nouvelles réflexions sur Astrologie et Mythologie

Posté par nofim le 6 décembre 2013

 

 

 

 

La présence  surprenante du dieu Saturne dans le Septénaire

Par  Jacques Halbronn

 

Quand on y réfléchit, il n’y avait aucune raison pour que le dieu Saturne soit mis sur le même plan que les autres divinités du Septénaire, Vénus, Mercure, Mars, Jupiter et les deux luminaires. Car Saturne est d’une autre génération. Pourquoi ne pas avoir plutôt choisi Neptune ou Pluton, les frères de Jupiter ? Cela aurait fait beaucoup plus sens au regard des généalogies mythologique d’autant que l’on sait que Jupiter réussit à sauver ses frères Neptune et Pluton (Poséidon et Hadès) avalés par leur père Saturne (Kronos). On sait qu’il aura fallu attendre le XIXe et le XXe siècle pour intégrer ces deux dieux dans le paysage astrologique.

L’explication de cette présence de Saturne tient selon nous à des raisons historiques. Selon nous, Saturne jouait un rôle majeur dans une astrologie antérieure et quand on voulut  passer du monoplanétatisme au multiplanétarisme,  l’on butta sur ce statut très ancien de Saturne. Il fallut faire un compromis, comme dans bien des cas entre l’ancien et les nouveaux régimes. On a signalé des cas comparables quand on passa de 8 à 12 maisons. (cf. nos études sur ce sujet sur le blog  Nofim)  Mais on a aussi le même problème pour la genèse du zodiaque avec les signes fixes qui appartiennent à une autre tradition (celle du sphinx) que les autres qui relèvent, quant à eux, du cycle saisonnier

Symboliquement, Saturne est l’ancêtre qui incarne une première astrologie (celle dont on se sert pour l’Astrocyclon) et la nouvelle astrologie nous parle de ses fils pour justifier justement de son pluralisme.

Ce qui est remarquable c’est que lorsqu’il s’agit de baptiser les nouvelles planètes, ce dualisme est réapparu Les astronomes mirent d’abord en avant Uranus, le père de Saturne puis leurs successeurs préférerait opter pour les frères de Zeus Jupiter. On oscillait ainsi entre deux  strates astrologiques.

Les astrologues actuels ne sont  en général guère sensibles à ce clivage puisque le septénaire a été « complété ». mais si l’on se situe au niveau du septénaire, la présence de Saturne ne fait pas sens, d’un point de vue synchronique et ne  s’explicite que diachroniquement.

S’il n’y avait pas eu le précédent Saturne, on peut penser que l’on aurait appelé cette planéte du nom de Neptune ou de Pluton et si l’on admet qu’Uranus pouvait être visible à l’œil nu sans télescope, il se serait appelé Neptune ou Pluton. Il aura fallu des siècles pour que ces deux dieux tout à fait capitaux (l’océan et l’enfer)  trouvent leur place tout en laissant Saturne et Uranus entre eux et leur frère Jupiter. Nous pensons en effet (cf. nos derniers textes sur les domiciles et exaltations) qu’une huitième planéte était structurellement nécessaire. (cf. Clefs pour l’Astrologie, Ed Seghers 1976 et Astrologie Sensorielle, Cosmopolitan janvier 1977) mais l’on sait que le 7 joue un rôle majeur dans l’astrologie la plus ancienne autour de l’axe Lune-Saturne (28/4)

Le rôle de Pluton, notamment, est remarquable dans le récit mythologique, notamment par ses rapports avec Démeter-Cérés et sa fille Proserpine/Perséphone. L’absence de Pluton du Septénaire n’avait donc pas de raison d’être si ce n’est en raison de la prise en compte d’une tradition astrologique plus ancienne. D’ailleurs le récit même du conflit entre Saturne et Jupiter témoigne en quelque sorte d’un passage d’une astrologie centrée sur Saturne à une astrologie menée par son fils Jupiter, en fait par ses trois fils.  Nous conseillons donc aux astrologues modernes de rebaptiser  Saturne Pluton et Uranus Neptune – ou l’inverse et de la sorte seront-ils moins tentés de se servir de ce qu’on appelle les « transsaturniennes » car nous pensons que l’attachement à ces deux planètes est lié à la conscience d’un manque au sein du septénaire. Non pas que nous soyons un partisan du multiplanétarisme mais parce que nous souhaitons que les différents  systémes en présence soient rendus à leur cohérence de départ et se délestent d’un certain syncrétisme qui affecte toutes l’astrologie  tant le passé résiste aux nouveaux apports et aux nouveaux ajustements.

Quand quelque chose sonne faux, il suffit souvent de tirer le fil pour découvrir des formules bancales à tous les niveaux qui témoignent  d’un traumatisme lié à un changement selon nous malvenu qui aura creusé un décalage entre la réalité astrologique et le discours  astrologique. Dans les tests de QI, on apprécie la faculté de désigner le « odd man out ». Toute personne intelligente, ayant su préserver un certain esprit critique – ne peut que reconnaitre que Saturne détone au sein du Septénaire.

 

 

JHB

 

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Recherches structurelles sur les domiciles et les exaltations.

Posté par nofim le 3 décembre 2013

 

 

La remise en cause des doubles domiciles planétaires

Par  Jacques  Halbronn

 

Nous avons déjà récemment signalé certains problèmes concernant l’intégration des nouvelles planètes au sein du dispositif des domiciles, des exaltations mais aussi au sien du thème astral (voir sur le blog nofim en passant par teleprovidence.com) mais nous allons aborder ici le problème sous un autre angle. Notre objectif est de montrer que des erreurs de transmission peuvent se produire sans qu’elles soient nécessairement détectées dans la pratique astrologique, ce qui nous renvoie au débat suivant : est-ce l’astrologie qui nous offre une certaine vision du monde ou bien  est –ce le monde qui nous aide à mieux cerner l’astrologie, à la valider ?

 

Nous prendrons le cas des domiciles et exaltations des nouvelles planètes et notamment le cas d’Uranus, dont la « tradition » – une bien récente tradition au demeurant ! -  nous enseigne que son « trône » est en verseau et son exaltation en scorpion et celui de Neptune, domicilié en poissons et exalté, nous dit-on dans le signe du lion. Si l’on demande aux astrologues les raisons de ces attributions récentes, ils ont souvent quelque mal à répondre alors on se demande ce qu’il en est d’attributions bien plus anciennes, pour lesquelles on dispose de bien peu de documentation….

Cela devient compliqué quand nos astrologues tiennent à nous préciser que Saturne reste quand même domicilié en verseau et Jupiter en poissons. Est-ce que telle était la démarche qui présida à ces attributions qui ne furent pas d’ailleurs sans déstabiliser l’ancienne disposition des doubles domiciles, visant à concilier le 7 avec le 12 ?

Nous allons montrer ci-après que l’on peut sérieusement suspecter un quiproquo dans la transmission. En effet, si l’on prend le cas des exaltations des deux transsaturrniennes, Uranus et Neptune (laissons ici de côté le cas de Pluton qui n’est toujours pas résolu : tout le dispositif est resté en chantier depuis plus de 80 ans. (Découverte de Pluton en 1930)

Il n’est pas trop difficile de reconstituer le raisonnement qui a été suivi par les astrologues anglo-saxons du XIXe siècle.  Uranus est au-delà de Saturne, donc on va placer le domicile d’Uranus à côté de celui de Saturne, ce qui donne Uranus en verseau, faisant suite à Saturne en capricorne. On a de très bonnes raisons de refuser que Saturne conserve son domicile en verseau. Passons en effet à Uranus en scorpion. Même raisonnement.  Saturne est exalté en balance donc on mettra l’exaltation d’Uranus dans le signe suivant, le scorpion. Mais est- ce à dire que Saturne aurait aussi une position d’exaltation dans ce même signe du scorpion puisque l’on nous dit que ces deux astres partagent tout ? Quand on sait à quel point la balance et le scorpion, sont des signes radicalement différents au dire des astrologues, on voit mal placer Saturne en Scorpion mais dans ce cas, que dire du capricorne et du verseau, deux signes également terriblement différenciés par la littérature astrologique.

En d’autres termes,  psychologiquement, on ne peut pas associer une planéte à deux signes qui se suivent  tant l’astrologie s’ingénie à les opposer, ce qui est d’ailleurs probablement une erreur car tout cycle s’inscrit dans un continuum et notamment celui des saisons que l’on dit sous tendre la symbolique zodiacale. Et puis, ce qui ne vient pas arranger les choses, il y a le contraste marquant que cette même littérature astrologique contemporaine instaure entre Saturne et Uranus ! Pourquoi, tant qu’à faire, ne pas plutôt les placer en opposition ou en carré plutôt que côte à côte ?

Passons au cas e Neptune. Le processus semble bien avoir été parallèle si ce n’est que les deux doubles domiciles de Jupiter ne sont pas conjoints mais en quadrature, à savoir le sagittaire et les poissons. Mais c’est le  même raisonnement, Neptune vient après Uranus, et les poissons viennent après le verseau donc on donnera les poissons à Neptune. Et pour les exaltations, c’est du même tonneau : Jupiter est dit exalté en cancer, quel est le signe qui suit le cancer ? Le Lion. On attribuera le lion à Neptune pour son exaltation. Mais ne faudrait-il pas lui attribuer le cancer aussi  et pendant qu’on y est le lion à Jupiter ? Ou bien on renonce définitivement, ce qui est plus sage, à continuer à présenter Jupiter comme en domicile en poissons, tout comme on recommandera de cesser d’associer Saturne au verseau.

