était parti. On va reprendre et reconsidérer  (update) un dossier.

Up signifierait plus « remonter » que « monter ».  En anglais on trouve nombre de cas avec le préfixe pour indiquer une répétition, un « retour ».

En allemand, les équivalents pourraient être : auf  et zu. Auf semble de toute façon avoir la même racine que « up ». Aufmachen signifierait plus rouvrir qu’ouvrir alors que zumachen signifierait se débarrasser de quelque chose qui est censé être « clos », « terminé », « fini ». L’avenir est le Zukunft, ce qui nous sort du présent et du passé. On tourne la page.

On peut dire que nous supposons une approche cyclique qui ne connait pas de véritable début, on revisite toujours peu ou prou le « passé » ou plutôt ce qui est considéré comme tel, « révolu » mais une révolution, c’est astronomiquement, un recommencement, une redistribution.

La traduction habituelle serait plutôt  en haut pour up et en bas pour down. On n’obtient pas dans ce cas une  notion de répétition ou d’abandon dans le sens que nous venons d’exposer, cela semble dévolu aux préfixes « latins » du « re » et du « de » (ou dis). On a là un exemple typique d’un morcellement sémantique du signifié du fait de la pluralité des signifiants.. Nous avons pu observer ce phénomène au niveau du savoir, du « langage » astrologique lorsque l’augmentation du nombre de signifiants, du fait du « progrès «  astronomique génère  une démultiplication du signifié, une fragmentation/ On accède ainsi à une forme de pathologie de l’épistémè.

Si l’on prend l’allemand « zu », on note que cela peut signifier ce qui est en trop (comme l’anglais « too ». zu viel, too much). Cela correspond assez bien à l’idée de clôturer, donc de saturation  (satis : assez). On en a assez, donc on arrête, donc on  est sur le départ. Inversement, quand on éprouve un vide, on est prêt à ouvrir, à s’ouvrir, à se rouvrir. Par exemple, après une naissance, une femme devient à nouveau en mesure de tomber enceinte. Elle passe du « zu » au « auf », du « down » au « up » », il  ne s’agit plus d’évacuer mais de se remplir (de s’emplir à nouveau » (cf. note étude sur le « re »)

On est donc dans le départ et le retour  (departure/return), de façon dialectique, dans la descente et l’ascension, le (re)montée (remontées mécaniques e, montagne). Il y a dans le « ad » latin  quelque chose qui renvoie aussi à « up », dans le sens de « jusqu’ à » (Ad augustas etc.), ce qui donne le « à » français dans le sens d’aller vers, donc de se rapprocher, de rejoindre, de rattraper, de rallier, de « revoir » (Au revoir). Toute montée est une révolution, un tour qui se termine pour en permettre un autre. Très tôt, dans la vie, on a déjà vu ce que l’on sera amené à revoir. C’est la madeleine de Proust.

On observera donc que nos travaux sur les cycles rejoignent nos recherches linguistiques ce qui est assez normal au regard de l’anthropologie, le langage ne faisant que refléter une certaine réalité propre à  l’époque à laquelle il s’est  constitué. L’universalité des langues tiendrait précisément à l’existence d’un seul et même socle  cyclique inhérent à la condition humaine.

Nous rappellerons la thèse que nous avions développée dans l’étude citée plus haut : les préfixes sont issus des prépositions encore que parfois celles-ci aient pu disparaitre. Le « re » viendrait selon nous de « arrière » (en latin retro) alors que le « de » est largement attesté en français (« je pars de chez moi : c’est le départ)  Je « repars », signifierait au contraire  un retour en arrière. (en anglais « rear » (comme dans le film de Hitchcock  « Rear window »). Il est probable que peu de locuteurs français connectent  « arrière » avec le préfixe « re » et même l’on peut penser que le « re » dans leur esprit ne renvoie pas au passé mais au futur, tout comme le fait de monter n’évoque pas spontanément l’idée d’un « retour aux sources ». (Sisyphe et son rocher qu’il faut constamment  «remonter », à l’infini).

Il serait bon de rétablir le lien sémantique entre  l’idée de monter et d’ouverture et entre l’idée de descendre et celle de fermer. En cela, les locuteurs anglais entretiennent un lien plus net que les locuteurs  français : quand ils disent qu’ils vont réexaminer un dossier, une requête, ils emploient volontiers « up » comme dans « upgrade » par opposions à « downgrade » qui correspond à « dégrader ». (Comme pour le capitaine Alfred Dreyfus). Dans un cas, il   reste de l’espoir que la décision soit révisée (updated, mise à jour) tandis que dans l’autre, il est conseillé d’aller » voir ailleurs », de s’éloigner (c’est le « zu »). En informatique, si download signifie ce qu’on enlève, ce qui  est en trop, on dira que « upload »  implique une « recharge » qui est d’ailleurs permise parce que par ailleurs il  y a eu délestage.

Au niveau de l’apprentissage de la langue par l’enfant livré à lui-même, il est clair que la mise en évidence des préfixes études suffixes (ou particules) constitue un progrès très important dans une première appréhension du langage du fait des répétitions si le locuteur est capable de capter une certaine ligne directrice commune à tous les mots commençant ou se terminant de la même façon. Cette compréhension n’exige pas de commentaire oral.  Elle sera sous tendue par l’observation des comportements et certaines récurrences. Pour notre part, la connaissance de la dialectique dont nous venons de traiter pourrait bien être l’épine dorsale de la sémantique et de la morphosémantique.

