Jacques Halbronn Son parcours universitaire de 40 ans, de 1974 à 2014

Posté par nofim le 25 septembre 2021

Jacques Halbronn Son parcours universitaire de 40 ans, de 1974 à 2014

 

Nos relations avec nos directeurs de thèse successifs n’ont pas été simples et probablement les « torts » sont « partagés ». En fait, nous avons le plus souvent préparé plusieurs thèses en paralléle ou en alternance sans parler des diverses publications qui auront accompagné une période de plus de trente ans. Les thèmes principaux auront été la linguistique, l’astrologie, le prophétisme.

En 1973, Georges Vajda accepte de diriger une thèse de troiséme cycle (INALCO EPHE VE section Paris III) qui aura pour titre La problématique astrologique chez les principaux penseurs juifs du Moyen Age Espagnol. Ce n’est qu’en 1979 que nous serons invité à soutenir/ Entre temps, Vajda en 1977 nous avait accordé une préface pour notre édition de traités astrologiques d’Abraham Ibn Ezra.(Ed Retz) qui avait été précédée dans la même collection dirigée par René Alleau, de notre édtiion des Remarques Astrologiques de Jean Baptiste Morin, astrologue du XVIIe siècle. Mais il y avait eu aussi en 1976 la parution de nos Clefs pour l’Astrologie, chez Seghers dans la collection dirigée par Luc Decaunes. En 1976-1977, nous avions fait des séjours d’étude en Israël. Mais par ailleurs, depuis 1976, sous la direction de Jacques Merleau Ponty, nous préparions une thèse d’Etat en épistémologie à Paris X Nanterre. Notre soutenance avec Vajda fut suivie d’un contrat d’un au CNRS mais Vajda allait décédé peu après.

En 1980, nous nous inscrivimes à l’Université Lille III (Villeneuve d’Ascq) en Etudes anglophones avec André Joly et décrochions l’année suivante un DEA à propos de la traduction anglaise d’un traité astrologique du milieu du XVIe siècle d’Auger Ferrier. Nous primes ensuite comme directeur de thèse, à Paris V Louis Jean Calvet auquel nous présentames en 1987 un mémoire qui fut contesté par l’un des rapporteurs, ce qui nous conduisit à en présenter un nouveau en 1989 qui allait subir le même sort. C’est alors que nous allions nous inscrire à Paris VII avec Yves Lecerf en ethnométhodologie, qui avait été un des rapporteurs du mémoire de 1989.  Description du français à la lumière des relations interlinguistiques.

Mais ce n’est qu’en 1995, juste avant sa mort, que Lecerf nous accorda….. la soutenance d’un DESS (sur Paris VIII). Le milieu astrologique et ses membres. En 1986, nous avions publié dans les actes du Colloque de Bayeux, une bibliographie su les Cométes., grâce à Réné Pilllorget (192(-2015) - Professeur d’histoire contemporaine de l’Université de Lille III qui nous avait ouvert certaines portes

Mais dès 1985, nous avions obtenu que Jean Céard, spécialiste de la Renaissance et ayant écrit sur les prodiges, nous dirigeât pour thèse d’Etat à Paris XII Créteil. Ce n’est qu’à la fin de 1998 que Céard, à la veille de prendre sa retraite, nous invitera à soutenir. Mais entre temps, il était passé à Paris X Nanterre. Pendant toute cette période, on retiendra qu’en 1990, Céard fera une préface au Répertoire

Chronologique Nostradamus de Robert Benazra, paraissant dans une collection que nous dirigions (La Grande Conjonction, chez Trédaniel). En 1994, nous fumes chargés d’une exposition Astrologie et Prophéties. Merveilles sans images, à la Réserve de la Bibliothèque Nationale, peu avant son transfert sur le site Tollbiac. En 1993, nous avions publié deux éditions de textes astrologiques,avec Trédaniel, l’un sur Nicolas Bourdin (XVIIe siècle), l’autre sur Etteilla (XVIIIe siècle). Notre thèse d’Etat s’intitulera Le texte prophétique en France, Formation et fortune et couvrait une période allant de la fin du XVe siècle au début du XXe. Elle paraitra aux Presses Universitaires du Septentrion (Villeneuve d’Ascq). Nous passions beaucoup de temps à visiter des bibliohèques de par le monde; pour réaliser notre Catalogue Alphabétique des Textes Astrologiques Français. (mis en ligne sur le site du CURA de Patrice Guinard, en 1999.

Dans la foulée de notre thèse d’Etat, nous décidames de préparer à l’EPHE un post doctorat sous la direction de Louis Chatelier (Histoire du catholicisme) qui ne sera soutenu qu’en 2007 sous le titre Le dominicain Giffré de Réchac et la naissance de la critique nostradamique en France (XVIIe siècle). là encore, les choses trainèrent quelque peu. En 2002, nous avions fait acte, sans succés,  de candidature pour la succession d’Antoine Faivre, à la chaire des Courants Esotériques (EPHE VE section) et publions (Ed Ramkat) deux ouvrages, Prophetica Judaica Aleph et Beith, issus de notre thèse d’Etat, l’un sur Nostradamus et l’autre sur Theodore Herzl et son Etat Juif, ce qui comprenait un développement important sur les Protocoles des Sages de Sion. En 2005, à la mort de Jean Paul II, nous avions fait paraitre Papes et prophéties.(Ed Axiome)

En 2011, Gérardf Morisse,, historien  et  bibliographe, Bordeaux, - Société des bibliophiles de Guyenne , Revue française d’histoire du livre) nous donna l’occasion de publier une série de travaux, un par an pendant 4 ans, dans la Revue Française d’Histoire du livre, (Ed Droz), : dont notamment l’exposé de nos méthodes de travail  sur le corpus Nostradamus, le Tarot et le Kalendrier des Bergers, le Splendor Solis, Lichtenberger et le Mirabilis Liber. Voilà donc un parcours d’une quarantaine d’années, dans un cadre universitaire mais qui ne fut absolument pas couvert par une quelconque aide financière. Selon nous, la chaire d’Antoine Faivre aurait du nous revenir au vu de l’importance de nos travaux.