Ajoutons que l’exaltation de Jupiter en cancer est très contestable structurellement. Nous avons déjà exposé (cf. textes sur nofim par teleprovidence) que les exaltations se situent sur l’axe équinoxial et les domiciles sur l’axe solsticial, à commencer par les luminaires et Saturne. Si Saturne est exalté en balance,  pourquoi  placer  Jupiter en cancer, carrément sur l’autre axe ? Cela ne tient pas debout et donc par voie de conséquence, Neptune n’a pas non plus à être exalté en Lion si Jupiter n’est plus exalté en cancer. La même objection vaut d’ailleurs pour l’exaltation de Mars en capricorne, sur le solstice d’hiver. Il vaudrait mieux placer Mars et  Jupiter à proximité de l’axe équinoxial. On voit bien Jupiter exalté en vierge, à proximité de Saturne en balance. On nous objectera que Mercure est dit exalté en vierge. Certes, mais il y a un  hic. Nous avons remarqué (dans de précédentes études) que les planètes intérieures devaient se trouver du côté des luminaires  et les planètes extérieurs à l’opposé. Donc on boit mieux Mercure à proximité du bélier et du taureau, en exaltation soit en poissons, soit en gémeaux.  Certes Mercure est domicile en gémeaux mais il l’est aussi en vierge et  le principe des doubles domiciles est en question. On laissera Vénus exaltée en poissons. Dans ce cas, si l’on considère domiciles t exaltions comme formant système, on ne peut laisser le domicile de Mercure en gémeaux mais l’associer à la vierge. (quitte à contrarier ceux qi voudraient attribuer  la verge à l’astéroïde Cérès :).

Si l’on admet que les doubles domiciles sont apparus tardivement dans la tradition astrologique, la preuve en étant que les exaltations ne sont point elles dédoublées, il ne reste plus qu’à supprimer un des deux domiciles de Vénus, soit le  taureau, soit la balance. Mais en réalité, nous pensons qu’en vue de mettre en place les doubles domiciles, on aura décalé le domicile de Vénus, qui initialement devait être en Gémeaux (rappelons la tonalité très vénusienne de l’iconographie des Gémeaux avec deux personnages enlacés)

On aurait eu ainsi au commencement deux fois la série  Vénus-luminaires- Mercure tant pour les domiciles que pour les exaltations. Dans un cas, des gémeaux à la vierge, de l’autre des poissons aux gémeaux. A l’autre bout, on aurait eu  Jupiter en poissons opposé à Mercure en vierge, ce qui annule l’attribution des poissons à Neptune mais pour notre part le fait de caser ces nouvelles planètes sans le zodiaque est  une entreprise assez vaine.

Reste une dernière question épineuse (cf. Clefs pour l’Astrologie, Ed Seghers, 1976) Il semble qu’il faille inverser les exaltations des luminaires et placer la Lune en exaltation en bélier et le Soleil en exaltation en taureau, pour que l’ordre de succession soit le même. On aurait ainsi le soleil domicile et exalté dans des signes fixes ; de  même que sa chute et son exil, ce qui place le soleil bien plus au centre du système, au cœur des quatre animaux  que l’on retrouve dans l’arcane Le Monde du Tarot ou avec les  quatre évangélistes.

Si nous refusons les doubles domiciles, tout comme l’intégration des nouvelles planètes, est-ce à dire que nous laissons les deux dispositifs avec des « trous » ? Non, si l’on combine les domiciles et les exaltations, qui, on le voit,  s’emboitent l’un dans l’autre du fait précisément qu’ils sont associés respectivement aux axes équinoxe et solsticiaux.

 

Cela donne, selon nos calculs,  l’ensemble suivant :

Planètes intérieures des poissons  à la vierge

 

Poissons Vénus exaltée Jupiter domicilié

Bélier  Lune Exaltée

Taureau  Soleil Exalté

Gémeaux Vénus domicilié et Mercure exalté

Cancer  Lune domicilié

Lion  Soleil  domicilié

 

Planètes extérieures de la Balance au Verseau

Vierge Mars exalté  Mercure  domicilié

Balance  Saturne exalté

Scorpion   Uranus exalté

Sagittaire  Jupiter Exalté   Mars domicilié

Capricorne Saturne domicilié

Verseau    Uranus domicilié

——————————

Nous pensons que le scorpion et le verseau  correspondent structurellement à un 8e facteur que l’on peut appeler Uranus, père de Saturne, qui a été attribué à un astre  découvert en  1781. Il reste dix signes pour 7 planètes, et donc certains signes ont une planéte en domicile  et une autre en exaltation, à savoir les poissons, les gémeaux, la vierge et le sagittaire soit les 4 signes mutables qui sont à la frontière entre les exaltations et les domiciles./ On notera les couples planétaires récurrents : Mercure-Jupiter  et Mars- Vénus

 

 

Bibliographie : « la communication du savoir astrologique » in La Magie et ses langages »,  textes réunis  par M. Jones –Davies,  Université Lille III, 1980, pp. 127  et se)

« Comparaison du Tétrabiblos attribué à Ptolémée et de la Mathesis de Firmicus Maternus »,  Colloque Homo Mathematicus.  Historia de los astrologos griegos y romanos,  Malaga, 2001

 

 

 

 

 

 

jHb

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Le leurre des nouvelles planètes en astrologie contemporaine

Posté par nofim le 29 novembre 2013

 

Les octaves supérieures des trois transsaturniennes : le mic mac

Par  Jacques  Halbronn

 

On sait que le souci des astrologues des XIXe et XXe siècles aura été d’intégrer les planètes nouvellement découvertes au sein du dispositif planétaro-zodiacal appelé  « Dignités », « Maîtrises », « trônes » etc.

Il serait illusoire de croire qu’une seule solution a été trouvée ou que celle qui a fini par s’imposer est nécessairement la plus évidente. On peut se demander si cette affaire n’a pas lesté l’astrologie moderne d’un poids supplémentaire, comme si sa situation n’était pas déjà assez délicate  quant à son statut épistémologique, si cela n’a pas contribué à brouiller son image. (cf. Mathématiques Divinatoires, Ed  La Grande conjonction-Trédaniel, 1983)

Encore dans les années cinquante-soixante,  on pouvait lire qu’Uranus était l’octave supérieur de Mercure, Neptune celle de Vénus et Pluton celle de Mars. Bien plus que des raisons liées à une quelconque observation, on se rend compte très vite qu’on est en face d’un agencement structurel, à savoir que les trois planètes sont disposées selon leur éloignement croissant du Soleil par rapport aux trois planètes qui se succèdent à partir des deux luminaires

Or, un autre discours nous déclare qu’Uranus va occuper un des  (doubles) domiciles de Saturne, Neptune l’un de ceux de Jupiter et Pluton l’ un de ceux de Mars, comme dans le précédent dispositif, ce qui est donc le seul point commun entre les deux séries. Le raisonnement est symétrique par rapport au précédent, on part d’en bas au lieu de partir d’en haut,  on prend donc Saturne, Jupiter et Mars au lieu de Mercure, Vénus et Mars

Lequel des deux systèmes est le « bon » ou faut-il combiner les deux, ce qui éviterait qu’il y ait des « trous »  soit en haut, soit en bas  puisqu’il n’y a pas assez de nouvelles planètes disponibles ou du moins prises en compte par les astrologues qui se résignent, apparemment,  à quelque chose de bancal ?

Uranus serait-il à la fois mercurien et saturnien  Neptune à la fois vénusien et jupitérien alors que Pluton serait uniquement martien ?

Ne parlons pas des exaltations des nouvelles planètes. On nous dit dans les manuels qu’Uranus est exalté en scorpion, Neptune en lion mais pour Pluton, on ne s’avance pas trop et il n’ya âs de consensus, à  notre connaissance.  Mais prenons le cas d’Uranus. Il semble bien que la seule raison de l’attribution au scorpion  tienne au fait que Saturne soit exalté en balance, le signe d’à côté – (sur le modèle de Saturne en domicile en verseau à côté du capricorne). En revanche, pour Neptune en Lion, on ne voit pas trop bien si ce n’est qu’il jouxte Jupiter exalté en cancer, tout comme Neptune prend un des domiciles de Jupiter, en poissons.  Quant à Pluton, si l’on sut ce même type de raisonnement, il devrait être « logiquement » attribué à côté du Capricorne, lieu d’exaltation de Mars, ce qui donne le verseau, tout comme Neptune occupait e lion après le cancer et Uranus le scorpion après la balance. Mais cela donnerait au Verseau le domicile d’Uranus et l’exaltation de Pluton. On a peu entendu parler d’une telle solution qui s’impose pourtant logiquement. Deux puissants patrons pour l’Ere du Verseau !

On s’aperçoit  à quel point on est là dans un domaine éminemment spéculatif  bien plus qu’expérimental . On a l’impression que tout l’enjeu de l’astrologie serait de prouver que ce qui obéit à une certaine forme de géométrie refléte la réalité, en serait la clef.

Quant aux commentaires des astrologues lors de la découverte de ces planètes (cf. La Vie astrologique, il y a cent ans et années trente-cinquante, Ed  Trédaniel-La Grande Conjonction,  1992 1995), ils auront été marqués par des événements politiques et non, comme le prétendent de nos jours tant d’astrologues par des avancées idéologiques. Uranus c’est d’abord la Révolution Française  qui survient 8 ans seulement après sa découverte par Herschell alors que Pluton (découvert en 1930) ce sont les années  qui correspondent  à ce qui conduit à la Seconde Guerre Mondiale, à commencer par le nazisme. (F. Brunhübner, La nouvelle planéte Pluton). Quant à Neptune, il est très proche de la vague révolutionnaire de  1848 qui fait suite à sa découverte deux ans plus tôt.

On pourrait aussi s’arrêter sur les noms mythologiques associés à ces trois planètes. Pourtant, Saturne clôturait la série et son iconographie l’associe à la Mort, donc à la Fin, symboliquement. On notera que cela ressemble à ce qui s’est passé pour les maisons astrologiques avec l’addition de 4 maisons au-delà de la maison VIII de la Mort. Si Uranus est le père de Saturne, en revanche,  Neptune et Pluton sont les frères de Jupiter, ce qui peut sembler incongru. Uranus pouvait à juste titre apparaitre comme un élément manquant du puzzle, en remplaçant le 7 par le 8 (cf. Clefs pour l’astrologie, Ed Seghers, 1976). Mais ensuite, les dénominations mythologiques  ne riment plus à grand-chose.

