La notion de signifiant vierge

Posté par nofim le 25 février 2015

Manifeste pour des signifiants qui n’ont pas encore servi.

par  Jacques  Halbronn

 

Le miracle de la naissance d’un enfant, c’est qu’il s’agit

d’un « signifiant » qui n’a pas encore été défloré, en quelque

sorte immaculé  (Immaculée conception) D’où l’intérêt

que nous accordons au signifiant vierge de tout signifié

tel un vase n »ayant encore jamais servi.

L’improvisation correspond à cette quéte du signifiant

« pur » de tout signifié antérieur. Inversement, quand une

pièce de musique a été jouée mainte et mainte fois, comment

pourrait-on la qualifier de « vierge »? On sait toute

l’importance que certaines sociétés ont accordé à la

virginité des femmes. Assister à une improvisation, c’est

comme être le témoin d’un accouchement.On voit le

signifiant prendre forme sous ses yeux – si l’on peut dire-

alors qu’il n’a pas encore reçu de « sens », c’est à dire de

signifié.  Le premier signifié que reçoit le nouveau né,

c’est son prénom.

Il est grand temps que les gens comprennent toute

la valeur  de la naissance d’un nouveau signifiant car

celui qui improvise est comme le potier et non comme

celui qui remplit le pot, ce qui vient plus en aval.

L’interprète ne saurait être le potier, il ne fait que se

servir du pot et il n’est ni le premier ni le dernier. Si l’on

ne recherche plus des femmes vierges, il serait bon en

revanche de respecter la valeur des créations qui le sont

et qui sont le plus souvent l’oeuvre des hommes, comme

le montre l’Histoire de l’Art notamment..

Si l’on se situe sur le plan linguistique,  on aura compris

que la question n’est pas ici de forger de nouveaux mots

mais de nouveaux assemblages, de nouvelles séquences

de mots. Rien n’est au contraire plus fâcheux que

d’emprunter des mots à une autre langue pour produire

une apparence de nouveauté.  Une langue doit être

capable de se renouveler par toutes sortes de

combinatoires – donc par la textualité- à commencer

par les associations noms +adjectifs et verbes + adverbes.

L’interpréte qui est incapable de modifier la succession,

l’agencement des notes pour faire évoluer la musique

trahit une certaine impuissance. Il est condamné à se

limiter au signifié, au remplissage.

 

i

JHB

25 02 15

Publié dans LINGUISTIQUE | Pas de Commentaire »

La charge affective des signifiants

Posté par nofim le 21 février 2015

Linguistique du signifiant et sentiment amoureux

par  Jacques  Halbronn

La linguistique des signifiants  prend en compte tout objet pouvant servir de porteur de signifié, ce qui est pour nous  la définition du

signifiant. En ce sens, il est bien connu que ce qu’on appelle l’amour conduit à nous charger les uns les autres sinon mutuellement d’une

certaine quantité ou qualité de signifié. Mais savons-nous ce que les autres font de nous en tant que signifiants qu’ils instrumentalisent?

Le regard de l’autre- on l’a dit ailleurs- nous renvoie une image de nous – même qui dépend largement de ce qui émane de nous

au plan de la subconscience.

Quand deux amoureux se séparent physiquement, est-ce que cela signifie ipso facto qu’ils sont déchargés des signifiés qui leur sont

associés par l’autre? On peut raisonnablement en douter. Comment pourrais-je forcer l’autre à ne plus me percevoir comme auparavant? Comment le saurais-je d’ailleurs?

Si les « amoureux » continuent à se voir, parce qu’ils fréquentent les mêmes lieux – même après la rupture déciée

unilatéralement ou d’un consentement mutuel, est-c e que cela ne va pas perpétuer un certain lien entre eux?

Par ailleurs,  il est bon de ne pas cristalliser notre rapport à un signifiant donné, qu’il s’agisse d’un mot ou d’une personne. Combien

cependant s’en montrent capables? Dans bien des cas, force en effet de devoir constater que tel signifiant reste indéfiniment associé

à tel signifié, et ce tant individuellement que collectivement comme si la charge de tel signifiant par tel ou tel signifié était

peu ou prou irréversible.

On touche ici  à la question du deuil ce qui impliquerait d’être en mesure de dissocier  tel signifiant de tel signifié.

On voit donc que la linguistique du signifiant peut avoir des applications sur le plan thérapeutique.  S’il y a association de mots,  peut-il

également exister une dissociation des mots, donc le deuil d’un certain lien.

L’on peut aussi comparer un mot à une femme fascinante par son élégance, par sa classe et cela nous éclairera sur la question de

l’emprunt linguistique dont il importe de souligner qu’il porte avant tout sur le signifiant et non sur le signifié car en principe

il est toujours possible d’associer tel signifié à  un autre signifiant  comme un homme peut a priori aimer telle femme à la place de telle autre. En ce sens, nous dirons que la langue   française ou en tout cas les mots qui la constituent aura été historiquement fortement

« aimée » par d’autres langues et par leurs locuteurs.

En ce sens, l’emprunt linguistique fait-il sens si l’on admet que notre besoin de projection affective tend vers l’altérité, vers ce que l’autre représente – au sens symbolique du terme- pour  celui ci ou celui là. Qu’une langue s’amourache d’une autre langue serait

l’expression de ce processus d’altérité qui trouve en l’autre ce dont l’autre n’est pas nécessairement conscient. L’autre sera aimé

malgré lui voire à son insu et encore plus si la relation a bel et bien existé et que l’on aura tenté d’y mettre fin, ce qui ne sera vraiment le cas que par une certaine  forme de déni dont l’impact  semble devoir être assez relatif.

En conclusion, nous dirons que le lien amoureux semble bien illustrer la dialectique signifiant/signifié en termes de charge et de décharge (upload, download) et sa difficile gestion est révélatrice de la difficulté que nous avons à dissocier un signifiant des signifiés qui ont pu lui être accolé.  Reprendre sa « liberté » vaut tant pour le signifiant-mot que pour le signifiant-personne.

 

 

 

 

 

JHB

21 02 15

Publié dans FEMMES, LINGUISTIQUE | Pas de Commentaire »

Signifiant et signifié: une nouvelle approche

Posté par nofim le 19 février 2015

Faut-il repenser Saussure au regard du signifiant/signifié?

par  Jacques  Halbronn

Il nous apparait que le clivage entre signifiant et signifié

se situe  au sein même de la langue et non point entre la

langue  et le monde, les mots et les choses. Une langue

n’est pas un tout à considérer comme étant d’un seul

tenant.