Nous avons à peine mentionné ici nos contributions sur Internet. : Hommes et sites, Bibliotheca Hermetica, Propheties.it, Arka. CURA, sans parler de nos propres sites.

Les difficultés que nous avons rencontré tiennent à notre méthodologie , à ce que nous avons appelé ailleurs une approche régénérative, visant à restituer un corpus par delà ses dérives et ses imitations.

 

 

 

JHB

25 09 21

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Jacques Halbronn Le genre du roman et la dialectique matière-forme. Manifeste de la culture vivante.

Posté par nofim le 25 septembre 2021

Jacques  Halbronn    Le genre du roman et la dialectique  matière-forme . Manifeste  de la  Culture vivante

 

 

Au prisme de ce que nous appelons  « culture vivante », le genre du roman  nous apparait comme marqué d’une puissant  formalisme qui ne laisse guère de liberté de manoeuvre au lecteur lequel ne peut se permettre de sauter des pages sans risquer de

se perdre. Cela tient au fait que l’auteur  fait jouer  son « autorité »  en ce qu’il est seul à connaitre le « fil de l’histoire », le « mot de la fin », à  gérer le « suspense », ce qui vaut notamment pour le roman policier. Seul l’auteur a les clefs de son roman.

A l’opposé,  l’essai s’appuie, se référe  des données qui ne dépendent pas de son auteur. mais que l’auteur partage avec son lecteur, ce qui accorde davantage de liberté de manoeuvre à ce dernier. Or, un essai ne se présente pas comme un objet unique en son genre, un monde à part, ni dans le temps, ni dans l’espace. Le philosophe ne prétend pas être le seul à savoir de quoi il traite. Chacun de ses lecteurs  est en principe en  mesure de compléter, de prolonger l’essai au moyen d’autres textes du même auteur ou d’un autre auteur.  On parlera de l’oeuvre d’un auteur   englobant tout ce qui émane de lui et qu’il convient d’aborder comme un puzzle dont l’auteur lui même n’a pas la maitrise. C’est pourquoi le roman  peut être qualifié d’autoritaire, dans tous les sens du mot.

Pour la culture vivante, une oeuvre ne peut être que diffuse, et chaque lecteur  pourra « composer »  son  « anthologie » à son aise, ce que facilitent désormais les moteurs de recherche qui permettent de capter  la diversité des textes dus à un auteur donné

et en faire une re-composition, une réinterprétation, ce qui donne lieu  à un processus de création en aval.   On retrouve la même problématique en peinture ou en musique. Au sein d’une oeuvre, chaque pièce n’est qu’un élément d’un ensemble. L’on reconnait  tel compositeur à travers la diversité de ses productions et  le consommateur de culure, s’il est connaisseur,   retrouvera le fil sans avoir besoin du secours d’un encadrement rigide.

Seul l’auteur aurait le droit de faire jouer sa propre fantaisie et c’est cette fantaisie qui rend le roman imprévisible  et donc inaliénable. On pense à une personne qui relaterait un événement auquel elle seule aurait assisté, ce qui ne donnerait aucun  droit au chapitre à ses lecteurs, à ses

auditeurs  alors qu’en philosophie, il est question d’une expérience commune, accessible  à tous et donc chorale.

Par culture vivante, on entendra à la fois une oeuvre dont chacun peut s’emparer et dont les contours sont flous puisque non circonscrits par le cadre d’un livre bien défini mais  relevant d’une constellation de textes, de pièces pouvant s’assembler

diversement. C’est la force d’une oeuvre, sa puissance de rayonnement qui comptera  et non une mainmise de l’auteur sur son « ouvrage », par opposition à son « oeuvre. Cultture vivante (et non zombie)  cela signifie ici de privilégier l’oeuvre contemporaine et ne pas  s’en tenir à des oeuvres déjà pleinement reconnues, ce qui donne peu de mérite à celui qui emboite le pas des générations précédentes. Or, force est de constater que les concerts, les musées, les bibliothèques vont mettre en avant des auteurs déjà anciens,. La Culture vivante entend redonner au « consommateur » de culture un rôle plus actif, plus libre.

L’oeuvre est la matière, c’est à dire une coulée de lave  vouée à se refroidir par le biais de la forme.

La définion du « roman » dans un article de Wikipedia est la suivante:  « Le terme commence alors à se rapprocher de son sens moderne, celui de récit fictif à épisodes centré autour d’un ou de plusieurs personnages.