Au début, d’ailleurs, les astrologues ne déclaraient nullement que ces planéte pouvaient s’intégrer dans un thème,  On parlait à leur sujet de  planètes transpersonnelles. Mais si ces planétes correspondaient en effet à des cycles de plus en plus longs, en revanche, il était aisé de les intégrer au sein d’un  thème astral, ce qui correspond à un véritable creuset (melting pot) notamment du point de vue des directions primaires très à la mode  jusque dans la première moitié du XXe siècle, lesquelles directions confèrent à toutes les planètes un même « pas ».  Cela dit, au niveau cyclique, la prise en compte de ces trois planètes et notamment des combinatoires entre celles-ci,  allait entrainer l’astrologie dans la longue durée et surdimensionner la perception de  l’importance des événements. Au lieu de disposer d’un cycle saturnien –ou même jupitéro-saturnien- aux récurrences assez brèves on basculerait dans des configurations beaucoup plus rares ne permettant guère  de recoupements sur de longues périodes et donc en très petit nombre, ce qui ne pouvait qu’hypothéquer tout travail quantitatif au  niveau cyclique et pénaliser durablement l’astrologie mondiale en dépit des apparences, ce qui allait pousser aller à la faute plus d’un qui serait en quête d’événements titanesques au lieu de s’en tenir à des changements  de faible amplitude,. On passait ainsi d’une astrosocologie à une astroHistoire (cf. Les astres et l’Histoire d’André Barbault,  Ed JJ Pauvert, 1967).

 

 

 

 

Jhb

27. 13 13

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Réflexions sur la recherche chez les astrologues

Posté par nofim le 26 novembre 2013

 

Les  astrologues face à la Recherche

Par  Jacques Halbronn

On entendra ici par »astrologues » non pas tant les astrologues praticiens mais ceux  qui se targuent, peu ou prou, de défendre la cause de l’astrologie, avec plus ou moins de bonheur. Nous voudrions mettre en garde contre certains malentendus et leurres.

Nous commencerons par ces astrologues qui pensent que la recherche en astrologie a pour objet et raison d’être de justifier la pratique actuelle, et notamment les dispositifs qui la sous-tendent. On parlera d’une position apologétique. Cela part du principe que l’Astrologie (au singulier), on sait ce que c’est mais que ce qui manque c’est d’expliquer comment elle est devenue ce qu’elle est. La diachronie se met ainsi au service de la synchronie, qui consiste à montrer que les divers dispositifs de la tradition astrologique ont chacun leur raison d’être et se complètent. Comme dirait Candide,  tout est pour le mieux dans le monde des astrologues. Le cas de J. P. Nicola est exemplaire en ce que sa démarche réformatrice s’est limitée  à reformuler les dispositifs existants, à commencer par l’ensemble des planètes, des signes, des maisons, des aspects.

Nos astrologues vont donc éviter tout ce qui serait susceptible de discréditer leurs pratiques, leurs petites habitudes. Si on leur montre comme nous l’avions fait récemment que le dispositif des significations des maisons est marqué par une solution de continuité, que les 4 dernières maisons appartiennent à une autre approche que les 8 premières, on parle alors de « lubie » !

 En ce qui concerne la recherche, il convient de ne pas confondre celle qui vise à faire le tri  et celle qui ne sert qu’à confirmer  le statu quo. Beaucoup d’astrologues mettent la charrue avant les bœufs et font comme si l’on avait déjà dégagé le modèle astrologique de tout ce qui l’encombre et passent d’emblée à la phase 2 en supposant que tout est réglé en « haut lieu ». Il est vrai que certaines personnes feraient mieux de travailler dans des domaines où la phase  1  a  déjà été validée, ce qui n’est certainement pas le cas de l’astrologie. Ils font comme si.

En 1937, Gustave Lambert Bray écrivait dans une préface à un ouvrage de Léon Lasson (‘Astrologie Mondiale, Ed  Revue Demain, Bruxelles)

 « Si certaines choses cadraient indiscutablement avec les faits, d’autres s’adaptaient moins aisément, d’autres même ne s’adaptaient presque pas. Incontestablement, il y avait dans la tradition astrologique des choses vraies et des choses fausses. un mélange de bon grain et d’ivraie.

Comment faire la discrimination nécessaire ? » (p. 7)

 

Pour répondre à cette question posée il y a 75 ans, nous dirons qu’il ne faut évidemment pas partir de l’astrologie ou de l’astronomie car notre intelligence ne peut que s’égarer dans le labyrinthe du cosmos et dans le fouillis de la littérature astrologique ? D’où faut-il partir ? De ce que nous observons autour de nous, de tout ce qui est répété, récurrent, cyclique. Ce qui n’est pas la même chose que de regrouper des gens d’une même profession comme le proposait André Barbault en 1953  en tête d’un recueil de dates de musiciens :

« Ce recueil est le premier d’une série que le Centre International d’Astrologie entend publier dans l’intention de mettre à la disposition des chercheurs astrologues plusieurs milliers de thèmes de personnalité diverses, musiciens, peintres, écrivains, savants, philosophes, militaires, politiques, religieux, sportifs et peut- être d’autres. Cette série ouvrira le feu contre un amateurisme attaché à de  fausses corrélations (.) reposant précisément sur la pratique de quelques  cas isolés »

Nous pensons que nous ne sommes pas là en face de données cycliques. Le fait que toutes sortes de gens soient de telles professions ne correspond  pas vraiment à notre idée de la cyclicité. On nous dira que de mettre ensemble des « guerres » relève de la cyclicité. Mais la notion de guerre ne nous semble pas probante car elle n’a pas  de dynamique dialectique. En fait  la notion de récurrence doit absolument inclure l’alternance de deux temps opposés car pour qu’il y ait « retour » il faut qu’il y ait eu « séparation », « détachement », donc être dans le binaire.

Donc, quand on a mis en évidence une telle dialectique c’est alors et alors seulement qu’il faut observer s’il y a  un « suivi » au niveau céleste. Mais encore faut-il le faire sans aucun a priori et ne pas chercher à valider nos habitudes en la matière, quitte à jouer les iconoclastes.

Entendons par là qu’il faut mettre l’astronomie à plat et s’intéresser mêmes à des notions  qui ne nous sont pas familières comme les étoiles fixes. C’est à ce prix que l’on pourra reconstruire l’astrologie. Evidemment,  il serait éminemment souhaitable que ce fussent les mêmes configurations qui se ressemblent à chaque coup ou du moins une série bien circonscrite de configurations. Ne cherchons surtout pas à  mobiliser la totalité du savoir astrologique ou astronomique ! Faisons le tri de ce qui est vraiment « utile » !

En fait, la plupart des dispositifs de la tradition astrologique nous sont parvenus en bien mauvais état, avec des états successifs entremêlés ! Quelle est la bonne attitude ? Il faut relativiser, ne pas sacraliser les anciens dispositifs et les remplacer par de nouveaux que nous comprenons mieux et qui ont le mérite de la transparence puisque nous les avons-nous-mêmes choisis. Qui irait s’encombrer du symbolisme zodiacal s’il ne s’y croyait pas obligé, s’il ne devait s’y résigner ? Pour notre part, il est plus sage de s’en tenir à une approche binaire type Yin Yang, le reste est un peu superfétatoire. Il faut savoir que le symbolisme zodiacal n’est pas, de toute façon, réductible au cycle saisonnier, qu’il est plus en prise avec la façon dont les sociétés anciennes vivaient les saisons, ce qui n’est pas tout à fait la même chose. C’est ainsi que le signe des Gémeaux est  associé à Vénus (cf. iconographie  des enfants de Vénus) et non à Mercure, au vu de sa symbolique.  Mais de surcroit, les 4 signes fixes appartiennent probablement à une autre tradition qui s’’est maintenue, qui aura résisté à la mise en place de nouveaux apports. Rien n’est plus vain que  d’essayer de justifier ce qui n’est qu’une solution bâtarde, de compromis entre plusieurs disposais.

On reconnait ce type d’énergumène à sa tendance à vouloir « sauver » l’astrologie en  en défendant bec et ongles tous les « acquis », puisque c’est cette astrologie là qu’il a validée avec le temps. Donc dès le départ, sa « recherche » était biaisée puisqu’il n’était prêt à accepter que ce qui irait valider ce que ses maîtres lui ont appris. Il y avait là des restrictions mentales, des arrières pensées !

Ilya aurait beaucoup à dire sur l’apologétique astrologique.  On la trouve un peu partout. Abraham Ibn Ezra avait fait deux traités (cf. notre édition, chez Retz,  1977), l’un exposait la tradition, l’autre la justifiait. On trouve en fait la même chose dans la Tétrabible : les explications qui y sont données sont fréquemment tirées par les cheveux On donne des simulacres de clarifications.

L’astrologie a perdu bien des notions en route et par ailleurs elle s’est alourdie avec d’autres dont elle n’a que faire (comme les planètes transsaturniennes. Or, on ne peut raisonnablement parler de planètes inconnues au bataillon durant des millénaires/ C’est ne pas comprendre  que l’astrologie a été élaborée par des hommes et pour des hommes et qu’elle ne saurait exister à leur insu.  Certes, de nos jours, les astres nous marquent sans que nous les connaissions même de visu. Mais ce qui compte ce n’est pas  ce que nous faisons mais ce que nos ancêtres ont fait et constitué/institué.

Nous attachons, pour notre  part, la plus grande importance au cycle de 7 ans. Or, ce cycle n’existe pas astronomiquement. Non pas que l’on ne puisse le constituer en recourant à l’astronomie mais l’idée de découper le cycle d’une planéte comme Saturne en 4 n’obéit à aucune « loi » astronomique. Mais nos ancêtres étaient tout à fait libres de découper le ciel qu’ils voyaient  comme ils l’entendaient et c’est ainsi que l’astrologie est née !  Pour l’historien de l’astrologie, l’astrologie a certainement été au départ un ensemble des plus simples, facile à appliquer, ergonomique n’exigeant pas de savants calculs ni une précision particulière puisqu’il s’agit d’un flux qui n’a ni commencement ni  fin. Pour illustrer cette représentation, nous joignons en annexe l’Astrocyclon.