Nous opposerons ainsi le nom et l’adjectif, le verbe et

l’adverbe, le sujet et le complément d’objet, c’est à dire

l’élément central et ce qui vient le prolonger de diverses

façons. De même, nous distinguerons entre le radical et

les flexions susceptibles de l’affecter (préfixes, suffixes,

dérivés)

Autrement dit, le signifiant se décline au prisme d’une

constellation de signifiés qui sont satellisés  autour de

lui. Nous dirons que le signifiant est un contenant et les

signifiés des contenus affectés  à un signifiant donné.

Comme on l’a dit dans un précédent texte, le signifié

vient préciser le signifiant tout en l’appauvrissant, en en

réduisant le champ des com-possibles. Le passage du

signifiant au signifié est celui de la puissance à l’acte.

Parmi l’infinité des signifiés possibles pour un signifiant

donné, un choix s’opére nécessairement dans un certain

espace-temps.

Si l’on prend l’exemple du dictionnaire,  le signifiant est

le mot qui constitue l’entrée et tous les mots qui servent

à le définir sont des signifiés. Et  ainsi à tour de rôle. C’est

un signifiant conjoncturel et non plus structurel.

En principe, comme son nom l’indique, un signifiant

n’est pas censé être associé à un signifié plutôt  qu’à un

autre. Chaque locuteur a le droit de se servir d’un

signifiant comme il l’entend mais cela ne va pas sans

quiproquo si chacun croit l’entendre pareillement. D’où

l’importance des adjectifs et des adverbes qui ont

vocation à préciser et  qui sont en fait mieux circonscrits

dans leur signification que les signifiants, d’où leur nom

même de signifié, qui indique un fait accompli, sans appel.

Autrement dit,  l’apprentissage des adjectifs et des adverbes

devrait être prioritaires en ce qu’ils sont les vecteurs

d’un certain manichéisme comme bon et mauvais, bien

et mal etc.

Ce n’est point là une nouveauté puisque les langues sont

décrites depuis longtemps  au moyen d’une telle

terminologie que chaque éléve apprend très tôt à

utiliser et à repérer. Le préfixe « ad » est par lui-même

tout à fait parlant (adjectif,  adverbe) tout comme

d’ailleurs le terme de « pronom »  qui veut bien dire

ce qui se met à la place du nom.(pronoms possessifs,

personnels). Il en est d’ailleurs de même de l’article

(défini et indéfini) qui a bel et bien une valeur

pronominale. D’où en espagnol, par exemple, « El » qui

signifie aussi bien  l’article défini que le pronom

personnel à la troisiéme personne qui est selon nous

le cas matriciel. En italien, le rapprochement est

également assez flagrant : il, ello.  En français,   le lien

entre l’article et le pronom à la troisiéme personne du

singulier s’est  perdu. ( article Le  et pronom personnel  il)

Cela tient à l’emprise de la forme accusative se substituant

à la forme nominative : je le vois, je lui parle.

Dans certaines langues, le rapprochement

entre ces deux catégories est en effet  moins flagrant du fait d’une

corruption  du système de la langue. En allemand, le Der

(article défini au masculin ) est à rapprocher du « Er » (troisiéme personne du masculin singulier)

et le Die (article au féminin)  du Sie (au féminin)  et le Es

(pronom neutre) du Das (article neutre)

Quant à l’anglais, on pourrait rapprocher l’article  « the » du

pronom personnel au  puriel  « they » (them, démonstratif

this, that)) alors que la troisiéme personne du singulier a perdu le t initial

(he).

On aura compris que la linguistique que nous

préconisons n’exclue pas la reconstitution d’un systéme

qui a pu se corrompre pas plus qu’elle ne considére  tous

les mots d’une langue en vrac. Nous sommes très

conscients de l’impact des emprunts linguistiques

venant perturber l’ordre, l’agencement d’une langue et

si l’on admet que la langue est un outil, nous concevons

tout à fait que l’on puisse en améliorer l’ergonomie.

Nous dirons que le  réseau de signifiants se situe dans

la subconscience du locuteur alors que celui des

signifiés se situe au plan du conscient. La preuve en est

que les gens sont bien plus capables de connecter des

signifiés entre eux que des signifiants. Même le lien

prendre/comprendre/apprendre n’est probablement

pas conscient dans l’esprit du locuteur français moyen

tout en jouant certainement un rôle à un certain niveau

et c’est le probléme des langues hybrides- comme l’anglais-

de disposer d’un réseau très médiocre de liaisons  sur le

plan subconscient. (cf l’approche lacanienne)

 

 

 

 

 

JHB

22  02 15

Publié dans couple, Culture, HISTOIRE, LINGUISTIQUE | Pas de Commentaire »

Le langage entre abstraction et précision

Posté par nofim le 18 février 2015

De l’ambivalence  du langage entre abstraction et précision

par  Jacques  Halbronn

 

 

Les rapports que le langage entretient avec la philosophie nous apparaissent comme singulièrement ambigus, ce que met en évidence

le phénoméne des cafés-philos.

Le fait de se servir d’un même mot pour désigner une grande variété et quantité d’objets semble devoir plaider en faveur de la vertu

d’abstraction du langage. Mais le signifiant n’est-il pas  un fourre-tout, un vase dans lequel on place les signifiés les plus divers. Suffirait-il

de désigner par le même mot  telle et telle chose pour en déterminer la signification commune?

En réalité,  il importe de distinguer dans une langue d’une part les noms et les verbes et de l’autre les adjectifs et les adverbes, que l’on peut qualifier de « compléments », en ce qu’ils  viennent préciser, compléter. Qu’est ce donc qu’un nom sans adjectif, un verbe sans  adverbe? En fait, on dira que le « complément » est sous entendu, qu’il se situe sur un plan plus ou moins subconscient.  Quand on dit

« je lis »  ou « je mange »,  est -il indifférent de préciser ce qu’on lit ou ce qu’on mange? Mais n’est-il pas commode précisément de ne  pas avoir à préciser? On se réfugie ainsi dans l’asbtraction, faute de préciser de quoi il retourne. Il est d’ailleurs des langues où le complément

(d’objet) précéde le verbe, comme souvent c’est le cas en allemand et de fait n’est ce pas l’objet qui précise le sens à conférer au verbe?

Commencer la phrase par le verbe, c’est  rester le plus longtemps possible dans le flou / Mais il en est de même pour le nom  si l’on ne signale pas que telle chose est « bonne » ou « mauvaise » tout comme  on dira que l’on fait « bien » ou « mal » sans parler du passage d’une forme

positive à une forme négative. En fait les adjectifs et les adverbes sont porteurs d’un tel manichéisme lequel reste l’enjeu même de la plupart de nos messages. Le pouce dirigé vers le haut ou vers le bas.