Le roman a tout d’abord été le récit d’une aventure fantastique, comprenant un personnage idéal vivant une aventure idyllique elle-même. »

Pour nous, le roman  est  en affinité avec le féminin -F comme forme- et c »est d’ailleurs dans ce genre, que les femmes auront   pu jouer un role marquant bien plus que dans d’autres domaines/ L’auteur de roman  entend garder le contrôle de bout en bout de ce qu’il produit et la fantaisie  le protége en quelque sorte contre toute intervention extérieure. Il est soi disant le seul à pouvoir raconter ce qu’il raconte, puisqu’il s’agit d’un constat dont il aura été le seul  témoin présent, les autres se trouvant ipso facto  disqualifiés.  Les rencontres entre femmes se font entre personnes  « autoritaires », jalouses de leur pré carré sur lequel il ne faudrait pas empiéter  alors que les  conversations entre hommes se référent à un savoir partagé dont  nul n’aurait le monopole..

Chaque lecteur a le droit de composer  son menu littéraire ou musical à sa  guise mais cela ne saurait avoir de valeur scientifique, ce qui exigerait une approche aussi exhausttve et critique que possible. On ne saurait réduire un auteur  à l’une ou l’autre de ses productions/ Il reste que le roman est un vecteur autoritaire qui ne permet pas à son lecteur de faire preuve d’esprit critique sur le fond lequel est fonction du « bon plaisir » de l’auteur. Autrement dit, la lecture des romans  génére une population  formatée pour se plier à une autorité  à la différence des essais.

 

JHB

25 09 21

 

 

 

 

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La création de nouveaux phonémes par la combinatoire des anciens sons. par Jacques Halbronn

Posté par nofim le 23 septembre 2021

 

Jacques  Halbronn

 

La  création de nouveaux phonémes par la combinatoire des  anciens sons.

 

Les dernières lettres de l’alphabet témoignent d’une tentative de création de nouvelles sonorités : w, x, y, z. On  passait ainsi de l’ancien ordre à 22 lettres à un nouvel ordre à 26 lettres, ce qui n’est pas sans évoquer la dualité Ancien et Nouveau Testaments.

En effet, la lettre X  ne combine-t-elle pas le k et le s et la lettre Z, en allemand, le t  et le s ?. On retrouve un tel processus en hébreu avec le « tsadé », la dernières des 18 premières lettres avec valeur  90, qui est suivie des 4 dernières lettres, Qoph, Resh, Shin, Thav (cf le Livre de la Création/ Sefer Yetsira et sa division en trois groupes de lettres, 3 mères, 12 simples et  7 doubles  (cf notre étude in Clefs pour l’Astrologie, Ed Seghers 1976). Ce tsadé ressemble fortement au nom de la lettre z , à savoir le « zéde ».

Mais on peut aussi penser à une combinatoire de voyelles, avec le « double v » ou « double  u » (en anglais) ou avec le Y (i grec), correspondant, en allemand, à un son intermédiaire entre le u et le i comme dans « psyché ».

Cela dit,  on ne saurait s’en tenir là. Le français notamment aura produit de nouvelles sonorités « vocaliques » avec le  ‘an », le « in », le « on ». qui restent assez inaccessibles aux étrangers.

Il nous faut également évoquer  l’usage du « sheva » de l’hébreu qui permet de connecter des consonnes entre elles comme dans Maftéah, la clef. Le français aura considérablement usé de ce procédé à l’oral sans que celui ci laisse de traces à l’écrit hormis dans le cas de l’apostrophe. J’aime  Jt’aime au lieu de Je aime, Je te aime.  Là encore, cela peut concerter le locuteur étranger tant pour les prononcer que pour les capter. Mais il ne faudrait pas non plus oublier l’art de la liaison qui relie un mot au mot qui le suit si le second mot commence par une  voyelle, la liaison rendant difficile la séparation des mots entre eux. Les enfants  donne lezenfants.

Une des combinatoires les plus courants dans le français oral est la forme « sk » qui est l’inverse du « ks » propre à la lettre x déjà nommée. Mais cette forme « sk » aussi courante soit -elle ne fait l’objet d’aucune formalisation, d’aucune description. On la retrouve dans le « est-ce que » si couramment usité. Je dis skejveux. On connait la chanson  « Si tu t’imagines » : Si tu crois petite qu’ça van qu’ça va durer toujours »  (Gréco, Mouloudji) ou cette chanson d’Aznavour ; « C’est drôle, c’que t’es drôle à regarder »  Ce chansons étaient truffées de telles combinatoires consonantiques, d’un bout à l’autre.

Cela confères à la langue française un rythme, une musicalité  qui lui sont propres, des  raccourcis que l’anglais a parfois imité avec son « I don’t », « I can’t » tant au niveau des sons vocaliques que consononantiques alors que la régle la plus courant le plus souvent observées dans la plupart des langues est celle de l’alternance consonne-voyelle, comme on peut l’observer avec les « pieds » du genre poétique.

On notera que le français méridional pratique bien moins  un tel art, probablement sous l’influence des parlers locaux, des patois, ce qui donne une langue plus lourde mais aussi plus accessible, exigeant moins d’efforts d’expression et de compréhension. En ce sens, au sein de la  francophonie, l’on peut observer que seule une partie des locuteurs se prête à un tel exercice, ce qui pourrait expliquer le passage à l’anglais qui échappe à de telles contraintes.Or, la plupart des francophones, s’ils pratiquent ce que nous venons de décrire n’en sont guère conscients  et ne l’enseignent point, considérant bien à tort qu’il s’agit d’un français dégradé alors qu’il s’agit tout au contraire du nec plus ultra de cette langue.