 

 

 

 

JHB

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Sur l’animus de la femme.

Posté par nofim le 24 décembre 2013

 

 

La parole, comme animus féminin

par  Jacques Halbronn

 

Toute mise en évidence d’une norme fait aussi ressortir  ce qui est anormal et qu’il convient de restituer à la norme (ce qui est énorme est  hors norme).

Une femme doit avoir un potentiel d’expression assez puissant que nous avons comparé, depuis déjà longtemps, à la puissance sexuelle chez l’homme.

Ces femmes qui sont bloquées dans leur  parole  génèrent des situations perverses, qui tendent à inverser les rôles. Au lieu de s’exprimer, elles poussent les autres à le faire, ce qui ne les empêche pas de se sentir frustrées. En fait, elles voudraient qu’on les aide à  s’exprimer et en même temps elles repoussent cette possibilité en faisant parler les autres. Elles ont en fait besoin de conditions « favorables » pour passer à l’acte.

Le problème, c’est que les rôles ne sont pas interchangeables. La parole masculine est plus synthétique et abstraite que la parole féminine. Elle tend à généraliser, à extrapoler. En  ce sens, elle se nourrit et s’inspire de la parole féminine, elle ne peut donc s’y substituer et la femme ne trouve pas son compte dans cette inversion des rôles.

Les femmes qui vivent un tel refoulement  interpellent les hommes de telle sorte qu’elles en deviennent pesantes et pénibles car les hommes n’ont pas besoin d’un tel stimulus direct, et trop dirigé.   Après, elles se plaignent qu’on ne les laisse pas s »exprimer alors qu’elles sont- en fait très secrètes sur leurs activités et frisent l’opacité. Dans le type de couple qu’elles tendent à former,  c’est l’homme qui est voué à se féminiser, à raconter sa journée, ce qu’il a vu et  fait, ce qui est une forme d’abrutissement pour ce qui le concerne, de dévoiement. On ne peut pas être au four et au moulin.

Il est vrai que par ailleurs, nous rejetons les tentatives de classement socioprofessionnel – qui sont une simple adaptation (cf.  B. Lechevalier. Le cerveau de Mozart, Ed. O. Jacob 2003 qui met en évidence l’adaptabilité cérébrale au regard des neurosciences)  Mais en ce qui concerne les hommes et les femmes, cette distinction nous apparait comme tout à fait pertinente. On sait d’ailleurs que le critère socioprofessionnel est instrumentalisé pour nier le critère du genre qui s’il est fonction d’un certain environnement l’est beaucoup moins que le critère de la carrière.

La parole féminine est compulsive et elle l’a toujours été y compris du temps où les femmes étaient dites « soumises »/ Certes, il est des  femmes on l’a dit, dont la parole est brimée, inhibée mais c’est l’exception qui confirme la règle.

L’homme est plus doué, au quotidien, pour poser des questions que pour   répondre. Comme on dit, dans la police, c’est « moi qui pose les questions ». Mais il faut aussi un art pour interroger que ne maitrisent pas nécessairement les femmes et qui peut donc dans bien des cas sembler mal venu, voir assimilé à une sorte de viol moral, d’inquisition. Le problème n’est pas qu’on ne laisse pas parler les femmes mais que cette parole provoque du rejet de par son caractère brut et abrupt, et bien souvent insupportable dans sa crudité.

En ce sens, une femme brusque est aussi redoutable et traumatisante  qu’un homme physiquement et sexuellement violent. Mais cette violence qu’elle soit verbale chez la femme ou physique chez l’homme génère des réactions susceptibles de générer du refoulement, de l’inhibition chez son auteur.

Autrement dit, les femmes sont faites pour être interrogées et non pour interroger D’ailleurs, lors des rencontres entre un homme et une femme, il est de coutume que ce soit l’homme qui pose le plus de questions non sans un certain tact de préférence.  Et il en est d’ailleurs de même des avances sexuelles. Il ne semble pas que, de ce point de vue, l’on puisse inverser les rôles si ce n’est dans les cas relevant d’une certaine pathologie liée au milieu familial dans bien des cas. C’est alors que c’est l’homme qui attend d’être abordé et la femme qui doit être encouragée à s’exprimer alors que la norme voudrait qu’il faille plutôt freiner l’homme ou l’homme dans leurs impulsions respectives et complémentaires.

On en arrive à des situations paradoxales où la femme fait parler l’homme, lui pose des questions pour ensuite aller se plaindre qu’on ne la laisse pas parler, que l’on ne s’intéresse pas assez à elle. Cela indispose l’homme que la femme soit trop inquisitrice et la femme est frustrée que l’homme ne fasse que parler de lui-même alors que cela la rassure qu’il ne lui pose pas de questions. La meilleure défense, c’est l’attaque !

On peut inverser l’analyse et  envisager le cas d’hommes qui ne font jamais le premier pas et qui  ont besoin que les femmes les racolent, les draguent –non sans une certaine vénalité d’ailleurs – et  sollicitent et encouragent leur libido, tout en souffrant de ne pas pouvoir mieux affirmer leur virilité et leurs impulsions, devant ainsi dépendre de l’agenda des femmes.

