Prévision et prédiction. Le malentendu

Posté par nofim le 7 novembre 2013

 

 

 

L’astrologie et les chronologies décalées

 

Par  Jacques Halbronn

 

 

On connait cette tendance des gens à privilégier les données qu’ils ont sous la main alors que les données pertinentes sont ailleurs. Prenons le cas d’un livre. Sa date de parution fait-elle sens pour l’astrologie quand on sait qu’il peut exister un certaine intervalle de temps ente le moment où un livre est terminé et celui où il parait. Et tout est comme ça dans la vie réelle et le temps de préparation ne saurait être négligé. Si l’on prend le cas de Pearl Harbour, faut-il spécialement s’intéresser au jour de l’attaque sur Hawaï ? Nous ne le pensons pas tout comme nous ne pensons pas que la vie se définit par des dates précises si précieuses il est vrai pour les astrologues de la vieille école qui veulent à tout prix Fai entrer l’Histoire dans les éphémérides, au jour le jour. Certes, les historiens sont-ils en effet en mesure d fournir des dates aux astrologues, les registres d’état civil et les livrets de famille fournissent des jours précis pour les naissances, les mariages, les divorce, les décès, tout comme les astronomes sont en mesure d’indiquer où se trouvaient les planètes, dans quels signes, à telle date. Et après, on est bien avancé ! On nous répliquera : mais a-t-on le choix, que faire, sinon ? En fait, c’est la question qui est mal posée : on n’a pas à se polariser sur un jour, une heure précis car la vie est un flux, un processus, il y a une montée en puissance ou au contraire une baisse de régime de plus en plus manifeste – pas les deux à la fois  n’en déplaise à certains astrologues! – .et  il faut suivre le cours des choses et d’ailleurs dans le cas de Pearl Harbour –dont nous a encore récemment parlé Christian Moysan avec un enthousiasme quelque peu forcé- les historiens peuvent nous raconter par le menu comment les choses ont pris tournure progressivement. On nous objectera qu’il faut bien s’entendre sur une date et pourquoi pas dès lors la date de l’aboutissement, du « résultat » final ?

Tout d dépend en réalité des outils dont dispose l’astrologue. S’il est un adepte des thèmes astraux, il lui faudra tout passer à la moulinette du « thème » qui est son fonds de commerce, le cœur de son savoir-faire. C’est bien tout ce qu’il sait faire et il faudra donc bien en passer par là ! Mais le plus beau thème du monde ne peut donner que ce qu’il a.

En revanche, si l’on a affaire à un astrologue qui maitrise la technique des cycles, il sera ravi de pouvoir suivre le cours des choses et de situer des états successifs et exploiter toute une série de dates. Bien entendu, pour ce faire, il conviendra de s’adresser à des gens qui ont  ces dates sous la main et cela exige des recherches et des connaissances nettement plus pointues que celles que l’on trouve dans les dictionnaires basiques. Bien pis, l’astrologue ne peut dialoguer qu’avec des spécialistes et non avec un auditoire de profanes qui ne peuvent avoir une approche critique de son corpus. Attention à la vulgarisation de l’astrologie auprès de publics peu avertis du sujet traité astrologiquement. On pense à la date de l’assassinat de Kennedy par exemple. Ce qui compte est-ce sa réalisation finale ou sa conception, sa mise en œuvre ?

Il est vain  de dresser des thèmes pour chaque stade d’un processus car chaque thème peut fort bien être contradictoire avec le précédent ou le suivant, un thème étant un ensemble fort aléatoire et en discontinuité par rapport aux autres thèmes que l’on pourrait vouloir dresser en rapport avec tel « événement » bel et bien daté !

Bien plus, il peut fort bien arriver que tel processus avorte – (abort comme disent les anglo-saxons), soit enrayé,  rate,  bref  doive s’interrompre ou se suspendre. Est-ce pour un autant quelque chose qui n’intéressera pas l’astrologue ?  Les chercheurs en Histoire sont  habitués à traiter de ces tentatives non abouties mais les astrologues ne sauraient en ignorer l’existence car cela  doit entrer dans leurs statistiques.  Inversement, certains événements sont dus au hasard et  peuvent être atypiques au regard du modèle astrologique.

A l’heure des mises en ligne expresses sur Internet, il est vrai que certains décalages entre la coupe et les lèvres tendent à se résorber, tout comme la durée des voyages, entre le moment du départ et celui de l’arrivée, mais l’établissement d’une chronologie reste délicat à mener à bien et ne d’ailleurs pas faire l’unanimité des spécialistes.

Cette façon de privilégier ce qui a atteint son état final fait en soi problème et tend à accorder plus d’importance à la naissance qu’à la conception et l’on peut dès lors parler d’une féminisation de la pratique astrologique qui  préfère s’intéresser aux résultats qu’aux moyens Or, il nous semble bien que l’astrologie ne puisse analyser que les moyens engagés. Il vaut mieux regrouper des recours aux mêmes moyens que de mettre dans le même sac des résultats plus ou moins analogues et qui occultent des moyens employés totalement différents. On nous dira que c’est la fin qui compte. Selon nous, la fin est  contingente. Demander à l’astrologue qu’il nous dise comment cela va finir nous parait  impropre à l’exercice sain de l’astrologie. La fin ne justifie pas les moyens et ne saurait les éclipser.

Autrement dit, il nous semble ben plus approprié statistiquement de rassembler des moyens identiques que des fins identiques. On peut avoir des vies très différentes et une même mort. Ce qui nous intéresse en astrologie, c’est le classement, la typologie des moyens. Soit, le processus va vers le rassemblement soit il va vers la dispersion, c’est cela qui importe. Quand Barbault se contente de prévoir un événement « important », cela nous semble tout à fait insuffisant, même si les gens attendent de l’astrologue des « résultats », ce qui relève plus de la voyance. D’ailleurs, on devrait plutôt  employer « prédire » pour l’astrologue et « prévoir » pour le voyant (ou le clairvoyant, comme disent les Anglais). Et d’ailleurs, les anglo-saxons emploient fréquemment « predict » dans un contexte tout à fait scientifique. L’astrologue dit plus qu’il ne voit, donc prédit plutôt qu’il ne prévoit. Et rappelons que dans le récit de la Gensés, il est écrit « Et Dieu dit que » (Vayomer Elohim) et c’est ensuite qu’il est écrit « Et il vit » quand les choses sont faites, donc après coup.. « Dieu vit que cela était bon »

 

 

JHB

07  11 13

Publié dans ASTROLOGIE, HISTOIRE, LINGUISTIQUE, PSYCHOLOGIE | Pas de Commentaire »

La dialectique du plein et du rempli

Posté par nofim le 3 novembre 2013

 

La femme  entre le plein et le rempli. Le dilemme.

 

.

Par Jacques Halbronn

 

Les impératifs des hommes et des femmes sont strictement symétriques, quand l’un est plein, l’autre doit être vide et vice versa. Quand dans un couple les deux sont pleins ou les deux sont vides, cela n’est pas viable et cela vaut tant pour l’intérieur (les centres d’intérêt) que pour l’extérieur (l’espace de vie). Nous introduirons un distinguo sémantique assez peu pratiqué entre le plein et le rempli qui devrait avoir une certaine valeur heuristique.

La femme qui n’est pas « vide », pas « disponible » n’est pas « prête » pour  assumer une nouvelle rencontre. Des femmes qui ne sont pas « libres »- par opposition à des femmes « occupées » – comme l’on dirait d’un lieu qu’il est libre ou occupé- n’attirent pas les hommes qui sont pleins de leurs propres œuvres et qui ont envie de les transmettre à autrui. Si la femme est pleine des œuvres d’un autre homme, elle n’aura pas de place-ne serait-ce qu’au niveau de son emploi du temps- pour faire un bon accueil à l’homme qu’elle désire accueillir.

En ce sens, la rencontre de nouveaux hommes est la meilleure façon pour une femme de se renouveler. La réciproque n’est pas vrai, un homme petit fort bien rester focalisé sur le même créneau toute sa vie car avec le temps, le changement se produit sans intervention extérieure. Le changement pour l’homme est subtil,  évolutif, parfois presque insensible alors que chez la femme, il est manifeste, fortement marqué même de l’extérieur. Les femmes qui suivent la mode s’imposent ainsi des changements réguliers- tous les ans- et salutaires.

Comment une femme parvient-elle ainsi à  changer ses habitudes de façon à s’ouvrir à d’autres apports ? Le seul domaine où elle y parvienne sans effort est le sexe et c’est à partir de cette ouverture sexuelle qui la connecte à d’autres hommes qu’elle peut se reconstruire globalement sur de nouvelles bases. Le sexe est son échappatoire, du moins en principe car souvent cela ne suffira pas à libérer une femme de ses diverses habitudes qui sont autant de perspectives fermées à la nouvelle relation.  C’est cela la vraie jeunesse d’une femme, quel que soit son âge réel.