 

 

 

Jhb

25  11 13

 

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Astrologie : de la science à la conscience

Posté par nofim le 18 novembre 2013

Astrologie et conscience face à  un savoir sans signifiant et sans signifié

 

 

 

Par  Jacques  Halbronn

 

Que reproche-t-on à l’astrologie ? Le sait-on seulement ? Il semble qu’il ne soit pas si aisé de pointer les causes d’un malaise persistant.

En écoutant la première interview de Serge Bret-Morel par Jean-Michel Abrassard qui a crée un blog du scepticisme scientifique, nous nous sommes demandés  à quel titre il prenait la parole, c’est-à-dire le faisait-il en tant que philosophe, en tant qu’ethnologue, que journaliste par exemple, se penchant sur le dossier de l’Astrologie ?

En fait, son propos relève en grande partie de ce que l’on pourrait qualifier d’ethnométhodologie (Harold Garfinkel), c’est-à-dire qu’il traite du modus operandi de la « tribu », du « village » astrologique. Une telle approche pourrait, a contrario, difficilement être qualifiée de philosophique même si SBM est passé par une certaine formation  de cet ordre. En effet, une démarche philosophique aurait pris de la hauteur avec ce qu’il fallait entendre par Astrologie par-delà  les clichés, les représentations, les pratiques des uns et des autres.  Ce qui passe de nos jours pour de l’astrologie est-ce l’Astrologie ? Il y a dans ce singulier, une dimension unitaire qui ne fait que reprendre la croyance en un corpus d’un seul tenant dans lequel les astrologues peuvent puiser  à leur convenance et indifféremment, ce qui nous ramène à l’ethnologie. L’objet sur lequel disserte SBM renvoie à une certaine perception du public et à une certaine présentation prônée par les astrologues. Mais on n’est pas là dans une approche philosophique de l’Astrologie. Pour définir l’astrologie, SBM ne voit d’autre façon que de laisser la parole à ceux qui la pratiquent, qui la consomment ! Etrange méthodologie ! On  ne peut pas non plus qualifier le discours de SBM de pertinent au regard de l’Histoire de l’Astrologie ne serait-ce que par celle-ci est fort complexe dans sa genèse et qu’elle passe par toutes sortes d’emprunts, d’ajouts mais aussi d’abandons, de pertes ; Il y a donc là un manque de profondeur tant philosophique qu’historique et qui relève au mieux  d’une certaine forme de phénoménologie

A un moment donné, SBM nous parle de la Tour Eiffel dont l’influence serait plus forte que celle de la planéte Mars. C’est un pur du n’importe quoi ! SBM passe totalement à côté de l’instrumentalisation des signaux, ce qu’ils représentent pour l’observateur, le récepteur. Tout se passe comme si SBM ne voyait l’influence astrale que comme un processus se développant en dehors de toute conscience humaine. Il est vrai que beaucoup d’astrologues, surtout depuis que l’on a découvert des planètes invisibles à l’œil nu, pensent ainsi. Mais  SBM n’est pas obligé de les suivre ! A aucun moment, SBM ne laisse entendre que les sociétés humaines aient pu conférer, instaurer des significations  à certaines configurations non pas du fait de l’observation de leurs effets mais en vue d’établir un certain ordre des choses qui soit à l’image du cosmos, structuré à leur façon. SBM voit l’astrologie avec le regard de l’homme moderne et serait prêt à reprocher à l’astrologie de s’être constituée sur des bases reconnues depuis comme fausses ou incomplètes. Mais étrangement, on trouve plus cet argument chez les astrologues quand ils  s’opposent à d’autres astrologues qui ne veulent pas entendre parler des transsaturniennes. Autrement dit, SBM adopte une rhétorique qui est celle d’une certaine génération d’astrologues. On est loin de la philosophie de l’astrologie et  plus encore de sa métaphysique.

A un autre moment, SBM s’en prend aux praticiens de l’astrologie – et là on est en pleine ethnométhodologie, à savoir la description des pratiques, des « méthodes » propres à un certain milieu-qui disent des choses justes sur des calculs astronomiquement faux (erreurs de calcul). Mais là encore, SBM parle comme les astrologues qu’il entend décrire et manque de distance surtout quand il dit avoir pu lui-même constater que « ça marchait ». En fait, à aucun moment SBM ne prend la peine de se demander à quoi pourrait servir une quelconque relation qui serait établie, fixée entre les hommes et les astres. Il se contente de noter que les gens voient un rapport, une correspondance entre ce que dit ou fait dire l’astrologue (au thème) et ce qu’ils croient devoir ou pouvoir penser d’eux-mêmes ou de X ou de Y.  On nous objectera que ce n’est pas à SBM de décider de ce qu’est ou n’est pas l’astrologie, qu’il doit se contenter de décrire le « fait » astrologique au sens sociologique du terme.

On en reste ainsi toujours à une anti-astrologie qui se contente de relever les étrangetés du discours astrologiques et en reste là.  Les réformateurs de l’astrologie rejettent certaines choses mais comme le dit Kepler, on ne jette pas le bébé avec l’eau du bain ;

Au fond SBM devrait se demander qu’est ce qui est le plus recevable et le plus irrecevable en Astrologie au regard de ses fondements, de ses principes. On ne sait pas ce que SBM « reproche » philosophiquement, épistémologiquement, à l’astrologie ; Il ne prend même pas la peine de distinguer entre le « thème » astral et le « cycle » planétaire qui sont deux façons radicalement différentes de « lire » le cosmos ; Il ne s’interroge guère  sur le fait que la dialectique qui semble au cœur de toute cyclicité soit totalement noyée par la multiplicité des facteurs considérés.  Il parle d’un décalage entre la théorie et la pratique mais ce qu’il appelle « théorie » ce sont les textes traditionnels et non un modèle. SBM a certainement raison de dire que les astrologues apportent beaucoup d’eux-mêmes  à l’astrologie, ils en sont en quelque sorte les yeux et les oreilles pour capter le monde, ce qui permet de donner le change sur la véritable valeur de leur astrologie. Certes, ils peuvent faire du « bon travail » même avec un thème erroné, nous dit-on. Mais qu’est-ce que serait idéalement le travail de l’astrologue ? Cela se limite-t-il à dire des choses jugées  « vraies » par sa clientèle ? Ou bien l’astrologie jette-t-elle un regard particulier sur le monde ? Est-ce l’astrologie qui est validée parce qu’elle recoupe ce que l’on sait déjà ou bien se focalise-t-elle sur une dimension cyclique qui lui soit propre, une fois ses potentialités bien définies ? L’astrologie a-t-elle vocation  à nous dire ce qui est ou à s’aligner sur ce que l’on croit savoir du monde ?

Pour répondre à la question que nous posions au début et en notre titre, l’astrologie souffre gravement d’un double problème –et l’on peut parler d’une pathologie de l’épistémè- puisqu’elle ne connait ni son signifiant ni son signifié. SBM nous a proposé des simulacres de réponse : l’astronomie serait le signifiant de l’astrologie et la pratique courante de l’astrologie nous informerait sur son signifié.

Or, est-ce que la langue française est réductible à l’ensemble des sons existants ? Non, le français fait certes appel à des sons mais pas à tous les sons. L’ensemble des sons peut générer un nombre infini de langues tout comme l’astronomie peut générer un nombre infini d’astrologie virtuelles, même si on se limite au seul système solaire. Parmi ces (com) possibles, quel est celui qui a donné l’astrologie donc son signifiant, son modèle ? Ce n’est pas en contemplant les cieux que l’on saura quel est celui qui vaut pour l’astrologie. Mais à l’autre bout de la chaîne, même souci : quelle est la « bonne » application, le bon usage de l’astrologie, bref que est le signifié qui vient s’articuler sur le signifiant ? Est-ce qu’en recensant tout ce que l’on dit au nom de l’astrologie, on découvrira quel est son véritable signifié ? SBM reste dans l’idée d’une approche globale : on prend la totalité du ciel pour appréhende la totalité du monde. Puisque l’on prend tout, on n’aura pas  à justifier ses choix puisque de choix il n’y en pas eu.

On peut donc dire philosophiquement que l’astrologie  est en quête d’une forme (donc d’un signifiant) qui la libère de l’emprise de la matière, de la matrice. De quoi aura-t-elle fini par accoucher ? That is the question ? Et à l’autre bout se pose le problème d’une praxis, donc du signifié. A quoi cette forme réfère-t-elle en tant que support, que contenant à l’instar d’un verre ? De quel aspect de la vie des sociétés humaines entend-elle traiter ? On pourrait a priori répondre que le signifiant doit bien sûr être cyclique et que le signifié devra l’être tout autant.

Le problème, c’est que l’astronomie comporte un nombre illimité de cycles, quel est le bon, quel aura été le choix historique, que l’on pourrait qualifier de « logique » ?  Nous aurions tendance à répondre : un modèle simple et vraisemblablement  aussi simple que le cycle soli-lunaire  mais à une autre échelle que mensuelle. Donc beaucoup d’appelés et peu d’élus. Or, SBM semble a priori considérer, tant il  a  été immergé dans le milieu astrologique en tant que consommateur plus qu’en tant que chercheur, théoricien du savoir astrologique, pour acquis que tous les astres du système solaire feraient « sens », « signe » et qu’il faut tous les combiner.  Or, il n’y a aucune nécessité à cela si l’on aborde la question du point de vue de la conscience et non de celui de la science, ce qui implique un minimum d’empathie avec le génie humain. Quant à tenter de préciser le champ d’action de cette astrologie, il semble bien que là encore SBM botte en touche et prenne  le client pour arbitre, comme aux jeux du cirque. Cette praxis du modèle astrologique qui relève nécessairement d’une certaine dialectique nous interpelle en ce sens que la dualité  fait partie de notre conscience au monde. Etre conscient, c’est sentir, ressentir cette dualité et donc accéder au signifié qui s’est imposé pour se joindre au signifiant.