Ne pas préciser si l’on  porte un jugement positif ou négatif sur ceci ou cela, c’est faire preuve de restriction mentale, cultiver l’ambiguité.

On observe ainsi qu’en évacuant les adjectifs et adverbes , l’on  perd singulièrement en précision et que l’on gagne en abstraction. Il  y a là

un enjeu social. Ne pas préciser n’est-ce pas contribuer à  forger un certain sentiment d’harmonie, de consensus? La langue d’Esope.

 

 

 

 

 

 

JHB

18 02 15

Publié dans LINGUISTIQUE, PSYCHOLOGIE | Pas de Commentaire »

Linguistique le statut du verbe français dans les langues germaniques

Posté par nofim le 10 février 2015

Le traitement du verbe français dans les langues d’origine germanique

par  Jacques  Halbronn

 

L »erreur est créatrice (cf notre Eloge de l’erreur, in Collectif,   Ed Lierre et Coudrier 1990).. Elle génére un double décalage tant envers la langue emprunteuse qu’envers la langue préteuse.  C’est le cas du statut du verbe français dans les langues germaniques.

On trouve ainsi en allemand des verbes en « ieren » et en anglais des verbes en « ate » que l’on peut qualifier de barbarismes.

 

I  Les verbes allemands en ieren

Il faut en fait passer par le futur du français qui se construit à partir de l’infinitif. Il est peut probable que l’emprunteur

allemand se soit inspiré de l’infinitif français dont la finale est muette dans bien des cas, notamment  pour ce qui est des verbes en « er ». Nous préférons penser à un emprunt à l’oral qu’à l’écrit.

Voilà pourquoi nous pensons que l’allemand a cru que le verbe français comporter le module « er » sur le modéle du futur français.

On ajoutera que les infinitif en « ir »  se rapprochent de la forme « ieren » de l’infinitif allemand des verbes empruntés au français

(type marchieren).

 

II  Les verbes anglais en  ate.

On connait toute une série de verbes français en anglais  dotés d’une finale « ate » inconnue en français .

Nous pensons que cela s’explique par  les mots français se terminon par « tion » et plus spécialement par « ation » comme dans

séparation qui a donné separate  forme inconnue en français.

Il est probable que le locuteur allemand ait pris la forme « ion » comme un suffixe marquant la première personne du pluriel en « ons ».

Il aura donc pris le substantif pour la conjugaison d’un verbe en « ate ».

Mais dans le  cas de  substantifs en « ion » et non en « ation »,  l’anglais va produire des verbes  comme act (à partir d’action), ce qui correspond au français agir. Dans ce cas le « t » fait partie intégrante du radical verbal et n’est pas partie du suffixe.

III Les verbes anglais en  « ish »

Il faut ici remonter au participe présent du français lequel dans certains cas intercale une forme  en « iss » périr,/périssant. finir./finissant  évanouir/évanouissant punish//Punissant  Blémir./blémissant. On obtient ainsi  l’anglais perish, punish,   finish,  vanish. blemish.  Mais on a aussi des cas où le « ish « est attesté par généralisation comme dans publish alors que l’on n’a pas ici la forme en « ition » en français.

 

IV Le suffixe anglais en « ed »

Le participe français en « ed » (ancien français, qui a par la suite été remplacé par  « é ») est devenu en anglais le prétérit outre qu’il était le

participe : change/changed/changed. Cela tient au fait qu’oralement, le participe français en « é » s’entend comme l’imparfait en « ais/ait »/

 

V  La forme unique du verbe en anglais

On aura compris que l’emprunt  a souvent éte de type « oral » et non écrit.  Quand on entend la conjugaison du verbe français en er, on a

en effet l’impression d’une permanence vu notamment que le verbe s’entend pareillement à la troisiéme personne du singulier et du pluiriel des verbes en er.  Il chante/ Ils chante. Au féminin, le verbe se maintient à l’identique. Idem oralement pour la deuxiéme personne du singuluer -(tu chantes).

Mais ce qui est particulièrement remarquable ici tient au fait  que c »est l’ensemble des verbes anglais, toutes catégories confondues, qui sont affectés par un tel phénoméne et pas seulement ceux qui sont issus du français. On notera d’ailleurs que la forme en « ed »

est également adoptée pour des verbes  germaniques comme « wanted » à moins que ce verbe n’ ait été considéré comme d’origine romane/française.

On notera que le verbe en ieren, en allemand, au participe ne comporte pas le préfixe  « ge » qui est la marque du participe du verbe

proprement allemand. A contrario,  en néerlandais, la forme en « ge » est de rigueur pour les participes français adoptés dans cette langue.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

JHB

10. 02. 15

Publié dans LINGUISTIQUE | Pas de Commentaire »

Le paralléle Eve/Marie au regard de leur grossesse

Posté par nofim le 6 février 2015

La question du couple et de l’accouplement dans le

Livre de la Genése.

par Jacques  Halbronn

 

Dans l’Evangile de Luc, il est narré l’annonce à  Marie qui

 

évoque celle  faite à Sarah, épouse d’Abraham mais bien

plus encore la grossesse d’Eve. (cf   Alberto Manguel. Une

histoire de la lecture,  Paris, Actes Sud 1998)

Le chapitre IV de la Genése commence ainsi:

« Or l’homme  s’était uni à Eve sa femme. Elle conçut et

enfanta Caïn en disant  » J’ai fait naitre un homme,

conjointement avec l’Eternel (« Qaniti Ish Et  Yahvé ».)

Elle enfanta ensuite son frère Abel »  qui sera tué par son

ainé. » On note que les consonnes formant le nom de Caïn en

hébreu sont Quf Noun qui sont les mêmes que celle du

verbe utilisé Qaniti et rendu par « fait naitre » (version du

Rabbinat (Ed Colbo). Caïn serait donc lié à l’idée de naissance.

Ne serait-ce pas proche de ce qui arriva à Marie, épouse de

Joseph?

On trouve sur le site bibliques.com  le commentaire suivant:

Un enfant avec Dieu

« Or, l’homme s’était uni à Ève, sa femme.

Elle conçut et enfanta Caïn, en disant :

 » J’ai fait naître un homme, conjointement avec l’Éternel !  » »

(Genèse 4.1 ~ Traduction du rabbinat)

La nudité originelle ...

Le nom de Caïn, ou  » Qayin «  en hébreu, signifie  » parce que j’ai acquis « .

 » J’ai acquis «  (qanithi en hébreu) peut aussi se traduire par  » j’ai fait naître «  ou  » j’ai procréé « .