Or, dans bien des cas, les femmes « pleines » risquent de se prendre pour des hommes notamment dans le processus équivoque de la « transmission » qui est une façon, pour les femmes, de se vider mais de se vider de ce qui n’amène pas réellement d’elles en dépit des apparences et la meilleure preuve que cela ne vient pas d’elles, c’est qu’elles disent toutes la même  chose quand elles appartiennent à telle ou telle secte, en prenant ce terme au sens large de groupe de gens ayant le même référentiel et tenant grosso modo les mêmes  mots. Or, la véritable « plénitude » implique une certaine originalité, au plein sens du terme (originel) et pas du réchauffé, du copié-collé. Celui qui est plein est comme une poule qui  vient de pondre un œuf, une chèvre ou une vache que l’on est en train de traire. Sinon, on tombe dans la « malbouffe ». au sens propre comme au sens figuré.

Il y a donc celui qui est plein et celle qui est remplie et l’on ne distingue peut être plus assez de nos jours ces deux états. (en anglais full et filled).  Une femme a besoin de se remplir en puisant dans  ce qui est « plein », comme lorsque l’on boit à une source.  Une femme en ce sens ne peut pas se dire « pleine », puisqu’elle ne se remplit qu’en puisant à l’extérieur d’elle –même quand l’homme puise en lui-même. Transmettre, cela consiste souvent à se faire passer pour plein alors que l’on n’est que remplie.  Montaigne distinguait entre une tête bien faite et une tête bien pleine, mais ici dans le sens de  bien remplie, « faite » renvoyant, en revanche, à ce que nous entendons ici par « pleine ». Une vie « bien remplie » est souvent une vie  riche en activités de toutes sortes mais qui n’est pas forcément « créatrice », c’est-à-dire « bien pleine » d’une sève intérieure.

Quand la femme est enceinte,  peut-on dire qu’elle est « pleine » ou  bien plutôt « remplie » ? C’est un cas assez équivoque  mais nous dirons qu’elle est d’abord « imprégnée » par l’homme (en anglais, une femme enceinte est dite « prégnant » de la même racine), au sens qu’elle a « pris » quelque chose, qu’elle a reçu  une empreinte (print). Mais d’ailleurs, il n’est nullement exclus que la femme qui est pleine ne transmute pas ce qu’elle a reçu et  ne lui confère une autre dimension mais le moteur, le déclencheur (trigger) restera l’élan masculin.

Pour nous résumer, nous dirons que les femmes ont tout intérêt à  se remplir à la bonne source d’une « eau vive » et  qu’elles ne peuvent perpétuer des états anciens de « plénitude » au risque de sclérose. La meilleure façon de changer pour une femme est de s’ouvrir à de nouveaux apports, ce qui l’empêche patois de maintenir toujours le même cap, et d’avoir plusieurs vies à vivre, dans une certaine discontinuité  alors que les hommes peuvent trouver le changement en eux-mêmes sans avoir à changer de contexte. du fait d’une dynamique intérieure. Cela petit nuire à la carrière des femmes : quel dilemme : soit l’on  ne change pas de contexte et l’on se sclérose, soit l’on en change et l’on se déstabilise dans son travail en modifiant son environnement, ses repéres.

En pratique, on dira que les hommes suivent une ligne plus droite du fait que le changement est  plus intérieur qu’extérieur. Ils dépendent moins de leur partenaire pour ce qui est de leur vitalité. Les femmes sont plus  dépendantes  de ce qui peut leur  « arriver » et qui relève d’une certaine contingence, ce qui crée un mode d’existence soit en dents de scie mais dynamique soit  linéaire mais assez stérile à la longue.

..

 

 

 

JhB

3. 11 13al

 

 

 

 

Publié dans FEMMES, LINGUISTIQUE, PSYCHOLOGIE | Pas de Commentaire »

Apprendre l’astrologie en passant par la linguistique

Posté par nofim le 2 novembre 2013

 

 

 

La linguistique comme formation à l’astrologie

Par  Jacques  Halbronn

 

 

L’apprentissage de la linguistique est extrêmement formateur car cela nous conduit à rapprocher des mots en dépit de différences superficielles, de corruptions, de glissements de sens. Inversement, celui qui n’est pas formé, rodé à la linguistique est  handicapé et tend à isoler les mots les uns des autres comme un enfant  qui découvre le monde et ne perçoit  pas de fil directeur, de ^point commun. Peu à peu, l’intelligence de l’enfant lui enseigne l’art des similitudes, des filiations, des étymologies. Il y parviendra même s’il est laissé à lui-même. Mais l‘apprentissage de la grammaire lui ouvrira les yeux et facilitera chez lui la conscience des récurrences, des répétitions qui ne se limites évidemment pas à rapprocher deux assiettes strictement identiques ! Or, on a l’impression que certains astrologues – et l’on sait de qui on veut parler ici- ne sont capables de relier que ce qui est pareil à 100%. Pour faire un bon astrologue, il faut être sensiblement plus doué que cela sinon on rend de mauvais services à l’astrologie en la handicapant elle aussi par une forme de surmenage et de saturation. .

Ces infirmes de la perception sont apparemment attirés par l’astrologie car elle leur apparait comme un palliatif à leurs carences cognitives, un complément à un QI déficitaire. Grâce à l’astrologie, ils croient avoir trouvé un raccourci leur permettant de rapprocher de façon quasi mathématique les choses les plus dissemblables au premier abord. Pour ce faire, il leur suffit  de relier deux  évènements, deux personnes qui ont dans leur carte du ciel des facteurs en commun, une même configuration. On appelle cela, en astrologie, une « synastrie » (une connexion astrale, une comparaison de thèmes). Le synastrisme est souvent pratiqué par ceux qui souffrent de leur incapacité à faire le lien entre les choses, les gens, les évènements en ce qu’ils ont une faculté d’analyse médiocre.

L’astrologie leur dit que deux choses se ressemblent et leur dit en quoi (la même planéte dans le même signe et tout à l’avenant). Après, ces astrologues de bas de gamme n’auront plus qu’à rechercher le point  commun déjà indiqué par le type de planéte, de signe etc. C’est un vrai pense-bête ! Et tous les astrologues tomberont d’accord sur la méthode qui s’appuie sur des données astronomiques bien définies, fournies par les éphémérides. Ce sera là leur langage commun comme les sourds muets se partagent le « langage des signes ». On a affaire à une forme de cécité mentale, psychique.

Pour ces astrologues  diminués humainement  il est évidemment plus facile de rapprocher une personne, un évènement de la « réalité » céleste puisque le thème astral  joue le rôle d’interface entre  les hommes et les astres, en recourant aux mêmes codes. Tout est mathématisé, au degré près. A côté de cette pseudo rigueur astronomique, le réel environnant, quand il n’est pas radiographié par les astres, semble presque toujours opaque sauf quand  on note que l’on se sert de mêmes expressions, comme par exemple « guerre mondiale » ? Dans ce cas, oui, si la désignation est la même on la prendra pour argent comptant.

Quand nous avons invité les astrologues à regarder autour d’eux s’ils trouvaient des récurrences, ils  se  sont bien gardés d’en proposer de leur propre cru car ils pensaient qu’ils se seraient incapables. Ils ont préféré récupérer le travail effectué dans d’autres domaines puis une fois rapproché ce qui l’avait été par d’autres, il ne restait plus qu’à  identifier les configurations semblables aux éléments ainsi rapprochés. Mais à chaque coup, la configuration semblable changeait et en plus se retrouvait connectée avec  aspects différents au reste du thème.. On était  vraiment très loin d’un modèle unique !

Ou alors, ils partaient d’un modèle unique mais ils ne trouvaient jamais rien de semblable pour l’excellente raison que leur capacité à capter, à détecter les similitudes était voisine de zéro. Alors ils s’écrient « on ne voit pas le rapport ! » se prenant pour une référence. Si les mêmes mots sont employés, ils sont alors persuadés que c’est la même chose.  Le monde réel est trop compliqué pour eux, il leur faut  que tout passe à la moulinette  des  chiffres et des lettres.

Cela dit, il faut reconnaitre que le cerveau humain quand il fonctionne bien est  comparable à un ordinateur et l’astrologie en tient lieu chez  ceux dont le cerveau marche au  ralenti et est peu performant.

On aura donc compris que la linguistique est une excellente préparation intellectuelle et mentale. Il ne s’agit pas simplement d’apprendre une langue mais d’en maitriser les articulations morphologiques, grammaticales,  étymologiques mais aussi le travail de traduction, de calque, de transposition qui peut égarer l’observateur peu avisé.