Nous aurions bien du mal à dater de telles évolutions dans le temps. Est ce que l’hébreu, à un certain stade, a pu exercer une certaine influence sur le français  avec son « sheva » et son « tsadé » ? Est ce que ces 4 lettres finales de notre alphabet reflétent une pratique orale que l’on aura tenté de formaliser ? Est- ce le fait d’une mode de la Cour qui se sera répandue peu à peu à l’ensemble de la population ou bien est ce une pratique venue d’en bas ? On est là au cœur de la dialectique de l’oral et de l’écrit et l’on notera que dans certains cas l’écrit s’aligne sur l’oral comme dans l’usage de l’apostrophe mais aussi de l’accent comme pour le passé composé où chanté s’écrivait initialement chanted, ce qui esr resté en anglais du fait de l’emprunt.(cf le célébre wanted)/ L’emprunt permet ici  de capter des évolutions . Il est clair que le nom des lettres de l’alphabet n’épuise nullement leurs possibilités de prononciation d’autant que le français renonce à prononcer les consonnes finales sauf en cas de liaison.(cf supra) En quelque sorte, il existe  une façon idéale de parler le français qui s’apparente à une sorte de yoga et qui doit s’acquérir très jeune. On peut penser que c’est cette musique du français qui aura fasciné tant de langues mais celles-ci n’auront pas réussi à en saisir les clefs et se seront contenté de lui emprunter son lexique écrit, passant le plus souvent à côté de sa dimension orale. C’est ainsi  que dans le cas de l’anglais, à de rares exceptions près, l’empreinte orale du français n’aura guère été adoptée ni respectée. Paradoxalement,  la chanson française aura cédé le pas à la chanson anglo-saxonne, et particulièrement en France. Peut-on espérer un réveil de ce génie oral,  propre au français et qui transcende l’écrit ?.

 

 

 

 

 

 

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Jacques Halbronn Manifeste du « Qualisme », de la « queste. »

Posté par nofim le 21 septembre 2021

Jacques  Halbronn  Manifeste du « Qualisme », du questionnement

 

 

La lettre Q n’est pas très populaire en français en raison de sa consonance avec certains

termes jugés vulgaires. C’est ainsi qu’à la BNF, il n’y  a pas de « Salle »  Q. Il resre que

l’initiale Q, au niveau morphosémantique est singulièrement porteuse. On a le Q

de Question, de (s’en)quérir  de quand, de (pour)quoi, de qui, de (le)quel,  de qualité

(comme de quantité)/ et ainsi de suite. Et l’on pourrait ajouter le quomodo latin qui

a donne notre comment (commentaire). En latin, on trouve aussi  le quia, le quid,

le quo (Quo vadis) le quando.  Dans les langues germaniques, l’initiale Q a disparu

dans who, what,  which, when, where. pour l’anglais. On a un probléme en  français avec le « où » qui ne comporte

pas le  Q  initiale du quo latin.  C’est probablement à rapprocher de « unde ».

D’où  le Qualisme – prononcer Quoilisme)  que nous proposons pour signaler et dénoncer

la crise du questionnement qui fait que l’on ne prend plus la peine de demander

« lequel » quand on parle de « Dieu », de « peuple ». On ne sait plus qui parle et à qui

l’on s’adresse. On reste délibérément dans le vague et cette absence du Q est

assourdissante.

Face au premier verset de la Genése, se pose  ainsi une triple question:

א בְּרֵאשִׁית, בָּרָא אֱלֹהִים, אֵת הַשָּׁמַיִם, וְאֵת הָאָרֶץ.  1 Au commencement, Dieu créa le ciel et la terre.

 

Mais quel Dieu, quel Ciel et quelle Terre. Et l’on pourrait plus loin demander

« Quelle humanité (Adam).? L’article défini  devrait le plus souvent laisser la

place à l’article  indéfini: un certain Dieu, un certain Ciel, une certaine Terre (promise)

, un certain Peuple etc.Il y  a là abus de non-qualification. Or, la langue nous donne

les moyens de qualifier, de préciser de quoi, de qui  il est question. La langue nous

enseigne qu’il y a un « nous » et un « vous », donc une dualité sociale tout comme elle

distingue le masculin et le féminin/ Ce sont là les acquis  parfois altérés -

du morphosémantique. passés à la trappe. Quel temps fait-il? A  quel niveau  se place-t-on?  On pense

à l’Ecclésiaste: il y a un temps pour chaque chose, ce qui répond  au quoi et au

quand.

Nous voudrions par ce Manifeste, revendiquer le droit de demander de quoi, de qui

parle-t-on? Quel est le dieu dont il est ici question  et que vous désignez sans le

moindre article.  Quel est le peuple,  auquel « Dieu » – ce Dieu- s’adresse quand il dit

« mon peuple » (Ami en hébreu) ?

Exode  III

ז וַיֹּאמֶר יְהוָה, רָאֹה רָאִיתִי אֶת-עֳנִי עַמִּי אֲשֶׁר בְּמִצְרָיִם; וְאֶת-צַעֲקָתָם שָׁמַעְתִּי מִפְּנֵי נֹגְשָׂיו, כִּי יָדַעְתִּי אֶת-מַכְאֹבָיו.  7 L’Éternel poursuivit: « J’ai vu, j’ai vu l’humiliation de mon peuple qui est en Égypte; j’ai accueilli sa plainte contre ses oppresseurs, car je connais ses souffrances.

 

La langue met à notre disposition  la forme possessive (qui est suffixale en

hébreu) comme  le  Elohénou  du Ecoute Israel.

 

  Texte original
Écoute, Israëla, l’Éternel, notre Dieu, l’Éternel est UN. Chémâ, Israël, Ado-naï Elo-henou, Ado-naï Ehad’ שְׁמַע, יִשְׂרָאֵל: יְהוָה אֱלֹהֵינוּ, יְהוָה אֶחָד.