Le paralléle  Eve/Marie au regard de leur grossesse dans LINGUISTIQUE banniere01

Le texte hébreu mot à mot fait peser une ambigüité du fait de sa sobriété :

« J’ai acquis un homme avec YHVH ».

La traduction du rabbinat introduit l’adverbe  » conjointement «  ce qui laisse supposer que la femme fit un enfant  » avec «  Dieu.

Pour nuancer cette approche, la traduction Segond préfère : « J’ai formé un homme avec l’aide de l’Eternel ».

Que faut-il en penser ?

banniere01 dans prophétisme

Le Dieu de la Bible ne nous a pas habitués à descendre sur terre pour s’accoupler avec des femmes.

Il diffère sur ce point fondamentalement des divinités de différentes mythologies qui se livrent à ce type de  » croisements « .

Héraclès, notamment, était un  » demi-dieu « , fils de Zeus et d’une mortelle nommée Alcmène.

Cette croyance, voire cette espérance que la femme puisse enfanter un enfant avec une divinité, n’est pas neutre.

Elle donne à l’enfant-dieu une toute autre dimension que n’importe quel fils d’homme.

Avoir un enfant exceptionnel, n’est-ce-pas le rêve de nombreux parents ?

banniere01 dans RELIGION

Il semble bien que la première femme, Eve, soit à l’origine de cette fabuleuse espérance.

Certes, le Dieu de la Bible n’a nullement procréé avec Eve.

Mais cela n’empêche pas la femme de le croire ou de le laisser croire.

Il peut être intéressant d’envisager un parallèle entre Eve et Marie avec la conception virginale de l’enfant Jésus.

Mais la suite des évènements nous écarte de cette hypothèse d’une préfiguration : la vie de Jésus est bien différente de celle de Caïn.

De plus, Marie reçut la visite d’un ange venu lui annoncer cette conception par l’Esprit Saint. Il n’y a rien de tel pour Eve.

Enfin, Eve semble se vanter d’avoir conçu un enfant avec Dieu tandis que Marie, loin de toute vantardise, est remplie d’humilité :

« Je suis la servante du Seigneur ; qu’il me soit fait selon ta parole ! » (Luc 1.38)

Certes, le personnage de Caîn semble singulièrement

différer de celui de Jésus mais les plagiats  conservent la

forme et pas nécessairement le fonds, le signifant et pas

toujours le signifié.

Un autre rapprochement déjà signalé concerne le sacrifice

d’Isaac (Ismaël dans certaines lectures islamiques)  par son père et de Jésus fils de Dieu et son « Lama

sabachtani? » -(pourquoi m’as tu abandonné?) Cette fois, Isaac est épargné et pas Jésus.

Et si Jésus  était un mélange de Cain et de Abel? Dans ce

cas Cain serait Israël le « maudit », le premier né rejeté pour avoir

tué son frère puiné.-Il faudrait se demander en outre

si le serpent n’est pas celui qui féconde celle qui prendra

le nom d’Eve (Hava), celle qui donne vie.(Haïm)

 

Rappelons le récit  de  Luc (chapitre I):

 

 » 1:30 L’ange lui dit: Ne crains point, Marie; car tu as trouvé grâce devant Dieu.
Annonciation1:31 Et voici, tu deviendras enceinte, et tu enfanteras un fils, et tu lui donneras le nom de Jésus.
1:32 Il sera grand et sera appelé Fils du Très Haut, et le Seigneur Dieu lui donnera le trône de David, son père.
1:33 Il règnera sur la maison de Jacob éternellement, et son règne n’aura point de fin.
1:34 Marie dit à l’ange: Comment cela se fera-t-il, puisque je ne connais point d’homme?
1:35 L’ange lui répondit: Le Saint Esprit viendra sur toi, et la puissance du Très Haut te couvrira de son ombre. C’est pourquoi le saint enfant qui naîtra de toi sera appelé Fils de Dieu.
1:36 Voici, Élisabeth, ta parente, a conçu, elle aussi, un fils en sa vieillesse, et celle qui était appelée stérile est dans son sixième mois.
1:37 Car rien n’est impossible à Dieu.
1:38 Marie dit: Je suis la servante du Seigneur; qu’il me soit fait selon ta parole! Et l’ange la quitta.

Même Marie, par la  suite sera dite  née  dans une

« immaculée conception » On peut  voir un lien entre

Eve, porteuse de la vie -dont le « travail » est souffrance

et Marie, la (Sainte) Vierge,  à rapprocher de Mater.

On dit que l’homme fut crée à l’image de Dieu, mâle et

femelle (Genése I) .Or, si Dieu fait un enfant avec une femme,

il  devient à l’image de l’Homme

Revenons un instant sur le chapitre II  de la Genése et

cette problématique ish/isha/   Au verset 22, il est dit

que Dieu fit d’une cote d’Adam une « isha ». La traduction

du rabbinat rend justement :  » organisa en une femme »"/

On notera l’article indéfini.  il faudrait -mieux encore-

rendre « isha » par une femelle (en anglais female)/Le

verset suivant (23)  éclipse souvent le précédent :

« celle-ci sera nommée isha parce qu’elle  a  été prise de ish. »

C’est là une interpolation – probablement un commentaire

qui a fini par s’inscrire dans le texte même- et nous

conseillons de relier le verset II  22  au verset II 24:

« c’est pourquoi l’homme (…) s’unit à sa femme et ils

deviennent une seule chair » (après la séparation, la réunion)

Là encore on lit « sa femme » (Ishto), lui même étant en

quelque sorte son « mari » (Ish). Le mot femme ici en

français désigne bel et bien l’épouse et non une femme

quelconque. (double sens du mot femme en français)

D’ailleurs la traduction du rabbinat rend bien « ton épouse » (Ishtekha

III,  17)

On verra plus loin au chapitre suivant (III, 7) la forme « isha »

désignant non pas la femme mais « son » homme, donc son

mari, la finale « a » ici étant un possessif (ish shéla)

« en donna à son époux » (isha).

Il est donc clair si l’on fait abstraction de l’interpolation

II, 23 que les formes  ish et isha désignent un couple et

l’épouse d’Adam n’est pas nommée autrement qu’en

sa qualité de conjointe et Adam quand il est désigné

comme « ish » l’est en sa qualité de conjoint. Ce n’est

qu’ensuite au début du chapitre IV qu’elle reçoit le nom

d’Eve, alors que le couple a été jugé solidairement coupable

d’avoir enfreint la loi..