Ces astrologues risquent de faire des rapprochements dérisoires comme quelqu’un qui croirait que des mots qui se terminent de la même manière ont le même sens  comme nature et lecture. C’est comme de croire que cela fait sens de  trouver un point commun à des gens qui sont morts de la même façon ou des « guerres ». Comme en linguistique, ce qui compte ce sont les « racines », les « radicaux » et non les déclinaisons ou les conjugaisons. Est-ce que deux verbes se terminant par « ons » (mangeons,  jouons) ont pour autant le même sens. Le pronom personnel n’est ici qu’un contexte et un même contexte ne suffit pas  à considérer deux facteurs comme identiques.

Il convient de repenser  de fond en comble la préparation à la pratique de l’astrologie en recourant à une  formation, à la gymnastique  linguistique. Un astrologue qui ne décrypte pas intelligemment le terrain  ne peut faire du bon travail. Or la notion de cyclicité passe par la possibilité  à la fois de rapproche r et d’opposer et comme on sait cela ne tient qu’à un seul préfixe : possible et impossible, heureux et malheureux,  Mais on ne saurait ignorer les synonymes qui ne font que dire les mêmes choses autrement à savoir  référer au même signifié avec des signifiants différents.

La linguistique est une école de pensée  car elle puise dans une sagesse ancestrale qui a instauré des liens entre des notions en les associant à une seule et même racine (morphosémantique). C’est un très  bon exercice mental que d’essayer de trouver des liens  entre des mots de même racine mais dotés de préfixes différents. Que nul n’entre en astrologie s’il n’est linguiste  D’ailleurs l’astrologie ne parle-t-elle pas de « signes » ?!

 Nous préférons pour notre part parler de signaux.  Ceux-ci sont purement conventionnels et nous apprenons à réagir à certains signaux qui ont  été fixés  socialement, consensuellement. C’est un langage qui nous sommes transmis par l’inconscient collectif et qui nous conduit à réagir à certaines configurations astrales prédéterminées par une tradition  millénaire et pas à d’autres  Tout comme dans certaines langues nous captons certains « phonèmes » et sommes indifférents à d’autres qui pourtant existent en d’autres langues. De même, ce n’est pas parce qu’une planéte existe que nous l’avons intégrée dans notre mode de représentation mentale. C’est un point qui ne semble pas avoir encore été bien saisi par les astrologues qui nous disent que  si nous sommes sensibles/ sensibilisés  à une configuration visible par tous les hommes avec leurs propres yeux, nous ne devons l’être à toutes ! Pour nous, l’astrologie a été instaurée par les hommes pour  les hommes en se servant  d’éléments extérieurs à eux à intérioriser,  non pas à les touchant mais en les instrumentalisant, ce qui est beaucoup plus inoffensif pour l’environnement, d’un point de vue écologique. Notre cerveau est comme un radar qui  explore en permanence les cieux pour suivre de très près l’évolution du cycle qui détermine nos comportements.  De même que l’on a besoin de temps pour apprendre une langue et notamment la langue maternelle, de même, ce n’est que peu à peu que nous apprenons à capter les signaux célestes qui nous concernent et qui passant par des phases contradictoires et symétriques. Nous ne réagissons   aux astres qu’en fonction de notre sensibilité aux signaux. Ceux-ci n’agissent pas à notre insu ou du moins nos ancêtres ont dû les percevoir, ce qui exclut tout recours à des facteurs invisibles, même si de nos jours, nous n’avons plus besoin de regarder le ciel comme le font les astronomes pour l’appréhender. Nous dirons en ce sens que l’astrologie présuppose que nous  détections le cosmos avec les yeux de l’âme alors que les astronomes  n’y parviennent qu’avec les yeux du corps et par le truchement des machines.

 

 

 

 

JhB

03. 11  13

 

 

Publié dans ASTROLOGIE, LINGUISTIQUE, PSYCHOLOGIE | Pas de Commentaire »

L’omniprésence du deux pour l’évolution de la conscience

Posté par nofim le 30 octobre 2013

Le seuil infranchissable de la dualité en astrologie et ailleurs.

Par  Jacques Halbronn

 

 

Selon nous, le deux est absolu, on ne peut aller ni en deçà,  ni au-delà. On ne peut aller en deçà en prônant
l’unité, ni au-delà on évoquant une pluralité qui commence après le deux.
D’ailleurs, trois est    à rapprocher de
« très », c’est-à-dire beaucoup. C’est tout dire. Quitter le deux, c’et
s’exposer inéluctablement à la confusion. Or, notre civilisation semble tentée
par ces deux types de dépassement, tant en deçà qu’au-delà du Deux. Et
l’astrologie, dont on sait que c’est un de nos terrains favoris, incarne assez
bien les dérives d’une telle aventure.

Selon nous, l’intelligence
humaine ne peut  maitriser
pleinement et en pleine conscience ce qui ne passe par le deux.  Tout discours qui ne s’articule pas sur le
deux est inaudible, inintelligible. Et même en musique, il n’y a rien d’autre,
au fond, que le mouvement lent et le mouvement rapide sans parler du
manichéisme du positif et du négatif, du chaud et du froid, de l’humide et du
sec, du cru et du cuit, du nu et du vêtu, du vrai et du faux, du petit et du
grand et bien entendu de l’.homme et de la femme, de l’animus et de l’anima, du
maître et de l’esclave etc., etc. Tout cycle exige deux  temps
de façon à marquer précisément la cyclicité. Toute prévision exige pour
exister une alternance et une alternative. Si le monde était constant, que
resterait –il  à  prévoir ? D’aucuns  répondront que la diversité infinie est aussi
source de découvertes/ Mais la diversité n’alimente pas l’attente d’un retour
et c’est bien là que le bât blesse.  On enlève
du piment à la vie en bafouant la dualité, en la niant, en la noyant dans un
entrelacs de possibles où l’on finit par se perdre.

Cette dualité est nécessairement dialectique, c’est à dire que
chaque chose ne se définit bien que par son contraire et toute prévision
annonce un contre-pied sinon elle n’est pas intéressante et ce qui tue
l’astrologie, c’est qu’elle en devient ennuyeuse. Renouer avec la dualité
ferait le plus grand bien à l’image de l’Astrologie et la mettrait en phase
ipso facto avec un grand nombre de domaines au lieu qu’elle continue à jongler
avec, le 3, le 7 ou le 12

Mais encore faudrait-il que l’on en finisse-et cela semble être une
pilule bien difficile à avaler pour les astrologues avec la multiplicité des
cycles et des planètes car que deviendrait alors la dualité ? Ce serait un
jeu de dupes !

La vraie dualité exige un cycle unique et non pas deux cycles ou
plus. De même, la vraie dualité exige une seule planéte passant par des stades
opposés et non deux principes différents, ce qui serait le cas en combinant
deux planètes. Autrement dit, une seule planéte doit porter à elle seule tout
le poids, l’élan de la dynamique en se conjoignant, non pas comme le préconisaient
les frères Barbault dans les années trente-quarante  sous la forme d’un « cycle
planétaire » constitué de deux planètes mais. Sous celle d’un intervalle
variable entre une planéte et une étoile fixe ou une planéte et l’axe des
équinoxes et des solstices (solution que nous avons abandonné depuis longtemps
mais que nous avions envisagé initialement, cf. Clefs pour l’Astrologie, Ed Seghers,
1976), cet intervalle étant le vecteur même de la dualité de par le rapport
conjonction-opposition (ou ses équivalents au sein d’un cycle de 7 ans,  cf. nos études à ce sujet, sur nofim)

En ce qui concerne la déontologie de l’astrologue, ces
considérations ne sauraient être sans effet. Nécessité d’un seul cycle
monoplanétaire,  d’une prévision à deux
temps avec indication d’une phase A  et
d’une phase B, séparées par un délai raisonnable. On n’en est plus au temps où
l’astrologue se croyait obligé de brusquer son client, de lui mettre la
pression pour qu’il passe à l’acte. Combien d’astrologues se sont enfermés dans
un tel rôle en croyant se rendre utiles quitte à instrumentaliser l’astrologie
à des fins de coaching de bas étage ! Un de nos premiers souvenirs
d’astrologue concerne une prévision que nous avions faite à notre mère en lui
signalant astrologiquement une période favorable sur le plan relationnel. Or,
cette prévision, nous confiera-t-elle plus tard l’avait incité à faire preuve
d’un peu d’initiative, ce qui l’avait conduit à entrer dans une relation qui
d’ailleurs s’avéra durable.