On tombe en fait sur un certain paradoxe. Au départ, on est dans le  virtuel. Il n’y  a pas à valider le modèle mais à l’appliquer, ce qui n’est pas du tout la même chose. Mais de nos jours, épistémologiquement, tout s’inverse, il faut partir de ce que l’on peut observer du monde pour passer des effets aux causes. Une fois que le modèle double sera restauré, réinstitué l’on pourra alors à nouveau partir du modèle et le projeter vers le futur comme étant analogue au passé. .

 

Jhb

18  11   13

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Le véritable statut du symbolisme en astrologie

Posté par nofim le 18 novembre 2013

 

 

La fin du symbolisme planétaire en Astrologie

Par Jacques  Halbronn

 

Certains praticiens de l’astrologie semblent ne pas s’être encore rendu compte de l’extinction, de la déshérence du symbolisme planétaire en Astrologie. Cela vaut aussi bien entendu pour les « sceptiques » de l’astrologie qui sont en retard de quelques métros dans la formulation de leurs  critiques (cf. le blog de J. M. Abrassart et l’interview de Serge Bret-Morel).

Les indicateurs de cet abandon du symbolisme planétaire ne datent pas d’hier et d’ailleurs on peut dire que la période durant laquelle l’astrologie lui a accordé quelque importance aura été limitée dans le temps et qu’à l’origine ce n’était pas le cas. D’ailleurs au Moyen Age, la référence à la mythologie n’aurait guère été tolérée, notamment dans le monde musulman où l’astrologie a prospéré (cf. notre travail sur les traités astrologiques d’Abraham Ibn Ezra, Ed Retz  1977 et sur internet L’arbre d’or). La relation astrologie-mythologie aura finalement  surtout marqué le XXe siècle.

Si l’on prend la théorie des grandes conjonctions d’Albumasar, il ne s’intéresse aucunement au « caractère »de Jupiter ou de Saturne. Ce ne sont pour lui que des marqueurs de temps, les rouages d’une horloge. Il ne s’intéresse d’ailleurs au zodiaque qu’au prisme des 4 Eléments, et il ne dispose donc que d’un clavier à 4 options et non à 12, ce qui montre que le symbolisme zodiacal n’était pas non plus à l’honneur. C’est justement cette astrologie extrêmement dépouillée qui aura permis à l’astrologie d’exercer une certaine influence sur les esprits. 

Certes, avec l’avènement des nouvelles planètes, l’astrologie aura connu une certaine vogue mythologique du fait même des astronomes qui les baptisèrent. Mais à partir des années trente, on commence déjà à ne plus s’intéresser du moins en astrologie mondiale, qu’à des cycles planétaires composés de deux planètes. Or, si l’on avait réellement pris en compte le « caractère » des planètes ainsi configurées, on serait entré dans des panachages bien compliqués. En pratique, là encore, ces cycles ne sont que des marqueurs de temps dont on ne retient qu’une chose, un certain calendrier. Les planètes ne sont plus que les aiguilles d’une montre et en plus il y a plusieurs montres qui s’enchainent  qui se combinent tant et si bien que ce sont les convergences entre ces montres qui seront retenues. On voit qu’il y a là un gros travail de décantation qui laisse loin derrière lui le symbolisme planétaire qui ne sert plus qu’à localiser, à  désigner plutôt qu’à signifier, tout comme le font les astronomes pour les signes du zodiaque.

Les astrologues issus de l’astropsychologue, en revanche sont tout pleins de ce symbolisme dont ils font leur beurre si bien que l’on peut dire qu’ils sont en décalage avec l’astrologie mondiale et cyclique. Ce qui les conduit  parfois à protester contre un tel abandon alors que c’est à ce prix que l’astrologie peut accéder   à une certaine unité comme l’a bien compris André Barbault avec l’indice de concentration planétaire.  Jean-Pierre Nicola, a contrario, aura beaucoup (trop) investi dans une entreprise de reformulation du symbolisme tant planétaire (RET) que zodiacal, ce qui fait que l’on ne saurait le considérer comme un précurseur de l’astrologie du XXIe siècle à la différence de Barbault si ce n’est toutefois qu’il a heureusement mis en garde contre tout tentative de la part de l’tarologie de dépasser ses limites en voulant rendre compte de la contingence. Et de fait, le symbolisme astrologique  se rapproche du Tarot qui est ailleurs nourri de celui-ci. Il n’est donc pas étonnant qu’astrologie et tarot fasse parfois  si bon ménage dans les consultations voire dans les cours d’astrologie.

Mais même en astrologie individuelles, certains astrologues ont jugé préférable de compter le nombre de planètes par élément (chaque signe relevant de l’un des 4 Eléments) et donc de ne s’intéresser directement ni au symbolisme planétaire ni au symbolisme zodiacal.

Dès lors, on ne sera pas surpris de voir l’astrocyclologie considérer Saturne non pas comme le dieu Saturne ni même comme une planéte ayant une fonction spécifique par rapport aux autres planètes mais comme un marqueur central du temps, ce que pensait aussi  Dane Rudhyar à sa manière. Pas plus qu’en astrocyclologie, les 4 étoiles fixes royales ne sont à différencier les unes des autres.

On pourrait parler ici d’une phonologie astrologique –en empruntant au langage de la linguistique moderne- à savoir que ce qui compte ce ne sont pas les sons mais leur combinatoire codifiée. En astrologie ce qui compte – ce que semble avoir oublié Serge Bret Morel dans son interview audio (podcast) avec Jean-Michel Abrassart sur un site sceptique- ce ne sont pas les planètes mais les relations qui ne cessent d’ »évoluer entre elles, les « aspects ». La même planéte peut totalement changer de caractère selon les « aspects’ qu’elle forme et donc elle n’a aucun caractère constant et défini. Cela correspond un peu à ce que l’on disait de la « neutralité » de Mercure dans certains manuels. La planéte ne signifie rien par elle-même, elle est le marqueur d’une succession d’états au sein d’un cycle. Tout cela conduit à une très grande et bienvenue simplification du modèle astrologique autour d’une seule planéte passant par des avatars successifs et il semble que l’on ait souvent cru que ces avatars étaient des entités séparées et autonomes –comme les planètes- alors qu’ils ne sont que des attributs, des manifestations d’un seul et même processus (cf. la parabole des aveugles et de l’éléphant).

On est passé au stade d’un certain formalisme astrologique, d’une « gestalt ». L’astrologie doit parler par le biais de graphiques, de diagrammes, de courbes, ce qui évite le verbiage. En fait, on ne lui demande plus que  de distinguer entre ce qui est « ascendant «  et « descendant » et de le  faire avec une certaine fiabilité de façon à  ce qu’elle puisse servir de socle, de tronc, d’axe. Si l’astrologie est un arbre, elle en est en effet non pas le feuillage, ni même le branchage mais bien plutôt le tronc et les racines. Il y a là un chemin d’ascèse qui est celui de la vraie philosophie. L’unité de l’astrologie exige de percevoir le monde de façon unitaire à un instant T, la pluralité n’existe que dans le temps, d’où l’absurdité du pluralisme inhérent au concept même de thème astral du moins tel qu’on l’appréhende de nos jours.  Selon Rudhyar, le thème représente un processus, une succession de phases. La grande erreur de Barbault aura été son discours sur l’astropsychanalyse au nom duquel le thème astral représenterait nos tensions intérieures alors que les tensions, au regard de l’astrologie, sont liées au passage d’une phase vers une autre. Dire qu’au même moment des forces antagonistes opèrent c’est ouvrir la boîte à Pandore et autoriser toutes les ambiguïtés prévisionnelles, ce qui n’a pu que déconsidérer l’astrologie.  Quant au symbolisme zodiacal des horoscopes, là encore il faut relativiser Quand les gesn lisent le texte qui correpond à ler signe, il sne s’intéressent pas tant au caractère du signe qu’aux prévisoons loiées à ce signe, voire au décan. Or, à quoi  servent les décans (un tiers de signe, 10°), ici, sinon à déterminer si les gens nés à telle date (de dix jours en dix jours) sont concernés par telle configuration,  le signe zodiacal ne joue plus ici, en définitive, qu’un rôle commoce  de localisateur à l’instar d’une rue qui porte tel nom. On peut certes parler d’un désenchantement de l’astrologie mais il faut faire le deuil de tout ce symbolisme bien trop calorifique et mettre l’astrologie au régime.

 

 

 

 

 

 

 

Jhb

18  11 13

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La démarche de Dane Rudhyar au prisme de l’astrocyclologie

Posté par nofim le 15 novembre 2013

 

Les affinités de l’astrocyclologie avec l’astrologie de Dane Rudhyar

Par  Jacques  Halbronn

 

Tout penseur a des prédécesseurs qui ont ouvert la voie. Au niveau cyclique, on trouve chez  André Barbault comme chez Daniel Chennevière (qui publia d’abord en France sous son nom en musique et musicologie, il y a une centaine d’années,  alias Dane Rudhyar)  des intutions, des idées qui anticipent sur notre propre  travail sur tel ou tel point, à tel ou tel stade de leur oeuvre. On notera en particuliercette recherche d’un cycle unique chez ces deux auteurs. Chez Barbault, l’indice de concentration planétaire témoigne d’une telle perspective par delà les « résultats ». Même l’affectation de tel cycle  à tel pays (Saturne-Neptune, pour l’URSS) correspond à un tel besoin de cycle unique et à la volonté d’éviter d’avoir à combiner les cycles. Ajoutons aussitôt que Barbault, par la suite, reviendra à une certaine combinatoire de cycles (cf. dans l’Astrologue des années 90). La recherche d’une dominante planétaire va aussi peu ou prou dans ce sens (Le maitre de nativité de Volguine)  en recherchant l’unité non pas en amont mais en aval, non pas de façon structurelle mais conjoncturelle.