On peut d’ailleurs penser que ce renversement des rôles soit assez courant. Les femmes d’un certain type se dirigeront vers des hommes d’un certain type ; soit un double perversité, celle d’une parole refoulée, chez la femme,  et d’une sexualité tout aussi refoulée chez l’homme.

Cela fait de longues années que nous avons signalé un tel binôme, à savoir que l’animus de la femme passe par le verbe et l’animus de l’homme par le sexe et vice versa pour l’anima. D’ailleurs, de même que l’animus de l’homme féconde  l’anima  de la femme et le conduit à « mettre au monde », on dira que l’animus de la femme  inspire l’anima de l’homme et le pousse à une certaine forme de création, qui passe volontiers par un certain lyrisme, une certaine poésie. (cf. Cyrano de Bergerac)

Nous sommes conscients de ce que peut avoir de normatif un tel modèle mais cela permet précisément de repérer ce qui s’en éloigne et d’essayer d’en comprendre les raisons. D’ailleurs, tout palliatif ne fait-il pas de nécessité vertu et ne se réfère-t-il pas à ce dont il déroge/. Le malade ne rêve que d’une chose, c’est qu’on l’aide à retrouver le chemin de la normalité.

 

 

JHb

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Réquisitoire contre le thème natal

Posté par nofim le 24 décembre 2013

 

 

 

 

 

L’imposture du thème natal : le Mektoub

Par  Jacques Halbronn

 

Nous avons déclaré la guerre aux tenants du thème natal (mais pas du thème horaire ! et ce dès 1976  quand nous écrivions sur la quatrième de couverture de nos Clefs pour l’Astrologie « Jacques Halbronn entend   condamner une certain astrologie (…) axée sur le seul moment aléatoire de la naissance ». Nous avons depuis, à plusieurs reprises, signalé que ce « thème de naissance » était en pratique utilisé comme le thème de la consultation avec tout ce qu’elle revêt d’immédiateté tant pour le passé que pour le futur les plus proches et leurs représentations du moment. Mais nous n’avions pas abordé la raison d’être même de ce subterfuge dont la raison d’être est de laisser  croire que les choses actuelles étaient déjà « prévues » et donc « annoncées » bien avant. En effet, il semblerait que les prévisions établies de longue date aient plus de crédit que celles constituées lors de la consultation, pour le moment où celle-ci a lieu.

Quand on regarde les choses d’un peu près, l’on s’aperçoit qu’il s’agit là d’une fiction car l’astrologue n’interprète un thème qu’en fonction de ce qu’on attend de lui, de ce que l’on sait ou croit savoir de la personne ou de l’événements considérés. L’astrologue est infiniment influençable et son approche de l’astrologie sera puissamment marquée par l’astrologue en chair et en os, avec toute sa culture personnelle et sa connaissance de l’actualité. Donc, il y a bien quelque abus à se référer au thème natal, soit le plus souvent plusieurs décennies en amont.

Mais comment négliger ce facteur de l’ancienneté relative du thème  que l’on ne trouve guère dans les autres formes de divination (cf. les méthodes de Georges Colleuil et du référentiel de naissance)  qui vient s’amalgamer avec le fait que l’astrologue se serve des astres, qui sont eux distants dans l’espace? Double distance donc spatiotemporelle qui est le fondement de la croyance en l’astrologie et donc du transfert à l’égard de l’astrologue ou de de celui qui se prétend tel.

Ceux qui connaissent mal les arcanes de l’astrologie nous objecteront peut-être que le thème natal existe bel et bien et que ce n’est pas l’astrologue qui l’a inventé, qu’il se contente de le « lire » tel qu’il se présente à lui. On ferait donc un mauvais procès à ces astrologues qui s’y référent explicitement, c’est-à-dire à la très grande majorité.

La réalité, sur le terrain, est un tantinet plus complexe car le modèle dont se sert l’astrologue a un caractère « instable ». Non seulement, il faut faire la part de l’interprétation mais l’interprétation transforme le modèle en lui-même. On ne peut donc séparer de façon étanche la structure du thème de sa lecture. Le mot « lecture » prête d’ailleurs à confusion. A priori un livre reste ce qu’il est, il ne « bouge » pas, quel qu’en soit le lecteur et l »époque. En revanche, supposons que ce livre soit écrit dans une langue »étrangère », dans ce cas, il faudra traduire le texte avant même de l’interpréter et c’est bien là que le bât blesse. En effet, le traducteur qui serait aussi l’interprète ne pourra éviter que sa traduction ne soit marquée par ce qu’il veut faire dire au texte. On a le cas classique des traductions-interprétations des Centuries, depuis le XVIe siècle jusqu’ à nos jours. L’archaïsme relatif même de la langue des quatrains  peut même conduire à une adaptation en français moderne qui  autorise toutes les dérives à leur encontre.

Ce que les gens ont du mal à comprendre, c’est que l’astrologie ne sera crédible que le jour où elle présentera un seul et même modèle, immuable et universel, à travers les âges, une sorte de modèle-étalon – comme le mètre du Pavillon du Breteuil en son temps. Or, on en est très loin puisque chaque thème est différent non pas conjoncturellement du fait de son interprétation mais structurellement puisque il se fonde sur l’évolution incessante du ciel, ce qui sert de prétexte pour changer constamment de référentiel. Certes, on parle toujours du « ciel » mais c’est un ciel en mouvement perpétuel, tel une sorte de kaléidoscope. Car le ciel peut aussi bien incarner l’anarchie que l’ordre (d’où le mot grec cosmos) et il semble bien que pour beaucoup d’astrologues la première option  ait fini par l’emporter sur la seconde. Ce singulier apposé au ciel (la carte du ciel) est  bien trompeur car le ciel est surtout  « pluriel ».