Nous ne sommes pas en faveur d’une astrologie stressante qui vous
dit que les choses doivent se faire tel jour à telle heure. Le temps court
n’est pas celui de notre astrologie même si certaines personnes ont besoin de
ce caractère contraignant (cf. notre article sur les femmes et l’emploi du
temps, sur nofim).

Gros sacrifice que de devoir renoncer à ce chapelet de planètes, de
signes, de maisons et qui chargent la mémoire. De nos jours, le mot clef est « Conscience »
(cf. sur teleprovidence, notre reportage sur le Forum de l’Evolution de la
Conscience) et c’est par le Deux que notre conscience se structure. Le mieux
est l’ennemi du bien. Cela dit, on peut introduire des subdivisions plus fines
au sein d’un cycle mais à condition que celles-ci  se situent dans la diachronie, la succession et
non dans la synchronie, la juxtaposition (cf. notre étude sur l’habitat de la
pièce unique et polyvalente, sur nofim)

 

JHB

30. 10.13

Publié dans ASTROLOGIE, DIETETIQUE, ECONOMIE, FEMMES, HISTOIRE, LINGUISTIQUE, MUSIQUE, POLITIQUE, PSYCHOLOGIE | Pas de Commentaire »

vers une nouvelle méthode d’enseignement des langues

Posté par nofim le 29 octobre 2013

 

 

Pour une didactique de la ressemblance dans l’apprentissage des langues par Jacques Halbronn

 

En 1987, nous avions soumis une thèse (qui ne fut pas soutenue du fait d’une erreur de statut), sous la direction de Louis-Jean Calvet – (Paris V) qui s’intitulait « Linguistique de l’erreur et  épistémologie populaire »- et dont l’idée principale était l’importance des suffixes dans la dynamique de l’emprunt linguistique. On se situait bien évidemment au niveau du signifiant et accessoirement seulement à celui du signifié. Nous montrions que les emprunts de l’anglais au français étaient fortement marquées par la forme des mots empruntés  et se répartissaient entre un nombre limité de finales (par exemple en »ure »,en « ot », en « ine »  etc). Le fait  que tel suffixe ait déjà été implanté en anglais favorisait l’importation d’autres mots porteurs du même suffixe, par-delà la  question  du  sens.  Ce travail  (qui suivait un DEA sur la traduction anglaise d’un traité du XVIe siècle, Lille III où l’on montrait que le traducteur était tenté de recourir à des mots semblables à l’original français, dans la mesure du possible) fondait une linguistique du signifiant s’apparentant à la morphosémantique. Notre grand-mère (Claude Jonquière, de son nom de plume) avait composé dans les années cinquante une méthodes d’orthographe qui insistait sur la nécessité pour l’élève de faire ses propres découvertes en rapprochant des mots ayant un certain caractère de ressemblance. Elle nous avait initié au jeu du « que met-on dans mon corbillon ? » qui invitait  à ne proposer que des mots se terminant de la même façon. Il est vrai qu’elle avait fait paraitre des recueils de poèmes, d’où  l’importance des rimes (cf.  Sur teleprovidence.com). La poésie  véhicule une linguistique du signifiant qui ne veut pas céder à l’emprise du signifié et du synonyme.

Nous pensons notamment aux méthodes d’enrichissement du vocabulaire par mise en relation de mots « similaires », en dépit de certaines variables. On pense évidemment aux déclinaisons et aux conjugaisons qui permettent de démultiplier, avec peu d’efforts de mémoire,  l’usage d’un mot connu.

La méthode que nous préconisons consiste à laisser l’élève faire ses propres expériences en effectuant lui-même des recoupements. A la limite, il n’est même pas besoin de lui fournir des significations mais uniquement des signifiants qu’il devra décoder progressivement.  Expliquons-nous : si un enfant entend plusieurs fois le même mot ou des mots semblables, il aura à se demander si les actions correspondant à ces mots ne renvoient pas à un  seul et même signifié. Nous ne nous estimons pas la difficulté de l’exercice mais nous pesons que c’est ainsi que les choses se passent, ce qui expliquerait que certaines enfant ne se mettent à parler qu’assez tard, toit en ayant amorcé une réflexion bien plus tôt

Ce faisant l’enfant refait le chemin à l’envers de celui qui a dû être suivi par les humains historiquement. Il part de la diversité pour remonter vers la simplicité, voire l’unité.

Nous partons du principe que des mot qui se ressemblent ont  quelque par une signification, même partielle, commune, ne serait-ce qu’au niveau du préfixe comme « re ». Quant aux suffixes, les conjugaisons désignent également un sujet, par exemple. Certaines langues compotent des déclinaisons, d’autres non. Cela affectera la procédure peu ou prou.

On a évoqué plus haut les similitudes  suffixales qui sous-tendent l’emprunt d’une langue à  une autre. Mais ces similitudes de signifiants sont peu porteuses au niveau du signifié, par-delà la rime.
Mais l’essentiel concerne le radical. (cf. Etudes linguistiques. Le français comme langue matricielle,  Revue française d’histoire du livre,  n° 132, 2011) et cela dépend évidemment des langues. Certaines ont un réseau de dérivations parfaitement cohérentes, articulé sur un petit nombre de radicaux et d’autres, du fait même des emprunts, dans bien des cas, se prêtent moins bien à l’application de notre méthode. En ce sens, le français sera  d’un accès plus aisé que l’anglais ; par exemple. Et l’on peut dire que l’anglais relèverait plus d’une linguistique du signifié avec une  pléthore de synonymes, c’est à dire de mots liés par le sens et non par la forme. Les langues à fort « signifié » font dépendre davantage l’enfant d’un apprentissage extérieur que d’une prise de conscience intérieure (plus cartésienne).

Enrichissement de la langue donc, puisque  le champ du signifiant considéré va être expansé grâce à des « pistes » successives livrées aux élèves.  Ceux-ci doivent faire confiance à la dynamique partagée du groupe, à la cohérence supposée de la langue et à leur capacité à la décoder, ce qui constitue en quelque sorte un exercice philosophique et sémantique. C’est en tout cas là un très bon entrainement pour  l’intelligence.

Mais que l’on nous comprenne bien : il ne s’agit pas tant d’apprendre à parler que d’apprendre à comprendre  et à agir en conséquence, le cas échéant On demande simplement à l’élève de deviner en gros ce qui est dit  et d’en revenir chaque fois qu’il le peut au « centre », au coeur du champ sémantique considéré/.

Prenons en français le radical  « prendre ». L’enseignant orgaiser son cours autour de tous les dérivés de ce verbe-souche  en recourat à des gestes. La main « prend ». Tout ce qui est lié à ce verbe implique une forme de réception., de « prise »..

.Le radical « mettre » fait également référe,nce à la main.  Mais cette fois on ne ‘appoprie pas quelque chose mais on donne la chose, on la « met » à disposition.

Les deux radicaux s’opposent et se complétent. Avec ces deux champs, on couvre déjà un périmètre sémantique  important, à partir de la main qui prend ou qui met. On peut d’ailleurs se demander s’il y a autre chose dans une langue que ces deux actions et fonctions dès lors que l’on en exploite les potentialités à fond par le jeu des préfixes et des suffixes.

Nous pensons que la gestuelle doit jouer un rôle majeur dans l’apprentissage d’une langue. Le fait de recourir à des gestes simples évite  de devoir passer par l’apprentissage de leur traduction en mots ou si  l’on préfére,  les mots ne seraient plus que la traduction des gestes  voire de certains icones. Le recours à des grimaces, à des mimiques est conseillé dans notre méthode, toujours  pour  disposer d un point de départ en vue de  passer au langage parlé. En ce sens, les cultures  où les gens s’expriment par gestes sont plus accessibles pour les enfants et les étrangers qui veulent apprendre la langue. Autrement dit, il y a un langage de l’émission et un langage de la réception qui ne sont pas symétriques. Souvent  chez un locuteur, son mode d’expression est décalé par rapport à sa faculté de « compréhension ». On parle parfois mieux qu’on ne comprend parce que l’on choisit les mots que l’on connait alors que comprendre ouvre sur un champ plus large de possibles….On s’interrogera donc sur le rôle de l’écrit,s’apparentant peu ou prou au dessin,  qui peut dans bien des cas précéder le langage parlé, alors qu’il est trop souvent reporté dans le temps, chez les enfants.. On peut penser que l’enfant pourrait commencer par communiquer par le signe plutôt que par la parole qui ne fait sens que lorsqu’il n’y a pas de visibilité, la nuit ou à distance trop grande. Nous préconisons également le développement du sifflement comme mode d’expression  naturel (organique) et iconique. L’idée centrale est de doter l’enfant ou l’éleve d’un bagage initial à partir duquel il pourra élaborer un processus de translation au lieu de devoir partir de rien –(from scratch)

 

 

 

 

JHB

28. 10  13

 

Publié dans LINGUISTIQUE | Pas de Commentaire »

La vocation médiumnique des astronomes et les nouvelles planétes

Posté par nofim le 27 octobre 2013

 

 

Nouveaux aperçus sur le calendrier de découverte des transsaturniennes (1781-1930) par les astronomes.