Si c’est « notre Dieu », ce n’est celui des autres. Là encore, le Qualisme a son

mot à dire. De quel Dieu parle-t-on? Et pourquoi est il précisé dans les

Dix Commandements :  »Tu n’auras pas d’autres dieux devant ma face. » Cela implique

qu’il  y a d’autres dieux mais qu’un certain dieu est lié à un certain peuple.

Ne pas prendre la peine de  préciser qui est qui, qui  fait quoi,  n’est  ce pas  favoriser le vol,

l’appropriation  d’identité?.

Le Qualisme, c’est le droit désormais de ne plus laisser passer des expressions

équivoques. Pour nous, au niveau théologique, on ne saurait confondre

l’univers  et notre petit monde terrestre avec « son » ciel, celui du systéme solaire.

Autrefois, quand on ne connaissait pas l’immensité de l’univers, l’on pouvait

ne pas faire de distinguo. Mais ce n’est plus le cas et  Balise Pascal parlait déjà des deux

infinis. entre lesquels  notre humanité se trouvait.

Ainsi, ce « Dieu » qui créa notre ciel et notre terre, comment serait-il à l’origine

de tout l’Univers. Or, dans bien des cas  l’on continue à parler de  Roi de tout

l’univers »(Melekjh ha Olam)  pour désigner le dieu de la Bible. C’est  bien là une

formule outrée. Ce dieu n’est pas le dieu de tout l’univers et même pas le dieu de toute

l’Humanité. C’est un dieu aux pouvoirs limités.

Dans un autre texte, sur matière et forme, nous précisons que le dieu premier est

illimité mais notre dieu ne l’est pas, c’est un dieu second, un « démiurge » et en cela

il est féminin et non masculin.

Dans le même chapitre de la Genése, il est question de la dualité de « Dieu » (Elohim)

à la fois masculin  et féminin  tout comme l’est  Adam, c’est à dire Matière et Forme.

 

כז וַיִּבְרָא אֱלֹהִים אֶת-הָאָדָם בְּצַלְמוֹ, בְּצֶלֶם אֱלֹהִים בָּרָא אֹתוֹ:  זָכָר וּנְקֵבָה, בָּרָא אֹתָם.  27 Dieu créa l’homme à son image; c’est à l’image de Dieu qu’il le créa. Mâle et femelle furent créés à la fois.

 

La matière précéde la forme et la forme structure la matière et en cela elle vient

en second tout comme le dieu qui  « crée » notre Ciel et notre Terre, est un dieu

qui  passe de la matière à la forme, de la puissance à l’acte, de l’illimité au limité. Ce

dieu a ses limites, il doit se limiter, se focaliser. Face à une théologie duelle, il

y a, selon nous, une anthropologie duelle, celle de l’homme et de la femme, celle

du génie  et de la génitrice. Nous ne sommes pas  le seul aboutissement de 9 mois de

grossesse mais  résultat d’une longue hérédité, d’un temps autrement plus long.

Et puis le Qualisme ne saurait  faire abstraction du « quand », ce qui renvoie à

l’astrologie, c’est  à dire à notre Ciel jumelé à notre Terre et qui confère à notre

temps des phases, des périodes et l’on ne peut pas parler comme si notre

temps n’était pas structuré, d’où le sens de la formule citée de l’Ecclésiaste (Kohélet)

On notera qu’en anglais,   quality cohabite avec « equal ».(cf aussi équinoxe). alors qu’en français, on dit « égal », ce qui montre la parenté entre le g et le Q, comme dans leur

rappoer au « u »:  guerre  et  querelle.

 

JHB   21 09 21

 

 

 

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Jacques Halbronn Sur l’inversion sémantique du masculin et du féminin. Matière & forme

Posté par nofim le 21 septembre 2021

Jacques Halbronn  Sur l’inversion sémantique  du masculin  et du féminin  Matière et  Forme

 

LA thèse que nous soutiendrons ici est celle d’une inversion très ancienne autour du féminin. Nous nous référerons aux premiers versets du chapitre premier du Livre de la Genése:

 

 

 

א בְּרֵאשִׁית, בָּרָא אֱלֹהִים, אֵת הַשָּׁמַיִם, וְאֵת הָאָרֶץ.  1 Au commencement, Dieu créa le ciel et la terre.
ב וְהָאָרֶץ, הָיְתָה תֹהוּ וָבֹהוּ, וְחֹשֶׁךְ, עַל-פְּנֵי תְהוֹם; וְרוּחַ אֱלֹהִים, מְרַחֶפֶת עַל-פְּנֵי הַמָּיִם.  2 Or la terre n’était que solitude et chaos; des ténèbres couvraient la face de l’abîme, et le souffle de Dieu planait à la surface des eaux.
ג וַיֹּאמֶר אֱלֹהִים, יְהִי אוֹר; וַיְהִי-אוֹר.  3 Dieu dit: « Que la lumière soit! » Et la lumière fut.

 

On note ici  la façon dont la « Terre » (Eretz) est  (mal)traitée; Le terme  « tohu bohu » est passé dans la langue française et est ici traduit par «  solitude et chaos

On peut liire  » « Lors d’un grand désordre ou encore d’une grande agitation, on parle parfois de «tohu-bohu».

Que l’on ait pu associer  la femme , à un certain moment, avec   un tel état ne saurait surprendre outre mesure.