Pour notre part, nous avons élaboré un nouvel outil qui s’appelle l’Astrocyclon et qui offre l’insigne avantage d’être unique. Il comporte dans sa propre structure une cyclicité qui fait qu’on ne le lira pas de la même façon à telle époque qu’à telle autre, sinon il n’y aurait pas de cyclicité d’ailleurs. On doit donc lire l’astrocyclon à la lumière de la position céleste dont il dépend à savoir le rapport de Saturne aux quatre étoiles fixes royales. Mais l’astrocyclon ne change pas, sa cyclicité même est parfaitement prévisible et récurrente à la différence de tous les autres outils astrologiques connus.

Il convient de ne pas se méprendre : l’astrologue n’a pas l’obligation d’annoncer la spécificité unique d’une personne ou d’un évènement et c’est bien pour cette raison que le thème individuel est superfétatoire et ne peut que susciter et inciter à toutes sortes de débordements interprétatifs après coup (d’où le risque du genre de l’astrobiographie, cher à Didier Geslain et à Jacques Berthon avant lui, avec les tentations auxquels peu résistent). L’astrologue a parfaitement le droit de situer l’astrocyclon dans un contexte donné (déterminé autrement que par l’astrologie s’entend) mais il a le devoir de préciser le « contexte » astrologique (au sens de l’astrocyclon).  Et ce contexte proprement astrologique est prévisible très longtemps à l’avance si l’on s’en tient à une cyclicité rigide et immuable dans ses récurrences. Il s’agira donc de combiner les deux contextualités, l’une connue de longue date, celle de ‘l’astrologie et l’autre  selon les diverses données de tous ordres qui se présentent, comme par exemple dans quel domaine ans quel pays, telle périodicité de l’astrocyclon s’exercera à un moment donné. L’astrocyclon, c’est la météorologie féminine  avec laquelle il faut compter.. C’est ainsi que le XXe siécle nous aura légués deux cadeaux empoisonnés, l’un nous vient de Michel Gauquelin qui, avec ses statistiques, nous aura fait croire que le choix d’une profession (par exemple Mars et les champions sportifs) dépendait du thème natal et l’autre d’André Barbault qui nous aura persuadé, quelque temps, que l’on pouvait à l’avance déterminer sur quelle région du monde les astres devaient agir (cf. 1989,  le cycle Saturne  Neptune de 36 ans et l’URSS). Certains résultats aussi frappants soient-ils se révèlent des leurres qui poussent l’astrologie sur des voies de garage, des impasses.

Pour en revenir au thème natal, celui-ci aura  fini par tuer la prévision astrologique en réduisant de plus en plus le travail de l’astrologue au seul traitement de la date de naissance, laquelle épuise à la fois les données célestes et les données terrestres, faisant ainsi d’une pierre deux coups. En réalité, l’astrologue a besoin à la fois de se constituer, de glaner un corpus aussi riche que possible de dates  concernant le dossier de personne ou d’évènement  traité et à la fois de mettre en parallèle  cette série de dates(ce CV) avec l’Astrocyclon, lequel est porteur en lui-même de tout un potentiel chronologique..

Le thème natal, on l’a compris,  est un contenant plus qu’un contenu, c’est une auberge espagnole où chacun ne trouve que ce qu’il y apporte. L’astrologie est devenue une pochette surprise, une cocotte, un creuset, un saladier. On peut y mettre n’importe quoi.  A contrario, l’astrocyclon  joue dans le registre de la transparence et non de l’opacité, il est une constante et en tant que modèle, il ne varie pas tout en étant en mesure d’accompagner le changement. Rien de nouveau sous le soleil mais il y a un temps pour chaque chose. Concilions ces deux principes apparemment contradictoires !

 

 

JHB

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Linguistique et cyclicité au prisme des affixes

Posté par nofim le 15 décembre 2013

Linguistique et cyclicité. Les particules up et down en anglais.

Par Jacques Halbronn/

 

Une des grandes questions qui se posent à la théorie linguistique touche au domaine de la morphosémantique. Est-ce que la langue par elle-même est porteuse d’un message ou bien n’est—elle qu’un médium  que l’on peut charger de n’importe quel signifié ? Se pose ainsi la question d’une linguistique du signifiant, dont le statut est certes minimaliste mais qui sert de matrice pour d’autres développements. En ce sens, il n’est pas vain de regrouper les mots par préfixe ou par suffixe  en considérant que ces « adjonctions » font déjà sens par elles-mêmes. De même, peut-on penser que tous les mots dérivant d’une même racine constituent un certain champ sémantique, à la jonction entre le signifiant et le signifié.

Nous aborderons ci à nouveau la question des préfixes en les rapprochant des particules. Ces particules-down et  up- nous sont singulièrement familières en informatique en ce qui concerne le téléchargement : download  et upload. (cf. notre étude in Revue Française  d’Histoire du Livre, n+° 132, 2011)  Nous pensons qu’il convient de les considérer comme des équivalents des préfixes « de » et « ré » en  français On sait qu’en anglais, les deux systèmes, le français et l’anglais cohabitent non sans une certaine redondance synonymique.