Par  Jacques Halbronn

 

A force d’entendre parler par les astrologues de la signification de la découverte des transsaturniennes, nous nous sommes demandés si les dates obéissaient  à un quelconque schéma qui laisserait penser qu’elles pourraient ne pas être dues au hasard. Nous avons mis en évidence certaines coïncidences assez remarquables qui pour nous ne  démontrent aucunement que l’astrologie aurait à intégrer ces planètes pour l’excellente raison qu’elle affiche « complet » et qu’elle fonctionne depuis des millénaires avec un certain appareillage qu’il n’est même pas envisageable de modifier.

En revanche,  on ne peut exclure quelque lien médiumnique qui concernerait les astronomes et qui aurait une portée qui ne relève pas de l’astrologie mais d’autres enjeux qui lui sont extérieurs.(cf. nos travaux sur la médiumnité sur le blog  futurvideo) Nous nous contenterons ici de soumettre nos curieuses observations d’ordre numérique et qui semblent ne pas avoir été signalées jusques alors, à notre connaissance.(cf. les travaux sur le thème de découverte des nouvelles planètes et sur leur mention dans les Centuries,  notamment article de Patrice Guinard dans la revue Atlantis)  On rappellera aussi les conditions assez étranges concernant le baptême de ces planètes (cf.  F. Brunhübner, La nouvelle planéte Pluton, trad. Française de l’allemand, dans les années trente et plus simplement le fait que les modernes astronomes ont tenu à recourir  à la mythologie pour nommer les nouvelles planètes. (Les astéroïdes semblant  ne pas appartenir à un tel schéma alors qu’ils s’inscrivent dans la loi de Bodel, chère à Jean-Pierre Nicola)

On note ainsi qu’entre 1846 (découverte de Neptune) et 1930  (découverte de Pluton) 84 ans se sont écoulés qui correspondent à la révolution d’Uranus. On notera aussi que cette découverte que nous avons faite a lieu 84 ans après la découverte de Pluton,  à quelques semaines de 2014.

On ajoutera qu’entre 1781 (découverte d’Uranus) et 1846 (découverte de Neptune),  il s’est écoulé 65 ans, ce qui serait à rapprocher des  165 ans de la révolution de Neptune

On complétera en ajoutant- mais d’autres l’avaient dit cette fois avant nous- que si l’on ajoute la révolution d’Uranus (84 ans) à celle de  Neptune (165  ans) on obtient approximativement celle de Pluton (autour de 248 ans)

Pour notre part, nous pensons que les Anciens ont certainement été frappés par le fait que la révolution de la planéte Saturne était de 28 ans ce qui faisait écho aux 28 jours de la Lune.  De telles observations ont probablement été fondatrices pour l’astrologie avec notamment l’importance du 7 (28/4).

Pour découvrir les chiffres que nous avons signalés, il fallait entrer pleinement dans une logique de communication et non dans une logique de simples distances astronomiques. C’est la combinatoire espace-temps qui est ici remarquable.  En effet, les vitesses de révolution sont ce qu’elles sont alors que les dates des découvertes relèvent d’une toute autre dimension qui n’est plus de l’ordre de la science mais si l’on veut de la conscience, d’une conscience qui dépasserait celui de notre Humanité.

En tant qu’historien du prophétisme, force est de constater que l’on a affaire à une sorte de « miracle » scientifique qui laisse entendre que les astronomes ont été instrumentalisés par des entités.  En ce sens, les astrologues ont raison d’accorder de l’importance à leurs découvertes et à leur rôle d’interface. Mais pour nous, la découverte de ces nouvelles planètes n’a aucune vocation à nous enseigner quoi que ce soit en matière d’astrologie pas plus d’ailleurs que les ères précessionnelles dont on ne peut exclure qu’elles correspondent à quelque gigantesque calendrier (comme le pensait un Paul Le Cour dans sa revue Atlantis, cf. notre vidéo sur Baglis Tv avec Jacques Grimaut, cf. La vie astrologique années trente-cinquante, Ed Trédaniel – La Grande conjonction. Le nom de Pluton circulait bien avant  1930). Mais là encore, il s’agit d’une dimension étrangère  à l’astrologie laquelle n’a que faire de telles considérations. La meilleure solution pour évacuer de l’astrologie ces nouvelles planètes c’est d’en trouver la véritable portée. C’est, croyons-nous, chose faite.  Ceux parmi les astrologues qui sont intéressés par l’apport des astronomes à la prise de conscience d’une certaine guidance d‘un ordre supérieur à celui de notre présente humanité sont invités à ne pas tout  mélanger et assumer pleinement leurs convictions sur une révélation passant par les astronomes, mais dont ces derniers visiblement n’avaient pas les clefs.  Rappelons le discours des astrologues actuels qui voient dans la découverte de ces trois planètes des marqueurs concernant l’évolution de l’Humanité (encore récemment Christian Moysan sur Aldébaran Face Book, cf. notre article à ce sujet sur le blog nofim)

Donc, comme on l’a dit, il aura fallu attendre la fin de 2013 pour découvrir le « pot aux roses » – 84 après la découverte de Pluton- et nous ne sommes pas mécontents d’avoir été impliqués dans ce dévoilement (cf. nos Mathématiques Divinatoires, Paris, Trédaniel-La Grande Conjonction 1983) Mais on ne prête qu’aux riches.

 

JHB

27. 10  13

 

 

Publié dans ASTROLOGIE, HISTOIRE, LINGUISTIQUE, NOSTRADAMUS | Pas de Commentaire »

L’astrologie et le rôle d’ un symbolisme bien compris

Posté par nofim le 26 octobre 2013

 

 

Le piège des emprunts symboliques en Astrologie

 

Un des phénomènes qui contribuent le plus à embrouiller la réflexion sur la genèse de l’astrologie tiendrait, selon nous, à  une approche mal appropriée des emprunts que l’astrologie a pu réaliser au cours de son Histoire et dont le statut n’est pas correctement appréhendé.

Qu’est ce qui est intrinsèquement  astrologique et qu’est ce qui ne l’est en quelque sorte que « par alliance » et n’est pas, si l’on veut, dans son ADN ? Il nous faudra apprendre à distinguer entre ce qui est et n’est pas de l’ordre du symbolique, de l’analogique.

On abordera pour commencer le cas du Zodiaque.

Nul ne doute que le Zodiaque soit lié quelque part avec le cycle annuel. La division en douze renvoie aux douze mois qui renvoient au cycle solaire de 365 jours (en fait la révolution de la Terre autour du soleil). Mais déjà les choses ne sont pas claires puisque le  12 est lié aux rencontres des deux luminaires qui elles n’ont en soi rien à voir avec les saisons si ce n’est par un ajustement approximatif : le début d’une saison ou d’un mois zodiacal ne correspondant que fort rarement à une configuration soli-lunaire. Il semble que le symbolisme zodiacal ait été une cote mal taillée entre la symbolique des saisons et la division en trois de chaque saison sur une base trimestrielle. On aura voulu  nourrir les trois mois correspondant grosso modo à chaque saison à partir d’une iconographie des saisons (cf. les  Très Riches Heures du Duc de Berry). Les historiens du Zodiaque, dont nous sommes,  mettent en évidence certains recoupements comme le signe des Gémeaux avec le temps des amours au printemps, comme le signe du verseau et les scènes d’intérieur, à table, en hiver. La moisson n’est pas si évidente que cela et les astrologues se contentent le plus souvent d’associer le signe du bélier avec l’élan printanier sans se référer directement à l’iconographie des calendriers qu’ils connaissent généralement assez mal (cf. Kalendrier des Bergers)/ On rappellera qu’il existe aussi une iconographie des maisons qui a à peu près totalement disparu de la littérature astrologique et que l’on retrouve dans les arcanes majeurs du Tarot, comme nous l’avons montré en tant qu’historien du Tarot. (cf. notre postface à l’Astrologie du Livre de Toth, d’Etteilla, ed Trédaniel-Grande Conjonction, 1993). On pense à l’Arcane de la Mort et de la représentation de la maison VIII entre autres. Pourquoi cette iconographie a –t-elle disparu de l’astrologie à la différence de celle du Zodiaque ? La plupart des astrologues en ignorent jusqu’à l’existence.  Probablement parce qu’elle ne faisait pas sens pour l’astronomie et que l’astrologie est devenue assez vite dominée par les intérêts des astronomes à commencer par l’astronome-astrologue Claude Ptolémée – (IIe siècle de notre ère)

Mais le vrai débat est ailleurs, il concerne la place que les astrologues actuels accordent au cycle des saisons pour fonder leur Zodiaque. Une chose, en effet, est que l’astrologie ait cru bon, à un certain moment de son histoire, de récupérer ce symbolisme cyclique des saisons, une autre d’en conclure que d’un point de vue technique, le zodiaque astrologique devait être déterminé à partir du point vernal. Or, c’est ce que les modernes astrologues ne se privent pas de faire, y compris J. P. Nicola et son zodiaque photopériodique.