Or, la Terre, c’est la Matière et cela se  rapproche de la  Mater, de la Mère alors même que le lettre M  est associée avec le Masculin, le Mâle. On retrouve cette initiale dans le nom de Moïse (Moshé) qui guide les enfants d’Israel vers la Terre Promise.

Par voie de conséquence,  du fait de l’opposition de la  Matière et de la forme, on aura relier la forme au Père, le P étant lié au F (d’où le ph  qui se prononce  F)  ce qui renvoie à la Forme.  Le père se dit en anglais Father et en allemand Vater (prononcé Fater)

LA problématiuqe Matière et Forme  a  été traitée de longue date, notamment chez Platon, la matière étant la substance du monde telle qu’elle existe avant ou indépendamment de toute définition formelle », nous dit-on. Il est question du passage du désordre à l’ordre, du chaos au cosmos. La matière doit être « organisée »,  « structurée »  au moyen de la Forme.. (cf  Sébastien Drouin. « Pluche et le Songe de Démocrite » (in Collectif   Écrire la nature au XVIIIe siècle : autour de l’abbé Pluche. 

Selon nous, à un certain stade, on aura construit une image négative de la Matière et on l’aura associée à la Femme laquelle sera surnommée Mater. Chassé croisé qui aura conduit l’homme à  être associé avec la Forme, le F renvoyant au départ  à la Femme, à la femelle.

Les lignes citées de la Genése tendant à survaloriser la Forme par rapport à la Matière, ce qui est second par rapport à ce qui est premier (matière première).. On le voit avec Jacob (Israël)  l’emportant sur son « aîné » Esaü (Edom). Il y  a là un acte subversif qui se manifeste à la mort de Salomon dans le refus des Israélites de se soumettre  plus longtemps à la dynastie davidienne. On sait aussi que Jésus déclara être venu pour les « brebis perdues d’Israel) », cette population de « second rang » en marge du monde juif. Rappelons qu’Isaac, fils d’Abraham,  l’emporte sur son ainé Ismaël Il s’agirait donc pour le judaisme de rejeter ces versets de la Genése qui sont marqués par une hostilité, un mépris affiché à l’encontre de ce qui vient en premier. La morphosémantique nous aura permis de rétablir l’état initial de la dite dialectique autour des lettre M  et F.

Une inversion  est également à noter à propos du culte du porc et  du passage à un tabou   (cf  de Youri Volokhine, Le Porc  en Egypte ancienne)

Nos travaux autour de l’homme et de la femme confirment une telle approche: l’homme est plus à son aise dans l’illimité, l’infini  et la femme dans ce qui est bien défini, délimité, terminé. L’enfant n’est pas seulement le résultat de 9 mois de grossesse mais d’une trame héréditaire, génétique bien plus étendue dans le temps.

On notera que l’on a tort de rapprocher la matière de l’élement terre car la terre est ce qui cristallise, qui sert de moulage, donc elle est liée à la forme. C’est bien plutôt, selon nous, l’eau qui correspondrait- parmi les 4 Eléments, à la « matière »laquelle nous percevons comme  un magma en mouvement, ce qui renverrait éventuellement à de la lave en fusion, reliant l’eau et le feu. 

 

A  propos  de l’iinversion  masculin  féminin, matière forme, on signalera le cas du pronom personnel de la deuxiéme personne en hébreu  avec le mascxulin rendu par « ata » et le féminin par « at »  -ce qui vaut aussi pour le marqieur du possessif. Or, il est clair que le marqueur du féminin dans cette langue correspond à un suffixe termine  par « a »:  Haver, l’ami, Havera, l’amie , Gadol, grand, Guedola, grande et ainsi de suite. Comment expliquer une telle inversion?

 

 

 

 

JHB

24 09 21

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jacques Halbronn L’anglais a-t-il perpétué d’anciennes prononciations du français?

Posté par nofim le 19 septembre 2021

jacques Halbronn   L’anglais a-t-il perpétué d’anciennes prononciations du français comme certaines traductions perpétuent un original perdu?

En anglais,  gentle, qui vient du français  gentil (gentilhomme et  gentleman) se prononce comme précédé d »un  « d » ; Djentel. Est ce là un trait particulier de l’anglais ou la marque d’une influence française entre temps évacuée du  français moderne? IL n’est évidemment pas aisé de savoir comment l’on « parlait » une langue en un  temps où il n’existait pas d’enregistrements. C’est pourquoi les emprunts se révélent précieux quand ils reflétent une tradition orale qui se sera maintenue;

On retrouve le même phénoméne avec la forme « ch » se pronçant « tch ». Cett combinaison d’une dentale et d’une chuintante ne se retrouve en tout cas pas en allemand mais on la rencontre en italien  dans le traitement de la lettre « c »  comme ciao qui se rend par « tchao »/

Le  français a perdu certains codes  de lecture comm dans le cas des nombres ordinaux: on dit François premier mais on ne dit plus Henri Second ,  son  fils, comme du temps de Nostradamus mais « Henri II »  On dit le premier Avril mais ensuite le « deux Avril » alors que les Anglais respectent l’ordinal et ne remplacent pas par le cardinal. La cause de cette erreur tient au fait qu’ l’on marquait l’ordinal par un point placé après le cardinal; On écrivait Henri III. un des fils d’Henri II  à lire Henri troisiéme et non Henri III. En ce sens, on ne sait plus de nos jours « lire » correctement le français.