Chez Rudhyar, le cycle de la lunaison correspond selon nous à une volonté de libérer l’astrologie de l’emprise du zodiaque tropical pour y substituer le cycle Soleil-Lune divisé en 8 temps et non pas en 12. A contrario, Jean-Pierre Nicola ne parvint pas à s’émanciper du 12  dans son zodiaque « photopériodique ».  Il faut souligner, contrairement à ce que croient beaucoup d’astrologues, que les idées sont importantes mêmes elles ne sont pas validées immédiatement par les « faits ». Elles cheminent et peuvent être reprises par d’autres et trouver leur plein essor qu’à la génération suivante. D’où l’importance qu’il y a à se constituer une certaine culture astrologique dans laquelle on pourra puiser. C’est toute la question des pionniers, des précurseurs qui n’ont pas abouti mais qui ont  frayé un chemin. Arrêtons, de grâce, de présenter les astrologues comme des gens qui ne s’intéressent qu’aux « résultats » surtout quand ces résultats sont sous tendus par des usines à gaz et des protocoles d’expérience particulièrement opaques  qui dépendent par trop de chaque praticien! Il est vrai que certains marchands de logiciels seraient bien mal lotis avec un seul et unique logiciel pour l’Astrologie, et qui plus est particulièrement ergonomique.  On sait très bien que l’exposé du savoir astrologique avant toute pratique avérée et observée est déterminant pour la croyance des élèves en astrologie alors même qu’ils n’en sont pas au stade de l’interprétation globale. En cela, nous sommes d’accord avec Nicola, il ne doit y avoir qu’une seule astrologie à partir de laquelle peuvent dériver les pratiques les plus diverses. La fréquentation des congrès est formatrice ; elle permet de capter les convergences par-delà les divergences mais aussi les divergences par-delà les convergences.

Le cas de Rudhyar est complexe en ce que chacun ne retient de son œuvre que ce qui l’arrange et du fait que comme Nicola, il a accepté certains compromis. Dans le cas de Nicola, on l’a dit, il n’y a aucune raison valable à diviser un cycle en 12 secteurs ou chaque saison en 3 si ce n’est pour rejoindre une certaine tradition. Sur ce point, Rudhyar aura été autrement plus audacieux que Nicola quand il a proposé de diviser le cycle en 8 phases et non en 12. D’ailleurs, l’importance que Rudhyar accorde  à la dualité (Yin Yang) ne pouvait que le conduire qu’au 4 et au 8 et non au 12 ! Rappelons qu’en astrocyclologie,  le cycle de Saturne est également sur un plan formel divisé  en 8 secteurs de 45° si ce n’est que pour nous, Saturne entre 4 fois en conjonction avec des étoiles fixes qui ne sont pas séparées de 90° les unes des autres, 90° n’étant au mieux qu’une moyenne (entre 80 et 100°). Rudhyar accorde d’ailleurs une grande importance à Saturne et notamment au retour sur la position natale autour de 29-30 ans. Mais il ajoute aussitôt que sa division en 8 du cycle soli lunaire n’est pas  liée au jour de naissance mais qu’elle est un substitut aux douze signes solaires. Ce faisant Rudhyar entre dans un débat fort intriqué : faut-il privilégier le cycle saisonnier à partir du point vernal ou bien le cycle soli-lunaire qui n’est pas accordé exactement sur le dit cycle saisonnier ? Notons que les propos de Rudhyar contre le zodiaque sidéraliste sont faibles : certes, il a raison de relever l’inégalité des constellations, le flou de leurs limites mais tel n’est pas le débat qui est en réalité celui des étoiles fixes et non des constellations. Or  tout ce qu’écrit Rudhyar sur le cycle peut tout à fait s’appliquer à un rapport planéte/étoile.  Rudhyar n’a pas perçu pas plus que Nicola ou Barbault tout le profit que l’on pouvait tirer des quatre étoiles fixes royales, ce qui le contraint à découper le cycle soli-lunaire en 8 secteurs strictement égaux, avec un visuel donc très ponctuel, puisque pour Saturne, ce visuel n’a lieu que tous les 30 ans alors qu’en astrocyclologie, il se présente tous les 7 ans environ, ce qui est nettement plus « jouable ». Bien pis, il est  obligé de combiner Saturne avec d’autres planètes faute de le relier au quatuor stellaire. (« Saturne…et l’effort rythmique vers une maturité supérieure »   n°6  1995, Revue d’Astrologie  Humaniste). Le terme maturité est intéressant pour qualifier la cyclicité. Tout comme nous aimons quand il parle de « processus »  que l’astrologie ne saurait plus gérer. Malheureusement,  Rudhyar situe la conjonction au début du cycle et ce faisant il   manque totalement la dynamique du signal qui se forme et qui se défait, la conjonction étant par excellence le moment où le signal parvient à sa perfection. Ce faisant, c’est tout sa démarche prédictive qui est en jeu (jeopardized) puisqu’il n’associe pas la conjonction à un sommet, à une  arrivée  mais à un commencement, à un départ. Ce qui est  quand même assez génant, on l’avouera.  Il y a là un contresens qui s’est propagée à sa suite sur toute la théorie cyclique en astrologie. On a déjà dit ailleurs que la cause de cette erreur est directement liée au référentiel soli-lunaire si importantpour Rudhyar qui l’aura conduit par analogie à identifie la conjonctoon avec la nouvelle Lune. Or, la nouvelle lune est aussi un aboutissement, la demi-lune décroissante prépare autant à la nouvelle lune que la demi-lune croissnte le fait pour la pleine lune ! Comme nous l’avons déjà formulé dans de précédeentes études,  les demi-lunes sont  à la nouvelle età lapleine lunes come les équinoxes par rapport aux solsytices.  Comparer la nouvelle lune –et donc la conjonction,  à un équinoxe est une aberration ? 

Aussi bien Rudhyar que Nicola, avec son astrologie conditionnaliste refusent de tomber dans le piège de la contingence. Rudhyar s’exprime ainsi assez joliment :

«  C’est bien la structure du flux existentiel qui compte et non point le contenu événementiel du flux. L’existence est d’autre part un enchainement de changements incessants Mais l’homme sait depuis des millénaires que les événements toujours changeants qui affectent ses sens et les rythmes organiques de son corps et de sa psyché présentent certains schémas reconnaissables de récurrence qui permettent dans une certaine mesure de prévoir les évènements à venir ; Ce n’est toutefois point la situation existentielle dans son intégralité que l’on peut ainsi prévoir avec tous les événements perceptibles ou concevables dans le monde mais seulement certaines configurations ou gestalts relatives à des constellations d’événements que l’esprit isole de l’image existentielle globale » p :18

Ce que nous formulons en disant : que l’astrologie nous parle de la forme et non du fond.

Le dernier reproche que nous ferions à Rudhyar est évidemment celui de cette astrologie natale qui reste si importante pour lui. En astrocyclologie, le moment de la naissance (que ce soit le mois, le jour ou l’heure) ne sont pas signifiants, c’est à dire n’ont pas à être interprétés pour en faire des « signifiés ». Rudhyar n’en était pas arrivé à ce point pas plus que Nicola d’ailleurs. Ce que nous avons de personnel  est soit de l’ordre d’une contingence qui ne relève pas de l’astrologie, soit de facteurs en amont de la naissance, qu’ils soient biologiques, culturels, historiques ou karmiques. Cette astropsychologie qui reste fortement marquée  à la base par la théorie des 4  tempéraments  ne nous semble pas acceptable. Les tempéraments font peut être sens  mais ils ne sont pas déterminés par les astres. Ils peuvent en revanche déterminer notre sensibilité aux astres et aux cycles. Au lieu de dire comme Nicola ou Yves Lenoble (qui passa par son école) que le thème nous dit à quels cycles nous sommes sensibles, nous dirons que selon ce que nous sommes, nous percevons ou non directement les cycles. Dans l’Astrologie Sensorielle (in Revue Cosmopolitan, janvier 1977) nous avions proposé une approche empirique avec d’une part une batterie de tests psychologiques et de l’autre  des séries de dates qui   devaient faire sens pour la personne considérée. C’est toujours ce que nous préconisons  plus de 35 ans plus tard : nous ne vivons pas la même courbe de la même façon, ce qui est une délivrance pour l’un peut se révéler être accablant pour l’autre. Est-ce que la pluie qui tombe doit intégrer dans son processus intrinsèque sur quoi elle tombe ? Est-ce que telle épidémie a les mêmes effets pour chacun ? Pour Lenoble, la réponse est inscrite dans le thème qui détermine les transits sensibles, alors que pour nous, c’est le « thème », – pas au sens du thème natal mais de thème musical- qui est fonction des transits, au sens du passage de Saturne sur les quatre étoiles fixes royales, lesquelles, rappelons, ne bougent guère tout au long de l’existence, de la naissance à la mort, même si l’on finit centenaire. On peut se demander si cette fixité que l’on assigne au thème ne se réfère pas subconsciemment à la fixité stellaire immuable. Il y a chez Rudhyar une approche « algébrique » de l’astrologie qui lui fait trouver normal que telle planéte en 2013 passe sur telle planéte d’un thème natal datant de 1950, par exemple, au degré près, ce qui explique aussi son cycle de la lunaison, où l’on change de « personnalité » quand on passe d’un degré à un autre, d’un des huit secteurs au suivant. Pourtant Rudhyar avait conscience du « processus » qu’implique l’astrologie mais tout en restant prisonnier du moment de la naissance perçu comme indicateur karmique et dharmique. Son premier livre « Astrology of Personality » parut d’abord aux Ed. Lucis, dans la mouvance de l’Astrologie Esotérique d’Alice Bailey… Ce qu’on traduit en français par astrologie humaniste se dit en anglais « person-centered ». Pour l’astrocyclologie, l’astrologie mondiale est la référence unique et elle n’est pas en dualité avec une astrologie individuelle.