De la même façon, le fait pour l’Astrologie d’avoir accordé de l’importance au nombre 4 (comme le note justement Yves Lenoble dans son ouvrage sur les cycles) ne signifie pas pour autant que l’on doive accorder de l’importance aux saisons d’autant que ce nombre est également fourni,   pour chaque mois par les rapports soli-lunaires (nouvelle lune, demi-lune croissante, pleine lune-demi-lune décroissante). Encore une fois, le critère saisonnier et le critère des luminaires s’entrechoquent. (cf. supra).

Selon nous, il ne s’agit de transpositions, de projections et non d’utilisations au premier degré du cycle saisonnier. Nous ne pensons donc pas que l’astrologie soit « tropicaliste » du seul fait de tels emprunts. En effet, l’inconvénient du « tropicalisme », c’est qu’il dévoie l’astrologie de la nécessité de repères visuels. Or, les axes des équinoxes et des solstices ne se « voient » pas et les astrologues d’ailleurs ne signalent pas les « aspects » entre une planéte (radix ou en transit) avec les dits axes dans le thème. Mais de nos jours, on remarque que l’astrologie mondiale s’intéresse beaucoup trop à l’entrée notamment de telle ou telle planéte lente dans un nouveau signe zodiacal, ce qui nous semble pernicieux (cf. le programme des conférences de l’association Source pour 2013-2014) au lieu de tenir compte des conjonctions avec les étoile fixes, notamment (cf. nos articles sur ce sujet sur le blog Nofim)

Nous aborderons à présent l’emprunt de l’astrologie à la Mythologie des dieux de l’Olympe. Une chose est de se servir des dieux, une autre de les placer dans le ciel. En tant que système conceptuel, les dieux constituent un ensemble intéressant et Nicola a montré qu’ils correspondaient aux âges de la vie, donc qu’ils participent, comme les saisons, à une certaine manifestation de la cyclicité qui a pu intéresser l’astrologie pour incarner  des états successifs.  Mais de là à se servir des planètes qui portent le nom des dieux, il y a là un pas que nous ne saurions franchir du moins quant à une astrologie originelle tout en constant évidemment la place de cette mythologie en astronomie et pat là en astrologie. En effet, les astronomes peuvent faire ce qu’ils veulent, pour se repérer, tant avec le zodiaque qu’avec le Panthéon mais l’astrologie ne défend pas les mêmes enjeux. Une fois de plus, nous observons que l’astronomie n’a pas nécessairement exercé une bonne influence sur l’astrologie, piège dans lequel est tombé J. P. Nicola (avec le RET). Une chose, en effet, est de mettre en évidence une certaine cohérence du dispositif « au repos » (comme dirait  Jaulin à propos de la géomancie), une autre d’activer le dit dispositif en recourant aux mouvements et aux positions des planètes dans le ciel, créant ainsi un étrange chassé-croisé des principes au fil de la course des planètes qui a pu fasciner Patrice Guinard, passé par l’école conditionaliste, dans son travail sur astrologie et philosophie.. (L’Astrologie : Fondements, Logique et Perspectives ; Paris I,  1993). Il nous apparait en effet, que les principes philosophiques obéissent dans leur rapport à une logique plus diachronique que synchronique, c’est-à-dire qu’ils se suivent et non se juxtaposent comme en astrologie traditionnelle. Autrement dit, un même cycle peut  c comporter une série de concepts selon les phases par lesquels il passé, ce qui n’est pas possible si chaque concept correspond à une planéte ayant sa propre cyclicité. Autrement dit, rien ne justifie que l’astrologie ait à se servir de toutes les planètes associées à un dieu mythologique, quand bien même les astronomes auraient, pour leur part, jugé bon de les identifier à des dieux ; On peut même penser qu’une astrolâtrie ait pu exister autour des différentes planètes mais sans s’intéresser à leurs cyclicités respectives si ce ‘n’est du fait de leur ordre dans le ciel.

Nous terminerons avec un autre élément de l’iconographie annexée par l’astrologie, à savoir l’Homme Zodiaque, appartenant au domaine de la médecine  et déjà attesté au Moyen Age (chez Avicenne, notamment). Cette figure associé à chaque partie du corps un signe zodiacal et pourrait apparaitre comme une justification du thème natal. Par ailleurs, il semble possible de dire que toute organisation sociale s’inspire de celle de notre organisme biologique, ce qui conférerait à l’individu une préséance par rapport au « corps »  du collectif. Mais une fois de plus, les choses ne sont pas si simples ! En effet, pour l’astrologie, c’est l’inverse ; L’astrologie mondiale prime sur l’astrologie individuelle. Ce n’est pas en effet parce que la Cité s’inspire du corps humain qu’elle privilégie pour autant l’individu. On est encore une fois dans la transposition et c’est l’esprit qui compte plus que la lettre.

En conclusion on aura compris que l’historien doit faire la part des choses. Il peut certes signaler diachroniquement  les sources mais sans pour autant leur accorder synchroniquement une place excessivement importante.  C’est ainsi que ce n’est pas parce que l’astrologie a eu recours à l’usage de tel ou tel astre qu’elle doit impérativement intégrer dans son corpus tout ce qui touche à l’astronomie, comme on le voit trop souvent notamment avec le délire sur les  planétes transsaturniennes inconnus de l’Antiquité. La recherche des sources, des emprunts ne doit pas conduire à enchainer le savoir ainsi étudié à  des notions qui ne valent que d’un point de vue symbolique, au sens figuré et non au sens propre…

 

JHB

26. 10 13

 

 

Publié dans ASTROLOGIE, HISTOIRE, LINGUISTIQUE | Pas de Commentaire »

Vers une cyclicité des lieux de vie

Posté par nofim le 23 octobre 2013

 

 

 

L’influence de l’aménagement de notre intérieur sur nos représentations de l’espace-temps

Par  Jacques Halbonn

 

La façon dont notre lieu de vie est agencé peut influer, pensons-nous sur notre représentation du monde.

De nos jours, dans la plupart des appartements à plusieurs pièces (‘F2, F3 etc) l’on passe d’une pièce dans une autre, de la salle à manger à la chambre à coucher, de la cuisine à la salle de bains et ainsi de suite. Or, autrefois, l’aménagement était différent. La même pièce était polyvalente et changeait de statut selon les moments de la journée, elle était « convertible » comme l’on dit justement de ces canapés qui changent de statut selon nos besoins.

Auparavant, on dressait une table (sur des tréteaux amovibles), on faisait son lit en apportant de la « literie »  mais dans le même lieu qui avait pu, un peu plus tôt, accueillir des invités. Les choses n’étaient pas cloisonnées comme elles tendent à l’être actuellement, à savoir qu’à présent, la chambre à coucher ne bouge pas et reste réservée à une activité bien définie et de même pour d’autres pièces en vue d’autres affections.

Or, le fait d’avoir conscience qu’un même lieu pouvait changer d’état ne favorise-t-il pas la conscience cyclique ? Certes, l’on peut dire que le fait de changer de lieu pour changer d’activité  est en mesure d’entretenir également  une certaine conscience du temps qui passe mais  cela nous semble sensiblement moins net.

En effet, ce qui compte dans le domaine cyclique tient, selon nous, au fait que le lieu change de nature avec le temps, qu’il n’est plus ce qu’il était précédemment alors que s’il n’y a qu’un changement de lieu, on peut à juste titre conclure que ce n’est pas le lieu qui change mais  nos besoins qui évoluent et nous conduisent de ce fait d’un lieu vers un autre lieu.

Or, selon nous, il est plus sain de vivre dans un lieu voué à évoluer de façon cyclique tout au long de la journée, ce qui évite de compartimenter spatialement ce qui ne devrait l’être que dans la durée.

Le cas de l’astrologie est emblématique de cette dualité de perception (cf. nos travaux sur ce sujet, notamment sur le blog Nofim). De plus en plus d’astrologues ont du mal à comprendre la notion de cycle et selon nous cela tiendrait à l’aménagement de leur propre espace de vie qu’ils projetteraient sur leur représentation de l’astrologie.