Download, c’est retirer quelque chose qui se trouvait quelque part. On le rapproche d’autant plus aisément du préfixe « de » que cela commence par la même lettre.  On sait qu’en anglais, un équivalent est le préfix « dis » archaïque  comme dans décharge

Upload, à l’inverse, implique  que l’on va revenir sur un lieu dont on était parti. On va reprendre et reconsidérer  (update) un dossier.

Up signifierait plus « remonter » que « monter ».  En anglais on trouve nombre de cas avec le préfixe pour indiquer une répétition, un « retour ».

En allemand, les équivalents pourraient être : auf  et zu. Auf semble de toute façon avoir la même racine que « up ». Aufmachen signifierait plus rouvrir qu’ouvrir alors que zumachen signifierait se débarrasser de quelque chose qui est censé être « clos », « terminé », « fini ». L’avenir est le Zukunft, ce qui nous sort du présent et du passé. On tourne la page.

On peut dire que nous supposons une approche cyclique qui ne connait pas de véritable début, on revisite toujours peu ou prou le « passé » ou plutôt ce qui est considéré comme tel, « révolu » mais une révolution, c’est astronomiquement, un recommencement, une redistribution.

La traduction habituelle serait plutôt  en haut pour up et en bas pour down. On n’obtient pas dans ce cas une  notion de répétition ou d’abandon dans le sens que nous venons d’exposer, cela semble dévolu aux préfixes « latins » du « re » et du « de » (ou dis). On a là un exemple typique d’un morcellement sémantique du signifié du fait de la pluralité des signifiants.. Nous avons pu observer ce phénomène au niveau du savoir, du « langage » astrologique lorsque l’augmentation du nombre de signifiants, du fait du « progrès «  astronomique génère  une démultiplication du signifié, une fragmentation/ On accède ainsi à une forme de pathologie de l’épistémè.

Si l’on prend l’allemand « zu », on note que cela peut signifier ce qui est en trop (comme l’anglais « too ». zu viel, too much). Cela correspond assez bien à l’idée de cloturer, donc de saturation  (satis : assez). On en a assez, donc on arrête, donc on  est sur le départ. Inversement, quand on éprouve un vide, on est prêt à ouvrir, à s’ouvrir.

On peut penser que les langues sont réductibles, quant à leur message, à des notions extrémement simples mais d’un grand intérêt pour l’anthropologie. La complexité des messages nous apparait comme un leurre et tient à une forme d’inflation qui plombe l’économie de la langue.

 

 

JHB

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L’astrologie: le réel et le virtuel

Posté par nofim le 13 décembre 2013

 

Les astrologues et le principe de réalité

Par  Jacques Halbronn

 

Il nous apparait que la tendance dominante parmi les astrologues est marquée par une certaine ambiguïté. Certes, on nous parle de « pratique » mais chacun sait toute l’importance que comportent les différents dispositifs astrologiques, la prise en compte des données célestes dans la mise en œuvre d’une adhésion à l’astrologie. Il y a une esthétique de l’astrologie mais souvent on a affaire une cote mal taillée qui n’est guère satisfaisante sur aucun plan et qui fait que souvent l’astrologue joue au chat et à la souris, arguant de la pratique quand il se sent défaillant sur le plan théorique et de la théorie pour persuader son client de faire effort pour se percevoir  peu ou prou en accord avec ce qu’en dit cette Astrologie avec un grand A,  terme qui recouvre à la fois un concept très général et une lourde et compacte tradition.

Nous voudrions insister dans cet article sur un certain nombre d’écueils qui se présentent sous les pas de toute personne se destinant à l’astrologie ou du moins à son étude, à quelque titre que ce soit du praticien à l’historien. Mais avant nous voudrions dénoncer avec vigueur un certain ostracisme à l’encontre de l’astrologie qui semble autoriser certains à déclarer que l’astrologie ne les intéresse pas, ce qui  ne veut strictement rien dire comme si s’intéresser à l’astrologie impliquait ipso facto que l’on   y « croie ». L’avenir montrera que ceux qui ont négligé ce domaine  se sont eux-mêmes pénalisés du fait que le nombre de d’considérables tant du point de vue de l’Histoire des Sciences que des religions, tant sous l’angle épistémologique que sous l’angle méthodologique, tant dans une approche diachronique que synchronique. D’ailleurs, à la fin du XIXe siècle, Bouché Leclercq soutenait dans son Astrologie Grecque que l’on ne perd pas son temps à comprendre pourquoi d’autres ont perdu le leur.

Si l’on doit désigner des « obstacles épistémologiques » quand on entend traiter de l’Astrologie, l’écueil principal  réside dans le refus de tenir compte de certains aléas. Rien ne serait pire ici qu’une posture systématique, tentation pourtant bien attestée.

Comment qualifier autrement l’attitude de certains « penseurs de l’astrologie » de la seconde moitié du XXe siècle, qui partent du principe que l’astrologie doit nécessairement prendre en compte la totalité du système solaire, aussi bien d’ailleurs celui connu de l’Antiquité que celui  qui ne nous est apparu, petit à petit, que depuis la fin du XVIIIe siècle (si l’on ne veut pas remonter à la lunette de Galilée, au début du XVIIe siècle). On ne reviendra pas sur le problème posé pour toute la « conscience «  astrologique qu’une telle revendication d’un ciel inconnu et agissant à l’insu des astrologues sinon à l’insu des humains. Quel discrédit et quelle impuissance infligés aux premiers astrologues !