 

Jhb

15 11 13

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L’astrologie et ses emprunts, une stratégie d’instrumentalisation

Posté par nofim le 15 novembre 2013

 

 

Le rôle des emprunts  en Histoire de l’Astrologie

Par  Jacques  Halbronn

 

 

La question des emprunts est un cauchemar pour les historiens. Elle met sur de fausses pistes et conduit à des anachronismes. Cela vaut pour l’histoire des langues avec la question de l’emprunt linguistique. L’anglais n’est pas une langue latine en dépit des milliers de mots d’origine latine (en fait française) qui s’y trouvent mais on ne saurait contester que l’anglais moderne ne soit pas profondément latinisé en dépit de son substrat germanique. (cf. nos travaux sur ce sujet, sur le blog nofim et ailleurs) Méfions-nous aussi des intitulés qui ne veulent pas forcément dire grand-chose comme le mot « Astrologie » qui a revêtu diverses acceptions au cours des âges. C’est comme une femme qui change de nom du fait d’un mariage, ce qui est aussi une forme d’emprunt.

Les rapports de l’Astrologie- en employant ce terme faute de mieux- avec l’astronomie ou avec les représentations saisonnières ou avec toutes sortes de cyclicité (âges de la vie, ordre des activités au quotidien etc.) ne doivent pas conduire à de fausses conclusions. Selon nous, ce qu’on appelle Astrologie n’est pas né de l’astronomie mais a puisé dans l’astronomie. C’est le problème de l’œuf et de la poule. De même le recours à une imagerie saisonnière ne signifie pas davantage que l’astrologie dépende directement du point vernal et du zodiaque mais qu’elle les utilise et les instrumentalise. Le problème, c’est que pour nombre d’astrologues – ce qui n’en fait pas d’office de bons historiens :- ces emprunts tendent à légitimer l’astrologie et donc ils se croient obligés d’en faire le fondement. C’est là  une stratégie épistémologique et apologétique dont il faut se garder ! A trop vouloir prouver, on ne prouve rien !

Autrement dit, l’astrologie est selon nous d’abord une volonté d’organiser la Cité. Pour ce faire, elle emprunte des images, des données quitte à leur conférer des interprétations totalement nouvelles et décalées par rapport à leur contexte d’origine. Et c’est cela que bien des astrologues qui se targuent d’être des historiens ne veulent pas entendre ni comprendre car il n’est de pire sourd que celui qui ne veut pas entendre.

D’où divers faux débats.

Faux débat que celui de croire que l’astrologie du fait qu’elle serait née de l’astronomie devrait ipso facto en dériver totalement, se servir de toutes les planètes connues de l’Antiquité ou découvertes depuis peu. (transsaturniennes, non admises en astrologie indienne, soit dit en passant). Nous pensons au contraire que l’astrologie s’est contentée de prendre du savoir astronomique ce dont elle avait besoin par rapport aux  objectifs organisationnels qui étaient les siens. Donc dire que puisque l’astrologie utilise des planètes – d’où son nom- elle doit impérativement les utiliser toutes reviendrait à dire que l’anglais doit adopter tout ce qui existe dans la langue française puisque  elle lui a emprunté à un certain stade de son développement. Ce sont là des arguments spécieux et sophistiques !

Un autre faux débat concerne le recours à l’imagerie des saisons. Il est pourtant simple de comprendre qu’à un certain stade, l’astrologie sidérale a emprunté des représentations tropicalisâtes, sans que cela l’oblige à disposer d’un zodiaque calculé  sur les équinoxes et les solstices. Donc dire que l’astrologie sidéraliste ne saurait se servir par définition de notions saisonnières, c’est ignorer toute la dynamique de l’emprunt. Evitons les extrapolations, comme dirait Harold Garfinkel. (ethnométhodologie)

 On pourrait en dire autant pour le recours à la mythologie. Les liens entre mythologie et astronomie ne sont pas aussi évidents que l’on pourrait le croire. Que l’astronomie ait emprunté à la mythologie voire à l’astrologie, est très probable. Cela ne signifie pas que tous ces savoirs soient liés et interdépendants. On sait que la mythologie était jusqu’à ces deniers siècles beaucoup plus étendue que ce qu’on en trouvât en astronomie. L’astrologie peut avoir emprunté à la mythologie sans passer par l’astronomie, comme cela ressort de la lecture du poème latin  de Manilius (Ier siècle de notre ère) Là encore, évitons les amalgames !

Donc quand on nous sort que telle notion est incompatible avec telle autre, il faut être très prudent car l’emprunt conduit justement à relier des choses qui par ailleurs sont étrangères entre elles. C’est là qu’intervient le rôle de l’historien : le comportement des sociétés n’obéit pas à  la même rationalité que celui d’autres plans de la technoscience. Mais même en astronomie, un astre peut être accidentellement capté par un autre, comme il semble que cela ait été le cas de notre Lune. On ne reconstitue pas le passé au nom de raisonnements à l’emporte pièces. Il convient de faire la part des choses et de découvrir ce qui s’est réellement passé et non ce qui aurait pu ou du se passer.  Il y a les contingences qui pèsent sur la genèse des savoirs, les rencontres, les contacts qui vont interférer avec le cours « normal » des choses.

Des auteurs comme Jean-Pierre Nicola ont cru qu’ils pouvaient restituer une astrologie sans être des historiens de l’astrologie. Cela donne des constructions intéressantes mais totalement anachroniques, c’est une astrologie imaginaire !. Or, pour nous astrologues, ce qui compte c’est aussi que notre discours corresponde à une certaine réalité humaine, ce que l’on appelle de nos jours une « compétence inconsciente », qui fait que nous sommes liés aux astres dans les connaitre, donc de façon subconsciente. Comme en diététique, il est des aliments que notre corps n’est pas en mesure de bien assimilé parce que les anciens ne le connaissaient pas, ne les consommaient pas. Il ne sert à rien de dire qu’il faut « progresser »  et tenir compte des nouveautés comme on l’entend trop souvent dans la bouche de tant d’astrologues. La vraie astrologie est celle qui est ancrée depuis des millénaires dans notre Inconscient Collectif. Que par la suite, l’astrologie ait emprunté d’autres savoirs est un épiphénomène. La mission supérieure de l’Historien de l’Astrologie est de retrouver cette astrologie fondamentale et de la dégager des scories qui ont pu s’y agréger. Il est clair dans ce sens, que les emprunts  d’hier pèsent plus lourd que les emprunts d’aujourd’hui et qu’on ne saurait les situer sur le même plan. L’Homme n’est pas une machine que l’on pourrait améliorer, retoucher, comme on peut le faire pour un ordinateur ou un logiciel !. Pas encore, en tout cas. Or, quand on entend certains astrologues parler, on a vraiment l’impression qu’ils raisonnent en techniciens et non en tant qu’anthropologues et ce faisant ils disqualifient  et se (nous) fourvoient.

 

Jhb

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Dérivation interne et dérivation externe: une nouvelle approche des langues

Posté par nofim le 10 novembre 2013

 

 

Linguistique et politique. La notion de dérivation externe.

 

Il est temps que l’on  cesse  d’isoler les langues les unes des autres ; On prendre deux exemples : le cas israélo arabe et le cas franco-anglais.

En principe, l’adoption de l’hébreu comme langue officielle de l’Etat « hébreu » aurait dû constituer un gage d’intégration dans la région pour ce « Foyer Juif » promis par la Déclaration Balfour puis par la SDN à Genève. En effet, l’hébreu est une langue dite sémitique comme l’arabe. Il y a des milliers de mots en commun ou qui ne diffèrent que superficiellement. Il eut peut être même été judicieux de prendre l’arabe comme langue de l’Etat tant pour les Juifs que pour les Arabes  (chrétiens ou musulmans). En tout cas les passerelles entre les deux langues ne manquent pas ; Or, sur le terrain, tout semble se passer comme si ces deux langues étaient totalement étrangères ‘l’une à l’autre. Il est vrai que les ressemblances n’apparaissent nettement que lorsque l’on connait les deux langues et mieux on en connait une mieux l’on passe à l’autre. La plupart des Israéliens ne maitrisent aucunement la dynamique de passage entre les deux langues. En fait, il faudrait pour le moins des cours traitant des intersections entre les deux langues, c’est à dire expliquer en quoi consistent les différences. Le problème, c’est que le niveau de connaissance de l’hébreu par les Israéliens eux-mêmes est assez  médiocre, ce qui de fait ne facilite pas les rapprochements.

Si l’on passe au cas franco-anglais, la conscience des similitudes entre les deux langues n’est pas non plus si répandue que cela. Cette fois, les deux langues sont liées par la volonté des Anglais de se franciser en empruntant un nombre considérable de mots qui sont le plus souvent conservés dans leur orthographe d’origine, tels quels. De nos jours ces deux langues sont le plus souvent considérées comme différentes plus en tout cas qu’entre langues dites latines. Or l’anglais est une langue fortement francisée, donc latinisée. De tels clivages supposés  nuisent à l’unité linguistique des deux zones  majeures que sont l’Europe et le monde arabe, et au désenclavement géopolitique tant d’Israël que du Royaume Uni.

L’introduction de la linguistique au lycée serait aussi bénéfique qu’a pu  l’être celle de la philosophie laquelle est fortement liée à la sémantique. (cf. notre étude sur Linguistique et Astrologie sur le blog Nofim). Les modes de passage d’un mot d’un espace linguistique dans un autre obéissent à des règles qu’il faut connaitre comme on connait les règles de dérivation au sein d’une langue.

On pourrait opposer dérivation interne et dérivation externe. La dérivation interne concerne la façon dont une langue s’organise (phonologie, morphologie etc.) alors que la dérivation externe concerne la façon dont une langue se diversifie d’un espace linguistique à un autre, comment elle se modifie, se transforme au point de donner ‘l’impression d’une différence radicale tout à fait factice, qu’il s’agisse de l’écrit ou de l’oral Il est clair qu’un mot qui se prononce différemment, qui se conjugue autrement ne saurait égarer, tromper le chercheur et lui faire prendre des vessies pour des lanternes. On pourrait en fait parler de vol, de plagiat lexical non plus à l’échelle d’un auteur mas d’une collectivité.

On peut ainsi observer en quoi les langues sémitiques différent entre elles par telle ou telle variant, par une consonne supprimée au début, par exemple et il en est évidemment de même entre langues latines ou latinisées (francisées). Ce champ interlinguistique doit être étudié de beaucoup plus près qu’il ne l’aura été jusqu’à présent.