Les astrologues préfèrent désormais le « thème astral » au cycle, c’est-à-dire l’espace au temps. Le thème est au demeurant compartimenté en « maisons », en « signes », habité par des planètes qui sont chacune dotées de fonctions distinctes etc. A contrario, le cycle a une unité de lieu mais une grande diversité de « temps », de « phases » qui se succèdent et alternent. Il est clair que le cycle correspond à l’aménagement « convertible » qui change de physionomie et de statut selon les heures de la journée.

On peut dire que l’astrologie s’est embourgeoisée en passant de la pièce unique polyvalente à l’appartement aux diverses « chambres » qui restent en l’état mais que l’on n’occupe que pour un temps. L’espace ici prévaut sur le temps. Cela fait songer à la peinture par rapport à la musique. Sur un tableau, tout est là d’entrée de jeu et l’œil peut circuler d’un point à un autre. En musique,  en un instant T, on ne perçoit qu’une partie de la réalité globale e l’ensemble et il faut donner du temps au temps.

Au lieu de penser en termes d’avant et d’après, on pense alors en termes d’ici ou là, en une sorte de synchronie où tout est interdépendant. S’il y a un incendie, c’est tout l’appartement qui va brûler et non pas un état donné  à un moment donné.

On peut donc penser qu’il importe de contrôler notre cadre de vie tout comme cela est souhaitable pour notre alimentation. Car tout cela n’est pas neutre, n’est pas sans conséquence.

Pour en revenir à l’exemple de l’astrologie, il y a diverses formes d’astrologies et il  y a, en vérité, une énorme différence entre une astrologie des  12  signes (solaires) et une astrologie du thème individuel (natal). Dans un cas, la personne se situe au sein d’un ensemble, dans le second,  l’ensemble se situe en son sein. Cela signifie que dans un cas l’astrologie traite d’un fait social, collectif et  dans l’autre d’un fait psychologique, individuel.

Dans un cas,  il n’y a pas a priori d’interdépendance entre les signes : si l’on est des Gémeaux, on ne s’intéresse pas à ce qui arrive à la Balance. Dans le second cas, tout interfère avec tout puisque c’est toute la carte du ciel qui va concerner chaque personne y compris pour ce qui est des transits qui peuvent émaner de n’importe où, à tout instant de notre vie/ Les

Astrologues dits sérieux affichent un certain mépris pour la typologie zodiacale brute. Ils ne jurent que par le panachage, le mélange et c’est d’ailleurs là tout leur art.

Dans le domaine linguistique, on a le même phénomène qui fait primer la synchronie sur la diachronie. On a tendance à séparer les langues les unes des autres au lieu de s’efforcer d’appréhender leur gansés, le passage de l’une à l’autre, ce qu’une langue doit, a emprunté, à une autre langue et qui fait qu’elle n’est plus ce qu’ »elle était à l’origine.

Nous pensons donc d’un point de vue pédagogique que l’on ne saurait négliger l’impact de l’agencement du lieu de vie dans la formation mentale des enfants, notamment. Le mode de vie actuel nous apparait singulièrement dispendieux et à la limite ingérable à grande échelle. Il est probable que l’on doive, à terme, s’orienter- ne serait-ce que pour maitriser la crise du logement- vers des lieux « unitaires » (« studios ») mais en revanche fortement convertibles. Cela peut se faire non pas seulement à l’échelle d’un lieu individuel de vie mais à celui d’une ville entière. On peut ainsi penser que des bureaux peuvent se convertir le soir en lieux d’habitation  au lieu que l’on sépare les deux notions avec tout le gaspillage que cela occasionne. Nous allons vêts des immeubles polyvalents qui changeraient d’affectation et même d’occupants selon qu’il fait jour ou nuit.

En effet, nous considérons que la conscience de la cyclicité va se renforcer considérablement au cours des prochaines décennies ce qui fera primer le critère de temps sur celui d’espace. Il y  a là les bases d’une nouvelle idée de l’écologie et du développement durable.

 

 

JHB

23 10 13

 

Publié dans ASTROLOGIE, ECONOMIE, LINGUISTIQUE, PSYCHOLOGIE | Pas de Commentaire »

Le linguiste face à l’astrologue

Posté par nofim le 21 octobre 2013

 

 

Pour une critique linguistique de l’horoscopie

Par  Jacques  Halbronn

 

 

Pour suivre notre exposé, il importe de bien maîtriser les notions de signifiant et de signifié. Le signifié permet de relier des éléments qui d’un point de vue purement formel n’ont aucun rapport entre eux alors que le lien entre deux signifiants exige une certaine ressemblance « externe ».

Nous avons souligné, lors de récents articles, l’importance du contexte. Or, le contexte est un facteur constitutif du signifié. Nous avions signalé que plusieurs astrologues pouvaient mettre en avant le même signifié tout en se servant de signifiants divers et variés.  Ainsi le signifié donne-t-il une certaine apparence/illusion d’unité, de dénominateur commun ente des formes bien différentes les unes des autres. Quelqu’un privilégiant le signifié sur le signifiant n’aura aucun mal à relier toutes sortes de « thèmes » entre eux quand bien même ceux-ci ne présenteraient, au regard du signifiant, aucun lien allant de soi. On pense à la succession des thèmes de lunaison, des thèmes d’ingrès, des thèmes de révolution solaire, le seul point commun – à part la position du soleil dans certains cas- étant que c’est censé traiter du même sujet, de la même histoire.

On aura compris qu’un astrologue qui  travaille au niveau du signifié ne sera guère arrêté par la discontinuité des signifiants, ne  s’intéressant qu’au fait que les différentes données référent à la même chose. Il fera preuve d’une sorte d’insensibilité à l’égard du signifiant qu’il ne percevra que par le biais du signifié qui lui est attribué. On peut ici parle de sa part d’une démarche synonymique par opposition à une démarche homonymique. L’important pour lui est la fin plus que les moyens qui s’équivalent, dans son esprit.

Nous dirons donc que l’intérêt pour l’astrologie dépend en partie de cette tendance à superposer à tout signifiant un signifié, ce qui permet de relier ce que des gens marqués par le signifiant  ne seraient pas disposés à admettre. Est-ce lié au fonctionnement du psychisme, est-ce que cela évolue avec l’âge ? Il est probable en effet qu’avec le  temps, le  signifié ait fini par envahir le signifiant tant nous avons associé le signifiant à des situations bien prévisses, liées à notre histoire personnelle. C’est le problème des connotations, des contextes. A contrario, certaines personnes sont tés peu disposées à  passe par-dessus la structure du signifiant et préfèrent s’en tenir à des liens « objectifs », observables et non à des constructions « subjectives », dues à une certaine convention/tradition (ce qui est en effet synonymique) ?

Une personne qui n’a pas eu la possibilité, dans son enfance, de  progresser par ses propres tâtonnements, ses propres investigations risque fort d’avoir très tôt basculé dans le registre du signifié, ce qui signifie   qu’elle ne perçoit le monde que par la médiation de quelqu’un  (d’un « on ») qui lui dit ce qu’il faut voir et comprendre et qu’il ne faut pas se fier à sa perception immédiate, aux « faux amis », comme on dit lorsque l’on rapproche ce qui se ressemble mais qui ne signifie pas la même chose. .

A contrario, des personnes qui sont plus dans le signifiant préféreront au niveau astrologique ce qui est cyclique, ce qui ne se modifie que très insensiblement dans le temps à ce qui est une succession de sondages ponctuels sans lien structurel entre eux les « données ». Nous avons écrit dans un précédent article que ces deux approches cohabitaient dans le milieu astrologique et  avaient quelque  mal à communiquer. On nous accordera que c’est là une typologie autrement plus intéressante que celle des signes zodiacaux mais qui est plus liée au conditionnement des premières années qu’au thème natal à moins que cela ne soit fonction du sexe.

Le « type » signifiant  accordera la plus grande importance à  la forme, à la cohérence, à la continuité, à la causalité structurelle tandis que le type « signifié » s’intéressera à l’interprétation- ce qui veut tout dire-, à la traduction, donc au changement de signifiant, à son dépassement, au profit du « sens ». Pour le type signifiant,  le « contenu » peut être réduit à peu de choses  qu’il exploitera au mieux – un peu à la manière d’un olivier avec l’eau-  alors que le type « signifiant » est plus gourmand (que gourmet), plus cuisine familiale que nouvelle cuisine

Le thème astral est le type même du « signifiant » qui a besoin du signifié, plaqué sur lui, pour être intelligible alors que certains graphiques, comme celui de l’indice de Barbault, sont censés parler d’eux-mêmes et se passent en quelque sorte de commentaire (donc de signifié).