Un autre point que nous aborderons est celui de la projection sur les « cieux » de certaines catégories comme les cycles des saisons, des douze mois (mot lié à la Lune, en anglais Moon/month), ce qui est à la base de ce qu’on désigne généralement par tropicalisme, le Zodiaque étant censé s’articuler sur un tel cycle, à partir de l’hémisphère Nord. Mais c’est la théorie des aspects que nous aurons plus spécifiquement ici dans notre collimateur. Qu’on lise les textes concernant la cyclologie  astrologique, qui nous parlent des intervalles entre deux planètes. (Carré, sextile, trigone etc.). On nous explique qu’un « cycle planétaire » est tantôt calculé au regard d’un rapport entre deux planètes qui s’éloignent l’une de l’autre et passent ainsi d’un aspect à un autre, tantôt  est fonction du passage d’une planéte donnée au travers du Zodiaque en insistant alors sur le passage d’un signe à un autre, passage qui est calculé de 30° en  30° à partir du « point vernal » (0° Bélier)

Cette dimension mathématique nous a toujours paru tout à fait artificielle et anachronique. On a l’impression que pour les astrologues les gens sont des machines, pis de véritables horloges qui fonctionnent au degré près, à la minute près et que l’on peut perfectionner en leur ajoutant tel ou tel mécanisme. On compare deux thèmes, on relie une planéte  qui passe aujourd’hui avec le thème natal, avec la plus grande précision et on trouve cela normal !

Nous pensons tout au contraire que la précision n’était pas de mise, ni dans le calcul, ni dans la prévision elle-même, que l’on était dans un continuum de phases d’une certaine durée et pas à un jour près et encore moins à une heure près (comme dans le calcul de l’ascendant). Nous estimons que le facteur visuel était déterminant et que ce qui faisait tout l’intérêt du ciel tenait à une certaine transparence du processus sui vi, à l’instar des 4 temps de la lune avec notamment les demi-lunes et les pleines lunes ; Le problème, c’est que la Lune est beaucoup trop rapide pour  ponctuer, baliser des activités à plus long terme, voire sur plusieurs années. Mais le problème aussi, c’est qu’avec les planètes, proprement dites, la dimension visuelle était beaucoup moins évidente.

Dire que deux planètes sont en carré l’une avec l’autre, cela ne donne pas grand-chose au niveau visible ! En dehors de la conjonction, les gens n’ont pas un « compas dans l’œil » ! Et si l’on en reste à la seule conjonction, où sont les phases  successives ? Quel dilemme !

C’est pourquoi nous pensons que les astrologues d’autrefois – non pas ceux qui prévoyaient mais ceux qui programmaient- d’ailleurs le mot prévoir a gardé ces deux acceptions –quand on dit « nous avons prévu de » et « nous avons prévu que »- ont pensé aux étoiles fixes qui jalonnaient le parcours des planètes et des luminaires pour constituer le « signifiant » astrologique, avant même toute interprétation de celui-ci (signifié). Le binôme planéte/étoile était une évidence et d’ailleurs il se retrouve quand 1le cas de nos jours mais là encore ce « signe » calculé en tropical reste une abstraction, une projection. On risque de basculer dans une sorte de numérologie déconnectée par rapport à la réalité du Ciel.

Cela dit, il ne fallait pas s’attendre à ce que ces étoiles fixes soient idéalement disposées au firmament ! Si l’on voulait remplacer les carrés et les oppositions par des points réels, bien visibles à l’œil nu, il importait de choisir quatre étoiles  formant approximativement un carré. Ce fut ainsi que l’on élut 4 étoiles réparties aux 4 points cardinaux et qui sont encore connues de nos jours sous le nom d’étoiles fixes « royales ».(Aldébaran, Regulus,  Antarès, Fomalhaut sont les noms dont on se sert de nos jours et qui ne sont surement pas les noms d’origine/Mais ces étoiles sont  liées à la précession des équinoxes et donc ne correspondent plus aux mêmes points dans le zodiaque tropique, comme l’avait souligné Dane Rudhyar quand Regulus « passa » du lion à la vierge au lendemain de la Seconde Guerre Mondiale.