Revenons sur II, 23 qui a tant  polarisé les esprits  (cf la

critique biblique) : ici la traduction du Rabbinat  se contente de restituer les termes

hébraïques  sans les traduire – alors que ces formes

avaient été traduites au verset précédent – comme si Ish était la

catégorie à laquelle appartenait Adam qui serait un Ish

et dont  la Isha serait issue, comme étant grammaticalement

le féminin de Ish. On pourrait dire, dans ce registre

grammatical, que la forme « Isha » a été littéralement

extraite de Ish, comme le genre  grammatical féminin

-en hébreu mais aussi en français et en latin ( pulcher donne

pulchra) (mais non dans les autres langues latines ni en

anglais)- dérive et prolonge  le genre masculin (petit/petite)..

Autrement dit,  cette description  de l’extraction de

Isha à partir de Ish pourrait n’avoir été qu’une parabole

grammaticale mais il reste que l’épouse, par analogie,

n’existe que par son époux.

 

 

JHB

01 03  15

Publié dans LINGUISTIQUE, prophétisme, RELIGION, symbolisme | Pas de Commentaire »

La dialectique noms/adjectifs, verbes/adverbes

Posté par nofim le 4 février 2015

Les adjectifs et les  adverbes comme signifiés des signifiants

noms et verbes

par  Jacques Halbronn

 

Dans de précédents textes, nous avons montré la

nécessité de revoir ce qu’on entendait par signifiant et

signifié (Saussure). Nous mettrons en avant ici deux

dialectiques celle des noms et des adjectifs et celle

des verbes et  des adverbes. Selon nous, et leurs appellations

le confirment, les adjectifs et les adverbes jouent un rôle de

complément, d’adjonction, d’ajout .Or tel est bien semble-t-

il le rôle imparti à ces deux catégories.

Nous avons mis en place des « ateliers » -sous le titre de

« Autour d’un mot » – qui se tiennent tous les jeudis, 8 rue de

la Providence  75013 Paris de 19h30 à 21h 30. Il s’agit

de prendre un mot (en fait un nom  commun ou  un verbe)

et d’en énoncer les diverses acceptions puis de se servir

des adjectifs et des adverbes  pour distinguer entre les

dites acceptions.

Il est clair en effet qu’un nom qui ne serait point accompagné

d’un adjectif qui ne le serait point d’un adverbe, serait sources de c

confusion.  Le fait par exemple d’ajouter à un verbe

« bien » ou « mal »- pour les adverbes -

suffit à en inverser radicalement le sens

de même que « bon  » ou « mauvais » pour les adjectifs.

On sait ainsi que le mot philosophie doit être accompagné

d’un adjectif, d’un épithète, comme existentialiste etc.

tout comme le mot psychologie pour distinguer les écoles

entre elles.

Nous dirons qu’un verbe sans adverbe mais aussi sans

complément  (‘l’adverbe en étant un) est par trop  vague

et ne fait pas vraiment « sens », on ne sait pas où il va.

Le nom ou le verbe sont des contenants que l’on peut

remplir avec des contenus, à commencer par ces

« compléments »  en nombre relativement restreint.

Il y a bien plus de verbes que d’adverbes sur le plan

qualitatif mais ces adverbes sont fortement récurrents

quantitativement. Idem dans le rapport des noms aux

adjectifs.

Sur un autre plan, si l’on qualifie le signifiant de masculin

et le signifié de féminin, on dira que le nombre de

signifiants originaux dépasse très largement le nombre de

signifiés distincts.

Si l’on se situe  dans la diachronie,  nous dirons que

les signifiés prolongent et complétent les signifiants tout

comme les fleurs  emplissent tour à  tour un même vase.

Le signifiant est le sujet et le signifié est le complément

qui vient préciser le sujet. Dans certaines langues le

complément précéde le sujet, c’est à dire le verbe, sachant

que le verbe se conjugue et est lui-même accompagné de

« pronoms » souvent agglutinés au verbe en position de

préfixe ou de suffixe.

On aura compris que le signifié joue le rôle de

« définissant »  pour le signifiant, en ce qu’il le circonscrit.

Le participe présent  est ici inversé. C’est le signifiant qui

est défini et le signifié qui est définissant.

 

JHB.

03 02 15

 

 

 

 

o

 

 

Publié dans LINGUISTIQUE | Pas de Commentaire »

La femme et la disjonction du signal

Posté par nofim le 30 janvier 2015

 

Astrologie: du signal à son absence. En hommage à Jean Carteret

par Jacques  Halbronn

 

Jean Carteret nous parlait  il y  40  ans  et plus de la présence de l’absence ou de la présence de l’absence. Nous avons repris l’idée de cet astrologue inspiré en introduisant la notion de disjonction qui est en analogie avec l’aspect d’opposition (180°) ce qui équivaut dans le cycle de 7 ans (28/4) à 45° (180/4).

Si la conjonction est le signal par excellence au sens de  Pavlov : quand deux facteurs se rejoignent, se recouvrent on dira que le semi-carré

ou quart d’opposition est un anti-signal, qui se produit si l’on peut dire quand deux facteurs sont aussi éloignés qu’il ‘ est possible l’un que l’autre.

Pour nous l’astrologie oscille entre ces deux temps forts que sont la conjonction et l’opposition et dans le cycle de 7 ans, 3 ans 1/2 les séparent.

Le semi-carré de Saturne avec l’une, quelle qu’elel soit, des 4 étoiles fixes royales, n’existe que par défaut. Il correspond à un manque. Ce qui nous renvoie à la femme et à cette absence dont traite Freud au niveau sexueL Il manque un membre à la femme, le cinquiéme, en quelque sorte.

Au niveau de l’interprétation, on peut dire que la conjonction est explosive et la disjonction implosive.

En d’autres termes, nous dirons que la conjonction met en avant le mâle dominant qui va surclasser les autres par son génie, sa puissance alors que la disjonction met ‘à  mal » le mâle et fera triompher les masses comme en Mai 68 ou en Décembre 89, deux dates séparées par 21 ans, soit trois  cycles de 7 ans Idem pour le Printemps arabe de 2011  qui a lieu  21 ans après 1989/90. Cela correspond à un Saturne au milieu d’un signe cardinal, dans les éphémérides  alors que la conjonction, grosso modo, correspond à un Saturne au début d’un signe mutable, soit un écart de 45°.

La disjonction, c’est un peu le talon d’Achille du cycle de 7 ans. On ne peut dire qu’elle ait été voulue par le système mais elle en découle, tout comme la nuit du jour.

L’important c’est de comprendre qu’un événement ne correspond pas nécessairement à un phénoméne astronomique aussi visible que la  conjonction mais peut aussi  être liée à une sorte d’éclipse où il n’y a précisément rien à  voir.