La capacité à effectuer des rapprochements entre des mots de langues différentes est un excellent exercice pour l’intellect qui ne peut que combler le fossé entre les peuples. Il s’agit de développer une certaine intercompréhension plus que d’apprendre à parler des langues étrangères. Ce qui compte, c’est de se comprendre entre langues voisines, cousines. Cela entre dans le cadre d’une linguistique du signifiant qui doit être réévaluée par rapport à une linguistique actuellement dominante du signifié. Certes, la connaissance des synonymes peut contribuer à l’intercompréhension par la conscience des équivalents mais il nous semble prioritaire de travailler à partir et sur les racines communes, sur les ressemblances formelles – donc au niveau du signifiant. Nous préconisons donc la production de passerelles interlinguistiques qui feront plus appel  à l’intelligence   qu’à la mémoire.

Ce nouveau type d’ouvrage pourrait être qualifié de « conversion linguistique ». Comment convertir le français  en anglais, le français en italien. Autrefois, le public connaissait et pratiquait certaines règles de ce type : on savait que Leonardo devenait Léonard, (comme dans Léonard de Vinci)  et l’on pouvait ainsi voyager, faire des allers retours entre deux langues, dans un sens, puis dans l’autre et cela pourrait se faire très jeune comme une sorte de jeu, de sport cérébral. On savait aussi autrefois parler français en recourant à divers accents, ce qui permettait de suivre à la trace un mot même légèrement déformé oralement. Il semble que la connaissance de cette circulation ait plutôt décliné au cours des dernières décennies, et cela s’est fait au prix de clivages renforcés probablement en raison d’une certaine idée, selon nous dépassée, que les professeurs de langue se font de leur mission.  Désormais, l’on attendra d’eux moins de quête de  perfection et plus de fluidité de langue   à langue, à commencer par la langue de départ dans son rapport à la langue d’arrivée. Il s’agit avant tout de se (faire) comprendre entre locuteurs d’espaces linguistiques différents et non de parler la langue de l’autre, que ce soit à l’écrit ou à l’oral. Il est par ailleurs évident que certaines langues communiquent très mal entre elles, pour des raisons historiques évidentes mais dans ce cas,il faudra partir d’une autre langue plus ou moins bien connue des éléves, comme le français ou l’arabe, ce qui leur servira de tremplin pour passer vers une nouvelle langue..

 

 

JHB

10   11  13

 

 

 

 

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Du bon usage des aspects en astrologie

Posté par nofim le 9 novembre 2013

Les aspects et la binarité en astrologie

Par Jacques Halbronn

 

Pour connaitre le véritable usage d’un dispositif, il faut en faire parler, en quelque sorte, la structure et l’on s’aperçoit assez vite que l’on a affaire à deux approches qu’il serait vain de tenter d’unifier en un seul et même système, comme la plupart des théoriciens des cycles astrologiques se sont évertué à le faire, à leurs dépens..

Nous pensons que l’on peut classer les aspects en deux  catégories

120 et 60

180 et 90

.

 

Dans chaque cas,  on a un nombre et la moitié de ce nombren ce qui va dans le sens d’une binarité, c’est-à-dire d’un systéme à deux temps qui n’est pas sans évoquer le Yin et le Yang.(astrologie chinoise) Nous pensons en effet que la pensée humaine fonctionne viscéralement sur un rythme à deux temps et que tout cycle s’organise, s’articule dans la dualité…

On retrouve celle-ci avec la division en 2 de l’octotopos (cf P. Guinard sur ce sujet, in revue Trois Sept Onze, 2000 et sur teleprovidence), à savoir les huit secteurs du cycle diurne.(les 8 maisons, avec la maison  finale VIII, la Mort), ce qui correspond à 90/45.  En astrocyclologie, nous divisons en deux le cycle de 7 ans. (3 ans et demi par phase ascendante et descendante)

Il en est de même du groupe 120/60, dans le cadre d’un système de division en 3 et non plus en 4 du cercle, ce que l’on retrouve dans les décans, division en 3 du signe de 30/ Les 4 Eléments sont répartis en trois séries de quatre (Feu, terre, air, eau) ..

La traditioon astrologique confère étrangement à ce dernier groupe une valeur « bénéfique » (harmonique, « bleue ») et  au carré et à l’opposition une valeur « maléfique » (dissonante, »rouge »)

Les spécilistes des cycles astrologiques (cf l’Initiation d’Y. Lenoblee) constituent une seule et même série avec l’ensemble de ces aspects, ce qui occulte totalement la binarité de chaque groupe. On passe dès lors du sextil (60), au carré (90), du carré au trigone et du trigone (120) à l’opposition (180) si l’on s’en tient aux aspects majeurs, ce qui découpe le cercle en secteurs inégaux. Du sextil au trigone, on va bien de 30° en 30° mais ensuite, c’est  confus : 60° entre le trigone et l’opposition et 60° de la conjonction au sextile/ Kepler s’était intéressé à la quetsion et avait proposé d’ »ajouter des aspects. Que dit la Tétrabible sur les aspects ?

« Des aspects des signes (Livre I)

« Entre les parties du Zodiaquee, celles qui ont d’abord entre elles quelque familiarité sont celles qui sont en aspect. Ce sont premièrement celles qui sont en aspect diamétral (ou oppositions) contenant  deux angles droit, six signes et 180 degrés. Deuxiémement celles qui sont en aspect trigone, contenant  un angle droit et un tiers, quatre  signes et  120 degrés Troisiémement, celles qui sont en aspect  quadrat (quartile),  contenant un angle droit, trois signes et 90 degrés. Enfin, celles qui constituent un sextile, deux tiers d’un angle droit, deux signes et 60 degrés » (trad N. Bourdin, 1640 cf aussi  Le Livre Unique de l’Astrologie/ Astrologie Mondiale et thème de naissance trad. Et commentaires de Pascal Charvet,  ed/ Nil, 2000, p. 61)

 

 

Le classement des aspects par paire, chaque paire comportant un intervalle et la moitié de cet intervalle, semble avoir présidé à l’instauration d’un tel ensemble. On notera l’absence de l’aspect de 45° (semi-carré), soit 90/2/

Selon une logique binaire,  on ne peut pas passer de 120° à 90° mais bien de 120 à 60 tout comme on ne peut pas passer de 180 à 120 mais de 180 à 90. Cela nous montre que l’on est bien en face de deux séries paralléles/ On ne peut pas davantage passer de 4 à 12 mais bien de 4 à 8, le 8 faisant apparaitre un angle de 45°(semi-carré). Bien entendu, si l’on divise le cycle par 4, il faudra tout diviser par 4, à commencer par l’opposition qui passe de 180° à 45°.(en astrocyclologie)

Rien ne vaut en tout état de cause, la division par deux en ce qui concerne un cycle.  Penser que les aspects structurent le cycle est une fausse bonne idée, du moins si l’on s’imagine qu’il faut tenir compte indifféremment des deux séries d’aspects. Tout au plus pourra-t-on admettre que l’on se serve de l’une des deux séries en divisant le cycle tantôt par quatre, tantôt par trois mais pas les deux en même temps.

Il nous faut réfléchir sur le statut des aspects.  Disons d’emblée que leur rôle ne semble guère convenir à l’étude du thème natal.

A l’évidence, les aspects sont censés servir  à mesurer les écarts entre deux astres constituant un cycle. (Notamment une planéte se rapprochent ou se séparant d’une étoile fixe royale, en astrocyclologie).  Combien faut-il d’aspects pour suivre le processus cyclique ? Tout dépend si l’on divise dès le départ le cycle en 4  « quartes ». Dans ce cas, nous pensons qu’il est bien suffisant de subdiviser en deux chacune des quartes (quarts, quatre). On ne voit donc pas à quoi pourraient servir plus que cet aspect intermédiaire au mi- point entre le début d’un cycle et celui du cycle suivant. Et qu’en est-il si l’on ne divise pas en 4 le cycle ? Dans ce cas, on doit faire jouer les deux carrés et l’opposition qui vont diviser en 4. On pourra ensuite rediviser en 2 par les semi-carrés (45°)

 

Mais l’on ne voit toujours pas à quoi peut servir structurellement les aspects de trigone et de sextile, ce qui implique cette fois une division du cycle non plus en 4 mais en 3. Imaginons donc que l’on divise le cercle en trois, puis encore en 2, cela donne une division d’ensemble à 6 secteurs de 2 signes (aspect de 60°) au lieu de 8 d’un signe et demi (aspect de 45°) dans l’autre  système. Cette division en 3 est attestée, on  l’a dit, avec la répartition des 4 Eléments en trois séries identiques consécutives. Toujours est-il que le panachage des divers aspects nous semble fortement déconseillé. Il faut s’en tenir à une seule et même catégorie. Quant à l’application des aspects dans un thème, elle nous parait nocive et toxique car elle relie entre eux des données qui s’excluent mutuellement et qui sont certes censées se succéder, alterner mais nullement coexister, cohabiter.

Il convient de comprendre toutefois de comprendre que  si l’on accepte la thèse du monoplanétarisme, avec une planéte associée à un facteur non planétaire (étoile, point vernal, nœud de la lune etc.), chaque aspect pouvait être porteur d’une tonalité spécifique. Autrement dit, ce n’était pas initialement la planéte qui était signifiante mais l’aspect de cette planéte avec son référent. Donc autant d’aspects, autant de tonalités diverses disponibles que l’on pouvait d’ailleurs éventuellement associer avec des divinités. Entendons par là que le polyplanétarisme aurait dû évacuer les aspects puisqu’il y avait dès lors double-emploi. Mais on sait qu’en astrologie, tout surnage et s’agrège, ce qui est parfois bien pratique car cela enrichit la palette explicative de l’astrologue (son côté féminin, mou, malléable) en le rendant par ailleurs impuissant au niveau prédictif (son pôle masculin, dur, perçant).

 

 

 

Jhb

9.11. 13

 

 

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