Autant dire que si l’on admet un découpage en 4, sur le modèle soli-lunaire (et des 4 saisons), il ne faut pas s’attendre à ce que chaque période soit exactement de même durée, vu que l’axe Fomalhaut-Régulus se situe actuellement  autour de 0°- 1° Poissons/Vierge et l’axe Aldébaran-Antarés autour de 8°-9° Gémeaux-Sagittaire. C’est bien cette réalité qu’il faut prendre en ligne de compte et non un cadre purement géométrique qu’il a fallu ajuster et transposer et ne pas plaquer littéralement. Si l’on prend notre modèle de l’Astrocyclon,  cela signifie en pratique que la phase ascendante de Saturne débute plus tard aux approches de l’axe Aldébaran-Antarés qu’aux approches de l’axe Régulus-Fomalhaut, ce  fait quand même une différence de quelque 8°-9°. En termes prévisionnels, ce n’est pas rien et on aurait tort de ne pas intégrer cette donnée objective du moins dans une astrologie que l’on pourrait qualifier d’astrologie de la conscience par opposition à une astrologie de la science. Or, tout nous porte à croire qu’actuellement, la plupart des astrologues ont opté pour la seconde direction, c’est-à-dire qu’ils considèrent – c’est le cas de le dire puisque ce verbe renvoie aux astres-(comme dans sidérant) que tout se joue à notre insu, ce qui leur permet de se servir de planètes inconnues de l’Antiquité, c’est-à-dire contemporaines du berceau de l’astrologie. D’ailleurs, cette  voie les séduit en ce qu’elle renforce leur besoin de croire à des forces suprahumaines qui nous dirigent sans que nous  y soyons pour rien, sans que nous ne nous en doutions. Dès lors , ces astrologues n’ont nul besoin d’un critère visuel puisque c’est quelque chose qui se joue en dehors de nous et que nous subissons depuis toujours –on se demande d’ailleurs depuis quel stade de l’évolution humaine ?- Un Jean-Pierre Nicola a théorisé une telle représentation des choses en  affirmant que le système solaire est un « système » à prendre en bloc, au sein duquel chaque planéte a une fonction bien spécifique,    y compris les transaturniennes (le T du RET, pour « Transcendance »), avec un découpage purement mathématique des périodes. Avec la théorie des Ages, il en est même arrivé à découper notre vie selon les révolutions des planètes, par ordre croissant alors que bien évidemment, il s’agit là d’une abstraction, débutant  à partir du moment de la naissance, donc différemment selon les gens. Cette dimension individuelle de l’astrologie nous semble des plus fâcheuses car nous pensons que l’astrologie est au service de la Cité et non de la personne (à la différence de Rudhyar) et que le ciel astrologique est le même pour tous synchroniquement, c’est-à-dire à chaque instant même s’il n’a pas forcément la même portée pour tous (un même signifiant peut être diversement  interprété) c’est un ciel « public » comme on parle d’une « chose » publique (d’où le mot « république »)…

Notre approche de l’astrologie est anthropologique, elle se met à la place des gens qui ont pensé l’astrologie avant que celle-ci n’existe car pour nous l’astrologie est une création humaine recourant au référentiel cosmique. Elle doit tenir compte des connaissances de l’époque de sa création, des raisons que les sociétés avaient de se servir- d’instrumentaliser- les astres en évitant de projeter nos connaissances et nos besoins actuels, des solutions empiriques qu’ils ont élaborées pour leur « praxis », avec les nécessaires aménagements sur le terrain que cela implique. C’est cela pour l’astrologie que d’accepter le principe de réalité (au sens freudien du terme), en se plaçant du point de vue des sociétés humaines. Faut-il rappeler que le Zodiaque n’est pas une simple réorientation des saisons – pas plus d’ailleurs que le calendrier révolutionnaire- mais  une approche anthropocentrique du  monde, à partir de la vie quotidienne des sociétés d’antan. (cf. les Très Riches Heures du Duc de Berry) mais il est vrai que la plupart des astrologues semblent tout ignorer  de la genèse du symbolisme zodiacal se contentant de projeter sur celui-ci, comme le fait Nicola, (zodiaque photopériodique) une approche purement cosmographique. Quant à l’usage que les sociétés anciennes faisaient de l’astrologie- qu’elles ont inventé, façonné et non pas « découvert’ », il  faut en rester à des idées très simples et souligner que l’astrologie nous décrit non pas ce qui se passe dans notre tête mais ce qui se passe dans nos sociétés, à moins de faire de nous des schizophrènes !

 

Job

12  12 13

 

 

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La notion de commentaire astrologique

Posté par nofim le 11 décembre 2013

 

 

Astrologie et Linguistique : le modèle et son commentaire

Par Jacques  Halbronn

 

On a pu croire que nous méprisions le fait que l’on se serve de l’astrologie « après coup », post eventum.  En fait, il importe de nuancer une telle impression. Car ne pas admettre le commentaire signifierait que la prévision astrologique n’en aurait pas besoin du fait de la précision extrême de son propos. Ce qui est aux antipodes de notre épistémologie de l’astrologie.

Bien au contraire, le commentaire libère l’astrologie d’un excès, d’un impératif de précision. Au vrai, l’astrologue a parfaitement le droit de commenter son pronostic, de l’expliciter tant justement son modèle est général et même relativement abstrait.

En revanche, ce que nous réprouvons vivement, c’est le fait que le modèle lui-même soit élaboré après coup ! On aura compris, espérons-le, ce que nous voulons dire par là, à savoir la confusion entre le signifiant et le signifié. Le modèle est le signifiant et le commentaire est le signifié.

Prenons un thème natal (ou plus largement « astral », de RS, d’éclipse, d’ingrés etc.), est-ce du signifiant ou du signifié ? En fait, nous dirions que c’est un objet hybride, genre chauve-souris. Il     y a là comme  une sorte de tour de passe-passe, de bonneteau. Il court, il court, le furet !

En apparence, on pourrait croire que le thème est de l’ordre du signifiant et d’ailleurs ne dit-on pas que l’on « interprète » un thème. Les naïfs pourraient croire que le thème est un objet  bien défini alors qu’il n’en est strictement rien. Ce serait plutôt un objet non identifiable !