On peut donc raisonnablement supposer que l’on devait dire « gentil » à la façon dont les Anglais disent « gentle » et idem pour le prénom Georges qu’il faudrait rendre par  » Djorge »/

Cela dit, dans bien des cas, l’emprunt de l’anglais au français n’est pas dénué d’erreurs comme lorsque l’anglais prononce la consonne finales des mots français, ce qui  leur confère une apparence « féminin »: intelligent s’entend intelligente.

En revanche, la forme « right » en anglais pourrait bien témoigner de la prononciation ancienne du « oi » sous la forme « oy ». On devait dire auparavant ; Droyt », ce qui se rapproche nettement plus de « right ». (cf notre ,  Essai de description critique du systéme du français à la lumière des relations interlinguistiques 1989  sur la plateforme  Scribd)  et https://hebraiquetele.blogspot.com/2021/05/jacques-halbronn-la-demarche-alchimique.html    Jacques  Halbronn. la  question  des lettres bi-consonantiques en italien, en allemand, en anglais  et en français)

Un autre cas  intéressant est  la prononciation anglaise  de « quality » à partir du français qualité.  Or, il est fort  possible que le français ait d’abord prononcé  le mot comme le font les anglophones en rendant le « u » comme voyelle, ce qui n’est plus la cas actuellement.  et cela vaut pour toute une série en  « qu » et « gu », le u étant le plus souvent rendu comme notre « w ». Mais l’anglais tend à supprimer la consonne  précédant le « u » : il dira William  au lieu de Guillaume, refusant la combinaison  gu,gw, qu. D’où  war au lieu de « guerre » Toute la question est de déterminer si c’est l’anglais qui enléve ou si c’est le français qui ajoute..

 

 

 

 

 

 

JHB

19 09 21

Publié dans LINGUISTIQUE | Pas de Commentaire »

Jacques Halbronn La matière précéde la forme et non l’inverse.

Posté par nofim le 19 septembre 2021

Jacques  Halbronn La matière précéde la forme et non l’inverse.
On trouve sur Wikipedia  une définition assez  heureuse ;

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Jacques Halbronn. la question des lettres bi-consonantiques en italien, en allemand, en anglais et en français

Posté par nofim le 18 septembre 2021

Jacques  Halbronn. la  question  des lettres bi-consonantiques en italien, en allemand, en anglais  et en français

 

 

Nous avons abordé récemment  la question des 4 dernières lettres (w, w y z) de notre alphabet à 26 lettres, ce qui correspondrait  à une addition à un  premier  groupe de 22 lettres, soit le nombre de lettres de l’alphabet hébraïque.

On sait qu’en italien,   le C  et le G  sont prononcés comme précédés  d’un « D » ou d’u  T : Giuseppe, citta etc, rapport entre une chuintante (g, c)  et une dentale(D, T)

MAis l’anglais est également marqué par un tel phnoméne notamment en ce qui concerne les noms propres:  John, se prononcera  comme s’i était  écrit  « Djohn),  et Charles comme s’il était écrit  Tcharles.  Mais nous trouvons également :  gentleman, prononcé  comme s’il y avait un D devant le G ou  « just » à rendre par un « djust » etc

En ce qui concerne les lettres  X  et  Z, nous avions signalé, dans un précédent texte, que cela devait produire respectivement les sons « KS » (axe, taxe  en français) et « TS. (en allemand)/ On retrouve le x en latin  avec pax, rex,  , maximus etc

On peut se demander si l’anglais n’aurait pas conservé une pratique du français qui aurait fin, à la longue, par disparaitre en français mais se serait maintenue chez l’emprunteur anglo-saxon. De fait, l’allemand n’offre pas la pratique signalée  plus  haut  de prononciation du j, du ch, du g  de l’anglais actuel.

Par ailleurs, le français  aime bien combiner les consonnes entre elles, notamment par le moyen du « e » intercalaire., ce qui donne souvent des formes en SK  soit un X invers:   comme  dans  « est ce que? » « je fais ce que je veux » rendu par un « skejveux » ou ce qu’il me plait tendu par un « skimplait » alors que le X est souvent « muet » comme dans « prix », « précieux » si bien que le son  « sk » est plus fréquent à l’oral que le son « ks ». lequel d’ailleurs peut être rendu par un double  « c »: accident.. Par ailleurs le  x peut être accompagné d’un « c » comme dans « excés »/(cf  https://leflepourlescurieux.fr/sons-de-la-lettre-x-phonetique-a1/)

C’est dire que le champ des lettres biconsonantiques interpelle le chercheur à plus d’un titre.

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Jacques Halbronn Crise de la morphosémantique et politique

Posté par nofim le 14 septembre 2021

Jacques  Halbronn  Crise de la morphosémantique et politique

 

A l’occasion de nos travaux en linguistique, dans la suite de a question

de l’emprunt linguistique, initée en 1980,  sous la direction d’André Joly à  Lille III -

il y  a 40 ans,  puis à Paris V  avec Louis Jean Calvet, nous  avons  connu une phase de

morphosémantique  en 2008,  lors de nos contacts avec Dominique Lecourt,  e

t une phase  de morphonologie. autour de la question de la transmission

des codes de lecture.

On reviendra ici sur les enjeux  de société liés à la morphosémantique et notamment

en ce qui concerne  la langue anglaise qui est actuellement en position dominante

dans le monde.

Idéalement, ce qui a le même sens, doit  présenter une forme semblable, selon un

processus étymologique de dérivation, de conjugaison, de déclinaison. Ce qui se

ressemble s’assemble. Autrement dit, un champ morphosémantique ne peut

qu’être perturbé par l’emprunt  linguistique, ce qui génére une crise, une pathologie

de l’epistémé.