On est là en pleine astrologie, puisque l’on  capte un signal qui ne fait pas sens   astronomiquement, un non-signal qui provoque cependant de fortes déflagrations, des « implosions » du fait d »un vide intérieur qui ne permet plus à la structure de se maintenir.

Cela dit, toute la théorie astrologique des aspects, hormis bien sûr la conjonction qui en ce sens ne saurait être assimilée à un aspect- est fondée sur cette  « absence de la présence », sur  des points qui ne correspondent pas à une rencontre entre deux astres. Mais n’est-ce pas aussi le cas des « mi-points »  apport de l’école allemande d’astrologie? La disjonction est bel et bien le point occupé par Saturne quand il est à égale distance de deux étoiles fixes royales.

L’opposition (= semi-carré) nous raméne à une ère antérieure à

l’émergence de l’Astrologie, où l’Humanité fonctionnait

sur un mode collectif ‘.

 

 

 

Bibliographie

Adeline Gargam, Bertrand Lançon

Histoire de la misogynie de l’Antiquité à nos jours  Ed Arkhé.*2

2013

Yves Gaignoux Vandi Tout est disjonction-conjonction; tout est respiration; le féminin ou Yin est écrit comme une disjonction ou un trait coupé ; l’intégration du féminin dans l’être est source du bien être . Voir comment se vit la Lune dès la naissance et dans ses progressions et divers changements pour s’ouvrir à ce phénomène essentiel du vivant.

JHB

 

03  02 15

 

 

 

 

 

 

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Recherches kabbalistiques sur le Livre de la Création et le tétramorphe

Posté par nofim le 24 janvier 2015

Etudes kabbalistiques sur le Sefer Yetsira  et le tétramorphe.

par  Jacques  Halbronn

L’étude des traditions nous a appris que certaines données pouvaient avoir été déplacées et non point perdues, à la manière du sort qui peut être celui d’un livre au sein d’une bibliothèque.

Il y a une quarantaine d’années, nous avions consacré un travail à l’alphabet hébraïque tel qu’il nous apparaissait au prisme du Sefer Yetsirah (cf Clefs pour l’Astrologie; Ed Seghers, 1986 , pp . 188 et seq - traduction espagnole Las Claves de la Astrologia). Nous y montrions que la première lettre de l’alphabet hébraïque avait du être non pas le Aleph mais le Quph, soit une des 12 lettres simples, la forme grecque alpha béta étant donc relativement tardive, par voie de conséquence. Notre « alphabet » devrait donc s’appeler un « Qafabet’.

Par ailleurs, toujours à propos de l’alphabet, nous avions montré la possibiité pour l’aphabet hébraïque primitif (soit la cursive hébraïque et non la forme araméenne) d’avoir donné naissance au dessin des chiffres dits arabes, ce qui ne signifie pas pour autant que le savoir correspondant ait été hébraique. (cf nos Mathématiques Divinatoires, Ed Trédaniel-La Grande Conjonction, pp/ 153  et seq)

Notre propos, ici, concerne la question du verbe être mais nous sommes ici encore confrontés à une tradition, à un « système » qui nous semble avoir été perturbé et qu’il nous importe de tenter de restituer comme nous l’avons fait pour le français (cf notre étude parue dans  la Revue Française d’Histoire du Livre livraison 2011/2012). Notre démarche englobera aussi bien l’hébreu que l’arabe, soit deux langues dites sémitiques.

On sait qu’il est de coutume de dire que le verbe être n’existe pas dans ces deux langues, au  présent. Force est de constater qu’il est en pratique remplacé par le pronom personnel. Or, il nous semble qu’il existe des similitudes assez nettes entre le pronom personnel et le verbe être tant dans l’usage que dans la forme.

L’hébreu  supprimé la première consonne qui est maintenue en arabe comme dans « lev » au lieu de « qalb ». Il remplace par un Aleph le Quph  dans Ani (au

pluriel anahnou) si l’on rappelle que le verbe être en arabe : kana. Mais l’arabe lui-même a son pronom sans Quph (Ana) Ajoutons que le ata/atem hébreu est en fait un Anta/Antum, ce qui a été conservés en arabe ( deuxiéme personne  du singulier et du pluriel)

En passant on notera l’anomalie d’une finale en a pour le Ata

masculin alors que le At (deuxiéme personne au féminin)

correspond à un marqueur masculin.

Si l’on replace le Quph à la place du Aleph, on restitue le verbe être « Kana ». pour les premières et deuxiémes personnes du singulier et du pluriel. Quant à la troisiéme personne (Hou, hi, Hem, Hen), elle est à rapprocher du verbe être au passé : »haya » , hayou  etc etc. (cf aussi le tétragramme, Iud  Hé Vav Hé).

On, a vu plus haut que dans le Sefer Yetsira,  le Qoph et le Aleph ont permuté, ce qui vient confirmer notre thèse selon laquelle, le Ani, Ata, Anahnou, Atem  de l’hébreu (première et deuxiéme personnes  du singulier et du pluriel) étaient anciennement des formes comemnçant par Quph, ce qui les relie au verbe être arabe.

Rappelons brièvement notre argumentation  à propos de la

permutation du Qoph et du Alef. Les lettres mères du Sefer

Yetsira sont aleph,  Mem et Shin (cf chapitre III  du SY) censées correspondre aux

4 Eléments (et la Terre est ici mise de côté pour qu’il n’en reste plus que trois)

. Les quatre dernières lettres de

l’alphabet hébraïque sont Qoph, Resh, Shin, Thav. Les sept

lettres doubles du SY ( chapittre IV) sont  B eith, Guimel, Daleth, Kaph,

Pé et Thav plus le Resh (qui grammaticalement n’est pas double

à la différence des six autres, pour arriver au 7 en analogie

avec les 7 astres (luminaires plus cinq planétes de Mercure

à Saturne)  On notera que les dix Sefiroth qui sont un élément essentiel du SY

seraient à rapprocher des 3 lettres mères et des 7 lettres doubles, d’autant qu’elles se  divisent

effectivement en trois plus sept. Le 22 serait simplement l’addition de 12 à 10, ce qui vient en correspondance avec les 12 signes

du zodiaque et les 12 tribus d’Israël (cf notre ouvrage Le Monde Juif et l’Astrologie. Histoire d’un vieux couple, Milan, Ed Arché, 1985)

Mais il est clair que le système était initialement construit sur le nombre pair, ce qui excluait le 7. Le carré devait être préféré au triangle. Au lieu de 4-6 on serait ainsi passé à 3-7. Mais  rappelons les six jours de la création (Yetsira) auxquels fait suite un septiéme jour.(Shabbat) et l’on sait que chaque jour de la semaine est associé à un astre. Mais cela nous laisse un 3 au lieu d’un 4, ce qui n’est pas sans faire songer à la Trinité chrétienne.