On aura compris que nous sommes pour une astrologie du signifiant qui soit simple et immédiatement intelligible par tous  sans être chargée de toutes sortes de « gloses », pour une astrologie légère et non pour une astrologie lourde, chargée comme celle des « horoscopes », au sens de thèmes (selon la formule de Claire Santagostini, L’Horoscope cartésienne) qui sont autant d’entités séparées, discontinues  y compris en astrologie mondiale. Force est de constater qu’au nom du  signifié, la plupart des astrologues ne sont  pas très regardants sur les contenants et ne se sentent impliqués que par les contenus.  Pour nous qui sommes de type « signifiant », mettre bout à bout une série de thèmes qui  ont chacun leur propre signifiant  a quelque chose d’insupportable. En fait, nous pensons que le public de l’astrologie est à 90% constitué de types « signifié » et fait fuir les gens de type « signifiant », notamment les jeunes, pas encore « convertis » au signifié – et les hommes, et on en a vu la preuve au Forum de l’Evolution de la Conscience –qui sera en ligne dans quelques jours sur teleprovidence – et qui rassemblait une population bien plus variée que celle des rencontres proprement astrologiques.

 

JHB

21 10 13

 

.

Publié dans ASTROLOGIE, LINGUISTIQUE, PSYCHOLOGIE | Pas de Commentaire »

Le bien et le mal au prisme de l’astrologie

Posté par nofim le 20 octobre 2013

 

 

 

L’astrocyclologie face aux « bonnes » et «  mauvaises » planètes

Par Jacques Halbronn

 

Le mot “désastre” signifie  mauvais astre.(des-astre) mais aussi mauvaise fortune, ce qui signifie qu’astre est synonyme de bonne fortune. On rapprochera cela de malheureux qui s’oppose à heureux. Heure signifie déjà en soi « chance ». En hébreu, le « mazal », c’est aussi l’astre. En yiddish le « schlimazal » (mélange d’allemand (schlecht) et d’hébreu) signifie celui qui n’a pas eu de chance.  Mazal en hébreu, sans autre précision, veut dire la chance, même si l’on trouve le mot accompagné de « tov », bon comme on dit « j’ai eu de la chance » mais aussi « bonne chance ! ». On dit aussi en français “à la bonne heure” et “bienheureux”. En anglais, luck veut dire chance mais « unlucky » signifie malchanceux. On trouve cependant  aussi « Good Luck ».

En allemand  Glück (luck avec perte du G en anglais), signifie bonheur et Unglück mal chance.(glücklich : heureux) et l’on pourrait continuer  ainsi en bien des langues.

 

En astrologie traditionnelle, il y a les « fortunes », Vénus et Jupiter et les « infortunes », Mars et Saturne,  petites et grandes. Dans un précédent article, nous avons insisté sur le fait que les dialectiques ne devaient pas être représentées par deux astres mais par un seul, en tenant compte du fait que le cycle comportait un temps de présence et  un temps d’absence, et si l’on transpose ici  un temps de fortune et un temps d’infortune de chance et de malchance.

Il nous semble donc totalement ridicule d’avoir des « mauvaises » planètes. Le « désastre », c’est en fait la perte d’énergie conjonctionnelle. (Noter que catastrophe n’a rien à voir avec astre et se décompose en cata –strophe), ce qui signifie retournement, basculement (selon les dictionnaires étymologiques)/

Ce que l’on appelle en astrocyclologie la phase « disruptive » pourrait donc être qualifié de « désastre ». Comme ce fut le cas en 1989. C’est comme un château de cartes qui s’effondrerait. Or, c’est l »énergie conjonctionnelle (rencontre Saturne-étoile fixe royale) qui fait tenir debout la « Tour de Babel ».  Le désastre, dans le Tarot, c’est la Maison-Dieu. (L’Hôtel Dieu, l’Hopital)

Nous avons ainsi montré qu’il fallait impérativement dissocier mythologie et astronomie. On peut mettre en avant deux concepts opposés mais on ne saurait, pour autant, les associer à deux astres. Ce sont bien les deux facettes d’une même pièce (pile ou face) Cela met évidemment en cause le principe même du thème astral. Il est inconcevable notamment que deux forces de nature opposée puissent être conjointes astronomiquement.  Chaque planéte doit représenter à elle-seule un principe et son contraire. Si l’on part des « bonnes fortunes » que sont Vénus et Jupiter, il ne peut y avoir en astrologie de planètes correspondant aux mauvaises fortunes. Rappelons qu’en astrocyclologie, Saturne ne désigne pas une mauvaise fortune mais la dialectique Jupiter-Saturne, au niveau symbolique, laquelle résume toutes les dialectiques, ce qui évite les  redondances.

Ce fut une carence des théories sur le cycle que de ne pas signaler cette nécessité logique d’intégrer un principe et son contraire au sein d’une seule et même dynamique. De même, le changement ne saurait être représenté par une planéte mais bien plutôt par tel ou tel aspect entre la planéte et son partenaire (cycle planétaire, Saturne/étoile fixe royale en astrocyclologie)

C’est l’occasion de rappeler que l’astrologie est du côté de l’astre et non du désastre,  de la construction d’ensembles unitaires et non du côté leur démantèlement et de leur dislocation…

Le préfixe « dé », « de » ; « dys » etc indique cette idée de manque, d’absence, d’éclipse, de vacance (du pouvoir) tout comme la préposition « de » dont le dit préfixe dérive. (cf nos travaux en linguistique). On pense à dysfonctionnement, à distraction, à dégénérescence, à déviance, à déplaire, à défaire (défaite), à dénouer, à détoner, à déstabiliser. Même des mots comme « délimiter » indique cette idée de morcellement, de découpage. C’est aussi le cas de déterminer. Mais inversement, décloisonner est positif car il s’oppose à cloisonnement, comme l’est désenclavé. /Le champ (morpho) sémantique est très vaste et il n’est question ici d’épuiser le sujet et ses contradictions et complexités éventuelles.

La morale de tout cela est que l’astrologie doit attacher de l’importance à cette problématique de ce qui s’unifie et ce qui se « désunit » et notamment sur le plan prévisionnel.  Et c’est cette étape que n’a pas su franchir Barbault et qui a rendu son « succès » prévisionnel de 1989  aussi controversé puisqu’il associe un démantèlement, celui du bloc soviétique, à une conjonction, celle de Saturne venant rejoindre Neptune, ce qui est un contresens au regard d’une théorie cyclique qui se respecte. Il est clair aussi qu’aucune configuration astrologique ne saurait être associée de façon constante à un pays quel qu’il soit. Le rapport Saturne-Neptune et monde communiste est une aberration tout comme toute idée du même acabit, en rapport avec des études de thème, les « confirmations » étant dues au seul hasard et en faisant abstraction de ce qui se passe ailleurs, même si l’on peut admettre que sur telle période, une certaine focalisation se fasse ici plutôt que là mais cela ne dépend pas des astres mais des hommes, ce qui n’est pas la même chose car en astrocyclologie, les hommes, ce sont les capteurs de signaux et ils sont rares et là où ils se trouvent se passent les choses les plus marquantes (en bien comme en mal)..

Au regard de l’astrocyclologie, le « mal », c’est le « désastre », c’est-à-dire ce qui est « mauvais » et ce qui est manquant, défaillant.  Autrement dit, l’astrocyclologie n’est pas responsable du « mal » si ce n’est du fait d’une perte d’énergie, d’ »un relâchement qui sont inhérents à la notion même de cycle car il n’y a « retour » que s’il y a eu départ, Eté, que s’il y a eu Hiver, Jour que s’il y a eu Nuit, reconstruction que s’il y a eu destruction et ainsi de suite.

La seule chose que l’on attende de l’astrologie, c’est qu’elle nous indique les dates qui correspondent au « désastre » et que l’on sache quand ce désastre va intervenir et quand il va finir. Le problème, c’est que le malheur des uns fait le bonheur des autres et que l’astrologie est passée sous le contrôle des « petites gens » qui sont favorisées par ce « désastre » et qui veulent plier l’astrologie à leurs intérêts, notamment en affirmant que chaque personne a « droit » à un thème. C’est là une astrologie hérétique, déviante, qu’il faut dénoncer et éradiquer  et quelque part toutes les attaques contre l’astrologie visent un tel scandale..

 

..

 

JHB

20  10  13

 

Publié dans ASTROLOGIE, HISTOIRE, LINGUISTIQUE, POLITIQUE | Pas de Commentaire »

1...1819202122
 

Hertiuatipo |
L'actualité du droit d... |
Beats Pas Cher |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Lixueosche
| Kenpkcv
| Luivaterfoxs