En anglais, dans un champ sémantique donné,  la forme n’est respectée que sporadiqueeme,y..

 

Par exemple,  le mot « end » a comme adjectif « final », le mot « life » a comme

adjectif « vital ». On pourrait multiplier les exemples indéfiniment. D’où la notion

de synonyme qui autorise à introduire dans le même champ sémantique des

mots d’origines d

diverses  et qui ne se ressemblent pas formellement et ce en dépit

de leur convergence  d’ordre sémantique.

Mais l’on peut transposer cette problématique  au niveau sociétal en considérant

la « forme », l’apparence;  des personnes – au niveau anatomique, « racial », à celui de l’âge etc –

 

 

Et là encore,  nous observerons un état morphosémantique en crise et donc un

processus de synonymie se  substituant à la question de la forme. D’ailleurs, les

langues, elles-mêmes véhiculent de tels clivages à commencer par les marqueurs

de genrre. L’anglais, par exemple, est singulièrement pauvre en termes de

marqueurs de genre si on le compare avec l’hébreu/ Le français se situe dans un état

intermédiaire : je te parle s’adresse aussi bien à un homme qu’à une femme. C’est

d’ailleurs la deuxième personne du singulier qui  est particulièrement impactée

par cette crise de morphosémantique.

D’un point de vue théologique, nous dirons que les dieux ont mis en place un ensemble de

de « signes » (sémantque) ayant valeur structurante  offrant une manifestation

visuelle. D’un point de vue anthropocosmologique, nous dirons que l’Humanité, dans son

ensemble passe alternativement par des phases «  »équinoxiales »  et des phases

« solsticiales » et que les équinoxiales seraient  marquées par un déni de la forme comme

faisant sens ou si l’on préféré marquées par une idéologie selon laquelle, nous pourrions

déterminer la forme, son devenir, à  notre guise.

 

JHB

14 09 21

 

Publié dans LINGUISTIQUE, POLITIQUE, SOCIETE | Pas de Commentaire »

jacques Halbronn Antoine Pluche et la méthode en histoire régénérative

Posté par nofim le 13 septembre 2021

 

 Bulletin  de la BURA (Bibliothèque  Universitaire de Recherche Astrologique)

 

 

jacques  Halbronn    Antoine Pluche  et la méthode en histoire régénérative

 

Par  histoire régénérative, nous entendons une méthode visant à restituer un document « dégénére »  dans son état premier, en remontant du complexe vers le simple/

 

 

En 1740,  Antoine  Pluche (1688-1761) publie  une Histoire du Ciel (cf reprint  BNF  1977)   qui sera complétée par le Spectacle  de  la Neture..  On y trouve de fort judicieuses réflexions à l’intention de l’historien  des traditions dont nous reproduirons ici quelques passages et don bien des chercheurs devraient prendre de la graine. Extrait de son chapitre  sur ‘l’origine de la semaine »

« On commence par le simple (.) Le simple se charge ensuite, se défigure (..) il s’altère par  des additions, par des broderie, par des commentaires »

« Tous les peuples (…)ont horriblement défigur » cette simplicité  majestueuse en chargeant sans fin la créance  d’opinions  fausses et le cérémonial de pratique superstitieuse.

« Nous suivons donc la nature  & l’expérience  quand  nous remontons du composé au simple

Ce ne fut que long temps après la naissance de ces nouveaux dieux qu’on s’avisa de leur assigner des places dans les planétes »

Pluche  rappelle que Moise avait instauré avec le Décalogue le Shabbat.  Mais  en cela, il ne tient pas compte de la critique biblique qui remet en question l’authenticité de certains textes et de certaines attributions;

 

 

Dans le collectif  » Écrire la nature au XVIIIe siècle [Texte imprimé] : autour de l’abbé Pluch »e / Françoise Gevrey, Julie Boch, Jean-Louis Haquette, dir.

( Paris : PUPS, Presses de l’Université Paris-Sorbonne, DL 2006) la dernière partie est consacrée à l’Histoire du Ciel, parue après le Spectacle de la Nature On notera un texte reliant Pluche à Court de Gébelin (Monde Primitif, volume sur les fables,  1771) et Charles Dupuis (Origine des Cultesà  par A. M. Mercier-Faivre) et l’on notera l’intérêt que Pluche portait aux questions d’ordre linguistique, ce qui est également notre cas  (cf son   troisiéme opus La mécanique des langues), cf  également

Nadine Vanwelkenhuyzen  Langues des hommes, signes des dieux: Fréret et la mythologie · · Corpus: Revue de philosophie 29:63-73 (1995).

M. Davif. La notion de fétichisme chez Auguste Comte  www.persee.fr › doc › rhr_0035-1423_1967_num_171_2_8486

Brian  Juden, Traditions orphiques et tendances mystiques dans le romantisme français (1800-1855). Front Cover.  Slatkine, 1984 -
En fait, il nous semble  que la méthode  « régénérative » de l’abbé Pluche n’avait pas encore pleinement décrite et que plus généralement,  cette méthode n’aura pas encore  impacté suffisamment jusqu’à maintenant  la recherche historique.

 

JHB

13 09 21

Publié dans anthropocosmologiz, ASTROLOGIE, génie, HISTOIRE, judaîsme, LINGUISTIQUE, NOSTRADAMUS, prophétisme, théologie | Pas de Commentaire »

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