Il semble que l’on puisse rapprocher la dixième sephira  Malkhouth de  Kether, ce qui restitue le rapport 4/6/ puisque Kether signifie en hébreu couronne et Malkhouth, royauté. Et yesod, la neuviéme deviendrait la dernière. Or Yesod signifie la base, le fondement, en quelque sorte le tronc de l »arbre séfirotique/

Nous avions développé (cf nos Mathématiques Divinatoires, op. cit) un « tarot sefirotique » (cf aussi article in revue Autre Monde en 77.778) en isolant 10 arcanes majeurs sur les 22 (Diable, Chariot, Hermite, Roue de fortune etc)  formant 5 groupes de 2 totalisant 22.

Il  nous apparait que le Aleph et le Mem devraient se situer  dans les 4 dernières lettres.  Quant au

Resh, il est bien dans ce groupe et n’a rien à faire avec les six

lettres doubles. Le Mem ne fait pas partie des lettres

grammaticalement doubles et ne doit donc pas se situer

dans le périmétre qui leur réservé enclavé au sein de la

série des lettres simples.( chapitre V  du SY, valeurs 2, 3, 4, 20, 30, 40) Il s’agit

d’une lettre simple alors que pour nous le Noun serait une

lettre mère/ pas plus que le Thav, lettre double ne saurait figurer en

dernières position, dans le groupe des 4 lettres mères

(réduit à trois pour permettre de passer de six à sept)

Le péh a été décalé et placé à tort dans le groupe des douze

lettres simples alors que c’est une lettre double.

Les 4 mères sont selon nous Aleph, Noun, Shin,  Resh. Elles sont

sont à rapprocher du tétramorphe ézéchielien (Haioth)

constitué de ces mêmes lettres : Arieh (Lion) avec le Aleph

et le Resh; Shor (boeuf) avec le Shin et le Resh, Nesher (Aigle

avec le Noun, le Shin et le Resh. Reste le cas d’Adam (Aleph,

Daleth, Mem) (l’homme) qui ne  correspond pas et comporte

une lettre double, le daleth, et une lettre simple, le Mem.

Toutefois,  si on remplace Adam par Enoch (Aleph, Noun,Shin)

une autre désignation de l’homme, cela convient.(cf Genésee

IV, 26, Enoch fils de Seth (qui remplace Abel tué par Cain)

, donc petit fils d’Adam. cf  Henri Rossier, « Enoch », bibliquest.org)/ Ce n’est qu’avec Enoch

que  « l’on commença à évoquer  le nom de l’Eternel » Dieu

s’adresse  au « fils de l’homme » (Ben Adam, fils d’Adam) notamment dans

Ezéchiel. C’est dans  Ezéchiel Ch  1 et 10 que se situe l’apparition

du tétramorphe. Mais on trouve aussi  Henoch (ou Hanokh)- avec une toute autre orthographe (Heith Noun, Khaf), comme fils de Jared  (Genése 5, 18) .

Par delà la signification accordée à ces 4 assemblages, ce qui renvoie  à  des « êtres vivants » -Hayoth)

nous devons considérer un tel ensemble en tant que structure, en tant que signifiant et oublier(-Léthé)  provisoirement les signifiés qu’on leur a fait correspondre. Rappelons cependant que le tétramorphe renvoie aux 4 étoiles fixes royales qui sont les lieux de la conjonction avec la planéte Saturne (28 ans de révolution divisés en 4 fois sept) dont nous avons fait le fondement de l’astrologie originelle. Des considérations astronomiques ont mis à mal la structure en son état premier.

Ce quatuor Aleph Resh Shin Noun devra être étudié de près. On retrouve la combinatoire Aleph Noun dans le Ani/Anokhi, Moi en hébreu mais on a vu que ce pronom doit être associé au Qoph pour donner le verbe « kana » (être) attesté en arabe mais non en hébreu. On, penese aussi à Chir (Shin Resh) que l’on retrouve sous la forme du Cantique des Cantiques (Shir haShirim). Ou encore dans la forme  du relatif Asher qui mobilise trois des dites  quatre lettres.  Mais le cas  le plus remarquable est celui de Ish (Aleph, Shin)

qui apparait dès le deuxiéme chapitre de la Genése alors que dans le premier il était question d’Adam. Ish et Isha sont, selon nous, le résultat. Ish, c’est  l’homme. On a donc ici trois termes pour désigner l’homme :  Adam, Ish et Enosh

de’ la fin de l’androgynat d’Adam ‘(chapitre I de la Genése),

. On peut penser que la présence du Mem    vient du fait que le groupe des trois lettres est celui des mères et en hébreu, cela s’écrit Aleph Mem.(Em, Ima). On notera que le Noun fait immédiatement suite au Mem dans l’alphabet hébreu comme d’ailleurs dans notre alphabet occidental. Ce mem figure d’ailleurs dans la topographie de l’alphabet hébreu- en trois colonnes (2×9 plus 4)  dans l’espace réservé aux lettres doubles, ce qui est une anomalie. alors que le Péh, lettre double se situe lui à tort au sein du groupe des lettres simples, selon notre topographie. Le Thav qui se trouve en dernière position, soit la 22e lettre est en fait une lettre double (Bagadkaphat). C’est dire que l’ordre alphabétique aura été trituré!

Rappelons notre schéma tel qu’exposé dans Clefs pour l’Astrologie:

Colonnes 1  et 2   une lettre simple, trois lettres doubles, cinq lettres simples

Colonne 3:  4 lettres doubles.

On notera cependant que la Terre qui est absente du Sefer

Yetsira du fait du passage de 4 à 3 lettres mères se dit

Adama, ce qui est évidemment à rapprocher de Adam

On trouve Adam et Adama dans Genése: II, 19  et  III, 17

On notera que Ish est à rapprocher d’un autre Elément, le

Feu, Esh, qui s’écrit également Aleph Shin.

. Nous en traiterons dans un prochain texte et en vidéo.

Autrement dit la disposition des trois colonnes devait à l’origine correspondre  aux trois groupes de lettres dont traite le Sefer Yetsira. Mais aussi bien le SY s’en est éloigné  avec un dispositif 7-12-3 au lieu de 6-12-4   et l’alphabet tel qu’il nous est parvenu a également été perturbé, à commencer par   la permutation du aleph et du Qoph qui est au coeur de notre propos sur le

verbe être en hébreu, passant ainsi que Kana à (K)Ani, (K)A(n)ta  etc.