Le terme « interprétation » quand il s’agit du thème revêt un sens très particulier. Si l’on dit par exemple que l’on traduit un texte, l’on ne s’attend pas à ce que ce texte de départ change si ce n’est par le biais de l’acte même de traduction.  D’ailleurs un texte peut être diversement traduit mais sa matrice ne change pas.

Or,  il n’en est pas de même pour cet étrange et indéfinissable objet qu’est le « thème astral » !  Nous prendrons l’exemple du corpus Nostradamus quand il est traduit dans une autre langue – ce fut dès 1594 en latin (dans la Première Face du Janus François de J. A. de Chavigny/ Le commentateur  va gloser sur une traduction du français dont il est parfois l’auteur. Ce traducteur-commentateur est un personnage redoutable qui contrôle tout le processus. En effet, il va commenter un texte qu’il s’est déjà, peu ou prou, autorisé de rendre à sa façon et de préférence dans le sens de son commentaire, tant et si bien que la traduction elle-même est déjà un commentaire qui se suffit à lui-même. Eh bien nous dirons que l’astrologue ressemble comme deux gouttes d’eau à un tel personnage : il commente un texte- le thème est un texte- qu’il a lui-même refaçonné en vue de son interprétation ou si l’on préfère il a redisposé le « texte » qu’est le thème pour les besoins de sa cause, c’est-à-dire de ce qu’il entend faire passer. C’est comme s’il réorganisait le texte, lui-même, comme si ce texte était à géométrie variable, qu’il le tordait dans le sens qui lui seyait. Autrement dit, le thème est un objet instable qui est fortement à la merci du « sujet », c’est-à-dire de son lecteur.

En d’autres termes, l’enseignement de l’astrologie consiste à former des « tricheurs ».

Pour mettre fin à  de telles dérives, au nom d’une véritable déontologie de l’astrologie qui devrait commencer par dénoncer le procédé même du thème astral – au lieu d’en faire le fondement de l’honorabilité de l’astrologue ! –nous avons demandé à ce que l’objet astrologique soit fixé et figé  une fois pour toutes, en tant que signifiant à telle enseigne que cet objet ne change pas, en dehors de sa propre dynamique interne qui est, elle-même, mue par des changements récurrents. Rien de nouveau sous le Soleil, dit l’Ecclésiaste. Il n’  a donc aucun risque de manipulation du « signifiant’ astrologique, plus question d’une myriade de thèmes qui évoluent en permanence de surcroit en dehors même de la diversité même de leur structure  interne.

A partir de là, il est loisible de réfléchir sur l’interprétation de l’objet en question selon les divers contextes où l’on se trouve, c’est-à-dire sur la variété même des signifiés se référant à un signifiant unique et ne se prêtant à aucune manipulation et gesticulation.

Ce commentaire, on l’aura compris, permet d’ajuster le modèle unique à une situation x ou y mais au niveau du signifié, non du signifiant dont on a dit qu’il ne doit se prêter à aucune manœuvre. Le signifié est l’interface entre le signifiant et  un certain réel brut.

Si l’on considère le cas de l’Astrocyclon qui illustre notre propos en tant que modèle universel et invariable dans ses propres variations, c’est-à-dire le cycle de 7 ans,  lequel se reproduit plus de  douze fois par siècles, il est évident que ses effets varieront bel et bien d’une fois sur l’autre et on ne pourra  annoncer par avance qu’un certain nombre de généralités qui prendront tout leur sens après coup. Mais les centaines de « faits » qui seront ainsi rapprochés comme correspondant à une même phase, à un même stade de l’Astrocyclon,  devront entretenir entre eux des similitudes en profondeur, ce qui peut ainsi sous-tendre un traitement statistique de l’Astrocyclon lequel est rendu impossible par la production d’objets astrologiques variant à l’infini, en tant que signifiants, les combinatoire s au sein du thème composant autant de signifiants distincts..

On  résumera par cette formule : commenter le modèle, oui, l’augmenter, le triturer, le trafiquer pas question !

C’est dire que nous ne dénigrons nullement l’art du commentaire honnête qui prend la mesure de la diversité  inouïe des éventualités et qui ne vise nullement à les expliciter dans leurs particularités, en dressant le thème du lieu considéré, le système des maisons ayant pour principale utilité de générer des « thèmes différents » pour une seule et même heure, du moment que le lieu n’est pas le même. Les maisons démultiplient le thème, en introduisant la longitude et la latitude. Bien évidemment,  le dressage des maisons est un des vecteurs permettant de transformer ce signifiant qu’est le thème. Au vrai, d’aucuns diront même que le thème, ce sont d’abord les maisons et d’ailleurs le mot horoscope désigne les « maisons de l’horoscope », c’est-à-dire calculées ou dérivées de la position de l’ascendant –(ou horoscope) Comment donc pourrait-on dès lors attendre du thème qu’il soit « fixe » ? Mais même dans ce cas,  la tentation est grande de l’orienter à sa guise pour lui faire dire ce qu’on veut lui faire dire et non ce qu’il a réellement à nous dire, étant entendu que l’astrologue aurait toute légitimité à faire dire au thème ce que l’on sait ou croit savoir du réel, en un instant T…

Avec l’Astroclon, on passe bel et bien de l’infini au fini tout en admettant que ce qui est fini en tant que signifiant puisse correspondre à une infinité de signifiés.

 

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JHB

11  12  13

 

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