(cf les  recherches de Christian Gourdain   www.gourdain-

christian.com, dans la revue Parapsy (de 1999 à 2015)

Les grammaires hébraïques nous disent que le pronom personnel  doit figurer ente le sujet et son attribut mais cela recoupe la définition du verbe être.  On note d’ailleurs que cet usage du pronom personnel (appelé « copula ») n’est indispensable qu’au présent. On rappellera que le pronom personnel en hébreu est redondant dans la mesure où la conjugaison au passé et au futur comporte un marqueur correspondant.

Dans notre étude parue dans la Revue Française du Livre, (n°132, 2011)  - »Le français comme langue matricielle » – nous avons montré que l’article défini en français reprenait en fait la forme accusative:  le livre, je le veux alors que dans les autres langues latines,  le nominatif ne commençait pas par une consonne, ce qui  se rapproche du pronom personnel à la troisiéme personne :il, elle, ils, elles.

On assiste donc à de tels déplacements  tant en français qu’en hébreu  qui touchent au statut du pronom personnel et de ses rapports avec les articles mais aussi avec les auxiliaires.

On conclura donc que c’est à tort que les descriptions de l’hébreu (mais aussi  de l’arabe)  font état d’une absence du verbe être en hébreu et en arabe. Le pronom personnel ne remplace le verbe être mais est bel et bien celui-ci et cela devrait avoir des effets sur l’enseignement de l’hébreu et éviter de présenter cette langue comme une sorte  de « petit négre ». Moi Tarzan toi Jane!

Désormais il importe de considérer la série des pronoms personnels en hébreu comme la forme du présent du verbe être qui aura été déplacée.

Nous rappellerons qu’il est courant qu’une langue « supprime » les consonnes initiales de la langue mère. *Pour les langues latines,  en espagnol,  le p disparait  devant un l et se double:  pleuvoir   correspond à  llover, plein  à   »lleno » , clamer  à  llamar etc ; en  italien,  le L disparait dans piazza  correspondant en français à  place, clamer  a en italien pour correspondant  chiamare etc, plaisir  a piacere etc Quant à l’anglais, on dira que  l’on trouve un w pour le g du français dans war, wages, William, Walter etc et que le f de l’anglais correspond au p du français dans fear pour peur,  dans for  au lieu de pour ou par (avec le calque forgive pour pardonne). En français, on note le passage du L au U  comme dans cheval qui donne au pluriel chevaux, dans « du » qui se substitue à « de le » (génitif) sans parler à l’oral de la non prononciation des finales non suivies de voyelles dans le mot suivant (liaison)

Nous sommes là bien évidemment dans le champ du signifiant, de la formation (morphologie)  d’outils de langage par delà les significations qui peuvent être accordées ponctuellement- même si le provisoire peut se perpétuer indéfiniment.

 

Bibliographie

James C. Vanderkam  Enoch and the growth of an apocalyptic  tradition,  The Catholic Biblical Quarterly Monograph Series 16 , 1984

Andrei A. Orlov  The Enoch-Metatron tradition,   Texts and studies in Ancient Judaism  107. Mohr Siebeck  2005

Cristiana  Tretti,  Enoch e la Sapienza celeste. Alle origine della mistica ebraica,  Associazione  italiana per lo studio del Giudaismo,  Giuntina, 2007

Charles-F. Jean  Grammaire hébraïque élémentaire. Ed Letouzey et Ané, 1997

Spinoza Abrégé de grammaire hébraïque. Ed Vrin  1968

Carlo Suarés  Le Sepher Yestsira. Le livre de la structuration.  Ed Arma Artis 2004

Virya (Georges Lahy) Le Sepher Yetsirah, Ed Lahy  1995

Sepher Yezirah.  Ed Rosicruciennes  1989

Sepher Yetsirah. intr. Paul Fenton,  Ed Rivages, 2002

 

 

 

JHB

06 02  15

Publié dans judaîsme, LINGUISTIQUE, RELIGION, symbolisme | Pas de Commentaire »

Un nouveau style de café philo « autour d’un mot u

Posté par nofim le 20 janvier 2015

la philosophie autour du mot.

par  jacques  Halbronn

Jouons sur les mots et  disons que le café philo, c’est parler autour d’un pot mais aussi autour d’un mot.

On  choisit au début de la réunion un mot et l’on commence par déballer tout ce à quoi ce mot s’associe, tous les contenus que l’on a pu y mettre  à travers le temps. C’est le choix du SIGNIFIANT.

C’est le mot « étoile », celui que tous les autres mots servent à définir et on appellera ces mots  des « définissants ».  On parlera alors de mots satellites gravitant tout autour.

Dans un deuxiéme temps,  on s’efforce de proposer une nouvelle définition du mot, donc lui instiller un nouveau contenu puisque aucun contenu ne saurait être définitivement « lié  » à un contenant, aucun signifié  à un quelconque signifiant.

On passe ainsi de l’ancien consensus à un nouveau consensus., d’un consensus mou consistant à supposer que chacun met la même chose sur un  même mot à un consensus qui est celui des participants au dit café philo, ici et maintenant, ce qui est donc très relatif

Pas d’exposé introductif  mais un débat à bâtons rompus où l’on cherche vraiment à avancer en

signalant les différences pour les dépasser, en   désamorçant  les blocages..

chaque  jeudi  de 19h 30 à 21h30

dans son local  8, rue de la Providence. 75013  Paris

accès  direct  rue

Bus Arrêt Bobillot-Tolbiac (62, 57, 67) T3  Stade Charléty

M° Tolbiac, Place d’Italie, Corvisart   RER Cité Universitaire

Pas de conso. Chacun apporte  quelque chose.

Limité à  douze personnes/

Un  nouveau  style plus vivant, plus  tonique  animé par un vrai penseur

(cf ses textes et ses vidéos  par Google)

Première réunion.   le 29  janvier 2015

Ouverture des portes à partir de 19h.

contact  06 60 75 52 48  halbronn@yahoo.fr

Bibliographie: Jacques Diament. Les  « Cafés de Philosophie ». Une forme inédite de socialisation par la philosophie ».

Ed L’Harmattan, 2001

Publié dans Conscience, couple, Culture, DIETETIQUE, ECONOMIE, FEMMES, HISTOIRE, judaîsme, LINGUISTIQUE, machine, MUSIQUE, NOSTRADAMUS, POLITIQUE, PSYCHOLOGIE, RELIGION, SCIENCE, SOCIETE, symbolisme, Technologie | Pas de Commentaire »

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